Le chemin est semé d'embûches...
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Post n°41
Auteur : Erys TalmarkParfait. Ishiro est d'accord pour faire l'éclaireur. Ca m'arrange, sa simple présence me fout les jetons, en plus de mettre tout le monde sur les nerfs tant il s'efforce de paraître droit comme un i. Bon, j'exagère peut-être, mais j'ai vraiment l'impression des fois qu'il a un blaster coincé dans le... bon, bref, là où moi, j'ai du sable. Et puis, bon, monsieur se dit plus efficace en solitaire, on va bien voir, moi dans les deux cas, j'y gagne : soit il réussit, et on gagne des informations intéressantes, soit il n'y arrive pas, et on perd juste un alien psychopathe sanguinaire défaitiste et malodorant. J'appelle ça une situation de réussite totale ! Pile, je gagne, face, tu perds. Enfin bref, aussitôt est-il parti que je bats le rappel des troupes. Enfin, des troupes. Du commando suicide. Plus ça va, plus je me dis qu'ils sont fêlés. Mais c'est peut-être grâce à ça que nous allons survivre.
Lorsque nous reprenons la marche, cette fois, je me place en tête. Ishiro n'a pas une avance délirante, et je doute qu'il glane tant d'informations que ça. Mais ce n'est clairement pas la priorité, de toute façon. Pour être honnête, je me fous bien de tuer ce chef de mes mains : si il peut s'en faire un goûter, l'autre patapouf, et avant que j'arrive, je ne dis pas non. Au moins, ça éviterait des morts... Parce que très clairement, c'est ce qu'il va nous arriver. Mourir. L'avancée dans le désert et la poussière n'a rendu personne serein, au contraire, je vois les mâchoires serrées, les mains crispées sans avoir à trop m'attarder dessus. Ca me rappelle certaines fois avec... oubliez.
En tout cas, une chose est sûre, le voyage est toujours aussi morose, et c'est avec un certain soulagement que nous accueillons tous notre arrivée au pied de cette foutue montagne. Le lieu final de notre traque. Ce qui doit marquer notre échec ou notre réussite. Mon instinct me souffle que ma fin ne sera pas ici, mais j'ai des doutes malgré tout. Lorsque mon regard se pose à nouveau sur le petit groupe, pour leur indiquer de se reposer un peu et se sustenter, milles idées me viennent, entre la possibilité de fuir, celle de mourir ici, celle de trahir pour assurer ma survie... Aucune solution satisfaisante, en somme, tant la situation est digne d'un mauvais holofilm. Et à l'odeur... gagné.
Au moment où je me retourne, l'autre andouille est de retour. Bizarre, il m'a pas manqué, même si il revenait avec un sachet de viennoiseries il ne me manquerait pas... En même temps, elles seraient fourrées à je ne sais pas quoi... J'ai à peine le temps de me retourner que, déjà, il m'expose la situation. Je l'écoute sans rien dire, hormis pour préciser l'une ou l'autre information. Nombre d'ennemis pas assuré, positions incertaines, chances de réussites nulles. J'adore. Alors qu'il finit, je lève une main.
-Laisse moi cinq minutes.
Ma voix est tout sauf assurée, je le sens, je le sais. La fatigue cumulée au stress n'aide pas à me sentir glorieuse, c'est une certitude. Et pour le commandement, on repassera. J'ai juste besoin d'un peu de temps. Une demi gorgée d'eau tiède, un bout de ration avalé sans faim, à peine de quoi donner le change, pour masquer le fait que je réfléchis à pleine vitesse. Enfin, à pleine vitesse... A ma pleine vitesse, en somme, hein. Je finis par m'asseoir sur un rocher, en passant une main dans mes cheveux, les secouant un moment pour en chasser le sable chaud. C'est à ce moment que me vient un début d'idée, que je commence à dérouler, sans savoir exactement où je vais avec ça.
-Tu m'as parlé d'une grotte où il y aurait notre cible... Donc c'est notre objectif. Et quand je dis « notre », je veux dire « ton ».
Je regarde la petite troupe en baissant la voix d'un ton. Je ne veux pas qu'ils entendent ce que j'ai à dire à Ishiro.
-Entre nous, je pense que dans cette équipe, personne ne s'en sortira. Pas assez d'informations, pas assez d'armes... Ca risque de tourner au carnage. Et quoi qu'il en soit, nous ne sommes pas assez nombreux pour mener un assaut frontal. Alors, voilà ce qu'on va faire...
J'aplanis une légère surface pour dessiner afin d'illustrer mes propos, m'aidant de son rapport pour expliquer les différents points.
-La grotte est là, nous, nous sommes ici, au pied de la Montagne. Entre les deux, des Tuskens, des pièges et on ne sait pas quoi d'autre. L'idée est de te permettre de rentrer dans la grotte, seul, et discrètement, pour attraper ce foutu truc. Nous, de notre côté, nous allons arriver par ces deux fronts. Tirs sporadiques, changements de position constants, le but est d'obliger les Hommes des Sables soit à se découvrir pour se faire tirer comme des Banthas, soit à rester à couvert en se demandant combien nous sommes. Un premier groupe avec les Rats et deux miliciens, que tu suivras pour trouver ton ouverture. Le second avec moi, la gamine, et le troisième milicien. On économise les munitions, on les force à jouer selon nos règles. Si on peut en descendre un ou deux, pourquoi pas, mais le but est de rester en vie.
Je fais une pause dans mon exposé. C'est là où le bât blesse, dans mon idée.
-Si ils restent en position... tout ira bien. Si ils font une percée... la stratégie sera éventée, et on aura pas le choix que d'aller au massacre. Que ce soit les Rats ou les miliciens, ça va être compliqué. C'est pour ça que toi, tu dois absolument rester discret. Personne ne t'a vu, je pense, parmi eux, ils ne vont pas se douter qu'on infiltre un assassin parmi leurs lignes. C'est ton seul et unique objectif. Attraper ce type. Mort ou vif.
Je me relève, avec un nœud au ventre. Le stress et la peur me font tressaillir et avancer en même temps. Je retourne vers la petite troupe, qui me salue tout juste en me voyant arriver. Je prends une inspiration légère, et je leur explique rapidement le plan. Évidemment, en évitant d'évoquer la possibilité qu'ils meurent tous ici... Je montre la colline du pouce.
-Là-haut, bien planqué dans une foutue grotte, se cache l'instigateur de tout ce bordel. Celui qui a décidé de foutre le feu à vos maisons, qui a décidé de massacrer une population qui n'avait rien demandé, juste par égo, juste par orgueil. C'est à cause de lui que nous sommes tous ici, et personnellement, je compte bien lui faire payer ça au centuple. Nous aussi, soldats, nous avons été arrachés à nos affectations, à nos planètes, pour combattre la folie d'un égoïste. Et maintenant que nous sommes là... Il est l'heure de lui présenter l'addition. Préparez vous, reposez vous. On monte à l'assaut à la tombée de la nuit. -
Post n°42
Auteur : JagabamdaAssises dans un coin du village, du moins de ce qu’il en reste de ce village, j’entends les pleurs de ces femmes sur les corps inanimés de leurs pères, de leurs mères, de leurs maris, de leurs enfants. Certains essaient de s’organiser, de soigner les blessés.
Les têtes sont en sang, les membres criblés d'impacts. "Je vais tous les tuer", hurle un combattant qui s'empare d'une arme. Son camarade l'arrête de justesse. Un véhicule manque de renverser des colons paniqués qui courent en sens inverse.
Mon regard se pose sur cette jeune « colon » à peine entré dans l’âge adulte, ses cheveux noirs baignés de sueur et de poussière, assise à ras du sol, la tête d’une femme plus âgée posée sur sa cuisse, de ses bras elle enlace le corps sans vie de celle qu’elle a tant chéri. Ses grands yeux gris que les larmes avaient rougis croisent les miens. La voilà, plantée devant moi :
- Nous devons encore nous entraîner ! Montrez-nous comment les combattre…
- Vous deviez vous reposer
Ses consœurs la rejoignent.
- Le grain de sable séparé du désert peut trouver un repos momentané, mais celui qui est dans le désert ne connaît pas le repos. Nous sommes prêtes à reprendre !
- Pour canaliser les haines, mieux vaut un taureau dans une arène qu'une vierge dans un volcan.
- Nous sommes les « Vierges des sables » ….
- LES VIERGES DES SABLES !!! ….Toutes à l’unisson avaient crié le nouveau surnom qu’elles venaient de se donner. Suivi de leur cri de ralliement déjà entendu précédemment.
- « - Shinaiiiiiiiiiiiiiiiiii »
N’en doutons pas un instant, ces femmes sont des guerrières au sens premier du terme. Elles ne lâchent rien.
- Pour nous, l’exercice n’est pas terminé !!! Apprenez-nous-en plus !! On doit plus que nous défendre !!!
Le bras tendu, le bâton au bout de celui-ci, elle nous met au défi. La technique du bâton ne leur suffit pas.
- Quel est ton nom ?
- Achala !
- Bien ! … Les autres, désaltérez-vous, et reprenez des forces… Et toi, suis-moi !
Sur mes paroles, je me mets debout.
- Tu commences !... La jeune fille s’avance timidement
- Approche ! Un peu hésitante, elle fait quelques pas jusqu’à moi...- Essaie de me tuer
- Quoi ?
D’un geste rapide, je lui assène un coup de tête qui la fait tomber.
- Vas-y tue-moi !... Achala, la main sur son nez en sang, semble marquer une hésitation pour se lever...
- Debout ! … Dépêche-toi !!
Lorsqu'elle essaie d’obéir, mon coup de pied en pleine poitrine la fait retomber de nouveau en arrière.
- Vas-y, tue-moi ! Sinon, c’est moi qui vais te tuer !
D’une prise supplémentaire, je la tournoie entre mes bras, et la fais basculer au-dessus de mon épaule. Achala étourdie par ce qui vient de lui arriver, les autres à ce qu’ils viennent d’assister, restent là, à ne pas comprendre de ce qui s’est passé sous leurs yeux.
- Vous croyez que vous allez pouvoir mettre ces hommes à terre ?? … Pire qu’un hurlement, mes paroles décrivaient la situation… Alors que ce sont eux qui rêvent de vous anéantir !!... Il vous faut accepter qu’un seul ne peut les battre ! … Ce n’est pas chacun pour soi et les Banthas seront bien gardés, mais bien tous ensemble… L'union fait la force … l’union fait la force, mais l'union ne se force pas…
Achala ressemblait à une brindille recourbée sur elle-même, quelques gouttes de sang perlent au bout de sa narine… Elle se redresse fièrement.
Une brindille qui se plie mais se rompt pas. L'union fait la force mais la solidarité la consolide et la renforce.
- Paya… Panses ces quelques bobos ! Qu’elle boive un truc et renvoie-la-moi !
- Essaie de ne pas trop les blesser… A chaque fois que je les soigne, ça me pompe un peu plus d’énergie.
Je ne l’ai pas fait exprès, Paya a raison, « pour aller loin, faut ménager sa monture »
- Je te promets de faire un peu plus attention… Mais, sur qui tu pourrais t’entraîner s’il n’y a pas de blessés ?
- Ce n’est pas le moment de … Je n’aime pas beaucoup cette situation.
- Moi… C’est pareil …
Il est vrai, pas le temps de blablater, il y a encore du travail à faire.
- Mets-toi en position de défense, dis-je à ma nouvelle recrue.
L’initiée, c’est ainsi que je décide de l’appeler. L’initiée et moi, nous nous approchons et nous nous jaugeons par quelques pas et manœuvres au bâton, mais sans donner de coup. Nous marchons en cercle tout en restant sur nos gardes.
Elle lève son bâton, interceptant mon attaque, mais la charge vient rapidement, puis une deuxième. Elle finit par terre. Elle se relève instantanément et reprend sa position de défense. Je sens qu'elle progresse. Les coups suivants s'enchaînent. Elle en arrête quelques-uns, riposte de temps à autre, mais n'arrive pas du tout à esquiver. J'enchaîne directement avec la suivante. Quelques minutes plus tard, je réussis à la désarmer.
Je sens son regard sur moi, elle charge droit devant, empoigne « l’arme » avec force. Nous la tenons toutes les deux fermement, elle tente de me faire lâcher prise. Nous tournons sur nous-même comme lors d'une danse à deux. Je lui assène un coup de genou dans les poignets, elle lâche. La violence du mouvement la fait reculer de deux pas.
- Recommence ! Lui dis-je … Concentre-toi !
Tous les coups sont permis et portés à pleine puissance. La voilà de nouveau tête dans la poussière.
- On recommence ! Et soit courageuse ! … J’insiste… Vide ton esprit.
Ainsi, jusqu'au bout de la nuit, toutes se mirent à s’entraîner avec autant d’énergie et de frénésie. L’ardeur que met ces femmes de Tatooine dans leur mouvement, leur écoute. D’heures en heures, les gestes deviennent fluides. Les exercices de corps à corps, les prises se coordonnent. Sur des techniques de jambes, d’épaules ou encore de hanches pour déséquilibrer l’autre afin de la faire tomber vers l’arrière, vers l’avant ou sur le côté. Chaque initiée arrive tout à tour en quelque seconde à faire renverser son partenaire sur le dos, sur une projection, une clé à la volée. La satisfaction se lit dans les yeux de chacune d’entre elles.
- Ces terres dans leur intégralité nous appartiennent. Un jour, elles seront les terres de nos enfants… Et nous la défendrons de toutes nos forces… Jamais nous abandonnerons !
Achala n’abandonne rien. Elle est à l'affut du moindre mouvement. Je sais qu'elle va profiter, et elle a raison, je ferais de même. Ça promet d'être intéressant...
Elle se remet en position devant moi, se retourne sur sa gauche pour se protéger de ma frappe. Je m'accroupis et lui assène un coup dans l'estomac. Elle recule d'un bond et reprend sa garde.
Sur un, deux, trois mouvements de jambes, me voilà qui surgis dans son dos et …. Elle arrête mon coup, et se retourne en m'assénant un coup de pied. Je recule de quelques mètres. J'ai failli perdre l'équilibre. Elle progresse... Nous combattons avec précision et vitesse.
Quand, soudain, elle arrête de peu mon arme qui se dirigeait droit sur sa tête. Prenant appui sur celui-ci, elle lance ses jambes dans ma direction, encercle mon cou, puis, bascule tout son poids en arrière pour me faire tomber. Elle attrape mon bâton et m'appuie sur la gorge.
Elle attrape ma main pour m'aider à me relever. L'expression de mon visage lui exprime ma fierté.
- Tu es plus puissante que je ne l'espérais. Tu fais d'énormes progrès. Tu as enfin trouvé comment déstabiliser ton adversaire, et surtout tu es resté concentrée.
Je lui donne une tape sur l'épaule. La leçon est terminée.
Chāra me rejoint
- Qui a enseigné à qui ? me fait-elle… La perfection est le dur combat de la guerrière endurcie.
Je ne peux qu’acquiescer. Qu'elle soit mère, ou bien épouse, la femme est une guerrière, qu'il ne vaut mieux pas sous-estimer, si l'on ne veut pas s'attirer ses foudres. Ces femmes ne veulent pas être détruites, ni errer dans les ruines de leurs villages éclatés. Aucun espoir ne meurt, au contraire, leur courage le fait revivre en même temps que leur dignité.
Quand le combat est mené, une bataille est enclenchée, il n’y a jamais de pause...
Paya, Chāra et moi, attendons la suite de notre mission, il y a une qui manque à l’appel. Je n’avais pas remarqué son absence, alors que nous sommes toutes les quatre connectées… Pas de panique, nous sommes toujours maîtresse de nous-même, c’est ainsi que nous avons été conçues. Les yeux mi-clos, je parcours ma base de données, nous étions toujours connectées les unes aux autres. J’entends sa voix, j’entends ses réflexions qu’elle me partage. Moi, Prima j’ouvre mes yeux et les pose sur mes sœurs.
- Où vas-tu Kimsa ? …
- Une des vierges a rejoint le groupe à la poursuite des pillards … Elle accompagne les soldats républicains… L’ennemi a pris le chemin de la montagne …
- Là-bas ! me dit Paya en accompagnent ses mots d’un geste de la main, vers l’horizon…
- Qui est cette vierge ?
- Je n’ai pas plus d’information, je ne souhaite pas la laisser seule, c’est pour ça que …
- Vous n’avez pas vu Mirza ! Je la cherche partout ! … C’est ma fille ! Une voix s’élève du groupe.
Kimsa a fait le rapprochement, la vierge manquante est donc la fille de cette combattante plus âgée.
- Les bandits ont kidnappé son jeune frère. Elle est allée le récupérer….
Pour assouvir leur goût de sang et de violences, des hommes, des femmes et des enfants sont morts ou kidnappés ! Ce n’est pas que les valeurs de la République qui ont été ravagées par ces bandes armées.
- Il y a combien de temps qu’ils sont partis ?
- Ils ont quelques heures, voir une demi-lune d’avance sur nous.
- Nous n’avons pas eu l’ordre de nous séparer….
- Je pars en éclaireur, poursuit-elle … Je vous attendrai plus haut…
- Que se passe-t-il là-bas ? La dénommée Achala a décidé de ne rien lâcher. Cette jeune « Vierge » porte bien son nom. Elle reflète bien l’étymologie de ce prénom que ces proches lui ont donné, « sans fin ».
- La traque des Tuskens et leur chef…
- Je veux faire partie de votre armée !
- Tu es trop jeune … Répond aussitôt une de ses semblables
- Peu Importe l’âge ! Elle nous a déjà démontré sa valeur ! … Viens avec moi !
- Nous y allons toutes ! … Pas une de moins !! Vocifère la dame.
Face à la barbarie perpétuée dans ces villes-citées, ces femmes ont décidé, elles aussi de se mettre à la poursuite des « fuyards ».
- Il nous faut prendre des provisions, me dit Paya… Au moins pour nos nouvelles sœurs d’armes.
- Il ne faut pas traîner !!
Un grondement au loin, au-dessus de nos têtes. Ce ne sont pas les vaisseaux qui tournent dans le ciel. Ni un orage qui prépare la pluie. Une tempête s’est levée.Pas une tempête de sable, mais ces femmes, mères, filles, épouses et sœurs … Des guerrières prêtes au combat pour restaurer la paix, la justice et l’égalité. Leur communauté se fait appeler « Vierges des Sables » ...
Tatooine, colonisée par des corporations minières qui pensaient que la planète était riche en minerais. Cependant, lorsque les corporations découvrirent que ce n'était pas le cas, et qu’ils plièrent bagages en laissant leurs ouvriers sur la planète. Ces ouvriers appelés aujourd’hui « colons ». Des colons, qui sont des hommes et des femmes, qui ont aujourd’hui qu’un but, la défendre.
Malgré la chaleur torride qui règne à sa surface, ces colons s’y sont fait une place une existence, une vie, une descendance. Tatooine est devenue leur monde, leur énergie, leur vie.
Montés sur les Dewbacks ou droits debout sur leurs deux jambes bien ancrées sur le sol aride de Tatooine, des hommes nous font face à la sortie de la ville.
- Nous venons des autres cités… L’enfant n’est pas dans la montagne… Il a été amené vers une autre cache… Un autre groupe d’hommes les a pris en chasse… Et nous, nous sommes du voyage à vos côtés ! Lance le colon …
Excellent camouflage ! Confectionnés dans la peau de ces féroces reptiles que sont les Dragons Krayt. Ces tuniques marron et beige que portent ces colons peuvent se confondre avec le sable et les rochers.
Une nouvelle force a émergé. Si une forme de mal avait envahi ces villes, faisant régner peur et violence. La loi du plus fort prévalait. Elle est en marche. Ces colons ne sont pas les plus faibles et ne le seront pas. Tatooine ne vivra pas le chaos, ni l’anarchie.
« Tatooine n’est pas que sable et désert. Cette planète est aussi, plateau formé par des restes qu’une érosion a abaissé sur ces terrains environnants en grande butte à sommet plat, aux versants abrupts ou en canyons parsemés. Une chaleur aride le jour… » … C’est bien ce que je ressens sur ma peau synthétique. « … un froid glacial à la tombée du soir… Tatooine, planète balayée par des tempêtes de sable dévastatrices » renseignement que me remet mon enregistrement interne.
« La Mer de dunes, nom donné au grand désert de sable qui recouvre une partie de la planète, serait selon certaines légendes jawa les restes d'un immense océan. Cette mer de dunes, est aussi mère...
- Pourquoi êtes-vous venus ici ?
** « Et pourquoi, tu m’interromps dans mon silence Achala »**… . Par politesse, je répons à sa question :
- Pour protéger ton peuple.
- Il y a les soldats !
- Nous leur prêtons main-forte.
- Et vous ….
- Ménage tes forces et garde ton énergie.
- Comment ?
Je stoppe ma marche, elle aussi.
- Marcher ou parler !!! Faut choisir !
Je me remets en chemin pour reprendre la cadence des autres membres du groupe, Achala sur mes talons fait de même, sans parler.
Je n’ai pas été programmée pour ressentir des émotions, cependant, je me rencontre que je l’ai peut-être … Comment, disent-ils dans leur jargon ? … Ah ! Oui … Froissé… C’est ça, je l’ai un « tantinet » froissé. Je dois, pour l’avenir, faire attention de comment me comporter avec les mortels. Et plus spécialement avec elle, car à présent, elle est une des nôtres. Je lance un regard en arrière, je la vois s’essuyer le front sous cette chaleur ardente.
- Si la chaleur te laisse penser qu’il peut te dominer, le chemin sera bien long pour toi.
J’attends qu’elle soit à mes côtés et lui chuchote :
- Tu dois tirer ta force de la nature qui t’entoure, car cela pourrait soit te sauver, soit causer ta perte…
Un soleil de plomb… On pourrait dire : « C’est une journée comme une autre sur la planète aux deux soleils ». Cependant, comme toutes les journées qui commencent, il y a celle qui se lève.
Je suis assise sur ce rocher, les yeux mi-clos, je médite… Non, je ne médite pas, je me repose, car le mot méditation n’est pas adéquat pour définir cet instant. Tout comme le dewback j’entre dans une semi-léthargie et reste immobile pour ne pas trop souffrir de la chaleur et économiser mon énergie. Nous avons parcouru quelques kilomètres. Il nous faut reprendre un peu de vitalité. Les vierges de sable, nos nouvelles compagnes doivent aussi souffler.
L'air y est déshydraté, le sol desséché, ce qui en fait un lieu hostile pour l’être vivant. Le climat aride et sec de Tatooine contraint les tatooiniens à s'équiper d’évaporateurs d'eau. Ces derniers permettent de récupérer le peu d'humidité qui se trouve dans l'air et de le liquéfier. Et pourtant, malgré les enseignements savants des spécialistes qui dosent la quantité d’azote, de carbone et d’eau prétendument indispensable à tout organisme humain, ces vierges sont d’une force et d’une adresse étonnantes. Rester sans boire sous un soleil implacable.
- Si la soif vous presse, dit l’une d’entre elle… Si la soif vous presse, ne l’écoutez pas, trompez-la, oubliez-la, promenez-la, et tuez-la. »
Pendant que Chāra et Paya donnent les dernières instructions, la distance qui nous sépare de Kimsa et les soldats Républicains est moins importante, je profite pour prendre connexion avec elle.
- Kimsa ! M'entends-tu ? Quelles sont les nouvelles ?
- Nous sommes arrivés au pied de la montagne. Combien de Tuskens s’y sont cachés ? Nous n’en avons pas le nombre exact. Il y a une trentaine d’hommes armés qui montent la garde au flanc de la falaise… Ils sont vêtus de vêtement sombre afin qu’on ne les détecte pas. Il paraît qu’ils sont menés par un Sith...
- Par un Sith ou un apprenti Sith ?
- Un apprenti Sith, un apprenti Sith, un sorcier, un apprenti sorcier … C’est pareil au même …
- On m’a transmis un message, on a pour mission de le tuer, s’il ne se rend pas de lui-même.
- Vous êtes là bientôt car l’assaut est prévu pour cette nuit
- Dis au chef de mission de ne rien précipiter avant notre arrivée... Nous sommes bientôt là …
La transmission entre Kimsa et moi, dont l'éloignement réciproque interdit toute communication par les voies sensorielles usuelles prend fin. Il me semble que le plan d’action se met aussi en place. Les esprits s'échauffant il fut décidé de rendre aux Tuskens la monnaie de leur pièce.
- J’estime que ces sales gueux ne sont qu'une plaie pour la civilisation et qu'ils auront ce qu'ils méritent …
- Que voulez-vous faire ?
-Venger ceux que nous aimons quel qu’en soit le prix !
- On n’est pas là pour enfiler les perles
Les hommes, montrant avec fierté blaster, matraque, même quelques explosifs, sont sur le pied de guerre. L’impatience les gagne
- Nous avons des armes… Ceux qu’on avait bien enfoui dans nos cachettes depuis la dernière bataille des rebelles, ils sont encore en état de marche.
- Et quelques armuriers nous ont fait cadeaux des marchandises de leur arrière-boutique.
- Je n’ai plus rien à perdre… Toute ma famille a été décimée par ces sauvages …. J’emmènerai avec moi un grand nombre en enfer quand je les ferai exploser.
- A chacun ses armes, ensemble nous vaincrons ! S’exclame une des Vierges
- Seuls les hommes porteront les explosifs… Que des volontaires que plus rien ne retient ici-bas … Les femmes sont l’avenir de l’homme … Vierges des sables, acceptez de ce que nous sommes venus donner sur ce champ de bataille … Notre sacrifice ultime.
Le plan originel de certains des colons ne sont pas improvisés. Le sacrifice ! En utilisant des explosifs attachés à leur personne. L’émotion et les esprits s'échauffent considérablement.
- Ils sont venus verser le sang ! Se délecter ! Nos mères, nos pères, nos enfants nous manquent…
- Nous allons les revoir, crie aussitôt une autre combattante… Les autres s’écartent pour lui laisser frayer un passage. Elle sort des rangs, bien plus âgée que d’autres, avec autant de détermination.
Nous pouvons à cet instant ressentir toute leur douleur et en même temps toute leur révolte. Un long silence se fait entendre suivi de cette phrase choc :
- Sachez qu’ils vous attendent… Dans le reflet de l’œil du cadavre de vos ennemis…
Au même instant, Vierges du désert et colons se mettent à cracher violemment, comme des balles, leur projectile atterrit sur le sol ensanglanté.
- Paya !!! ... Je ne peux m’empêcher mon ton autoritaire. Ma sœur tu aurais dû garder cette remarque car même si elles sont déterminées, à présent, tu viens de nourrir leur « Rage ».
Me postant face à ce « bataillon » improvisé, j’espère que mes paroles apporteront leur fruit :
- Il faut savoir taire sa colère. Un combat bâti sur la haine est perdu d’avance… Luttez pour tout ce que vous est le plus cher et pour tout ce que tout Hommes désirent … La liberté.
« Prima ! » J’entends dans ma tête la voix qui prononce mon nom. Kimsa essaie de reprendre contact. Moi, Prima je pose mes yeux, sur, ma seconde, Paya. Le regard de connivence qu’on s’échange, je sais qu’elle a compris. Il me faut reprendre de suite la communication avec notre sœur. Je m’éloigne du groupe.
- Parle ! Je t’écoute !
- Je ne peux m’approcher du Garde Républicain… Ces soldats n’ont pas capté ma présence. A l'affût du moindre bruit, ils sont aux aguets ! … Pour que les Tuskens et leur chef ne détectent leur présence et leur nombre, , je préfère rester encore à l’écart en attendant votre arrivée… Si vous n’avez pas encore repris la route, essaie de ton côté de lui transmettre ton message.
- Quel est son nom ?
- C’est une femelle, elle s’appelle Talmark, Erys Talmark…. Je vais ramper au plus près afin que tu puisses te connecter à elle… Je ne peux pas faire plus avant votre arrivée.
- Bien ! Fais-mois signe !
Notre communication se termine, je rejoins le groupe.
Chāra s’avance :
- Si votre ennemi sente votre présence avant de vous apercevoir … Il est trop tard… Vous avez déjà perdu. Et il risque de vous tuer sans que vous ayez mené aucun combat…
- Alors cela peut faire l’affaire ! … Dit un colon en tirant un gros sac du dos de son dewbacks … Nous en avons d’autres !
Les besaces jetés les unes après les autres au pied de l’animal contenaient du sang de Bantha.
- On s’en badigeonne et l’affaire est jouée !!
- Ce que Chāra voulait dire, c’est que nous ne sommes pas très loin de la planque de ces fugitifs. Par conséquence, il ne faudrait pas qu’ils nous détectent … Ce n’est pas vraiment ce dont elle parlait, dis-je en prenant un des sacs, mais cela peut être une bonne idée.
Lorsque ma main ressort du sac, les bouts de mes doigts inspectent cette hémoglobine d’animal. Le geste provoque la nausée chez quelques-unes, même chez quelques-uns.
Il est difficile de reconnaître dans ces conditions, si c'est l'odeur pestilentielle qui leur soulevait le cœur ou la vue et la consistance de ce qu'elles découvrent.
- Mettez-en partout là où vous pouvez ! … Corps, bras, jambes, visages, cheveux, vêtements… Vos propres armes pour modifier leur odorat. Ces émanations seront des pièges odorants qui masqueront vos odeurs corporelles.
Malgré les répugnances qui leur soulevaient le cœur, elles s’exécutent. Les visages expriment à la fois le dégoût et l'acceptation.
Je sais que nous leur demandons beaucoup, mais sur un champ de bataille, on n’est pas au club de vacances.
Nous, nous remettons en route. Les traces de passage sont encore visibles.
Il nous faut arriver avant la tombée de la nuit. Les derniers conseils des amazones et les dés sont jetés.
- Faites-de la nature votre force, avant que votre ennemi le fasse. Préparez-vous à leurs attaques.
- Appropriez-vous de leur puissance. Et retournez-la contre eux.
- S’ils sont à votre merci, tuez-les ! Vous devez être les plus fortes.
Notre nouvelle jeune sœur, marche à mes côtés, je lui souffle : - Sois la plus rapide
- J’ai peur ! Me dit-elle
- Rappelle-toi … La peur est un mensonge.
Nous approchons de la zone où campent les représentants militaires de la République.
- Quelle chance est-ce que nous avons ?
- Ca se fabrique la chance …
J’abandonne l’idée d’établir une connexion, même sécurisée, dans la tête de la Garde Républicaine. Notre arrivée est éminente. Kimsa nous attend au détour du sentier.
- Il est où le poste de commandement ?
- Tout droit, et c’est là-bas que tu pourras la trouver.
En approchant de plus près, nous tombons sur une section, je suppose et avant même qu’il se mette à tirer, je me présente et lui demande de m’amener à celle qui se fait appeler Erys Talmark
Face à la Garde Républicaine, il n’est plus l’heure au bavardage. La nuit est bientôt là.
- Prima, Amazone ! Lui dis-je… Nous sommes ici pour mener bataille avec vous… Mes sœurs, les vierges des sables, les colons, et moi-même… Vous avez prévu de donner l'assaut à la tombée de la nuit, il vaut mieux tenter l’attaque bien plus tard…. Essayez le matin, un peu avant l’aube, lorsque le sommeil les affaiblira et que la lumière du jour les aveuglera. -
Post n°43
Auteur : Rkorr’Otruur’KuarL’attente était difficilement soutenable derrière leurs positions retranchées pour les Guerriers Tusken. Ils avaient hâte de se battre contre les Républicains et tous leurs ennemis. Ils savaient très bien que la force de frappe républicaine est bien supérieure à la leur mais leur fanatisme est tel qu’ils suivraient Rkorr même dans l’au-delà. L’ambiance pesante de la montagne noire n’arrangeait rien à la chose. Ce qui est sur, c’est que les relations entre les colons et les Tusken, qui n’étaient déjà pas fameuses, seraient encore pire maintenant mais d’un côté, les républicains l’avaient cherché. Ce n’était que des conséquences de leurs actes.
Les Chiens Massiff patrouillaient encore le long des chemins à la recherche d’une proie ou d’une odeur suspecte. La machine était bien rodé et prête à l’affrontement.
Dans son antre, Rkorr se réveilla quelques instants de sa méditation car une bonne idée lui avait traversé l’esprit. Il prit les grenades attachées à sa ceinture et les positionna à des points stratégiques de la grotte reliée à un détonateur qu’il gardait précisément sur lui en cas de dernière nécessité mais mieux vaut être un Tusken mort qu’un Tusken prisonnier de la république dans la tête d’un Tusken de base.
Il se repositionna jusqu’à la prochaine idée lumineuse. Il se replongea dans sa méditation et se voyait parcourir les immense étendu sablonneuse de sa planète si chère à ses yeux. Il a de nouveau une vision de son fils tant aimé. Il parle à une foule de Tusken, on dirait qu’il parle à un clan mais Rkorr ne distingue pas le son. Il n’a que l’image de cette scène. Que faisait-il ? Réunit-il une troupe pour continuer le combat ? Cherche-t-il des soutiens ? Sans même l’entendre, Rkorr pouvait qu’être fier de lui. Il est passé du Tusken enfant à un Tusken ambitieux et martial. Mais avait il les moyens de ses ambitions ? Cela est moins sûr.
Rkorr continua son aventure en parcourant les étendues de Tatooine et son esprit vint se poser sur sa femelle accompagnée de son enfant femelle. Elles participaient aux tâches du camp, mais Rkorr pouvait y décerner de la peur dans leurs esprits. Le Sith ne pouvait qu’avoir de la compassion pour sa famille qui souffrait par sa faute. Il avait été égoïste car sans le savoir, ses proches payaient les frais de son ambition. C’est peut-être cela le coté obscur au final, un état émotionnel permanent composé de haine, de tristesse et de souffrance qui se mélangent pour en faire une force dévastatrice au service des ambitions et des aspirations de chacun.
Lorsque le Tusken revint à lui, c’est une grotte vide et dans un noir complet que Rkorr découvrit. Pas un bruit mis à part de la poussière tournoyant à cause des coups de vent répétitifs de l’environnement. -
Post n°44
Auteur : Erys TalmarkJ'avais laissé mes ouailles se reposer avant de lancer la dernière bataille, dans l'espoir qu'ils se reposent et récupèrent, mais je me rends vite compte que c'est peine perdue. Isolée de mon propre côté, j'aurais été incapable de ne serait-ce que fermer l'oeil, pour de multiples raisons. Déjà, parce que l'adrénaline affluait dans mon corps, mes veines, tendant mes nerfs, mes pupilles dilatées recevaient le moindre rai de lumière, j'étais excitée à la fois par le combat passé et celui à venir. Ce n'est pas une excitation saine pourtant, au contraire, je la trouve morbide, écœurante, sachant ce que l'on fait, ce que l'on va faire. J'ai tué, sans me poser de questions et je le referai. Au fond de moi, quelque chose me dit que je n'ai pas le choix de toute façon. Le prix de ma survie. Et puis, il y avait cette peur, lancinante, rampante, qui encerclait le camp et mon cœur. La peur de ne pas survivre, de ne pas être à la hauteur…
Et, très honnêtement, il y avait surtout l’arrivée des troupes conscrites, menées par les quatre Amazones. Pour une surprise, c’est une surprise, surtout lorsque la première venue s’octroie le droit d’ouvrir sa grande bouche pour donner son avis. Ah, qu’est ce que j’aime ça, les grandes gueules qui arrivent après la bataille, mon grand plaisir dans la vie. Facile de décider quand on a une armée derrière soit. Moi j’ai juste mes pauvres pinpins. En même temps, je ne peux pas non plus lui donner tort, il y a une nouvelle donne, et le fait de récupérer autant de soldats modifie radicalement la situation.
-Une seconde, Prima. Jusqu’à preuve du contraire, je suis encore en charge de ce qui se passe ici. Avant de discuter de quoi que ce soit, j’ai besoin de vos informations, si vous en avez. Nombre d’hommes, armement, renseignements sur les positions ennemis.
On me redirige rapidement vers une autre Amazone, Kimsa. Elle ressemble énormément à sa sœur, c’est sûr, mais je n’ai plus le temps de faire la groupie, de les admirer ou tout simplement de les regarder faire. Cette fois, c’est à moi de travailler.
-Amazone Kimsa, au rapport. Votre sœur m’a dit que vous avez des informations sur les positions et le nombre ennemi. Concis et rapide.
L’autre semble d’abord un brin surprise de prendre des ordres par une gamine qu’elle ne connaît, et qui vient à peine de récupérer des galons non mérités d’Adjudante. Et en même temps, j’espère que le ton mis dans mon injonction suffira à la convaincre que c’est bel et bien un ordre, et non une question. Heureusement, elle finit par se décider. Une trentaine de Tuskens, bien au-delà du chiffre annoncé par Ishiro, ce qui a tendance à me chiffonner. Soit il n’a pas poussé assez ses recherches, soit il n’a pas les yeux en face des trous. Dans un cas comme dans l’autre, il faudra que je lui en touche deux mots. Elle évoque ensuite les Chiens Massiffs, et leur possibilité de se camoufler grâce à je ne sais quel produit qui a une odeur absolument répugnante. Où sont les douches de la caserne quand on a besoin d’elles, vraiment ?
-Ce sera tout. Je vous dirai ce que je décide.
Pour être honnête, j’ai sûrement eu la voix qui a flanché à cet instant, car je suis tout sauf sûre de moi. Mais j’ai bien vu les regards de ma troupe, et je pense qu’ils comptent sur moi. Si ils savaient… Je m’éloigne un peu à l’écart, le temps de réfléchir. Je ne démords pas de mon idée d’attaquer rapidement, ne serait-ce que pour profiter de l’envie de sang de tout le monde. Mais je ne peux pas non plus ignorer l’avis de Prima, et coller le soleil dans leurs sales tronches de Tusken… et gagner un avantage décisif pour mes troupes. J’ai beau peser le pour et le contre, je n’arrive pas vraiment à définir de stratégie idéale. C’est vrai que, techniquement, on pourrait juste leur rentrer dedans. Finalement, c’est en regardant Ishiro, qui semble être le plus impatient de tous, que je me décide. Je retourne vers Prima, demandant à l’Anzat de me suivre, ainsi qu’à mon petit groupe.
-L’arrivée des Amazones change la donne. Au vu des informations de Kimsa, et du groupe que vous avez ramené, nous nous trouvons désormais avec un avantage numérique certain. Je continue de penser que nous sommes attendus et qu’une diversion est la meilleure chose à faire. Prima, tu réuniras ton armée. Contourne la montagne et trouve un chemin jusqu’à nos ennemis. Tu auras le soleil dans le dos. De notre côté, nous allons créer une diversion, juste pour les occuper. Le but sera de vous permettre de prendre l’avantage. Ishiro, ta mission ne change pas. Compris ? Attaque juste avant l’aube.
Cette fois, je ne reste pas à écouter les commentaire. Je fatigue, j’ai envie de dormir, alors je m’isole après que les tours de garde aient été distribués. A l’ombre d’un rocher, un peu à l’écart, j’essaye de fermer les yeux, pour oublier. Mais comment oublier ? Et puis d’un coup… C’est comme si je me faisais transporter hors de mon corps.
Laisse moi faire…
Je ne comprends pas ce qu’il se passe. D’un seul coup, le noir. C’est comme si ma conscience flottait, en dehors de l’espace et du temps. Pourtant, je vois bien mon corps, qui bouge, s’agite, sous moi. Mais il a l’air… presque serein. Je dis bien presque parce qu’il a l’air d’être animé de tressautements erratiques, mais je ne me sens pas… concernée. Je me prendrais bien la tête à deux mains mais je n’arrive même pas à bouger. Qu’est ce que c’est que ces histoires, encore… A nouveau, le noir.
Il fallait bien que je fasse ça ! Jamais elle n’aurait dormi, avec tout ça, tellement elle est excitée. Je sais bien qu’elle veut tout gérer et qu’elle s’imagine être seule, mais c’est mon corps aussi ! Non mais ! Et mon corps, là, il dort ! Evidemment, je ne peux pas l'empêcher de rêver, et ce n'est pas beau à voir, mais au moins j'économise à mon alter ces visions atroces. Comment aurait-elle réagi avec tout ces cadavres démembrés, explosés, réduits en cendres ? Mal, j'en doute pas une seconde. Elle n'a pas conscience de ma présence, que j'ai détourné ses yeux de temps à autre pour lui cacher les pires abominations... Pas pour rien qu'elle fatigue. Et sans en avoir conscience, de perdre des minutes de sa vie. Je n'ai pas le choix... Elle a vécu en moi toutes ces années, cette petite fille abusée, en colère, haineuse, c'est à elle que revient le premier rôle dans l'armée, maintenant. Mais elle n'a pas idée de ma présence ici. Elle ne sait pas que je la protège. Dors, Erys. Je veille.
Lorsque je me réveille le lendemain, j'ai l'impression d'avoir fait un black-out complet. J'ai mal au crâne, mais je me demande si c'est le manque de médicaments ou la nuit dans le sable... Après quelques étirements de rigueur, je rejoins les autres. L'armée des Amazones est déjà repartie, me laissant seule avec les miens. Je les regarde un par un.
-C'est l'heure.
Puis je fais un signe de tête à Ishiro. A lui d'assurer. Mes deux armes en main, je mène la marche, lentement. Tous mes sens sont en éveil et le moindre bruit me fait sursauter. Au point du jour, nous sommes enfin en position. Je hoche de la tête vers l'un des Rats, qui envoie une fusée de détresse dans les airs. Immédiatement après, j'ouvre le feu la première sur les positions Tusken. Une, deux, trois, douze, quarante balles, je vide mes premiers chargeurs sur ces immondes démons. Dernière moi, les autres font de même. L'effet de surprise semble fonctionner, tant mieux, le plan se met en marche, pourvu que les Amazones ne tardent pas.
Dans un mouvement préparé mais absolument pas entraîné, nous changeons tous de place et de couvert, sans jamais arrêter nos tirs, les rendant sporadiques et irréguliers de manière à cacher notre nombre. La stratégie semble fonctionner, car je ne vois pas les Tuskens capables de s'organiser. Pour le moment, ils semblent surtout se mettre à couvert, essayer de comprendre ce qui leur arrive, mais nous faisons tout pour nous cacher. Les tirs de blasters résonnent dans mes oreilles, j'ai parfois à peine une seconde pour jeter un œil hors de mon couvert. De là où je suis, je crois pouvoir voir la grotte, mais toujours pas d'Ishiro. Est-il passé ? Est-il en train de se battre ailleurs ?
Je n'ai pas le temps d'y penser. Un bruit caractéristique se fait entendre à l'arrière de ma troupe. Alors que nous regardions devant, un chien Massiff vient d'égorger, sous mes yeux, l'un de mes hommes, l'un des miliciens. Pas comme ça... Pas maintenant. Avec rage, je bondis hors de mon abri et je fonce sur le chien. Sans tirer une balle, la main en avant, je sens toute la puissance de ma rage et je parviens à la projeter contre une surface rocheuse en criant un grand coup, où il retombe, raide, sans bouger. Mais je ne peux pas me payer le luxe de triompher. Je plonge à nouveau à couvert, dans mon malheur, près de l'homme égorgé qui perd son sang à gros bouillon par la plaie béante de sa gorge.
Pourvu que les Amazones arrivent... -
Post n°45
Auteur : Super PNJGuilde
Gang des lekkusLOm DOnOs disait toujours qu'un champs de bataille attire toujours deux espèces de prédateur: les charognards et les profiteurs;
Mais dans quelle catégorie placer les chasseurs de prime ? c'était une bonne question;
Ceux ci contraint et forcé par le capitaine Républicain s'étaient bien battu, plus prompt à défendre leur propre vie que la veuve et l'orphelin.
Ils avaient fait un carnage parmi les rangs Tusken dans les ruelles d'Anchorhead avec les doubles canons de leur speeder des marais.
La bataille terminée, les Twil'eck ne pensaient qu'a une chose: toucher leur prime et rentrer sur Dantooine après tout au départ, ils avaient été recrutés pour escorter les convois d'eau potable de l'Organisation des Deux Lunes ils s'étaient retrouvés coincés dans cette bataille rangée pour défendre la petite cité.
Ils avaient confié les speeders des marais aux deux frères qui les avaient accompagné depuis l'entrepot à charge pour eux de les ramener au mercenaire qui les avait recruté et malgré les protestations de Joy, ils avaient abandonné Umah, la blessée à son sort, elle était entre de bonne main chez les citoyens d'Anchorhead, mais elle n'était qu'une apprentie, elle n'avait aucune valeur aux yeux de ces chasseurs réputés.
Bors'Ek, Gal A Bru et Zul A Ski avaient été soulagés de voir se poser un des cargo de la Guilde, ils pensaient , a tort, que le doyen avait appris ce qui s'était passé sur la planète des sables et qu'il avait envoyé une âme charitable les chercher, que nenni, c'était mal connaitre le Gant.
Gagnic, un membre de la Guilde, Nautolan de son état, était la pour un contrat, il avait été chargé par le Chiffre de convoyer des opérateurs de la Sécurity Inc' d'Ord Mantel à Mos City. Son partenaire l'avait abandonné mais il avait appris qu'une mise à prix se trouvait à proximité, et il était venu justement en parler avec ses confrères à lekku. Et visiblement le leader Twil'eck avait du mal à le croire;
-T'es sur de ce que tu racontes le crapaud?
-Vérifie sur le réseau , j'te dis! y'a une prime sur un homme des sables qui porte une armure noire.
Gal se connecta à l'aide de son datapad sur le réseau de la Guilde et effectivement la République offrait une belle somme pour quiconque ramènerait ce Tusken noir, mort ou vif.
-La grenouille a raison!
-Y'a du crédit a s'faire! on plus on est déja la!
les Tuskens se sont pris une raclée, doit plus en rester grand chose!
-Allons y!
Bors'Ek semblait réfléchir, c'était louche cette histoire, toute les troupes régulières et irrégulières chassaient les survivants dans les montagnes noires seuls les Freemen avaient préféré se retirer. Pourquoi mettre une prime sur ce Tusken en particulier?
Joy, sans doute la plus intelligente du groupe prit la parole.
-Je suis pas sur que ce soit malin de traquer notre prime sur son terrain!
L'ex esclave marquait un point en plus ça grouillait de Tatooiniens revanchards dans la montagne, ils étaient du genre à tirer avant et poser les questions après;
-Laissons les soldats le débusquer, on n'a qu'a l'attendre en bas de la montagne.
En voila une idée qu'elle est bonne pensa Bor' et au pire, suffirait de chercher son cadavre parmi les Tusken morts et le premier corps qui aurait une armure ferait bien l'affaire. Il était convaincu et avait justement une petite idée derrière la tête.
-Ca marche! on se sépare!
Gal et Zul à l'ouest, Joy et Gagnic au nord, moi je prends le sud!
Bor' avait toujours préféré travailler en solo et si jamais le Tusken noir se pointait dans sa direction, il lui ferait son affaire et demanderait un gros pourcentage sur la prime après tout c'est lui qui aurait fait la plus grosse partie du boulot, et même s'il avait pris le sud le Twi'eck violet ne perdait pas le nord..."A l'époque ou la vie d'un homme ne valait rien, sa mort en valait beaucoup. Ainsi apparurent les chasseurs de prime"
Sergio Leone
Spoiler : Spoiler
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Post n°46
Auteur : Dark MosAprès le court périple sur Nar Shaddaa, l’infiltrator de Dark Mos suivi du transporteur arrivèrent enfin en vue de la planète de Tatooïne. Comme convenu durant le trajet, les deux vaisseaux stoppèrent leur avancée, il fallait rappeler les règles une dernière fois avant de se mettre à la recherche du tusken. Utilisant le système de communication, Mos donna ses directives.
- Bon, c’est ici que l’on se sépare, vous faites en sorte de ne pas vous faire attraper par les barrages républicains et vous attendez patiemment les ordres. Si Darth Orias ou moi-même ne montrons pas signe de vie durant deux heures, vous repartez sur Malachor et en informez le seigneur Darth Negens. Il saura quoi faire.
- Bien Seigneur Mos. Vous n’en aurez pas besoin mais, bonne chance.
Coupant la communication et mettant un comlink à l’oreille à l’instar d’Orias, celui-ci lui indiqua la marche à suivre.
- Bon, il est temps d’y aller, quand nous aurons franchi le périmètre d’observation de la République, enclenche le système d’invisibilité.
- Ce sera fait mon seigneur.
Remettant le moteur principal en marche, l’infiltrator reprit sa destination initiale, direction Tatooïne et son désert torride. Mos effectua un simple geste de la main, mais Orias ne l’avait pas attendu et avait déjà enclenché la manœuvre de discrétion et le vaisseau disparut tout simplement des appareils de mesure de la République Fédérale avant même d’être à portée de détection. Le vaisseau du seigneur sith était un atout de poids pour contourner les barrages spatiaux, heureusement pour les ennemis du zabrak, il ne pouvait pas transporter une armée, ce qui serait sans doute l’une des armes les plus dévastatrices de la galaxie.
Traversant la zone d’interception sans soucis, Mos indiqua sur l’hologramme de la planète l’endroit où ils devaient atterrir, pour éviter de se faire surprendre par la République. Il connaissait les différents endroits prépondérant de la République qu’il fallait éviter, même si le danger n’était jamais bien loin sur une planète sous leur emprise.
Survolant l’immense désert aride, l’indétectable vaisseau sith se dirigeait au Sud de la planète, le point cardinal précisé par l’éclaireur qui avait même évoqué le nom d’Anchorhead, l’endroit où le tusken avait été aperçu, sabre laser en main. Même indétectable, Mos préféra rester à distance raisonnable du sol, histoire de parer à toute éventualité républicaine.
Une heure s’était bientôt écoulée depuis les débuts des recherches et pour l’instant ces dernières étaient infructueuses, cependant, ils étaient enfin arrivés à proximité d’Anchorhead.
- Reste bien à l’écart des abords de la c...
Le seigneur sith s’interrompit volontairement, quelque chose tentait de s’immiscer dans son esprit comme une âme perdue qui se jetterait sur le premier venu. Il aurait pu volontairement fermer la porte à cette intrusion parasitaire mais décida de la laisser faire pour le moment et leva sa main lentement pour indiquer à Orias qu’il ne devait pas être dérangé.
Observant les images qui défilaient sous ses yeux, il essaya de comprendre chaque scène qui s’offrait à lui. Il comprit rapidement que ce message était lié à sa venue, il y avait le désert de Tatooïne, les primitifs tuskens se rassemblant autour de lui, il ressentit de la tristesse mêlée à des sentiments plus forts, plus déterminés et brusquement les images s’évanouirent. La vision fut brève et confuse, le zabrak se caressa le menton, essayant de comprendre le message derrière cet appel.
- Qu’avez-vous vu mon seigneur ?
Orias le sortit de ses pensées, mais de toute manière, il n’y avait pas grand-chose à retenir de ces visions, hormis qu’ils étaient tout proche de leur but.
- Je ne saurais le dire moi-même. Mais au moins, je sais que ce tusken est dans les parages, ce message était faible, je ne l’aurais pas capté à une vingtaine de kilomètres plus au Nord.
Orias regarda la ville d’Anchorhead au loin devant eux, puis plissa légèrement les yeux, comme happée par quelque chose.
- Alors il n’y a plus beaucoup de possibilités seigneur Mos. Cette ville et cette montagne derrière elle sont les seuls endroits différents de ce désert aride.
Mos regarda la direction pointée par la chef des Beasts. Elle avait raison, le message était dans ce périmètre et vu qu’ils n’avaient rien vu au Nord de cette ville, cette dernière et les montagnes étaient les seuls endroits plausibles pour y cacher un tusken rebelle.
- Mettons-nous à mi-chemin de ces deux points principaux et à l’abri des regards. Les dunes à l’Est seront parfaites.
Après avoir indiqué aux beasts que tout allait bien, Orias reprit les commandes dans la direction indiqué par Mos. Survolant presque la cité d’Anchorhead à bonne hauteur, ils purent constatés quelques mouvements de foule et de dégâts causés un peu partout, indices évidents qu’une bataille avait eu lieu il n’y avait pas si longtemps que cela. De là où ils étaient, ils n’entendaient ni les cris des civils apeurés essayant de retrouver leur calme, ni les cris de douleur des blessés, tentant de survivre pour le salut de leur misérable existence ou encore les appels de ceux qui tentaient de leur redonner l’espoir, l’espoir de retrouver leur vie insignifiante et banale à nouveau. Tout cela ne confirma que les soupçons du seigneur sith qui avait vu juste, lorsque l’on affrontait la République avec des moyens primitifs, on ne pouvait pas imaginer une victoire.
Arrivés sur le lieu prévu, bien cachés à l’ombre des dunes de sable entre Anchorhead et les montagnes, ils sortirent du vaisseau en ayant bien veillés à être à l’abri des regards. Une chaleur étouffante s’abattit sur eux comme la masse d’un forgeron en train de travailler sur son enclume, il avait beau connaître ce climat, seul un natif pouvait endurer dans la souffrance cette météorologie abominable. Remettant leur capuche sur leur visage pour se protéger du mieux qu’ils pouvaient, Mos rappela à Orias la raison de leur venue.
- N’oublie pas qu’il faut que l’on reste le plus longtemps possible invisibles aux yeux de la République et des ennemis du tusken. Il nous faut le trouver et s’échapper rien de plus. En revanche, nous ne mourrons pas pour lui.
- Oui seigneur Mos.
Même en partant de moins loin que la cité d’Anchorhead, la marche vers les montagnes allait être relativement éprouvante et il fallait rester aux aguets pour ne pas être repérés durant leur trajet. Pour être sûr de leur destination, Mos bascula dans une sorte de transe et ses yeux devinrent blancs. Il n’avait pas souhaité utiliser cette méthode avant d’être arrivé sur Tatooïne, tout simplement pour éviter de consumer trop de son énergie. Le message qu’il transmit fut simple et limpide, le tusken n’aurait aucun mal à l’entendre, de toute façon il n’avait certainement pas la force de résister à cet appel.« Tusken aux ambitions démesurées... Je m’adresse à toi.
Si tu souhaites survivre... Tu répondras à cet appel et je viendrais... Mais si tu choisis cette voie et que tu t’en sors... Ta vie m’appartiendra.
En revanche... Si tu refuses... Oublie la République... Je serais ton fléau…
Réfléchis-bien... tusken. » -
Post n°47
Auteur : Ishiro ShinraLes amazones sont arrivées comme une mouche dans la soupe.
Je ne m'attendais pas à voir autant de monde les accompagner, mais cela change un peu la donne, nous ne sommes plus en sous-effectif complet, et nous avons maintenant clairement une chance de pouvoir entrer dans cette grotte et en ressortir en vie, avec le Tusken.
Pour le moment, je dois m'infiltrer dans cette grotte, ne pas me faire repérer, trouver le Tusken noir.
Ensuite on avisera pour la suite, sa reste encore confus, mais la gamine à bien dit mort ou vif, et mort m'arrangerais bien plus que vif.
Personnellement je suis toujours autant attiré par lui, par sa soupe, ça me permettrait d'en faire ce que je veux, mais pour la république, c'est une autre histoire, je pense que certaines questions doivent avoir des réponses, et si c'est bel et bien un Sith, alors il ne doit pas être seul, il doit y en avoir au moins un autre.
Ce qui j'avoue m'intéresse, potentiellement ça représente encore plus de soupe, encore plus de traque, finalement que du bénéfice. Donc je suis partagé sur mes décisions quant à cet homme des sables.
Avec les changements de plan, j'ai profité d'aller me reposer pour la première partie de la nuit, il me faut être en pleine capacité de mes moyens demain à l'aube.
La journée risque d'être éprouvante pour tout le monde, et je ne pourrais compter que sur moi demain dans cette grotte, face à tout le monde.
Si rien ne se passe comme prévu, ça risque de chauffer sévère pour mon matricule là-dedans.
Ensuite, j'ai profité de voir encore une fois les Amazones durant un de leurs entrainements, leur art martial mortel m'attire, je le trouve impitoyable, harmonieux, presque une caresse de la mort elle-même.
Le perfectionnisme de leurs gestes implique de longs, fastidieux, répétitifs entrainements, dans la douleur du corps et la souffrance de l'esprit.
Une connaissance parfaite de chaque mouvement, une précision chirurgicale ; je prends des notes, depuis ma position, je répète ces mouvements pour les assimiler et garder une empreinte musculaire, peut être que cela me sera utile.
Après ces petits exercices et cette mise en forme, je me dirige vers la grotte, il est grand temps de se mettre en condition de chasse
Je reprends mon poste d'observation en contrebas de la grotte, tous mes sens en alerte, je scrute les ombres, j'écoute tout ce qui se passe alentour. J'entends divers rongeurs qui profite de l'enveloppe nocturne pour sortir manger quelques jeunes pousse que le soleil de la journée aura épargné.
Plus loin quelques petits rochers qui s'éboulent et dévalent de quelques mètres la pente.
Maintenant que je suis conscient de mon environnement, je focalise mes sens sur la grotte elle-même, je tente de me concentrer sur tout bruit qui pourrait me sembler inadapté dans cette cavité rocheuse.
La nuit s'avance gentiment vers l'aube, actuellement je vais et je viens, je cherche tout un tas de possibilités pour surprendre mes adversaires.
J'ai dans mon investigation remarqué deux espèces ce cheminées, qui donne plus loin dans la grotte, ces entrées me permettraient de pouvoir passer par un axe secondaire et éviter une grosse perte de temps avec l'entrée piégée.
Il me faut choisir la plus adéquate des deux.
A la suite d'une précise inspection des deux conduits, je me décide que je passerais par le plus fin des deux, un boyau étroit mais visiblement non piégé et par lequel proviens le moins de bruit.
J'en ai déduit que ce boyau devait soit être plus long soit plus éloigné des troupes terrées dans la grotte.
Maintenant que je sais par ou passer, je retourne me préparer avant que l'aube ne vienne à nous.
Je retrouve les besaces que les colons ont utilisé pour se badigeonner de sang de Bantha, et j'en profite pour faire de même, je m'enduis tout le corps sans oublier de faire le visage.
J'espère que cela aura l'efficacité voulu, car les Massifs sont de loin des créatures dangereuses.
J'ai encore un moment pour me focaliser sur les lames de mes vibropoings, je vérifie que tout est en ordre de marche, ne s'agit pas de faire face à une panne lorsque j'ai le plus besoin de mon matériel.
Tout fonctionne parfaitement, je ne manque pas de munition pour mon DE-10 et mes lames sont affutées comme des rasoirs.
Je prends le temps maintenant de me préparer le mieux possible physiquement, tout mes sens sont en éveil, je sens la douce brise caresser mes joues, les quelques bruits qui surviennent de plus bas, certainement le camp qui commence à s'organiser.
Il y a aussi mon boyau, d’où j'entends quelques grognements lointains de Tusken, il faudra, si je m'en sors que je pense à investir dans un traducteur, cela pourrait être utile par la suite.
Il est temps, la nuit se transforme gentiment, laisse son épais voile noir devenir peu à peu plus clair, les premières ombres nocturne commencent à se dessiner dans l'aube naissante.
Je profite encore de l'obscurité pour m'enfiler dans le trou en face de moi.
Règle première, être invisible
Je me faufile sans bruit, j'avance à l'allure la plus rapide que ce tunnel me permet, sans bruit.
Je pourrais largement avancer plus vite, mais au détriment de ma discrétion, tout ce que je cherche à éviter.
Après un moment, à me faufiler entre les entrailles de la montagne, j'arrive proche d'un embranchement.
Sur ma gauche, je vois une ouverture qui donne sur une cavité, d’où je peux apercevoir des lumières blafarde, dispensées par des torches. Le vacillement de la lumière ne laisse pas de doute quant à la source de celle-ci.
Sur ma droite le boyau repart dans les profondeurs de la roche et bien que je ne distingue rien au loin, je peux entendre quelques voix, grogner de temps en temps.
Avant de me décider de la voie que je vais suivre, je prends une minute pour prendre les informations que l'ouverture sur ma gauche veux bien me donner.
Je m'approche précautionneusement, et je jette un œil.
Je me suis enfilé dans mon trou à environ 60 mètres sur la droite de la grotte, et presque 25 plus haut.
J'ai dû progresser de 15 ou 20 mètres environ, ce qui me fait penser que je suis déjà bien avancé dans cette grotte obscure.
Je vois quelques hommes qui sont plus ou moins somnolent, de ma position, je peux en observer six.
Il serait stupide de descendre ici, je suis à un peu plus de 2m50 du sol, et ma chute ne passerais pas inaperçu, trop de risque de me faire repérer.
Je décide donc de suivre le second tunnel, et de m'enfoncer toujours plus loin dans les profondeurs de terre et de pierre.
Cette cheminée naturelle, du moins c'est ce que je pense, m'intrigue.
Je ne comprends sa formation, mais je ne suis pas géologue, et les aléas de la nature me sont totalement inconnus.
Je remercie la nature de m'avoir offert cette opportunité de rentrer discrètement dans l'antre de ce Sith.
Amusant, première fois que je pense véritablement à lui depuis que je suis entré pour le rejoindre et à ce qu'il doit être en train de faire.
Est-il en train de se reposer ou bien fait-il les cent pas en nous attendant ?
Je n'ai pas de réponse à cette question, mais je suis partagé, j'aimerais d'un côté qu'il nous attende de pied ferme et pouvoir me confronter à lui, juste pour voir comment il se débrouille face à autre chose qu'un pauvre fermier.
D'un autre côté, je ne sais pas trop, j'ai entendu parler des Sith, mais ce ne sont que des histoires, et je ne sais pas ce que peux valoir ce genre d'adversaire, et si je n'ai pas peur, je reste méfiant, très méfiant.
J'arrive au bout de ce second tunnel et fait de nouveau face à plusieurs embranchements.
Trois cette fois-ci.
Celui en face de moi deviens bien trop étroit pour que je l'empreinte.
Celui à ma gauche me parait bien long et calme alors que beaucoup plus de bruit provient du dernier.
C'est celui-ci que je me décide de suivre, et après un autre long moment, je parviens proche d'une ouverture en face de moi.
Une bougie est posée dans le l'embouchure du tunnel, éteinte !
Je rampe le plus silencieusement possible, telle la caresse du vent léger sur des brin d'herbe.
Le tunnel donne sur une petite pièce, cavité naturelle dans la roche pas plus de 3 ou 4 mètres carré, et un Tusken dors, couché au pieds de l'ouverture, un mètre sous moi.
Rien d'autre dans cette salle ?!
Je m'enfile dedans et brise la nuque du dormeur, une belle fin pour lui si on peut dire.
Une seule sortie se présente à moi, je me faufile discrètement. Le couloir est sombre et un brouhaha lointain semble monter des confins de celui-ci.
Surement les premiers cris d'alerte pour avertir de l'attaque des alliés en poste dehors.
Je suis surpris pas le manque de gardes, mais je vais éviter de me plaindre, tant mieux pour moi !
J'évite les confrontations autant que possible, je me tapis dans l'ombre, et me fond dans la moindre cavité au premier bruit suspect.
Ce n'est pas le moment de me faire repérer, révéler ma position pourrait avoir une issue fatale.
Je continue de progresser en silence, une ombre dans la nuit.
J'entends nombre de Tuskens au loin, des grognements, des cris, des râles.
J'imagine que le combat fait rage à l'entrée de la grotte et je pense rapidement à Erys.
Pourvu que tout se passe bien pour elle.
Je continue longuement, sans savoir vraiment ou je vais, mais mon instinct me dit que je suis dans la bonne direction.
J'entends que l'on se dirige vers moi, je plonge dans une cavité rocheuse, je m'enfile dans le trou.
Deux Massifs passent près de moi sans me remarquer, ingénieux ce sang de Bantha !
Je suis un peu rassuré, la direction que je prends n'est pas fausse, il y a bien du monde devant moi.
C'est à pas de loup que je continue, longue marche silencieuse. Je m'isole et me cache à chaque alerte, mais je ne croise pas grand monde.
J'en déduis que le dédalle de couloir que j'ai parcouru fait partie des accès secondaire, les moins pratique pour aller et venir dans la grotte.
Cela n'a pas empêché les hommes des sables de poser des pièges au endroits stratégique, mais facile à repérer et à désamorcer.
Un peu plus loin, je repère enfin un Tusken, tout de noir vêtu.
Il est visiblement en poste, à garder les couloirs.
Il regarde droit devant lui, dans la direction des bruits de combats qui nous parviennent de l'entrée de la grotte, puis à intervalle assez régulier, porte son attention sur le couloir derrière lui.
Cet homme me fait penser au chef des Tusken, mais ne moins impressionnant.
Il me fait penser à la garde personnelle du Sith, dans les mêmes couleurs de tenue.
Par chance et par expérience, je peux m'approcher de lui sans me faire repérer, puis au moment ou son instinct l'averti du danger, c'est pour me voir lui assener un coup mortel.
Je suis sûr de moi maintenant, le chef n'est pas loin ! -
Post n°48
Auteur : Super PNJ« Vous avez déjà tué le chef de la coalition durant la bataille… » dit ce Shavic … En guise de réponse, moi je dis : " Quand on joue avec le feu, on s’y brûle !" Le négociateur tente de sous-estimer l’importance à leur côté de l’adepte obscur lors de cette révolte. Mais on ne la fait pas ni à RickPool, et encore moins aux républicains.
J’ai traversé bien des planètes, et avec mes voyages dans ces galaxies, je sais très bien que dès qu’un Sith est impliqué cela finit toujours en calamité. Ce négociateur a décidé de jouer au plus malin avec moi… Mais à malin, malin et demi… J’ai le pif fin, et je sens qu’on veut me faire gober que la bataille est terminée.
Il me débite : « il n’y a plus rien à craindre pour les humains » … Celui-là me prend vraiment pour un crétin. Les Tusken, ces êtres violents et sanguinaires, ils ont vraiment tout pour plaire ! Tel un ventriloque, Shavic traduit les paroles de ce soi-disant chef, un certain Krok.
Laissez-moi rire, alors maintenant, Monsieur veut une trêve après avoir lancé les hostilités ! Sous prétexte qu’arrive la saison de leur reproduction.
On tue des familles, des enfants … Des innocents ! Sans prendre en considération la valeur des familles, des êtres vivants !! Et on veut aujourd’hui, un cessez-le feu pour batifoler, procréer, copuler en toute liberté ? Et bon prince, il propose même de ne pas attaquer de colons pendant deux cycles solaires. Ne se rendent-ils pas compte que leur tribu a déjà un genou à terre et d’un simple geste, la République peut enfoncer leur tête dans le sable.
Il est temps pour la République que je représente de mettre les pendules à l’heure. Cependant le seul point qui retient mon intention, c’est la libération des prisonniers.
- Messieurs, tout ça c’est bien beau… Vouloir assurer sa descendance, c’est tout à votre honneur ! mais au vu de comment vous traiter la vie des autres êtres vivants qui partagent cette planète, ne nous en voulez pas… Mais nous ne serons pas de Grands Seigneurs !...
- Tout d’abord, concentrons-nous sur ce qui mérite priorité. Vous allez commencer, avant toute chose, par libérer tous vos prisonniers. Ensuite, votre peuple sera placé dans le ravin de Xelric sous la garde de la République.
Il s’agit d’un enchevêtrement de gorges naturelles, de steppes et de roches. Le ravin est encastré entre les monts Hubba et La chaîne de Mospic. Ce qui forme une sorte de barrière naturelle avec de grandes citées. Un endroit parfait pour stocker cette tribu agressive.
Voyant le visage de ce cher Shavic en proie à la décomposition, j’enchaîne :
- Si ces conditions vous déplaisent, je peux toujours demander aux Freemen de proposer une solution radicale plus digne de votre bestialité. Ma proposition ne reste valable du moment où celui que vous nommez « sorcierTusken » nous soit livré !
L’attention des colons amassés autour de nous est autant palpable. Observant la scène, buvant mes paroles, tout en eux, leur regard, leur cri, leur geste, expriment un seul souhait, comme un seul mot qui voulait dire « Vengeance »… Je me rends bien compte, qu’ils préfèreraient qu’on jette tous ces tuskens dans la gueule du Sarlacc de Carkoon. Mais la République reste fidèle à ses valeurs. Pas d’exécution sommaire même en cas de crimes de guerre. La balance de la justice doit rester équilibrer.
Pour la survie de son peuple, Shavic n’a pas d’autres choix que d’accepter cette reddition sous condition.
Soudain, un cri fend la foule : « … Mon fils, Ma bataille !! »
Un colon, dont les stigmates de la bataille marquent encore son frêle corps, se présente face à nous avec force et détermination. Son jeune fils a été kidnappé par le sorcier Sith sur le champ de bataille Soutenu par ces compagnons et d’un simple bâton, il exige la libération immédiate de son jeune garçon. Un des Tuskens, jeune ma foi, plus courageux que les autres je crois, sort du rang et timidement avoue que ce jeune prisonnier a été emmené au camp. Et il est prêt à nous y accompagner pour le récupérer.
Aussitôt une délégation menée par le père et ses compagnons, se dirige avec ce tuskens à leur côté pour récupérer ce jeune prisonnier. Quelques miliciens leur emboitent le pas. La République n’abandonne pas ses enfants.
Shavic les observe s’éloigner, il semble avoir compris que son sort est scellé …Spoiler : Spoiler
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Post n°49
Auteur : Jagabamda« Attendez ma venue aux premières lueurs du jour. À l'aube, regardez à l'est »
Prima avait reçu ses ordres, même si elle n’appréciait que peu la Garde républicaine, elle se devait d'appliquer ce plan qui en valait un autre, elle l'avait établie en prenant en compte les informations glanées par sa soeur et sur ses propres recommandations. La milice et ses alliés Républicains allaient donc faire une diversion en s'infiltrant dans la montagne noire par ses cavités naturelles. Pendant ce temps, les amazones assistées des vierges des sables allaient se placer de l'autre pan de la montagne pour prendre l'ennemi à revers.
Cela peut être effectivement un bon plan, les Tuskens seraient coincés dans leur trou à rat mais Prima ne pouvait se résoudre à obéir simplement aux ordres de la garde sans faire une ultime mise au point.
- - Garde Talmark, je ne suis pas sous autorité de l'armée Républicaine, je suis aux ordres de la vice chancelière. Cependant nous exécuterons ce plan, je mènerai les Tatooiniens et Tatooinienne à la Victoire ! Que le grand esprit Ysanis vous garde !
Le général Ysanis était un echani qui combattit pendant les guerres Mandaloriennes, la légende disait que ses six filles étaient les premières servantes Echanie Il faisait dorénavant partie intégrante de la culture guerrière de Telos.
D'un simple geste, elle ordonna à ce qu'elle définissait comme ses frères et soeurs d'arme dorénavant à se mettre en chemin pour contourner la montagne noire par l'est.
Sans un mot, la colonne se mit en route, tous animés par un esprit de revanche ou de haine pour ceux et celles qui avaient tant perdu dans la bataille d'Anchorhead.
Profitant de la noirceur de la nuit les assaillants se mirent en place sur le flanc de la montagne, les Amazones sentirent une aura obscure émanant de ces lieux, c'était l'endroit idéal pour clôturer cette bataille et mettre fin à cette horde sauvage mené par un adepte obscur.
En attendant l'attaque, certains priaient leur divinité, d'autres repensaient à leurs chers disparus, il semblait qu'on entendait parfois un sanglot étouffé mais tous tenaient fermement leurs armes contre eux.
Peu à peu, le ciel s'éclaircit, les soleils de Tatooine se levèrent enfin, le moment fatidique que tous et toutes attendaient arrivait enfin.
Prima leva la main et ses trois soeurs se dirigèrent en silence vers les Tuskens qui montaient la garde, à l'aide de leur vibrolame elles les neutralisèrent en silence, nul bruit ne vint troubler l'aube...
Une aube sanglante comme en témoigneraient les deux soleils rouges qui montaient maintenant dans le ciel.
C'était le moment ! Un cri de guerre ancestral retentit soudain troublant un silence pesant, et les amazones se lancèrent dans la bataille, suivies de près par les fils et filles de Tatooine.
Les Tuskens, surpris au réveil, tentèrent de s'organiser, mais leur leader semblait avoir disparu, se sentant pris aux pièges telles des bêtes enragées, les pillards des sables s'emparèrent de leur fusil blaster et gaderfii pour une ultime bataille.
Un Tusken se jeta sur Prima en hurlant, elle le transperça à l'aide de sa lame bleutée, à ses côtés une vierge des sables neutralisa un massif d'un tir précis dans la gueule alors que celui-ci dévoila ses crocs.
Les murs calcaires de la montagne furent éclaboussés de sang au fur et à mesure que la colonne vengeresse s'enfonçait plus profondément dans les entrailles de la montagne noire.
Désemparés, les défenseurs opposaient pourtant une résistance pourtant acharnée, tous savaient que se livrait un combat à mort. Les Tatooiniens ne feraient pas de quartier, ils voulaient venger leur fils, filles, soeurs, frères, amis ou parents qui étaient tombés dans la cité précédemment.
Un colon jeta une grenade dans une cavité, l'explosion souffla les Tusken qui s'y étaient cachés, un peu plus loin, une vierge des sables affrontait à la lance un Tusken qui faisait tournoyer son arme au-dessus de sa tête, elle lui perça l'abdomen sans aucun état d'âme et s'acharna sur son cadavre.
Deux Tatooiniens avaient coincé un humanoïde contre une paroi rocheuse, leurs masses lui fracassèrent le crane de concert. Mais certains habitant d'Anchorhead perdirent également la vie sous les coups de la bestialité Tusken ce qui décupla encore plus s'il le fallait la soif de sang des colons.
Oui aujourd'hui le bras vengeur d'Anchorhead allait s'abattre sur ce clan de Tusken... -
Post n°50
Auteur : Erys TalmarkC'est ça la guérilla ? C'est ça une bataille ? C'est ça la guerre ? Mes oreilles sifflent, à cause du bruit, des explosions, des tirs, des échanges de coups et surtout à cause des cris. De souffrance, de haine, de mort, de tristesse, je ne sais même plus comment les distinguer, j'en suis parfaitement incapable. En même temps, est-ce que je suis capable de quoi que ce soit à cet instant ? Adjudant Talmark, recroquevillée derrière un couvert de couvert pour éviter les tirs de ces foutus sauvages de Tuskens, avec le sang d'un milicien qui souille ce qu'il reste d'honorable dans sa tenue. Je sens que ça poisse, que ça colle, que l'odeur déjà se fait sentir, l'odeur du sang si particulière, qui pourtant attise mes sens en communion avec l'adrénaline.
Les paroles de Prima me reviennent dans la tronche sans que j'aie rien demandé. Bla bla bla, je suis aux ordres de machine, et c'est moi qui mène à la victoire... Du vent, tout ça. En attendant, cette bataille vire à la boucherie des deux côtés, et pour être honnête, je ne vois pas ce que je vais pouvoir apporter de plus hormis quelques morts supplémentaires ? Pourtant, nous avons désormais, a priori, l'avantage du nombre en plus de celui de la surprise. Le plan initial est bancal, mais il a le mérite d'éviter de rentrer dans le tas et de perdre plus d'hommes que nécessaire...
Je finis par cracher au sol. Qu'est ce que j'en ai à faire de tout ces types ? A part les Rats, et encore, y'en a combien qui ont montré la moindre gratitude ? Aucun ! Combien auraient eu de la compassion à l'époque où j'étais dans le besoin ? Zéro ! Combien auraient détourné les yeux, comme ils l'ont tous fait ? Ceux-là ne valent pas mieux que les autres, hormis qu'ils tabassent ces foutus sauvages qui m'empêchent de retourner sur une planète où je n'aurai pas systématiquement du sable dans l'uniforme. Je sens la colère monter en moi, je sens que... c'est comme si je n'étais plus moi-même, comme si je me voyais de l'extérieur de mon corps... Encore cette sensation ? Je vois un Rat qui arrive à mon niveau.
-Faut ordonner la retraite, les miliciens se font massacrer !
Je me vois l'empoigner à la gorge sans hésitation, c'est vraiment moi, ça ? C'est vraiment Erys Talmark qui fait ça ?
-Remets en cause mes ordres et je t'envoie en première ligne. Ishiro est là-dedans et on abandonne pas la Garde Républicaine.
Je n'ai pas le temps d'en dire plus manifestement. Mon corps s'anime de lui-même, et je me vois me redresser de mon couvert. Quelques tirs bien placés pour enfin abattre l'un des fumiers qui pilonnait ma position. J'ai l'impression de m'évaporer...
Bordel, elle est enfin partie, il était temps ! Elle est sympa, mais quand elle en charge du corps, j'ai l'impression qu'on avancera jamais. Alors que je me remets à couvert, suppléée par le Rat bougon qui ne manque pas de canarder à son tour, j'ai à peine le temps de l'agripper par le fond du pantalon pour le faire se mettre à couvert, alors qu'il hurle de douleur, m'explosant un tympan au passage. De rien, surtout ! Super, le remerciement. Je l'assois contre la pierre alors qu'il serre les dents et sa main sur son épaule. Touché par un tir de blaster, il devrait s'en sortir, si j'en crois ce que j'ai déjà vu, mais pour lui, la bataille est finie. Rah, fait %$!# !
-Retourne à l'arrière. Assure toi de nous couvrir si tu peux. Et pas de risques débiles, je te couvre.
C'est le moment de briller. De faire étalage de ce que j'ai compris. Je me sens rassérénée, comme portée par le souffle du combat. Je recharge mes blasters et plonge hors de mon couvert, sur la droite, les déchargeant d'un coup, cherchant plus à surprendre qu'à toucher. Au bruit, je ne suis pas certaine d'avoir fait mouche, mais ça les a calmés un peu. Au mépris de toute sécurité, je fonce sur un nouveau couvert, celui d'un Tusken, cette fois, qui était bien trop avancé, l'imprudent. Au moment où il relève la tête, je l'agrippe par le col, ou ce qui ressemble à un col et je le tire violemment vers l'arrière, y mettant absolument tout mon poids de manière à le faire rompre. Oui, c'est risqué, mais quelle réussite ! Le craquement de sa nuque et de sa colonne vertébrale est aussi satisfaisant que dégoûtant, j'ai envie de vomir, mais je ne sais pas si c'est l'excitation ou l’écœurement. Toujours est-il que cette petite manœuvre semble provoquer des émules au sein de ma petite escouade. J'entends leurs cris, alors que je les vois se redresser comme un seul homme.
Je vous l'avais dit. Ce sont des abrutis.
Ils sont presque immédiatement fauchés par des tirs de blasters d'en face. Sans couvert, sans soutien ni support, ils viennent simplement de s'offrir en pâture. Puis le temps se fige pour moi. Une jeune fille qui me fixe. A genoux dans le sable, du sang au coin des lèvres, elle rampe jusqu'à mon couvert, pour s'écrouler à mes pieds. Tout semble s'arrêter. Lorsque je la retourne sur le dos, seuls ses yeux vitreux semblent regarder le néant, son corps amorphe pèse sur mes cuisses. Plusieurs tirs l'ont percutée au torse. Une ultime respiration. Puis le noir pour elle. Neela n'est plus. Et jamais ne fut, vraisemblablement. Au milieu de ce théâtre de violence et de chaos, je me prends à avoir de la tristesse pour cette gamine, qui n'a certes eu que ce qu'elle cherchait en rejoignant ce commando, mais sans doute aspirait-elle à autre chose. Désormais, ni rêves, ni cauchemars pour elle. Peut-être était-ce pour le mieux ? Peut-être valait-il mieux périr en combattant pour quelque chose auquel on croit, même jeune, que vivre sans aucun but. Je ferme ses paupières alors que je sens monter quelque chose en moi, tout en entendant des pas lourds. Les Tuskens, même avec les Amazones dans leur dos, ont l'air de vouloir en découdre. Très bien.
Je laisse derrière moi le cadavre de la pauvre jeune fille et je me redresse. Le temps est ralenti autour de moi, est-ce une réalité ou une illusion ? Je n'en sais rien. Instinctivement, je tends le bras en arrière comme si j'attrapais une lance invisible, avant de faire un grand mouvement vers l'avant. Mon cri doit déchirer à son tour les clameurs du champ de bataille. Mon poing s'abat au sol, envoyant une onde de choc autour de moi qui fragilise les roches, fait se soulever le sable et la poussière, et envoie paître les Tuskens qui rencontrent les premiers nommés. A nouveau, ces bruits de craquements d'os se font entendre, mais je n'en ai cure. De mon côté, la bataille est terminée. Ou presque.
Devant moi, je vois un homme des sables ramper sur le sol. Comment est-il vivant celui-là ? Peu importe. Je m'approche et le retourne d'un coup de botte bien placé au creux du ventre. Il crie, de douleur sans doute. Je le vois lever les mains. Un instant, je me demande si je ne devrais pas faire un prisonnier. L'instant suivant, je braque mon blaster sur lui. Mais j'ai la main qui tremble, le bras qui s'agite. Pas comme ça. Pas ainsi. Alors je range mon arme.. Puis, lentement, je m'accroupis, et j'attrape la tête du Tusken pour le frapper violemment sur la roche. Une fois, deux fois, douze fois, jusqu'à ce que plus rien ne bouge, jusqu'à ce que la haine qui m'anime ne s'apaise enfin. Au loin, les combats continuent. De mon coté, je prends un temps.
Je l'ai mérité... -
Post n°51
Auteur : Ishiro ShinraJe suis proche, je le sens, j’en suis persuadé, plus personne ne peut se mettre en travers de ma route. Au fond de cette grotte, je ressens sa présence, il s’est terré comme un chien tout au fond de sa tanière, mais je l’ai retrouvé, il a beau essayé de se cacher, rien ne m’empêchera d’aller le chercher même au fin fond d’une montagne.
Cet endroit est troublant, cette montagne résonne de manière étrange, je ressens sa puissance au fond de mon être, elle masque le Tusken presque totalement, comme si ma proie, car c’est ce qu’il est devenu depuis que j’ai eu envie de sa soupe, semblait disparaitre dans la puissance de ces roches qui forme cette étrange montagne.
Je progresse toujours au sein des couloirs étroits de la montagne, mais aussi loin dans la pierre, personne ne se trouve là, j’entends les combats qui font rage dehors, et je pense que tous les Tuskens présents sont maintenant à protéger les entrées pour interdire toute progression vers leur chef, vers ce Tusken Noir.
Encore une bifurcation, un de plus qui je le sais me rapproche un peu plus de ce repas. Je suis troublé par une chose, c’est qu’à ce moment précis, je ne ressens plus du tout son aura, surement dû à cette étrange montagne qui dégage beaucoup plus de puissance que ce que j’ai pu ressentir du Tusken jusque maintenant.
Je continue de progresser pas à pas, dans le silence le plus total. Si proche de ma proie, hors de question de me faire repérer à ce moment, impossible de la laisser fuir, même si je ne peux pas la ressentir, je sais que je vais tomber dessus, et mentalement je commence à me préparer à mon futur affrontement.
Rien ne sera facile, je l’ai vu faire avec son sabre rouge, il ne sera pas une cible facile.
C’est un combattant émérite, et il ne s’agit pas de le prendre à la légère, rester calme et maitre de la situation pour ne pas me retrouver dans une situation des plus critiques.
Je continue de progresser progressivement, mètres après mètres, j’arpente les couloirs de pierre, dans une ambiance sombre. Les lumières blafardes des torches lointaines me permettent de me diriger sans trop de peine, et la pénombre environnante me permet toute la discrétion dont j’ai besoin.
Depuis le dernier garde que j’ai croisé plus tôt, pas la moindre âme qui vive, pas le moindre guerrier. Je commence à me demander ou est passé ce gars, et je comprends mieux son plan d’action, c’est un véritable labyrinthe là-dedans, et se cacher là-dedans est vraiment une chose aisée.
Ma progression se fait de manière lente mais efficace, je me faufile dans ces corridors de roches, les uns après les autres. Plus j’avance et moins les bruits de la bataille qui fait rage sur les flancs de la montagne se font entendre.
Petit à petit je plonge dans le silence de la montagne noire, petit à petit je me retrouve avec mes pensées, avec ma soif qui me pousse de plus en plus vers un chemin mental auquel je n’étais pas préparé.
Cela m’obsède maintenant, je veux sa soupe sous aucun prétexte, je veux son savoir, son pouvoir, tout ce que ce repas peut m’apporter. C’est une soif irrésistible, et plus encore, comme si la montagne servait de catalyseur et concentrait toutes mes émotions. Comme si une force invisible me poussait à aller encore plus loin, à me guider vers ce chemin obscur, ne pas faire preuve de pitié, de tolérance, juste assouvir cette soif.
Je continue de progresser machinalement, tapis dans les ombres, à deux reprises, j’ai eu l’occasion de rencontrer ses hommes en noir, par deux fois j’ai pu me laisser aller, guidé par cette force obscure, comme si elle permettait de décupler mes réflexes. J’ai eu l’espace d’un instant l’impression de maitriser l’art des Amazones ou alors les guerriers Tusken n’étaient simplement pas assez bons.
Je me sens comme supérieurs à ces hommes, d’ailleurs leurs soupes m’ont paru insipide, sans saveur, sans même un intérêt, ce qui renforce mon désir profond de tomber sur le chef Tusken.
Soudain, au détour d’un long boyau, je le vois, c’est étrange, je le vois bien en face de moi, mais il ne me semble pas avoir affaire au même homme que lorsque je me suis retrouvé face à lui dans Anchor Head.
Mais cela ne fait aucun doute, son sabre se déploie progressivement lorsque celui-ci m’aperçoit, il se met en garde. Je peux parfaitement le reconnaitre, il porte cette armure spécifique, son sabre, et grogne comme un porc à ma vue. Un râle mêlant rage, stupeur, effrois peut-être, lui qui se croyait bien à l’abri aussi loin derrière les lignes de fronts.
Mais surprise, je suis là, et maintenant que je t’ai mis la main dessus, je ne vais pas te laisser te volatiliser.
Je me prépare immédiatement pour cet affrontement, je libère mes lames de leurs fourreaux et prends une position défensive, je t’ai vu à l’œuvre dans cette cité de sable, et l’attaque ne me parait pas l’option la plus intelligente, rien ne me permet de le prendre par surprise, alors il va falloir être intelligent, plus intelligent que lui en tout cas.
Visiblement mon choix semble le faire hésiter, il y a quelque chose de différent dans son attitude, quelque chose qu’il ne me semble pas reconnaitre. Il avance d’un pas ou deux, s’arrête, recule. Il n’a pas vraiment de garde, il tient bizarrement son sabre laser, il manque d’aplomb comme s’il tenait une épée pour la toute première fois.
Tout à coup, il lève son sabre au-dessus de la tête, il charge telle une furie, grognant tel un animal furieux !
Il charge de tout son poids, et lorsqu’il arrive à ma hauteur abat son arme en direction de ma tête, mais j’esquive et le sabre finit sa course dans le sable à nos pieds. Il se trouve maintenant dans mon dos, je me retourne sans aucune hésitation, appréhendant une attaque immédiate de la part de mon adversaire.
Etonnement je suis le premier à faire face, j’ai le temps de le voir pivoter sur ses appuis, bras tendu, tenant son arme de ses deux mains, espérant m’atteindre de plein fouet. Cela aurait pu faire de gros dégâts, mais pour cela il lui aurait fallu être le plus rapide de nous deux, seulement là, je suis le plus véloce, et cela me permet d’éviter le coup sans trop d’efforts.
Je plonge vers lui, et tente d’abattre ma lame en direction de sa cuisse, ma position accroupie me donne assez de mobilité pour rester sous la ligne de coupe de son sabre.
Un Hurlement retentit, et à mon grand étonnement ma lame est fichée dans sa cuisse.
C’est l’incompréhension la plus totale, comment ce guerrier Sith peut il se faire avoir si facilement !
Je commence à remettre en question tout ce qui concerne ces furieux guerriers utilisateurs de la Force, comment est qu’une attaque aussi simple aurait pu faire mouche face à un adversaire de ce gabarit, capable de réflexes aussi incroyables que ces personnes paraissent intouchables en corps à corps.
Mon opposant reprend pleine possession de ses moyens, et commence à enchainer des coups de boutoir. De violents va-et-vient verticaux qui ont pour ultime objectif de me fendre le crâne, de m’ouvrir de part en part sur toute ma hauteur.
Ce terrible assaut m’oblige à reculer, à me mettre hors de sa lame écarlate qui me frôle de plus en plus à chaque passage.
Un pas en arrière, une roulade sur le côté et je suis suffisamment éloigné pour ne plus risquer autant ma peau. J’ai gagné en distance et sous le coup de la colère mon antagoniste continue sa danse de coups verticaux.
Je continue de le garder à la bonne distance, je l’entends qui hurle de plus en plus, fait de la colère très certainement, combiné avec une bonne dose de frustration.
Si je veux déguster sa soupe, il va me falloir le séparer de son terrible sabre. C’est une arme redoutable qui laisse de profondes plaies dans les parois de pierres qui nous entourent.
Le Tusken Noir enchaîne les attaques et tente par tous les moyens de me faire rendre l’âme, il continue les attaque frontale, violente, ou il y met toute sa puissance.
Je vois parfaitement quel destin il me réserve, cela ressemble à des petits bouts de ma personne éparpillés partout dans les entrailles de cette montagne. Il s’imagine me voir aller nourrir les tréfonds de ce terrible endroit, qui trouble mes sens.
Une attaque horizontale cette fois-ci passe très proche de ma tête et effleure mon épaule gauche. La lame crépite à mon contact, et la douleur cuisante de la lame descend jusque dans ma main, j’en ai presque perdu mon arme.
Par réflexe, je bondis en arrière, et pris de colère de m’être fait surprendre, je serre de ma main droite le manche de mon arme.
Je change de stratégie, à force que subir les attaques pour trouver la meilleure parade pour désarmer mon adversaire, je vais finir par me retrouver dans une très fâcheuse posture.
La douleur cuisante dans mon bras me rappelle que l’homme en face de moi n’est pas là pour se laisser faire, et qu’il est prêt à me donner la mort, que c’est son but final.
Je me déplie et bondis sur mon compagnon de bataille, je plonge dans sa direction, arme au poing,
, il esquive, riposte, mais je suis parfaitement attentif à tous les gestes de ce lutteur Noir.
Je fais appel à toutes les connaissances apprises par mon maître assassin, je reste mobile, je bouge de manière inattendue, je le force me suivre dans une voie qu’il n’a pas choisie, je le force progressivement à changer ses appuis, à ouvrir sa garde.
Je profite de le bluffer encore un peu plus, j’ouvre ma garde sur mon bras gauche, donnant l’impression que la blessure reçue auparavant est plus importante que ce qu’elle est réellement.
Je vois bien qu’instinctivement il se concentre sur mon flanc gauche, il frappe plus fort et intensément lorsque abats ses coups sur ce choix.
Chaque attaque main gauche me demande des efforts, mais en plus de cela je retiens mes coups, et cela porte ses fruits.
Ses parades et esquives sont moins précises, il s’est un peu relâché, et c’est à ce moment que je décide d’agir, avant que la douleur ne me permette plus d’agir à ma convenance.
J’accélère le mouvement, pointe mon arme en direction de ses côtes, et enfonce la lame dans sa totalité dans le creux de son bras. Je vois la pointe qui ressort juste derrière son épaule. Un coup parfait, ou presque car il trouve moyen d’enfoncer la lame brulante dans mon épaule de quelques centimètres.
Sous la douleur je donne un mouvement de rotation à la lame, et cette fois sous l’intense douleur, mon adversaire lâche son sabre.
Je comprends, j’ai presque désolidarisé le bras du corps de mon adversaire.
Je lui envoie un violent coup de coude en plein dans la tête, ce qui l’envoie valser au sol a un petit mètre de distance.
Cette fois-ci il est à la portée de mes proboscides, enfin je vais étancher ma soif de soupe.
Mon rituel commence, j’infiltre son cerveau, son esprit devient le mien, sa terreur commence à nourrir ma soif de soupe, je me délecte de son horreur. Petit à petit je vais plus loin dans son esprit, et ses souvenirs sont miens et je commence à m’abreuver de sa soupe.
A ce moment, à cet instant même, je me rends compte que j’ai été dupé que le pouvoir de la montagne m’a volé ma proie, cette soupe n’est rien, je me rends compte de la supercherie, les souvenirs ne mentent pas, ce n’est pas le chef Tusken, sa soupe me révulse, elle n’a aucun intérêt.
Je finis mon repas, c’est un désastre, toute cette énergie, cette traque pour finir sur une supercherie, j’enrage et je perds le contrôle.
Je me laisse aller à la colère, je dois trouver un encas, il faut que j’étanche ma soif, je dois trouver une cible. Sous le coup de cette forte émotion, je rebrousse chemin, je dois me calmer, me trouver un souffre-douleur. Je croule sous les émotions, des émotions nouvelles pour moi, une intense frustration. Les quelques personnes que je croise font les frais de toute cette rage.
Personne ne survit à mon déluge de lames, j’enrage à chaque adversaire que je croise, rien ne me calme, rien.
L’appel de la soupe est bien trop grand, il faut que j’assouvisse ce besoin, il me faut ma dose de soupe.
Tout attaché a distribuer la mort à chaque occasion, lorsque j’aperçois la sortie, je ressens encore de nouveau cette attirance pour une soupe, et c’est à ce moment que je perds totalement le contrôle.
Je vois cette aura, en plein milieu du champ de bataille, je me dirige droit sur elle. Toute personne se mettant en travers de mon chemin en paye le prix, ennemi, allié, pas de différence, ce ne sont que des obstacles qui se mettent en travers de ma proie.
J’avance progressivement, abattant les Tusken qui passent à ma portée !
Enfin, quelques mètres me séparent de mon adversaire, son aura brillante m’attire encore plus, je me prépare à attaquer, je me fléchis et prépare mon futur assaut ! -
Post n°52
Auteur : Dark MosRien. Aucune réponse. En vérité il n’était pas surpris, toute cette histoire sur le tusken était floue au final, et hormis la force qu’on ne pouvait cacher, il ne savait rien d’autre de lui. Pour la première fois depuis bien longtemps, Mos doutait de la cohérence de la mission qu’il avait lui-même échaffaudé. Peut-être qu’au fond de lui, il avait utilisé l’individu des sables pour retrouver la trace de celle qu’il avait abandonné ici, mais il ne pouvait plus agir de la sorte, plus depuis qu’il avait repris en main la destinée de nombreux siths et qui comptaient sur lui pour les rendre plus forts que jamais. Elizyia devrait attendre et le mieux pour elle, ce serait de se rendre elle-même sur Malachor pour l’y retrouver, si son future était de croiser son chemin à nouveau.
Orias à ses côtés était continuellement aux aguets, cette longue traversée dans le désert jusqu’au pied Ouest de la montagne avait été éprouvante mais ils n’eurent pas entamé leur force hormis l’appel de Mos. Le terrain avait quelque peu changé et le sable, bien qu’encore majoritaire, fut mêlé aux roches et au relief montagneux donnant un aspect de rempart défensif imprenable ou au contraire, une prison naturel où la fuite était impossible. Levant timidement sa main droite pour stopper leur avancée, il profita de la dernière dune de sable pour balayer les lieux à l’abri de tout regard étranger. Orias fit de même de son côté, et un regard approbateur fut échangé, celui qu’ils semblaient rechercher était à l’intérieur de l’un des plus hauts sommets de la planète. Au loin, à l’Est de leur position, des bruits sourds retentissaient, la bataille avait commencé et s’ils voulaient avoir une chance de récupérer ce sensitif vivant, il n’y avait pas de temps à perdre.
Derrière la dune, le plateau rocheux menant au flanc du massif était parsemé de piliers et de roches de couleur brune et ocre et qui leur donnaient aussi bien une protection visuelle, qu’une entrave à leur propre vision pour d’éventuels individus cachés. Mais une chose était certaine, ces pierres ne pouvaient aucunement cacher une armée et c’était l’élément qui suffisait pour le seigneur sith de se mettre en chemin sans plus attendre en direction du plateau. Alors qu’ils se laissaient glisser le long de la pente, Mos remarqua au loin, à plusieurs centaines de mètres des silhouettes mouvantes, de l’autre côté du plateau. Indiquant à Orias l’urgence de se mettre à couvert, ils se ruèrent sur le premier pilier venu, espérant ne pas avoir été découverts.
Il n’avait pas vu plus de 2 personnes à cette distance, étaient-ils des tuskens, des soldats de la République, de simples voyageurs ? Aucune réponse ne semblait coller car les tuskens étant terrés dans la montagne, la République aurait envoyé plus d’hommes et des voyageurs auraient déjà fui à l’entente des bruits de la guerre, résonnant dans tout le périmètre. Orias se proposa de sortir la première de leur cachette, mais il préféra le faire lui-même, la contraignant à rester ici, tant qu’il ne lui en donnerait pas l’ordre. Resserrant la main sur le manche de son sabre, il quitta l’abri que lui offrait le pilier et balaya le terrain de ses yeux d’or, il ne voyait rien. Il était persuadé de ce qu’il avait vu mais désormais, il n’y avait pas l’ombre d’une silhouette menaçante, alors, sans doute n’avaient-ils pas été repérés. Alors qu’il s’apprêta à lui donner l’indication que la voie était libre, un son emblématique retentit à l’autre bout du plateau et il eut tout juste le temps de parer le projectile lancé à son encontre. S’il ne l’avait pas dévié avec l’une de ses lames, il aurait sans aucun doute eu le crâne transpercé par ce fusil sniper qu’il avait reconnu par le bruit, un Kisteer 1284. Reprenant place derrière le pilier et aux côtés d’Orias, il savait désormais que la progression vers le tusken serait quelque peu ralenti.
- Je vais m’occuper d’eux, toi tu vas devoir entrer dans la montagne et y rechercher le tusken seule. Je te rejoins une fois que j’en ai terminé.
S’apprêtant à émettre une autre solution, Mos l’interrompit, son regard suffisait à lui seul pour taire toute suggestion non requise.
- Je suis le seul qu’ils aient pu voir car tu étais hors de leur champs de vision. Et c’est un ordre.
Approuvant sans opposer de nouvelle résistance, Orias attendit patiemment le moment venu. Prenant une profonde inspiration, Mos activa sa deuxième lame et se rua une seconde fois au dehors de la barrière naturelle que représentait le pilier et dévia un nouveau tir de sniper d’un mouvement rotatif de son sabre. Tout en courant, il observa à nouveau d’où pouvait provenir les tirs mais n’y parvint pas, ce n’était pas des tirs énergétiques mais des projectiles, rendant leur traçage plus difficile. Se jetant derrière un nouveau rocher qui fut la cible d’un nouveau tir, il trouva une solution et leva lentement l’une de ses lames au-dessus du rocher. Le tir ne se fit pas attendre et se heurta une nouvelle fois à la lame rougeoyante, mais cette fois il eut le temps de se focaliser sur la provenance du tir. Avec l’information dans un coin de la tête, il allait maintenant pouvoir s’occuper du tireur, mais alors qu’il allait à nouveau ressortir de sa cachette, une voix raisonna dans les environs.
- Je pensais pas te trouver hors de la montagne l’affreux, merci de me faciliter la tâche. Sors d’ici que je vienne aérer ton crâne.
A en juger par les paroles, il ne donnait pas l’impression de faire partie de la République et son arrogance augmentait considérablement les chances qu’il soit un mercenaire ou membre d’une guilde de chasseurs de prime. De toute façon, un soldat aurait d’abord contacté l’armée et aurait fait passer l’information à ses supérieurs. Après tout, avec tout ce remue ménage cette guerre avait certainement rameuté d’autres groupes comme eux qui aimaient graviter autour de ces évènements pour y récupérer quelques gros poissons et marchander leur valeur, mort ou vif. Bien adossé contre le rocher, Mos réfléchit à sa prochaine action car le but était de faire diversion pour libérer sa Claw Orias et la faire entrer dans les entrailles de la montagne. A l’instant où il allait à nouveau faire une percée au travers du dédale de pierres et distraire le sniper, un son différent du Kisteer retentit et une énergie passa juste à côté de sa tête. Un rapide coup d’œil devant lui et il le vit, un nouveau chasseur de prime près d’un pilier et qui se présentait en adversaire supplémentaire. Trop concentré sur le sniper, il avait oublié qu’il avait repéré deux silhouettes auparavant, peut-être même plus désormais et sa négligence avait été une grossière erreur qui aurait pu lui coûter cher. Une seconde plus tard et le nouvel ennemi tira en rafales dans la direction du zabrak avec deux blaster S-5 mais cette fois le seigneur sith dévia tous les tirs et réussit même à en faire dévier vers le chasseur qui se protégea de justesse derrière le pilier de fortune.
- Rends-toi sith, c’est fini pour toi. Tente de sortir et ta tête saute, tu restes et je t’explose moi-même, ton sabre ne pourra pas te sauver indéfiniment. Brailla le mercenaire qu’il avait reconnu être un twi’lek.
Orias de son côté s’impatientait. L’hésitation se jouait d’elle, désobéir aux ordres et venir l’aider ou lui faire confiance. Le choix pourrait paraître simple pour un sith de sa qualité, mais depuis la mort de son frère, elle avait reporté cette affection perdue au seigneur Mos, lui dévouant une loyauté inconditionnelle et la mort de ce dernier pourrait grandement perturber la suite de son destin. Mais alors qu’elle entendait les paroles des chasseurs de prime, elle prit une profonde inspiration les yeux fermés et se laissa envahir par la force, animée d’une émotion haineuse.
* Maintenant Orias. *
Elle ne s’était pas préparée à ces mots, mais elle s’exécuta instantanément, s’échappant de la protection de son pilier et se rua vers le flanc de la montagne. Aucun tir ne vint à sa rencontre, pourtant elle était parfois à découvert, se mouvant à vive allure entre les piliers et les roches, mais elle comprit pourquoi. Mos était passé à l’action, toujours abrité par le rocher vis à vis du sniper, il déversa sur le pilier protecteur du twi’lek une énorme quantité d’éclairs de force et l’amas de pierres commença à trembler dangereusement malgré sa taille imposante et le chasseur dut s’enfuir pour gagner de la distance et disparaître. Pas le temps de s’arrêter, Mos quitta également son abris de fortune et para un nouveau tir de sniper, il fallait à tout prix garder les deux paires d’yeux sur lui.
Enchaînant les parades, il réussit à éviter de nombreux tirs mais se remit en mouvement, il était dangereux de s’en remettre uniquement à ses capacités au sabre quand on se mesurait à des tirs de sniper et l’objectif n’était pas de mourir ici en ayant eu le record de tirs déviés. Se replaçant brièvement derrière un nouvel abris, il aperçut le mercenaire qui s’était enfui auparavant et para une nouvelle rafale de tirs qui se heurtèrent à nouveau à la lame d’énergie avant qu’il ne disparaisse à nouveau dans le dédale de roches du plateau. Mos reconnaissait une chose chez ces chasseurs de prime, ils avaient été intelligents de l’avoir amené et forcé à combattre à cet endroit où il ne pouvait pas se libérer complètement. En réalité, il pouvait très bien user de la force pour propulser les pierres et dégager le terrain mais il devrait pour cela, consommer beaucoup de son énergie et il ne le souhaitait pas. Pas tant qu’il n’aurait pas la certitude de ne pas affronter plus tard la République par un malencontreux hasard.
Dévoilant à nouveau sa position du point de vue du sniper, il garda un œil sur le dernier endroit où il aperçut le twi’lek, pressentant un assaut plus engagé par ses adversaires. Entendant un tir derrière lui, Mos fit apparaître un mur invisible immédiatement dans son dos contre le sniper et vit surgir sur le côté d’un rocher le twi’lek qui tira une troisième rafale dans sa direction. Faisant tournoyer son sabre à une vitesse impressionnante, le seigneur sith dévoila sa grande maîtrise du Juyo pour ne pas être touché une seule fois. Passablement décontenancé, le twi’lek disparut à nouveau dans le paysage rocheux tandis que le visage de Mos se décrispa légèrement, il pivota sa tête légèrement, le regard vers le sol et un sourire se dessina sur ses lèvres.
Quelques secondes avant cet instant, Orias s’était grandement rapprochée du flanc de la montagne et elle le vit, le sniper était confortablement installé dans les premières hauteurs. Ainsi protégé par un amas de roches et aidé par la diversion de son confrère, cela lui permit durant ces quelques minutes de pilonner le seigneur sith sans être inquiété. Du moins, jusqu’à présent. Orias parvint jusqu’au dernier pilier qui la cachait encore aux yeux du sniper et attendit un nouveau tir de ce dernier pour se ruer vers lui en utilisant la force. Sa vitesse était fulgurante et lorsque le sniper vit apparaître cette forme floue dans son champs de vision, il le savait lui-même, il était trop tard. Il n’eut guère le temps de déplacer son arme pour changer de cible qu’elle le décapita sans lui laisser une chance. Le corps de la Twi’lek dénommée Zul Aski gisait sans vie tandis que la Griffe de l’Ordre continua son chemin vers les hauteurs et ne tarda pas à trouver une ouverture dans la montagne. Le sniper éliminé, il n’y avait plus de raison de craindre pour son seigneur, qui n’allait plus avoir aucun mal à se défaire du dernier mercenaire. Désormais, elle était entièrement focalisée à la localisation du sensitif tusken, la réussite de la mission en dépendait, pour ne pas avoir fait tout ce chemin pour rien. Faisant appel à la force, elle se rendit « accessible » à un sensitif même à peine initié, un moyen pour l’aider à la rejoindre, tout en continuant son avancée à travers les ombres et les bruits sourds résonnant dans la montagne... -
Post n°53
Auteur : Super PNJGuilde
Gang des lekkus
Sur un autre versant du mont Noir, Bor'Sek dissimulé derrière un rocher continuait à aiguiser sa lame, il comptait bien surprendre le Sith et le poignarder dans le dos avant de se raviser en se souvenant de cette armure noire, soit il l'égorgerait par derrière, sensitif ou pas, il se viderait de son sang.
Soudain, il entendit un son reconnaissable entre mille, le bruit caractéristique d'un tir de kisteer, que ce Sith soit maudit, il avait essayé de fuir du coté ouest, du coté de Gal A Bru et Zul Aski!
Le deux compères allaient donc encaisser le plus gros de la prime!
Le Twil'eck violet ne savait pas qu'il était si loin de la vérité, en fait ses deux compatriotes n'étaient tombés sur un Sith mais sur deux adeptes du coté obscur, un maitre et son apprenti mais ceux ci ne voulaient pas fuir la montagne, bien au contraire, ils la gravissaient pour participer sans doute à la bataille qui s'y déroulait.
Une voix féminine crépita soudain dans le comlink du leader du gang des Lekkus;
-Bor' t'as entendu?
C'était Joy, l'ex danseuse reconverti en chasseuse de prime. Evidemment qu'il avait entendu, il était même déja en route pour rejoindre les deux chanceux. Il prit quelques secondes pour lui répondre:
-Ouais ça vient coté ouest, on s'y regroupe!
-Par contre j'ai perdu le contact avec Gal et Zul!
Bor' s'arrêta net, il n'avait pas pensé à ça et si le Tusken noir avait tué ses confrères dans sa fuite éfrénée ? la bonne nouvelle c'est que cela faisait deux parts de moins à partager, la mauvaise, c'est qu'il faudrait combattre ce maudit porteur de sabre laser!
Ca changeait la donne, il ne pouvait lui faire face seul, surtout que celui ci devait maintenant s'attendre à ce qu'on lui tire dessus depuis le bas de la montagne.
Il devrait l'affronter ensemble tant pis, Bor' serait obligé de partager la prime.
-Tout le monde à l'ouest, arme au poing!
Cette fois, le Twil'eck violet était moins pressé d'aller à la rencontre du Tusken, il préférait que les autres soient sur place avant lui, après tout il avait pas traversé le désert, échappé au swoopers, aux prédateurs, combattu la horde à Anchorhead pour se faire découper au sabre laser seul, au pied de la montagne noire. Ah ça non!
Le natif de Ryloth était plus malin que ça, il en avait fait du chemin depuis son introduction dans la Guilde du temps de Poker.
A malin , malin et demi, il arriva après Gagnic et Joy, le Naulolan semblait soudain moins vert fluo que d'habitude et pour cause; à ses pieds se trouvait la tête d'un chasseur de prime.
C'est pire que ce qu'il pensait, l'adepte avait décapité Zul , Joy se trouvait un peu plus haut dans la montagne auprès d'un corps, et lui fit signe.
-Il a eu Gal aussi!
Pourtant les deux Twil'eck n'étaient pas des débutants et ils avaient l'avantage de la surprise, qu'est ce qu'il avait bien pu se passer pour leur cible ait le dessus?
-Y sont mort tout les deux..
-Merci le crapaud, j'avais deviné!
Le Nautolan ne releva pas l'insulte, ses yeux globuleux fixait toujours la tête du Lekkuteux.
-Faut qu'on demande des renforts à DOnOs! on y arrivera pas, on est plus que trois...
Les yeux rougis par le chagrin, Joy ramassa la tête de son compatriote, et alla le poser à coté de son corps avant de se joindre à la conversation.
-On doit aussi ramener les corps qu'ils aient une sépulture décente dans les terres lumineuses.
Bor' grogna, peu lui importait les cérémonies funèbres, on pouvait très bien les enterrer ici dans le sable maudit de Tatooine ou dans une grotte sur Dantooine, leur corps finiraient par pourrir tout autant, pas besoin de renvoyer les dépouilles sur Ryloth, et qui payerait les frais d'obsèques hein? surement pas le Gand!
Ca ne servait à rien de demander du renfort, le temps que les membres de la Guilde arrivent depuis la base, la bataille serait terminée, et c'était pas sur que le doyen, décide de monter une autre équipe. De plus le Twil'eck violet était un extorqueur de fond, il n'aimerait pas passer pour un incapable ou un lâche aux yeux des autres.
On était sur Tatooine après tout! il était sur de pouvoir recruter des crapules dans une cantina quelconque rapidement pour venir leur prêter main forte.
-On s'occupera des cadavres plus tard!
Gagnic: tu vas retourner à Anchorhead, essaie de recruter quelques Tatooiniens en manque de crédit, promets leur une belle part de la prime et éventuellement une place dans la Guilde!
Joy et moi on va essayer de remonter la piste!
Le Nantolan observa la Twil'eck, celle ci semblait accepter le plan même si elle désapprouvait le choix de laisser les corps de ses amis et confrères dans le désert, mais Bor avait raison, la priorité c'était la prime, elle avait déja abandonné Umah, son apprentie aux bons soins des habitants d'Anchorhead.
Elle hocha simplement la tête et Gagnic se mit en route en courant en direction de la petite cité , les habitants avaient payé un cher tribu durant la bataille contre les Tuskens, arriveraient ils à en motiver certains pour combattre encore une fois.
Mais le jeu en valait la chandelle, il y avait une grosse somme au bout du chemin, mais il faudrait le mériter.
Bor' lui étudiait déja les traces de pas dans le sable et sur le versant de la montagne, quelque chose clochait.
-C'est étrange, il remonte , il ne fuit pas..
-Il a peut être changé d'avis en tombant sur Gal et Zul?
C'était pas logique, pourquoi aurait il fait demi tour alors qu'il a tout Tatooine aux fesses? mais après tout quelle importance? ce n'était pas le problème des chasseurs de prime , eux ne voyaient que par et pour la prime.
-On s'en fout après tout, montons!
Et les deux Twil'eck se mirent en route en direction du sommet de la montagne, au fur et à mesure qu'ils s'approchaient ils entendaient le bruit d'une bataille qui faisait rage, les Tuskens semblaient vouloir vendre cher leur peau.
*Tant mieux!*
"A l'époque ou la vie d'un homme ne valait rien, sa mort en valait beaucoup. Ainsi apparurent les chasseurs de prime"
Sergio Leone
Spoiler : Spoiler
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Post n°54
Auteur : Ishiro ShinraJe suis à quelques foulées de ma proie, son aura remplie toute ma vision.
C’est avec détermination que je continue de me rapprocher, j’ai soif, je ne veux pas perdre une seule seconde, il faut que j’étanche ce désir de soupe.
Je ne suis plus guidé que par la colère, la frustration, de m'être fait avoir par cet usurpateur, je suis déterminé à prendre ce que je n’ai pas eu plus tôt, cette soupe de cette future victime qui m’a appelé depuis l’intérieur de la montagne noire.
Je fléchis sur mes jambes et m'apprête à fondre sur ma future victime, la ruer de coup et déguster sa soupe !
A cet instant précis tout s’arrête, tout est figé dans le temps, tout cesse, je tombe dans le silence le plus total. Plus rien ne bouge tout autour de moi, je ne vois plus que des statues, armes au poing qui font office de combattants.
Progressivement, je constate que le temps n’est pas vraiment figé, mais extrêmement ralenti. Je peux voir les traits de blaster sortir des bouches de canon, avancer au pas en direction de cibles établies par les tireurs.
Je ne comprends pas ce qui se passe, mais c’est sans mal que je profite de la situation. Je vois toujours mon aura en face de moi, à moins de trois mètres de distance, sur ma gauche un groupe de personnes montent vers le sommet en direction d’une ouverture dans la montagne, avec quelques traits de blaster qui leur passent à côté par des tirs de couverture.
Alors que je me prépare à franchir les derniers pas qui me séparent de ma victime, je la ressens !
Terrible sensation, une attirance extrême, dont je ne peux me détourner et que je ne peux.
Je la ressens non loin de moi, tel un fluet délicat que l’on mettrait sous le nez d'une bête affamée, pire encore tel un phare en pleine nuit en plein milieu d’une tempête, cette présence me guide, m’invite à la rejoindre !
Je succombe totalement à cet appel, si je peux le citer ainsi, tout mon être semble vouloir, non devoir, aller à sa rencontre. Je m’empresse donc de prendre la direction de ce nouvel attrait, tel un insecte pris dans un faisceau lumineux inlassablement attiré par son intense lumière.
Je me détourne de tout, rien ne peut contrer cette attirance soudaine, un appel incontrôlable, qui rend totalement désuet tout le reste autour de moi, je me retrouve simplement confronté à cette puissante présence qui me détourne de tout !
Cette nouvelle sensation inconnue m’éloigne progressivement de tous ces pantins en train de se battre entre eux, de ces marionnettes qui agissent au ralentit.
Je remarque une chose particulière dans ce nouvel univers au ralenti que je me déplace de manière normale. Terrible sensation de se mouvoir dans un film mis en lecture lente.
Le cours de la réalité reprend tout à coup son rythme normal, je reconnecte avec mon environnement, je réalise que j’ai parcouru une petite centaine de mètres pendant que le monde s'est mis en pause, vraiment quelle étrange sensation, quoi de plus déstabilisant que de ne pas comprendre ce qui vient de se passer.
Je ne veux pas perdre de temps là-dessus et mets de côté dans un coin de ma mémoire, je tenterais de faire le jour sur ce point plus tard, si j’en suis capable, je ressens toujours cette puissance, la tout proche de moi, mais je la sens disparaître progressivement, il faut que je fasse vite pour la rejoindre si je ne veux pas la perdre et me confronter encore à plus de colère et de frustration.
Je profite d’observer tout le champ de bataille depuis ma position, je suis en bonne position pour voir les différents groupes s’affronter, avant de contourner un groupe de gros rocher juste devant moi et me couper un moment de la bataille qui fait rage dans mon dos.
Subitement, je me retrouve stoppé net dans ma progression, je viens de prendre de plein fouet quelque chose à laquelle je n’étais pas prêt.
Je suis dans la plus totale incompréhension, je ne comprends pas ce qui est en train de se passer ni comment cela peut arriver.
Mon esprit est abusé par une action inhabituelle, j’entends dans mon cerveau quelqu’un donner un ordre :
* Maintenant Orias. *
Quelle sensation étrange, aucun bruit, aucun murmure, juste un chuchotement dans mon esprit.
J’ai l’impression d’avoir capté un message, comme lorsque je vole les souvenir de mes victimes alors que je me délecte de leurs soupes, ce lien télépathique qui se forme alors entre moi et ma victime, mais de manière accidentelle et avec une personne que je ne vois pas.
Cela me fait repenser aux mots de mon ancien maitre assassins bien des années auparavant, qui m’expliquaient les capacités télépathiques de notre espèce, mais que je n’avais jusque maintenant jamais réussi à exploiter correctement.
À la suite de ce susurrement dans les limbes de mon esprit, je continue dans la direction de ce halo fuyant que je suis, je ne souhaite pas perdre de vue. Mais l’inévitable disparition finie par arriver, et à l’instant où je pense pouvoir localiser avec précision cette aura, je la perds, elle disparait aussi brutalement que son apparition.
Avec sa disparition, ma prudence réapparait, maintenant que je sais que je me trouve tout proche, je reprends mes réflexes, et je m’impose une progression dans la plus grande prudence. Avec la disparition de cette aura que je poursuivais, je me retrouve à chercher une aiguille dans une botte de foin, mais je sais qu’il ou elle est là, tout proche, et je ne compte pas abandonner.
Je me tapis dans les ombres, je me faufile sans bruit et me fonds totalement dans l’environnement, je suis une ombre parmi les ombres de cette nuit profonde.
Ma progression lente se fait en direction du sommet de la montagne est accompagnée par le silence le plus total.
Au fil de mon ascension, je passe proche d’un homme, visiblement un sniper malchanceux, sa tête repose à quelques pas de son corps, son arme encore pointée vers un point en contrebas.
J’observe le poste de tir et je me rends compte que c’est une bonne position, avec plusieurs solutions de tirs, et une grande couverture de l’espace inférieur à ce surplomb.
Je prends une seconde pour observer la zone de feu du tireur embusqué, non loin de là je remarque un détail étrange, un pilier rocheux est noirci, comme si la foudre s’était abattue avec un acharnement certain sur ce point.
Puis un imperceptible mouvement attire ma vision périphérique, il y a bien quelque chose plus bas, mais je n’ai pas réussi à bien l’identifier.
Je fouille les ombres à la recherche d’un mouvement supplémentaire, je dois identifier plus clairement ce que j’ai entraperçu, lorsque je me sens envahi par une nouvelle présence, rien à voir avec les différentes sensations ressenties jusqu’à maintenant, juste au-dessus de moi.
Je me sens partagé, je suis indécis, je ne sais pas quoi faire, comment réagir !
Dois-je suivre cette nouvelle présence au-dessus de moi, mon esprit est tiraillé, j’ai l’impression que cette apparition très perceptible comparée à celle que j’ai suivie plus tôt est volontaire et servie de camouflage à quelque chose de plus important.
A cet instant je ne sais pas encore quelle décision prendre, mais progressivement ma conscience me dirige vers un choix, qui me fait prendre le cheminement inverse de celui que je suivais jusqu’à présent !
Tous mes sens sont en éveil, c’est à pas de loup que je progresse le long de la paroi rocheuse, je prends conscience de tout mon environnement et de tout ce qui m’entoure.
Je peux remarquer, un peu plus haut, la progression d’un homme, ou peut-être deux, en train de gravir le mont noir en direction de la présence qui vient de se manifester.
J’ai la chance de remarquer un mouvement furtif n contrebas, entre ces deux rochers, juste là, et je me rends compte de l’extraordinaire aisance pour se faufiler dans la plus grande discrétion, et il est clair que la personne dont j’essaye de me rapprocher maitrise parfaitement cette discipline.
Lentement je me rapproche de la dernière position ou j’ai pu apercevoir cette silhouette mystérieuse, et enfin je peux l’apercevoir, rien à voir avec le Tusken Noir, lui, ou elle, juste en face de moi semble bien plus noble dans sa manière de se déplacer, on est bien loin de cette espèce de barbare au déplacement lourd, mais bien sûr quelque chose de plus léger, aérien que ce que j’ai pu constater avec le chef des hommes des sables.
La fluidité de ses mouvements, son aisance font preuve d’une grande capacité martiale ou de quelque chose qui s’y apparente, quoi qu’il en soit, je ne peux me permettre toute imprudence à son égard.
Cela implique de ne pas me précipiter, de prendre le temps d’observer mon entourage, de l’observer, essayer de comprendre ses intentions, et tout faire pour rester le plus discret possible mais mon esprit lui ne peut rester dans l’inaction.
A qui est-ce que j’ai affaire, je ne peux m’empêcher de m’interroger là-dessus, est-ce que j’ai affaire à lui, « Orias », ou alors est-ce que c’est la personne qui est à l’origine de ce message pour « Orias »
En face de moi, à quelques mètres de là, la personne semble se figer, je doute tout à coup, un mauvais pressentiment, comme s’il avait pu entendre mes pensées les plus profondes, comme si je venais de faire tout le déroulement de mes pensées à haute voix.
Je le vois se redresser et pendant que je me colle à un rocher pour en épouser la forme et me rendre invisible, et cette présence qui se trouve plus haut se fait ressentir encore plus fort, je la ressens encore plus fort, juste là-haut, à une bonne dizaine de mètres.
Je sens cet appel, comme si ton mon être se retrouvait attiré par une force intérieure, un appel dans chaque cellule de mon être, tout à coup, je crois comprendre ce que c’est la Force, celle que Erys utilise pour faire léviter ses jouets de fortunes.
Je ne peux m’empêcher de détourner mon regard, de comprendre d’où provient cet appel de la Force. Rien ne me permet de deviner la provenance de ce signal dans la Force, juste une direction.
Lorsque je pose à nouveau mon regard sur le site que je surveillais, la silhouette a disparu, plus personne, comment est-ce possible !
Une alarme silencieuse vient de se mettre en route au plus profond de mon esprit, un avertissement, une mise en garde, qui me met en alerte maximale. La disparition de cet homme, là a seulement quelques mètres de moi, sans un seul bruit qui trahisse sa progression, au moment où j’ai lâché l’observation peut laisser supposer que j’ai été repéré !
Je ne fais plus un seul mouvement, ma concentration est poussée à l’extrême, j’utilise tous mes sens pour ne pas me faire prendre au dépourvu, ou pour en tout cas minimiser les dégâts si je me fais avoir.
Lentement, j’entreprends une recherche minutieuse afin d’essayer de trouver où se cache cette mystérieuse silhouette… -
Post n°55
Auteur : JagabamdaLes Amazones avaient la faculté de percevoir les pensées d’un chacun. Malgré peur, doute, crainte que vierges des sables et colons pouvaient ressentir, le courage ne faiblissait pas, au contraire, il dominait. Il ne faisait que croitre… Cette force, fermeté qui rend capable de balayer la crainte, de supporter ou de surmonter les dangers, la douleur physique et de regarder en face la mort elle-même.
Du sang et du sable...
C'est ainsi qu'on pouvait résumer la bataille qui s'était déroulée au cœur de la montagne noire.
Les Tuskens avaient été assiégés de toute part dans ce qu'ils pensaient être leur refuge. Un refuge en effet mais pour l'éternité. La grotte était devenue leur tombeau, le tombeau de l'empire que pensait pouvoir fonder leur sorcier Tusken.
D'ailleurs la rumeur se répandait déjà, Rkoor était tombé sous les coups s d'un commando Républicain, son corps allait rejoindre la pile de cadavre d'hommes des sables qui s'amoncelait au fond de la grotte.
On avait également retrouvé les colons kidnappés devant servir comme esclaves, pieds et poings liés au fond d'une grotte, certains avaient même été torturés.
Les amazones et leurs élèves avaient bien œuvrés, ce clan avait été détruit, ne restait qu'une dizaine de prisonniers blessés qui allaient certainement être condamnés prochainement pour leur crime par la Justice Fédérale.
Mais contrairement aux autres guerriers qui s'étaient rendus honorablement à proximité d'Anchorhead, il n'y aurait pas de clémence.
Déjà on disait que la XIII légion fédérale allait être déployée dans la zone du ravin de Xeltric afin de surveiller le peuple Tusken.
Et on allait demander au haut conseil de Tatooine de financer une clôture infranchissable, sorte de "mur de Trump" séparant la réserve Tusken du reste de la planète.
Bien évidemment certaines tribus qui n'avaient pas rejoint le Tusken noir seraient libres d'aller et venir dans la mer de dunes dans la mesure ou ceux-ci ne s'attaquaient pas aux colons.
Sinon la main vengeresse de Tatooine allait de nouveau s'abattre sur eux !
Loin de toutes ces considérations, Prima rassemblait ses troupes autour d'elle, ses sœurs furent les premières à répondre à l'appel suivies par les vierges des sables et les habitants d'Anchorhead.
L'amazone observa tous les visages qui se reflétaient par sa lame bleutée, ils étaient si peu...
Elle lisait dépit et soulagement dans leur yeux, la révolte Tusken était enfin matée, et ils ne le devaient qu'à eux et à eux seuls, ils s'étaient libérés de la menace que faisait peser ces sauvages sur leur civilisation.
Certes, il resterait beaucoup à faire, soigner les blessés, enterrer les morts et surtout tout reconstruire...Et ce n'était pas le moment de baisser les bras.
- Fils et filles de Tatooine, VOUS ... Nous avons livré un dur combat, mais nous nous sommes enfin émancipés de la barbarie Tusken… Tuer était facile, maintenant le plus dur vous attend : VIVRE !
Vivre malgré vos pertes et la désolation, vivre malgré l'hostilité du climat, mais vous vous y êtes habitués, certes ce ne sera pas chose facile, mais vous n'êtes plus seuls.
La République vous épaulera, elle veillera à ce que le Haut Conseil prenne enfin soin de son peuple.
Mais surtout regardez-vous !! …. Regardez la femme, l'homme à votre droite, à votre gauche… Menant geste à la parole, si bien que chacun et chacune s’échangèrent un regard… C'est ensemble que vous avez fait front contre les hommes des sables… C'est côte à côte que vous avez combattue… et … c'est ensemble que vous avez vaincu ! … Seul, on va plus vite, ensemble on va plus loin !
Des visages s'illuminèrent, des sourires commencèrent à se dessiner. L'espoir voilà le sentiment que Prima voulait faire renaitre.
Paya choisit aussi ce moment pour encourager les braves survivants :
-La paix intérieure commence dès l'instant où vous choisissez de ne pas laisser les autres ou les événements contrôler vos émotions.
Tous se redressèrent, malgré les blessures et la douleur, c'était venu l'heure d'un nouveau départ, c'est ensemble qu'ils étaient venus combattre dans les profondeurs de la montagne noire, c'est donc tous ensemble qu'ils allaient repartir vers Anchorhead, leur cité, reconstruire leur maison, leur abri et reprendre leur vie d'avant, avec encore plus d'envie de vivre.
Prima émet pour une première fois un soupir et se dit en silence: " Il n'y a pas de gagnant ni de perdant dans un conflit. La victoire est pour les morts, car, eux ne pleureront pas leurs chers disparus."
Puis elle s'adressa à ses sœurs et aux Rat patrol qui restaient sur place, eux, ils ne connaissaient que le combat, leur maison se trouvait sur Jakku au sein du 107eme corps stellaire.
-Nous devons fouiller les lieux, trouver ce que l'on peut sur ce Tusken noir, il n'est pas naturel qu'il soit devenu un adepte du côté obscur aussi puissant.
La Télosiene se souvient d’un célèbre dicton réputé sur sa terre natale : « Toujours par deux ils vont, ni plus, ni moins… Le Maître et son Apprenti… »
Restait à savoir dans quelle catégorie se situait ce Sith en particulier.
-Et nous devons être sûr d'avoir neutralisé tous ces Tusken. Ajouta sa jumelle.
Les commandos républicains acquiescèrent, Moffit fixa une lampe sur son fusil DC qu'il alluma et il commença à fouiller les cavités avec ses frères d'armes.
La bataille était peut-être finie mais qui pouvait savoir quelle surprise encore leur réservait la montagne noire ?
HRP : Fin de l’intervention des Amazones. Il ne reste que les Rat patrol et la Garde dans la montagne. Erys, Ishiro voyez avec Mos pour la suite. Ou vous rentrez à Anchorhead ou vous êtes libres de traquer la PNJ qui a formé Rkoor.