Post n°7
Auteur : Hivernus
Un fracas assourdissant arrive à surprendre les soldats impériaux chargés d’inspecter les quartiers du directeur de la base. Les deux hommes communiquent par le regard et ne tardent pas à braquer leurs armes dans la direction du bruit. Ils se déploient rapidement dans la salle annexe au salon et découvrent une esclave Cathar - d'après sa tenue "trop" légère - prête à les écorcher avec un morceau de verre entre les mains. Lorsqu'elle constate qu'il ne s'agit pas des hommes de main du grand patron de Base Vergesso, elle dépose son arme improvisée sur la table où elle préparait les boissons et met ses mains en l'air. Toutefois, le regard farouche qu'elle leur oppose semble mettre les commandos sur leurs gardes. Des Cathars, les impériaux en côtoient plein sur la planète du même nom qui sert actuellement de capitale à l'Impérium. Et les deux hommes savent très bien qu'il ne faut pas prendre à la légère la menace que représente un de ces félins bipèdes. Même s'ils sont en apparence désarmés, ils peuvent se servir de leurs crocs et de leurs griffes pour blesser mortellement leurs adversaires. D'un simple signe de tête, ils font comprendre à l'esclave de passer devant et la conduise jusqu'au salon où elle ne tarde pas à se faire remarquer.- Sergent, on vient de trouver cette esclave dans les quartiers privés du directeur. Elle essayait apparemment de se faire "discrète". Qu'est-ce qu'on en fait ? Demande l'un des deux soldats en poussant doucement la féline bipède devant son supérieur.- Passez-lui les menottes et gardez-la à l’œil. Ordonne Slaryn en détaillant avec méfiance la femelle Cathar.- Ce ne sera pas nécessaire Sergent, elle n'est pas une menace pour notre opération. Intervient alors le lieutenant Chiss en figeant son regard de braise sur la jeune femme. Et bien Mademoiselle, je vous en prie, ne soyez pas timide. Il y a une lueur en vous qui ne demande qu'à se révéler, je le vois bien.La principale concernée semble être troublée par le rouge vif et intense des yeux de l’humanoïde à peau bleue et préfère éviter son regard en s'attardant sur les autres personnages présents dans la pièce. Les autres esclaves l'observent en silence, intrigués par sa présence, tandis que son bourreau et maître, le directeur Kase, semble s'être métamorphosé. Lui qui, d'habitude, porte sur elle un regard plein de désir et de colère, a désormais l'air d'un petit chien battu et craintif... Il est plaisant de voir que les rôles sont enfin inversés. Les soldats, de leur côté, affichent un air impassible et détaché, comme s'ils sont inexpressifs. Tout ceci semble bien curieux. Et où sont donc passés les gardes, ou plutôt les "toutous", du grand patron ? Ils ont tout simplement disparu ! Pouf ! Comme ça, comme par magie. Elle parvient à trouver une réponse à sa question silencieuse en remarquant les traînées de sang au sol et les impacts de tir sur les murs. Ses soupçons se confirment. Elle avait bien entendu des coups partir et un combat s'en est visiblement suivi. Une chance pour elle, ce sont les hommes de main de Kase qui en ont fait les frais. Voilà qui est d'autant plus réjouissant ! Ils n'auraient plus l'occasion de venir la tripoter avec leurs grosses mains sales et puantes. D'une certaine façon, ces mystérieux soldats et leur chef bleu sont ses sauveurs. - J'espère Monsieur, que vous ne m'en voulez pas d'avoir manqué à mon devoir en ne vous apportant pas votre lait bleu... Commence t-elle sur un ton qui se veut railleur. Mais... Qui êtes-vous sans indiscrétion ? J'aimerai bien connaître le nom de mon "sauveur". Car vous êtes venus nous libérer n'est-ce pas ?- Vous êtes pardonnée Mademoiselle. Répond simplement l'officier impérial en hochant doucement la tête. J'imagine que je vous dois des réponses en effet. Mon entrée fut des plus fracassantes, je l'admets volontiers. Je suis le Lieutenant Hivernus du Bureau de la Sécurité de l'Impérium... Mes hommes et moi-même formons l'avant-garde de l'Impérium. Pour ce qui est de la libération des esclaves... Cela n'est qu'une... Simple formalité.L'Impérium ? Alors ce régime existe réellement ? La Cathar en a vaguement entendu parler, au contact du directeur et de ses invités, mais elle pensait jusqu'ici qu'il s'agissait de simples rumeurs. Visiblement, les impériaux ne sont pas morts, et ils semblent toujours bien décidés à réaliser quelques sombres projets. La jeune femme ne comprend pas l'intérêt que ce lieutenant peut porter à des esclaves. Mais peut-être pourrait-elle rejoindre les siens si l'occasion se présentait. Il y a peut-être un espoir après tout... Il se dit que Cathar est impériale, et qu'une cité immense se construit et accueille les partisans d'un ordre nouveau. Elle n'y croyait pas, mais désormais, elle ne peut que se convaincre du contraire. S'il est vrai que l'Impérium et sa planète natale sont désormais liés, avec elle a peut-être l'opportunité de faire ce qui est juste, et d'honorer son clan de cette manière. - Je ne sais pas ce que vous préparez Lieutenant Hivernus, mais je veux en faire partie. Réussit-elle à ajouter.- Naturellement, il y a de la place pour tous ceux qui veulent s'investir dans une juste cause. Acquiesce avec sa froideur naturelle le Chiss. Toutefois, qu'avez-vous à apporter à notre empire ? Est-ce que l'on vous a appris à combattre ? A manier des armes ?- Les membres de mon clan m'ont enseigné bien des choses sur l'art de la chasse et du combat, il y a de cela des années Lieutenant. Je ne demande qu'à me rendre utile. Rétorque la féline bipède en gonflant de fierté sa poitrine et relevant son menton pour se grandir.- Je n'en doute pas une seconde. Reprend-il avant de se tourner vers les autres esclaves, qui semblent attendre ses directives. Messieurs, Mademoiselle, vous êtes ici parce qu'il semble, aux yeux du directeur Kase, que vous êtes les meilleurs combattants esclaves dont il dispose... Des combattants endurcis, obéissants et sans peur. Vous êtes nés esclaves, mais vous vous élèverez bientôt en tant que citoyens de l'Impérium. Vous serez le glaive et le bouclier de notre empire, et vous serez confrontés à de nombreux dangers. Je vous offre la possibilité, non pas de combattre pour un quelconque maître, mais de combattre pour des valeurs, des idéaux, une cause. Me ferez-vous l'honneur de porter les armes au nom de l'Impérium ? - Quand les Huks sont venus sur Kalee et qu'ils ont massacré et réduit en esclavage ma tribu, j'ai perdu toute raison de vivre, de me battre... Mais aujourd'hui, vous m'honorez en m'estimant de la sorte, et vous me permettez de retrouver une raison de combattre. Débute avec sa puissante voix tonitruante le Kaleesh, en s'avançant vers l’humanoïde à peau bleue. Je jure sur ce qu'il me reste d'honneur de donner ma vie pour votre empire... De vous offrir ma loyauté.Une scène étonnante a alors lieu sous les yeux des impériaux. Le Chiss se redresse péniblement et s'appuie sur sa canne, comme pour saluer l'intervention du guerrier reptilien avec tout le respect qui lui est dû. Les deux personnages s'observent en silence et échangent quelques paroles par le regard. Le rouge mystérieux et flamboyant se mêle au jaune profond et vif. Le Kaleesh vient finalement plaquer son poing fermé contre son torse et incline la tête. Les autres esclaves rejoignent l'alien au masque tribal et imitent son geste, sans peut-être pour autant comprendre la portée de ce geste. L'officier impérial arque doucement un sourcil, à la fois intrigué et étonné par cette réaction étrange des nouveaux hommes sous son commandement. Le bruit des chaînes qui s'entrechoquent n'enlève en rien l'aspect sacré de cette cérémonie improvisée. Il y a une sorte de respect mutuel entre guerriers qui s'échange, et semble les unir par un lien invisible mais pourtant bien présent. L’humanoïde à peau bleue hoche finalement la tête en guise de réponse, avec l'air inexpressif qui le caractérise. - Sergent Slaryn, ôtez donc ces chaînes qui ne conviennent pas un soldat impérial, et trouvez à nos nouveaux compagnons d'armes de quoi s'habiller et s'équiper. Finit par répondre le lieutenant avec une froideur renouvelée.- A vos ordres mon Lieutenant.Slaryn fait signe aux esclaves affranchis de le suivre, accompagné par l'un de ses commandos, tandis qu'un nouveau silence s'installe dans la pièce. Carth Kase, toujours recroquevillé comme un bambin mort de trouille dans son canapé, reprend ses esprits et parvient à chasser ses peurs. S'il est toujours hanté par le souvenir de ses porte-flingues massacrés sous ses yeux, il parvient à chasser ces images atroces de sa tête en faisant marcher son cerveau. Réfléchir est au final tout ce qui lui reste à faire pour le moment. Le représentant de l'Impérium s'est jusque là montré assez énigmatique sur sa présence ici. Et il ne semble laisser que peu d'indices sur ses véritables intentions. Il souhaite apparemment libérer les esclaves de cette base, mais dans quel but ? Que cherche t-il à faire ? A prouver ?Une idée vient germer dans son esprit... Hivernus a parlé d'avant-garde... Est-ce qu'il est là pour planifier et préparer une invasion ? Mais oui ! C'est évident ! Il cherche à se constituer une armée pour s'emparer du planétoïde. L'Impérium est donc tant dans le besoin pour en venir à recruter des esclaves, des moins-que-rien, des bouseux de première catégorie ? Les impériaux sont donc tombés bien bas... Le directeur se met à rire, attirant ainsi l'attention sur lui. Est-ce qu'il a perdu la tête ? C'est possible... Il y a une lueur dans ses yeux qui n'apparaît plus, comme s'il a perdu une partie de son âme. Mais cela n'a nullement l'air de gêner l'officier qui lui fait face. - Vous pensez pouvoir prendre possession de Vergesso en recrutant des êtres insignifiants et sous-entraînés Monsieur Hivernus ? Lâche alors le grand patron de l'endroit entre deux ricanements. Vous ne savez pas ce qui vous attend. Vous ne savez pas à qui vous avez affaire ! - Je suis étonné de constater que l'homme élégant et courtois a autant de facettes différentes... Reprend en souriant doucement le Chiss, caustique dans ses propos. Son sourire disparaît toutefois très rapidement. Mais vous vous trompez sur toute la ligne, assurément. Votre père vous a donné de bons conseils... Mes instructeurs et mes mentors en ont fait autant en m'enseignant l'art de la stratégie et de l'analyse. Il faut savoir connaître son adversaire pour mieux anticiper ses mouvements, ses réactions et de cette manière, mieux l'anéantir. Je dois avouer que le Syndicat Tenloss a eu d'excellentes idées pour établir son empire... Mais cela sera insuffisant, je le crains.- Vous... Vous ne pouvez rien faire contre la puissance du Syndicat ! Nos armées de mercenaires vous surpassent largement en... En nombre ! Continue le directeur sur sa lancée, mais il semble déjà qu'il devient moins confiant.- Je vous assure que mon but n'est pas de prendre possession de cette base Monsieur le Directeur. Ou bien, cela ne sera que l'une des nombreuses issues possibles au conflit qui va avoir lieu dans les minutes, les heures, les jours à venir. Vous savez Monsieur Kase, en permettant au crime de se développer sous toutes ses formes au sein de Base Vergesso, vous avez fait de l'endroit une véritable poudrière. Ajoute froidement l'officier impérial sans quitter du regard son interlocuteur. Lorsque la population apprendra sous peu que le Syndicat Tenloss, sous le couvert des Transports Ororo et de l'Association Natori, n'a plus aucun contrôle ici, de nombreux groupes vont sortir de l'ombre pour s'emparer d'un morceau des ruines de votre empire sur Vergesso. Et nombre de quartiers seront dès lors contrôlés par des milices populaires et des gangs ambitieux.- Que... Qu'est-ce que vous avez fait ? Pau... Pauvre fou ! Parvient à bégayer Carth en devenant blême. - En grand amateur d'art et de culture, vous avez sûrement du apprendre de nombreuses choses sur l'Empire Sith, n'est-ce pas Directeur ? Demande mystérieusement l’humanoïde à peau bleue avant de faire quelques pas vers quelques statues dénudées et présentées dans le salon sans aucune pudeur. Beaucoup considèrent que les impériaux sont morts avec leurs maîtres Sith sur Cathar, lorsque les séparatistes et leurs alliés sont venus envahir le "dernier" bastion impérial de la galaxie. D'une certaine façon, ces personnes ont raison. Nous sommes morts sur Cathar, pour connaître une renaissance. Des ruines d'un empire consumé par la corruption, les luttes de pouvoir et les ambitions démesurées des uns est né l'empire des autres. Un nouvel empire né des cendres de son prédécesseur, et purgé des influences néfastes de quelques vils êtres. Les empires naissent et s'effondrent, mais le Mal demeure éternel. C'est un fait avéré. Toutefois, si nous ne pouvons pas repousser ou éradiquer ce fléau, nous pouvons réduire son influence. Base Vergesso connaîtra aussi ce renouveau... Sa population sera purgée des mauvaises influences du Syndicat Tenloss lorsque je l'aurai écorché et saigné.Les yeux du directeur de la base s'écarquillent à l'extrême et son visage se fige en une expression d'horreur. Hivernus vient de réaliser un coup de maître. Le Syndicat Tenloss est condamné à perdre sa pièce maîtresse s'il cherche à conserver une grande part de son pouvoir. Mais il serait alors privé d'une importante source de revenus et de prestige. Dans le cas contraire, s'il est bien décidé à reprendre le contrôle du planétoïde, il lui faudrait mobiliser d'importants moyens. Il serait alors vulnérable si l'on venait à le poignarder dans le dos. Un choix des plus cornéliens... Mais peut-être reste t-il un moyen d'endiguer les soulèvements à venir en se débarrassant rapidement des impériaux... Il n'y a plus qu'à espérer que les autres capitaines de l'Association Natori soient plus réactifs et compétents que cet abruti de Helg et envoient rapidement des forces pour sécuriser ses appartements privés...A observer la frêle silhouette du professeur Zimmer, on ne parvient pas à l'imaginer en concepteur d'armes mortelles. Et pourtant, il travaille de son plein gré sur des projets qui lui tiennent à cœur en échange de la protection et des ressources du Syndicat Tenloss. L'Empire avait été un très bon mécène, mais il se révélait trop exigeant. En outre, les impériaux étaient toujours derrière son dos, à lui mettre la pression, à lui barrer la route lorsqu'il s'écartait trop de son chemin. Ici, il a au moins le loisir de réaliser ses projets avec l'aide de quelques assistants tenus au secret par la menace et le chantage. Bien sûr, les principaux lieutenants du Syndicat Tenloss exigent des rapports réguliers sur l'avancement des concepts et la réalisation des projets, mais cela n'est qu'une pure formalité destinée à faire patienter le grand patron, là où les impériaux s'amusaient à lui mettre la pression. C'est d'ailleurs assez étonnant de se dire que des criminels de la pire espèce puissent être plus polis et respectueux que des militaires à cheval sur le protocole.L'homme se penche actuellement sur des plans à dessiner, des équations à résoudre et de nouveaux concepts à inventer, tandis que ses petites ouailles se chargent de monter les pièces de sa plus grande fierté. Le projet X-23. Un projet qu'il réservait à l'armée impériale. Mais celle-ci n'avait pas cru bon de lui répondre, malgré les cinq dossiers définitifs qu'il avait envoyé. Frustré par ce manque d'intérêt de la part des officiers impériaux, il avait décidé de fuir avec ses projets les plus fous et les plus complets. Désormais, son chien de garde robotique prend vie, sous ses yeux admiratifs. Le professeur ne peut s'empêcher, à cette pensée, de jeter un coup d'oeil à l'avancement du premier prototype, qu'il a hâte de tester. Il est étincelant comme un diamant, et son petit sourire satisfait achève de le rendre des plus radieux. Il passe une main dans sa longue barbe en observant les progrès de ses assistants. Toutefois, il perd rapidement son sourire lorsqu'une sirène d'alerte vient perturber le travail de ses aides. Quelqu'un attaque donc le laboratoire ? Est-ce que les impériaux l'ont retrouvé ? Non ! Cela ne peut pas être le cas ! C'est impossible ! Au dehors, de nombreux bruits de pas remontent le long des couloirs. Les hommes de main du Syndicat vont probablement se charger des intrus. Tant mieux ! Il ne peut pas se permettre de perdre plus de temps à cause de deux ou trois imbéciles. Pourtant, les nombreux bruits de tir qui parviennent à ses oreilles ne tardent pas à le rendre toujours plus nerveux. Il se sent menacé, et il craint que ses recherches soient dérobées, ou pire, détruites par quelques personnages mal intentionnés.Finalement, plusieurs mercenaires entrent dans la salle de recherche, les armes bien en évidence. Leur présence ne rassure pas Zimmer, et il a instinctivement un mouvement de recul. Les assistants abandonnent leurs occupations pour se tourner vers les hommes armés. Ils sont loin de se douter de ce qu'il va se passer... Le chef de la petite bande, un Nikto, s'approche du vieux et l'agrippe par le bras. Ce dernier lâche un cri de surprise et se voit poussé vers le reste des porte-flingues.- Débarrassez-moi de ceux-là, le boss ne veut pas de témoins gênants. Et occupez-vous de sécuriser les recherches du vioc'. Ordonne alors le Nikto en emmenant le professeur à l'extérieur de la pièce.Les petites mains de Zimmer sont exécutées sans autre forme de procès et les détonations parviennent jusqu'aux oreilles de celui-ci. Au final, les mercenaires du Syndicat Tenloss ne valent pas mieux que ces foutus impériaux. Les quelques truands présents à l'extérieur semblent bien nerveux et piétinent d'impatience. Est-ce qu'un danger sérieux menace les plans de l'organisation sur Vergesso ? Le scientifique n'a pas le temps d'aller plus loin de ses réflexions. Lorsque le reste des hommes de main ressort avec les plans et le premier prototype, le groupe quitte les lieux, sur ses gardes. Certaines personnes disent que l'entraînement des mercenaires employés par l'Association Natori dépasse de loin celui des milices planétaires. Mais cela n'est qu'une supposition, puisque les seuls pouvant témoigner de ce fait sont les soldats de fortune eux-même. Toutefois, il y a fort à parier qu'ils ne sont pas préparés à affronter la redoutable perfidie de quelques impériaux prêts à tout. Lorsque les tourelles se déploient et se retournent contre eux, les hommes de main de la base sont incapables de réagir convenablement, et plusieurs d'entre-eux s'écroulent sans vie sans savoir ce qu'il se passe. Les rescapés commencent à fournir une couverture en tirant sur les tourelles, afin de permettre la fuite de leur chef et du professeur. Dans leur retraite précipitée, les soudards oublient complètement de récupérer les plans et le prototype, qui sont laissés à l'abandon avec les cadavres de leurs compagnons./-/ Opérateur 1 à Major Corvell, j'ai réussi à détourner les tourelles. Je vous ai dégagé la voie jusqu'à votre objectif. Il ne reste qu'une poignée d'hommes à neutraliser. Récupérez les plans, le prototype et le professeur et regroupez vos hommes. Extraction prévue dans quarante minutes. Assurez-vous d'être dans le vaisseau avant le départ. /-/