Post n°11
Auteur : Vlad Todd
Combat terminé. Conclusion : - [Flash unavailable]C'est l'histoire d'un fou...Cahier Noir - Vlad Todd L'une des tempes de Todd se mit à battre. Une fois. Son sourire figé fut traversé par le reflet brillant que lançait la lame du couteau et qui mit en valeur sa lêvre inférieur éclaté, et les gouttes rouges qui viraient à l'orange à la lueur proche de l'incendie, suintant sur ses joues et sur ses mains. L'un de ses gants était déchiré, et son épaule presque démise l'élançait continuellement. La folie dans ses yeux blanchâtres avait été rejointe par un filet de douleur, qui battait, et faisait battre lui semblait-il son globe oculaire, dèja gêné par la couche de cendre qui s'y était infiltré. Sa tempe battit une seconde fois et il se rendit compte que son coeur lui, ne battait plus. C'était une sensation étrange que de se rendre compte que l'on possède un coeur lorsque l'absence de ses pulsations nous inquiète. Un nouveau rire discret fit trembloter sa poitrine à la respiration déchirée, lui faisant rouler dans la gorge ce qui lui sembla être un oursin coincé. L'incendie démentiel qui faisait de chacun de ses regards le fameux coup d'oeil du monstre qui est dans l'âbime se réduit à une étincelle et soudain, sa vision vira au rouge. Il fit un pas sur le côté, et se baissa, terminant son rire dans un gargouillement excité peu humain. Parfois, nos pulsions prennent possession de nos mains, ou de nos expressions et l'on est esclave du bas acte que l'on va accomplir et qui, secouant les fondations de notre esprit, nous dérange et nous maîtrise. Le Joker avait depuis longtemps dépassé ce niveau. Dévoré par des pulsions plus profonds que ceux de tout humain normalement constitué, son père avait rapidement brisé son enfance et par là, toutes les défenses que son esprit et sa raison pouvaient dresser contre les pulsions. Depuis longtemps, il était ses pulsions. Mélange de démence, de folie, de passion et de tout ce qui était mauvais chez l'humain. Incontrôlable et ne se contrôlant pas lui même. Tout son corps tendu dans la même direction que son esprit fou, souhaitait glisser le couteau dans la bouche d'Umbra, puis l'ouvrir, petit à petit et découper un sourire sur son visage. Il lui semblait momentanément que tel était le plus grand bonheur, le but de sa vie. Et puis un homme passa le rideau enflammé, et d'un coup d'oeil affolé, avisa les deux hommes, l'un à terre, l'autre avec un couteau et reconnut ce dernier comme un cerberien donc un ennemi. Il se jeta sur Vlad. Mourut. Le temps que Vlad range son blaster, Lesmli avait été pris d'une nouvelle hémorragie à l'endroit où le couteau de Vlad s'était planté la seconde fois. Ce dernier rageait. Une véritable douche froide, grînçante et désagréable s'abattait sur la soudaine passion qu'il avait eu pour le geste prémédité. Il n'avait pas le temps. Et il avait des objectifs à réaliser. Au bout de plusieurs secondes, il se rendit même compte qu'on l'attendait quelque part. Alors que faire ? Ramener sa proie au dilemme, l'y attacher et continuer plus tard ? Cette idée semblait plausible sachant qu'il souhaitait vraiment le faire sourire et que pour rien au monde il n'y aurait renoncé. Mais une autre idée germa dans son crâne malade et il sourit. Une fois de plus. Son holocomminicateur sorti, Vlad se rendit compte que son coeur battait à nouveau, très fortement. Excité comme un enfant, il tapota un numéro en hésitant sur chacun d'entre eux et souffla quelques mots, puis sembla parvenir à béatitude lorsqu'on lui répondit. Vous aimez le bacon, monsieur Umbra ? Pas moi, je trouve cela fade, sans oeufs. Vous aimez les oeufs au moins ? C'était une question existentielle, sans aucun doute, ce qui expliquerait fortement l'excitation avec laquelle il l'avait posée. Sans laisser le temps à Lesmli de répondre, il rangea lentement son couteau dans une de ses poches, sans l'avoir lavé et se pencha vers sa victime avec un étrange attendrissement momentané, thétralement plutôt bien joué. Sa main blessée bougea trop brutalement et il ferma les yeux, ne sachant pas lui même s'il savourait la douleur ou s'il passait à travers en l'acceptant. Sûrement les deux. Mais il referma sa main valide et frappa Lesmli, au niveau du crâne, deux fois, toujours souriant, sans prévenir ni faire de pause. Inconscient ou sûrement plus en état de risposter, l'Impérial se retrouva difficilement hissé sur le dos de Vlad, qui se jura d'employer plus de gens pour l'aider à ce genre de tâches et refit le tour de la Forge en direction inverse, sous le couvert des rénégats positionnés et des forces Cerberiennes toujours en déploiement. Lorsqu'il arriva au point qu'il souhaitait, il se mit à inspecter le ciel en se frottant les mains, faisant les cent pas autour du corps de sa victime, inspirant toutes les trente secondes pour savourer le plaisir qu'il éprouvait, pareil à celui d'un gourmand amateur de charchuterie devant un bon gros sanglier en pleine cuisson. Au bout d'une dizaine de minutes, un énième vaisseau vint se poser dans le Hangar assiégé mais cette fois, Vlad s'arrêta de marcher et le suivit d'un oeil effroyablement intéressé. Alors que le petit cargo mal en point semant des poursuivants s'approchait lentement de la première zone d'aterissage, Vlad rit une dernière fois, même si le son en fut couvert par le passage bruyant des navires et des mouvements d'équipage. Il sortit d'une autre de ses poches des formes colorées, qu'il tria jusqu'à en sélectionner une rouge presque dépourvue de cendres et en bon état, puis se mit à souffler dedans. Un grand ballon de baudruche s'éleva dans l'espace à l'air conditionné et un sourire mal dessiné, de couleur verte, surmonté d'yeux sans vie surveilla joyeusement l'échange. Une fois le fil du ballon fourré dans la main de sa victime, Vlad releva la tête et son regard croisa le vaisseau qui se posait. Il se pencha vers Lesmli, certain que derrière les écrans de brume de la douleur, ce dernier l'entendait et chuchota : Elle aime les bacons elle. Beaucoup. Et les oeufs, évidemment. Mais d'après moi, on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs... Enfin, je me demande si cette omelette là sera à ton goût, l'ami. La porte s'ouvrit, et le sourire de Vlad s'élargit. Voilà qu'il entrevoyait son monde à lui, à nouveau. La porte qui s'ouvrait était celle du Tartare. Une voix s'en êleva d'ailleurs. Ne me dis pas que tu veux que je ressorte de la Forge maintenant ? - J'aime la cohésion de groupe, chacun lit les pensées des autres. Dis moi, qu'est ce que je pense là ? Grillé ou à point ? C'est impossible. A coeur dément, rien d'impossible. C'est complètement fou Tout à fait ! Tu vois, c'est tout à fait possible. - Amène le p'tit chou, je m'occupe du reste...