Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #19

    Post n°19
    Auteur : Super PNJ

    Le chemin qui s'étendait devant Ramius Lem était tristement rectiligne, désespérément vide, hostilement étroit. Les parois gelées formaient une allée de miroirs le long du sentier de glace, reflétant la lumière qui s'échappait du derrière le jeune Erène, ainsi que son propre visage, dupliqué et déformé sur des dizaines de mètres. Seul le bruit des pas dans la neige venait secouer ce tableau presque immobile, ponctué par la chute de petites gouttes d'eau sur les épaules et le visage du jeune homme qui s'était désormais clairement choisi une allégeance. Tout autour de Ramius, imperceptiblement, s'éteignaient des petites lumières probablement émises par des formations cristallines enfouies profondément dans la roche et invisibles à l’œil nu. La grotte et ses gardiens avaient reconnu le Côté Obscur de la Force en ce jeune homme à l'allure si altière. Et ils n'étaient pas les seuls.

    - Eh !

    La voix, faible et lointaine, se répercuta sur les parois dans un long écho implorant. Ramius aurait vite reconnu le timbre impertinent de qui voulait masquer une gêne extrême par un semblant d'assurance. Loin derrière lui, la guerrière qu'il avait soignée quelques temps plus tôt semblait avoir repris connaissance et titubait péniblement en se tenant le flanc, ses mains nues et mauves couvertes de glace empourprée. Si elle démontrait une résistance bien supérieure à ce que sa stature laissait penser, il était évident qu'elle n'avait pu échapper à la mort que grâce à l'intervention salvatrice du jeune Erène.

    - Eh !, grommela-t-elle encore en crachant une gerbe de sang. ... T'es marteau ? Je...Je t'ai dit que c'est dangereux de continuer. Tu veux mourir comme lui ?

    Elle ne le voyait pas de là où elle se tenait, loin de Ramius, mais le jeune homme disposait lui d'une vue imprenable sur le cadavre de ce qui semblait être un adolescent aux cheveux très longs, tressés devant son torse en une épaisse natte noire. Le dos dans la neige, les bras en croix, il semblait avoir été stoppé net dans sa course en avant, à en croire les traces dans la neige... et la seconde partie de son corps, qui se trouvait sectionnée à bonne distance de là. Le pauvre garçon avait été découpé net au niveau de la taille et portait une longue trace de brûlure le long de sa plaie, qui avait du la cautériser instantanément car nulle goutte de sang ne maculait son blanc linceul givré.

    - Il l'a tailladé au...eurgh...sabre laser... Il ne sait pas s'en servir, mais ça lui suffit s'il te prend par surprise... Tu sais ce que c'est, un sabre laser ? La guerrière ricana en tombant à genoux, les bras cramponnés à sa blessure, qui la faisait visiblement tant souffrir que sa diction en pâtissait. ...Tu ne survivras pas longtemps face à une telle arme...

    Le temps passa encore ; la guerrière ne tentait pas de suivre Ramius et sa silhouette disparaissait à mesure que le couloir progressait, que les lueurs mystérieuses s'éteignaient et que le jour tombait depuis l'extérieur. Bientôt, elle ne fut plus perceptible que par ses râles, avant qu'ils ne deviennent trop faibles, ou trop lointains. C'était elle éloignée vers la sortie, Ramius avait-il avancé trop loin au cœur de l'obscurité,... ou une autre magie était-elle à l’œuvre ici ? Le couloir s'était assombrit au point de même masquer le reflet du jeune homme sur les miroirs de glace.

    ...

    Le temps passa encore.

    ...

    Et soudain, les reflets réapparurent, cette fois éclairé de devant par la lueur rouge vif qui venait de brusquement apparaitre sous le nez de l'Erène, dans un crissement désagréable. Derrière elle se tenait le sourire carnassier d'un homme encapuchonné, cramponné au manche de ce qui semblait être une arme de corps-à-corps dont la lame projetait cette lumière tout en raclant les murs de son aura brûlante.


    - Tu as mis bien du temps à venir à moi, l'ami. Trop occupé à contempler les vestiges de la gloire des Jedi ? Tu as eu besoin d'un peu d'aide, mais tu les as définitivement enterrés, bravo ! Six pieds sous terre, c'est là qu'ils méritent de rester.

    L'homme s'approcha d'un pas, l'arme levée au-dessus de sa tête.

    - Tu m'excuseras si je te parais agressif avec ce joujou, mais les charmants hôtes qui m'ont condamné à errer dans ces grottes n'ont pas eu la courtoisie de me laisser une lampe. La Force est bien entendu un bon outil de détection, mais j'aime voir les yeux de mes interlocuteurs...

    Le visage de l'homme restait caché sous son épaisse capuche, mais sa silhouette était mince, presque squelettique, et on pouvait apercevoir sous sa cape déchirée un corps voûté, quoique relativement jeune, marqué d'hématomes et des plus petites coupures.

    - ...Mais où sont mes manières ? Je suis Azadji... le grand Darth Azadji ! Mais ça, tu le sais déjà, non ? Ha-ha-haaa... Ces "Ravageurs" sont tellement prévisibles. Ils envoient toutes les jeunes recrues ici dans l'espoir de dégoter des cristaux, de repérer les mines de baradium,...et pour me faire la peau. Pourquoi ? Bonne question ! Qu'ais-je fait pour mériter leur ire ? A part refuser d'obéir à ce crétin de Nikto qu'ils appellent "la Gueule"...rien ! Si tu veux un conseil, ne compte que sur toi-même, refuse les ordres et tranche le cou des molosses qu'on somme de venir te tailler en pièces ! Si tu es fort, ou malin, ou les deux, tu survivras et tout ira bien...

    Très relaxé, l'homme encapuchonné avait baissé sa garde, même s'il portait toujours son arme toujours allumée à bout de bras, l'épaule nonchalamment appuyée contre une paroi.

    - ...Oh, je cause, je cause, je raconte ma vie... mais tu m'étonnes ! J'ai plus vu personne depuis une paie ! Plus depuis ce petit gars-là, mais il a préféré essayer de me prendre par surprise pendant qu'on discutait, plutôt que d'accepter ma généreuse proposition de le prendre comme mon apprenti. Plus aucun respect, ces jeunes ...! Enfin, peut-être pas ! Et toi... c'est quoi ton nom, d'ailleurs ? Tu m'as l'air dégourdi, tu ferais un bon apprenti !

    Ramius allait-il pouvoir en placer une ? L'homme ne pouvait plus s'arrêter de parler. Perdus au milieu de ce couloir étroit, les deux silhouettes se faisaient face, à quelques mètres d'écart. A cette distance, il serait difficile de louper l'homme en lui tirant dessus. D'un autre côté, un geste de sa part et Ramius se retrouverait tranché en deux. Si le jeune sith se tenait d'ores et déjà devant l'objectif de sa quête, celle-ci venait de prendre un tournant inattendu. L'Erène serait-il impulsif face à cette situation, ou calme et réfléchi ? Il lui faudrait jouer finement pour éliminer Azadji... ou s'en faire un allié. Si tant était que les intentions de l'inconnu étaient sincères.




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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #20

      Post n°20
      Auteur : Ramius Lem

      Ramius avait hésité un instant à rester avec la guerrière, vu son état qui empirait. Il connaissait les « mots qui peuvent guérir » mais il n’aurait rien pu faire de plus. Même ses propres blessures il n’était pas en mesure de les soigner. Son corps était trop épuisé, trop endommagé pour lui donner la force nécessaire. Son esprit n’était pas en meilleur disposition non plus. Signe de cela, il n’avait même pas prononcé un mot pour répondre à la jeune femme, ni même cherché à en savoir plus sur ses avertissements. Son esprit était ailleurs…

      < Il ne peut y avoir de faiblesses avec le Côté Obscur – Les forts vivent et prospèrent - les faibles périssent et disparaissent à jamais. >


      L’esprit de l’Erène était plus que troublé. Depuis qu’il avait échappé de justesse à l’effondrement de la caverne aux cristaux toute son attention, toutes ses pensées et ses réflexions étaient comme aspiré vers ailleurs. Cette voix mystérieuse se manifestait à lui de plus en plus souvent et même à mesure qu’il s’enfonçait dans l’obscurité de la grotte, il ressentait une présence qui pouvait être associé à cette voix. Les ténèbres du couloir dans lequel il déambulait n’aidait pas à améliorer son état de stress général, mais en lui brûlait toujours cette flamme qui lui était propre, contre toute attente. Plus il était angoissé et plus cette flamme arrivait à se maintenir.

      Par prudence, Ramius pointait toujours son blaster vétuste devant lui pour contrer toute menace éventuelle. Il avançait d’un pas léger et circonspect. L’idée de rebrousser chemin n’était même pas envisageable et le sort de la guerrière ne lui importait même plus.


      < Il n’y a pas de faiblesse, il y a le Côté Obscur. Deviens le cœur de l’Obscurité et l’univers se prosternera devant toi ! >


      C’est alors que Ramius sursauta en son for intérieur lorsque la lueur rouge apparue juste devant lui. Était-ce lui qu’il avait perçu ? Était-ce sa présence qu’il avait ressentie ? Il n’était pas en capacité de le dire. Ce qu’il entendait surtout pour le moment était le vrombissement perpétuel de son arme. Elle était fascinante. Une poignée en métal crachant une lame incandescente rouge, comme un laser fixe et perpétuel. Une version sophistiquée d’une vibro-lame se disait le jeune homme. Un sabre-laser… Ramius avait gardé son arme braquée sur l’inconnu depuis le début de la rencontre. Il écoutait attentivement… il analysait. L’inconnu était sa cible et s’il avait indéniablement l’avantage avec son arme, l’Erène se disait qu’il avait l’avantage physique à la vue de l’état physique et des blessures d’Azadji.

      « Ramius… Moi, c’est Ramius. »

      Azadji avait adopté une posture plus neutre et moins agressive qu’au début. Ramius se laissa lui aussi aller à moins de tension en baissant son blaster. Mais son cœur était en train de s’emballer tout comme sa respiration.

      « On m’a envoyer dans cette fichue grotte pour te ramener là-bas, mort ou vif. Depuis que j’ai mis les pieds ici, je vois et j’entends des choses pour la première fois de ma vie. Depuis que j’ai rencontré cette Vale, j’ai fait et vécu des choses improbables, dont je me serais bien passé ! Un fantôme vient d’essayer de me tuer… »

      Ramius marqua une brève pause de stupeur. En s’entendant parler, il se rendait compte du ridicule de ses propos… un fantôme…

      « BON SANG ! J’aimerai maintenant qu’on me dise clairement ce que c’est que ce cirque ?! »

      Instinctivement, Ramius releva son arme et la pointa sur son interlocuteur. D’un point de vue extérieur, il y avait tout lieu de penser que l’esprit de Ramius était en train s’effondrer car soumis à une trop forte tension, il était en train de perdre ses nerfs mais sans pour autant représenter une menace sérieuse. Il semblait simplement désorienté, même son aura dans la Force vacillait. La peau de son visage perlait de sueur, alors même que la température de la grotte était glaciale.

      Le jeune homme se rendait parfaitement compte qu’il était en train de sombrer, mais la puissance de ses émotions était telle que cela revenait pour lui à lutter contre un raz-de-marée.

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        #21

        Post n°21
        Auteur : Super PNJ

        - Ramius ? La silhouette encapauchonnée d'Azadji se courba vers l'arrière, comme pour humer un parfum pourtant absent dans l'air glacé. Enchanté, Ramius !

        L'inconnu à l'arme lumineuse semblait avoir totalement ignoré l'information que lui avait soumise le jeune homme : il était en face de quelqu'un qui voulait le ramener aux siens mort ou vif, et cela ne semblait pas le perturber plus que cela. Tout au contraire. Le sourire aux dents sales qu'il affichait témoignait de sa jubilation de voir Ramius Lem douter et s'abandonner à l'angoisse devant ses yeux. Pourtant, son ton se voulait rassurant, à milles lieux des supplications hostiles de la guerrière aux cheveux blonds qu'on n'entendait presque plus au loin, ou des aboiements de la Gueule.

        - Allons, allons, Ramius, calme-toi, il n'y a pas lieu de paniquer. Prononçant ses mots, l'homme baissa son arme sans l'éteindre, chassant l'obstacle qui le séparait du canon du blaster que tenait Ramius. Un signe de confiance aveugle, de défi ? Azadji, dont le visage maigre était de nouveau plongé dans l'obscurité, ne laissait transparaître ses intentions que dans ses mots doucereux. Je vais tout t'expliquer. Toi et moi sommes semblables, nous devons nous entraider... J'imagine que tu as débarqué sur cette planète sans en avoir jamais entendu parler, guidé par l'appel de la Force, ou peut-être par un envoyé des Ravageurs ? A moins que tu n'aies été capturé, mais tu n'as pas la dégaine d'un esclave... Enfin, quoiqu'il en soit, comme je te le disais, nous sommes dans le même bateau : toi et moi sommes coincés ici, sans possibilité de fuir notre destin : tuer, ou être tué.

        L'homme s'affaissa sur lui-même, s'asseyant en tailleur sur le sol et massant ses avant-bras visiblement marqués par de larges hématomes.

        - Si je ne te tue pas, tu me tueras, et mes semaines de cavale à échapper à l'ire des Ravageurs n'auront servi à rien. Si tu ne me tues pas, je te tuerai et tu ne pourras pas finir ta quête pour cette "Vace"... Nous voilà face à une impasse, car nous ne pouvons nous en aller chacun de notre côté. Il serait stupide de te laisser repartir d'où tu viens avec tout ce que tu sais sur cet endroit...et quant à toi, je me doute que tu n'oserais pas revenir les mains vides auprès de tes maîtres.
        Mais avant que nous ne nous déchirions dans un épique affrontement, laisse-moi éclairer ta lanterne. Le savoir, c'est le pouvoir. Et le pouvoir, Ramius, c'est l'indépendance, retiens bien ça.
        Nous sommes ici sur Ilum, une planète désertique et perdue aux confins de l'espace connu. Qui pourrait vouloir s'installer sur un caillou gelé sans possibilité d'être retrouvé ? Réponse : précisément quelqu'un qui ne veut pas qu'on le retrouve.


        L'acolyte sombre faisait bouger la lame de son sabre d'avant en arrière, provoquant sur les parois gelées de mouvements d'ombre évoquant de sinistres silhouettes.

        - Ces "Ravageurs", comme ils s'appellent, sont les chiens de garde d'un Seigneur Sith du nom de Darth Malraas. Je ne sais rien de lui, si ce n'est qu'il ne vit pas sur cette planète, et qu'il est sans doute extrêmement puissant s'il a pu assembler une telle logistique dans un endroit aussi reculé. Mais même les plus puissants des Sith ont des ennemis... Depuis la chute de l'Empereur, mon maître, nous les Sith ne sommes plus vraiment les bienvenus dans cette galaxie. Pire, nous sommes éclatés, désorganisés, peu nombreux et sur le déclin. D'après ce que j'ai compris, ce Malraas s'est mis en tête de stopper l'hémorragie et de redonner à l'Ordre Sith son lustre d'antan... en rassemblant ici les disciples obscurs d'abord, pour les tester et leur faire intégrer sa grande armée, et en attirant esnuite les potentiels dissidents pour les éliminer.

        Soudain, Darth Azadji sauta sur ses pieds, l'arme au poing, le regard de nouveau illuminé par un filtre rouge écarlate.

        - Tu fais partie de la première catégorie, et moi de la seconde. Nous voilà donc destinés à nous entretuer, au fin fond de ces grottes aux cristaux qui furent jadis des temples pour les Jedi... Ironique, n'est-ce pas ? Le Code des Sith enseigne que la Force et son côté obscur doivent nous libérer. Or nous voilà tous les deux aussi asservis que les Jedi... Si tu me vaincs, tu intègreras les rangs de l'armée de Malraas, pour une vie de servitude tel le subalterne que tu deviendras. Si je te tue, je continuerai mon errance, jusqu'à ce qu'un jour un des envoyés du Seigneur Noir finisse par avoir raison de moi. Piégés ! Nous sommes piégés face au destin. Piégés ? Non !

        Azadji releva sa capuche, révélant le visage d'un homme d'une cinquantaine d'année, bardé de rides surnaturelles, les yeux creusés soulignés par d'épaisses cernes, le crâne à moitié dégarni parsemé de quelques cheveux noirs et de taches de couleur brunâtre.

        - Nous pouvons nous rebeller face au destin, Ramius ! Par la victoire, les chaînes se briseront, et nous serons libres... Mais pour cela, il faut que nous unissions nos forces. Ta vigueur et ton entrain, ma science des arts obscurs et ma connaissance... sortons de ces grottes tous les deux, tels un apprenti et son instructeur, tranchons la main qui tentera de nous punir, et quittons ce monde sans attache pour nous en aller dans les astres, maîtres de nos destinées !

        Une main squelettique, presque décharnée, sorti de dessous la cape que portait l'acolyte, tendue vers Ramius Lem. Au bout de ce bras maigrelet apparaissait un sourire carnassier sur un visage que la lueur rouge rendait inquiétant. Une seule image se reflétait dans les iris noirâtres de Darth Azadji : le corps sans vie de l'adolescent au sol. Ramius ne devait pas s'y méprendre : l(homme qu'il avait en face de lui ne lui offrait pas un choix, il lui donnait un ultimatum.




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          #22

          Post n°22
          Auteur : Ramius Lem

          Les obscurs clartés qui émanaient du sabre-laser bondissaient sans cesse d’un bout à l’autre de la caverne tandis qu’Azadji parlait en faisant bouger sa lame. Ramius s’efforçait de rester concentré sur son adversaire, les yeux fixés sur lui à ne pas regarder autour de lui. Chaque reflet rougeâtre qui parvenait jusqu’à ses pupilles lui donnait cette impression dérangeante et incommodante d’être accompagné par des mouvements, des regards… des murmures. L’état de tension de Ramius était tel que son bras tendu et sa main agrippant fermement son arme ne tenaient plus que par lui.

          L’ambiance était sinistre, autant qu’Azadji pouvait l’être en apparence et en parole. Il se voulait rassurant… mais le jeune sensitif se rendait compte de l’inextricable situation dans laquelle il se trouvait. Il ne comprenait pas tout de ce que Azadji venait de lui dire, mais une fois encore il était face à un choix qui ouvrait sur une situation qui n’était pas plus enviable. Epuisé et effrayé, le jeune homme n’avait qu’une envie… partir d’ici et oublier tout ce qui venait de se passer comme s’il ne s’agissait que d’un mauvais rêve en train de se muer en cauchemar. Et pourtant…

          Malgré sa détresse et son effroi, la flamme dans l’esprit de Ramius n’avait rien perdu de sa vigueur. Ce feu intérieur qui le soutenait et l’animait brûlait toujours et ne vacillait pas. Il fut même pris de soubresauts lorsque des mots comme « servitude » ou encore « indépendance » furent prononcés. C’est comme si une partie de son esprit arrivait à tirer de la force de cette situation.


          « Je ne serais jamais un esclave… »

          Ramius avait dit cela spontanément. Tout ce qu’il avait fait pour survivre depuis qu’il avait fuit son monde et la vie d’esclave que lui promettaient les assaillants Zygerriens n’avait qu’un seul but. L’indépendance. La crispation maintenant le bras de Ramius commença alors à se dissiper, puis il commença peu à peu à baisser son arme mais il s’arrêta soudainement lorsqu’un éclat rougeâtre mis à nouveau en évidence le cadavre non loin de lui.

          « Comment je peux vous faire confiance ? Combien d’autres ont eu le droit à cette proposition avant de se faire tuer ? »

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            #23

            Post n°23
            Auteur : Super PNJ

            La première réponse qu’obtint Ramius vu un rire, long, froid, roulant sur les pierres de la caverne et remplaçant le silence pendant un moment qui paraissait être une éternité. Il ne dura en fait qu’une poignées de secondes mais c’était suffisant pour glacer les os et le sang de n’importe quel être. Ou en tout cas, de n’importe quel être normal. Après cela, Darth Azadji reprit la parole, presque… enjoué.

            -Mais c’est là TOUTE la question que tu dois te poser, Ramius. Ramius, Ramius, Ramius. Tu ne peux pas me faire confiance si tu restes dans cet… état d’esprit totalement étriqué que l’on cherche à te faire apprendre de force.

            L’homme décharné écarta légèrement les bras, ouvrant sa main libre. Le sabre-laser continuait d’éclairer faiblement la salle, les pierres, le corps à ses pieds, son visage émacié de temps à autre, celui de Ramius à d’autres moments. Il ne semblait pas agressif à cet instant précis, mais sa simple présence était inquiétante, et la Force était agitée autour de lui, de son corps. C’était comme si l’obscurité devenait ténèbres, comme si les ténèbres devenaient le noir absolu de l’espace. Était-ce le Côté Obscur ? Un effet d’optique ? Une illusion ?

            -La confiance ne s’acquiert ni ne se donne, Ramius. Tu peux… Non, tu DOIS mettre ta vie entre mes mains si tu veux voir la vérité. Si tu veux voir la réalité. Si tu veux enfin mettre un terme à un cycle immémorial. Imagines tu seulement ce qu’il se passerait si tu me tuais, ici et maintenant ? Crois tu vraiment que les Ravageurs te laisseront en paix, ou juste vivre ?

            A nouveau il joua avec son arme, la rengainant pour la dégainer à peine quelques secondes plus tard. Il ne perdait pas Ramius des yeux une seule seconde, il s’y refusait. Son ultimatum allait bientôt expirer. Finalement, il brandit son arme vers le jeune homme. Il ne l’attaquait pas, mais ça pouvait ne pas tarder.

            -D’autres sont venus avant toi. Je ne te donnerai pas de chiffres, ni rien que ce soit. C’est à toi de décider de remettre ta vie entre mes mains. C’est notre seul moyen de survivre.


            Le sourire de Darth Azadji s’élargit.


            Kryann

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              #24

              Post n°24
              Auteur : Ramius Lem

              Ramius s’était rendu compte de lui-même que sa question était ridicule alors même que sa bouche la formulait. La situation était inextricable et la question de la confiance était totalement hors de propos. En vérité, Ramius n’avait pas le choix. Jamais dans sa vie, Ramius n’avait été assaillit par autant de doute.

              N’oublie pas pourquoi tu es ici…

              Ramius sursauta intérieurement lorsque cette voix inconnue de lui se fit entendre. Il n’y avait que lui qui l’entendait, son esprit seul était destiné à l’entendre. Instinctivement, le jeune homme tourna son regard derrière lui, observant de tous côtés avant de revenir vite sur Azadji.

              Il n’y a pas de peur… il y a le pouvoir… Il n’y a pas de faiblesse… il y a le côté obscur

              Le sentiment qu’il ressentait était si fort que cela l’avait visiblement aveuglé. Ramius était soudainement en train de se rendre à l’évidence. Il avait peur, il était effrayé même. Ce n’était pourtant pas une chose inédite pour lui. Mais il y avait un fait nouveau… la Force. A présent que son esprit était plus ouvert à elle, c’est comme si ses émotions et ses sentiments étaient ressentis via le prisme de la Force, leur donnant ainsi une autre ampleur, un autre aspect, d’autres effets…

              Bien que toujours tenu en main, le blaster de Ramius ne menaçait plus Azadji. Le jeune homme avait pris conscience que la vois était dans son esprit et qu’elle se manifestait grâce à la Force qui avait gagné quelque peu en intensité. Il pouvait le sentir de la manière tangible dans tout son être tout comme il percevait la puissante aura de son interlocuteur blafard.


              « Je ne sais pas qui sont les Ravageurs… Mais ce que je sais qu’à cet instant, ils ne me sont pas d’une grande aide. Je sais que je ne veux pas mourir sur ce caillou gelé. Je sais que je ne peux pas vous faire confiance… mais je sais aussi que je ne veux pas vous tuez.
              Et… Vous semblez être le meilleur moyen d’y voir plus clair… »

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                #25

                Post n°25
                Auteur : Super PNJ

                -Me... tuer ?

                L'interrogation mêlée de surprise laissa à nouveau place à un rire froid, éclatant, qui fit presque vibrer les parois de pierre et de glace, aussi sinistre que malveillant. Darth Azadji se moquait ouvertement du jeune aspirant, sans la moindre honte, et sans se cacher. Preuve, si il en fallait une, de la confiance qu'il avait en ses capacités... Ou, plus prosaïquement, de sa certitude à vaincre Ramius si il le fallait. Mais le duel ne semblait pas nécessaire, l'arme baisé de l'Humain faisait foi, tout comme ses paroles : il se rangeait du côté d'Azadji.

                Celui-ci se rapprocha d'un pas, agitant toujours son sabre dans une danse endiablée et incohérente, imprévisible. La peau blanche, le sourire sardonique et les yeux creux de l'humanoïde se rapprochèrent, vision d'horreur et d'angoisse qui retourneraient le ventre des plus calmes des Jedi.


                -Les Ravageurs... Les Ravageurs ne sont que des vestiges d'un passé révolu, le reste d'une sombre idée qui n'a jamais totalement vu le jour, le solde de l'ambition de Seigneurs pas assez puissants pour faire voir le jour à un Empire... Ils se réclament des Sith mais n'en ont ni la puissance, ni le potentiel. Ils veulent bâtir un Empire mais sont incapables de la moindre unité. Et c'est à cause d'eux que je dois rester ici, pour l'heure.

                La main de Darth Azadji se referma sur le poignet de Ramius, celui-là même qui tenait le blaster. Le contact froid et caleux des longs doigts qui semblaient être ceux de la mort avait de quoi faire crier le plus pur des cœurs. Mais il n'y avait pas d'agressivité dans ce contact.

                -Suis-moi, Ramius. Suis-moi et je te montrerai la sortie de ces cavernes... Et du carcan qui t'emprisonne et t'enserre dans tes croyances impures.

                Spoiler : Spoiler

                HRP
                Azadji et toi tombez, dans vos pérégrinations, sur un Gorgodon (je te laisse chercher, tu vas aimer). Tu le vaincs seul, Azadji ne t'aide pas. Bonne chance !


                Kryann

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                  #26

                  Post n°26
                  Auteur : Ramius Lem

                  L’étreinte glacée de la main d’Azadji imprégnait encore la peau de Ramius là où le sith l’avait posé, telle une marque indélébile, comme un maître appose sa marque sur sa propriété. Il le suivait deux pas derrière lui, l’observant, réfléchissant à propos de lui, déambulant avec lui dans ce dédale de tunnels inextricables. Les chemins qu’ils prenaient n’apparaissaient pas sur la carte de la mine que Ramius possédait depuis son départ de l’avant-poste, mais le Sith semblait savoir où il allait.

                  Pendant qu’il marchait, l’un comme l’autre semblait prendre la plus extrême précaution pour ne pas adresser la parole à l’autre. Plutôt Ramius en vérité. Azadji semblait lui s’en être rendu compte et se satisfaire de cela… peut être même s’en amusait-il. Depuis qu’ils étaient en présence l’un de l’autre, Ramius ressentait des sensations étranges. Il sentait comme un malaise, une présence néfaste qui rôdait autour de lui sans vraiment pouvoir confirmer ou infirmer son existence. Cette présence l’épiait, l’observait constamment comme si elle était à l’affut de quelque chose qu’elle peinait à trouver, tel un moustique qui rôde autour de sa proie cherchant le meilleur endroit où se poser et lui prélever le précieux liquide.


                  Ne laisse pas tes pensées te trahir.

                  Encore cette voix, mais cette fois il ne sursauta pas lorsqu’elle se manifesta. Il était tenté de lui répondre mais son instinct lui disait que c’était inutile, qu’il n’aurait aucune réponse. Cette voix pourtant audible par son esprit avait néanmoins les tonalités d’un écho lointain, inaccessible. Des réverbérations d’une âme perdue dans d’éternelles abysses. Ses mots sonnaient toujours comme des avertissements, des conseils ou des mises en garde et jamais Ramius ne savait comment les interpréter exactement.

                  Azadji se stoppa soudainement. Ramius ne s’était même pas rendu compte qu’ils venaient d’arriver dans une grande caverne. Elle était relativement sombre et envahie par une brume glacée s’élevant légèrement au-dessus du sol. La large ouverture située à l’opposé d’eux, donnant sur l’extérieur, laissait rentrer une lumière suffisante pour que l’on y voit comme il faut et distinguer les cinq excroissances rocheuses massives tenant lieu de pilier à des endroits précis de la cavité.

                  Le vieux Sith ne bougeait plus. Pour la première fois depuis un moment, il s’adressa à Ramius lui indiquant qu’il s’agissait de la sortie des mines et qui au-delà de cette ouverture se trouvait leur salut. L’idée de pouvoir sortir enfin de cet endroit sinistre n’était pas sans déplaire au jeune homme. Sans même attendre une quelconque réaction ou directive d’Azadji, Ramius le dépassa pour se diriger vers la sortie.

                  Un frisson le saisi alors partant de ses pieds jusqu’au sommet de son crâne. Quelque chose venait de se mouvoir derrière lui. Se retournant aussitôt, il constata que le vieux Sith avait disparu en son lieu et place qu’un panache de brume qui retombait déjà. Le cœur de Ramius recommença à accélérer.


                  « Qu’est que ça veut dire ?! Est-ce que c’est encore un test ?! »

                  Un ricanement se fit alors entendre. Ce n’était pas dans sa tête cette fois, cette voix était celle d’Azadji et provenait de quelque part dans la grotte.

                  « Montrez-vous ! »

                  Le rire sinistre se stoppa aussitôt pour ne laisser place qu’au silence. Un silence pesant, un silence dérangeant, un silence… Le pas en avant que venait de faire Ramius libéra un léger craquement. Observant aussitôt le sol à ses pieds, il découvrit qu’il venait de marche sur les os d’une main squelettique et orpheline du bras dont elle était le prolongement naturel.

                  Alors que l’air devenait de plus en plus glacé, un bref grognement se fit entendre non loin du jeune sensitif. Un grognement qui lui glaça littéralement le sang. La lumière de l’extérieur commençait à se faire plus intense, comme si le jour était en train de se lever en vérité. Ramius n’osa plus bouger lorsque la brume commença à se dissiper là où la lumière de l’extérieur se diffusait. Le sol était jonché de cadavres, des morceaux de cadavres et de squelettes plus ou moins entier. Celui qui était le plus proche de Ramius avait vu la moitié basse de son corps arrachée littéralement, un autre portait une sorte de combinaison renforcée mais lacérée complétement. On pouvait même y voir des marques distinctes de morsures… Le jeune homme comprit vite qu’il ne s’agissait pas de celles produites par des Ashar, c’était quelque chose de plus gros et de plus dangereux.

                  Tapis dans l’ombre encore présence aux abords de la sortie, deux points jaunâtres observait Ramius, qui ne les avaient pas encore vu alors qu’il venait de dégainer son arme.

                  Comme pour se rassurer, Ramius murmurait quelque chose comme s’il se parlait à lui-même.


                  « Bien sûr que c’est encore un test… Tout dans cet endroit est un test… cet endroit est un test… »

                  Oui… un test… encore un test… encore et toujours…

                  « Et je suppose que vous en faites partie ? »

                  Toujours un test… Ta vie toute entière est un test… depuis que tes parents t’ont abandonné chez les guerriers… chez ces fanatiques. Qu’à tu ressenti ce jour-là ?

                  « Les Nazroths… Je… je ne me souviens pas… »

                  * Vraiment ?*

                  L’esprit de Ramius fut alors saturé d’images de son enfance, lors des premiers temps de son arrivé dans l’ordre guerrier. Les images ne tardèrent pas à être suivies par des émotions intenses. Des émotions qui faisait tressaillir le jeune homme dans tout son être.

                  « Stop ! J’ignore comment vous faites ça mais vous allez arrêter tout de suite ! »|

                  Les images ne firent que s’amplifier. Son grand-père et son désespoir… la colère de son père… sa honte et la peur de sa mère. La rage…

                  Tes parents t’ont abandonnés… ils ont préférés te laisser à des guerriers fous parce qu’ils avaient peur… Ils avaient peur de perdre leurs privilèges, ils avaient peur de perdre leur position…

                  « Je sais parfaitement tout ça ! Pourquoi me le rappeler ?

                  Il ne faisait plus aucun doute pour Ramius que cette voix lointaine était liée à son esprit et qu’elle y avait accès.

                  *Tes parents ne t’aimaient pas… Tu n’étais qu’un élément indésirable qui menaçait leurs ambitions.

                  « Silence… Assez ! »

                  Souviens-toi ce jour-là… souviens toi…. La tristesse ! La détresse… et puis… ensuite… la colère… la haine… la rage !

                  Ce que ressentait Ramius était tout à fait déstabilisant pour lui. Il ressentait les sensations que chaque émotion énumérée était censée produire. Il voyait son grand-père miné par son chagrin… des visions de son dépérissement…

                  « Ils m’ont abandonné ! Et… ils l’ont tué… Ils… ils l’ont tué… et je n’ai rien fait… »

                  Ramius s’effondra sur ses genoux, son arme était toujours dans sa main comme si elle était collée. Se souffle était court et son regard était sombre et triste. Certhor, son grand-père, était l’être qui avait compté le plus dans sa vie, celui qu’il avait le plus aimé.

                  Et que comptais tu faire ? Tu étais faible… tu n’étais rien… tu ne pouvais le sauver…

                  « Je n’étais rien… je … je ne savais pas que… »

                  Oui… Oui… tu ne savais pas… il te manquais quelque chose…

                  « Oui… il me manquait quelque chose. »

                  Les yeux de Ramius s’étaient fermés. La Force influait en lui comme jamais elle ne l’avait fait auparavant. Son corps prostrée et avachie commença à se redresser.

                  *Oui… c’est ça… abandonne toi à la Force… laisse la s’infiltrer en toi… laisse la te submerger… laisse la t’envahir…

                  Le rythme cardiaque de Ramius était toujours aussi élevé. Il ne baissait pas mais n’augmentait pas non plus. Il sentait la Force et la chaleur agréable qu’elle produisait en lui.

                  Laisse la alimenter ta colère…. Laissa la alimenter ta haine… Utilise ta peur et ton chagrin pour l’alimenter… pour la nourrir.

                  Les yeux jaunes avaient disparu…

                  Ressens son Côté obscur… laisse le s’emparer de toi et ne faire qu’un avec toi … afin … qu’au moment opportun … tu le domine et qu’il te serve … et … ouvre les yeux ! Maintenant !

                  La Force s’agita de remous en même temps que la voix criait cette injonction. Les yeux de Rmius s’écarquillèrent alors lorsqu’il vit la masse imposant de la bête sauvage aux yeux jaunes qui se trouvait devant lui, debout sur ses deux pattes, et qui commençait à abattre ses griffes sur lui. Le sensitif eut juste le temps de se courber et de rouler sur le côté pour échapper à la décapitation.

                  Le gorgodon exhiba alors ses dents organisées en trois rangées lorsqu’il poussa un grognement de fureur. Ramius brandit alors sur arme et lui envoya plusieurs décharges qui effrayèrent d’abord l’animal avant que celui-ci ne se rend compte qu’elles ne pouvaient percer ses épaisses écailles, qui chauffaient à peine.

                  Ramius entendit à nouveau ce ricanement familier raisonner dans la grotte.

                  L’agilité et la capacité d’anticipation de Ramius étaient rudement mis à l’épreuve par le bipède. Ces pattes griffues fendaient l’air avec puissance et rapidité. Il se découvrait des réflexes et une souplesse jusque-là insoupçonnée. Le jeune remarqua assez vite que la bête n’avait pas une démarche assurée bien que se tenant sur ses deux pattes. Lorsqu’il arrivait à s’éloigner suffisamment, le prédateur ne lui sautait pas dessus et cela semblait même laborieux pour lui de le poursuivre lorsqu’il changeait subitement de direction.

                  La dernière charge de l’animal toucha cependant au but… En effet, alors qu’il fondait sur Ramius, le gorgodon fit un tour complet sur lui-même à l’approche de sa proie et lui assena un coup violent avec sa queue de reptile. Le jeune sensitif touché à l’épaule fut projeté sur quelques mètres jusqu’à un pilier rocheux qui stoppa sa course.


                  Qu’est-ce que tu attends ?! Vas-tu laisser cette bête nous dévorer ?! Faible…. Faible… Faible…

                  « Faible… Non… Je ne suis pas faible… il ne peux y avoir de faiblesse… il y a que le Côté obscur… Arrrrrrrrrhhhhhhhhhhhhh !!! »

                  Instinctivement Ramius poussa un cri de rage. Ce cri aurait pu paraître comme ridicule en la circonstance s’il n’avait pas été amplifié par la Force. Le cri était plus strident et plus impressionnant que celui du gorgodon. Ce dernier ne manqua d’ailleurs pas d’être subjugué, voir apeuré l’espace d’un instant au point de chercher tout autour de lui l’origine de se hurlement.

                  Ramius s’était relevé vigoureusement et s’était dissimulé dans les ombres de la grotte, ne quittant pas le reptile du regard. Ce dernier semblait désappointé devant sa disparition puisqu’il scrutait les alentours et jouait de son flaire pour repérer sa proie disparue. Mais cela ne semblait rien donner… Il ne l’avait pas vu de suite mais Ramius s’était positionné à côté de ce qui fut probablement des mineurs si l’on se fie aux restes encore sanglants exhalant une odeur de putréfaction redoutable.

                  C’est alors qu’un bloc de pierre vint le frapper violement à l’épaule gauche. Le gorgodon se retourna vigoureusement et frappa de ses griffes puissantes. Il ne touche que le vent… Un deuxième projectile le frappa à la jambe… puis un troisième au bras… un quatrième sur le flanc… et ainsi de suite à chaque fois les projectiles frappaient un endroit différent. Le reptile était visiblement agacé, fortement agacé mais l’écho de sa peur était également présent dans la Force. C’était Ramius qui était à présent tapis dans les ombres à l’observer… et à percevoir sa peur.

                  Les projectiles étaient tous contendants et en vérité, Ramius ne les avaient pas envoyés au hasard. Chaque attaque avait pour but de mettre en évidence une faiblesse potentielle. Il devait forcément en avoir une.

                  Un projectile frappa alors le gorgodon au niveau de son cou. L’agacement de la bête ne fit que s’amplifier encore en un grognement terrifiant… tout en étant ponctué par ce qui pouvait s’apparenter à un gémissement de douleur. Ramius tenait son point faible.

                  Puisant dans la Force, le jeune homme continua d’harceler la bête sauvage avec des projectiles. La bête était suffisamment stressée pour que son attention soit saturée et qu’elle se mette à rugir et agiter ses puissances griffes de manière anarchique. Il tendit alors sa main vers le plafond de la grotte qui se mit à trembler. Aux tremblements se succédèrent des craquements suivis de déchirures libérant des morceaux de roches de tailles et de formes diverses et de poussière. Remarquant cela, la bête tenta de se déporter mais un rocher massif lui tomba sur la tête… elle tituba mais resta encore vigoureuse. Elle fini par réussir à se déporter sur la gauche et alors qu’elle allait à nouveau tenter de se débattre, son grognement fut soudainement interrompu et elle s’immobilisa. Elle semblait détendue, son regard était livide… et elle s’effondra de tout son long sur le sol en exhibant une vibro-pioche enfoncée à l’arrière de son cou…

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                    Post n°27
                    Auteur : Super PNJ

                    Alors que la bête immonde s'effondrait, lâchant là tout à la fois son dernier cri et son dernier souffle, une mare de sang impur commençait à se former à la base de son cou jusqu'au corps, venant lécher les pieds de Ramius qui ne pouvait être qu'admiratif de sa victoire. Ou, tout du moins, fier a minima. Il était sorti vainqueur d'un duel avec une bête qui le dépassait en tous points, physiquement parlant, ce qui était la preuve de ses capacités. Pourtant, il n'y avait personne pour le féliciter. En effet, nulle trace de Darth Azadji, où que ce soit, même dans la Force.

                    Le Sith autoproclamé avait purement et simplement disparu dans l'ombre, laissant Ramius seul dans l'obscurité, à peine éclairé par quelques cristaux qui reflétaient une vague source de lumière extérieure qui était presque aussi désespérante que le reste de la situation. Esseulé, sans ressources, le jeune apprenti était en plus laissé seul par celui qui voulait être son Maître. Pourquoi, dans quel but le laissait-il combattre seul alors qu'il laissait sous-entendre que, justement, leur union ferait leur force au sein de ces grottes sombres et anxiogènes ? Insidieusement, une question allait s'immiscer dans l'esprit du jeune Sith, petit à petit : Darth Azadji était-il réel ? Après tout... Qu'avait-il dit que Ramius ne savait pas déjà au plus profond de lui ? Qu'avait-il fait qui eut réellement nécessité un contact entre eux ?

                    C'était surtout au contact de la Force que Ramius avait ressenti Darth Azadji... Et qui sait ce qu'elle était capable de faire sur une planète telle qu'Ilum ? La Force n'était ni bonne, ni mauvaise, elle était, et elle guidait invariablement et sans distinction ses adeptes et pratiquants, selon un schéma global qui échappait à toute compréhension et ne visait qu'une chose, l'équilibre. L'équilibre... Où était-il dans ce cas présent, alors que la situation échappait vraisemblablement à toute logique humaine ?

                    Il fallait se rendre à l'évidence, Ramius était physiquement seul. L'avait il toujours été, là était la question ? La Force devrait le guider, désormais, à travers ces galeries sombres, étroites et inconnues. L'emmenant sans doute aux tréfonds d'une planète qui ne voulait certainement pas de sa présence.


                    Spoiler : Spoiler
                    HRP
                    Petit post et j'en suis navré. Tes pérégrinations te mèneront à rencontrer Lilithyia qui est comme toi, perso sur ce topic. Bon courage !


                    Kryann

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