Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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La où tout commença

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  • Finall Kel'qsoF Hors-ligne
    Finall Kel'qsoF Hors-ligne
    Finall Kel'qso
    a écrit sur dernière édition par
    #1

    La navette vibre. Les moteurs rugissent alors qu’on perce l’atmosphère d’Ossus. Par le hublot, je sens la planète se rapprocher : forêts denses, ruines anciennes gorgé de Force, vestiges d’une grandeur oubliée. Je m’assois, dos contre la cloison. La douleur pulse toujours. Moins vive qu’avant, mais constante. Les soins à bord de l’Évasion Fiscale ont aidé.

    Autour de moi, les survivants. Fantassins épuisés. Acolytes silencieux. Tous marqués par Vinsoth. Par le Nebula. Par les défaites accumuler. Je ferme les yeux. La Force me montre leurs esprits : fatigue, détermination et leur Haine. Ils ont perdu leur foyer. Leur fierté. Mais ils tiennent encore.

    La navette tremble. Des turbulences atmosphériques. Je rouvre les yeux. Mon maître se tient debout près du cockpit, impassible. Il observe Ossus à travers le pare-brise. Son flux dans la Force est dense, contrôlé, résolu.

    Je l’écoute attentivement. Ses discours me font comprendre ses pensées, ses objectifs de grandeur pour l’Ordre.

    La navette descend. Les forêts défilent sous nous, épaisses, anciennes. Puis les ruines apparaissent. Des structures massives. Des colonnes brisées. Des murs écroulés recouverts de végétation. Des vestiges d’un temple. Jedi, probablement. Abandonné depuis des siècles. Mais encore debout. Encore utilisable.

    La Force pulse ici. Ancienne. Lourde. Puissante. Juste… endormie.

    La navette se pose dans une clairière près des ruines. Les moteurs grondent une dernière fois avant de s’éteindre. La rampe s’abaisse dans un sifflement hydraulique.

    L’air d’Ossus me frappe. Chaud. Humide, Différent de Vinsoth ou de Nar Shaada.

    Lourd, L’odeur de la végétation, de la terre, de la pierre ancienne. Je descends. Mes bottes touchent le sol. Solide. Stable. Autour de moi, les autres débarquent. Armes en main. Regards méfiants. Ils scrutent les ruines, la forêt, les ombres.

    Seul mon maître se tient confiant, droit, comme s’il n’était pas totalement perdu dans cet environnement.
    Je tends la Force. Présences organiques. Nombreuses. Juste la faune et la flore local. Rien d’hostile pour l’instant.

    Le seigneur le sent aussi. Son regard balaie la lisière de la forêt.

    Reste en alerte, ordonne-t-il. Finall, avec moi. Le reste de l'escouade, formez un périmètre défensif autour de la navette.

    On marche. Vingt minutes. Forêt dense. Silence oppressant. Puis on débouche dans une clairière dominée par les restes d’une structure massive. Colonnes brisées. Toit effondré. Dalles de pierre couvertes de mousse. Une fontaine asséchée au centre.

    Un lieu commun, un point de rendez-vous sûrement. Mais personne....un silence plane.

    Zaden s’arrête net. Lève le poing. L’escouade se fige. Puis on voit des traces.
    Sillons profonds dans la terre. Empreintes de bottes désordonnées. Éclaboussures de sang sur les pierres.
    Un soldat s’approche d’une colonne renversée.

    Seigneur… un sabre laser.

    Zaden se fige. S’approche. Prend l’arme.

    Le silence pèse.

    Zaden observe les traînées de sang. Elles mènent vers la forêt.
    Il se tourne vers moi.

    Changement de plan Apprenti. Prends l'escouade et rendez-vous aux coordonnées que Nyx'ara a transmises. Son camp de fortune, à treize kilomètres à l'est d'ici. Assurez-vous qu'il est sécurisé. Établissez un périmètre défensif et attendez l'arrivée des autres navettes. Si vous trouvez des indices sur ce qui s'est passé, documentez tout.

    Il marque une pause.

    Et si vous croisez quelque chose d'hostile, éliminez-le sans hésitation.

    Je hoche la tête.

    Oui, Maître.

    Il se tourne déjà, regard fixé sur les traînées de sang. Il part en chasse.

    « Nyx’ara donc… » me dis-je « une autre Apprentie ? »

    Je le regarde s’éloigner. Sa silhouette disparaît entre les arbres.
    Je me retourne vers l’escouade. Dix regards sur moi.
    Ils attendent mes ordres.

    On bouge. Direction est. Treize kilomètres. Formation serrée. Vigilance maximale. Tout ce qui bouge et qui n’est pas humanoïde, vous tirez.

    Ils acquiescent.
    On part.

    La forêt d’Ossus est dense. Oppressante. Les arbres montent haut, épais, leurs branches s’entrelacent. La lumière filtre à peine. L’air est chaud, humide, lourd. Chaque pas s’enfonce dans la mousse, les racines, les feuilles mortes.

    Je tends la Force. Présences organiques partout. Oiseaux. Insectes. Petits animaux locaux. Mais il y a quelque chose dans l’air. Une tension. Comme si la forêt nous observait.

    Après quatre kilomètres de marche, lorsque la nuit a totalement enveloppé la planète, quelque chose change.

    Je lève le poing.
    L’escouade se fige.

    Je tends plus profondément dans la Force.
    Présences. Nombreuses. Mouvantes. Prédatrices.
    Quelque chose de rapide. De dangereux.

    Et elles se rapprochent.

    Contact potentiel. Positions défensives. Formez un cercle. Soyez prêts à tirer.

    Les soldats se déploient. Dos les uns aux autres. Armes pointées vers l’extérieur.

    Je reste au centre, main sur mon sabre.
    J’attends.

    Le premier grondement vient de la gauche.
    Sourd. Guttural. Animal.
    Puis un autre. À droite.
    Ils nous encerclent.

    Je tends la Force. Ils sont peut-être quatre, cinq, une meute entière.

    Préparez-vous.

    Les soldats serrent leurs prises.
    Puis ils surgissent.
    Des bêtes jaillissent des fourrés. Quatre pattes. Pelage sombre. Museaux allongés. Crocs exposés. Queues épaisses qui fouettent l’air.

    Des Vornskr.

    Le premier bondit sur un soldat. Trop rapide. Il le percute, crocs cherchant la gorge. Le soldat hurle, se protège avec son bras par réflexe. La bête plante ses canines sur son avant-bras.

    Je réagis rapidement.
    Mon sabre s’allume. La lame rouge sombre qui pulse.
    Je charge. Transperce la bête au flanc. La lame mord. Elle hurle, lâche prise, saute plus loin.

    L’acolyte le bras en sang, se met à tirer sur celle-ci avant de l’abattre.
    Deux autres vornskrs chargent simultanément.

    L’escouade tire. Salves coordonnées. Le premier vornskr s’effondre en pleine course, criblé. Le second esquive, bondit.
    Je projette la Force. La bête toujours en vol, percute un arbre. Craquement. Elle ne bouge plus.
    D’autres vornskrs surgissent des flancs. Ils foncent droit sur un des fantassins.

    Le cercle réagit. Tirs groupés. Le vornskr s’écroulent avant même de le toucher. L’autre claque de sa queue un soldat avant qu’une autre rafale ne le cloue au sol.

    Soignez les blessées ! Vérifier vos armes !

    L’escouade s’affaire. Je balaye les environs. Mise à part d’autres signe de vie, aucun danger imminent autour de nous.

    On bouge rapidement !

    Les onze kilomètres restants se passent tranquillement à part quelque bête ici et là mais sans danger réelle. Mais la tension ne retombe pas. La forêt est hostile. Vivante et Dangereuse. Après quatre heures de marche, on débouche dans une clairière.

    Une zone dégage, on y remarque une tente, des affaires éparpillées.
    Sûrement le camp de Nyx’ara.

    Petit. Fonctionnel.
    Une tente. Un foyer éteint. Des caisses d’équipement. Des outils. Intact.
    Mais des signes de vie récente. Le foyer encore tiède. Des traces de pas. Des affaires éparpillées.

    Fouillez la zone et nettoyer le périmètre ! Sa sera notre base temporaire !

    Je m’approche de la tente. Peut-être qu’il y’aura quelque chose d’intéressant.
    À l’intérieur, le minimum pour survivre, un sac de couchage, des vivres et un datapad.

    « Elle a sûrement écrit des rapport »

    Je m’approche de celui-ci.

                                                            — DATAPAD — NYX’ARA —
    

    Ossus — Notes de mission

    Jour 4
    Pénétration dans les niveaux inférieurs de la bibliothèque. Les couloirs sont étroits, les pièges nombreux. L’endroit n’a pas été touché depuis des millénaires, ça se sent. L’air est lourd.

    Jour 12
    J’ai trouvé la chambre des archives. Les sceaux sont anciens, la puissance qui en émane est… troublante. J’ai transmis un rapport au Seigneur et j’attends ses directives pour procéder à l’extraction.

    Jour 19
    Toujours aucune nouvelle. Je cartographie ce que je peux. Il y a du potentiel ici, beaucoup de potentiel. Des salles encore scellées, quelque artefacts visibles mais je préfère attendre avant de les extraire.

    Jour 23
    Le Seigneur Zaden a établi le contact. Vinsoth est tombé. Je n’ai pas su quoi répondre dans un premier temps. L’académie, nôtre planète…tout est perdu. Il arrive avec ce qui reste de nos forces. Ma mission change. Je dois préparer leur arrivée, recenser les ressources, anticiper les dangers. Être prête à les accueillir.
    Je ne sais pas trop ce que ça implique pour la suite. Mais les ordres sont clairs.

    Jour 24
    Point de rendez-vous établis. J’attends leur arrivée avec impatience.

    « Intéressant, Maître l’aurait ordonné de venir explorer ces ruines et préparer notre arrivée en amont. Hmmmh depuis le début il aurait prévu qu’on vienne ici alors »

    Seigneur Sith, appelle un fantassin. .

    Me sortant de mes pensées je sors à l’extérieure pour voir le grabuge extérieur
    À l’orée de la clairière, assis tranquillement sur une pierre moussue, un vieil homme.

    Il ne bouge pas. Ne parle pas. Nous observe.

    On le tient en joue et il ne réagit pas comme si sa lui importait peu.

    Comme s’il nous attendait.
    Je tends la Force. Son flux est… étrange. Calme. Profond.
    Pas hostile. Pas amical. Juste…présent.

    Attendez.

    Je m’avance. Lentement. Main sur mon sabre laser.
    Le vieil homme ne réagit pas. Se contente de nous observer.
    Je m’arrête à quelques mètres.

    Décline ton identité vielle homme.

    http://star-wars-rpg.fr/post/203355

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    • Zaden KryosZ Hors-ligne
      Zaden KryosZ Hors-ligne
      Zaden Kryos
      a écrit sur dernière édition par
      #2

      Cela devait bien faire au moins quatorze ans désormais, peut-être même plus. La notion de temps était devenue floue sur Ossus, surtout lorsqu'on y était exilé seul avec pour seule compagnie son propre esprit. De quoi perdre la tête pour certains, de quoi renforcer leur résilience pour d'autres. Mais ce n'était plus le cas d'Anton depuis longtemps. Le vieux Fondorien n'avait plus de résilience, juste une lassitude profonde et résignée. Son seul souhait désormais était de vivre jusqu'à ce que son destin, ou la Force comme certains aimaient à le dire, lui montre qu'il était temps de partir définitivement.

      En tout cas, une chose était sûre ce matin-là. En se réveillant dans sa grotte, il avait remarqué plusieurs nuées d'oiseaux venus en direction de sa cache, fuyant quelque chose plus au sud. D'habitude, il savait que la tribu voisine des Ysanna ne s'attaquait jamais à cette race d'oiseaux qu'ils considéraient comme sacrée. Encore une de leurs drôles de croyances envers des animaux parfaitement comestibles, se disait-il souvent avec amertume.

      Puis, en sortant de sa cache pour comprendre ce qui perturbait ainsi la faune locale, il l'aperçut dans le ciel. Il en avait presque oublié à quoi cela ressemblait après toutes ces années. Ce mélange de duracier gris, ces rayons bleus s'échappant des moteurs, cette silhouette caractéristique. Une navette stellaire, de classe Lambda si sa mémoire ne le trompait pas, bien que sa vue se soit considérablement dégradée avec le temps.

      On dirait que mon séjour sur cette fichue planète va bientôt toucher à sa fin, marmonna-t-il dans sa barbe blanche et hirsute qui autrefois était marron et bien taillée, du temps où il était encore ingénieur respecté aux chantiers navals de Fondor.

      Ni une ni deux, il prépara son baluchon avec les quelques possessions qui lui restaient. Une pierre à la forme artistique qu'il avait trouvée près d'une ancienne ruine Jedi, quelques briques de feuilles émettant cette odeur fraîche qui rappelait la viande crue et qui servaient de monnaie d'échange occasionnelle avec les Ysanna. Puis, surtout, il attacha à sa ceinture un petit blaster, un modèle DL-18 presque inoffensif dans lequel il ne restait qu'une seule cellule énergétique. Il s'était fait la promesse de ne jamais l'utiliser, sauf si l'occasion de quitter définitivement cette planète maudite se présentait enfin.

      Avec un peu de chance, nous pourrions retourner sur Fondor, Anton, se dit-il à voix haute, incapable de savoir si c'était un symptôme de schizophrénie naissante ou simplement les effets normaux pour quelqu'un qui venait de passer presque un quart de sa vie isolé et seul, parlant aux arbres et aux pierres faute de mieux.

      Le Fondorien traça sa route à travers la forêt dense en direction de ce qu'il imaginait être le point d'atterrissage du vaisseau, guidé par la fumée lointaine qu'il avait aperçue. Ses jambes n'étaient plus ce qu'elles étaient, ses genoux craquaient à chaque pas, mais l'espoir retrouvé lui donnait une énergie qu'il croyait perdue depuis des années.

      Mais il n'était pas dupe pour autant. Il fallait être prudent, extrêmement prudent même. Peut-être que ces nouveaux arrivants ne seraient pas des enfants de cœur et n'auraient aucune envie de ramener un vieil homme inutile avec eux. Ou pire encore, peut-être profiteraient-ils de l'occasion pour l'éliminer, un témoin gênant de moins dans cette galaxie impitoyable.

      Anton progressa pendant plusieurs heures à travers la végétation qu'il connaissait intimement après tant d'années. Il évita soigneusement les territoires de chasse des Ysanna, contourna les zones où rôdaient les vornskrs et autres prédateurs locaux, suivit les sentiers discrets que lui seul semblait connaître. Le soleil déclinait déjà quand il entendit enfin des voix au loin. Des voix humaines, parlant en Basic standard, pas le dialecte corrompu des Ysanna.

      Il ralentit considérablement son allure en s'approchant avec toute la prudence dont il était capable. À travers les feuillages denses, il aperçut une clairière où s'élevait un campement temporaire. Des tentes militaires, du matériel organisé, des soldats en armes qui patrouillaient le périmètre. Et au centre, un jeune homme qui semblait commander l'ensemble.

      Anton s'accroupit derrière un tronc massif, observant la scène avec attention. Les soldats portaient des armures qu'il ne reconnaissait pas immédiatement, pas de l'équipement républicain standard en tout cas. Leur organisation était militaire mais pas tout à fait réglementaire. Des mercenaires peut-être? Des dissidents? Impossible à dire de cette distance.

      Il tendit l'oreille, captant des bribes de conversations entre deux soldats qui passaient non loin de sa cachette.

      Le Gladius est dans un sale état d'après ce que j'ai entendu, disait l'un d'eux avec inquiétude. Owell a dit qu'ils avaient perdu plus de soixante-dix pour cent de leur puissance de feu. Les propulseurs subluminiques sont foutus.

      Ouais, et on est coincés sur cette planète pourrie en attendant les réparations, répondit l'autre avec amertume. Au moins, on n'a pas fini comme les pauvres types du Night. Eux, ils sont probablement tous morts au-dessus de Vinsoth.

      Le Gladius. Vinsoth. Des noms qui ne disaient rien à Anton mais qui confirmaient une chose essentielle : ces gens avaient des vaisseaux, des vaisseaux endommagés certes, mais des vaisseaux quand même. Et un vaisseau endommagé, ça se réparait. Surtout quand on avait été l'un des meilleurs ingénieurs navals de Fondor avant que tout parte en vrille.

      Il prit une grande inspiration, sachant que le moment de vérité était arrivé. Rester caché ne servirait à rien, ils finiraient par le découvrir tôt ou tard avec leurs patrouilles. Autant se montrer de son propre chef en position de force, ou du moins ce qui pouvait y ressembler pour un vieil homme décharné.
      Anton sortit lentement de sa cachette en levant les mains bien haut pour montrer qu'il n'était pas armé, enfin pas visiblement. Il s'avança vers l'orée de la clairière d'un pas qu'il voulait assuré malgré ses jambes tremblantes. Presque immédiatement, trois soldats le repérèrent et levèrent leurs armes dans sa direction.

      Contact! Vieil homme non identifié à dix heures!

      Halte! Identifiez-vous immédiatement!

      Anton s'arrêta et s'assit tranquillement sur une pierre couverte de mousse à la lisière de la clairière, affichant un calme qu'il était loin de ressentir réellement. Les soldats convergèrent vers lui, armes pointées, visiblement nerveux. Il ne bougea pas, ne parla pas, se contentant de les observer avec un détachement presque amusé.

      Le jeune commandant, celui qu'il avait repéré plus tôt, s'approcha lentement la main posée sur son sabre laser. Un Jedi? Non, quelque chose de différent dans sa démarche, dans son aura. Quelque chose de plus sombre.

      Attendez, ordonna le jeune homme à ses troupes.

      Il s'avança jusqu'à quelques mètres d'Anton et s'arrêta en l'observant avec méfiance. Décline ton identité, vieil homme.

      Anton prit son temps avant de répondre, jaugeant soigneusement son interlocuteur. Mon nom est Anton Drevik, ancien ingénieur naval des chantiers de Fondor. Enfin, ancien dans tous les sens du terme maintenant.

      Avant même que Finall ne dise quelquechose le vieux anticipa.

      Ce que je fais ici vous vous demandez? répondit Anton avec un rire sec et sans joie. Je survis, tout simplement. Cela fait quatorze ans que je suis échoué sur cette planète maudite après que mon vaisseau s'est écrasé dans la forêt au nord d'ici.

      Un des soldats ricana. Quatorze ans? Et vous avez survécu tout seul pendant tout ce temps?

      J'ai appris à éviter les Ysanna, à chasser les petites proies, à reconnaître les plantes comestibles, répondit Anton calmement. On s'adapte ou on meurt. C'est aussi simple que ça comme à la guerre finalement vous devez être familier non ?

      Un autre soldat, plus jeune et visiblement nerveux, intervint brusquement. Seigneur Finall, on devrait l'éliminer. C'est peut-être un espion, ou pire. On ne peut pas prendre de risques.

      Anton sentit son cœur s'accélérer mais força son visage à rester impassible. C'était maintenant ou jamais.

      M'éliminer serait une erreur stratégique considérable, dit-il avec une assurance qu'il ne ressentait qu'à moitié. J'ai entendu vos hommes parler du Gladius en orbite. Un croiseur de classe Centurion si je ne m'abuse, vu la description des dégâts. Propulseurs subluminiques hors service, soixante-dix pour cent de puissance de feu perdue, probablement des problèmes structurels sur la coque arrière.

      Le silence tomba sur le groupe. Le jeune commandant, Finall apparemment, fronça les sourcils.

      J'ai passé vingt ans de ma vie à construire et réparer des vaisseaux de guerre aux chantiers navals de Fondor, continua Anton en plantant son regard dans celui du jeune homme. Croiseurs, frégates, destroyers, j'ai travaillé sur tous les modèles. Un Centurion, je pourrais vous le réparer les yeux fermés si vous avez les pièces et les outils nécessaires.

      Il marqua une pause calculée avant d'ajouter.

      Mon équipage m'a abandonné ici quand notre vaisseau s'est écrasé. Ils ont pris la seule navette de sauvetage fonctionnelle et m'ont laissé pour mort dans les décombres. J'ai survécu par miracle, mais je suis coincé ici depuis. Alors croyez-moi, si vous me donnez une chance de quitter cette planète et de remettre les mains sur des systèmes navals, je serais le meilleur allié que vous pourriez trouver sur ce monde oublié.

      Les soldats échangèrent des regards incertains. L'un d'eux, un sergent aux traits durs, se tourna vers Finall. Que faisons-nous, Monsieur? On ne peut pas vraiment vérifier son histoire, et le Seigneur Zaden n'est pas là pour décider.

      Anton retint son souffle, sachant que les prochaines secondes détermineraient s'il vivrait ou mourrait, s'il quitterait enfin Ossus ou y resterait pour toujours.

      ZADEN KRYOS · NIVEAU III

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      • Finall Kel'qsoF Hors-ligne
        Finall Kel'qsoF Hors-ligne
        Finall Kel'qso
        a écrit sur dernière édition par
        #3

        Je ne répondis pas immédiatement.
        J’observe le vieux Fondorien sans un mot, les bras croisés, le regard fixe. Quelque chose dans cette apparition me dérange.

        Comment un ingénieur naval qui a travaillé pendant vingt ans sur les chantiers de Fondor, a pu ce retrouvé coincé ici seul sur une planète en Bordure Extérieure depuis quatorze ans et qui par lui même a réussi à survivre jusqu’ici.

        Trop de coïncidences.

        Je laisse la Force l’effleurer. Pas un assaut, juste une lecture de son esprit. Je cherche quelque chose de précis — une faille, une tension, le frémissement caractéristique du mensonge chez quelqu’un qui se prépare à frapper ou à trahir. Je laisse mes sens s’étendre vers le vieil homme, patient.
        Ce que je perçus est… brouillon. Une fatigue profonde, presque écrasante. Une solitude ancrée depuis des années. Et quelque chose d’autre, une flamme minuscule, fragile sûrement de l’espoir. Sincère et désespéré à la fois.

        Pas un espion. Pas un combattant.
        Juste un homme à bout mentalement.

        Je fis signe aux soldats de baisser leurs armes d’un geste lent, presque nonchalant.

        Le sergent aux traits durs hésita une fraction de seconde avant d’obéir.

        Propulseurs subluminiques….

        Repris-je en croisant les bras.

        Vous avez entendu deux soldats échanger des bribes d’une conversation et vous avez déjà un diagnostic. C’est soit de l’expérience, soit de la chance.

        Je m’avançai d’un pas, scrutant Anton avec une attention froide.

        J’espère pour vous que c’est de l’expérience.

        Seigneur Finall…

        Le soldat qui avait parlé d’éliminer le vieux voulut intervenir à nouveau. Je le stop sans même le regarder.

        Taisez-vous.

        Je revins sur l’ancien ingénieur, laissant le silence travailler un moment.

        Mon maître prendra la décision finale en ce qui vous concerne, c’est entendu. Mais d’ici là… vous restez avec nous ce soir. Vous serez mis sous surveillance. Et au moindre comportement douteux je laisserai mes hommes s’occuper de vous.

        Je fis un pas de côté, indiquant le camp d’un geste minimal.

        Ne me donnez aucune raison de regretter ça, Drevik.

        En repartant vers le camp, je m’approche d’un des haut gradés.

        Fouillez-le, lui et ses affaires. Qu’il n’y ait rien de dangereux

        Les heures qui suivirent s’écoulèrent dans une tension sourde. Le camp s’organisa, les hommes prirent leurs postes, le foyer fut rallumé. Le vieux Fondorien resta assis sur sa caisse, fouillé, désarmé, surveillé. Il n’opposa aucune résistance.

        Le soleil avait considérablement décliné sur Ossus lorsque le bruit des répulseurs vint briser le calme relatif du camp. La navette se posa à quelques centaines de mètres de la clairière, soulevant feuilles et poussière dans un grondement sourd. Une vingtaine de soldats en descendirent, encadrés par un sergent, avant que le groupe ne se mette en marche en direction du campement.

        Le temps avait passé depuis l’arrivée de Finall. Le camp portait désormais les signes d’une installation qui commence à prendre forme. Les affaires de Nyx’ara avaient été fouillées et intégrées au matériel déchargé. Un périmètre tenait aux lisières de la clairière. Le foyer brûlait doucement, une odeur de rations chaudes flottant dans l’air humide. Les soldats s’étaient approprié l’espace, comme des hommes qui savent qu’ils ne repartent pas de sitôt.

        Dans un coin du camp, assis sur une caisse sous l’œil d’un garde, Anton Drevik attendait. Fouillé, désarmé, mais nourri. Il observait l’agitation du camp avec ce regard tranquille et usé de quelqu’un qui a appris depuis longtemps à ne plus rien espérer trop vite.

        Zaden pénétra dans la clairière.

        Finall s’avança à sa rencontre et marqua le respect qui s’imposait avant de prendre la parole, à l’écart des soldats. Il lui fit son rapport à voix basse, méthodique. Le camp, le périmètre, l’état du matériel récupéré. Puis le datapad de Nyx’ara, ses notes de mission, les sections encore scellées de la bibliothèque jedi, les artefacts identifiés mais non extraits. Du potentiel, beaucoup de potentiel, comme elle l’avait elle-même écrit.

        Et enfin, le vieux.

        Finall lui résuma la situation sans chercher à justifier sa décision. Un Fondorien sorti de nulle part, quatorze ans d’errance sur Ossus, ingénieur naval de son état. Le fait qu’il ai entendu des informations importantes et qu’il est proposé une solution de lui-même. La lecture de Force faite, la méfiance toujours présente, mais les compétences trop utiles pour être ignorées dans leur situation actuelle.

        Il laissa Zaden peser tout ça en silence, puis conclut d’un regard en direction d’Anton.

        La décision vous appartient, Seigneur.

        http://star-wars-rpg.fr/post/203355

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        • Zaden KryosZ Hors-ligne
          Zaden KryosZ Hors-ligne
          Zaden Kryos
          a écrit sur dernière édition par
          #4

          Le regard de Zaden dériva un instant vers l'homme assis sur sa caisse.
          Un ingénieur naval qui était resté quatorze ans sur Ossus... pas une menace.
          Juste un homme cassé par le temps, et suffisamment lucide pour avoir survécu malgré tout.
          C'était déjà quelque chose.

          Bien.

          Il s'approcha d'Anton Drevik sans précipitation, les mains dans le dos, le toisant quelques secondes en silence.

          Vous venez avec nous, Drevik. Vous travaillerez. Si vous êtes aussi utile que vous semblez le croire, vous n'aurez rien à craindre.

          Il ne lui laissa pas le temps de répondre. Ce n'était pas une question.

          Un signe bref à Finall, et Zaden se remit en marche vers la navette d'un pas égal, laissant les hommes s'organiser dans son sillage.

          HRP : Suite dans l'Exil des Sith

          ZADEN KRYOS · NIVEAU III

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