Post n°2
Auteur : Atin Jnum
une dernière fois.… Bricolant une babiole dans son bureau personnel, Atin se demandait si elle lui servirait finalement à quelque chose quand il fut interrompu dans ses réflexions. Lusankya le regardait. Il se tourna pour lui faire face. Allait-elle lui sauter dessus ? Le plaquer sur le bureau comme elle avait déjà tenté auparavant ? Alors qu’il s’y attendait, elle resta calme. Il ne l’avait jamais vu aussi calme devant lui. S’approchant, elle lui embrassa la joue avant de tourner les talons pour repartir. S’arrêtant sur le bas de la porte, elle déclara.-Je ne te l’ai jamais dit mais merci. Tu m’as offert une seconde vie.Adieu.… Les couloirs de l’Exia étaient sans vie. Habituellement, ceux-ci étaient animés par Haro ou Cortana. Là, le Keldabe ressemblait plus à un vaisseau fantôme qu’autre chose. Atin marchait dans les couloirs, d’un pas lent et calme. Entendant des bruits de pas mécanique, il se dirigea dans leurs directions pour tomber sur Amee. S’agenouillant devant l’arpenteur mécanique, le mandalorien lui caressa la tête. Bien que celle-ci fût polie et qu’Amee ne ressentait probablement aucune sensation, sa posture ainsi que son regard semblait montrer qu’elle appréciait. Il se disait qu’elle en avait fait du chemin depuis la fois où il l’avait découverte. Quand il se releva, il se retrouva face à Kana et Mufzi. Probablement ses deux plus vieilles connaissances encore en vie dans cette galaxie.-Alors, ça fait quelle impression de mourir ?-Et bien quand on a accepté l’idée, ça se passe bien.Vous avez toute la vie devant vous, ne restez pas à la gâcher sur Ondéron. Ou alors formez une famille, depuis le temps. Les yeux emplis de larme, à la limite de fondre comme une madeleine, cette belle rousse qu’était Kana se laissa prendre dans les bras du mandalorien.… Le renégat finissait de ranger ses dossiers, le tout en les clôturant, les posant dans un carton comme si ils allaient être mis dans un coin et oublier à jamais. Il aimait beaucoup ce bureau, grand, spacieux, lumineux ; idéal pour recevoir n’importe quelle personnalité politique ou même un chef de guerre.-On classe ses derniers dossiers ? Atin ne fut pas vraiment surpris d’entendre la voie de la Reine de Japraël.-Oui… Vous n’avez pas besoin de moi, vous vous en sortirez toute seule.-Qui vous dit que j’ai envie de continuer seule ?-Parce que vous en êtes tout à fait capable. Et puis vous avez une assistante du tonnerre.J’ai lancé ce que j’ai pu, à vous de faire avancer les pions. Se tournant vers elle. Il remarqua que Parja était présente.Parja… Tu as appris beaucoup, si jamais tu as besoin, va voir la Reine. Tu serviras de pont entre Japraël et Mandalore. Le peuple doit se sortir de ces traditions ancestrales et de son oubli permanent. J’aurai aimé passé plus de temps avec toi. Il passa sa main sur son visage. C’est ici que nos routes se séparent. Transmet ce que je t’ai appris.…Atin marchait dans la salle de commandement. Habitué à ne voir jamais personne dedans mais à la présence d’Haro qui pouvait passer pour un vrai dérangé, il la sentait aujourd’hui vide. Soit les contrôles étaient éteints, soit les écrans affichait une image comme si quelqu’un avait oublié de branché le câble satellite. Faisant face à Audrey, il la regarda encore et encore. Même si il n’avait jamais oublié son visage, il ne pouvait se donner l’impression de la redécouvrir après tout ce temps.-Alors, quelle est la suite ?-Je vais devoir te laisser…-Pourquoi ?-Parce que je ne pars pas avec toi. Ton chemin continue. Perturbé, il tenta de continuer la conversation comme si elle ne devait jamais finir ; même si elle se tenait à quelques mètres de lui.-J’ai rencontré quelqu’un.-Je sais, elle me plait beaucoup. Audrey souris, comme si elle était heureuse pour lui et à la fois jalouse.Elle t’attend.… – Thème musical, cette paix que l'on cherche... - C’est ainsi que finit le temps du renégat. Les nations et les hommes, comme il est dit parfois, ont leurs propres destins. Marchand dans la neige, monté sur son destrier qu’était le Basilisk, il était dans un environnement qu’il reconnaissait bien, les terres de Mandalore. Il arriva assez vite dans une petite vallée qui s’offrait sur une large prairie. Dans cette prairie, il aperçut une petite maison en bois qu’il ne connaissait que trop bien. Son armure était comme neuve, elle n’était pas marquée par les combats qu’elle avait vécus. Durant sa vie, le mandalorien avait l’occasion de faire partie d’une chose beaucoup plus grande que lui, une chose qui avait besoin de lui. En y repensant, il n’avait aucun regret suite au vécu qu’il avait eu. Le soleil était haut dans le ciel, il y avait très peu de nuage. Par ailleurs, ceux-ci avait une forme étrange mais cela avait peu d’importance. Arrivé à bonne distance, soit environ une centaine de mètre ; comme ne faisant qu’un avec lui, le Basilisk se stoppa et Atin finit le reste du chemin à pied. La porte de la petite maison s’ouvrit, laissant sortir une personne qui l’attendait ; habillé des premiers vêtements dans lesquels il l’avait rencontré. Elle sourirait, laissant apparaitre des tâches de rousseurs sur ses joues, on pouvait lire son bonheur dans son regard. Arrivant à son niveau et la contemplant comme si c’était la première fois qu’il la revoyait après des années de séparation, il la prit dans ses bras et l’embrassa tendrement avant de rentrer à l’intérieur, fermant la porte derrière lui. Après tout ce temps, après les champs de bataille et ce temps passer à côtoyer la mort ; on pouvait dire qu’il avait enfin finit par trouver cette paix que nous cherchons tous et que si peu d’entre nous, trouve… - The End - …La légende raconte qu’un homme accompagné d’une femme en armure parcourrait les mondes des régions inconnues réalisant des braquages faramineux tout en survivant aux pirates de l’espace.