Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    Le ChroniqueurL
    Post n°1 Auteur : Hivernus La capitaine Sylvar, accompagnée par toute une clique d’officiers d’état-major et d’une escorte de soldats appartenant à la prestigieuse Brigade Impera, fait le tour des chantiers navals pour une inspection de routine. Le seigneur Hivernus aimant avoir des rapports réguliers sur l’avancement de ses projets, il convient de s’informer en tout temps des moindres progrès réalisés par les équipes opérant sur le terrain afin de ne pas être pris au dépourvu. Pour la ministre de la guerre, se déplacer au sein des chantiers navals du système Lybeya est devenu une sorte d’habitude… Loin de lui déplaire, chacune de ces sorties apporte son lot de surprises et d’émerveillement.Le cortège passe devant une série de cales sèches au sein desquelles de multiples vaisseaux de belle envergure sont dorlotés par une foule d’ouvriers. La Cathar et ses assistants s’arrêtent ensuite devant une multitude de navires de guerre amarrés. La moitié des navires de la marine seigneuriale mouillent ici, au sein des chantiers navals, afin d’y subir une maintenance minutieuse et des réparations plus que nécessaires avant leurs nouvelles sorties dans l’espace.- Dans combien de temps ces vaisseaux seront-ils à nouveau prêts pour le service ? Demande alors la ministre de la guerre, sans s’arrêter pour inspecter de plus près le travail des ouvriers. - Dans trois ou quatre jours tout au plus, en se basant sur les estimations des contremaîtres des différentes équipes. Indique alors l’un de ses nombreux aides de camp. Une semaine en prenant en compte d’éventuels retards.- Très bien. Vous enverrez une équipe pour procéder aux vérifications d’usage avant la remise en service de ces vaisseaux. Commande alors Sylvar, poursuivant son chemin. Depuis le temps, vous connaissez la routine…- Oui, madame.La capitaine esquisse l’ombre d’un sourire. Elle passerait probablement à l’improviste pour vérifier elle-même que tout soit en ordre avant le départ des vaisseaux. Après tout, le Seigneurat de Bajic ne peut pas se passer du moindre de ses navires de guerre… Mais contre toute attente, il ne s’agit pas de sa priorité. La Cathar poursuit sa visite des chantiers navals, pénètre dans une nouvelle section dédiée à la construction d’imposants vaisseaux militaires. La ministre de la guerre se poste derrière une immense baie vitrée qui lui offre une vue superbe sur ces immenses silhouettes métalliques. Huit croiseurs de la classe Arquitens, futur fleuron et fer de lance de la marine de guerre seigneuriale, prennent peu à peu forme au sein des chantiers navals. Des dizaines de petites formes blanches ou grises gravitent autour des imposants squelettes d’acier afin d’assembler morceau par morceau, compartiment par compartiment, chacun des huit bâtiments de guerre. Les ouvriers de l’Arsenal Militaire de Lybeya, qui figurent parmi les héros du Seigneurat de Bajic (pour reprendre les termes utilisés par le seigneur de la guerre lui-même), ne relâchent pas leurs efforts pour faire sortir des chantiers navals ces vaisseaux aux courbes sublimes.Hivernus s’étant arrangé pour obtenir les plans de la classe Arquitens auprès de la Grande Moff afin d’en construire plusieurs exemplaires, voilà désormais que tout est mis en œuvre pour porter le projet jusqu’au bout. Des quantités astronomiques de matériaux nécessaires à l’assemblage de ces nouveaux croiseurs sont acheminées depuis la base Mynock ou Rezi-9 à cette fin et plusieurs projets de récupération et recyclage des débris ont été lancés ici et là. Après tout, les nombreuses épaves que le seigneur de la guerre laisse dans son sillage peuvent toujours avoir une certaine utilité… Il reste toutefois à régler le problème de la main-d'œuvre. Des centaines d’hommes seront nécessaires pour faire fonctionner ces bâtiments de guerre… Hivernus refusant de mettre en place un système de conscription ou d’appliquer un ordre de mobilisation générale, le Seigneurat de Bajic manque de bras. En tant que ministre de la guerre, Sylvar n’a eu de cesse de réfléchir au meilleur moyen d’obtenir de nouveaux volontaires sans avoir à forcer la main à qui que ce soit. Et si elle est parvenue à obtenir le soutien de Keldron Iblis et de son réseau, il n’en demeure pas moins que les quelques recrues que les Corelliens parviennent à dénicher ici et là ne suffisent pas à alimenter la machine de guerre du Seigneurat de Bajic. Il faut trouver d’autres sources d’approvisionnement.- Où en sommes-nous dans nos campagnes de recrutement ? Avons-nous réalisés des progrès ?- Oui madame. Les derniers rapports font état d’une augmentation significative du nombre de recrues prises en charge par nos centres de recrutement. Vient rapporter l’un de ses subordonnés. Nous devrions être en mesure de lever une nouvelle légion d’ici peu. A moins que les besoins de la marine ne passent avant ceux des forces terrestres…- Ce dont j’ai besoin, lieutenant, c’est de chiffres. Du concret. Pas de belles paroles. Commente la Cathar. Vous avez la preuve de ce que vous affirmez sous la main ou cherchez-vous simplement à me donner l’illusion que tout est sous contrôle ?L’aide de camp baisse doucement la tête, contrarié. Il remet à sa supérieure un bloc de données qu’elle s’empresse aussitôt de consulter. Sylvar prend peu à peu connaissance des derniers rapports rédigés par les officiers chargés du recrutement. Il semblerait que son assistant ne se soit pas trompé. Cinquante exilés Yasiloriens, soixante-treize sympathisants tout droit venus de Talofan, quinze recrues originaires de Verisin, cent vingt-neuf volontaires Kabairans… Les candidats affluent visiblement par dizaines des quatre coins du secteur. La dernière victoire du seigneur de la guerre sur les forces mercenaires de l’Association Natori et la récente libération de Rezi-9 ont visiblement eu un impact significatif au sein des populations locales… On se presse désormais dans les bureaux de recrutement pour combattre au sein d’une armée qui, espère-t-on, viendra libérer tel ou tel monde de l'oppression d’un gouvernement corrompu ou d’une corporation tyrannique.Mais la liste ne s'arrête pas là. On compte également des individus venus de plus loin, à l’instar des nombreux engagés volontaires originaires des secteurs Ryndellian ou Juris… Ou encore les quelques centaines de Pantorans qui, considérant avoir une dette envers le Seigneurat de Bajic pour l’aide que le régime est en train d’apporter à leur planète, ont décidé de prendre part aux combats sous la bannière de l'humanoïde à peau bleue. Le seigneur Hivernus, dont le principal objectif est l’unification sous son égide du secteur de Bajic, semble être parvenu à rassembler autour de lui une multitude de peuples et de profils différents. Des sympathisants à sa cause affluent de toute part. Et cette nouvelle vague de recrues est, aux yeux de beaucoup, porteuse d’espoir. Ayant privé le Syndicat Tenloss d’une partie de ses forces avec la destruction quasi complète d’une des principales flottes de l’Association Natori, le Chiss est désormais libre de poursuivre sa campagne militaire. Avec le renfort de volontaires venus de partout et la mise en service à venir de huit nouveaux croiseurs de combat, l'humanoïde à peau bleue compte bien reprendre ses opérations offensives afin de priver le Syndicat Tenloss de nombreux mondes stratégiques à son maintien au sein du secteur de Bajic.Mais il aura besoin pour cela d’équipages entraînés et rompus à l’art du combat, de vaisseaux bien entretenus et parés pour les affrontements, ainsi que de troupes nombreuses et bien équipées pour tenir en échec les forces mercenaires contre lesquelles ont les enverra se battre. Il faudra donc redoubler d’efforts pour construire des infrastructures militaires adéquates à la formation des marins et des soldats, poursuivre l’effort de production du matériel nécessaire aux combats, veiller au bon ravitaillement des forces déployées sur les théâtres d’opérations…Alors qu’un officier la débarrasse de son bloc de données, la ministre de la guerre poursuit sa visite de routine des chantiers navals. Il reste tant à accomplir… Tant à faire. Tant de projets à mettre en place, à mener à terme. Et pourtant, le temps défile sans que l’on ne s’en rende compte. Pour la capitaine Sylvar et ses équipes, la charge de travail à abattre est colossale. Les heures de sommeil se comptent régulièrement sur les doigts d’une seule main. Mais personne ne se plaint. L’avenir même du Seigneurat de Bajic dépend de la volonté de chacun d’accomplir son devoir. Ils ne prendront de repos que lorsque le secteur de Bajic connaîtra enfin la paix.
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    Post n°1 Auteur : Hivernus -------Allée des Pèlerins.-------Population :  20 000 habitants. Description : Surnommé l’Allée des Pèlerins, le Quartier du Spatioport est le premier secteur que l’on traverse après être sorti du spatioport. Bien loin d’être un haut-lieu de pèlerinage et de culte, ce quartier tire son nom du nombre incalculable de salles de jeux, de maisons closes et de cantinas illégales où les clients viennent religieusement prendre du plaisir. C’est un lieu toujours très vivant, à l’exception du matin, où il y règne un calme troublant. A l’instar du Quartier des Affaires, l’Allée des Pèlerins est un endroit emblématique au sein de la ville spatiale et semble toujours inondé de festivités. Certaines rues et places servent comme lieux improvisés de compétitions sportives et il n’est pas rare d’y croiser quelques bagarreurs. L’endroit est toujours animé, parfois empesté par l’odeur des substances fumées et de l’alcool. On y trouve ainsi de nombreux artistes de rue, de marins saouls chanteurs et de parieurs en tout genre. Les forces seigneuriales patrouillent régulièrement dans le Quartier du Spatioport mais la sécurité y est relative, du fait des bagarres d’ivrognes, des fauteurs de trouble et des menus larcins. Quartier sensible, l’Allée des Pèlerins est avant tout un lieu de passage où les gens viennent louer une chambre pour la nuit, s’amuser dans des établissements à bon prix ou s’attirer des ennuis en présence des forces de l’ordre. Les contrôles sont donc fréquents et il n’est pas rare que de nombreux hangars ou vaisseaux soient forcés de se soumettre à une inspection surprise. Les cargaisons des transports de marchandises font par ailleurs l’objet d’une surveillance accrue suite à la découverte de passagers clandestins et de contrebande. Un vaste complexe militaire jouxte le Quartier du Spatioport, entouré de solides murs et équipé de multiples dispositifs de sécurité. C’est depuis ses entrepôts et baies d’amarrage que les véhicules, chasseurs et personnels du Seigneurat de Bajic transitent. La zone est interdite d’accès aux visiteurs et ceux qui tentent de s’y introduire par la ruse ou par la force ne reviennent jamais.Les services de transport y sont multiples et l’on peut donc accéder au quartier par voies terrestres (à pied ou en véhicule sur répulseur), par voies aériennes (taxis, bus ou autres véhicules volants) ou via les quelques lignes de hovertrains. Le spatioport permet également l'entrée ou la sortie des résidents par les voies spatiales grâce à ses très nombreux hangars et ses multiples baies d'amarrage.
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    Post n°1 Auteur : Hivernus Au sein de Base Vergesso, l’heure est à la fête. Des milliers de spectateurs se sont pressés dans les gradins pour assister au premier match de Touche-terre. Ceux qui n’ont pas pu obtenir une place à l’intérieur du stade se sont massés à l’extérieur de l’enceinte pour regarder la rencontre sur des écrans géants installés pour l’occasion sur les murs du stade. Cependant, afin d’éviter tout débordement de la part des supporters d’une équipe ou de l’autre, un immense dispositif de sécurité a été déployé autour du bâtiment. Barrières, chiens de garde et soldats de l’armée régulière forment un rempart impénétrable que les citoyens enragés auront du mal à forcer. Au deuxième étage, les entrées et sorties sont filtrées par les prestigieux gardes de la Brigade Impera, dépêchés sur place pour protéger la famille Hawan et les dignitaires venus assister au match. Lorsque le seigneur Hivernus et sa fille aînée, Frilla, se présentent finalement dans les couloirs peu fréquentées du deuxième étage, les soldats d’élite chargés d’assurer leur sécurité exécutent un salut militaire impeccable, que le Chiss leur rend avec beaucoup de respect. Les deux Hawan rejoignent ensuite l’antichambre de la tribune seigneuriale où les ministres de la guerre et de la sécurité intérieure semblent les attendre. L'humanoïde à peau bleue invite ses subordonnés à le suivre au sein du salon privé qui leur sert d’observatoire privilégié. Le seigneur de la guerre s’avance vers la vitre blindée et pose son regard enflammé sur l’environnement qui l’entoure.Dans les gradins, huit mille spectateurs attendent avec impatience le début des hostilités. Le match de Touche-terre qui oppose les Stries Bleues de la Brigade Impera et les voyous qui se font appeler “Sang-coureurs du Petit Cloaque” promet d’être intéressant et particulièrement violent. D’une certaine façon, l’introduction de ce sport brutal vise plusieurs objectifs… D’une part, le but est de faire baisser le taux de chômage en créant des dizaines d’emplois liés à l'inauguration d’un nouveau divertissement. D’autre part, les profits réalisés par la vente de produits dérivés et d’articles proposés par les sponsors permettent de remplir les caisses du Seigneurat de Bajic. Et de façon plus générale, Hivernus espère faire baisser le niveau de violence dans les rues de la ville spatiale en proposant un terrain de jeu capable de devenir le réceptacle de toutes les animosités. En conclusion, le Touche-terre est une opportunité pour nombre d’individus...La foule se met à hurler de joie quand les joueurs des deux équipes se présentent sur le gazon artificiel du terrain. Le Chiss s’installe dans un fauteuil, rapidement imité par sa fille adoptive et les deux officiers qui les accompagnent. Dans la tribune réservée aux représentants des diverses chaînes de R.I.B.V, les équipes techniques sont déjà à l’oeuvre. Deux voix, reconnaissables entre mille, se mettent à grésiller dans les haut-parleurs du stade.« Amateurs et amatrices de sport, nous vous souhaitons la bienvenue pour cette première édition duuuuuuu Touche-terre ! Ici Jaass, bien confortablement installé dans la tribune Est en compagnie du terrible Jars ! »« Missa souhaite le bonsoir à l’ensemble des spectateurs ! Missa sûr que voussa êtes aussi excités qu’une puce de lave Mustafarienne à l’idée de voir deux équipes s’étriper sur le terrain ! Cette confrontation promet d’être violente ! » « Tout juste Jars ! Âmes sensibles, veuillez-vous abstenir de regarder le match ! »Dans les gradins, les spectateurs deviennent fous. Certains se mettent à scander le nom de leur équipe préférée. D’autres brandissent des banderoles destinés à encourager les joueurs. Les plus furieux sautillent sur place en chantant un air enragé et grossier. Dans cette masse grouillante et délirante, quelques employés cherchent tant bien que mal à vendre friandises et boissons… - Frilla, un premier avis sur ce match ? Demande soudainement Hivernus à sa protégée.- Et bien… Sans vouloir paraître prétentieuse père, je pense que les hommes du Capitaine Molitor vont faire beaucoup de dégâts dans les rangs de ces Sang-coureurs. Répond la jeune femme. Ils n’ont aucune chance…Le Chiss acquiesce en silence, un léger sourire aux lèvres. Il est vrai que la réputation de Molitor n’est plus à faire. Le capitaine barjo, comme on l’appelle, est un officier brutal et expérimenté qui a fait de son unité l’une des plus performantes de l’armée seigneuriale… Jusqu’à présent, Hivernus s’est toujours servi des soldats de la compagnie Molitor pour exécuter les missions les plus difficiles. Ce ne sont pas quelques matchs de Touche-terre qui devraient avoir raison d’eux. - La victoire est assurée en effet. Mais les Sang-coureurs nous réservent probablement quelques surprises… Ce sera donc l’occasion d’en apprendre plus sur eux. Poursuit l'humanoïde à peau bleue.La fille adoptive du seigneur de la guerre se contente de sourire à cette réponse. Observer et étudier pour mieux apprendre de ses ennemis… Telle est la façon d’être de l’alien qui lui sert de père. C’est ce qui fait de lui, selon certains de ses proches, un être exceptionnel. Frilla souhaite sincèrement pouvoir lui ressembler un jour mais doute d’y parvenir, tant la tâche lui paraît grande et difficile. Sur le terrain, les joueurs des deux équipes se réunissent autour de leur entraîneur respectif pour discuter des stratégies à adopter, laissant la place à de jeunes et séduisantes femmes.« Les pom-pom girls débarquent sur le gazon pour nous divertir ! Bénies soient-elles ! »« Alors Jaass, un commentaire à faire avant le début des hostilités ? »« Et bien… Les Stries Bleues sont les grands favoris de la soirée. Leur équipe est constituée de joueurs solides et endurants. Ils sont bien équipés et habitués aux horreurs du champ de bataille. En gros la baston, ça les connaît et ils se sont procurés le meilleur matos pour s’assurer de cogner bien fort ! »« Missa a hâte de les voir à l’action ! »« Attention Jars ! Il ne faut pas crier victoire tout de suite… J’ai eu le privilège d’assister à la dernière session d’entraînement des Sang-coureurs dans le jardin du Petit Cloaque et crois-moi, ces gars là ne déconnent pas quand il s’agit de foutre de grosses patates dans la tronche de leurs camarades ! Amis spectateurs, je peux vous assurer que ça va saigner sévère… Si vous voulez mon avis, on va voir des dents voler dans tous les sens ! »« L’arbitre entre sur le terrain… Les deux équipes se positionnent… Les capitaines se présentent devant l’arbitre et… Ah ! Il semblerait que les Sang-coureurs vont débuter le match sur l’offensive ! »Les Stries Bleues, protégés par des armures aussi résistantes que légères, adoptent une formation que Molitor nomme lui-même “Ouverture brutale”. Visiblement, la défense n’est pas une option envisagée. En face, les vauriens de l’équipe des Sang-coureurs, couverts d’éléments de protection de qualité douteuse, semblent privilégier une formation clairsemée. Les soldats de la Brigade Impera misent tout sur la rapidité et la brutalité. A l’inverse, les représentants du Petit Cloaque favorisent une défense en profondeur. Les attaquants sont donc sur la défensive… C’est un Devaronien portant l’emblématique armure blanche striée de bleu des soldats d’Hivernus qui donne le coup d’envoi en projetant le ballon dans le camp adverse d’un puissant coup de pied.« Et ça y est ! Le match est lancé ! »Les gardes d’élite du seigneur de la guerre se précipitent sur les joueurs de l’équipe adverse. La violence prend le dessus sur le reste. Les coups se mettent à pleuvoir. Molitor, en pleine charge, vient éclater la mâchoire d’un Sang-coureur à l’aide d’un puissant coup de coude. « Et paf ! Dans les dents ! Avec Molitor, ça frappe fort ! »« Et ça rime en plus ! »Autour du capitaine, les joueurs sont engagés dans un corps-à-corps particulièrement violent. Un uppercut dans le menton vient coucher un stormtrooper. Alors qu’il tente de se relever, un coup de pied dans la tête achève de l'assommer pour de bon. A quelques mètres de là, le porteur de ballon, protégé par trois de ses camarades, est pris pour cible par de nombreux Stries Bleues.« Les Sang-coureurs tentent de former un rempart autour du porteur de ballon… Mais est-ce que ça suffira à repousser les forcenés de Molitor ? C’est pas dit ! »Un Trandoshan imposant pique un sprint et se fraie un passage dans la mêlée générale, bousculant alliés et adversaires sans ménagement, jusqu’à arriver au niveau des quelques individus protégeant au péril de leur vie le porteur de ballon. Ils se ruent sur lui afin de donner du temps à leur camarade et parviennent à contenir sa fureur. Le Sang-coureur muni du ballon court à s’en crever les poumons jusqu’à la zone d’en-but adverse, évitant le tacle d’un premier défenseur et la tentative de plaquage d’un deuxième. Lorsque le ballon touche finalement le sol, les exclamations de joie reprennent de plus belle.« Touuuuuuuuche-terre ! Magnifique action de la part des Sang-coureurs ! »« Missa constate déjà trois sorties ! Une mâchoire cassée et un bras en vrac chez les Sang-coureurs contre un K.O pour les Stries Bleues… Belle ouverture de match Jaass ! »« Rien d’insurmontable cependant mon cher Jars… Chaque équipe dispose de onze joueurs remplaçants en plus des joueurs déjà présents sur le terrain. La subtilité sera donc, pour les entraîneurs, de savoir quel joueur il faut envoyer à quel moment pour donner à son équipe la victoire... »Dans la tribune seigneuriale, celle qui dirige les services de renseignements semble s’agiter dans son siège.- Avez-vous un commentaire à faire Colonel ? Demande froidement l'humanoïde à peau bleue.- Mon seigneur… Il n’est pas prudent de vous exposer de la sorte… Nous n’avons toujours pas réussi à trouver le deuxième commando chargé de vous éliminer. Indique Wexley, un brin de nervosité dans la voix.- Contentez vous de poursuivre les recherches Colonel. Ils sont là, quelque part, à nous observer et à préparer leur sombre plan… Tôt ou tard, ils feront une erreur qui nous donnera l’avantage. Répond alors le Chiss, d’une voix parfaitement maîtrisée.- Sauf votre respect mon seigneur, mes hommes sont dépassés. Nous n’avons pas assez d’agents sur le terrain pour couvrir toutes les pistes. Et l’afflux constant de nouveaux arrivants au sein de la base n’aide pas... Poursuit la ministre de la sécurité intérieure.- Je vais faire en sorte de vous fournir plus de moyens Colonel. Mais n’abusez pas de ma confiance… Tout ce que je donne, je peux le reprendre. Fait remarquer le seigneur de la guerre. Si vous n’êtes pas capable de mettre à profit l’ensemble des ressources que je mets à votre disposition, alors vous ne m’êtes pas utile à ce poste.- Oui mon seigneur… Souffle l’autre en guise d’ultime réponse.- Du nouveau sur les transfuges de la bande à Baader ?- Oui mon seigneur. Cela n’a pas été simple mais Keldron Iblis s’est assuré de leur soutien. Ils sont prêts à travailler pour nous, en échange de certaines… Garanties. - Je ne compte pas leur demander de trahir leurs idéaux. D’une certaine façon, ils ont beaucoup à gagner à collaborer avec nous… Car nos causes sont plus ou moins similaires. Ils seront un atout précieux sur Nar Shaddaa.La directrice des services de renseignements acquiesce en silence. Hivernus fronce les sourcils sous le coup de la douleur. Son moignon le fait souffrir atrocement mais il s’efforce de demeurer impassible. Les souffrances et les tourments qu’il subit jour après jour ne sont rien pour lui, si ce n’est une source de lucidité. Après tout, cette blessure incommodante lui rappelle sans cesse qui il est et d’où il vient. Autour de lui, ce simple froncement de sourcils ne signifie pas grand chose. Seule Frilla semble se douter de quelque chose… Mais l’attention des uns et des autres est vite requise ailleurs. Le match reprend de plus belle. Au coup de sifflet, le ballon vole à nouveau dans les airs avant d’être réceptionné par un grand gaillard en armure blanche striée de bleu. Les joueurs de la Brigade Impera se jettent une fois de plus dans la mêlée, poussant, mordant, griffant ou frappant tout ce qui ne porte pas les couleurs de leur équipe. Dans la confusion, un casque vole, un corps tombe… Le porteur de ballon passe au travers de la défense, enfoncée de toute part par les assauts furieux des gars de Molitor. Un Sang-coureur se lance à la poursuite de l’attaquant, lui-même pris pour cible par un Trandoshan brandissant un bras arraché en guise de gourdin. L’arme improvisée vient s’abattre dans le dos du défenseur dans un craquement assourdissant.« In-cro-yable ! Tu as vu ça Jars ? Ce type là a un bras gros comme un jambon d’Eopie dans la main ! Où est-ce qu’il a pu trouver ça ? »Un deuxième Sang-coureur quitte la mêlée en titubant, puis se met à courir vers le porteur de balle. L’énergumène traverse le terrain à toute vitesse, une manche vide et la tronche en vrac, barbouillée de sang.« Jaass, Missa pense savoir où notre ami Trandoshan a trouvé son arme… Mais le bougre n’a pas l’air de vouloir récupérer son bras. Voussa regardez bien ! Il se dirige droit vers le porteur de ballon ! Missa est tout époustouflé ! »« On peut dire qu’il n’y va pas de main morte pour tenter d’intercepter la balle ! Haha ! »Mais le désormais manchot du bras droit ne parvient pas à rattraper l’attaquant muni du ballon. Il s’écroule après avoir parcouru quelques mètres, inconscient ou mort. Le Strie Bleu se jette dans la zone d’en-but adverse, ballon en main.« Touuuuuuuche-terre ! Impressionnant ! Ce match est tout simplement impressionnant ! Je n’en reviens pas ! »« Les Stries Bleues sont parvenus à égaliser ! Eussa sautillent dans tous les sens et chantent à tue-tête ! Mais le match n’est pas encore fini. Missa veut plus de pichenettes ! »« Du côté des Sang-coureurs, on assiste à deux sorties de plus. A première vue, les talentueux soldats de la Brigade Impera semblent avoir l’avantage. Mais parviendront-ils à conserver cet avantage suffisamment longtemps ? Telle est la question ! »Les joueurs se replacent, réajustent leurs éléments de protection et vérifient l’état de leurs chausses. L’arbitre confie le ballon au capitaine barjo. Molitor se place, fait craquer sa nuque, patiente quelques secondes puis frappe dans le ballon. Les deux équipes se lancent une fois de plus dans un corps-à-corps intense. Un Sang-coureur s’empare de la balle et commence à slalomer entre les divers joueurs, avant d’être stoppé dans sa course par un placage. Un stormtrooper récupère le ballon et fait une passe à un camarade, qui réceptionne comme il se doit le projectile.« Les Sang-coureurs ont perdu le ballon ! Et c’est une perte de balle qui profite à leurs adversaires… Belle réception de la part des Stries Bleues ! »Mais le nouveau porteur de balle n’a pas le temps d’aller bien loin. Un puissant coup de poing dans les côtes le plie en deux. Puis soudain, la lame d’un surin quitte une manche et vient se planter dans l’armure du soldat. Autour, tout le monde s’agite. Quelques combattants de la Brigade Impera viennent porter secours à leur frère d’armes. Des Sang-coureurs s’interposent. Un nouveau front est créé. Les vauriens profitent de leur jeu en profondeur pour passer le ballon de mains en mains. La balle se retrouve ainsi loin des gardes d’élite du seigneur de la guerre. Le joueur le plus rapide des Sang-coureurs, un Nikto maigrichon, hérite du ballon et commence à courir vers la zone d’en-but des Stries Bleues, dont l’accès est dégagé.« Fascinant ! Les Sang-coureurs ont utilisé leur botte secrète, le fameux coup de surin ! Et ils sont bien partis pour marquer un deuxième touche-terre ! »« Eussa savent improviser ! C’est assurément un atout dans cette compétition ! »Alors que tout semble joué d’avance, le coureur est plaqué aux jambes par nul autre que Molitor. L’officier l'assomme d’un coup de casque brutal, lui arrache le ballon des mains et le lance à un coéquipier. L’engagement reprend de plus belle. Les actions se poursuivent. Certains joueurs cherchent à s’entretuer sans autre forme de procès. Deux corps inertes reposent déjà sur le gazon artificiel. D’autres cherchent à jouer le jeu et se concentrent uniquement sur le ballon. Au milieu de toute cette agitation, un Sang-coureur trébuche et, pris de spasmes, se met à convulser en criant de douleur. L’herbe se couvre peu à peu de sang.« Mon cher Jars, je crois bien que nous avons là un sacré retournement de situation ! Le surineur de tout à l’heure… Le v’là désormais suriné ! C’est un juste retour des choses ! Les Sang-coureurs savent désormais à quoi s’en tenir... »« Hop hop hop ! Minute Jaass ! Missa demande à tous de bien regarder ! Les Stries Bleues sont sur le point de marquer un deuxième essai… Et… OUI ! TOUCHE-TERRE ! »« Le Capitaine Molitor vient d’offrir à son équipe un deuxième point ! J’en suis tout émoustillé Jars ! »« Molitor ! Molitor ! Molitor ! Y’a vraiment pas plus fort ! »Les supporters des Stries Bleues imitent les commentateurs et se mettent à scander le nom du capitaine barjo. Ce dernier retire son casque et pousse un hurlement bestial en guise de cri victorieux. Les soldats se ruent sur leur supérieur, le portent sur leurs épaules et l’acclament comme il se doit. Un coup de sifflet vient marquer la fin de la première mi-temps. Les joueurs quittent le terrain, remplacés par les pom-pom girls des deux équipes.Un majordome profite de la pause pour apporter des boissons et des pâtisseries dans la loge seigneuriale. Le seigneur de la guerre jette son dévolu sur une part de tarte aux pommes. Frilla, qui ne se lasse pas d’observer son père adoptif, sourit doucement. Hivernus est le genre d’homme qui se contente de ce qu’il y a de plus simple. Il lui arrive, parfois, de sortir de la citadelle pour aller acheter de quoi se sustenter dans l’un des nombreux quartiers de la ville spatiale. Jusqu’à présent, il semblerait bien que ce soit une pâtisserie du quartier des affranchis qui ait réussi à s’attirer ses faveurs… L'humanoïde à peau bleue admet avoir eu un coup de coeur sur les nombreuses pâtisseries qu’un charmant couple de Twi’leks affranchis par ses soins propose à leurs clients. Bien sûr, ces petites sorties ne sont pas du goût du commandement de la Brigade Impera, qui voit là d’inconscientes prises de risque… Mais le Chiss, qui règne en maître en ce monde, semble agir à sa guise, suivant quelques plans mystérieux que nul ne parvient à comprendre… - Capitaine Sylvar, où en sommes-nous dans nos préparatifs de guerre ? Lâche finalement Hivernus, entre deux bouchées de tarte aux pommes.- Mon seigneur, il serait préférable de reporter cette discussion à demain. Répond la Cathar. - Je vois. Vous avez donc de mauvaises nouvelles à annoncer. En déduit simplement le seigneur de la guerre, d’une voix étrangement calme.- En effet mon seigneur. - Curieux… Des nouvelles du Capitaine Slaryn ? - Ses troupes sont prêtes à passer à l’action. Affirme celle qui dirige le ministère de la guerre.- Bien… Murmure l'humanoïde à peau bleue, presque pour lui-même.Le Chiss ne semble pas vouloir poursuivre la discussion. Son silence soudain amène la jeune Cathar à s’inquiéter. Sylvar se demande bien à quoi il peut penser en ce moment même. La seule chose dont elle semble sûre, c’est qu’il porte ses réflexions actuelles sur des sujets importants. Hivernus doit probablement réfléchir à quelques stratagèmes pouvant lui permettre de frapper fort et vite avec le peu de moyens qu’il a. Jusque là, il s’est toujours contenté des ressources mises à sa disposition. Qui sait ce qu’il pourrait faire avec d’énormes réserves matérielles, humaines et logistiques… Mais le capitaine s’égare. Une voix glaciale la rappelle à l’ordre.- Je vous donne trois semaines pour régler vos… Problèmes. Après quoi, je prendrai personnellement les choses en main. Indique le seigneur de la guerre. - Oui mon seigneur…Le terrain est à nouveau occupé par les joueurs. Le match est sur le point de reprendre. Le Chiss remue légèrement dans son fauteuil, avale un morceau de tarte aux pommes, puis tourne son regard enflammé vers la Cathar. Un frisson parcourt l’ensemble de son pelage.- Vous enverrez un message au Capitaine Slaryn. Il est temps de frapper un grand coup.- Ce sera fait mon seigneur… Quelles consignes dois-je lui donner ? - Deux objectifs sont prioritaires : Libération du prince héritier et neutralisation des postes militaires à proximité. Nous allons montrer au Syndicat Tenloss et à ses alliés qu’il ne faut pas sous-estimer le Seigneurat de Bajic.- Vous voulez déstabiliser le régime en place et faire de Yasilor un exemple pour l’ensemble du secteur… - Précisément. Si nous parvenons à prouver la faiblesse du Syndicat Tenloss et de son armée, il serait plus facile de convaincre les systèmes voisins qu’il est plus judicieux de nous rejoindre. Qui plus est, en concentrant l’attention sur Yasilor, nous aurons d’excellentes opportunités pour frapper ailleurs.- Je comprends mon seigneur. Est-ce qu’on a des nouvelles du Colonel Hamer ? Demande alors la jeune ministre de la guerre.- Il prend le temps de réfléchir. Et c’est tout à fait justifié. Les Ravageurs ont beaucoup à gagner à nos côtés, mais ils ont également beaucoup à perdre… Répond Hivernus à l’aide de son habituelle froideur. Sa présence sur Base Vergesso ne doit cependant pas être un inconvénient, mais bel et bien un atout.- Vous voulez faire du Colonel Hamer un témoin de choix pour les batailles à venir. Comprend soudainement Sylvar.Le Chiss se contente d’un simple hochement de tête en guise de réponse. Un sourire vient étirer ses lèvres. Les compliments de l'humanoïde à peau bleue sont rares. Il ne les adresse pas à la légère… Parfois, un silence bien jaugé est en lui-même une récompense. La Cathar sent les poils de son pelage se dresser à nouveau. Elle a plus ou moins appris à décrypter les sourires mystérieux de son seigneur. Il semble apprécier sa vivacité d’esprit. La jeune femme savoure cette petite victoire. Pour l’heure, Hivernus met de côté tout ce qui touche de près ou de loin à la guerre. Il souhaite se concentrer sur ce simple plaisir qu’est un bon match de Touche-terre. Dans quelques mois, lorsqu’il sera prêt à lancer ses forces dans une immense campagne militaire, il n’y aura pas de retour en arrière possible, pas de moment de répit…
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    Le ChroniqueurL
    Post n°3 Auteur : Hivernus poissons exotiques qu’il affectionne tant. Je dois admettre que votre manque de réactivité me consterne, colonel… Je vous pensais pourtant apte à assurer mes arrières… Me suis-je trompé à votre sujet ?- Non… Non. Je… Je n’échouerai plus, mon seigneur. Parvient à articuler la ministre de la sécurité intérieure. - Je l’espère sincèrement, colonel… Car je commence à être las de vos échecs. Indique le seigneur de la guerre en admirant les motifs que dessinent les écailles colorées de ses poissons. Si vous n’avez rien à ajouter, vous pouvez disposer.- Mon seigneur…Wexley fait claquer ses talons et se retire en silence, laissant son supérieur seul avec ses réflexions. Hivernus demeure planté devant l’aquarium durant quelques minutes encore puis décide de se laisser tomber dans un fauteuil. Plongé dans les ténèbres d’une pièce peu éclairée et laissant vagabonder ses pensées, le Chiss se détend peu à peu, oubliant le temps d’un instant la douleur insupportable qui ravage ce qu’il lui reste de jambe droite.
  • Une patrouille pas comme les autres.

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  • Un festin pour les corbeaux [Base Vergesso]

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    Post n°13 Auteur : Hivernus certains trouvent la force ou le courage de sourire… Ceux-là sont contents. Ils n’auront plus à livrer la moindre bataille. Et cette simple pensée les soulage. Les officiers conjurés, pour leur part, sont conduits jusqu’à Hivernus, où ils se chargent déjà de discuter des suites logiques de la reddition des troupes mercenaires. Il est ainsi convenu que les prisonniers bénéficieront d’un traitement “privilégié” si ceux-ci acceptent de contribuer à la reconstruction de la base. En outre, ils pourront rapidement retourner auprès de leur famille après avoir juré sur l’honneur qu’ils ne prendraient pas part à la suite des hostilités à l’encontre du Syndicat Tenloss. De même, il est offert aux volontaires la possibilité de rejoindre les rangs des forces impériales, le Chiss reconnaissant le talent des combattants de l’Association Natori en dépit d’une bonne chaîne de commandement. Et alors que le lieutenant Nash Futhark, répondant désormais au nom d’Hivernus, se rend maître de la base, une agitation vient remuer l’ensemble de la ville spatiale. Des sections entières de brassards rouges, armures blanches ou noires striées de bleu fouillent chaque recoin de Base Vergesso, à la recherche de soldats cachés qui refusent de se rendre. Les gangs ne sont pas épargnés non plus. Les groupuscules criminels résolus à ne pas céder un pouce de leur territoire aux forces du commandant sont simplement rayés de la carte. La population avait été écorché et saigné durant ces dernières semaines. La voilà désormais purgée des mauvaises influences du Syndicat Tenloss et des petites bandes de scélérats qui sévissaient sous son règne.Base Vergesso se couche dans une marre de sang. Mais grâce au bon vouloir du Chiss, elle se réveillera aux lueurs d’une ère nouvelle…
  • Silent Footsteps. [Base Vergesso]

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    Post n°7 Auteur : Hivernus Un fracas assourdissant arrive à surprendre les soldats impériaux chargés d’inspecter les quartiers du directeur de la base. Les deux hommes communiquent par le regard et ne tardent pas à braquer leurs armes dans la direction du bruit. Ils se déploient rapidement dans la salle annexe au salon et découvrent une esclave Cathar - d'après sa tenue "trop" légère - prête à les écorcher avec un morceau de verre entre les mains. Lorsqu'elle constate qu'il ne s'agit pas des hommes de main du grand patron de Base Vergesso, elle dépose son arme improvisée sur la table où elle préparait les boissons et met ses mains en l'air. Toutefois, le regard farouche qu'elle leur oppose semble mettre les commandos sur leurs gardes. Des Cathars, les impériaux en côtoient plein sur la planète du même nom qui sert actuellement de capitale à l'Impérium. Et les deux hommes savent très bien qu'il ne faut pas prendre à la légère la menace que représente un de ces félins bipèdes. Même s'ils sont en apparence désarmés, ils peuvent se servir de leurs crocs et de leurs griffes pour blesser mortellement leurs adversaires. D'un simple signe de tête, ils font comprendre à l'esclave de passer devant et la conduise jusqu'au salon où elle ne tarde pas à se faire remarquer.- Sergent, on vient de trouver cette esclave dans les quartiers privés du directeur. Elle essayait apparemment de se faire "discrète". Qu'est-ce qu'on en fait ? Demande l'un des deux soldats en poussant doucement la féline bipède devant son supérieur.- Passez-lui les menottes et gardez-la à l’œil. Ordonne Slaryn en détaillant avec méfiance la femelle Cathar.- Ce ne sera pas nécessaire Sergent, elle n'est pas une menace pour notre opération. Intervient alors le lieutenant Chiss en figeant son regard de braise sur la jeune femme. Et bien Mademoiselle, je vous en prie, ne soyez pas timide. Il y a une lueur en vous qui ne demande qu'à se révéler, je le vois bien.La principale concernée semble être troublée par le rouge vif et intense des yeux de l’humanoïde à peau bleue et préfère éviter son regard en s'attardant sur les autres personnages présents dans la pièce. Les autres esclaves l'observent en silence, intrigués par sa présence, tandis que son bourreau et maître, le directeur Kase, semble s'être métamorphosé. Lui qui, d'habitude, porte sur elle un regard plein de désir et de colère, a désormais l'air d'un petit chien battu et craintif... Il est plaisant de voir que les rôles sont enfin inversés. Les soldats, de leur côté, affichent un air impassible et détaché, comme s'ils sont inexpressifs. Tout ceci semble bien curieux. Et où sont donc passés les gardes, ou plutôt les "toutous", du grand patron ? Ils ont tout simplement disparu ! Pouf ! Comme ça, comme par magie. Elle parvient à trouver une réponse à sa question silencieuse en remarquant les traînées de sang au sol et les impacts de tir sur les murs. Ses soupçons se confirment. Elle avait bien entendu des coups partir et un combat s'en est visiblement suivi. Une chance pour elle, ce sont les hommes de main de Kase qui en ont fait les frais. Voilà qui est d'autant plus réjouissant ! Ils n'auraient plus l'occasion de venir la tripoter avec leurs grosses mains sales et puantes. D'une certaine façon, ces mystérieux soldats et leur chef bleu sont ses sauveurs. - J'espère Monsieur, que vous ne m'en voulez pas d'avoir manqué à mon devoir en ne vous apportant pas votre lait bleu... Commence t-elle sur un ton qui se veut railleur. Mais... Qui êtes-vous sans indiscrétion ? J'aimerai bien connaître le nom de mon "sauveur". Car vous êtes venus nous libérer n'est-ce pas ?- Vous êtes pardonnée Mademoiselle. Répond simplement l'officier impérial en hochant doucement la tête. J'imagine que je vous dois des réponses en effet. Mon entrée fut des plus fracassantes, je l'admets volontiers. Je suis le Lieutenant Hivernus du Bureau de la Sécurité de l'Impérium... Mes hommes et moi-même formons l'avant-garde de l'Impérium. Pour ce qui est de la libération des esclaves... Cela n'est qu'une... Simple formalité.L'Impérium ? Alors ce régime existe réellement ? La Cathar en a vaguement entendu parler, au contact du directeur et de ses invités, mais elle pensait jusqu'ici qu'il s'agissait de simples rumeurs. Visiblement, les impériaux ne sont pas morts, et ils semblent toujours bien décidés à réaliser quelques sombres projets. La jeune femme ne comprend pas l'intérêt que ce lieutenant peut porter à des esclaves. Mais peut-être pourrait-elle rejoindre les siens si l'occasion se présentait. Il y a peut-être un espoir après tout... Il se dit que Cathar est impériale, et qu'une cité immense se construit et accueille les partisans d'un ordre nouveau. Elle n'y croyait pas, mais désormais, elle ne peut que se convaincre du contraire. S'il est vrai que l'Impérium et sa planète natale sont désormais liés, avec elle a peut-être l'opportunité de faire ce qui est juste, et d'honorer son clan de cette manière. - Je ne sais pas ce que vous préparez Lieutenant Hivernus, mais je veux en faire partie. Réussit-elle à ajouter.- Naturellement, il y a de la place pour tous ceux qui veulent s'investir dans une juste cause. Acquiesce avec sa froideur naturelle le Chiss. Toutefois, qu'avez-vous à apporter à notre empire ? Est-ce que l'on vous a appris à combattre ? A manier des armes ?- Les membres de mon clan m'ont enseigné bien des choses sur l'art de la chasse et du combat, il y a de cela des années Lieutenant. Je ne demande qu'à me rendre utile. Rétorque la féline bipède en gonflant de fierté sa poitrine et relevant son menton pour se grandir.- Je n'en doute pas une seconde. Reprend-il avant de se tourner vers les autres esclaves, qui semblent attendre ses directives. Messieurs, Mademoiselle, vous êtes ici parce qu'il semble, aux yeux du directeur Kase, que vous êtes les meilleurs combattants esclaves dont il dispose... Des combattants endurcis, obéissants et sans peur. Vous êtes nés esclaves, mais vous vous élèverez bientôt en tant que citoyens de l'Impérium. Vous serez le glaive et le bouclier de notre empire, et vous serez confrontés à de nombreux dangers. Je vous offre la possibilité, non pas de combattre pour un quelconque maître, mais de combattre pour des valeurs, des idéaux, une cause. Me ferez-vous l'honneur de porter les armes au nom de l'Impérium ? - Quand les Huks sont venus sur Kalee et qu'ils ont massacré et réduit en esclavage ma tribu, j'ai perdu toute raison de vivre, de me battre... Mais aujourd'hui, vous m'honorez en m'estimant de la sorte, et vous me permettez de retrouver une raison de combattre. Débute avec sa puissante voix tonitruante le Kaleesh, en s'avançant vers l’humanoïde à peau bleue. Je jure sur ce qu'il me reste d'honneur de donner ma vie pour votre empire... De vous offrir ma loyauté.Une scène étonnante a alors lieu sous les yeux des impériaux. Le Chiss se redresse péniblement et s'appuie sur sa canne, comme pour saluer l'intervention du guerrier reptilien avec tout le respect qui lui est dû. Les deux personnages s'observent en silence et échangent quelques paroles par le regard. Le rouge mystérieux et flamboyant se mêle au jaune profond et vif. Le Kaleesh vient finalement plaquer son poing fermé contre son torse et incline la tête. Les autres esclaves rejoignent l'alien au masque tribal et imitent son geste, sans peut-être pour autant comprendre la portée de ce geste. L'officier impérial arque doucement un sourcil, à la fois intrigué et étonné par cette réaction étrange des nouveaux hommes sous son commandement. Le bruit des chaînes qui s'entrechoquent n'enlève en rien l'aspect sacré de cette cérémonie improvisée. Il y a une sorte de respect mutuel entre guerriers qui s'échange, et semble les unir par un lien invisible mais pourtant bien présent. L’humanoïde à peau bleue hoche finalement la tête en guise de réponse, avec l'air inexpressif qui le caractérise. - Sergent Slaryn, ôtez donc ces chaînes qui ne conviennent pas un soldat impérial, et trouvez à nos nouveaux compagnons d'armes de quoi s'habiller et s'équiper. Finit par répondre le lieutenant avec une froideur renouvelée.- A vos ordres mon Lieutenant.Slaryn fait signe aux esclaves affranchis de le suivre, accompagné par l'un de ses commandos, tandis qu'un nouveau silence s'installe dans la pièce. Carth Kase, toujours recroquevillé comme un bambin mort de trouille dans son canapé, reprend ses esprits et parvient à chasser ses peurs. S'il est toujours hanté par le souvenir de ses porte-flingues massacrés sous ses yeux, il parvient à chasser ces images atroces de sa tête en faisant marcher son cerveau. Réfléchir est au final tout ce qui lui reste à faire pour le moment. Le représentant de l'Impérium s'est jusque là montré assez énigmatique sur sa présence ici. Et il ne semble laisser que peu d'indices sur ses véritables intentions. Il souhaite apparemment libérer les esclaves de cette base, mais dans quel but ? Que cherche t-il à faire ? A prouver ?Une idée vient germer dans son esprit... Hivernus a parlé d'avant-garde... Est-ce qu'il est là pour planifier et préparer une invasion ? Mais oui ! C'est évident ! Il cherche à se constituer une armée pour s'emparer du planétoïde. L'Impérium est donc tant dans le besoin pour en venir à recruter des esclaves, des moins-que-rien, des bouseux de première catégorie ? Les impériaux sont donc tombés bien bas... Le directeur se met à rire, attirant ainsi l'attention sur lui. Est-ce qu'il a perdu la tête ? C'est possible... Il y a une lueur dans ses yeux qui n'apparaît plus, comme s'il a perdu une partie de son âme. Mais cela n'a nullement l'air de gêner l'officier qui lui fait face. - Vous pensez pouvoir prendre possession de Vergesso en recrutant des êtres insignifiants et sous-entraînés Monsieur Hivernus ? Lâche alors le grand patron de l'endroit entre deux ricanements. Vous ne savez pas ce qui vous attend. Vous ne savez pas à qui vous avez affaire ! - Je suis étonné de constater que l'homme élégant et courtois a autant de facettes différentes... Reprend en souriant doucement le Chiss, caustique dans ses propos. Son sourire disparaît toutefois très rapidement. Mais vous vous trompez sur toute la ligne, assurément. Votre père vous a donné de bons conseils... Mes instructeurs et mes mentors en ont fait autant en m'enseignant l'art de la stratégie et de l'analyse. Il faut savoir connaître son adversaire pour mieux anticiper ses mouvements, ses réactions et de cette manière, mieux l'anéantir. Je dois avouer que le Syndicat Tenloss a eu d'excellentes idées pour établir son empire... Mais cela sera insuffisant, je le crains.- Vous... Vous ne pouvez rien faire contre la puissance du Syndicat ! Nos armées de mercenaires vous surpassent largement en... En nombre ! Continue le directeur sur sa lancée, mais il semble déjà qu'il devient moins confiant.- Je vous assure que mon but n'est pas de prendre possession de cette base Monsieur le Directeur. Ou bien, cela ne sera que l'une des nombreuses issues possibles au conflit qui va avoir lieu dans les minutes, les heures, les jours à venir. Vous savez Monsieur Kase, en permettant au crime de se développer sous toutes ses formes au sein de Base Vergesso, vous avez fait de l'endroit une véritable poudrière. Ajoute froidement l'officier impérial sans quitter du regard son interlocuteur. Lorsque la population apprendra sous peu que le Syndicat Tenloss, sous le couvert des Transports Ororo et de l'Association Natori, n'a plus aucun contrôle ici, de nombreux groupes vont sortir de l'ombre pour s'emparer d'un morceau des ruines de votre empire sur Vergesso. Et nombre de quartiers seront dès lors contrôlés par des milices populaires et des gangs ambitieux.- Que... Qu'est-ce que vous avez fait ? Pau... Pauvre fou ! Parvient à bégayer Carth en devenant blême. - En grand amateur d'art et de culture, vous avez sûrement du apprendre de nombreuses choses sur l'Empire Sith, n'est-ce pas Directeur ? Demande mystérieusement l’humanoïde à peau bleue avant de faire quelques pas vers quelques statues dénudées et présentées dans le salon sans aucune pudeur. Beaucoup considèrent que les impériaux sont morts avec leurs maîtres Sith sur Cathar, lorsque les séparatistes et leurs alliés sont venus envahir le "dernier" bastion impérial de la galaxie. D'une certaine façon, ces personnes ont raison. Nous sommes morts sur Cathar, pour connaître une renaissance. Des ruines d'un empire consumé par la corruption, les luttes de pouvoir et les ambitions démesurées des uns est né l'empire des autres. Un nouvel empire né des cendres de son prédécesseur, et purgé des influences néfastes de quelques vils êtres. Les empires naissent et s'effondrent, mais le Mal demeure éternel. C'est un fait avéré. Toutefois, si nous ne pouvons pas repousser ou éradiquer ce fléau, nous pouvons réduire son influence. Base Vergesso connaîtra aussi ce renouveau... Sa population sera purgée des mauvaises influences du Syndicat Tenloss lorsque je l'aurai écorché et saigné.Les yeux du directeur de la base s'écarquillent à l'extrême et son visage se fige en une expression d'horreur. Hivernus vient de réaliser un coup de maître. Le Syndicat Tenloss est condamné à perdre sa pièce maîtresse s'il cherche à conserver une grande part de son pouvoir. Mais il serait alors privé d'une importante source de revenus et de prestige. Dans le cas contraire, s'il est bien décidé à reprendre le contrôle du planétoïde, il lui faudrait mobiliser d'importants moyens. Il serait alors vulnérable si l'on venait à le poignarder dans le dos. Un choix des plus cornéliens... Mais peut-être reste t-il un moyen d'endiguer les soulèvements à venir en se débarrassant rapidement des impériaux... Il n'y a plus qu'à espérer que les autres capitaines de l'Association Natori soient plus réactifs et compétents que cet abruti de Helg et envoient rapidement des forces pour sécuriser ses appartements privés...A observer la frêle silhouette du professeur Zimmer, on ne parvient pas à l'imaginer en concepteur d'armes mortelles. Et pourtant, il travaille de son plein gré sur des projets qui lui tiennent à cœur en échange de la protection et des ressources du Syndicat Tenloss. L'Empire avait été un très bon mécène, mais il se révélait trop exigeant. En outre, les impériaux étaient toujours derrière son dos, à lui mettre la pression, à lui barrer la route lorsqu'il s'écartait trop de son chemin. Ici, il a au moins le loisir de réaliser ses projets avec l'aide de quelques assistants tenus au secret par la menace et le chantage. Bien sûr, les principaux lieutenants du Syndicat Tenloss exigent des rapports réguliers sur l'avancement des concepts et la réalisation des projets, mais cela n'est qu'une pure formalité destinée à faire patienter le grand patron, là où les impériaux s'amusaient à lui mettre la pression. C'est d'ailleurs assez étonnant de se dire que des criminels de la pire espèce puissent être plus polis et respectueux que des militaires à cheval sur le protocole.L'homme se penche actuellement sur des plans à dessiner, des équations à résoudre et de nouveaux concepts à inventer, tandis que ses petites ouailles se chargent de monter les pièces de sa plus grande fierté. Le projet X-23. Un projet qu'il réservait à l'armée impériale. Mais celle-ci n'avait pas cru bon de lui répondre, malgré les cinq dossiers définitifs qu'il avait envoyé. Frustré par ce manque d'intérêt de la part des officiers impériaux, il avait décidé de fuir avec ses projets les plus fous et les plus complets. Désormais, son chien de garde robotique prend vie, sous ses yeux admiratifs. Le professeur ne peut s'empêcher, à cette pensée, de jeter un coup d'oeil à l'avancement du premier prototype, qu'il a hâte de tester. Il est étincelant comme un diamant, et son petit sourire satisfait achève de le rendre des plus radieux. Il passe une main dans sa longue barbe en observant les progrès de ses assistants. Toutefois, il perd rapidement son sourire lorsqu'une sirène d'alerte vient perturber le travail de ses aides. Quelqu'un attaque donc le laboratoire ? Est-ce que les impériaux l'ont retrouvé ? Non ! Cela ne peut pas être le cas ! C'est impossible ! Au dehors, de nombreux bruits de pas remontent le long des couloirs. Les hommes de main du Syndicat vont probablement se charger des intrus. Tant mieux ! Il ne peut pas se permettre de perdre plus de temps à cause de deux ou trois imbéciles. Pourtant, les nombreux bruits de tir qui parviennent à ses oreilles ne tardent pas à le rendre toujours plus nerveux. Il se sent menacé, et il craint que ses recherches soient dérobées, ou pire, détruites par quelques personnages mal intentionnés.Finalement, plusieurs mercenaires entrent dans la salle de recherche, les armes bien en évidence. Leur présence ne rassure pas Zimmer, et il a instinctivement un mouvement de recul. Les assistants abandonnent leurs occupations pour se tourner vers les hommes armés. Ils sont loin de se douter de ce qu'il va se passer... Le chef de la petite bande, un Nikto, s'approche du vieux et l'agrippe par le bras. Ce dernier lâche un cri de surprise et se voit poussé vers le reste des porte-flingues.- Débarrassez-moi de ceux-là, le boss ne veut pas de témoins gênants. Et occupez-vous de sécuriser les recherches du vioc'. Ordonne alors le Nikto en emmenant le professeur à l'extérieur de la pièce.Les petites mains de Zimmer sont exécutées sans autre forme de procès et les détonations parviennent jusqu'aux oreilles de celui-ci. Au final, les mercenaires du Syndicat Tenloss ne valent pas mieux que ces foutus impériaux. Les quelques truands présents à l'extérieur semblent bien nerveux et piétinent d'impatience. Est-ce qu'un danger sérieux menace les plans de l'organisation sur Vergesso ? Le scientifique n'a pas le temps d'aller plus loin de ses réflexions. Lorsque le reste des hommes de main ressort avec les plans et le premier prototype, le groupe quitte les lieux, sur ses gardes. Certaines personnes disent que l'entraînement des mercenaires employés par l'Association Natori dépasse de loin celui des milices planétaires. Mais cela n'est qu'une supposition, puisque les seuls pouvant témoigner de ce fait sont les soldats de fortune eux-même. Toutefois, il y a fort à parier qu'ils ne sont pas préparés à affronter la redoutable perfidie de quelques impériaux prêts à tout. Lorsque les tourelles se déploient et se retournent contre eux, les hommes de main de la base sont incapables de réagir convenablement, et plusieurs d'entre-eux s'écroulent sans vie sans savoir ce qu'il se passe. Les rescapés commencent à fournir une couverture en tirant sur les tourelles, afin de permettre la fuite de leur chef et du professeur. Dans leur retraite précipitée, les soudards oublient complètement de récupérer les plans et le prototype, qui sont laissés à l'abandon avec les cadavres de leurs compagnons./-/ Opérateur 1 à Major Corvell, j'ai réussi à détourner les tourelles. Je vous ai dégagé la voie jusqu'à votre objectif. Il ne reste qu'une poignée d'hommes à neutraliser. Récupérez les plans, le prototype et le professeur et regroupez vos hommes. Extraction prévue dans quarante minutes. Assurez-vous d'être dans le vaisseau avant le départ. /-/
  • Quand un amiral fait la causette avec une princesse pirate.

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    Le ChroniqueurL
    Post n°2 Auteur : Hivernus Le capitaine Netbers traverse à toute vitesse les couloirs du croiseur stellaire, un datapad coincé sous le bras. Il se dirige vers la cabine temporairement réquisitionnée par le seigneur Hivernus, située un niveau en dessous de la passerelle pour des raisons évidentes… L’officier impérial se raidit en arrivant devant la porte et rectifie machinalement les plis de son uniforme vert. Voilà déjà deux heures que le Chiss s’est enfermé dans la pièce. Nul ne sait réellement ce qu’il y fait, tel un secret bien gardé. Notre homme songe à la discussion qu’il a pu avoir avec son supérieur peu avant l’attaque. Se peut-il qu’il soit en train d’éplucher la base de données du vaisseau, à la recherche d’éléments compromettants ou suspects en lien avec la tentative d’assassinat ? C’est une possibilité… Netbers racle le fond de sa gorge. Interrompre le travail de recherche de l'humanoïde à peau bleue est la dernière chose qu’il souhaite faire, mais n’a t-il pas reçu l’ordre de fournir un rapport complet de la bataille au seigneur de la guerre lui-même ?La porte se dérobe dans le mur avant même qu’il n’ait le temps de se préparer mentalement à ce que le Chiss peut lui révéler à propos de l’équipage ou de la cargaison… Si toutefois il y a bien un complot. Le commandant du “Poing de Pandore” s’avance dans la pièce principale et sent un souffle d’air se glisser le long de sa nuque. L’Anzat est dans son dos, prête à lui trancher la jugulaire à tout instant. Le capitaine Netbers sursaute mais tente de garder un calme typiquement impérial. Cette foutue femme ne rate jamais la moindre occasion… Elle semble prendre un malin plaisir à l’effrayer. Des gouttes de sueur commencent à perler dans son dos, comme un avertissement. Mais l’officier tient bon et se concentre sur Hivernus, immobile derrière le bureau qu’il occupe dans un silence religieux. L'humanoïde à peau bleue a l’oeil mi-clos. Seul un mince trait rouge filtre sous la paupière. Il semble plongé dans ses pensées. Le commandant du croiseur de classe Interdictor déglutit péniblement. Déranger le seigneur de la guerre pendant sa méditation n’est pas l’idée du siècle. Mais il ne peut plus reculer… Surtout pas avec cette folle au sourire dérangeant qui se tient derrière lui.- Mon seigneur… Débute avec hésitation Netbers.- Capitaine, je vous en prie, approchez… Je vous attendais. Répond mystérieusement le Chiss sans même ouvrir l’oeil. Quelles nouvelles apportez-vous ?- Nous avons reçu le rapport des membres de l’équipe d’inspection, à propos du croiseur capturé. Il est en sale état, mais ils affirment qu’ils peuvent le sauver. Indique le capitaine.- Estimation du temps nécessaire aux réparations ? Demande alors Hivernus, d’une voix profonde et posée. - Environ trois semaines, mon seigneur. Un mois tout au plus. Continue l’officier impérial en guettant la réaction de son supérieur. On rapporte d’importants dégâts sur l’ensemble de la coque. L’hyperdrive a été salement amoché durant le combat et doit être remplacé.- Il va falloir trouver la main d’oeuvre nécessaire à un tel chantier. En vient à conclure l'humanoïde à peau bleue.- Très certainement mon seigneur. Nous avons commencé à interroger les prisonniers. Certains sont bavards… Ils affirment que les canons à ion du croiseur ont été démontés pour être installés sur un autre vaisseau. Ajoute Netbers d’une voix grave. Par ailleurs, ils ont aussi indiqué que les vaisseaux placés en cale sèche dans les chantiers navals appartiennent, pour la plupart, à un gros client. Mais ils n’ont pas plus d’informations à fournir.Tout s’explique. Le seigneur de la guerre reste étrangement silencieux. Des liens se font entre les différents évènements. L’assassinat du directeur Kase, le retrait de la flotte via une manoeuvre parfaitement orchestrée… Oui. Les pièces du puzzle s’assemblent. Carth Kase avait probablement des informations à propos de ce qu’il se passait dans les chantiers navals. Il a été tué afin d’éviter de compromettre un client… Et si ce fameux client est un impérial, cela peut justifier l’envoi de commandos ou de pseudo-commandos impériaux. Du moins, c’est ce qui semble être le plus logique. De nouvelles questions se posent alors. Certaines choses restent confuses et il existe encore des zones d’ombre dans cette affaire. Trouver des réponses ne sera pas une tâche de tout repos. Quoi qu’il en soit, la campagne militaire personnelle de l'humanoïde a peau bleue a pris un chemin semé d’embûches, un chemin rempli de situations difficiles. Bien sûr, chaque guerre a ses batailles désastreuses, ses événements inattendus et mortels… Mais dans le cas du Chiss, la guerre prend un tournant particulier. Hivernus se retrouve ainsi à lutter sur tous les fronts, internes comme externes. Il se retrouve à combattre contre des ennemis inconnus et doit dans le même temps se charger des affrontements avec les forces du Syndicat Tenloss… Sans oublier les dirigeants du crime organisé de Base Vergesso, qui ne manqueront pas de lui faire payer cher la moindre erreur.En y réfléchissant bien, il se retrouve dans la même situation que les deux empereurs ayant régné sur la galaxie avant l’instauration d’une nouvelle-république. Le mot “empereur” résonne étrangement dans la tête du seigneur de la guerre. L'humanoïde à peau bleue se souvient des propos déshonnêtes de son garde du corps. Devenir empereur… Le destin que l’Anzat semble avoir choisi pour lui. Pour autant, le simple fait de prononcer ce mot dans sa tête lui donne le vertige. Une sensation désagréable qui va de pair avec des relents infâmes de conspiration. Est-ce réellement ce qu’il souhaite ? A t-il l’étoffe pour être empereur ? Hivernus n’en sait rien. Il ne désire pas se projeter dans l’avenir, quand celui-ci est incertain. Pour l’heure, il lui faut se concentrer sur le présent. Il a une guerre a mener et des conspirateurs à trouver. Le Chiss inspire profondément et se redresse péniblement. L’oeil désormais unique s’ouvre et se braque le capitaine. La lueur malveillante de son regard enflammé en dit long sur sa personnalité. S’emparant de sa canne, il se dirige vers le hublot et entreprend de fixer la vaste étendue d’obscurité clairsemée d’étoiles que lui offre la vue. L’uniforme noir du seigneur de la guerre se gorge de la lumière de la cabine et semble la dissiper, comme tissé dans les ténèbres. L'humanoïde à peau bleue demeure une fois de plus immobile, silencieux et pensif. Netbers, qui l’observe en haussant un sourcil, n’ose pas perturber le cours tranquille de ses pensées. - Rapport des pertes au combat ? Lance finalement Hivernus pour briser le silence.- Cinq pilotes tués. On compte aussi quelques membres d’équipage blessés. L’informe alors le commandant du croiseur stellaire en vérifiant sur son datapad.Cinq pertes de trop... Mais le bilan aurait pu être plus lourd encore sans l’intervention judicieuse du seigneur de la guerre. Un soupir effleure les lèvres du Chiss. Les impériaux morts durant cette bataille sont perdus à tout jamais, et avec eux disparaît leur expérience. Les chasseurs sont remplaçables à souhait, leurs pilotes, beaucoup moins. La politique de l’Empire a toujours été axé sur la vision de soldats sacrifiables, mais de l’avis d’Hivernus, il est préférable de changer de doctrine. Aujourd’hui, ceux qui se battent pour l’idéologie impériale n’ont pas les moyens d’envoyer au massacre des centaines d’âmes dévouées juste pour la beauté de la chose. Les temps ont changé. L’Impérium doit évoluer et remédier au problème posé par la perte définitive de combattants expérimentés. Le seigneur de la guerre se tourne vers le capitaine Netbers et le dévisage le temps de quelques battements de coeur. Son regard ardent semble le transpercer et l’officier impérial fait l’effort d’affronter fièrement cet oeil aux flammes dansantes.- Envoyez une escouade de reconnaissance au sein des chantiers navals. Il se peut que nos ennemis aient piégé l’endroit avant de le quitter. Ordonne l'humanoïde à peau bleue avec sa froideur habituelle. - J’ai déjà donné l’ordre de passer au peigne fin le complexe, mon seigneur. Fait remarquer le commandant du “Poing de Pandore” en guettant à nouveau la réaction de son supérieur.- Bien. Très bien. Vous pouvez donc disposer, Capitaine. Conclue Hivernus froidement. Lorsque les chantiers navals auront été fouillés, veuillez transférer un équipage à bord du croiseur de classe Munifex pour le conduire en cale sèche.- A vos ordres, mon seigneur. Le capitaine Netbers effectue un salut militaire et quitte la cabine sans même adresser un seul coup d’oeil à l’Anzat. Il semble bien content de s’en sortir en un seul morceau, sans la moindre réprimande. Et le fait que le Chiss n’évoque rien à propos de l’équipage ou du manifeste de cargaison indique clairement que tout est en règle. Du moins… C’est ce que l’officier espère. Mais il n’a pas de raison de se torturer l’esprit à ce sujet, car le seigneur de la guerre n’a rien trouvé de suspect dans le bloc de données qu’on lui a confié. Rien du tout. Les membres d’équipage ont été triés sur le volet par la Grande Moff en personne. Elle s’est assurée de ne prendre que des individus sans passé louche et dont la loyauté n'est plus à prouver. Pour ce qui est de la cargaison, tout semble en règle. L’hypothèse de membres d’équipage liés à la conspiration est, pour le moment, écartée. Les mystérieux commandos sont donc entrés au sein de Base Vergesso bien avant l’arrivée du “Poing de Pandore”, attendant le bon moment pour frapper. Ou bien, ils ont eu l’aide de complices déjà sur place pour passer inaperçu… Comme le soutien de Kamski ou de Camilla Valerius peut-être. C’est, du moins, ce que l’on peut supposer. Hivernus n’a pas le temps d’enquêter en personne sur ceux qui essayent de l’éliminer à tout prix. On requiert sa présence ailleurs… Il a donc décidé de créer une unité spéciale chargée des investigations discrètes et des interventions rapides. Une unité tactique qui met l’accent sur la furtivité plutôt que sur la force brute, mais qui pourrait tout de même intervenir sur des théâtres d’opération violents en cas de nécessité. Et pour commander une telle force d’élite, quoi de mieux qu’un soldat expérimenté ? Le seigneur de la guerre semble avoir trouver le candidat idéal : Le lieutenant Garland, tireur d’élite du prestigieux corps des scout troopers. Militaire de longue date, il aurait participé à quelques unes des pires missions de reconnaissance possibles pour le compte de l’armée impériale, s’en sortant toujours plus ou moins indemne. On le dit particulièrement intelligent, bon meneur d’hommes et surtout… Très habile avec les armes. Selon les témoignages de quelques uns de ses camarades, il aurait abattu un gundark d’un seul tir dans la tête à une distance de cent mètres, armé uniquement d’un blaster de poing. Quoi qu’il en soit, du fait de son dossier exemplaire, le lieutenant Garland est la personne la plus compétente pour traquer des conspirateurs et intervenir dans les zones à risque sans avoir à demander un quelconque soutien militaire au premier problème venu.La porte se dérobe à nouveau dans le mur et laisse entrer une silhouette en uniforme vert. Celle du lieutenant Garland. Personnage de haute stature au physique impeccable, portant une barbe bien entretenue qui cache habilement une longue cicatrice allant de l’oreille à la lèvre inférieure, le scout trooper a tout de l’officier impérial modèle. Il passe à côté d’Azah Suutrar sans sourciller, à l’inverse du capitaine, totalement terrifié malgré lui par la tueuse en série. Notre homme semble droit dans ses bottes et d’un sang-froid à toute épreuve. Des qualités utiles et sûrement vitales quand on est amené à servir dans le corps des scout troopers. Garland s’approche du bureau, fait claquer ses bottes, gonfle sa poitrine et redresse le menton.- Je suis à vos ordres, mon seigneur. Indique l’officier en affrontant le regard enflammé du Chiss.- Repos Lieutenant. Débute simplement Hivernus, avec sa froideur habituelle. Vous êtes un homme de grande valeur, Lieutenant, et il est dommage de gaspiller vos talents dans l’attente d’une mission digne de votre réputation… C’est pourquoi j’ai décidé de vous remettre le commandement d’une unité qui aura des tâches spécifiques à accomplir.Le seigneur de la guerre marque un temps de pause. Il savoure ce moment de silence l’espace de quelques battements de coeur. L'humanoïde à peau bleue adresse un regard entendu à son garde du corps, qui lui sourit en retour. Il en revient ensuite à Garland, avec cet air indifférent qui le caractérise si bien.- Une unité spéciale autonome qui n’aura de compte à rendre à personne, si ce n’est à moi. Continue le Chiss sur une pointe de mystère. Je vous laisse choisir vous-même les onze hommes qui serviront sous vos ordres. Vous pouvez les recruter dans toute l’armée s’il le faut, exception faite de la Brigade Impera. Vous avez deux heures pour trouver les soldats qui constitueront votre unité. Lorsque cela sera fait, vous rejoindrez Base Vergesso et vous irez directement vous adresser au Lieutenant Slaryn au sein de la Citadelle. Il vous donnera des instructions précises et vos premiers ordres de mission.- Bien compris mon seigneur. Se contente simplement de répondre le lieutenant.- Une dernière chose Lieutenant… Il se trouve qu’il y a tout une caisse d’armures prêtes à l’utilisation. Informe alors Hivernus en remettant au scout trooper une tige de décodage. Des armures spécifiques, qui seront nécessaires pour garantir votre anonymat et pour vous assurer la réussite. Ce sera tout Lieutenant. Vous pouvez disposer.Garland se retire après avoir effectué un salut militaire impeccable. Lorsqu’il passe à hauteur de l’Anzat, cette dernière lui sourit étrangement. Mais l’officier ne semble pas prendre en compte ce curieux comportement et disparaît dans le couloir quand la porte de la cabine se referme. Le seigneur de la guerre s’empare du bloc de données posé sur le bureau et se tourne vers Azah Suutrar. La tueuse en série semble le dévorer du regard, comme à son habitude.- Nous quittons le navire. Rassemblez ma garde rapprochée. Ordonne finalement l'humanoïde à peau bleue.- A vos ordres… Mon seigneur… Souffle le garde du corps en effectuant une élégante courbette. Les questions d’ordre militaire sont, pour le moment, réglées. Le fait de pouvoir compter sur la Brigade Impera et sur la future unité du lieutenant Garland pour couvrir ses arrières et enquêter sur la conspiration est une épine de moins dans le pied du Chiss. Hivernus a encore beaucoup à faire. Le monde de la politique est cruel et impitoyable. De ce fait, il faut lui accorder une certaine importance… Surtout quand les seuls adversaires sont des criminels endurcis à la tête d’empires financiers. Il y a fort à parier que ces derniers sont déjà en train de préparer leurs prochaines manoeuvres… Et cette simple pensée conforte le seigneur de la guerre dans son choix de s’investir d’avantage dans les affaires économiques et politiques de Base Vergesso. Après tout, sans le soutien de la population ou de la classe dirigeante, sa campagne militaire pourrait rapidement virer au cauchemar.
  • Base Mynock [Système Lybeya]

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