Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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De sang et de glace

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Ressa Ulgesh

    Spoiler : RP précédent


    Sang dessus dessous



    Le Khtun est resté inconscient plusieurs heures, complètement paralysé par la douleur. J'ai profité d'être seule pour utiliser le fond d'eau restant, afin de m'essuyer le sang qui me maculait le visage et le corps.
    Pour mes vêtements par contre, rien à faire. La fourrure a complètement absorbé le sang, et ce n'est pas en l'humidifiant que ça le fera sortir.
    Ma toilette faite, je me suis radossée au mur de la cellule. J'ai fermé les yeux, sans doute me suis-je assoupie.
    C'est le Khtun qui m'a sortie de ma transe.

    - "Itighaur ?" demande-t-il d'une voix hésitante.

    Je rouvre les yeux, immédiatement agressés par la lumière de la pièce. Je m'étais bel et bien endormie, finalement.

    - "Mmmh ?
    - Ce que le... La chose m'a faite là-bas. Tu l'as... Vu ?"

    Je ne réponds rien, et continue de fixer le mur à côté du Khtun, encore agacée d'avoir été tirée de mon sommeil.
    Un silence gêné s'installe entre nous. Le Khtun crève d'envie de parler. Pas moi.
    Il gigote un peu là où il est, se cherche une meilleure position. Il grimace en bougeant son épaule. Je ne sais pas si je l'ai correctement remise en place, mais il peut la bouger sans retomber dans les pommes.

    - "À un moment, j'ai eu l'impression qu'il me faisait bouillir le sang. Je ne savais pas qu'il pratiquait l'hémomancie.
    - Sa maji est différente de la notre. C'était moi."

    Il me regarde bizarrement. Je ne sais pas si c'est parce qu'il se tient en face de l'un de ses bourreaux, ou si c'est parce que j'avoue avoir brisé l'un des tabous de notre peuple.

    - "Bah," dit-il d'un ton las. "Plus rien n'a de sens, de toute façon."

    Il fixe le sol pendant un long moment, pensif.

    - "Il voulait que tu me tues, pas vrai ?
    - Ta gueule, Khtun.
    - Non, non ! Pourquoi tu m'as pas tué quand tu l'as pu ?"

    Je le regarde dans les yeux en silence.

    - "T'as fini ?
    - Oui.
    - Alors ta gueule".

    Cette fois, il la ferme enfin.
    Le silence revint pendant un long moment, probablement plusieurs dizaines de minutes. Dur à dire, on a aucun repère dans cette boîte de métal.



    Mais cette monotonie finit par être rompu. Tout l'intérieur tremble. Bien que plus violent, ça me rappelle notre arrivée ici, dans le petit oiseau de métal. Peut-être que l'on est arrivé dans un oiseau de métal encore plus grand que celui-ci ?
    Une fois que ce capharnaüm s'est calmé, j'entends beaucoup de bruits de pas dans le couloir, accompagnés de tir d'armes et de cris.
    Le Khtun et moi nous jetons un regard inquiet. C'est une attaque de mon clan pour nous libérer ? Les étrangers ont finalement décidé d'en finir avec nous ? Ah, on va bien voir si je peux leur refaire le même tour que tout à l'heure !

    La porte s'ouvre : c'est la femme qui l'a ouverte, mais elle s'éloigne immédiatement. J'aperçois des corps et du sang dans le couloir, beaucoup de sang. Une légère fumée flotte au plafond, et l'odeur métallique du sang et de celle inoubliable de la chair brûlée se mêlent dans mes narines.
    Face à nous, les deux larbins jumeaux de l'étranger. Bien sûr, ils doivent s'être préparés, mais ça ne m'empêchera pas d'essayer !
    Je serre le poing et me concentre, prête à leur balancer un truc, n'importe quoi. Je sens un courant d'air m'effleurer les doigts. C'est bon signe, non ?
    L'un d'eux parle en langue inconnue, sans doute une menace. Je m'apprête à...

    – "Tzzrh... Le Maître Plo'Geis te ..kshr..demande, Itisgarn."

    Ça sort d'un petit objet gris que tient le larbin qui m'a parlé. Je ne l'avais pas vu, toute concentrée que j'étais.
    Il me jette l'objet à la figure. C'est un truc minuscule, vraiment. Comment un si petit machin peut-il traduire automatiquement ?
    L'homme de main continue de me parler. Sa traduction sort en crachotant du petit objet.

    – "Tzzrrrhhsshh... Garde ça sur toi. Et avise-toi d'apprendre à t'en servir."

    Maintenant que j'y fais attention, il y a quelque chose de pas net dans cette traduction. Le sens est là, bien sûr, mais il y a trop de liaisons inutiles dans ce que dit l'objet. Traduction imparfaite ou... Ancienne ? Les aînés que je connais aiment bien rajouter des éléments superflus dans leurs phrases. C'est peut-être ça.
    Les deux m'escortent à travers les couloirs de métal. Le Khtun me regarde m'éloigner d'un oeil inquiet, inquiet pour sa survie.
    Les coursives autour de notre cellule sont un véritable pandémonium. Les cadavres sont partout, mais je ne vois d'armes nul part. Les corps sont crasseux et amaigris. Ça ressemble plus à une exécution, pour être honnête.
    Je scrute les corps, craignant d'identifier un Ketharn... Mais non, rien. Pas le maigre indice.

    Je reviens dans la grande salle d'il y a quelques heures. L'ambiance a entièrement changé. L'intérieur est aveuglant ; une fois que mes yeux se sont adaptés, je me rends compte que la lumière vient de l'extérieur. Il ne fait plus nuit dehors : les fenêtres révèlent un dehors entièrement blanc. Le shegarii se tient devant cette fenêtre.
    En fait, il n'y a que lui et nous dans la salle.
    Je regarde l'extérieur. Sommes-nous toujours sur Kragis ? Non... Une porte s'ouvre d'elle-même à droite, et la température descend brusquement. Si c'est bien une porte vers l'extérieur, il fait nettement, nettement plus froid que sur Kragis. À moins que ce ne soit qu'à cause du vent, mais j'en doute.

    – "Nous y sommes."
    – "Bienvenue sur Ilum."

    Ilum ? Ça ne me dit rien. Peut-être un coin éloigné des terres Ketharns, ou... Ou peut-être que ces êtres des étoiles m'ont mené jusqu'à chez eux. C'est peut-être à ça que ressemble une étoile vue de près. Une gigantesque étendue blanche, dont la neige irradie avec une telle force qu'elle est visible du ciel.

    - "Je..."

    J'entends l'appareil dans ma main qui crachote en langue inconnu. Ce truc marche ? Bien.
    Je m'approche de l'étranger.

    - "C'est votre nom, ça, Maître Plo'Geis ? J'ai vu la boucherie dans les couloirs de métal. Ma filia est-elle vivante ? Et mes autres compagnons de Kragis ?"
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Super PNJ

      Ilum... planète de glace perdue dans les Régions inconnues. Personne ne s'aventurait sur Ilum. Sa surface froide et hostile n'abritait que des plaines gelées, percées çà et là de cavernes sombres. Les rares montagnes qui peignaient le ciel n'étaient que des pics blancs, uniformes et silencieux. Il ne pleuvait ni ne neigeait beaucoup sur ce roc pâle au milieu de l'espace. C'était comme si la neige, cette satanée neige, avait toujours été là.

      Isolée du reste de la Galaxie, ils étaient peu à connaître cette planète –bien que Ressa Ulgesh devait l'ignorer– et les derniers visiteurs connus n'avaient laissé que peu de traces. Des légendes galactiques colportées par quelques baroudeurs évoquaient un monde lointain qui aurait abrité des cristaux magiques dont les chevaliers Jedi se servaient pour fabriquer leurs armes mythiques, les Sabres laser. Mais plus personne n'avait vu un Jedi depuis des mois, à Coruscant ou ailleurs, si bien que personne n'avait pu localiser le lieu mystiques pour vérifier ces dires. Et Ilum, comme depuis l'aube des temps, était restée dans l'ombre, loin des affaires galactiques.

      Dernièrement, cependant, une toute autre sorte d'étrangers avait foulé le sol gelé de la petit planète. Par dizaines, ils étaient venus, les uns après les autres, pour répondre à un appel irrépressible et fascinant. Alors qu'ils étaient perdus, voilà qu'ils s'étaient retrouvés, unis sous une même bannière et prêts à prendre leur revanche pour les uns, atteindre la gloire qui leur était promise pour les autres. Mais ils étaient vite repartis, bien moins nombreux, laissant derrière eux plus de cadavres que d'âmes en bonne santé. Ilum n'était pas leur foyer, elle n'était qu'une étape ; leurs desseins avaient de plus grandes ambitions que ce monde désolé.

      Ces occupants violents, dont la neige n'avait pas retenu les pas, avaient laissé derrière eux quelques avant-postes discrets, où des sentinelles guettaient les allers et venues de retardataires ou de messagers, bien moins nombreux ces dernières semaines. Les plus motivés étaient venus les premiers, de leur propre chef. A présent, les vaisseaux qui se posaient sur Ilum étaient surtout remplis de sujets...non consentants. Des esclaves, des captifs. Des pleutres. Mais les rangs du Nouvel Ordre Sith avaient sans cesse besoin de chair fraîche et de sang neuf, eu égard au taux de mortalité relativement élevé des jeunes recrues. Alors on en capturait d'autres et on les emmenait ici, où elles devraient oublier leur identité, leurs attaches, leurs Maîtres, pour n'en servir plus qu'un.

      * * *


      Le sas du Rejeton de Bantha cracha un vent froid à la figure des quelques occupants du pont, dans un silence morbide. Les quatre silhouettes qui s'y tenaient ne bougèrent pas pendant un instant comme l'air glacé s'invitait dans le cockpit et s'infiltrait dans les vêtements. L'un des deux Duros grelotta et jetant un œil derrière son épaule pour voir si son compère maîtrisait toujours la prisionnière que leur Maître leur avait demandé d'amener seule ici. Le Muun qui leur servait de chef ne daigna pas poser l'œil sur eux ; il observait fixement l'extérieur du vaisseau par la fenêtre du pont, son capuchon noir cachant ses traits de sorte qu'on ne puisse pas lire les expressions de son visage balafré. Dehors, on pouvait apercevoir quelques formes noires, à cent ou deux cent mètres. Des rochers ? Non. Sans doute d'autres vaisseaux. Et des formes plus petites, qui s'approchaient lentement, mais à un rythme soutenu.

      Quand la captive grogna –ses borborygmes furent vite traduits en une langue plus civilisée par le traducteur qu'elle avait reçu– pour savoir où étaient les sauvages qu'elle appelait sa "famille", l'Ombre ne se retourna pas.

      – Mon nom n'a pas d'importance. Ce qui importe, c'est que tu fasses ce qu'on te dit, esclave.

      Son ton était sec, cassant, mais le timbre de sa voix étrangement mielleux.

      – Nous avons écrasé les mouches. Tes frères de tribus faisaient-ils partie de celles-là ? Le savoir n'a aucun intérêt pour moi.

      Le Muun se retourna enfin, ses yeux jaunes vifs plongeant sur le regard tuméfié de sa prisonnière.

      – Mais si toi, ça t'intéresse, je te suggère de faire ce qu'on te dit, de ne pas poser de questions, et de survivre. A quoi bon t'inquiéter de leurs vies pour le moment ? La tienne ne tient déjà qu'à un fil.

      Comme il disait cela, les menottes de la fille tombèrent au sol avec un bruit sourd. Les Duros se regardèrent, mais ne bougèrent pas. Ils n'auraient pas à faire grand chose : si la fille avait un tant soit peu de jugeote, elle se souviendrait de ce qu'elle avait vu plusieurs heures auparavant, et ne tenterait pas une évasion. Où qu'elle aille, on la reprendrait. Ou on la tuerait.

      – Maintenant, silence. Ils sont presque là.

      Et de fait, après quelques minutes pendant lesquelles le froid emplit de plus en plus le pont en acier noir, rendant l'atmosphère difficilement respirable, les quelques silhouettes qu'on avait vu progresser au loin n'étaient plus qu'à quelques dizaines de mètres. Quatre personnes.

      – Enfile ça, souffla l'un des deux Duros à la fille aux cheveux de sang, ou tu ne résisteras pas aux conditions atmosphériques d'Ilum bien longtemps.

      Son doigt vert et ridé pointait vers une caisse d'équipement qui contenait des combinaisons noires, similaires à celle que portait le Devaronien la veille, arrangées en vrac. Certaines d'entre elles étaient tâchées de sang.

      Le silence dura encore quelques instants, uniquement troublés par les mouvements de quelques mercenaires qu'on devinait dans les couloirs. Les bandits n'occupaient plus le pont. Un ordre de l'Ombre ? Peut-être. Ou la peur de se retrouver face au Maître de celle-ci. Ils avaient déjà trop donné de leurs personnes. Tovarich Sonya pointa juste le bout de son nez pour s'assurer que tout ne se passait pas trop mal. Les cernes creusées, elle restait loin des quatre formes sur le pont, dans l'embrasure d'une porte, à l'abri de la lumière mais pas du froid.


      Spoiler : De nouveaux arrivants...
      ---


      Puis la première forme entra dans le vaisseau avec grand fracas. Elle savait qu'on l'attendait, et ne tarda pas pour s'annoncer :

      – Salut la compagnie ! On a reçu vot' signal. Mais l'avant-poste que Darth Aequum ne parlait que de trois vaisseaux. Les nôtres. Pas d'un quatrième.

      L'être immense qui venait de prendre la parole en crachant aux pieds du Muun était un grand Nikto à la peau verte, portant une vibro-hache acérée dans une main. A sa ceinture, il portait un fouet et un certain nombre de clefs, indiquant clairement sa position dominante ici.

      – ...On s'est posés ici le temps de voir passer la tempête, reprit-il comme pour expliquer pourquoi ses barges étaient arrêtées ici, au plein milieu de nulle part. Alors, vot' signalement, l'Ombre ?

      Trois formes humanoïdes avaient rejoint le Nikto. Elles se tenaient en retrait, portant des combinaisons noires, d'un aspect solide mais bien différent de celles qui trainaient derrière les Duros. On pouvait distinguer les tatouages sur le crâne rasé d'un homme aux nattes épaisses ; un Nautolan à la mine renfermée dont les gros yeux noirs semblaient scanner tout le vaisseau ; le regard braqué comme un fusil d'une femme aux cheveux blonds noués en chignon sur sa tête claire. Chacun des membres de cette petite compagnie dégageait bien différente et de cette troupe s'échappait un amas d'émotions mêlant peur, agressivité, assurance et défi.

      – Cypher.

      La peau verte du Nikto blêmit, mais ses yeux se plissèrent. Il empoigna sa vibro-hache et la pointa vers l'avant, dans une pose de combat. Les trois autres entamèrent un mouvement de recul.

      – Quoi ? ...Qu'est-ssss' t'as dit, fils de Gant ? Qu'est-ce que tu fous ici ?! Réponds ! Les dents pointues de l'alien claquèrent contre sa solide mâchoire comme il faisait un pas en avant, menaçant.

      – Nous répondons à l'appel. Pour quelle autre raison ?

      – Ne me fais pas rire, la sale gueule. Ça n'a aucun @£*!&% de sens. Qu'est-ce que tu cherches, à venir te suicider ici ?! Et seul, en plus de ça ?!

      – Oh, je ne suis pas seul...

      Le Muun vit volte-face vers la captive derrière lui, un sourire mauvais aux lèvres. Les Duros s'écartèrent un peu et furent surpris de constater que Tovarich Sonya se tenait près d'eux, à présent, toujours silencieuse.

      – Je suis venu porter un présent au Seigneur Malraas. Un spécimen premier choix, capturé chez les bouilleurs de sang de Kragis. Un grand potentiel, et une science de la douleur qui a peu d'égal. N'est-ce pas ce genre de profil que recherche votre...notre Maître ?

      Le Nikto baissa légèrement son arme, visiblement légèrement plus détendu. Le ton mielleux du Muun ne devait pas être étranger à cette réaction.

      – Hm. Et les autres ?

      – Quels autres ?

      – Un cargo ... (le Rejeton de Bantha, non ?), tout entier pour une gamine ? Tu me prends pour un abruti ?

      Sonya accueillit cette petite mention avec un sourire. Même sur ce monde paumé, son équipage avait bâti une réputation. Quoique se faire connaître par ce genre de clients lui déplaisait particulièrement. Enfin, il n'y avait pas vraiment de mauvaise pub.

      – Les autres n'avaient aucun intérêt. Nous ne ferons pas de cadeau au Seigneur Malraas qui ne vaille pas la peine.

      – Haha ! (Le Nikto renifla l'air puis éclata d'un rire mauvais, mais avait maintenant baissé son arme.) Vous êtes vraiment pathétiques, vous les Cultistes. Dis plutôt que tu n'as trouvé que ça ! Enfin, bon, si ça t'amuse, tu peux continuer à lécher les pompes de Darth Malraas. Il n'a jamais trop de toutous dociles.

      Se retournant vers ses trois acolytes, il se saisit de son fouet et le fit claquer en l'air.

      – Bon, on arrête de glander. On dégage ! Toi, la fille, tu viens avec moi ! Quant à toi, "Cypher", tu...

      – Nous ne bougeons pas d'ici et nous attendrons patiemment votre retour. C'est bien compris.

      Le Nikto eut un sourire satisfait et sortit sur ces mots du vaisseau sans un regard pour quiconque. Les trois humanoïdes s'écartèrent sur son passage, les yeux baissés en signe de déférence. Un des deux Duros poussa la captive de Kragis d'une main énergique, sans violence, vers le sas et la sortie du vaisseau. Une bouffée d'air frais balaya les vêtements de l'Ombre, qui retourna s'asseoir sur le trône qu'elle occupait la veille. Tovarich Sonya, qui se tenait à la hauteur de Ressa à présent, profita de cet instant furtif pour lui glisser quelques mots, dans un murmure :

      – Ils vont bien. Enfin...ils vivent. Pour le moment. Ne traîne pas.

      Dehors, le vent sifflait sur la neige dur qui recouvrait un sol verglacé. Le soleil brillait sous une épaisse couche de nuages blancs et la pâleur du paysage faisait ressortir chacun des rocs noirs qui s'extrayaient de la plaine. Au bout d'un chemin frayé par les bottes du Nikto, qui marchait en tête de la troupe à une vingtaine de mètres, se trouvait ce qui ressemblait à une piste.

      –Dépêche-toi, la rouquine ! beugla le solide guerrier, l'arme au poing. J'ai pas tout le temps, tu vois !

      Les portes du Rejeton de Bantha commençaient déjà à se fermer. Les bruits de moteur cessèrent, laissant place au grand vide d'Ilum. Personne ne s'aventurait sur Ilum. On y venait pour être testé, et on la quittait. Ou on mourrait.




      Spoiler : Auteur
      by Kath Y Perry.
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        #3

        Post n°3
        Auteur : Ressa Ulgesh

        Le shegarii, qui n'est apparemment pas Plo'Geis, se retourne et me répond sèchement. Méprisant qu'il est, je n'en tire pas plus d'informations.
        Lorsqu'il me demande pourquoi je me préoccupe d'eux alors que ma vie est déjà en danger, je pince mes lèvres, m'apprêtant à répondre que je ne serai pas aussi vulnérable si j'étais avec ma filia, et vice-versa.
        Mais je suis coupé dans mon élan par le bruit sourd dans mon dos. Je le reconnais comme le son de mes menottes retombant encore une fois toute seules, par le caprice du shegarii. Inspirant une goulée d'air pour prendre la parole, je suis interrompue une seconde fois.

        – "Maintenant, silence. Ils sont presque là."

        Bien sûr, il ne daigne pas me dire qui "ils" sont. Je suis son regard à travers la fenêtre, et aperçois quatre silhouettes qui se rapprochent de nous. Ils sont encore loin, et peinent à tenir la cadence dans la tempête.

        L'un des hommes de main pointe du doigt une grosse caisse contre l'un des murs de la pièce.

        – "Enfile ça ou tu ne résisteras pas aux conditions atmosphériques d'Ilum bien longtemps."

        La tempête semble en effet d'une dimension tout autre que chez moi. J'ai déjà froid dans l'oiseau de métal, comment ça sera à l'extérieur ?
        Je m'approche de la caisse, remplie de vêtements faits d'un seul tenant. Je fouille un peu dedans. La plupart sont sales, couverts de sang. Je me rappelle que le diablotin en avait une de ce style. Peut-être que la sienne est là-dedans. Merde, ils sont bizarres ces étrangers. C'est un coup à avoir un morekai aux fesses, de porter les vêtements d'un mort.
        J'en choisie une noire, qui semble à peu près propre et à ma taille.

        "Ils" sont trop proches, pas le temps de me changer ailleurs. Je vais devoir me changer sous les yeux des trois bestioles.
        Bah ! Ces shegarii sont tellement différents que la vue d'une humaine nue comme un ver ne risque pas de les émoustiller.
        L'affaire est vite faite. La température ne donne de toute façon pas envie de traîner. Je jette mes frasques tribales et enfile en vitesse la combinaison noire.
        Pourquoi tous ces fichus shegariis semblent avoir une passion pour les combinaisons moulantes ? Certes, elle isole mieux du froid, mais la sensation est particulièrement désagréable. Je m'y habituerai, je suppose, et j'aurai de toute façon d'autres préoccupations assez vite.

        Les quatre inconnus arrivent peu après. Le premier à entrer est une saloperie verte absolument massive. Si j'en crois ce que me raconte en crachotant ma machine que je plaque à l'oreille pour entendre la traduction, nous sommes une arrivée surprise pour un avant-poste, de "Darth Aequum". C'est le nom du lieu ou de leur chef ?
        Les trois autres arrivent pendant son monologue. Seuls deux semblent humains, ou y ressemblent, en tout cas. L'autre ressemble au mariage entre une algue et un humain.
        J'écoute d'une oreille distraite leurs échanges jusqu'à ce que...

        – "Cypher."

        Je fronce les sourcils. Cypher, c'est le dieu des abysses de nos clans. Pas possible que ce soit une référence à notre dieu, c'est forcément une coïncidence...
        En tout cas, le gros bestiau vert le prend mal. Bon à savoir.

        Ah, tous les regards se tournent vers moi. C'est le moment, on dirait.
        Donc je suis un "présent" pour un type qui s'appelle Malraas. Vu comment on me vend, je me pose des questions. Il cherche à engager un bourreau ?
        Apparement, l'étranger n'est pas en bons termes avec Malraas. Le vert l'a appelé "Cultiste". Quant aux quatre autres, je me demande si c'est des sbires de ce Malraas, ou juste des intermédiaires esclavagistes, comme l'on peut parfois trouver à Kragis.
        Le vert repart vers l'extérieur, sous les courbettes des trois autres. Eh beh. C'est quoi cette culture de lèche-bottes ?

        L'un des hommes de main de l'étranger me pousse, signe que je dois les suivre. L'étranger retourne s'asseoir après avoir indiqué que le vaisseau resterait ici. Ça me fait une belle jambe.
        La femme garde, arrivée là je ne sais comment, m'escorte encore un peu jusqu'à l'entrée du vaisseau. Elle me murmure un truc.

        – "Ils vont bien. Enfin...ils vivent. Pour le moment. Ne traîne pas", me traduit ma machine.

        Je lui lance un regard interloqué. On se connaît même pas, pourquoi elle me dit ça ? Elle nous a entendu ? Pourquoi elle veut m'aider en me filant l'information ?
        Et puis merde, je suis complètement paumée. On me balance comme mariée de force, puis comme esclave. Pas classique, ce serait trop simple ! Non, pour ma "science de la douleur" ! Foutus dégénérés de shegariis.
        Et maintenant, je vais devoir cavaler dans un endroit perdu des dieux pour aller je ne sais où, faire je ne sais quoi.
        Remine, Erkan, je vous crains et je vous aime. Mais vous êtes tordus, des fois... Pardon pour ces pensées impures. Je ferai un sacrifice à l'occasion, jurée. Si je survis d'ici là, évidemment.

        J'entends un cri au-dehors.

        – "Dépêche-toi, la rouquine !J'ai pas tout le temps, tu vois !"

        Je quitte l'oiseau de métal. Le vent me frappe, glacial. Je commence à courir en direction des silhouettes.
        C'est du délire. Le froid est si violent qu'il me frappe comme des micro-lames. Mes yeux ont envie de pleurer, mais laisser faire revient à congeler mes larmes. Je dois lutter en permanence pour que mes yeux ne soient pas scellés par le froid. Je n'ose pas imaginer que serait la situation sans cette nouvelle et inconfortable combinaison.
        Je suis péniblement les quatre silhouettes au milieu de cet océan blanc. J'espère vraiment que ce petit jeu ne va pas durer longtemps.

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          Auteur : Super PNJ

          - Nous y voilà.

          Après une bonne demi-heure de marche, les cinq silhouettes étaient parvenues devant un défilé rocheux, recouvert de poudreuse, cela allait sans dire. La tempête s'était calmée mais les compagnons n'en avaient cure : ils étaient parvenus à destination. Enfin, seul leur meneur, le Nikto à la face verte, semblait réellement savoir ce qui les attendait. Les quatre autres l'avaient suivi tout ce temps sans broncher, un peu en retrait, prenant soin d'éviter le regard des autres et de ne pas les toucher. Le Nautolan, qui semblait le moins acerbe du groupe malgré ses yeux farouches, avait bien tenté un rapprochement vers la fille aux cheveux de sang, lui glissant quelques mots, comme des "tu tiens le coup ?" de temps à autres. Il s'était présenté à mi-voix. Syd Drecko. Il venait d'un autre vaisseau posé loin derrière eux ; mais il n'y avait pas vécu longtemps. Avant ça, il était pêcheur sur une des lunes d'Eriadu, où un coin dans le genre. On l'avait arraché à son foyer et amené ici, sans explication, après lui avoir fait subir ... Ses paroles avaient été interrompues par les aboiements de celui qui ressemblait moins à un compagnon qu'à un chien de garde. L'alien s'était tu après le premier coup de fouet, la mine déconfite. Quant aux deux autres, ils n'avaient pipé mot. La fille au chignon blond tenait aisément la cadence du grand Nikto, comme si elle avait évolué sur ces terres toute sa vie. L'autre caracolait derrière, le souffle court, mais semblait tout de même tenir le rythme, tant bien que mal.

          On pouvait observer un point commun chez les trois compères : pas un ne contestait l'autorité désormais manifeste de celui que Syd Drecko avait appelé "la Gueule". Une référence à son visage peu agréable à regarder, bardé de cicatrices, ou aux cris fréquents qui sortaient de ses entrailles ? Aucun doute que ce surnom lui allait bien.

          - Voilà la Gorge de la Mort. Enfin, ça n'a pas ce nom-là, mais personne ne place d'écriteaux nulle part sur ce rocher paumé, donc... Vous pouvez bien l'appeler comme vous voulez. Quoiqu'il en soit, c'est là qu'on s'arrête... pour le moment.

          Le Nikto donna un grand coup de pied dans un rocher à un mètre de lui, renversant la pierre qui se fendit légèrement en tombant lourdement sur le sol gelé. Au sol, au milieu des herbes gelées et des cailloux blancs, on put alors apercevoir ce qui devait être une sorte de cache, remplie de pioches et d'ustensiles de forage basique, de quelques cordes et d'un ou deux marteaux sommaires. "La Gueule"... gueula au groupe de venir se servir dans le tas, sans aucune explication, leur signifiant juste de se grouiller sans quoi ils auraient affaire à lui et avec le fouet qu'il faisait claquer en l'air avec une certaine adresse. Quand le groupe se fut équipé comme il le demandait, le Nikto daigna enfin éclairer leurs lanternes.

          - Bon, les p'tits gars (il prononçait ces mots avec un ton hautement condescendant), va falloir prouver votre valeur. Les Ombres vous ont trié sur le volet parmi les glands pour votre affinité à la Force ? Qu'à cela ne tienne. Mais il en faut plus pour avoir une quelconque valeur aux yeux du Nouvel Ordre Sith, des Ravageurs ou même les corps les plus faibles de l'armée du Seigneur Malraas.

          Le Nautolan eut l'idée complètement stupide de demander ce qu'étaient que toutes ces choses que le meneur venait de citer. Mal lui en prit, car il finit à genoux, frappé de deux nouveaux coups de fouet.

          - J'ai demandé si vous aviez des questions ?! Non ? Bien. Mais si tu veux vraiment l'savoir, là, y'a vous (le Nikto montra le sol), là y'a les Gizkas et les Jedi (il leva le plat de la main un peu plus haut), là y'a les Ombres et moi (il releva encore la main)...et tooouuut en haut, c'est le Seigneur Malraas, chef du Nouvel Ordre Sith, Seigneur de Ravage et Seigneur de Guerre...enfin, on s'en fout des titres. Contentez-vous de vous souvenir que si je vous mets une peignée seul contre quatre, lui il en bouffe cinquante comme vous d'une seule main. Foutez-vous bien ça dans le crâne, et que ça n'en sorte pas.

          Le discours avait le mérite d'être clair. La Gueule fit claquer son fouet encore une fois avant de pointer sa vibro-hache vers le défilé qui se prolongeait sur plusieurs centaines de mètres devant eux. Des trous dans les falaises laissaient deviner des pistes divergentes et des cavernes, à moins que la lumière du soleil sur les pierres blanchâtres ne troublât la vision des observateurs.

          - On vous a amenés ici pour tester vos...prédispositions. Mais ça ne voulait pas dire que je vous ménagerais, hein ? Et ça ne voulait pas non plus dire que j'allais juste perdre mon temps à vous voir faire léviter des cailloux. Vous allez vous rendre utiles, ici. Les indic' pensent qu'on devrait pas être loin d'une grotte aux cristaux comme y'en a pas mal dans le coin. Seulement, en réalité, les scanners ne sont vraiment pas clairs et aucun moyen de distinguer les grottes des mines de Baradium depuis le ciel. Donc, y'a pas trente-six solutions...faut y aller à la pioche, et au feeling.

          - Quoi ?! Miner du baradium sans équipement de protection ? Vous êtes malade ? C'est un coup à exploser...!

          Le claquement du fouet retentit de nouveau. Cette fois-ci, ce n'était pas le Nautolan qui était intervenu. La guerrière aux traits sévères et pincés regardait la Gueule d'un regard noir. La peau satinée de son visage pâle marqué d'une trace rouge. Le meneur agitait son fléau avec zèle. Il ne tolèrerait pas qu'on questionne ses ordres.

          - Je veux pas connaître ton avis, gamine. Tu feras comme on te dit en la bouclant. Connecte tes deux neurones et tu devrais éviter de taper dans de la roche explosive. Si tu pètes, c'est que t'étais pas indispensable. Y'a rien d'autre à comprendre. On n'a pas le temps d'acheminer des équipements de pointe depuis le Noyau, et on en a pas de ce type déjà disponibles sur Yashuvhu. Donc ce sont les bleus qui vont s'y coller.

          Le Nikto se retourna pour regarder l'horizon, la main en visière. Ce bref instant de répit laissé aux quatre "élus" fut de courte durée. Syd Drecko profita tout juste de cette accalmie au milieu des aboiements pour demander à sa camarade si elle allait bien. D'une légère caresse de son coude dans l'estomac du Nautolan, la dénommée Grela repoussa la question plusieurs centimètres en arrière. L'homme chauve et tatoué eut un sourire et un haussement d'épaules en voyant l'alien cracher de la bile sur la neige. D'un ton entendu, il signifia à la fille aux cheveux de sang qu'il ne voyait pas ce qu'un faible comme ce gars-là faisaient parmi des êtres promis aux plus hautes destinées comme eux. Il était faible de s'entraider, ce n'était pas la voie des Sith, avait renchéri avec un air entendu celui qui se présenta sous le nom d'Ulane. Une bouilleuse de sang de Kragis ne pourrait qu'approuver.

          - On ferme sa boîte à caca, mes gaillards ! hurla La Gueule après un instant. A la grosse louche, vous avez environ deux heures pour trouver le filon et l'indiquer avec vos balises (il pointa vers un sac qui semblait contenir quatre datapads). Si c'est du Baradium noir, indiquez-le histoire de faire gagner du temps aux équipes de recherche qui viendront récupérer les équipements sur vos corps carbonisés. Si c'est des cristaux, ça brillera et vous le sentirez. Marquez-les et revenez immédiatement ici. Vous devriez avoir encore une ou deux heures avant la tombée de la nuit. Selon mon estimation, et je m'y connais, il en faut environ quatre pour quadriller la zone à pied proprement. Faites gaffe à vous grouiller du coup, parce qu'à la nuit tombée, y parait que les panthères Asharl ou les Gorgodons sont de sortie. C'est quoi un Gorgodon ? Vous apprendrez.

          Le Nikto fit encore claquer son fouet deux ou trois fois comme pour ordonner à sa troupe de se mettre en route. La fille n'attendit pas après s'être saisie d'une pioche, de cordes et de sa balise. Elle s'engouffra dans le défilé sans mot dire après un nouveau regard noir en direction de la Gueule. Syd Drecko lui emboîta le pas, moins assuré et plus prudent cependant. Pas question de déraper sur cette glace archi-glissante. Le dernier inconnu s'enfonça à son tour dans les rochers après un instant de silence, empruntant une route opposée à celle des autres. Il cachait hors de vue du Nikto un étrange objet qui ressemblait à un blaster.

          Le vent souffla sur la plaine, soulevant la neige à quelques centimètres de hauteur. Avant que Ressa puisse esquisser un nouveau geste, la lame d'une vibro-hache vint lui caresser le menton. Le Nikto la fixa d'un regard perçant.

          - Approche, toi.

          Il lui accrocha un petit objet au poignet de la native de Kragis. Une espèce de bracelet électronique, brillant de petites lumières rouges sous le duracier sombre qui le composait.

          - Au cas où l'idée d'aller exploser sur les mines ne t'inspirerait pas et que tu préfèrerais... "nous quitter", je te garderai à l'œil. Si tu fuis, je le saurai. Et si c'est le cas, je te fais péter le bras, le tronc et tout ce qui va avec en poussant un simple bouton. Alors réfléchis-y...

          Il lâcha la fille et la laissa partir à la suite des autres. Cette invitée de dernière minute avait quelque chose de très inquiétant, de bestial. Il aimait son style revêche, sa face cassée par les coups. Mais elle était venue avec eux. Alors il la garderait à l'œil, de plus près que les autres. La Gueule connaissait les coups fourrés des Cultistes, surtout ceux de Cypher. On ne restait pas caché dans l'Ombre pendant autant de temps sans une idée derrière la tête.

          Le Nikto sourit, découvrant des crocs acérés sous une expression de cruauté malsaine. Il se pouvait bien que l'Itisgarn soit promise à de grandes choses dans un avenir très, très proche.




          HRP : Ressa entre dans un défilé qui se présente sous la forme d'un labyrinthe. La mission qui lui est assignée est claire. A toi de décrire ce sur quoi elle tombera : une rencontre avec un de ses compagnons d'infortune ? Une bête sauvage ? Les deux ? Un Jawa solitaire ? Libre à toi de jouer les PNJs (à part la Gueule) et de les développer sur base du peu d'infos que je t'ai donné sur eux.
          Ressa est enfin "plus ou moins" libre. Fais-lui vivre une aventure. La suite du RP et de mes interventions dépendront des évènements que tu vas développer ici. En cas de panne d'inspiration, on pourra discuter à deux par MP.


          Spoiler : Auteur
          by Kath Erpillar

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            Post n°5
            Auteur : Ressa Ulgesh

            On est là, à cavaler dans la neige comme des dératés, à l'aveuglette. Comme si l'on avait un morekaiaux trousses dans un enfer blanc. Et mon seul salut dans le monstre vert qui court loin devant.
            On cavale, on cavale. Ça dure quoi, une demi-heure ? De temps en temps, on ralentit autour de passages dangereux, on marche ou on trottine bien gentiment pour pas tomber d'un flanc de falaise.
            Le poulpe sur pattes a décidé que l'un de ces moments était particulièrement opportun pour se présenter.

            - "Tu tiens le coup ?" me demande-t-il, tentacules au vent. Très esthétique.

            Je grogne en réponse, cherchant à économiser mon souffle pour les foulées à venir.
            Mais le poulpe est d'humeur bavarde. Il continue tout en suivant un chemin escarpé.

            - "Je m'appelle Syd Drecko. On t'as aussi emmené ici sans rien te dire, hein ?
            - Kah," réponds-je, sèchement.

            Ma saloperie de boîtier refuse de traduire ma réponse. Syd me scrute un temps en quête d'indices, avant de supposer ma réponse comme positive et de continuer.

            - "Moi, avant, j'étais juste un pêcheur sur Trantor, une petite lune d'Eriadu. Tu connais ?"

            Je ne réponds pas, trop occupée à ne pas glisser dans le vide. Ça ne semble pas le déranger.

            - ""C'est un coin paumé de toute façon... Tu t'appelles comment, au fait ?
            - Syd Drecko," crachote mon traducteur, "je serai ravie de discuter dès qu'on sera dans des... Bordel !"

            Ma petite faveur faite à Syd a détourné mon attention, et bien failli me faire tomber dans une fosse bien cachée par la neige.

            - "Dans des conditions plus favorables !
            - C'est vrai, désolé," me dit-il en hochant la tête. "C'est juste que j'ai besoin de parler pour ne pas perdre la tête. On me kidnappe sans rien dire, on m'emmène dans un monde loin de chez moi, parqué comme un animal, on me..."

            Un coup de fouet interrompt ses doléances. Il porte la main à sa joue et baisse instinctivement la tête. Ce salaud vert nous attendait derrière l'angle de la falaise avec les deux autres. On traînait trop à son goût, probablement.
            Je regarde la bestiole dans les yeux, et me prends à mon tour un coup pour mon impudence, juste dans la nuque. Cette enflure est doué au fouet. Je tressaille, mais continue de le regarder dans les yeux. Un sang chaud coule entre mes omoplates, avant que la blessure ne se colmate d'elle-même par le sang glacé par la température extérieure.
            Les deux autres nous regarde. Ces deux-là me ressemblent, mais semblent résignés. La première est une blonde au visage exotique taillé à la serpe, le menton fièrement relevé. Une guerrière, sûre de sûre, mais pas une Ketharn. Je parie qu'il n'y a pas une seule cicatrice rituelle sous son manteau. Elle, elle est agacée, mais le deuxième est clairement condescendant. Un homme, je crois. Il a une allure chamanique avec ses grosses nattes noires et épaisses, qui pendent autour de ses yeux.
            Le gros vert gronde pour m'intimider, claque une nouvelle fois son fouet à mes pieds avant d'ordonner le départ d'un coup de menton.
            On recommence à courir.

            En reprenant en petite foulée dans la neige, je regarde un peu les lascars. Un truc me frappe : autant la bestiole verte foncecomme un bantha, comptant sur sa force brute, autant la fille blonde court sur la neige comme si c'était solide. Elle est dans son habitat naturel, ça se sent. Nous, les trois autres qui n'avons ni la force ni l'aisance, suivons péniblement en soufflant comme des rhinodons.
            Syd continue de se frotter la joue.

            - "Il est tendu, la Gueule."

            Je ricane, mais mon rire se perd dans mes respirations. La Gueule. Ça va plutôt bien au gros vert.

            Après encore quelques minutes, on s'arrête finalement devant la "Gorge de la mort", comme l'a appelé la Gueule. Il dégomme un gros rocher, révélant une cache pleine de pioches et autres outils de minage de shegariis, qu'il nous hurle de nous en équiper.
            Comme je comprends rien à la moitié des objets présents dans la cache, je regarde les autres prendre et fait comme eux. Y'a pas de honte à s'adapter face à l'inconnu.
            Une fois équipée, je sens le barda peser sur moi. Un bon quinze-vingt kilos. J'ai déjà porté des carcasses du même poids, mais j'essaye de bien répartir sur mon dos pour ne pas m'épuiser ou nuire à mon équilibre.
            La Gueule ne peut pas s'empêcher de faire son petit discours incompréhensible à propos de "Force", de "Sith", de "Ravageurs" ou de ce fameux Malraas.
            Syd a le bon sens de dire qu'il ne comprend rien à son bla-bla, et récolte un nouveau coup de fouet pour toute compensation.
            Le gros vert reprend son discours. Bla-bla, Malraas est grand, Malraas est fort, il bouffe un rhinodon pour son petit déjeuner...
            J'aimerai le voir à ma place, son Malraas.

            La Gueule pointe sa deuxième arme vers la gorge devant nous.
            Dans un premier temps, je suis plus concentré sur l'arme. On dirait une sorte de hache. Je veux la même.
            Il pointe avec la hache des grottes. Il y en a un paquet.
            Il fait un nouveau discours, cette fois-ci sur ce qu'on doit faire. Une fois n'est pas coutume, je ne pige rien. "Grotte aux cristaux", "scanners", "baradium"...
            La blonde semble plus comprendre que moi, parce que miner ce "baradium" semble être un excellent moyen de repeindre les cavernes avec son sang.
            Un coup de fouet plus tard et notre "feeling" devra improviser avec ce nouveau danger. Un de plus parmi d'autres.

            Le silence s'installe pendant que le gros vert observe l'horizon sans rien dire. Silence bien évidemment rompu par ce brave Syd.

            - "Ça va, Grela ?" demande-t-il à la fille en posant sa main sur l'épaule.

            Je comprends, d'un coup. Syd n'est pas Ketharn, il est trop... Naïf, mais il a une mentalité de filia. Il prend soin des siens, et ça, je le respecte.
            Sauf que Grela n'a visiblement pas envie d'être considérée comme "l'un des siens" de Syd, puisqu'elle le repousse d'un bon coup de coude bien senti dans le ventre. Syd s'effondre pour cracher une bile noirâtre sur la neige.
            Le type à côté de moi, avec ses grosses nattes, ricane en regardant Syd au sol.

            - "À se demander ce que fout un faible pareil avec nous," me dit-il d'un air suffisant. "Quand on est un Sith auquel la galaxie tend les bras, on ne s'entraide pas. C'est contraire à la voie." Il hoche la tête pour lui même et me sourit. "Ulane, et toi ?"
            - "Ressa. Chez moi, les loups solitaires finissent dans le ventre des prédateurs. Je sais pas si les "Siths" sont assez puissants pour se passer d'une filia. Il y a toujours plus gros que soi."

            Ulane fronce les sourcils, ouvre la bouche, mais est interrompu par la Gueule.
            D'après lui, on a deux heures pour localiser des gisements de cristaux et le prévenir... Alors qu'il nous faudrait, toujours selon lui, quatre heures. Et si on est en retard, des prédateurs nocturnes à nos trousses.
            Comme quoi pas grand chose ne change, malgré les apparences.

            Grela partit immédiatement, non sans jeter un regard mauvais à la Gueule. Syd me jeta un bref regard hésitant avant de la suivre à son tour. Je ne peux pas lui en vouloir, elle a l'air de savoir ce qu'elle fait.
            Ulane, fidèle à sa mentalité de loup solitaire, partit à l'opposé.
            Je m'apprête à suivre Syd, mais la Gueule me plaque son superbe joujou à la gorge.

            Quoi ? C'est vraiment ce moment pour régler ses comptes ?
            Non... Il me fixe un bracelet au bras. Pour me marquer comme son esclave ?
            Pas vraiment, ce machin bipe, et la Gueule le considère comme un piège activable à distance, pour m'assurer de ma tâche.
            Je le regarde, inexpressive.

            - "Je viens d'un peuple indompté, pas crétin, shegarii." J'embrasse le paysage autour de nous des bras. "J'irai où de toute façon ?"

            Sans attendre de réaction, j'entame ma marche dans les pas de Grela et Syd.

            Spoiler : Lexique

            Kah : Oui
            Rhinodon : Animal terrestre de Kragis. N'est pas prédateur, mais territorial. Caractérisé par sa corne au dessus de son museau, qui grandit avec l'âge



            Spoiler : HRP

            Post divisé pour éviter d'en faire un trop gros.
            J'en ferai un autre dans les prochains jours sur l'exploration en elle-même dans les grottes.

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              Post n°6
              Auteur : Super PNJ

              Suite de la formation de Lun Zalk...


              Dark Azadji ruminait. Impossible de changer la trajectoire de cette navette. Il n'y connaissait pas suffisamment en informatique ou en pilotage pour changer l'itinéraire prévu, et cela lui causait des sueurs froides : Ilum. Ils allaient sur Ilum. Se poser sur une planète recouverte de grottes à cristaux de sabre laser ne pouvait signifier qu'une chose : ils allaient rencontrer un bastion d'utilisateurs de la Force. Et étant donné l'état de l'Ordre Jedi, il y avait peu de chance de que ledit bastion ne soit pas l'un des avant-postes de celui qui s'était fait appeler "Darth Malraas" dans un appel de la Force ayant traversé la galaxie. Azadji ignorait qui était ce type, mais il ne sentait pas bon la fleur. Un gars capable de faire traverser sa conscience par delà les étoiles n'était probablement pas un enfant de chœur.

              Le stress d'Haa Zen le garda de prêter attention à son nouveau protégé pendant toute la traversée, de la Bordure Extérieure vers les régions les plus éloignées du Noyau galactique. Lun Zalk pouvait bien s'occuper de lui-même de toute façon... n'avait-il pas un bras à retaper ? Le vieil acolyte sith ruminait. A la première occasion, il pourrait peut-être se débarrasser de ce gamin qui commençait à devenir gênant : son utilisation de la Force était certes fort intuitive et peu raffinée, mais il faisait preuve de trop de précocité pour ne pas devenir dangereux à termes.

              Au bout de plusieurs heures, qui passèrent comme un instant dans l'esprit fatigué d'Azadji, la navette des mercenaires sith entra dans l'atmosphère d'Ilum, activant le pilotage automatique pour diriger les deux arrivants vers un avant-poste où se trouvaient déjà un certain nombre de vaisseaux, au milieu d'une étendue gelée.


              - Il semblerait que nous soyons arrivés à destination, mon jeune apprenti, susurra Azadji, qui n'avait pas la moindre idée de l'endroit où les deux acolytes allaient arriver. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre : posant le pied hors de la passerelle de débarquement, son visage fut agressé par un vent glacial et son cœur serré par le sentiment très désagréable d'être observé. Il regarda autour de lui : il ne reconnaissait pas ces emblèmes, mais elles évoquaient plusieurs symboles de cultes sith anciens, comme le Krath et l'Ordre de son Seigneur l'Oméga.

              - Fais bien attention à toi, Lun... je crois que nous avons mis les pieds dans un sacré merd...

              Azadji fut forcé au silence par l'apparition d'une silhouette à l'horizon. Grande, imposante. Et armée. Un Nikto, l'air énervé et beaucoup trop décidé pour être pacifique. Il portait sur son torse la même emblème que celle qui marquait les vaisseaux.

              - Lun, mon cher apprenti... Voici une occasion de t'illustrer. Va voir ce qu'il veut.

              Le regard terrifié d'Azadji devait donner un indice à Lun Zalk : ce Nikto n'était sans doute pas être bien intentionné, ni être un allié. Mais dans ce cas précis, la bonne solution n'était sans doute pas d'amorcer le combat, car l'adversaire serait autrement plus féroce que les mercenaires rencontrés sur Dagobah.



              HRP : à toi de voir comment tu veux réagir. Le Nikto est "la Gueule" évoquée dans les RPs de ce topic. Il teste les aspirants Ravageurs avant de les envoyer dans les mines pour trouver des cristaux.

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              by Kath
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                #7

                Post n°7
                Auteur : Super PNJ

                Suite de la formation de Ramius Lem...


                Le voyage sur le Rejeton de Bantha se déroula dans un calme étrange. Peu désireuse de plus longtemps côtoyer des adeptes du Côté Obscur et consciente de l'état de santé mentale chancelant de son équipage, la capitaine Tovarich Sonya avait libéré deux cellules à l'arrière du cargo pour Vace et Ramius. Au milieu de ce qui semblait être un petit centre de détention, les deux chambres, complètement vides, n'étaient guère accueillantes. En outre, elles empestaient la mort et leurs murs étaient couverts de traces brunâtres séchées qui suggérait que certains s'étaient soulagés ici... ou avaient exécutés, car il était impossible de savoir si les moisissures sur le sol provenaient d'excréments décomposés ou de taches de sang.

                Si les deux occupants,lassés de ce décor carcéral, s'étaient décidés à poser un pied sur le pont, ils auraient aperçu une équipe d'une quinzaine de pilotes, mécaniciens et autres assistants de pont s'affairer à réparer des conduites et calculer des coordonnées de vol avec une nervosité palpable. Combien de voyages de ce type avaient-ils déjà effectués ? Combien de camarades tués par des jeunes coqs tels que Ramius ? Sans doute trop. Vace avait bien fait de mettre son protégé en garde : s'il prenait trop ses aises et s'attardait à s'endormir trop profondément, il ne se relèverait peut-être jamais. Car être les clients de Tovarich Sonya ne signifiait pas qu'ils étaient les bienvenus sur le Rejeton de Bantha.

                Au bout de plusieurs heures de silence, Vace, qui avait disparu on ne sait où, laissant Ramius à ses probables atermoiements, entra en connexion avec l'esprit de la jeune et fougueuse recrue. Sa voix, monocorde et basse, épelait chaque mot. Chaque syllabe tombait lentement, comme une goutte d'eau tombe sur la roche dans un illusoire espoir de l'éroder :


                <- Nous nous rendons sur Ilum, planète reculée des Régions Inconnues. Tu n'as sans doute jamais entendu parler de cet endroit ; nous nous rendrons à un avant-poste où tes dons seront évalués par les instructeurs de notre Ordre. S'il est de mon ressort de repérer les chiens fous aptes à rejoindre nos rangs, je ne serai en revanche plus derrière toi une fois que nous serons arrivés. Crois-le ou non, tu es encore en vie sur ce vaisseau parce que je l'ai décidé. Mais là-bas, dans les déserts de glace d'Ilum, tu seras seul.


                L'Inquisitrice laissa s'écouler un silence long de plusieurs minutes avant de reprendre, plus doucement encore, insistant sur chaque mot :

                < - Il est une chose que tu dois retenir si tu veux avoir une chance de survie...

                Retiens que la paix est un mensonge. Il n'y a que la passion.
                Par la passion, tu auras la puissance.
                Par la puissance, tu auras le pouvoir.
                Par le pouvoir, tu auras la victoire.
                Et seule la victoire pourra briser tes chaines.
                La Force peut libérer ceux qui en sont dignes.

                Ces mots sont ceux du Code des Sith. Retiens-les, car ils seront les seuls conseils que tu recevras, et tes seuls alliés dans les épreuves qui s'annoncent.>


                Vace rompit la connexion mentale. Elle n'avait pas plus de temps à accorder à cette recrue : bientôt, elle repartirait sur un autre monde, sur l'ordre d'Elerina Braike ou du Seigneur Malraas lui-même, à la recherche de nouveaux potentiels. A quoi servait-il de s'attacher à l'un d'eux ? Ils étaient tous comme les autres : faibles et naïfs. Beaucoup mourraient... mais si l'un d'eux parvenait un jour dans une position de pouvoir, Vace ne se priverait pas de leur rappeler à qui ils le devraient.

                * * *


                Le sas du Rejeton de Bantha cracha un vent froid à la figure des quelques occupants du pont comme l'air glacé de l'extérieur s'invita dans le cockpit. Immobiles près de la sortie, TOvarich Sonya et Vace se toisaient d'un air mutuellement méfiant.

                - La dernière fois que je suis venue ici pour votre compte, on transportait un Cultiste de Cypher pas bien jojo. Vous serez gentille de ne pas lui passer mon bonjour... et de ne même pas parler de nous s'il nous demande. Concernant nos compensations...

                - Vous pourrez les demander à la Gueule directement.

                La capitaine posa une main crispée, par réflexe, sur son blaster. Ses traits se détendirent peu à peu dans une expression d'amère résignation, celle de quelqu'un ayant berné, s'en rendant compte et comprenant en même temps qu'il ne pouvait rien y faire. La "Gueule", comme on l'appelait, n'était autre que le contremaître Nikto de cet avant-poste perdu au milieu du désert de glace. Un personnage peu commode s'il en était, célèbre pour son inflexibilité et le plaisir qu'il prenait à répondre à ses contradicteurs par des coups de fouet électrique. Sonya ne reverrait jamais ses crédits. Son regard dédaigneux se posa sur Vace et son protégé. Impossible de lire clairement ce que disaient les éclairs dans ses pupilles, mais elle ne leur souhaitait apparemment pas un bon séjour.

                On tendit à l'Inquisitrice et à Ramius des combinaisons d'entrainement noires. Planète de glace perdue dans les Régions inconnues, personne n'était assez fou pour braver le froid d'Ilum sans un équipement adapté. Les rares explorateurs de ce secteur de la galaxie savaient que la surface froide et hostile de ce monde n'abritait que des plaines gelées, percées çà et là de cavernes sombres regorgeant de créatures sauvages. Les rares montagnes qui peignaient le ciel n'étaient que des pics blancs, uniformes et silencieux. Il ne pleuvait ni ne neigeait beaucoup sur ce roc pâle au milieu de l'espace. C'était comme si la neige, cette satanée neige, avait toujours été là.

                Vace posa un pied à l'extérieur après s'être habillée de la combinaison, mais se retourna lentement pour plonger ses yeux dans ceux de Ramius :

                - Tu apprendras qu'il y a dans cette galaxie des endroits bien pires que Nar Shaddaa. Allez, en route. Et si tu as des questions, c'est ta dernière chance de les poser.



                HRP: te voilà arrivé sur Ilum. Tu peux décrire ton voyage jusque là, les impressions de Ramius, ses premiers pas sur cette planète gelée. N'hésite pas à lire les autres posts de ce topic si tu veux avoir un avant-goût de ce qui t'attend. Ramius va être amené à la Gueule pour être testé dans le froid des mines.

                Spoiler : Auteur
                by Kath
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                  Auteur : Ramius Lem

                  Le confort qu’offrait la cellule du cargo était plus que suffisant pour ce que Ramius avait à y faire… rien. Ce genre d’endroit exigu ne lui était pas inconnu et lui rappelait une vie qui n’était encore qu’à deux pas derrière lui. L’état des murs ne lui avait pas échappé mais il n’en souciait guère en vérité, ceux-là avaient au moins l’avantage d’avoir des souillures visibles. La couche était rudimentaire, mais cela importait peu pour Ramius, cela conviendrait pour se reposer un peu.

                  Dans quelle galère venait-il de se mettre et que lui arrivait-il ? Il repensait à cette « épreuve » qu’il venait de passer. Il n’avait jamais ressenti une telle fureur, il n’avait jamais ressenti la Force aussi fortement… et il n’avait jamais ressenti autant de plaisir. Le plaisir, c’était bien le mot qui convenait. Sentir la Force influer en lui, le renforcer… Au moment le plus critique, lorsqu’il serrait avec force la gorge de son tortionnaire, il avait pu la sentir jusque dans la jointure de ses os. Il avait cependant déjà effleuré cette sensation lorsque ses deux agresseurs s’étaient enflammés spontanément en voulant le dépouiller, quelques semaines auparavant… C’était totalement inédit pour lui. Rien dans le livre de son grand-père n’avait parlé de ce genre de choses. Où cela allait-il le mener ? Il avait la sensation qu’il allait le découvrir bien assez tôt.

                  En attendant, il devait s’occuper de ses blessures. Il arrivait à peine à sentir son visage boursouflé. Son nez, il était visiblement fracturé et ne pouvait le toucher. Les hématomes nombreux tachetaient son torse d’un bleu violacé. Même respiré lui provoquait des douleurs… il lui fallait trouver de l’eau.

                  Il ne lui fallut que quelques pas sur la droite de sa cellule pour trouver une machine qui en délivrait. Il remplit un récipient vide qui se trouvait là, de la taille d’une contenance équivalente à un bol et regagna sa cellule. Là, il se mit assis en tailleur au sol et bu une bonne gorgée d’eau. Il posa ensuite le récipient devant lui avec délicatesse. Il retira ses vêtements de dessus et ferma alors les yeux, pris plusieurs inspirations profondes et commença à murmurer quelque chose. Une suite de mots qui n’étaient pas en Basic.


                  « Nén nasta nin … anna nin nestad … »

                  Ramius répétait ses mots doucement, avec calme et concentration. Cette incantation, il l’avait apprise dans le livre de son grand-père et l’avait déjà aidé dans bien des situations délicates. Il prononça une nouvelle fois l’incantation mais cette fois en plongeant ses doigts dans le récipient. L’eau qu’il contenait s’agita alors et se glissa sur la peau de Ramius, le long de ses doigts d’abord puis sur l’ensemble de ses mains pour finalement y rester, jusqu’à ce que le récipient soit vide. C’est alors que Ramius passa ses mains délicatement sur l’ensemble de son torse comme s’il appliquait une crème. Il passa ensuite sur ses bras et termina par son visage sur lequel il laissa ses mains un peu plus longtemps. La Force irradiait littéralement son être à cet instant précis. Là où sa peau était craquée ou teintée de violet, elle reprenait un aspect normal ou se refermait. Le sang qui s’était répandu sous sa peau à certains endroits, témoignant d’une blessure interne, commençait à se résorber puis par disparaître. Car l’eau n’agissait pas seulement en surface. La gorgée d’eau qu’il avait bue n’avait en effet pas seulement pour but de le désaltérer, mais bien de soigner ses chaires internes. Ramius sentait la peau, les nerfs et les muscles de son visage s’agiter sous l’effet apaisant de l’eau réparatrice.

                  Après quelques instants, il retira ses mains de son visage et rouvrit les yeux. La guérison n’était pas totale, mais les dommages les plus sérieux avaient été réparés. Il ne ressemblait plus à un homme qui venait d’être passé à tabac mais plus à un homme qui avait échangé quelques coups sans gravité. Il ressentait à présent une grande fatigue… Il avait un besoin impérieux de se reposer, de dormir. Il ressentait cela à chaque fois qu’il usait de son pouvoir de guérison. Il s’allongea alors sur la paillasse à peine rembourrée et ferma les yeux.

                  Lorsqu’il se réveilla, il fut saisi d’une étrange impression. Il n’avait pas le souvenir d’avoir rêvé et pourtant il avait en tête des paroles prononcées par Vace. Il savait vers où il se dirigeait à présent…


                  --------------------------------------------------------------------------------------


                  De toutes les destinations dans lesquels Ramius avait soit fait des livraisons soit fait escale, aucunes ne ressemblaient à Ilum. C’était un véritable désert de glace. Ramius ne se fit pas prier pour enfiler sa combinaison qui était prévue pour permettre à son porteur de tolérer le froid et le vent mortel de ce monde. En descendant la rampe du cargo, Ramius échangea un dernier regard avec ses anciens assaillants, qui n’avait rien d’amical. Mais cela n’avait plus d’importance à présent. Son esprit était totalement tourné vers ce nouveau monde et… les nouvelles épreuves qu’il allait devoir affronter. Car tout ceci n’était en vérité rien d’autre qu’un test. Il en était conscient…

                  « Cet endroit ? Pire que Nar Shaada ? Qu’est ce qui pourrait être pire que d’essayer d’échapper à un Gundark qui vous cours après en pleine période de rut… »

                  L’anecdote était assez incroyable pour être vraie… Une farce de ses collègues qui l’avaient aspergé de quelques gouttes d’un liquide à base de phéromones dont les chasseurs se servaient pour attirer et tuer plus facilement les Gundarks. Ramius avait pu constater en premier lieu que c’était très efficace.

                  N’ayant pas de questions, il se mit donc en route en compagnie de Vace. Le ciel était parfaitement dégagé et le soleil dominait. Le vent glacial anéantissait cependant toute forme de chaleur qui émanait de lui. Après quelques instants, Ramius interpela Vace.


                  « Dites… combien de personnes comme moi ont réussies à sortir vivantes de vos épreuves ? »

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                    #9

                    Post n°9
                    Auteur : Super PNJ


                    La Gueule
                    Geôlier de l'Avant-Poste et terreur des recrues



                    Vace esquissa un sourire à l'écoute de la question incongrue posée par le jeune Ramius. Le gamin était-il inquiet pour sa vie ? Curieux, pour un type qui n'avait pas hésité à la mettre en danger pour rosser une bande de soulards à l'extérieur d'une cantina, ou qui était capable de soigner des blessures superficielles à l'aide de la Force. L'Inquisitrice examina un instant le visage et les mains de son protégé : pour quelqu'un qui avait été passé à tabac seulement quelques heures auparavant, il tenait une forme étonnante. Vace avait senti dans la Force que le garçon avait puisé dans ses ressources pour parvenir à récupérer de ses blessures très rapidement. Cependant, elle sentait également que chacun des muscles du jeune homme était tendu, sur le point de briser : peut-être ignorait-il les conséquences de l'utilisation des certains pouvoirs de Force par des non-initiés... elle, par contre, en avait parfaite connaissance. Elle avait déjà vu un adepte se fendre la moelle épinière en tentant de refermer une plaie, sur Yashuvhu. Trop de jeunes gens s'enorgueillissaient de leurs dons sans se rendre compte que l'usage de la Force, et plus particulièrement de son Côté Obscur, pouvait avoir des conséquences insoupçonnées non seulement sur la psychê mais aussi sur le corps de l'utilisateur. Espérons que Ramius s'en rendre compte à temps, sinon les épreuves lui seraient fatales...

                    - Je n'ai pas les chiffres à jour pour cet avant-poste, mais les statistiques globales indiquent un taux intéressant : 7,8% des recrues de l'Ordre passent les épreuves avec distinction en contexte de guerre ouverte ou en zone hostile, et ce taux monte à 16% dans des conditions plus favorables. 31% sont recalés pour intégrer les corps militaires de Ravage, cette proportion restant plus ou moins stable peu importe les conditions. Pour les autres, c'est la mort.

                    Si Ramius était perspicace, il comprendrait la dure vérité des épreuves : moins d'un appelé sur deux survivait aux tests. Vace avait prononcé ces mots sur un ton neutre, sans aucune sentimentalité. A quoi bon se morfondre, de toute façon ? Ceux qui n'étaient pas suffisamment forts périssaient, c'était simple, efficace. Et surtout, cela se passait de digressions. L'Inquisitrice jeta un œil à un petit datapad qu'elle portait à bout de bras.

                    - Hmm... Ceci étant, je dois dire qu'on dirait que ça ne se présente pas super bien pour toi. Ces derniers mois, seuls cinq recrues ont été laissées ici pour être testées dans les mines de Baradium. Une d'entre elles n'a pas été prise en charge, et on ignore ce que sont devenues les quatre autres. Je n'ai pas accès au rapport, mais...

                    Vace afficha une moue dubitative. Peu de chance que ces jeunes gens aient survécu au froid polaire ou aux explosions inévitablement causées par le contact entre l'air libre et la roche qui composait la majorité du sous-sol de ce secteur d'Ilum. S'ils étaient en vie, cela n'avait pas été rapporté au commandement. Connaissant le zèle de "la Gueule", ce n'était pas un hasard ou une négligence.
                    En parlant du loup... devant Vace et Ramius, qui avaient maintenant progressé plusieurs mètres sur la glace immaculée, se dressait une silhouette inquiétante. Les deux arrivants avaient le soleil de face, de sorte qu'il était difficile d'observer les traits du colosse avec certitude, mais nul besoin de détails pour constater que le maître des lieux, fraîchement sorti de l'avant-poste non loin, était armé et imposant.

                    - Qui va là ?!

                    Il s'agissait plus d'un aboiement que d'une question. Vace sortit son sabre laser et le médaillon qu'elle avait montré à Ramius sur Nar Shaddaa, les tendit devant elle et posa un genou au sol.

                    - Vace. Ça fait une paie.

                    - Salut, la Gueule. Tu as mauvaise mine.

                    - Tu tombes très bien, l'Inquisitrice. J'avais justement besoin d'aide pour un boulot. Figure-toi qu'on n'a plus des masses de visites ces temps-ci et que celles qu'on a ne sont pas des plus plaisantes. Mais toi, qu'est-ce que tu fous ici ?

                    - Je suis en mission pour le compte de Dame Elerina Braike, je le crains. Et à ce sujet...Je te présente Ramius. Il a ce qu'il faut pour grossir les rangs de l'armée du Seigneur Malraas. Il pourra sans doute t'aider.


                    La silhouette imposante fit plusieurs pas de côté pour rentrer dans le champ de vision de Ramius et Vace : ils purent maintenant apercevoir les larges muscles d'un Nikto à la peau verdâtre. Ses mains étaient fermement cramponnées à un fouet et son regard menaçant sondait déjà celui que lui désignait l'Inquisitrice. Il exhiba un sourire carnassier, avant de grogner :

                    - Mouais, on verra.

                    - Je l'ai dégoté sur Nar Shaddaa. Il a quelques connaissances en magie sith, et la Force est avec lui.

                    - Ah, oui ?

                    Vace plongea son regard dans celui de Ramius. Elle avait pleine conscience qu'à partir de cet instant, elle ne pouvait plus rien pour le jeune homme : ce n'avait sans doute pas été très clair jusqu'ici, mais l'Inquisitrice s'était montrée très protectrice à l'égard de Ramius, lui expliquant la suite logique des choses avec pédagogie et une certaine forme de douceur qu'il ne retrouverait pas chez tous les Sith. Avec la Gueule, ce serait une autre paire de manches. L'intéressé s'avança lentement vers le jeune homme, ses pieds lourds s'enfonçant dans la neige sans pourtant freiner leur marche. Arrivé à un mètre, le Nikto s'arrêta pour gratter une des nombreuses cicatrices qui striaient son visage, l'air pensif.

                    - Mouais....Mouais. On va dire que tu feras l'affaire. Tu viens avec moi.

                    Et sans attendre, il repartit d'où il était venu, sans saluer Vace qui s'éloignait déjà vers le Rejeton de Bantha, laissant traîner son regard sur la silhouette de Ramius. Qui sait s'ils se reverraient un jour. La galaxie était vaste, et les opportunités de mourir en chemin vers la puissance très nombreuses.

                    - Allez, on se bouge le derche, l'ahuri
                    , grogna le Nikto à l'adresse de l'humain. J'ai pas que ça à faire. Tu vas faire tes preuves immédiatement... va pas t'imaginer que t'auras droit à un traitement de faveur parce que la grande Vace t'a recommandé...

                    Comme pour joindre le geste à la parole, la Gueule fit virevolter son fouet, qui claque à quelques centimètres seulement du nez contusionné de Ramius. Le geôlier savait assurer le spectacle. Comme il s'avançait sur la pente enneigée menant à une plateforme supérieure de l'avant-poste, le Nikto adressa un coup de pied désinvolte à une sorte de gros paquet qui dévala lourdement un petit talus pour échouer aux pieds de Ramius. Le jeune homme ne pourrait que constater la véritable nature de ce qui ressemblait beaucoup trop à un glaçon multicolore : il s'agissait du cadavre congelé d'un Nautolan, probablement fort jeune, figé dans une expression d'effroi.

                    - Ce type-là, chai même plus comment il s'appelait. Syd quelque-chose. Peu importe. Il n'avait pas les reins. Si tu es fort, tu survis. Si tu l'es pas, tu résistes pas au froid ou aux Gorgodons...

                    Le Nikto se retourna rapidement et pointa du doigt un visage qui s'affichait sur un holo-projecteur qu'il venait de sortir de sa poche. Sa face déjà cruelle se transforma dans un mouvement difforme en une expression de rage à peine contenue.

                    - Sauf si tu es une crevure de dur-à-crever. Voilà un certain Haa Zen, plus connu sous le nom d'Azadji. Un crétin, un minable, un nul, tout juste bon à récurer les chiottes de l'Empereur, à l'époque de Coruscant... mais tu ne trouverais pas pareil serpent dans toute la galaxie. J'sais pas comment ça se fait, mais il a toujours réussi à ramper et à survivre dans les pires situations, même avec une tonne de mecs sur le dos prêts à lui faire la peau.

                    L'holo-projection montrait un homme aux traits fins et pincés, au teint pâle et aux joues creusées, bordées par de longs cheveux noirs et gras. Son œil fatigué, ses vêtements troués et sa barbe mal rasée achevaient de le dépeindre comme une sorte de clochard.

                    -... Je sais pas ce que cet idiot avait en tête, mais il a signé son arrêt de mort en venant ici. Pas de pitié, pas de pardon. Évidemment, il s'est barré quand on a voulu lui mettre la main dessus. Vers les mines de Baradium. Les. Putains. De. Mines. Et évidemment, on n'a plus d'équipements ni d'hommes pour aller le rechercher au milieu de ce champ d'explosifs naturels. Alors tu vas t'y coller. On va dire que c'est ton test. Tu vas me ramener Haa Zen. Plutôt vif que mort, mais n'hésite pas à te passer les nerfs dessus. T'as 48 heures. J'ai rien de plus à dire... Ah, si ! Méfie-toi des Gorgodons. Et si Zen te parle, tu ne l'écoutes pas. Un bon rat est un rat mort.

                    Le Nikto ne laissa pas le temps à Ramius de discuter ses ordres et lui pointa une caisse d'équiepement sommaire. Ce n'était pas un choix qu'il proposait au jeune homme, mais un ultimatum. En clair, que ce soit Haa Zen ou lui, un humain mourrait entre les mains de la Gueule ces prochains jours. A moins que l'un comme l'autre ne finisse désintégré par une explosion de baradium ou au fond de l'estomac d'une des créatures autochtones d'Ilum.
                    Das la caisse se trouvait une ou deux cordes, une carte des mines et un comlink liant son porteur à l'avant-poste et à la Gueule, ainsi qu'une pioche rudimentaire. Rien qui puisse servir efficacement à un mineur dans des circonstances normales. Mais Ramius comprendrait bien vite que la vie parmi le Nouvel Ordre Sith obligeait bien souvent ses membres à penser les choses de manière extraordinaires...



                    HRP: Si tu obéis aux ordres de la Gueule (ce que je te conseille de faire), tu affronteras le froid d'Ilum et les dangers de ses grottes, à plusieurs kilomètres de l'avant-poste. Ton but est simple : trouver et capturer Azadji, un ancien acolyte sith. Je serai ton guide (sous SPNJ) au cours de cette expédition. En premier lieu, Ramius tombe sur le lieu de repos d'un petit groupe (2-3) de panthères Asharl.

                    Spoiler : Description

                    Magnifiques félins au pelage tacheté et au tempérament féroce, les panthères Asharl vivent sur diverses planètes de la Bordure Extérieure et des Régions Inconnues. Leurs crêtes dorsales caractéristiques ont une fonction d'organes sensoriels supplémentaires. L'important système nerveux parcourant ces excroissances permet aux panthères Asharl de sentir les vibrations menaçantes arrivant par derrière. Ces crêtes, ainsi que la fourrure de l'animal, sont très prisées par les chasseurs.

                    Spoiler : Auteur
                    by Kath
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                      Post n°10
                      Auteur : Ramius Lem

                      Dans quoi venait-il de s’embarquer ? C’est la question qui tournait en boucle dans la tête de Ramius depuis que Nikto avait commencé à le « briefer ». Pourtant, l’idée de renoncer et de faire demi-tour ne lui vient même pas à l’esprit. Et quand bien même… il était trop tard pour reculer.

                      Ramius prit l’équipement qui se trouvait dans la caisse. Il enroula les cordes en bandoulière sur ses épaules et autour de son torse. Le comlink, il le rangea dans une poche multifonction de sa combinaison polaire tout comme le datapad contenant le plan des mines. Puisqu’il s’agissait d’un test, autant faire les choses correctement. La pioche qui semblait dater d’un autre âge resterait dans sa main.

                      Dans un ultime élan de générosité habilement masqué dans ce qui ressemblait plus à un aboiement qu’une parole ordinaire, le Nikto indiqua à Ramius où se trouvait l’entrée des mines.


                      « Et mets toi bien ça dans le crâne, l’ahuri… Je me fou de Vace, d’acc ?! Alors sois-tu reviens avec Zen ou tu ne reviens pas… Compris ?! »

                      Le jeune homme n’était pas impressionné, ni par la carrure, ni par la férocité de la Gueule. Mais il n’était rassuré pour autant. Les années passées sur la lune Hutt lui avait appris à décrypter les expressions, à lire les regards et voir au-delà des apparences. Cependant, rien chez le Nikto ne trahissait ses paroles, elles étaient même amplifiées par ses yeux qui fixaient Ramius avec profondeur. Sans baisser les yeux, Ramius ne demanda pas son reste et se dirigea vers l’extérieur de l’avant-poste. Il en profitait pour observer rapidement l’environnement. Les rares personnes qu’il croisait au loin étaient totalement emmitouflé dans des combinaisons polaires quasi similaires. Personnes ne semblaient faire attention à lui…

                      Le trajet jusqu’à l’entrée des mines de baradium prit presque trois quart d’heure. L’air était froid, si froid que même avec la combinaison, Ramius grelottait. Le vent s’était soudainement levé, ce qui intensifiait encore plus l’effet glaçant. Heureusement, il avait découvert que sa combinaison renfermait une capuche isolante pliée au niveau des épaules. Il lui avait suffi d’appuyer sur un bouton pression pour qu’elle se déplie et s’ajuste automatiquement à sa tête. Le froid était toujours là mais au moins cela le protégeait relativement du vent.

                      La grotte était maintenant visible à plusieurs centaines de mètres. Il ne s’était donc pas trompé de chemin… Ouf. Ce soulagement était dû au fait que le chemin n’avait pas été des plus simples. Ramius avait été obligé de bifurquer à de nombreuses reprises pour éviter des crevasses et autres obstacles naturels. Alors qu’il avançait, le chemin devant lui semblait se creuser, s’enfoncer dans le sol. Un phénomène dû à l’érosion certainement. Ramius ne se posa pas plus de question que cela et continua droit devant lui, il avait donc décidé de passé par se creux qui ne posait pas de difficulté en vérité.

                      Mais au bout de quelques pas à peine, le sol craqua son pied droit. Surpris, Ramius se stoppa et décida de voir immédiatement le pourquoi de ce craquement. Relevant doucement son pied, il découvrit à un crâne glacé qui n’avait pas résisté son poids et s’était brisé entièrement. Une grande bourrasque de vent s’abattit alors à l’endroit où il se trouvait, dévoilant ainsi les carcasses d’animaux sauvages, les corps décharnés d’humanoïdes et les morceaux d’armures brisées. Le cœur de Ramius s’accéléra d’un coup. Ce n’était guère bon… Un frisson parcourut alors son échine de part en part lorsqu’il cru percevoir un lointain bruit… Un bruit qui ressemblait étrangement à un ronronnement… Non… un grognement. Le bruit venait de derrière. Lentement, le sensitif entreprit de se retourner, pour se retrouver face à face avec une bête. Fièrement dressée sur ses quatre pattes, le fauve arborait un pelage blanc tacheté noir. Son poitrail était comme couvert d’une cuirasse naturelle en cuir et ses crocs dépassaient avec certitude plusieurs dizaines de centimètres. La bête était à moins de dix mètres de lui et faisait le double de sa taille. Que l’on soit de cette planète ou d’une autre, et peu importe l’espèce, tous les prédateurs partageait se même regard lorsqu’il avait une proie en vue et cette bête ne faisait pas exception. Le rythme cardiaque de Ramius n’allait certainement pas s’améliore puisqu’une deuxième, puis une troisième bête s’approcha. Il était complétement encerclé et autant dire qu’en l’état, il n’avait aucune chance de s’en sortir.

                      Face à cette situation, son entrainement de soldat ne lui servirait à rien, au moindre signe d’hostilité, l’attaque serait lancée. Au moindre signe de faiblesse, l’attaque serait lancée, une fois que le dominant aurait terminé de jauger la proie, l’attaque serait lancée… il devait puiser dans un autre savoir. Ramius était un Eréne par conséquent, la Force lui donnait un lien naturel particulier avec la nature et avec les animaux… Le livre de son grand père disait que ces ancêtres étaient capables de comprendre et de commander à la faune mais lui… il n’avait jamais pratiqué cela. Tout au plus il percevait les impressions et des bribes des émotions que leur instinct naturel produisait, comme des bribes. Il ne savait pas quoi faire…

                      Mais déjà dans son subconscient lui donnait une piste. Sans avoir pourquoi, un souvenir lui vint en mémoire. Les écuries de son grand-père… Pourquoi les écuries ? Pourquoi cette mélodie qui se faisait soudainement entendre ? C’était le jour la Fête des Lumières, le jour où l’on fêtait la victoire des non-sensitifs sur les Erénes déchus. Ce jour-là, le cheval de l’espace, le Fathier, que son grand-père avait l’habitude de monter était anormalement agité. Calaxt, son grand-père, avait alors commencé à fredonner une douce chanson pour l’apaiser. Ramius s’en souvenait comme si c’était hier… Cette douce chanson n’avait pas eu qu’un effet sur l’animal mais sur lui aussi.

                      Les grognements s’intensifiaient. Les bêtes se regardaient comme si elles se parlaient. Ramius ferma alors les yeux en ce concentrant sur la Force qui influa en lui. Une chose que les prédateurs autour de lui semblaient avoir perçu puisqu’elles commencèrent à s’agiter un peu plus. Lorsqu’il sentit le moment venu, Ramius se mit simplement… à chanter.



                      https://www.youtube.com/watch?v=OvnFBIQCE5c
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                        Auteur : Super PNJ

                        Le vent soufflait dans les grottes silencieuses, portant avec lui l'écho du chant doucereux de Ramius Lem. Les mots rebondissaient sur les parois gelées comme des balles des Huttball dans une arène désespérément vide, avant de s'échapper par une ouverture dans la roche qui fait office d'unique lucarne, à une dizaine de mètres du sol. Les bêtes, grognant et remuant leurs encolures musclées, observaient le jeune humain avec un regard carnassier. Une langue épaisse sorti de la gueule acérée de la première, raclant la bave qui coulait de ses babines alléchées à l'idée d'un festin imminent. Mais elles ne bougeaient pas, comme hypnotisées --ou désarçonnées ?-- par la manœuvre suicidaire, mais résolument inattendue, de leur proie. Peu à peu, leurs grognements s'éteignirent, leurs cils se mirent à tomber lourdement, comme si leurs esprits glissaient lentement vers l'apathie.
                        Et soudain, le chant cessa.

                        Dans un hurlement terrible, la première panthère asharl se secoua vigoureusement, comme pour se tirer d'un long sommeil, puis se jeta vers l'avant, tous crocs dehors, immédiatement imitée par les deux autres, visiblement moins dominantes que la matriarche. Ramius avait bien compris les risques qu'il prenait en faisant face à trois des plus dangereux prédateurs d'Ilum, et avait tenté sa chance en essayant de les charmer. Sur un adversaire isolé et moins affamé, cette stratégie aurait sans doute été couronnée de succès, mais il ne fallait pas sous-estimer l'instinct primaire de bêtes sauvages que des années à vivre sous la glace avait rendues alertes et sans pitié.

                        Etait-ce la fin pour le jeune Lem ? Avait-il survécu aux horreurs des bas-fonds de Nar Shaddaa pour en finir ici, dans l'anonymat de la "Gorge de la mort" ?
                        Heureusement, la Force sourit aux audacieux. Alors que les créatures fusaient sur Ramius, prêtes à le déchiqueter en morceaux, une salve de tirs enflammés s'abattit sur elles. Les premiers tirs de blaster percèrent le pelage de la matriarche, la blessant au niveau des côtes, les suivantes abattirent ses deux suivantes. Un juron fusa depuis une anfractuosité rocheuse : "M*rde, enrayé !", s'exclama une voix rageuse, relativement aigüe. Un autre occupant avait-il entendu les chants de Ramius et décidé de l'aider ? Ou attendait-il la parfaite distraction pour frapper à son tour ? En tout cas, le sensitif pouvait être sûr d'une chose : il n'était pas seul ici. Et d'une autre: il allait pouvoir vivre encore quelques minutes, ou plus s'il parvenait à se défaire de la matriarche Asharl blessée.

                        - Reste pas sans rien faire, tue-là !
                        s'écria la voix de derrière un rocher. ...Vite, avant qu'elle ne s'énerve !

                        C'était mal parti. La bête fulminait, effectuant des tours sur elle-même et autour de la position de Ramius, tentant à la fois de préparer une charge et de découvrir l'origine des tirs qui avaient mis fin à sa chasse facile. Dans quelques instants, elle reprendrait contenance et passerait sa rage sur l'humanoïde. A moins que ce dernier ait encore quelque autre artifice à sortir de sa manche...



                        HRP: Il va falloir vaincre la matriarche pour continuer ta route en vie. Si Ramius décide de chercher l'origine de la voix (ce qui sera compliqué en cours de combat), il pourra trouver un femme habillée dans la même combinaison que lui, blessée derrière des rochers.
                        Spoiler

                        Bon RP !

                        Spoiler : Auteur
                        by Kath

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                          Auteur : Ramius Lem

                          Durant un quart de seconde, Ramius se maudit d’avoir cru pouvoir prendre l’ascendance sur ces bêtes sauvages. Il avait oublié cette règle primordiale qui ne souffrait aucune exception en milieu hostile et face à un prédateur affamé : l’issue était fatale pour la proie ou le prédateur. À quoi bon avoir subit des années d’entrainement rigoureux et acharné pour devenir un « parfait guerrier » s’il oubliait les règles de base ! Il avait cherché l’apaisement… la paix…

                          « La paix est un mensonge… »

                          Une parole qui venait de se rappeler au bon souvenir de son esprit. Une parole de Vace avant qu’elle ne le quitte : « La paix est un mensonge, il n’y a que la passion ». Ramius n’y avait pourtant pas fait attention plus que cela, mais en la circonstance cette parole était plus que pertinente. Dans son inconscient, la flamme qui brûlait en lui venait de gagner en intensité. La Force était en train de venir à lui à mesure que cette phrase raisonnait dans sa tête comme par automatisme, sans qu’il ne se force, comme si la sonorité des mots trouvait un écho en elle.

                          L’interpellation de cet autre individu dissimulé décida Ramius à agir. L’attaque soudaine subit par la bête dominante avait suffi à surprendre et déstabilisé les deux autres qui, l’espace d’un instant, semblaient préférer chercher l’origine de l’attaque plutôt que de fondre sur leur proie.


                          « Par la passion, tu auras la puissance. »


                          Ramius se saisi alors de la pioche qu’il avait attaché à sa ceinture et se mit à courir vers la matriarche. La distance était courte, mais cela suffirait à lui donner de l’élan… Lorsque son instinct lui commande que c’était le bon moment, Ramius se précipita au sol et, à la faveur du sol glissant, tenta de se glisser sous la créature pour lui donner un coup de picoche par-dessous. C’était un bon plan.

                          Mais c’était sans compter sur la réactivité de la bête… Ramius réussi effectivement à se glisser en dessous d’elle, mais au moment de lui porter le coup, la bête avait réagi et s’était décalée suffisamment pour que le coup qui se voulait puissant et fatal ne soit en réalité moins grave qui prévu. Ce n’était pas un coup raté, mais pas à la hauteur de ce que Ramius espérait. La matriarche avait laissé s’échapper un petit cri de douleur mais sans plus…

                          Le sensitif se trouvait maintenant en très fâcheuse posture. Allongé sur le sol froid, il tentait à présent d’éviter les coups de pattes que la matriarche tentait de lui porter à la tête. Avec ses deux mains et la pioche qu’il tenait entre elles, Ramius maintenait comme il pouvait la gueule de la bête à distance. Ce qui n’était pas sans énerver la matriarche. Les deux autres bêtes restaient à une certaine distance tout en se retenant difficilement de se joindre à l’alpha.

                          C’est alors que Ramius porta un coup de pied sur la blessure qu’il lui avait précédemment portée. La blessure n’était certes pas profonde, mais elle avait mis la chaire de la bête à nu. La matriarche laissa un nouveau râle de douleur s’échapper et fit un pas en arrière, un laps de temps suffisant pour que Ramius arrive à se relever, mais pas suffisant pour éviter le coup de tête porté par le deuxième félin.

                          Il fut projeté sur plus de cinq mètres environ, non loin du tas de carcasses et d’ossements. Le choc avait été quelque peu violent, suffisamment pour que Ramius soit sonné au point de ne pas pouvoir se relever.


                          « Par la puissance, tu auras le pouvoir. »

                          Même sonné, la flamme intérieure de Ramius continuait de brûler. Il avait cette sensation particulière de la Force qui s’insufflait en lui comme un liquide chaud qui se répand dans toutes les parties de son être.

                          Au moment où il commençait à recouvrer ses esprits, Ramius se retrouva à nouveau nez à nez avec la matriarche. Son regard ne trahissait aucune ambiguïté, elle s’apprêtait à porter le coup de grâce à sa proie affaiblie. Le cœur de Ramius battait son plein… et dans son esprit raisonnait encore les mots de Vace.

                          Non, son histoire n’allait pas se terminer si tôt, ni de cette manière.

                          Un instant avant que la matriarche ne lui porte le coup fatal, Ramius ouvrit sa main. La Force se fraya immédiatement un chemin le long de son bras, de sa paume et de ses doigts commandant ainsi à un os de venir jusqu’à lui. Un os que Ramius glissa aussitôt dans la gueule béante de la matriarche de manière à bloquer sa mâchoire. Là, Ramius frappa avec force son museau. La bête recula de surprise et de douleur laissant ainsi l’occasion à Ramius de se relever. Il tendit alors sa main une nouvelle fois en direction de sa pioche au loin qui glissa dans la neige et vola jusqu’à lui. La matriarche s’effondra un instant après dans un fugace râle d’agonie après que le sensitif lui ait planté la pioche dans le crâne.

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                            Auteur : Super PNJ

                            Le long râle de la matriarche décédée s'échappa par la même anfractuosité qui avait recueilli le chant du jeune Ramius quelques temps plus tôt. Blessées, effrayées, ses deux suivantes observèrent le jeune homme avec des yeux ronds comme des billes, avant qu'une nouvelle salve de tirs de blaster ne les fasse définitivement détaller dans les profondeurs de la grotte. Un court moment de répit pour Ramius, gagné à la sueur de son front et en mettant sa vie en danger. Ce serait désormais le lot de toute son existence, car le Côté Obscur n'offrait pas de confort. Juste un délai entre plusieurs moments de souffrance. Le prix à payer pour la puissance et la liberté.

                            - Elle t'a bien amoché, mais tu t'en es sorti, on dirait. Bravo.

                            La voix derrière les rochers s'était rapprochée. Au bout d'une poignée de secondes, une jeune femme émergea de derrière un roc gelé. Relativement grande, elle se tenait cependant recourbée, une main pressée contre son flanc, l'autre fermement serrée sur un pistolet blaster fumant qui avait sans doute connu de meilleurs jours. Ses cheveux blonds pendaient, emmêlés, sur une combinaison qui ressemblait très fort à celle de Ramius, laissant supposer qu'elle provenait du même avant-poste. S'il subsistait un quelconque doute sur le sujet, il fut vite dissipé par l'arrivante, qui s'adressa au sensitif d'une voix mordante, les sourcils froncés :

                            - Alors, laisse-moi deviner... Toi, tu dois être un autre de ces pauvres mecs envoyés ici par la Gueule pour se suicider. Elle marqua une pause. Oh, t'énerve pas. On est pareils, toi et moi. J'ai juste eu le privilège de survivre un peu plus longtemps dans ces grottes. Et comme je suis pas une enflure, je vais te donner un conseil : retourne d'où tu viens. Il n'y a rien d'autre que la mort pour toi au bout de ces tunnels.

                            La combattante pointa trois voies qui s'ouvraient dans la glace devant eux du bout du canon de son blaster. L'une semblait plonger droit dans les profondeurs d'Ilum. S'il avait été attentif, Ramius remarquerait les traces des panthères Asharl sur le sentier menant dans cette direction d'où scintillaient légèrement quelques mystérieux cristaux. La seconde voie progressait droit devant eux, prenant plusieurs tournants, si bien qu'il était impossible de deviner quels dangers pourraient survenir en route ; les lieux paraissaient propices à une embuscade. Enfin, la troisième voie était plus dégagée et paraissait mener vers une sortie à l'extérieur. Seule source de lumière de la grotte, le petit trou dans la parois indiquait que la lumière faiblissait - l'après-midi touchait-elle à sa fin ?


                            - On était quatre quand on est arrivés ici, poursuivit la jeune femme, qui s'était appuyée sur une stalagmite, l'air fatigué. Elle paraissait perdue dans ses pensées et les mots qu'elle prononçait était plus pour elle même que pour Ramius. Un Nautolan, deux humains, et cette étrange fille aux cheveux de sang... On nous avait dit que la force se trouve dans la résilience, l'endurance, la douleur,... Ce lâche de Syd a fui dès le premier danger survenu. On a bien ri. Mais c'était peut-être lui qui avait raison. Elle ricana. ...Dire que je suis la seule survivante maintenant. Elle ricana de nouveau, plus fort cette fois. Ils n'avaient jamais eu l'intention de faire de nous des Ravageurs.

                            Brusquement, elle retourna en direction de Ramius son visage transformé par la rage, la fatigue et la folie.

                            - Tout ça pour quoi ?! Pourquoi tu es ici, toi ? Pour servir dans les armées du Seigneur Noir, Darth Malraas ? C'est sûr, le prestige, le pouvoir,... ça fait envie. Ou alors, pour tester tes dons et montrer aux cultistes de Cypher que tu as ce qu'il faut pour ressusciter leurs croyances perdues ? Oui, la perfidie, la tromperie, ça, ils connaissent... Ou alors tu es un des potes de ce type qui se fait appeler "Azadji" ? Jamais vu plus faible que lui, mais s'il est capable de blesser une guerrière
                            (Elle montra son flanc), c'est qu'il a plus d'un tour dans son sac...

                            Lentement, elle glissa le long de la colonne de glace, le souffle de plus en plus fort. Il apparaissait qu'il ne lui restait plus longtemps, au vu du sang qui maculait la neige. Les yeux embrumés, elle marmonnait des insultes à l'encontre dudit Azadji, de la Gueule et d'autres démons innommables. Ses yeux se posèrent encore une fois sur le sensitif à ses côtés.

                            - ... En fait, tu fais bien ce que tu veux, hein. Mais je t'aurai prévenu. Descends, et tu te feras grignoter jusqu'au dernier os par les bêtes sauvages. Continue ton chemin, et ce salaud te plantera sa maudite dague dans le dos. S'il ne te retourne pas le cerveau avant, ce fils de Hutt... méfie-toi. Et si tu sors, c'est les hommes du Seigneur de Ravage qui auront ta peau pour insubordination. Je t'ai dit : seule la mort t'attend. Ta meilleure chance, c'est de te barrer d'ici, de te faire oublier... qui sait, peut-être que tu tomberas sur un niais de Jedi pour te sauver les fesses ...?

                            Ses yeux s'étaient fermés à mesure que son souffle se faisait plus saccadé. La vapeur s'échappant de ses lèvres se dissipa peu à peu. Etait-elle en vie, en pleine hypothermie ? Morte ou vive, elle ne serait pas en mesure de fournir beaucoup plus d'explications à Ramius. A moins d'être sauvée, elle allait périr ici, dans le sang et la glace. Comme la matriarche, comme Syd,... comme tous les pauvres hères abandonnés sur Ilum.
                            Pour Ramius, l'heure des choix était venue. Allait-il continuer son chemin et remplir la mission assignée par la Gueule ? Allait-il creuser plus profondément pour découvrir les secrets d'Ilum ? Ou choisirait-il sa propre voie, dans le vaste monde au dehors ?




                            HRP: comme indiqué, trois options se présentent à toi:
                            - Continuer tout droit à la recherche d'Haa Zen/Azadji. Si tu choisis cette option, Ramius entendra une voix douce dans sa tête lui soufflant des encouragements, avant de tomber sur le cadavre d'un adolescent dans la neige.
                            - Continuer dans les mines. Si tu choisis cette voie, Ramius retrouvera les deux panthères Asharl blessées qui accompagnaient la matriarche, près d'une mine de baradium (minerai ultra explosif) entourant une formation cristalline brillant de milles feux et résonnant dans la Force.
                            - Sortir de la grotte. Si tu choisis cette voie, Ramius retrouvera la surface et une carte des environs sur un vieux datapads, lui permettant de retourner en arrière vers l'avant-poste Ravageur avant la nuit. Gare aux conséquences...

                            Tu peux aussi décider d'aider la jeune femme blessée. Elle survivra si tu lui portes assistance, mais pourrait être un poids mort dans la suite de l'aventure.
                            Quelle décision prendras-tu ?

                            A bientôt, et bon RP !

                            Spoiler : Auteur
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                              Auteur : Ramius Lem

                              Malraas, Cypher, Azadji… de tous ces noms seulement deux étaient connus de Ramius. Malraas était celui dont il avait entendu l’appel et Azadji était sa cible. Pourquoi il était ici ? Pour être tout à fait franc avec lui-même, il se posait encore la question. Les éléments constitutifs d’une réponse s’effilochaient même à mesure qu’il restait sur cette planète. Et cependant, il connaissait déjà une partie de cette réponse au tréfond de lui. Mais il n’était pas encore prêt à l’assumer. Une partie de son esprit lui disait de partir le plus loin possible et de fuir cette galère mais une autre partie lui donnait l’envie de poursuivre et d’aller jusqu’au bout.

                              Il n’avait pas eu l’occasion ni le temps de parler avec la jeune femme mais ce qu’elle lui avait dit n’était guère rassurant. De son point de vue de guerrier, être en groupe dans une telle situation pouvait augmenter les chances de survie pour peu qu’il y ait un minimum de coordination et d’entrainement, car à défaut cela produisait l’effet inverse. Il en avait la preuve sous ses yeux.

                              D’abord tenté de faire usage de cette même incantation dont il avait fait usage dans le vaisseau pour soigner la jeune femme, Ramius se ravisa à la vue de son propre état. Avant que la jeune femme n’eu prononcé ces derniers mots, lui aussi se sentit l’obligation de s’asseoir, il ne tenait plus debout. Grâce à la Force, il avait soigné ses blessures et ses plaies superficielles de manière à éviter infections et hémorragies mais ses blessures internes criaient toujours et ce combat avec les Asharl les faisaient même hurler à présent. Il ne pouvait presque plus toucher son torse tellement la douleur était vive. Respirer sollicitait même trop de muscles meurtris pour que cela ne soit pas une douloureuse épreuve. D’autant plus que l’utilisation intense et rapide qu’il venait de faire la Force contre la matriarche était à présent source d’une fatigue importante qui s’emparait de lui… Son corps appelait de toutes ses forces à du repos, à du sommeil réparateur. Une chose que l’esprit de Ramius n’était de son côté pas prêt à lui accorder. Dans ce genre d’environnement, dormir revenait à mourir. Et il était hors de question que cela arrive.

                              Avec les forces qu’il avait encore, Ramius traîna la jeune femme jusqu’à la carcasse encore chaude de la matriarche. S’il ne pouvait pas la sauver dans l’immédiat, il pouvait au moins lui faire gagner du temps. Avec la pointe de sa pioche, il ouvrit la bête au niveau de son ventre, il retira les tripes avec tout le dégoût et la nausée que cela pouvait susciter puis il plaça comme il put le corps de la jeune femme dans la carcasse. Elle serait ainsi relativement au chaud. Seulement, cela ne servirait à rien si la jeune femme continuait de perdre son sang… Avec sa pioche, Ramius décida de s’attaquer aux rochers non loin de là. Si le premier ne lui donna pas satisfaction quant à ce qu’il cherchait, le deuxième fut le bon. En effet, le premier était un rocher simplement couvert de givre or Ramius cherchait de la glace, ce qui n’était pas très original en vérité lorsqu’on se trouve sur un monde glacé, ce dont le deuxième rocher était complétement constitué. Ramius tailla plusieurs morceaux grossiers qu’il appliqua ensuite sur la plaie ouverte de la jeune femme. Cela avait du bon d’avoir dû expérimenter et même subir diverses méthodes de survie durant ses études martiales. Le froid agirait ainsi comme un anesthésique et stopperai l’hémorragie le temps qu’il faut.

                              Ramius emporta avec lui le blaster de la jeune femme. Il n’était pas en bon état, mais c’était toujours mieux que rien. Et même s’il ne devait plus tirer qu’une seule décharge, cette dernière pouvait être salvatrice. Chaque pas était une véritable épreuve, son corps lui envoyait des signaux de douleurs de partout, mais son histoire ne pouvait se terminer ici, dans cet endroit lugubre et froid. Il pénétra donc la grotte jusqu’à l’endroit où le chemin se divisait en trois et, à ce moment-là, se sentit bien en peine de choisir la voie à suivre. Il sorti alors le datapad contenant le plan des mines de son étui… et constat les dégâts que l’affrontement avec les bêtes avaient provoqués. L’écran du data pas était pour partie endommagée et de ce fait n’affichait plus qu’une partie du plan. Il pouvait seulement savoir que le chemin de droite conduisait bel et bien à l’extérieur mais pour le chemin du centre et celui de gauche, certes tous deux semblaient aller dans la même direction celui de gauche semblant légèrement bifurqué, mais pas plus.

                              Face ce choix difficile, Ramius adopta alors un raisonnement terre-à-terre. Le chemin du milieu semblait s’enfoncer dans les ombres de la mine et le chemin de gauche laissait s’échapper des lueurs. Ce serait donc le chemin de gauche.

                              Cela ne faisait qu’une dizaine de mètres de parcourut depuis qu’il arpentait le chemin qu’il avait choisi. Il avançait avec une prudence certaine, le blaster braqué devant lui et tenu de la bonne façon car il avait remarqué les traces de pas semblable à celles des Asharls. Il ne savait pas encore d’où provenait la source des lueurs mais à mesure qu’il suivait le chemin, les lueurs se transformaient en véritable rayons de lumière se réfléchissant sur les parois de la grotte. C’est alors que le sentier commença à se ponctuer ici et là de matériels abandonnés. Il s’agissait de matériels industriels d’après ce que Ramius en savait. Lorsqu’il tomba sur une caisse renversée, Ramius abaissa aussitôt son arme comme s’il était saisi par une certaine frayeur. La caisse portait justement un symbole industriel et une inscription. Du baradium. Utiliser un blaster ici n’était donc vraiment pas approprié…

                              Toujours avec prudence, Ramius poursuivait son chemin enjambant de plus en plus de matériels abandonnés apparemment à la hâte. Son blaster remisé dans une poche de sa combinaison, c’est sa pioche qu’il serrait solidement dans ses mains. Il arriva alors jusqu’à une excavation à l’apparence d’une géode. Des centaines et des centaines de cristaux se trouvaient assemblés partout autour de lui. C’était eux la source de la lumière tant ils brillaient et scintillaient naturellement. Aussitôt avait-il pénétré dans l’excavation que Ramius ressenti une douce chaleur envahir son corps… pourtant l’atmosphère était toujours aussi glaciale. Ses cellules réceptives à la Force étaient comme en ébullition, comme excitées par la présence de ces cristaux. Mais déjà l’attention du sensitif se portait sur les deux Asharls qui se trouvaient à moins d’une dizaine de mètres de lui et qui le fixait. Elles ne lui avaient pas sauté dessus pour le moment. Ramius observa alors les traces de sang qui le dépassaient et couraient jusqu’aux bêtes qui visiblement continuaient d’en perdre.

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                              • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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                                Post n°15
                                Auteur : Super PNJ

                                Quand Ramius pénétra dans les tréfonds des cavernes, il put entendre derrière lui un râle disgrâcieux, lui indiquant que si ses soins de fortune n'avaient pas remis la guerrière sur pied, elle n'était pas encore morte et s'en sortirait sans doute encore quelques temps. Une chance pour elle d'être tombée sur un garçon avec quelques connaissances médicales rudimentaires et, surtout, un peu de sang froid. Il lui en faudrait davantage au cœur de la mer de cristaux d'Ilum.

                                < Bogan. >


                                Le jeune sensitif ne le savait peut-être pas, mais il avait pénétré dans un des endroits les plus rares et dangereux de la planète : une mine de cristaux adegan, au beau milieu d'un champ de baradium. Scintillantes, des formations cristallines perçaient les murs et les sols, au milieu de rochers plus sombres à l'éclat terne. Certaines couvraient la roche telle un matelas de mousse, d'autres s'élançaient vers les plafonds de glace telles des stalagmites. Ces éléments géologiques s'étaient développés ici depuis des milliers d'années, et les hasards de l'érosion ou de la composition atomique de ces corps les avaient fait prendre des routes différentes. L’œil avisé du prospecteur aurait reconnu des cristaux dits "Mephite" ici, des Kathracites là, entre deux formations danites. Pour le profane, en revanche, il était difficile d'identifier à l’œil nu les propriétés particulières de ces étranges cailloux... Et la présence de deux bêtes, d'autant plus féroces qu'elles étaient blessées, n'aiderait en rien à clarifier l'étude. Circulant subtilement au milieu du véritable champ de mines que constituaient les roches sombres de baradium, elles paraissaient effectuer des cercles pour prendre leur proie - le jeune Ramius Lem, imprudemment arrivé le blaster à la main - à revers.
                                L'une d'elle, arrivée à niveau de la plus grosse géode, se laissa tomber sur le flanc, exhibant une brûlure sévère sans doute causée par un tir de blaster. Peu à peu, sous les yeux ébahis de tout observateur, ses poils cramoisis semblèrent s'éclaircir et ses plaies se refermer, au rythme des battements lumineux en provenance de l'amas de cristaux bleutés.

                                < - Respecte la vie ...>


                                Un écho se répercutait depuis le cœur de la caverne sur les parois gelées.

                                < - Beaucoup de peur ... Tant de violence ... Les bêtes plient sous la douleur, mais les êtres vivants savent respecter la vie.>


                                Les panthères asharl ne bougeaient pas, leurs yeux braqués sur Ramius Lem. Elles paraissaient prêtes à bondir au moindre geste hostile, mais ne semblaient pas prêtes à avancer ni à charger si le sensitif n'esquissait aucune intention d'attaquer.

                                < - Viens en paix, jeune novice. Cela fait longtemps que nous n'avons plus vu l'un des nôtres ici. Es-tu prêt à passer les épreuves ? Fais taire tes émotions, trouve l'harmonie dans ton cœur. Ton cristal t'attend.>


                                Un forme vaporeuse semblable à celle d'une panthère asharl se matérialisa soudain près de la grande géode. Majestueuse, la silhouette paraissait impassible, les yeux vides et brillants d'une lueur bleue rassurante. Les formations cristallines brillèrent d'une intensité plus vive, mêlant les bleus, verts et jaunes dans un tourbillon aveuglant de couleurs. Elles avaient reconnu en le jeune Lem l'un des leurs - après tout n'avait-il pas fait preuve de compassion en sauvant la vie de la guerrière quelques instants plus tôt - et s'apprêtaient à mettre à l'épreuve sa connaissance du code et sa résistance au Côté Obscur. S'il savait entrer en contact avec la Force en ce lieu symbolique, Ramius se trouverait opposé aux antiques fantômes qui le mèneraient vers son destin de chevalier de la lumière.
                                ...D'un autre côté, s'il était attentif, Ramius constaterait les quelques plaques de duracier renforcées à ses pieds. Conçues pour le forage intense et la protection des mineurs, elles seraient peut-être un écran suffisant pour se permettre de faire exploser les charges brutes de baradium et d'envoyer les deux asharl sur Coruscant d'un seul tir de son blaster, détruisant sur le coup l'ancien sanctuaire perdu.

                                - Il n'y a pas d'émotion, il y a la paix, annonça encore la forme vaporeuse. Nous sentons beaucoup de rage en toi, jeune novice, de douleur. Ressens la Force, recentre-toi hors du Côté Obscur. Ce n'est qu'ainsi que tu pourras avancer sur le chemin de la délivrance.

                                < - Pourquoi se perdre en palabres ? Un tir, un seul, et tu seras débarrassé de tes ennemis. Viens récolter ton dû sur leur corps fumant ...>


                                Au milieu du tourbillon, une lueur noire. Imperceptible, pernicieuse, piquante. Comme un oeil à demi-clos dont la pupille s'était fixée sur Ramius. Ce dernier semblait s'être bien éloigné de son objectif terre-à-terre en pénétrant dans cet endroit à l’atmosphère hors du temps. Mais il pouvait bien avoir trouvé ici ce qu'il était venu chercher en suivant l'acolyte Vace : l'essence de la Force, et des enseignements sur lui-même.

                                Spoiler : Auteur
                                by Kath

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