<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Base Vergesso]]></title><description><![CDATA[Base Vergesso]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/category/212</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 08:43:34 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/category/212.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:08 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Une patrouille pas comme les autres.]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><i>Le colonel Anton Zakarov déjeune dans le mess des officiers, selon la routine. Il avale cuillère par cuillère sa soupe d’oignon, en profitant par ailleurs pour lire les derniers rapports. Autour de lui, quelques officiers subalternes murmurent entre eux. Le natif de Corellia leur adresse un regard noir, puis retourne à sa lecture lorsqu’il constate que ces derniers finissent par se taire. Le colonel ne peut s’empêcher, toutefois, de ruminer silencieusement. La grosse majorité des officiers de ce vaisseau sont de jeunes gens… Il leur manque l’expérience et la discipline des aînés. Cependant, Zakarov peut reconnaître que ces gosses ne manquent pas de bonne volonté et de fougue. Comme l’ensemble des troupes et des membres d’équipage, ces quelques jeunes qui s’amusent à voix basse à la table voisine sont des gens sans réelles attaches avec l’extérieur. La Grande Moff, qui voulait que la disparition de milliers de loyaux serviteurs impériaux passe plus ou moins inaperçue, a décidé d’adjoindre au “Poing de Pandore” des individus sans famille et/ou assez solitaires et discrets. Anton Zakarov ne fait pas exception à cette règle élémentaire. Divorcé et sans enfant, son éloignement provisoire ou définitif n’amène aucune complication… Surtout quand l’on connaît la relation conflictuelle qu’il entretient avec son ex-femme. Lorsque les agents de la petite femme étaient venus le voir pour lui proposer une mission risquée bien loin des frontières impériales, il avait signé tout de suite.  <br /><br />On disait du colonel qu’il était tout aussi bon, voire même meilleur, que le baron Resjic dans l’art du pilotage. Ces deux là, originaires de Corellia, se connaissaient de longue date. Et le simple fait de savoir qu’on pouvait les comparer les amusaient fortement. Certes, l’un avait une meilleure réputation que l’autre, ayant été affublé du très prisé titre de baron de l’Empire. Zakarov, qui n’a pas eu cette chance, considère qu’une simple médaille suffit à le récompenser comme il se doit. En outre, il ne ressent aucune jalousie à l’égard de son ami. Et quoi qu’il en soit, il ne s’estime pas meilleur que son comparse, aujourd’hui encore. Le colonel s’interroge silencieusement sur le sort de Resjic. Du fait de sa réputation de héros impérial, il doit avoir fort à faire au sein de l’Impérium… Anton ne lui envie pas sa position. Il se porte bien mieux depuis qu’il s’est éloigné de toute cette agitation qui s’empare du régime impérial. Dans le Seigneurat de Bajic, les intrigues pour le pouvoir ne concerne qu’Hivernus et quelques vieilles crapules… De ce fait, l’armée se tient tranquille et l’ambiance n’est pas plombée par de sordides affrontements politiques entre les partisans des différentes personnalités influentes.<br /><br />Le Corellien baille bruyamment puis regarde l’heure sur sa montre. Il est déjà midi trente. Le temps passe vite… Il termine son bol de soupe, avale un morceau de fromage, récupère son datapad et quitte le mess des officiers, laissant derrière lui le plateau-repas sur la table qu’il occupait. Déambulant le temps de quelques instants dans les couloirs du croiseur de classe Interdictor, le colonel finit par trouver les quartiers dédiés aux pilotes de TIE. Il enfile rapidement sa combinaison de vol, glisse son casque sous le bras et rejoint le hangar. Dans la baie d’amarrage, trois autres pilotes attendent déjà. Zakarov reconnaît la silhouette rigide du lieutenant Peterson, originaire de la stricte planète qu’est Carida. Il n’a plus de contact avec ses parents depuis le ralliement du monde académie aux idéaux républicains. Les deux autres silhouettes ne sont pas celles de vrais militaires. L’humain et la Mikkian à peau rose qui s’échangent des sourires amoureux sont d’anciens contrebandiers ayant décidé de rejoindre les forces navales seigneuriales. Ils n’ont certes pas le profil idéal, mais ils ont su démontrer quelques talents pour le pilotage de chasseurs. Et avec la mort de certains pilotes lors des affrontements, il est nécessaire de trouver des remplaçants dignes de ce nom.<br /><br />Anton observe de loin les deux tourtereaux. Ils ont une histoire étonnante, digne de figurer dans un quelconque roman à l’eau de rose. La Mikkian avait sauvé son cher et tendre lors d’un passage à tabac dans une ruelle misérable des bas-fonds de Nar Shaddaa. Ils ne s’étaient jamais quitté depuis. Et lorsqu’elle en vint à apprendre, un jour, que son bien-aimé se livrait à des activités de contrebande pour la combler et lui offrir la vie dont elle rêvait, elle lui pardonna volontiers. Par amour, elle était prête à abandonner certaines de ses valeurs… Dès lors, ils eurent tôt fait de poursuivre ensemble cette aventure hasardeuse qu’était la contrebande. Du moins… Durant un temps. Après avoir baroudé quelques années dans la galaxie, ils décidèrent de s’établir au sein de Base Vergesso afin d’y couler des jours heureux. Mais lorsque le commandant et seigneur Hivernus lança sa campagne pour éradiquer la corruption et les injustices, le couple se résolut à rejoindre la lutte... Ou, pour être plus précis, la Mikkian à peau rose poussa son partenaire à intégrer les rangs des combattants du Chiss, particulièrement convaincue par les idéaux de l’officier impérial. <br /><br />Après quelques semaines de combats acharnés et une victoire totale, le seigneur de la guerre convint d’offrir à ceux qui le souhaitaient un retour à une vie plus tranquille. Quelques uns, à l’instar du duo, avaient accepté l’offre généreuse de l'humanoïde à peau bleue. Mais pour la plupart, l’idée même d’abandonner la lutte était une erreur qu’il convenait de ne pas commettre. Les amoureux, qui avaient l’impression de s’éloigner de leurs frères et soeurs d’armes, décidèrent finalement de s’engager à nouveau… Et on leur affecta un poste au sein de la marine seigneuriale. Une belle histoire, attachante comme il faut. C’est ce que pense le Corellien. Mais Zakarov ne peut s’empêcher silencieusement de regretter ses années de jeunesse, quand il pouvait se permettre d’être amoureux et inconscient. Aujourd’hui, tout ceci lui semble bien lointain. Et notre homme se persuade finalement que le passé appartient au passé, qu’il est désormais bien mieux loin des peines de coeur. Le colonel s’approche des trois pilotes, qui se mettent déjà au garde-à-vous en le voyant arriver.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Repos.</strong></span> <i>Lâche simplement l’officier, puis rivant son regard sur la Mikkian :</i> <span style="color:#006699"><strong>Euh… Opale, c’est bien ça ?</strong></span><br /><br /><span style="color:#ff99cc"><strong>- Oui mon Colonel.</strong></span> <i>Répond cette dernière en fixant son interlocuteur dans les yeux.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Bien… Vous volerez avec moi en tant que Fantôme Deux.</strong></span> <i>Indique Anton sur un ton plus ou moins neutre avant de se tourner vers son compagnon.</i> <span style="color:#006699"><strong>Et vous êtes… ? Désolé mon gars, mais j’ai oublié votre nom.</strong></span><br /><span style="color:#33ccff"><br /><strong>- Joshua, mon Colonel.</strong></span> <i>Souffle l’autre.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Ah oui ! Bien Joshua, vous serez l’ailier du Lieutenant Peterson, sous la désignation Fantôme Quatre.</strong> </span><i>Ajoute le Corellien.</i> <span style="color:#006699"><strong>Vous savez piloter ces engins ?</strong></span><br /><br /><i>Il désigne du menton les chasseurs TIE stationnés derrière les trois individus figés dans leur salut militaire réglementaire.</i><br /><br /><span style="color:#ff99cc"><strong>- Mon Colonel… Sans vouloir vous manquer de respect, nous savons piloter à peu près tout. Ce ne sont pas quelques vieux tas de ferrailles qui vont nous résister.</strong></span> <i>Vient l’informer la Mikkian sur un ton presque railleur.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Je vois ! Nous aurons l’occasion de confirmer vos dires rapidement…</strong></span> <i>Soupire le colonel en levant les yeux au ciel.</i><br /><br /><span style="color:#ff99cc"><strong>- Permettez-moi de vous dire, mon Colonel, que c’est un réel honneur pour nous de pouvoir voler avec vous.</strong></span> <i>Continue la jeune femme en souriant doucement.</i> <span style="color:#ff99cc"><strong>Et sachez aussi que j’aime beaucoup votre moustache… Elle vous donne un air élégant et sympathique.</strong></span><br /><br /><i>Zakarov arque un sourcil, étonné d’un tel comportement qui n’est sûrement pas digne d’un soldat. D’un autre côté, il en vient à tripoter machinalement sa petite moustache blonde, comme dérangé par les propos de la donzelle.</i><br /><span style="color:#33ccff"><br /><strong>- Veuillez l’excuser Colonel… Les Mikkians préfèrent être francs… Même si cela doit déranger ou même irriter les autres. Ils sont incapables de faire dans l’hypocrisie.</strong></span> <i>Intervient Joshua en déglutissant péniblement.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Hmm... J’imagine qu’il va falloir s’habituer à l’honnêteté de notre camarade…</strong></span> <i>Se contente de répondre Anton, résigné.</i><br /><br /><i>Il se demande silencieusement comment cette femme à l’étrange chevelure flottante a pu se faire une place dans le milieu de la contrebande, avec son franc parler. Peut-être que son charmant petit ami se chargeait des affaires… Pas impossible en effet. Ce serait même plutôt logique. Qu’importe !</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Bien ! On bavardera plus tard… Pilotes, à vos chasseurs !</strong> </span><i>Lance le Corellien d’une voix puissante.</i><br /><br /><i>Les pilotes font claquer leurs bottes, comme pour accuser réception de l’ordre. Chacun enfile son casque, fait quelques réglages au niveau de la pressurisation de sa combinaison de vol et rejoint la passerelle devant leur permettre de rentrer dans les chasseurs. Une fois à l’intérieur de son appareil, le colonel boucle les sangles de son siège et vérifie machinalement les données de l’engin. Un bref coup d’oeil sur la console confirme que l’armement est opérationnel. Il en est de même pour les systèmes, qui passent au vert. Les moteurs ioniques se mettent à rugir et le chasseur quitte rapidement les rails de la baie de lancement pour se lancer dans le vide sidéral. Le feulement rauque distinctif des appareils impériaux est un son familier particulièrement rassurant pour les vétérans. Un petit moment de nostalgie qui les ramène dans une vieille et glorieuse époque… Anton ne fait pas exception à la règle.  </i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Escadron Fantôme, en formation serrée.</strong></span> <i>Communique le Corellien au reste du groupe.</i><br /><br /><i>Peterson, Joshua et Opale obéissent promptement. L’officier vérifie sur sa console que ses camarades de patrouille sont bien dans son sillage puis se concentre sur ce qu’il y a en face de lui. Des astéroïdes à perte de vue… Bien qu’étant particulièrement inoffensifs dans ce système, ils n’en restent pas moins dangereux. Après tout, le seigneur Hivernus avait prouvé très récemment que l’on pouvait en faire un usage mortel… Et les ceintures d'astéroïdes ont de tout temps représenté un moyen sûr de tendre des embuscades. Il suffit que quelques appareils se cachent derrière une poignée de rochers flottants pour que les données des senseurs soient plus ou moins faussées. Une vieille astuce très prisée des pirates avides de butin et des contrebandiers désirant se faire discrets.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Fantôme Leader à tous les appareils, restez sur vos gardes et surveillez bien vos arrières.</strong></span> <i>Ajoute Zakarov dans la communication de groupe.</i><br /><br /><i>Les réponses affirmatives des trois autres pilotes lui viennent bientôt aux oreilles. On dit des chasseurs TIE qu’ils font partie des pires appareils jamais conçus… Et il est vrai que le manque de boucliers déflecteurs et la puissance de feu minime de l’engin le rend particulièrement vulnérable. Néanmoins, entre les mains de pilotes aguerris, même le pire chasseur de la galaxie peut devenir une arme dangereuse… Mais dans le cas présent, la moindre attaque surprise peut s’avérer fatale, même pour les meilleurs pilotes. La patrouille menée par le colonel poursuit son vol dans l’espace. Voilà bientôt vingt minutes que les chasseurs TIE s’éloignent de Base Vergesso sans rencontrer âme qui vive. C’est dans ces moments intenses de solitude que l’on se rend bien compte de la profondeur de la galaxie… Mais cet instant d’égarement s’éteint rapidement lorsqu’une nouvelle parvient au Corellien et à ses coéquipiers.</i><br /><br /></p><div style="text-align:center"><i><strong>« Poing de Pandore à l’Escadron Fantôme, nous avons reçu un signal de détresse dans le système. Un transporteur a été pris pour cible par des forces inconnues et vous êtes les plus proches. Rendez-vous au point six-six-point-deux. »</strong></i></div><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Ici Fantôme Leader, bien reçu, nous rejoignons les coordonnées.</strong> </span><br /><br /><div style="text-align:center"><i><strong>« Bonne chasse, Escadron Fantôme. »</strong></i></div><br /><br /><i>La voix grésille le temps d’un instant, puis se tait. Le vaisseau-amiral ne semble pas avoir plus d’informations à partager. Les quatre chasseurs de la patrouille foncent droit vers l’inconnu… Mais il y a fort à parier que le commandement mobilise déjà toutes les forces disponibles pour contrer l’attaque. L’objectif de l’Escadron Fantôme sera donc de gagner assez de temps pour permettre à la marine seigneuriale de se mettre au branle-bas de combat.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Vous avez entendu Messieurs ? Préparez-vous à passer à l’assaut !</strong></span> <i>Commande Anton à ses camarades.</i><br /><br /><i>Les autres prennent bien note de l’avertissement de leur supérieur. Dans quelques instants, l’affrontement aurait lieu. Ce sera l’occasion de mettre à l’épreuve les talents des deux tourtereaux, en espérant qu’ils s’en sortent assez bien pour ne pas finir pulvérisés lors de leur première sortie. Après quatre minutes de vol supplémentaires, les senseurs repèrent enfin du mouvement. Plusieurs appareils entrent en grondant dans le champ de vision du colonel. Des affreux, à en juger l’apparence. Et ils n’ont pas réellement l’air amicaux.</i><br /><br /><div style="text-align:center"><i><span style="color:#669933"><strong>« Cinq ennemis en approche Fantôme Leader. »</strong></span></i></div><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Noté. Fantôme Trois, Fantôme Quatre, vous allez prendre nos petits copains à revers.</strong></span> <i>Ordonne le Corellien avant de reprendre.</i> <span style="color:#006699"><strong>Fantôme Deux, restez bien près de moi et préparez-vous à foncer dans le tas !</strong> </span><br /><br /><div style="text-align:center"><i><span style="color:#ff99cc"><strong>« Bien reçu Fantôme Leader, je prends celui de droite. »</strong></span></i></div><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Très bien, je prends l’appareil du centre. Peterson, les autres sont pour toi et ton ailier.</strong></span><br /><br /><div style="text-align:center"><i><span style="color:#669933"><strong>« Comme vous voudrez Fantôme Leader ! »</strong></span></i></div><br /><br /><i>Zakarov tire sur le manche à balais. Son chasseur grimpe de quelques mètres et semble désormais à la même hauteur que ceux de l’adversaire. Opale exécute la même manoeuvre, ne quittant pas des yeux son ailier et commandant. Les deux autres TIE, à l’inverse, dévient de leur trajectoire actuelle et exécutent un mouvement de contournement, conformément aux ordres. Les assaillants, à bord de leurs affreux, ne semblent pas se soucier de la tactique employée par leurs opposants et foncent droit dans le piège… Et surtout… Tout droit vers le colonel et sa partenaire de vol. La rencontre est traditionnelle. On accueille les ennemis à grand renfort de traits laser. Anton n’attend pas que le réticule de visée verrouille la cible pour tirer. Lorsqu’un TIE-X apparaît dans le champ de vision de l’officier, ce dernier ouvre le feu. L’assemblage douteux est pulvérisé et l’explosion vient illuminer le cockpit du chasseur. Une autre déflagration ne tarde pas à éclairer l’espace… Opale a abattu sa cible. <br /><br />Les autres appareils continuent leur trajectoire. Le Corellien se satisfait de la maladresse des adversaires. Les pilotes d’en face sont des novices ! S’il s’agit bien des chiens du Syndicat Tenloss… Et bien ils sont tombés bien bas ! Surtout quand on regarde de près les vieux engins rafistolés de toute part qu’ils doivent manoeuvrer. Non… Il doit s’agir de pirates. Il n’y a pas d’autre explication. Fantôme Trois et Fantôme Quatre sont déjà à leur poursuite. En l’espace de quelques secondes, ils parviennent à rattraper les affreux et s’en débarrassent comme s’il s’agissait de vulgaires cibles d’entraînement. Deux périssent sur le coup. Le dernier cherche à manoeuvrer afin de riposter mais finit tout de même pulvérisé. Joshua, qui vient d’éliminer son premier chasseur, se permet de crier de joie. Zakarov grince des dents.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Gardez votre bonne humeur pour vous Fantôme Quatre… Il y en a d’autres qui viennent.</strong></span> <i>Soupire le colonel en jetant un coup d’oeil aux données de sa console.</i><br /><br /><i>Douze appareils supplémentaires foncent vers eux.</i><br /><br /><div style="text-align:center"><i><span style="color:#ff99cc"><strong>« Mais d’où est-ce qu’ils sortent tous ? »</strong></span></i></div><br /><span style="color:#006699"><br /><strong>- J’en sais rien mais on ne va pas tarder à le savoir… Des nouvelles du commandement ?</strong></span> <i>Demande alors l’officier.</i><br /><br /><div style="text-align:center"><i><span style="color:#669933"><strong>« Négatif. On va devoir faire tout le travail. »</strong></span></i></div><br /><br /><div style="text-align:center"><i><span style="color:#ff99cc"><strong>« J’espère qu’on nous apportera le petit déjeuner au lit si l’on s’en sort en un seul morceau ! »</strong></span></i></div><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Tout doux Fantôme Deux, nous ne sommes pas sortis de cette sale affaire.</strong></span> <i>Reprend sèchement le Corellien.</i> <span style="color:#006699"><strong>Escadron Fantôme, regroupez-vous pour l’attaque suivante.</strong></span><br /><br /><i>Les chasseurs TIE se rassemblent et reprennent leur formation initiale. Le feulement rauque des appareils de confection impérial est vite effacé par les bruits de tirs laser et l’écho de quelques explosions. Des rayons mortels strient l’espace tout autour de l’engin piloté par Anton. Le colonel reste constamment en mouvement, slalome entre deux chasseurs ennemis et ouvre le feu sur un Z-95. Ce dernier tournoie un instant dans le vide sidéral puis explose. En voilà un de moins ! Fantôme Trois confirme également la destruction d’un appareil ennemi. Opale et Joshua, pour leur part, se contentent de rester en vie en esquivant les salves. Les pilotes se dispersent et volent par paire. Se sachant couvert par son ailière, Zakarov engage deux chasseurs adverses : Un X-TIE et un autre modèle Z-95. Lorsque le réticule de visée passe au vert, les hostilités reprennent de plus belle.</i> <br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Fantôme Deux, feu à volonté.</strong> </span><br /><br /><div style="text-align:center"><i><span style="color:#ff99cc"><strong>« Bien compris Fantôme Leader, je passe à l’attaque. »</strong></span></i></div><br /><br /><i>Les TIE canardent les deux chasseurs qu’ils ont pris pour cible. Un trait laser arrache la voile bâbord du X-TIE. L’appareil vire sur la droite, comme si son pilote cherche à se dégager, puis devient incontrôlable et explose. Un autre coup touche le Z-95 dans les moteurs. Les boucliers déflecteurs absorbent les dégâts mais le chasseur de tête perd un peu d’altitude, comme sévèrement secoué. Il n’a toutefois pas le temps de se remettre de ses émotions. Un deuxième tir vient toucher le cockpit. Cette fois-ci, l’engin pique du nez pour de bon et se transforme en une masse fumante. Le pilote est mort sur le coup.</i><br /><span style="color:#006699"><br /><strong>- Beau tir Fantôme Deux.</strong></span> <i>Commente Zakarov.</i> <span style="color:#006699"><strong>Mais j’en vois déjà deux autres en approche. Restez concentrée.</strong></span><br /><br /><i>Et pour ne pas arranger les choses, il faut croire que leur ballet aérien les a rapproché du lieu de l’attaque principale. Un cargo de classe VI tente d’échapper à quelques bombardiers et chasseurs lancés depuis un transport de classe Quasar Fire. Voilà donc le point d’origine des prétendus appareils pirates… Les senseurs repèrent également la présence d’une corvette CR90 et d’un croiseur Gozanti. Les assaillants se donnent les moyens d’attaquer des proies sans défense visiblement. Et il est étonnant de constater que le cargo a réussi à tenir jusque là. Quoi qu’il en soit, ce ne sont pas quatre pauvres TIE qui vont faire pencher la balance de l'autre côté… Surtout quand l’on sait qu’ils sont déjà engagés dans une lutte sans merci. Les deux chasseurs qui poursuivent Anton et Opale se rapprochent de plus en plus.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Il faut les séparer !</strong></span> <i>Indique le colonel à sa partenaire.</i><br /><br /><i>Il vire à bâbord. Son ailière fait de même à tribord. Le stratagème marche et les deux appareils ennemis se séparent également. L’affreux qui harcèle le chasseur du Corellien se met à le mitrailler sans lui laisser le moindre répit. Du fait de ses incroyables talents de pilote, ce dernier parvient à rester en un seul morceau, s’assurant d’être assez agile pour représenter une cible difficile à abattre. Mais les traits laser se rapprochent toujours plus du cockpit et Zakarov doit rapidement prendre le dessus sur son adversaire s’il veut rester en vie. Il décide finalement de faire tomber son appareil en vrille. L’engin ennemi le poursuit dans sa course folle, sans se rendre compte du danger de la manoeuvre… Il est déjà foutu. Le colonel tire à fond sur le manche à balais. Les moteurs ioniques du chasseur TIE tournent à pleine puissance et l’appareil décrit une boucle parfaite dans l’espace, jusqu’à se mettre dans le sillage de l’assaillant qui devient désormais la cible. Deux traits laser viennent strier de vert le vide sidéral et l’affreux se transforme en boule de feu lors de l’impact. Quelques secondes plus tard, les restes de l’assemblage douteux se dispersent dans une magnifique explosion. <br /><br />Un A-Wing se détourne de sa cible initiale et prend en chasse le Corellien. Celui-ci se demande silencieusement comment ces imbéciles ont pu acquérir un tel appareil… Mais il ne s’interroge pas longtemps. Une fois de plus, les traits laser se font nombreux et manquent de toucher le chasseur TIE. Anton ne doit sa survie qu’à ses inégalables talents. Il vire à droite, puis à gauche, puis une deuxième fois à droite. Il exécute même un looping pour surprendre son adversaire mais rien n’y fait. L’autre pilote ne semble pas se laisser distraire et mitraille l’engin de sa cible dès qu’il en a l’occasion, s’assurant toujours d’être dans l’angle mort. Zakarov tombe rapidement à court de ruses et doit improviser… Il ne trouve qu’une seule solution pour remédier à ce problème : Prier sa bonne étoile et tenter sa chance ! Il fonce tout droit vers la corvette CR90 et longe sa structure métallique. Aux tirs du A-Wing pirate s’ajoute désormais les tirs turbolaser du vaisseau de confection corellienne. Le colonel se dit qu’il a peut-être un peu forcé sur la prise de risque… Mais cette dernière s’avère payante. Un tir de turbolaser vient accidentellement toucher le A-Wing, qui explose dans la foulée. </i><br /><br /><i>Sacré veinard… </i><br /><br /><i>Pas entièrement en fait. Les artilleurs de la corvette CR90 semblent redoubler d’effort pour le mettre hors d’état de nuire, après le petit incident qui a tué l’un des leurs. L’aile solaire tribord du chasseur TIE est frôlée de trop près par un tir et commence à fumer. L’engin part en vrille et le Corellien doit tirer sur le manche à balais afin de retrouver un certain équilibre. L’appareil ne prend pas feu, par chance. Le pire est évité. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant. Un simple coup d’oeil aux multiples voyants qui passent au rouge sur la console suffit à alerter l’officier.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Et merde… Je crois bien que le moteur tribord est foutu… Et j’ai de multiples surcharges.</strong> </span><i>Râle Anton.</i> <span style="color:#006699"><strong>Fantôme Deux, qu’est-ce que vous foutez ?</strong></span><br /><br /><div style="text-align:center"><i><span style="color:#ff99cc"><strong>« Je suis légèrement occupée Fantôme Leader… Attendez un peu… Il est sacrément tenace celui-là. »</strong></span></i></div><br /><br /><i>Une détonation retentit non loin de la position du colonel. L’explosion qui suit vient illuminer le cockpit de son chasseur.</i><br /><br /><div style="text-align:center"><i><span style="color:#ff99cc"><strong>« Et voilà ! Fantôme Leader, essayez d’envoyer une impulsion à travers la conduite de pression, ça devrait régler votre problème. Du moins… Temporairement. »</strong></span></i></div><br /><br /><i>Le commandant d’escadron soupire mais s’exécute. Il n’a rien à perdre à écouter les conseils de la Mikkian. Et ceux-ci s’avèrent étrangement bon. Il s’agit, à tous les coups, de vieilles astuces de contrebandier…</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- C’est bon. Merci pour le coup de main Fantôme Deux.</strong></span><br /><br /><i>Zakarov jette un coup d’oeil aux données affichées sur sa console. Une surprise de taille l’attend. De nombreux points verts viennent s’ajouter aux points rouges. Les renforts ! Notre homme pousse un soupir de soulagement.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Messieurs, la cavalerie arrive !</strong></span><br /><br /><i>Des cris de joie se font entendre à travers la communication de groupe. Le croiseur de classe Munifex “Marque des Ténèbres” s’apprête à engager le combat. Et il apporte avec lui son flot de chasseurs… Les douze TIE de l’Escadron Gris prennent les devants et foncent déjà sur les pirates afin d’assister leurs camarades de l’Escadron Fantôme. Un bombardier Y-TIE est réduit en miettes sous les yeux de l’officier, pour son plus grand plaisir. Devant la supériorité numérique et la puissance de feu des forces seigneuriales, ce qu’il reste de la flotte pirate décide de se replier. Quelques minutes de combat plus tard, l’escarmouche est terminée.<br /><br />De retour au bercail, dans le ventre du “Poing de Pandore”... <br /><br />Le colonel Anton Zakarov prend le temps de souffler. Il retire son casque et essuie du revers de la main son front recouvert de sueur. Après s’être détaché, il grimpe l’échelle et se hisse hors du cockpit. Sur la passerelle, le lieutenant Peterson l’attend déjà, casque sous le bras. Les deux hommes se serrent l’avant-bras, dans un élan fraternel.</i><br /><br /><span style="color:#669933"><strong>- On a eu chaud.</strong> </span><i>Lâche le natif de Carida dans un demi-sourire.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- En effet…</strong></span> <i>Ricane nerveusement l’autre.</i><br /><br /><i>Celui qui répond à la désignation “Fantôme Trois” se penche légèrement en avant, le regard fixé sur l’appareil de son supérieur.</i><br /><br /><span style="color:#669933"><strong>- Vous êtes un sacré veinard mon Colonel. Un peu plus à gauche et vous étiez foutu.</strong> </span><i>Reprend le lieutenant en prenant note de la balafre sur l’aile solaire tribord.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Je sais…</strong></span><br /><br /><i>Lui un veinard ? Il n’avait pas toujours cette sensation là. Surtout quand il pense au nombre de pilotes tués sous ses ordres ces vingt dernières années. Le fardeau qui incombe aux officiers… Les deux hommes finissent par rejoindre le reste de leur petit groupe. Opale s’est déjà dans les bras de son cher et tendre. Ce dernier, s’il n’affiche rien d’autre qu’un large sourire aux lèvres, présente de gros signes d’anxiété. Ses jambes qui tremblent comme des branches malmenées par une bourrasque de vent le trahissent. On ne peut pas lui en vouloir.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Vous n’avez pas perdu de temps à ce que je vois…</strong></span> <i>Gromelle le Corellien.</i><br /><br /><i>Presqu’aussitôt, les deux tourtereaux s’éloignent l’un de l’autre pour se mettre au garde-à-vous.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- Vous vous êtes bien débrouillés pour une première sortie. Je crois bien que vous avez le cran pour faire partie de l’Escadron Fantôme.</strong></span> <i>Continue le commandant d’escadron.</i> <span style="color:#006699"><strong>Je vais demander votre affectation définitive.</strong></span><br /><br /><i>La Mikkian à peau rose et son petit copain affichent de grands sourires.</i><br /><br /><span style="color:#006699"><strong>- D’ici quelques vols, on pourra faire de vous de vrais as !</strong></span> <i>Ajoute le colonel avec un certain entrain.</i> <span style="color:#006699"><strong>Mais avant d’envisager quoi que ce soit… Allez donc me prendre une bonne douche ! Vous empestez le Bantha à plein nez !</strong></span><br /><br /><i>Les trois pilotes font claquer leurs bottes en guise de réception de l’ordre, puis quittent la passerelle. Zakarov, qui reste le temps d’un instant seul dans le hangar, envisage également de prendre une douche. Mais il doit d’abord faire son rapport… Ah, les joies de la bureaucratie !</i><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/19979/une-patrouille-pas-comme-les-autres.</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/19979/une-patrouille-pas-comme-les-autres.</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:08 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Un festin pour les corbeaux [Base Vergesso]]]></title><description><![CDATA[Post n°13
Auteur : Hivernus
certains trouvent la force ou le courage de sourire… Ceux-là sont contents. Ils n’auront plus à livrer la moindre bataille. Et cette simple pensée les soulage. Les officiers conjurés, pour leur part, sont conduits jusqu’à Hivernus, où ils se chargent déjà de discuter des suites logiques de la reddition des troupes mercenaires. Il est ainsi convenu que les prisonniers bénéficieront d’un traitement “privilégié” si ceux-ci acceptent de contribuer à la reconstruction de la base. En outre, ils pourront rapidement retourner auprès de leur famille après avoir juré sur l’honneur qu’ils ne prendraient pas part à la suite des hostilités à l’encontre du Syndicat Tenloss. De même, il est offert aux volontaires la possibilité de rejoindre les rangs des forces impériales, le Chiss reconnaissant le talent des combattants de l’Association Natori en dépit d’une bonne chaîne de commandement. Et alors que le lieutenant Nash Futhark, répondant désormais au nom d’Hivernus, se rend maître de la base, une agitation vient remuer l’ensemble de la ville spatiale.  Des sections entières de brassards rouges, armures blanches ou noires striées de bleu fouillent chaque recoin de Base Vergesso, à la recherche de soldats cachés qui refusent de se rendre. Les gangs ne sont pas épargnés non plus. Les groupuscules criminels résolus à ne pas céder un pouce de leur territoire aux forces du commandant sont simplement rayés de la carte. La population avait été écorché et saigné durant ces dernières semaines. La voilà désormais purgée des mauvaises influences du Syndicat Tenloss et des petites bandes de scélérats qui sévissaient sous son règne.Base Vergesso se couche dans une marre de sang. Mais grâce au bon vouloir du Chiss, elle se réveillera aux lueurs d’une ère nouvelle… 
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/19978/un-festin-pour-les-corbeaux-base-vergesso</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/19978/un-festin-pour-les-corbeaux-base-vergesso</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:04 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Silent Footsteps. [Base Vergesso]]]></title><description><![CDATA[Post n°7
Auteur : Hivernus
Un fracas assourdissant arrive à surprendre les soldats impériaux chargés d’inspecter les quartiers du directeur de la base. Les deux hommes communiquent par le regard et ne tardent pas à braquer leurs armes dans la direction du bruit. Ils se déploient rapidement dans la salle annexe au salon et découvrent une esclave Cathar - d'après sa tenue "trop" légère - prête à les écorcher avec un morceau de verre entre les mains. Lorsqu'elle constate qu'il ne s'agit pas des hommes de main du grand patron de Base Vergesso, elle dépose son arme improvisée sur la table où elle préparait les boissons et met ses mains en l'air. Toutefois, le regard farouche qu'elle leur oppose semble mettre les commandos sur leurs gardes. Des Cathars, les impériaux en côtoient plein sur la planète du même nom qui sert actuellement de capitale à l'Impérium. Et les deux hommes savent très bien qu'il ne faut pas prendre à la légère la menace que représente un de ces félins bipèdes. Même s'ils sont en apparence désarmés, ils peuvent se servir de leurs crocs et de leurs griffes pour blesser mortellement leurs adversaires. D'un simple signe de tête, ils font comprendre à l'esclave de passer devant et la conduise jusqu'au salon où elle ne tarde pas à se faire remarquer.- Sergent, on vient de trouver cette esclave dans les quartiers privés du directeur. Elle essayait apparemment de se faire "discrète". Qu'est-ce qu'on en fait ? Demande l'un des deux soldats en poussant doucement la féline bipède devant son supérieur.- Passez-lui les menottes et gardez-la à l’œil. Ordonne Slaryn en détaillant avec méfiance la femelle Cathar.- Ce ne sera pas nécessaire Sergent, elle n'est pas une menace pour notre opération. Intervient alors le lieutenant Chiss en figeant son regard de braise sur la jeune femme. Et bien Mademoiselle, je vous en prie, ne soyez pas timide. Il y a une lueur en vous qui ne demande qu'à se révéler, je le vois bien.La principale concernée semble être troublée par le rouge vif et intense des yeux de l’humanoïde à peau bleue et préfère éviter son regard en s'attardant sur les autres personnages présents dans la pièce. Les autres esclaves l'observent en silence, intrigués par sa présence, tandis que son bourreau et maître, le directeur Kase, semble s'être métamorphosé. Lui qui, d'habitude, porte sur elle un regard plein de désir et de colère, a désormais l'air d'un petit chien battu et craintif... Il est plaisant de voir que les rôles sont enfin inversés. Les soldats, de leur côté, affichent un air impassible et détaché, comme s'ils sont inexpressifs. Tout ceci semble bien curieux. Et où sont donc passés les gardes, ou plutôt les "toutous", du grand patron ? Ils ont tout simplement disparu ! Pouf ! Comme ça, comme par magie. Elle parvient à trouver une réponse à sa question silencieuse en remarquant les traînées de sang au sol et les impacts de tir sur les murs. Ses soupçons se confirment. Elle avait bien entendu des coups partir et un combat s'en est visiblement suivi. Une chance pour elle, ce sont les hommes de main de Kase qui en ont fait les frais. Voilà qui est d'autant plus réjouissant ! Ils n'auraient plus l'occasion de venir la tripoter avec leurs grosses mains sales et puantes. D'une certaine façon, ces mystérieux soldats et leur chef bleu sont ses sauveurs. - J'espère Monsieur, que vous ne m'en voulez pas d'avoir manqué à mon devoir en ne vous apportant pas votre lait bleu... Commence t-elle sur un ton qui se veut railleur. Mais... Qui êtes-vous sans indiscrétion ? J'aimerai bien connaître le nom de mon "sauveur". Car vous êtes venus nous libérer n'est-ce pas ?- Vous êtes pardonnée Mademoiselle. Répond simplement l'officier impérial en hochant doucement la tête. J'imagine que je vous dois des réponses en effet. Mon entrée fut des plus fracassantes, je l'admets volontiers. Je suis le Lieutenant Hivernus du Bureau de la Sécurité de l'Impérium... Mes hommes et moi-même formons l'avant-garde de l'Impérium. Pour ce qui est de la libération des esclaves... Cela n'est qu'une... Simple formalité.L'Impérium ? Alors ce régime existe réellement ? La Cathar en a vaguement entendu parler, au contact du directeur et de ses invités, mais elle pensait jusqu'ici qu'il s'agissait de simples rumeurs. Visiblement, les impériaux ne sont pas morts, et ils semblent toujours bien décidés à réaliser quelques sombres projets. La jeune femme ne comprend pas l'intérêt que ce lieutenant peut porter à des esclaves. Mais peut-être pourrait-elle rejoindre les siens si l'occasion se présentait. Il y a peut-être un espoir après tout... Il se dit que Cathar est impériale, et qu'une cité immense se construit et accueille les partisans d'un ordre nouveau. Elle n'y croyait pas, mais désormais, elle ne peut que se convaincre du contraire. S'il est vrai que l'Impérium et sa planète natale sont désormais liés, avec elle a peut-être l'opportunité de faire ce qui est juste, et d'honorer son clan de cette manière. - Je ne sais pas ce que vous préparez Lieutenant Hivernus, mais je veux en faire partie. Réussit-elle à ajouter.- Naturellement, il y a de la place pour tous ceux qui veulent s'investir dans une juste cause. Acquiesce avec sa froideur naturelle le Chiss.  Toutefois, qu'avez-vous à apporter à notre empire ? Est-ce que l'on vous a appris à combattre ? A manier des armes ?- Les membres de mon clan m'ont enseigné bien des choses sur l'art de la chasse et du combat, il y a de cela des années Lieutenant. Je ne demande qu'à me rendre utile.  Rétorque la féline bipède en gonflant de fierté sa poitrine et relevant son menton pour se grandir.- Je n'en doute pas une seconde. Reprend-il avant de se tourner vers les autres esclaves, qui semblent attendre ses directives. Messieurs, Mademoiselle, vous êtes ici parce qu'il semble, aux yeux du directeur Kase, que vous êtes les meilleurs combattants esclaves dont il dispose... Des combattants endurcis, obéissants et sans peur. Vous êtes nés esclaves, mais vous vous élèverez bientôt en tant que citoyens de l'Impérium. Vous serez le glaive et le bouclier de notre empire, et vous serez confrontés à de nombreux dangers. Je vous offre la possibilité, non pas de combattre pour un quelconque maître, mais de combattre pour des valeurs, des idéaux, une cause. Me ferez-vous l'honneur de porter les armes au nom de l'Impérium ? - Quand les Huks sont venus sur Kalee et qu'ils ont massacré et réduit en esclavage ma tribu, j'ai perdu toute raison de vivre, de me battre... Mais aujourd'hui, vous m'honorez en m'estimant de la sorte, et vous me permettez de retrouver une raison de combattre. Débute avec sa puissante voix tonitruante le Kaleesh, en s'avançant vers l’humanoïde à peau bleue. Je jure sur ce qu'il me reste d'honneur de donner ma vie pour votre empire... De vous offrir ma loyauté.Une scène étonnante a alors lieu sous les yeux des impériaux. Le Chiss se redresse péniblement et s'appuie sur sa canne, comme pour saluer l'intervention du guerrier reptilien avec tout le respect qui lui est dû. Les deux personnages s'observent en silence et échangent quelques paroles par le regard. Le rouge mystérieux et flamboyant se mêle au jaune profond et vif. Le Kaleesh vient finalement plaquer son poing fermé contre son torse et incline la tête. Les autres esclaves rejoignent l'alien au masque tribal et imitent son geste, sans peut-être pour autant comprendre la portée de ce geste. L'officier impérial arque doucement un sourcil, à la fois intrigué et étonné par cette réaction étrange des nouveaux hommes sous son commandement. Le bruit des chaînes qui s'entrechoquent n'enlève en rien l'aspect sacré de cette cérémonie improvisée. Il y a une sorte de respect mutuel entre guerriers qui s'échange, et semble les unir par un lien invisible mais pourtant bien présent. L’humanoïde à peau bleue hoche finalement la tête en guise de réponse, avec l'air inexpressif qui le caractérise.  - Sergent Slaryn, ôtez donc ces chaînes qui ne conviennent pas un soldat impérial, et trouvez à nos nouveaux compagnons d'armes de quoi s'habiller et s'équiper. Finit par répondre le lieutenant avec une froideur renouvelée.- A vos ordres mon Lieutenant.Slaryn fait signe aux esclaves affranchis de le suivre, accompagné par l'un de ses commandos, tandis qu'un nouveau silence s'installe dans la pièce. Carth Kase, toujours recroquevillé comme un bambin mort de trouille dans son canapé, reprend ses esprits et parvient à chasser ses peurs. S'il est toujours hanté par le souvenir de ses porte-flingues massacrés sous ses yeux, il parvient à chasser ces images atroces de sa tête en faisant marcher son cerveau. Réfléchir est au final tout ce qui lui reste à faire pour le moment. Le représentant de l'Impérium s'est jusque là montré assez énigmatique sur sa présence ici. Et il ne semble laisser que peu d'indices sur ses véritables intentions. Il souhaite apparemment libérer les esclaves de cette base, mais dans quel but ? Que cherche t-il à faire ? A prouver ?Une idée vient germer dans son esprit... Hivernus a parlé d'avant-garde... Est-ce qu'il est là pour planifier et préparer une invasion ? Mais oui ! C'est évident ! Il cherche à se constituer une armée pour s'emparer du planétoïde. L'Impérium est donc tant dans le besoin pour en venir à recruter des esclaves, des moins-que-rien, des bouseux de première catégorie ? Les impériaux sont donc tombés bien bas... Le directeur se met à rire, attirant ainsi l'attention sur lui. Est-ce qu'il a perdu la tête ? C'est possible... Il y a une lueur dans ses yeux qui n'apparaît plus, comme s'il a perdu une partie de son âme. Mais cela n'a nullement l'air de gêner l'officier qui lui fait face. - Vous pensez pouvoir prendre possession de Vergesso en recrutant des êtres insignifiants et sous-entraînés Monsieur Hivernus ? Lâche alors le grand patron de l'endroit entre deux ricanements. Vous ne savez pas ce qui vous attend. Vous ne savez pas à qui vous avez affaire ! - Je suis étonné de constater que l'homme élégant et courtois a autant de facettes différentes... Reprend en souriant doucement le Chiss, caustique dans ses propos. Son sourire disparaît toutefois très rapidement. Mais vous vous trompez sur toute la ligne, assurément. Votre père vous a donné de bons conseils... Mes instructeurs et mes mentors en ont fait autant en m'enseignant l'art de la stratégie et de l'analyse. Il faut savoir connaître son adversaire pour mieux anticiper ses mouvements, ses réactions et de cette manière, mieux l'anéantir. Je dois avouer que le Syndicat Tenloss a eu d'excellentes idées pour établir son empire... Mais cela sera insuffisant, je le crains.- Vous... Vous ne pouvez rien faire contre la puissance du Syndicat ! Nos armées de mercenaires vous surpassent largement en... En nombre ! Continue le directeur sur sa lancée, mais il semble déjà qu'il devient moins confiant.- Je vous assure que mon but n'est pas de prendre possession de cette base Monsieur le Directeur. Ou bien, cela ne sera que l'une des nombreuses issues possibles au conflit qui va avoir lieu dans les minutes, les heures, les jours à venir. Vous savez Monsieur Kase, en permettant au crime de se développer sous toutes ses formes au sein de Base Vergesso, vous avez fait de l'endroit une véritable poudrière. Ajoute froidement l'officier impérial sans quitter du regard son interlocuteur. Lorsque la population apprendra sous peu que le Syndicat Tenloss, sous le couvert des Transports Ororo et de l'Association Natori, n'a plus aucun contrôle ici, de nombreux groupes vont sortir de l'ombre pour s'emparer d'un morceau des ruines de votre empire sur Vergesso. Et nombre de quartiers seront dès lors contrôlés par des milices populaires et des gangs ambitieux.- Que... Qu'est-ce que vous avez fait ? Pau... Pauvre fou ! Parvient à bégayer Carth en devenant blême. - En grand amateur d'art et de culture, vous avez sûrement du apprendre de nombreuses choses sur l'Empire Sith, n'est-ce pas Directeur ? Demande mystérieusement l’humanoïde à peau bleue avant de faire quelques pas vers quelques statues dénudées et présentées dans le salon sans aucune pudeur. Beaucoup considèrent que les impériaux sont morts avec leurs maîtres Sith sur Cathar, lorsque les séparatistes et leurs alliés sont venus envahir le "dernier" bastion impérial de la galaxie. D'une certaine façon, ces personnes ont raison. Nous sommes morts sur Cathar, pour connaître une renaissance. Des ruines d'un empire consumé par la corruption, les luttes de pouvoir et les ambitions démesurées des uns est né l'empire des autres. Un nouvel empire né des cendres de son prédécesseur, et purgé des influences néfastes de quelques vils êtres. Les empires naissent et s'effondrent, mais le Mal demeure éternel. C'est un fait avéré. Toutefois, si nous ne pouvons pas repousser ou éradiquer ce fléau, nous pouvons réduire son influence. Base Vergesso connaîtra aussi ce renouveau... Sa population sera purgée des mauvaises influences du Syndicat Tenloss lorsque je l'aurai écorché et saigné.Les yeux du directeur de la base s'écarquillent à l'extrême et son visage se fige en une expression d'horreur. Hivernus vient de réaliser un coup de maître. Le Syndicat Tenloss est condamné à perdre sa pièce maîtresse s'il cherche à conserver une grande part de son pouvoir. Mais il serait alors privé d'une importante source de revenus et de prestige. Dans le cas contraire, s'il est bien décidé à reprendre le contrôle du planétoïde, il lui faudrait mobiliser d'importants moyens. Il serait alors vulnérable si l'on venait à le poignarder dans le dos. Un choix des plus cornéliens... Mais peut-être reste t-il un moyen d'endiguer les soulèvements à venir en se débarrassant rapidement des impériaux... Il n'y a plus qu'à espérer que les autres capitaines de l'Association Natori soient plus réactifs et compétents que cet abruti de Helg et envoient rapidement des forces pour sécuriser ses appartements privés...A observer la frêle silhouette du professeur Zimmer, on ne parvient pas à l'imaginer en concepteur d'armes mortelles. Et pourtant, il travaille de son plein gré sur des projets qui lui tiennent à cœur en échange de la protection et des ressources du Syndicat Tenloss. L'Empire avait été un très bon mécène, mais il se révélait trop exigeant. En outre, les impériaux étaient toujours derrière son dos, à lui mettre la pression, à lui barrer la route lorsqu'il s'écartait trop de son chemin. Ici, il a au moins le loisir de réaliser ses projets avec l'aide de quelques assistants tenus au secret par la menace et le chantage. Bien sûr, les principaux lieutenants du Syndicat Tenloss exigent des rapports réguliers sur l'avancement des concepts et la réalisation des projets, mais cela n'est qu'une pure formalité destinée à faire patienter le grand patron, là où les impériaux s'amusaient à lui mettre la pression. C'est d'ailleurs assez étonnant de se dire que des criminels de la pire espèce puissent être plus polis et respectueux que des militaires à cheval sur le protocole.L'homme se penche actuellement sur des plans à dessiner, des équations à résoudre et de nouveaux concepts à inventer, tandis que ses petites ouailles se chargent de monter les pièces de sa plus grande fierté. Le projet X-23. Un projet qu'il réservait à l'armée impériale. Mais celle-ci n'avait pas cru bon de lui répondre, malgré les cinq dossiers définitifs qu'il avait envoyé. Frustré par ce manque d'intérêt de la part des officiers impériaux, il avait décidé de fuir avec ses projets les plus fous et les plus complets. Désormais, son chien de garde robotique prend vie, sous ses yeux admiratifs. Le professeur ne peut s'empêcher, à cette pensée, de jeter un coup d'oeil à l'avancement du premier prototype, qu'il a hâte de tester. Il est étincelant comme un diamant, et son petit sourire satisfait achève de le rendre des plus radieux. Il passe une main dans sa longue barbe en observant les progrès de ses assistants. Toutefois, il perd rapidement son sourire lorsqu'une sirène d'alerte vient perturber le travail de ses aides. Quelqu'un attaque donc le laboratoire ? Est-ce que les impériaux l'ont retrouvé ? Non ! Cela ne peut pas être le cas ! C'est impossible ! Au dehors, de nombreux bruits de pas remontent le long des couloirs. Les hommes de main du Syndicat vont probablement se charger des intrus. Tant mieux ! Il ne peut pas se permettre de perdre plus de temps à cause de deux ou trois imbéciles. Pourtant, les nombreux bruits de tir qui parviennent à ses oreilles ne tardent pas à le rendre toujours plus nerveux. Il se sent menacé, et il craint que ses recherches soient dérobées, ou pire, détruites par quelques personnages mal intentionnés.Finalement, plusieurs mercenaires entrent dans la salle de recherche, les armes bien en évidence. Leur présence ne rassure pas Zimmer, et il a instinctivement un mouvement de recul. Les assistants abandonnent leurs occupations pour se tourner vers les hommes armés. Ils sont loin de se douter de ce qu'il va se passer... Le chef de la petite bande, un Nikto, s'approche du vieux et l'agrippe par le bras. Ce dernier lâche un cri de surprise et se voit poussé vers le reste des porte-flingues.- Débarrassez-moi de ceux-là, le boss ne veut pas de témoins gênants. Et occupez-vous de sécuriser les recherches du vioc'. Ordonne alors le Nikto en emmenant le professeur à l'extérieur de la pièce.Les petites mains de Zimmer sont exécutées sans autre forme de procès et les détonations parviennent jusqu'aux oreilles de celui-ci. Au final, les mercenaires du Syndicat Tenloss ne valent pas mieux que ces foutus impériaux. Les quelques truands présents à l'extérieur semblent bien nerveux et piétinent d'impatience. Est-ce qu'un danger sérieux menace les plans de l'organisation sur Vergesso ? Le scientifique n'a pas le temps d'aller plus loin de ses réflexions. Lorsque le reste des hommes de main ressort avec les plans et le premier prototype, le groupe quitte les lieux, sur ses gardes. Certaines personnes disent que l'entraînement des mercenaires employés par l'Association Natori dépasse de loin celui des milices planétaires. Mais cela n'est qu'une supposition, puisque les seuls pouvant témoigner de ce fait sont les soldats de fortune eux-même. Toutefois, il y a fort à parier qu'ils ne sont pas préparés à affronter la redoutable perfidie de quelques impériaux prêts à tout. Lorsque les tourelles se déploient et se retournent contre eux, les hommes de main de la base sont incapables de réagir convenablement, et plusieurs d'entre-eux s'écroulent sans vie sans savoir ce qu'il se passe. Les rescapés commencent à fournir une couverture en tirant sur les tourelles, afin de permettre la fuite de leur chef et du professeur. Dans leur retraite précipitée, les soudards oublient complètement de récupérer les plans et le prototype, qui sont laissés à l'abandon avec les cadavres de leurs compagnons./-/ Opérateur 1 à Major Corvell, j'ai réussi à détourner les tourelles. Je vous ai dégagé la voie jusqu'à votre objectif. Il ne reste qu'une poignée d'hommes à neutraliser. Récupérez les plans, le prototype et le professeur et regroupez vos hommes. Extraction prévue dans quarante minutes. Assurez-vous d'être dans le vaisseau avant le départ. /-/
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/19975/silent-footsteps.-base-vergesso</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/19975/silent-footsteps.-base-vergesso</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:01 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Quand un amiral fait la causette avec une princesse pirate.]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><i>Netbers se sert un verre de cognac et s’enfonce dans son siège, perplexe. Voilà déjà trois bonnes heures qu’il s’arrache les cheveux pour trouver des solutions à quelques problèmes de ravitaillement. Les convois pouvant être attaqués par diverses forces présentes dans le secteur, il convient de changer les itinéraires empruntés par les transports régulièrement. L’officier sirote doucement son cognac, plongé dans ses pensées.  Après quelques minutes d’égarement, le commandant du “Poing de Pandore” reprend son travail acharné. Notre homme redouble d’efforts, analyse différentes cartes d’astronavigation et se renseigne sur les voies menacées par les pirates, les forces de Tenloss ou quelques créatures gigantesques. Deux heures de plus sont nécessaires pour qu’il arrive enfin à terminer sa tâche. <br /><br />Netbers pose son bloc de données sur son bureau et quitte son siège pour délier ses membres engourdis. Verre en main, il se dirige vers le hublot et perd son regard sur la silhouette massive du “Marque des Ténèbres”. La flotte seigneuriale s’est considérablement agrandie depuis les débuts de la campagne militaire du seigneur Hivernus. Cinq vaisseaux composent actuellement l’armada qui doit permettre de mettre un terme aux agissements du Syndicat Tenloss dans le secteur. Mais le Chiss n’a pas l’intention de se jeter dans une guerre totale sans avoir au préalable réuni des forces suffisamment nombreuses et polyvalentes. De nombreuses discussions ont permis d’établir différentes stratégies et doctrines à suivre. <br /><br />Le Seigneurat de Bajic, ayant pour l’heure des moyens et des effectifs limités, ne peut pas se permettre de dépenser beaucoup de ressources dans des navires de guerre gourmant en carburant, en matériel et en hommes. A l’inverse de l’Impérium, de la République ou même de la Confédération des Systèmes Indépendants, qui misent tout sur d’immenses flottes de dissuasion avec d’énormes vaisseaux dédiés au combat en première ligne, l'humanoïde à peau bleue a décidé d’opter pour une doctrine alliant puissance de feu, mobilité et polyvalence. La marine du Seigneurat de Bajic dispose déjà de cinq croiseurs légers ou lourds. Ce qu’il lui faut désormais, ce sont des vaisseaux rapides capables de remplir divers rôles. <br /><br />En travaillant avec Sylvar, la jeune et prometteuse ministre de la guerre, Netbers a été d'une grande aide en offrant son expertise militaire. De nombreux bâtiments de guerre ont été proposés en mauvais état et l’officier a jugé bon de les laisser pourrir dans le vide stellaire plutôt que s’en porter acquéreur, y voyant là trop d’inconvénients. La grande majorité des bons vaisseaux de Bajic et des secteurs voisins ont été achetés en toute hâte par le Syndicat Tenloss ou par quelques gouvernements planétaires soucieux d’avoir de quoi se défendre face aux prétentions des uns et des autres. Finalement, Hivernus avait raison de s’acoquiner avec les voyous. Bien évidemment, Netbers est toujours réticent à l’idée de laisser la vermine proliférer et s’enrichir sur le dos d’honnêtes citoyens, mais pour l’heure, contrebandiers et criminels en tout genre sont des individus précieux. Les réseaux clandestins et parallèles qu’ils forment permettent d’accéder à des ressources et des moyens que l’on ne peut pas acquérir par des voies légales. <br /><br />Le commandant du “Poing de Pandore” ne doute pas une seconde de l’utilité de ces gens. Et il comprend désormais pourquoi il est préférable de ne pas se les mettre à dos. Les familles criminelles qui sont fermement implantées sur Base Vergesso permettent au seigneur de la guerre de profiter de leurs incroyables ressources. Via des accords et des jeux d’alliance, le Chiss s’est assuré leur soutien. Si demain il venait à perdre la main sur les inestimables services qu’offrent ces gens, le Seigneurat de Bajic en ressortirait considérablement affaibli. Dans le monde de la politique, faire des concessions est parfois la meilleure façon de nouer des alliances durables… Du moins, jusqu’à ce que l’une ou l’autre partie n’ait plus rien à offrir. Notre homme sourit doucement, sirote une gorgée de son cognac et secoue la tête, amusé. Au contact de l'humanoïde à peau bleue, son esprit critique s’est développé. Il aurait été incapable de raisonner de la sorte avant de le rencontrer.<br /><br />Un bip sonore le tire hors de ses pensées. Netbers se dirige vers l’intercom de son bureau et appuie sur un bouton.</i><br /><br /><span style="color:#339966"><strong>- Ici Netbers. J’écoute.</strong> </span><br /><br /></p><div style="text-align:center"><strong><span style="color:#00cccc">« Excusez-moi de vous déranger Amiral, mais il y a une certaine princesse… Euh… Princesse Saadia je crois, qui demande à vous voir. »</span></strong></div><br /><br /><i>Amiral. Ce mot sonne encore étrangement dans la bouche d’un matelot placé sous ses ordres. L’officier, récemment promu par Hivernus suite à sa mission dans la Nébuleuse du Dragon, ne se fait toujours pas à l’idée d’être arrivé à un tel grade. Netbers préfère se dire que c’est surtout le manque d’officiers de grande valeur dans les rangs seigneuriaux qui lui a permis d’en arriver là. Il est peut-être trop modeste pour admettre la vérité. Quoi qu’il en soit, sa promotion a été agréablement bien reçue au sein de la marine seigneuriale. Lorsque la nouvelle s’est répandue au sein des équipages, les marins n’ont pas mis longtemps à acclamer leur nouvel amiral comme il se doit.</i> <br /><br /><div style="text-align:center"><span style="color:#00cccc"><strong>« Amiral… ? »</strong></span></div><br /><br /><span style="color:#339966"><strong>- Oui oui… Laissez donc notre invitée monter à bord et veillez à ce qu’elle soit directement conduite à mes appartements.</strong></span> <i>Indique d’une voix ferme le commandant du “Poing de Pandore”.</i><br /><br /><div style="text-align:center"><span style="color:#00cccc"><strong>« A vos ordres Amiral. »</strong></span></div><br /><br /><i>L’officier pousse un profond soupir et avale d’une traite le fond de son verre. La prétendue “princesse” Saadia est de loin le personnage qu’il méprise le plus dans l’entourage de son seigneur. Cette Falleen n’est pas seulement hautaine et arrogante… Elle est vicieuse et peu digne de confiance. Il ne serait pas étonné d’apprendre qu’elle a trahi ses engagements en revendant quelques esclaves dans le dos d’Hivernus ou en proposant ses services à son ennemi juré en échange d’une forte somme d’argent. Pire, quelques rumeurs mentionnent qu’elle aurait en tête de donner sa main au Chiss afin de pouvoir revendiquer le Seigneurat de Bajic. Le vieux roublard qu’est Keldron Iblis est lui-même d’avis de la balancer par un sas afin d’éviter qu’elle ne puisse nuire à qui que ce soit sur le long terme… Des propos certes déshonnêtes, mais qui veulent tout dire. Lorsque la porte menant à ses appartements s’ouvre et laisse apercevoir la silhouette féminine de la Falleen, l’officier sent son corps se raidir.</i><br /><br /><span style="color:#ff00ff"><strong>- On m’a informé de votre récente promotion… Des félicitations sont de rigueur… Amiral.</strong></span> <i>Débute d’une voix trompeuse la princesse.</i><br /><span style="color:#339966"><br /><strong>- Je vous remercie. Qu’est-ce qui vous amène sur mon vaisseau ?</strong></span> <i>Demande Netbers, méfiant.</i><br /><br /><span style="color:#ff00ff"><strong>- J’ai entendu dire que le seigneur Hivernus cherchait par tous les moyens à acquérir des bâtiments de guerre. Et qu’il était prêt à en offrir vingt pourcent de plus que leur valeur actuelle.</strong></span> <i>Répond dans un demi-sourire celle qui commande les “Filles du Vent Noir”.</i> <br /><br /><i>Elle s’installe dans un siège et se sert un verre de cognac, prenant ses aises sous les yeux de son interlocuteur avec une arrogance qui ne manque pas de l’irriter. Mais le commandant du “Poing de Pandore” conserve un calme exemplaire.</i><br /><br /><span style="color:#339966"><strong>- C’est exact.</strong></span> <i>Lâche pour tout commentaire l’amiral, les sourcils froncés.</i><br /><br /><span style="color:#ff00ff"><strong>- Je sais où trouver quelques vaisseaux… Des canonnières DP20 plus précisément.</strong></span> <i>Poursuit la princesse.</i> <span style="color:#ff00ff"><strong>Mais il va falloir allonger la monnaie…</strong></span><br /><br /><span style="color:#339966"><strong>- Vous serez payée lorsque nous aurons pris réception des vaisseaux.</strong></span> <i>Rétorque l’officier.</i> <span style="color:#339966"><strong>Pas avant.</strong><br /></span><br /><span style="color:#ff00ff"><strong>- Faites un effort Amiral… Si je me déplace en personne, ce n’est pas pour que l’on me refuse une avance.</strong></span> <i>Glousse Saadia, comme s’il s’agit d’un jeu pour elle.</i> <span style="color:#ff00ff"><strong>Il n’est pas nécessaire de vous braquer de la sorte. Sauf si vous voulez voir ces vaisseaux intégrer la flotte de l’Association Natori. Mais j’imagine que cela risquerait fort de déplaire au seigneur Hivernus s’il venait à l’apprendre...</strong><br /></span><br /><i>Cette sale petite pirate ose lui faire du chantage. Il aurait du s’en douter. Un aller simple dans le vide sidéral, c’est tout ce que mérite cette langue de vipère. Netbers n’a qu’un geste à faire, qu’un ordre à donner. Mais se priver de plusieurs vaisseaux serait une grossière erreur. Les canonnières DP20 sont d’excellents atouts dans une flotte. Le commandant du “Poing de Pandore” se souvient de l’extrême manoeuvrabilité des modèles de cette classe. Durant l’opération au sein de la Nébuleuse du Dragon, une canonnière de ce genre avait donné du fil à retordre aux forces seigneuriales. Utilisés en grand nombre, ces vaisseaux pourraient faire de gros dégâts ou harceler suffisamment l’ennemi pour le forcer à commettre une erreur. Et le fait qu’ils ne nécessitent pas d’une grande quantité d’hommes pour pouvoir opérer à leurs pleines capacités est une qualité appréciable en ces temps difficiles. L’officier serre doucement ses poings et prend une profonde inspiration.</i><br /><br /><span style="color:#339966"><strong>- Très bien Capitaine. Je peux vous offrir une avance à hauteur de vingt pourcent.</strong></span> <i>Annonce l’amiral.</i> <span style="color:#339966"><strong>Vous aurez le reste à la livraison des vaisseaux.</strong></span><br /><br /><span style="color:#ff00ff"><strong>- Et bien… Vous voyez. Ce n’était pas si difficile…</strong></span> <i>Répond à sa suite la princesse, achevant sa phrase par un rire agaçant.</i> <span style="color:#ff00ff"><strong>Mais peut-être que vous pouvez faire mieux. Disons… Trente pourcent et je ferai en sorte de revenir avec vos vaisseaux dans un mois. Sinon… Et bien il se peut que le délais de livraison soit plus long.</strong></span><br /><br /><span style="color:#339966"><strong>- Capitaine, ma patience a des limites. Je peux monter jusqu’à vingt-cinq pourcent de la somme totale. Ce n’est pas négociable.</strong></span> <i>Réplique Netbers en tentant de garder son calme.</i><br /><br /><span style="color:#ff00ff"><strong>- Vous êtes dur en affaires Amiral… Mais je pense que cette avance suffira à couvrir mes éventuelles dépenses…</strong></span> <i>Soupire la Falleen en sirotant son cognac.</i> <span style="color:#ff00ff"><strong>Nous avons un accord. Préparez les crédits car je ne serai pas longue.</strong></span><br /><br /><i>Fidèle à sa réputation d’invitée sans gêne, celle qui commande les Filles du Vent Noir avale d’une traite le reste de son verre et pose violemment ce dernier sur le bureau de l’amiral. Elle se redresse subitement, étire ses bras en souriant avec insolence puis s’empare de la bouteille de cognac.</i><br /><br /><span style="color:#ff00ff"><strong>- Excellente cuvée Amiral. Je prends ceci comme “avance” en plus des vingt-cinq pourcent.</strong> </span><i>Lance Saadia d’un ton moqueur.</i>  <span style="color:#ff00ff"><strong>J’imagine que vous n’y voyez aucun inconvénient. Enfin, de toute manière… Je ne vous laisse pas le choix.</strong><br /></span><br /><i>Le principal concerné se contente d’indiquer la porte d’un geste de la main, ne souhaitant pas poursuivre la conversation. La princesse pirate pousse un ricanement, amusée par l’attitude de l’officier, puis effectue une courbette avant de quitter la pièce. Netbers grogne quelque chose à voix basse. Elle ne perd rien pour attendre celle-là. Tôt ou tard, le seigneur Hivernus n’aurait plus besoin de ses services…</i><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/19971/quand-un-amiral-fait-la-causette-avec-une-princesse-pirate.</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/19971/quand-un-amiral-fait-la-causette-avec-une-princesse-pirate.</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:01:59 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Deux surprises pour le prix d&#x27;une seule.]]></title><description><![CDATA[Post n°2
Auteur : Hivernus
Le capitaine Netbers traverse à toute vitesse les couloirs du croiseur stellaire, un datapad coincé sous le bras. Il se dirige vers la cabine temporairement réquisitionnée par le seigneur Hivernus, située un niveau en dessous de la passerelle pour des raisons évidentes… L’officier impérial se raidit en arrivant devant la porte et rectifie machinalement les plis de son uniforme vert. Voilà déjà deux heures que le Chiss s’est enfermé dans la pièce. Nul ne sait réellement ce qu’il y fait, tel un secret bien gardé. Notre homme songe à la discussion qu’il a pu avoir avec son supérieur peu avant l’attaque. Se peut-il qu’il soit en train d’éplucher la base de données du vaisseau, à la recherche d’éléments compromettants ou suspects en lien avec la tentative d’assassinat ? C’est une possibilité… Netbers racle le fond de sa gorge. Interrompre le travail de recherche de l'humanoïde à peau bleue est la dernière chose qu’il souhaite faire, mais n’a t-il pas reçu l’ordre de fournir un rapport complet de la bataille au seigneur de la guerre lui-même ?La porte se dérobe dans le mur avant même qu’il n’ait le temps de se préparer mentalement à ce que le Chiss peut lui révéler à propos de l’équipage ou de la cargaison… Si toutefois il y a bien un complot. Le commandant du “Poing de Pandore” s’avance dans la pièce principale et sent un souffle d’air se glisser le long de sa nuque. L’Anzat est dans son dos, prête à lui trancher la jugulaire à tout instant. Le capitaine Netbers sursaute mais tente de garder un calme typiquement impérial. Cette foutue femme ne rate jamais la moindre occasion… Elle semble prendre un malin plaisir à l’effrayer. Des gouttes de sueur commencent à perler dans son dos, comme un avertissement. Mais l’officier tient bon et se concentre sur Hivernus, immobile derrière le bureau qu’il occupe dans un silence religieux. L'humanoïde à peau bleue a l’oeil mi-clos. Seul un mince trait rouge filtre sous la paupière. Il semble plongé dans ses pensées. Le commandant du croiseur de classe Interdictor déglutit péniblement. Déranger le seigneur de la guerre pendant sa méditation n’est pas l’idée du siècle. Mais il ne peut plus reculer… Surtout pas avec cette folle au sourire dérangeant qui se tient derrière lui.- Mon seigneur… Débute avec hésitation Netbers.- Capitaine, je vous en prie, approchez… Je vous attendais. Répond mystérieusement le Chiss sans même ouvrir l’oeil. Quelles nouvelles apportez-vous ?- Nous avons reçu le rapport des membres de l’équipe d’inspection, à propos du croiseur capturé. Il est en sale état, mais ils affirment qu’ils peuvent le sauver. Indique le capitaine.- Estimation du temps nécessaire aux réparations ? Demande alors Hivernus, d’une voix profonde et posée. - Environ trois semaines, mon seigneur. Un mois tout au plus. Continue l’officier impérial en guettant la réaction de son supérieur. On rapporte d’importants dégâts sur l’ensemble de la coque. L’hyperdrive a été salement amoché durant le combat et doit être remplacé.- Il va falloir trouver la main d’oeuvre nécessaire à un tel chantier. En vient à conclure l'humanoïde à peau bleue.- Très certainement mon seigneur. Nous avons commencé à interroger les prisonniers. Certains sont bavards… Ils affirment que les canons à ion du croiseur ont été démontés pour être installés sur un autre vaisseau. Ajoute Netbers d’une voix grave. Par ailleurs, ils ont aussi indiqué que les vaisseaux placés en cale sèche dans les chantiers navals appartiennent, pour la plupart, à un gros client. Mais ils n’ont pas plus d’informations à fournir.Tout s’explique. Le seigneur de la guerre reste étrangement silencieux. Des liens se font entre les différents évènements. L’assassinat du directeur Kase, le retrait de la flotte via une manoeuvre parfaitement orchestrée… Oui. Les pièces du puzzle s’assemblent. Carth Kase avait probablement des informations à propos de ce qu’il se passait dans les chantiers navals. Il a été tué afin d’éviter de compromettre un client… Et si ce fameux client est un impérial, cela peut justifier l’envoi de commandos ou de pseudo-commandos impériaux. Du moins, c’est ce qui semble être le plus logique. De nouvelles questions se posent alors. Certaines choses restent confuses et il existe encore des zones d’ombre dans cette affaire. Trouver des réponses ne sera pas une tâche de tout repos. Quoi qu’il en soit, la campagne militaire personnelle de l'humanoïde a peau bleue a pris un chemin semé d’embûches, un chemin rempli de situations difficiles. Bien sûr, chaque guerre a ses batailles désastreuses, ses événements inattendus et mortels… Mais dans le cas du Chiss, la guerre prend un tournant particulier. Hivernus se retrouve ainsi à lutter sur tous les fronts, internes comme externes. Il se retrouve à combattre contre des ennemis inconnus et doit dans le même temps se charger des affrontements avec les forces du Syndicat Tenloss… Sans oublier les dirigeants du crime organisé de Base Vergesso, qui ne manqueront pas de lui faire payer cher la moindre erreur.En y réfléchissant bien, il se retrouve dans la même situation que les deux empereurs ayant régné sur la galaxie avant l’instauration d’une nouvelle-république. Le mot “empereur” résonne étrangement dans la tête du seigneur de la guerre. L'humanoïde à peau bleue se souvient des propos déshonnêtes de son garde du corps. Devenir empereur… Le destin que l’Anzat semble avoir choisi pour lui. Pour autant, le simple fait de prononcer ce mot dans sa tête lui donne le vertige. Une sensation désagréable qui va de pair avec des relents infâmes de conspiration. Est-ce réellement ce qu’il souhaite ? A t-il l’étoffe pour être empereur ? Hivernus n’en sait rien. Il ne désire pas se projeter dans l’avenir, quand celui-ci est incertain. Pour l’heure, il lui faut se concentrer sur le présent. Il a une guerre a mener et des conspirateurs à trouver. Le Chiss inspire profondément et se redresse péniblement. L’oeil désormais unique s’ouvre et se braque le capitaine. La lueur malveillante de son regard enflammé en dit long sur sa personnalité. S’emparant de sa canne, il se dirige vers le hublot et entreprend de fixer la vaste étendue d’obscurité clairsemée d’étoiles que lui offre la vue. L’uniforme noir du seigneur de la guerre se gorge de la lumière de la cabine et semble la dissiper, comme tissé dans les ténèbres. L'humanoïde à peau bleue demeure une fois de plus immobile, silencieux et pensif. Netbers, qui l’observe en haussant un sourcil, n’ose pas perturber le cours tranquille de ses pensées. - Rapport des pertes au combat ? Lance finalement Hivernus pour briser le silence.- Cinq pilotes tués. On compte aussi quelques membres d’équipage blessés. L’informe alors le commandant du croiseur stellaire en vérifiant sur son datapad.Cinq pertes de trop... Mais le bilan aurait pu être plus lourd encore sans l’intervention judicieuse du seigneur de la guerre. Un soupir effleure les lèvres du Chiss. Les impériaux morts durant cette bataille sont perdus à tout jamais, et avec eux disparaît leur expérience. Les chasseurs sont remplaçables à souhait, leurs pilotes, beaucoup moins. La politique de l’Empire a toujours été axé sur la vision de soldats sacrifiables, mais de l’avis d’Hivernus, il est préférable de changer de doctrine. Aujourd’hui, ceux qui se battent pour l’idéologie impériale n’ont pas les moyens d’envoyer au massacre des centaines d’âmes dévouées juste pour la beauté de la chose. Les temps ont changé. L’Impérium doit évoluer et remédier au problème posé par la perte définitive de combattants expérimentés. Le seigneur de la guerre se tourne vers le capitaine Netbers et le dévisage le temps de quelques battements de coeur. Son regard ardent semble le transpercer et l’officier impérial fait l’effort d’affronter fièrement cet oeil aux flammes dansantes.- Envoyez une escouade de reconnaissance au sein des chantiers navals. Il se peut que nos ennemis aient piégé l’endroit avant de le quitter. Ordonne l'humanoïde à peau bleue avec sa froideur habituelle. - J’ai déjà donné l’ordre de passer au peigne fin le complexe, mon seigneur. Fait remarquer le commandant du “Poing de Pandore” en guettant à nouveau la réaction de son supérieur.- Bien. Très bien. Vous pouvez donc disposer, Capitaine. Conclue Hivernus froidement. Lorsque les chantiers navals auront été fouillés, veuillez transférer un équipage à bord du croiseur de classe Munifex pour le conduire en cale sèche.- A vos ordres, mon seigneur. Le capitaine Netbers effectue un salut militaire et quitte la cabine sans même adresser un seul coup d’oeil à l’Anzat. Il semble bien content de s’en sortir en un seul morceau, sans la moindre réprimande. Et le fait que le Chiss n’évoque rien à propos de l’équipage ou du manifeste de cargaison indique clairement que tout est en règle. Du moins… C’est ce que l’officier espère. Mais il n’a pas de raison de se torturer l’esprit à ce sujet, car le seigneur de la guerre n’a rien trouvé de suspect dans le bloc de données qu’on lui a confié. Rien du tout. Les membres d’équipage ont été triés sur le volet par la Grande Moff en personne. Elle s’est assurée de ne prendre que des individus sans passé louche et dont la loyauté n'est plus à prouver. Pour ce qui est de la cargaison, tout semble en règle. L’hypothèse de membres d’équipage liés à la conspiration est, pour le moment, écartée. Les mystérieux commandos sont donc entrés au sein de Base Vergesso bien avant l’arrivée du “Poing de Pandore”, attendant le bon moment pour frapper. Ou bien, ils ont eu l’aide de complices déjà sur place pour passer inaperçu… Comme le soutien de Kamski ou de Camilla Valerius peut-être. C’est, du moins, ce que l’on peut supposer. Hivernus n’a pas le temps d’enquêter en personne sur ceux qui essayent de l’éliminer à tout prix. On requiert sa présence ailleurs… Il a donc décidé de créer une unité spéciale chargée des investigations discrètes et des interventions rapides. Une unité tactique qui met l’accent sur la furtivité plutôt que sur la force brute, mais qui pourrait tout de même intervenir sur des théâtres d’opération violents en cas de nécessité. Et pour commander une telle force d’élite, quoi de mieux qu’un soldat expérimenté ? Le seigneur de la guerre semble avoir trouver le candidat idéal : Le lieutenant Garland, tireur d’élite du prestigieux corps des scout troopers. Militaire de longue date, il aurait participé à quelques unes des pires missions de reconnaissance possibles pour le compte de l’armée impériale, s’en sortant toujours plus ou moins indemne. On le dit particulièrement intelligent, bon meneur d’hommes et surtout… Très habile avec les armes. Selon les témoignages de quelques uns de ses camarades, il aurait abattu un gundark d’un seul tir dans la tête à une distance de cent mètres, armé uniquement d’un blaster de poing. Quoi qu’il en soit, du fait de son dossier exemplaire, le lieutenant Garland est la personne la plus compétente pour traquer des conspirateurs et intervenir dans les zones à risque sans avoir à demander un quelconque soutien militaire au premier problème venu.La porte se dérobe à nouveau dans le mur et laisse entrer une silhouette en uniforme vert. Celle du lieutenant Garland. Personnage de haute stature au physique impeccable, portant une barbe bien entretenue qui cache habilement une longue cicatrice allant de l’oreille à la lèvre inférieure, le scout trooper a tout de l’officier impérial modèle. Il passe à côté d’Azah Suutrar sans sourciller, à l’inverse du capitaine, totalement terrifié malgré lui par la tueuse en série. Notre homme semble droit dans ses bottes et d’un sang-froid à toute épreuve. Des qualités utiles et sûrement vitales quand on est amené à servir dans le corps des scout troopers. Garland s’approche du bureau, fait claquer ses bottes, gonfle sa poitrine et redresse le menton.- Je suis à vos ordres, mon seigneur. Indique l’officier en affrontant le regard enflammé du Chiss.- Repos Lieutenant. Débute simplement Hivernus, avec sa froideur habituelle. Vous êtes un homme de grande valeur, Lieutenant, et il est dommage de gaspiller vos talents dans l’attente d’une mission digne de votre réputation… C’est pourquoi j’ai décidé de vous remettre le commandement d’une unité qui aura des tâches spécifiques à accomplir.Le seigneur de la guerre marque un temps de pause. Il savoure ce moment de silence l’espace de quelques battements de coeur. L'humanoïde à peau bleue adresse un regard entendu à son garde du corps, qui lui sourit en retour. Il en revient ensuite à Garland, avec cet air indifférent qui le caractérise si bien.- Une unité spéciale autonome qui n’aura de compte à rendre à personne, si ce n’est à moi. Continue le Chiss sur une pointe de mystère. Je vous laisse choisir vous-même les onze hommes qui serviront sous vos ordres. Vous pouvez les recruter dans toute l’armée s’il le faut, exception faite de la Brigade Impera. Vous avez deux heures pour trouver les soldats qui constitueront votre unité. Lorsque cela sera fait, vous rejoindrez Base Vergesso et vous irez directement vous adresser au Lieutenant Slaryn au sein de la Citadelle. Il vous donnera des instructions précises et vos premiers ordres de mission.- Bien compris mon seigneur. Se contente simplement de répondre le lieutenant.- Une dernière chose Lieutenant… Il se trouve qu’il y a tout une caisse d’armures prêtes à l’utilisation. Informe alors Hivernus en remettant au scout trooper une tige de décodage. Des armures spécifiques, qui seront nécessaires pour garantir votre anonymat et pour vous assurer la réussite. Ce sera tout Lieutenant. Vous pouvez disposer.Garland se retire après avoir effectué un salut militaire impeccable. Lorsqu’il passe à hauteur de l’Anzat, cette dernière lui sourit étrangement. Mais l’officier ne semble pas prendre en compte ce curieux comportement et disparaît dans le couloir quand la porte de la cabine se referme. Le seigneur de la guerre s’empare du bloc de données posé sur le bureau et se tourne vers Azah Suutrar. La tueuse en série semble le dévorer du regard, comme à son habitude.- Nous quittons le navire. Rassemblez ma garde rapprochée. Ordonne finalement l'humanoïde à peau bleue.- A vos ordres… Mon seigneur… Souffle le garde du corps en effectuant une élégante courbette. Les questions d’ordre militaire sont, pour le moment, réglées. Le fait de pouvoir compter sur la Brigade Impera et sur la future unité du lieutenant Garland pour couvrir ses arrières et enquêter sur la conspiration est une épine de moins dans le pied du Chiss. Hivernus a encore beaucoup à faire. Le monde de la politique est cruel et impitoyable. De ce fait, il faut lui accorder une certaine importance… Surtout quand les seuls adversaires sont des criminels endurcis à la tête d’empires financiers. Il y a fort à parier que ces derniers sont déjà en train de préparer leurs prochaines manoeuvres… Et cette simple pensée conforte le seigneur de la guerre dans son choix de s’investir d’avantage dans les affaires économiques et politiques de Base Vergesso. Après tout, sans le soutien de la population ou de la classe dirigeante, sa campagne militaire pourrait rapidement virer au cauchemar.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/19970/deux-surprises-pour-le-prix-d-une-seule.</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/19970/deux-surprises-pour-le-prix-d-une-seule.</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:01:58 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Base Mynock [Système Lybeya]]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Hivernus</p>
<div style="text-align:center"><img src="https://preview.redd.it/sucr93hol8941.jpg?auto=webp&amp;amp;s=fb48af8a106dfde4358565b92c09808b260fd4fe" style="max-width:100%" /></div><br /><br /><i>Maintenir en état de marche une industrie aussi prolifique que celle du Seigneurat de Bajic nécessite d'avoir à disposition une importante source de matières premières. Des tonnes de ressources sont englouties chaque jour dans les fonderies et chaînes d'assemblage de l'Arsenal Militaire de Lybeya et le tarissement des principales sources d'approvisionnement menace à tout moment de mettre un coup d'arrêt à l'ensemble des productions conduites sous l'égide du seigneur Hivernus. Le Chiss, prévoyant et méticuleux, n'a pas attendu la dernière minute pour lancer différentes missions de prospection. Il a toujours su qu'un jour viendrait où il ne pourrait plus compter que sur lui-même. La Grande Moff a beau lui apporter son soutien, il n'en reste pas moins que les livraisons impériales se font de plus en plus rares... Et les quelques convois qui parviennent encore jusqu'au système de Lybeya n'en demeurent pas moins menacés par l'activité grimpante des pirates et des diverses flottes opérant sous la bannière du Syndicat Tenloss.<br /><br />Le secteur de Bajic est peu à peu coupé du monde extérieur. L’émissaire du seigneur Gelmir avait raison de dire qu’il suffirait d’un siège durable pour transformer Base Vergesso en tombeau. Les marchandises de première nécessité n’arrivent qu’au compte-goutte et l’économie du Seigneurat de Bajic étouffe à petit feu. Mais comme l’adage le dit si bien, tout vient à point à qui sait attendre. Et le seigneur de la guerre à peau bleue est de loin l’individu le plus patient du secteur… Il sait qu’il peut briser l’ennemi en quelques actions décisives et prépare ses troupes à la guerre depuis plusieurs mois déjà. Tout ce dont il a besoin, c’est du temps pour s’assurer que l’ensemble de ses pions soit en place le moment venu.<br /><br />En mettant à contribution les réseaux criminels et clandestins de ses alliés, Hivernus a pu s’offrir un délai supplémentaire. En effet, grâce aux efforts de contrebandiers astucieux et téméraires, plusieurs vaisseaux cargo ont pu acheminer leurs marchandises vers Base Vergesso par des voies non cartographiées. Et la découverte de dépôts de minéraux au sein même des différentes ceintures d'astéroïdes du système de Lybeya offre désormais à l’industrie du Seigneurat de Bajic les moyens de poursuivre sa laborieuse activité sans avoir à dépendre entièrement des importations venues des quatre coins de la galaxie.<br /><br />Nul ne croyait pourtant à la découverte de telles richesses à l’intérieur même du système. Pour la plupart des individus, les cinq ceintures d'astéroïdes ne comportent que des rochers sans aucune valeur. Cependant, si l’on se fie aux conclusions des scientifiques, ces différents champs d'astéroïdes sont en fait les restes de différentes planètes. Nulle planète connue n'est pourtant dépourvue de ressources naturelles. En suivant son instinct et en ordonnant la prospection du système, le seigneur de la guerre n’a donc pas été étonné d’apprendre par la suite que bon nombre d'astéroïdes et planétoïdes sont en partie composés de nickel et de fer. Dans la foulée, Lybeya Excavations a été mandaté pour implanter une importante base d’opérations minières au sein même du système. Des mois d'aménagement et de travaux ont été nécessaires pour faire sortir de terre, ou plutôt de la roche, cet imposant complexe.<br /><br />La base Mynock est désormais entièrement opérationnelle. Depuis plusieurs semaines déjà, des tonnes de minéraux sont extraites chaque jour des différentes ceintures d'astéroïdes puis transférées dans les fonderies de l’Arsenal Militaire de Lybeya pour y être transformées en alliages. Afin d’effectuer un travail aussi éreintant que colossal, des centaines d’ouvriers et de mineurs ont été recrutés dans les quartiers les plus misérables de Base Vergesso. La paie étant bonne et les risques étant moins nombreux qu’au sein de l’armée seigneuriale, il n’a pas été difficile de trouver des volontaires. Grâce à ce nouvel afflux de matières premières, l’Arsenal Militaire de Lybeya peut honorer son cahier des charges et garder son rythme de production effréné. <br /><br />Véritable chef d'œuvre d’architecture qui fait la fierté du Seigneurat de Bajic, la base Mynock est un complexe hautement sophistiqué qui dispose de nombreux atouts. Les installations comprennent des quartiers privés pour les travailleurs, des espaces de vie commune, une petite ferme hydroponique utile à la préparation de plats riches et variés, une salle de sports et même un terrain d’entraînement pour les amateurs de Touche-Terre. Le complexe dispose également de sa propre raffinerie, nécessaire pour purifier et traiter les différents métaux extraits des ceintures d'astéroïdes. Et avec ses six plateformes d’atterrissage externes et ses nombreux hangars internes, la base est tout à fait capable d’accueillir deux ou trois douzaines de vaisseaux afin d’assurer un flux constant de matières premières. <br /><br />En résumé, la base Mynock est devenue en peu de temps un véritable symbole du pouvoir du Seigneurat de Bajic et se révèle donc être à la fois d’une importance économique, politique et militaire. Dans les faits, l’ensemble des filiales et succursales de l’Arsenal Militaire de Lybeya sont employées au sein du complexe. Sécurité Globale se charge de la protection des installations et de leurs occupants. Trente officiers de sécurité sont actuellement déployés sur place. Les Transports Ororo, pour leur part, s’occupent de la logistique et du transport au sein de la base, qu’il s’agisse de personnel, de matériaux ou de marchandises. Des dizaines de vaisseaux cargo et véhicules de fret transfèrent chaque semaine tout ce qui doit aller d’un endroit à un autre. Enfin, Lybeya Excavations, en tant que principal fournisseur en matières premières du Seigneurat de Bajic, est l’actuel exploitant de la base. Ses mineurs et vaisseaux de prospection sont déployés dans tout le système.<br /><br />Les principaux dignitaires du régime seigneurial suivent avec beaucoup d'intérêt ce qu'il se passe au sein de la base Mynock et surveillent de près les progrès réalisés au niveau industriel grâce à l'ouverture d'un complexe entièrement voué à l'extraction des ressources minières. Il se peut en effet, sur le moyen ou long terme, que de nouvelles bases du genre voient le jour dans d'autres coins de la galaxie...</i>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/19939/base-mynock-système-lybeya</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/19939/base-mynock-système-lybeya</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:01:39 GMT</pubDate></item></channel></rss>