Le chemin est semé d'embûches...
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Post n°45
Auteur : Super PNJGuilde
Gang des lekkusLOm DOnOs disait toujours qu'un champs de bataille attire toujours deux espèces de prédateur: les charognards et les profiteurs;
Mais dans quelle catégorie placer les chasseurs de prime ? c'était une bonne question;
Ceux ci contraint et forcé par le capitaine Républicain s'étaient bien battu, plus prompt à défendre leur propre vie que la veuve et l'orphelin.
Ils avaient fait un carnage parmi les rangs Tusken dans les ruelles d'Anchorhead avec les doubles canons de leur speeder des marais.
La bataille terminée, les Twil'eck ne pensaient qu'a une chose: toucher leur prime et rentrer sur Dantooine après tout au départ, ils avaient été recrutés pour escorter les convois d'eau potable de l'Organisation des Deux Lunes ils s'étaient retrouvés coincés dans cette bataille rangée pour défendre la petite cité.
Ils avaient confié les speeders des marais aux deux frères qui les avaient accompagné depuis l'entrepot à charge pour eux de les ramener au mercenaire qui les avait recruté et malgré les protestations de Joy, ils avaient abandonné Umah, la blessée à son sort, elle était entre de bonne main chez les citoyens d'Anchorhead, mais elle n'était qu'une apprentie, elle n'avait aucune valeur aux yeux de ces chasseurs réputés.
Bors'Ek, Gal A Bru et Zul A Ski avaient été soulagés de voir se poser un des cargo de la Guilde, ils pensaient , a tort, que le doyen avait appris ce qui s'était passé sur la planète des sables et qu'il avait envoyé une âme charitable les chercher, que nenni, c'était mal connaitre le Gant.
Gagnic, un membre de la Guilde, Nautolan de son état, était la pour un contrat, il avait été chargé par le Chiffre de convoyer des opérateurs de la Sécurity Inc' d'Ord Mantel à Mos City. Son partenaire l'avait abandonné mais il avait appris qu'une mise à prix se trouvait à proximité, et il était venu justement en parler avec ses confrères à lekku. Et visiblement le leader Twil'eck avait du mal à le croire;
-T'es sur de ce que tu racontes le crapaud?
-Vérifie sur le réseau , j'te dis! y'a une prime sur un homme des sables qui porte une armure noire.
Gal se connecta à l'aide de son datapad sur le réseau de la Guilde et effectivement la République offrait une belle somme pour quiconque ramènerait ce Tusken noir, mort ou vif.
-La grenouille a raison!
-Y'a du crédit a s'faire! on plus on est déja la!
les Tuskens se sont pris une raclée, doit plus en rester grand chose!
-Allons y!
Bors'Ek semblait réfléchir, c'était louche cette histoire, toute les troupes régulières et irrégulières chassaient les survivants dans les montagnes noires seuls les Freemen avaient préféré se retirer. Pourquoi mettre une prime sur ce Tusken en particulier?
Joy, sans doute la plus intelligente du groupe prit la parole.
-Je suis pas sur que ce soit malin de traquer notre prime sur son terrain!
L'ex esclave marquait un point en plus ça grouillait de Tatooiniens revanchards dans la montagne, ils étaient du genre à tirer avant et poser les questions après;
-Laissons les soldats le débusquer, on n'a qu'a l'attendre en bas de la montagne.
En voila une idée qu'elle est bonne pensa Bor' et au pire, suffirait de chercher son cadavre parmi les Tusken morts et le premier corps qui aurait une armure ferait bien l'affaire. Il était convaincu et avait justement une petite idée derrière la tête.
-Ca marche! on se sépare!
Gal et Zul à l'ouest, Joy et Gagnic au nord, moi je prends le sud!
Bor' avait toujours préféré travailler en solo et si jamais le Tusken noir se pointait dans sa direction, il lui ferait son affaire et demanderait un gros pourcentage sur la prime après tout c'est lui qui aurait fait la plus grosse partie du boulot, et même s'il avait pris le sud le Twi'eck violet ne perdait pas le nord..."A l'époque ou la vie d'un homme ne valait rien, sa mort en valait beaucoup. Ainsi apparurent les chasseurs de prime"
Sergio Leone
Spoiler : Spoiler
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Post n°46
Auteur : Dark MosAprès le court périple sur Nar Shaddaa, l’infiltrator de Dark Mos suivi du transporteur arrivèrent enfin en vue de la planète de Tatooïne. Comme convenu durant le trajet, les deux vaisseaux stoppèrent leur avancée, il fallait rappeler les règles une dernière fois avant de se mettre à la recherche du tusken. Utilisant le système de communication, Mos donna ses directives.
- Bon, c’est ici que l’on se sépare, vous faites en sorte de ne pas vous faire attraper par les barrages républicains et vous attendez patiemment les ordres. Si Darth Orias ou moi-même ne montrons pas signe de vie durant deux heures, vous repartez sur Malachor et en informez le seigneur Darth Negens. Il saura quoi faire.
- Bien Seigneur Mos. Vous n’en aurez pas besoin mais, bonne chance.
Coupant la communication et mettant un comlink à l’oreille à l’instar d’Orias, celui-ci lui indiqua la marche à suivre.
- Bon, il est temps d’y aller, quand nous aurons franchi le périmètre d’observation de la République, enclenche le système d’invisibilité.
- Ce sera fait mon seigneur.
Remettant le moteur principal en marche, l’infiltrator reprit sa destination initiale, direction Tatooïne et son désert torride. Mos effectua un simple geste de la main, mais Orias ne l’avait pas attendu et avait déjà enclenché la manœuvre de discrétion et le vaisseau disparut tout simplement des appareils de mesure de la République Fédérale avant même d’être à portée de détection. Le vaisseau du seigneur sith était un atout de poids pour contourner les barrages spatiaux, heureusement pour les ennemis du zabrak, il ne pouvait pas transporter une armée, ce qui serait sans doute l’une des armes les plus dévastatrices de la galaxie.
Traversant la zone d’interception sans soucis, Mos indiqua sur l’hologramme de la planète l’endroit où ils devaient atterrir, pour éviter de se faire surprendre par la République. Il connaissait les différents endroits prépondérant de la République qu’il fallait éviter, même si le danger n’était jamais bien loin sur une planète sous leur emprise.
Survolant l’immense désert aride, l’indétectable vaisseau sith se dirigeait au Sud de la planète, le point cardinal précisé par l’éclaireur qui avait même évoqué le nom d’Anchorhead, l’endroit où le tusken avait été aperçu, sabre laser en main. Même indétectable, Mos préféra rester à distance raisonnable du sol, histoire de parer à toute éventualité républicaine.
Une heure s’était bientôt écoulée depuis les débuts des recherches et pour l’instant ces dernières étaient infructueuses, cependant, ils étaient enfin arrivés à proximité d’Anchorhead.
- Reste bien à l’écart des abords de la c...
Le seigneur sith s’interrompit volontairement, quelque chose tentait de s’immiscer dans son esprit comme une âme perdue qui se jetterait sur le premier venu. Il aurait pu volontairement fermer la porte à cette intrusion parasitaire mais décida de la laisser faire pour le moment et leva sa main lentement pour indiquer à Orias qu’il ne devait pas être dérangé.
Observant les images qui défilaient sous ses yeux, il essaya de comprendre chaque scène qui s’offrait à lui. Il comprit rapidement que ce message était lié à sa venue, il y avait le désert de Tatooïne, les primitifs tuskens se rassemblant autour de lui, il ressentit de la tristesse mêlée à des sentiments plus forts, plus déterminés et brusquement les images s’évanouirent. La vision fut brève et confuse, le zabrak se caressa le menton, essayant de comprendre le message derrière cet appel.
- Qu’avez-vous vu mon seigneur ?
Orias le sortit de ses pensées, mais de toute manière, il n’y avait pas grand-chose à retenir de ces visions, hormis qu’ils étaient tout proche de leur but.
- Je ne saurais le dire moi-même. Mais au moins, je sais que ce tusken est dans les parages, ce message était faible, je ne l’aurais pas capté à une vingtaine de kilomètres plus au Nord.
Orias regarda la ville d’Anchorhead au loin devant eux, puis plissa légèrement les yeux, comme happée par quelque chose.
- Alors il n’y a plus beaucoup de possibilités seigneur Mos. Cette ville et cette montagne derrière elle sont les seuls endroits différents de ce désert aride.
Mos regarda la direction pointée par la chef des Beasts. Elle avait raison, le message était dans ce périmètre et vu qu’ils n’avaient rien vu au Nord de cette ville, cette dernière et les montagnes étaient les seuls endroits plausibles pour y cacher un tusken rebelle.
- Mettons-nous à mi-chemin de ces deux points principaux et à l’abri des regards. Les dunes à l’Est seront parfaites.
Après avoir indiqué aux beasts que tout allait bien, Orias reprit les commandes dans la direction indiqué par Mos. Survolant presque la cité d’Anchorhead à bonne hauteur, ils purent constatés quelques mouvements de foule et de dégâts causés un peu partout, indices évidents qu’une bataille avait eu lieu il n’y avait pas si longtemps que cela. De là où ils étaient, ils n’entendaient ni les cris des civils apeurés essayant de retrouver leur calme, ni les cris de douleur des blessés, tentant de survivre pour le salut de leur misérable existence ou encore les appels de ceux qui tentaient de leur redonner l’espoir, l’espoir de retrouver leur vie insignifiante et banale à nouveau. Tout cela ne confirma que les soupçons du seigneur sith qui avait vu juste, lorsque l’on affrontait la République avec des moyens primitifs, on ne pouvait pas imaginer une victoire.
Arrivés sur le lieu prévu, bien cachés à l’ombre des dunes de sable entre Anchorhead et les montagnes, ils sortirent du vaisseau en ayant bien veillés à être à l’abri des regards. Une chaleur étouffante s’abattit sur eux comme la masse d’un forgeron en train de travailler sur son enclume, il avait beau connaître ce climat, seul un natif pouvait endurer dans la souffrance cette météorologie abominable. Remettant leur capuche sur leur visage pour se protéger du mieux qu’ils pouvaient, Mos rappela à Orias la raison de leur venue.
- N’oublie pas qu’il faut que l’on reste le plus longtemps possible invisibles aux yeux de la République et des ennemis du tusken. Il nous faut le trouver et s’échapper rien de plus. En revanche, nous ne mourrons pas pour lui.
- Oui seigneur Mos.
Même en partant de moins loin que la cité d’Anchorhead, la marche vers les montagnes allait être relativement éprouvante et il fallait rester aux aguets pour ne pas être repérés durant leur trajet. Pour être sûr de leur destination, Mos bascula dans une sorte de transe et ses yeux devinrent blancs. Il n’avait pas souhaité utiliser cette méthode avant d’être arrivé sur Tatooïne, tout simplement pour éviter de consumer trop de son énergie. Le message qu’il transmit fut simple et limpide, le tusken n’aurait aucun mal à l’entendre, de toute façon il n’avait certainement pas la force de résister à cet appel.« Tusken aux ambitions démesurées... Je m’adresse à toi.
Si tu souhaites survivre... Tu répondras à cet appel et je viendrais... Mais si tu choisis cette voie et que tu t’en sors... Ta vie m’appartiendra.
En revanche... Si tu refuses... Oublie la République... Je serais ton fléau…
Réfléchis-bien... tusken. » -
Post n°47
Auteur : Ishiro ShinraLes amazones sont arrivées comme une mouche dans la soupe.
Je ne m'attendais pas à voir autant de monde les accompagner, mais cela change un peu la donne, nous ne sommes plus en sous-effectif complet, et nous avons maintenant clairement une chance de pouvoir entrer dans cette grotte et en ressortir en vie, avec le Tusken.
Pour le moment, je dois m'infiltrer dans cette grotte, ne pas me faire repérer, trouver le Tusken noir.
Ensuite on avisera pour la suite, sa reste encore confus, mais la gamine à bien dit mort ou vif, et mort m'arrangerais bien plus que vif.
Personnellement je suis toujours autant attiré par lui, par sa soupe, ça me permettrait d'en faire ce que je veux, mais pour la république, c'est une autre histoire, je pense que certaines questions doivent avoir des réponses, et si c'est bel et bien un Sith, alors il ne doit pas être seul, il doit y en avoir au moins un autre.
Ce qui j'avoue m'intéresse, potentiellement ça représente encore plus de soupe, encore plus de traque, finalement que du bénéfice. Donc je suis partagé sur mes décisions quant à cet homme des sables.
Avec les changements de plan, j'ai profité d'aller me reposer pour la première partie de la nuit, il me faut être en pleine capacité de mes moyens demain à l'aube.
La journée risque d'être éprouvante pour tout le monde, et je ne pourrais compter que sur moi demain dans cette grotte, face à tout le monde.
Si rien ne se passe comme prévu, ça risque de chauffer sévère pour mon matricule là-dedans.
Ensuite, j'ai profité de voir encore une fois les Amazones durant un de leurs entrainements, leur art martial mortel m'attire, je le trouve impitoyable, harmonieux, presque une caresse de la mort elle-même.
Le perfectionnisme de leurs gestes implique de longs, fastidieux, répétitifs entrainements, dans la douleur du corps et la souffrance de l'esprit.
Une connaissance parfaite de chaque mouvement, une précision chirurgicale ; je prends des notes, depuis ma position, je répète ces mouvements pour les assimiler et garder une empreinte musculaire, peut être que cela me sera utile.
Après ces petits exercices et cette mise en forme, je me dirige vers la grotte, il est grand temps de se mettre en condition de chasse
Je reprends mon poste d'observation en contrebas de la grotte, tous mes sens en alerte, je scrute les ombres, j'écoute tout ce qui se passe alentour. J'entends divers rongeurs qui profite de l'enveloppe nocturne pour sortir manger quelques jeunes pousse que le soleil de la journée aura épargné.
Plus loin quelques petits rochers qui s'éboulent et dévalent de quelques mètres la pente.
Maintenant que je suis conscient de mon environnement, je focalise mes sens sur la grotte elle-même, je tente de me concentrer sur tout bruit qui pourrait me sembler inadapté dans cette cavité rocheuse.
La nuit s'avance gentiment vers l'aube, actuellement je vais et je viens, je cherche tout un tas de possibilités pour surprendre mes adversaires.
J'ai dans mon investigation remarqué deux espèces ce cheminées, qui donne plus loin dans la grotte, ces entrées me permettraient de pouvoir passer par un axe secondaire et éviter une grosse perte de temps avec l'entrée piégée.
Il me faut choisir la plus adéquate des deux.
A la suite d'une précise inspection des deux conduits, je me décide que je passerais par le plus fin des deux, un boyau étroit mais visiblement non piégé et par lequel proviens le moins de bruit.
J'en ai déduit que ce boyau devait soit être plus long soit plus éloigné des troupes terrées dans la grotte.
Maintenant que je sais par ou passer, je retourne me préparer avant que l'aube ne vienne à nous.
Je retrouve les besaces que les colons ont utilisé pour se badigeonner de sang de Bantha, et j'en profite pour faire de même, je m'enduis tout le corps sans oublier de faire le visage.
J'espère que cela aura l'efficacité voulu, car les Massifs sont de loin des créatures dangereuses.
J'ai encore un moment pour me focaliser sur les lames de mes vibropoings, je vérifie que tout est en ordre de marche, ne s'agit pas de faire face à une panne lorsque j'ai le plus besoin de mon matériel.
Tout fonctionne parfaitement, je ne manque pas de munition pour mon DE-10 et mes lames sont affutées comme des rasoirs.
Je prends le temps maintenant de me préparer le mieux possible physiquement, tout mes sens sont en éveil, je sens la douce brise caresser mes joues, les quelques bruits qui surviennent de plus bas, certainement le camp qui commence à s'organiser.
Il y a aussi mon boyau, d’où j'entends quelques grognements lointains de Tusken, il faudra, si je m'en sors que je pense à investir dans un traducteur, cela pourrait être utile par la suite.
Il est temps, la nuit se transforme gentiment, laisse son épais voile noir devenir peu à peu plus clair, les premières ombres nocturne commencent à se dessiner dans l'aube naissante.
Je profite encore de l'obscurité pour m'enfiler dans le trou en face de moi.
Règle première, être invisible
Je me faufile sans bruit, j'avance à l'allure la plus rapide que ce tunnel me permet, sans bruit.
Je pourrais largement avancer plus vite, mais au détriment de ma discrétion, tout ce que je cherche à éviter.
Après un moment, à me faufiler entre les entrailles de la montagne, j'arrive proche d'un embranchement.
Sur ma gauche, je vois une ouverture qui donne sur une cavité, d’où je peux apercevoir des lumières blafarde, dispensées par des torches. Le vacillement de la lumière ne laisse pas de doute quant à la source de celle-ci.
Sur ma droite le boyau repart dans les profondeurs de la roche et bien que je ne distingue rien au loin, je peux entendre quelques voix, grogner de temps en temps.
Avant de me décider de la voie que je vais suivre, je prends une minute pour prendre les informations que l'ouverture sur ma gauche veux bien me donner.
Je m'approche précautionneusement, et je jette un œil.
Je me suis enfilé dans mon trou à environ 60 mètres sur la droite de la grotte, et presque 25 plus haut.
J'ai dû progresser de 15 ou 20 mètres environ, ce qui me fait penser que je suis déjà bien avancé dans cette grotte obscure.
Je vois quelques hommes qui sont plus ou moins somnolent, de ma position, je peux en observer six.
Il serait stupide de descendre ici, je suis à un peu plus de 2m50 du sol, et ma chute ne passerais pas inaperçu, trop de risque de me faire repérer.
Je décide donc de suivre le second tunnel, et de m'enfoncer toujours plus loin dans les profondeurs de terre et de pierre.
Cette cheminée naturelle, du moins c'est ce que je pense, m'intrigue.
Je ne comprends sa formation, mais je ne suis pas géologue, et les aléas de la nature me sont totalement inconnus.
Je remercie la nature de m'avoir offert cette opportunité de rentrer discrètement dans l'antre de ce Sith.
Amusant, première fois que je pense véritablement à lui depuis que je suis entré pour le rejoindre et à ce qu'il doit être en train de faire.
Est-il en train de se reposer ou bien fait-il les cent pas en nous attendant ?
Je n'ai pas de réponse à cette question, mais je suis partagé, j'aimerais d'un côté qu'il nous attende de pied ferme et pouvoir me confronter à lui, juste pour voir comment il se débrouille face à autre chose qu'un pauvre fermier.
D'un autre côté, je ne sais pas trop, j'ai entendu parler des Sith, mais ce ne sont que des histoires, et je ne sais pas ce que peux valoir ce genre d'adversaire, et si je n'ai pas peur, je reste méfiant, très méfiant.
J'arrive au bout de ce second tunnel et fait de nouveau face à plusieurs embranchements.
Trois cette fois-ci.
Celui en face de moi deviens bien trop étroit pour que je l'empreinte.
Celui à ma gauche me parait bien long et calme alors que beaucoup plus de bruit provient du dernier.
C'est celui-ci que je me décide de suivre, et après un autre long moment, je parviens proche d'une ouverture en face de moi.
Une bougie est posée dans le l'embouchure du tunnel, éteinte !
Je rampe le plus silencieusement possible, telle la caresse du vent léger sur des brin d'herbe.
Le tunnel donne sur une petite pièce, cavité naturelle dans la roche pas plus de 3 ou 4 mètres carré, et un Tusken dors, couché au pieds de l'ouverture, un mètre sous moi.
Rien d'autre dans cette salle ?!
Je m'enfile dedans et brise la nuque du dormeur, une belle fin pour lui si on peut dire.
Une seule sortie se présente à moi, je me faufile discrètement. Le couloir est sombre et un brouhaha lointain semble monter des confins de celui-ci.
Surement les premiers cris d'alerte pour avertir de l'attaque des alliés en poste dehors.
Je suis surpris pas le manque de gardes, mais je vais éviter de me plaindre, tant mieux pour moi !
J'évite les confrontations autant que possible, je me tapis dans l'ombre, et me fond dans la moindre cavité au premier bruit suspect.
Ce n'est pas le moment de me faire repérer, révéler ma position pourrait avoir une issue fatale.
Je continue de progresser en silence, une ombre dans la nuit.
J'entends nombre de Tuskens au loin, des grognements, des cris, des râles.
J'imagine que le combat fait rage à l'entrée de la grotte et je pense rapidement à Erys.
Pourvu que tout se passe bien pour elle.
Je continue longuement, sans savoir vraiment ou je vais, mais mon instinct me dit que je suis dans la bonne direction.
J'entends que l'on se dirige vers moi, je plonge dans une cavité rocheuse, je m'enfile dans le trou.
Deux Massifs passent près de moi sans me remarquer, ingénieux ce sang de Bantha !
Je suis un peu rassuré, la direction que je prends n'est pas fausse, il y a bien du monde devant moi.
C'est à pas de loup que je continue, longue marche silencieuse. Je m'isole et me cache à chaque alerte, mais je ne croise pas grand monde.
J'en déduis que le dédalle de couloir que j'ai parcouru fait partie des accès secondaire, les moins pratique pour aller et venir dans la grotte.
Cela n'a pas empêché les hommes des sables de poser des pièges au endroits stratégique, mais facile à repérer et à désamorcer.
Un peu plus loin, je repère enfin un Tusken, tout de noir vêtu.
Il est visiblement en poste, à garder les couloirs.
Il regarde droit devant lui, dans la direction des bruits de combats qui nous parviennent de l'entrée de la grotte, puis à intervalle assez régulier, porte son attention sur le couloir derrière lui.
Cet homme me fait penser au chef des Tusken, mais ne moins impressionnant.
Il me fait penser à la garde personnelle du Sith, dans les mêmes couleurs de tenue.
Par chance et par expérience, je peux m'approcher de lui sans me faire repérer, puis au moment ou son instinct l'averti du danger, c'est pour me voir lui assener un coup mortel.
Je suis sûr de moi maintenant, le chef n'est pas loin ! -
Post n°48
Auteur : Super PNJ« Vous avez déjà tué le chef de la coalition durant la bataille… » dit ce Shavic … En guise de réponse, moi je dis : " Quand on joue avec le feu, on s’y brûle !" Le négociateur tente de sous-estimer l’importance à leur côté de l’adepte obscur lors de cette révolte. Mais on ne la fait pas ni à RickPool, et encore moins aux républicains.
J’ai traversé bien des planètes, et avec mes voyages dans ces galaxies, je sais très bien que dès qu’un Sith est impliqué cela finit toujours en calamité. Ce négociateur a décidé de jouer au plus malin avec moi… Mais à malin, malin et demi… J’ai le pif fin, et je sens qu’on veut me faire gober que la bataille est terminée.
Il me débite : « il n’y a plus rien à craindre pour les humains » … Celui-là me prend vraiment pour un crétin. Les Tusken, ces êtres violents et sanguinaires, ils ont vraiment tout pour plaire ! Tel un ventriloque, Shavic traduit les paroles de ce soi-disant chef, un certain Krok.
Laissez-moi rire, alors maintenant, Monsieur veut une trêve après avoir lancé les hostilités ! Sous prétexte qu’arrive la saison de leur reproduction.
On tue des familles, des enfants … Des innocents ! Sans prendre en considération la valeur des familles, des êtres vivants !! Et on veut aujourd’hui, un cessez-le feu pour batifoler, procréer, copuler en toute liberté ? Et bon prince, il propose même de ne pas attaquer de colons pendant deux cycles solaires. Ne se rendent-ils pas compte que leur tribu a déjà un genou à terre et d’un simple geste, la République peut enfoncer leur tête dans le sable.
Il est temps pour la République que je représente de mettre les pendules à l’heure. Cependant le seul point qui retient mon intention, c’est la libération des prisonniers.
- Messieurs, tout ça c’est bien beau… Vouloir assurer sa descendance, c’est tout à votre honneur ! mais au vu de comment vous traiter la vie des autres êtres vivants qui partagent cette planète, ne nous en voulez pas… Mais nous ne serons pas de Grands Seigneurs !...
- Tout d’abord, concentrons-nous sur ce qui mérite priorité. Vous allez commencer, avant toute chose, par libérer tous vos prisonniers. Ensuite, votre peuple sera placé dans le ravin de Xelric sous la garde de la République.
Il s’agit d’un enchevêtrement de gorges naturelles, de steppes et de roches. Le ravin est encastré entre les monts Hubba et La chaîne de Mospic. Ce qui forme une sorte de barrière naturelle avec de grandes citées. Un endroit parfait pour stocker cette tribu agressive.
Voyant le visage de ce cher Shavic en proie à la décomposition, j’enchaîne :
- Si ces conditions vous déplaisent, je peux toujours demander aux Freemen de proposer une solution radicale plus digne de votre bestialité. Ma proposition ne reste valable du moment où celui que vous nommez « sorcierTusken » nous soit livré !
L’attention des colons amassés autour de nous est autant palpable. Observant la scène, buvant mes paroles, tout en eux, leur regard, leur cri, leur geste, expriment un seul souhait, comme un seul mot qui voulait dire « Vengeance »… Je me rends bien compte, qu’ils préfèreraient qu’on jette tous ces tuskens dans la gueule du Sarlacc de Carkoon. Mais la République reste fidèle à ses valeurs. Pas d’exécution sommaire même en cas de crimes de guerre. La balance de la justice doit rester équilibrer.
Pour la survie de son peuple, Shavic n’a pas d’autres choix que d’accepter cette reddition sous condition.
Soudain, un cri fend la foule : « … Mon fils, Ma bataille !! »
Un colon, dont les stigmates de la bataille marquent encore son frêle corps, se présente face à nous avec force et détermination. Son jeune fils a été kidnappé par le sorcier Sith sur le champ de bataille Soutenu par ces compagnons et d’un simple bâton, il exige la libération immédiate de son jeune garçon. Un des Tuskens, jeune ma foi, plus courageux que les autres je crois, sort du rang et timidement avoue que ce jeune prisonnier a été emmené au camp. Et il est prêt à nous y accompagner pour le récupérer.
Aussitôt une délégation menée par le père et ses compagnons, se dirige avec ce tuskens à leur côté pour récupérer ce jeune prisonnier. Quelques miliciens leur emboitent le pas. La République n’abandonne pas ses enfants.
Shavic les observe s’éloigner, il semble avoir compris que son sort est scellé …Spoiler : Spoiler
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Post n°49
Auteur : Jagabamda« Attendez ma venue aux premières lueurs du jour. À l'aube, regardez à l'est »
Prima avait reçu ses ordres, même si elle n’appréciait que peu la Garde républicaine, elle se devait d'appliquer ce plan qui en valait un autre, elle l'avait établie en prenant en compte les informations glanées par sa soeur et sur ses propres recommandations. La milice et ses alliés Républicains allaient donc faire une diversion en s'infiltrant dans la montagne noire par ses cavités naturelles. Pendant ce temps, les amazones assistées des vierges des sables allaient se placer de l'autre pan de la montagne pour prendre l'ennemi à revers.
Cela peut être effectivement un bon plan, les Tuskens seraient coincés dans leur trou à rat mais Prima ne pouvait se résoudre à obéir simplement aux ordres de la garde sans faire une ultime mise au point.
- - Garde Talmark, je ne suis pas sous autorité de l'armée Républicaine, je suis aux ordres de la vice chancelière. Cependant nous exécuterons ce plan, je mènerai les Tatooiniens et Tatooinienne à la Victoire ! Que le grand esprit Ysanis vous garde !
Le général Ysanis était un echani qui combattit pendant les guerres Mandaloriennes, la légende disait que ses six filles étaient les premières servantes Echanie Il faisait dorénavant partie intégrante de la culture guerrière de Telos.
D'un simple geste, elle ordonna à ce qu'elle définissait comme ses frères et soeurs d'arme dorénavant à se mettre en chemin pour contourner la montagne noire par l'est.
Sans un mot, la colonne se mit en route, tous animés par un esprit de revanche ou de haine pour ceux et celles qui avaient tant perdu dans la bataille d'Anchorhead.
Profitant de la noirceur de la nuit les assaillants se mirent en place sur le flanc de la montagne, les Amazones sentirent une aura obscure émanant de ces lieux, c'était l'endroit idéal pour clôturer cette bataille et mettre fin à cette horde sauvage mené par un adepte obscur.
En attendant l'attaque, certains priaient leur divinité, d'autres repensaient à leurs chers disparus, il semblait qu'on entendait parfois un sanglot étouffé mais tous tenaient fermement leurs armes contre eux.
Peu à peu, le ciel s'éclaircit, les soleils de Tatooine se levèrent enfin, le moment fatidique que tous et toutes attendaient arrivait enfin.
Prima leva la main et ses trois soeurs se dirigèrent en silence vers les Tuskens qui montaient la garde, à l'aide de leur vibrolame elles les neutralisèrent en silence, nul bruit ne vint troubler l'aube...
Une aube sanglante comme en témoigneraient les deux soleils rouges qui montaient maintenant dans le ciel.
C'était le moment ! Un cri de guerre ancestral retentit soudain troublant un silence pesant, et les amazones se lancèrent dans la bataille, suivies de près par les fils et filles de Tatooine.
Les Tuskens, surpris au réveil, tentèrent de s'organiser, mais leur leader semblait avoir disparu, se sentant pris aux pièges telles des bêtes enragées, les pillards des sables s'emparèrent de leur fusil blaster et gaderfii pour une ultime bataille.
Un Tusken se jeta sur Prima en hurlant, elle le transperça à l'aide de sa lame bleutée, à ses côtés une vierge des sables neutralisa un massif d'un tir précis dans la gueule alors que celui-ci dévoila ses crocs.
Les murs calcaires de la montagne furent éclaboussés de sang au fur et à mesure que la colonne vengeresse s'enfonçait plus profondément dans les entrailles de la montagne noire.
Désemparés, les défenseurs opposaient pourtant une résistance pourtant acharnée, tous savaient que se livrait un combat à mort. Les Tatooiniens ne feraient pas de quartier, ils voulaient venger leur fils, filles, soeurs, frères, amis ou parents qui étaient tombés dans la cité précédemment.
Un colon jeta une grenade dans une cavité, l'explosion souffla les Tusken qui s'y étaient cachés, un peu plus loin, une vierge des sables affrontait à la lance un Tusken qui faisait tournoyer son arme au-dessus de sa tête, elle lui perça l'abdomen sans aucun état d'âme et s'acharna sur son cadavre.
Deux Tatooiniens avaient coincé un humanoïde contre une paroi rocheuse, leurs masses lui fracassèrent le crane de concert. Mais certains habitant d'Anchorhead perdirent également la vie sous les coups de la bestialité Tusken ce qui décupla encore plus s'il le fallait la soif de sang des colons.
Oui aujourd'hui le bras vengeur d'Anchorhead allait s'abattre sur ce clan de Tusken... -
Post n°50
Auteur : Erys TalmarkC'est ça la guérilla ? C'est ça une bataille ? C'est ça la guerre ? Mes oreilles sifflent, à cause du bruit, des explosions, des tirs, des échanges de coups et surtout à cause des cris. De souffrance, de haine, de mort, de tristesse, je ne sais même plus comment les distinguer, j'en suis parfaitement incapable. En même temps, est-ce que je suis capable de quoi que ce soit à cet instant ? Adjudant Talmark, recroquevillée derrière un couvert de couvert pour éviter les tirs de ces foutus sauvages de Tuskens, avec le sang d'un milicien qui souille ce qu'il reste d'honorable dans sa tenue. Je sens que ça poisse, que ça colle, que l'odeur déjà se fait sentir, l'odeur du sang si particulière, qui pourtant attise mes sens en communion avec l'adrénaline.
Les paroles de Prima me reviennent dans la tronche sans que j'aie rien demandé. Bla bla bla, je suis aux ordres de machine, et c'est moi qui mène à la victoire... Du vent, tout ça. En attendant, cette bataille vire à la boucherie des deux côtés, et pour être honnête, je ne vois pas ce que je vais pouvoir apporter de plus hormis quelques morts supplémentaires ? Pourtant, nous avons désormais, a priori, l'avantage du nombre en plus de celui de la surprise. Le plan initial est bancal, mais il a le mérite d'éviter de rentrer dans le tas et de perdre plus d'hommes que nécessaire...
Je finis par cracher au sol. Qu'est ce que j'en ai à faire de tout ces types ? A part les Rats, et encore, y'en a combien qui ont montré la moindre gratitude ? Aucun ! Combien auraient eu de la compassion à l'époque où j'étais dans le besoin ? Zéro ! Combien auraient détourné les yeux, comme ils l'ont tous fait ? Ceux-là ne valent pas mieux que les autres, hormis qu'ils tabassent ces foutus sauvages qui m'empêchent de retourner sur une planète où je n'aurai pas systématiquement du sable dans l'uniforme. Je sens la colère monter en moi, je sens que... c'est comme si je n'étais plus moi-même, comme si je me voyais de l'extérieur de mon corps... Encore cette sensation ? Je vois un Rat qui arrive à mon niveau.
-Faut ordonner la retraite, les miliciens se font massacrer !
Je me vois l'empoigner à la gorge sans hésitation, c'est vraiment moi, ça ? C'est vraiment Erys Talmark qui fait ça ?
-Remets en cause mes ordres et je t'envoie en première ligne. Ishiro est là-dedans et on abandonne pas la Garde Républicaine.
Je n'ai pas le temps d'en dire plus manifestement. Mon corps s'anime de lui-même, et je me vois me redresser de mon couvert. Quelques tirs bien placés pour enfin abattre l'un des fumiers qui pilonnait ma position. J'ai l'impression de m'évaporer...
Bordel, elle est enfin partie, il était temps ! Elle est sympa, mais quand elle en charge du corps, j'ai l'impression qu'on avancera jamais. Alors que je me remets à couvert, suppléée par le Rat bougon qui ne manque pas de canarder à son tour, j'ai à peine le temps de l'agripper par le fond du pantalon pour le faire se mettre à couvert, alors qu'il hurle de douleur, m'explosant un tympan au passage. De rien, surtout ! Super, le remerciement. Je l'assois contre la pierre alors qu'il serre les dents et sa main sur son épaule. Touché par un tir de blaster, il devrait s'en sortir, si j'en crois ce que j'ai déjà vu, mais pour lui, la bataille est finie. Rah, fait %$!# !
-Retourne à l'arrière. Assure toi de nous couvrir si tu peux. Et pas de risques débiles, je te couvre.
C'est le moment de briller. De faire étalage de ce que j'ai compris. Je me sens rassérénée, comme portée par le souffle du combat. Je recharge mes blasters et plonge hors de mon couvert, sur la droite, les déchargeant d'un coup, cherchant plus à surprendre qu'à toucher. Au bruit, je ne suis pas certaine d'avoir fait mouche, mais ça les a calmés un peu. Au mépris de toute sécurité, je fonce sur un nouveau couvert, celui d'un Tusken, cette fois, qui était bien trop avancé, l'imprudent. Au moment où il relève la tête, je l'agrippe par le col, ou ce qui ressemble à un col et je le tire violemment vers l'arrière, y mettant absolument tout mon poids de manière à le faire rompre. Oui, c'est risqué, mais quelle réussite ! Le craquement de sa nuque et de sa colonne vertébrale est aussi satisfaisant que dégoûtant, j'ai envie de vomir, mais je ne sais pas si c'est l'excitation ou l’écœurement. Toujours est-il que cette petite manœuvre semble provoquer des émules au sein de ma petite escouade. J'entends leurs cris, alors que je les vois se redresser comme un seul homme.
Je vous l'avais dit. Ce sont des abrutis.
Ils sont presque immédiatement fauchés par des tirs de blasters d'en face. Sans couvert, sans soutien ni support, ils viennent simplement de s'offrir en pâture. Puis le temps se fige pour moi. Une jeune fille qui me fixe. A genoux dans le sable, du sang au coin des lèvres, elle rampe jusqu'à mon couvert, pour s'écrouler à mes pieds. Tout semble s'arrêter. Lorsque je la retourne sur le dos, seuls ses yeux vitreux semblent regarder le néant, son corps amorphe pèse sur mes cuisses. Plusieurs tirs l'ont percutée au torse. Une ultime respiration. Puis le noir pour elle. Neela n'est plus. Et jamais ne fut, vraisemblablement. Au milieu de ce théâtre de violence et de chaos, je me prends à avoir de la tristesse pour cette gamine, qui n'a certes eu que ce qu'elle cherchait en rejoignant ce commando, mais sans doute aspirait-elle à autre chose. Désormais, ni rêves, ni cauchemars pour elle. Peut-être était-ce pour le mieux ? Peut-être valait-il mieux périr en combattant pour quelque chose auquel on croit, même jeune, que vivre sans aucun but. Je ferme ses paupières alors que je sens monter quelque chose en moi, tout en entendant des pas lourds. Les Tuskens, même avec les Amazones dans leur dos, ont l'air de vouloir en découdre. Très bien.
Je laisse derrière moi le cadavre de la pauvre jeune fille et je me redresse. Le temps est ralenti autour de moi, est-ce une réalité ou une illusion ? Je n'en sais rien. Instinctivement, je tends le bras en arrière comme si j'attrapais une lance invisible, avant de faire un grand mouvement vers l'avant. Mon cri doit déchirer à son tour les clameurs du champ de bataille. Mon poing s'abat au sol, envoyant une onde de choc autour de moi qui fragilise les roches, fait se soulever le sable et la poussière, et envoie paître les Tuskens qui rencontrent les premiers nommés. A nouveau, ces bruits de craquements d'os se font entendre, mais je n'en ai cure. De mon côté, la bataille est terminée. Ou presque.
Devant moi, je vois un homme des sables ramper sur le sol. Comment est-il vivant celui-là ? Peu importe. Je m'approche et le retourne d'un coup de botte bien placé au creux du ventre. Il crie, de douleur sans doute. Je le vois lever les mains. Un instant, je me demande si je ne devrais pas faire un prisonnier. L'instant suivant, je braque mon blaster sur lui. Mais j'ai la main qui tremble, le bras qui s'agite. Pas comme ça. Pas ainsi. Alors je range mon arme.. Puis, lentement, je m'accroupis, et j'attrape la tête du Tusken pour le frapper violemment sur la roche. Une fois, deux fois, douze fois, jusqu'à ce que plus rien ne bouge, jusqu'à ce que la haine qui m'anime ne s'apaise enfin. Au loin, les combats continuent. De mon coté, je prends un temps.
Je l'ai mérité... -
Post n°51
Auteur : Ishiro ShinraJe suis proche, je le sens, j’en suis persuadé, plus personne ne peut se mettre en travers de ma route. Au fond de cette grotte, je ressens sa présence, il s’est terré comme un chien tout au fond de sa tanière, mais je l’ai retrouvé, il a beau essayé de se cacher, rien ne m’empêchera d’aller le chercher même au fin fond d’une montagne.
Cet endroit est troublant, cette montagne résonne de manière étrange, je ressens sa puissance au fond de mon être, elle masque le Tusken presque totalement, comme si ma proie, car c’est ce qu’il est devenu depuis que j’ai eu envie de sa soupe, semblait disparaitre dans la puissance de ces roches qui forme cette étrange montagne.
Je progresse toujours au sein des couloirs étroits de la montagne, mais aussi loin dans la pierre, personne ne se trouve là, j’entends les combats qui font rage dehors, et je pense que tous les Tuskens présents sont maintenant à protéger les entrées pour interdire toute progression vers leur chef, vers ce Tusken Noir.
Encore une bifurcation, un de plus qui je le sais me rapproche un peu plus de ce repas. Je suis troublé par une chose, c’est qu’à ce moment précis, je ne ressens plus du tout son aura, surement dû à cette étrange montagne qui dégage beaucoup plus de puissance que ce que j’ai pu ressentir du Tusken jusque maintenant.
Je continue de progresser pas à pas, dans le silence le plus total. Si proche de ma proie, hors de question de me faire repérer à ce moment, impossible de la laisser fuir, même si je ne peux pas la ressentir, je sais que je vais tomber dessus, et mentalement je commence à me préparer à mon futur affrontement.
Rien ne sera facile, je l’ai vu faire avec son sabre rouge, il ne sera pas une cible facile.
C’est un combattant émérite, et il ne s’agit pas de le prendre à la légère, rester calme et maitre de la situation pour ne pas me retrouver dans une situation des plus critiques.
Je continue de progresser progressivement, mètres après mètres, j’arpente les couloirs de pierre, dans une ambiance sombre. Les lumières blafardes des torches lointaines me permettent de me diriger sans trop de peine, et la pénombre environnante me permet toute la discrétion dont j’ai besoin.
Depuis le dernier garde que j’ai croisé plus tôt, pas la moindre âme qui vive, pas le moindre guerrier. Je commence à me demander ou est passé ce gars, et je comprends mieux son plan d’action, c’est un véritable labyrinthe là-dedans, et se cacher là-dedans est vraiment une chose aisée.
Ma progression se fait de manière lente mais efficace, je me faufile dans ces corridors de roches, les uns après les autres. Plus j’avance et moins les bruits de la bataille qui fait rage sur les flancs de la montagne se font entendre.
Petit à petit je plonge dans le silence de la montagne noire, petit à petit je me retrouve avec mes pensées, avec ma soif qui me pousse de plus en plus vers un chemin mental auquel je n’étais pas préparé.
Cela m’obsède maintenant, je veux sa soupe sous aucun prétexte, je veux son savoir, son pouvoir, tout ce que ce repas peut m’apporter. C’est une soif irrésistible, et plus encore, comme si la montagne servait de catalyseur et concentrait toutes mes émotions. Comme si une force invisible me poussait à aller encore plus loin, à me guider vers ce chemin obscur, ne pas faire preuve de pitié, de tolérance, juste assouvir cette soif.
Je continue de progresser machinalement, tapis dans les ombres, à deux reprises, j’ai eu l’occasion de rencontrer ses hommes en noir, par deux fois j’ai pu me laisser aller, guidé par cette force obscure, comme si elle permettait de décupler mes réflexes. J’ai eu l’espace d’un instant l’impression de maitriser l’art des Amazones ou alors les guerriers Tusken n’étaient simplement pas assez bons.
Je me sens comme supérieurs à ces hommes, d’ailleurs leurs soupes m’ont paru insipide, sans saveur, sans même un intérêt, ce qui renforce mon désir profond de tomber sur le chef Tusken.
Soudain, au détour d’un long boyau, je le vois, c’est étrange, je le vois bien en face de moi, mais il ne me semble pas avoir affaire au même homme que lorsque je me suis retrouvé face à lui dans Anchor Head.
Mais cela ne fait aucun doute, son sabre se déploie progressivement lorsque celui-ci m’aperçoit, il se met en garde. Je peux parfaitement le reconnaitre, il porte cette armure spécifique, son sabre, et grogne comme un porc à ma vue. Un râle mêlant rage, stupeur, effrois peut-être, lui qui se croyait bien à l’abri aussi loin derrière les lignes de fronts.
Mais surprise, je suis là, et maintenant que je t’ai mis la main dessus, je ne vais pas te laisser te volatiliser.
Je me prépare immédiatement pour cet affrontement, je libère mes lames de leurs fourreaux et prends une position défensive, je t’ai vu à l’œuvre dans cette cité de sable, et l’attaque ne me parait pas l’option la plus intelligente, rien ne me permet de le prendre par surprise, alors il va falloir être intelligent, plus intelligent que lui en tout cas.
Visiblement mon choix semble le faire hésiter, il y a quelque chose de différent dans son attitude, quelque chose qu’il ne me semble pas reconnaitre. Il avance d’un pas ou deux, s’arrête, recule. Il n’a pas vraiment de garde, il tient bizarrement son sabre laser, il manque d’aplomb comme s’il tenait une épée pour la toute première fois.
Tout à coup, il lève son sabre au-dessus de la tête, il charge telle une furie, grognant tel un animal furieux !
Il charge de tout son poids, et lorsqu’il arrive à ma hauteur abat son arme en direction de ma tête, mais j’esquive et le sabre finit sa course dans le sable à nos pieds. Il se trouve maintenant dans mon dos, je me retourne sans aucune hésitation, appréhendant une attaque immédiate de la part de mon adversaire.
Etonnement je suis le premier à faire face, j’ai le temps de le voir pivoter sur ses appuis, bras tendu, tenant son arme de ses deux mains, espérant m’atteindre de plein fouet. Cela aurait pu faire de gros dégâts, mais pour cela il lui aurait fallu être le plus rapide de nous deux, seulement là, je suis le plus véloce, et cela me permet d’éviter le coup sans trop d’efforts.
Je plonge vers lui, et tente d’abattre ma lame en direction de sa cuisse, ma position accroupie me donne assez de mobilité pour rester sous la ligne de coupe de son sabre.
Un Hurlement retentit, et à mon grand étonnement ma lame est fichée dans sa cuisse.
C’est l’incompréhension la plus totale, comment ce guerrier Sith peut il se faire avoir si facilement !
Je commence à remettre en question tout ce qui concerne ces furieux guerriers utilisateurs de la Force, comment est qu’une attaque aussi simple aurait pu faire mouche face à un adversaire de ce gabarit, capable de réflexes aussi incroyables que ces personnes paraissent intouchables en corps à corps.
Mon opposant reprend pleine possession de ses moyens, et commence à enchainer des coups de boutoir. De violents va-et-vient verticaux qui ont pour ultime objectif de me fendre le crâne, de m’ouvrir de part en part sur toute ma hauteur.
Ce terrible assaut m’oblige à reculer, à me mettre hors de sa lame écarlate qui me frôle de plus en plus à chaque passage.
Un pas en arrière, une roulade sur le côté et je suis suffisamment éloigné pour ne plus risquer autant ma peau. J’ai gagné en distance et sous le coup de la colère mon antagoniste continue sa danse de coups verticaux.
Je continue de le garder à la bonne distance, je l’entends qui hurle de plus en plus, fait de la colère très certainement, combiné avec une bonne dose de frustration.
Si je veux déguster sa soupe, il va me falloir le séparer de son terrible sabre. C’est une arme redoutable qui laisse de profondes plaies dans les parois de pierres qui nous entourent.
Le Tusken Noir enchaîne les attaques et tente par tous les moyens de me faire rendre l’âme, il continue les attaque frontale, violente, ou il y met toute sa puissance.
Je vois parfaitement quel destin il me réserve, cela ressemble à des petits bouts de ma personne éparpillés partout dans les entrailles de cette montagne. Il s’imagine me voir aller nourrir les tréfonds de ce terrible endroit, qui trouble mes sens.
Une attaque horizontale cette fois-ci passe très proche de ma tête et effleure mon épaule gauche. La lame crépite à mon contact, et la douleur cuisante de la lame descend jusque dans ma main, j’en ai presque perdu mon arme.
Par réflexe, je bondis en arrière, et pris de colère de m’être fait surprendre, je serre de ma main droite le manche de mon arme.
Je change de stratégie, à force que subir les attaques pour trouver la meilleure parade pour désarmer mon adversaire, je vais finir par me retrouver dans une très fâcheuse posture.
La douleur cuisante dans mon bras me rappelle que l’homme en face de moi n’est pas là pour se laisser faire, et qu’il est prêt à me donner la mort, que c’est son but final.
Je me déplie et bondis sur mon compagnon de bataille, je plonge dans sa direction, arme au poing,
, il esquive, riposte, mais je suis parfaitement attentif à tous les gestes de ce lutteur Noir.
Je fais appel à toutes les connaissances apprises par mon maître assassin, je reste mobile, je bouge de manière inattendue, je le force me suivre dans une voie qu’il n’a pas choisie, je le force progressivement à changer ses appuis, à ouvrir sa garde.
Je profite de le bluffer encore un peu plus, j’ouvre ma garde sur mon bras gauche, donnant l’impression que la blessure reçue auparavant est plus importante que ce qu’elle est réellement.
Je vois bien qu’instinctivement il se concentre sur mon flanc gauche, il frappe plus fort et intensément lorsque abats ses coups sur ce choix.
Chaque attaque main gauche me demande des efforts, mais en plus de cela je retiens mes coups, et cela porte ses fruits.
Ses parades et esquives sont moins précises, il s’est un peu relâché, et c’est à ce moment que je décide d’agir, avant que la douleur ne me permette plus d’agir à ma convenance.
J’accélère le mouvement, pointe mon arme en direction de ses côtes, et enfonce la lame dans sa totalité dans le creux de son bras. Je vois la pointe qui ressort juste derrière son épaule. Un coup parfait, ou presque car il trouve moyen d’enfoncer la lame brulante dans mon épaule de quelques centimètres.
Sous la douleur je donne un mouvement de rotation à la lame, et cette fois sous l’intense douleur, mon adversaire lâche son sabre.
Je comprends, j’ai presque désolidarisé le bras du corps de mon adversaire.
Je lui envoie un violent coup de coude en plein dans la tête, ce qui l’envoie valser au sol a un petit mètre de distance.
Cette fois-ci il est à la portée de mes proboscides, enfin je vais étancher ma soif de soupe.
Mon rituel commence, j’infiltre son cerveau, son esprit devient le mien, sa terreur commence à nourrir ma soif de soupe, je me délecte de son horreur. Petit à petit je vais plus loin dans son esprit, et ses souvenirs sont miens et je commence à m’abreuver de sa soupe.
A ce moment, à cet instant même, je me rends compte que j’ai été dupé que le pouvoir de la montagne m’a volé ma proie, cette soupe n’est rien, je me rends compte de la supercherie, les souvenirs ne mentent pas, ce n’est pas le chef Tusken, sa soupe me révulse, elle n’a aucun intérêt.
Je finis mon repas, c’est un désastre, toute cette énergie, cette traque pour finir sur une supercherie, j’enrage et je perds le contrôle.
Je me laisse aller à la colère, je dois trouver un encas, il faut que j’étanche ma soif, je dois trouver une cible. Sous le coup de cette forte émotion, je rebrousse chemin, je dois me calmer, me trouver un souffre-douleur. Je croule sous les émotions, des émotions nouvelles pour moi, une intense frustration. Les quelques personnes que je croise font les frais de toute cette rage.
Personne ne survit à mon déluge de lames, j’enrage à chaque adversaire que je croise, rien ne me calme, rien.
L’appel de la soupe est bien trop grand, il faut que j’assouvisse ce besoin, il me faut ma dose de soupe.
Tout attaché a distribuer la mort à chaque occasion, lorsque j’aperçois la sortie, je ressens encore de nouveau cette attirance pour une soupe, et c’est à ce moment que je perds totalement le contrôle.
Je vois cette aura, en plein milieu du champ de bataille, je me dirige droit sur elle. Toute personne se mettant en travers de mon chemin en paye le prix, ennemi, allié, pas de différence, ce ne sont que des obstacles qui se mettent en travers de ma proie.
J’avance progressivement, abattant les Tusken qui passent à ma portée !
Enfin, quelques mètres me séparent de mon adversaire, son aura brillante m’attire encore plus, je me prépare à attaquer, je me fléchis et prépare mon futur assaut ! -
Post n°52
Auteur : Dark MosRien. Aucune réponse. En vérité il n’était pas surpris, toute cette histoire sur le tusken était floue au final, et hormis la force qu’on ne pouvait cacher, il ne savait rien d’autre de lui. Pour la première fois depuis bien longtemps, Mos doutait de la cohérence de la mission qu’il avait lui-même échaffaudé. Peut-être qu’au fond de lui, il avait utilisé l’individu des sables pour retrouver la trace de celle qu’il avait abandonné ici, mais il ne pouvait plus agir de la sorte, plus depuis qu’il avait repris en main la destinée de nombreux siths et qui comptaient sur lui pour les rendre plus forts que jamais. Elizyia devrait attendre et le mieux pour elle, ce serait de se rendre elle-même sur Malachor pour l’y retrouver, si son future était de croiser son chemin à nouveau.
Orias à ses côtés était continuellement aux aguets, cette longue traversée dans le désert jusqu’au pied Ouest de la montagne avait été éprouvante mais ils n’eurent pas entamé leur force hormis l’appel de Mos. Le terrain avait quelque peu changé et le sable, bien qu’encore majoritaire, fut mêlé aux roches et au relief montagneux donnant un aspect de rempart défensif imprenable ou au contraire, une prison naturel où la fuite était impossible. Levant timidement sa main droite pour stopper leur avancée, il profita de la dernière dune de sable pour balayer les lieux à l’abri de tout regard étranger. Orias fit de même de son côté, et un regard approbateur fut échangé, celui qu’ils semblaient rechercher était à l’intérieur de l’un des plus hauts sommets de la planète. Au loin, à l’Est de leur position, des bruits sourds retentissaient, la bataille avait commencé et s’ils voulaient avoir une chance de récupérer ce sensitif vivant, il n’y avait pas de temps à perdre.
Derrière la dune, le plateau rocheux menant au flanc du massif était parsemé de piliers et de roches de couleur brune et ocre et qui leur donnaient aussi bien une protection visuelle, qu’une entrave à leur propre vision pour d’éventuels individus cachés. Mais une chose était certaine, ces pierres ne pouvaient aucunement cacher une armée et c’était l’élément qui suffisait pour le seigneur sith de se mettre en chemin sans plus attendre en direction du plateau. Alors qu’ils se laissaient glisser le long de la pente, Mos remarqua au loin, à plusieurs centaines de mètres des silhouettes mouvantes, de l’autre côté du plateau. Indiquant à Orias l’urgence de se mettre à couvert, ils se ruèrent sur le premier pilier venu, espérant ne pas avoir été découverts.
Il n’avait pas vu plus de 2 personnes à cette distance, étaient-ils des tuskens, des soldats de la République, de simples voyageurs ? Aucune réponse ne semblait coller car les tuskens étant terrés dans la montagne, la République aurait envoyé plus d’hommes et des voyageurs auraient déjà fui à l’entente des bruits de la guerre, résonnant dans tout le périmètre. Orias se proposa de sortir la première de leur cachette, mais il préféra le faire lui-même, la contraignant à rester ici, tant qu’il ne lui en donnerait pas l’ordre. Resserrant la main sur le manche de son sabre, il quitta l’abri que lui offrait le pilier et balaya le terrain de ses yeux d’or, il ne voyait rien. Il était persuadé de ce qu’il avait vu mais désormais, il n’y avait pas l’ombre d’une silhouette menaçante, alors, sans doute n’avaient-ils pas été repérés. Alors qu’il s’apprêta à lui donner l’indication que la voie était libre, un son emblématique retentit à l’autre bout du plateau et il eut tout juste le temps de parer le projectile lancé à son encontre. S’il ne l’avait pas dévié avec l’une de ses lames, il aurait sans aucun doute eu le crâne transpercé par ce fusil sniper qu’il avait reconnu par le bruit, un Kisteer 1284. Reprenant place derrière le pilier et aux côtés d’Orias, il savait désormais que la progression vers le tusken serait quelque peu ralenti.
- Je vais m’occuper d’eux, toi tu vas devoir entrer dans la montagne et y rechercher le tusken seule. Je te rejoins une fois que j’en ai terminé.
S’apprêtant à émettre une autre solution, Mos l’interrompit, son regard suffisait à lui seul pour taire toute suggestion non requise.
- Je suis le seul qu’ils aient pu voir car tu étais hors de leur champs de vision. Et c’est un ordre.
Approuvant sans opposer de nouvelle résistance, Orias attendit patiemment le moment venu. Prenant une profonde inspiration, Mos activa sa deuxième lame et se rua une seconde fois au dehors de la barrière naturelle que représentait le pilier et dévia un nouveau tir de sniper d’un mouvement rotatif de son sabre. Tout en courant, il observa à nouveau d’où pouvait provenir les tirs mais n’y parvint pas, ce n’était pas des tirs énergétiques mais des projectiles, rendant leur traçage plus difficile. Se jetant derrière un nouveau rocher qui fut la cible d’un nouveau tir, il trouva une solution et leva lentement l’une de ses lames au-dessus du rocher. Le tir ne se fit pas attendre et se heurta une nouvelle fois à la lame rougeoyante, mais cette fois il eut le temps de se focaliser sur la provenance du tir. Avec l’information dans un coin de la tête, il allait maintenant pouvoir s’occuper du tireur, mais alors qu’il allait à nouveau ressortir de sa cachette, une voix raisonna dans les environs.
- Je pensais pas te trouver hors de la montagne l’affreux, merci de me faciliter la tâche. Sors d’ici que je vienne aérer ton crâne.
A en juger par les paroles, il ne donnait pas l’impression de faire partie de la République et son arrogance augmentait considérablement les chances qu’il soit un mercenaire ou membre d’une guilde de chasseurs de prime. De toute façon, un soldat aurait d’abord contacté l’armée et aurait fait passer l’information à ses supérieurs. Après tout, avec tout ce remue ménage cette guerre avait certainement rameuté d’autres groupes comme eux qui aimaient graviter autour de ces évènements pour y récupérer quelques gros poissons et marchander leur valeur, mort ou vif. Bien adossé contre le rocher, Mos réfléchit à sa prochaine action car le but était de faire diversion pour libérer sa Claw Orias et la faire entrer dans les entrailles de la montagne. A l’instant où il allait à nouveau faire une percée au travers du dédale de pierres et distraire le sniper, un son différent du Kisteer retentit et une énergie passa juste à côté de sa tête. Un rapide coup d’œil devant lui et il le vit, un nouveau chasseur de prime près d’un pilier et qui se présentait en adversaire supplémentaire. Trop concentré sur le sniper, il avait oublié qu’il avait repéré deux silhouettes auparavant, peut-être même plus désormais et sa négligence avait été une grossière erreur qui aurait pu lui coûter cher. Une seconde plus tard et le nouvel ennemi tira en rafales dans la direction du zabrak avec deux blaster S-5 mais cette fois le seigneur sith dévia tous les tirs et réussit même à en faire dévier vers le chasseur qui se protégea de justesse derrière le pilier de fortune.
- Rends-toi sith, c’est fini pour toi. Tente de sortir et ta tête saute, tu restes et je t’explose moi-même, ton sabre ne pourra pas te sauver indéfiniment. Brailla le mercenaire qu’il avait reconnu être un twi’lek.
Orias de son côté s’impatientait. L’hésitation se jouait d’elle, désobéir aux ordres et venir l’aider ou lui faire confiance. Le choix pourrait paraître simple pour un sith de sa qualité, mais depuis la mort de son frère, elle avait reporté cette affection perdue au seigneur Mos, lui dévouant une loyauté inconditionnelle et la mort de ce dernier pourrait grandement perturber la suite de son destin. Mais alors qu’elle entendait les paroles des chasseurs de prime, elle prit une profonde inspiration les yeux fermés et se laissa envahir par la force, animée d’une émotion haineuse.
* Maintenant Orias. *
Elle ne s’était pas préparée à ces mots, mais elle s’exécuta instantanément, s’échappant de la protection de son pilier et se rua vers le flanc de la montagne. Aucun tir ne vint à sa rencontre, pourtant elle était parfois à découvert, se mouvant à vive allure entre les piliers et les roches, mais elle comprit pourquoi. Mos était passé à l’action, toujours abrité par le rocher vis à vis du sniper, il déversa sur le pilier protecteur du twi’lek une énorme quantité d’éclairs de force et l’amas de pierres commença à trembler dangereusement malgré sa taille imposante et le chasseur dut s’enfuir pour gagner de la distance et disparaître. Pas le temps de s’arrêter, Mos quitta également son abris de fortune et para un nouveau tir de sniper, il fallait à tout prix garder les deux paires d’yeux sur lui.
Enchaînant les parades, il réussit à éviter de nombreux tirs mais se remit en mouvement, il était dangereux de s’en remettre uniquement à ses capacités au sabre quand on se mesurait à des tirs de sniper et l’objectif n’était pas de mourir ici en ayant eu le record de tirs déviés. Se replaçant brièvement derrière un nouvel abris, il aperçut le mercenaire qui s’était enfui auparavant et para une nouvelle rafale de tirs qui se heurtèrent à nouveau à la lame d’énergie avant qu’il ne disparaisse à nouveau dans le dédale de roches du plateau. Mos reconnaissait une chose chez ces chasseurs de prime, ils avaient été intelligents de l’avoir amené et forcé à combattre à cet endroit où il ne pouvait pas se libérer complètement. En réalité, il pouvait très bien user de la force pour propulser les pierres et dégager le terrain mais il devrait pour cela, consommer beaucoup de son énergie et il ne le souhaitait pas. Pas tant qu’il n’aurait pas la certitude de ne pas affronter plus tard la République par un malencontreux hasard.
Dévoilant à nouveau sa position du point de vue du sniper, il garda un œil sur le dernier endroit où il aperçut le twi’lek, pressentant un assaut plus engagé par ses adversaires. Entendant un tir derrière lui, Mos fit apparaître un mur invisible immédiatement dans son dos contre le sniper et vit surgir sur le côté d’un rocher le twi’lek qui tira une troisième rafale dans sa direction. Faisant tournoyer son sabre à une vitesse impressionnante, le seigneur sith dévoila sa grande maîtrise du Juyo pour ne pas être touché une seule fois. Passablement décontenancé, le twi’lek disparut à nouveau dans le paysage rocheux tandis que le visage de Mos se décrispa légèrement, il pivota sa tête légèrement, le regard vers le sol et un sourire se dessina sur ses lèvres.
Quelques secondes avant cet instant, Orias s’était grandement rapprochée du flanc de la montagne et elle le vit, le sniper était confortablement installé dans les premières hauteurs. Ainsi protégé par un amas de roches et aidé par la diversion de son confrère, cela lui permit durant ces quelques minutes de pilonner le seigneur sith sans être inquiété. Du moins, jusqu’à présent. Orias parvint jusqu’au dernier pilier qui la cachait encore aux yeux du sniper et attendit un nouveau tir de ce dernier pour se ruer vers lui en utilisant la force. Sa vitesse était fulgurante et lorsque le sniper vit apparaître cette forme floue dans son champs de vision, il le savait lui-même, il était trop tard. Il n’eut guère le temps de déplacer son arme pour changer de cible qu’elle le décapita sans lui laisser une chance. Le corps de la Twi’lek dénommée Zul Aski gisait sans vie tandis que la Griffe de l’Ordre continua son chemin vers les hauteurs et ne tarda pas à trouver une ouverture dans la montagne. Le sniper éliminé, il n’y avait plus de raison de craindre pour son seigneur, qui n’allait plus avoir aucun mal à se défaire du dernier mercenaire. Désormais, elle était entièrement focalisée à la localisation du sensitif tusken, la réussite de la mission en dépendait, pour ne pas avoir fait tout ce chemin pour rien. Faisant appel à la force, elle se rendit « accessible » à un sensitif même à peine initié, un moyen pour l’aider à la rejoindre, tout en continuant son avancée à travers les ombres et les bruits sourds résonnant dans la montagne... -
Post n°53
Auteur : Super PNJGuilde
Gang des lekkus
Sur un autre versant du mont Noir, Bor'Sek dissimulé derrière un rocher continuait à aiguiser sa lame, il comptait bien surprendre le Sith et le poignarder dans le dos avant de se raviser en se souvenant de cette armure noire, soit il l'égorgerait par derrière, sensitif ou pas, il se viderait de son sang.
Soudain, il entendit un son reconnaissable entre mille, le bruit caractéristique d'un tir de kisteer, que ce Sith soit maudit, il avait essayé de fuir du coté ouest, du coté de Gal A Bru et Zul Aski!
Le deux compères allaient donc encaisser le plus gros de la prime!
Le Twil'eck violet ne savait pas qu'il était si loin de la vérité, en fait ses deux compatriotes n'étaient tombés sur un Sith mais sur deux adeptes du coté obscur, un maitre et son apprenti mais ceux ci ne voulaient pas fuir la montagne, bien au contraire, ils la gravissaient pour participer sans doute à la bataille qui s'y déroulait.
Une voix féminine crépita soudain dans le comlink du leader du gang des Lekkus;
-Bor' t'as entendu?
C'était Joy, l'ex danseuse reconverti en chasseuse de prime. Evidemment qu'il avait entendu, il était même déja en route pour rejoindre les deux chanceux. Il prit quelques secondes pour lui répondre:
-Ouais ça vient coté ouest, on s'y regroupe!
-Par contre j'ai perdu le contact avec Gal et Zul!
Bor' s'arrêta net, il n'avait pas pensé à ça et si le Tusken noir avait tué ses confrères dans sa fuite éfrénée ? la bonne nouvelle c'est que cela faisait deux parts de moins à partager, la mauvaise, c'est qu'il faudrait combattre ce maudit porteur de sabre laser!
Ca changeait la donne, il ne pouvait lui faire face seul, surtout que celui ci devait maintenant s'attendre à ce qu'on lui tire dessus depuis le bas de la montagne.
Il devrait l'affronter ensemble tant pis, Bor' serait obligé de partager la prime.
-Tout le monde à l'ouest, arme au poing!
Cette fois, le Twil'eck violet était moins pressé d'aller à la rencontre du Tusken, il préférait que les autres soient sur place avant lui, après tout il avait pas traversé le désert, échappé au swoopers, aux prédateurs, combattu la horde à Anchorhead pour se faire découper au sabre laser seul, au pied de la montagne noire. Ah ça non!
Le natif de Ryloth était plus malin que ça, il en avait fait du chemin depuis son introduction dans la Guilde du temps de Poker.
A malin , malin et demi, il arriva après Gagnic et Joy, le Naulolan semblait soudain moins vert fluo que d'habitude et pour cause; à ses pieds se trouvait la tête d'un chasseur de prime.
C'est pire que ce qu'il pensait, l'adepte avait décapité Zul , Joy se trouvait un peu plus haut dans la montagne auprès d'un corps, et lui fit signe.
-Il a eu Gal aussi!
Pourtant les deux Twil'eck n'étaient pas des débutants et ils avaient l'avantage de la surprise, qu'est ce qu'il avait bien pu se passer pour leur cible ait le dessus?
-Y sont mort tout les deux..
-Merci le crapaud, j'avais deviné!
Le Nautolan ne releva pas l'insulte, ses yeux globuleux fixait toujours la tête du Lekkuteux.
-Faut qu'on demande des renforts à DOnOs! on y arrivera pas, on est plus que trois...
Les yeux rougis par le chagrin, Joy ramassa la tête de son compatriote, et alla le poser à coté de son corps avant de se joindre à la conversation.
-On doit aussi ramener les corps qu'ils aient une sépulture décente dans les terres lumineuses.
Bor' grogna, peu lui importait les cérémonies funèbres, on pouvait très bien les enterrer ici dans le sable maudit de Tatooine ou dans une grotte sur Dantooine, leur corps finiraient par pourrir tout autant, pas besoin de renvoyer les dépouilles sur Ryloth, et qui payerait les frais d'obsèques hein? surement pas le Gand!
Ca ne servait à rien de demander du renfort, le temps que les membres de la Guilde arrivent depuis la base, la bataille serait terminée, et c'était pas sur que le doyen, décide de monter une autre équipe. De plus le Twil'eck violet était un extorqueur de fond, il n'aimerait pas passer pour un incapable ou un lâche aux yeux des autres.
On était sur Tatooine après tout! il était sur de pouvoir recruter des crapules dans une cantina quelconque rapidement pour venir leur prêter main forte.
-On s'occupera des cadavres plus tard!
Gagnic: tu vas retourner à Anchorhead, essaie de recruter quelques Tatooiniens en manque de crédit, promets leur une belle part de la prime et éventuellement une place dans la Guilde!
Joy et moi on va essayer de remonter la piste!
Le Nantolan observa la Twil'eck, celle ci semblait accepter le plan même si elle désapprouvait le choix de laisser les corps de ses amis et confrères dans le désert, mais Bor avait raison, la priorité c'était la prime, elle avait déja abandonné Umah, son apprentie aux bons soins des habitants d'Anchorhead.
Elle hocha simplement la tête et Gagnic se mit en route en courant en direction de la petite cité , les habitants avaient payé un cher tribu durant la bataille contre les Tuskens, arriveraient ils à en motiver certains pour combattre encore une fois.
Mais le jeu en valait la chandelle, il y avait une grosse somme au bout du chemin, mais il faudrait le mériter.
Bor' lui étudiait déja les traces de pas dans le sable et sur le versant de la montagne, quelque chose clochait.
-C'est étrange, il remonte , il ne fuit pas..
-Il a peut être changé d'avis en tombant sur Gal et Zul?
C'était pas logique, pourquoi aurait il fait demi tour alors qu'il a tout Tatooine aux fesses? mais après tout quelle importance? ce n'était pas le problème des chasseurs de prime , eux ne voyaient que par et pour la prime.
-On s'en fout après tout, montons!
Et les deux Twil'eck se mirent en route en direction du sommet de la montagne, au fur et à mesure qu'ils s'approchaient ils entendaient le bruit d'une bataille qui faisait rage, les Tuskens semblaient vouloir vendre cher leur peau.
*Tant mieux!*
"A l'époque ou la vie d'un homme ne valait rien, sa mort en valait beaucoup. Ainsi apparurent les chasseurs de prime"
Sergio Leone
Spoiler : Spoiler
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Post n°54
Auteur : Ishiro ShinraJe suis à quelques foulées de ma proie, son aura remplie toute ma vision.
C’est avec détermination que je continue de me rapprocher, j’ai soif, je ne veux pas perdre une seule seconde, il faut que j’étanche ce désir de soupe.
Je ne suis plus guidé que par la colère, la frustration, de m'être fait avoir par cet usurpateur, je suis déterminé à prendre ce que je n’ai pas eu plus tôt, cette soupe de cette future victime qui m’a appelé depuis l’intérieur de la montagne noire.
Je fléchis sur mes jambes et m'apprête à fondre sur ma future victime, la ruer de coup et déguster sa soupe !
A cet instant précis tout s’arrête, tout est figé dans le temps, tout cesse, je tombe dans le silence le plus total. Plus rien ne bouge tout autour de moi, je ne vois plus que des statues, armes au poing qui font office de combattants.
Progressivement, je constate que le temps n’est pas vraiment figé, mais extrêmement ralenti. Je peux voir les traits de blaster sortir des bouches de canon, avancer au pas en direction de cibles établies par les tireurs.
Je ne comprends pas ce qui se passe, mais c’est sans mal que je profite de la situation. Je vois toujours mon aura en face de moi, à moins de trois mètres de distance, sur ma gauche un groupe de personnes montent vers le sommet en direction d’une ouverture dans la montagne, avec quelques traits de blaster qui leur passent à côté par des tirs de couverture.
Alors que je me prépare à franchir les derniers pas qui me séparent de ma victime, je la ressens !
Terrible sensation, une attirance extrême, dont je ne peux me détourner et que je ne peux.
Je la ressens non loin de moi, tel un fluet délicat que l’on mettrait sous le nez d'une bête affamée, pire encore tel un phare en pleine nuit en plein milieu d’une tempête, cette présence me guide, m’invite à la rejoindre !
Je succombe totalement à cet appel, si je peux le citer ainsi, tout mon être semble vouloir, non devoir, aller à sa rencontre. Je m’empresse donc de prendre la direction de ce nouvel attrait, tel un insecte pris dans un faisceau lumineux inlassablement attiré par son intense lumière.
Je me détourne de tout, rien ne peut contrer cette attirance soudaine, un appel incontrôlable, qui rend totalement désuet tout le reste autour de moi, je me retrouve simplement confronté à cette puissante présence qui me détourne de tout !
Cette nouvelle sensation inconnue m’éloigne progressivement de tous ces pantins en train de se battre entre eux, de ces marionnettes qui agissent au ralentit.
Je remarque une chose particulière dans ce nouvel univers au ralenti que je me déplace de manière normale. Terrible sensation de se mouvoir dans un film mis en lecture lente.
Le cours de la réalité reprend tout à coup son rythme normal, je reconnecte avec mon environnement, je réalise que j’ai parcouru une petite centaine de mètres pendant que le monde s'est mis en pause, vraiment quelle étrange sensation, quoi de plus déstabilisant que de ne pas comprendre ce qui vient de se passer.
Je ne veux pas perdre de temps là-dessus et mets de côté dans un coin de ma mémoire, je tenterais de faire le jour sur ce point plus tard, si j’en suis capable, je ressens toujours cette puissance, la tout proche de moi, mais je la sens disparaître progressivement, il faut que je fasse vite pour la rejoindre si je ne veux pas la perdre et me confronter encore à plus de colère et de frustration.
Je profite d’observer tout le champ de bataille depuis ma position, je suis en bonne position pour voir les différents groupes s’affronter, avant de contourner un groupe de gros rocher juste devant moi et me couper un moment de la bataille qui fait rage dans mon dos.
Subitement, je me retrouve stoppé net dans ma progression, je viens de prendre de plein fouet quelque chose à laquelle je n’étais pas prêt.
Je suis dans la plus totale incompréhension, je ne comprends pas ce qui est en train de se passer ni comment cela peut arriver.
Mon esprit est abusé par une action inhabituelle, j’entends dans mon cerveau quelqu’un donner un ordre :
* Maintenant Orias. *
Quelle sensation étrange, aucun bruit, aucun murmure, juste un chuchotement dans mon esprit.
J’ai l’impression d’avoir capté un message, comme lorsque je vole les souvenir de mes victimes alors que je me délecte de leurs soupes, ce lien télépathique qui se forme alors entre moi et ma victime, mais de manière accidentelle et avec une personne que je ne vois pas.
Cela me fait repenser aux mots de mon ancien maitre assassins bien des années auparavant, qui m’expliquaient les capacités télépathiques de notre espèce, mais que je n’avais jusque maintenant jamais réussi à exploiter correctement.
À la suite de ce susurrement dans les limbes de mon esprit, je continue dans la direction de ce halo fuyant que je suis, je ne souhaite pas perdre de vue. Mais l’inévitable disparition finie par arriver, et à l’instant où je pense pouvoir localiser avec précision cette aura, je la perds, elle disparait aussi brutalement que son apparition.
Avec sa disparition, ma prudence réapparait, maintenant que je sais que je me trouve tout proche, je reprends mes réflexes, et je m’impose une progression dans la plus grande prudence. Avec la disparition de cette aura que je poursuivais, je me retrouve à chercher une aiguille dans une botte de foin, mais je sais qu’il ou elle est là, tout proche, et je ne compte pas abandonner.
Je me tapis dans les ombres, je me faufile sans bruit et me fonds totalement dans l’environnement, je suis une ombre parmi les ombres de cette nuit profonde.
Ma progression lente se fait en direction du sommet de la montagne est accompagnée par le silence le plus total.
Au fil de mon ascension, je passe proche d’un homme, visiblement un sniper malchanceux, sa tête repose à quelques pas de son corps, son arme encore pointée vers un point en contrebas.
J’observe le poste de tir et je me rends compte que c’est une bonne position, avec plusieurs solutions de tirs, et une grande couverture de l’espace inférieur à ce surplomb.
Je prends une seconde pour observer la zone de feu du tireur embusqué, non loin de là je remarque un détail étrange, un pilier rocheux est noirci, comme si la foudre s’était abattue avec un acharnement certain sur ce point.
Puis un imperceptible mouvement attire ma vision périphérique, il y a bien quelque chose plus bas, mais je n’ai pas réussi à bien l’identifier.
Je fouille les ombres à la recherche d’un mouvement supplémentaire, je dois identifier plus clairement ce que j’ai entraperçu, lorsque je me sens envahi par une nouvelle présence, rien à voir avec les différentes sensations ressenties jusqu’à maintenant, juste au-dessus de moi.
Je me sens partagé, je suis indécis, je ne sais pas quoi faire, comment réagir !
Dois-je suivre cette nouvelle présence au-dessus de moi, mon esprit est tiraillé, j’ai l’impression que cette apparition très perceptible comparée à celle que j’ai suivie plus tôt est volontaire et servie de camouflage à quelque chose de plus important.
A cet instant je ne sais pas encore quelle décision prendre, mais progressivement ma conscience me dirige vers un choix, qui me fait prendre le cheminement inverse de celui que je suivais jusqu’à présent !
Tous mes sens sont en éveil, c’est à pas de loup que je progresse le long de la paroi rocheuse, je prends conscience de tout mon environnement et de tout ce qui m’entoure.
Je peux remarquer, un peu plus haut, la progression d’un homme, ou peut-être deux, en train de gravir le mont noir en direction de la présence qui vient de se manifester.
J’ai la chance de remarquer un mouvement furtif n contrebas, entre ces deux rochers, juste là, et je me rends compte de l’extraordinaire aisance pour se faufiler dans la plus grande discrétion, et il est clair que la personne dont j’essaye de me rapprocher maitrise parfaitement cette discipline.
Lentement je me rapproche de la dernière position ou j’ai pu apercevoir cette silhouette mystérieuse, et enfin je peux l’apercevoir, rien à voir avec le Tusken Noir, lui, ou elle, juste en face de moi semble bien plus noble dans sa manière de se déplacer, on est bien loin de cette espèce de barbare au déplacement lourd, mais bien sûr quelque chose de plus léger, aérien que ce que j’ai pu constater avec le chef des hommes des sables.
La fluidité de ses mouvements, son aisance font preuve d’une grande capacité martiale ou de quelque chose qui s’y apparente, quoi qu’il en soit, je ne peux me permettre toute imprudence à son égard.
Cela implique de ne pas me précipiter, de prendre le temps d’observer mon entourage, de l’observer, essayer de comprendre ses intentions, et tout faire pour rester le plus discret possible mais mon esprit lui ne peut rester dans l’inaction.
A qui est-ce que j’ai affaire, je ne peux m’empêcher de m’interroger là-dessus, est-ce que j’ai affaire à lui, « Orias », ou alors est-ce que c’est la personne qui est à l’origine de ce message pour « Orias »
En face de moi, à quelques mètres de là, la personne semble se figer, je doute tout à coup, un mauvais pressentiment, comme s’il avait pu entendre mes pensées les plus profondes, comme si je venais de faire tout le déroulement de mes pensées à haute voix.
Je le vois se redresser et pendant que je me colle à un rocher pour en épouser la forme et me rendre invisible, et cette présence qui se trouve plus haut se fait ressentir encore plus fort, je la ressens encore plus fort, juste là-haut, à une bonne dizaine de mètres.
Je sens cet appel, comme si ton mon être se retrouvait attiré par une force intérieure, un appel dans chaque cellule de mon être, tout à coup, je crois comprendre ce que c’est la Force, celle que Erys utilise pour faire léviter ses jouets de fortunes.
Je ne peux m’empêcher de détourner mon regard, de comprendre d’où provient cet appel de la Force. Rien ne me permet de deviner la provenance de ce signal dans la Force, juste une direction.
Lorsque je pose à nouveau mon regard sur le site que je surveillais, la silhouette a disparu, plus personne, comment est-ce possible !
Une alarme silencieuse vient de se mettre en route au plus profond de mon esprit, un avertissement, une mise en garde, qui me met en alerte maximale. La disparition de cet homme, là a seulement quelques mètres de moi, sans un seul bruit qui trahisse sa progression, au moment où j’ai lâché l’observation peut laisser supposer que j’ai été repéré !
Je ne fais plus un seul mouvement, ma concentration est poussée à l’extrême, j’utilise tous mes sens pour ne pas me faire prendre au dépourvu, ou pour en tout cas minimiser les dégâts si je me fais avoir.
Lentement, j’entreprends une recherche minutieuse afin d’essayer de trouver où se cache cette mystérieuse silhouette… -
Post n°55
Auteur : JagabamdaLes Amazones avaient la faculté de percevoir les pensées d’un chacun. Malgré peur, doute, crainte que vierges des sables et colons pouvaient ressentir, le courage ne faiblissait pas, au contraire, il dominait. Il ne faisait que croitre… Cette force, fermeté qui rend capable de balayer la crainte, de supporter ou de surmonter les dangers, la douleur physique et de regarder en face la mort elle-même.
Du sang et du sable...
C'est ainsi qu'on pouvait résumer la bataille qui s'était déroulée au cœur de la montagne noire.
Les Tuskens avaient été assiégés de toute part dans ce qu'ils pensaient être leur refuge. Un refuge en effet mais pour l'éternité. La grotte était devenue leur tombeau, le tombeau de l'empire que pensait pouvoir fonder leur sorcier Tusken.
D'ailleurs la rumeur se répandait déjà, Rkoor était tombé sous les coups s d'un commando Républicain, son corps allait rejoindre la pile de cadavre d'hommes des sables qui s'amoncelait au fond de la grotte.
On avait également retrouvé les colons kidnappés devant servir comme esclaves, pieds et poings liés au fond d'une grotte, certains avaient même été torturés.
Les amazones et leurs élèves avaient bien œuvrés, ce clan avait été détruit, ne restait qu'une dizaine de prisonniers blessés qui allaient certainement être condamnés prochainement pour leur crime par la Justice Fédérale.
Mais contrairement aux autres guerriers qui s'étaient rendus honorablement à proximité d'Anchorhead, il n'y aurait pas de clémence.
Déjà on disait que la XIII légion fédérale allait être déployée dans la zone du ravin de Xeltric afin de surveiller le peuple Tusken.
Et on allait demander au haut conseil de Tatooine de financer une clôture infranchissable, sorte de "mur de Trump" séparant la réserve Tusken du reste de la planète.
Bien évidemment certaines tribus qui n'avaient pas rejoint le Tusken noir seraient libres d'aller et venir dans la mer de dunes dans la mesure ou ceux-ci ne s'attaquaient pas aux colons.
Sinon la main vengeresse de Tatooine allait de nouveau s'abattre sur eux !
Loin de toutes ces considérations, Prima rassemblait ses troupes autour d'elle, ses sœurs furent les premières à répondre à l'appel suivies par les vierges des sables et les habitants d'Anchorhead.
L'amazone observa tous les visages qui se reflétaient par sa lame bleutée, ils étaient si peu...
Elle lisait dépit et soulagement dans leur yeux, la révolte Tusken était enfin matée, et ils ne le devaient qu'à eux et à eux seuls, ils s'étaient libérés de la menace que faisait peser ces sauvages sur leur civilisation.
Certes, il resterait beaucoup à faire, soigner les blessés, enterrer les morts et surtout tout reconstruire...Et ce n'était pas le moment de baisser les bras.
- Fils et filles de Tatooine, VOUS ... Nous avons livré un dur combat, mais nous nous sommes enfin émancipés de la barbarie Tusken… Tuer était facile, maintenant le plus dur vous attend : VIVRE !
Vivre malgré vos pertes et la désolation, vivre malgré l'hostilité du climat, mais vous vous y êtes habitués, certes ce ne sera pas chose facile, mais vous n'êtes plus seuls.
La République vous épaulera, elle veillera à ce que le Haut Conseil prenne enfin soin de son peuple.
Mais surtout regardez-vous !! …. Regardez la femme, l'homme à votre droite, à votre gauche… Menant geste à la parole, si bien que chacun et chacune s’échangèrent un regard… C'est ensemble que vous avez fait front contre les hommes des sables… C'est côte à côte que vous avez combattue… et … c'est ensemble que vous avez vaincu ! … Seul, on va plus vite, ensemble on va plus loin !
Des visages s'illuminèrent, des sourires commencèrent à se dessiner. L'espoir voilà le sentiment que Prima voulait faire renaitre.
Paya choisit aussi ce moment pour encourager les braves survivants :
-La paix intérieure commence dès l'instant où vous choisissez de ne pas laisser les autres ou les événements contrôler vos émotions.
Tous se redressèrent, malgré les blessures et la douleur, c'était venu l'heure d'un nouveau départ, c'est ensemble qu'ils étaient venus combattre dans les profondeurs de la montagne noire, c'est donc tous ensemble qu'ils allaient repartir vers Anchorhead, leur cité, reconstruire leur maison, leur abri et reprendre leur vie d'avant, avec encore plus d'envie de vivre.
Prima émet pour une première fois un soupir et se dit en silence: " Il n'y a pas de gagnant ni de perdant dans un conflit. La victoire est pour les morts, car, eux ne pleureront pas leurs chers disparus."
Puis elle s'adressa à ses sœurs et aux Rat patrol qui restaient sur place, eux, ils ne connaissaient que le combat, leur maison se trouvait sur Jakku au sein du 107eme corps stellaire.
-Nous devons fouiller les lieux, trouver ce que l'on peut sur ce Tusken noir, il n'est pas naturel qu'il soit devenu un adepte du côté obscur aussi puissant.
La Télosiene se souvient d’un célèbre dicton réputé sur sa terre natale : « Toujours par deux ils vont, ni plus, ni moins… Le Maître et son Apprenti… »
Restait à savoir dans quelle catégorie se situait ce Sith en particulier.
-Et nous devons être sûr d'avoir neutralisé tous ces Tusken. Ajouta sa jumelle.
Les commandos républicains acquiescèrent, Moffit fixa une lampe sur son fusil DC qu'il alluma et il commença à fouiller les cavités avec ses frères d'armes.
La bataille était peut-être finie mais qui pouvait savoir quelle surprise encore leur réservait la montagne noire ?
HRP : Fin de l’intervention des Amazones. Il ne reste que les Rat patrol et la Garde dans la montagne. Erys, Ishiro voyez avec Mos pour la suite. Ou vous rentrez à Anchorhead ou vous êtes libres de traquer la PNJ qui a formé Rkoor. -
Post n°56
Auteur : Erys TalmarkJ'ai bien cru que ce moment n'arriverait jamais. J'ai bien cru ne jamais survivre assez longtemps pour le voir. Et pourtant... Et pourtant, il semblerait que si. Les dernières escarmouches s'apaisent, les derniers tirs s'évanouissent dans l'atmosphère tatooinienne et moi, pauvre sotte, je suis toujours assise dans le sable, contre la roche, mes blasters vides à mes côtés. Lentement, je les recharge, au cas où qui que ce soit viendrait me râper les noyaux avec une attaque aussi soudaine que suicidaire. C'est bien simple, je suis tellement énervée et excitée par ce combat que le moindre mot de travers me donnerait envie de bourrer le mou au fautif qui s'en retrouverait du coup fortement marri. Et par là, je veux dire que je lui rousterais les boules à grand renfort de coups de pied.
De mon côté, tout ce que je vois, c'est un désastre. Même si officiellement nous avons gagné, qu'est ce qu'on a gagné, exactement ? Le droit de recommencer ? La joie d'avoir massacré des crétins et emmené des idiots s'en prendre une avec nous ? Quitte à me battre, je préfèrerais encore le faire avec des gens consentants en face, au moins on se zigouille dans la joie et la bonne humeur... Mais bref, vous connaissez le refrain, et pourtant je suis pas une grande pacifiste. Et cerise sur le gâteau d'être vivante, je dois écouter les quatre greluches nous bassiner avec un discours larmoyant qui me donne envie de vomir. Je sais, vous allez me dire que je les admirais un peu, et quelque part, c'est pas totalement faux parce qu'elles sont douées au combat. Par contre, pour ce qui est de la discussion, pardon mais ça se pose là ! Des grands airs, un ton pédant, une tronche prétentieuse et tout un placard à balai dans le fondement ! Super la force d'élite, je préfère encore les Rats, ou ce qu'il en reste.
D'ailleurs, faute de mieux, c'est eux que je rejoins, déjà. La plupart sont mal en point, idem pour... Bon, pour tout le monde, en fait. Je sais pas si ils sont dégoûtés ou contents de me voir. Bon, franchement, je pense qu'ils s'en foutent, mais je fais mon boulot et je regarde l'état de chacun d'eux. Un mot de réconfort pour l'un, une tape sur l'épaule pour l'autre et on a finalement vite fait le tour. Quel gâchis... Mais au moins la mission est accomplie, et nous n'avons plus qu'à repartir à Anchorhead, puis retourner sur un monde civilisé. Attendez... Il manque mon odeur répugnante au tableau, où est le psychopathe de service ? Je jette mon regard alentour mais pas trace de l'Anzat. Et pas plus quand je demande à nos gars ce qu'il en est, il a disparu au début de la bataille, comme attendu, mais personne n'a revu sa tronche. Et inutile de demander aux autres, ils sont arrivés après coup.
Mon regard se tourne à nouveau vers la montagne noire. Si ça se trouve, je l'ai surestimé et il s'est fait avoir ? Après tout, seul, c'était compliqué. Et en même temps, il était tellement sûr de lui, ce grand couillon, que j'ai des doutes. Et surtout, j'ai comme une impression de contradiction. Comme si je savais que non, il n'avait pas péri. Donc quoi ? En tant que membre de la Garde, je dois lui courir après ? Je soupire et je me masse les yeux, geste que je regrette instantanément vu que mes yeux piquent immédiatement. @£*!&% de sable... De toute façon, je n'ai pas le choix. Je me vois pas revenir devant le capitaine sans pouvoir justifier les pertes, ou au moins avoir une preuve de leur perte, et puisque tout le monde ici est épuisé... Je finis par me redresser et je préviens les miens que je les retrouve plus tard. J'ai un alien timbré à retrouver.
Péniblement, je gravis pour la seconde fois la montagne noire, main sur le holster de mon arme et oreille aux aguets. Je ne sais pas encore comment je dois chercher, ni quoi, je ne suis pas une pisteuse, et même si je l'étais, les cadavres jonchant mon chemin ne me faciliteraient absolument pas la tâche. Bon sang, depuis que j'ai repris le relais d'Erys, c'est sans doute la pire situation que j'ai vue, rien ne me sera épargné... Les visions d'horreur s'enchaînent, là un homme éventré, ici un Tusken presque cloué à un mur de pierre, encore là bas des bouts sanguinolants, probablement le reste d'une histoire d'amour explosive entre un homme et une grenade... Je grimace. Erys n'aurait pas aimé voir ça.
-Tu es épuisée, laisse-moi prendre le relais...
-Pas question, tu vas encore vomir partout.
-Je ne suis plus une petite fille. Laisse-moi faire.
Soit. Mais si elle vomit, je ne reviens pas supporter sa trachée qui brûle et ses yeux qui pleurent, faut pas déconner ! Lentement, je me sens partir. Je vis ça comme une délivrance, ce noir... Ca va être reposant. De toute façon, je ne suis plus en état de lutter contre cette petite...
Aaah ! Enfin du soleil, enfin de l'air, même si il est brûlant, enfin... beurk, mais c'est quoi cette odeur répugnante ? Je mets enfin les yeux sur ce charnier dont parlait l'autre, et elle ne mentait pas, c'est même pire. Je me bouche le nez en fronçant les narines, je ferme les yeux. Puis je souffle par la bouche. Je l'ai voulu, je l'ai voulu, c'est mon travail ! De toute façon, l'autre n'aurait pas su faire ce que je voulais. Appelez ça l'instinct... Ou de la folie, les résultats sont souvent les mêmes. Je profite d'avoir les yeux clos pour essayer ce que j'avais déjà pu faire avec Ishiro. C'est comme si une force inconnue me poussait dans une direction que je ne pouvais pas deviner, mais que je savais d'instinct être la bonne. Sans réfléchir, je m'enfonce à la suite de l'Anzat. -
Post n°57
Auteur : Dark MosAvançant d'un pas assuré mais extrêmement prudent, la belle Orias tentait de localiser précisément l'être qu'elle sentait de plus en plus dans cette montagne peu accueillante. A l'intérieur de ces galleries, elle mit un certain temps pour s'adapter à ce changement drastique de température, la chaleur étouffante à l'extérieur avait laissé place à une température nettement plus supportable mais les dizaines de degrés de différence l'avaient nettement refroidit. De plus, elle avait la bizarre sensation que le cours de la bataille avait nettement changé, les bruits sourds résonnants avaient brutalement diminué, signe évident que leur temps leur était désormais compté. Pour autant et malgré les efforts de se rendre perceptible aisément pour un être sensitif, rien ne semblait venir à elle, peut-être était-il déjà mort ou capturé par les forces de la République ? De toute façon, Orias se fichait éperdument du sort du tusken, tout ce qui lui importait était la protection totale du seigneur Mos et rien d'autre. Le fait de ne plus être à ses côtés pour lui venir en aide la dérangeait quelque peu même si elle savait qu'il y avait très peu de chances qu'il soit en danger.
Plongée dans cette incertitude saisissante, elle sentit brusquement une présence derrière elle, une présence qu'elle n'avait même pas perçu jusqu'alors. Elle se maudit intérieurement de ne pas s'être suffisamment concentrée sur sa tâche, depuis combien de temps était-elle suivie ainsi sans s'en rendre compte ? Glissant un léger regard discret en arrière, elle ne parvenait pas à voir cette présence qui devait certainement l'observer à distance raisonnable pour ne pas risquer de se faire repérer mais il était déjà trop tard. S'apprêtant à disparaître pour échapper à la vue de son observateur, elle haussa brièvement les sourcils, un sourire se dessina sur son doux visage, puis elle s'eclipsa de sa position en usant de la force si rapidement, qu'un oeil humain aguerri ne pourrait suivre...
Alors que l'inconnu était encore perturbé par sa disparition, une ombre s'était déjà rapprochée de lui, la démarche implacable et le pas léger pour être le plus inaudible possible. L'appel de force exercée par Orias avait fait taire les autres sens de ce dernier qui comprit trop tard qu'il était à son tour pris pour cible. Le traqueur traqué, une histoire très souvent contée chez les chasseurs de prime qui avaient autrefois tenté de s'adjuger la tête du zabrak et qui s'était toujours échappé de leur chasse implacable. Cette fois il avait préparé un plan simple, celui d'envoyer sa Griffe au devant pour lui permettre de trouver celui qu'il cherchait au cas où celui-ci serait en réalité un danger pour eux et pour le prendre ainsi en tenaille par surprise, comme en ce moment précis. Parvenu à quelques mètres de lui, Mos matérialisa à son tour sa présence dans l'esprit de cet individu et déclencha alors certainement en lui un déluge d'émotions sans doute difficile à contenir. Si la force émanant d'Orias était puissante, celle de Mos l'était encore plus, d'autant qu'il ne s'en servait guère pour faire un appel sensitif mais cette fois, pour créer une sensation de domination, celle que l'on surnommait vulgairement chez les siths, l'aura de malaise. Pris au dépourvu et momentanément obnubilé par la présence dérangeante du seigneur sith, Ishiro fut rattrapé par la réalité et fut brusquement menacé par la pointe d'une lame rouge flamboyante pointée dans son dos. Le son caractéristique de cette arme qu'on déclenchait, mêlé à la chaleur dégagée par le sabre ainsi que les reflets sur les murs environnants ne laissait pas plus la place au doute pour quiconque avait un minimum de connaissances sur le sujet. Et autant dire qu'il n'était plus possible pour lui de prendre la poudre d'escampette.
- N'essaye même pas de bouger. S'exprima calmement Orias qui, malgré une voix douce et étrangement attirante, n'avait pas la moindre gentillesse à son égard.
Mos se rapprocha et prit la parole à son tour.
- Je vais être bref, tu as senti notre appel mais tu n'es pas celui qu'on cherche, alors qui es-tu ?
Lui laissant le temps de répondre et de reprendre ses esprits, Mos savait toutefois qu'ils n'avaient plus beaucoup de temps devant eux pour retrouver le tusken et plus ils s'attardaient, moins ils auraient de chance de le récupérer. Cependant, rencontrer un autre sensitif était un signe que préférait ne pas ignorer le zabrak car après tout, il était venu ici pour découvrir d'éventuels initiés et le tusken restait pour l'instant introuvable.
En des temps anciens, il n'aurait guère eu cette patience de discuter et sans doute même, que la tête de cet inconnu serait déjà en train de rouler sur le sol, si bien que même Orias semblait légèrement décontenancée par ce qui lui semblait être une perte de temps évidente. Car il le sentait chez Orias, un lien plus fort s'était instauré entre Mos et ses plus fidèles membres de l'Ordre et il parvenait à ressentir de mieux en mieux chaque émotion émanant de ces redoutables membres de Malachor. Il aurait bien eu envie de lui dire de l'exécuter et de reprendre leur course à la poursuite de leur cible mais il n'était plus le seigneur sith d'autrefois. Son passage chez les jedis noirs lui avait au moins permis de comprendre que chaque être sensitif était important et que leur destinée future n'était jamais écrite définitivement à l'avance. Alors si Orias n'avait aucune gêne à éteindre le moindre souffle de vie de leur interlocuteur, Mos avait l'expérience suffisante pour comprendre en cet instant qu'il serait extrêmement stupide de le faire car à aucun moment, cet acte, ne leur apporterait quelque chose de bénéfique. Au contraire, il ne l'expliquait pas mais cet évènement ne lui paraissait pas anodin, comme si la force leur montrait un visage supplémentaire dans cette galaxie, capable de jouer un rôle dans ce futur incertain. Tout cela n'était bien sûr qu'une hypothèse dans ce torrent d'incertitude, mais rarement Mos fut happé par le doute de cette manière et il était préférable de suivre les indications.
- Je sens que tu caches un potentiel que tu ne connais pas toi-même. Je peux te montrer la voie mais il faudra nous suivre pour le découvrir. Je suis Dark M...
Au moment où il allait annoncer son nom, il sentit d'autres présences en train de se rapprocher dangereusement derrière eux et peu importait leur nature si c'étaient des gardes républicains, des mercenaires ou d'autres à l'identité inconnue, il ne valait mieux pas rester ici. D'un bref mouvement de tête, Mos indiqua à Orias de fuir plus loin dans les galeries et cette dernière s'apprêta à vouloir mettre fin aux jours de l'anzat, mais Mos déclina de la tête.
- Laissons-le ici, le chemin ne s'arrête pas ici pour lui et, le nôtre non plus. Se tournant vers lui avant de quitter les lieux, il termina.
Lorsque nous nous reverrons tu auras choisi ta voie. Selon tes choix, notre prochaine rencontre sera peut-être la dernière.
Laissant l'anzat sur place, Il rejoignit rapidement Orias et quittèrent rapidement les lieux pour se faufiler dans le dédale des galeries de la montagne, en direction d'un autre chemin menant vers la sortie car ils n'avaient plus le loisir et le temps de chercher celui qu'ils étaient venus trouver. Cependant, tout n'était pas perdu, la rencontre avec cet anzat, même brève, lui donna un regain de curiosité envers cette espèce forte intéressante et le laisser en vie volontairement pourrait aiguiller son trajet futur vers une nouvelle entrevue. Mais au-delà de l'espèce auquel il appartenait, l'individu qu'il incarnait était suffisamment captivant pour Mos pour lui laisser un avenir afin d'en apprendre plus à leur prochain rendez-vous. Si ce dernier ne connaissait ni leurs noms, ni leur provenance, ni leur stature, il connaissait à présent la sensation d'être à proximité des deux siths et pourrait être en capacité de les retrouver, en se laissant guider par celle que tous les sensitifs rêvaient de connaître et de maîtriser un jour... -
Post n°58
Auteur : Ishiro ShinraJe sens de nouveau sa présence, au-dessus de moi !
Diffus, presque imperceptible, je me concentre sur cette faible présence, j’essaye d’ouvrir mon esprit, de percevoir au maximum cette présence, pour enfin réussir à localiser sa position.
Puis je me prends un déluge en pleine tronche, je ne comprends rien de ce qui arrive, jusque tout est arrivé en même temps. Un déluge de tout un tas d’émotions, une avalanche de sentiments en tout genre qui surgissent et viennent foutre un bordel sans nom dans mon esprit. Je me sens mal à l’aise, vraiment pas bien.
J’ai à peine le temps de me demander d’où cela vient que je l’entends, et je comprends tout de suite ce qu’il se passe, en tout cas dans les grandes lignes, et je me rends compte à mon plus grand regret que je me suis fait avoir comme un imbécile, j’ai manqué de prudence. Je n’aurais pas dû partir en chasse comme ça d’une seule proie, j’aurais dû me rendre compte que j’en chassais deux différentes, j’ai commis une terrible erreur d’agir de la sorte, je sais maintenant que je dois me méfier et en tirer des enseignements tout de suite.
Sa voix douce et mélodieuse ne laisse paraitre aucun doute ni aucune hésitation quant à ces intentions, je ne suis pas à mon avantage et je vois qu’elle en est parfaitement consciente.
Alors que sa lame cramoisie se déploie progressivement devant moi, je peux entendre les petits crépitements de l’oxygène de l’air qui brûle, c’est la première fois que je me sens autant, et cette femme n’a rien à voir avec le Tusken que j’ai vu à l’œuvre dans Anchorhead, comparé à lui, elle dégage une puissance extraordinaire
Lentement, je commence à reprendre mes esprits, mes émotions se calment petit à petit, comme un océan déchainé qui se calme après une terrible tempête. Le temps que de me ressaisir complètement, je le vois, il est là en face de moi, sortit de nul par, arrivé du néant sans prévenir. Lorsque je le vois, je sais que c’est lui qui est à l’origine de ce déluge dans ma tête, il à laissé sa marque, comme une empreinte laissé au fer rouge, je pourrais le reconnaitre en mille sans aucune hésitation. Il m’a laissé une carte de visite inoubliable !
C’est un parfum (si je peux identifier ça de cette manière) qui restera gravé dans mon esprit à jamais !
Alors qu’il me demande qui je suis, qu’il souhaite en savoir plus sur moi, je constate avec étonnement que son intrusion télépathique n’a pas eu que cette aura de malaise pour seul effet. Cela à éveiller une tout autre émotion, quelque chose de plus grand, quelque chose que je n’ai jamais rencontré de cette façon, et cela attise encore plus mon désir de soupe.
Je suis enivré par lui, ou plutôt par l’odeur de sa soupe, tout mon être veut y gouter, comme un délicieux repas, à l’odeur divine qui nous attire lorsque la faim nous tiraille le ventre, mais dans le cas présent, cette assiette de soupe se trouve en plein milieu d’un groupe de Rancors.
Maintenant, je sais que c’est lui que j’ai traqué jusque maintenant, et que c’est lui qui à plus tôt coordonné mentalement sont attaque avec Orias.
Je l’écoute, et alors qu’il me parle de potentiel caché, je constate que Orias ne me menace plus et alors que son sabre laser se rengaine, elle tourne les talons pour s’éloigner de moi. Le Zabrack me dit que lors de notre prochaine rencontre, je devrais avoir fait mon choix, je ne vois pas du tout de quoi il me parle, mais j’avoue qu’avec le départ de son garde du corps, je me mets à envisager de plus en plus à ne pas laisser lui l’occasion d’une nouvelle rencontre.
Je m’imagine tout un tas de scénario, du plus simple au plus complexe, avec plusieurs possibilités envisageables.
Malgré toutes ces années à m’entrainer pour ne pas me précipiter, à prévoir toutes les réactions, profiter de toutes les opportunités, je n’arrive pas à résister au parfum divinement bon de sa soupe, ou alors je ne souhaite pas y résister.
Je me force à un exercice, je ferme mon esprit, je replonge dans mes émotions précédentes à la recherche de sa méthode pour lancer ce flot de mes émotions contre moi. C’est comme si je me retrouvais dans un immense labyrinthe, le dédale de mon esprit, un immense cheminement qui mène à chaque fois dans un cul de sac.
Tout à coup, je le remarque, comme une faible lueur, je peux maintenant visualiser son passage dans ma conscience, comme si je peux ressentir par ou il est passé et je profite de suivre cette nouvelle voie. C’est une sensation étrange, comme si je pouvais voir des volutes de fumées rouge sombre m’indiquer le chemin à suivre. Alors que je me retrouve au frontière de mon esprit, je vois ce chemin presque imperceptible qui nous relie lui et moi, instinctivement je pense que c’est un résidu du lien de Force qu’il a utilisé pour venir foutre le bordel dans mon esprit à mon tour.
Je réfléchi encore quelques instants, je vois que mon vis-à-vis à commence à me tourner le dos, et j’hésite à comment réagir, dois je profiter de cette situation ou le laisser filer avec cette terrible envie de dévorer le cerveau. Il avance lentement vers les tunnels de cette montagne noire, alors que Orias à déjà pris un peu d’avance. Alors qu’il s’engouffre dans le mont maudit, je fini de prendre ma décision, mais quel terrible dilemme, tout me force à lui sauter dessus là, maintenant, mais une petite alarme au fond de moi essaie encore de me retenir.
J’ai maintenant tous mes sens en éveil, et mon choix est fait, je me souviens de ces derniers mots, lors de notre prochaine rencontre j’aurais fait mon choix, mais aujourd’hui déjà je l’ai fait. Je vois une opportunité, une ouverture dans laquelle je m’engouffre. Je dégaine mes vibropoings, et je plonge à la suite de ma cible. Je ne veux laisser aucune chance à mon adversaire, je suis conscient de l’enjeux, le moindre échec pourrait me couter la vie. J’applique toute la puissance possible dans mes jambes pour le prendre par surprise, arriver sur lui avec une rapidité déconcertante, ne lui laisser aucune chance. C’est la toute première fois que je déploie autant mes compétences physiques, je ne me ménage pas pour combler la distance qui nous sépare.
Malgré tous mes efforts, alors que je pensais fondre sur lui, et lui assener un coup qui aurait dû lui être fatal, je me retrouve à frapper dans le vide, il n’est plus là, il est à plus d’un mètre de moi, plus profond dans ce boyau étroit, comment peut-il avoir pu esquiver ainsi cette attaque sournoise dans un endroit aussi confiné.
A cet instant, seul ma soif de soupe me motive, mais je me rends compte que ce combat ne va pas se passer comme je l’aurais voulu, il risque d’être long et laborieux !
Pour une raison que j’ignore encore, j’ai cru l’entendre sourire, oui je l’ai sérieusement entendu sourire. C’est cela qui m’a mis sur la voie, je crois que je comprends maintenant, ce que je pensais être un résidu du lien de force qui nous liait n’en est pas un. Il est toujours connecté à mon esprit, salopard !
Si je compte pouvoir le surprendre je dois absolument le virer de mon esprit, ou l’embrouiller, sans quoi je me rends compte que je n’ai aucune chance de pouvoir le surprendre s’il peut anticiper chacun de mes mouvements. Cela ne m’empêche pas de continuer de fondre sur lui, et je le vois mettre en échec chacune de mes tentatives de lui porter un coup. Ce que je ne comprends vraiment pas c’est pourquoi dans ces premiers instants de notre confrontation, il se contente de rester à distance, probablement qu’il compte sur l’anticipation de mes actions et que cela le protège.
On progresse de plus en plus dans les boyaux de cette foutue montagne, et j’en ai marre de la voir me faire balader comme un chien en laisse !
Je cherche à fermer mon esprit de me rendre illisible, mais rien ne fait, il reste toujours juste assez loin pour rester hors portée de mes mains. Il ne daigne même pas utiliser une arme, et j’avoue que cela commence à me taper sur le système, je ressens toujours cette frustration immense de ne pas avoir pu me repaitre de la soupe du Tusken Noir, et voilà que ce pantin en face de moi se paye ma tête. J’ai comme l’impression qu’il s’esclaffe à chacune de mes tentatives, et plus il me semble l’entendre rire, plus j’enrage ! C’est un cercle vicieux auquel je succombe.
La colère, la frustration alimente ma rage naissante, je fais tout pour chercher un moyen de le faire taire, je cherche à le foutre dehors afin que je puisse enfin lui éclater la tronche.
Voilà maintenant que je vois l’autre, Orias, au bout de ce long boyau, si elle rejoint l’autre, c’est sûr que je vais me faire laminer, dans ce tunnel, à un contre un j’ai une chance, mais si je prends les deux sur le dos, cela risque de vraiment mal terminer. Mentalement je crois que je m’adresse à lui, je l’insulte de tous les noms que je connais, je le hais à cet instant, je le déteste vraiment. Puis je remarque que Orias a changée d’allure, elle se presse de venir à la rencontre de son compère !
J’explose de rage, trop d’événements qui se retournent contre moi, si je pouvais je ferais s’écraser cet immense rocher au-dessus de sa tête à ponte pour lui écraser sa face, ça permettrait de l’empêcher de reculer encore, et surtout on ne serait plus que tout les deux face à face, plus moyen de reculer.
Et je l’entends encore rire au plus profond de mon esprit, je n’en peux plus, alors que je me jette sur lui, je lui hurle dessus en même temps
- DEGAGE !!!
Cela ne change rien, il m’évite encore d’un rapide pas de côté, et c’est la goutte d’eau de trop, je regarde encore une fois mon adversaire, le rocher… et comme un abruti je hurle dessus, dans ce cri, toute ma colère, toute ma rage, mes tripes !
- HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!
Là ce qui suit, je ne m’y attendais pas du tout, et l’autre non plus, car avec la chute de ce bloc de pierre, le Zabrack n’a pas le temps de reculer, et plonge en avant pour éviter de se faire écraser. Je souris d'un air sadique, comme un gamin de 10 ans fier de sa dernière connerie, je suis heureux de cette coïncidence, il peut plus reculer, et Orias devra faire le tour pour nous rejoindre.
Il se remet d’aplomb, et se campe sur ses appuis, cette fois je suis sûr qu’il ne fuira pas le combat. Il relève la tête et à son tour me souris, avec un de ces sourire inquiétant, un de ceux qui peut vous glacer le dos, qui ne me donne plus du tout envie de rire.
A cet instant, je ne suis plus certain de comment va se dérouler la suite ! -
Post n°59
Auteur : Erys TalmarkJ’ai mal au crâne. Et quand je dis ça, je ne veux pas dire que j’ai une légère douleur au niveau du front due à un trop plein de consommation de lait bleu ou autre substance plus ou moins licite. Non, là, j’ai une migraine de tous les diables qui m’assaille depuis que j’ai quitté le campement de fortune dressé à la hâte après la bataille avec les Tuskens. C’est simple, j’ai du mal à juste me concentrer, à pas presser mes mains sur mes tempes pour essayer de faire exploser ma boîte crânienne, ou simplement à ne pas me rouler en boule dans un coin. C’est quand même un monde, ça ! Je peux enfin prendre le relais de l’autre, reprendre mon corps, et paf, voilà que je suis assaillie par un pépin physique que je ne peux pas expliquer ! Tout allait bien pourtant, mais ça m’a vraiment prise d’un coup après mon départ. C’est vraiment étrange, surtout que malgré ça, je ne bute sur aucun caillou, aucune roche, aucun grain de sable mal placé, comme si je savais exactement où j’allais.
Et quelque part, c’est sûrement vrai. Enfin, non, je ne sais pas où je vais, mais je sais que je vais dans la bonne direction. De toute façon, c’est la seule logique, la seule que je peux anticiper comme ayant vu l’Anzat, et la seule que j’ai envie de prendre. Ici, comme partout ailleurs, l’odeur est insoutenable, et aux effluves de champignons et de moisis s’ajoutent celles de la mort et du sang… A une autre époque, j’aurais vomi… Mais là, je n’ai de toute façon plus rien à vomir, j’ai tout rendu plus tôt. Je ne sais pas exactement quoi faire, ni comment faire, je me contente d’avancer et de passer outre cette migraine qui me cisaille la tête et m’empêche de réellement voir.
Je ne suis pas idiote. Je sais bien que c’est un avertissement. Je sais que ce genre de manifestation, c’est la manière de la Force de me dire que je suis en danger, de me signaler un réel péril. Mais pourquoi maintenant ?! A Anchorhead, déjà, j’avais le crâne en fusion, puis tout allait bien devant les Tuskens, puis maintenant, me revoilà en train de souffrir le martyre ? Pourquoi l’autre n’y a pas eu le droit ? Elle est moins forte que moi, c’est ça ? On partage le même corps et on a le même esprit bousillé, elle est juste plus grande, c’est tout, et c’est pas juste ! Pourquoi je devrais être la seule à galérer avec ça ? J’ai la transpiration qui fait se coller mes cheveux à ma peau, je dégouline sous mes vêtements de fortune, mes mains glissent sur les poignées de mes armes auxquelles je suis contrainte de m’accrocher bêtement. Bon dieu, Ishiro, je ne sais pas dans quoi tu t’es lancé, mais je te jure que si tu es encore vivant après tout ça, je te pends par la peau des fesses au Sénat Galactique et ça ne va pas traîner. Fichu crétin d’alien psychopathe, et moi comme une belle andouille, je me lance à ta poursuite alors que tout mon corps me hurle que ça va mal se passer pour nous deux. Si on ne rentre pas, je te poursuivrai jusque dans la mort !
Je me stoppe d’un coup, sans savoir pourquoi. Voilà, je suis perdue, et j’ai perdu aussi la notion du temps ! Mon mal de tête s’estompe à peine, et je m’assois sur un caillou qui traînait là pour souffler un coup et essayer de me concentrer. Réfléchis, pauvre gourde ! Tout Anzat suicidaire et stupide soit-il, Ishiro semble mû par une sorte d’instinct qui lui est très personnel, et à son image. Moche, oui, mais pas que. Il me regardait bizarrement déjà avant qu’on commence, et il était bizarre aussi dès qu’on évoquait ce Tusken sensitif… Etait-il encore en train de poursuivre l’autre ? C’était impossible, il devrait être mort, à l’heure qu’il est. Ou bien y avait-il autre chose ? Je n’arrive pas à remettre le puzzle comme il faut, et je ne parle même pas d’assembler les pièces. Je sens presque l’odeur de ce couillon, quelque part, dans l’air, mais ça ressemble plus à une indication de la Force qu’autre chose…
Et puis merde, pourquoi j‘essaye de réfléchir alors que je suis juste une débile de la Garde Républicaine qui s’est jetée dans la gueule du loup ? Et pourquoi j’essaye encore de sauver la peau et les fesses de ce couillon des ombres ? Sûrement parce que je suis trop gentille… Je pose mes mains sur mes yeux. Encore une minute, le temps de réfléchir, me concentrer… Je ne sais plus trop ce qu’il en est pour moi, mais maintenant que je suis lancée, autant continuer. Alors je me redresse. Je ferme les yeux, j’inspire un grand coup. Je ne sais pas trop ce que je fais, j’écarte les bras et je fais des gestes comme si ça pouvait invoquer un truc… un Acclamator, par exemple ? Mais non, rien, juste moi et ma conscience… Et puis, je prends comme un grand coup dans les gencives, comme une lueur aveuglante qui vient me cueillir. Ishiro n’est pas loin. C’est sûr. J’ai presque envie de bondir de joie, jusqu’à ce que je me rende compte que cette tache n’est pas toute seule. Non, il y a deux autres trucs ici, et pas des rigolos. C'est impressionnant, j'ai la sensation d'être noyée d'un seul coup sous un torrent de... de quoi en fait ? Je n'en sais rien. A nouveau je plaque mes mains sur mes oreilles et je hurle. Tant de sentiments, il y a de la haine, de la fierté, de la peur, de la suffisance, du questionnement, tout ça à la fois, j'en suis à me demander même si je ne suis pas en train de rêver. Ou de cauchemarder plutôt, tout est impossible, et pourtant je le subis de plein fouet.
Je suis incapable de dire combien de temps ça a duré, tout ce que je sais, c'est que je suis tombée à genoux, puis à quatre pattes, m'écorchant les mains sur les pierres de la montagne. Le sang coule doucement sur les paumes de mes mains et les crosses de mes blasters, ma poitrine se soulève brutalement alors que j'essaye de reprendre mon souffle et une forme de contenance. Mes jambes me font mal à force de marche et de combat. Je ne suis pas en état pour secourir Ishiro, définitivement pas, mais je ne peux pas le laisser comme ça. Le mal de crâne commence à s'estomper, je me redresse lentement. Plus loin, j'entends un énorme bruit de... d'avalanche, ou de roches qui tombe, je n'ai pas le choix, je dois avancer. Si ça, c'est pas une preuve de vivants dans le coin, je sais pas ce que c'est.
Lorsque je peux enfin me remettre en marche, je n'ai pas longtemps à marcher pour apercevoir d'énormes nuages de poussière et de sable, et au milieu, une forme... humaine je dirais ? Féminine, peut-être. Je braque mes armes sur elle, sur cette forme, et je dois me retenir de tirer. Si je la rate, je suis dans une merde noire. Et en même temps, vu que mon instinct me hurle que je vais crever ici, je me demande si je ne suis pas de toute façon dans une merde noire.
- Identifiez-vous. Et les mains bien hautes. En évidence.