Séance Républicaine n°2
-
Post n°16
Auteur : JagabamdaLe sénateur de Kamino avait enfin pris la parole. Via l'holo-transmetteur en provenance de son vaisseau, toute la coupole du sénat a pu prendre connaissance de son point de vue.
Jagabamda attendait la fin de son élocution avant de lancer les votes. Mais elle vit dans l'assemblée, le représentant de Mon Calamari qui visiblement voulait reprendre la parole, mais n'avait pas osé intervenir de nouveau. Suite à sa première intervention. "**L'ambassadeur a dû se rendre compte de ce faux pas lors de sa première intervention, surtout que je n'ai pas été tendre, non plus lorsque je lui ai fait la remarque"** Se dit-elle.
Petite gaffe que la présidente mit sur le compte de l'impatience du débutant. Cette fois-ci, il attendait peut-être son approbation avant de parler.
La présidente du sénat donna d'un hochement de tête son accord à Shinigari Taizen afin que celui-ci puisse aussi intervenir de nouveau.
Lorsqu'elle s'assura que tous avaient parlé, la jeune femme jeta un œil sur le bloc note posé près d'elle, afin de vérifier si elle avait bien tout noté après chaque intervention. Puis se leva de son pupitre.
La dame redressa son voile, leva la tête, un petit sourire du bout des lèvres, soupira légèrement et prit la parole face à l'assemblée.
- Ambassadeurs, Ambassadrices, Sénateurs et Sénatrices.
Tout d'abord, je souhaite vous informer que la communication entre le Sénat et Alderaan a subitement été interrompue sur la Vice-Reine grimaçante de douleur. Un message m'a été remis sur mon Datapad m'annonçant le retrait de Mademoiselle Tyria Rydinia de cette conversation, suite à un malaise.
Une fois que l'annonce faite, elle reprit
- Nous allons à présent passer aux choses sérieuses.
Votre temps de parole est écoulé. Nous avons bien noté le point de vue de chacun concernant ces deux sujets très sensibles aussi bien l'un que l'autre.
Nous allons dès à présent passer, à ce que l'on peut appeler, "l'étape des votes".
Chacun, à votre tour, vous allez venir nous dire à haute voix si vous êtes pour ou contre concernant les demandes de ces affaires. Votre réponse, bien entendu, peut être accompagnée par une argumentation, si vous le souhaitez.
Nommer le nom de l'affaire comme dans l'ordre d'apparition, avant de vous prononcer afin qu'on puisse l'enregistrer.
Nous procéderons ainsi
1 - Affaire "Kessel" :
Devrions-nous envoyer un émissaire sur Kessel afin qu'il puisse recueillir les informations complémentaires, et même plaider la cause de cet Ambassadeur Monsieur Youto et voir aussi au sujet des troupes républicaines que le seigneur Gelmir demande le retrait ?
Êtes-vous, "pour" ou "contre" ?
Avant d'annoncer le deuxième sujet, la présidente souhaitait ajouter une précision, ce qu'elle appela " un élément essentiel"
- Une petite parenthèse concernant ce sujet. Messieurs et Mesdames les sénateurs et ambassadeurs.
Avant de poursuivre, je souhaiterai avant tout vous faire part d'une remarque importante qu'il faudrait prendre en considération avant de trancher.
Concernant ce sujet " Kessel", j'ai noté que certain pour ne pas dire le plus grand nombre avait pris cette affaire en la considérant comme une demande d'aide de la Vice-Reine d'Alderaan. Et c'est ce que j'ai relevé depuis que je vous ai écouté, pour cela, je vais, vous, citer les paroles du Sénateur de Kamino. À ne pas se tromper cette phrase est reprise, car c'est la dernière que j'ai notée.
De son plus beau sourire que la jeune Ambassadrice de Tels lança à ses interlocuteurs, elle prononça la phrase
"Elle qui s’était volontairement retiré du girond républicain venait quémander une assistance"
Certes, Tyria Rydinia s'est retirée volontairement de notre système Républicain, mais...
Veuillez noter mesdames et messieurs les sénateurs et ambassadeurs que l’affaire nommée ici « affaire Kessel » , ce n’est pas la vice-reine d’Alderaan qui nous a demandé une quelconque aide, mais c’est bien suite au message du Seigneur Gelmir que nous l’avons intégrée à l’ordre du jour. Mademoiselle Rydinia a été appelée afin de nous éclairer sur cette affaire et nous donner ce qu’on pourrait dire "sa version". Je pense que vous avez fait là, un amalgame.
Il serait souhaitable de prendre en compte le message du Seigneur Gelmir dans son ensemble.
La parenthèse fermée, elle annonça le sujet du 2e ordre du jour qui attendait, lui aussi, le vote de ces représentants des planètes de la République.
-Votre vote est aussi attendu
2 - Affaire CSI
Allons-nous porter mains fortes à La Confédération des Systèmes Indépendants ? Acceptons-nous d'envoyer la garde républicaine afin d'éradiquer l'obscure menace que sont ces Sith ?
La jeune femme avait fait son travail. Les votes étaient lancés. Fini les bavardages inutiles, les Sénateurs et les ambassadeurs devaient trancher définitivement sur les sujets. Tout se repose sur leur voix. Cette voix sera d'une grande importance, une fois annoncée, tout sera enregistré et à jamais inscrit sous la Coupole du Sénat.
- Mesdames et Messieurs les représentants de la République, vous savez maintenant ce que nous attendons de vous. Pesez bien le pour et le contre afin de donner votre réponse concernant ces sujets.
- Moi, Jagabamda Dorf, « Présidente du Conseil Gardien de la Constitution », je vous écoute.
-
Post n°17
Auteur : Dam DOnOsDam se disait qu'elle avait, elle aussi, encore des tas de choses à régler. Des papiers à signer. Certes, son rôle de Sénatrice du sénat est important, sa présence, ses avis et sa voix sont importants. Mais Dantooine, son peuple, a autant son importance à ses yeux. Même si elle a une confiance certaine en ses conseillers et ministres, les affaires de Dantooine ne peuvent être négligées.
Cela fait des heures déjà qu'ils sont installés sous cette coupole, certes, il serait temps de prendre une décision.
L'heure n'était plus au doute. Il était, à présent, temps de donner une réponse claire et ferme.
La Sénatrice de Dantooine fit avancer son estrade, souffla un bon coup, et, elle se lança
- Madame la « Présidente du Conseil Gardien de la Constitution », Messieurs et Mesdames les Sénateurs et Ambassadeurs. Voici mon vote.
- Concernant le premier dossier, l'affaire "Kessel", comme je l'avais précisé lors de ma précédente intervention, je suis "POUR"
L'envoi d'un émissaire est primordial afin de statuer sur le sort de ce pauvre Monsieur Kouro ambassadeur d'Alderaan.
Le Seigneur Gelmir est bien connu pour un être des plus cruels, je ne préfère pas imaginer ce qui pourrait arriver à ce pauvre homme si nous le laissons entre ses mains et ceux de ses hommes.
Cet émissaire représentant de la République ne doit pas se rendre seul, et j'insiste sur la présence d'un représentant d'Alderaan. Nous ne pouvons compter sur la présence de Tyria Rydinia puisque si j'ai bien compris, celle-ci a été prise de malaise. A Alderaan de trouver la personne apte pour cette mission, pour moi, il serait primordial d'exiger, aussi, la présence d'un de leur représentant à ce pourparler.
Les Alderaanis doivent prendre conscience de cette situation. Et qu'elle a été provoquée par la cupidité, et le mot est faible, de leur Vice-Reine, celle à qui ils ont apporté leur vote pour amener à bien les projets de leur planète ainsi qu'à la protection de leur peuple.
Le peuple d'Alderaan ne devrait pas oublier que La République les a délivrés des jougs de l'armée d'occupation de L'empire sous la régence de L'Oméga, lorsqu'ils ont été libérés de cet oppresseur, ils ont réclamé leur indépendance. Ce peuple devrait graver en leur mémoire que la République n'est pas rancunière, aujourd'hui l'un d'eux a besoin d'aide. Et la République répondra à cet appel afin d'essayer de ramener cet homme auprès des siens dans son foyer.
Au sujet des troupes Républicaines que le seigneur Gelmir souhaite le retrait
Dam se demanda, à cet instant, comment se fait-il que ce soit les sénateurs qui doivent régler l'intendance militaire et le ton de sa voix devint le plus ou moins d'un ton inhabituel. Un ton qu'on n'avait jamais entendu de sa part, elle, qui d'habitude avait une voix et un ton assez sage, on pourrait sentir un agacement. Elle était lasse de répéter les mêmes paroles. Elle se retint pour ne pas s'emporter. Le soupir en était la preuve.
Il serait judicieux avant l'envoi de cette médiation, qu'une enquête approfondie soit amenée afin de savoir pourquoi la présence de nos troupes.
Ses troupes ont bien été envoyées par quelqu'un et pour une raison. Nous, les sénateurs, ici présents, nous avons une planète à gérer et nous savons où sont nos hommes et nos vaisseaux et pourquoi ils y sont. Alors lorsque ce message est arrivé, personne ne s'est renseigné afin de nous donner la raison ? Et , là nous serions en mesure de dire Oui ou Non, les troupes restent ou quittent l'espace de Naar Shada.
Si ces troupes doivent rester, et qu'elles restent pour une bonne raison, lorsque notre émissaire devra se rendre auprès de Monsieur Gelmir, il serait aussi préférable qu'un représentant des armées de la République puisse aussi l'accompagner afin qu'il puisse donner les explications convaincantes et le rassurer sur les intentions de la République.
Même si nous n'allons pas laisser l'incompétence de leur Vice-reine d'Alderaan devenir à un incident diplomatique, nous n'allons pas en créer non plus.
Voilà son vote positif, concernant cette affaire était enregistré. Il est vrai qu'elle pouvait argumenter, mais là, elle a fait fort. Elle n'avait pas mâché ses mots.
Maintenant, passons à l'affaire de "La Confédération des Systèmes Indépendants"
Madame la Présidente du sénat, à la question "Allons-nous porter mains fortes à La Confédération des Systèmes Indépendants ?" Ma réponse, est oui. Je suis POUR.
Je ne vais pas épiloguer longuement. Mais, même si j'ai donné cette impression que j'étais incertaine. Il faut noter comme l'a précisé la Générale de la Garde, nous n'avons que peu de renseignements, trop de questions sans réponses nous demandent d'agir par conséquence avec une grande prudence et peuvent nous faire douter, je reste méfiante, mais il est certain que je ne peux me résoudre à laisser des peuples entre les mains de ces Siith, des barbares, des terroristes. Nous savons que trop bien ce qu'ils valent. Nous ne pouvons laisser la CSI seule face à ce combat. Plus que jamais il faut unir nos forces afin d'éradiquer ce mal à tout jamais de la Galaxie. Je pense comme l'a dit la Générale Lyzs Yvanol, il faut être prudent. Mais, le peu que j'ai vu de cette jeune femme, malgré sa jeunesse, on peut lui faire confiance. Confions-lui cette mission et mettons tout en œuvre afin de lui faciliter la tâche.
Dam DONOs avait donné ses voix positives aux deux sujets sensibles du jour. Elle se retira afin de laisser la parole à ses confrères. Les dés étaient jetés. En s'asseyant dans sa nacelle, elle se dit pour elle-même : ** Je me suis lancée dans l'arène, adviendra qui pourra**
Elle avait parlé plus qu'il ne fallait, il était loin ce temps ou la "DAm" se sentait intimidée, ou cette timidité la paralysait. -
Post n°18
Auteur : Atin JnumAtin écoutait la réponse des sénateurs, on allait passer à un vote. Il écouta la reine de Dantooine parler. Parler était une chose qu'elle savait bien faire. POur dire si elle était pour ou contre, elle donnait une véritable argumentation, une vrai politicienne dans l'art. A les écouter, le mandalorien se disait de plus en plus qu'il n'avait pas ça place parmi eux. Finalement, il prit la parole.
-Je vais moi aussi apporter ma réponse même si je pense avoir suffisamment été clair.
Concernant l'affaire Kessel, je suis pour l'envois d'un émissaire afin de répondre à la requête du Seigneur Gelmir.
Et concernant l'affaire de la C.S.I. Je suis pour aussi.
Le renégat retourna s'assoir et attendit la suite des choses.
Mais pour le moment, ce qui le préoccupait le plus était la venu de Valiant. Le renégat avait du respect envers son ancien adversaire. Mais il savait aussi que celui-ci n'accepterait pas le jugement que lui donnerait la république parce qu'il avait simplement fait ce qu'on lui avait demandé. Les choses allaient devenir interessante et il y aurait peut être un peu d'action. -
Post n°19
Auteur : BlokkusAprès l'intervention du Hutt la présidence du conseil gardien de la Constitution annonça deux nouvelles, primo le chancelier Nocturna allait bientot refaire son apparition au sénat après ces soucis de santé. Et la deuxième nouvelle était plutôt surprenante, le général Valiant avait été capturé! par le sénateur de Kamino en plus! Le sénateur Mustafarien avait plus ou moins suivi de loin les pérégrinations du clone, celui ci avait été élu grand Moff de Cathar, sacré virage professionnel...
On annonça également un renforcement de la sécurité dans l'hémicycle Blokkus avait déjà été pris en otage lors de la prise de Coruscant par l'Omega et ses séides, il n'avait pas vraiment envie de revivre cela, il fut soulagé par cette précaution, tout comme par l'arrivée de sa propre équipe de sécurité contactée suite au propos d'Atin Jnum. Des flammetroopers se tenaient prets à l'évacuer au moindre trouble.
Kuminoto, le ravisseur de Valiant prit à son tour la parole allant dans le sens d'une intervention en territoire séparatiste, ainsi que sur Kessel, propos appuyé par ceux de son nouveau confrère, l'ambassadeur Taizen, ainsi la République volerait au secours de tout à chacun, alors que la République était à peine remise de la guerre de sécession.
L'ambassadrice Jagabanda lança donc le signal des votes, les débats commençaient à s'éterniser au gout du représentant de Mustafar.
Enfin...
La reine DOnOs fut la première à voter, elle était pour une médiation sur Kessel mais en compagnie de représentant Alderaani, une sage décision, après tout Tyria s'était mis dans de beaux draps toute seule, il était normal qu'elle participe à sa façon à une résolution de ce problème.
Pour l'intervention en territoire Csien , elle voyait également pour, afin de lutter contre le mal que représentait les Siths.
Sacré Dam DOnOs toujours aussi empreinte d'empathie et de bonté, un bon contrepoids quant on connaissait la vraie nature de LOm.
Puis ce fut au tour du sénateur de Dxun de s'exprimer ce qu'il fit de façon très concise, à la mode Mandalorienne, il était pour les deux propositions.
Ainsi Blokkus serait donc la voix de la raison:-Concernant l'affaire Kessel, je suis POUR et je rejoints la reine DOnOs, envoyons une mission diplomatique sur place, et exigeons d' Alderaan qu'elle envoie aussi ses propres plénipotentiaires, nous n'allons pas nous salir les mains à leur place.
Pour la demande de l'officier Tericarax, je vote CONTRE , comme je l'ai expliqué précédemment, je ne vois pas pourquoi, la République devrait s'engager dans une bataille qui nous concerne pas, a t'on fait appel à nous lors du blocus de Cathar par la flotte séparatiste? je ne crois pas.
Mais comme ils ont besoin d'une force d'interposition face aux Sith, ils pensent forcément à nos Gardes Républicains, alors qu'ils seraient plus utiles pour nous protéger.
La nacelle de Mustafar recula et le Hutt ne se faisait aucune illusion, cette bonne république allait courir au chevet de la CSI et de ce pauvre ambassadeur Youto, ils étaient ainsi , faibles, désinteressés et plein de bonne volonté...L’antithèse même du dernier membre du clan Terriblic, a se demander s'il avait encore sa place ici... -
Post n°20
Auteur : Sion KumitomoUne nouvelles fois, quelques temps après mon intervention où j’avais eu tout le loisir d’exposer et de soutenir mon argumentation concernant les affaires soumises à notre réflexion, j’étais amené à prendre la parole une nouvelle fois afin de donner un vote définitif. Encore une fois, je sentais la responsabilité peser sur mes épaules. Pour les politiciens aguerris, ce n’était peut-être qu’une formalité de plus, inhérente à la place que nous siégions tous. Pourtant, probablement en raison de mon passé, je mesurais éventuellement plus le coup social des décisions que nous prenions ici, confortablement assis dans nos fauteuils… peut-être légèrement déconnectés de la réalité. Mais je faisais confiance à l’élite dirigeante dont je faisais maintenant parti.
J’étais alors amené à prendre place à nouveau derrière l’holo-transmetteur afin de participer une nouvelle fois par hologramme avant de venir en chair et en os au Sénat. Cela me dérangeait vis à vis du respect que je devais à mes confrères mais la situation l’obligeait actuellement. Par chance, l’administration avait pris toute les mesures nécessaire au bon fonctionnement et à la sécurité de tous ici et de la planète en général, je l’espérais.
J’écoutais patiemment le déroulement des votes, attendant mon tour. Je notais une nouvelle fois que l’argumentation de la Reine DOnOs était parfaitement bien construite. La diplomatie et elle ne faisait qu’un. J’admirais ce genre de personne capable de soutenir de tels discours.
Lorsque le « tour de table » arrivait à mon propre tour, je me levais et prenais la parole.
« Mes chers confrères, je ne vais pas vous répéter ce que je viens de dire plus tôt. Nous ne sommes pas séniles et cela deviendrait redondant. Je vais donc voter de manière concise.
Au sujet de l’intervention auprès de la CSI, je vote POUR. Je sais que nous ne sommes pas forcément en possession de toutes les informations nécessaires afin de peser l’engagement de nos forces. Toutefois, je ne peux me résigner à laisser d’éventuels innocents mourir sur les jeux sanglants de Sith désespérés. Il est temps de mettre fin une bonne fois pour toute à cette mascarade qui n’a maintenant que trop duré pour eux!
Ensuite, au sujet, ici aussi, de notre intervention, je souhaite tout d’abord m’excuser pour mon malencontreux amalgame. Mea culpa. Mon vote s’orientera de même pourtant vers un POUR. Une vie est ici aussi en jeu et, d’une certaine manière, entre nos mains. Eclaircissons cette affaire. Je rejoins l’avis que porte la Sénatrice DOnOs sur l’affaire.
Je vous remercie de votre écoute. »
Mes pensées étaient maintenant entièrement tournées vers le problème que constituait Valiant. Je l’avais plus ou moins oublié à l’heure actuelle avec les considérations que m’imposaient le Sénat. Il était plus que temps de le trainer devant la Cour Martiale. -
Post n°21
Auteur : Shinigari TaizenLe jeune ambassadeur écoutait ses homologues politiciens voter chacun leurs tours, les avis n'étaient que très peu partagés, seul le sénateur Blokkus ne souhaitait pas engager les forces républicaines pour soutenir les séparatistes, même si le jeune Taizen changeait son point de vue maintenant, cela ne changerait rien puisque les ambassadeurs n'avaient pas le droit de vote. De toute manière, il avait initié le débat en soutenant l'action plutôt que l’isolationnisme.
Il prit donc la parole:
-Mon Calamari est favorable quant à l'intervention auprès de Kessel afin de garantir la survie du représentant politique d'Aldérande.
Mon Calamari est aussi favorable quant à l'intervention de la Garde Républicaine contre le danger sith sur les systèmes séparatistes.
C'était fait, il avait effectué sa première séance au sénat ven tant qu'ambassadeur, il représentait les MonCals et les Quarrens, deux peuples assez pacifiques, mais il fallait intervenir sur les systèmes séparatistes afin de garantir la paix dans l'univers, le peuple de Mon Calamari serait surement d'accord avec ses positions, il se devait d'en référer à son gouvernement une fois qu'il serait rentré sur son système.
Shinigari sentait que quelque chose allait mal tourner, si les siths attaquaient les mondes séparatistes, ils en feraient surement de même avec la République plus tard... Il espérait que cette dernière se soit suffisamment armée et organisée afin de pouvoir répondre en cas d'attaques sur ses systèmes.Spoiler
-
Post n°22
Auteur : Shar'kan NocturnaSpoiler : HRP:

Night Origami, Sénateur de Coruscant et ancien Premier Ministre
Night ne se rendait certainement pas compte des prérogatives dont il disposait au moment où Shinigari Taizen, l’Ambassadeur de Mon Calamari, se présentait comme favorable à l’intervention en territoire séparatiste ainsi que pour l’envoi de médiateurs vers Alderaan. Quelques instants auparavant, le Coruscanti était dans le bureau du siège du gouvernement de la Capitale, en train de plancher sur une nouvelle construction urbaine massive remplaçant les terrains vagues de la planète dégagés de leurs ruines. Night, compagnon de route de Shar’kan Nocturna, lui avait juré de perpétrer ce qu’il avait accompli, sa politique un peu particulière. Le Chancelier défendait le droit, mais il avait auparavant entamé un processus de « nettoyage » des bas-fonds, gangrénés par le crime, et soumis à la loi du plus fort. Shar’kan était persuadé que sans intervention forte, et sans coercition puissante, sans la force de l’Etat, les bas-fonds ne pouvaient être qu’abandonnés à leur propre sort. D’ailleurs, Night était au courant de ce qui lui était arrivé, l’histoire de l’empoisonnement bien que ce n’était pas encore officiel (il avait obtenu l’information de la part d’Ilian Oldstein, l’ancien professeur du Chancelier). Et si c’était à cause de sa politique antigang qu’il avait été pris pour cible ? Non… Cela paraissait absurde… Comment ce genre de criminels pouvaient atteindre la commode du bureau de la Chancellerie situé dans un des bâtiments sans doute les mieux surveillés de toute la Galaxie ? Cette affaire devait certainement toucher de plus près l’entourage de Shar’kan, peut-être bien que Night n’était pas au courant de certaines choses concernant son ancien camarade de promo.
Pendant que le vote allait bon train, Night Origami, successeur heureux de Nocturna à la tête de Coruscant, prenaient quelques notes sur les interventions des Sénateurs et Ambassadeurs de la République. Shar’kan lui avait parlé un jour du talent d’oratrice de Dam DOnOs et en effet, le jeune homme avait été impressionné par ses prises de positions. Elle ne parlait pas pour ne rien dire. Ses mots, ses phrases constituaient la matière même, l’essence de sa réflexion et de son argumentation. L’intervention de la Reine de Dantooine décrocha un rare sourire au jeune homme habituellement froid et impassible. Il aimait voir qu’il y avait des gens de talents dans cette assemblée. Bien sûr, chacun pour en être arrivé là l’avait mérité, et chacun avait sa particularité. Le regard de Night se posa d’ailleurs sur le Sénateur Atin Jnum du système Japraël qui mutualisait la planète Onderon et ses lunes comme la célère Dxun. L’homme, qui restait quasiment toujours dissimulé derrière un casque, forçait le respect. Combien étaient prêts à franchir le pas de la peur pour prendre les armes contre l’Empire ? Sans doute trop peu. Night se réfugiait derrière le fait qu’il était sans doute bien trop jeune à l’époque pour avoir eu le courage de s’engager. Ses idées politiques, comme celles de Shar’kan, n’étaient pas encore forgées, certainement pas encore mûres, et sans doute ne l’étaient-elles pas tout à fait encore. Le Chancelier fut à l’époque un élu impérial qui s’était très vite rendu compte de l’illusion que représentait « l’ordre » liberticide de l'Omega. S’abandonner à la force pure et à la peur pour diriger une faction demeurait une solution lâche. Night s’en était rendu compte lui-même et peut être avait-il changé de camp plus vite encore que son ami. Celui qui avait été adopté par Coruscant avait préféré la méthode douce, mais seule la réquisition des flottes qui marquait la fin explicite de toute souveraineté locale avait fini par achever le processus de démocratisation de l’Empire qui s’était mû plus tard, en République. Et de quelle manière d'ailleurs: la démocratisation impériale s'était en fait résumée à sa chute brutale.
Quelle tâche sans doute difficile de refonder la légitimité d’un tout nouveau régime… Là où les Sénateurs tiraient la couverture pour eux, la République s’était fondé sur l’union et le bien de tous. Quel paradoxe non ? Night lui, voyait peut-être une autre République… Une République où les systèmes élisaient, désignaient selon leur choix, d'une part localement leur dirigeant puis où ils choisissaient d'autre part lors d’une seconde élection un Sénateur qui ne représentait non pas les intérêts du système, mais celui de la République toute entière. L’intérêt de chacun se défendrait dans une première chambre, une sorte de Conseil des systèmes républicains, tandis que l’intérêt de la République résiderait en une Assemblée Sénatoriale réunissant les seconds élus, les Sénateurs, qui ne se souciaient non pas de l’intérêt planétaire mais de la loi commune agissait dans l’intérêt de tous. Un bicamérisme de ce genre plairait à Night. Il plairait sans doute aussi à Shar’kan, mais pour des raisons de simplification et d’efficacité du système républicain, il avait proposé autre chose. Night était au courant du fameux « article 23 » qui résolvait ce problème et qui, en quelques sortes, se substituait à la division de la République en deux chambres. Ce fameux article prévoyait que le pouvoir de dirigeant local du Sénateur pouvait être délégué explicitement au dirigeant planétaire prévu par les lois locales (une Reine, un Gouverneur, peu importe) dont le rôle initial était celui de gouverner le système. Ainsi, respectait-on à la fois la loi de la République et les constitutions particulières des systèmes, encore fallait-il que cette autorité émane du vote populaire ou qu'elle soit consacrée comme légitime - ce qui était le cas en l’état dans tous les systèmes actuels d’affiliation républicaine. Ainsi Shar’kan espérait que le scandale Japraël-Naboo qui avait eu lieu lors de la dissolution du Sénat allait prendre fin, respectant à la fois la Constitution républicaine, mais aussi le désir et la souveraineté de chacun.
Mais l'ancien Premier Ministre méprisait silencieusement les réactions qu’il pensait égoïstes de ces systèmes, se détachant sur ce point de son ami Chancelier. La vision de la République selon Night était largement moins fédérale, beaucoup plus unitaire, mais pas moins démocratique et représentative. Par ailleurs résolument antimonarchiste et antiroyaliste, il rêvait d’une République rassemblant des systèmes débarrassés de leurs têtes couronnées si celles-ci n’étaient pas issues du vote populaire cependant. Night ne voyait la légitimité d’un gouvernement qu’en l’existence d’une forme de souveraineté populaire du fait de leur choix de leur dirigeant par les urnes, et non pas dans la transmission d’un pouvoir non mérité de générations en générations. Cette opinion, il la passait sous silence. Bien évidemment il existait des régimes royaux faisaient dérogation à la règle héréditaire, mais pouvions nous appeler ces systèmes « monarchies » ou « royautés » ? Le dirigeant de Coruscant était bien conscient que son modèle ne pouvait fonctionner, qu’il ne pouvait aboutir qu’à l’implosion de la République. L’intérêt de tous s’évanouirait donc alors qu’il est l’essence de la fédération républicaine. Night n’allait pas avouer que Shar’kan avait fait le bon choix de régime, mais il allait quand même le suivre parce que son idéal n’existera sans doute jamais.
Outre ses tergiversations idéologiques, Night se focalisait sur le débat écrivant encore et encore sur son datapad tout ce qui pouvait pour lui avérer utile. A vrai dire, il avait déjà son opinion. Il était hors de question de se lancer à l’aveugle dans une telle opération militaire sans plus d’informations… Oui il était de l’intérêt de la République de se débarrasser des Sith, mais pas de n’importe quelle manière. Cette approbation n’était fondée que sur l’anéantissement d’un ennemi, peu importe les moyens et la façon d’y parvenir. La CSI nous avait aidé dans notre lutte politique anti-impériale parce que nous leur avions fourni toutes les informations nécessaires, et c’est d’ailleurs Night qui avait fait le job à l’époque. Mais là, sans avoir de précisions, qui plus est contactés de manière autoritaire par un lieutenant séparatiste… Night ne savait pas quoi dire. Comment la République pouvait s’exécuter de la sorte alors que ce qui était comparable à un ordre émanait sèchement du message de l’officier confédéré ? Le Sénateur était en colère, la République n’était pas le larbin de la CSI ! Ainsi sa coupole s’était avancée juste avant l’intervention finale de la Présidente du Conseil Gardien de la Constitution.
- Chers collègues, commença-t-il assez froidement fidèle à sa réputation, je regrette qu’une telle décision soit prise à la majorité, sans nuancer vos votes. Coruscant se prononcera favorablement à une telle intervention le jour où nous pourrons discuter directement avec les séparatistes tristement victimes d’une telle attaque et ainsi s’organiser afin de réagir à une situation dont nous ne connaissons… rien. Il aurait donc été préférable que le Lieutenant Tericarax établisse directement le contact avec nous au lieu de nous laisser un simple message, qui lorsqu’on le lit, pourrait nous faire croire que La République est sommée de venir immédiatement et sans broncher à la rescousse. Voyons, une dette n’implique pas que le débiteur de celle-ci doit faire n’importe quoi n’importe quand pour son créancier. Coruscant se prononce donc défavorablement à une intervention tant que le dialogue ne sera pas établi.
S’il s’était prononcé sur « l’affaire séparatiste », il restait le cas Alderaan qui se retrouvait dans une situation que l’on pourrait qualifier de… En fait non, il n’y a pas de mot exact pour décrire le problème. Rien qu’à l’évocation du nom d’Alderaan, Night secoua désespérément la tête. Le jeune homme n’avait cependant pas l’intention de s’éterniser sur la question.
- Concernant l’envoi de médiateurs dans la zone de conflit Alderaano-Nar Shaddienne, Coruscant y est favorable dans la mesure où aucun bâtiment militaire ne doit être dépêché sous peine d’engager militairement la République dans un tel « conflit »… Le Général Gelmir est comment dire… Imprévisible. Je dois cependant vous confier mon doute quant à l’éventuelle réussite de la médiation de ce conflit. Mais nous avons tout intérêt à trouver une solution pacifique au différend qui les oppose. Ainsi la République doit se poser en arbitre d’une neutralité absolue, et non pas en partisan de telle ou telle cause, ce qui ne saurait vous l’avez compris qu’aggraver le problème. Je vous remercie.
Ainsi la plateforme se repositionna à son emplacement initial parmi les centaines de coupoles des représentants, composantes de la fourmilière géante du Sénat de la République.
-
Post n°23
Auteur : JagabamdaLa jeune femme écoutait tout en notant le vote de chacun, comme elle le faisait depuis le début de cette séance, même si tout était enregistré. Elle ne pouvait s'en empêcher. Elle notait ou elle griffonnait sur cette tablette, une "addiction" prise dès le début de ses études. Une habitude qui ne l'avait pas quitté depuis.
Qui lui permettait de se concentrer, surtout de pouvoir rebondir sur des points essentiels qui pouvaient ressortir de ces argumentations, ces "débats", ces échanges.
Son regard se portait, plusieurs fois, sur la coupole du jeune ambassadeur de Mon Calamari, souhaitant capter son attention un instant afin de lui donner son aval pour qu'il puisse lui aussi passer au vote.
Puisqu'il était dit que "les ambassadeurs y avaient un rôle consultatif qu'ils pouvaient discuter des lois, participer aux débats, mais ils ne pouvaient en aucun cas voter ces lois".
Même, s'il est, certes, interdit aux ambassadeurs de voter lors des séances du sénat, cette interdiction ne concernait que le droit de vote des lois. Et ici, il n'en était aucun cas de lois à voter. A cet instant lors de cette "2e Séance du Sénat", cette voix, c'est afin de répondre à ce que la République devait faire, prendre une décision rapide et concrète concernant les deux dossiers complexes qui étaient à l'ordre du jour.
Elle craignait qu'il s'abstienne, vu déjà qu'il s'est senti un peu fautif lors de sa première prise de parole avant l'ouverture de la séance.
Elle espérait pouvoir, lui faire, comprendre par un simple geste ou un regard qu'il avait droit d’amener son choix. C'est peut-être qu'un point de détail pour certains, mais d'une grande importance à ses yeux.
Cela pourrait faire sourire, mais la jeune femme voulait y mettre un point d'honneur à ce que Shinigari Taizen prenne la parole afin d'apporter son vote, non seulement parce qu'elle était ambassadrice, mais surtout pour le rôle qu'elle y tenait à cet instant sous cette rotonde.
Elle Officiait entant que " Présidente du Conseil Gardien de la Constitution", elle présidait cette séance et elle plébiscitait l'opinion de tous qu'ils soient Sénateurs ou Ambassadeurs.
Et c'est ce qu'il fit, elle en était ravie.
Présidant cette séance, Jagabamda regardait les intervenants, chacun donnait leur vote avec plus ou moins de commentaires. Les "pour", les "contre", accompagnés de longs, de peu ou de pas du tout d'arguments.
Après le passage du jeune ambassadeur, ce fut au tour du sénateur de Coruscant d'intervenir.
La Telosienne s'assura que tous se sont fait entendre et il était temps à présent de passer à la délibération.
Le "Pallu" de son sari s'était glissé sur ses épaules, avant de prendre la parole, elle le replaça délicatement au-dessus de sa chevelure. Dans la continuité du mouvement, discrètement le bout de ses doigts redressa ce "Tika" qui ornait son front afin que celui-ci ne dévoile pas le "Bindi", gravé sur sa peau, qu'elle a hérité depuis sa naissance.
Le visage délicat de la jeune présidente se posa sur l'assemblée, le regard fermé de la jeune femme laissa place à un léger sourire furtif.
- Sénateurs, Sénatrices, Ambassadeurs, Ambassadrices, tous vos votes ont été pris en compte. Passons, maintenant à la délibération.
Tout d'abord, je souhaite vous remercier pour votre participation à tous, vos avis ont été pris en considération.
Le ton et le visage plus grave, elle reprit :
- Chers Confrères, concernant le décompte des votes, je vais prendre en compte les voix des Sénateurs comme ceux des Ambassadeurs.
Je souhaite vous signaler que certes, un décret a été défini concernant le "vote des ambassadeurs" mais ce décret est lié au vote des lois et ici, ce n'est pas le cas. Je prends en compte la situation de la séance, les dossiers de notre ordre du jour sont sensibles et, le plus important, c'est de trouver l'objectif final, pour conclure sans erreur, aucune.
- Pour la délibération, les votes vont être décomptés ainsi : ceux des sénateurs et premiers ministres valent pour deux voix et ceux des ambassadeurs une voix. J'ai bien noté les différents arguments de chacun de vos voix. Vous allez pouvoir le constater sur cet écran. Le vote de chacun avec les arguments importants que j'ai pris en compte afin de pouvoir délibérer sur chaque affaire qu'il y avait à traiter ce jour.
A cet instant, l'écran s'alluma afin de découvrir les votes et les arguments synthétisés des membres du sénat
1 - Affaire "Kessel" :
Devrions-nous envoyer un émissaire sur Kessel afin qu'il puisse recueillir les informations complémentaires, et même plaider la cause de cet Ambassadeur Monsieur Youto et voir aussi au sujet des troupes républicaines que le seigneur Gelmir demande le retrait ?
Êtes-vous, "pour" ou "contre" ?
1 - Affaire "Kessel"
- La Sénatrice de Dantooine, Dam DOnOs, est "POUR" avec ajout d'une condition, que les politiciens d'Alderaan doivent aussi participer aux négociations et qu'une enquête approfondie doit être menée afin de justifier la présence des troupes républicaines dans l'espace de Kessel. .
- Le Sénateur du Système Japrael, Atin Jnum, "POUR"
- Le Sénateur de Mustafar, Blokkus, "POUR" et il rejoint les arguments de la reine Dam DOnOs.
- Le Sénateur de Kamino, Sion Kumitomo, "POUR", et rejoint, lui aussi l'avis de la Sénatrice de Dantooine
- L'Ambassadeur de Mon Calamari, Shinigari Taizen, "POUR"
- Le Sénateur de Coruscant et ancien Premier Ministre, Night Origami, "POUR", malgré le doute quant à l’éventualité d'une réussite de la médiation de ce conflit.Pendant qu'elle énumérait chaque vote avec chaque argument important, Jagabamda lançait le regard sur son écran afin de vérifier que tout était comptabilisé et en accord avec ses dires.
Puis elle conclut sur ce sujet d'une voix ferme:
- Comme vous pouvez le constater, Mesdames et Messieurs, la majorité des votants est "Pour", ce qui nous donne 100% de voix pour l'envoi d'un émissaire
2 - Affaire CSI
Allons-nous porter mains fortes à La Confédération des Systèmes Indépendants ? Acceptons-nous d'envoyer la garde républicaine afin d'éradiquer l'obscure menace que sont ces Sith ?
La jeune femme a souhaité procéder de la même manière :
2 - Affaire CSI
- La Sénatrice de Dantooine, Dam DOnOs, malgré ses doutes, reste méfiante, car trop de questions sans réponses demandent d'agir avec une grande prudence dans cette affaire. Elle est "POUR" unir nos forces à ceux de la CSI afin d'éradiquer les Sith hors de la Galaxie.
- Le Sénateur du Système Japrael, Atin Jnum, "POUR"
- Le Sénateur de Mustafar, Blokkus, CONTRE , pour le sénateur Blokkus, la République n'a pas à s'engager dans une bataille qui ne nous concerne pas.
- Le Sénateur de Kamino, Sion Kumitomo, "POUR", lui aussi, souligne le manque d'information, je conclus donc qu'il rejoint la reine de Dantooine sur le fait qu'il faut rester prudent dans cette démarche.
- L'Ambassadeur de Mon Calamari, Shinigari Taizen, "POUR" l'intervention de la Garde Républicaine contre le danger Sith sur les systèmes séparatistes, je cite ses paroles.
- Le Sénateur de Coruscant et ancien Premier Ministre, Night Origami, "Contre", à une intervention tant que le dialogue ne sera pas établi, je cite.
- Concernant l'affaire CSI, chers confrères, nous avons, des "Pour" et des "Contre", ce qui nous donne 66% de voix favorables pour l'intervention en territoire séparatiste.
Elle leur laissa le temps d'en prendre connaissance, de vérifier si ce qu'elle avait noté leur convenait avant de poursuivre et de conclure.
- Messieurs et Mesdames, membres du sénat, la délibération touche à sa fin. Moi, Jagabamda Dorf,"Présidente du Conseil Gardien de la Constitution", annonce, qu'il est à noter, suite au dépouillement des votes, le sénat Républicain a pris la décision pour :
- L'affaire N° 1 dossier Kessel : La décision étant prise A l'unanimité, un groupe d'émissaires sera, donc envoyé auprès du Seigneur Gelmir afin de régler au plus vite le la libération de Monsieur Youto ambassadeur alderaani. Un message sera adressé dès à présent à Alderaan afin qu'ils participent aux négociations, car nous nous positionnions en tant que Médiateur dans cette affaire.
Ce qui a été relevé dans ses débats et lors des votes, c'est l'urgence de ramener cet homme auprès des siens.
- L'affaire N° 2 dossier CSI : . Comme l'ont soulevé le sénateur de Coruscant ainsi que d'autres, il faut être prudent, nous n'avons pas eu d'autres informations à part ce message et le manque de renseignement nous appelle à la prudence.
Avec une majorité de "Pour", l'envoi de la Grande Armée Républicaine, mais je souligne de nouveau à ce que j'ai pu relever dans chaque commentaire que ce soit les "Pour" ou les "Contre", ce manque de renseignement, la Générale de la Garde nous l'a précisé aussi lors de son intervention, donc cette prudence est de mise.
En conclusion, nous pouvons dès à présent donner l'autorisation à la Générale Lyzs Yvanol de préparer sa petite troupe, afin d'amener des renseignements complémentaires avant d'envoyer les recrues républicaines à ce combat. Elle devra nous envoyer des rapports réguliers afin de conclure si nous devons envoyer plus d'hommes sur le champ de bataille.
Voilà, cela a été dit et sera dès à présent écrit. La "Présidente du Conseil" avait enfin conclu.
Pour la jeune femme, elle ne sait pas si elle a bien traité ses deux affaires, si cette séance, elle l'a présidée comme il convenait que ce soit pour les Sénateurs ou pour l’Administratrice du Sénat ou même pour le Chancelier. Mais, si ce n'était pas le cas, il est trop tard, ce qui a été décrété en ce lieu a été d'or déjà écrit.
- La conclusion de ses votes va dès à présent être notée dans nos archives afin que chacun puisse en prendre connaissance, à qui de droit. Mesdames et Messieurs les Sénateurs et Ambassadeurs, je vous remercie de votre participation à cette séance.
Veuillez noter que le débat de cette 2e Séance du Sénat est dès à présent Close.
La "Présidente du Conseil Gardien de la Constitution" se retira du devant de la scène, sa nacelle se remit à sa place, les écrans restèrent allumer. Les gardes placées tout le long des entrées et des sorties de la rotonde ne bougèrent pas. Les yeux fixés sur sa tablette, elle souffla lentement avec le sentiment du devoir accompli. -
Post n°24
Auteur : Shar'kan Nocturna« Ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous divise »
Le bruit étouffé des applaudissements de la rotonde sénatoriale m’informait de la clôture du vote. Les administrateurs présents à mes côtés dans le bureau de fonction situé juste sous l’assemblée législative me firent un petit topo. Envoyer des médiateurs sur Alderaan avait fait l’unanimité ; l’intervention en territoires séparatistes moins. Quand bien même mon opinion sur le sujet, il était trop tard : le Sénat souverain s’était exprimé et si telle était sa volonté, alors désormais, mon devoir était de faire appliquer ses mesures issues de l’expression majoritaire, et de les exécuter moi et non eux au nom de la sacrosainte séparation de pouvoirs. Mais il était à mon tour d’intervenir maintenant, et le simple fait de savoir que cette intervention était imminente fit surgir un élan de stress comme rarement j’en avais connu auparavant. L’enjeu cette fois était énorme. Pour la première fois depuis longtemps, le contour d’un Etat structuré se formait, obéissant à des règles de fonctionnement spécifiques, organisant précisément les pouvoirs de chacun, leurs prérogatives, mais surtout et avant tout accordant tout un ensemble de droits et de devoirs aux citoyens. Le projet constitutionnel à venir était sans nul doute, de mon point de vue et en toute modestie, un des plus ambitieux jamais réalisé dans l’Histoire récente. J’espérais par ce texte fondamental, que la République et la démocratie règnent en maître sur l’Espace des systèmes qui la composaient et cela le plus longtemps possible, que les représentants se rendent compte de la puissance d’un tel texte, de sa force pacifique et approuvée par une opinion majoritaire. Et oui, la République devait durer, devait être solide. La Loi Suprême était là pour cela. Il en relevait de l’intérêt de tous les individus mais aussi de toutes les planètes qui adhéraient à ses valeurs.
Ainsi, le toit du bureau s’ouvrait et je montais dans la nacelle qui d’un moment à l’autre allait s’élever au cœur de la rotonde sénatoriale, face aux centaines de coupoles qui chacune, abritait un Sénateur ou un représentant d’un des systèmes membres de la jeune République naissante. Je gardais le bandeau sur mes yeux, et nonobstant l’aveuglement, je ressentais l’intense pression des gens qui littéralement m’entouraient. Mon rythme cardiaque s’emballait petit à petit conscient de l’enjeu crucial qui allait se jouer dans les prochaines heures. En effet, le débat allait sans doute être rude et surtout long. Les projets constitutionnels définissant usuellement le destin d’un régime, ce n’était donc pas quelque chose à expédier comme nous avions pu le faire il y a huit mois, pressés de fonder les bases d’un Etat en crise. La Constitution était la loi de la République, unique et puissante. L’accord d’une majorité dans un contexte propice se traduisait comme les fondations de l’Etat de droit.
Alors que l’administratrice Labreha annonçait au Sénat mon apparition, j’envoyais grâce aux assistants situés à ma gauche un message destiné à l’Ambassadrice de Telos et Présidente Jagabamda, l’invitant à me rejoindre sur la nacelle centrale. Cette femme avait fait un excellent travail, son rôle était je pense de rester à mes côtés, sans pourtant se priver de sa liberté de parole.
L’ascension de la nacelle demeurait désormais inéluctable. Ma main, posée sur le pupitre destiné initialement à rassembler les documents électroniques liés à l’étude de la séance du jour, devenait moite. Au-dessus de la pile trônait fièrement le projet constitutionnel que j’avais bâti depuis quelques mois maintenant. Tous les regards sur ma personne, je les sentais. Quelques murmures sillonnaient les rangs du Sénat de la République, remarquant sans nul doute le bandeau qui recouvrait mes yeux. Le constat était indéniable : c’était affaibli que je me présentais aux membres de la représentation républicaine, mais toujours animé d’une force de conviction sans faille, fier de mon travail et impatient de le partager. Un Chef d’Etat vulnérable à ce moment, mais qui jamais, ô grand jamais, n’allait se laisser abattre par les problèmes qui lui faisaient face.
La nacelle s’arrêta à mi-hauteur. Jagabamda m’avait rejoint, elle était située à ma droite. Si je ne pouvais la voir, je sentais sa présence. Instinctivement et comme si j’avais deviné son emplacement exact, je posais ma main sur son bras, un peu en dessous de son épaule gauche.
- Merci, lui avais-je lancé doucement.
Un seul mot, mais accompagné d’un sourire sincère, hochant doucement la tête de haut en bas afin de lui signifier à la fois ma reconnaissance d’avoir pris le relai, d’avoir assuré la continuité de l’Etat Républicain, et ma gratitude envers le travail de direction rigoureux qu’elle avait accompli.
Le « menu » de la séance, plus couramment appelé au parlement « ordre du jour », était drôlement chargé. Comme je l’ai évoqué précédemment, la Constitution devait être votée et le Sénat allait exercer ses pouvoirs d’assemblée constituante. Mais de là, s’en suivait l’élection des Présidents des Commissions Sénatoriales (si l’article était approuvé par les sénateurs), puis nombre de décisions et de lois concrètes. En bref un chantier considérable tant il y avait de choses à faire pour rejoindre la route du progrès et de la protection de la démocratie.
Tout à coup les murmures cessèrent. Un silence de plomb tomba soudainement sur le Sénat de la République. On aurait dit le moment qui précédait le début d’une œuvre symphonique offerte à un public d’opéra. C’était comme si les Sénateurs étaient dans l’expectative d’une parole prononcée par le Chancelier Suprême, le chef d'orchestre, celui qui possédait les prérogatives de Chef de l’Etat Républicain., comme si la continuité de la fonction de l’assemblée reposait sur mes épaules. Ma tête légèrement baissée et involontairement dirigée vers le pupitre se redressa. Ma posture était droite et fière. Serrant les mains sur le réceptacle de la Constitution Fédérale, je pris une profonde respiration et brisai le silence.
- Sénatrices, Sénateurs, Ambassadrices, Ambassadeurs… Mon retour sans doute prématuré sous cette rotonde commencera par les dires d’un jeune auteur que j’affectionne tout particulièrement.
J’allais réciter le passage d’un vieux livre tel qu’il n’en existait désormais que dans les archives historiques de la Galaxie. Aujourd’hui, l’écran avait remplacé les pages, l’hologramme s’était substitué au livre. Quel plaisir pourtant de partager la richesse de la pensée des Etres de la Galaxie à travers des pages et de l’encre. C’est avec cela que j’avais décidé de transmettre l’enseignement de l’auteur que j’appréciais tant. Et bien que je ne pouvais lire, ces mots résonnaient dans ma tête tellement souvent que j’avais finis par les connaître par cœur.
- Ainsi disait-il : « Que pourrait faire le tyran si vous n’étiez receleurs du larron qui vous pille, complices du meurtrier qui vous tue et traitres à vous-même ? Vous semez vos fruits afin qu’il en fasse le dégât ; vous meublez et remplissez vos maisons afin de fournir à ses pillages ; vous élevez vos filles afin qu’il ait de quoi soûler sa luxure ; vous nourrissez vos enfants afin que, pour le mieux qu’il saurait faire, il les mène en ses guerres, qu’il les conduise à la boucherie, qu’il les fasse ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances ; vous rompez à la peine vos personnes afin qu’il se puisse mignarder en ses délices et se vautrer dans ses sales et vilains plaisirs ; vous vous affaiblissez afin de le rendre plus fort et ferme à vous tenir plus courte la bride. Il n’est pas croyable comme le peuple, dès lors qu’il est assujetti, tombe si soudain en un tel et si profond oubli de la liberté, qu’il n’est pas possible qu’il se réveille pour la ravoir, servant si librement et tant volontiers, qu’on dirait, à le voir, qu’il a non pas perdu sa liberté mais gagné sa servitude. De tant d’indignités que les bêtes mêmes ou ne les sentiraient point, ou ne les endureraient point, vous pouvez vous en délivrer si vous essayez non pas de vous en délivrer, mais seulement de vouloir le faire ».
Je gardais volontairement un nouveau silence quelques secondes durant. Renchérir n’aurait servi à rien si l’Assemblée ne s’était imprégnée de ces mots si sages et pourtant si puissants. Ce moment bref, cette ambiance feutrée dans une absence de bruit quasi-totale m’arracha un frisson soudain, comme si je réalisais tout à coup que des milliers de paires d’yeux étaient fixées sur moi sans dire mot alors que je ne pouvais poser les miens sur eux.
- Ces mots sont d’une puissance incroyable. Mais au-delà de la beauté du simple verbe, comme beaucoup s’attachent à le dire, il y a les faits. Chers amis, que sont les faits s’il n’y a de mots pour les légitimer ? J’orientais mes mots tour à tour à des parties différentes du cercle de la Rotonde du Sénat. A tout acte précède un discours, une réflexion, une pensée, à moins que nous ne retournions dans les premiers âges de notre histoire où l’instinct prédominait sur la raison… Après avoir pris une plus grande respiration, ma parole gagna en volume sonore. Les partisans belliqueux, ceux qui souhaitent la violence à tout prix, n’ont autres objectifs que la destruction, l’obsession du plaisir personnel procuré par la violence et la haine. Ces fous perdurent encore aujourd’hui… Mais si vous siégez dans cette rotonde, si vous avez accepté le Droit, la Loi, le Débat, si vous partagez l’idée que la discussion est nécessaire, que la Gouvernance commune en nous rendant plus fort nous rend plus libre (je levai un bras et désignai les Sénateurs du doigt), si vous êtes aujourd’hui conscients qu’un droit commun à tous sacralisant des libertés fondamentales met fin à la tyrannie parce qu’il consacre cette Assemblée, ce Sénat, au cœur des institutions républicaines… Mon ton s’abaissait doucement, comme un léger decrescendo. Alors vous n’avez pas uniquement essayé de vous débarrasser de la servitude, vous l’avez voulu, et l’avez fait.
Un nouveau silence s’imposa à l'audience après avoir commencé à démontrer qu’aujourd’hui, le pouvoir d’établir la loi par la majorité était le fondement même de l’abandon de la servitude et le rejet définitif de toute autorité impériale non légitime au profit d’un régime libre et démocrate.
- Nombreux sont ceux qui s’étaient attachés à cette servitude, continuai-je reprenant de plus belle. Et j’en faisais partie, parce que le tyran m’avait convaincu que c’était nécessaire. L’aveuglement idéologique sous l’empire de l’ordre, de la peur, et de l’efficacité absolue est une chose terrifiante (je secouai la tête et la relevait vers le haut de l’Assemblée). Aujourd’hui l’efficacité ne doit plus être un argument de la dictature. Etre efficace à tout prix au détriment de la liberté, du processus démocratique, du débat et du partage… je dis mille fois non. Nous pouvons agir pour le bien de tous et agir concrètement dans nos actions tout en confrontant nos idées librement. Et c’est bien ça le rôle du Sénat (je re-pointais les Sénateurs du doigt, ne faisant plus face à un seul côté de la rotonde mais aussi à celui situé dans mon dos) : un rôle positif qui se nourrit des oppositions et des débats dans une volonté d’optimiser une action efficace. Je regrette les départs inopinés de l’Espace Républicain de systèmes préférant une pseudo liberté sous couvert d’un intérêt personnel supérieur, continuai-je en secouant doucement la tête de droite à gauche. La République est là pour assurer l’intérêt de tous et non pas l’intérêt de chacun ou l’individualisme. Notre régime, votre régime, est celui de la solidarité et du bien commun, d’une union pour un avenir placé sous le signe de la liberté et de la démocratie ! (Mon ton s’était amplifié sur cette phrase). Il est bien évident que lorsque prévaut l’intérêt personnel sur l’intérêt général, la dérive autoritaire est généralement aisée. L’intérêt de la République réside donc dans le bien de tous quel que soit l’origine, la planète, le système, la lune ou la nation. Oui ! Le temps de l’autocratie est révolu, la domination d’un seul s’est évanouie avec son idéologie délétère ! (Le ton de mon discours s'envolait peu à peu, stimulant des applaudissement et l’implication des Sénateurs). Et ensemble, il y a maintenant près de huit mois, nous avons franchi le pas, conscients qu’un seul ne pouvait faire le poids et écarter de sa simple volonté arbitraire la souveraineté du Sénat. Certains ont eu la volonté de se défaire du servage impérial bien avant que la politique s’en mêle. Ils ont eu un courage remarquable, celui de prendre les armes, éclairés par le désir de la liberté. Ils ont contribué indéniablement à la chute du régime tyrannique mais aussi d’un ordre fanatique et extrême qui constitue encore et toujours un des ennemis de la République et de ses valeurs. Sans eux, sans doute que nous n’aurions pas pu vouloir la fin de cette servitude. C’est en partie grâce à eux que nous avons voulu vivre libres.
La fin de cette première partie du discours s’achevait de façon plus sereine, reprenant notamment l’argument que seule, la politique n'aurait pu réussir à renverser la dictature. L’aide précieuse des Renégats n’était pas à mettre de côté. Leur action nous avait permis à nous, représentants du peuple, de saisir l’opportunité de mettre fin à une époque répressive et privative de libertés. On pouvait bien nous reprocher d’être des élus de l’Empire, mais l’esprit liberticide avait pourtant disparu, l’esprit électoral était là et la séparation des pouvoirs restait le reflet de l’obtention par chaque institution de réelles prérogatives politiques, respectant la volonté des électeurs et les résultats des suffrages.
- Mon combat de tous les jours est donc vous l’avez compris celui de l’intérêt de tous et ma passion, mon engagement auprès de la République vous montre que ce n’est pas une chimère. Je m’oppose par cette simple volonté, à servir un seul, à m’octroyer des plaisirs par le simple fait de vos actes, parce que je suis démocrate, parce que j’aime la liberté, la justice et l’égalité. Le ton se révélait encore une fois serein et je prenais soin d’alterner entre les différentes parties du Sénat afin que chacun se sentent concernés par ce discours. On pourra me reprocher de blablater, de parler dans le vent… Mais ceux qui n’ont pas compris que le verbe légitime l’acte sont dans le déni, mille fois dans le déni et une infinité de fois dans le déni ! J’avais affiché à cet instant peut être un instant de dégoût en repensant aux démagogues discréditant la République. La légitimité s’imprègne au Peuple, elle s’imprègne à leur volonté de vouloir un monde meilleur et non pas de servir sous le joug de la force ou celui de la manipulation par un seul ! Repris-je avec force. Il existe bien évidemment des moyens de légitimer par la force, mais la démocratie exige une légitimation par les mots dans le respect des libertés individuelles et communes, et c’est d’autant plus méritoire qu’il s’agit d’une tâche extrêmement difficile. Nous donnons la parole, le choix, aux représentants et au peuple. Nous remplaçons les armes qui n’ont pas de place dans le fonctionnement d’un régime démocratique, par le Droit qui régule la société par la paix et la volonté éclairée de chacun. Vous, Sénateurs et Sénatrices, (mon index était pointé vers eux), vous êtes les représentants du Peuple, élus dans la transparence du fait des institutions républicaines qui contrôlent le bon déroulement du jeu démocratique. Vous avez le pouvoir central de la République, celui de faire la loi ! La loi, chers collègues… Trop peu se rendent compte de son importance… Instrument de légitimation, de régulation, de pacification des rapports sociaux dans le simple mais impérieux souci de l’intérêt général, la loi démocratique est le fondement de l’abandon de la servitude volontaire.
J’avais donc achevé ma démonstration précédente. Cependant l’heure était venue d’introduire ce pour quoi la Deuxième Législature Républicaine était réunie.
- Mais il serait idiot de croire que la loi seule serait un rempart absolu contre la tyrannie. Non, bien sur que non. Vous l’avez sans doute compris… Une norme suprême se doit d’encadrer la République, une norme suprême difficilement modifiable une fois votée, qui sacralise des droits fondamentaux et des principes de gouvernance commune, piliers de la démocratie. Mon ton était de nouveau redevenu plus calme et posé. Cette Constitution comme on l’appelle plus couramment, consacre la légitimité absolue d’un régime auprès du plus grand nombre, tout comme une armée au service de tous et avant tout au service de la République consolide bien évidemment la démocratie de toute menace extérieure inhérente à une Galaxie instable. Il est insensé de se priver d’une armée défensive qui constitue le principal bouclier contre toute influence néfaste, tout comme il est insensé de se priver d’une Loi Fondamentale qui grave dans le marbre la démocratie même et ses principes rois. Mais cette armée doit cependant être contrôlée de près pour empêcher toute emprise du pouvoir militaire sur les institutions Républicaines qui sont les garantes de la défense du bien commun, et de la démocratie (j’avais appuyé sur ce point avec insistance). Ainsi la Constitution doit être elle aussi protégée par une autorité politique. Cette autorité, le Conseil Gardien, est le rempart ultime contre toute loi antidémocratique et se réserve tout contrôle sur la loi votée afin de protéger ce que nous avons de plus précieux : notre Liberté.
Je continuais mon monologue, espérant capter l'attention du Sénat, espérant leur faire partager la conviction qui m'animait. Je prenais à cœur le dynamisme du discours qui étrangement allait de pair avec mon instinct, ma pensée véritable. Quelques gouttes perlaient sur mon front. Je ne savais si c'était le résultat d'une fièvre naissante ou le fruit de mon engagement presque physique de mon discours, mais je devais poursuivre.
- La Constitution précédente, cependant, ne garantissait pas le fonctionnement du régime Républicain. Elle ne garantissait pas sa stabilité, ne résolvait pas des problèmes d’ordres fondamentaux. Beaucoup ont contesté la loi suprême. Sur l’existence de ce simple fait ils auraient eu tort, mais l’argument du vote dans l’urgence était juste. Nous avions établi la Constitution Républicaine dans la précipitation, dans l’absence de réflexion alors qu’elle demeurait trop obscure. D’où son manque incontestable de légitimité. Mais aujourd’hui je vous en présente une nouvelle que même l’empoisonnement dont j’ai été victime et qui m’a temporairement ôté la vue ne saurait m’empêcher de vous la faire partager. Quelques murmures se firent entendre, mais je continuai mon exposé. Elle consacre, dans quarante-deux articles rédigés avec le plus grand soin et dans la clarté, les droits fondamentaux de la République, le rôle du Chancelier Suprême, le rôle du Sénat, celui de la Justice, et le contrôle de l’armée par des institutions politiques sans tomber – et par pitié ne vous laissez pas amadouer par les bassesses de la démagogie et du populisme – dans ce que les détracteurs de la démocratie appellent la « bureaucratie ». La Constitution que je suis aujourd’hui prêt à soumettre au vote du Sénat a été murement réfléchie. Elle fonde le début d’une nouvelle ère basée sur la gouvernance commune mais aussi sur la liberté politique des planètes de l’Espace Républicain, celle d’agir comme il leur semble en interne en délégant le rôle exécutif du Sénateur à toute autorité locale légitimement reconnue par le peuple, consacrant de surcroît sa souveraineté tout en participant à un régime démocratique et une union qui sans nul doute rendra plus fortes à la fois la République et la planète ou la nation qui en fait partie. La République a vocation à conserver les cultures et les traditions locales qui font sa force tant qu’elles respectent les droits fondamentaux qui seront énumérés dans la présente Loi Suprême, et ce dans la poursuite du bien de tous. Le ton était monté crescendo. La Constitution de la République Fédérale qui est soumise à votre vote consacre le seul Etat de Droit démocratique véritable qui existe dans la Galaxie, et nous devons nous en vanter ! Mais nous devons surtout le protéger.
Mû par mes convictions les plus profondes, c’étaient mes tripes et non pas un discours écrit et préparé à l’avance qui parlaient. Non, il n’y avait pas de place pour un régime militaire. Non, il n’y avait pas de place pour le pouvoir d’un seul. Il n'y avait nulle place pour le culte d'un Chef. L’équilibre des pouvoirs devait être assuré, et l’armée contrôlée pour éviter toute dérive. Je perpétuais mon discours, pointant une nouvelle fois de mon index l’ensemble de la Rotonde du Sénat de la République.
- Vous, Sénateurs, aurez la possibilité de modifier des articles si vous le souhaitez. Vous, Sénateurs, pourrez même contribuer à la Constitution de la République en suivant un processus prévu à cet effet, séparant comme l’a montré la brillante Présidente Jagabamda que je remercie pour sa gestion parfaite du début de séance, la phase de débat sur le texte de la phase de vote.
Cette fois, un murmure plus fort ponctué de quelques applaudissements retentit dans les rangs de l’assemblée législative. Mais il était temps de conclure, un sourire aux lèvres. J'avais chaud, je transpirais mais qu'importe, d'ici quelques secondes, le projet constitutionnel allait être dévoilé fort de sa précision et de sa clarté.
- N’oubliez simplement pas mon long discours. Celui-ci n’a pas un but moralisateur, non, il a pour objectif de faire prendre conscience à ceux qui ne croient pas au débat et à la politique, que ces derniers sont nécessaires afin d’agir au mieux pour l’intérêt général, pour l’intérêt de la République, et de consacrer la légitimité absolue du Droit comme régulateur pacifique des conflits sociaux. La République d’aujourd’hui doit se réclamer de l’Ancienne, mais purifiée de ses maux : plus jamais au sein de cette rotonde ne pourra siéger une organisation commerciale ou toute autre personnalité non élue ; plus jamais la République ne doit faire preuve de brutalité à l’égard des peuples de la Galaxie ; plus jamais la République sera la victime de la corruption ! Une fois de plus je m’emballais dans mes paroles, animé de ma force de conviction. Il était temps d’en arriver au point culminant de mon long discours. Ecartez donc et je vous en conjure tout intérêt personnel dans ce vote, éclairez-vous de l’impérieuse nécessité d’agir dans l’intérêt général qui dépasse les frontières de votre seul système ! Il ne s’agit non plus de promesses ici, mais d’actes, d’actes fondateurs qui ne sont pas à prendre à la légère. Vous avez entre vos mains un pouvoir puissant que le peuple vous a accordé, faites-en bon usage. Ce simple bon usage, libre et en toute connaissance de cause, est l’outil de notre volonté commune de s’être débarrassé, une fois pour toute, de la servitude. Je vous remercie.
Une salve d’applaudissement retentissait au cœur de Sénat Républicain. Il s’agissait sans doute de ceux qui se réclamaient partisans de ma cause. Une chose était sure cependant, j’étais épuisé, ayant laissé une bonne partie de mon énergie dans la prestation que j’avais faite devant la représentation de l’Espace Républicain. Mais j’étais fier. Fier de ce que j’avais dit, fier d’avoir partagé mes plus profondes croyances en la liberté, l’égalité, la justice, fier de m’être donné à la République, fier d’être là, à ma place, ayant l’impression de servir une cause puissante et juste. La loi était la seule mesure coercitive qui était légitime tant qu’elle était votée par des gens élus d’une majorité, et oui, c’était la seule solution pour que perdure un régime démocratique et stable, prônant la liberté de chacun et à la fois la liberté de tous. Toutefois, en évitant de me perdre dans les méandres de mon esprit, j’activai enfin le document et apparût à la fois sur chaque plateforme sénatoriale, mais aussi par le biais d’un hologramme central accessible à la vue de tous, la Constitution de la République Fédérale.Spoiler : HRP A LIRE :
-
Post n°24
Auteur : Shar'kan Nocturnafalse; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/t5428-Lois-de-la-R-publique.htm" target="_blank">modalités du vote de la loi pour éviter un bazar innommable. C’est-à-dire : phase de discussion puis phase de vote. Sachez que la Constitution malgré sa longueur est claire, explicite, et accessible à tous. Cependant, pour simplifier la phase de vote au vu du nombre d’articles :
- Si vous êtes d’accord avec tout un titre de la Constitution, vous notifiez un « Vote Pour » à côté de ce titre sans l’expliciter sur TOUS les articles, ce qui s’avérerait tout à fait inutile et très contraignant pour vous. A contrario, si vous êtes en désaccord avec tout un titre, écrivez « Vote Contre ».
- Si vous êtes d’accord avec la majorité des articles d’un titre mais que quelques-uns vous posent problèmes, mentionnez le numéro de l’article en question de ce titre et notez « Vote Contre ».
- Si vous êtes d’accord avec la Constitution dans son entièreté, dites simplement « Vote Pour ». A contrario, si vous n’êtes d’accord avec aucun article, indiquez « Vote Contre » tout court.
Si des articles sont rejetés, vous pouvez soit les modifier, soit en proposer d’autres après le premier vote. Ce sera à moi de me débrouiller pour comptabiliser le tout, mais ne vous en faites pas, je m’en sortirais. Cette procédure est faite pour vous simplifier la vie pas pour simplifier la mienne. Cette procédure permet également plus d’accessibilité.
CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE FEDERALE
Préambule
Il n’est qu’un seul dirigeant, le Peuple. Il n’est qu’une seule justice, celle du Peuple. Il n’est qu’un seul gouvernement, celui de la démocratie. Tel est le pacte qui scelle l’alliance entre la République et son Peuple.
La chute de la Tyrannie et de l’obscurantisme barbare a ouvert une nouvelle ère, un nouvel âge empli de promesses d’un futur prospère et d’espoir. Plus que jamais nous refusons la haine de l’autre, nous rejetons le sectarisme quel qu’il soit, nous condamnons l’autocratie et la dictature sous toutes ses formes.
Nous, peuples de la République, acceptons et faisons nôtre l’héritage de l’Ancienne République, car c’est dans cette compréhension des valeurs démocratiques que nous puisons notre volonté, notre énergie et notre courage. C’est par cette union dans la diversité que notre gloire et notre civilisation rayonnent avec force et grandeur.
Chaque citoyen de la République se doit de combattre l’influence néfaste et destructrice de l’autoritarisme. Il est bien difficile de défendre les institutions justes et pérennes qui protègent la démocratie et la souveraineté du Peuple face à la violence et à la barbarie. C’est en cela que les citoyens de la République sont valeureux ; c’est en cela qu’ils sont les protecteurs de leur civilisation, et c’est pourquoi ils sont les premiers à en profiter.
Chaque institution de la République assure la liberté, l’égalité, la justice, la stabilité, et la protection pour tous les citoyens, sans qu’aucune distinction ne puisse jamais être faite. La République est dépositaire d’une autorité millénaire garante de la prospérité et du progrès des nations qui lui sont affiliées ; elle doit travailler à la réalisation du bonheur pour tous ses citoyens. Ses administrations doivent récompenser l’effort et le mérite du Peuple, servir l’idéal de Justice, et porter une assistance providentielle à tout citoyen.
Par ce contrat juste et bénéfique, la République proclame la Constitution qui suit sur l’ensemble de son territoire.
MERITE, JUSTICE ET LIBERTE
AD GLORIAM
Titre I : Principes fondamentaux de la République
Article 1:
La République Fédérale est une et indivisible, laïque et démocratique. Ses principes fondateurs sont :
- La liberté de ses citoyens qu'elle soit d'expression, de conscience, de religion ou d'association. Cela implique également la liberté de la presse visuelle, écrite et auditive;
- Leur égalité en droit et en fait entre eux sans distinction de race et de sexe;
- Le respect et la dignité des Etres intelligents peuplant la Galaxie et donc l'inexistence de l’esclavage sur l’Espace Républicain;
- La souveraineté du peuple à deux niveaux: celui de l’Etat fédéral, celui des États fédérés;
- La laïcité de l’Etat et des États fédérés dans la rigueur la plus stricte afin de garantir l’expression et l’égalité de toutes les religions non sectaires. De ce fait, aucun ordre religieux n’est rattaché à l’Etat quelque soit sa forme, et n’est rémunéré par lui;
- La division entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire;
- La démocratie, s’exprimant à travers le pluralisme politique;
- L’union, l’indivision et l’inviolabilité de son territoire;
- L’obligation de rendre justice dans la transparence la plus totale quelque soit le milieu, le rang social ou les fonctions particulières exercées par quelconque citoyen.
- L’Etat de droit, régulateur pacifique de la société républicaine.
- Le progrès, qui vise à améliorer les conditions de vie de chaque citoyen par les réformes du Sénat ou de la Chancellerie, par la technologie et l’avancée scientifique sans violer les principes fondamentaux énoncés ci-dessus ;
Article 2:
Toute violation d’au moins un des principes fondamentaux énoncés dans l’article 1 de la Constitution entraînera des sanctions lourdes envers celui, celle ou ceux qui la provoquent. Ces sanctions sont caractérisées par le Chef de l’Etat, ou par l’appareil législatif, ou par la plus haute autorité judiciaire, ces deux dernières pouvant se réunir de plein droit dès la violation constatée.
Cependant, dès qu’une sanction a été prononcée par un des détenteurs d’un des pouvoirs exécutif, législatif ou judiciaire, celle-ci ne peut faire l’objet d’un recours ou d’une modification par un tiers.
Article 3:
La langue officielle de la République fédérale est le basic. La devise de la République Fédérale est Virtus, Justitia, Libertas ad gloriam (Mérite, Justice et Liberté pour la Gloire)
Article 4:
Tout mandat politique local, régional, ou national est attribué par le biais d’élections. Ces élections sont organisées par les Etats fédérés, assistées et homologuées par le Conseil Gardien de la Constitution lorsque celles-ci concernent la vie politique locale et fédérale.
Article 5:
En cas de conflit de quelque nature entre les Etats fédérés ou entre un Etat fédéré et l’Etat fédéral, seules les autorités fédérales seront autorisées à trancher le litige (parce que relevant de l'intérêt général) en toute neutralité et transparence..
Article 6:
Les lois votées par le Sénat s’appliquent à tout système de l’Espace Républicain. Les lois constitutionnelles doivent être approuvées à la majorité des deux tiers des voix exprimées.
Article 7:
Les planètes composantes de la République ont le droit d’établir leur propre constitution qui organisera leur système politique. La Constitution de la République est une loi suprême qui régit l’écriture des constitutions particulières puisque votée par l’ensemble des systèmes républicain, ceci dans la vocation de poursuite de l’intérêt général. Celles-ci doivent donc être compatibles avec la Constitution de le République et ses principes fondateurs.
Titre II: Le Chancelier Suprême de la République
Article 8:
Le Chancelier Suprême de la République est le Chef de l’Etat, il détient la plus grande partie du pouvoir exécutif.
Il est le représentant de la République Fédérale à l’échelle galactique et son chef diplomatique.
Il est le chef des forces armées.
Il signe les traités, mais ceux-ci peuvent être contestés par un vote du Sénat à la majorité absolue à l’initiative d’un Sénateur.
Il nomme à tous les emplois civils et militaires.
Article 9:
Le Chancelier Suprême de la République ouvre les séances du Sénat.
Il promulgue les lois votées à l’assemblée législative. Il peut apposer son véto une seule et unique fois par séance sur n’importe quel projet ou proposition de loi dans le but du respect de l’équilibre des pouvoirs.
Article 10:
Le Chancelier Suprême a la possibilité d’agir par ordonnances. Ces ordonnances devront obligatoirement passer devant le Sénat pour être approuvés à termes. L’approbation de ces ordonnances par le Sénat à la majorité absolue des suffrages exprimés donne lieu à une loi. Dans le cas contraire, l’ordonnance est abrogée.
Article 11:
Le Chancelier Suprême de la République est élu pour un mandat de quatre ans renouvelable, par les Sénateurs, représentants du peuple au niveau de l’Etat fédéral, à la majorité absolue des suffrages exprimés. De ce fait, le Chancelier Suprême de la République pour accéder à cette fonction doit obligatoirement avoir été élu Sénateur de sa localité.
L’élection se déroule au scrutin uninominal (un seul nom possible) à deux tours. Les deux candidats ayant recueilli le plus de suffrages exprimés au premier tour du scrutin accèdent au second sauf si un d’eux recueille d’emblée plus de la majorité des suffrages exprimés. Le deuxième tour se déroule une semaine après la prononciation des résultats du premier tour par le Conseil Gardien de la Constitution. Le candidat recevant le plus grand nombre de suffrages exprimés est élu Chancelier de la République Fédérale. Celui-ci prend ses fonctions au lendemain de sa victoire électorale. En cas de fraudes avérées par le Conseil Gardien, ce dernier possède le droit d’annuler les élections et de procéder à de nouvelles.
Article 12:
Le Chancelier détermine l’ordre du jour des séances sénatoriales. Il mène les débats et peut lui-même être à l’initiative de projets de lois qui, s’il le souhaite, peuvent être soumis de façon prioritaire devant le Sénat. Ces projets procèdent du vote régulier du Sénat, ont la possibilité d’être amendés par celui-ci (c’est à dire modifiés), et sont adoptés à la majorité absolue des suffrages exprimés.
Il promulgue les lois votées au Sénat.
Article 13:
Le Chancelier peut proposer une motion de censure concerne un des Présidents d’une Commission Sénatoriale (décrites dans l'article 27), laquelle motion doit être constructive, c’est à dire qu’il doit proposer un nouveau Président de Commission au Sénat en même temps que la motion de censure.
Article 14:
Le Chancelier Suprême peut dissoudre le Sénat s’il le souhaite sans consultation préalable, et donc donner l’ordre par décret de l’organisation de nouvelles élections sénatoriales.
Article 15:
Le Chef de l’Etat est responsable politiquement devant le Sénat.
Article 16:
En cas de vacance anormale du poste de Chancelier Suprême, le Président de la Commission à l’Intérieur et à la Sécurité assure l’intérim.
Passé un délai de 6 mois, le Sénat a la possibilité d’élire un nouveau Chancelier selon les dispositions de l’article 11. Pendant ce délai, le Chef de l’Etat intérimaire ne peut être à l’origine de dispositions modifiant la Constitution de la République.
Article 17:
Le Chancelier Suprême durant l’exercice de ses fonctions ne peut être convoqué devant la justice sauf s’il est destitué par le Sénat par motion de censure, ceci afin d’assurer la stabilité du pouvoir et de l’Etat.
Article 18:
Lorsque les institutions, la souveraineté territoriale ou que les engagements interplanétaires sont gravement menacés de façon imminente, et que le fonctionnement normal et régulier des organes de l’Etat est interrompu, le Chancelier Suprême, après consultation des Présidents de Commission au Sénat, et du Sénat lui-même, est habilité à prendre les mesures nécessaires pour garantir le bon fonctionnement de la République sans qu’aucune opposition ne puisse l’y en empêcher.
Le Sénat ne peut être dissous durant cette période.
Après un délai de deux mois, le Sénat peut procéder à un vote portant sur l’arrêt de l’octroi de ces pouvoirs exceptionnels au Chancelier Suprême.
Titre III : Le Sénat de la République
Article 19:
Le Sénat vote les lois de la République. Pour qu’une loi soit adoptée, celle-ci doit recueillir la majorité des suffrages exprimés. Le vote d’un Sénateur compte pour deux voix.
Article 20:
Les Ambassadeurs de la République sont les représentants de l’Etat fédéral sur les mondes secondaires de l’Espace Républicain. Ils ont la possibilité de siéger au Sénat et de débattre. Ils peuvent voter au sein du Sénat. Le vote d’un Ambassadeur compte pour une voix.
Article 21:
En cas d’égalité des suffrages dans le vote d’une loi, le nombre de Sénateurs d’un côté ou de l’autre tranchera. Si les Ambassadeurs de la République sont deux fois plus nombreux au sein de la République que les Sénateurs, la voix du Sénateur, primant parce qu’élu du peuple, comptera triple, et ainsi de suite de sorte que la volonté populaire démocratique préside le vote de la loi.
Article 22:
La durée d’un mandat sénatorial est de 4 ans.
Ce mandat est législatif à l’échelle fédérale - le Sénateur vote la loi - et exécutif à l’échelle locale - il est le dirigeant de sa planète - ce dernier pouvant subir une dérogation énoncé à l’article 23.
Article 23:
Le pouvoir exécutif local détenu par un sénateur peut être délégué entièrement ou partiellement à toute autorité locale légitimement reconnue par le peuple.
Article 24:
Le Sénat peut demander le vote d’une motion de censure constructive à l’encontre du Chancelier de la République. La motion de censure doit être demandée par au moins deux Sénateurs et votée dans un délai d’une semaine par l’ensemble de l’assemblée législative. Celle-ci est approuvée à une majorité des deux tiers des suffrages exprimés. Cette motion constructive implique la condition nécessaire d’une candidature immédiate d’un Sénateur à la Chancellerie pour qu’elle soit valide afin d’assurer la continuité du pouvoir exécutif et de l’Etat.
Article 25:
Aucun sénateur ne peut faire l’objet d’une convocation devant la justice sauf si le Sénat ou le Chancelier Suprême vote la levée de son immunité parlementaire.
Article 26:
Le Sénat a le devoir d’investir par un vote les Présidents des Commissions sénatoriales. Les candidats, pour être élus, doivent recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés.
Article 27:
Les Présidents des Commissions du Sénat de la République détiennent une partie du pouvoir exécutif fédéral : ils sont en charge des secteurs administratifs qui leurs sont attribués. Ceux-ci sont au nombre de cinq :
- La sécurité et les affaires internes
- L’armée
- La diplomatie et les affaires extérieures
- L’économie et le commerce
- Le budget et les finances publiques
Les Présidents de Commissions représentent la République dans la Commission qu’ils dirigent. Ils conduisent la politique de leur secteur dans une action collective et cohérente à l’échelle républicaine, et dans le respect d’une politique générale commune. Chaque Président peut proposer des lois qui, si elles concernent leur domaine de compétence, et peuvent être traitées prioritairement dans l’ordre du jour sénatorial.
Article 28:
Les Présidents de Commission au Sénat sont élus par les sénateurs, et peuvent être soumis à une motion de censure constructive de la part du Sénat.
La mise en œuvre de la politique des Présidents de Commissions et du Chancelier Suprême est assurée par l’administration civile et militaire le cas échéant.
Article 29:
Outre le vote des lois, le Sénat peut rendre de son propre chef des rapports parlementaires, établis en coopération avec l’administration fédérale, qui auront pour but d’exprimer l’avis général sur la qualité de la politique gouvernementale, ou pourront traiter de problématiques sociales et ou économiques importantes. Le Gouvernement devra prêter une forte attention à ces rapports.
Article 30:
Le Sénat peut constituer de plein droit des commissions d’enquêtes s’il estime qu’une situation particulière ou une question de droit mérite d’être examinée. Les commissions d’enquêtes se déroulent en dehors des séances du Sénat. Un résultat d’une commission d’enquête, s’il évoque un problème à résoudre, ouvrira une séance exceptionnelle du Sénat où une solution devra être trouvée par les élus.
Article 31:
Dans le cadre de ces commissions d’enquêtes parlementaires, les Sénateurs ont le pouvoir d’auditionner les personnes sujettes aux enquêtes, ou pouvant faire avancer le déroulement de l’enquête. Les commissions peuvent auditionner des membres du Sénat, ou des personnalités dépositaires d’un pouvoir exécutif quel qu'il soit. Par ailleurs, elles peuvent également être obligées à comparaître et à produire des documents sous peine de sanctions établie par un organe judiciaire.
Article 32:
En cas de discontinuité du pouvoir au sein d’une planète ou d’incapacité d’un Sénateur, le Sénat peut voter la destitution de ce même Sénateur à la demande de l’un d’eux ou du Chancelier. Est votée alors une tutelle républicaine jusqu’à ce qu’une nouvelle élection soit organisée sur la planète membre.
Titre IV: Le Conseil Gardien de la Constitution
Article 33:
Le rôle premier du Conseil Gardien de la Constitution est de vérifier que chaque loi votée et chaque décision prise par le pouvoir exécutif est conforme à la Constitution établie par le Sénat de la République.
Article 34:
Le Conseil est également l'arbitre entre la République et ses Nations composites. Il est chargé de contrôler les élections relatives à tout mandat républicain. Il est aussi chargé de promulguer les résultats et de valider les élections.
Article 35:
Il peut être saisi ou par un Sénateur, ou par le Chancelier Suprême afin de contrôler la conformité de la loi et des traités à la Constitution.
Article 36:
Le Conseil Gardien de la Constitution est Présidé par un de ses 9 membres élu par ses pairs. Ces membres sont nommés de la manière suivante :
- Trois nommés par le Sénat
- Trois nommés par le Chancelier Suprême
- Trois nommés par la Cour Suprême de la République.
Titre V: La Cour Suprême de la République
Article 37:
La Cour Suprême de la République est la plus haute juridiction de la République. Elle est composée d’un Accusateur Public et d’un Avocat de la République nommés par la Chancellerie ainsi que de Hauts-Juges au nombre de six, représentant les différents Secteurs de la Galaxie :
- Le Noyau (qui inclut le Noyau Profond)
- Les Colonies
- La Bordure Intérieure
- La Zone d'Expansion
- La Bordure Médiane
- La Bordure Extérieure (qui inclut le Bras de Tingel)
Ces Hauts-Juges sont élus par les Juges planétaires locaux et donc par secteurs.
Article 38:
La Cour Suprême est garante de la protection du pouvoir judiciaire, administratif et de leur indépendance. Elle a le devoir de juger les crimes de guerre, et les crimes contre l'Être internes à la République. De manière générale, la Cour juge tout délit et tout crime interne aux institutions de la République.
Article 39:
La Cour Suprême peut revêtir le caractère de Cour Martiale. Elle est alors composée de trois juges, un issu de la Cour Suprême, deux spécialistes du domaine militaire, ainsi que d’un accusateur public. Celle-ci est chargée de juger les crimes dont le personnel de l’armée est accusé.
Titre VI : Adhésion, retrait, et alliances
Article 40:
Tout système intéressé, respectant les valeurs fondamentales telles qu’énoncées dans le Titre I de la présente Constitution peut prétendre à intégrer la République. Sa demande d’adhésion sera transmise au Sénat lequel tranchera à la majorité absolue des suffrages exprimés sur l’acceptation ou non dudit système. Dès l’acceptation de la candidature, le système devient Etat membre de la République Fédérale et possède le droit de siéger au Sénat.
Article 41:
Le principe d’indivision de la République prohibe le retrait unilatéral des systèmes Républicain. Le peuple de la République uni dans des intérêts communs fondamentaux voit ses intérêts menacés par un retrait ignorant la voie législative et donc le droit. La demande de retrait s’effectue selon les mêmes modalités que l’adhésion d’un système à l’Espace Républicain.
Le Sénat, expression de la volonté populaire, décide par une majorité absolue des suffrages exprimés du retrait dudit système à condition que la demande formulée soit légitime et reflète la volonté du peuple du système concerné. En cas de retrait unilatéral, et donc ni négocié, ni respectueux du droit fondamental, ni respectueux de l’intérêt général et de la représentation républicaine, ledit système s’expose à des sanctions.
Article 42:
Les traités, les alliances, ou l’état de guerre ne peut relever que de l’Etat fédéral, donc de toute la République.
Les traités et alliances peuvent être faits par le Chancelier avec approbation du Sénat à la majorité absolue des suffrages exprimés.
L’état de guerre revêt deux aspects distincts. Si la République est attaquée sur son territoire ou si un de ses vaisseaux, véhicules ou encore soldats sont victimes d’une attaque belliqueuse, la République se réserve le droit de répliquer sans vote du Sénat au vu de l’urgence de situation. Dans le présent cas, la Commission à l’Armée, la Chancellerie ainsi que les Généraux des Corps de la Grande Armée Républicaine se réunissent en urgence afin de procéder à la direction des opérations militaires et à leur contrôle. Jusqu’à la prise de contrôle administrative et politique, l’initiative est accordée aux officiers qui subissent l’attaque. En revanche, la déclaration de guerre offensive se différencie du cas précédent et ne peut être proposée que par le Chancelier. Elle est ensuite votée par le Sénat à la majorité des deux tiers des suffrages exprimés.
-
Post n°25
Auteur : JagabamdaVoilà, c'est fait le résultat des votes a été annoncé. Mon intervention s'arrêtait là...
Un message apparut sur mon écran personnel, " Ne clôturer pas la séance", "Veuillez garder les Sénateurs et Ambassadeurs au sein de la coupole"
Je lève les yeux quelques instants sur l'assemblée face à moi, et soupire.J'aurai souhaité, une fois , rien qu'une fois, pour une seule et unique fois, annoncer cette phrase tant travaillée, tant répétée "La Séance est désormais close". Certes, cette phrase en elle-même n'était pas si compliquée à prononcer, mais, je voulais finaliser mon intervention sans laisser glisser une note autoritaire ou même désinvolte, juste une tonalité concise sans trop pour autant garder son côté solennel.
Tout ce que je me suis résolue à dire, c'est " Veuillez noté que le débat de cette 2e Séance du Sénat est dès à présent Close".
Ma tâche était terminée. Je ne fis aucun cas des applaudissements les yeux fixés de nouveau sur l'écran, l'ordinateur afficha un nouvel écrit et je compris en le lisant que le chancelier Nocturna allait à tout moment apparaître sous la Rotonde du Sénat.
Avec hésitation, je me demandais s'il fallait faire une annonce pour signaler cet arrivé. Je n'eus pas le temps d'y répondre. Ayana Labreha l’administratrice annonça alors au Sénat son apparition, et soudain la nacelle du chancelier fit son entrée.
Une nacelle laissant apparaître un Shar'kan Nocturna qui aurait voulu montrer le meilleur de lui-même.
Je ne pus m'empêcher de faire ce genre de constatation, *"le Chancelier souhaite vivement participer à cette séance même s'il ressent toujours de vives douleurs et n'est pas au mieux de sa forme actuellement. "*, lorsque je le vis, les yeux bandés, le teint blafard, pâle comme un linge.
Perdue dans mes pensées, je ne vis pas de suite le message qui m'était adressé, sur mon Datapad, le chancelier souhaitait ma présence à ses côtés. Alors, moi, 'Ambassadrice de Telos, je m'exécutai et pris place sur la nacelle centrale.
Lorsque suivi d'un "Merci", le jeune politicien posa sa main sur mon bras gauche, je m'efforçais de ne pas montrer mon étonnement, d'une légère respiration, ma "maîtrise de soi" était en éveil. Il est vrai que personne ne pouvait le savoir, mais ce genre de contact avait le don de "hérisser le poil". Je pris bien soin qu'aucun mouvement corporel ne puisse trahir ce genre de ressentiment. Comme certain pourrait dire que "le corps parle", ne jamais se trahir surtout par un "langage corporel" ; comment faire taire à jamais ces "réactions physiques". Alors depuis fort longtemps, j'ai appris à y mettre un terme, réguler mes émotions, à réajuster mes paramètres environnementaux, mes attitudes, une nécessité obligatoire de rendre conformes mes "actes" à mes pensées, mes émotions et mes sensations. Alors c'est ainsi qu'apparut l’ajustement de précision de mon corps et de mon esprit.
Une expression connue, "Nous sommes comme des livres", m'avait amené à une réflexion, il y a fort longtemps. Comme je ne souhaitais, et souhaite encore, que quiconque puisse y lire à l'intérieur, sans ouvrir la moindre page de ce livre, une conclusion fut prise "commençons par ne pas nous laisser trahir par la couverture de ce livre. Scellons à jamais ce "livre". C'est ainsi que mon armure prit dès lors une autre forme, plus difficile à saisir, plus douce à mes yeux.
Mine de rien, je laissai échapper un simple :
- Mais, je vous en prie. .....en guise de réponse à ce remerciement.
Même si j'avais bien compris que ce geste accentué par l'intonation mis sur ce "merci" est rempli d'une gratitude à mon égard, pourquoi, je me le demandais, j'avais une tâche à accomplir, j'ai essayé de l'amener à son terme. Cela faisait partie de ma fonction et le plus important je devais l'amener à bien. Et quiconque, à ce poste aurait fait de même, à mes yeux.
Sans détourner mon regard de mes mains, je l'écoutai s'adresser à l'assemblée.
Il s'adressa aux sénateurs ainsi qu'aux ambassadeurs. Il commença par citer le passage d'un livre qu'il avait tant aimé avant d'aller droit au but. Avant d'amener au sujet, que je pense, était à ses yeux, un sujet essentiel de cette séance.
Le calme traduit par le timbre de mon interlocuteur fut trahi par son gestuel, qui me décrivait une nervosité intérieure, une lassitude que je mis sur son état de santé précaire. Je pouvais ressentir cette fièvre qui émanait de cet être debout à ma gauche, je pouvais décrypter cette légère fragilité due au fait qu'il n'était pas complètement rétabli, malgré cette sortie de cet établissement médical, et de sa présence auprès de nous.
- Vous, Sénateurs, aurez la possibilité de modifier des articles si vous le souhaitez. Vous, Sénateurs, pourrez même contribuer à la Constitution de la République en suivant un processus prévu à cet effet, séparant comme l’a montré la brillante Présidente Jagabamda que je remercie pour sa gestion parfaite du début de séance, la phase de débat sur le texte de la phase de vote.
A cet instant j'entendis mon nom prononcé au milieu de son discours, il avait fait à cet instant référence à ma façon d'avoir amené la séance précédente. Alors, je posai les yeux sur lui, le Chancelier se tenait droit face à tous, gesticulant le doigt pointé face puis derrière lui afin de montrer à tous que leur présence, leur avis, leur décision était d'une importance capitale. Debout malgré l'épreuve qu'il venait de traverser, malgré sa situation actuelle, ce bandeau sur ses yeux obscurcissait sa vue, mais n'obscurcissait pas sa vision de la République telle qu'elle devait être à ses yeux. Avec véhémence, il venait défendre "son œuvre" qui lui tenait tant à cœur.
Une façon de bien montrer qu'il revient sur la scène.
Le discours achevé...Soudain, apparut, sur l'hologramme central, la Constitution de la République Fédérale..Les articles défilaient sous mes yeux, un travail colossal réalisé par un effort minutieux, titanesque. .Les yeux rivés sur l'écran, j'écoutais.
J'écoutais ces applaudissements qui retentirent au sein de la coupole, les murmures ne se faisaient pas silence pour autant. Des approbations, étaient-ils favorables ? Ils toléraient ? Ils acceptaient ? Ou au contraire ils désapprouvaient.Je ne savais que penser de la réaction de chacun. Le plus important, en cet instant, était que le Chancelier Nocturna attendait notre réaction.
Mon impression était que nous étions pris au dépourvu. Comment réagir ? Comment agir ? Que dire ? Que faire ? J'étais décontenancée. J'aurai souhaité discuter avec le Chancelier quelques minutes, pourquoi pas quelques heures. Mais si nous commencions une discussion à voix basse, que diront les membres de l'assemblée. Que nous sommes en pleine manigance ?
Non, ce n'était plus ni l'heure ni le moment. Ma décision était prise, il va falloir que je m'exprime face à tous.
Je me mis debout afin d'attirer leur attention.
- Mesdames et Messieurs les Sénateurs et Ambassadeurs, je vous demande une minute de votre attention.
Je me retournai vers le Chancelier afin de lui adresser ma réponse, même si je savais qu'il ne pouvait me voir.
- Chancelier, tout d'abord, laissez-moi exprimer en mon nom et celui de nos politiciens ici présents, le plaisir de vous voir parmi nous. Nous vous souhaitons un prompt rétablissement. Vous voir en ces lieux après ce qui vient de vous arriver montre à tous que la République sera toujours debout. Et la république quoiqu'il arrive, jusqu'au bout, œuvrera pour le bien-être de ses citoyens. Là est son but et son unique but.
Je jouais avec mon intonation vocale comme un musicien sur son instrument musical, des mouvements mélodiques de ma voix, caractérisés par des variations de hauteur. Cette voix qui se modulait sur des notes différentes, tantôt graves, tantôt aiguës. J'explorai cette "gamme" de graves et d'aigus en variant les accentuations dans mes phrases, me permettant de capter l’attention de mon auditoire. Pour que mon message puisse avoir plus d'impact, l'articulation était bonne, les mots étaient distincts et le débit adapté à une communication efficace. Je pris le temps de bien respirer entre les phrases, d’utiliser le silence pour marquer un temps de pause.
- Chancelier, je n'ai pas l'esprit de subordination. Mais je souhaiterais que chacun puisse entendre ce que j'ai à dire suite à votre demande. Vous avez souhaité nous présenter la nouvelle constitution. Nous avons pris note. Le travail est immense et colossal. Comme vous nous l'avez précisé, nous avons la possibilité de modifier certain articles si nous le souhaitons puis nous passerons de la phase de débat après la phase de vote. Nous avons encore pour des heures, mais je ne suis pas sûre que la journée suffira. Il est à noter, Chancelier, que cette séance a été ouverte exceptionnellement, les différents politiciens, ici présents étaient installés sous cette coupole depuis un certain nombre d'heures déjà. Des évènements récents nous poussent à une prudence absolue. Vous n'êtes pas sans le savoir que l'Ex-Général Valliant est en route pour Coruscant à la suite de sa captivité par le Sénateur de Kamino. La situation actuelle ne nous permet pas de rester aussi longtemps au sein de cette coupole. Il y a peut-être même un risque pour tous ceux qui sont présents ici actuellement. L'Ex-Général a peut-être encore quelques partisans, sans oublier que certains soldats qui sont restés dans les rangs de la GAR ont servi pour certain sous les ordres de ce dernier. Nous ne pouvons prendre ce risque. Qui peut dire ce qu'ils pourront tenter.
Mon regard balaya l'assemblée, puis je repris :
- Je propose, donc, Chancelier, si vous êtes d'accord, que les sénatrices, sénateurs et ambassadeurs ici présents, puissent retourner sur leur planète respective afin d'apporter une étude approfondie à la nouvelle convention. Qu'ils puissent en prendre connaissance dans un cadre et un lieu sans risque. Je ne dis pas que Coruscant ne peut se défendre d'une attaque quelconque, mais garder tous nos politiciens sous le même toit en ce temps d'alerte, est, à mon avis un trop grand risque qu'il faut éviter, à tout prix. Tant que l'Ex Général Valliant est sur le territoire, tant que le jugement n'a pas eu lieu, nous devons être prudents. Surtout qu'un partie de la garnison est en route sur le territoire de la CSI suite au vote précédent, comme par hasard tout arrive au même moment.
C'est pour cela, Chancelier, suspendons cette séance, le temps que chacun retrouve leur planète respective, et, cette séance pourra être reprise via Holo-diffusion et avec une tranquillité d'esprit la convention pourra être étudiée, débattue, votée dans une grande sérénité. Et vous profiteriez de ce temps pour amener à bien votre guérison.
J'avais intervenu une fois de plus, peut-être une fois de trop. J'attendis la réponse. Mon timbre de voix, mon intonation et mon débit, ce tout d'une intensité suffisante pour être entendu, je souhaitai leur montrer ainsi qu'au Chancelier que j'étais sûre de moi, de ce que je faisais de ce que je disais. -
Post n°26
Auteur : Dam DOnOsLa sénatrice de Dantooine, comme ses confrères, écoutaient la "Présidente du Conseil Gardien de la Constitution" Jagabamda Dorf apporter sa conclusion sur les votes.
Elle attendait surtout les mots qui pourraient annoncer la clôture de la séance. Cela faisait déjà des heures qu'ils étaient installés sous la Rotonde du sénat, les argumentations ont été données les votes ont été rendus, tout était à présent terminé.
Que ne fut pas sa surprise lorsqu'elle entendit la voix de l’administratrice, non pas pour prononcer la clôture de la séance mais Ayana Labreha annonça l'arrivée du Chancelier Shar'kan Nocturna, une arrivée imminente au cœur de la Coupole.
Ainsi donc celui-ci était sorti de l'établissement hospitalier où il se trouvait.
La Représentante de Dantooine se sentait à la fois rassurée de pouvoir le percevoir ainsi cela lui prouvait que sa santé allait mieux et en même temps assez préoccupé par cette sortie trop rapide à ses yeux, peut-être un peu trop précipitée.
Elle le vit et son inquiétude fut plus grande. "Ce n'est pas sérieux, il n'est pas rétabli" se disait-elle lorsque son regard se posa sur le Chancelier. Puis dandinant la tête de droite à gauche, elle se dit "Connaissant l'homme, ça ne m'étonne nullement qu’il soit déjà de retour. Qui aurait pu le retenir au sein de cet hôpital, à part lui-même."
Le Chef de la République prit la parole, un discours imagé, débutant par une tirade, rappelant l'essence même de ce que chaque politicien présent au sein du sénat avait voulu lorsque chacun a proclamé, accueilli cette République. Le Chancelier vacillait par son discours, emporté par la fougue de ses dires, peut-être aussi la fièvre qui l'habitait, une fièvre due par son état de santé ou même par ces propos accompagnés par du message qu'il souhaitait transmettre.
Dam le regardait, écoutait comme ces confrères les mots, le ton, et elle ne pouvait s'empêcher de se faire la remarque " Malgré ce bandage qui lui cache la vue, il donne cet impression qu'il et assez clairvoyant"
Le discours était long et animé par une conviction, Dam essayait de capter chaque mot de saisir chaque sens. Est-ce la fatigue, elle ne pouvait pas le confirmer, mai elle avait l'impression qu'elle avait du mal à cet instant de tout comprendre.
Puis tout à coup ces phrases retinrent son attention
- N’oubliez simplement pas mon long discours. Celui-ci n’a pas un but moralisateur, non, il a pour objectif de faire prendre conscience à ceux qui ne croient pas au débat et à la politique, que ces derniers sont nécessaires afin d’agir au mieux pour l’intérêt général, pour l’intérêt de la République, et de consacrer la légitimité absolue du Droit comme régulateur pacifique des conflits sociaux. La République d’aujourd’hui doit se réclamer de l’Ancienne, mais purifiée de ses maux : plus jamais au sein de cette rotonde ne pourra siéger une organisation commerciale ou toute autre personnalité non élue ; plus jamais la République ne doit faire preuve de brutalité à l’égard des peuples de la Galaxie ; plus jamais la République sera la victime de la corruption !
Une fois de plus un débat devrait avoir lieu, un vote devrait une fois de plus conclure. Le Chancelier avait fini, l'écran avait pris place.
La sénatrice regardait défiler des mots des chiffres, des articles Titres I, art.1 art 2, Titre 2 art. etc...
Et pendant tout ce temps là ce qu'elle avait gardé en tête étaient ces mots ''Il n’est qu’un seul dirigeant, le Peuple."
Tant d'articles, tant de lois, La Reine de Dantooine en avait le tournis. elle se demandait en cet instant comment elle allait pouvoir argumenter, voter et exprimer le bon vote.
Elle était certes Sénatrice de Dantooine, elle siégeait entant que représentante de sa planète, politicienne certes. Mais elle ne se sentait pas à la hauteur de pouvoir comme le disait si bien le chancelier "modifier des articles" et comment "agir dans l’intérêt général" si on se trompe et surtout le plus essentiel, le plus important aux yeux de la Reine de Dantooine :
- " Vous avez entre vos mains un pouvoir puissant que le peuple vous a accordé, faites-en bon usage. Ce simple bon usage, libre et en toute connaissance de cause"
Toute connaissance de cause, mais la connaissance, Dam le savait, elle n'avait pas fait de grandes écoles, elle n'a pas étudié le droit. Comment elle, petite Gand qui a fait ses premiers pas dans une grotte sur Hoth qui a grandi auprès des Wampas, peut-elle savoir ce qui est bien ou non dans cette convention.
Elle n'eut pas le temps de chercher une réponse à tous ces questions qui la submergeaient, Jagabamda qui avait pris place auprès du Chancelier prit la parole, La Sénatrice de Dantooine n'entendit pas tout de cet intervention mais suffisamment, surtout la partie où celle-ci demandait la suspension de la séance en invoquant la partie concernant le Général Valliant, surtout son arrivée imminent qui mettait les sénateurs en grand danger et aussi afin que chacun puisse étudier la Nouvelle convention de la République en profondeur.
Dam regardait le Chancelier, elle guettait un signe, allait-il intervenir ?
Cette fois-ci c'était elle Dam DOnOs qui n'attendit pas, elle qui pour une fois ne suivait pas le protocole. A cet instant, elle n'allait pas être un exemple aux yeux des plus jeunes. Elle fit avancer sa nacelle et prit la parole
- Chancelier, tout d'abord, il m'est un grand plaisir de vous voir parmi nous. Même si je peux vous l'avouer vous ne me paraissez pas en grande forme. Mais vous connaissant un peu, je sais bien que vous n'êtes pas homme à vous laisser abattre par qui que ce soit et cet honneur vous revient.
Je me permets de rebondir sur ce que vient de dire l'Ambassadrice de Telos, il est certes raisonnable que nous quittions pour un temps le sénat afin de regagner nos planètes respectives. Chancelier, cette Constitution est, je pense, un de vos projets dont vous tenez plus qu'à cœur, je suppose. un projet que vous avez dû mettre beaucoup de temps d'heures ou de mois, de manque de sommeil même peut-être un oubli de vous restaurer, votre sueur, votre tripe. Excusez l'expression familière, mais vous m'avez comprise. Cette Constitution, vous voulez qu'elle voit le jour car si vous l'avez travaillé façonné c'est afin que tous nous travaillons ensemble une unité, pas " tous pour Un et Un pour le peuple" Mais "Tous faisant qu' Un, et ce Un c'est le peuple". Et c'est ce que j"ai pu traduire dans votre discours. C'est pour cela Chancelier que je souhaite me retirer du sénat afin de me rendre auprès de mes conseillers et mes ministres et ensemble nous allons étudier cette constitution afin de pouvoir vous donner cette réponse tant attendue.
Comme l'a signalé mademoiselle Dorf, une autre problématique majeure nécessitant la suspension de cette séance, concernant l'état d'alerte lié à l'ex-Général Valiant. Si ses partisans souhaitent des représailles contre la République, il ne faut pas oublier que la République ce n'est pas que Coruscant mais toutes les autres planètes républicaines peuvent se retrouver menacer. Pour ma part, je souhaite rejoindre mon état major, me retrouver auprès du peuple de Dantooine. C'est chez moi et près de mon peuple que je serai plus utile. Entre mes mains, mon peuple a mis le pouvoir de faire tout mon possible afin qu'il ne leur arrive rien de fâcheux. Chancelier, les textes de cette nouvelle loi vient juste d'être enregistré sur notre logiciel. Je prends dès cet instant congé, vous pourrez me trouver sur Dantooine lors de la reprise de la séance pour l'argumentation et le vote de la "Nouvelle Constitution de la République Fédérale".
Sur ces mots la nacelle de la Sénatrice reprit sa place initiale, elle fit signe de la main à ses Wookies qui accompagnaient entant que gardes du corps.
La Reine de Dantooine quitta la Rotonde du Sénat afin de retrouver son vaisseau qui allait l'amener sur Dantooine -
Post n°27
Auteur : Atin JnumLes délibérations étaient maintenant terminées, le vote touchait à sa fin. Ainsi donc, après avoir délibéré mainte et mainte fois et que chacun, juste pour dire oui ou non en avait rajouté une couche, une de plus, ça se terminait. La République enverrait un émissaire sur Kessel et la garde républicaine irait régler le problème des Siths. Autant le premier point ne posait aucun souci au renégat, à vrai dire, il s’en moquait totalement. Personnellement, il aurait laissé la sénatrice d’alderaan dans l’osik où elle c’était fourré. Non, les Sith l’inquiétaient beaucoup plus. De plus, si la C.S.I appelait à l’aide, le pire était à croire. Aucune des personnes présentes ne les avaient jamais vus à l’action. Bien sûre, ils avaient vu devant eux l’Omega et Kovarn, mais aucun d’eux n’avaient usé de la force face à eux. Le renégat les avaient vu faire en revanche. La Forge Stellaire… Ce nom resterait probablement encré dans sa mémoire jusqu’à sa mort… D’un mouvement de tête, il chassa ses vieux souvenirs pour revenir à la situation présente.Alors que la séance allait être clôturée, le Chancelier fit son apparition. A peine sortit de l’hôpital avec un bandeau sur les yeux. Le post qu’il occupait lui posait apparemment pas mal de soucis de santé. Pas assez de sport pensa le mandalorien. Toutefois, même aveugle, celui-ci envoya à toutes les personnes présentes dans la rotonde une nouvelle constitution pour la République. Il annonça un grand discours comme il avait l’habitude de le faire pour encadrer sa présentation. Même si le renégat commençait à avoir mal au sheb, il commença par lire les articles proposés. Plongé en pleine lecture, il fut tiré par Mufzi qui lui demanda de prêter attention au discours de la jeune femme au milieu de la rotonde. Ainsi, elle préférait remettre ça à plus tard pour que chacun en discute chez soit avec les gouvernements appropriés. Pourquoi pas mais ce qui fit rire le renégat fut lorsque celle-ci annonça que Valiant était à côté. Voilà la vrai raison, la peur. Cette femme sentait la peur à des kilomètres à la ronde. Quoi qu’il en soit, elle fut rejointe par la Sénatrice de Dantooine qui évoqua les mêmes éléments et qui partit. Finalement, la rotonde se vida peu à peu. Le renégat lui resta pour lire la déclaration, laissant Mufzi partir. Il fut plongé dans une lecture profonde pendant une bonne demi-heure, pesant le pour et le contre de chaque article. Finalement, seul quatre article lui posaient problème. Mais uniquement deux étaient très pertinent. Au bout d’un moment, laissant le temps s’écouler et étant seul dans la rotonde, il se leva et partit vaquer à ses occupations. -
Post n°28
Auteur : Shinigari TaizenL'ambassadeur de Mon Calamari écouta les résultats du vote, ceux-ci allaient dans son sens, il était ravi, même si le problème sith ne le réjouissait pas. Il avait entendu parlé d'eux sur Tatooine, cela lui avait donné des frissons dans le dos rien qu'en écoutant les histoires des vieux briscards et brigands.
En dehors de l'Oméga, il n'avait jamais vu de sith de ses propres yeux, et ce dernier faisait quand même bien peur, si peur que le jeune homme était très mal à l'aise lorsqu'il était venu au sénat la première et seule fois de l'Empire.
Il fallait que ce problème soit réglé rapidement si la République ne voulait pas voir éclater une nouvelle guerre comme l'ont été les deux batailles de Coruscant. Quelques images avaient été diffusées au début de chaque batailles, c'était terrible, et le jeune politicien ne souhaitait pour rien au monde être mêlé un jour, physiquement à l'un de ces grands conflits sanglants et meurtriers. Mon Calamari n'avait actuellement pas de corps d'armée ni de matériel militaire, la planète ne pouvait donc pas venir en aide à cette escarmouche, mais le jeune ambassadeur y remédierait surement plus tard.
Le chancelier Nocturna fit son apparition au sein de la coupole, il ne semblait pas être totalement remit de ses blessures mais suffisamment pour apparaitre en publique et pour assumer son rôle de dirigeant politique. Il fit un long discours, ennuyeux par endroits car le jeune homme avait déjà sa vision de la République, qui collait avec celle du chancelier.
Le dirigeant expliqua que chaque ambassadeur ou sénateur pouvait apporter sa touche personnelle à la constitution de la République Fédérale, ce qui ne manqua pas d'interpeller l'homme aux cheveux d'argent. Shinigari enregistra sur son datapad le fichier de la Constitution et la transmit immédiatement à son ministère afin que celui-ci puisse commencer à plancher dessus pendant que l'ambassadeur continuait sa tournée de présentations.
La présidente de séance et la reine de Dantooine prirent la parole puis la coupole se vida peu à peu de ses occupants. L'ambassadeur fit de même, il rejoint la navette Val-2 mit à sa disposition par le sénateur Blokkus puis décolla de Coruscant. -
Post n°29
Auteur : Sion KumitomoAvec un sentiment de devoir accompli, de profonde lassitude contrecoups d’un long et fastidieux voyage, je parcourais rapidement les derniers mètres qui me séparaient de mon emplacement réservé au Sénat. Nous venions de débarquer Valiant sur la planète et celui-ci venait d’être pris en charge par les autorités militaires compétentes. Mon devoir était conclu par un succès, je ne faisais plus parti de ce périple. Je sentais d’ailleurs aisément que le poids des responsabilités, qui jusqu’ici particulièrement oppressant, commençait à s’alléger. De même que mon esprit. Je me sentais bien moins « embrumé ».
J’arrivais donc de ce pas décidé à la place qui m’étais destiné. J’étais bel et bien essoufflé et j’espérais secrètement ne pas avoir à prendre la parole dans l’immédiat où je n’aurais probablement pas la possibilité de m’exprimer clairement. Je commençais à m’imprégner de l’atmosphère qui se dégageait de cet endroit. C’était si grandiose de se trouver, pour la toute première fois, sous cette rotonde que l’Histoire imprégnait. Tant de paroles avaient été échangées dans cet édifice, des paroles qui avaient changées la Galaxie. Moi, Sion Kumitomo, siégeait enfin et j’avais maintenant un aperçu du centre décisionnel de la République. Mon regard ne pouvait s’arrêter plus de quelques secondes sur quelque chose avant que celui-ci ne soit attiré vers autre chose, tout aussi intéressant. Je remarquais subrepticement les Sénateurs et Ambassadeurs qui siégeait et j’essayais, tant bien que mal, d’apposer un nom sur leurs visages. Je remarquais pourtant la Sénatrice DOnOs qui paraissait paisible, comme à son habitude. Ses précédentes interventions n’avaient pas manqué de faire écho à mes propres pensées. Puis, je fixais le Chancelier Suprême, Shar’kan Nocturna lui-même, siégeant au centre, les yeux bandés, faible et blafard.
Sur le chemin lors de mon arrivée au Sénat, j’avais évidemment eu un aperçu conséquent du discours que celui-ci avait prononcé il y a peu de temps ici-même. Il ne paraissait pas s’alarmer de son état de santé et portait tout de même, à bout de bras, ses idéaux. Son discours était long, long et précisément étudié. Il n’avait pas été pris à la légère. C’était toujours appréciable de voir que l’éloquence ne se perdait pas. Le Chancelier Nocturna et la Sénatrice DOnOs s’en assurait avec une qualité inégalée. J’avais expressément demandé l’enregistrement dudit discours afin de pouvoir l’écouter, et non l’entendre, une nouvelle fois à tête reposée. Encore mieux, le Chancelier apportait même la nouvelle Constitution, clef de voûte du régime et de l’ordre juridique, véritable consécration de la vision de la République qu’avait le Chancelier Nocturna.
Les paroles de la Présidente du Conseil de la Constitution résonnèrent alors sous la rotonde, imposant un silence respectueux. Tout le monde écoutait les sages paroles prononcées par Mme. Dorf. Et ce qu’elle préconisait n’était pas dénué de bon sens. La Sénatrice DOnOs ne tarda effectivement pas à appuyer les propos de l’ambassadrice de Telos. A juste titre. Peu de choses étaient effectivement à ajouter. Je remarquais également, après cette intervention, le départ de plusieurs politiciens apparemment déjà lassé par cette séance. Il fallait bien peu pour amenuiser la patience des dirigeants à l’heure actuelle, malheureusement.
Je décidais après un court moment de prendre moi-même la parole, ce afin de ne point partir irrespectueux malgré mon arrivée, quoique justifiée, tardive. Les résultats étaient d’ores et déjà tombés et je décidais volontairement de faire une impasse dessus.
« Sénateurs, Sénatrices, Ambassadeurs, Ambassadrices qui êtes toujours présents dans cette salle, je tiens encore une fois à m’excuser de cette absence malgré mes interventions holographiques. Mes mots seront concis.
M. le Chancelier, je ne peux qu’être moi-même heureux de vous voir ici pour défendre ce qui nous tiens tous à cœur. Ce que vous nous avez proposé fut le fruit d’un long et intense travail. Je vous souhaite, au nom de tous les Kaminoans, un prompt rétablissement.
J’approuve également les dires de mes prédécesseurs ici, le projet est colossal et une méditation approfondie dessus est plus que la bienvenue. Croyez bien que nous prenons au sérieux le poids qui pèse actuellement sur nos épaules.
Sur ce, je ne m’éternise pas plus et je vous souhaite, à tous, un bon retour dans vos planètes respectives. »
A contrecœur, je me retournais aussi et entamais le chemin inverse que j’avais effectué à peine quelques dizaines de minutes plus tôt. Il était maintenant temps d’entamer le voyage retour vers la Bordure Extérieur et ma chère planète, Kamino.
