Le chemin est semé d'embûches...
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Post n°24
Auteur : Erys TalmarkIl paraît que c'est à l'article de la mort qu'on dévoile ce qu'on est vraiment, au plus profond de soi. C'est une croyance commune que j'ai toujours eu tendance à réfuter. Quand on a menti toute sa vie, autant mentir aussi à sa mort. J'avais tort. Avec les larmes qui brouillent mes yeux, la fumée des feux, la poussière qui se soulève, je ne vois plus rien d'autre que moi. Une gamine de Chandrila projetée sur Tatooine après un entraînement aussi sommaire que brutal. Une gosse qui ne comprend pas ce qu'elle fait là, pourquoi elle fait ça, mais le fait par pur instinct de survie. C'est tout ce que je suis, et je crois bien que mes derniers instants arrivent. Je repense aux rares instants de liberté que j'ai pu avoir. A Artémis. Lekkus. Froome. L'inventaire des visages connus est rapide. Au moins, ça ne chagrinera pas grand monde.
Ishiro.
Non. Tu ne mourras pas ici et aujourd'hui. C'est hors de question. Pas tant que je suis là. Ecoute moi. Je suis toi. Je te protège. Laisse moi être ton bras armé, laisse moi faire ce qui est nécessaire, et tu récupéreras ta vie. Je te l'assure.
Je me prends la tête à deux mains. Un mal de crâne vient me transpercer les tempes alors que je me vois encore face à ce foutu miroir déformant, face à moi-même, face à cette... chose, qui vit en moi et ne parle que de vouloir mon bien. Instinctivement, je viens chercher dans ma poche l'immondice qui ne me quitte jamais, la boîte de pilules.
Arrête. Je te promets que je ne fais que ce qu'il faut. Tu n'as pas le luxe de refuser si tu veux vivre. Je te protège depuis le début. Pourquoi crois tu que tu as des trous de mémoire ? Pourquoi crois tu que tu t'en sors si bien ? Je ne comprends pas plus que toi, mais je te promets que je ne mens pas. Laisse moi faire.
Comme plus tôt, je me sens à nouveau partir. Comme plus tôt, j'ai l'impression que l'on m'arrache à mon corps, contre mon gré. Pourtant, au plus profond de moi, je sens que cette voix, toute terrifiante soit-elle, n'a pas tort. Qu'elle ne ment pas. Et de toute façon... Qu'est ce que j'ai à perdre ? Rien. Je ferme les yeux. Le noir.
Lorsque je les rouvre, je me relève. Tout ce temps perdu, et pas un Tusken pour venir m'achever. Soit la bataille est terminée, soit elle s'est déplacée plus loin. J'entends toujours les lamentations des victimes, qu'elles soient morales ou physiques, les cris des blessés et des agonisants, quel que soit le camp. Lorsque je déplace mon regard tout autour, je ne peux constater qu'une chose : le chaos semble s'être apaisé. Les hommes de sable refluent, persuadés de leur victoire. Je chasse de ma tête les images des multiples cadavres que j'ai pu croiser ça et là. Je vous dirais bien que je les enterrerais avec les honneurs, mais franchement, je crois que ça leur fait une belle jambe, à eux. Et puis, moi, rendre honneur ? Alors que je n'ai même pas pu en protéger un seul ? De dépit, je crache au sol, un mélange de salive et de sang qui me laisse un goût amer dans la bouche. Lentement, prudemment, je me mets en marche. En l'état actuel, je ne peux pas me battre efficacement de toute façon. Je récupère trois chargeurs sur un cadavre. Mue par une pulsion, je lui tape sur l'épaule, l'air de dire « Je m'en charge, reste là. » Puéril.
Puis, d'un coup, encore, j'ai l'impression qu'on compresse ma tête avec un étau. Je me plie en deux. Ishiro. Pourquoi ce taré me vient en tête, subitement ? L'évidence me vient aussi soudainement que le mal de crâne. Ce crétin s'est encore mis en tête de faire n'importe quoi et se met en danger tout seul. Je ne sais pas pourquoi, je pense automatiquement « J'arrive ». Comme si il allait m'entendre. N'importe quoi. Immédiatement, j'allonge le pas et la foulée. Mue uniquement par l'instinct, c'est comme si je savais déjà où il était. Comme si je le voyais aux travers des murs à moitié effondrés des bâtiments.
Tout mon corps, tout mon esprit n'est tourné que vers cette pensée que l'Anzat court un danger mortel seul. Devrais-je être étonnée ? Il a tenu à faire cavalier seul depuis le début des combats. Même si je dois admettre qu'il a laissé un sillon sanglant et qu'il a été efficace, on est loin des méthodes vantées. Pourquoi agir en solitaire, dans les ombres, alors même que les plus faibles se battent en première ligne et que c'est à nous de les protéger ? Ma course effrénée m'amène finalement au plus proche du combat. L'un des rares qui reste. Ou plutôt, à une vision d'horreur. Devant moi, sans s'arrêter, cet idiot distribue des coups à la tête d'un Tusken, encore et encore et encore, réduisant le visage en bouillie, en un tas de chairs informe et ensanglantée. Il a l'air content de lui, c'est bien le pire. Lorsqu'il se relève et qu'il lui flanque un nouveau coup de pied, j'attends tout juste qu'il se retourne et je lui mets une gifle, du revers de la main.
« Foutu crétin. Tu crois vraiment que c'est le moment de t'amuser à cogner sur un Tusken alors que la ville est à feu et à sang ? Ca t'a pas suffit de passer le combat loin de tout et de tous ? Et les civils ? Et leur protection ? »
A nouveau, je crache au sol un filet de sang et de salive. Mon état doit être désastreux, éraflée de partout, griffée, entaillée, contusionnée, les traits tirés par la fatigue et les larmes. Mais là, je ne suis pas d'humeur à supporter les conneries d'un agent qui a décidé de faire ce qu'il voulait. J'explose définitivement lorsqu'il laisse ses yeux torves se baisser sur moi.
« Et les autres ? Les rats ? Les Amazones ? Tu y as pensé ? On était tous sensés se serrer les coudes, s'entraider, et MONSIEUR décide qu'il sera mieux loin des combats ! T'en as tué combien ? Dix ? Vingt ? Et combien de vies perdues parce que t'as quitté ton poste ? Et même encore maintenant, qu'est ce que tu FOUS ICI ? » -
Post n°25
Auteur : Super PNJDans Anchorhead
Le capitaine Kurz avait prit position dans la cantina, accompagné de quelques miliciens et du marshall, tirant par toutes les ouvertures, ils maintenaient les homme des sables à distance, d'un tir précis l'officier du Renseignement neutralisa un Tusken acrobate qui tentait de passer par les toits, les autres maisons fortifiées étaient également occupées par des défenseurs désespérés, les Rat Patrol s'étaient séparés pour mieux coordonner les défenses, mais l'un d'entre eux n'avait pas été assez rapide et son corps transpercé était allongé dans une ruelle.
Une Twil'eck montée sur le deuxième speeder des marais et protégée par des membres de son espèce couvrait l'allée centrale, tout assaillant qui attaquait à découvert était coupé en deux par les double canons laser et déjà une demi douzaine de cadavres Tusken ornaient la voie.
Les Mandaloriens forment une ceinture défensive autour de la maison ou Yul, leur chef est soigné, déjà deux armures en beskar jonchent le sol, leurs occupants ayant perdu la vie. Les sept ne sont plus que cinq.
Des cris, pire des hurlements retentissent, une des maison fortifiée est en flamme et ses occupants coincés à l'intérieur finissent brulés vifs, l'ennemi est impitoyable... mais la République le sera tout autant.
Soudain, le combat semble perdre en intensité, les tirs se font plus sporadique, les assauts moins rapides et moins nombreux, les Tuskens semblent se retirer, est ce du à leur perte importantes? ou leur objectif stratégique est il rempli?
Kurz l'ignore et pour le moment il s'en moque, il prend sa gourde et la verse sur sa tête tout en observant ses frères d'armes, lisant la peur dans leur regard, dans un coin on tente de sauver un milicien qui a reçu un tir en plein sternum...peine perdue le courageux Tatooinien est déjà mort.
Un garçon d’à peine quinze tenant un antique fusil et portant une armure trop lourde pour lui se tourne vers le capitaine les larmes aux yeux.
-C'est bien fini m'sieur?
Kurz jette un regard par la fenêtre barricadée , tout semble plus calme, au loin on entend encore un tir ici ou la, ou le bruit caractéristique de deux lames qui s’entrechoquent.
-Ce n’est peut être qu’un répit, ils se réorganisent sans doute.
Soignez vite vos blessures et refaites le plein de munitions, la bataille n’est sans doute pas finie !
Le gamin soupire et s’effondre au sol c'en est trop pour lui, mais il est vite réconforté par d'autres habitants.Suivant ses propres conseils, Kurtz engagea une nouvelle cellule d’énergie dans son fusil blaster DC puis il s’empare de son comlink, il devait profiter de ce court répit pour faire un point rapide de la situation.-Massif, Moffit, statu ?Pas de réponse, seul un long grésillement sur la fréquence.
-Ici Tempête quelqu’un m’entends ?Tempête du désert était le nom de code de l’opération Républicaine, le leader avait tout naturellement choisi cet indicatif. Au bout de longues secondes une voix lointaine résonna.
-Ici…Moffit… je suis dans une… baraque au sud.Moffit fit le tour des défenseurs de l’atelier de mécanique dans lequel il s’était abrité, et il désigna deux miliciens, les seuls a à ne pas être blessé pour l’accompagner, prudemment et l’arme au poing il sortit de son abri, à l‘intérieur on prit soin de se barricader immédiatement si jamais les éclaireurs ne revenaient pas.Les rues étaient jonchées de cadavres, d’hommes des sables, de civils et de défenseurs, il est vrai que l’on avait fourni des armes à tous ceux qui étaient en âge de se défendre, mais face à la cruauté Tusken, ils n’avaient clairement pas fait le poids.
-Votre statu sergent ?
-Mal…en …point.
On a… défendu la …position comme on a pu, l’ennemi semble… battre en retraite.
Bien reçu, envoyez des éclaireurs pour être sur.
-A vos ordres, terminé…
Un des miliciens, acheva à coup de matraque un pillard agonisant qui tentait vainement de se redresser.
-Pour ma famille !
Moffit observait sans réagir, il ne pouvait pas lui en vouloir, il le laissa fracasser le crane de l’assaillant, le Tatooinien frappait encore et encore alors que le pillard était déjà mort, il releva la tête, les larmes aux yeux, il avait perdu sa femme et ses deux enfants dans la bataille.
Ils retrouvèrent quelques habitants encore en vie mais laissés pour mort comme cette petite fille cachée sous le corps de sa mère, le Tatooinien la prit dans ses bras et retourna à l’atelier, laissant Moffit et un Rodien continuer la reconnaissance, ils ne croisèrent aucun Tusken en état de se battre seuls un ou deux blessé que Moffit acheva rapidement d’un tir en pleine tête. Il était un soldat Républicain, il ne cherchait pas la vengeance même s’il avait perdu un des ses hommes , c’était la dure loi de la guerre et il le savait très bien en s’engageant.
D’ailleurs avant chaque départ il avait tenu à ce que chacun de ses hommes enregistre un holo-message pour leur famille si jamais ils ne revenaient pas de mission, le sergent le transmettrait dès son retour à sa garnison au 104eme corps d’assaut sur Jakku.
A l’aide de ses microbinoculaires il observa les alentours à la recherche d’ennemi, au loin un nuage de poussière en direction de la montagne lui apprit que la horde Tusken quittait le secteur.
Alors qu’il allait contacter son supérieur pour lui rapporter la retraite des hommes des sables il tomba sur un mort qu’il reconnu immédiatement : l’agent Massiff. Celui-ci avait été littéralement coupé en deux…
Et la blessure avait été immédiatement cautérisée, cela ne pouvait être fait que par une seule arme : un sabre laser !
L’état major cherchait les raisons de ce soulèvement Tusken, maintenant ils avaient la réponse : la révolte était menée par un sensitif, ce qui le rendait deux fois plus dangereux.
Moffit rendit compte immédiatement des faits à son officier traitant, Kurz quitta son quartier général, ordonnant à tout le monde de s’équiper et de reprendre des forces et des munitions.
On rassembla tous les blessés dans un hôpital de fortune et le seul docteur de la cité mit les bouchés doubles avec quelques secouristes volontaires dont un Rat Patrol qui était aussi brancardier militaire pour soigner tous les habitants. Arrivée devant l’enceinte, le capitaine observa tous les citoyens d’Anchorhead encore déboussolés par cette attaque.C'était pas encore le moment de souffler:
-Rassemblement ! On ne se relâche pas ! Placez les speeders des marais en protection.
Tous les hommes valides à l’enceinte, ils peuvent revenir !
Kurtz se doutait qu’en cas de contre-attaque, cette fois les défenseurs seraient submergés et ils seraient sans doute tous exterminés. Il rejoignit le sergent à coté du corps de l’agent du SSR.
On s’occuperait des enterrements plus tard, il fallait se préparer au pire, il rejoints Moffit qui restait planté devant la dépouille de l’espion.
-Vous aviez raison sergent, c’est l’œuvre d’un sabre laser ,aucun doute.
Je vais envoyer un message immédiatement au Bureau.
-Cela change la donne, capitaine, on ne fait pas le poids.
-En effet, je vais demander la marche à suivre au Q.G.O.
Le sergent remarqua alors les marques de blessures défensives sur les poings de l’agent, il avait du vendre chèrement sa peau avant de tomber sur plus fort que lui.
-J’aimais pas ce gars, mais il méritait pas ça !
-Vous avez l’air exténué, sergent reposez vous…
-Je me reposerai quand je serai mort !
Le Rat trooper salua l’officier, il lui remit les galons et la plaque d’identification de son frère d’arme tombé dans la bataille c’était à son supérieur d’annoncer le décès au QGO lui préviendrait personnellement sa famille, il en avait la triste habitude. Il retourna au mur d’enceinte essayant de combler les nouveaux dégâts avec les quelques miliciens territoriaux survivants, Anchorhead avait payé un lourd tribu aujourd’hui…
Attiré par des cris ,Kurtz rejoints Erys et Ichiro ; la garde était hystérique et hurlait sur l’Anzat sans doute le contrecoup de la bataille ou le poids de la vision du massacre des Tatooiniens, l’officier devait reprendre le contrôle de ses troupes.
-Commando Shinra ; garde Talmark reprenez vous bon sang!
Les deux républicains se redressèrent, on pouvait voir de l’incompréhension dans les regards, comment pouvait on les réprimander après ce qu’ils venaient d’endurer ? mais le capitaine n’allait pas leur faire la morale, il n’en avait ni l’envie ni le temps surtout.
-Ce que vous venez de vivre est simplement la dure loi de la guerre ! mais ce n’est pas encore terminé !
Le capitaine tenait toujours dans sa main les galons du Rat Patrol tombé au combat, il les fixa sur les épaules des deux soldats. C’était un bon moyen de les ramener à la raison.
-Vous voila adjudant tous les deux, maintenant reprenez vos esprits…
Dans son rapport au QGO quand il relaterait les événements ainsi que la présence d’un sensitif menant les hommes des sables, , l’officier mentionnerait également la promotion récente de ces deux la pour leur pugnacité dans la bataille d’Anchorhead...Dans le désert entre la cité et la montagne.A l’ombre du mont, juché sur son skiff du désert, Leto avait tout observé de la bataille, sans intervenir…La lutte entre les Tuskens et les habitants d’Anchorhead ne le concernait pas, il ne comprenait pas d’ailleurs pourquoi des Tatooiniens préféraient se réfugier dans ce genre d’avant poste plutôt que de profiter des bienfaits du désert.
Il avait conclu un pacte avec le ministre Rhuuta et le haut conseil à la tête de la planète : en échange de sa collaboration dans la lutte contre les Tuskens, il obtiendrait une place au conseil qui gérait Tatooine.
Ainsi les Freemens ne seraient plus mis au banc de la société.
Son regard bleu acier protégé du soleil par sa paume observait la horde Tuskens prendre la direction de la montage après le pillage de la cité. C’était le moment idéal pour attaquer, les hommes des sables étaient surement affaiblis ou fatigués par la bataille,voire encombrés par leur trésor de guerre. Certains devaient même être blessés.
A contrario, ses hommes étaient prêts pour la bataille, ils venaient tout juste de partager l’eau et aiguisé leurs lames et surtout alimenté en cellule d’énergie leurs blasters. Tous étaient armés et patientaient en silence à bord de leur vingtaines d’engins de mort, des speeders modifiés au cockpit renforcé par des plaques de duracier , du grillage et hérissés de pointes d’acier ainsi des skiffs du désert bricolés et des moto-jet.
Leto prit alors la parole, intimant le silence en soulevant son fusil blaster bras tendus vers le ciel.« Pas de prisonnier « répondirent en cœur les Freemens, et pourtant sur le skiff du désert, il y avait bien un captif : un éclaireur tusken blessé, bâillonné était attaché à la proue de l’engin du désert.Le reste de son groupe chargé d’avertir la horde d’un danger quelconque avait été massacré en silence par les lames Freemens. Leto exultait ! il avait soif de sang, il avait une revanche à prendre sur les Tuskens, la République, sur Tatooine et sur la galaxie toute entière. La bave aux lèvres, il hurla :
-Ceci est le jour des Freemens mes frères !
Nous allons éradiquer cette horde de mécréants et prendre possession du pouvoir de Tatooine.
Pas de prisonnier !
-A l’attaque ! Pas de quartier !!Des cris de guerre, suivis de bruits de moteurs retentirent et les engins s’élancèrent dans un nuage de fumée noire en direction de la horde, le convoi formait une pointe, à bord du skiff de tête, Silgar, le borgne et fidèle second de Leto, mâchoire serrée tenait fermement un lance harpon à l’avant de son engin qui supportait une lame tel un chasse neige qui écartait le sable, à son bord une demi douzaine de freemens armés jusqu’aux dents étaient surexcités.
Trois speeders à l’arrière seraient chargés de détruire les machines de siège à l’aide d’engins incendiaire et de lance flamme et le reste de la colonne fondrait sur la horde et poursuivrait les fuyards dans le désert.
L’attaque surprise venant du flanc de montagne déstabilisa la colonne des hommes des sables, et déjà les engins de tête tiraient sur l’avant-garde Tusken montée sur leur bantha.
Un harpon transperça une monture qui s’effondra sur son cavalier, plusieurs autres guerriers tombèrent, criblés de trait de laser. La deuxième bataille des sables commençait…Spoiler : Spoiler
"C'est décourageant le sable, rien n'y pousse. Tout s'y efface."
James Joyce
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Post n°26
Auteur : Rkorr’Otruur’KuarAlors que la petite troupe d’hommes des sables se dirigeait vers la sortie du champ de bataille et plus particulièrement vers les portes des Montagnes, un vrombissement de moteur brisa le silence qui était retombé sur la petite ville en ruine.
À peine eurent ils gravit les premières pierres des montagnes de Tatooine que le cortège tourna la tête pour constater que ce n’était pas un moteur qu’ils entendaient mais une multitude d’engins mécaniques visiblement améliorés pour la guerre.
L’un des guerriers de Rkorr reconnu tout de suite le spectacle qui se passait sous leurs yeux surpris.
-LES FREEMENS!!!
Les Freemens étaient ,à l’heure d’aujourd’hui, les prédateurs les plus redoutables pour les Tusken. Dirigé par le redouté et légendaire Leto, Rkorr craignait de tomber sur ce fameux personnage qui a gravé son nom dans le sang de Tatooine. La troupe de la coalition des deux soleils avait eu de la chance de partir avant les autres car les Tusken un peu trop en retard se retrouvaient maintenant à la merci des forces ennemies. Deux choix s’offraient à l’apprenti sith: Fuir avec sa troupe et laisser un carnage de Tusken se produire ou se lancer dans une bataille presque perdue d'avance en espérant sauver les siens.
Rkorr réfléchit quelques instants, trop longtemps malheureusement car quelqu' uns des soldats de Leto l’avait repérée. Le tusken noir intima l’ordre à ses guerriers de s’enfuir à travers les montagnes avec l'enfant malgré quelques réticences à laisser leur chef seul face à ses ennemis qui se dirigeaient maintenant vers eux. Il était malheureusement trop tard pour sauver les Tusken pris au piège mais il pouvait encore sauver les siens. Sa position était avantageuse, en effet, les soldats de Leto ne pouvaient pas parvenir jusqu’à lui avec leurs machines et seraient obligés de venir à lui à pied.
Tendis que les guerriers Tusken s’enfoncèrent dans les chemins escarpés de la montagne, Rkorr patienta, son sabre à la main. Il les attendit entre deux flancs de montagnes, là où le nombre ne comptait pas. Un premier visage apparu, ce Freemen au visage rongé par la dureté de Tatooine n’eut pas vraiment le temps d’apercevoir le Tusken Noir car celui ci enclencha son sabre laser et lui fondit dessus comme un aigle sur sa proie. Rapidement, trois autres Freemens apparurent et tirèrent en direction du Sith. Rkorr esquiva tous les tirs sauf un ricochet qui fut stoppé par son armure noire.
Fou de rage, le chef Tusken envoya un jet de force qui plaqua l’un d’eux au mur puis l’apprenti sith se rua sur les deux autres. Décapitant l’un d’un coup de sabre et fracturant la nuque de l’autre grâce à une technique généralement utilisée pour achever une bête après une chasse, les ennemis s'écroulaient sur les roches dures de la montagne. Celui qui avait reçu le jet de force, se releva péniblement mais fut tranché par un coup de sabre laser et retomba bien vite au sol.
Pensant en avoir fini avec ses quelques soldats égarés de la bataille, quelle ne fut pas sa surprise d’entendre les pas de plusieurs autres Freemens se dirigeant vers sa position. Sans attendre, le combat reprit, les tirs de blaster fusèrent dans tout les sens. En vue d’un nombre important d’ennemis compact, Rkorr lança une grenade à quelques mètres de lui-même. La charge explosive explosa emportant avec elle plusieurs ennemis ainsi qu’une partie des roches de la montagne qui s'effondrent sur deux Freemens égarés. Le souffle de l’explosion avait projeté l’apprenti Sith un peu plus loin mais les corps des soldats de Leto avait grandement diminué les effets de la grenade.
Rkorr se retrouva allongé au sol complètement sonné par ce qui venait de se passer. Quand il reprit ses esprits quelques secondes plus tard, deux soldats ennemis le regardaient tout en pointant leurs armes sur lui comme s’il était une espèce inconnue. Leurs yeux étaient synonymes de surprise, de peur et d'incompréhension. “N’avaient ils jamais vu un Tusken Sith?” Pensa Rkorr. Il se sentait beaucoup trop faible à présent pour mettre hors d’état de nuire les deux derniers soldats. Mais l’heure n’était pas à la reddition. Deux rafales de blaster claquèrent autour de lui fauchant au passage les deux ennemis présents. Deux guerriers Tusken de Rkorr avaient fait marche arrière, refusant d’abandonner leur chef à un sort funeste. Les deux Tusken descendirent de leur position et attrapèrent Rkorr comme ils purent avant d’emprunter les chemins escarpés de la montagne pour s'enfuir. Une fois de plus, il était passé tout près de la mort.
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Devant la ville d’ Anchorhead, le combat fessait toujours rage, la plupart des Tuskens avaient fait marche arrière et s’étaient réfugié à l'intérieur de la ville de façon désordonnée et animés par une féroce colère d'être devenu des proies pour échapper aux engins de Leto. Le moindre être vivant qui passait sur leur chemin était voué à une mort violente. Les combats dans les ruelles de la ville reprirent de plus belle.
Rapidement, de nouveaux cadavres recouvraient le sol de la ville et le chaos avait repris ses droits sur la cité. La plupart des guerriers n’étaient pas d’avis à se laisser faire. Se sachant perdus et condamnés à une mort certaine, les guerriers Tusken mirent beaucoup d’ardeur et d'énergie dans leurs combats, beaucoup plus féroce que durant la première bataille, ils luttent désormais pour leur propre vie ou pour une mort glorieuse.
Ceux qui n’avaient pas eu le temps d’atteindre la ville étaient en prise avec les engins des Freemens. Certains lancèrent des grenades sur les engins afin de les faire exploser, certains tirent dessus avec leur blaster espérant toucher le pilote et d’autre trouvait des positions en hauteur et sautaient sur les engins à leur passage, armé de leur Gaderffii pour essayer de tuer le pilote...
La bataille avait pris une tournant bien différent de la première partie. Voué à la défaite, les Tusken cherchaient même presque à rivaliser entre eux à “Qui en tuerait le plus avant de mourir?” Ou “qui va mourir de la façon la plus honorable?” Il n’y avait plus aucune unité entre les Tusken.
Les rituels de mort étaient de mise sur ce champ de bataille... -
Post n°27
Auteur : Ishiro Shinra* Mais ce n'est pas possible, elle est complétement folle cette fille !
Je dois prendre sur moi pour pas lui écraser mon poing dans la poire, lui éclater les dents
Je ne comprends pas pourquoi ce flot de reproche, accompagnant cette baffe, quelle m'aboie dessus. Je n'ai pas abandonné qui que ce soit, j'ai fait mon possible pour protéger ces habitants autant que possible, et il y a cet appel, cette attirance pour le Tusken qui à coupé en deux Mastiff. Elle continue d'aboyer, visiblement en colère ou contrariée, je ne sais pas !
- "Et toi, ou étais-tu bordel ?"
Je crois qu'elle ne comprend pas la gravité de la situation, ce Tusken est dangereux, pourquoi elle ne l'a pas remarqué, pourquoi est ce que j'ai semble t'il été le seul à le sentir ?
Et elle continue de pester tout son venin, Alors que j'ai fait mon possible pour ne pas qu'elle se retrouve prise en tenaille, de mon coté j'ai fait le nécessaire pour protéger son cul !
- "Bon maintenant sa suffit gamine, ou je vais finir par t'en coller une !"
Puis c'est maintenant Kurz qui vient nous interrompre. Mais vraiment, même pas moyen de s'expliquer ici.
Alors comme ça, me voici adjudant !?
C'est trop d'honneur, mais vraiment, à quoi est ce que sa correspond, est ce que c'est utile dans la situation actuelle ?
Bref, je prendrais le temps plus tard pour faire le point sur cette promotion avec Kurz, mais ce n'et pas le moment maintenant, il y a des choses bien plus importante à lui annoncer.
Comme lui annoncer la mort de l'espion Tusken, par un autre Tusken, un utilisateur de la force. Kurz écouta attentivement les détails que je lui donne, semblant prendre des notes mentales sur les points les plus intéressant.
Ensuite je lui fais part de m'on échec pour le suivre avec la venue du guerrier dont j'ai peut-être exagéré lorsque je me suis acharné dessus parce qu'il m'a fait perdre la trace du chef noir des hommes des sables.
Peut être même que je serais encore en train de lui fracasser la tête si Erys n'étais pas intervenue.
Je propose qu'un groupe d'habitant se regroupe pour nettoyer les rues, avec quelques républicains pour les superviser, et que le reste de nos forces aillent consolider l'entrée et faire face à une possible seconde vague.
On a eu de lourdes pertes durant cette attaque, il ne faudrait pas que l'on se retrouve sous le joug d'un second assaut, car je ne suis pas certain que nous y survivions tous.
Je prose aussitôt à Erys si elle souhaite me suivre ou si elle préfère spéculer sur ce que je fais et m'accabler de reproches et de maux que je trouve un peu trop fort pour la circonstance.
Et je me mets en route pour les portes de la ville. Les rues sont jonchées de corps sans vie, avec nombre d'ennemis et d'alliés. Chacun ayant donné son possible, mais pour ceux-ci, ce n'est pas suffisant !
C'est dommage que nous n'ayons pas su vers quoi nous allions, peut être que nous aurions pu nous préparer mieux à affronter ces sauvages des sables, mais c'est trop tard pour regretter ce qui n'est pas fait, il faut que l'on avance et que l'on tire le meilleur de cette situation désastreuse.
Les quelques rencontres adverses se soldent toute de la même manière, une extermination en règle, chacun de nous ne laissant aucune chance à notre ennemi.
Il y a des cris partout, de gens blessé pour certain, agonisant pour d'autre, le chaos à pris sa place dans Anchorhead, et à laissé sa marque, du sang imprègne le sable omni présent dans les rues, mais tache aussi les murs et fenêtre. Cette attaque à fait un carnage dans les rangs des civils.
Parfois il me semble reconnaitre une femme que les amazones ont formé, et je me rends compte de l'efficacité de leur technique, il faut que je les garde à l'œil, car je pense que je peux apprendre des choses d'elle.
Les RATS ont souffert dans leur rang, un adjudant ; la loi de la guerre hein, un officier perdu et deux autres promus, pas facile comme situation ! Tout le monde souffre de la chaleur et des odeurs qui règne ici, cette planète n'est pas le théâtre d'opération le plus simple à supporter, mais il le faut pour sauver sa peau, protéger ces innocents qui vivent ici.
Mais les choses allaient tourner quelques peu différemment, avec cet utilisateur de la force, il y avait tout un tas de choses qui s'explique, mais bon nombre à expliquer.
Qu'est ce que ce gars foutait ici, en plein milieu de la bataille, à s'en prendre à Massif.
Est-ce pour l'enfant qu'il a emmené avec lui ou est ce que c'est une simple coïncidence ?
A cette heure je ne ressens plus cette attraction pour lui, peut être est il déjà trop loin pour que je sois encore attiré par lui…
Cette situation m'agace, car je ne contrôle rien sur cette nouvelle sensation, et c'est vraiment déstabilisant. Peut être que la gamine pourra avoir une explication là-dessus, si elle décide de ne plus me taper dessus, car sinon, je vais me mettre moi aussi à distribuer sans retenue.
En arrivant vers l'entrée de la ville, les murs sont effondrés, un trou béant fait maintenant place à la porte qui nous a barré la route quelques temps auparavant. Au fur et à mesure de notre progression, j'entends le ronflement caractéristique des moteurs, c'est quoi ce bordel !
Je ne suis pas le seul à m'en rendre compte, tout le monde l'a remarqué. On approche avec prudence, pour assister à un réel rebondissement, une horde de Freemens fonce sur les Tusken qui quitte la ville, et c'est encore un combat qui se présente, mais cette fois ci nos ennemis sont en position de faiblesse. Il faut profiter de cet avantage numérique pour foncer éradiquer ces lâches.
Les premiers adversaires sont à quelques pas de là, pris en tenaille entre les Freemens et nous, ils n'ont aucune chance, et c'est le moment de retourner la situation à notre avantage.
Je m'élance en direction des premiers hommes des sables. Je dégaine mon DE-10 et commence à arroser de tir les premières cible dès qu'elles sont à portée de tir, tout en continuant ma course pour rejoindre les adversaires en fuites vers les montagnes.
A l'opposé de moi, les premiers véhicules sont sur la tête du groupe à faire de lourds dommages sur les adversaires.
Ce retournement de situation totalement inattendu arrive un peu tard mais va permettre de mener à bien notre mission principale, et certainement faire quelques prisonniers pour nous permettre d'investiguer et trouver des informations sur l'augmentation et les raisons les activités belliqueuses des Tusken dans la région.
De plus cela aidera grandement à protéger les citoyens qui reste et peut être cela fera réfléchir les autres hommes des sables sur les conséquences de ces attaques gratuites et sans raison apparente.
C'est vibro-poing aux mains que je progresse maintenant, allant de coups en coups, essayant de neutraliser le maximum possible des ennemis. Le combat dure un bon moment, et j'ai beau chercher du regard, il m'est impossible de savoir ou à filer cet utilisateur de la Force, j'ai beau essayer de me concentrer, impossible de ressentir quoi que ce soit le concernant comme plus tôt dans la journée, il reste invisible et cela me fait enrager.
Les Amazones aussi croise le fer, et je les voient virevolter, arme à la main avec une aisance toute particulière, fendre de leurs épées les ennemis, c'est une danse, une technique martiale parfaite qui leurs permet autant d'attaque de défense, elle sont constamment en mouvement, une danse mortelle pour qui décide d'être le partenaire de ses femme mortelles.
Les Freemens sont brutaux et radicaux, pas de quartiers pour eux, ils font un carnage dans les rangs des Tuskens, et à se rythme, il ne restera pas beaucoup d'opposant contre nous. Certain des hommes des sables essayent de se réfugier dans les montagnes voisines, mais la rapidité des engins adverses leur coupe de toute retraite. Les quelques-uns qui ont réussi à rejoindre les rochers sont tout de suite pris en chasse à pieds par nos allier de fortune.
Un petit groupe semble fuir pas trop loin de ma position, et lorsqu'il me semble reconnaitre le grand chef Tusken, je ne peux m'empêcher de me mettre en chasse.
Le combat fait rage et même si je vois des Freemens faire de même, j'ai du mal à suivre le déroulement de ce qui se passe dans les rochers et survivre en pleins milieu des combats.
Je ne peux que rester concentrer sur les combats que je dois mener et non sur celui que je voudrais avoir, il me faut faire preuve de patience, et progresser au milieu des ennemis.
Laborieusement j'arrive à me faufiler au milieu de ses combattants en tout genres, distribuant des coups à chaque occasion, esquivant les attaques qui me sont destinées et protégeant au maximum mes alliés à mes alentour. Enfin le tertre rocheux, c'est la débâcle dans le camp adverse, les anciens assaillant sont réduits au silence progressivement, bientôt plus personne ne sera en mesure de se battre.
Un combat se livre aussi dans les montagnes, non loin de là, je peux entendre des tirs de blaster, des cris, je scrute les rochers dans l'espoir de découvrir quelque chose, mais je ne vois rien.
Je me retourne et observe rapidement la situation, la situation est maintenant en notre faveur, je peux progresser sans crainte pour les nôtres.
Je me faufile au milieu des rochers, le paysage joue en ma faveur, je progresse rapidement en silence, tout mes sens sont à l'affut.
Je fais quelques mètres et remarque des corps sans vie abandonné, des Tuskens, abattu sans vergogne. Tandis que je progresse, je remarque des traces de sang un peu partout sur les rocher, il y a du avoir une bataille par ici, mais personne dans les environs, alors je continue.
Puis soudain je tombe sur deux corps, des Freemens cette fois, abattu sans sommation, leurs armes encore au poing.
Toujours des traces de sang à cet endroit, mais difficile de se rendre compte de ce qui s'est passé ici. Je fais le tour des environs, je scrute aussi loin que ma vision le permet, mais rien, je ne découvre rien du tout.
Je décide de faire demi-tour, mes compagnons peuvent encore avoir besoin de moi, retrouver Erys, qui, je le comprends maintenant comptait peut-être sur moi et mon aide alors que je combattais ailleurs.
Je reviens dans le flot de la bataille, ou ce qu'il en reste, la majeure partie des Tuskens sont mort ou neutralisé, quelques petites poches de résistant sont encore ça et là, mais pour la grande partie l'ennemi est neutralisé.
J'aperçois Kurz, qui livre lui aussi sa bataille, et le rejoins aussi rapidement que possible.
Les derniers ennemis au sol, je prends le temps de lui faire mon rapport sur la situation de l'utilisateur de la force disparu et tache de mettre le maximum de détails afin de pouvoir avoir la description la plus précise possible de l'homme en question.
Cela fait, il me reste à trouver Erys, voir comment est ce qu'elle s'en sort et si elle a besoin de moi.Tien bon gamine, finalement il y a des chances que l'on s'en sorte ! * -
Post n°28
Auteur : Erys Talmarkhttps://www.youtube.com/watch?v=K1oLThzQ9zo
Je n’ai même pas le temps de finir de déverser toute ma morgue et tout mon venin que le Capitaine nous tombe dessus. Kurtz avait l’air aussi perplexe qu’étonné de me voir pourrir littéralement l’Anzat sur place. Il faut dire que mon instinct me criait de ne pas le laisser en placer une, sans quoi, il se remettrait de la surprise froide qui s’affichait sur son visage. C’est d’ailleurs ce qu’il fait dès que je dois reprendre mon souffle. Et ce type me demande où j’étais ? Sérieusement ? Alors que j’ai du me battre dans les rues pendant que lui se planquait… Je dois serrer les poings, à m’en faire blanchir les articulations, pour ne pas lui hurler de mieux me regarder : j’ai mal partout, je suis éraflée sur tout le corps, mes yeux sont rouges avec la poussière, le sable et le sang, en plus des larmes. Je me sens mal, d’autant plus lorsque l’officier nous rabroue tous les deux. Je suis à deux doigts de me jeter au cou de ce con de commando, et je pense qu’il le voit dans mes yeux.
C’est à ce moment-là que je sens la lourde main de Kurtz atterrir sur mon épaule, y laissant un galon d’Adjudant. Adjudant… Quelle pitié. Foutre une Garde sans expérience, instable, officier ? C’est pas moi qui décide je suppose… Mes yeux se posent autour de nous. Des morts, et encore des morts. Je salue Kurtz pour le remercier, comme l’exige la Garde, mais je n’ai même pas le temps d’ouvrir la bouche. D’autres le font avant moi. A nouveau, des cris de guerre résonnent à la fois dans le sable et la montagne. Le cauchemar recommence. Encore. Toujours.
Je ferme les yeux un moment. Je revois ce miroir dans ma tête.
-Je m’en charge.
-Attends ! Regarde autour de toi ! Tu ne sens pas ? Il n’y a pas que les Tuskens !
-Je… quoi ? Comment tu fais ça ?
-Je sais pas. Mais je le sens.
-Alors quoi ? Ma place est au front, et tu le sais.
-Non, pas cette fois. Ils sont nombreux, trop nombreux… On ne peut pas laisser les civils.
-Les civils ?
-Oui… C’est la panique. Il va y avoir plus de victimes.
Lorsque je rouvre les yeux, je ne sais déjà plus où je suis. Ishiro est déjà reparti, comme le bourrin qu’il est. Nos supérieurs me regardent avec un drôle d’air, et je les comprends… Même moi je ne comprends pas ce qui se passe dans ma tête. Est ce que j’ai… communiqué avec moi-même ? Parlé avec… moi ? C’est de la folie. Je dois rêver. Je dois être atteinte… Clairement. A nouveau, je sens la main de Kurtz sur mon épaule. Il dit un truc, mais je ne l’entends pas. Je comprends juste que je dois retourner au combat, quand il me tend des chargeurs. J’acquiesce. Alors que je suis fatiguée, éreintée, crevée, tout ce qu’on veut.
-Capitaine. Je vais couvrir les civils que vous avez regroupé.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Je prends congé des gradés et me dirige vers le centre de la ville. Tout en courant, je recharge mes armes. Mes dents sont serrées, mes jambes sont lourdes, mais je n’ai pas le choix. « L’autre » a raison. Le combat qui a éclaté est un chaos sans nom, et de là où je suis, je vois plus des Tuskens qui cherchent à fuir et à survivre qu’à réellement se battre. Pas de temps à perdre. J’accélère le pas autant que faire se peut. Tout ceux qui ne pouvaient pas se battre, les enfants, les malades, les vieillards, avaient été rassemblés à l’écart, pour leur éviter un massacre. Et surtout pour ne pas les avoir dans les pattes… Parce que massacre il y aurait eu si notre défense avait cédé. Ce qui n’est pas le cas jusque là, mais la ville se transformant à nouveau en champ de bataille, je vois encore des Tuskens affluer. Pas le temps de lambiner. Je vais au plus court, traversant des maisons abandonnées avant de passer par les toits, profitant des larges escaliers extérieurs. Et heureusement. Au moment où j’arrive sur place, je vois des Tuskens fuir, en tirant partout. Trois enfoirés de plus, droit vers LE lieu où ils ne doivent pas aller. Je ne réfléchis pas. Je ne regarde pas. Je prends mon élan et je plonge sur eux, agrippant l’un d’eux à la nuque. Je l’entends avoir un craquement écoeurant au moment où on percute tous les deux le sol, et je crois la voir faire un angle bizarre alors que je roule un peu plus loin dans le sable. La surprise est totale pour les deux autres. Mais mon regard se pose sur la main de la victime.
Un détonateur.
J’ai à peine le temps de me relever et de faire deux pas qu’il explose, le souffle de l’explosion m’envoie à nouveau bouler plus loin, me fait perdre tous mes repères. Le sable est aussi brûlant que poisseux, il colle à mes cheveux, ma peau, mon visage. J’essaye de me relever en m’aidant de mes bras, mais ceux-ci me lâchent brusquement.
Pas comme ça. Pas maintenant.
-Laisse moi t’aider.
-Tu peux pas.
-T’en as assez fait.
Je pousse sur mes mains. Je souffle. Je retombe encore. Doucement… Je me relève enfin. Lentement. Calme toi. Respire. Ma tête tourne. Les deux autres Tuskens sont morts. En tout cas, ils ne sont plus debout. A genoux dans le sable, je peine à reprendre une contenance. Je ne sais plus où je suis. Si. Tatooine. Anchorhead. Les civils. Je tourne la tête. Non.
Le bâtiment est en train de s’écrouler. Les tirs, les grenades, je sais pas, mais il va s’effondrer. L’adrénaline m’électrise, me fait réagir d’un seul coup et j’arrive à m’arracher du sol, au prix d’un effort qui me fait crier de douleur et grincer des dents. La porte… Bloquée. Des débris accumulés devant. Sans réfléchir, je me rue dessus, je les vire, je m’entaille les doigts une fois de plus, je m’arrache à moitié les ongles. Ca ne dure que quelques secondes, mais j’ai l’impression que ce sont des heures. J’ouvre la porte violemment et je me rue à l’intérieur. C’est là que ça me prend. C’est comme si on m’avait tiré un coup de fusil à travers les tempes. Mon crâne a l’air à deux doigts d’exposer. Je me prends la tête à deux mains, je me plie sur moi-même… Comme si ça allait faire quelque chose…
-Sortez ! Dégagez de là ! Magnez vous !
Je perçois tout juste le chaos que mes mots déclenchent, et soudainement, c’est comme si j’étais portée par une grâce divine. Ou le bol. Ou la Force. Ou la chance. J’en sais rien. Je lève les yeux vers le plafond au moment où il commence à s’effondrer. Non… Je lève les mains au dessus de ma tête en criant. Je ferme les yeux. J’entends le plafond grincer, couiner, alors qu’autour de moi et des civils, les fragments commencent à tomber. Puis un bruit de tempête, et tout s’effondre… Mais rien ne m’atteint. J’ouvre les yeux. Sans comprendre ce qu’il se passe, je regarde les gravats qui ne semblent pas vouloir tomber sur moi, comme si… ils étaient retenus par une force invisible… La Force… ? J’ai beau essayer de me concentrer, je ne comprends pas comment je fais. Au moment où je me rends compte de ce que je fais, les gravats finissent par tomber au sol. Je n’arrive plus à bouger quoi que ce soit, je vois juste tout ces débris se laisser tomber autour de moi, j’en prends un ou deux sur la tête que je me couvre…
Je sens les regards des civils sur mon dos, et je n’arrive même pas à me décider à me retourner.
Au loin, j’ai l’impression que les combats cessent un peu. Au moins, les habitants ont l’air en sécurité… pour le moment. Je finis par me détourner de ce foutu champ de ruines. Mes sens sont en ébullition, encore affûtés par l’adrénaline et l’excitation. -
Post n°29
Auteur : Super PNJDans les rues jonchées de cadavres d'Anchorhead, le capitaine Kurtz avait a peine eu le temps d'envoyer un message crypté au Quartier Général relatant les derniers évènements qu'une deuxième bataille s'engageait déjà.
Ce n'était plus le moment d'enterrer les morts ou de soigner les blessés, cette fois , la petite cité au milieu du désert s'apprêtait à affronter une deuxième attaque Tusken et les hommes n'étaient pas prêts, non pire que ça, ils étaient exténués, découragés mais face aux hommes des sables, il n'y avait qu'une seule façon de réagir: combattre et sans doute mourir...
-Aux postes de combat! nous serons l'écueil contre lequel la vague Tusken viendra se fracasser!
D'un pas rapide, il se dirigea vers le mur d'enceinte pour diriger les opérations et ce qu'il vit le laissa pantois, non les Tuskens ne passaient pas à l'attaque, ils fuyaient tout simplement, mais ils fonçaient se refugier directement sur sa position. les hommes des sables étaient assaillis par une nouvelle force en présence, ce n'était surement pas des troupes régulières, l'officier plissa les yeux, et reconnu cette horde disparate: les Freemen!
Le commandant Shark du 202eme corps l'avait bien averti que le Haut Conseil avait proposé de s'allier avec Leto et visiblement les deux parties avaient conclu un accord ce qui expliquait la bataille qui se déroulait sous leur yeux.
Malheureusement la petite cité se trouvait maintenant sur le vecteur de fuite des hommes des sables, déjà les premiers Tuskens désespérés entraient dans la cité, un seul speeder des marais avait eu le temps de se mettre en place et son double canon découpa une dizaine de Tuskens, les autres guerrier réagirent promptement jetant grenade et ouvrant le feu, le Twil'eck violet qui faisait office de servant abandonna son poste et les Tuskens déboulèrent dans la cité en hurlant, une barricade avait été érigée à la va vite , Moffit et quelques territoriaux faisaient de leur mieux pour bloquer les assaillants dans la partie sud de la cité, toutes les ruelles étaient maintenant barricadées et défendues par des Tatooiniens prêts à tout pour sauver leur vie.
A l'extérieur c'était une vraie curée, les engins des freemens passaient et repassaient dans les rangs désordonnées des tuskens égrenant la mort à chaque passage, mais les humanoïdes avaient le combat inscrit dans leur ADN à l'instar des clones de Kamino, le pilote d'un skiff récolta un coup de gaderffi en plein visage déséquilibrant l'engin, les passagers éjectés furent massacrés juste après avoir touché le sol, le sable passait du jaune au rouge vif.
Kurtz se désintéressa alors de ce qui se passait à l'extérieur pour se concentrer sur la défense d'Anchorhead, accompagné de quelques miliciens, il alla renforcer les barrages, tirant au passage sur un Tusken qui passait de toit en toit , il plaça les Tatooiniens en fonction des besoins sur les différentes barricades ,soudain une habitation explosa et profitant du chaos cinq tuskens se jetèrent sur les défenseurs d'une barricade, Kurtz en abattit deux, mais déjà d'autres humanoïdes profitèrent de la faille dans la ceinture défensive, c'est à ce moment qu'un géant Mandalorien venu de nul part se plaça dans la trouée obturant totalement l'ouverture improvisée et lâcha plusieurs rafales à l'aide de sa mitrailleuse lourde, cette position était sauvée pour le moment, un chasseur de prime et d'autres habitants vinrent remplacer les défenseurs tombés en récupérant leur arme au passage.
La situation semblait se calmer dans la cité, les Tuskens préférant dorénavant mourir sur place face aux freemen, leur ennemi héréditaire plutôt que de fuir dans Anchorhead, le deuxième speeder des marais prit position dans la ruelle, une femelle Twil'eck au commandes, l'entrée principale était sécurisée maintenant, il fallait que Kurtz en revienne à sa mission initiale: identifier et neutraliser le meneur Tusken, grâce au témoignage d'Ishiro, il avait appris que celui ci était certainement un adepte du coté obscur mais il fallait le retrouver avant qu'il ne se terre dans le désert et disparaisse à jamais.
L'officier retrouva ses deux nouveaux promus, il avait une lourde tache à leur confier: traquer ce Tusken noir!
Il retrouva Erys au milieu de civils au milieu des ruines, tous la dévisagèrent, que s'était il passé? il le saurait tôt ou tard pour le moment la priorité était de neutraliser le leader des sables. Il repéra également l'anzat couvert de sang qui s'approchait.
-Adjudant Shinra et Talmark.
Faites le plein de munition, prenez quelques hommes vous partez à la chasse!
Ramenez moi la tête de ce guerrier!!
L'ordre de mission était simple, mais la mission allait s'avérer compliquée, si les Tuskens étaient en déroute, on se trouvait toujours sur leur territoire et surtout le meneur maniait un sabre laser.
Deux Rat patrols se portèrent immédiatement volontaires, ils voulaient venger la mort de leur frère d'arme, ainsi que trois miliciens dont celui qui avait perdu sa famille dans la bataille, enfin 'une vierge des sables', surnom données aux jeunes femmes formées par les amazones voulait également la mort de ce Tusken.
L'équipe hétéroclite était maintenant rassemblée, elle n'avait plus qu'a se mettre en route.
Kurtz lui, devait rester la, il allait s'assurer que la horde Tusken avait été totalement neutralisée, et surtout il avait hâte d'échanger avec Leto, le chef freeman sanguinaire...Spoiler : Spoiler
"C'est décourageant le sable, rien n'y pousse. Tout s'y efface."
James Joyce -
Post n°30
Auteur : Rkorr’Otruur’KuarRkorr arriva au point de rendez-vous prévu depuis le début. Sur les lieux 30 guerriers Tusken de la coalition y avaient monté un campement. Tout le monde s’y rejoint et les guerriers prennent en charge leur chef blessé dû aux confrontations. Quelques instants plus tard, un humain débarqua sur le camp, il passa devant les guerriers pour se rendre auprès du Tusken noir qui venait de finir ses soins. Cet homme, c’était Shavic, un humain servant la cause Tusken en tant que diplomate. Après avoir eut la vie sauve par Rkorr, il déménagea au sein de la mer des dunes auprès du Clan de l’apprenti Sith où il apprit la langue ainsi que les traditions Tusken. Le chef de Clan se remit debout face à lui.
-Va sur ce chemin et dès que tu croises des humains, annonce leur que la coalition des sables mouvants à été détruite et qu’il est temps de faire la paix
L’homme ne demanda pas son reste et partit de suite en direction du chemin emprunté quelques instants plus tôt par Rkorr et ses guerriers. L’apprenti sith regarda maintenant son guerrier le plus sage surnommée Krok. Un vieux guerrier encore très efficace qui a connu bien des pillages.
-Krok, tu t’occuperas des négociations pour mettre fin à cette guerre. Tu sais comment me contacter si besoin. Nous avons d’autres projets maintenant que la coalition rivale est détruite.
Krok adressa un signe de la tête pour confirmer qu’il avait bien reçu l’information. Ensuite, le chef de la coalition confie l’enfant enlevé à l’un de ses guerriers pour qu’il le ramène au camp avec la prochaine relève. Rkorr ne pouvait se permettre de dormir ici cette nuit, il décida de prendre les Bantha et de continuer la route avec sa garde en direction des montagnes Noires, il est sûr d’y trouver un moment de paix là-bas pour se préparer à la suite du programme. Durant le trajet, Rkorr sentit un poids psychologique de délester de ses épaules. Il ne pouvait plus qu'espérer que les humains fassent preuve de bon sens en acceptant une trêve qui permettrait de sauver des vies humaines et Tusken. Il n’était pas adepte des sacrifices inutiles. Il avait déjà du mal à se dire qu’il avait vu des centaines de Tusken réduits au silence durant la bataille par les républicains et les Freemens. La haine grandissait en lui à chaque heure qui passait, mais il était encore beaucoup trop tôt pour cela.
Il était aussi temps que la paix revienne sur les terres de Tatooine car la période de reproduction approchait à grand pas et après ce carnage, ce ne serait pas de trop. De plus, la génération du premier fils de Rkorr arriverait bientôt à la fin de leur rite de passage offrant de nouvelles petites mains pour le grand projet Tusken. Dans tout ça, il y avait du négatif, mais aussi du positif. Cette période trouble à permis aux peuples des sables de s'accommoder avec les blaster humain et de s’endurcir face aux techniques humaines.
Alors que Rkorr avança sur le sable chaud de Tatooine, un des guerriers remonta la file pour se porter à la hauteur du chef de colonne.
-Vous pensez vraiment que les républicains acceptent la trêve?
-Ce qui nous sépare de nous et des humains, c’est notre mode de vie, nous sommes accoutumés à la mort et à la violence, eux pas vraiment et voudront sans doute se venger des dégâts fait sur leur ville.
-Mais pourtant ils ont détruit la coalition des sables mouvants, ils se sont vengés maintenant!
- Il ne sont jamais rassasiés. Ils veulent toujours plus. Un peu comme nous au final et c’est pour cela que nos cultures s'entrechoquent. Après, une trêve serait à leur avantage car ils sont vainqueurs au final après cette bataille et cela leur éviterait de perdre plus d’hommes.
Le guerrier se contenta de cette réponse et reprit sa place dans la colonne et la troupe s’enfoncèrent dans la nuit de Tatooine laissant les affaires géopolitique de la planète aux autres. -
Post n°31
Auteur : JagabamdaIls étaient vingt et cent, ils étaient des milliers, foulant le sable chaud de leur pied …. Animés d’une colère froide !!!
La nouvelle leur a glacé les os. Depuis la capital Mos City en passant par Mos Eisley, Mos'espa, Mos Pelgo, Plibene Rock, des habitants d’Anchorhead ont été massacrés.
Tous colons valides se sentaient concernés, spécialement ceux qui avaient gardé leur âme. Défendre, voir venger Anchoread devenu leur cheval de bataille.
Aux armes Citoyens !!! Dans toutes les cités, les groupes armés se sont formés… Leur rang grossissait au fur et à mesure qu’ils traversaient les villes en direction de la colonie martyre.
Ils étaient nombreux, très nombreux... Autant que les Tusken ou les soldats Républicains réunis ? Nul ne saurait dire … Mais une chose était certaine, c’est qu’ils n’avaient nullement l’intention de se laisser massacrer… Tatooine était leur planète à eux aussi…. Même si les Tuskens étaient là avant eux.
Ils allaient également se comporter en guerrier Sauvage et ne faire preuve d’aucune pitié.
- S’il faut mourir pour vivre libre, alors affrontons cette mort avec dignité !!! C’était une parole scandée anonymement du fin fond d’une cantina…. Et cela avait été le point de départ de ce soulèvement citoyen.
Si la République et le haut conseil avaient peur d’agir, les tatooiniens se défendraient par eux-mêmes.
Se souvenant de la rébellion d’antan, beaucoup retrouvèrent armes et munitions dissimulées à l’époque. Et c’est ainsi qu’une colonne d’une centaine de véhicule avait pris la direction d’Anchoread.
Bien décidés à montrer à ces sauvages que Tatooine appartenait tout autant aux colons. Hommes, femmes, jeunes ou vieux, humains ou extragalactiques, chacun armé de blaster, de fusils ou de simples outils tranchants, contondants formaient plusieurs bataillons.
Certains portaient le casque sans crins et la cuirasse de fer battu, quelques-uns se retrouvaient à bords de speeder, d’autres juchés sur des banthas devenaient des hommes géants sur des montures colosses. Les voilà venus, colonne épaisse, partis à la rescousse des leurs ….
Et me voilà au milieu de ce soulèvement, je tirai mon épée et je me retrouvai en tête. Les escadrons énormes s'ébranlèrent soulevant une « tempête » de sable.
Après avoir bien négocié une petite vente aux enchères pour le compte de la reine de Dantooine, J’étais resté sur la planète pour quelques jours de vacances bien mérités après une petite invitation d’une charmante tatooinienne. Moi, qui moi ? Ben Rick POOle !!! Qui d’autre triple buse !!
Bref, je pensais me la couler douce… Je me retrouvais sur le sentier de la … Guerre !!! Pourtant, je n’ai rien demandé, je me trouvais dans une cantina à profiter de la boisson locale, lorsque je ne sais pour quelle raison, j’ai parlé de « mort et de dignité » … L’alcool coulant dans mes veines, a nourri mes pensées qui ont révélées mon côté belliqueux …
Toute cette cavalerie, armes levées, étendards, mais sans trompettes au vent, formée en colonne descendit d'un même mouvement et comme un seul homme, avec la précision d'un bélier de bronze qui ouvre la brèche, s'enfonça dans le désert redoutable où tant d'hommes déjà étaient tombés.
Ils montaient, graves, menaçants, imperturbables, dans les intervalles de dunes on entendait ce piétinement colossal. Ils étaient deux colonnes, la première constituée d’engins et l’autre de cavaliers. On croyait voir de loin s'allonger vers la crête du plateau deux immenses couleuvres d'acier. Prêtes à bondir dans la bataille comme un prodige.
Rien de semblable ne s'était vu depuis la grand bataille de Tatooine où les cerbériens avaient combattu les soldats impériaux. On aurait dit que cette masse était devenue monstre et n'eût qu'une âme. Chaque escadron ondulait et se gonflait tels les Aelides, ces vers géants de la planète glaciale Khorm… On les apercevait à travers de vaste nuée de sable soulevée çà et là.
Mon récit semble d'un autre âge, mais je décris la vision de ce qui se déroule sous mes yeux… Cette bataille sanglante entre les Frimens et les Tuskens devant Anchoread.
Pêle-mêle de casques, de cris, de sabres, de masses bondissement orageux des croupes de banthas tumulte indiscipliné et terrible. Là-dessus nos cuirasses comme les écailles du dragon Krayt se mêlent à la bataille. Rapidement, à bout de force, les Tuskens décident de déposer les armes à nos pieds, trop heureux d’échapper aux Freemens et un destin funèbre. Malgré la rage qui anime mes compagnons, notre humanité n’est pas perdue, et nous acceptons la reddition sans condition des pillards des sable…. Heureusement, la sauvagerie ne nous a pas emportée…
Juché sur ma monture, j’observais la fin des combats. Quand devant moi, surgit un drôle de duo, un humain vêtu de loque Tusken accompagné d’un vieux guerrier. Je mis pied à terre et main sur mon sabre je me dressais fièrement face à eux.
Celui-ci se présente, Shavic était son nom. Il représentait le chef « Krok » qui l’accompagnait, de la coalition des sables mouvants … Quel titre ! Avec un nom comme ça, cela ne m’étonne pas qu’il s’enfonce !!! … Je me retiens de ne pas sourire à pleines dents.
Je ne dis mot, j’écoute. Des infos m’avaient été transmis auparavant par le canal diplomatique… Un sith menait cette bataille en s’autoproclamant chef des Tuskens… Je gardais cette info précieusement dans un coin de ma tête pour ne pas alarmer ni décourager mes compagnons…
Ce Shavic se définissait comme émissaire de paix entre les colons et les Tuskens … Après tout ce sang versé ! Laissez-moi rire !!! Mais là encore, je me retiens !!
Il proposait purement et simplement une trêve entre les deux camps, les Tuskens acceptant de cesser le combat et de retourner vivre s’isoler au fin fond du désert.
Ça pourrait être une proposition alléchante, mais les hostilités ne venaient pas de notre part. Et au cri de mes compagnons qui n'entendaient pas de cette oreille, je compris que Tatooine demandait réparation. De toute façon, même si j’avais été désigné comme le meneur de ce mouvement citoyen, je ne restais qu’un invité. Je ne pouvais négocier au nom du peuple de cette planète, pourtant, reprenant mes bonnes vieilles habitudes, je ne pouvais m’empêcher de la ramener.
- Avant toute chose, Messieurs, en signe de bonne foi, nous exigeons la libération immédiate de tous les colons, Femmes, hommes et enfants capturés pendant votre épopée… Il va de soit que si négociation il y a, en contrepartie, il faudra livrer le Sith… ...Et là, cette fois le mot était lâché, je n’ai pu le retenir … Oui, le Sith ! ... Le Sith qui vous commande. Dis-je de ma voix ferme.
Je peux lire, l’étonnement, la peur et l’effroi sur le visage de mes camarades et afin de les dissiper, je rajoute :
- Les Tuskens, les Freemen, les colons sont les habitants de Tatooine, ils peuvent vivre en paix sur cette même planète qu’est la leur.
Reprenant mon statut d’émissaire fédéral, je poursuivis :
- Pour la République, ce Sith qui vous a poussé à vous soulever, est considéré comme criminel de guerre et il sera pourchassé comme tel… Et il n’y aura pas de trêve tant qu’il ne nous sera pas livré… Pour résumer, pour entamer la négociation il vous faudra nous ramener tous les colons prisonniers, nous y veillerons qu'il ne nous en manquera aucun et nous livrer le Sith...
J'avais l'impression de répéter mes paroles, mais c'était pour que ce soit bien entendu et compris... Par expérience, je sais s'il y a compromis ces deux conditions seront ferme. C’est ça ou rien...
Les cartes sont maintenant sur la table… La main est tendue, à eux de la prendre… La balle est dans leur camp… …. -
Post n°32
Auteur : Erys TalmarkA nouveau, je dois me battre, alors que j’étais à bout de forces. Tout du moins, je le croyais, parce qu’à force de le dire, je vais croire que j’ai des ressources insoupçonnées. Je ne vais pas mentir, j’ai l’impression de tirer au maximum sur mon corps et pourtant, je vais chaque fois un peu plus loin. Tant pis pour la compréhension, je verrai ça si je survis à cette folie. Parce qu’à peine les gravats retombent autour de moi que je me relève de toute ma petite hauteur. J’essaye de faire preuve de fierté, pour une fois. Les civils en ont besoin, j’en suis persuadée quand je me retourne et que je les regarde. Mais je n’ai pas le temps d’ouvrir la bouche, de parler ou d’attendre quoi que ce soit. L’adrénaline continue d’affluer dans mes veines, et quand je me décide à remonter les rues, Kurtz me tombe dessus, avec sa grosse voix et tout ses galons et sa grande gueule.
-Adjudant Shinra et Talmark.
Faites le plein de munition, prenez quelques hommes vous partez à la chasse!
Ramenez moi la tête de ce guerrier!!
Je le regarde sans réellement comprendre ce qu’il en retourne. Ishiro l’a suivi, au moins lui l’air de comprendre ce qu’il en retourne. Ce qui m’arrange, globalement. Ca m’évite de croiser le regard du capitaine, déjà, et de devoir demander des explications que je n’arriverais de toute façon pas à suivre. Je suis morte, métaphoriquement, et de toute façon, je crois que les enjeux ici m’échappent. Aussi, quand on me dit de partir en chasse, ça me rappelle un peu ces moments sur Coruscant avec Athéna. Entre fuite et poursuite, toujours sur le fil du rasoir, prête à aller vers un danger que je ne comprends pas vraiment. Mes pensées sont un peu troubles… Mais au moins, je suis sur quelque chose qui me correspond.
D’un mouvement de tête, je demande à Ishiro, aux deux Rat Patrol, à la vierge des sables et aux trois miliciens de me suivre. Déjà, recharger les armes, et un peu les batteries aussi. Déjà parce que moi j’en ai besoin, et ensuite parce qu’il va bien falloir que je me trouve des boucliers humains si je veux survivre. D’autant que nous n’avons ni armure, ni soutien, ni rien. Tant pis… nous finissons par trouver à la fois du calme et de quoi nous ravitailler. Je suis tendue comme jamais, je ne sais pas pourquoi, et c’est dans un silence de mort que je fournis à tout le monde eau et cartouches, avant de m’éloigner un moment. J’ai besoin de calme, d’une petite minute pour me remettre, mais même ça je n’y ai pas le droit, vu qu’une main vient taper sur mon épaule. La vierge des sables. Une gamine, j’ai l’impression de regarder dans un miroir. Mais elle semble impressionnée par les galons.
-Adjudant Talmark, c’est ça ? Moi c’est Neela. Je… Je voulais juste vous remercier. Vous, et vos collègues.
Je la regarde de travers. Me remercier de quoi ? Ces bouseux n’ont plus de maison, de protection, de… rien en fait, et elle me remercie de pouvoir continuer sa vie pourrie sur sa planète à la con ? Elle me rappelle la Twi’Lek au camp d’entraînement, Lekkus, qui avait l’air d’avoir peur de son ombre. Et en même temps, il valait mieux ça que de n’avoir peur de rien et sauter sur la première mine qui passait. En plus, je me vois mal l’envoyer paître. Au fond de moi, une voix me murmure qu’ils ont besoin d’aide, peu importent les conséquences. Et il faut croire que c’est pour notre pomme. Alors je hoche doucement de la tête vers la jeune fille.
-De rien. Mais nous n’en avons pas terminé. Rassemblement.
C’est sorti tout seul. Ma voix s’est levée d’un coup, comme si quelqu’un d’autre avait pris ma place. Il faut vraiment que je reprenne ces fichues pilules. Mais alors que je suis toute à ma réflexion, je m’entends à nouveau parler.
-Ishiro, c’est toi qui a vu notre cible et sa direction quand il nous a échappé. Charge à toi de nous mettre sur ses traces. Les Rat Patrols sont doués pour suivre des traces, et avec les locaux, nous devrions avoir les moyens de les suivre. Je vous rappelle que notre seul objectif est de retrouver ce Tusken à la con, et de le calmer une bonne fois pour toutes. Mais avec prudence, on ne sait pas ce qui l’accompagne.
Je regarde mon acolyte avec les sourcils légèrement froncés. Pour l’heure, j’avais décidé d’organiser ce chantier à ma sauce et de diriger un peu ces gars qui avaient l’air aussi fatigués que moi. Je voulais faire honneur à la Garde, intérieurement, et ça impliquait aussi de ne pas me faire couper la parole par Ishiro. Implicitement, je comptais sur lui pour vraiment nous mettre sur le bon chemin. Ce type, d’une manière que je ne m’expliquais pas, avait un genre de don pour ressentir les choses… Un peu comme moi, mais en plus exalté, présent… et conscient. De là à savoir si c’était la Force ou autre chose… Là, j’avoue mon ignorance. Et aussi que pour le moment, je m’en tape royalement. Mon objectif, c’est de ramener tout le monde à peu près vivant, et si ce n’est pas possible, que JE revienne vivante.
-Prenez de l’eau, de quoi manger. Départ dans trente minutes.
J’hésitais à rajouter « que la Force soit avec nous ». Mais franchement, la Force ayant manifestement tendance à se moquer de nous vu ce qu’il nous arrive depuis le début de cette mission, je me garderais bien de l’invoquer. Ou alors en cas d’extrême nécessité. Et de toute façon, je ne compte pas leur démolir ce qui leur reste de moral. Après avoir rechargé mes armes et embarqué de quoi tenir, je me retrouve à être la première au point de rendez-vous. Tant mieux, j’ai besoin de me poser. Mes yeux me brûlent, et mes muscles tirent, et pourtant… Et pourtant, je me sens presque bien, presque dans mon élément, bien plus que les autres. Les deux Rat Patrol ont l’air épuisés, simplement, mais les locaux, eux, c’est pire. Ils ont vu des horreurs qu’ils n’auraient sans doute jamais du voir avec cette foutue attaque… Tout ça parce que des crétins de Tuskens se sont dit que c’était une bonne idée d’aller emmerder les locaux… Y’a pas assez de sable sur cette foutue planète, pour que tout le monde puisse s’en mettre une poignée dans le…
Une tape sur mon épaule m’interrompt dans mes pensées. Les autres commencent à arriver, et heureusement, sinon j’aurais eu des mots regrettables. Enfin, surtout pour vous, qui lisez mes pensées schizophrènes, bande de malades. Bref… Je me tire de ma réflexion et déplie mes jambes pour me mettre avec les autres. Le temps de rapidement s’étirer et je regarde la fine équipe, surtout celui qui est sensé être mon collègue, l’andouille d’adjudant Anzat.
-Ishiro, à toi l’honneur. -
Post n°33
Auteur : Ishiro ShinraLes ordres sont pour le moins simples, il suffit de retrouver l'autre empafé de Tusken, ce chef.
La gamine semble se faire de nouveaux admirateur, une autre gamine semble ne pas vouloir lui lâcher les basques, elle lui colle au train et la nouvelle promue au rang d'adjudant semble ne pas savoir quoi faire de ce nouveau boulet.
Erys fait un bref topo pour tout le monde, nous voilà maintenant 8 pour cette mission, espérons que sa ne tournera pas au carnage lorsque nous tomberons sur les hommes des sables, il va falloir faire preuve de discrétion pour garder l'avantage. La gamine me désigne pour diriger la chasse.
Cela me plait, je vais enfin faire ce pour quoi j'ai passé mon enfance à m'entrainer, même si notre gibier est de taille, je me réjouis d'avance. Je profite de faire le plein de munitions, et je m'installe un moment sur un morceau de ruine, j'observe le groupe, et constate l'état de fatigue des miliciens, de Erys. C'est éprouvant pour tout le monde, je le vois bien. Pendant que je fais mon analyse, machinalement je sors mes vibropoings, et je vérifie qu'ils tombent parfaitement bien dans mes mains, c'est important de ne rien laisser au hasard maintenant, il sera trop tard pour s'en inquiéter face à l'autre salopard de Tusken
Je repense à la dernière fois que j'ai croisé ce chef, sombre Sith, a ce qu'on dit, et rien que cette pensée me fait saliver, je ne peux m'empêcher de penser que sa soupe doit être différente des autres que j'ai plu gouter avant. Je tombe dans une sorte de méditation, comme si une partie de mon être souhaitais le retrouver, comme lorsque l'on sent un doux fumet qui nous guide vers un délicieux repas, j'ai l'impression de sentir ce gars quelque part, pas si loin de nous que ça. Tout mon être se met à vibrer. À ressentir cette présence, à commencer à me guider. C'est incroyable et inexplicable. C'est comme si je savais dans quelle direction aller sans savoir ou je vais.
Erys se plante devant moi, je la ressens aussi, même si mes yeux sont clos.
Je me lève au moment ou elle m'invite à y aller. J'observe chacun d'entre eux, je vois les Rats prêt à en découdre encore, comme de bon et loyaux soldat, les miliciens sont quand à eux un peu moins sûr d'eux, mais notre récente victoire sur les Tusken, si on peu parler de victoire semble leur donner du courage à en revendre, il faut juste espérer que cela durera, et notre dernière recrue est toujours en pleine admiration de Erys, je pense qu'elle serait prête a prendre le sentier de la mort sans hésitation si l'adjudant de la garde le lui demandait. Je fais quelques pas et me tourne vers la troupe, Erys à ma gauche, j'annonce froidement :
" En chasse !"
Je me retourne et prends la tête du groupe, laissant à Erys le soin de se charger que tout le monde suive le rythme. Dès la sortie de la ville, je rejoins l'endroit ou j'ai perdu la trace du Tusken, dans les montagnes. Lorsque j'approche les amas de pierre, je me sens attiré par une force invisible, je ne sais pas comment nommer cela, mais pour faire simple je vais parler de son gout, quelque chose de fort, mais de très attirant, encore une fois comme un plat parfaitement assaisonné. Je suis le fumet délicieux qui m'attire, et je progresse normalement, je reconnais l'endroit pour y être passé plusieurs fois lorsque je cherchais ce fourbe de Tusken. Un bref coup d'œil en arrière pour m'assurer que tout le monde suit, et je constate que tous sont là. Je continue sans un mot, concentré par mes émotions, qui me guident vers notre destinée, vers notre objectif de chasse.
Je reconnais bien l'endroit ou nous sommes maintenant, c'est exactement l'endroit ou j'ai perdu la trace du Tusken un peu plus tôt. Il y a encore des traces des sang partout mais les deux cadavres des Freemens ont disparu, plus aucune trace d'eux. Je m'agenouille un instant, je regarde si des indices peuvent m'aider à retrouver la trace du chef des hommes de sables, des indices visuels. Les Rats n'ont pas eu besoin que je dise quoi que ce soit, ils ont immédiatement fait à l'imitation, quand aux miliciens, les pauvres sont à bout de force, ils suivent tant bien que mal et profite de ce temps de pause pour s'assoir un instant, Erys est toujours affublée de la vierge, qui se refuse de rester trop loin d'elle, mais ce n'est pas mon affaire, et je la préfère dans ses pattes que dans les miennes.
Un des Rats m'interpelle, il semble avoir repéré quelque chose. J'approche et effectivement, les traces dans le révèle un endroit où l'on s'est reposé à cet endroit. Ces guerriers habitués à marcher en file indienne, à masquer leurs traces, ont dû partir précipitamment, car aucune discrétion n'est de rigueur, on remarque bien le pas lourd de trois personnes qui fuient vers le sud. Mes sens m'indiquent la même chose, c'est effectivement dans cette direction que ma soif de soupe me guide, je suis sûr de la direction à prendre. Alors je me remets en marche, j'ai retrouvé cette voie perdue plus tôt, je sais dans quelle direction chercher, et je n'ai pas de stress de recherche. Les premières heures de traques sont faciles, mais petit à petit les traces finissent par disparaître, balayées par les courant thermique de la planète, qui nettoient progressivement ces empreintes éphémères, pour ne rien laisser d'autre que des étendues sablonneuses vierge de toutes traces.
Alors je me fie maintenant à mes sens, qui sont les seuls indicateurs que j'ai, nous continuons jusque-là tombée de la nuit avançant à un assez bon rythme, mais pour le reste de la nuit, il nous faut nous arrêter, les miliciens et la jeune groupie d'Erys ne tiendrait pas le rythme toute une nuit. C'est à regret que je stop la marche.
"Reposez-vous, on repars demain à l'aube !! -
Post n°34
Auteur : Super PNJDu haut de sa barricade, le capitaine Kurtz n'en croyait pas ses yeux , il venait tout juste d'envoyer une escouade trauer le Sith et maintenant la horde Tusken était prise en étau, d'abord dans le désert en proie aux attaques sanglantes des Freemen puis par des volontaires Tatooinien venus d'où ne sait d'où et coincée par les derniers défenseurs d'Anchorhead.
Peu à peu les rangs des hommes de sables s'égrainaient et les combats ralentissaient faute de combattants et finalement vint un émissaire de paix humain qui venait négocier une trêve au nom du clan Tusken.
C'était enfin le moment de stopper les hostilités, bombant le torse, l'officier ordonna:
-Cessez le feu!
Un ordre qui sonnait comme un soulagement, les défenseurs de la cité martyr soufflèrent, on commençait à secourir les blessés, à chercher les morts ou les disparus, les Tuskens se rassemblaient autour de leur leader abandonnant leur gaderfii dans le sable.
Tous les regards étaient hagards, ne croyant pas que cette bataille était enfin finie et surtout qu'Anchorhead avait résisté aux Tuskens, mais sur le champs de bataille une étrange lueur se lisait dans les yeux de Leto, le leader Freemen.
Pour lui il ne pouvait y avoir de reddition, il devait massacrer les hommes des sables jusqu'au dernier, le désert appartenait dorénavant au Fremenn, armé de son couteau, il s'approchait des prisonniers et en égorgea un par derrière, aussitôt d'autres Freemen voulurent se joindre au massacre mais Kurtz s'interposa l'arme au poing.
-La République pourchassera tous les criminels de guerre, et on vous fera pendre au bout d'une corde!
Les Freemen hésitèrent, tous avaient en mémoire comment le général Valiant avait repris la garnison impériale et ce qui était advenu des traitres.
Leto cracha sur le cadavre encore chaud du Tusken qu'il venait de tuer et essuya sa lame rouge sur son pantalon.-Et effectivement l'officier des Renseignements se sentait bien seul, même s'il pouvait compter sur Moffit, un des dernier Rat Patrol à ses cotés, cependant, il représentait toujours la République et parlait en son nom.
Ce ne sont que des animaux! et la République a abandonné Tatooine depuis des décennies déjà, vous n'avez pas de leçon à nous donner , et vous êtes en bien mauvaise posture pour me menacer! écartez vous!!
-Je le répète, si vous touchez aux prisonniers vous aurez affaire à la Haute Cour de Justice de la République!
Pendant un long moment Kurtz et Leto se jaugèrent, le Freemen ne pouvait perdre la face devant ses hommes cependant s'il voulait sa place au Haut conseil de Tatooine il ne pouvait se mettre la République à dos, finalement, il rangea son poignard et bouscula Kurtz pour retourner sur son engin en hurlant.-Vous n'êtes que des lâches!Kurtz ignora cette dernière provocation de Leto, car pendant ce temps au milieu des sables, un étrange émissaire négociait avec l'étonnant duo que formait Shavic et le chef Krok...
"C'est décourageant le sable, rien n'y pousse. Tout s'y efface."
James Joyce
Spoiler : Spoiler
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Post n°35
Auteur : Erys TalmarkAu moins, je ne me suis pas trompée en confiant à cet Anzat le soin de mener la traque. Déjà, ça me permet de garder un œil sur lui, de loin, vu son appétance pour les disparitions dans l'ombre et son goût des justifications boîteuses, en plus de sa propension à en faire un peu trop qui a tendance à me rendre irritable. Surtout, ça me donne l'opportunité de me placer en queue de peloton, pour à la fois aider les quelques uns qui pourraient trébucher, et m'en servir comme bouclier quand viendra le moment de combattre. Qu'on soit bien clairs, je ne compte pas laisser la vie ici parce que je sers la République... Et puis, ça me permet aussi de discuter rapidement avec Neela. Oh, c'est sur, la discussion est loin d'atteindre des sommets de précision, mais à quoi peut-on s'attendre quand on met en relation une Garde Républicaine à peine formée et qui a perdu sa jeunesse et une partie de sa mémoire d'un côté, et une gamine qui n'a vu que du sable et des glands toute sa vie ? Pas grand chose, voilà, merci.
Et pourtant, malgré toute mon envie d'être sérieuse et concentrée, j'ai cette petite voix qui me murmure que non, il n'y a pas que le Tusken noir qui importe. Bien sûr, c'est notre mission, et j'imagine mal Kurtz se satisfaire d'une escouade fatiguée qui aurait laissé s'échapper notre ennemi, et probablement instigateur de ce foutu chaos. Mais il y a tout de même ces gens, que nous avons protégés et accompagnés. Après tout, parmi tout ces gens d'expériences, notamment les Amazones, pas un seul n'avait hésité à aller chercher de l'aide dans la population, alors qu'à mes yeux, ils étaient tous bons pour la décharge. Ou un bon bain, à l'odeur. Et pourtant, ils s'étaient tous battus comme les morts de faim qu'ils étaient. C'était ça, se battre pour quelque chose ? Pour une maison ? Je ne vais pas vous mentir... Je n'ai aucune idée de ce que représente ce concept. Hormis pour ma vie, comme tout le monde, je ne me bats pour rien, si ce n'est la République. Et même ça, c'est... un prétexte. C'est quoi, la République, pour moi ? Rien. Un système qui broie les gens, comme moi, qui aurait du me détruire aussi et dont je ne suis sortie que par la chance.
Et pendant que ma petite voix me murmure tout ça, je me retrouve aussi à écouter l'histoire de la gamine, la vierge des sables comme elle aime s'appeler. Pour moi, ça reste une gamine, mais peu importe. C'est presque comme si je prenais plaisir à l'écouter parler de ferme hydroponique, de sable, du manque d'eau et de la vie difficile... En fait, je me fous de ce qu'elle raconte, et en même temps je m'y intéresse. Parce que jusque là, entre Froome, Namtrah, Ishiro et Kurtz, j'ai surtout vu des types blasés. Déjà poncés par la vie, les combats, habitués à se planquer, eux et ce qu'ils sont. Alors que Neela, elle, elle n'a pas tout ça. Je le perçois dans ses expressions, ses intonations, ses modulations de voix, qui varient entre le désespoir et l'exaltation, la joie et la tristesse, l'excitation et la peur. Elle passe par tout un prisme d'émotions que je prends en plein dans le ventre, alors même que je suis incapable de restituer la moindre parcelle d'information dans ce qu'elle vient de dire.
C'est triste à dire, mais alors que cette fille a vécu toute sa vie sur une planète pourrie, sans eau, sans avenir autre que se marier à son cousin vu qu'ils sont sûrement tous consanguins, pour finir par probablement crever face à un Tusken Sith qui pue encore plus que les autres vu la ferveur avec laquelle Ishiro lui court après, elle a quand même une vie plus heureuse que la mienne. Qu'est ce qui me fait vibrer, moi ? Pas grand chose. Rien en fait. Avant, il y avait Artémis et sa bande, mais c'était parce que j'étais encore cette petite voix enfantine. Je faisais quelque chose sans comprendre. Et maintenant qu'ils sont partis, je n'ai rien retrouvé pour... compenser. J'avais senti une petite pointe de changement quand j'avais vu les Amazones, mais ça s'est vite estompé vu que je n'ai qu'à peine pu leur parler et combattre avec. Ishiro, lui, me laisse de marbre comme il n'hésitera pas à nous laisser derrière si il trouve de quoi se faire un bon repas. Et tout le reste est à l'avenant. Pas de passé, pas vraiment de présent, et un avenir qui se limite à « Est ce que je vais me faire boulotter l'arrière train par une bestiole improbable dans les prochaines secondes ? »
Ouais. Déprimant. Finalement, je ferais mieux de la faire taire. Ou pas, puisqu'elle me distrait tout de même, pendant que je garde un œil sur la troupe et les alentours. Je laisse aux bons soins de notre alien de compagnie l'étude du sang qu'il retrouve, en compagnie des Rats. De mon côté, j'essaye surtout de regarder les alentours. Du sable, un peu de cailloux, et un ennui mortel. Et surtout, la sensation d'être dans un four thermostat 12 à chaque instant tellement la chaleur est écrasante. Notre proie est sans doute partie voilà trop longtemps, et c'est bien le souci : on est en retard. Beaucoup trop, sûrement. Même avec son sixième sens de psychopathe de mauvais film d'horreur, c'est pas l'Anzat qui fera la différence, et je pense qu'il le sait. Moi, ça ne me dérange pas de marcher longtemps. Les Rats, pareil. Mais les autochtones... Eux, ils vont y rester si on fait ça. Et je vois à leurs têtes, quand Ishiro les stoppe, qu'il y a du soulagement et de la déception en même temps. C'était certain qu'on attraperait pas notre ami le Tusken aussi rapidement.
Une fois que tout le monde a déballé son barda, je fais rapidement le tour, en silence, surtout pour voir la tronche que tout le monde a. Bon, l'avantage, c'est que je dois avoir moi-même une tête à faire peur... Mais ils ne le montrent pas, ou ne m'en parlent pas. Une tape sur l'épaule et en avant. Je ne sais pas si ils en ont besoin, mais je me dis que si ça peut aider... Alors autant le faire, surtout que je ne sais pas combien vont revenir. Je m'attelle à distribuer de quoi manger et boire pour chacun, en rationnant déjà les portions, tout en distribuant des tours de garde, deux par deux, en me mettant avec Neela sur le premier tour.
Effectivement, elle ne me lâche plus, et quand je m'installe pour prendre ce fichu tour de garde avec elle, le premier, elle ne peut pas s'empêcher de parler, encore.
-Pourquoi vous êtes là ? Vous ne m'avez pas répondu tout à l'heure. Vous avez toujours l'air de... de savoir quoi faire et quand, comment vous faites ?
Ah. Moi, j'ai l'air de savoir quoi faire ? Soit elle est aveugle, soit elle est trop gentille, soit elle n'a pas l'habitude. Du coup, j'hésite quand même à lui pourrir ce doux rêve, à cette gamine. Et en même temps... Ca se trouve, je pourrais l'emmener, quand on aura fini la mission. C'est toujours utile, de l'aide. Et puis, elle est honnête... Alors je vais l'être aussi.
-Le secret c'est... de faire semblant. En espérant que ça se voit pas. Faire semblant. Comme si je savais ce que c'était d'être adjudant. Tu vois les galons, là ? On vient de me les donner, alors que je les mérite pas. Sauf que j'ai pas le temps d'attendre de les mériter. Parce que si j'attends, je serai morte avant, sur cette foutue planète. Alors en attendant, je fais semblant de mériter et de savoir ce que je fais. En espérant que ça me laisse suffisamment de temps pour mériter ce foutu grade.
Je vois bien qu'elle me regarde avec étonnement. C'est sûr qu'un soldat qui se rabaisse comme ça, ça peut faire bizarre. Et en même temps, c'est tellement raccord avec ce que je ressens, là, tout de suite.
-Et puis, quitte à avoir commencé... On est venus pour régler le cas d'insurrections Tuskens, et on se retrouve à défendre une ville pourrie qui finalement se défend presque elle-même. Ca motive aussi. De voir que même si vous savez que cette ville ne vaut rien, c'est votre ville. J'aime toujours pas cette planète, et j'ai toujours pas digéré l'accueil qu'on nous a fait. Mais si des fermiers se battent comme ça, pas de raison qu'on le fasse pas aussi.
J'ai l'impression que je peux parler librement. Comme si de toute façon, mes paroles allaient s'effacer comme les traces sur le sable. Bien sûr, c'est pas avec elle que je m'imaginais parler. J'en profite pour la regarder. C'est une gamine, à peine mon âge, et encore... Le teint mat et hâlé, des grands yeux très clairs, bleus, presque blancs, des cheveux noirs attachés dans le dos, et la tenue habituelle des fermiers locaux, ample et large, grossière, pour protéger au mieux le corps de la poussière et du sable.
-J'ai rien à quoi me raccrocher quand je me bats, moi. J'ai pas une maison ou quelqu'un à défendre qui m'oblige à me surpasser. Alors que toi, t'as tout ici. Donc tu te défends encore plus fort. J'aimerais bien trouver ça, aussi. Un jour. Peut-être. Sauf si j'y reste. -
Post n°36
Auteur : Rkorr’Otruur’KuarLe Tusken en charge des négociations avec les humains observa chacun de ses interlocuteurs. C’est impressionnant comme chaque humain est diffèrent d’un autre. Il y en avait des empathiques, des sadiques, des impartiaux… C’est une autre culture comme on dit. Krok' laissa parler le diplomate mi-humain mi-Tusken à sa place. Shavic prenait son rôle très à cœur. Il traduisait les décisions de Krok' sur les conditions de l’accord de paix.
Le groupe diplomatique Tusken écoutait avec attention les demandes des Républicains. Les deux principaux négociateurs du clan se regardèrent, ils échangèrent quelques paroles, se concertèrent et reprirent la négociation avec la femme représentante des humains.
-Nous acceptons de vous livrer tous nos prisonniers ici même dés le prochain cycle Lunaire.
Le visage de Shavic changea légèrement d’expression quand le cas de Rkorr commença .
-Vous avez déjà tué le chef de la coalition durant la bataille donc il n’y a plus rien à craindre pour les humains maintenant. En ce qui concerne le sorcier Tusken que vous appelé « Sith », il n’a pas joué de rôle majeur contrairement à vos croyances. Et nous ne sommes pas assez puissants pour vous le livrer.
Je vous propose plutôt ceci : une trêve durable est établie entre les Tusken et la République/Freemans afin de laisser le Peuple des sables entamer la saison de Reproduction et en échange, le peuple Tusken vous donne la localisation du Sorcier Tusken et s’engage à ne pas attaquer les convoies dans la mer des Dunes pour une durée de 2 cycles Solaires sans oublier la libération des prisonniers des deux camps.
Ainsi, tout le monde y trouve son compte et la planète peut espérer une période de paix solide entre nos deux cultures.
Krak' resta impassible derrière Shavic en espérant que tout se passe bien même si l’appel du sang coule toujours dans ses veines et dans chaque veine de chaque Tusken mais ces négociations étaient essentielles pour la prospérité des hommes des Sables. Il était évident que le peuple des sables aurait leur revanche un jour ou l’autre sur les Freemans.
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Au milieu des montagnes noirs de Tatooine, un lieu réputé pour la présence constante de la force obscur, Rkorr entra, accompagné de ses troupes, dans la caverne du célèbre monstre Shaül. La créature n’y était plus mais peu de gens le savait, voir même personne car tout ce qui s’aventurait sans cette caverne, n’en sont jamais ressortit. Les Tuskens ne trouvèrent que des cadavres de Tusken en décomposition et des morceaux du monstre. La vision était horrifique. Rkorr leva la main en signe d’arrêt et s’engagea seul dans les profondeurs de la caverne sombre et sinistre où le coté obscur pouvait se faire ressentir par n’importe qui.
Les guerriers Tusken frottèrent leurs habits sur les roches noires de la montagne afin d’assombrir leur tenue et ainsi d'honorer le Tusken Noir comme pour prouver leur allégeance.
Chacun savait qu’un rude combat s’annonçait et leur seul issus serait la victoire ou la mort contre les envahisseurs humains. Là où seule la volonté et la détermination fessaient la force car trop étroit pour le nombre et trop escarpé pour les machines.
Alors que leur chef avait déjà disparu dans les méandres de la caverne, la troupe agença le terrain à leur avantage en y fabriquant des pièges grâce à des rochers ou tout autre élément naturel à leur disposition. -
Post n°37
Auteur : Ishiro ShinraTatooine…
Du sable, de la chaleur, encore du sable, encore de la chaleur…
Même la nuit, on crève de chaud.
Je me suis réveillé en plein milieu de la nuit, transpirant comme un malade, et plus moyen de refermer l'œil. Ça me travaille, je suis hanté par la traque du Tusken, de ce terrible homme des sables. Je veux tellement partir en éclaireur, retrouver sa trace, tout mon être aimerait partir en chasse et le trouver, enfin presque tout mon être, car je ne peux m'empêcher de repenser à l'autre emmerdeuse qui risque de me faire un flan, repartir sur tout un laïus sur la cohésion ainsi que l'esprit d'équipe, sur le fait de ne pas laisser tomber les camarades, de protéger son équipe, bla, bla, bla…
Je me rends compte que je ne la comprends pas beaucoup la petite, en fait je ne capte rien en elle…
Elle est aussi agréable qu'un jour en plein soleil sur Tatooine, aussi transparente qu'une porte blindée. Souvent renfermée sur elle-même et ensuite elle explose pour me tenir des théories sur le groupe et l'abandon. Anchorhead ce n'était pas vraiment facile, une grande boucherie dans tous les camps. Et on a tous des torts et je reconnais les miens sans aucun problème. Je peux même dire que j'ai pris goût à ces effusions de sangs, à ces féroces combats sanglant, même si la traque et la chasse dans l'ombre, la progression silencieuse qui précède la mort de mon adversaire reste le plus excitant à mes yeux. J'aime le son de ma lame qui tranche de part en part une gorge délicate, la dernière expiration de ma victime sans aucun autre bruit. Juste le silence de la mort
Le seul point positif à devoir attendre tout le monde, c'est seulement s'ils sont nombreux en face à nous attendre, pouvoir anticiper les attaques et pouvoir riposter, mais pour le reste, sa ne joue pas en notre faveur. On est lent, bruyant, repérable, et au moins la moitié d'entre nous ne connais rien au combat. Plus la fatigue qui vient mettre son grain de sable, on à vraiment l'air d'une bande de guignols en vadrouille sans être vraiment préparé. De plus aucune réelle discipline dans nos rangs, quand tu vois que la "vierge des sable" et Erys taille la bavette à longueur de temps, et tous ces pécores qui font de leur mieux pour … rester discret…mais qui ne font rien de bien, sa n'aide pas à peser lourd dans la balance.
Je ne peux pas leur en vouloir, tous volontaire pour suivre le second adjudant du groupe. Je ne suis pas sûr du tout que l'on m'aurait suivi avec autant d'enthousiasme, ou alors par crainte. Les RATS eux semble dans leur domaine de compétences.
Mes pensées reviennent sur ce Sith, de ce que l'on nous a rapporté, ce pourri qui hante mon esprit, sa soupe m'appelle, c'est incroyable.
Je prends deux minutes pour moi, je ferme les yeux.
J'ai l'impression de le sentir, ou plutôt de sentir sa soupe.
Je salive de simplement me rappeler de son aura, je le revois juste en face de moi, dans Anchorhead.
Je me concentre, et je crois commencer à halluciner, car il me semble percevoir son aura, au loin au nord-est de notre position.
Je me concentre sur ce que je ressens, sur cette sensation nouvelle, sur cette aura délicieuse, figé dans mon esprit comme un souvenir inoubliable depuis le jour de notre rencontre.
Je le vois maintenant, je le sens. J'ai l'impression de le percevoir, presque de l'apercevoir. La direction à prendre me parait tellement évidente, telle une torche brillant en pleine nuit. Je vois au loin cette montagne noire, immense, imposante, avec un lourd secret caché dedans, et c'est là-bas que le Tusken est allé se cacher.
Je rouvre les yeux, serein. Je sais maintenant ou il se cache, tout est clair, je ne peux pas expliquer la raison, mais je sais que c'est dans cette montagne que le Sith se cache. Je fais un tour d'horizon, tout le monde pionce encore et c'est mon tour de garde. J'ai fermé les yeux à peine 5 minutes et je me rends compte que j'ai perdu beaucoup plus de temps, presque une heure.
Bordel de merde, c'est quoi ce foutu bordel, il s'est passé quoi non d'un chien ?
Je vois Erys au loin, et je l'interpelle en me rapprochant d'elle :
- "On décolle une heure avant le levé du soleil, et on va avoir pas mal de marche à faire, alors si je peux te donner un conseil, pionce et repose-toi. Si on rattrape l'autre pouilleux, il va falloir être en forme."
J'espère qu'elle va se reposer un peu, c'est important, car demain matin, je sais que le rythme sera soutenu, on ne peut pas perdre trop de temps, au risque de voir disparaitre ce Sith et de ne jamais pouvoir le retrouver, il faut profiter de cette occasion, peut être bien la seule et unique de mettre la main dessus. De plus l'appel de la soupe pour cet homme des sables est grand et j'ai hâte de le retrouver. Mais avant tout, il reste a faire ce tour de garde, et même si je préfèrerais partir maintenant, je sais que la moitié du groupe ne tiendra pas le rythme, je dois les laisse se reposer. Le silence de la nuit me fait un bien fou, je repense à la veille, à nos combats, aux amazones et à leur style de combat bien spécifique, très particulier et diablement efficace. Chaque coup porté est précis, chirurgical, mortel. Aucuns mouvements inutiles, tout est dans la précision et d'une puissance déconcertante. Je repense aux enseignements de mon maître, sur ma planète natale. Ce grand assassin, qui a su former un grand nombre de disciple tout au long de sa carrière.
Je suis serein et calme
Penser à Anzat me ressource
Je me sens d'un calme et d'un apaisement inébranlable
C'est le chemin qui nous guide vers la voie des assassins
Je comprends ce soir de vieilles recommandations de mon ancien mentor, il y a des années de cela.
Le silences et les ombres sont un refuge
De ce refuge tu seras protégé
De ce refuge tu seras craint
Cela avait largement pu être vérifié lors de mes derniers combats, et cela malgré les reproches de la gamine.
C'est facile de juger les actes des autres, mais elle n'était pas là, avec moi pour se rendre compte de la situation. Et peut être que mes actions égoïstes ont permis de ralentir la progression des ennemis dans les murs de la ville. Je reste persuadé que lorsque la mort surprend pour venir de nulle part, lorsque l'on fait face à un ennemi non identifiable, lorsque c'est impossible de prévoir d'où surgira la prochaine attaque, tous ces facteurs impose une phase de doute, même pour les meilleurs guerriers, et de la terreur pour les pires d'entre eux.
J'ai suivi cette voie durant des années, des décennies, appris à rester tapis dans l'ombre, être invisible. Des heures à apprendre à me déplacer silencieusement. Ensuite j'ai appris à tuer, furtivement, rapidement, sans laisser de traces. Être le plus efficaces possible. Sa me fait penser au Amazones, qui maitrisent leurs techniques de combat à la perfection.
Je fais le tour de notre camp de fortune, tout le monde dors plus ou moins profondément, et c'est dans le silence le plus complet que je me faufile entre les membres de notre groupe, tous dormant. Lorsque je passe près de Erys, elle semble perturbée par ses songes, sa respiration est saccadée, son sommeil est agité par les contractions de ses muscles qui lui parcours le corps. Même son sommeil ne l'épargne pas, toujours à combattre ses propres démons. Un jour j'aimerais prendre le temps d'apprendre à la connaître mais actuellement on à de plus gros chat à fouetter.
L'aube va arriver, la nuit commence à devenir moins sombre. Il est temps de se préparer, de réveiller tous les corps encore endormis. Je me dirige vers mon compagnon de garde, et lui demande de réveiller tout le monde. Je me dirige vers la gamine, et prends deux secondes lorsque j'arrive à sa hauteur.
- "Hey Gamine, il est l'heure qu'on se bouge, et je veux te parler un moment seul !"
Je me relève et je fini mon tour. Dans un moment, les premières lueurs de l'aube vont apparaître, suivi par les premiers rayons de soleils viendront inonder la nuit noire et son sable froid. Dans quelques heures la planète de sable va replonger la vie qui la peuple dans son enfer de chaleur.
Les RATS sont déjà sur le pied de guerre, repassent machinalement en revue leur matériel, et termine de se préparer. Les autres villageois, passé guerrier sans rien demander à personne, volontaire pour cette mission font de leur mieux pour sortir de la torpeur de la nui, réunir leurs affaires et de se préparer.
Je me poste un peu à l'écart, au calme pour profiter des derniers moments du silence de la nuit et de sa fraîcheur. Je me pose sur un amas rocheux et scrute l'horizon, la nuit va fuir pour laisser place au jours, mon refuge va se réduire aux simples ombres du jours.
J'entends un pas léger dans mon dos, je reconnais la démarche légère de Erys, je souris, en attendant qu'elle arrive à ma hauteur. Lorsqu'elle se trouve à côté de moi je prends la parole directement. Je lui explique ma nuit et comment je sais où trouver le Tusken Sith. Je lui explique que j'aimerais suivre cette voie, mais, et cela même si sa me coûte de le faire, je lui demande son avis, car je veux tenir compte de son opinion. -
Post n°38
Auteur : Erys TalmarkJ’aurais aimé vous dire que mon sommeil cette nuit-là fut aussi salvateur que récupérateur, que j’avais dormi comme un loir et que la seule chose qui me réveillât soit un café chaud et une tartine. Mais il ne faut pas rêver, je suis sur Tatooine, planète pourrie parmi les planètes pourries, j’ai du sable partout dans la tenue, même dans les pires endroits, mille douches ne suffiraient pas à faire partir cette foutue odeur de Bantha qui maintenant me colle à la peau, je suis entourée d’abrutis congénitaux et surtout, j’ai un Anzat aussi amical que ma paire de bottes qui me colle au dos et qui m’appelle « gamine » à répétition, et à qui j’ai envie d’enfoncer son blaster dans un endroit que la décence m’empêche de mentionner… Et oui, je vous ai sûrement fait part de tout ça, mais merde ! J’en ai assez de cette situation et j’ai hâte que ça s’arrête.
Surtout… Surtout que comme je l’ai dit, au-delà des conditions, mon sommeil est tout sauf bon. A des images de mes salauds de parents se mêlent celles de Namtrah, de Lekkus, de l’Anzat, d’Hommes des Sables, de la prison, le tout dans un bouillon gigantesque. Un cocktail d’émotions d’une telle force que je ne peux penser qu’à ça, même u réveil. Dans mes rêves, je me vois… torturée, encore et encore. Physiquement, mentalement. Je ne peux croire personne, je ne peux me fier à quiconque, qui en ce monde, ou plutôt ces mondes m’a seulement… apporté une aide sans jamais rien demander en retour ? Je suis tellement desséchée que je ne pourrais même pas pleurer, et de toute manière, un outil, ça ne pleure pas. Et toutes ces images fusionnent, se séparent, dans un magma de pensées que rien ne saurait arrêter…
Si.
Une seule image semble être différente des autres. Une seule personne qui finalement… ne m’a jamais rien demandé, et m’a regardée… normalement. Le reste… Lorsque je réussis à grand peine à me focaliser sur son image, c’est comme si… Comme si le reste s’apaisait d’un coup. Evidemment, c’est toujours la tempête dans mon esprit, mais je me sens un peu plus… sereine. Comme si j’avais trouvé un havre de paix dans cette projection mentale. Comme si, au milieu de la tempête, j’avais là un œil, un endroit nettement plus doux. Bien sûr, ça ne dure pas… Et au moment où j’ai la sensation qu’enfin je vais pouvoir me reposer, on me tire de mon sommeil. Je grommelle, je râle, je peste contre le type qui a jugé bon de me réveiller. Mon royaume pour un lit et un café…
Et bien sûr, il faut que mon cher Anzat vienne me parler dès mon réveil. Si je dois un jour (funeste, ça va de soi) retravailler avec lui, je vais imposer des règles. Et la première serait : ne me parle pas au réveil. Ce type me fout les jetons en plus de m’agacer et il veut me parler ? Il ferait mieux de parler à ses chaussures, elles sont de son niveau intellectuel. Alors je prends mon temps un minimum. A défaut de me coiffer et de remettre mon visage d’aplomb, je m’octroie quelques minutes pour me réveiller pleinement, à peine le temps d’avaler un quart de ration et trois gouttes d’eau. J’utilise aussi ces secondes pour regarder le campement et ses habitants : ils sont comme moi, manifestement, éreintés. On le serait à moins, et pourtant il faudra bien aller de l’avant. Tout en fixant mes blasters à ma ceinture, et en réajustant mon ceinturon, j’observe les visages, les traits, les mouvements. Saccadés, erratiques, réflexes. J’ai comme un doute sur leurs possibilités de survivre à un combat. En fait, le seul qui a l’air à l’aise, c’est Ishiro. Tout trou du cul qu’il est, il a l’air de savoir où il va. Autant que je sache ce qu’il a derrière la tête.
C’est en vérifiant que mes blasters sont bien chargés que je m’approche de lui. Il me repère, logiquement, et m’expose directement son idée sur notre cible. Un Tusken Sith, son envie de « soupe » (qui voudrait bouffer un truc pareil?), sa relation à lui qui lui permet presque de le voir… Pour le moment, je le laisse raconter sa petite histoire, je l’écoute bras croisés en regardant autour, et en regrettant parfois mon armure de la Garde tant cette tenue m’insupporte. Et en même temps, je laisse mon cerveau se mettre lentement en route. Une montagne, une grotte, un Sith, ça ressemble furieusement à un travail pour nous, et en même temps, je ne peux pas m’empêcher de penser aux conséquences. Quid de l’entrée ? Quid du reste ? Je reste silencieuse lorsqu’il s’arrête de parler, pendant quelques secondes.
-C’est bien joli, ton histoire, mais ça soulève plus de questions que ça n’en résout. D’accord, tu peux localiser ce type, très bien, bravo, cent points. Mais à part ça ?
Je fixe la dite montagne, un peu plus loin, et m’accroupis dans le sable, dessinant à la va-vite de l’index une sorte de plan. Ca ne sert à rien, mais m’occuper les doigts m’aide au moins à réfléchir, et c’est déjà pas mal. Surtout que je commence à ré-entendre dans ma tête la petite voix qui me supplie de faire attention aux autres. Raaah, dégage de là ! C’est moi qui gère ! Je secoue la tête et je reprends.
-Je pensais de toute façon pas aller ailleurs qu’à l’abri de cette montagne, pour une raison simple, il n’a nulle part d’autre où aller, que je sache. Maintenant, pense au reste. Regarde notre petite troupe. Elle est crevée, elle ne pourra pas aller plus loin, et on ne peut pas leur demander de combattre un Sith. C’est notre boulot, ça. Enfin, le tien, surtout.
Je me masse la nuque en regardant à nouveau aux alentours, avant de revenir à Ishiro.
-Plusieurs choses. Soit tu pars devant, et tu fais… plus ou moins le tour de question sur place, en éclaireur, pour trouver des informations, soit on reste groupés. Plus risqué d’avancer sans visibilité, mais si un combat éclate…
Je laisse ma phrase en suspens, volontairement, avant de reprendre.
-Et une fois là-bas ? Il n’est sûrement pas tout seul, ce coco-là. Et si c’est un Sith, il a sûrement des armes qu’on a pas. Alors de deux choses l’une. Je refuse qu’on envoie tout le monde au casse-pipes pour ça. Plutôt le laisser courir. Du coup, il faudra sûrement prévoir une diversion.
L’idée commence à prendre forme dans mon esprit. Les choses commencent à devenir plus claires, plus précises, et j’imbrique les pièces une par une.
-Bon. Voilà mon idée. Tu pars devant avec… une heure d’avance. Une heure et demie maximum. Tu restes dans l’ombre, si je puis dire, et si tu es sûr qu’il est dans cette montagne, mon instinct me dit que c’est pour une raison précise. Nous, on avancera en plein jour. Il sait sûrement qu’on est après lui, autant lui offrir une ligne de vue. Quand on sera en position, trouve un moyen de nous rejoindre, et on avisera sur place.