Post n°2
Auteur : Loyd Toskrew
Quelques mois plus tard, dans la tête d'un homme perdu...Loyd Toskrew, ce nom ne veut plus rien dire. Des noms, j'en ai eu beaucoup. Des convictions avec, certaines regrettables selon le commun des mortels. Ors, je ne regrette rien, je le dis aujourd'hui avec certitude. Ou plutôt je ne regrette pas ce que j'ai fais, mais plutôt ce que je n'ai pas put faire. Ce que je ne pourrai jamais dès lors. Le temps, la vie, m'ont accordé un sursis. Une chance minime d'accomplir une dernière chose. Le dernier acte est passé désormais. Je crois que ma vie a été bien remplie, oui, je n'ai pas vraiment passé beaucoup de temps à dormir on peut le dire. Mon passé a fait de moi tantôt un héros, tantôt un fou, voir même un monstre. À l'origine de merveilles comme d'horreurs, j'ai échoué comme j'ai réussi. Je ne fais pas de mon parcours un exemple loin de là. Au contraire, je ne souhaite à personne une telle vie en fait. Chaque pas, chaque pensée réservés pour le monde, cet univers présumé infini que j'ai essayé de défendre avec mon âme. Mes méthodes peuvent être décriées, mais je suis resté un homme sûr de ses convictions jusqu'au bout. Crachez donc sur mon nom, politiciens et autres hommes de soi-disant renom, aucun de vous n'a jamais sacrifié sa vie à une cause. Puisque aucun de vous ne porte la flamme que j'ai porté. Le Cerberus mais avant cela Géonosis, aussi. J'ai oeuvré dans des projets fous, je crois que certains ont fini de consumer ce qu'il restait de bien en moi. Je suis coupable, j'ai menti à bien des personnes pour parvenir à mes fins, je le sais, je le dis, occupez-vous donc maintenant du présent et de l'avenir. Car ce sont eux, qui comptent vraiment.Cette dernière chance, dont je vous parlais, réside en différents facteurs. Le premier ; mon futur enfant. Alesan Jeaix, la femme que je n'ai jamais chéri autant qu'elle le méritait, porte en elle cette chance, cette perception du futur et de l'espoir. Avant cela déjà, elle était une grande lumière pour moi, quelque soit le lieu où je me trouvais. L'amour nous a mené sur des chemins sinueux parfois, pour nous rendre immortels. Car oui, le feu de mon amour pour elle restera à jamais au plus profond de mon âme, gravé et indélébile. J'ai promis de revenir à elle lorsque mon ultime oeuvre sera achevée, cette promesse je la tiendrai coûte que coûte. Nulle ne se mettra en travers de mon chemin. J'ignore si le monde acceptera de me laisser partir sans tenter de me retenir, quoi qu'il en soit il vient bientôt le moment où rien ne pourra plus me sauver. Ce moment, je le redoute et quelque part je le désire dans le même temps. Ce sera un soulagement, bien qu'un déchirement tout de même. Je vais quitter la guerre, la souffrance, les complots, puis ceux que j'aime et qui m'aiment. J'ai demandé pardon à ceux-ci, puisqu'ils m'ont guidé dans l'obscurité et sauvé des ténèbres à maintes reprises. Aujourd'hui Loyd Toskrew n'est plus rien, sauf pour eux. Et pour cela, je peux leur dire : merci.J'ai put récupérer les derniers fragments de Cerberus en jouant finement auprès de mes anciens bras droits, les miettes du chaos provoqué par le Joker. Des hommes de confiance et de talent ont disparus, seuls quelques uns ont survécu au joug infernal de Vlad Todd et ont continué de croire au retour du vrai agent zéro. Comme promis je les confierai avec la flotte aux représentants de l'OCD, Alesan pourra toujours veiller dessus et ils constitueront une élite de valeur sûre. Puisqu'évidemment, je n'ai jamais vraiment eu confiance en personne d'autre que la Sénatrice de Dxun et d'Ondéron, même au sein de l'OCD. Elle était l'une des rares personne à connaître tous mes secrets, elle le restera je pense, malgré quelques révélations faites récemment de ma part pour lever le voile sur bon nombre de mauvaises choses accomplies. Cerberus ne fût qu'une partie de ma vie, ce groupe ne résume pas mon existence et fort heureusement. Que dire d'autre sur mon dernier acte? J'ai effacé toutes les dernières preuves matérielles que j'ai put obtenir de mes liens directs avec mon passager noir. Les gens en trouveront surement d'autres, c'est inévitable, mais au moins j'ai fais un pas vers la rédemption. Le côté obscur ne m'a pas abandonné pour autant, je le sent bien, il ne m'a d'ailleurs jamais vraiment délaissé. Il est là, quelque part, malgré tous mes efforts pour le dompter et le rejeter tout au long de ma vie. Il m'a subtilisé mon humanité et ma raison, suffisamment longtemps pour me détruire, puisque c'est tout ce qu'il en résulte. Mon premier fils, Alexeï, comprendra tout ça un jour, lui aussi. Sa mère le sait également et ne tardera pas à renverser son maître obscur très bientôt pour qu'elle puisse enfin vivre sa propre vie. J'ai grand espoir pour eux, Dark Marek ne sera pas assez fort pour arrêter ses deux meilleurs disciples en même temps, il ne l'a jamais été pour m'arrêter véritablement moi déjà...Aujourd'hui je retourne donc dans cette jungle luxuriante du double système de Dxun et d'Ondéron. Les hommes de main d'Alesan m'ont bien servi, fidèlement et honorablement. Ce périple utlime a été l'occasion pour moi de renouer avec la vraie justice, la veuve et l'orphelin. Nos quêtes humanitaires étaient discrètes mais au moins efficaces. Mon état de santé actuel ne me permet pas de faire plus de toutes manières. Je ne peux plus sortir sans mon armure vitale, je dois me nourrir de bacta fréquemment et de stimulants pour ne pas finir en légume. Que reste-t-il de cet homme de front, autant diplomatique que guerrier? Cet homme qui a soulevé toute une planète à bout de bras au sommet de la galaxie? La capitale séparatiste est le résultat de mon travail, cela les confédérés ne doivent jamais l'oublier. Sans un type assez fou pour croire à son propre projet révolutionnaire, rien de Géonosis ne serait plus qu'un caillou bouffé par les radiations et les insectes géants.Non, je ne cherche plus la reconnaissance. Seule la vérité m'intéresse. La restitution de l'authentique est bien plus difficile que les compliments et l'enjolivement. Ce seront mes derniers mots. J'accorde maintenant un peu de répit à mon être tout entier. Mes hommes me surveillent de loin mais savent très bien qu'il ne me reste plus beaucoup de temps réellement. Bientôt, ce sera mon corps vide de tout esprit qu'ils viendront cueillir dans les fourrées. J'aurais peut-être laissé quelques souvenirs à certaines personnes au milieu de toutes ces étoiles... Avant cela, je dois parler à une seule et même personne. Elle, qui m'attend. Elle, qui me comprend...