Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Le chemin est semé d'embûches...

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    #28

    Post n°28
    Auteur : Erys Talmark

    https://www.youtube.com/watch?v=K1oLThzQ9zo

    Je n’ai même pas le temps de finir de déverser toute ma morgue et tout mon venin que le Capitaine nous tombe dessus. Kurtz avait l’air aussi perplexe qu’étonné de me voir pourrir littéralement l’Anzat sur place. Il faut dire que mon instinct me criait de ne pas le laisser en placer une, sans quoi, il se remettrait de la surprise froide qui s’affichait sur son visage. C’est d’ailleurs ce qu’il fait dès que je dois reprendre mon souffle. Et ce type me demande où j’étais ? Sérieusement ? Alors que j’ai du me battre dans les rues pendant que lui se planquait… Je dois serrer les poings, à m’en faire blanchir les articulations, pour ne pas lui hurler de mieux me regarder : j’ai mal partout, je suis éraflée sur tout le corps, mes yeux sont rouges avec la poussière, le sable et le sang, en plus des larmes. Je me sens mal, d’autant plus lorsque l’officier nous rabroue tous les deux. Je suis à deux doigts de me jeter au cou de ce con de commando, et je pense qu’il le voit dans mes yeux.

    C’est à ce moment-là que je sens la lourde main de Kurtz atterrir sur mon épaule, y laissant un galon d’Adjudant. Adjudant… Quelle pitié. Foutre une Garde sans expérience, instable, officier ? C’est pas moi qui décide je suppose… Mes yeux se posent autour de nous. Des morts, et encore des morts. Je salue Kurtz pour le remercier, comme l’exige la Garde, mais je n’ai même pas le temps d’ouvrir la bouche. D’autres le font avant moi. A nouveau, des cris de guerre résonnent à la fois dans le sable et la montagne. Le cauchemar recommence. Encore. Toujours.

    Je ferme les yeux un moment. Je revois ce miroir dans ma tête.


    -Je m’en charge.

    -Attends ! Regarde autour de toi ! Tu ne sens pas ? Il n’y a pas que les Tuskens !


    -Je… quoi ? Comment tu fais ça ?

    -Je sais pas. Mais je le sens.

    -Alors quoi ? Ma place est au front, et tu le sais.

    -Non, pas cette fois. Ils sont nombreux, trop nombreux… On ne peut pas laisser les civils.

    -Les civils ?

    -Oui… C’est la panique. Il va y avoir plus de victimes.


    Lorsque je rouvre les yeux, je ne sais déjà plus où je suis. Ishiro est déjà reparti, comme le bourrin qu’il est. Nos supérieurs me regardent avec un drôle d’air, et je les comprends… Même moi je ne comprends pas ce qui se passe dans ma tête. Est ce que j’ai… communiqué avec moi-même ? Parlé avec… moi ? C’est de la folie. Je dois rêver. Je dois être atteinte… Clairement. A nouveau, je sens la main de Kurtz sur mon épaule. Il dit un truc, mais je ne l’entends pas. Je comprends juste que je dois retourner au combat, quand il me tend des chargeurs. J’acquiesce. Alors que je suis fatiguée, éreintée, crevée, tout ce qu’on veut.

    -Capitaine. Je vais couvrir les civils que vous avez regroupé.

    Aussitôt dit, aussitôt fait. Je prends congé des gradés et me dirige vers le centre de la ville. Tout en courant, je recharge mes armes. Mes dents sont serrées, mes jambes sont lourdes, mais je n’ai pas le choix. « L’autre » a raison. Le combat qui a éclaté est un chaos sans nom, et de là où je suis, je vois plus des Tuskens qui cherchent à fuir et à survivre qu’à réellement se battre. Pas de temps à perdre. J’accélère le pas autant que faire se peut. Tout ceux qui ne pouvaient pas se battre, les enfants, les malades, les vieillards, avaient été rassemblés à l’écart, pour leur éviter un massacre. Et surtout pour ne pas les avoir dans les pattes… Parce que massacre il y aurait eu si notre défense avait cédé. Ce qui n’est pas le cas jusque là, mais la ville se transformant à nouveau en champ de bataille, je vois encore des Tuskens affluer. Pas le temps de lambiner. Je vais au plus court, traversant des maisons abandonnées avant de passer par les toits, profitant des larges escaliers extérieurs. Et heureusement. Au moment où j’arrive sur place, je vois des Tuskens fuir, en tirant partout. Trois enfoirés de plus, droit vers LE lieu où ils ne doivent pas aller. Je ne réfléchis pas. Je ne regarde pas. Je prends mon élan et je plonge sur eux, agrippant l’un d’eux à la nuque. Je l’entends avoir un craquement écoeurant au moment où on percute tous les deux le sol, et je crois la voir faire un angle bizarre alors que je roule un peu plus loin dans le sable. La surprise est totale pour les deux autres. Mais mon regard se pose sur la main de la victime.

    Un détonateur.

    J’ai à peine le temps de me relever et de faire deux pas qu’il explose, le souffle de l’explosion m’envoie à nouveau bouler plus loin, me fait perdre tous mes repères. Le sable est aussi brûlant que poisseux, il colle à mes cheveux, ma peau, mon visage. J’essaye de me relever en m’aidant de mes bras, mais ceux-ci me lâchent brusquement.

    Pas comme ça. Pas maintenant.


    -Laisse moi t’aider.

    -Tu peux pas.

    -T’en as assez fait.


    Je pousse sur mes mains. Je souffle. Je retombe encore. Doucement… Je me relève enfin. Lentement. Calme toi. Respire. Ma tête tourne. Les deux autres Tuskens sont morts. En tout cas, ils ne sont plus debout. A genoux dans le sable, je peine à reprendre une contenance. Je ne sais plus où je suis. Si. Tatooine. Anchorhead. Les civils. Je tourne la tête. Non.

    Le bâtiment est en train de s’écrouler. Les tirs, les grenades, je sais pas, mais il va s’effondrer. L’adrénaline m’électrise, me fait réagir d’un seul coup et j’arrive à m’arracher du sol, au prix d’un effort qui me fait crier de douleur et grincer des dents. La porte… Bloquée. Des débris accumulés devant. Sans réfléchir, je me rue dessus, je les vire, je m’entaille les doigts une fois de plus, je m’arrache à moitié les ongles. Ca ne dure que quelques secondes, mais j’ai l’impression que ce sont des heures. J’ouvre la porte violemment et je me rue à l’intérieur. C’est là que ça me prend. C’est comme si on m’avait tiré un coup de fusil à travers les tempes. Mon crâne a l’air à deux doigts d’exposer. Je me prends la tête à deux mains, je me plie sur moi-même… Comme si ça allait faire quelque chose…


    -Sortez ! Dégagez de là ! Magnez vous !

    Je perçois tout juste le chaos que mes mots déclenchent, et soudainement, c’est comme si j’étais portée par une grâce divine. Ou le bol. Ou la Force. Ou la chance. J’en sais rien. Je lève les yeux vers le plafond au moment où il commence à s’effondrer. Non… Je lève les mains au dessus de ma tête en criant. Je ferme les yeux. J’entends le plafond grincer, couiner, alors qu’autour de moi et des civils, les fragments commencent à tomber. Puis un bruit de tempête, et tout s’effondre… Mais rien ne m’atteint. J’ouvre les yeux. Sans comprendre ce qu’il se passe, je regarde les gravats qui ne semblent pas vouloir tomber sur moi, comme si… ils étaient retenus par une force invisible… La Force… ? J’ai beau essayer de me concentrer, je ne comprends pas comment je fais. Au moment où je me rends compte de ce que je fais, les gravats finissent par tomber au sol. Je n’arrive plus à bouger quoi que ce soit, je vois juste tout ces débris se laisser tomber autour de moi, j’en prends un ou deux sur la tête que je me couvre…

    Je sens les regards des civils sur mon dos, et je n’arrive même pas à me décider à me retourner.
    Au loin, j’ai l’impression que les combats cessent un peu. Au moins, les habitants ont l’air en sécurité… pour le moment. Je finis par me détourner de ce foutu champ de ruines. Mes sens sont en ébullition, encore affûtés par l’adrénaline et l’excitation.

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #29

      Post n°29
      Auteur : Super PNJ

      Dans les rues jonchées de cadavres d'Anchorhead, le capitaine Kurtz avait a peine eu le temps d'envoyer un message crypté au Quartier Général relatant les derniers évènements qu'une deuxième bataille s'engageait déjà.
      Ce n'était plus le moment d'enterrer les morts ou de soigner les blessés, cette fois , la petite cité au milieu du désert s'apprêtait à affronter une deuxième attaque Tusken et les hommes n'étaient pas prêts, non pire que ça, ils étaient exténués, découragés mais face aux hommes des sables, il n'y avait qu'une seule façon de réagir: combattre et sans doute mourir...


      -Aux postes de combat! nous serons l'écueil contre lequel la vague Tusken viendra se fracasser!

      D'un pas rapide, il se dirigea vers le mur d'enceinte pour diriger les opérations et ce qu'il vit le laissa pantois, non les Tuskens ne passaient pas à l'attaque, ils fuyaient tout simplement, mais ils fonçaient se refugier directement sur sa position. les hommes des sables étaient assaillis par une nouvelle force en présence, ce n'était surement pas des troupes régulières, l'officier plissa les yeux, et reconnu cette horde disparate: les Freemen!
      Le commandant Shark du 202eme corps l'avait bien averti que le Haut Conseil avait proposé de s'allier avec Leto et visiblement les deux parties avaient conclu un accord ce qui expliquait la bataille qui se déroulait sous leur yeux.
      Malheureusement la petite cité se trouvait maintenant sur le vecteur de fuite des hommes des sables, déjà les premiers Tuskens désespérés entraient dans la cité, un seul speeder des marais avait eu le temps de se mettre en place et son double canon découpa une dizaine de Tuskens, les autres guerrier réagirent promptement jetant grenade et ouvrant le feu, le Twil'eck violet qui faisait office de servant abandonna son poste et les Tuskens déboulèrent dans la cité en hurlant, une barricade avait été érigée à la va vite , Moffit et quelques territoriaux faisaient de leur mieux pour bloquer les assaillants dans la partie sud de la cité, toutes les ruelles étaient maintenant barricadées et défendues par des Tatooiniens prêts à tout pour sauver leur vie.
      A l'extérieur c'était une vraie curée, les engins des freemens passaient et repassaient dans les rangs désordonnées des tuskens égrenant la mort à chaque passage, mais les humanoïdes avaient le combat inscrit dans leur ADN à l'instar des clones de Kamino, le pilote d'un skiff récolta un coup de gaderffi en plein visage déséquilibrant l'engin, les passagers éjectés furent massacrés juste après avoir touché le sol, le sable passait du jaune au rouge vif.

      Kurtz se désintéressa alors de ce qui se passait à l'extérieur pour se concentrer sur la défense d'Anchorhead, accompagné de quelques miliciens, il alla renforcer les barrages, tirant au passage sur un Tusken qui passait de toit en toit , il plaça les Tatooiniens en fonction des besoins sur les différentes barricades ,soudain une habitation explosa et profitant du chaos cinq tuskens se jetèrent sur les défenseurs d'une barricade, Kurtz en abattit deux, mais déjà d'autres humanoïdes profitèrent de la faille dans la ceinture défensive, c'est à ce moment qu'un géant Mandalorien venu de nul part se plaça dans la trouée obturant totalement l'ouverture improvisée et lâcha plusieurs rafales à l'aide de sa mitrailleuse lourde, cette position était sauvée pour le moment, un chasseur de prime et d'autres habitants vinrent remplacer les défenseurs tombés en récupérant leur arme au passage.

      La situation semblait se calmer dans la cité, les Tuskens préférant dorénavant mourir sur place face aux freemen, leur ennemi héréditaire plutôt que de fuir dans Anchorhead, le deuxième speeder des marais prit position dans la ruelle, une femelle Twil'eck au commandes, l'entrée principale était sécurisée maintenant, il fallait que Kurtz en revienne à sa mission initiale: identifier et neutraliser le meneur Tusken, grâce au témoignage d'Ishiro, il avait appris que celui ci était certainement un adepte du coté obscur mais il fallait le retrouver avant qu'il ne se terre dans le désert et disparaisse à jamais.
      L'officier retrouva ses deux nouveaux promus, il avait une lourde tache à leur confier: traquer ce Tusken noir!

      Il retrouva Erys au milieu de civils au milieu des ruines, tous la dévisagèrent, que s'était il passé? il le saurait tôt ou tard pour le moment la priorité était de neutraliser le leader des sables. Il repéra également l'anzat couvert de sang qui s'approchait.

      -Adjudant Shinra et Talmark.
      Faites le plein de munition, prenez quelques hommes vous partez à la chasse!
      Ramenez moi la tête de ce guerrier!!


      L'ordre de mission était simple, mais la mission allait s'avérer compliquée, si les Tuskens étaient en déroute, on se trouvait toujours sur leur territoire et surtout le meneur maniait un sabre laser.
      Deux Rat patrols se portèrent immédiatement volontaires, ils voulaient venger la mort de leur frère d'arme, ainsi que trois miliciens dont celui qui avait perdu sa famille dans la bataille, enfin 'une vierge des sables', surnom données aux jeunes femmes formées par les amazones voulait également la mort de ce Tusken.
      L'équipe hétéroclite était maintenant rassemblée, elle n'avait plus qu'a se mettre en route.
      Kurtz lui, devait rester la, il allait s'assurer que la horde Tusken avait été totalement neutralisée, et surtout il avait hâte d'échanger avec Leto, le chef freeman sanguinaire...

      Spoiler : Spoiler
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      "C'est décourageant le sable, rien n'y pousse. Tout s'y efface."
      James Joyce

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        #30

        Post n°30
        Auteur : Rkorr’Otruur’Kuar

        Rkorr arriva au point de rendez-vous prévu depuis le début. Sur les lieux 30 guerriers Tusken de la coalition y avaient monté un campement. Tout le monde s’y rejoint et les guerriers prennent en charge leur chef blessé dû aux confrontations. Quelques instants plus tard, un humain débarqua sur le camp, il passa devant les guerriers pour se rendre auprès du Tusken noir qui venait de finir ses soins. Cet homme, c’était Shavic, un humain servant la cause Tusken en tant que diplomate. Après avoir eut la vie sauve par Rkorr, il déménagea au sein de la mer des dunes auprès du Clan de l’apprenti Sith où il apprit la langue ainsi que les traditions Tusken. Le chef de Clan se remit debout face à lui.


        -Va sur ce chemin et dès que tu croises des humains, annonce leur que la coalition des sables mouvants à été détruite et qu’il est temps de faire la paix


        L’homme ne demanda pas son reste et partit de suite en direction du chemin emprunté quelques instants plus tôt par Rkorr et ses guerriers. L’apprenti sith regarda maintenant son guerrier le plus sage surnommée Krok. Un vieux guerrier encore très efficace qui a connu bien des pillages.


        -Krok, tu t’occuperas des négociations pour mettre fin à cette guerre. Tu sais comment me contacter si besoin. Nous avons d’autres projets maintenant que la coalition rivale est détruite.


        Krok adressa un signe de la tête pour confirmer qu’il avait bien reçu l’information. Ensuite, le chef de la coalition confie l’enfant enlevé à l’un de ses guerriers pour qu’il le ramène au camp avec la prochaine relève. Rkorr ne pouvait se permettre de dormir ici cette nuit, il décida de prendre les Bantha et de continuer la route avec sa garde en direction des montagnes Noires, il est sûr d’y trouver un moment de paix là-bas pour se préparer à la suite du programme. Durant le trajet, Rkorr sentit un poids psychologique de délester de ses épaules. Il ne pouvait plus qu'espérer que les humains fassent preuve de bon sens en acceptant une trêve qui permettrait de sauver des vies humaines et Tusken. Il n’était pas adepte des sacrifices inutiles. Il avait déjà du mal à se dire qu’il avait vu des centaines de Tusken réduits au silence durant la bataille par les républicains et les Freemens. La haine grandissait en lui à chaque heure qui passait, mais il était encore beaucoup trop tôt pour cela.


        Il était aussi temps que la paix revienne sur les terres de Tatooine car la période de reproduction approchait à grand pas et après ce carnage, ce ne serait pas de trop. De plus, la génération du premier fils de Rkorr arriverait bientôt à la fin de leur rite de passage offrant de nouvelles petites mains pour le grand projet Tusken. Dans tout ça, il y avait du négatif, mais aussi du positif. Cette période trouble à permis aux peuples des sables de s'accommoder avec les blaster humain et de s’endurcir face aux techniques humaines.


        Alors que Rkorr avança sur le sable chaud de Tatooine, un des guerriers remonta la file pour se porter à la hauteur du chef de colonne.


        :personnage4: -Vous pensez vraiment que les républicains acceptent la trêve?


        -Ce qui nous sépare de nous et des humains, c’est notre mode de vie, nous sommes accoutumés à la mort et à la violence, eux pas vraiment et voudront sans doute se venger des dégâts fait sur leur ville.


        :personnage4: -Mais pourtant ils ont détruit la coalition des sables mouvants, ils se sont vengés maintenant!


        - Il ne sont jamais rassasiés. Ils veulent toujours plus. Un peu comme nous au final et c’est pour cela que nos cultures s'entrechoquent. Après, une trêve serait à leur avantage car ils sont vainqueurs au final après cette bataille et cela leur éviterait de perdre plus d’hommes.


        Le guerrier se contenta de cette réponse et reprit sa place dans la colonne et la troupe s’enfoncèrent dans la nuit de Tatooine laissant les affaires géopolitique de la planète aux autres.

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          #31

          Post n°31
          Auteur : Jagabamda

          Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers, foulant le sable chaud de leur pied …. Animés d’une colère froide !!!

          La nouvelle leur a glacé les os. Depuis la capital Mos City en passant par Mos Eisley, Mos'espa, Mos Pelgo, Plibene Rock, des habitants d’Anchorhead ont été massacrés.
          Tous colons valides se sentaient concernés, spécialement ceux qui avaient gardé leur âme. Défendre, voir venger Anchoread devenu leur cheval de bataille.

          Aux armes Citoyens !!! Dans toutes les cités, les groupes armés se sont formés… Leur rang grossissait au fur et à mesure qu’ils traversaient les villes en direction de la colonie martyre.
          Ils étaient nombreux, très nombreux... Autant que les Tusken ou les soldats Républicains réunis ? Nul ne saurait dire … Mais une chose était certaine, c’est qu’ils n’avaient nullement l’intention de se laisser massacrer… Tatooine était leur planète à eux aussi…. Même si les Tuskens étaient là avant eux.
          Ils allaient également se comporter en guerrier Sauvage et ne faire preuve d’aucune pitié.

          - S’il faut mourir pour vivre libre, alors affrontons cette mort avec dignité !!! C’était une parole scandée anonymement du fin fond d’une cantina…. Et cela avait été le point de départ de ce soulèvement citoyen.

          Si la République et le haut conseil avaient peur d’agir, les tatooiniens se défendraient par eux-mêmes.
          Se souvenant de la rébellion d’antan, beaucoup retrouvèrent armes et munitions dissimulées à l’époque. Et c’est ainsi qu’une colonne d’une centaine de véhicule avait pris la direction d’Anchoread.
          Bien décidés à montrer à ces sauvages que Tatooine appartenait tout autant aux colons. Hommes, femmes, jeunes ou vieux, humains ou extragalactiques, chacun armé de blaster, de fusils ou de simples outils tranchants, contondants formaient plusieurs bataillons.

          Certains portaient le casque sans crins et la cuirasse de fer battu, quelques-uns se retrouvaient à bords de speeder, d’autres juchés sur des banthas devenaient des hommes géants sur des montures colosses. Les voilà venus, colonne épaisse, partis à la rescousse des leurs ….

          Et me voilà au milieu de ce soulèvement, je tirai mon épée et je me retrouvai en tête. Les escadrons énormes s'ébranlèrent soulevant une « tempête » de sable.

          Après avoir bien négocié une petite vente aux enchères pour le compte de la reine de Dantooine, J’étais resté sur la planète pour quelques jours de vacances bien mérités après une petite invitation d’une charmante tatooinienne. Moi, qui moi ? Ben Rick POOle !!! Qui d’autre triple buse !!
          Bref, je pensais me la couler douce… Je me retrouvais sur le sentier de la … Guerre !!! Pourtant, je n’ai rien demandé, je me trouvais dans une cantina à profiter de la boisson locale, lorsque je ne sais pour quelle raison, j’ai parlé de « mort et de dignité » … L’alcool coulant dans mes veines, a nourri mes pensées qui ont révélées mon côté belliqueux …

          Toute cette cavalerie, armes levées, étendards, mais sans trompettes au vent, formée en colonne descendit d'un même mouvement et comme un seul homme, avec la précision d'un bélier de bronze qui ouvre la brèche, s'enfonça dans le désert redoutable où tant d'hommes déjà étaient tombés.

          Ils montaient, graves, menaçants, imperturbables, dans les intervalles de dunes on entendait ce piétinement colossal. Ils étaient deux colonnes, la première constituée d’engins et l’autre de cavaliers. On croyait voir de loin s'allonger vers la crête du plateau deux immenses couleuvres d'acier. Prêtes à bondir dans la bataille comme un prodige.

          Rien de semblable ne s'était vu depuis la grand bataille de Tatooine où les cerbériens avaient combattu les soldats impériaux. On aurait dit que cette masse était devenue monstre et n'eût qu'une âme. Chaque escadron ondulait et se gonflait tels les Aelides, ces vers géants de la planète glaciale Khorm… On les apercevait à travers de vaste nuée de sable soulevée çà et là.

          Mon récit semble d'un autre âge, mais je décris la vision de ce qui se déroule sous mes yeux… Cette bataille sanglante entre les Frimens et les Tuskens devant Anchoread.

          Pêle-mêle de casques, de cris, de sabres, de masses bondissement orageux des croupes de banthas tumulte indiscipliné et terrible. Là-dessus nos cuirasses comme les écailles du dragon Krayt se mêlent à la bataille. Rapidement, à bout de force, les Tuskens décident de déposer les armes à nos pieds, trop heureux d’échapper aux Freemens et un destin funèbre. Malgré la rage qui anime mes compagnons, notre humanité n’est pas perdue, et nous acceptons la reddition sans condition des pillards des sable…. Heureusement, la sauvagerie ne nous a pas emportée…

          Juché sur ma monture, j’observais la fin des combats. Quand devant moi, surgit un drôle de duo, un humain vêtu de loque Tusken accompagné d’un vieux guerrier. Je mis pied à terre et main sur mon sabre je me dressais fièrement face à eux.

          Celui-ci se présente, Shavic était son nom. Il représentait le chef « Krok » qui l’accompagnait, de la coalition des sables mouvants … Quel titre ! Avec un nom comme ça, cela ne m’étonne pas qu’il s’enfonce !!! … Je me retiens de ne pas sourire à pleines dents.

          Je ne dis mot, j’écoute. Des infos m’avaient été transmis auparavant par le canal diplomatique… Un sith menait cette bataille en s’autoproclamant chef des Tuskens… Je gardais cette info précieusement dans un coin de ma tête pour ne pas alarmer ni décourager mes compagnons…

          Ce Shavic se définissait comme émissaire de paix entre les colons et les Tuskens … Après tout ce sang versé ! Laissez-moi rire !!! Mais là encore, je me retiens !!

          Il proposait purement et simplement une trêve entre les deux camps, les Tuskens acceptant de cesser le combat et de retourner vivre s’isoler au fin fond du désert.

          Ça pourrait être une proposition alléchante, mais les hostilités ne venaient pas de notre part. Et au cri de mes compagnons qui n'entendaient pas de cette oreille, je compris que Tatooine demandait réparation. De toute façon, même si j’avais été désigné comme le meneur de ce mouvement citoyen, je ne restais qu’un invité. Je ne pouvais négocier au nom du peuple de cette planète, pourtant, reprenant mes bonnes vieilles habitudes, je ne pouvais m’empêcher de la ramener.

          - Avant toute chose, Messieurs, en signe de bonne foi, nous exigeons la libération immédiate de tous les colons, Femmes, hommes et enfants capturés pendant votre épopée… Il va de soit que si négociation il y a, en contrepartie, il faudra livrer le Sith… ...Et là, cette fois le mot était lâché, je n’ai pu le retenir … Oui, le Sith ! ... Le Sith qui vous commande. Dis-je de ma voix ferme.

          Je peux lire, l’étonnement, la peur et l’effroi sur le visage de mes camarades et afin de les dissiper, je rajoute :

          - Les Tuskens, les Freemen, les colons sont les habitants de Tatooine, ils peuvent vivre en paix sur cette même planète qu’est la leur.

          Reprenant mon statut d’émissaire fédéral, je poursuivis :

          - Pour la République, ce Sith qui vous a poussé à vous soulever, est considéré comme criminel de guerre et il sera pourchassé comme tel… Et il n’y aura pas de trêve tant qu’il ne nous sera pas livré… Pour résumer, pour entamer la négociation il vous faudra nous ramener tous les colons prisonniers, nous y veillerons qu'il ne nous en manquera aucun et nous livrer le Sith...

          J'avais l'impression de répéter mes paroles, mais c'était pour que ce soit bien entendu et compris... Par expérience, je sais s'il y a compromis ces deux conditions seront ferme. C’est ça ou rien...

          Les cartes sont maintenant sur la table… La main est tendue, à eux de la prendre… La balle est dans leur camp… ….

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            #32

            Post n°32
            Auteur : Erys Talmark

            A nouveau, je dois me battre, alors que j’étais à bout de forces. Tout du moins, je le croyais, parce qu’à force de le dire, je vais croire que j’ai des ressources insoupçonnées. Je ne vais pas mentir, j’ai l’impression de tirer au maximum sur mon corps et pourtant, je vais chaque fois un peu plus loin. Tant pis pour la compréhension, je verrai ça si je survis à cette folie. Parce qu’à peine les gravats retombent autour de moi que je me relève de toute ma petite hauteur. J’essaye de faire preuve de fierté, pour une fois. Les civils en ont besoin, j’en suis persuadée quand je me retourne et que je les regarde. Mais je n’ai pas le temps d’ouvrir la bouche, de parler ou d’attendre quoi que ce soit. L’adrénaline continue d’affluer dans mes veines, et quand je me décide à remonter les rues, Kurtz me tombe dessus, avec sa grosse voix et tout ses galons et sa grande gueule.

            -Adjudant Shinra et Talmark.
            Faites le plein de munition, prenez quelques hommes vous partez à la chasse!
            Ramenez moi la tête de ce guerrier!!


            Je le regarde sans réellement comprendre ce qu’il en retourne. Ishiro l’a suivi, au moins lui l’air de comprendre ce qu’il en retourne. Ce qui m’arrange, globalement. Ca m’évite de croiser le regard du capitaine, déjà, et de devoir demander des explications que je n’arriverais de toute façon pas à suivre. Je suis morte, métaphoriquement, et de toute façon, je crois que les enjeux ici m’échappent. Aussi, quand on me dit de partir en chasse, ça me rappelle un peu ces moments sur Coruscant avec Athéna. Entre fuite et poursuite, toujours sur le fil du rasoir, prête à aller vers un danger que je ne comprends pas vraiment. Mes pensées sont un peu troubles… Mais au moins, je suis sur quelque chose qui me correspond.

            D’un mouvement de tête, je demande à Ishiro, aux deux Rat Patrol, à la vierge des sables et aux trois miliciens de me suivre. Déjà, recharger les armes, et un peu les batteries aussi. Déjà parce que moi j’en ai besoin, et ensuite parce qu’il va bien falloir que je me trouve des boucliers humains si je veux survivre. D’autant que nous n’avons ni armure, ni soutien, ni rien. Tant pis… nous finissons par trouver à la fois du calme et de quoi nous ravitailler. Je suis tendue comme jamais, je ne sais pas pourquoi, et c’est dans un silence de mort que je fournis à tout le monde eau et cartouches, avant de m’éloigner un moment. J’ai besoin de calme, d’une petite minute pour me remettre, mais même ça je n’y ai pas le droit, vu qu’une main vient taper sur mon épaule. La vierge des sables. Une gamine, j’ai l’impression de regarder dans un miroir. Mais elle semble impressionnée par les galons.


            -Adjudant Talmark, c’est ça ? Moi c’est Neela. Je… Je voulais juste vous remercier. Vous, et vos collègues.

            Je la regarde de travers. Me remercier de quoi ? Ces bouseux n’ont plus de maison, de protection, de… rien en fait, et elle me remercie de pouvoir continuer sa vie pourrie sur sa planète à la con ? Elle me rappelle la Twi’Lek au camp d’entraînement, Lekkus, qui avait l’air d’avoir peur de son ombre. Et en même temps, il valait mieux ça que de n’avoir peur de rien et sauter sur la première mine qui passait. En plus, je me vois mal l’envoyer paître. Au fond de moi, une voix me murmure qu’ils ont besoin d’aide, peu importent les conséquences. Et il faut croire que c’est pour notre pomme. Alors je hoche doucement de la tête vers la jeune fille.


            -De rien. Mais nous n’en avons pas terminé. Rassemblement.

            C’est sorti tout seul. Ma voix s’est levée d’un coup, comme si quelqu’un d’autre avait pris ma place. Il faut vraiment que je reprenne ces fichues pilules. Mais alors que je suis toute à ma réflexion, je m’entends à nouveau parler.

            -Ishiro, c’est toi qui a vu notre cible et sa direction quand il nous a échappé. Charge à toi de nous mettre sur ses traces. Les Rat Patrols sont doués pour suivre des traces, et avec les locaux, nous devrions avoir les moyens de les suivre. Je vous rappelle que notre seul objectif est de retrouver ce Tusken à la con, et de le calmer une bonne fois pour toutes. Mais avec prudence, on ne sait pas ce qui l’accompagne.

            Je regarde mon acolyte avec les sourcils légèrement froncés. Pour l’heure, j’avais décidé d’organiser ce chantier à ma sauce et de diriger un peu ces gars qui avaient l’air aussi fatigués que moi. Je voulais faire honneur à la Garde, intérieurement, et ça impliquait aussi de ne pas me faire couper la parole par Ishiro. Implicitement, je comptais sur lui pour vraiment nous mettre sur le bon chemin. Ce type, d’une manière que je ne m’expliquais pas, avait un genre de don pour ressentir les choses… Un peu comme moi, mais en plus exalté, présent… et conscient. De là à savoir si c’était la Force ou autre chose… Là, j’avoue mon ignorance. Et aussi que pour le moment, je m’en tape royalement. Mon objectif, c’est de ramener tout le monde à peu près vivant, et si ce n’est pas possible, que JE revienne vivante.

            -Prenez de l’eau, de quoi manger. Départ dans trente minutes.

            J’hésitais à rajouter « que la Force soit avec nous ». Mais franchement, la Force ayant manifestement tendance à se moquer de nous vu ce qu’il nous arrive depuis le début de cette mission, je me garderais bien de l’invoquer. Ou alors en cas d’extrême nécessité. Et de toute façon, je ne compte pas leur démolir ce qui leur reste de moral. Après avoir rechargé mes armes et embarqué de quoi tenir, je me retrouve à être la première au point de rendez-vous. Tant mieux, j’ai besoin de me poser. Mes yeux me brûlent, et mes muscles tirent, et pourtant… Et pourtant, je me sens presque bien, presque dans mon élément, bien plus que les autres. Les deux Rat Patrol ont l’air épuisés, simplement, mais les locaux, eux, c’est pire. Ils ont vu des horreurs qu’ils n’auraient sans doute jamais du voir avec cette foutue attaque… Tout ça parce que des crétins de Tuskens se sont dit que c’était une bonne idée d’aller emmerder les locaux… Y’a pas assez de sable sur cette foutue planète, pour que tout le monde puisse s’en mettre une poignée dans le…

            Une tape sur mon épaule m’interrompt dans mes pensées. Les autres commencent à arriver, et heureusement, sinon j’aurais eu des mots regrettables. Enfin, surtout pour vous, qui lisez mes pensées schizophrènes, bande de malades. Bref… Je me tire de ma réflexion et déplie mes jambes pour me mettre avec les autres. Le temps de rapidement s’étirer et je regarde la fine équipe, surtout celui qui est sensé être mon collègue, l’andouille d’adjudant Anzat.


            -Ishiro, à toi l’honneur.

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              #33

              Post n°33
              Auteur : Ishiro Shinra

              Les ordres sont pour le moins simples, il suffit de retrouver l'autre empafé de Tusken, ce chef.

              La gamine semble se faire de nouveaux admirateur, une autre gamine semble ne pas vouloir lui lâcher les basques, elle lui colle au train et la nouvelle promue au rang d'adjudant semble ne pas savoir quoi faire de ce nouveau boulet.

              Erys fait un bref topo pour tout le monde, nous voilà maintenant 8 pour cette mission, espérons que sa ne tournera pas au carnage lorsque nous tomberons sur les hommes des sables, il va falloir faire preuve de discrétion pour garder l'avantage. La gamine me désigne pour diriger la chasse.


              Cela me plait, je vais enfin faire ce pour quoi j'ai passé mon enfance à m'entrainer, même si notre gibier est de taille, je me réjouis d'avance. Je profite de faire le plein de munitions, et je m'installe un moment sur un morceau de ruine, j'observe le groupe, et constate l'état de fatigue des miliciens, de Erys. C'est éprouvant pour tout le monde, je le vois bien. Pendant que je fais mon analyse, machinalement je sors mes vibropoings, et je vérifie qu'ils tombent parfaitement bien dans mes mains, c'est important de ne rien laisser au hasard maintenant, il sera trop tard pour s'en inquiéter face à l'autre salopard de Tusken

              Je repense à la dernière fois que j'ai croisé ce chef, sombre Sith, a ce qu'on dit, et rien que cette pensée me fait saliver, je ne peux m'empêcher de penser que sa soupe doit être différente des autres que j'ai plu gouter avant. Je tombe dans une sorte de méditation, comme si une partie de mon être souhaitais le retrouver, comme lorsque l'on sent un doux fumet qui nous guide vers un délicieux repas, j'ai l'impression de sentir ce gars quelque part, pas si loin de nous que ça. Tout mon être se met à vibrer. À ressentir cette présence, à commencer à me guider. C'est incroyable et inexplicable. C'est comme si je savais dans quelle direction aller sans savoir ou je vais.


              Erys se plante devant moi, je la ressens aussi, même si mes yeux sont clos.


              Je me lève au moment ou elle m'invite à y aller. J'observe chacun d'entre eux, je vois les Rats prêt à en découdre encore, comme de bon et loyaux soldat, les miliciens sont quand à eux un peu moins sûr d'eux, mais notre récente victoire sur les Tusken, si on peu parler de victoire semble leur donner du courage à en revendre, il faut juste espérer que cela durera, et notre dernière recrue est toujours en pleine admiration de Erys, je pense qu'elle serait prête a prendre le sentier de la mort sans hésitation si l'adjudant de la garde le lui demandait. Je fais quelques pas et me tourne vers la troupe, Erys à ma gauche, j'annonce froidement :


              " En chasse !"


              Je me retourne et prends la tête du groupe, laissant à Erys le soin de se charger que tout le monde suive le rythme. Dès la sortie de la ville, je rejoins l'endroit ou j'ai perdu la trace du Tusken, dans les montagnes. Lorsque j'approche les amas de pierre, je me sens attiré par une force invisible, je ne sais pas comment nommer cela, mais pour faire simple je vais parler de son gout, quelque chose de fort, mais de très attirant, encore une fois comme un plat parfaitement assaisonné. Je suis le fumet délicieux qui m'attire, et je progresse normalement, je reconnais l'endroit pour y être passé plusieurs fois lorsque je cherchais ce fourbe de Tusken. Un bref coup d'œil en arrière pour m'assurer que tout le monde suit, et je constate que tous sont là. Je continue sans un mot, concentré par mes émotions, qui me guident vers notre destinée, vers notre objectif de chasse.


              Je reconnais bien l'endroit ou nous sommes maintenant, c'est exactement l'endroit ou j'ai perdu la trace du Tusken un peu plus tôt. Il y a encore des traces des sang partout mais les deux cadavres des Freemens ont disparu, plus aucune trace d'eux. Je m'agenouille un instant, je regarde si des indices peuvent m'aider à retrouver la trace du chef des hommes de sables, des indices visuels. Les Rats n'ont pas eu besoin que je dise quoi que ce soit, ils ont immédiatement fait à l'imitation, quand aux miliciens, les pauvres sont à bout de force, ils suivent tant bien que mal et profite de ce temps de pause pour s'assoir un instant, Erys est toujours affublée de la vierge, qui se refuse de rester trop loin d'elle, mais ce n'est pas mon affaire, et je la préfère dans ses pattes que dans les miennes.

              Un des Rats m'interpelle, il semble avoir repéré quelque chose. J'approche et effectivement, les traces dans le révèle un endroit où l'on s'est reposé à cet endroit. Ces guerriers habitués à marcher en file indienne, à masquer leurs traces, ont dû partir précipitamment, car aucune discrétion n'est de rigueur, on remarque bien le pas lourd de trois personnes qui fuient vers le sud. Mes sens m'indiquent la même chose, c'est effectivement dans cette direction que ma soif de soupe me guide, je suis sûr de la direction à prendre. Alors je me remets en marche, j'ai retrouvé cette voie perdue plus tôt, je sais dans quelle direction chercher, et je n'ai pas de stress de recherche. Les premières heures de traques sont faciles, mais petit à petit les traces finissent par disparaître, balayées par les courant thermique de la planète, qui nettoient progressivement ces empreintes éphémères, pour ne rien laisser d'autre que des étendues sablonneuses vierge de toutes traces.

              Alors je me fie maintenant à mes sens, qui sont les seuls indicateurs que j'ai, nous continuons jusque-là tombée de la nuit avançant à un assez bon rythme, mais pour le reste de la nuit, il nous faut nous arrêter, les miliciens et la jeune groupie d'Erys ne tiendrait pas le rythme toute une nuit. C'est à regret que je stop la marche.

              "Reposez-vous, on repars demain à l'aube !!

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                Post n°34
                Auteur : Super PNJ

                Du haut de sa barricade, le capitaine Kurtz n'en croyait pas ses yeux , il venait tout juste d'envoyer une escouade trauer le Sith et maintenant la horde Tusken était prise en étau, d'abord dans le désert en proie aux attaques sanglantes des Freemen puis par des volontaires Tatooinien venus d'où ne sait d'où et coincée par les derniers défenseurs d'Anchorhead.
                Peu à peu les rangs des hommes de sables s'égrainaient et les combats ralentissaient faute de combattants et finalement vint un émissaire de paix humain qui venait négocier une trêve au nom du clan Tusken.
                C'était enfin le moment de stopper les hostilités, bombant le torse, l'officier ordonna:
                -Cessez le feu!


                Un ordre qui sonnait comme un soulagement, les défenseurs de la cité martyr soufflèrent, on commençait à secourir les blessés, à chercher les morts ou les disparus, les Tuskens se rassemblaient autour de leur leader abandonnant leur gaderfii dans le sable.
                Tous les regards étaient hagards, ne croyant pas que cette bataille était enfin finie et surtout qu'Anchorhead avait résisté aux Tuskens, mais sur le champs de bataille une étrange lueur se lisait dans les yeux de Leto, le leader Freemen.
                Pour lui il ne pouvait y avoir de reddition, il devait massacrer les hommes des sables jusqu'au dernier, le désert appartenait dorénavant au Fremenn, armé de son couteau, il s'approchait des prisonniers et en égorgea un par derrière, aussitôt d'autres Freemen voulurent se joindre au massacre mais Kurtz s'interposa l'arme au poing.
                -La République pourchassera tous les criminels de guerre, et on vous fera pendre au bout d'une corde!


                Les Freemen hésitèrent, tous avaient en mémoire comment le général Valiant avait repris la garnison impériale et ce qui était advenu des traitres. 
                Leto cracha sur le cadavre encore chaud du Tusken qu'il venait de tuer et essuya sa lame rouge sur son pantalon.



                -
                Ce ne sont que des animaux! et la République a abandonné Tatooine depuis des décennies déjà, vous n'avez pas de leçon à nous donner , et vous êtes en bien mauvaise posture pour me menacer! écartez vous!! 


                 
                Et effectivement l'officier des Renseignements se sentait bien seul, même s'il pouvait compter sur Moffit, un des dernier Rat Patrol à ses cotés, cependant, il représentait toujours la République et parlait en son nom.
                -Je le répète, si vous touchez aux prisonniers vous aurez affaire à la Haute Cour de Justice de la République!


                Pendant un long moment Kurtz et Leto se jaugèrent, le Freemen ne pouvait perdre la face devant ses hommes cependant s'il voulait sa place au Haut conseil de Tatooine il ne pouvait se mettre la République à dos, finalement, il rangea son poignard et bouscula Kurtz pour retourner sur son engin en hurlant.

                -Vous n'êtes que des lâches! 


                 
                Kurtz ignora cette dernière provocation de Leto, car pendant ce temps au milieu des sables, un étrange émissaire négociait avec l'étonnant duo que formait Shavic et le chef Krok...



                 "C'est décourageant le sable, rien n'y pousse. Tout s'y efface."        
                James Joyce  
                 
                 
                Spoiler : Spoiler
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                  #35

                  Post n°35
                  Auteur : Erys Talmark

                  Au moins, je ne me suis pas trompée en confiant à cet Anzat le soin de mener la traque. Déjà, ça me permet de garder un œil sur lui, de loin, vu son appétance pour les disparitions dans l'ombre et son goût des justifications boîteuses, en plus de sa propension à en faire un peu trop qui a tendance à me rendre irritable. Surtout, ça me donne l'opportunité de me placer en queue de peloton, pour à la fois aider les quelques uns qui pourraient trébucher, et m'en servir comme bouclier quand viendra le moment de combattre. Qu'on soit bien clairs, je ne compte pas laisser la vie ici parce que je sers la République... Et puis, ça me permet aussi de discuter rapidement avec Neela. Oh, c'est sur, la discussion est loin d'atteindre des sommets de précision, mais à quoi peut-on s'attendre quand on met en relation une Garde Républicaine à peine formée et qui a perdu sa jeunesse et une partie de sa mémoire d'un côté, et une gamine qui n'a vu que du sable et des glands toute sa vie ? Pas grand chose, voilà, merci.

                  Et pourtant, malgré toute mon envie d'être sérieuse et concentrée, j'ai cette petite voix qui me murmure que non, il n'y a pas que le Tusken noir qui importe. Bien sûr, c'est notre mission, et j'imagine mal Kurtz se satisfaire d'une escouade fatiguée qui aurait laissé s'échapper notre ennemi, et probablement instigateur de ce foutu chaos. Mais il y a tout de même ces gens, que nous avons protégés et accompagnés. Après tout, parmi tout ces gens d'expériences, notamment les Amazones, pas un seul n'avait hésité à aller chercher de l'aide dans la population, alors qu'à mes yeux, ils étaient tous bons pour la décharge. Ou un bon bain, à l'odeur. Et pourtant, ils s'étaient tous battus comme les morts de faim qu'ils étaient. C'était ça, se battre pour quelque chose ? Pour une maison ? Je ne vais pas vous mentir... Je n'ai aucune idée de ce que représente ce concept. Hormis pour ma vie, comme tout le monde, je ne me bats pour rien, si ce n'est la République. Et même ça, c'est... un prétexte. C'est quoi, la République, pour moi ? Rien. Un système qui broie les gens, comme moi, qui aurait du me détruire aussi et dont je ne suis sortie que par la chance.

                  Et pendant que ma petite voix me murmure tout ça, je me retrouve aussi à écouter l'histoire de la gamine, la vierge des sables comme elle aime s'appeler. Pour moi, ça reste une gamine, mais peu importe. C'est presque comme si je prenais plaisir à l'écouter parler de ferme hydroponique, de sable, du manque d'eau et de la vie difficile... En fait, je me fous de ce qu'elle raconte, et en même temps je m'y intéresse. Parce que jusque là, entre Froome, Namtrah, Ishiro et Kurtz, j'ai surtout vu des types blasés. Déjà poncés par la vie, les combats, habitués à se planquer, eux et ce qu'ils sont. Alors que Neela, elle, elle n'a pas tout ça. Je le perçois dans ses expressions, ses intonations, ses modulations de voix, qui varient entre le désespoir et l'exaltation, la joie et la tristesse, l'excitation et la peur. Elle passe par tout un prisme d'émotions que je prends en plein dans le ventre, alors même que je suis incapable de restituer la moindre parcelle d'information dans ce qu'elle vient de dire.

                  C'est triste à dire, mais alors que cette fille a vécu toute sa vie sur une planète pourrie, sans eau, sans avenir autre que se marier à son cousin vu qu'ils sont sûrement tous consanguins, pour finir par probablement crever face à un Tusken Sith qui pue encore plus que les autres vu la ferveur avec laquelle Ishiro lui court après, elle a quand même une vie plus heureuse que la mienne. Qu'est ce qui me fait vibrer, moi ? Pas grand chose. Rien en fait. Avant, il y avait Artémis et sa bande, mais c'était parce que j'étais encore cette petite voix enfantine. Je faisais quelque chose sans comprendre. Et maintenant qu'ils sont partis, je n'ai rien retrouvé pour... compenser. J'avais senti une petite pointe de changement quand j'avais vu les Amazones, mais ça s'est vite estompé vu que je n'ai qu'à peine pu leur parler et combattre avec. Ishiro, lui, me laisse de marbre comme il n'hésitera pas à nous laisser derrière si il trouve de quoi se faire un bon repas. Et tout le reste est à l'avenant. Pas de passé, pas vraiment de présent, et un avenir qui se limite à « Est ce que je vais me faire boulotter l'arrière train par une bestiole improbable dans les prochaines secondes ? »

                  Ouais. Déprimant. Finalement, je ferais mieux de la faire taire. Ou pas, puisqu'elle me distrait tout de même, pendant que je garde un œil sur la troupe et les alentours. Je laisse aux bons soins de notre alien de compagnie l'étude du sang qu'il retrouve, en compagnie des Rats. De mon côté, j'essaye surtout de regarder les alentours. Du sable, un peu de cailloux, et un ennui mortel. Et surtout, la sensation d'être dans un four thermostat 12 à chaque instant tellement la chaleur est écrasante. Notre proie est sans doute partie voilà trop longtemps, et c'est bien le souci : on est en retard. Beaucoup trop, sûrement. Même avec son sixième sens de psychopathe de mauvais film d'horreur, c'est pas l'Anzat qui fera la différence, et je pense qu'il le sait. Moi, ça ne me dérange pas de marcher longtemps. Les Rats, pareil. Mais les autochtones... Eux, ils vont y rester si on fait ça. Et je vois à leurs têtes, quand Ishiro les stoppe, qu'il y a du soulagement et de la déception en même temps. C'était certain qu'on attraperait pas notre ami le Tusken aussi rapidement.

                  Une fois que tout le monde a déballé son barda, je fais rapidement le tour, en silence, surtout pour voir la tronche que tout le monde a. Bon, l'avantage, c'est que je dois avoir moi-même une tête à faire peur... Mais ils ne le montrent pas, ou ne m'en parlent pas. Une tape sur l'épaule et en avant. Je ne sais pas si ils en ont besoin, mais je me dis que si ça peut aider... Alors autant le faire, surtout que je ne sais pas combien vont revenir. Je m'attelle à distribuer de quoi manger et boire pour chacun, en rationnant déjà les portions, tout en distribuant des tours de garde, deux par deux, en me mettant avec Neela sur le premier tour.

                  Effectivement, elle ne me lâche plus, et quand je m'installe pour prendre ce fichu tour de garde avec elle, le premier, elle ne peut pas s'empêcher de parler, encore.


                  -Pourquoi vous êtes là ? Vous ne m'avez pas répondu tout à l'heure. Vous avez toujours l'air de... de savoir quoi faire et quand, comment vous faites ?

                  Ah. Moi, j'ai l'air de savoir quoi faire ? Soit elle est aveugle, soit elle est trop gentille, soit elle n'a pas l'habitude. Du coup, j'hésite quand même à lui pourrir ce doux rêve, à cette gamine. Et en même temps... Ca se trouve, je pourrais l'emmener, quand on aura fini la mission. C'est toujours utile, de l'aide. Et puis, elle est honnête... Alors je vais l'être aussi.

                  -Le secret c'est... de faire semblant. En espérant que ça se voit pas. Faire semblant. Comme si je savais ce que c'était d'être adjudant. Tu vois les galons, là ? On vient de me les donner, alors que je les mérite pas. Sauf que j'ai pas le temps d'attendre de les mériter. Parce que si j'attends, je serai morte avant, sur cette foutue planète. Alors en attendant, je fais semblant de mériter et de savoir ce que je fais. En espérant que ça me laisse suffisamment de temps pour mériter ce foutu grade.

                  Je vois bien qu'elle me regarde avec étonnement. C'est sûr qu'un soldat qui se rabaisse comme ça, ça peut faire bizarre. Et en même temps, c'est tellement raccord avec ce que je ressens, là, tout de suite.


                  -Et puis, quitte à avoir commencé... On est venus pour régler le cas d'insurrections Tuskens, et on se retrouve à défendre une ville pourrie qui finalement se défend presque elle-même. Ca motive aussi. De voir que même si vous savez que cette ville ne vaut rien, c'est votre ville. J'aime toujours pas cette planète, et j'ai toujours pas digéré l'accueil qu'on nous a fait. Mais si des fermiers se battent comme ça, pas de raison qu'on le fasse pas aussi.

                  J'ai l'impression que je peux parler librement. Comme si de toute façon, mes paroles allaient s'effacer comme les traces sur le sable. Bien sûr, c'est pas avec elle que je m'imaginais parler. J'en profite pour la regarder. C'est une gamine, à peine mon âge, et encore... Le teint mat et hâlé, des grands yeux très clairs, bleus, presque blancs, des cheveux noirs attachés dans le dos, et la tenue habituelle des fermiers locaux, ample et large, grossière, pour protéger au mieux le corps de la poussière et du sable.

                  -J'ai rien à quoi me raccrocher quand je me bats, moi. J'ai pas une maison ou quelqu'un à défendre qui m'oblige à me surpasser. Alors que toi, t'as tout ici. Donc tu te défends encore plus fort. J'aimerais bien trouver ça, aussi. Un jour. Peut-être. Sauf si j'y reste.

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                    #36

                    Post n°36
                    Auteur : Rkorr’Otruur’Kuar

                    Le Tusken en charge des négociations avec les humains observa chacun de ses interlocuteurs. C’est impressionnant comme chaque humain est diffèrent d’un autre. Il y en avait des empathiques, des sadiques, des impartiaux… C’est une autre culture comme on dit. Krok' laissa parler le diplomate mi-humain mi-Tusken à sa place. Shavic prenait son rôle très à cœur. Il traduisait les décisions de Krok' sur les conditions de l’accord de paix.

                    Le groupe diplomatique Tusken écoutait avec attention les demandes des Républicains. Les deux principaux négociateurs du clan se regardèrent, ils échangèrent quelques paroles, se concertèrent et reprirent la négociation avec la femme représentante des humains.


                    Coy -Nous acceptons de vous livrer tous nos prisonniers ici même dés le prochain cycle Lunaire.


                    Le visage de Shavic changea légèrement d’expression quand le cas de Rkorr commença .


                    Coy -Vous avez déjà tué le chef de la coalition durant la bataille donc il n’y a plus rien à craindre pour les humains maintenant. En ce qui concerne le sorcier Tusken que vous appelé « Sith », il n’a pas joué de rôle majeur contrairement à vos croyances. Et nous ne sommes pas assez puissants pour vous le livrer.
                    Je vous propose plutôt ceci : une trêve durable est établie entre les Tusken et la République/Freemans afin de laisser le Peuple des sables entamer la saison de Reproduction et en échange, le peuple Tusken vous donne la localisation du Sorcier Tusken et s’engage à ne pas attaquer les convoies dans la mer des Dunes pour une durée de 2 cycles Solaires sans oublier la libération des prisonniers des deux camps.

                    Ainsi, tout le monde y trouve son compte et la planète peut espérer une période de paix solide entre nos deux cultures.


                    Krak' resta impassible derrière Shavic en espérant que tout se passe bien même si l’appel du sang coule toujours dans ses veines et dans chaque veine de chaque Tusken mais ces négociations étaient essentielles pour la prospérité des hommes des Sables. Il était évident que le peuple des sables aurait leur revanche un jour ou l’autre sur les Freemans.


                    --------------------------------------------------------------



                    Au milieu des montagnes noirs de Tatooine, un lieu réputé pour la présence constante de la force obscur, Rkorr entra, accompagné de ses troupes, dans la caverne du célèbre monstre Shaül. La créature n’y était plus mais peu de gens le savait, voir même personne car tout ce qui s’aventurait sans cette caverne, n’en sont jamais ressortit. Les Tuskens ne trouvèrent que des cadavres de Tusken en décomposition et des morceaux du monstre. La vision était horrifique. Rkorr leva la main en signe d’arrêt et s’engagea seul dans les profondeurs de la caverne sombre et sinistre où le coté obscur pouvait se faire ressentir par n’importe qui.


                    Les guerriers Tusken frottèrent leurs habits sur les roches noires de la montagne afin d’assombrir leur tenue et ainsi d'honorer le Tusken Noir comme pour prouver leur allégeance.
                    Chacun savait qu’un rude combat s’annonçait et leur seul issus serait la victoire ou la mort contre les envahisseurs humains. Là où seule la volonté et la détermination fessaient la force car trop étroit pour le nombre et trop escarpé pour les machines.


                    Alors que leur chef avait déjà disparu dans les méandres de la caverne, la troupe agença le terrain à leur avantage en y fabriquant des pièges grâce à des rochers ou tout autre élément naturel à leur disposition.

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                      #37

                      Post n°37
                      Auteur : Ishiro Shinra

                      Tatooine…


                      Du sable, de la chaleur, encore du sable, encore de la chaleur…



                      Même la nuit, on crève de chaud.



                      Je me suis réveillé en plein milieu de la nuit, transpirant comme un malade, et plus moyen de refermer l'œil. Ça me travaille, je suis hanté par la traque du Tusken, de ce terrible homme des sables. Je veux tellement partir en éclaireur, retrouver sa trace, tout mon être aimerait partir en chasse et le trouver, enfin presque tout mon être, car je ne peux m'empêcher de repenser à l'autre emmerdeuse qui risque de me faire un flan, repartir sur tout un laïus sur la cohésion ainsi que l'esprit d'équipe, sur le fait de ne pas laisser tomber les camarades, de protéger son équipe, bla, bla, bla…


                      Je me rends compte que je ne la comprends pas beaucoup la petite, en fait je ne capte rien en elle…
                      Elle est aussi agréable qu'un jour en plein soleil sur Tatooine, aussi transparente qu'une porte blindée. Souvent renfermée sur elle-même et ensuite elle explose pour me tenir des théories sur le groupe et l'abandon. Anchorhead ce n'était pas vraiment facile, une grande boucherie dans tous les camps. Et on a tous des torts et je reconnais les miens sans aucun problème. Je peux même dire que j'ai pris goût à ces effusions de sangs, à ces féroces combats sanglant, même si la traque et la chasse dans l'ombre, la progression silencieuse qui précède la mort de mon adversaire reste le plus excitant à mes yeux. J'aime le son de ma lame qui tranche de part en part une gorge délicate, la dernière expiration de ma victime sans aucun autre bruit. Juste le silence de la mort



                      Le seul point positif à devoir attendre tout le monde, c'est seulement s'ils sont nombreux en face à nous attendre, pouvoir anticiper les attaques et pouvoir riposter, mais pour le reste, sa ne joue pas en notre faveur. On est lent, bruyant, repérable, et au moins la moitié d'entre nous ne connais rien au combat. Plus la fatigue qui vient mettre son grain de sable, on à vraiment l'air d'une bande de guignols en vadrouille sans être vraiment préparé. De plus aucune réelle discipline dans nos rangs, quand tu vois que la "vierge des sable" et Erys taille la bavette à longueur de temps, et tous ces pécores qui font de leur mieux pour … rester discret…mais qui ne font rien de bien, sa n'aide pas à peser lourd dans la balance.


                      Je ne peux pas leur en vouloir, tous volontaire pour suivre le second adjudant du groupe. Je ne suis pas sûr du tout que l'on m'aurait suivi avec autant d'enthousiasme, ou alors par crainte. Les RATS eux semble dans leur domaine de compétences.



                      Mes pensées reviennent sur ce Sith, de ce que l'on nous a rapporté, ce pourri qui hante mon esprit, sa soupe m'appelle, c'est incroyable.



                      Je prends deux minutes pour moi, je ferme les yeux.


                      J'ai l'impression de le sentir, ou plutôt de sentir sa soupe.

                      Je salive de simplement me rappeler de son aura, je le revois juste en face de moi, dans Anchorhead.

                      Je me concentre, et je crois commencer à halluciner, car il me semble percevoir son aura, au loin au nord-est de notre position.


                      Je me concentre sur ce que je ressens, sur cette sensation nouvelle, sur cette aura délicieuse, figé dans mon esprit comme un souvenir inoubliable depuis le jour de notre rencontre.
                      Je le vois maintenant, je le sens. J'ai l'impression de le percevoir, presque de l'apercevoir. La direction à prendre me parait tellement évidente, telle une torche brillant en pleine nuit. Je vois au loin cette montagne noire, immense, imposante, avec un lourd secret caché dedans, et c'est là-bas que le Tusken est allé se cacher.



                      Je rouvre les yeux, serein. Je sais maintenant ou il se cache, tout est clair, je ne peux pas expliquer la raison, mais je sais que c'est dans cette montagne que le Sith se cache. Je fais un tour d'horizon, tout le monde pionce encore et c'est mon tour de garde. J'ai fermé les yeux à peine 5 minutes et je me rends compte que j'ai perdu beaucoup plus de temps, presque une heure.


                      Bordel de merde, c'est quoi ce foutu bordel, il s'est passé quoi non d'un chien ?


                      Je vois Erys au loin, et je l'interpelle en me rapprochant d'elle :

                      - "On décolle une heure avant le levé du soleil, et on va avoir pas mal de marche à faire, alors si je peux te donner un conseil, pionce et repose-toi. Si on rattrape l'autre pouilleux, il va falloir être en forme."

                      J'espère qu'elle va se reposer un peu, c'est important, car demain matin, je sais que le rythme sera soutenu, on ne peut pas perdre trop de temps, au risque de voir disparaitre ce Sith et de ne jamais pouvoir le retrouver, il faut profiter de cette occasion, peut être bien la seule et unique de mettre la main dessus. De plus l'appel de la soupe pour cet homme des sables est grand et j'ai hâte de le retrouver. Mais avant tout, il reste a faire ce tour de garde, et même si je préfèrerais partir maintenant, je sais que la moitié du groupe ne tiendra pas le rythme, je dois les laisse se reposer. Le silence de la nuit me fait un bien fou, je repense à la veille, à nos combats, aux amazones et à leur style de combat bien spécifique, très particulier et diablement efficace. Chaque coup porté est précis, chirurgical, mortel. Aucuns mouvements inutiles, tout est dans la précision et d'une puissance déconcertante. Je repense aux enseignements de mon maître, sur ma planète natale. Ce grand assassin, qui a su former un grand nombre de disciple tout au long de sa carrière.


                      Je suis serein et calme

                      Penser à Anzat me ressource

                      Je me sens d'un calme et d'un apaisement inébranlable

                      C'est le chemin qui nous guide vers la voie des assassins



                      Je comprends ce soir de vieilles recommandations de mon ancien mentor, il y a des années de cela.


                      Le silences et les ombres sont un refuge

                      De ce refuge tu seras protégé

                      De ce refuge tu seras craint



                      Cela avait largement pu être vérifié lors de mes derniers combats, et cela malgré les reproches de la gamine.


                      C'est facile de juger les actes des autres, mais elle n'était pas là, avec moi pour se rendre compte de la situation. Et peut être que mes actions égoïstes ont permis de ralentir la progression des ennemis dans les murs de la ville. Je reste persuadé que lorsque la mort surprend pour venir de nulle part, lorsque l'on fait face à un ennemi non identifiable, lorsque c'est impossible de prévoir d'où surgira la prochaine attaque, tous ces facteurs impose une phase de doute, même pour les meilleurs guerriers, et de la terreur pour les pires d'entre eux.



                      J'ai suivi cette voie durant des années, des décennies, appris à rester tapis dans l'ombre, être invisible. Des heures à apprendre à me déplacer silencieusement. Ensuite j'ai appris à tuer, furtivement, rapidement, sans laisser de traces. Être le plus efficaces possible. Sa me fait penser au Amazones, qui maitrisent leurs techniques de combat à la perfection.
                      Je fais le tour de notre camp de fortune, tout le monde dors plus ou moins profondément, et c'est dans le silence le plus complet que je me faufile entre les membres de notre groupe, tous dormant. Lorsque je passe près de Erys, elle semble perturbée par ses songes, sa respiration est saccadée, son sommeil est agité par les contractions de ses muscles qui lui parcours le corps. Même son sommeil ne l'épargne pas, toujours à combattre ses propres démons. Un jour j'aimerais prendre le temps d'apprendre à la connaître mais actuellement on à de plus gros chat à fouetter.
                      L'aube va arriver, la nuit commence à devenir moins sombre. Il est temps de se préparer, de réveiller tous les corps encore endormis. Je me dirige vers mon compagnon de garde, et lui demande de réveiller tout le monde. Je me dirige vers la gamine, et prends deux secondes lorsque j'arrive à sa hauteur.



                      - "Hey Gamine, il est l'heure qu'on se bouge, et je veux te parler un moment seul !"



                      Je me relève et je fini mon tour. Dans un moment, les premières lueurs de l'aube vont apparaître, suivi par les premiers rayons de soleils viendront inonder la nuit noire et son sable froid. Dans quelques heures la planète de sable va replonger la vie qui la peuple dans son enfer de chaleur.


                      Les RATS sont déjà sur le pied de guerre, repassent machinalement en revue leur matériel, et termine de se préparer. Les autres villageois, passé guerrier sans rien demander à personne, volontaire pour cette mission font de leur mieux pour sortir de la torpeur de la nui, réunir leurs affaires et de se préparer.
                      Je me poste un peu à l'écart, au calme pour profiter des derniers moments du silence de la nuit et de sa fraîcheur. Je me pose sur un amas rocheux et scrute l'horizon, la nuit va fuir pour laisser place au jours, mon refuge va se réduire aux simples ombres du jours.



                      J'entends un pas léger dans mon dos, je reconnais la démarche légère de Erys, je souris, en attendant qu'elle arrive à ma hauteur. Lorsqu'elle se trouve à côté de moi je prends la parole directement. Je lui explique ma nuit et comment je sais où trouver le Tusken Sith. Je lui explique que j'aimerais suivre cette voie, mais, et cela même si sa me coûte de le faire, je lui demande son avis, car je veux tenir compte de son opinion.

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                        Post n°38
                        Auteur : Erys Talmark

                        J’aurais aimé vous dire que mon sommeil cette nuit-là fut aussi salvateur que récupérateur, que j’avais dormi comme un loir et que la seule chose qui me réveillât soit un café chaud et une tartine. Mais il ne faut pas rêver, je suis sur Tatooine, planète pourrie parmi les planètes pourries, j’ai du sable partout dans la tenue, même dans les pires endroits, mille douches ne suffiraient pas à faire partir cette foutue odeur de Bantha qui maintenant me colle à la peau, je suis entourée d’abrutis congénitaux et surtout, j’ai un Anzat aussi amical que ma paire de bottes qui me colle au dos et qui m’appelle « gamine » à répétition, et à qui j’ai envie d’enfoncer son blaster dans un endroit que la décence m’empêche de mentionner… Et oui, je vous ai sûrement fait part de tout ça, mais merde ! J’en ai assez de cette situation et j’ai hâte que ça s’arrête.

                        Surtout… Surtout que comme je l’ai dit, au-delà des conditions, mon sommeil est tout sauf bon. A des images de mes salauds de parents se mêlent celles de Namtrah, de Lekkus, de l’Anzat, d’Hommes des Sables, de la prison, le tout dans un bouillon gigantesque. Un cocktail d’émotions d’une telle force que je ne peux penser qu’à ça, même u réveil. Dans mes rêves, je me vois… torturée, encore et encore. Physiquement, mentalement. Je ne peux croire personne, je ne peux me fier à quiconque, qui en ce monde, ou plutôt ces mondes m’a seulement… apporté une aide sans jamais rien demander en retour ? Je suis tellement desséchée que je ne pourrais même pas pleurer, et de toute manière, un outil, ça ne pleure pas. Et toutes ces images fusionnent, se séparent, dans un magma de pensées que rien ne saurait arrêter…

                        Si.

                        Une seule image semble être différente des autres. Une seule personne qui finalement… ne m’a jamais rien demandé, et m’a regardée… normalement. Le reste… Lorsque je réussis à grand peine à me focaliser sur son image, c’est comme si… Comme si le reste s’apaisait d’un coup. Evidemment, c’est toujours la tempête dans mon esprit, mais je me sens un peu plus… sereine. Comme si j’avais trouvé un havre de paix dans cette projection mentale. Comme si, au milieu de la tempête, j’avais là un œil, un endroit nettement plus doux. Bien sûr, ça ne dure pas… Et au moment où j’ai la sensation qu’enfin je vais pouvoir me reposer, on me tire de mon sommeil. Je grommelle, je râle, je peste contre le type qui a jugé bon de me réveiller. Mon royaume pour un lit et un café…

                        Et bien sûr, il faut que mon cher Anzat vienne me parler dès mon réveil. Si je dois un jour (funeste, ça va de soi) retravailler avec lui, je vais imposer des règles. Et la première serait : ne me parle pas au réveil. Ce type me fout les jetons en plus de m’agacer et il veut me parler ? Il ferait mieux de parler à ses chaussures, elles sont de son niveau intellectuel. Alors je prends mon temps un minimum. A défaut de me coiffer et de remettre mon visage d’aplomb, je m’octroie quelques minutes pour me réveiller pleinement, à peine le temps d’avaler un quart de ration et trois gouttes d’eau. J’utilise aussi ces secondes pour regarder le campement et ses habitants : ils sont comme moi, manifestement, éreintés. On le serait à moins, et pourtant il faudra bien aller de l’avant. Tout en fixant mes blasters à ma ceinture, et en réajustant mon ceinturon, j’observe les visages, les traits, les mouvements. Saccadés, erratiques, réflexes. J’ai comme un doute sur leurs possibilités de survivre à un combat. En fait, le seul qui a l’air à l’aise, c’est Ishiro. Tout trou du cul qu’il est, il a l’air de savoir où il va. Autant que je sache ce qu’il a derrière la tête.

                        C’est en vérifiant que mes blasters sont bien chargés que je m’approche de lui. Il me repère, logiquement, et m’expose directement son idée sur notre cible. Un Tusken Sith, son envie de « soupe » (qui voudrait bouffer un truc pareil?), sa relation à lui qui lui permet presque de le voir… Pour le moment, je le laisse raconter sa petite histoire, je l’écoute bras croisés en regardant autour, et en regrettant parfois mon armure de la Garde tant cette tenue m’insupporte. Et en même temps, je laisse mon cerveau se mettre lentement en route. Une montagne, une grotte, un Sith, ça ressemble furieusement à un travail pour nous, et en même temps, je ne peux pas m’empêcher de penser aux conséquences. Quid de l’entrée ? Quid du reste ? Je reste silencieuse lorsqu’il s’arrête de parler, pendant quelques secondes.


                        -C’est bien joli, ton histoire, mais ça soulève plus de questions que ça n’en résout. D’accord, tu peux localiser ce type, très bien, bravo, cent points. Mais à part ça ?

                        Je fixe la dite montagne, un peu plus loin, et m’accroupis dans le sable, dessinant à la va-vite de l’index une sorte de plan. Ca ne sert à rien, mais m’occuper les doigts m’aide au moins à réfléchir, et c’est déjà pas mal. Surtout que je commence à ré-entendre dans ma tête la petite voix qui me supplie de faire attention aux autres. Raaah, dégage de là ! C’est moi qui gère ! Je secoue la tête et je reprends.

                        -Je pensais de toute façon pas aller ailleurs qu’à l’abri de cette montagne, pour une raison simple, il n’a nulle part d’autre où aller, que je sache. Maintenant, pense au reste. Regarde notre petite troupe. Elle est crevée, elle ne pourra pas aller plus loin, et on ne peut pas leur demander de combattre un Sith. C’est notre boulot, ça. Enfin, le tien, surtout.

                        Je me masse la nuque en regardant à nouveau aux alentours, avant de revenir à Ishiro.

                        -Plusieurs choses. Soit tu pars devant, et tu fais… plus ou moins le tour de question sur place, en éclaireur, pour trouver des informations, soit on reste groupés. Plus risqué d’avancer sans visibilité, mais si un combat éclate…

                        Je laisse ma phrase en suspens, volontairement, avant de reprendre.


                        -Et une fois là-bas ? Il n’est sûrement pas tout seul, ce coco-là. Et si c’est un Sith, il a sûrement des armes qu’on a pas. Alors de deux choses l’une. Je refuse qu’on envoie tout le monde au casse-pipes pour ça. Plutôt le laisser courir. Du coup, il faudra sûrement prévoir une diversion.

                        L’idée commence à prendre forme dans mon esprit. Les choses commencent à devenir plus claires, plus précises, et j’imbrique les pièces une par une.


                        -Bon. Voilà mon idée. Tu pars devant avec… une heure d’avance. Une heure et demie maximum. Tu restes dans l’ombre, si je puis dire, et si tu es sûr qu’il est dans cette montagne, mon instinct me dit que c’est pour une raison précise. Nous, on avancera en plein jour. Il sait sûrement qu’on est après lui, autant lui offrir une ligne de vue. Quand on sera en position, trouve un moyen de nous rejoindre, et on avisera sur place.

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                          Auteur : Ishiro Shinra

                          Je m'attendais vraiment à tout, sauf à ça !!


                          Erys viens tout simplement de me laisser le champ libre pour partir en traque, et elle progressera à son rythme, avec le reste de la troupe.


                          Alors sur le coup, je remercie sa clairvoyance, son insouciance, sa prise de responsabilité, je n'en sais strictement rien, mais cela me fait plaisir de me rendre compte que la jeune adjudante me laisse agir selon mes méthodes pour cette fois-ci en tout cas.


                          Je la remercie et commence à me préparer. J'ai déjà une idée de ou aller, et le rythme ça être lourd. Il me faut de quoi boire et manger, même sur le pouce le temps de rejoindre la montagne. Les pistes ne sont plus vraiment fraîches et j'espère que je pourrais retrouver les traces des Tusken en arrivant au pieds de cette sombre montagne.

                          Le tour est assez vite fait, quelques rations en possession, et de toute manière, mon bardât est prêt, notre bivouac permet de me remettre en route rapidement.

                          Je profite pleinement de la pénombre pour me lancer en silence dans ma traque. Je n'ai pas beaucoup d'avance, il me faut donc allez suffisamment rapidement pour avoir le temps de faire quelques repérages le temps que le reste de notre troupe arrive. Le sable frais encore à cette heure rend la marche simple et silencieuse, guidé par l'appel de la soupe qui m'attire irrémédiablement vers ma cible, ce Tusken qui me semble tellement appétissant. Au loin les premières lueurs de l'aube apparaissent et baignent l'horizon dans de belles couleurs qui prévienne l'enfers que l'on va commencer à vivre dès que les premiers rayons de soleil vont se poser sur le sable. La température va lentement augmenter pour culminer à record que je n'avais jamais rencontré ailleurs. Je profite de ces quelques heures de frais pour garder un bon rythme, je sais que le jour levé, le rythme devra ralentir pour économiser mes forces et la fatigue. Je ne sais pas du tout à quoi m'attendre, et qui dit montagne et caverne dit, probablement point fort à défendre ou à piéger. L'avantage de la situation est que bon nombre d'homme des sables ont laissé leur vie dans les champs de sable de Anchorhead, ou ont été constitué prisonniers, et je pense que les années qui vont venir pour eux ne seront pas de tout repose, bon nombre de personne ne les aiment pas ces Tusken su r Tatooine, et cela est aussi valable en prison. La chaleur commence maintenant à pointer le bout de son nez. C'est incroyable la vitesse à laquelle la température monte, dès lors que la lumière inonde les dunes, la chaleur monte en flèche.


                          La progression est simple et plus rapide que ce que je pensais. Il reste quelques des traces de pas dans le sable, fort heureusement le vent n'a pas effacé les différentes pistes. Je prends soin de suivre soigneusement ma piste, trois personnes au moins ont emprunté cette voie, même si les Tusken on tout fait pour masquer leur nombre en marchant chacun dans les traces de l'autre, je peux distinguer sans mal trois taille de pointure différente, et sur les trois jeux d'empreinte, il y a une qui s'enfonce un peu plus d'un côté que l'autre pied, peut être une blessure qui fait souffrir un des hommes groupe.

                          J'aime cette traque, ça me rappelle Anzat, les temps lointains de mon apprentissage, ma première traque, je me souviens encore du gout de la soupe de l'Ayrou, et de la terreur lors de la dégustation de celle-ci. Vers la f in du jour, je me retrouve au pied de la montagne noire. Commence alors son ascension, rien de très difficile en soit, mais une atmosphère des plus pesante. Il règne une étrange sensation dans l'air, tout l'environnement semble laisser transpirer la douleur et la souffrance, comme si le mal règne en maître dans ces lieux. Je me faufile entre les pierres et les rochers, sans un bruit je glisse sur le sol, j'arpente le flan de la montagne dans la discrétion la plus rigoureuse. Tout mes sens sont en alerte, je guette le moindre bruit, une odeur particulière, je scrute le moindre mouvemente autour de moi. Je progresse lentement, mais surement, cela fait maintenant des heures que j'arpente cette montagne, et toujours rien, lorsque je remarque une grotte, très sombre, l'atmosphère est de plus en plus pesante à mesure que je m'approche, je suis persuadé que ma victime est là.

                          Pas de précipitation, je prends mon temps pour progresser. Je prends mon inspiration, bloque ma respiration et reste à l'écoute, puis lorsque je suis sûr de n'avoir rien décelé je continue. Lorsque j'approche de la grotte je peux entendre quelques bruits de pas qui résonne sur les parois, mais rien de plus. Je prends le temps d'observer attentivement, il me semble voir des déclencheurs ici et là, ce qui me confirme que je suis au bon endroit, car je vois mal pourquoi je me retrouverais face à une grotte truffée de pièges en tout genre. Je n'ai pas le temps de désamorcer les pièges pour compter le nombre de personne dans cette grotte et retourner voir Erys pour lui rendre des comptes, elle ne devrait pas tarder d'arriver au pied de la montagne et il faut que je l'informe de la situation, que l'on puisse monter une stratégie et s'organiser, car les Tusken ont visiblement eu le temps de se préparer, et même si les pièges sont grossiers et monté visiblement à la hâte, je pense qu'ils s'attendent à nous voir arriver tôt ou tard. Je décide de faire demi-tour, et de redescendre vers le reste du groupe. Au loin je les repère, longue ligne de camp dans creux d'une dune juste ne bas de la montagne, à quelques heures de marche. JE prends autant de précautions à descendre que celles prise pour monter, il ne faut pas que je me fasse repérer, en aucun cas, cela peut être un effet de surprise qui peut jouer en notre faveur, s'ils ne connaissent pas mon existence.

                          Arrivé dans le camp, je file directement vers Erys, j'ai un rapport à lui faire. Je n'ai pas de mal à la trouver, est un peu à l'écart, pensive.

                          Je ne perds pas de temps, je lui expose tout ce que j'ai pu voir et surtout n'es pas vu, que j'ai bien entendu une bonne dizaine de personnes, mais il est envisageable qu'il y a plus ou moins de monde, c'est difficile d'évaluer un groupe juste avec le son qu'ils produisent. Je lui fais un rapide descriptif des différents pièges que j'ai remarqué et qu'il faudra vraiment être vigilant.
                          Finissant mon exposé, je la regarde réfléchir, et j'attends de voir l'approche qu'elle aimerais que l'on ai avec eux.

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                            Post n°40
                            Auteur : Rkorr’Otruur’Kuar

                            Rkorr s’enfonça toujours plus profondément dans les galeries de la montagne qui constituait à elle seule labyrinthe mortel pour ceux qui avait le malheur de s’y perdre. De plus, les anciens propriétaires des lieux y avaient laissé de nombreux pièges. Heureusement que le chef Tusken y avait séjourné plusieurs fois sinon il serait déjà plus de ce monde à l’heure qu’il est. Rkorr prit place d’une petite cavité dans le noir complet et prit place sur une petite pierre qui avait la forme d’un autel religieux. Il se mit en tailleur dessus et commença une méditation pour éveilliez ses sens les plus profonds. Il lança aussi un appel à celui qui l’entendrait en demandant de l’aide aux plus obscure des forces, il espérait vraiment que Mytra ou un autre allié viennent l’aider car plus le temps passe, plus ses espoirs diminuaient. Il médita si fort qu’il avait l’impression de voir dans cette obscurité totale. Une certaine forme de peur le parcourait mais aussi la haine d’avoir échoué son combat contre la république.


                            Toutes ses formes de passion lui permettaient d’augmenter ses forces pour un futur combat car son instinct savait très bien que la Réplique ne s’arrêterait pas en si bon chemin. Ce régime républicain veut se donner le bon rôle mais n’hésite pas sur les massacres et autres exterminations pour s’assurer la supériorité. Ce régime était sans doute le plus détestable de tous aux yeux des Tusken dont ceux de Rkorr. Nombre de valeureux hommes des sables avaient perdu la vie dans les précédents affrontements et leurs morts devaient être vengées dans le fer et dans le sang.


                            Dehors, les trente hommes d’armes de Rkorr bien équipé avec leur tunique noircie contre les falaises de la montagne en signe de fidélité à Rkorr venaient de terminer les nombreux pièges rudimentaires mais mortel posé dans la montagne. Il s’était aussi presque barricadé à l’entrée de la grotte sur de belles positions défensives composées de mur de pierre et de bois. Ils s’étaient aussi servi des cadavres squelettiques des Tusken mort comme leur pour faire croire qu’ils étaient encore plus nombreux. Les dix chiens Massifs parcouraient la montagne en meute pour traquer et attaquer les visiteurs étrangers a l’aide de leur odorat. Les hommes des sables noircit s’attendait à recevoir la visite d’une armée et s’était préparé en conséquence pour faire le plus de dégâts possibles contre les ennemis de la tribu. Rkorr pouvait être fière de compter sur des si valeureux et fidèles guerriers. Ils savaient pertinemment qu’ils ne pourraient pas résister à une armée mais il avait pour mission de retarder le plus possible une possible attaque le temps de trouver une solution pour leur chef.


                            Dans sa médiation, Rkorr pouvait voir un Tusken courir dans le sable chaud de la planète. Es une vison, un rêve ou une réalité vu d’ailleurs. Il n’en avait pas la réponse pour l’heure. Ce Tusken ressemblait étrangement à son fils lorsque sa vison s’approcha de l’individu. Pourquoi courait-il ? Il n'avait pas l’air apeuré mais concentré comme lord d’une chasse. En regardant mieux, il pouvait aussi observer que son fils n’était pas seul mais en compagnie d’une petite troupe tous plus déterminé les uns que les autres mais dans quelles directions allaient-ils ? Comme c'est étrange de ne pas avoir de réponse à ses interrogations. La noirceur totale qui l’entourait lui fessait le plus grand des biens. Peut-être pourrait-il en faire son campement lorsque toute cette histoire sera terminée et qu’il s’en sort.

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                              Post n°41
                              Auteur : Erys Talmark

                              Parfait. Ishiro est d'accord pour faire l'éclaireur. Ca m'arrange, sa simple présence me fout les jetons, en plus de mettre tout le monde sur les nerfs tant il s'efforce de paraître droit comme un i. Bon, j'exagère peut-être, mais j'ai vraiment l'impression des fois qu'il a un blaster coincé dans le... bon, bref, là où moi, j'ai du sable. Et puis, bon, monsieur se dit plus efficace en solitaire, on va bien voir, moi dans les deux cas, j'y gagne : soit il réussit, et on gagne des informations intéressantes, soit il n'y arrive pas, et on perd juste un alien psychopathe sanguinaire défaitiste et malodorant. J'appelle ça une situation de réussite totale ! Pile, je gagne, face, tu perds. Enfin bref, aussitôt est-il parti que je bats le rappel des troupes. Enfin, des troupes. Du commando suicide. Plus ça va, plus je me dis qu'ils sont fêlés. Mais c'est peut-être grâce à ça que nous allons survivre.

                              Lorsque nous reprenons la marche, cette fois, je me place en tête. Ishiro n'a pas une avance délirante, et je doute qu'il glane tant d'informations que ça. Mais ce n'est clairement pas la priorité, de toute façon. Pour être honnête, je me fous bien de tuer ce chef de mes mains : si il peut s'en faire un goûter, l'autre patapouf, et avant que j'arrive, je ne dis pas non. Au moins, ça éviterait des morts... Parce que très clairement, c'est ce qu'il va nous arriver. Mourir. L'avancée dans le désert et la poussière n'a rendu personne serein, au contraire, je vois les mâchoires serrées, les mains crispées sans avoir à trop m'attarder dessus. Ca me rappelle certaines fois avec... oubliez.

                              En tout cas, une chose est sûre, le voyage est toujours aussi morose, et c'est avec un certain soulagement que nous accueillons tous notre arrivée au pied de cette foutue montagne. Le lieu final de notre traque. Ce qui doit marquer notre échec ou notre réussite. Mon instinct me souffle que ma fin ne sera pas ici, mais j'ai des doutes malgré tout. Lorsque mon regard se pose à nouveau sur le petit groupe, pour leur indiquer de se reposer un peu et se sustenter, milles idées me viennent, entre la possibilité de fuir, celle de mourir ici, celle de trahir pour assurer ma survie... Aucune solution satisfaisante, en somme, tant la situation est digne d'un mauvais holofilm. Et à l'odeur... gagné.

                              Au moment où je me retourne, l'autre andouille est de retour. Bizarre, il m'a pas manqué, même si il revenait avec un sachet de viennoiseries il ne me manquerait pas... En même temps, elles seraient fourrées à je ne sais pas quoi... J'ai à peine le temps de me retourner que, déjà, il m'expose la situation. Je l'écoute sans rien dire, hormis pour préciser l'une ou l'autre information. Nombre d'ennemis pas assuré, positions incertaines, chances de réussites nulles. J'adore. Alors qu'il finit, je lève une main.


                              -Laisse moi cinq minutes.

                              Ma voix est tout sauf assurée, je le sens, je le sais. La fatigue cumulée au stress n'aide pas à me sentir glorieuse, c'est une certitude. Et pour le commandement, on repassera. J'ai juste besoin d'un peu de temps. Une demi gorgée d'eau tiède, un bout de ration avalé sans faim, à peine de quoi donner le change, pour masquer le fait que je réfléchis à pleine vitesse. Enfin, à pleine vitesse... A ma pleine vitesse, en somme, hein. Je finis par m'asseoir sur un rocher, en passant une main dans mes cheveux, les secouant un moment pour en chasser le sable chaud. C'est à ce moment que me vient un début d'idée, que je commence à dérouler, sans savoir exactement où je vais avec ça.


                              -Tu m'as parlé d'une grotte où il y aurait notre cible... Donc c'est notre objectif. Et quand je dis « notre », je veux dire « ton ».

                              Je regarde la petite troupe en baissant la voix d'un ton. Je ne veux pas qu'ils entendent ce que j'ai à dire à Ishiro.

                              -Entre nous, je pense que dans cette équipe, personne ne s'en sortira. Pas assez d'informations, pas assez d'armes... Ca risque de tourner au carnage. Et quoi qu'il en soit, nous ne sommes pas assez nombreux pour mener un assaut frontal. Alors, voilà ce qu'on va faire...

                              J'aplanis une légère surface pour dessiner afin d'illustrer mes propos, m'aidant de son rapport pour expliquer les différents points.

                              -La grotte est là, nous, nous sommes ici, au pied de la Montagne. Entre les deux, des Tuskens, des pièges et on ne sait pas quoi d'autre. L'idée est de te permettre de rentrer dans la grotte, seul, et discrètement, pour attraper ce foutu truc. Nous, de notre côté, nous allons arriver par ces deux fronts. Tirs sporadiques, changements de position constants, le but est d'obliger les Hommes des Sables soit à se découvrir pour se faire tirer comme des Banthas, soit à rester à couvert en se demandant combien nous sommes. Un premier groupe avec les Rats et deux miliciens, que tu suivras pour trouver ton ouverture. Le second avec moi, la gamine, et le troisième milicien. On économise les munitions, on les force à jouer selon nos règles. Si on peut en descendre un ou deux, pourquoi pas, mais le but est de rester en vie.

                              Je fais une pause dans mon exposé. C'est là où le bât blesse, dans mon idée.

                              -Si ils restent en position... tout ira bien. Si ils font une percée... la stratégie sera éventée, et on aura pas le choix que d'aller au massacre. Que ce soit les Rats ou les miliciens, ça va être compliqué. C'est pour ça que toi, tu dois absolument rester discret. Personne ne t'a vu, je pense, parmi eux, ils ne vont pas se douter qu'on infiltre un assassin parmi leurs lignes. C'est ton seul et unique objectif. Attraper ce type. Mort ou vif.

                              Je me relève, avec un nœud au ventre. Le stress et la peur me font tressaillir et avancer en même temps. Je retourne vers la petite troupe, qui me salue tout juste en me voyant arriver. Je prends une inspiration légère, et je leur explique rapidement le plan. Évidemment, en évitant d'évoquer la possibilité qu'ils meurent tous ici... Je montre la colline du pouce.

                              -Là-haut, bien planqué dans une foutue grotte, se cache l'instigateur de tout ce bordel. Celui qui a décidé de foutre le feu à vos maisons, qui a décidé de massacrer une population qui n'avait rien demandé, juste par égo, juste par orgueil. C'est à cause de lui que nous sommes tous ici, et personnellement, je compte bien lui faire payer ça au centuple. Nous aussi, soldats, nous avons été arrachés à nos affectations, à nos planètes, pour combattre la folie d'un égoïste. Et maintenant que nous sommes là... Il est l'heure de lui présenter l'addition. Préparez vous, reposez vous. On monte à l'assaut à la tombée de la nuit.

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                                Post n°42
                                Auteur : Jagabamda

                                Assises dans un coin du village, du moins de ce qu’il en reste de ce village, j’entends les pleurs de ces femmes sur les corps inanimés de leurs pères, de leurs mères, de leurs maris, de leurs enfants. Certains essaient de s’organiser, de soigner les blessés.
                                Les têtes sont en sang, les membres criblés d'impacts. "Je vais tous les tuer", hurle un combattant qui s'empare d'une arme. Son camarade l'arrête de justesse. Un véhicule manque de renverser des colons paniqués qui courent en sens inverse.

                                Mon regard se pose sur cette jeune « colon » à peine entré dans l’âge adulte, ses cheveux noirs baignés de sueur et de poussière, assise à ras du sol, la tête d’une femme plus âgée posée sur sa cuisse, de ses bras elle enlace le corps sans vie de celle qu’elle a tant chéri. Ses grands yeux gris que les larmes avaient rougis croisent les miens. La voilà, plantée devant moi :

                                - Nous devons encore nous entraîner ! Montrez-nous comment les combattre…

                                - Vous deviez vous reposer

                                Ses consœurs la rejoignent.

                                - Le grain de sable séparé du désert peut trouver un repos momentané, mais celui qui est dans le désert ne connaît pas le repos. Nous sommes prêtes à reprendre !

                                - Pour canaliser les haines, mieux vaut un taureau dans une arène qu'une vierge dans un volcan.

                                - Nous sommes les « Vierges des sables » ….

                                - LES VIERGES DES SABLES !!! ….Toutes à l’unisson avaient crié le nouveau surnom qu’elles venaient de se donner. Suivi de leur cri de ralliement déjà entendu précédemment.

                                - « - Shinaiiiiiiiiiiiiiiiiii »

                                N’en doutons pas un instant, ces femmes sont des guerrières au sens premier du terme. Elles ne lâchent rien.
                                - Pour nous, l’exercice n’est pas terminé !!! Apprenez-nous-en plus !! On doit plus que nous défendre !!!

                                Le bras tendu, le bâton au bout de celui-ci, elle nous met au défi. La technique du bâton ne leur suffit pas.

                                - Quel est ton nom ?

                                - Achala !

                                - Bien ! … Les autres, désaltérez-vous, et reprenez des forces… Et toi, suis-moi !

                                Sur mes paroles, je me mets debout.

                                - Tu commences !... La jeune fille s’avance timidement

                                - Approche ! Un peu hésitante, elle fait quelques pas jusqu’à moi...- Essaie de me tuer

                                - Quoi ?

                                D’un geste rapide, je lui assène un coup de tête qui la fait tomber.

                                - Vas-y tue-moi !... Achala, la main sur son nez en sang, semble marquer une hésitation pour se lever...
                                - Debout ! … Dépêche-toi !!

                                Lorsqu'elle essaie d’obéir, mon coup de pied en pleine poitrine la fait retomber de nouveau en arrière.

                                - Vas-y, tue-moi ! Sinon, c’est moi qui vais te tuer !

                                D’une prise supplémentaire, je la tournoie entre mes bras, et la fais basculer au-dessus de mon épaule. Achala étourdie par ce qui vient de lui arriver, les autres à ce qu’ils viennent d’assister, restent là, à ne pas comprendre de ce qui s’est passé sous leurs yeux.

                                - Vous croyez que vous allez pouvoir mettre ces hommes à terre ?? … Pire qu’un hurlement, mes paroles décrivaient la situation… Alors que ce sont eux qui rêvent de vous anéantir !!... Il vous faut accepter qu’un seul ne peut les battre ! … Ce n’est pas chacun pour soi et les Banthas seront bien gardés, mais bien tous ensemble… L'union fait la force … l’union fait la force, mais l'union ne se force pas…

                                Achala ressemblait à une brindille recourbée sur elle-même, quelques gouttes de sang perlent au bout de sa narine… Elle se redresse fièrement.
                                Une brindille qui se plie mais se rompt pas. L'union fait la force mais la solidarité la consolide et la renforce.

                                - Paya… Panses ces quelques bobos ! Qu’elle boive un truc et renvoie-la-moi !

                                - Essaie de ne pas trop les blesser… A chaque fois que je les soigne, ça me pompe un peu plus d’énergie.

                                Je ne l’ai pas fait exprès, Paya a raison, « pour aller loin, faut ménager sa monture »

                                - Je te promets de faire un peu plus attention… Mais, sur qui tu pourrais t’entraîner s’il n’y a pas de blessés ?

                                - Ce n’est pas le moment de … Je n’aime pas beaucoup cette situation.

                                - Moi… C’est pareil …

                                Il est vrai, pas le temps de blablater, il y a encore du travail à faire.

                                - Mets-toi en position de défense, dis-je à ma nouvelle recrue.

                                L’initiée, c’est ainsi que je décide de l’appeler. L’initiée et moi, nous nous approchons et nous nous jaugeons par quelques pas et manœuvres au bâton, mais sans donner de coup. Nous marchons en cercle tout en restant sur nos gardes.
                                Elle lève son bâton, interceptant mon attaque, mais la charge vient rapidement, puis une deuxième. Elle finit par terre. Elle se relève instantanément et reprend sa position de défense. Je sens qu'elle progresse. Les coups suivants s'enchaînent. Elle en arrête quelques-uns, riposte de temps à autre, mais n'arrive pas du tout à esquiver. J'enchaîne directement avec la suivante. Quelques minutes plus tard, je réussis à la désarmer.
                                Je sens son regard sur moi, elle charge droit devant, empoigne « l’arme » avec force. Nous la tenons toutes les deux fermement, elle tente de me faire lâcher prise. Nous tournons sur nous-même comme lors d'une danse à deux. Je lui assène un coup de genou dans les poignets, elle lâche. La violence du mouvement la fait reculer de deux pas.

                                - Recommence ! Lui dis-je … Concentre-toi !

                                Tous les coups sont permis et portés à pleine puissance. La voilà de nouveau tête dans la poussière.

                                - On recommence ! Et soit courageuse ! … J’insiste… Vide ton esprit.

                                Ainsi, jusqu'au bout de la nuit, toutes se mirent à s’entraîner avec autant d’énergie et de frénésie. L’ardeur que met ces femmes de Tatooine dans leur mouvement, leur écoute. D’heures en heures, les gestes deviennent fluides. Les exercices de corps à corps, les prises se coordonnent. Sur des techniques de jambes, d’épaules ou encore de hanches pour déséquilibrer l’autre afin de la faire tomber vers l’arrière, vers l’avant ou sur le côté. Chaque initiée arrive tout à tour en quelque seconde à faire renverser son partenaire sur le dos, sur une projection, une clé à la volée. La satisfaction se lit dans les yeux de chacune d’entre elles.

                                - Ces terres dans leur intégralité nous appartiennent. Un jour, elles seront les terres de nos enfants… Et nous la défendrons de toutes nos forces… Jamais nous abandonnerons !

                                Achala n’abandonne rien. Elle est à l'affut du moindre mouvement. Je sais qu'elle va profiter, et elle a raison, je ferais de même. Ça promet d'être intéressant...

                                Elle se remet en position devant moi, se retourne sur sa gauche pour se protéger de ma frappe. Je m'accroupis et lui assène un coup dans l'estomac. Elle recule d'un bond et reprend sa garde.
                                Sur un, deux, trois mouvements de jambes, me voilà qui surgis dans son dos et …. Elle arrête mon coup, et se retourne en m'assénant un coup de pied. Je recule de quelques mètres. J'ai failli perdre l'équilibre. Elle progresse... Nous combattons avec précision et vitesse.

                                Quand, soudain, elle arrête de peu mon arme qui se dirigeait droit sur sa tête. Prenant appui sur celui-ci, elle lance ses jambes dans ma direction, encercle mon cou, puis, bascule tout son poids en arrière pour me faire tomber. Elle attrape mon bâton et m'appuie sur la gorge.
                                Elle attrape ma main pour m'aider à me relever. L'expression de mon visage lui exprime ma fierté.

                                - Tu es plus puissante que je ne l'espérais. Tu fais d'énormes progrès. Tu as enfin trouvé comment déstabiliser ton adversaire, et surtout tu es resté concentrée.

                                Je lui donne une tape sur l'épaule. La leçon est terminée.

                                Chāra me rejoint
                                - Qui a enseigné à qui ? me fait-elle… La perfection est le dur combat de la guerrière endurcie.

                                Je ne peux qu’acquiescer. Qu'elle soit mère, ou bien épouse, la femme est une guerrière, qu'il ne vaut mieux pas sous-estimer, si l'on ne veut pas s'attirer ses foudres. Ces femmes ne veulent pas être détruites, ni errer dans les ruines de leurs villages éclatés. Aucun espoir ne meurt, au contraire, leur courage le fait revivre en même temps que leur dignité.


                                Quand le combat est mené, une bataille est enclenchée, il n’y a jamais de pause...

                                Paya, Chāra et moi, attendons la suite de notre mission, il y a une qui manque à l’appel. Je n’avais pas remarqué son absence, alors que nous sommes toutes les quatre connectées… Pas de panique, nous sommes toujours maîtresse de nous-même, c’est ainsi que nous avons été conçues. Les yeux mi-clos, je parcours ma base de données, nous étions toujours connectées les unes aux autres. J’entends sa voix, j’entends ses réflexions qu’elle me partage. Moi, Prima j’ouvre mes yeux et les pose sur mes sœurs.

                                - Où vas-tu Kimsa ? …
                                - Une des vierges a rejoint le groupe à la poursuite des pillards … Elle accompagne les soldats républicains… L’ennemi a pris le chemin de la montagne …
                                - Là-bas ! me dit Paya en accompagnent ses mots d’un geste de la main, vers l’horizon…
                                - Qui est cette vierge ?
                                - Je n’ai pas plus d’information, je ne souhaite pas la laisser seule, c’est pour ça que …

                                - Vous n’avez pas vu Mirza ! Je la cherche partout ! … C’est ma fille ! Une voix s’élève du groupe.

                                Kimsa a fait le rapprochement, la vierge manquante est donc la fille de cette combattante plus âgée.
                                - Les bandits ont kidnappé son jeune frère. Elle est allée le récupérer….

                                Pour assouvir leur goût de sang et de violences, des hommes, des femmes et des enfants sont morts ou kidnappés ! Ce n’est pas que les valeurs de la République qui ont été ravagées par ces bandes armées.

                                - Il y a combien de temps qu’ils sont partis ?
                                - Ils ont quelques heures, voir une demi-lune d’avance sur nous.
                                - Nous n’avons pas eu l’ordre de nous séparer….
                                - Je pars en éclaireur, poursuit-elle … Je vous attendrai plus haut…

                                - Que se passe-t-il là-bas ? La dénommée Achala a décidé de ne rien lâcher. Cette jeune « Vierge » porte bien son nom. Elle reflète bien l’étymologie de ce prénom que ces proches lui ont donné, « sans fin ».
                                - La traque des Tuskens et leur chef…
                                - Je veux faire partie de votre armée !
                                - Tu es trop jeune … Répond aussitôt une de ses semblables
                                - Peu Importe l’âge ! Elle nous a déjà démontré sa valeur ! … Viens avec moi !
                                - Nous y allons toutes ! … Pas une de moins !! Vocifère la dame.

                                Face à la barbarie perpétuée dans ces villes-citées, ces femmes ont décidé, elles aussi de se mettre à la poursuite des « fuyards ».

                                - Il nous faut prendre des provisions, me dit Paya… Au moins pour nos nouvelles sœurs d’armes.
                                - Il ne faut pas traîner !!

                                Un grondement au loin, au-dessus de nos têtes. Ce ne sont pas les vaisseaux qui tournent dans le ciel. Ni un orage qui prépare la pluie. Une tempête s’est levée.Pas une tempête de sable, mais ces femmes, mères, filles, épouses et sœurs … Des guerrières prêtes au combat pour restaurer la paix, la justice et l’égalité. Leur communauté se fait appeler « Vierges des Sables » ...


                                Tatooine, colonisée par des corporations minières qui pensaient que la planète était riche en minerais. Cependant, lorsque les corporations découvrirent que ce n'était pas le cas, et qu’ils plièrent bagages en laissant leurs ouvriers sur la planète. Ces ouvriers appelés aujourd’hui « colons ». Des colons, qui sont des hommes et des femmes, qui ont aujourd’hui qu’un but, la défendre.
                                Malgré la chaleur torride qui règne à sa surface, ces colons s’y sont fait une place une existence, une vie, une descendance. Tatooine est devenue leur monde, leur énergie, leur vie.
                                Montés sur les Dewbacks ou droits debout sur leurs deux jambes bien ancrées sur le sol aride de Tatooine, des hommes nous font face à la sortie de la ville.

                                - Nous venons des autres cités… L’enfant n’est pas dans la montagne… Il a été amené vers une autre cache… Un autre groupe d’hommes les a pris en chasse… Et nous, nous sommes du voyage à vos côtés ! Lance le colon …

                                Excellent camouflage ! Confectionnés dans la peau de ces féroces reptiles que sont les Dragons Krayt. Ces tuniques marron et beige que portent ces colons peuvent se confondre avec le sable et les rochers.

                                Une nouvelle force a émergé. Si une forme de mal avait envahi ces villes, faisant régner peur et violence. La loi du plus fort prévalait. Elle est en marche. Ces colons ne sont pas les plus faibles et ne le seront pas. Tatooine ne vivra pas le chaos, ni l’anarchie.


                                « Tatooine n’est pas que sable et désert. Cette planète est aussi, plateau formé par des restes qu’une érosion a abaissé sur ces terrains environnants en grande butte à sommet plat, aux versants abrupts ou en canyons parsemés. Une chaleur aride le jour… » … C’est bien ce que je ressens sur ma peau synthétique. « … un froid glacial à la tombée du soir… Tatooine, planète balayée par des tempêtes de sable dévastatrices » renseignement que me remet mon enregistrement interne.
                                « La Mer de dunes, nom donné au grand désert de sable qui recouvre une partie de la planète, serait selon certaines légendes jawa les restes d'un immense océan. Cette mer de dunes, est aussi mère...

                                - Pourquoi êtes-vous venus ici ?

                                ** « Et pourquoi, tu m’interromps dans mon silence Achala »**… . Par politesse, je répons à sa question :
                                - Pour protéger ton peuple.
                                - Il y a les soldats !
                                - Nous leur prêtons main-forte.
                                - Et vous ….
                                - Ménage tes forces et garde ton énergie.
                                - Comment ?
                                Je stoppe ma marche, elle aussi.
                                - Marcher ou parler !!! Faut choisir !

                                Je me remets en chemin pour reprendre la cadence des autres membres du groupe, Achala sur mes talons fait de même, sans parler.
                                Je n’ai pas été programmée pour ressentir des émotions, cependant, je me rencontre que je l’ai peut-être … Comment, disent-ils dans leur jargon ? … Ah ! Oui … Froissé… C’est ça, je l’ai un « tantinet » froissé. Je dois, pour l’avenir, faire attention de comment me comporter avec les mortels. Et plus spécialement avec elle, car à présent, elle est une des nôtres. Je lance un regard en arrière, je la vois s’essuyer le front sous cette chaleur ardente.

                                - Si la chaleur te laisse penser qu’il peut te dominer, le chemin sera bien long pour toi.

                                J’attends qu’elle soit à mes côtés et lui chuchote :
                                - Tu dois tirer ta force de la nature qui t’entoure, car cela pourrait soit te sauver, soit causer ta perte…


                                Un soleil de plomb… On pourrait dire : « C’est une journée comme une autre sur la planète aux deux soleils ». Cependant, comme toutes les journées qui commencent, il y a celle qui se lève.

                                Je suis assise sur ce rocher, les yeux mi-clos, je médite… Non, je ne médite pas, je me repose, car le mot méditation n’est pas adéquat pour définir cet instant. Tout comme le dewback j’entre dans une semi-léthargie et reste immobile pour ne pas trop souffrir de la chaleur et économiser mon énergie. Nous avons parcouru quelques kilomètres. Il nous faut reprendre un peu de vitalité. Les vierges de sable, nos nouvelles compagnes doivent aussi souffler.

                                L'air y est déshydraté, le sol desséché, ce qui en fait un lieu hostile pour l’être vivant. Le climat aride et sec de Tatooine contraint les tatooiniens à s'équiper d’évaporateurs d'eau. Ces derniers permettent de récupérer le peu d'humidité qui se trouve dans l'air et de le liquéfier. Et pourtant, malgré les enseignements savants des spécialistes qui dosent la quantité d’azote, de carbone et d’eau prétendument indispensable à tout organisme humain, ces vierges sont d’une force et d’une adresse étonnantes. Rester sans boire sous un soleil implacable.

                                - Si la soif vous presse, dit l’une d’entre elle… Si la soif vous presse, ne l’écoutez pas, trompez-la, oubliez-la, promenez-la, et tuez-la. »


                                Pendant que Chāra et Paya donnent les dernières instructions, la distance qui nous sépare de Kimsa et les soldats Républicains est moins importante, je profite pour prendre connexion avec elle.

                                - Kimsa ! M'entends-tu ? Quelles sont les nouvelles ?
                                - Nous sommes arrivés au pied de la montagne. Combien de Tuskens s’y sont cachés ? Nous n’en avons pas le nombre exact. Il y a une trentaine d’hommes armés qui montent la garde au flanc de la falaise… Ils sont vêtus de vêtement sombre afin qu’on ne les détecte pas. Il paraît qu’ils sont menés par un Sith...
                                - Par un Sith ou un apprenti Sith ?
                                - Un apprenti Sith, un apprenti Sith, un sorcier, un apprenti sorcier … C’est pareil au même …
                                - On m’a transmis un message, on a pour mission de le tuer, s’il ne se rend pas de lui-même.
                                - Vous êtes là bientôt car l’assaut est prévu pour cette nuit
                                - Dis au chef de mission de ne rien précipiter avant notre arrivée... Nous sommes bientôt là …

                                La transmission entre Kimsa et moi, dont l'éloignement réciproque interdit toute communication par les voies sensorielles usuelles prend fin. Il me semble que le plan d’action se met aussi en place. Les esprits s'échauffant il fut décidé de rendre aux Tuskens la monnaie de leur pièce.

                                - J’estime que ces sales gueux ne sont qu'une plaie pour la civilisation et qu'ils auront ce qu'ils méritent …
                                - Que voulez-vous faire ?
                                -Venger ceux que nous aimons quel qu’en soit le prix !
                                - On n’est pas là pour enfiler les perles

                                Les hommes, montrant avec fierté blaster, matraque, même quelques explosifs, sont sur le pied de guerre. L’impatience les gagne

                                - Nous avons des armes… Ceux qu’on avait bien enfoui dans nos cachettes depuis la dernière bataille des rebelles, ils sont encore en état de marche.
                                - Et quelques armuriers nous ont fait cadeaux des marchandises de leur arrière-boutique.
                                - Je n’ai plus rien à perdre… Toute ma famille a été décimée par ces sauvages …. J’emmènerai avec moi un grand nombre en enfer quand je les ferai exploser.
                                - A chacun ses armes, ensemble nous vaincrons ! S’exclame une des Vierges
                                - Seuls les hommes porteront les explosifs… Que des volontaires que plus rien ne retient ici-bas … Les femmes sont l’avenir de l’homme … Vierges des sables, acceptez de ce que nous sommes venus donner sur ce champ de bataille … Notre sacrifice ultime.

                                Le plan originel de certains des colons ne sont pas improvisés. Le sacrifice ! En utilisant des explosifs attachés à leur personne. L’émotion et les esprits s'échauffent considérablement.

                                - Ils sont venus verser le sang ! Se délecter ! Nos mères, nos pères, nos enfants nous manquent…

                                - Nous allons les revoir, crie aussitôt une autre combattante… Les autres s’écartent pour lui laisser frayer un passage. Elle sort des rangs, bien plus âgée que d’autres, avec autant de détermination.

                                Nous pouvons à cet instant ressentir toute leur douleur et en même temps toute leur révolte. Un long silence se fait entendre suivi de cette phrase choc :

                                - Sachez qu’ils vous attendent… Dans le reflet de l’œil du cadavre de vos ennemis…

                                Au même instant, Vierges du désert et colons se mettent à cracher violemment, comme des balles, leur projectile atterrit sur le sol ensanglanté.

                                - Paya !!! ... Je ne peux m’empêcher mon ton autoritaire. Ma sœur tu aurais dû garder cette remarque car même si elles sont déterminées, à présent, tu viens de nourrir leur « Rage ».

                                Me postant face à ce « bataillon » improvisé, j’espère que mes paroles apporteront leur fruit :
                                - Il faut savoir taire sa colère. Un combat bâti sur la haine est perdu d’avance… Luttez pour tout ce que vous est le plus cher et pour tout ce que tout Hommes désirent … La liberté.


                                « Prima ! » J’entends dans ma tête la voix qui prononce mon nom. Kimsa essaie de reprendre contact. Moi, Prima je pose mes yeux, sur, ma seconde, Paya. Le regard de connivence qu’on s’échange, je sais qu’elle a compris. Il me faut reprendre de suite la communication avec notre sœur. Je m’éloigne du groupe.

                                - Parle ! Je t’écoute !
                                - Je ne peux m’approcher du Garde Républicain… Ces soldats n’ont pas capté ma présence. A l'affût du moindre bruit, ils sont aux aguets ! … Pour que les Tuskens et leur chef ne détectent leur présence et leur nombre, , je préfère rester encore à l’écart en attendant votre arrivée… Si vous n’avez pas encore repris la route, essaie de ton côté de lui transmettre ton message.
                                - Quel est son nom ?
                                - C’est une femelle, elle s’appelle Talmark, Erys Talmark…. Je vais ramper au plus près afin que tu puisses te connecter à elle… Je ne peux pas faire plus avant votre arrivée.
                                - Bien ! Fais-mois signe !

                                Notre communication se termine, je rejoins le groupe.

                                Chāra s’avance :
                                - Si votre ennemi sente votre présence avant de vous apercevoir … Il est trop tard… Vous avez déjà perdu. Et il risque de vous tuer sans que vous ayez mené aucun combat…

                                - Alors cela peut faire l’affaire ! … Dit un colon en tirant un gros sac du dos de son dewbacks … Nous en avons d’autres !

                                Les besaces jetés les unes après les autres au pied de l’animal contenaient du sang de Bantha.
                                - On s’en badigeonne et l’affaire est jouée !!

                                - Ce que Chāra voulait dire, c’est que nous ne sommes pas très loin de la planque de ces fugitifs. Par conséquence, il ne faudrait pas qu’ils nous détectent … Ce n’est pas vraiment ce dont elle parlait, dis-je en prenant un des sacs, mais cela peut être une bonne idée.

                                Lorsque ma main ressort du sac, les bouts de mes doigts inspectent cette hémoglobine d’animal. Le geste provoque la nausée chez quelques-unes, même chez quelques-uns.
                                Il est difficile de reconnaître dans ces conditions, si c'est l'odeur pestilentielle qui leur soulevait le cœur ou la vue et la consistance de ce qu'elles découvrent.

                                - Mettez-en partout là où vous pouvez ! … Corps, bras, jambes, visages, cheveux, vêtements… Vos propres armes pour modifier leur odorat. Ces émanations seront des pièges odorants qui masqueront vos odeurs corporelles.

                                Malgré les répugnances qui leur soulevaient le cœur, elles s’exécutent. Les visages expriment à la fois le dégoût et l'acceptation.
                                Je sais que nous leur demandons beaucoup, mais sur un champ de bataille, on n’est pas au club de vacances.


                                Nous, nous remettons en route. Les traces de passage sont encore visibles.
                                Il nous faut arriver avant la tombée de la nuit. Les derniers conseils des amazones et les dés sont jetés.
                                - Faites-de la nature votre force, avant que votre ennemi le fasse. Préparez-vous à leurs attaques.
                                - Appropriez-vous de leur puissance. Et retournez-la contre eux.
                                - S’ils sont à votre merci, tuez-les ! Vous devez être les plus fortes.

                                Notre nouvelle jeune sœur, marche à mes côtés, je lui souffle : - Sois la plus rapide
                                - J’ai peur ! Me dit-elle
                                - Rappelle-toi … La peur est un mensonge.

                                Nous approchons de la zone où campent les représentants militaires de la République.
                                - Quelle chance est-ce que nous avons ?
                                - Ca se fabrique la chance …



                                J’abandonne l’idée d’établir une connexion, même sécurisée, dans la tête de la Garde Républicaine. Notre arrivée est éminente. Kimsa nous attend au détour du sentier.

                                - Il est où le poste de commandement ?
                                - Tout droit, et c’est là-bas que tu pourras la trouver.

                                En approchant de plus près, nous tombons sur une section, je suppose et avant même qu’il se mette à tirer, je me présente et lui demande de m’amener à celle qui se fait appeler Erys Talmark


                                Face à la Garde Républicaine, il n’est plus l’heure au bavardage. La nuit est bientôt là.
                                - Prima, Amazone ! Lui dis-je… Nous sommes ici pour mener bataille avec vous… Mes sœurs, les vierges des sables, les colons, et moi-même… Vous avez prévu de donner l'assaut à la tombée de la nuit, il vaut mieux tenter l’attaque bien plus tard…. Essayez le matin, un peu avant l’aube, lorsque le sommeil les affaiblira et que la lumière du jour les aveuglera.

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