Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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  • Bataille de Fans
    Zaden KryosZ Zaden Kryos

    Rien n'est à la hauteur de Star Wars Ewoks.
    Personne ne pourra dire le contraire !!

    Discussions sur Star Wars

  • Quand les dés sont jetés
    Zaden KryosZ Zaden Kryos

    La pièce était petite, sans fenêtre, éclairée par une unique lampe à spectre froid posée sur une table basse en métal. Quelques caisses tenaient lieu de sièges. Une carafe d'eau, trois verres. Devron avait pensé aux détails, le genre d'attention qui trahissait une longue habitude réunions pour un magnat des affaires. Le noble Kuati se leva à leur entrée, ses traits accusaient une fatigue récente que sa mise soignée ne parvenait pas tout à fait à dissimuler.

    — Messieurs, dit-il en les regardant tour à tour. Je suis heureux que vous soyez tous les deux là.

    Il n'avait pas l'air heureux au contraire il avait l'air de quelqu'un qui porte quelque chose de lourd depuis trop longtemps et qui espère enfin pouvoir le poser. Les deux B2 prirent position de part et d'autre de la porte. Syn Deubré s'installa sur une caisse avec la raideur d'un homme qui aurait préféré être ailleurs. Le Seigneur Sith lui préféra rester debout, les bras croisés, et attendit.

    Devron n'hésita pas longtemps avant de prendre la parole

    — Kuat se complique, commença-t-il. La régente Elisabeth a renforcé ses alliances ces dernières semaines. Elle s'est rapprochée d'une faction que je n'ai pas encore pu identifier précisément, mais dont le commandement opérationnel semble être confié à un Chiss, un certain Hivernus, ce qui en soi est déjà inquiétant. Quand bien même je suis dans ses bonnes grâce car je lui affice mon soutient je ne l'aurais pas imaginer capable de faire un coup de force de la sorte avec un contingent étranger...et le pire c'est que d'après certaines de mes sources les Républicains sont également dans le coup.

    Il marqua une pause, en profitant pour prendre une gorgée d'eau, tandis que ses deux auditeurs attendait de connaître la suite de ces paroles.

    — Mon groupe industriel redirige des fonds vers le Clan Bancaire depuis presque un an désormais. Le Clan, ou plutôt notre ami monsieur Deubré, les blanchit, les redistribue en soit rien d'étonnant mais avec le nouveau régime qui s'installe sur Kuat, j'ai le sentiment qu'une purge ou plutôt une chasse au sorcière se profilera tôt ou tard et chaque famille y sera soumise, la mienne y compris. Si les autorités de Kuat découvrent ses transactions de détournement de fond j'aurais certainement des problèmes, mais Kuat ayant un statut neutre, ils s'activeront à communiquer au Clan Bancaire, et si ce dernier malgrès l'aide de monsieur Deubré fait une enquête...enfin bref, notre opérationn financière pourrait nous mener tout droit à notre perte...

    Le silence qui suivit n'était pas inconfortable. C'était le silence de gens qui mesurent l'étendue d'un problème avant de chercher comment le résoudre.
    Ce fut Syn Deubré qui le rompit.

    — Dans ce cas, dit-il de sa voix égale et précise, peut-être serait-il judicieux d'envisager une reconfiguration des arrangements actuels. D'autres institutions financières serait ravi de vous aider...

    L'Anzat tourna la tête vers lui.

    — Un retrait...

    Le Muun soutint son regard deux secondes de plus que la plupart des gens n'auraient pu le faire, ce qui témoignait soit d'un courage certain soit d'une mauvaise évaluation de la situation. Puis quelque chose changea dans l'air de la pièce, une pression subtile, invisible, qui se concentra très précisément autour de la gorge de Syn Deubré. Le conseiller porta la main à son cou, ses doigts ne trouvèrent rien à agripper.

    — Vous n'êtes pas un associé, Deubré, dit Zaden, et sa voix était parfaitement calme. Vous êtes un outil et les outils ne se retirent pas. Ils fonctionnent, ou ils sont remplacés. Est-ce que je me fais bien comprendre ?

    La pression disparut aussi vite qu'elle était venue. Syn Deubré déglutit discrètement, rajusta son col d'un geste qui se voulait naturel, et acquiesça.

    — Parfaitement, dit-il.

    — Bien. Continuez, dit le Sith à Devron sans transition.

    Le noble Kuati reprit comme si l'interruption n'avait pas eu lieu...

    — La situation de notre ordre n'arrange rien, je sais. Vinsoth...

    — Vinsoth est perdu, coupa cours Zaden. Notre présence sur Ossus est pour l'instant notre seule base opérationnelle. Deux navettes fonctionnelles. Le Gladius en réparation. Nous n'avons pas les moyens d'une confrontation directe avec qui que ce soit pas maintenant.

    — Ce qui signifie que nous devons être intelligents, dit Devron.

    — Ce qui signifie que nous devons être intelligents, confirma Zaden.

    Il y avait quelque chose de presque ironique dans l'échange, deux hommes qui se répétaient la même phrase pour mieux la peser. Devron prit une courte inspiration.

    — J'ai envoyé mon apprenti sur Coruscant, dit le Sith avant que l'autre puisse reprendre. Il y a là-bas un gang avec lequel nous travaillons depuis un moment. Une source de revenus, un accès au marché noir pour l'armement. Mais ça ne suffit pas. Il me faut des appuis dans des zones qui échappent aux sphères d'influence de la République, l'Impérium, Les Séparatistes. Des espaces où agir sans être surveillé.

    Devron hocha la tête lentement, et quelque chose s'alluma dans son regard.

    — J'ai justement une idée là-dessus.

    Il se leva, fit deux pas, comme s'il avait besoin de mouvement pour réfléchir.

    — Coruscant. Vous connaissez le Soleil Noir ?

    — J'en ai entendu parler.

    — Personne ne fait que "en entendre parler" avec le Soleil Noir. C'est l'organisation criminelle la plus puissante des bas-fonds de la capitale. Bien implantée, bien financée, tentacules sur une demi-douzaine de planètes au moins. Intouchable pour un gang ordinaire...Mais pas pour un Sith.

    — Continuez.

    — Si ce gang, avec l'appui de votre apprenti, commençait à mordre sérieusement sur le territoire du Soleil Noir... pas pour gagner, soyons clairs. Juste pour faire suffisamment de bruit. Le Soleil Noir réagirait. Ils enverraient des renforts depuis leurs autres cellules. Ça créerait une guerre des gangs à grande échelle au cœur même de la capitale républicaine.

    Syn Deubré releva la tête.

    — C'est de la folie, dit-il.

    — Taisez-vous, dit Zaden sans le regarder.

    Devron poursuivit.

    — Avec la République focalisée sur les troubles intérieurs de Coruscant, leur attention se détournera légérement. C'est là qu'intervient le deuxième volet. Il marqua une pause, comme s'il choisissait ses mots avec soin. Je travaille actuellement avec Rendili StarDrive sur un contrat de fourniture. Réacteurs subliminiques, générateurs d'hyperdrive de cinquième génération. Mon groupe achemine ces composants vers leurs chantiers orbitaux.

    — Ce qui vous donne accès à leurs installations, dit le Seigneur Sith

    — Accès partiel. Pas aux plans. Mais j'ai des yeux et des oreilles là-bas depuis assez longtemps pour savoir que le projet en cours n'est pas un contrat ordinaire. Plusieurs chantiers navals républicains travaillent en parallèle sur des prototypes. Chacun sur une portion différente. Rendili coordonne l'ensemble. D'après ce que j'ai pu glaner...

    Il baissa légèrement la voix, même dans cette pièce fermée.

    — Ce serait un croiseur de combat. Nouvelle génération. Quelque chose que personne n'a encore vu.

    Le Sith ne dit rien pendant quelques secondes. Son regard était tourné vers un point indéfini du mur, mais il ne regardait pas le mur.

    — Les plans, dit-il enfin.

    — Si nous les obtenons... j'ai des contacts dans les chantiers indépendants. Des gens discrets, compétents, qui ne posent pas de questions tant qu'ils sont payés. Nous pourrions mettre sur pied notre propre projet. Avec un croiseur de combat en comptant également le gladius il serait simple de s'emparer de quelques systèmes isolès en Bordure extérieur

    La pièce était silencieuse. Dehors, quelque part dans les entrailles du spatioport, un conduit d'aération claquait contre sa fixation dans un rythme lent et sourd.

    Le Sith déplia les bras, si il le pouvait un grand sourire apparaîtrait sur son visage

    — Alors c'est ce que nous allons faire.

    Corellia

  • Maul, seigneur de l'ombre
    Zaden KryosZ Zaden Kryos

    Vu le premier épisode (gratuit sur youtube) c'est plutôt sympa !

    Discussions sur Star Wars

  • Les bon comptes font les bons amis
    Zaden KryosZ Zaden Kryos

    À travers les lamelles du store métallique, les speeders glissaient lentement dans le couloir aérien du niveau inférieur, des vieux modèles pour la plupart, cabossés, crachant des traînées de vapeur noire dans l'air déjà saturé. Sur l'avenue en contrebas, quelques silhouettes dépenaillées s'étaient regroupées autour d'un brasero de fortune, échangeant à voix basse dans ce patois des bas-fonds qui mêlait le Basic au Huttese et à deux ou trois langues que Grezzk lui-même ne pouvait pas identifier avec certitude. Dans un recoin de l'avenue, à peine visible depuis le poste d'observation, un Aqualish imposant était en train d'administrer une correction à un humain qui ne devait plus peser grand-chose dans la balance de ses dettes. Les coups sourds résonnaient jusqu'ici, étouffés par le bourdonnement permanent de la ville.

    Un mince sourire étira les lèvres du Rodien.

    Pas qu'il prenait plaisir à la violence en elle-même, Grezzk n'était pas ce genre de créature. Lui, ce qui le faisait vibrer, c'était ce que cette violence représentait, l'ordre naturel des choses dans les bas-fonds. Une économie brutale mais honnête, où chaque crédit avait sa valeur et chaque dette son prix. Et depuis qu'il avait conclu son accord avec le Seigneur Sith, des crédits, il en avait comme il n'en avait jamais eu de toute sa vie.

    Il fit coulisser le store et se réinstalla dans son fauteuil, un vieux siège de capitaine récupéré sur une épave de frégate que ses gars avaient retapissé avec du plastacier bordeaux, confortable, dans un genre grossier qui lui ressemblait. Il récupéra le mégot posé en équilibre sur le bord du cendrier, constata qu'il avait fini par s'éteindre, et le ralluma d'une petite torche thermique qu'il gardait toujours à portée. La première bouffée fut longue, satisfaite, et il souffla la fumée en direction du plafond maculé de graisse.

    Les doigts courts et verts de l’alien allèrent sur le clavier relié à la centrale holo. Les données financières se déployèrent dans l'air en caractères bleutés. Grezzk les parcourut avec attention concentrée...

    – Virement de vingt mille crédits républicains sur un compte titre du Clan Bancaire... murmura-t-il pour lui-même, les yeux plissés dans la fumée. Oui. C'est bien ça.

    Il fit défiler la ligne suivante.

    – Cinq mille crédits en frais médicaux... La phrase mourut dans sa gorge. Son estomac se contracta légèrement. Il connaissait cette ligne. Il la voyait trop souvent ces dernières semaines.

    Le Soleil Noir avait encore tapé ses gars, c'était la troisième fois ce mois-ci que ses hommes rentraient de collecte avec des os cassés et des factures de clinique clandestine à régler. Ces abrutis ne comprenaient pas qu’El Famosso Grezzk, c'était le nom que ses hommes lui avaient donné, à lui Grezzk, et il en était secrètement fier, n'était plus le petit receleur de pacotille qu'ils pouvaient bousculer impunément. Mais justement c'était là que le problème devenait moins simple à avaler, comme un morceau de viande trop gros coincé au fond de la gorge.

    L'accord avec le Sith avait fait prospérer l'organisation plus vite que Grezzk n'aurait osé l'espérer. Depuis qu’il s’était débarrassé d’un gang rival, il avait eu de nouveaux contacts, de nouvelles routes de contrebande, des accès à du matériel que même les grandes familles criminelles de Coruscant avaient du mal à se procurer. Mais la contrepartie était lourde, une part substantielle des revenus remontait directement vers ce mystérieux individu, sans discussion, sans négociation possible. Et la visibilité qu'apportait cette croissance rapide avait mis le gang dans le champ de vision des lieutenants du Soleil Noir, qui n'appréciaient pas de voir un Rodien monter en grade sur leur territoire sans leur avoir demandé la permission.

    Grezzk tira une nouvelle bouffée et contempla la braise orange de son mégot.

    Il était en train de calculer mentalement ce que lui coûtait réellement cette association, en crédits, en hommes blessés, en nuits de sommeil perdues, quand son comlink émit une série de grésillements statiques avant que la voix de son garde de faction ne se fasse entendre.

    – Boss... y'a un gars à l'entrée qui veut vous voir. Il dit qu'il représente l'Ordre. C'est un Miraluka... mais y'a quelque chose de pas net chez lui.

    Grezzk ne bougea pas immédiatement. La braise du mégot rougit encore une fois entre ses doigts.

    Un Miraluka.

    Il avait entendu parler de cette espèce, qui dans les bas-fonds n'en avait pas entendu parler, d'une façon ou d'une autre ? Ces humanoïdes sans yeux qui voyaient pourtant plus que n'importe qui d'autre, branchés directement sur la Force comme des antennes vivantes. Certains disaient qu'ils pouvaient lire les intentions avant même que vous n'ayez formé une pensée. Grezzk avait toujours classé ça dans la catégorie des légendes de cantina, le genre d'histoires qu'on racontait pour impressionner les naïfs.

    Quelques gouttes de sueur perlèrent sur son front vert puis il reposa le mégot sur le cendrier.

    – Bah qu'est-ce que vous attendez ! Faites-le rentrer, bon sang ! Qu'il vienne directement à mon bureau.

    Il coupa la communication et resta immobile une seconde, les mains à plat sur le bureau, à regarder les chiffres bleutés qui continuaient de défiler sans lui accorder la moindre importance. Puis, méthodiquement, il éteignit la projection holo. Pas utile que son visiteur voie les comptes.

    Les pas se firent entendre depuis le couloir, réguliers, posés, sans hésitation. Quelqu'un qui savait exactement où il allait, qui n'avait pas besoin qu'on lui montre le chemin. Grezzk se leva, ajusta machinalement sa veste, et fit le tour du bureau.

    Quand le Miraluka franchit la cloison, le Rodien l'examina avec la rapidité d'un être qui avait survécu trente ans dans les bas-fonds grâce à sa capacité à évaluer une situation en une fraction de seconde. Grand. Le bandeau sur les orbites vides. Une tenue sombre, sobre. Rien de voyant, rien d'inutile.

    Et puis la ceinture.

    Grezzk la vit avant même d'avoir fini de balayer la silhouette du regard, comme si son cerveau avait décidé de la traiter en priorité absolue. La forme cylindrique familière, accrochée au côté...Un sabre laser.

    Un millier de pensées traversèrent l'esprit du Rodien en l'espace d'une demi-seconde, et toutes pointaient dans la même direction, sourire, s'effacer, ne pas faire de vagues. Il avait déjà croisé des Sith, enfin, un seul, celui avec lequel il faisait affaire, et il avait appris très vite que la survie dans ce genre de rencontre reposait sur un principe simple c'était d'être utile, agréable, et surtout ne jamais laisser paraître qu'on estimait sa propre vie plus précieuse que la conversation.

    Il fit un geste discret en direction du garde qui se tenait encore dans l'encadrement de la cloison.

    – Tu peux repartir. Pas besoin de rester planté là, nous avons un invité de marque. Redouble d'effort dehors, et que personne n'entre dans l'établissement. C'est clair ?

    La voix était posée. Presque sereine. Seul un observateur très attentif ou quelqu'un branché sur la Force aurait pu déceler la légère tension qui durcissait les voyelles.

    Grezzk contourna son bureau avec ce qu'il espérait ressembler à de la décontraction, et désigna d'un geste large le fauteuil positionné en face de lui un siège de visiteur en métal brossé, moins confortable que le sien, mais c'était voulu.

    – Asseyez-vous, asseyez-vous.

    Il s'efforça de donner à sa voix ce ton de bonhomie professionnelle qu'il réservait aux interlocuteurs qu'il ne pouvait pas se permettre de contrarier. Il contourna une caisse de datapads empilés contre le mur et s'approcha d'un petit meuble bas encombré de bouteilles aux formes disparates sa collection personnelle, récupérée ici et là au fil des années, certaines légales, d'autres beaucoup moins.

    – Vous prendrez bien quelque chose ? dit-il sans vraiment attendre de réponse, les doigts déjà refermés sur le col d'une bouteille trapue au verre ambré. J'ai du vin de Correlia du vrai, pas la contrefaçon qu'ils servent au bar devant.

    Il prit le vin pour les deux, remplit deux verres épais d'une mesure généreuse, et en posa un sur le bord du bureau, côté visiteur, avant de revenir s'installer dans son fauteuil. Le cuir de plastacier grinça légèrement sous son poids. Il prit une gorgée lente, laissa l'alcool lui brûler agréablement la gorge, et reposa le verre avec soin.

    Voilà. C'était mieux comme ça. Un bureau entre eux, unn verre à la main et un semblant de normalité.

    Il croisa les doigts et toisa son visiteur avec ce regard qu'il cultivait depuis des années celui d'un homme qui en a vu d'autres, qui n'est pas impressionnable, qui traite ses affaires avec calme et méthode. Un regard qui demandait un effort considérable en ce moment précis.

    – Notre ami commun est surement celui qui vous envoie... Je ne vais pas faire semblant que les choses roulent comme sur des rails en ce moment, dit-il d'un ton qu'il voulait neutre, factuel, le genre de ton qu'on prend quand on veut qu'une mauvaise nouvelle semble moins mauvaise qu'elle ne l'est. Le Soleil Noir... vous connaissez le Soleil Noir, j'imagine.

    Il marqua une pause, comme si la question méritait réflexion.

    – Ces dernières semaines, ils ont décidé que mon expansion leur posait un problème. Trois de mes équipes interceptées sur leurs routes de collecte. Des marchandises confisquées. Des hommes à l'hôpital.

    Il fit un geste vague en direction des données holographiques qu'il venait d'éteindre, comme pour signifier que les chiffres étaient là, quelque part, et qu'ils ne racontaient pas une belle histoire.

    – Ce sont des gens qui n'apprécient pas qu'on réussisse sans leur permission. Vous voyez le genre.

    Il porta le verre à ses lèvres une nouvelle fois, plus brièvement cette fois.

    – Mais bon. On gère, ce sont les affaires.

    Il posa les deux paumes à plat sur le bureau, se pencha très légèrement en avant, et regarda le Miraluka avec ce qui se voulait être l'expression d'un homme entièrement disponible, entièrement à l'écoute, n'ayant rien de plus urgent à faire dans toute la galaxie que cette conversation précise.

    – Alors. Je vous écoute.

    Ce qui arriva ensuite, il ne l'anticipa pas.

    Les coups de blaster, nets, secs, en rafale rapide, dans ce registre caractéristique des armes lourdes antimatériel qui ne laissait aucun doute sur les intentions de ceux qui les manient. Trois détonations, puis deux autres, puis le silence d'une fraction de seconde avant que les cris ne commencent à l'extérieur.
    Grezzk fut debout avant même d'avoir décidé de se lever.

    Il écarta d'un geste brusque le store métallique et colla son front à la vitre blindée.

    Dans le couloir aérien du niveau inférieur, deux véhicules venaient de se stabiliser en position de débarquement rapide. Des LAAT/le reconvertis, des transports légers dont quelqu'un avait remplacé les couleurs d'origine par un noir profond sans marquage, les flancs renforcés par des plaques de blindage additionnelles boulonnées sans élégance mais avec efficacité. Des modèles qu'on ne trouvait pas sur le marché légal, le genre de matériel qu'un syndicat avec de vraies connexions pouvait se procurer, pas un gang de bas étage. Les rampes de débarquement s'abaissaient dans un sifflement hydraulique.

    Et ils sortaient. Une dizaine, peut-être plus, Grezzk n'avait pas le temps de compter. Des Nikto en premier, des Gamorreens armés de vibrohaches, deux Devaroniens avec des fusils à longue portée déjà en position, et au milieu d'eux, donnant des ordres en Huttese à voix haute, un Falleen grand et sec dont la peau avait pris cette teinte verdâtre caractéristique de la colère. Grezzk connaissait cette combinaison. Il la reconnaissait dans ses cauchemars.

    – Putain de...

    Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. La cloison vola de côté et son garde de faction fit irruption dans le bureau, le casque de travers, une brûlure de blaster fraîche sur l'épaulière droite de son armure.

    – Boss ! C'est le Soleil Noir ! Ils ont mis deux de nos gars au sol à l'entrée, ils sont en train d'enfoncer la porte blindée, on a peut-être deux minutes avant qu'ils soient à l'intérieur !

    La voix du garde grimpait dans les aigus malgré lui. Il avait posé une main sur l'encadrement de la cloison pour se stabiliser, les yeux allant du Rodien au Miraluka et retour, incapables de décider où se poser.

    Grezzk, lui, regardait le Miraluka.

    Il regardait le sabre laser accroché à sa ceinture.

    Il regardait cet être silencieux, immobile dans son fauteuil, que les coups de feu et les cris du dehors semblaient avoir aussi peu perturbé qu'une légère brise, et quelque chose dans le calcul mental du Rodien pivota brusquement vers une conclusion qu'il n'aurait pas envisagée trente secondes plus tôt.

    Il posa son verre sur le bureau avec un calme qui lui coûta un effort qu'il espérait ne pas laisser paraître.

    – Je crois... dit-il lentement, les yeux toujours fixés sur le Miraluka, ...que notre conversation va devoir attendre quelques minutes. J'aurais besoin de votre aide.

    Bas-fonds

  • Quand les dés sont jetés
    Zaden KryosZ Zaden Kryos

    Après plusieurs heures en hyperespace, Zaden fut sorti de ses pensées par le pilot de la navette.

    — Nous approchons de l’orbite de Corellia seigneur, dit-il à travers son casque de pilotage. Je vais suivre les coordonnées transmises plus tôt pour un amerrissage à Coronet City, arrivée d’ici dix minutes, conclu-t-il.

    A mesure que la navette transportant le Sith s’enfoncé dans l’atmosphère, l’environnement de Corellia se dessiner petit à petit. La modernisation des villes et les industries contraster fortement avec les zones vertes et boisé qui elle était toujours très présente contrairement à des mondes tel que Coruscant, Fondor ou autre…Corellia était unique, non seulement par sa position, qui lui permettait d’être un véritable carrefour pour toutes régions et puissances de la galaxie, mais aussi par sa direction. Bien que le monde soit un complexe industriel très important, son indépendance en faisait un terrain propice aux négociations, mais aussi aux criminels et tout autre activité illégale en tout genre, ce n’est donc pas étonnant que d’important groupes criminels y possédait leur propres « branches » si l’on peut appeler ça comme ça.

    Le noble Kuati Devron Krane avait donné rendez-vous à Zaden ainsi qu’au conseiller du clan bancaire Syn Deubré sur la planète, quand bien même les motifs de ce rendez-vous furent à l’origine du Sith.

    Au Nord-Est de Coronet City, se trouvait d’important complexe industriel, comprenant également des spatioport à étage multiple, la zone était assez peu fréquentée notamment depuis que l’un des principaux industriels du secteur avait dû faire une coupe budgétaire pour délocaliser son industrie depuis Corellia vers la Bordure Extérieur, par conséquent, la maintenance, la sécurité et les employés était partis, mais les structures, elles, étaient encore là. Cet endroit était devenu un vrai nid de vipère, rempli de truand en tout genre…mais ce qui en faisait un endroit idéal pour se rencontrer et discuter de sujet qu’il ne vaut mieux pas révéler à qui que ce soit…

    Le pilote de la navette entama l’amerrissage au niveau 14 du spatioport, la navette sentinelle rabâta ses ailes de navigations et entra doucement mais surement de le hangar alors grand ouvert. Les réacteurs bleus de la navette illuminé le hangar abandonné, réveillant quelques crapulles encore sous l’effet de drogue certainement obscur, ils s’enfuirent presque tous à la vue d’un vaisseau de ce type, nul doute que les seuls à posséder ce genre de navette aurait de quoi vous réduire au silence en quelques secondes.

    — Ouverture du sas seigneur, souhaitez-vous que l’on vous accompagne ? demanda le copilote, blaster de point à la ceinture.

    Le seigneur Sith se leva, et s’avanca vers le sas qui s’ouvrait lentement, il ressentait à travers la force mais aussi avec ses instincts d’Anzat peux de forme humaine ici, mais certaines lui étaient familière, il devait s’agir des deux autres protagnistes qu’il rencontrerai plus tard.

    — Ce n’est pas nécéssaire, restez-ici. Surveillez la navette et éliminer le moindre fauteur de trouble, ordanna séchement Zaden. Les deux pilotes acquiescèrent de toute manière ils ne pouvaient faire autre chose que cela…

    .........

    L'élévateur s'ouvrit dans un grincement rouillé sur le niveau 13, et le Sith s'engagea dans le couloir sans ralentir. L'endroit respirait la décrépitude. Les panneaux lumineux avaient rendu l'âme depuis longtemps, seuls quelques tubes fluorescents survivants clignotaient par intermittence, découpant le couloir en tranches d'ombre et de lumière blanche. Des câbles pendaient des plafonds comme des lianes mortes. Sur les murs, des graffitis en trois langues différentes se superposaient sans logique, traces accumulées de tous ceux qui avaient transité ici depuis que les industriels étaient partis et que les profiteurs de vide les avaient remplacés.

    Deux hommes étaient installés sur des caisses au croisement suivant, penchés l'un vers l'autre dans le cercle de lumière d'une lampe portable. Ils s'interrompirent à l'approche du Sith. Leurs yeux firent le tour du personnage, la cape, la silhouette, la façon dont il marchait sans regarder le sol, et tous deux décidèrent simultanément que cette conversation pouvait attendre.

    Plus loin, adossé contre une cloison, un humain en combinaison déchirée fixait le plafond avec l'expression heureuse et vide de quelqu'un qui avait trouvé sa paix dans un flacon. Il ne réagit pas au passage du Sith. L'Anzat qui sentait son appel primaire qui commençait à se manifester ne pris même pas la peine de s'en prendre à cette pauvre âme, elle était déjà perdu et nul doute que sa soupe aurait mauvais gout

    La cage d'élévateur suivante était à l'extrémité du couloir. Zaden l'appela, attendit, entra. Les portes se refermèrent dans un claquement métallique.
    Niveau 10.

    Il entendit les deux détonations avant que les portes ne s'ouvrent.

    Deux claquements secs, nets, caractéristiques des canons de droïdes B2. Pas de cri ce qui signifiait que la cible n'avait pas eu le temps d'en pousser un. Sa main se referma sur le sabre à sa ceinture, pas encore dégainé, juste présent, comme un réflexe conditionné. Les portes s'écartèrent.

    Le couloir du niveau 10 était plus large que les autres, vestige d'une époque où des marchandises volumineuses transitaient ici. La lumière y était meilleure, trois lampes portables disposées en triangle autour d'une intersection, comme si quelqu'un avait pris soin d'installer un périmètre. Au sol, à trois mètres devant lui, un homme était étendu sur le dos, les bras en croix, un trou propre dans la poitrine. Son expression était celle de la surprise totale.
    Devant lui, deux droïdes B2 tournèrent leurs senseurs optiques vers Zaden avec ce mouvement caractéristique, lent et mécanique, qui donnait toujours l'impression qu'ils évaluaient une menace potentielle. Leurs canons redescendirent légèrement.

    Derrière eux, Syn Deubré rangea son datapad.

    Le Muun était comme toujours était grand, mince jusqu'à l'étrangeté, la peau d'un jaune pâle tirant sur l'ivoire sous la lumière artificielle. Il portait une tunique sombre à col haut, sobre et coûteuse à la fois, et son regard calculateur fit le tour de l'Anzat avec cette habitude propre aux banquiers de tout chiffrer avant même de saluer.

    — Seigneur Sith, dit-il avec une inclinaison de tête précisément dosée. Ni trop profonde ni trop légère.

    — Deubré.

    Zaden laissa son regard descendre un instant vers le corps, puis remonter vers le conseiller.

    — Un importun ?

    — Un individu qui confondait péage et opportunité, répondit le Muun avec le détachement de quelqu'un qui commente la météo. Mes droïdes ont clarifié la situation.

    — Efficacement.

    Il n'y avait aucun commentaire dans le ton. Juste un constat. Le Seigneur Sith fit un geste vers la porte à leur gauche.

    — Allons-y.

    Corellia

  • L'Exil des Sith
    Zaden KryosZ Zaden Kryos

    Les directions ayant été donné quelques heures plus tôt chacun sur Ossus savait ce qu’il devait faire. Le seigneur Sith avait réquisitionné les deux navettes de transports, respectivement une sentinelle et un lambda.

    Une serait affecté à Finall avec un pilote afin que ce dernier puisse se rendre sur Coruscant…tandis que la sentinelle resterait aux mains de l’Anzat accompagné de deux pilotes ainsi que d’un mécanicien en direction de Correlia.

    Quelques jours auparavant lors d’une discussion holographique entre Zaden, Devron et Syn Deubré, il avait été convenu que les trois se retrouverais sur Corellia, la planète étant considère indépendant de toute influence, que ce soit républicaine, impériale ou séparatiste.

    C’était l’idée de Devron de se retrouver là-bas, tandis que le Muun, Syn Deubré aurait aimé éviter cette réunion, mais comme il le savait, il valait mieux éviter de contrarier un Sith…

    Toujours est-il le seigneur Sith s’était préparé après avoir longuement médité dans ses quartiers qu’il avait pris à bord du Gladius, qui soit dit-en passant était toujours en réparation. Son armure était dissimulée sous sa cape noir, sa capuche rabattu en arrière. A sa ceinture pendait un sabre laser, celui de l’apprentie qu’il avait tué lors de son arrivé sur Ossus, bien que ce sabre ne lui fût pas adapté, l’Anzath avait prévu de le garder en attendant de s’en refaire un nouveau, un qui serait à lui…avant de sortir de ces quartiers il régla son masque respiratoire une dernière fois.

    Le Sith était prêt à prendre la route de Corellia…

    Ossus

  • L'Exil des Sith
    Zaden KryosZ Zaden Kryos

    Plusieurs jours s’étaient écoulé depuis que les deux Sith accompagné des soldats avait rejoint le Gladius. La totalité des effectifs de l’ancien Ordre Noir était regroupé au même endroit.

    Ces quelques jours avaient suffi pour que la majorité des rescapés rassemblent leur résilience, pense leur blessure et se mettent au travail pour l’avenir.

    En ce sens, plusieurs modules portables de campagne furent installés à l’extérieur du Croiseur, comprenant une messe, un quartier de dortoir, mais surtout des barricades. Un véritable petit fort de fortune fut construit autour de l’imposante rampe du vaisseau spatial, plusieurs patrouilles se donner le relais afin de monter la garde, et déjà des groupes de volontaires fut mirent en place afin de partir aux alentours à la recherche de provisions fraîches.

    L’ingénieur trouver par Finall, fut vite mis en relation avec l’équipe de maintenance du vaisseau, ainsi avec les quelques outils et pièces de rechanges à porter de main, ils commencèrent des travaux de réparations sur les réacteurs du Gladius.

    Le quartier général quant à lui resté sur le pont de commandement du croiseur et c’est au crépuscule de cette journée, que le capitaine Owell, l’apprenti Finall et le Seigneur Zaden se réunirent afin de débriefer de la situation. Le pont était complétement vide, n’ayant en lui que trois êtres vivants, ceux précédemment mentionné, l’Anzat se tenait derrière la baie, donnant une vue sur l’immense plaine devant lui et en contre-bas l’activité des hommes qui lui étaient resté fidèle ou plutôt fidèle à l’idéologie Sith.

    Le Miraluka était à quelques mètres derrière, compliqué à lire son expression mais visiblement en pleine médiation et visualisions de force certainement, ce dernier avait parcouru beaucoup de chemin et sa puissance dans le côté obscure de la force était plus que jamais renforcé !

    Zaden se retourna, faisant désormais face à son apprenti et au capitaine Owell.

    Vinsoth est désormais bien derrière-nous. Il est désormais temps de se préparer à notre futur, Ossus, cette planète était autrefois un sanctuaire important de l’Ordre Jedi. Aujourd’hui ce n’est plus qu’une planète abandonnée de plus dans la Galaxie.

    Le Seigneur descendit les quatre marches du pont supérieur et s’avança vers la console centrale du pont. Appuyant sur quelque bouton à droite et gauche de la console, la grande « table » laissa alors apparaître un hologramme impressionnant d’Ossus dans sa totalité.

    Voici notre nouveau foyer, c’est ici que nous nous rebâtirons. A partir d’aujourd’hui l’Ordre Noir n’existe plus, et l’Ordre Sith également, nous ne gagnerons rien à faire preuve de fierté et en arborant nos vrais couleurs, car à la moindre occasion présente une flotte séparatiste ou Mandalorienne pourrait nous tomber dessus et en finir une bonne fois pour toute.

    Le Miraluka, semblait à l’écoute mais ne laissait transparaitre aucune émotion, tandis que la capitaine Owell, lui, était plus agité. Il se permit même d’intervenir et émettre un commentaire.

    Seigneur, que voulez-vous dire ? qu’allons-nous faire ? allons-nous simplement abandonné nos traditions juste pour survivre ? Visiblement c’était l’égo du militaire qui parlait et non sa raison

    L’Anzat ne répondit pas directement, au lieu de cela il prit à sa ceinture, une clé de donné qu’il inséra dans une fente créer pour cet effet sur la console. Environ dix secondes plus tard des données apparurent sur l’hologramme. Il s’agissait des différents sites que l’ancienne apprentie Twil’ek avait découvert.

    Il ne s’agit pas d’abandonner nos traditions Owell, mais simplement de patienter. Patienter et de devenir plus fort. Regarder, voilà les différents endroits que Nyx’ara avait découvert, principalement des anciens sites Jedi. Je suis persuadé que bon nombre de savoir y réside, certains nous seront utiles et d’autres…tel que des reliques peut utile à notre cause…aurait certainement de la valeur pour certaines personnes fortunées.

    Les deux hommes autour de lui commençait à comprendre les plans de Zaden.

    Nous devons impérativement sécuriser des fonds, ce qui nous permettra d’obtenir du matériel adéquate, avec ce matériel nous pourrons alors commencer à occuper pleinement cette planète et profiter de ses ressources aussi bien naturelles que celle liés à la Force.

    Le Sith fait un tour de table, son masque respiratoire continuant d’émettre se léger grisaillement à chaque respiration.

    Voilà le déroulement de ce que j’entrevois…

    Zaden expliqua en détails, le plan qu’il avait mis au point pour les jours à venir, ainsi les trois hommes dans cette salle, serait chacun à la tête d’un pilier d’une importance capitale.

    Finall partira sur Coruscant pour prendre contact avec le Grezzk qui jusqu’à lors fournissait une partie confortable de revenue à l’Ordre Noir. Il devra s’assurer de sa loyauté et superviser les opérations, plus important il fallait faire en sorte que les fonds augmentent.

    Owell quand à lui supervisera les réparations du Gladius ainsi que l'organisation des troupes restantes.

    Zaden quant à lui se rendra sur Correlia, il devrait y voir Devron ainsi que Syn Deubré du clan bancaire

    Ainsi l’Exil des Sith touchait à sa fin, l’avenir les attendait désormais.

    Ossus

  • La où tout commença
    Zaden KryosZ Zaden Kryos

    Le regard de Zaden dériva un instant vers l'homme assis sur sa caisse.
    Un ingénieur naval qui était resté quatorze ans sur Ossus... pas une menace.
    Juste un homme cassé par le temps, et suffisamment lucide pour avoir survécu malgré tout.
    C'était déjà quelque chose.

    Bien.

    Il s'approcha d'Anton Drevik sans précipitation, les mains dans le dos, le toisant quelques secondes en silence.

    Vous venez avec nous, Drevik. Vous travaillerez. Si vous êtes aussi utile que vous semblez le croire, vous n'aurez rien à craindre.

    Il ne lui laissa pas le temps de répondre. Ce n'était pas une question.

    Un signe bref à Finall, et Zaden se remit en marche vers la navette d'un pas égal, laissant les hommes s'organiser dans son sillage.

    HRP : Suite dans l'Exil des Sith

    Ossus

  • La Régente, le Sénateur et le Seigneur de Guerre
    Zaden KryosZ Zaden Kryos

    Les portes massives de la salle du conseil s'ouvrirent dans un grincement solennel, révélant une vaste pièce circulaire dont le dôme de verre translucide laissait filtrer la lumière déclinante de Kuat. Quinze sièges disposés en arc de cercle faisaient face à un trône surélevé, symbole du pouvoir de la Maison Kuat. Mais ce trône était vide depuis la mort de Victoria, et Elisabeth, en tant que régente, devait se contenter d'un siège légèrement moins imposant sur le côté.

    Les membres du conseil étaient déjà présents, certains debout, d'autres affalés dans leurs fauteuils avec une nonchalance calculée. L'atmosphère était électrique, chargée de tension et de ressentiment. Dès qu'Elisabeth franchit le seuil, tous les regards convergèrent vers elle, puis, avec une fascination mêlée d'horreur, vers la silhouette imposante d'Hivernus dans son armure de combat.

    Le Baron Thul fut le premier à réagir, comme elle s'y attendait. L'homme se leva brusquement de son siège, son visage rubicond trahissant une colère à peine contenue. Il était corpulent, vêtu d'une tenue traditionnelle kuatie ornée de trop de décorations, comme s'il cherchait à compenser par l'ostentation ce qui lui manquait en influence réelle.

    — C'est une outrage ! tonna-t-il, sa voix résonnant sous le dôme. Vous osez vous présenter devant ce conseil avec... avec des mercenaires étrangers à vos côtés ? Vous osez nous convoquer de force, nous traiter comme des prisonniers dans notre propre palais ?

    Elisabeth ne répondit pas immédiatement. Elle traversa lentement la salle, ses pas résonnant sur le sol de marbre poli, laissant le silence s'installer et peser sur l'assemblée. C'était une technique que sa mère lui avait enseignée, ne jamais répondre dans la précipitation, laisser l'adversaire s'épuiser dans sa propre fureur.

    Elle s'installa finalement dans son siège, croisant élégamment les jambes, son regard balayant l'assemblée avec une autorité tranquille. Hivernus se plaça légèrement en retrait, sa présence silencieuse mais imposante rappelant à tous la nouvelle réalité du pouvoir sur Kuat.

    — Baron Thul, commença-t-elle d'une voix glaciale, je comprends votre... émoi. Mais avant de hurler à l'outrage, peut-être devriez-vous écouter ce que j'ai à vous dire. Vous tous, d'ailleurs.

    Elle fit un geste, et Veren Shale, son secrétaire, s'avança pour distribuer des datapads à chaque membre du conseil. Sur les écrans s'affichaient des rapports détaillés, des interceptations de communications, des images holographiques de l'attaque sur l'Anneau.

    — Voici la réalité à laquelle nous sommes confrontés, poursuivit Elisabeth. L'Oiseau de Feu, une organisation criminelle composée de nostalgiques impériaux, a infiltré nos forces de sécurité. Leurs agents ont orchestré les troubles sur l'Anneau, armé les rebelles, et planifient de transformer Kuat en base d'opérations pour leurs futures actions terroristes dans toute la galaxie.

    La Comtesse Ardana, une femme élégante aux cheveux gris argenté, leva les yeux de son datapad, son expression sceptique.

    — Et c'est pour cela que vous faites venir des troupes étrangères ? Pour combattre une menace hypothétique ? Régente, avec tout le respect que je vous dois, cela ressemble fort à une manœuvre politique pour asseoir votre propre autorité.

    Elisabeth s'était préparée à cette objection. Elle se pencha légèrement en avant, ses yeux bleus fixant intensément la Comtesse.

    — Hypothétique ? Il y a trois heures, nos propres forces de sécurité ont ouvert le feu sur des civils dans le secteur 7-Delta de l'Anneau. Des officiers que nous pensions loyaux se sont révélés être des agents de l'Oiseau de Feu. En ce moment même, quarante pour cent de nos effectifs sont confinés en attendant des interrogatoires parce que nous ne pouvons plus faire confiance à notre propre appareil sécuritaire. Vous appelez cela hypothétique, Comtesse ?

    Un murmure parcourut l'assemblée. Plusieurs membres du conseil échangèrent des regards inquiets. Elisabeth vit avec satisfaction que ses paroles faisaient mouche.

    Devron Krane, un homme dans la cinquantaine au regard intelligent, prit la parole d'une voix posée

    — La régente a raison. J'ai moi-même reçu des rapports troublants de mes propres sources. Des armes sophistiquées apparaissent dans les mains des rebelles, des armes que de simples ouvriers ne pourraient jamais se procurer. Quelqu'un les finance, les équipe, les organise.

    — Précisément, acquiesça Elisabeth. Et pendant que nous débattons des protocoles et des convenances, cette organisation resserre son emprise sur notre système. Le Seigneur Hivernus...

    Elle fit un geste vers le Chiss.

    — ...a déjà perdu des hommes en combattant l'Oiseau de Feu. Il possède des renseignements, des preuves concrètes que je vous ai transmises. Il a offert son assistance, et j'ai accepté parce que contrairement à certains d'entre vous, je place la survie de Kuat au-dessus de ma fierté personnelle.

    Le Baron Thul frappa du poing sur l'accoudoir de son fauteuil.

    — Belle rhétorique ! Mais cela ne change rien au fait que vous avez violé tous les protocoles ! Un couvre-feu décrété sans l'accord du conseil ! Des troupes étrangères dans notre palais ! C'est de la tyrannie déguisée !

    Elisabeth se leva brusquement, sa patience enfin épuisée. Sa voix, lorsqu'elle reprit la parole, était chargée d'une autorité qui ne souffrait aucune contestation.

    — De la tyrannie ? Vous voulez parler de tyrannie, Baron ? Alors parlons-en. Parlons de votre opposition systématique à toute réforme, même les plus sensées. Parlons de vos alliances douteuses avec des factions qui profitent du chaos actuel. Parlons de votre refus obstiné de voir la réalité en face parce que vous êtes trop occupé à jouer vos petits jeux politiques !

    Le Baron pâlit, mais Elisabeth ne lui laissa pas le temps de répondre.

    — Ce conseil va voter maintenant sur trois mesures : premièrement, la validation rétroactive du couvre-feu et des mesures d'urgence que j'ai décrétées. Deuxièmement, l'autorisation officielle pour les forces du Seigneurat de Bajic d'opérer sur notre territoire sous supervision kuatie stricte. Troisièmement, l'octroi de pouvoirs élargis à la régence pour la durée de cette crise.

    Un silence stupéfait accueillit ses paroles. C'était un coup de force en bonne et due forme, et tout le monde dans la salle le savait.

    Lord Syndaris, un homme prudent qui avait passé sa vie à éviter de prendre position, leva une main tremblante.

    — Régente... ces mesures sont sans précédent. Vous nous demandez essentiellement de vous accorder un pouvoir quasi-absolu...

    — Je vous demande de faire votre devoir, coupa Elisabeth. Je vous demande de placer Kuat au-dessus de vos intérêts personnels. Et je vous rappelle que si vous refusez, si vous bloquez ces mesures par pur entêtement, vous serez tenus pour responsables lorsque l'Oiseau de Feu frappera à nouveau. Lorsque nos chantiers navals tomberont entre leurs mains. Lorsque notre indépendance sera perdue à jamais.

    Lady Vesta se leva, son timing parfait comme toujours.

    — Je vote en faveur des trois mesures. La régente a raison. C'est le moment d'agir, pas de tergiverser.

    — Je seconde, ajouta immédiatement Devron Krane.

    L'un après l'autre, les membres du conseil se prononcèrent. Certains avec enthousiasme, d'autres avec réticence, mais le poids de la situation et la présence silencieuse mais menaçante d'Hivernus faisaient pencher la balance. Dame Mirell vota en faveur, comme prévu. Lord Varen et Lady Shiva suivirent, convaincus par les arguments de Lady Vesta.

    Lorsque vint le tour du Baron Thul, l'homme était cramoisit de rage. Il regarda autour de lui, cherchant du soutien, mais même ses alliés habituels détournaient les yeux.

    — Je... je vote contre, cracha-t-il finalement. Et que l'histoire se souvienne de ce jour comme celui où Kuat a vendu son âme !

    La Comtesse Ardana hésita longuement, ses doigts pianotant nerveusement sur son datapad. Finalement, avec un soupir résigné, elle murmura

    — En faveur. Mais que cela soit clair : cette coopération doit être temporaire et strictement encadrée.

    Au final, le décompte fut de onze voix pour, quatre contre. Une victoire écrasante pour Elisabeth, bien au-delà de ce qu'elle avait espéré.
    Elle se rassit lentement, s'autorisant un bref moment de soulagement avant de reprendre son masque d'autorité implacable.

    — Bien. Le conseil a parlé. Les mesures sont approuvées. Commandant Korran, veuillez faire consigner ce vote dans les archives officielles.

    Elle se tourna vers l'assemblée, son regard balayant chaque visage.

    — Mesdames et Messieurs du conseil, je sais que cette décision a été difficile pour beaucoup d'entre vous. Mais je vous promets que lorsque cette crise sera résolue, lorsque l'Oiseau de Feu sera écrasé et que Kuat sera à nouveau en sécurité, vous comprendrez pourquoi ces sacrifices étaient nécessaires.

    Elle se tourna vers Hivernus, son expression redevenant plus formelle.

    — Seigneur Hivernus, vous avez entendu le vote du conseil. Vous avez officiellement l'autorisation d'opérer sur Kuat. Mais je vous en prie, souvenez-vous de ce que je vous ai dit, cette coopération doit être perçue comme une alliance entre égaux, pas comme une occupation. Mes compatriotes sont fiers, et leur fierté blessée pourrait se transformer en ressentiment si vos troupes se montrent trop... présentes.

    Kuat

  • L'Exil des Sith
    Zaden KryosZ Zaden Kryos

    L’Anzat était parvenue à retourner là ou la navette lambda l’avait déposé plus tôt. Il n’y avait que le pilote qui attendait à l’arrière de la soute au-dessus de la rampe, il profitait de l’air frais et d’une pause bien méritée après tous les récents événements.

    A la vue du Sith, l’homme remis son casque descendit de la rampe d’embarquement pour saluer l’Anzat.

    Excellence, dit-il simplement en s’inclinant légèrement en gage de respect.

    Zaden passa un coup d’œil aux alentour, le pilote était seul, aucune autre trace de vie. Il en conclu donc que Finall était toujours vers le camp de l’ancienne apprentie Twil’Ek, puis un bruit assourdissant se fit entendre, le Sith leva ses yeux vers le ciel et vit le Gladius descendre en atmosphère, sa première pensée fut une attaque mais non cela était trop peu probable après une observation de quelques secondes supplémentaires, il comprit qu’il s’agissait là d’une manœuvre sous contrôle quand bien même il aurait souhaité en être informer plus tôt. Le pilote lui semblait assez sous le choc ne réalisant pas complétement la situation.

    Excellence, souhaitez-vous que je rentre en contact avec le Gladius ? demanda-t-il

    Oui, demandez-leur d’expliquer la situation…et qu’elle soit convaincante ! répondit Zaden

    Le pilote s’exécuta retournant au poste de pilotage et établissant la communication avec le Gladius.

    Pendant ce temps le Sith resta dehors pris le sabre laser de Nyx’ara qu’il avait garder à sa ceinture et l’alluma. La lame rose jaillit dans l’air, reflétant sur la tenue noire de Zaden ainsi que son armure. Il fit quelque mouvement en l’air avec son poignée, le sabre n’était pas adapté pour lui, certainement due à la différence de morphologie, mais il lui serait utile, temporairement…

    Alors que le pilote avait fini sa communication et rejoignait Zaden dehors, une navette sentinelle était en descente s’apprêtant à les rejoindre. Le pilote coura à hauteur du Sith pour lui faire son rapport et l’informer de ce qui se passer.

    Le Seigneur Sith semblait satisfait, il aimait que le monde fasse preuve d’initiative, bien sûr respecter la chaîne de commandement est important mais faire preuve d’initiative peut souvent faire avancer les choses bien plus vite que d’origine.

    Une fois la navette au sol, la vingtaine de soldat sorti mené par un sergent qui vint saluer le Seigneur Sith puis suivant une courte discussion il fut choisi de rejoindre là où Finall s’était rendue. Une fois les retrouvailles faites, ils pourraient revenir aux navettes et partir en direction du Gladius…

    Ossus

  • L'Exil des Sith
    Zaden KryosZ Zaden Kryos

    Cela faisait déjà environ 3 heures que le Seigneur Sith, son apprenti ainsi qu’un détachement de quelques soldats étaient parti sur la surface d’Ossus. Les ordres de l’adepte du côté obscur avaient été clair, et Owell s’occupait depuis lors aux déploiements de la majeure partie des forces restantes quand bien cela ne serait pas chose simple.

    Monsieur, avec uniquement une navette lambda et une navette sentinelle, débarqué nos effectifs sur la surface serait bien trop long… l’officier de pont paraissant sans espoir continua, mais surtout nous manquerions de carburant.

    En effet, les dégâts causés aux Gladius l’avait tant endommagé qu’afin de la garder en vol, il fallait lui réattribuer environ deux-cents pour cent de sa consommation habituelle en carburant, ceux qui n’en laissait aucun pour les navettes annexes. La capitaine par intérim, semblait pensif, sa main sur son menton, il contemplait Ossus depuis le pont de commandement. La planète était si calme, ce qui était contrastant par rapport à l’état dans lequel se trouvait le croiseur de classe Centurion. Mais la remarque de l’homme quelque instant auparavant vint l’arracher à ses pensées.

    Effectivement, l’option ne serait pas envisageable. Préparer tout de même un aller avec la navette sentinelle, envoyer un nouveau détachement d’une vingtaine d’homme. Les Sith en aurait bien besoin à mon avis…

    Il s’avança vers la table de commandement, ici était holographié une carte d’Ossus, en particulier l’hémisphère Nord – Est de la planète, là où il se trouvait. A ses côtés se trouver toujours l’officier qui au fond de lui savait qu’Owell n’avait pas fini ses directives.

    Lancez une analyse de la zone, il faut trouver un endroit assez plat à l’abri de fissure géologique et éviter les zones de frictions de plaques tectoniques.

    L’officier semblait comprendre ce dont il s’agissait sans même qu’Owell ne l’explique directement.

    Capitaine, vous souhaitez amerrir le vaisseau ?! C’est trop dangereux, si nos réacteurs nous lâchent une fois à l’atterrissage nous serions bloqués sur cette planète !

    Alors que souhaitez-vous faire ? Attendre sagement que nous soyons à court de carburant ? Ou peut-être à court de provision aussi ? Nous ne pouvons rester dans l’espace c’est impossible. Nous devons nous poser et faute de station spatiale…nous allons devoir trouver notre propre chemin.

    D’autre opérateur sur le pont avait entendu la conversation et l’idée les terrifier, mais tous savaient et même l’officier auprès d’Owell, que ce dernier avait raison. Rester les bras croisés en orbite ne ferait que ralentir un sort irrévocable, ils devaient reprendre en main leur destin.

    C’est ainsi que chacun sur le pont s’afféra à leur tâche respective, une équipe spéciale composé de trois hommes fut charger de localiser une zone pouvant potentiellement accueillir le Gladius.

    Au bout d’environ quarante minutes, une zone semblait plutôt idéale, il s’agissait d’une grande plaine, bordé par des montagnes hautes sur l’Est et par un lac, ou plutôt une mer intérieure au Sud. La plaine semblait s’étendre sur plus ou moins une centaine de kilomètre carré, de quoi facilement y déposer le croiseur. Lorsque que le capitaine à qui incombait le commandement du vaisseau fut mis au courant, il lui fallut moins d’une demi-minute de réflexion pour donner son accord et procéder à la manœuvre.

    Entre temps, la dernière navette sentinelle parti, avec à bord un détachement d’homme, à vrai dire il était important de fournir ces hommes à Zaden et son apprenti Finall, car leur zone d’atterrissage plusieurs heures auparavant se trouvé à bonne cinquantaine de kilomètres de là ou le Gladius irait se poser. Bien sûr rien d’insurmontable pour un Sith d’autant plus pour deux mais…une planète pour ainsi dire inconnu tel qu’Ossus, méritait bien une précaution supplémentaire.

    Après avoir passé une dizaine de minutes à faire calculer les ordinateurs centraux du vaisseau, la procédure de descente de l’orbite fut enclenchée. Le vaisseau n’était pas du tout stable, portant bien en lui et sur lui les traces récentes de la bataille contre les Mandaloriens.

    La totalité de l’équipage sur le pont, crû que leur heure était finalement arrivée lors de la descente, mais finalement non, le Gladius s’avéra solide tenant le choc du mieux qu’il pouvait. A ce moment il est fort probable que l’équipage à bord ne le considéra plus comme un vaisseau mais comme un membre de leur famille, comme une entité qui s’assurerait de leur protection.

    Le croiseurs atterrissant dans un fracas monstre, réveilla sans aucun doute, tout forme vivante dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres.

    Ils y étaient parvenus, les rescapés de l’Ordre Noir allait pour la première fois bientôt remettre le pied à terre depuis Vinsoth.

    Ossus

  • La où tout commença
    Zaden KryosZ Zaden Kryos

    Cela devait bien faire au moins quatorze ans désormais, peut-être même plus. La notion de temps était devenue floue sur Ossus, surtout lorsqu'on y était exilé seul avec pour seule compagnie son propre esprit. De quoi perdre la tête pour certains, de quoi renforcer leur résilience pour d'autres. Mais ce n'était plus le cas d'Anton depuis longtemps. Le vieux Fondorien n'avait plus de résilience, juste une lassitude profonde et résignée. Son seul souhait désormais était de vivre jusqu'à ce que son destin, ou la Force comme certains aimaient à le dire, lui montre qu'il était temps de partir définitivement.

    En tout cas, une chose était sûre ce matin-là. En se réveillant dans sa grotte, il avait remarqué plusieurs nuées d'oiseaux venus en direction de sa cache, fuyant quelque chose plus au sud. D'habitude, il savait que la tribu voisine des Ysanna ne s'attaquait jamais à cette race d'oiseaux qu'ils considéraient comme sacrée. Encore une de leurs drôles de croyances envers des animaux parfaitement comestibles, se disait-il souvent avec amertume.

    Puis, en sortant de sa cache pour comprendre ce qui perturbait ainsi la faune locale, il l'aperçut dans le ciel. Il en avait presque oublié à quoi cela ressemblait après toutes ces années. Ce mélange de duracier gris, ces rayons bleus s'échappant des moteurs, cette silhouette caractéristique. Une navette stellaire, de classe Lambda si sa mémoire ne le trompait pas, bien que sa vue se soit considérablement dégradée avec le temps.

    On dirait que mon séjour sur cette fichue planète va bientôt toucher à sa fin, marmonna-t-il dans sa barbe blanche et hirsute qui autrefois était marron et bien taillée, du temps où il était encore ingénieur respecté aux chantiers navals de Fondor.

    Ni une ni deux, il prépara son baluchon avec les quelques possessions qui lui restaient. Une pierre à la forme artistique qu'il avait trouvée près d'une ancienne ruine Jedi, quelques briques de feuilles émettant cette odeur fraîche qui rappelait la viande crue et qui servaient de monnaie d'échange occasionnelle avec les Ysanna. Puis, surtout, il attacha à sa ceinture un petit blaster, un modèle DL-18 presque inoffensif dans lequel il ne restait qu'une seule cellule énergétique. Il s'était fait la promesse de ne jamais l'utiliser, sauf si l'occasion de quitter définitivement cette planète maudite se présentait enfin.

    Avec un peu de chance, nous pourrions retourner sur Fondor, Anton, se dit-il à voix haute, incapable de savoir si c'était un symptôme de schizophrénie naissante ou simplement les effets normaux pour quelqu'un qui venait de passer presque un quart de sa vie isolé et seul, parlant aux arbres et aux pierres faute de mieux.

    Le Fondorien traça sa route à travers la forêt dense en direction de ce qu'il imaginait être le point d'atterrissage du vaisseau, guidé par la fumée lointaine qu'il avait aperçue. Ses jambes n'étaient plus ce qu'elles étaient, ses genoux craquaient à chaque pas, mais l'espoir retrouvé lui donnait une énergie qu'il croyait perdue depuis des années.

    Mais il n'était pas dupe pour autant. Il fallait être prudent, extrêmement prudent même. Peut-être que ces nouveaux arrivants ne seraient pas des enfants de cœur et n'auraient aucune envie de ramener un vieil homme inutile avec eux. Ou pire encore, peut-être profiteraient-ils de l'occasion pour l'éliminer, un témoin gênant de moins dans cette galaxie impitoyable.

    Anton progressa pendant plusieurs heures à travers la végétation qu'il connaissait intimement après tant d'années. Il évita soigneusement les territoires de chasse des Ysanna, contourna les zones où rôdaient les vornskrs et autres prédateurs locaux, suivit les sentiers discrets que lui seul semblait connaître. Le soleil déclinait déjà quand il entendit enfin des voix au loin. Des voix humaines, parlant en Basic standard, pas le dialecte corrompu des Ysanna.

    Il ralentit considérablement son allure en s'approchant avec toute la prudence dont il était capable. À travers les feuillages denses, il aperçut une clairière où s'élevait un campement temporaire. Des tentes militaires, du matériel organisé, des soldats en armes qui patrouillaient le périmètre. Et au centre, un jeune homme qui semblait commander l'ensemble.

    Anton s'accroupit derrière un tronc massif, observant la scène avec attention. Les soldats portaient des armures qu'il ne reconnaissait pas immédiatement, pas de l'équipement républicain standard en tout cas. Leur organisation était militaire mais pas tout à fait réglementaire. Des mercenaires peut-être? Des dissidents? Impossible à dire de cette distance.

    Il tendit l'oreille, captant des bribes de conversations entre deux soldats qui passaient non loin de sa cachette.

    Le Gladius est dans un sale état d'après ce que j'ai entendu, disait l'un d'eux avec inquiétude. Owell a dit qu'ils avaient perdu plus de soixante-dix pour cent de leur puissance de feu. Les propulseurs subluminiques sont foutus.

    Ouais, et on est coincés sur cette planète pourrie en attendant les réparations, répondit l'autre avec amertume. Au moins, on n'a pas fini comme les pauvres types du Night. Eux, ils sont probablement tous morts au-dessus de Vinsoth.

    Le Gladius. Vinsoth. Des noms qui ne disaient rien à Anton mais qui confirmaient une chose essentielle : ces gens avaient des vaisseaux, des vaisseaux endommagés certes, mais des vaisseaux quand même. Et un vaisseau endommagé, ça se réparait. Surtout quand on avait été l'un des meilleurs ingénieurs navals de Fondor avant que tout parte en vrille.

    Il prit une grande inspiration, sachant que le moment de vérité était arrivé. Rester caché ne servirait à rien, ils finiraient par le découvrir tôt ou tard avec leurs patrouilles. Autant se montrer de son propre chef en position de force, ou du moins ce qui pouvait y ressembler pour un vieil homme décharné.
    Anton sortit lentement de sa cachette en levant les mains bien haut pour montrer qu'il n'était pas armé, enfin pas visiblement. Il s'avança vers l'orée de la clairière d'un pas qu'il voulait assuré malgré ses jambes tremblantes. Presque immédiatement, trois soldats le repérèrent et levèrent leurs armes dans sa direction.

    Contact! Vieil homme non identifié à dix heures!

    Halte! Identifiez-vous immédiatement!

    Anton s'arrêta et s'assit tranquillement sur une pierre couverte de mousse à la lisière de la clairière, affichant un calme qu'il était loin de ressentir réellement. Les soldats convergèrent vers lui, armes pointées, visiblement nerveux. Il ne bougea pas, ne parla pas, se contentant de les observer avec un détachement presque amusé.

    Le jeune commandant, celui qu'il avait repéré plus tôt, s'approcha lentement la main posée sur son sabre laser. Un Jedi? Non, quelque chose de différent dans sa démarche, dans son aura. Quelque chose de plus sombre.

    Attendez, ordonna le jeune homme à ses troupes.

    Il s'avança jusqu'à quelques mètres d'Anton et s'arrêta en l'observant avec méfiance. Décline ton identité, vieil homme.

    Anton prit son temps avant de répondre, jaugeant soigneusement son interlocuteur. Mon nom est Anton Drevik, ancien ingénieur naval des chantiers de Fondor. Enfin, ancien dans tous les sens du terme maintenant.

    Avant même que Finall ne dise quelquechose le vieux anticipa.

    Ce que je fais ici vous vous demandez? répondit Anton avec un rire sec et sans joie. Je survis, tout simplement. Cela fait quatorze ans que je suis échoué sur cette planète maudite après que mon vaisseau s'est écrasé dans la forêt au nord d'ici.

    Un des soldats ricana. Quatorze ans? Et vous avez survécu tout seul pendant tout ce temps?

    J'ai appris à éviter les Ysanna, à chasser les petites proies, à reconnaître les plantes comestibles, répondit Anton calmement. On s'adapte ou on meurt. C'est aussi simple que ça comme à la guerre finalement vous devez être familier non ?

    Un autre soldat, plus jeune et visiblement nerveux, intervint brusquement. Seigneur Finall, on devrait l'éliminer. C'est peut-être un espion, ou pire. On ne peut pas prendre de risques.

    Anton sentit son cœur s'accélérer mais força son visage à rester impassible. C'était maintenant ou jamais.

    M'éliminer serait une erreur stratégique considérable, dit-il avec une assurance qu'il ne ressentait qu'à moitié. J'ai entendu vos hommes parler du Gladius en orbite. Un croiseur de classe Centurion si je ne m'abuse, vu la description des dégâts. Propulseurs subluminiques hors service, soixante-dix pour cent de puissance de feu perdue, probablement des problèmes structurels sur la coque arrière.

    Le silence tomba sur le groupe. Le jeune commandant, Finall apparemment, fronça les sourcils.

    J'ai passé vingt ans de ma vie à construire et réparer des vaisseaux de guerre aux chantiers navals de Fondor, continua Anton en plantant son regard dans celui du jeune homme. Croiseurs, frégates, destroyers, j'ai travaillé sur tous les modèles. Un Centurion, je pourrais vous le réparer les yeux fermés si vous avez les pièces et les outils nécessaires.

    Il marqua une pause calculée avant d'ajouter.

    Mon équipage m'a abandonné ici quand notre vaisseau s'est écrasé. Ils ont pris la seule navette de sauvetage fonctionnelle et m'ont laissé pour mort dans les décombres. J'ai survécu par miracle, mais je suis coincé ici depuis. Alors croyez-moi, si vous me donnez une chance de quitter cette planète et de remettre les mains sur des systèmes navals, je serais le meilleur allié que vous pourriez trouver sur ce monde oublié.

    Les soldats échangèrent des regards incertains. L'un d'eux, un sergent aux traits durs, se tourna vers Finall. Que faisons-nous, Monsieur? On ne peut pas vraiment vérifier son histoire, et le Seigneur Zaden n'est pas là pour décider.

    Anton retint son souffle, sachant que les prochaines secondes détermineraient s'il vivrait ou mourrait, s'il quitterait enfin Ossus ou y resterait pour toujours.

    Ossus

  • Comptes du Nouvel Ordre Sith
    Zaden KryosZ Zaden Kryos
    ORDRE SITH
    SOLDE TOTAL DES FONDS
    2 843 550 CRÉDITS GALACTIQUES
    HISTORIQUE DES TRANSACTIONS
    +Reprise des Possessions Krath+44 000 08/04/2025
    +Mensualité "Avril"+200 000 14/04/2025
    −Aide Financière (Finall)−150 28/04/2025
    +Mensualité "Mai"+200 000 23/05/2025
    +Mensualité "Juin"+200 000 12/06/2025
    +Mensualité "Juillet"+200 000 01/07/2025
    −Achat vibro-épée−300 12/07/2025
    +Mensualité "Août"+200 000 01/08/2025
    +Mensualité "Septembre"+200 000 01/09/2025
    +Mensualité "Octobre"+200 000 07/10/2025
    +Mensualité "Novembre"+200 000 14/11/2025
    +Mensualité "Décembre"+200 000 14/12/2025
    +Mensualité "Janvier"+200 000 01/01/2026
    +Mensualité "Février"+200 000 01/02/2026
    +Mensualité "Mars"+200 000 01/03/2026
    +Mensualité "Avril"+200 000 01/04/2026
    +Mensualité "Mai"+200 000 11/05/2026
    POSSESSIONS
    ◆ Croiseur de classe Centurion (Gladius)
    PLANÈTES SOUS INFLUENCE
    Ossus
    Bordure Extérieure — Secteur Auril
    Sous influence
    Comptes des Camps

  • L'Exil des Sith
    Zaden KryosZ Zaden Kryos

    Les traces menaient vers le nord-est à travers une forêt qui n'avait pas vu d'élagage depuis le cataclysme. Zaden suivait avec la patience d'un prédateur né, ses instincts d'Anzat lui permettant de lire le sang comme d'autres lisaient les cartes stellaires. Frais, humanoïde, beaucoup trop abondant pour une simple blessure.

    Le paysage changeait tandis qu'il s'enfonçait plus profondément. Les arbres devenaient titanesques, leurs racines formant des cathédrales naturelles. Des ruines pointaient entre les troncs, colonnes brisées et arches effondrées témoignant de l'ancienne grandeur Jedi. Il ralentit en approchant d'une zone où la Force vibrait différemment, portant l'écho de présences sensitives mais primitives. L'Anzat se fondit dans les ombres en masquant sa présence.
    Des humanoïdes vêtus d'habits plus primitif qu'accessoriel et portant des armes rudimentaires se déplaçaient entre les arbres. Il les suivit jusqu'à un camp où des huttes primitives entouraient un feu central. Une trentaine d'individus formant une tribu complète. Et là, dans une cage de branches, recroquevillée et blessée, se tenait Nyx'ara.

    Zaden étudia la situation. Un vieux chef respecté mais affaibli, et surtout un jeune guerrier musclé portant une lame de duracier qui contestait visiblement l'autorité de l'ancien. Les tensions étaient palpables, une fracture exploitable. La nuit tomba et quatre sentinelles prirent position. Zaden attendit puis se déplaça comme l'ombre qu'il était. La première sentinelle ne l'entendit jamais venir. Sa main se plaqua sur la bouche du guerrier tandis que sa volonté écrasait toute résistance. Il traîna le corps paralysé dans la forêt et l'appendice émergea, organe pâle terminé par une ouverture bordée de dents chitineuses.

    Le guerrier tenta de hurler mais la Force le maintenait muet. L'appendice frappa en s'enfonçant dans sa narine, serpentant jusqu'au cerveau. La soupe coula, extraction de l'essence vitale elle-même. Zaden ferma les yeux en laissant les souvenirs affluer. La structure de la tribu se révéla, le vieux chef Torun et son fils Kael qui contestait son autorité, les Ysanna descendants de Jedi ayant survécu au cataclysme. Ils craignaient les ténèbres et comptaient sacrifier Nyx'ara à l'aube.

    Après trois minutes, l'appendice se retira. Le guerrier s'effondra, mort sans marque visible. Zaden continua méthodiquement, éliminant deux autres sentinelles. Vers minuit, il se glissa dans la hutte de Kael et tendit sa volonté dans la Force pour influencer l'esprit endormi.

    Le vieux est faible, l'étrangère doit mourir maintenant, les Anciens t'ont choisi. Les suggestions s'enracinèrent profondément.

    L'aube arriva et vint la découverte. Les sentinelles avaient disparu. Kael émergea avec un regard brûlant.

    Père, les Anciens m'ont parlé! L'étrangère a tué nos sentinelles! Nous devons agir!

    Torun secoua la tête. Elle est enfermée, comment aurait-elle pu?

    Les ténèbres ne connaissent pas de barrières, répliqua Kael en dégainant sa lame de cortosis-duracier.

    Il marcha vers la cage, prêt à frapper. Zaden bondit. Il traversa la clairière, son sabre s'allumant dans un sifflement écarlate. Il atterrit entre Kael et la cage en parant le coup dans une gerbe d'étincelles. Le camp se figea.

    Kael chargea avec un cri de guerre. Sa lame de cortosis siffla vers Zaden qui pivota en évitant les coups avec une économie de mouvement calculée. Le jeune guerrier se battait avec férocité instinctive mais Zaden avait étudié la guerre pendant des décennies. La lame de cortosis résistait au sabre laser, Kael enchaînant les attaques, mais l'Anzat passa soudainement à l'offensive. Trois coups rapides et le sabre trancha l'épaule de Kael. Quinze secondes plus tard, la lame vola dans les airs.

    Kael tomba à genoux, désarmé. Zaden éteignit son sabre en effleurant l'esprit du guerrier avec la Force. Du potentiel, beaucoup de potentiel. Brut et indiscipliné mais réel. Cet homme pourrait manier le côté obscur avec une formation appropriée.

    Tu as du talent, guerrier, dit Zaden. Du vrai talent gaspillé ici. Il se tourna vers Torun. Libérez la Twi'lek maintenant.

    Le vieux chef fit signe à deux guerriers d'obéir. Nyx'ara sortit péniblement de la cage. Nous nous reverrons, dit Zaden à Kael. Et tu comprendras ce que signifie vraiment le pouvoir.

    Ils s'éloignèrent dans la forêt. La marche commença en silence, Nyx'ara boitant lourdement.

    Après dix minutes, elle parla. Merci, Seigneur, je pensais que personne ne viendrait.

    Tu es un atout, répondit Zaden. Les atouts ne s'abandonnent pas.

    J'ai appris des choses sur eux pendant ma captivité, dit-elle. Ils sont descendants de Jedi échoués après le cataclysme. Ils ont tout perdu sauf des fragments de légendes. Torun m'a interrogée et a senti le côté obscur en moi. Ils comptaient me sacrifier pour purifier la planète.

    Elle continua son récit.

    Il y a un temple principal à cinquante kilomètres au nord qu'ils appellent le Cœur des Anciens. Même eux n'y vont jamais car ils disent qu'il est hanté par quelque chose qu'ils nomment le Grand Ancien. Ils ont aussi des caches où ils entreposent des objets récupérés dans les ruines, holocrons endommagés, cristaux de sabre laser, fragments de technologies. J'en connais deux emplacements, l'un près d'une cascade à l'est, l'autre dans des grottes à l'ouest.

    Zaden cataloguait mentalement chaque information. Bon travail, pensa-t-il.

    Ils marchèrent encore vingt minutes. Nyx'ara trébucha et tomba à genoux.

    Désolée, mes jambes ne me portent plus. Elle s'adossa contre un arbre. Seigneur, puis-je vous poser une question? Pourquoi avoir choisi Ossus?

    Parce qu'Ossus n'est pas simplement une planète oubliée, répondit Zaden. C'est un symbole, un lieu imprégné de Force après des siècles d'enseignement Jedi. Les Jedi l'ont abandonné. Nous allons le reprendre, le corrompre, le transformer en bastion de pouvoir.

    Elle se releva. Je peux continuer.

    Cinq minutes plus tard, Zaden parla.

    Tu as bien travaillé, Nyx'ara. Malgré ta capture, tu as obtenu des informations précieuses.
    Elle sourit faiblement.

    Mais il y a un problème, continua-t-il.

    Elle se figea. Un problème, Seigneur?

    Tu es blessée, affaiblie. Tu ralentis notre progression. Et tu as été capturée trop facilement par des primitifs. Cela soulève des questions sur ta compétence.

    Seigneur, je vous en prie, balbutia-t-elle. Ils étaient nombreux...

    Les excuses ne m'intéressent pas, coupa Zaden. Seuls les résultats comptent. Et tu as échoué.

    La peur monta en elle. Seigneur, donnez-moi une autre chance...

    Tu m'as déjà donné tout ce que tu savais, dit-il froidement. Je n'ai plus besoin de toi.

    Quelque chose se brisa en elle. Sa main se tendit dans la Force en arrachant le sabre de la ceinture de Zaden. L'arme s'alluma dans un sifflement écarlate.

    Je ne mourrai pas comme ça, cria-t-elle.

    Elle chargea. Zaden pivota en esquivant et sa main se leva. Un mur de Force la frappa en pleine poitrine. Nyx'ara s'écrasa contre un arbre avec un craquement sinistre. Elle se releva en crachant du sang, attaquant avec furie désespérée. Mais Zaden esquivait facilement sans même sortir d'arme.
    Après trente secondes, elle s'effondra à genoux. Le sabre glissa de ses doigts. Zaden s'approcha et tendit la main. Le corps de Nyx'ara se souleva dans les airs, maintenu par la Force.

    L'appendice émergea.

    Non, s'il vous plaît, supplia-t-elle.

    L'appendice frappa en s'enfonçant dans sa narine. Elle convulsa, yeux écarquillés d'horreur. L'extraction commença.

    Zaden ferma les yeux en laissant la soupe couler. Les souvenirs de Nyx'ara affluèrent, son enfance sur Ryloth, son entraînement Sith, ses missions, ses peurs, ses espoirs. Tout ce qu'elle avait été, condensé et absorbé.

    Trois minutes plus tard, l'appendice se retira. Le corps tomba mollement au sol, yeux vitreux fixant le vide. Morte, vidée de son essence.

    Zaden récupéra son sabre et reprit sa marche. Derrière lui, le corps de Nyx'ara restait immobile dans la forêt sombre, bientôt nourriture pour les charognards.

    L'Anzat avançait, son esprit focalisé sur la suite. Le temple du nord avec son Grand Ancien. Les caches des Ysanna. Kael et son potentiel non exploité. Tant de possibilités.

    Ossus regorgeait de secrets. Et Zaden comptait bien tous les arracher.

    Un cadavre de plus ne changeait rien. Les Sith avaient toujours prospéré sur les ossements des faibles.

    Et Zaden venait à peine de commencer à bâtir.

    Ossus

  • Casier de Zaden Kryos
    Zaden KryosZ Zaden Kryos
    HOLOTERMINAL
    ZADEN KRYOS
    ACCÈS NIVEAU IV
    ID-77-SITH
    IDENTIFICATION
    Zaden Kryos
    Zaden à son arrivée sur Ossus
    NOM / ALIAS
    Zaden Kryos
    RANG
    Seigneur Sith
    AFFILIATION
    Ordre Noir
    ESPÈCE / ORIGINE
    Anzati / Anzat
    STATUT
    ● Vivant
    ◆
    DONNÉES
    NIVEAU DE PUISSANCE
    I
    II
    III
    IV
    V
    🔒 VERROUILLÉ — NIVEAU III
    FORMES DE COMBAT
    ▸ Forme IX ~ Shien
    ▸ Forme II ~ Makashi
    ◆
    INVENTAIRE
    VAISSEAU
    — aucun —
    ARMES
    — aucune —
    REGISTRE DES CRÉDITS
    SOLDE ACTUEL
    17 950 cr
    DESCRIPTION
    MONTANT
    Économies — Secteur Tingel (Prime début de jeu)
    +500 cr
    Achat unité R2-X4 — station Oublon
    -500 cr
    Prime de Noël 2024
    +1 000 cr
    Transport vers Munilist
    -50 cr
    Prime de Noël 2025
    +1 000 cr
    Mission : Chassez le naturel, il revient au galop
    +16 000 cr
    SYSTÈME EN LIGNE
    HOLOTERMINAL v4.7
    ORDRE NOIR // CONFIDENTIEL
    Casiers
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