Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Le chemin est semé d'embûches...

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #34

    Post n°34
    Auteur : Super PNJ

    Du haut de sa barricade, le capitaine Kurtz n'en croyait pas ses yeux , il venait tout juste d'envoyer une escouade trauer le Sith et maintenant la horde Tusken était prise en étau, d'abord dans le désert en proie aux attaques sanglantes des Freemen puis par des volontaires Tatooinien venus d'où ne sait d'où et coincée par les derniers défenseurs d'Anchorhead.
    Peu à peu les rangs des hommes de sables s'égrainaient et les combats ralentissaient faute de combattants et finalement vint un émissaire de paix humain qui venait négocier une trêve au nom du clan Tusken.
    C'était enfin le moment de stopper les hostilités, bombant le torse, l'officier ordonna:
    -Cessez le feu!


    Un ordre qui sonnait comme un soulagement, les défenseurs de la cité martyr soufflèrent, on commençait à secourir les blessés, à chercher les morts ou les disparus, les Tuskens se rassemblaient autour de leur leader abandonnant leur gaderfii dans le sable.
    Tous les regards étaient hagards, ne croyant pas que cette bataille était enfin finie et surtout qu'Anchorhead avait résisté aux Tuskens, mais sur le champs de bataille une étrange lueur se lisait dans les yeux de Leto, le leader Freemen.
    Pour lui il ne pouvait y avoir de reddition, il devait massacrer les hommes des sables jusqu'au dernier, le désert appartenait dorénavant au Fremenn, armé de son couteau, il s'approchait des prisonniers et en égorgea un par derrière, aussitôt d'autres Freemen voulurent se joindre au massacre mais Kurtz s'interposa l'arme au poing.
    -La République pourchassera tous les criminels de guerre, et on vous fera pendre au bout d'une corde!


    Les Freemen hésitèrent, tous avaient en mémoire comment le général Valiant avait repris la garnison impériale et ce qui était advenu des traitres. 
    Leto cracha sur le cadavre encore chaud du Tusken qu'il venait de tuer et essuya sa lame rouge sur son pantalon.



    -
    Ce ne sont que des animaux! et la République a abandonné Tatooine depuis des décennies déjà, vous n'avez pas de leçon à nous donner , et vous êtes en bien mauvaise posture pour me menacer! écartez vous!! 


     
    Et effectivement l'officier des Renseignements se sentait bien seul, même s'il pouvait compter sur Moffit, un des dernier Rat Patrol à ses cotés, cependant, il représentait toujours la République et parlait en son nom.
    -Je le répète, si vous touchez aux prisonniers vous aurez affaire à la Haute Cour de Justice de la République!


    Pendant un long moment Kurtz et Leto se jaugèrent, le Freemen ne pouvait perdre la face devant ses hommes cependant s'il voulait sa place au Haut conseil de Tatooine il ne pouvait se mettre la République à dos, finalement, il rangea son poignard et bouscula Kurtz pour retourner sur son engin en hurlant.

    -Vous n'êtes que des lâches! 


     
    Kurtz ignora cette dernière provocation de Leto, car pendant ce temps au milieu des sables, un étrange émissaire négociait avec l'étonnant duo que formait Shavic et le chef Krok...



     "C'est décourageant le sable, rien n'y pousse. Tout s'y efface."        
    James Joyce  
     
     
    Spoiler : Spoiler
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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
      a écrit sur dernière édition par
      #35

      Post n°35
      Auteur : Erys Talmark

      Au moins, je ne me suis pas trompée en confiant à cet Anzat le soin de mener la traque. Déjà, ça me permet de garder un œil sur lui, de loin, vu son appétance pour les disparitions dans l'ombre et son goût des justifications boîteuses, en plus de sa propension à en faire un peu trop qui a tendance à me rendre irritable. Surtout, ça me donne l'opportunité de me placer en queue de peloton, pour à la fois aider les quelques uns qui pourraient trébucher, et m'en servir comme bouclier quand viendra le moment de combattre. Qu'on soit bien clairs, je ne compte pas laisser la vie ici parce que je sers la République... Et puis, ça me permet aussi de discuter rapidement avec Neela. Oh, c'est sur, la discussion est loin d'atteindre des sommets de précision, mais à quoi peut-on s'attendre quand on met en relation une Garde Républicaine à peine formée et qui a perdu sa jeunesse et une partie de sa mémoire d'un côté, et une gamine qui n'a vu que du sable et des glands toute sa vie ? Pas grand chose, voilà, merci.

      Et pourtant, malgré toute mon envie d'être sérieuse et concentrée, j'ai cette petite voix qui me murmure que non, il n'y a pas que le Tusken noir qui importe. Bien sûr, c'est notre mission, et j'imagine mal Kurtz se satisfaire d'une escouade fatiguée qui aurait laissé s'échapper notre ennemi, et probablement instigateur de ce foutu chaos. Mais il y a tout de même ces gens, que nous avons protégés et accompagnés. Après tout, parmi tout ces gens d'expériences, notamment les Amazones, pas un seul n'avait hésité à aller chercher de l'aide dans la population, alors qu'à mes yeux, ils étaient tous bons pour la décharge. Ou un bon bain, à l'odeur. Et pourtant, ils s'étaient tous battus comme les morts de faim qu'ils étaient. C'était ça, se battre pour quelque chose ? Pour une maison ? Je ne vais pas vous mentir... Je n'ai aucune idée de ce que représente ce concept. Hormis pour ma vie, comme tout le monde, je ne me bats pour rien, si ce n'est la République. Et même ça, c'est... un prétexte. C'est quoi, la République, pour moi ? Rien. Un système qui broie les gens, comme moi, qui aurait du me détruire aussi et dont je ne suis sortie que par la chance.

      Et pendant que ma petite voix me murmure tout ça, je me retrouve aussi à écouter l'histoire de la gamine, la vierge des sables comme elle aime s'appeler. Pour moi, ça reste une gamine, mais peu importe. C'est presque comme si je prenais plaisir à l'écouter parler de ferme hydroponique, de sable, du manque d'eau et de la vie difficile... En fait, je me fous de ce qu'elle raconte, et en même temps je m'y intéresse. Parce que jusque là, entre Froome, Namtrah, Ishiro et Kurtz, j'ai surtout vu des types blasés. Déjà poncés par la vie, les combats, habitués à se planquer, eux et ce qu'ils sont. Alors que Neela, elle, elle n'a pas tout ça. Je le perçois dans ses expressions, ses intonations, ses modulations de voix, qui varient entre le désespoir et l'exaltation, la joie et la tristesse, l'excitation et la peur. Elle passe par tout un prisme d'émotions que je prends en plein dans le ventre, alors même que je suis incapable de restituer la moindre parcelle d'information dans ce qu'elle vient de dire.

      C'est triste à dire, mais alors que cette fille a vécu toute sa vie sur une planète pourrie, sans eau, sans avenir autre que se marier à son cousin vu qu'ils sont sûrement tous consanguins, pour finir par probablement crever face à un Tusken Sith qui pue encore plus que les autres vu la ferveur avec laquelle Ishiro lui court après, elle a quand même une vie plus heureuse que la mienne. Qu'est ce qui me fait vibrer, moi ? Pas grand chose. Rien en fait. Avant, il y avait Artémis et sa bande, mais c'était parce que j'étais encore cette petite voix enfantine. Je faisais quelque chose sans comprendre. Et maintenant qu'ils sont partis, je n'ai rien retrouvé pour... compenser. J'avais senti une petite pointe de changement quand j'avais vu les Amazones, mais ça s'est vite estompé vu que je n'ai qu'à peine pu leur parler et combattre avec. Ishiro, lui, me laisse de marbre comme il n'hésitera pas à nous laisser derrière si il trouve de quoi se faire un bon repas. Et tout le reste est à l'avenant. Pas de passé, pas vraiment de présent, et un avenir qui se limite à « Est ce que je vais me faire boulotter l'arrière train par une bestiole improbable dans les prochaines secondes ? »

      Ouais. Déprimant. Finalement, je ferais mieux de la faire taire. Ou pas, puisqu'elle me distrait tout de même, pendant que je garde un œil sur la troupe et les alentours. Je laisse aux bons soins de notre alien de compagnie l'étude du sang qu'il retrouve, en compagnie des Rats. De mon côté, j'essaye surtout de regarder les alentours. Du sable, un peu de cailloux, et un ennui mortel. Et surtout, la sensation d'être dans un four thermostat 12 à chaque instant tellement la chaleur est écrasante. Notre proie est sans doute partie voilà trop longtemps, et c'est bien le souci : on est en retard. Beaucoup trop, sûrement. Même avec son sixième sens de psychopathe de mauvais film d'horreur, c'est pas l'Anzat qui fera la différence, et je pense qu'il le sait. Moi, ça ne me dérange pas de marcher longtemps. Les Rats, pareil. Mais les autochtones... Eux, ils vont y rester si on fait ça. Et je vois à leurs têtes, quand Ishiro les stoppe, qu'il y a du soulagement et de la déception en même temps. C'était certain qu'on attraperait pas notre ami le Tusken aussi rapidement.

      Une fois que tout le monde a déballé son barda, je fais rapidement le tour, en silence, surtout pour voir la tronche que tout le monde a. Bon, l'avantage, c'est que je dois avoir moi-même une tête à faire peur... Mais ils ne le montrent pas, ou ne m'en parlent pas. Une tape sur l'épaule et en avant. Je ne sais pas si ils en ont besoin, mais je me dis que si ça peut aider... Alors autant le faire, surtout que je ne sais pas combien vont revenir. Je m'attelle à distribuer de quoi manger et boire pour chacun, en rationnant déjà les portions, tout en distribuant des tours de garde, deux par deux, en me mettant avec Neela sur le premier tour.

      Effectivement, elle ne me lâche plus, et quand je m'installe pour prendre ce fichu tour de garde avec elle, le premier, elle ne peut pas s'empêcher de parler, encore.


      -Pourquoi vous êtes là ? Vous ne m'avez pas répondu tout à l'heure. Vous avez toujours l'air de... de savoir quoi faire et quand, comment vous faites ?

      Ah. Moi, j'ai l'air de savoir quoi faire ? Soit elle est aveugle, soit elle est trop gentille, soit elle n'a pas l'habitude. Du coup, j'hésite quand même à lui pourrir ce doux rêve, à cette gamine. Et en même temps... Ca se trouve, je pourrais l'emmener, quand on aura fini la mission. C'est toujours utile, de l'aide. Et puis, elle est honnête... Alors je vais l'être aussi.

      -Le secret c'est... de faire semblant. En espérant que ça se voit pas. Faire semblant. Comme si je savais ce que c'était d'être adjudant. Tu vois les galons, là ? On vient de me les donner, alors que je les mérite pas. Sauf que j'ai pas le temps d'attendre de les mériter. Parce que si j'attends, je serai morte avant, sur cette foutue planète. Alors en attendant, je fais semblant de mériter et de savoir ce que je fais. En espérant que ça me laisse suffisamment de temps pour mériter ce foutu grade.

      Je vois bien qu'elle me regarde avec étonnement. C'est sûr qu'un soldat qui se rabaisse comme ça, ça peut faire bizarre. Et en même temps, c'est tellement raccord avec ce que je ressens, là, tout de suite.


      -Et puis, quitte à avoir commencé... On est venus pour régler le cas d'insurrections Tuskens, et on se retrouve à défendre une ville pourrie qui finalement se défend presque elle-même. Ca motive aussi. De voir que même si vous savez que cette ville ne vaut rien, c'est votre ville. J'aime toujours pas cette planète, et j'ai toujours pas digéré l'accueil qu'on nous a fait. Mais si des fermiers se battent comme ça, pas de raison qu'on le fasse pas aussi.

      J'ai l'impression que je peux parler librement. Comme si de toute façon, mes paroles allaient s'effacer comme les traces sur le sable. Bien sûr, c'est pas avec elle que je m'imaginais parler. J'en profite pour la regarder. C'est une gamine, à peine mon âge, et encore... Le teint mat et hâlé, des grands yeux très clairs, bleus, presque blancs, des cheveux noirs attachés dans le dos, et la tenue habituelle des fermiers locaux, ample et large, grossière, pour protéger au mieux le corps de la poussière et du sable.

      -J'ai rien à quoi me raccrocher quand je me bats, moi. J'ai pas une maison ou quelqu'un à défendre qui m'oblige à me surpasser. Alors que toi, t'as tout ici. Donc tu te défends encore plus fort. J'aimerais bien trouver ça, aussi. Un jour. Peut-être. Sauf si j'y reste.

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      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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        Le Chroniqueur
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        #36

        Post n°36
        Auteur : Rkorr’Otruur’Kuar

        Le Tusken en charge des négociations avec les humains observa chacun de ses interlocuteurs. C’est impressionnant comme chaque humain est diffèrent d’un autre. Il y en avait des empathiques, des sadiques, des impartiaux… C’est une autre culture comme on dit. Krok' laissa parler le diplomate mi-humain mi-Tusken à sa place. Shavic prenait son rôle très à cœur. Il traduisait les décisions de Krok' sur les conditions de l’accord de paix.

        Le groupe diplomatique Tusken écoutait avec attention les demandes des Républicains. Les deux principaux négociateurs du clan se regardèrent, ils échangèrent quelques paroles, se concertèrent et reprirent la négociation avec la femme représentante des humains.


        Coy -Nous acceptons de vous livrer tous nos prisonniers ici même dés le prochain cycle Lunaire.


        Le visage de Shavic changea légèrement d’expression quand le cas de Rkorr commença .


        Coy -Vous avez déjà tué le chef de la coalition durant la bataille donc il n’y a plus rien à craindre pour les humains maintenant. En ce qui concerne le sorcier Tusken que vous appelé « Sith », il n’a pas joué de rôle majeur contrairement à vos croyances. Et nous ne sommes pas assez puissants pour vous le livrer.
        Je vous propose plutôt ceci : une trêve durable est établie entre les Tusken et la République/Freemans afin de laisser le Peuple des sables entamer la saison de Reproduction et en échange, le peuple Tusken vous donne la localisation du Sorcier Tusken et s’engage à ne pas attaquer les convoies dans la mer des Dunes pour une durée de 2 cycles Solaires sans oublier la libération des prisonniers des deux camps.

        Ainsi, tout le monde y trouve son compte et la planète peut espérer une période de paix solide entre nos deux cultures.


        Krak' resta impassible derrière Shavic en espérant que tout se passe bien même si l’appel du sang coule toujours dans ses veines et dans chaque veine de chaque Tusken mais ces négociations étaient essentielles pour la prospérité des hommes des Sables. Il était évident que le peuple des sables aurait leur revanche un jour ou l’autre sur les Freemans.


        --------------------------------------------------------------



        Au milieu des montagnes noirs de Tatooine, un lieu réputé pour la présence constante de la force obscur, Rkorr entra, accompagné de ses troupes, dans la caverne du célèbre monstre Shaül. La créature n’y était plus mais peu de gens le savait, voir même personne car tout ce qui s’aventurait sans cette caverne, n’en sont jamais ressortit. Les Tuskens ne trouvèrent que des cadavres de Tusken en décomposition et des morceaux du monstre. La vision était horrifique. Rkorr leva la main en signe d’arrêt et s’engagea seul dans les profondeurs de la caverne sombre et sinistre où le coté obscur pouvait se faire ressentir par n’importe qui.


        Les guerriers Tusken frottèrent leurs habits sur les roches noires de la montagne afin d’assombrir leur tenue et ainsi d'honorer le Tusken Noir comme pour prouver leur allégeance.
        Chacun savait qu’un rude combat s’annonçait et leur seul issus serait la victoire ou la mort contre les envahisseurs humains. Là où seule la volonté et la détermination fessaient la force car trop étroit pour le nombre et trop escarpé pour les machines.


        Alors que leur chef avait déjà disparu dans les méandres de la caverne, la troupe agença le terrain à leur avantage en y fabriquant des pièges grâce à des rochers ou tout autre élément naturel à leur disposition.

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        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le ChroniqueurL Hors-ligne
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          a écrit sur dernière édition par
          #37

          Post n°37
          Auteur : Ishiro Shinra

          Tatooine…


          Du sable, de la chaleur, encore du sable, encore de la chaleur…



          Même la nuit, on crève de chaud.



          Je me suis réveillé en plein milieu de la nuit, transpirant comme un malade, et plus moyen de refermer l'œil. Ça me travaille, je suis hanté par la traque du Tusken, de ce terrible homme des sables. Je veux tellement partir en éclaireur, retrouver sa trace, tout mon être aimerait partir en chasse et le trouver, enfin presque tout mon être, car je ne peux m'empêcher de repenser à l'autre emmerdeuse qui risque de me faire un flan, repartir sur tout un laïus sur la cohésion ainsi que l'esprit d'équipe, sur le fait de ne pas laisser tomber les camarades, de protéger son équipe, bla, bla, bla…


          Je me rends compte que je ne la comprends pas beaucoup la petite, en fait je ne capte rien en elle…
          Elle est aussi agréable qu'un jour en plein soleil sur Tatooine, aussi transparente qu'une porte blindée. Souvent renfermée sur elle-même et ensuite elle explose pour me tenir des théories sur le groupe et l'abandon. Anchorhead ce n'était pas vraiment facile, une grande boucherie dans tous les camps. Et on a tous des torts et je reconnais les miens sans aucun problème. Je peux même dire que j'ai pris goût à ces effusions de sangs, à ces féroces combats sanglant, même si la traque et la chasse dans l'ombre, la progression silencieuse qui précède la mort de mon adversaire reste le plus excitant à mes yeux. J'aime le son de ma lame qui tranche de part en part une gorge délicate, la dernière expiration de ma victime sans aucun autre bruit. Juste le silence de la mort



          Le seul point positif à devoir attendre tout le monde, c'est seulement s'ils sont nombreux en face à nous attendre, pouvoir anticiper les attaques et pouvoir riposter, mais pour le reste, sa ne joue pas en notre faveur. On est lent, bruyant, repérable, et au moins la moitié d'entre nous ne connais rien au combat. Plus la fatigue qui vient mettre son grain de sable, on à vraiment l'air d'une bande de guignols en vadrouille sans être vraiment préparé. De plus aucune réelle discipline dans nos rangs, quand tu vois que la "vierge des sable" et Erys taille la bavette à longueur de temps, et tous ces pécores qui font de leur mieux pour … rester discret…mais qui ne font rien de bien, sa n'aide pas à peser lourd dans la balance.


          Je ne peux pas leur en vouloir, tous volontaire pour suivre le second adjudant du groupe. Je ne suis pas sûr du tout que l'on m'aurait suivi avec autant d'enthousiasme, ou alors par crainte. Les RATS eux semble dans leur domaine de compétences.



          Mes pensées reviennent sur ce Sith, de ce que l'on nous a rapporté, ce pourri qui hante mon esprit, sa soupe m'appelle, c'est incroyable.



          Je prends deux minutes pour moi, je ferme les yeux.


          J'ai l'impression de le sentir, ou plutôt de sentir sa soupe.

          Je salive de simplement me rappeler de son aura, je le revois juste en face de moi, dans Anchorhead.

          Je me concentre, et je crois commencer à halluciner, car il me semble percevoir son aura, au loin au nord-est de notre position.


          Je me concentre sur ce que je ressens, sur cette sensation nouvelle, sur cette aura délicieuse, figé dans mon esprit comme un souvenir inoubliable depuis le jour de notre rencontre.
          Je le vois maintenant, je le sens. J'ai l'impression de le percevoir, presque de l'apercevoir. La direction à prendre me parait tellement évidente, telle une torche brillant en pleine nuit. Je vois au loin cette montagne noire, immense, imposante, avec un lourd secret caché dedans, et c'est là-bas que le Tusken est allé se cacher.



          Je rouvre les yeux, serein. Je sais maintenant ou il se cache, tout est clair, je ne peux pas expliquer la raison, mais je sais que c'est dans cette montagne que le Sith se cache. Je fais un tour d'horizon, tout le monde pionce encore et c'est mon tour de garde. J'ai fermé les yeux à peine 5 minutes et je me rends compte que j'ai perdu beaucoup plus de temps, presque une heure.


          Bordel de merde, c'est quoi ce foutu bordel, il s'est passé quoi non d'un chien ?


          Je vois Erys au loin, et je l'interpelle en me rapprochant d'elle :

          - "On décolle une heure avant le levé du soleil, et on va avoir pas mal de marche à faire, alors si je peux te donner un conseil, pionce et repose-toi. Si on rattrape l'autre pouilleux, il va falloir être en forme."

          J'espère qu'elle va se reposer un peu, c'est important, car demain matin, je sais que le rythme sera soutenu, on ne peut pas perdre trop de temps, au risque de voir disparaitre ce Sith et de ne jamais pouvoir le retrouver, il faut profiter de cette occasion, peut être bien la seule et unique de mettre la main dessus. De plus l'appel de la soupe pour cet homme des sables est grand et j'ai hâte de le retrouver. Mais avant tout, il reste a faire ce tour de garde, et même si je préfèrerais partir maintenant, je sais que la moitié du groupe ne tiendra pas le rythme, je dois les laisse se reposer. Le silence de la nuit me fait un bien fou, je repense à la veille, à nos combats, aux amazones et à leur style de combat bien spécifique, très particulier et diablement efficace. Chaque coup porté est précis, chirurgical, mortel. Aucuns mouvements inutiles, tout est dans la précision et d'une puissance déconcertante. Je repense aux enseignements de mon maître, sur ma planète natale. Ce grand assassin, qui a su former un grand nombre de disciple tout au long de sa carrière.


          Je suis serein et calme

          Penser à Anzat me ressource

          Je me sens d'un calme et d'un apaisement inébranlable

          C'est le chemin qui nous guide vers la voie des assassins



          Je comprends ce soir de vieilles recommandations de mon ancien mentor, il y a des années de cela.


          Le silences et les ombres sont un refuge

          De ce refuge tu seras protégé

          De ce refuge tu seras craint



          Cela avait largement pu être vérifié lors de mes derniers combats, et cela malgré les reproches de la gamine.


          C'est facile de juger les actes des autres, mais elle n'était pas là, avec moi pour se rendre compte de la situation. Et peut être que mes actions égoïstes ont permis de ralentir la progression des ennemis dans les murs de la ville. Je reste persuadé que lorsque la mort surprend pour venir de nulle part, lorsque l'on fait face à un ennemi non identifiable, lorsque c'est impossible de prévoir d'où surgira la prochaine attaque, tous ces facteurs impose une phase de doute, même pour les meilleurs guerriers, et de la terreur pour les pires d'entre eux.



          J'ai suivi cette voie durant des années, des décennies, appris à rester tapis dans l'ombre, être invisible. Des heures à apprendre à me déplacer silencieusement. Ensuite j'ai appris à tuer, furtivement, rapidement, sans laisser de traces. Être le plus efficaces possible. Sa me fait penser au Amazones, qui maitrisent leurs techniques de combat à la perfection.
          Je fais le tour de notre camp de fortune, tout le monde dors plus ou moins profondément, et c'est dans le silence le plus complet que je me faufile entre les membres de notre groupe, tous dormant. Lorsque je passe près de Erys, elle semble perturbée par ses songes, sa respiration est saccadée, son sommeil est agité par les contractions de ses muscles qui lui parcours le corps. Même son sommeil ne l'épargne pas, toujours à combattre ses propres démons. Un jour j'aimerais prendre le temps d'apprendre à la connaître mais actuellement on à de plus gros chat à fouetter.
          L'aube va arriver, la nuit commence à devenir moins sombre. Il est temps de se préparer, de réveiller tous les corps encore endormis. Je me dirige vers mon compagnon de garde, et lui demande de réveiller tout le monde. Je me dirige vers la gamine, et prends deux secondes lorsque j'arrive à sa hauteur.



          - "Hey Gamine, il est l'heure qu'on se bouge, et je veux te parler un moment seul !"



          Je me relève et je fini mon tour. Dans un moment, les premières lueurs de l'aube vont apparaître, suivi par les premiers rayons de soleils viendront inonder la nuit noire et son sable froid. Dans quelques heures la planète de sable va replonger la vie qui la peuple dans son enfer de chaleur.


          Les RATS sont déjà sur le pied de guerre, repassent machinalement en revue leur matériel, et termine de se préparer. Les autres villageois, passé guerrier sans rien demander à personne, volontaire pour cette mission font de leur mieux pour sortir de la torpeur de la nui, réunir leurs affaires et de se préparer.
          Je me poste un peu à l'écart, au calme pour profiter des derniers moments du silence de la nuit et de sa fraîcheur. Je me pose sur un amas rocheux et scrute l'horizon, la nuit va fuir pour laisser place au jours, mon refuge va se réduire aux simples ombres du jours.



          J'entends un pas léger dans mon dos, je reconnais la démarche légère de Erys, je souris, en attendant qu'elle arrive à ma hauteur. Lorsqu'elle se trouve à côté de moi je prends la parole directement. Je lui explique ma nuit et comment je sais où trouver le Tusken Sith. Je lui explique que j'aimerais suivre cette voie, mais, et cela même si sa me coûte de le faire, je lui demande son avis, car je veux tenir compte de son opinion.

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            #38

            Post n°38
            Auteur : Erys Talmark

            J’aurais aimé vous dire que mon sommeil cette nuit-là fut aussi salvateur que récupérateur, que j’avais dormi comme un loir et que la seule chose qui me réveillât soit un café chaud et une tartine. Mais il ne faut pas rêver, je suis sur Tatooine, planète pourrie parmi les planètes pourries, j’ai du sable partout dans la tenue, même dans les pires endroits, mille douches ne suffiraient pas à faire partir cette foutue odeur de Bantha qui maintenant me colle à la peau, je suis entourée d’abrutis congénitaux et surtout, j’ai un Anzat aussi amical que ma paire de bottes qui me colle au dos et qui m’appelle « gamine » à répétition, et à qui j’ai envie d’enfoncer son blaster dans un endroit que la décence m’empêche de mentionner… Et oui, je vous ai sûrement fait part de tout ça, mais merde ! J’en ai assez de cette situation et j’ai hâte que ça s’arrête.

            Surtout… Surtout que comme je l’ai dit, au-delà des conditions, mon sommeil est tout sauf bon. A des images de mes salauds de parents se mêlent celles de Namtrah, de Lekkus, de l’Anzat, d’Hommes des Sables, de la prison, le tout dans un bouillon gigantesque. Un cocktail d’émotions d’une telle force que je ne peux penser qu’à ça, même u réveil. Dans mes rêves, je me vois… torturée, encore et encore. Physiquement, mentalement. Je ne peux croire personne, je ne peux me fier à quiconque, qui en ce monde, ou plutôt ces mondes m’a seulement… apporté une aide sans jamais rien demander en retour ? Je suis tellement desséchée que je ne pourrais même pas pleurer, et de toute manière, un outil, ça ne pleure pas. Et toutes ces images fusionnent, se séparent, dans un magma de pensées que rien ne saurait arrêter…

            Si.

            Une seule image semble être différente des autres. Une seule personne qui finalement… ne m’a jamais rien demandé, et m’a regardée… normalement. Le reste… Lorsque je réussis à grand peine à me focaliser sur son image, c’est comme si… Comme si le reste s’apaisait d’un coup. Evidemment, c’est toujours la tempête dans mon esprit, mais je me sens un peu plus… sereine. Comme si j’avais trouvé un havre de paix dans cette projection mentale. Comme si, au milieu de la tempête, j’avais là un œil, un endroit nettement plus doux. Bien sûr, ça ne dure pas… Et au moment où j’ai la sensation qu’enfin je vais pouvoir me reposer, on me tire de mon sommeil. Je grommelle, je râle, je peste contre le type qui a jugé bon de me réveiller. Mon royaume pour un lit et un café…

            Et bien sûr, il faut que mon cher Anzat vienne me parler dès mon réveil. Si je dois un jour (funeste, ça va de soi) retravailler avec lui, je vais imposer des règles. Et la première serait : ne me parle pas au réveil. Ce type me fout les jetons en plus de m’agacer et il veut me parler ? Il ferait mieux de parler à ses chaussures, elles sont de son niveau intellectuel. Alors je prends mon temps un minimum. A défaut de me coiffer et de remettre mon visage d’aplomb, je m’octroie quelques minutes pour me réveiller pleinement, à peine le temps d’avaler un quart de ration et trois gouttes d’eau. J’utilise aussi ces secondes pour regarder le campement et ses habitants : ils sont comme moi, manifestement, éreintés. On le serait à moins, et pourtant il faudra bien aller de l’avant. Tout en fixant mes blasters à ma ceinture, et en réajustant mon ceinturon, j’observe les visages, les traits, les mouvements. Saccadés, erratiques, réflexes. J’ai comme un doute sur leurs possibilités de survivre à un combat. En fait, le seul qui a l’air à l’aise, c’est Ishiro. Tout trou du cul qu’il est, il a l’air de savoir où il va. Autant que je sache ce qu’il a derrière la tête.

            C’est en vérifiant que mes blasters sont bien chargés que je m’approche de lui. Il me repère, logiquement, et m’expose directement son idée sur notre cible. Un Tusken Sith, son envie de « soupe » (qui voudrait bouffer un truc pareil?), sa relation à lui qui lui permet presque de le voir… Pour le moment, je le laisse raconter sa petite histoire, je l’écoute bras croisés en regardant autour, et en regrettant parfois mon armure de la Garde tant cette tenue m’insupporte. Et en même temps, je laisse mon cerveau se mettre lentement en route. Une montagne, une grotte, un Sith, ça ressemble furieusement à un travail pour nous, et en même temps, je ne peux pas m’empêcher de penser aux conséquences. Quid de l’entrée ? Quid du reste ? Je reste silencieuse lorsqu’il s’arrête de parler, pendant quelques secondes.


            -C’est bien joli, ton histoire, mais ça soulève plus de questions que ça n’en résout. D’accord, tu peux localiser ce type, très bien, bravo, cent points. Mais à part ça ?

            Je fixe la dite montagne, un peu plus loin, et m’accroupis dans le sable, dessinant à la va-vite de l’index une sorte de plan. Ca ne sert à rien, mais m’occuper les doigts m’aide au moins à réfléchir, et c’est déjà pas mal. Surtout que je commence à ré-entendre dans ma tête la petite voix qui me supplie de faire attention aux autres. Raaah, dégage de là ! C’est moi qui gère ! Je secoue la tête et je reprends.

            -Je pensais de toute façon pas aller ailleurs qu’à l’abri de cette montagne, pour une raison simple, il n’a nulle part d’autre où aller, que je sache. Maintenant, pense au reste. Regarde notre petite troupe. Elle est crevée, elle ne pourra pas aller plus loin, et on ne peut pas leur demander de combattre un Sith. C’est notre boulot, ça. Enfin, le tien, surtout.

            Je me masse la nuque en regardant à nouveau aux alentours, avant de revenir à Ishiro.

            -Plusieurs choses. Soit tu pars devant, et tu fais… plus ou moins le tour de question sur place, en éclaireur, pour trouver des informations, soit on reste groupés. Plus risqué d’avancer sans visibilité, mais si un combat éclate…

            Je laisse ma phrase en suspens, volontairement, avant de reprendre.


            -Et une fois là-bas ? Il n’est sûrement pas tout seul, ce coco-là. Et si c’est un Sith, il a sûrement des armes qu’on a pas. Alors de deux choses l’une. Je refuse qu’on envoie tout le monde au casse-pipes pour ça. Plutôt le laisser courir. Du coup, il faudra sûrement prévoir une diversion.

            L’idée commence à prendre forme dans mon esprit. Les choses commencent à devenir plus claires, plus précises, et j’imbrique les pièces une par une.


            -Bon. Voilà mon idée. Tu pars devant avec… une heure d’avance. Une heure et demie maximum. Tu restes dans l’ombre, si je puis dire, et si tu es sûr qu’il est dans cette montagne, mon instinct me dit que c’est pour une raison précise. Nous, on avancera en plein jour. Il sait sûrement qu’on est après lui, autant lui offrir une ligne de vue. Quand on sera en position, trouve un moyen de nous rejoindre, et on avisera sur place.

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              #39

              Post n°39
              Auteur : Ishiro Shinra

              Je m'attendais vraiment à tout, sauf à ça !!


              Erys viens tout simplement de me laisser le champ libre pour partir en traque, et elle progressera à son rythme, avec le reste de la troupe.


              Alors sur le coup, je remercie sa clairvoyance, son insouciance, sa prise de responsabilité, je n'en sais strictement rien, mais cela me fait plaisir de me rendre compte que la jeune adjudante me laisse agir selon mes méthodes pour cette fois-ci en tout cas.


              Je la remercie et commence à me préparer. J'ai déjà une idée de ou aller, et le rythme ça être lourd. Il me faut de quoi boire et manger, même sur le pouce le temps de rejoindre la montagne. Les pistes ne sont plus vraiment fraîches et j'espère que je pourrais retrouver les traces des Tusken en arrivant au pieds de cette sombre montagne.

              Le tour est assez vite fait, quelques rations en possession, et de toute manière, mon bardât est prêt, notre bivouac permet de me remettre en route rapidement.

              Je profite pleinement de la pénombre pour me lancer en silence dans ma traque. Je n'ai pas beaucoup d'avance, il me faut donc allez suffisamment rapidement pour avoir le temps de faire quelques repérages le temps que le reste de notre troupe arrive. Le sable frais encore à cette heure rend la marche simple et silencieuse, guidé par l'appel de la soupe qui m'attire irrémédiablement vers ma cible, ce Tusken qui me semble tellement appétissant. Au loin les premières lueurs de l'aube apparaissent et baignent l'horizon dans de belles couleurs qui prévienne l'enfers que l'on va commencer à vivre dès que les premiers rayons de soleil vont se poser sur le sable. La température va lentement augmenter pour culminer à record que je n'avais jamais rencontré ailleurs. Je profite de ces quelques heures de frais pour garder un bon rythme, je sais que le jour levé, le rythme devra ralentir pour économiser mes forces et la fatigue. Je ne sais pas du tout à quoi m'attendre, et qui dit montagne et caverne dit, probablement point fort à défendre ou à piéger. L'avantage de la situation est que bon nombre d'homme des sables ont laissé leur vie dans les champs de sable de Anchorhead, ou ont été constitué prisonniers, et je pense que les années qui vont venir pour eux ne seront pas de tout repose, bon nombre de personne ne les aiment pas ces Tusken su r Tatooine, et cela est aussi valable en prison. La chaleur commence maintenant à pointer le bout de son nez. C'est incroyable la vitesse à laquelle la température monte, dès lors que la lumière inonde les dunes, la chaleur monte en flèche.


              La progression est simple et plus rapide que ce que je pensais. Il reste quelques des traces de pas dans le sable, fort heureusement le vent n'a pas effacé les différentes pistes. Je prends soin de suivre soigneusement ma piste, trois personnes au moins ont emprunté cette voie, même si les Tusken on tout fait pour masquer leur nombre en marchant chacun dans les traces de l'autre, je peux distinguer sans mal trois taille de pointure différente, et sur les trois jeux d'empreinte, il y a une qui s'enfonce un peu plus d'un côté que l'autre pied, peut être une blessure qui fait souffrir un des hommes groupe.

              J'aime cette traque, ça me rappelle Anzat, les temps lointains de mon apprentissage, ma première traque, je me souviens encore du gout de la soupe de l'Ayrou, et de la terreur lors de la dégustation de celle-ci. Vers la f in du jour, je me retrouve au pied de la montagne noire. Commence alors son ascension, rien de très difficile en soit, mais une atmosphère des plus pesante. Il règne une étrange sensation dans l'air, tout l'environnement semble laisser transpirer la douleur et la souffrance, comme si le mal règne en maître dans ces lieux. Je me faufile entre les pierres et les rochers, sans un bruit je glisse sur le sol, j'arpente le flan de la montagne dans la discrétion la plus rigoureuse. Tout mes sens sont en alerte, je guette le moindre bruit, une odeur particulière, je scrute le moindre mouvemente autour de moi. Je progresse lentement, mais surement, cela fait maintenant des heures que j'arpente cette montagne, et toujours rien, lorsque je remarque une grotte, très sombre, l'atmosphère est de plus en plus pesante à mesure que je m'approche, je suis persuadé que ma victime est là.

              Pas de précipitation, je prends mon temps pour progresser. Je prends mon inspiration, bloque ma respiration et reste à l'écoute, puis lorsque je suis sûr de n'avoir rien décelé je continue. Lorsque j'approche de la grotte je peux entendre quelques bruits de pas qui résonne sur les parois, mais rien de plus. Je prends le temps d'observer attentivement, il me semble voir des déclencheurs ici et là, ce qui me confirme que je suis au bon endroit, car je vois mal pourquoi je me retrouverais face à une grotte truffée de pièges en tout genre. Je n'ai pas le temps de désamorcer les pièges pour compter le nombre de personne dans cette grotte et retourner voir Erys pour lui rendre des comptes, elle ne devrait pas tarder d'arriver au pied de la montagne et il faut que je l'informe de la situation, que l'on puisse monter une stratégie et s'organiser, car les Tusken ont visiblement eu le temps de se préparer, et même si les pièges sont grossiers et monté visiblement à la hâte, je pense qu'ils s'attendent à nous voir arriver tôt ou tard. Je décide de faire demi-tour, et de redescendre vers le reste du groupe. Au loin je les repère, longue ligne de camp dans creux d'une dune juste ne bas de la montagne, à quelques heures de marche. JE prends autant de précautions à descendre que celles prise pour monter, il ne faut pas que je me fasse repérer, en aucun cas, cela peut être un effet de surprise qui peut jouer en notre faveur, s'ils ne connaissent pas mon existence.

              Arrivé dans le camp, je file directement vers Erys, j'ai un rapport à lui faire. Je n'ai pas de mal à la trouver, est un peu à l'écart, pensive.

              Je ne perds pas de temps, je lui expose tout ce que j'ai pu voir et surtout n'es pas vu, que j'ai bien entendu une bonne dizaine de personnes, mais il est envisageable qu'il y a plus ou moins de monde, c'est difficile d'évaluer un groupe juste avec le son qu'ils produisent. Je lui fais un rapide descriptif des différents pièges que j'ai remarqué et qu'il faudra vraiment être vigilant.
              Finissant mon exposé, je la regarde réfléchir, et j'attends de voir l'approche qu'elle aimerais que l'on ai avec eux.

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                #40

                Post n°40
                Auteur : Rkorr’Otruur’Kuar

                Rkorr s’enfonça toujours plus profondément dans les galeries de la montagne qui constituait à elle seule labyrinthe mortel pour ceux qui avait le malheur de s’y perdre. De plus, les anciens propriétaires des lieux y avaient laissé de nombreux pièges. Heureusement que le chef Tusken y avait séjourné plusieurs fois sinon il serait déjà plus de ce monde à l’heure qu’il est. Rkorr prit place d’une petite cavité dans le noir complet et prit place sur une petite pierre qui avait la forme d’un autel religieux. Il se mit en tailleur dessus et commença une méditation pour éveilliez ses sens les plus profonds. Il lança aussi un appel à celui qui l’entendrait en demandant de l’aide aux plus obscure des forces, il espérait vraiment que Mytra ou un autre allié viennent l’aider car plus le temps passe, plus ses espoirs diminuaient. Il médita si fort qu’il avait l’impression de voir dans cette obscurité totale. Une certaine forme de peur le parcourait mais aussi la haine d’avoir échoué son combat contre la république.


                Toutes ses formes de passion lui permettaient d’augmenter ses forces pour un futur combat car son instinct savait très bien que la Réplique ne s’arrêterait pas en si bon chemin. Ce régime républicain veut se donner le bon rôle mais n’hésite pas sur les massacres et autres exterminations pour s’assurer la supériorité. Ce régime était sans doute le plus détestable de tous aux yeux des Tusken dont ceux de Rkorr. Nombre de valeureux hommes des sables avaient perdu la vie dans les précédents affrontements et leurs morts devaient être vengées dans le fer et dans le sang.


                Dehors, les trente hommes d’armes de Rkorr bien équipé avec leur tunique noircie contre les falaises de la montagne en signe de fidélité à Rkorr venaient de terminer les nombreux pièges rudimentaires mais mortel posé dans la montagne. Il s’était aussi presque barricadé à l’entrée de la grotte sur de belles positions défensives composées de mur de pierre et de bois. Ils s’étaient aussi servi des cadavres squelettiques des Tusken mort comme leur pour faire croire qu’ils étaient encore plus nombreux. Les dix chiens Massifs parcouraient la montagne en meute pour traquer et attaquer les visiteurs étrangers a l’aide de leur odorat. Les hommes des sables noircit s’attendait à recevoir la visite d’une armée et s’était préparé en conséquence pour faire le plus de dégâts possibles contre les ennemis de la tribu. Rkorr pouvait être fière de compter sur des si valeureux et fidèles guerriers. Ils savaient pertinemment qu’ils ne pourraient pas résister à une armée mais il avait pour mission de retarder le plus possible une possible attaque le temps de trouver une solution pour leur chef.


                Dans sa médiation, Rkorr pouvait voir un Tusken courir dans le sable chaud de la planète. Es une vison, un rêve ou une réalité vu d’ailleurs. Il n’en avait pas la réponse pour l’heure. Ce Tusken ressemblait étrangement à son fils lorsque sa vison s’approcha de l’individu. Pourquoi courait-il ? Il n'avait pas l’air apeuré mais concentré comme lord d’une chasse. En regardant mieux, il pouvait aussi observer que son fils n’était pas seul mais en compagnie d’une petite troupe tous plus déterminé les uns que les autres mais dans quelles directions allaient-ils ? Comme c'est étrange de ne pas avoir de réponse à ses interrogations. La noirceur totale qui l’entourait lui fessait le plus grand des biens. Peut-être pourrait-il en faire son campement lorsque toute cette histoire sera terminée et qu’il s’en sort.

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                  #41

                  Post n°41
                  Auteur : Erys Talmark

                  Parfait. Ishiro est d'accord pour faire l'éclaireur. Ca m'arrange, sa simple présence me fout les jetons, en plus de mettre tout le monde sur les nerfs tant il s'efforce de paraître droit comme un i. Bon, j'exagère peut-être, mais j'ai vraiment l'impression des fois qu'il a un blaster coincé dans le... bon, bref, là où moi, j'ai du sable. Et puis, bon, monsieur se dit plus efficace en solitaire, on va bien voir, moi dans les deux cas, j'y gagne : soit il réussit, et on gagne des informations intéressantes, soit il n'y arrive pas, et on perd juste un alien psychopathe sanguinaire défaitiste et malodorant. J'appelle ça une situation de réussite totale ! Pile, je gagne, face, tu perds. Enfin bref, aussitôt est-il parti que je bats le rappel des troupes. Enfin, des troupes. Du commando suicide. Plus ça va, plus je me dis qu'ils sont fêlés. Mais c'est peut-être grâce à ça que nous allons survivre.

                  Lorsque nous reprenons la marche, cette fois, je me place en tête. Ishiro n'a pas une avance délirante, et je doute qu'il glane tant d'informations que ça. Mais ce n'est clairement pas la priorité, de toute façon. Pour être honnête, je me fous bien de tuer ce chef de mes mains : si il peut s'en faire un goûter, l'autre patapouf, et avant que j'arrive, je ne dis pas non. Au moins, ça éviterait des morts... Parce que très clairement, c'est ce qu'il va nous arriver. Mourir. L'avancée dans le désert et la poussière n'a rendu personne serein, au contraire, je vois les mâchoires serrées, les mains crispées sans avoir à trop m'attarder dessus. Ca me rappelle certaines fois avec... oubliez.

                  En tout cas, une chose est sûre, le voyage est toujours aussi morose, et c'est avec un certain soulagement que nous accueillons tous notre arrivée au pied de cette foutue montagne. Le lieu final de notre traque. Ce qui doit marquer notre échec ou notre réussite. Mon instinct me souffle que ma fin ne sera pas ici, mais j'ai des doutes malgré tout. Lorsque mon regard se pose à nouveau sur le petit groupe, pour leur indiquer de se reposer un peu et se sustenter, milles idées me viennent, entre la possibilité de fuir, celle de mourir ici, celle de trahir pour assurer ma survie... Aucune solution satisfaisante, en somme, tant la situation est digne d'un mauvais holofilm. Et à l'odeur... gagné.

                  Au moment où je me retourne, l'autre andouille est de retour. Bizarre, il m'a pas manqué, même si il revenait avec un sachet de viennoiseries il ne me manquerait pas... En même temps, elles seraient fourrées à je ne sais pas quoi... J'ai à peine le temps de me retourner que, déjà, il m'expose la situation. Je l'écoute sans rien dire, hormis pour préciser l'une ou l'autre information. Nombre d'ennemis pas assuré, positions incertaines, chances de réussites nulles. J'adore. Alors qu'il finit, je lève une main.


                  -Laisse moi cinq minutes.

                  Ma voix est tout sauf assurée, je le sens, je le sais. La fatigue cumulée au stress n'aide pas à me sentir glorieuse, c'est une certitude. Et pour le commandement, on repassera. J'ai juste besoin d'un peu de temps. Une demi gorgée d'eau tiède, un bout de ration avalé sans faim, à peine de quoi donner le change, pour masquer le fait que je réfléchis à pleine vitesse. Enfin, à pleine vitesse... A ma pleine vitesse, en somme, hein. Je finis par m'asseoir sur un rocher, en passant une main dans mes cheveux, les secouant un moment pour en chasser le sable chaud. C'est à ce moment que me vient un début d'idée, que je commence à dérouler, sans savoir exactement où je vais avec ça.


                  -Tu m'as parlé d'une grotte où il y aurait notre cible... Donc c'est notre objectif. Et quand je dis « notre », je veux dire « ton ».

                  Je regarde la petite troupe en baissant la voix d'un ton. Je ne veux pas qu'ils entendent ce que j'ai à dire à Ishiro.

                  -Entre nous, je pense que dans cette équipe, personne ne s'en sortira. Pas assez d'informations, pas assez d'armes... Ca risque de tourner au carnage. Et quoi qu'il en soit, nous ne sommes pas assez nombreux pour mener un assaut frontal. Alors, voilà ce qu'on va faire...

                  J'aplanis une légère surface pour dessiner afin d'illustrer mes propos, m'aidant de son rapport pour expliquer les différents points.

                  -La grotte est là, nous, nous sommes ici, au pied de la Montagne. Entre les deux, des Tuskens, des pièges et on ne sait pas quoi d'autre. L'idée est de te permettre de rentrer dans la grotte, seul, et discrètement, pour attraper ce foutu truc. Nous, de notre côté, nous allons arriver par ces deux fronts. Tirs sporadiques, changements de position constants, le but est d'obliger les Hommes des Sables soit à se découvrir pour se faire tirer comme des Banthas, soit à rester à couvert en se demandant combien nous sommes. Un premier groupe avec les Rats et deux miliciens, que tu suivras pour trouver ton ouverture. Le second avec moi, la gamine, et le troisième milicien. On économise les munitions, on les force à jouer selon nos règles. Si on peut en descendre un ou deux, pourquoi pas, mais le but est de rester en vie.

                  Je fais une pause dans mon exposé. C'est là où le bât blesse, dans mon idée.

                  -Si ils restent en position... tout ira bien. Si ils font une percée... la stratégie sera éventée, et on aura pas le choix que d'aller au massacre. Que ce soit les Rats ou les miliciens, ça va être compliqué. C'est pour ça que toi, tu dois absolument rester discret. Personne ne t'a vu, je pense, parmi eux, ils ne vont pas se douter qu'on infiltre un assassin parmi leurs lignes. C'est ton seul et unique objectif. Attraper ce type. Mort ou vif.

                  Je me relève, avec un nœud au ventre. Le stress et la peur me font tressaillir et avancer en même temps. Je retourne vers la petite troupe, qui me salue tout juste en me voyant arriver. Je prends une inspiration légère, et je leur explique rapidement le plan. Évidemment, en évitant d'évoquer la possibilité qu'ils meurent tous ici... Je montre la colline du pouce.

                  -Là-haut, bien planqué dans une foutue grotte, se cache l'instigateur de tout ce bordel. Celui qui a décidé de foutre le feu à vos maisons, qui a décidé de massacrer une population qui n'avait rien demandé, juste par égo, juste par orgueil. C'est à cause de lui que nous sommes tous ici, et personnellement, je compte bien lui faire payer ça au centuple. Nous aussi, soldats, nous avons été arrachés à nos affectations, à nos planètes, pour combattre la folie d'un égoïste. Et maintenant que nous sommes là... Il est l'heure de lui présenter l'addition. Préparez vous, reposez vous. On monte à l'assaut à la tombée de la nuit.

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                    #42

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                    Auteur : Jagabamda

                    Assises dans un coin du village, du moins de ce qu’il en reste de ce village, j’entends les pleurs de ces femmes sur les corps inanimés de leurs pères, de leurs mères, de leurs maris, de leurs enfants. Certains essaient de s’organiser, de soigner les blessés.
                    Les têtes sont en sang, les membres criblés d'impacts. "Je vais tous les tuer", hurle un combattant qui s'empare d'une arme. Son camarade l'arrête de justesse. Un véhicule manque de renverser des colons paniqués qui courent en sens inverse.

                    Mon regard se pose sur cette jeune « colon » à peine entré dans l’âge adulte, ses cheveux noirs baignés de sueur et de poussière, assise à ras du sol, la tête d’une femme plus âgée posée sur sa cuisse, de ses bras elle enlace le corps sans vie de celle qu’elle a tant chéri. Ses grands yeux gris que les larmes avaient rougis croisent les miens. La voilà, plantée devant moi :

                    - Nous devons encore nous entraîner ! Montrez-nous comment les combattre…

                    - Vous deviez vous reposer

                    Ses consœurs la rejoignent.

                    - Le grain de sable séparé du désert peut trouver un repos momentané, mais celui qui est dans le désert ne connaît pas le repos. Nous sommes prêtes à reprendre !

                    - Pour canaliser les haines, mieux vaut un taureau dans une arène qu'une vierge dans un volcan.

                    - Nous sommes les « Vierges des sables » ….

                    - LES VIERGES DES SABLES !!! ….Toutes à l’unisson avaient crié le nouveau surnom qu’elles venaient de se donner. Suivi de leur cri de ralliement déjà entendu précédemment.

                    - « - Shinaiiiiiiiiiiiiiiiiii »

                    N’en doutons pas un instant, ces femmes sont des guerrières au sens premier du terme. Elles ne lâchent rien.
                    - Pour nous, l’exercice n’est pas terminé !!! Apprenez-nous-en plus !! On doit plus que nous défendre !!!

                    Le bras tendu, le bâton au bout de celui-ci, elle nous met au défi. La technique du bâton ne leur suffit pas.

                    - Quel est ton nom ?

                    - Achala !

                    - Bien ! … Les autres, désaltérez-vous, et reprenez des forces… Et toi, suis-moi !

                    Sur mes paroles, je me mets debout.

                    - Tu commences !... La jeune fille s’avance timidement

                    - Approche ! Un peu hésitante, elle fait quelques pas jusqu’à moi...- Essaie de me tuer

                    - Quoi ?

                    D’un geste rapide, je lui assène un coup de tête qui la fait tomber.

                    - Vas-y tue-moi !... Achala, la main sur son nez en sang, semble marquer une hésitation pour se lever...
                    - Debout ! … Dépêche-toi !!

                    Lorsqu'elle essaie d’obéir, mon coup de pied en pleine poitrine la fait retomber de nouveau en arrière.

                    - Vas-y, tue-moi ! Sinon, c’est moi qui vais te tuer !

                    D’une prise supplémentaire, je la tournoie entre mes bras, et la fais basculer au-dessus de mon épaule. Achala étourdie par ce qui vient de lui arriver, les autres à ce qu’ils viennent d’assister, restent là, à ne pas comprendre de ce qui s’est passé sous leurs yeux.

                    - Vous croyez que vous allez pouvoir mettre ces hommes à terre ?? … Pire qu’un hurlement, mes paroles décrivaient la situation… Alors que ce sont eux qui rêvent de vous anéantir !!... Il vous faut accepter qu’un seul ne peut les battre ! … Ce n’est pas chacun pour soi et les Banthas seront bien gardés, mais bien tous ensemble… L'union fait la force … l’union fait la force, mais l'union ne se force pas…

                    Achala ressemblait à une brindille recourbée sur elle-même, quelques gouttes de sang perlent au bout de sa narine… Elle se redresse fièrement.
                    Une brindille qui se plie mais se rompt pas. L'union fait la force mais la solidarité la consolide et la renforce.

                    - Paya… Panses ces quelques bobos ! Qu’elle boive un truc et renvoie-la-moi !

                    - Essaie de ne pas trop les blesser… A chaque fois que je les soigne, ça me pompe un peu plus d’énergie.

                    Je ne l’ai pas fait exprès, Paya a raison, « pour aller loin, faut ménager sa monture »

                    - Je te promets de faire un peu plus attention… Mais, sur qui tu pourrais t’entraîner s’il n’y a pas de blessés ?

                    - Ce n’est pas le moment de … Je n’aime pas beaucoup cette situation.

                    - Moi… C’est pareil …

                    Il est vrai, pas le temps de blablater, il y a encore du travail à faire.

                    - Mets-toi en position de défense, dis-je à ma nouvelle recrue.

                    L’initiée, c’est ainsi que je décide de l’appeler. L’initiée et moi, nous nous approchons et nous nous jaugeons par quelques pas et manœuvres au bâton, mais sans donner de coup. Nous marchons en cercle tout en restant sur nos gardes.
                    Elle lève son bâton, interceptant mon attaque, mais la charge vient rapidement, puis une deuxième. Elle finit par terre. Elle se relève instantanément et reprend sa position de défense. Je sens qu'elle progresse. Les coups suivants s'enchaînent. Elle en arrête quelques-uns, riposte de temps à autre, mais n'arrive pas du tout à esquiver. J'enchaîne directement avec la suivante. Quelques minutes plus tard, je réussis à la désarmer.
                    Je sens son regard sur moi, elle charge droit devant, empoigne « l’arme » avec force. Nous la tenons toutes les deux fermement, elle tente de me faire lâcher prise. Nous tournons sur nous-même comme lors d'une danse à deux. Je lui assène un coup de genou dans les poignets, elle lâche. La violence du mouvement la fait reculer de deux pas.

                    - Recommence ! Lui dis-je … Concentre-toi !

                    Tous les coups sont permis et portés à pleine puissance. La voilà de nouveau tête dans la poussière.

                    - On recommence ! Et soit courageuse ! … J’insiste… Vide ton esprit.

                    Ainsi, jusqu'au bout de la nuit, toutes se mirent à s’entraîner avec autant d’énergie et de frénésie. L’ardeur que met ces femmes de Tatooine dans leur mouvement, leur écoute. D’heures en heures, les gestes deviennent fluides. Les exercices de corps à corps, les prises se coordonnent. Sur des techniques de jambes, d’épaules ou encore de hanches pour déséquilibrer l’autre afin de la faire tomber vers l’arrière, vers l’avant ou sur le côté. Chaque initiée arrive tout à tour en quelque seconde à faire renverser son partenaire sur le dos, sur une projection, une clé à la volée. La satisfaction se lit dans les yeux de chacune d’entre elles.

                    - Ces terres dans leur intégralité nous appartiennent. Un jour, elles seront les terres de nos enfants… Et nous la défendrons de toutes nos forces… Jamais nous abandonnerons !

                    Achala n’abandonne rien. Elle est à l'affut du moindre mouvement. Je sais qu'elle va profiter, et elle a raison, je ferais de même. Ça promet d'être intéressant...

                    Elle se remet en position devant moi, se retourne sur sa gauche pour se protéger de ma frappe. Je m'accroupis et lui assène un coup dans l'estomac. Elle recule d'un bond et reprend sa garde.
                    Sur un, deux, trois mouvements de jambes, me voilà qui surgis dans son dos et …. Elle arrête mon coup, et se retourne en m'assénant un coup de pied. Je recule de quelques mètres. J'ai failli perdre l'équilibre. Elle progresse... Nous combattons avec précision et vitesse.

                    Quand, soudain, elle arrête de peu mon arme qui se dirigeait droit sur sa tête. Prenant appui sur celui-ci, elle lance ses jambes dans ma direction, encercle mon cou, puis, bascule tout son poids en arrière pour me faire tomber. Elle attrape mon bâton et m'appuie sur la gorge.
                    Elle attrape ma main pour m'aider à me relever. L'expression de mon visage lui exprime ma fierté.

                    - Tu es plus puissante que je ne l'espérais. Tu fais d'énormes progrès. Tu as enfin trouvé comment déstabiliser ton adversaire, et surtout tu es resté concentrée.

                    Je lui donne une tape sur l'épaule. La leçon est terminée.

                    Chāra me rejoint
                    - Qui a enseigné à qui ? me fait-elle… La perfection est le dur combat de la guerrière endurcie.

                    Je ne peux qu’acquiescer. Qu'elle soit mère, ou bien épouse, la femme est une guerrière, qu'il ne vaut mieux pas sous-estimer, si l'on ne veut pas s'attirer ses foudres. Ces femmes ne veulent pas être détruites, ni errer dans les ruines de leurs villages éclatés. Aucun espoir ne meurt, au contraire, leur courage le fait revivre en même temps que leur dignité.


                    Quand le combat est mené, une bataille est enclenchée, il n’y a jamais de pause...

                    Paya, Chāra et moi, attendons la suite de notre mission, il y a une qui manque à l’appel. Je n’avais pas remarqué son absence, alors que nous sommes toutes les quatre connectées… Pas de panique, nous sommes toujours maîtresse de nous-même, c’est ainsi que nous avons été conçues. Les yeux mi-clos, je parcours ma base de données, nous étions toujours connectées les unes aux autres. J’entends sa voix, j’entends ses réflexions qu’elle me partage. Moi, Prima j’ouvre mes yeux et les pose sur mes sœurs.

                    - Où vas-tu Kimsa ? …
                    - Une des vierges a rejoint le groupe à la poursuite des pillards … Elle accompagne les soldats républicains… L’ennemi a pris le chemin de la montagne …
                    - Là-bas ! me dit Paya en accompagnent ses mots d’un geste de la main, vers l’horizon…
                    - Qui est cette vierge ?
                    - Je n’ai pas plus d’information, je ne souhaite pas la laisser seule, c’est pour ça que …

                    - Vous n’avez pas vu Mirza ! Je la cherche partout ! … C’est ma fille ! Une voix s’élève du groupe.

                    Kimsa a fait le rapprochement, la vierge manquante est donc la fille de cette combattante plus âgée.
                    - Les bandits ont kidnappé son jeune frère. Elle est allée le récupérer….

                    Pour assouvir leur goût de sang et de violences, des hommes, des femmes et des enfants sont morts ou kidnappés ! Ce n’est pas que les valeurs de la République qui ont été ravagées par ces bandes armées.

                    - Il y a combien de temps qu’ils sont partis ?
                    - Ils ont quelques heures, voir une demi-lune d’avance sur nous.
                    - Nous n’avons pas eu l’ordre de nous séparer….
                    - Je pars en éclaireur, poursuit-elle … Je vous attendrai plus haut…

                    - Que se passe-t-il là-bas ? La dénommée Achala a décidé de ne rien lâcher. Cette jeune « Vierge » porte bien son nom. Elle reflète bien l’étymologie de ce prénom que ces proches lui ont donné, « sans fin ».
                    - La traque des Tuskens et leur chef…
                    - Je veux faire partie de votre armée !
                    - Tu es trop jeune … Répond aussitôt une de ses semblables
                    - Peu Importe l’âge ! Elle nous a déjà démontré sa valeur ! … Viens avec moi !
                    - Nous y allons toutes ! … Pas une de moins !! Vocifère la dame.

                    Face à la barbarie perpétuée dans ces villes-citées, ces femmes ont décidé, elles aussi de se mettre à la poursuite des « fuyards ».

                    - Il nous faut prendre des provisions, me dit Paya… Au moins pour nos nouvelles sœurs d’armes.
                    - Il ne faut pas traîner !!

                    Un grondement au loin, au-dessus de nos têtes. Ce ne sont pas les vaisseaux qui tournent dans le ciel. Ni un orage qui prépare la pluie. Une tempête s’est levée.Pas une tempête de sable, mais ces femmes, mères, filles, épouses et sœurs … Des guerrières prêtes au combat pour restaurer la paix, la justice et l’égalité. Leur communauté se fait appeler « Vierges des Sables » ...


                    Tatooine, colonisée par des corporations minières qui pensaient que la planète était riche en minerais. Cependant, lorsque les corporations découvrirent que ce n'était pas le cas, et qu’ils plièrent bagages en laissant leurs ouvriers sur la planète. Ces ouvriers appelés aujourd’hui « colons ». Des colons, qui sont des hommes et des femmes, qui ont aujourd’hui qu’un but, la défendre.
                    Malgré la chaleur torride qui règne à sa surface, ces colons s’y sont fait une place une existence, une vie, une descendance. Tatooine est devenue leur monde, leur énergie, leur vie.
                    Montés sur les Dewbacks ou droits debout sur leurs deux jambes bien ancrées sur le sol aride de Tatooine, des hommes nous font face à la sortie de la ville.

                    - Nous venons des autres cités… L’enfant n’est pas dans la montagne… Il a été amené vers une autre cache… Un autre groupe d’hommes les a pris en chasse… Et nous, nous sommes du voyage à vos côtés ! Lance le colon …

                    Excellent camouflage ! Confectionnés dans la peau de ces féroces reptiles que sont les Dragons Krayt. Ces tuniques marron et beige que portent ces colons peuvent se confondre avec le sable et les rochers.

                    Une nouvelle force a émergé. Si une forme de mal avait envahi ces villes, faisant régner peur et violence. La loi du plus fort prévalait. Elle est en marche. Ces colons ne sont pas les plus faibles et ne le seront pas. Tatooine ne vivra pas le chaos, ni l’anarchie.


                    « Tatooine n’est pas que sable et désert. Cette planète est aussi, plateau formé par des restes qu’une érosion a abaissé sur ces terrains environnants en grande butte à sommet plat, aux versants abrupts ou en canyons parsemés. Une chaleur aride le jour… » … C’est bien ce que je ressens sur ma peau synthétique. « … un froid glacial à la tombée du soir… Tatooine, planète balayée par des tempêtes de sable dévastatrices » renseignement que me remet mon enregistrement interne.
                    « La Mer de dunes, nom donné au grand désert de sable qui recouvre une partie de la planète, serait selon certaines légendes jawa les restes d'un immense océan. Cette mer de dunes, est aussi mère...

                    - Pourquoi êtes-vous venus ici ?

                    ** « Et pourquoi, tu m’interromps dans mon silence Achala »**… . Par politesse, je répons à sa question :
                    - Pour protéger ton peuple.
                    - Il y a les soldats !
                    - Nous leur prêtons main-forte.
                    - Et vous ….
                    - Ménage tes forces et garde ton énergie.
                    - Comment ?
                    Je stoppe ma marche, elle aussi.
                    - Marcher ou parler !!! Faut choisir !

                    Je me remets en chemin pour reprendre la cadence des autres membres du groupe, Achala sur mes talons fait de même, sans parler.
                    Je n’ai pas été programmée pour ressentir des émotions, cependant, je me rencontre que je l’ai peut-être … Comment, disent-ils dans leur jargon ? … Ah ! Oui … Froissé… C’est ça, je l’ai un « tantinet » froissé. Je dois, pour l’avenir, faire attention de comment me comporter avec les mortels. Et plus spécialement avec elle, car à présent, elle est une des nôtres. Je lance un regard en arrière, je la vois s’essuyer le front sous cette chaleur ardente.

                    - Si la chaleur te laisse penser qu’il peut te dominer, le chemin sera bien long pour toi.

                    J’attends qu’elle soit à mes côtés et lui chuchote :
                    - Tu dois tirer ta force de la nature qui t’entoure, car cela pourrait soit te sauver, soit causer ta perte…


                    Un soleil de plomb… On pourrait dire : « C’est une journée comme une autre sur la planète aux deux soleils ». Cependant, comme toutes les journées qui commencent, il y a celle qui se lève.

                    Je suis assise sur ce rocher, les yeux mi-clos, je médite… Non, je ne médite pas, je me repose, car le mot méditation n’est pas adéquat pour définir cet instant. Tout comme le dewback j’entre dans une semi-léthargie et reste immobile pour ne pas trop souffrir de la chaleur et économiser mon énergie. Nous avons parcouru quelques kilomètres. Il nous faut reprendre un peu de vitalité. Les vierges de sable, nos nouvelles compagnes doivent aussi souffler.

                    L'air y est déshydraté, le sol desséché, ce qui en fait un lieu hostile pour l’être vivant. Le climat aride et sec de Tatooine contraint les tatooiniens à s'équiper d’évaporateurs d'eau. Ces derniers permettent de récupérer le peu d'humidité qui se trouve dans l'air et de le liquéfier. Et pourtant, malgré les enseignements savants des spécialistes qui dosent la quantité d’azote, de carbone et d’eau prétendument indispensable à tout organisme humain, ces vierges sont d’une force et d’une adresse étonnantes. Rester sans boire sous un soleil implacable.

                    - Si la soif vous presse, dit l’une d’entre elle… Si la soif vous presse, ne l’écoutez pas, trompez-la, oubliez-la, promenez-la, et tuez-la. »


                    Pendant que Chāra et Paya donnent les dernières instructions, la distance qui nous sépare de Kimsa et les soldats Républicains est moins importante, je profite pour prendre connexion avec elle.

                    - Kimsa ! M'entends-tu ? Quelles sont les nouvelles ?
                    - Nous sommes arrivés au pied de la montagne. Combien de Tuskens s’y sont cachés ? Nous n’en avons pas le nombre exact. Il y a une trentaine d’hommes armés qui montent la garde au flanc de la falaise… Ils sont vêtus de vêtement sombre afin qu’on ne les détecte pas. Il paraît qu’ils sont menés par un Sith...
                    - Par un Sith ou un apprenti Sith ?
                    - Un apprenti Sith, un apprenti Sith, un sorcier, un apprenti sorcier … C’est pareil au même …
                    - On m’a transmis un message, on a pour mission de le tuer, s’il ne se rend pas de lui-même.
                    - Vous êtes là bientôt car l’assaut est prévu pour cette nuit
                    - Dis au chef de mission de ne rien précipiter avant notre arrivée... Nous sommes bientôt là …

                    La transmission entre Kimsa et moi, dont l'éloignement réciproque interdit toute communication par les voies sensorielles usuelles prend fin. Il me semble que le plan d’action se met aussi en place. Les esprits s'échauffant il fut décidé de rendre aux Tuskens la monnaie de leur pièce.

                    - J’estime que ces sales gueux ne sont qu'une plaie pour la civilisation et qu'ils auront ce qu'ils méritent …
                    - Que voulez-vous faire ?
                    -Venger ceux que nous aimons quel qu’en soit le prix !
                    - On n’est pas là pour enfiler les perles

                    Les hommes, montrant avec fierté blaster, matraque, même quelques explosifs, sont sur le pied de guerre. L’impatience les gagne

                    - Nous avons des armes… Ceux qu’on avait bien enfoui dans nos cachettes depuis la dernière bataille des rebelles, ils sont encore en état de marche.
                    - Et quelques armuriers nous ont fait cadeaux des marchandises de leur arrière-boutique.
                    - Je n’ai plus rien à perdre… Toute ma famille a été décimée par ces sauvages …. J’emmènerai avec moi un grand nombre en enfer quand je les ferai exploser.
                    - A chacun ses armes, ensemble nous vaincrons ! S’exclame une des Vierges
                    - Seuls les hommes porteront les explosifs… Que des volontaires que plus rien ne retient ici-bas … Les femmes sont l’avenir de l’homme … Vierges des sables, acceptez de ce que nous sommes venus donner sur ce champ de bataille … Notre sacrifice ultime.

                    Le plan originel de certains des colons ne sont pas improvisés. Le sacrifice ! En utilisant des explosifs attachés à leur personne. L’émotion et les esprits s'échauffent considérablement.

                    - Ils sont venus verser le sang ! Se délecter ! Nos mères, nos pères, nos enfants nous manquent…

                    - Nous allons les revoir, crie aussitôt une autre combattante… Les autres s’écartent pour lui laisser frayer un passage. Elle sort des rangs, bien plus âgée que d’autres, avec autant de détermination.

                    Nous pouvons à cet instant ressentir toute leur douleur et en même temps toute leur révolte. Un long silence se fait entendre suivi de cette phrase choc :

                    - Sachez qu’ils vous attendent… Dans le reflet de l’œil du cadavre de vos ennemis…

                    Au même instant, Vierges du désert et colons se mettent à cracher violemment, comme des balles, leur projectile atterrit sur le sol ensanglanté.

                    - Paya !!! ... Je ne peux m’empêcher mon ton autoritaire. Ma sœur tu aurais dû garder cette remarque car même si elles sont déterminées, à présent, tu viens de nourrir leur « Rage ».

                    Me postant face à ce « bataillon » improvisé, j’espère que mes paroles apporteront leur fruit :
                    - Il faut savoir taire sa colère. Un combat bâti sur la haine est perdu d’avance… Luttez pour tout ce que vous est le plus cher et pour tout ce que tout Hommes désirent … La liberté.


                    « Prima ! » J’entends dans ma tête la voix qui prononce mon nom. Kimsa essaie de reprendre contact. Moi, Prima je pose mes yeux, sur, ma seconde, Paya. Le regard de connivence qu’on s’échange, je sais qu’elle a compris. Il me faut reprendre de suite la communication avec notre sœur. Je m’éloigne du groupe.

                    - Parle ! Je t’écoute !
                    - Je ne peux m’approcher du Garde Républicain… Ces soldats n’ont pas capté ma présence. A l'affût du moindre bruit, ils sont aux aguets ! … Pour que les Tuskens et leur chef ne détectent leur présence et leur nombre, , je préfère rester encore à l’écart en attendant votre arrivée… Si vous n’avez pas encore repris la route, essaie de ton côté de lui transmettre ton message.
                    - Quel est son nom ?
                    - C’est une femelle, elle s’appelle Talmark, Erys Talmark…. Je vais ramper au plus près afin que tu puisses te connecter à elle… Je ne peux pas faire plus avant votre arrivée.
                    - Bien ! Fais-mois signe !

                    Notre communication se termine, je rejoins le groupe.

                    Chāra s’avance :
                    - Si votre ennemi sente votre présence avant de vous apercevoir … Il est trop tard… Vous avez déjà perdu. Et il risque de vous tuer sans que vous ayez mené aucun combat…

                    - Alors cela peut faire l’affaire ! … Dit un colon en tirant un gros sac du dos de son dewbacks … Nous en avons d’autres !

                    Les besaces jetés les unes après les autres au pied de l’animal contenaient du sang de Bantha.
                    - On s’en badigeonne et l’affaire est jouée !!

                    - Ce que Chāra voulait dire, c’est que nous ne sommes pas très loin de la planque de ces fugitifs. Par conséquence, il ne faudrait pas qu’ils nous détectent … Ce n’est pas vraiment ce dont elle parlait, dis-je en prenant un des sacs, mais cela peut être une bonne idée.

                    Lorsque ma main ressort du sac, les bouts de mes doigts inspectent cette hémoglobine d’animal. Le geste provoque la nausée chez quelques-unes, même chez quelques-uns.
                    Il est difficile de reconnaître dans ces conditions, si c'est l'odeur pestilentielle qui leur soulevait le cœur ou la vue et la consistance de ce qu'elles découvrent.

                    - Mettez-en partout là où vous pouvez ! … Corps, bras, jambes, visages, cheveux, vêtements… Vos propres armes pour modifier leur odorat. Ces émanations seront des pièges odorants qui masqueront vos odeurs corporelles.

                    Malgré les répugnances qui leur soulevaient le cœur, elles s’exécutent. Les visages expriment à la fois le dégoût et l'acceptation.
                    Je sais que nous leur demandons beaucoup, mais sur un champ de bataille, on n’est pas au club de vacances.


                    Nous, nous remettons en route. Les traces de passage sont encore visibles.
                    Il nous faut arriver avant la tombée de la nuit. Les derniers conseils des amazones et les dés sont jetés.
                    - Faites-de la nature votre force, avant que votre ennemi le fasse. Préparez-vous à leurs attaques.
                    - Appropriez-vous de leur puissance. Et retournez-la contre eux.
                    - S’ils sont à votre merci, tuez-les ! Vous devez être les plus fortes.

                    Notre nouvelle jeune sœur, marche à mes côtés, je lui souffle : - Sois la plus rapide
                    - J’ai peur ! Me dit-elle
                    - Rappelle-toi … La peur est un mensonge.

                    Nous approchons de la zone où campent les représentants militaires de la République.
                    - Quelle chance est-ce que nous avons ?
                    - Ca se fabrique la chance …



                    J’abandonne l’idée d’établir une connexion, même sécurisée, dans la tête de la Garde Républicaine. Notre arrivée est éminente. Kimsa nous attend au détour du sentier.

                    - Il est où le poste de commandement ?
                    - Tout droit, et c’est là-bas que tu pourras la trouver.

                    En approchant de plus près, nous tombons sur une section, je suppose et avant même qu’il se mette à tirer, je me présente et lui demande de m’amener à celle qui se fait appeler Erys Talmark


                    Face à la Garde Républicaine, il n’est plus l’heure au bavardage. La nuit est bientôt là.
                    - Prima, Amazone ! Lui dis-je… Nous sommes ici pour mener bataille avec vous… Mes sœurs, les vierges des sables, les colons, et moi-même… Vous avez prévu de donner l'assaut à la tombée de la nuit, il vaut mieux tenter l’attaque bien plus tard…. Essayez le matin, un peu avant l’aube, lorsque le sommeil les affaiblira et que la lumière du jour les aveuglera.

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                      Auteur : Rkorr’Otruur’Kuar

                      L’attente était difficilement soutenable derrière leurs positions retranchées pour les Guerriers Tusken. Ils avaient hâte de se battre contre les Républicains et tous leurs ennemis. Ils savaient très bien que la force de frappe républicaine est bien supérieure à la leur mais leur fanatisme est tel qu’ils suivraient Rkorr même dans l’au-delà. L’ambiance pesante de la montagne noire n’arrangeait rien à la chose. Ce qui est sur, c’est que les relations entre les colons et les Tusken, qui n’étaient déjà pas fameuses, seraient encore pire maintenant mais d’un côté, les républicains l’avaient cherché. Ce n’était que des conséquences de leurs actes. 
                      Les Chiens Massiff patrouillaient encore le long des chemins à la recherche d’une proie ou d’une odeur suspecte. La machine était bien rodé et prête à l’affrontement.



                      Dans son antre, Rkorr se réveilla quelques instants de sa méditation car une bonne idée lui avait traversé l’esprit. Il prit les grenades attachées à sa ceinture et les positionna à des points stratégiques de la grotte reliée à un détonateur qu’il gardait précisément sur lui en cas de dernière nécessité mais mieux vaut être un Tusken mort qu’un Tusken prisonnier de la république dans la tête d’un Tusken de base.



                      Il se repositionna jusqu’à la prochaine idée lumineuse. Il se replongea dans sa méditation et se voyait parcourir les immense étendu sablonneuse de sa planète si chère à ses yeux. Il a de nouveau une vision de son fils tant aimé. Il parle à une foule de Tusken, on dirait qu’il parle à un clan mais Rkorr ne distingue pas le son. Il n’a que l’image de cette scène. Que faisait-il ? Réunit-il une troupe pour continuer le combat ? Cherche-t-il des soutiens ? Sans même l’entendre, Rkorr pouvait qu’être fier de lui. Il est passé du Tusken enfant à un Tusken ambitieux et martial. Mais avait il les moyens de ses ambitions ? Cela est moins sûr.


                      Rkorr continua son aventure en parcourant les étendues de Tatooine et son esprit vint se poser sur sa femelle accompagnée de son enfant femelle. Elles participaient aux tâches du camp, mais Rkorr pouvait y décerner de la peur dans leurs esprits. Le Sith ne pouvait qu’avoir de la compassion pour sa famille qui souffrait par sa faute. Il avait été égoïste car sans le savoir, ses proches payaient les frais de son ambition. C’est peut-être cela le coté obscur au final, un état émotionnel permanent composé de haine, de tristesse et de souffrance qui se mélangent pour en faire une force dévastatrice au service des ambitions et des aspirations de chacun.


                      Lorsque le Tusken revint à lui, c’est une grotte vide et dans un noir complet que Rkorr découvrit. Pas un bruit mis à part de la poussière tournoyant à cause des coups de vent répétitifs de l’environnement.

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                        Post n°44
                        Auteur : Erys Talmark

                        J'avais laissé mes ouailles se reposer avant de lancer la dernière bataille, dans l'espoir qu'ils se reposent et récupèrent, mais je me rends vite compte que c'est peine perdue. Isolée de mon propre côté, j'aurais été incapable de ne serait-ce que fermer l'oeil, pour de multiples raisons. Déjà, parce que l'adrénaline affluait dans mon corps, mes veines, tendant mes nerfs, mes pupilles dilatées recevaient le moindre rai de lumière, j'étais excitée à la fois par le combat passé et celui à venir. Ce n'est pas une excitation saine pourtant, au contraire, je la trouve morbide, écœurante, sachant ce que l'on fait, ce que l'on va faire. J'ai tué, sans me poser de questions et je le referai. Au fond de moi, quelque chose me dit que je n'ai pas le choix de toute façon. Le prix de ma survie. Et puis, il y avait cette peur, lancinante, rampante, qui encerclait le camp et mon cœur. La peur de ne pas survivre, de ne pas être à la hauteur…

                        Et, très honnêtement, il y avait surtout l’arrivée des troupes conscrites, menées par les quatre Amazones. Pour une surprise, c’est une surprise, surtout lorsque la première venue s’octroie le droit d’ouvrir sa grande bouche pour donner son avis. Ah, qu’est ce que j’aime ça, les grandes gueules qui arrivent après la bataille, mon grand plaisir dans la vie. Facile de décider quand on a une armée derrière soit. Moi j’ai juste mes pauvres pinpins. En même temps, je ne peux pas non plus lui donner tort, il y a une nouvelle donne, et le fait de récupérer autant de soldats modifie radicalement la situation.


                        -Une seconde, Prima. Jusqu’à preuve du contraire, je suis encore en charge de ce qui se passe ici. Avant de discuter de quoi que ce soit, j’ai besoin de vos informations, si vous en avez. Nombre d’hommes, armement, renseignements sur les positions ennemis.

                        On me redirige rapidement vers une autre Amazone, Kimsa. Elle ressemble énormément à sa sœur, c’est sûr, mais je n’ai plus le temps de faire la groupie, de les admirer ou tout simplement de les regarder faire. Cette fois, c’est à moi de travailler.

                        -Amazone Kimsa, au rapport. Votre sœur m’a dit que vous avez des informations sur les positions et le nombre ennemi. Concis et rapide.


                        L’autre semble d’abord un brin surprise de prendre des ordres par une gamine qu’elle ne connaît, et qui vient à peine de récupérer des galons non mérités d’Adjudante. Et en même temps, j’espère que le ton mis dans mon injonction suffira à la convaincre que c’est bel et bien un ordre, et non une question. Heureusement, elle finit par se décider. Une trentaine de Tuskens, bien au-delà du chiffre annoncé par Ishiro, ce qui a tendance à me chiffonner. Soit il n’a pas poussé assez ses recherches, soit il n’a pas les yeux en face des trous. Dans un cas comme dans l’autre, il faudra que je lui en touche deux mots. Elle évoque ensuite les Chiens Massiffs, et leur possibilité de se camoufler grâce à je ne sais quel produit qui a une odeur absolument répugnante. Où sont les douches de la caserne quand on a besoin d’elles, vraiment ?


                        -Ce sera tout. Je vous dirai ce que je décide.


                        Pour être honnête, j’ai sûrement eu la voix qui a flanché à cet instant, car je suis tout sauf sûre de moi. Mais j’ai bien vu les regards de ma troupe, et je pense qu’ils comptent sur moi. Si ils savaient… Je m’éloigne un peu à l’écart, le temps de réfléchir. Je ne démords pas de mon idée d’attaquer rapidement, ne serait-ce que pour profiter de l’envie de sang de tout le monde. Mais je ne peux pas non plus ignorer l’avis de Prima, et coller le soleil dans leurs sales tronches de Tusken… et gagner un avantage décisif pour mes troupes. J’ai beau peser le pour et le contre, je n’arrive pas vraiment à définir de stratégie idéale. C’est vrai que, techniquement, on pourrait juste leur rentrer dedans. Finalement, c’est en regardant Ishiro, qui semble être le plus impatient de tous, que je me décide. Je retourne vers Prima, demandant à l’Anzat de me suivre, ainsi qu’à mon petit groupe.

                        -L’arrivée des Amazones change la donne. Au vu des informations de Kimsa, et du groupe que vous avez ramené, nous nous trouvons désormais avec un avantage numérique certain. Je continue de penser que nous sommes attendus et qu’une diversion est la meilleure chose à faire. Prima, tu réuniras ton armée. Contourne la montagne et trouve un chemin jusqu’à nos ennemis. Tu auras le soleil dans le dos. De notre côté, nous allons créer une diversion, juste pour les occuper. Le but sera de vous permettre de prendre l’avantage. Ishiro, ta mission ne change pas. Compris ? Attaque juste avant l’aube.

                        Cette fois, je ne reste pas à écouter les commentaire. Je fatigue, j’ai envie de dormir, alors je m’isole après que les tours de garde aient été distribués. A l’ombre d’un rocher, un peu à l’écart, j’essaye de fermer les yeux, pour oublier. Mais comment oublier ? Et puis d’un coup… C’est comme si je me faisais transporter hors de mon corps.


                        Laisse moi faire…

                        Je ne comprends pas ce qu’il se passe. D’un seul coup, le noir. C’est comme si ma conscience flottait, en dehors de l’espace et du temps. Pourtant, je vois bien mon corps, qui bouge, s’agite, sous moi. Mais il a l’air… presque serein. Je dis bien presque parce qu’il a l’air d’être animé de tressautements erratiques, mais je ne me sens pas… concernée. Je me prendrais bien la tête à deux mains mais je n’arrive même pas à bouger. Qu’est ce que c’est que ces histoires, encore… A nouveau, le noir.




                        Il fallait bien que je fasse ça ! Jamais elle n’aurait dormi, avec tout ça, tellement elle est excitée. Je sais bien qu’elle veut tout gérer et qu’elle s’imagine être seule, mais c’est mon corps aussi ! Non mais ! Et mon corps, là, il dort ! Evidemment, je ne peux pas l'empêcher de rêver, et ce n'est pas beau à voir, mais au moins j'économise à mon alter ces visions atroces. Comment aurait-elle réagi avec tout ces cadavres démembrés, explosés, réduits en cendres ? Mal, j'en doute pas une seconde. Elle n'a pas conscience de ma présence, que j'ai détourné ses yeux de temps à autre pour lui cacher les pires abominations... Pas pour rien qu'elle fatigue. Et sans en avoir conscience, de perdre des minutes de sa vie. Je n'ai pas le choix... Elle a vécu en moi toutes ces années, cette petite fille abusée, en colère, haineuse, c'est à elle que revient le premier rôle dans l'armée, maintenant. Mais elle n'a pas idée de ma présence ici. Elle ne sait pas que je la protège. Dors, Erys. Je veille.



                        Lorsque je me réveille le lendemain, j'ai l'impression d'avoir fait un black-out complet. J'ai mal au crâne, mais je me demande si c'est le manque de médicaments ou la nuit dans le sable... Après quelques étirements de rigueur, je rejoins les autres. L'armée des Amazones est déjà repartie, me laissant seule avec les miens. Je les regarde un par un.


                        -C'est l'heure.

                        Puis je fais un signe de tête à Ishiro. A lui d'assurer. Mes deux armes en main, je mène la marche, lentement. Tous mes sens sont en éveil et le moindre bruit me fait sursauter. Au point du jour, nous sommes enfin en position. Je hoche de la tête vers l'un des Rats, qui envoie une fusée de détresse dans les airs. Immédiatement après, j'ouvre le feu la première sur les positions Tusken. Une, deux, trois, douze, quarante balles, je vide mes premiers chargeurs sur ces immondes démons. Dernière moi, les autres font de même. L'effet de surprise semble fonctionner, tant mieux, le plan se met en marche, pourvu que les Amazones ne tardent pas.

                        Dans un mouvement préparé mais absolument pas entraîné, nous changeons tous de place et de couvert, sans jamais arrêter nos tirs, les rendant sporadiques et irréguliers de manière à cacher notre nombre. La stratégie semble fonctionner, car je ne vois pas les Tuskens capables de s'organiser. Pour le moment, ils semblent surtout se mettre à couvert, essayer de comprendre ce qui leur arrive, mais nous faisons tout pour nous cacher. Les tirs de blasters résonnent dans mes oreilles, j'ai parfois à peine une seconde pour jeter un œil hors de mon couvert. De là où je suis, je crois pouvoir voir la grotte, mais toujours pas d'Ishiro. Est-il passé ? Est-il en train de se battre ailleurs ?

                        Je n'ai pas le temps d'y penser. Un bruit caractéristique se fait entendre à l'arrière de ma troupe. Alors que nous regardions devant, un chien Massiff vient d'égorger, sous mes yeux, l'un de mes hommes, l'un des miliciens. Pas comme ça... Pas maintenant. Avec rage, je bondis hors de mon abri et je fonce sur le chien. Sans tirer une balle, la main en avant, je sens toute la puissance de ma rage et je parviens à la projeter contre une surface rocheuse en criant un grand coup, où il retombe, raide, sans bouger. Mais je ne peux pas me payer le luxe de triompher. Je plonge à nouveau à couvert, dans mon malheur, près de l'homme égorgé qui perd son sang à gros bouillon par la plaie béante de sa gorge.

                        Pourvu que les Amazones arrivent...

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                          Post n°45
                          Auteur : Super PNJ

                          Guilde   
                           
                          Gang des lekkus 
                           
                          LOm DOnOs disait toujours qu'un champs de bataille attire toujours deux espèces de prédateur: les charognards et les profiteurs;
                          Mais dans quelle catégorie placer les chasseurs de prime ? c'était une bonne question;
                          Ceux ci contraint et forcé par le capitaine Républicain s'étaient bien battu, plus prompt à défendre leur propre vie que la veuve et l'orphelin.
                          Ils avaient fait un carnage parmi les rangs Tusken dans les ruelles d'Anchorhead avec les doubles canons de leur speeder des marais.
                          La bataille terminée, les Twil'eck ne pensaient qu'a une chose: toucher leur prime et rentrer sur Dantooine après tout au départ, ils avaient été recrutés pour escorter les convois d'eau potable de l'Organisation des Deux Lunes ils s'étaient retrouvés coincés dans cette bataille rangée pour défendre la petite cité.


                          Ils avaient confié les speeders des marais aux deux frères qui les avaient accompagné depuis l'entrepot à charge pour eux de les ramener au mercenaire qui les avait recruté et malgré les protestations de Joy, ils avaient abandonné Umah, la blessée à son sort, elle était entre de bonne main chez les citoyens d'Anchorhead, mais elle n'était qu'une apprentie, elle n'avait aucune valeur aux yeux de ces chasseurs réputés.


                          Bors'Ek, Gal A Bru et Zul A Ski avaient été soulagés de voir se poser un des cargo de la Guilde, ils pensaient , a tort, que le doyen avait appris ce qui s'était passé sur la planète des sables et qu'il avait envoyé une âme charitable les chercher, que nenni, c'était mal connaitre le Gant.
                          Gagnic, un membre de la Guilde, Nautolan de son état, était la pour un contrat, il avait été chargé par le Chiffre de convoyer des opérateurs de la Sécurity Inc' d'Ord Mantel à Mos City. Son partenaire l'avait abandonné mais il avait appris qu'une mise à prix se trouvait à proximité, et il était venu justement en parler avec ses confrères à lekku. Et visiblement le leader Twil'eck avait du mal à le croire;
                          -T'es sur de ce que tu racontes le crapaud?
                          -Vérifie sur le réseau , j'te dis! y'a une prime sur un homme des sables qui porte une armure noire.


                          Gal se connecta à l'aide de son datapad sur le réseau de la Guilde et effectivement la République offrait une belle somme pour quiconque ramènerait ce Tusken noir, mort ou vif.
                          -La grenouille a raison!
                          -Y'a du crédit a s'faire! on plus on est déja la!
                          les Tuskens se sont pris une raclée, doit plus en rester grand chose!
                          -Allons y!


                          Bors'Ek semblait réfléchir, c'était louche cette histoire, toute les troupes régulières et irrégulières chassaient les survivants dans les montagnes noires seuls les Freemen avaient préféré se retirer. Pourquoi mettre une prime sur ce Tusken en particulier?
                          Joy, sans doute la plus intelligente du groupe prit la parole.
                          Dwit'zell -Je suis pas sur que ce soit malin de traquer notre prime sur son terrain!


                          L'ex esclave marquait un point en plus ça grouillait de Tatooiniens revanchards dans la montagne, ils étaient du genre à tirer avant et poser les questions après;
                          Dwit'zell -Laissons les soldats le débusquer, on n'a qu'a l'attendre en bas de la montagne.


                          En voila une idée qu'elle est bonne pensa Bor' et au pire, suffirait de chercher son cadavre parmi les Tusken morts et le premier corps qui aurait une armure ferait bien l'affaire. Il était convaincu et avait justement une petite idée derrière la tête.
                          -Ca marche! on se sépare!
                          Gal et Zul à l'ouest, Joy et Gagnic au nord, moi je prends le sud!


                          Bor' avait toujours préféré travailler en solo et si jamais le Tusken noir se pointait dans sa direction, il lui ferait son affaire et demanderait un gros pourcentage sur la prime après tout c'est lui qui aurait fait la plus grosse partie du boulot, et même s'il avait pris le sud le Twi'eck violet ne perdait pas le nord...


                          "A l'époque ou la vie d'un homme ne valait rien, sa mort en valait beaucoup. Ainsi apparurent les chasseurs de prime" 
                          Sergio Leone 
                           
                          Spoiler : Spoiler
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                            Auteur : Dark Mos

                            Après le court périple sur Nar Shaddaa, l’infiltrator de Dark Mos suivi du transporteur arrivèrent enfin en vue de la planète de Tatooïne. Comme convenu durant le trajet, les deux vaisseaux stoppèrent leur avancée, il fallait rappeler les règles une dernière fois avant de se mettre à la recherche du tusken. Utilisant le système de communication, Mos donna ses directives.

                            - Bon, c’est ici que l’on se sépare, vous faites en sorte de ne pas vous faire attraper par les barrages républicains et vous attendez patiemment les ordres. Si Darth Orias ou moi-même ne montrons pas signe de vie durant deux heures, vous repartez sur Malachor et en informez le seigneur Darth Negens. Il saura quoi faire.

                            - Bien Seigneur Mos. Vous n’en aurez pas besoin mais, bonne chance.


                            Coupant la communication et mettant un comlink à l’oreille à l’instar d’Orias, celui-ci lui indiqua la marche à suivre.

                            - Bon, il est temps d’y aller, quand nous aurons franchi le périmètre d’observation de la République, enclenche le système d’invisibilité.

                            - Ce sera fait mon seigneur.


                            Remettant le moteur principal en marche, l’infiltrator reprit sa destination initiale, direction Tatooïne et son désert torride. Mos effectua un simple geste de la main, mais Orias ne l’avait pas attendu et avait déjà enclenché la manœuvre de discrétion et le vaisseau disparut tout simplement des appareils de mesure de la République Fédérale avant même d’être à portée de détection. Le vaisseau du seigneur sith était un atout de poids pour contourner les barrages spatiaux, heureusement pour les ennemis du zabrak, il ne pouvait pas transporter une armée, ce qui serait sans doute l’une des armes les plus dévastatrices de la galaxie.
                            Traversant la zone d’interception sans soucis, Mos indiqua sur l’hologramme de la planète l’endroit où ils devaient atterrir, pour éviter de se faire surprendre par la République. Il connaissait les différents endroits prépondérant de la République qu’il fallait éviter, même si le danger n’était jamais bien loin sur une planète sous leur emprise.

                            Survolant l’immense désert aride, l’indétectable vaisseau sith se dirigeait au Sud de la planète, le point cardinal précisé par l’éclaireur qui avait même évoqué le nom d’Anchorhead, l’endroit où le tusken avait été aperçu, sabre laser en main. Même indétectable, Mos préféra rester à distance raisonnable du sol, histoire de parer à toute éventualité républicaine.
                            Une heure s’était bientôt écoulée depuis les débuts des recherches et pour l’instant ces dernières étaient infructueuses, cependant, ils étaient enfin arrivés à proximité d’Anchorhead.


                            - Reste bien à l’écart des abords de la c...

                            Le seigneur sith s’interrompit volontairement, quelque chose tentait de s’immiscer dans son esprit comme une âme perdue qui se jetterait sur le premier venu. Il aurait pu volontairement fermer la porte à cette intrusion parasitaire mais décida de la laisser faire pour le moment et leva sa main lentement pour indiquer à Orias qu’il ne devait pas être dérangé.
                            Observant les images qui défilaient sous ses yeux, il essaya de comprendre chaque scène qui s’offrait à lui. Il comprit rapidement que ce message était lié à sa venue, il y avait le désert de Tatooïne, les primitifs tuskens se rassemblant autour de lui, il ressentit de la tristesse mêlée à des sentiments plus forts, plus déterminés et brusquement les images s’évanouirent. La vision fut brève et confuse, le zabrak se caressa le menton, essayant de comprendre le message derrière cet appel.


                            - Qu’avez-vous vu mon seigneur ?

                            Orias le sortit de ses pensées, mais de toute manière, il n’y avait pas grand-chose à retenir de ces visions, hormis qu’ils étaient tout proche de leur but.

                            - Je ne saurais le dire moi-même. Mais au moins, je sais que ce tusken est dans les parages, ce message était faible, je ne l’aurais pas capté à une vingtaine de kilomètres plus au Nord.

                            Orias regarda la ville d’Anchorhead au loin devant eux, puis plissa légèrement les yeux, comme happée par quelque chose.

                            - Alors il n’y a plus beaucoup de possibilités seigneur Mos. Cette ville et cette montagne derrière elle sont les seuls endroits différents de ce désert aride.

                            Mos regarda la direction pointée par la chef des Beasts. Elle avait raison, le message était dans ce périmètre et vu qu’ils n’avaient rien vu au Nord de cette ville, cette dernière et les montagnes étaient les seuls endroits plausibles pour y cacher un tusken rebelle.

                            - Mettons-nous à mi-chemin de ces deux points principaux et à l’abri des regards. Les dunes à l’Est seront parfaites.

                            Après avoir indiqué aux beasts que tout allait bien, Orias reprit les commandes dans la direction indiqué par Mos. Survolant presque la cité d’Anchorhead à bonne hauteur, ils purent constatés quelques mouvements de foule et de dégâts causés un peu partout, indices évidents qu’une bataille avait eu lieu il n’y avait pas si longtemps que cela. De là où ils étaient, ils n’entendaient ni les cris des civils apeurés essayant de retrouver leur calme, ni les cris de douleur des blessés, tentant de survivre pour le salut de leur misérable existence ou encore les appels de ceux qui tentaient de leur redonner l’espoir, l’espoir de retrouver leur vie insignifiante et banale à nouveau. Tout cela ne confirma que les soupçons du seigneur sith qui avait vu juste, lorsque l’on affrontait la République avec des moyens primitifs, on ne pouvait pas imaginer une victoire.

                            Arrivés sur le lieu prévu, bien cachés à l’ombre des dunes de sable entre Anchorhead et les montagnes, ils sortirent du vaisseau en ayant bien veillés à être à l’abri des regards. Une chaleur étouffante s’abattit sur eux comme la masse d’un forgeron en train de travailler sur son enclume, il avait beau connaître ce climat, seul un natif pouvait endurer dans la souffrance cette météorologie abominable. Remettant leur capuche sur leur visage pour se protéger du mieux qu’ils pouvaient, Mos rappela à Orias la raison de leur venue.


                            - N’oublie pas qu’il faut que l’on reste le plus longtemps possible invisibles aux yeux de la République et des ennemis du tusken. Il nous faut le trouver et s’échapper rien de plus. En revanche, nous ne mourrons pas pour lui.

                            - Oui seigneur Mos.


                            Même en partant de moins loin que la cité d’Anchorhead, la marche vers les montagnes allait être relativement éprouvante et il fallait rester aux aguets pour ne pas être repérés durant leur trajet. Pour être sûr de leur destination, Mos bascula dans une sorte de transe et ses yeux devinrent blancs. Il n’avait pas souhaité utiliser cette méthode avant d’être arrivé sur Tatooïne, tout simplement pour éviter de consumer trop de son énergie. Le message qu’il transmit fut simple et limpide, le tusken n’aurait aucun mal à l’entendre, de toute façon il n’avait certainement pas la force de résister à cet appel.

                            « Tusken aux ambitions démesurées... Je m’adresse à toi.
                            Si tu souhaites survivre... Tu répondras à cet appel et je viendrais... Mais si tu choisis cette voie et que tu t’en sors... Ta vie m’appartiendra.
                            En revanche... Si tu refuses... Oublie la République... Je serais ton fléau…
                            Réfléchis-bien... tusken. »

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                              Auteur : Ishiro Shinra

                              Les amazones sont arrivées comme une mouche dans la soupe.

                              Je ne m'attendais pas à voir autant de monde les accompagner, mais cela change un peu la donne, nous ne sommes plus en sous-effectif complet, et nous avons maintenant clairement une chance de pouvoir entrer dans cette grotte et en ressortir en vie, avec le Tusken.

                              Pour le moment, je dois m'infiltrer dans cette grotte, ne pas me faire repérer, trouver le Tusken noir.
                              Ensuite on avisera pour la suite, sa reste encore confus, mais la gamine à bien dit mort ou vif, et mort m'arrangerais bien plus que vif.

                              Personnellement je suis toujours autant attiré par lui, par sa soupe, ça me permettrait d'en faire ce que je veux, mais pour la république, c'est une autre histoire, je pense que certaines questions doivent avoir des réponses, et si c'est bel et bien un Sith, alors il ne doit pas être seul, il doit y en avoir au moins un autre.

                              Ce qui j'avoue m'intéresse, potentiellement ça représente encore plus de soupe, encore plus de traque, finalement que du bénéfice. Donc je suis partagé sur mes décisions quant à cet homme des sables.


                              Avec les changements de plan, j'ai profité d'aller me reposer pour la première partie de la nuit, il me faut être en pleine capacité de mes moyens demain à l'aube.
                              La journée risque d'être éprouvante pour tout le monde, et je ne pourrais compter que sur moi demain dans cette grotte, face à tout le monde.
                              Si rien ne se passe comme prévu, ça risque de chauffer sévère pour mon matricule là-dedans.


                              Ensuite, j'ai profité de voir encore une fois les Amazones durant un de leurs entrainements, leur art martial mortel m'attire, je le trouve impitoyable, harmonieux, presque une caresse de la mort elle-même.
                              Le perfectionnisme de leurs gestes implique de longs, fastidieux, répétitifs entrainements, dans la douleur du corps et la souffrance de l'esprit.
                              Une connaissance parfaite de chaque mouvement, une précision chirurgicale ; je prends des notes, depuis ma position, je répète ces mouvements pour les assimiler et garder une empreinte musculaire, peut être que cela me sera utile.


                              Après ces petits exercices et cette mise en forme, je me dirige vers la grotte, il est grand temps de se mettre en condition de chasse
                              Je reprends mon poste d'observation en contrebas de la grotte, tous mes sens en alerte, je scrute les ombres, j'écoute tout ce qui se passe alentour. J'entends divers rongeurs qui profite de l'enveloppe nocturne pour sortir manger quelques jeunes pousse que le soleil de la journée aura épargné.
                              Plus loin quelques petits rochers qui s'éboulent et dévalent de quelques mètres la pente.


                              Maintenant que je suis conscient de mon environnement, je focalise mes sens sur la grotte elle-même, je tente de me concentrer sur tout bruit qui pourrait me sembler inadapté dans cette cavité rocheuse.


                              La nuit s'avance gentiment vers l'aube, actuellement je vais et je viens, je cherche tout un tas de possibilités pour surprendre mes adversaires.
                              J'ai dans mon investigation remarqué deux espèces ce cheminées, qui donne plus loin dans la grotte, ces entrées me permettraient de pouvoir passer par un axe secondaire et éviter une grosse perte de temps avec l'entrée piégée.


                              Il me faut choisir la plus adéquate des deux.


                              A la suite d'une précise inspection des deux conduits, je me décide que je passerais par le plus fin des deux, un boyau étroit mais visiblement non piégé et par lequel proviens le moins de bruit.
                              J'en ai déduit que ce boyau devait soit être plus long soit plus éloigné des troupes terrées dans la grotte.
                              Maintenant que je sais par ou passer, je retourne me préparer avant que l'aube ne vienne à nous.


                              Je retrouve les besaces que les colons ont utilisé pour se badigeonner de sang de Bantha, et j'en profite pour faire de même, je m'enduis tout le corps sans oublier de faire le visage.
                              J'espère que cela aura l'efficacité voulu, car les Massifs sont de loin des créatures dangereuses.
                              J'ai encore un moment pour me focaliser sur les lames de mes vibropoings, je vérifie que tout est en ordre de marche, ne s'agit pas de faire face à une panne lorsque j'ai le plus besoin de mon matériel.
                              Tout fonctionne parfaitement, je ne manque pas de munition pour mon DE-10 et mes lames sont affutées comme des rasoirs.


                              Je prends le temps maintenant de me préparer le mieux possible physiquement, tout mes sens sont en éveil, je sens la douce brise caresser mes joues, les quelques bruits qui surviennent de plus bas, certainement le camp qui commence à s'organiser.


                              Il y a aussi mon boyau, d’où j'entends quelques grognements lointains de Tusken, il faudra, si je m'en sors que je pense à investir dans un traducteur, cela pourrait être utile par la suite.


                              Il est temps, la nuit se transforme gentiment, laisse son épais voile noir devenir peu à peu plus clair, les premières ombres nocturne commencent à se dessiner dans l'aube naissante.
                              Je profite encore de l'obscurité pour m'enfiler dans le trou en face de moi.


                              Règle première, être invisible


                              Je me faufile sans bruit, j'avance à l'allure la plus rapide que ce tunnel me permet, sans bruit.


                              Je pourrais largement avancer plus vite, mais au détriment de ma discrétion, tout ce que je cherche à éviter.


                              Après un moment, à me faufiler entre les entrailles de la montagne, j'arrive proche d'un embranchement.


                              Sur ma gauche, je vois une ouverture qui donne sur une cavité, d’où je peux apercevoir des lumières blafarde, dispensées par des torches. Le vacillement de la lumière ne laisse pas de doute quant à la source de celle-ci.
                              Sur ma droite le boyau repart dans les profondeurs de la roche et bien que je ne distingue rien au loin, je peux entendre quelques voix, grogner de temps en temps.


                              Avant de me décider de la voie que je vais suivre, je prends une minute pour prendre les informations que l'ouverture sur ma gauche veux bien me donner.


                              Je m'approche précautionneusement, et je jette un œil.


                              Je me suis enfilé dans mon trou à environ 60 mètres sur la droite de la grotte, et presque 25 plus haut.
                              J'ai dû progresser de 15 ou 20 mètres environ, ce qui me fait penser que je suis déjà bien avancé dans cette grotte obscure.
                              Je vois quelques hommes qui sont plus ou moins somnolent, de ma position, je peux en observer six.
                              Il serait stupide de descendre ici, je suis à un peu plus de 2m50 du sol, et ma chute ne passerais pas inaperçu, trop de risque de me faire repérer.


                              Je décide donc de suivre le second tunnel, et de m'enfoncer toujours plus loin dans les profondeurs de terre et de pierre.


                              Cette cheminée naturelle, du moins c'est ce que je pense, m'intrigue.
                              Je ne comprends sa formation, mais je ne suis pas géologue, et les aléas de la nature me sont totalement inconnus.
                              Je remercie la nature de m'avoir offert cette opportunité de rentrer discrètement dans l'antre de ce Sith.


                              Amusant, première fois que je pense véritablement à lui depuis que je suis entré pour le rejoindre et à ce qu'il doit être en train de faire.


                              Est-il en train de se reposer ou bien fait-il les cent pas en nous attendant ?


                              Je n'ai pas de réponse à cette question, mais je suis partagé, j'aimerais d'un côté qu'il nous attende de pied ferme et pouvoir me confronter à lui, juste pour voir comment il se débrouille face à autre chose qu'un pauvre fermier.
                              D'un autre côté, je ne sais pas trop, j'ai entendu parler des Sith, mais ce ne sont que des histoires, et je ne sais pas ce que peux valoir ce genre d'adversaire, et si je n'ai pas peur, je reste méfiant, très méfiant.


                              J'arrive au bout de ce second tunnel et fait de nouveau face à plusieurs embranchements.


                              Trois cette fois-ci.
                              Celui en face de moi deviens bien trop étroit pour que je l'empreinte.
                              Celui à ma gauche me parait bien long et calme alors que beaucoup plus de bruit provient du dernier.
                              C'est celui-ci que je me décide de suivre, et après un autre long moment, je parviens proche d'une ouverture en face de moi.


                              Une bougie est posée dans le l'embouchure du tunnel, éteinte !


                              Je rampe le plus silencieusement possible, telle la caresse du vent léger sur des brin d'herbe.
                              Le tunnel donne sur une petite pièce, cavité naturelle dans la roche pas plus de 3 ou 4 mètres carré, et un Tusken dors, couché au pieds de l'ouverture, un mètre sous moi.


                              Rien d'autre dans cette salle ?!
                              Je m'enfile dedans et brise la nuque du dormeur, une belle fin pour lui si on peut dire.


                              Une seule sortie se présente à moi, je me faufile discrètement. Le couloir est sombre et un brouhaha lointain semble monter des confins de celui-ci.


                              Surement les premiers cris d'alerte pour avertir de l'attaque des alliés en poste dehors.


                              Je suis surpris pas le manque de gardes, mais je vais éviter de me plaindre, tant mieux pour moi !


                              J'évite les confrontations autant que possible, je me tapis dans l'ombre, et me fond dans la moindre cavité au premier bruit suspect.
                              Ce n'est pas le moment de me faire repérer, révéler ma position pourrait avoir une issue fatale.


                              Je continue de progresser en silence, une ombre dans la nuit.


                              J'entends nombre de Tuskens au loin, des grognements, des cris, des râles.
                              J'imagine que le combat fait rage à l'entrée de la grotte et je pense rapidement à Erys.
                              Pourvu que tout se passe bien pour elle.


                              Je continue longuement, sans savoir vraiment ou je vais, mais mon instinct me dit que je suis dans la bonne direction.


                              J'entends que l'on se dirige vers moi, je plonge dans une cavité rocheuse, je m'enfile dans le trou.
                              Deux Massifs passent près de moi sans me remarquer, ingénieux ce sang de Bantha !


                              Je suis un peu rassuré, la direction que je prends n'est pas fausse, il y a bien du monde devant moi.


                              C'est à pas de loup que je continue, longue marche silencieuse. Je m'isole et me cache à chaque alerte, mais je ne croise pas grand monde.
                              J'en déduis que le dédalle de couloir que j'ai parcouru fait partie des accès secondaire, les moins pratique pour aller et venir dans la grotte.


                              Cela n'a pas empêché les hommes des sables de poser des pièges au endroits stratégique, mais facile à repérer et à désamorcer.


                              Un peu plus loin, je repère enfin un Tusken, tout de noir vêtu.
                              Il est visiblement en poste, à garder les couloirs.
                              Il regarde droit devant lui, dans la direction des bruits de combats qui nous parviennent de l'entrée de la grotte, puis à intervalle assez régulier, porte son attention sur le couloir derrière lui.
                              Cet homme me fait penser au chef des Tusken, mais ne moins impressionnant.
                              Il me fait penser à la garde personnelle du Sith, dans les mêmes couleurs de tenue.
                              Par chance et par expérience, je peux m'approcher de lui sans me faire repérer, puis au moment ou son instinct l'averti du danger, c'est pour me voir lui assener un coup mortel.
                              Je suis sûr de moi maintenant, le chef n'est pas loin !

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                                Auteur : Super PNJ

                                « Vous avez déjà tué le chef de la coalition durant la bataille… » dit ce Shavic … En guise de réponse, moi je dis : " Quand on joue avec le feu, on s’y brûle !" Le négociateur tente de sous-estimer l’importance à leur côté de l’adepte obscur lors de cette révolte. Mais on ne la fait pas ni à RickPool, et encore moins aux républicains.

                                J’ai traversé bien des planètes, et avec mes voyages dans ces galaxies, je sais très bien que dès qu’un Sith est impliqué cela finit toujours en calamité. Ce négociateur a décidé de jouer au plus malin avec moi… Mais à malin, malin et demi… J’ai le pif fin, et je sens qu’on veut me faire gober que la bataille est terminée.

                                Il me débite : « il n’y a plus rien à craindre pour les humains » … Celui-là me prend vraiment pour un crétin. Les Tusken, ces êtres violents et sanguinaires, ils ont vraiment tout pour plaire ! Tel un ventriloque, Shavic traduit les paroles de ce soi-disant chef, un certain Krok.

                                Laissez-moi rire, alors maintenant, Monsieur veut une trêve après avoir lancé les hostilités ! Sous prétexte qu’arrive la saison de leur reproduction.

                                On tue des familles, des enfants … Des innocents ! Sans prendre en considération la valeur des familles, des êtres vivants !! Et on veut aujourd’hui, un cessez-le feu pour batifoler, procréer, copuler en toute liberté ? Et bon prince, il propose même de ne pas attaquer de colons pendant deux cycles solaires. Ne se rendent-ils pas compte que leur tribu a déjà un genou à terre et d’un simple geste, la République peut enfoncer leur tête dans le sable.

                                Il est temps pour la République que je représente de mettre les pendules à l’heure. Cependant le seul point qui retient mon intention, c’est la libération des prisonniers.

                                - Messieurs, tout ça c’est bien beau… Vouloir assurer sa descendance, c’est tout à votre honneur ! mais au vu de comment vous traiter la vie des autres êtres vivants qui partagent cette planète, ne nous en voulez pas… Mais nous ne serons pas de Grands Seigneurs !...
                                - Tout d’abord, concentrons-nous sur ce qui mérite priorité. Vous allez commencer, avant toute chose, par libérer tous vos prisonniers. Ensuite, votre peuple sera placé dans le ravin de Xelric sous la garde de la République.


                                Il s’agit d’un enchevêtrement de gorges naturelles, de steppes et de roches. Le ravin est encastré entre les monts Hubba et La chaîne de Mospic. Ce qui forme une sorte de barrière naturelle avec de grandes citées. Un endroit parfait pour stocker cette tribu agressive.

                                Voyant le visage de ce cher Shavic en proie à la décomposition, j’enchaîne :
                                - Si ces conditions vous déplaisent, je peux toujours demander aux Freemen de proposer une solution radicale plus digne de votre bestialité. Ma proposition ne reste valable du moment où celui que vous nommez « sorcierTusken » nous soit livré !

                                L’attention des colons amassés autour de nous est autant palpable. Observant la scène, buvant mes paroles, tout en eux, leur regard, leur cri, leur geste, expriment un seul souhait, comme un seul mot qui voulait dire « Vengeance »… Je me rends bien compte, qu’ils préfèreraient qu’on jette tous ces tuskens dans la gueule du Sarlacc de Carkoon. Mais la République reste fidèle à ses valeurs. Pas d’exécution sommaire même en cas de crimes de guerre. La balance de la justice doit rester équilibrer.

                                Pour la survie de son peuple, Shavic n’a pas d’autres choix que d’accepter cette reddition sous condition.

                                Soudain, un cri fend la foule : « … Mon fils, Ma bataille !! »

                                Un colon, dont les stigmates de la bataille marquent encore son frêle corps, se présente face à nous avec force et détermination. Son jeune fils a été kidnappé par le sorcier Sith sur le champ de bataille Soutenu par ces compagnons et d’un simple bâton, il exige la libération immédiate de son jeune garçon. Un des Tuskens, jeune ma foi, plus courageux que les autres je crois, sort du rang et timidement avoue que ce jeune prisonnier a été emmené au camp. Et il est prêt à nous y accompagner pour le récupérer.

                                Aussitôt une délégation menée par le père et ses compagnons, se dirige avec ce tuskens à leur côté pour récupérer ce jeune prisonnier. Quelques miliciens leur emboitent le pas. La République n’abandonne pas ses enfants.

                                Shavic les observe s’éloigner, il semble avoir compris que son sort est scellé …


                                Spoiler : Spoiler

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