Au milieu de nulle part
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Post n°1
Auteur : Super PNJ
Espace tout autour du destroyer MK
A proximité des débris de la Forge Stellaire
Spoiler
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Post n°2
Auteur : Dark ObliviusPlusieurs heures s'étaient déjà écoulées depuis la disparition du mystérieux vaisseau. Mettant l'ensemble de la planète en alerte. Cette ombre était sortie de nul part. Ce vent de panique à travers les instances de la planète s'estompa petit à petit laissant place à beaucoup d'interrogation.
Ce qui était sur, c'était l'origine du message reçu. Un langage Sith très ancien. Mais le Seigneur Malraas ne semblait pas être à l'origine de cela vu son étonnement. Nous avions donc possiblement une autre faction obscure. Encore une...
Il fallait être vigilant et enquêter le plus rapidement possible. Mouruq le fière capitaine de Nigth se proposa pour prendre en chasse le navire. Emportant à son bord mon infiltrateur ainsi qu'un cargo.
Mon vaisseau se posa délicatement sur le sol du hangar du ravageur. La rampe se déplia me laissant sortir pour rejoindre la passerelle. Il y avait beaucoup d'agitation sur le pont. Mouruq semblait perdu dans ses pensées.
-" Capitaine. Les calculs avancent ? "-
- Nos navigateurs sont dessus. Toutefois nous manquons d'informations. Je doute que nous puissions être entièrement précis.
Le Night était désormais très proche de sa dernière position connue. Et quelque chose m'attira. Comme une odeur. C'était assez curieux. Mais pas impossible si le vaisseau était dominé par le côté obscur. J'observais mon anneau avant de relever la tête.
-" J'ai peut-être une solution. "-
J'indiquai à un des navigateurs de quitter son poste. Prenant place, je fermai les yeux, gardant en mémoire cette présence en m'ouvrant petit à petit au côté obscur. Prenant en compte les dizaines de possibilités de sauts qu'aurait pu faire le vaisseau.
La tâche n'était pas de tout repos. Je n'avais jamais réellement essayer ce type de pratique avant. Le voile noir commençait à me recouvrir m'abandonnant complètement à la noirceur de la Force. Au milieu de ce tumulte, il ne fallait pas perdre de vue cette odeur. Résister aux nombreuses émotions me traversant.
Plier ce voile obscur à sa volonté et non l'inverse.
Et plus le temps passe, et plus la tentation était forte de succomber à l'appel de cette puissance destructrice. Les images de mon passé résurgent tels des fantômes me rappelant la douleur de mon existence. Les échecs, les coups, les blessures, les défaites. Le côté Obscur ne voulait qu'une seule chose. Que cette rage accumulée depuis des années explose afin de tout détruire sur son passage.
Luttant encore et encore contre cette montée en puissance. Mais quelque chose m'interpella. Les flashs étaient de plus en plus focalisé sur un moment précis. La bataille de la Forge. Mes mains passèrent sur au dessus de clavier entrant des coordonnées.
- On a une correspondance, je vous montre cela sur la carte...
- La Forge stellaire... Pourquoi ce fichu vaisseau irai là bas ?
Me préparant à sortir de cette transe. Quelque chose d'étrange se passa. Une sorte de vision se déclencha.
Alors que Pete continuait de réfléchir sur les paroles du fantôme, et sur la possible manière de se libérer de ses démons, son attention fut subitement attirée par quelque chose d’autre. En un temps record, le duo venait de se retrouver au bord du gouffre, près du pont qui le surplombait. Non loin en dessous des deux êtres s'agitait le nexus de Force. Contrairement à la dernière fois, il paraissait tournoyer au ralenti. Et, chose étrange, il était en noir et blanc. Un bruit rappela Pete à la réalité. Il se retourna pour voir apparaître une silhouette inconnue. C’était étrange, car il ne se rappelait pas l’avoir vue : ni dans la Montagne Noire, ni ailleurs. Pourtant, elle avait quelque chose de familier. La silhouette revêtait une armure pointue, ornée d’une cape noire. Son visage était invisible, caché sous une sorte de heaume couronné de pointes. Et l’inconnu n’était en rien amical : il brandissait un sabre-laser d'un noir de jais.
Pris au dépourvu, Pete chercha du regard l’assistance du fantôme. Mais il ne le vit nulle-part. Voyant le guerrier se rapprocher, le Jedi brandit son arme par réflexe et fit un pas en arrière, pour se tenir prêt à un éventuel assaut. Il appuya mécaniquement sur le bouton de son sabre et, cette fois-ci, un trait de lumière en sortit. Mais, contrairement à la teinte bleue habituelle, celle-ci était blanche. Pete n'eut pas le temps de s'interroger sur cette irrégularité : déjà, son adversaire se ruait sur lui. Le guerrier n’attendit pas un instant de plus pour porter sa première attaque : s’estimant assez proche de son adversaire, il abattit sa lame sur celle de Pete. Les deux combattants effectuèrent une première passe, puis deux, puis trois. Cependant, le chevalier Jedi perdait du terrain, se rapprochant délicatement du gouffre et du nexus qu’il contenait. Restant bien sur ses appuis, il se décida à ne plus céder un millimètre, de peur de connaître une énième chute dans le vide. Il dévisagea son adversaire, un air de profonde détermination dessiné sur son visage. Il voulut percer le regard du guerrier, mais son heaume ne laissait paraître que deux fentes obscures. Pete le connaissait, il en était sûr. Il le sentait, dans la Force. Cette présence, il l’avait déjà ressentie par le passé, il l’avait déjà côtoyée. Mais à quelle occasion ?
Les deux sabres continuaient de se croiser, la lame blanche s’opposant à la lame noir. Quand l’une s’abattait, l’autre venait à sa rencontre, pour aussitôt fuir et revenir. Ces ébats mortels s’immobilisèrent un instant, dans une embrassade lumineuse. Les deux bretteurs insistaient de toutes leurs forces, refusant de céder face à leur adversaire. Tout en agitant son arme, Pete passait en revu les différents adversaires qu'il avait pu rencontrer. Le fantôme ? Non, ce n'était pas lui ! Cela paraissait peu probable qu'il ait soudain pris une telle apparence pour l'attaquer. Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Dark Pyrthel, le Sith qui avait corrompu sa mère ? Non plus. Pete l'avait déjà retrouvé dans un autre songe et son aura était différente.
Une nouvelle fois, les regards se croisèrent : les yeux marrons face aux fentes abyssales. Pete fut soudain pris d’un haut-le-coeur. Un puissant frisson le parcourut, alors qu’il comprenait enfin qui se trouvait en face de lui. Son désarroi le paralysa et il se retrouva incapable de réagir. Face à lui se dressait le prince des démons, le responsable de tous ses tourments, l’homme qui l’empêchait de dormir la nuit, celui dont il avait peur de ressembler, celui que Pete refusait de devenir. Ce guerrier imposant à la lame noire incarnait à lui seul tous les démons du jeune homme. Il canalisait ses craintes, respirait ses peurs, exhalait ses reproches. Ce combattant était le modèle de ce que Pete désirait ne jamais devenir, il était le guide du chemin que Pete voulait fuir à tout prix, il était le miroir de ses pires tourments. Cet homme était l’incarnation du Jedi déchu, il était le héraut du parjure, il était l’allégorie du Côté Obscur de la Force.
Cet homme était Sam Skawalker.
Me ramenant directement à cette confrontation et mon basculement vers le côté Obscur lors de la mission sur Endor. Pete Jeabro. Je pouvais sentir sa haine envers moi. Envers ce que je suis actuellement. Pauvre Jedi... S'il savait... Les Jedi ne changeront donc jamais.
Me levant du siège Je rejoignais le capitaine.
-" Mettez vous en limite de portée du vaisseau. Une escouade de trente hommes suffira. N'attirons pas trop l'attention. Si nous avons reçu ce message, d'autres sont aussi au courant. Nous allons la jouer discrètement. "-
Le Ravageur sauta en hyper espace. Les troupes se préparèrent.
[***]
L'ancien destroyer immergea, balayant avec son radar les environs.
- Capitaine ! Le vaisseau est bel et bien ici. Nous lançons des scan plus poussés.
- Bien, Seigneur Oblivius, nous vous faisons parvenir les coordonnées. Nous vous tenons au courant des prochaines analyses.
Décollant avec mon Infiltrateur suivi de prêt par le cargo, fonçant droit sur le Destroyer Impérial.
-Euh... Capitaine... Le vaisseau... Il est vide.
- Vide ? Comment ça ? Comment c'est possible ?
-Il n'y a aucune trace de vie à l'intérieur, rien du tout.
- Transmettez ces infos aux troupes d'abordage.
Approchant la super structure, effectivement, je ne sentais aucune présence vivante. Mais il y avait bien une conscience. Liée directement au côté obscur. Je pouvais la sentir et... Elle me sentait aussi.
Preuve en est, l'ouverture des portes du hangar. Hésitant quelques secondes, je manœuvrai afin de pénétrer ce temple maudit... -
Post n°3
Auteur : HivernusPrécédemment.
La première flotte d’intervention rapide a fait la jonction avec l’Aventurier à quelques années-lumière de l’objectif. Sur la passerelle de l'Équinoxe de Printemps, le contre-amiral Festus demeure silencieux. L’officier observe avec appréhension les milliers de points lumineux qui scintillent sous ses yeux. L’une de ces étoiles est la destination de la petite armada impériale. L’homme, qui a dédié sa vie à la marine républicaine puis à la marine impériale, se demande ce qui peut bien les attendre de l’autre côté. Jusqu’à présent, Jefferies s’est plutôt montré imprévisible et peu fiable. L’agent, malgré sa bonne volonté, a conduit plus d’une fois la flotte impériale dans un traquenard. Dans ces régions inhospitalières de l’ouest de la galaxie, on doit lutter pour sa survie. Problèmes de ravitaillement, embuscades et complications en tout genre ont considérablement mis à rude épreuve les nerfs d’acier du contre-amiral. Pire encore, les équipages placés sous sa responsabilité montrent des signes de mécontentement. Jusque là, Festus a réussi à maintenir l’ordre dans les rangs… Mais il ne pourra pas faire taire éternellement la colère qui gangrène le coeur de ses hommes. Il espère sincèrement que le major ne les envoie pas une fois de plus dans une impasse.
- Amiral, les capitaines signalent que les vaisseaux sont parés au combat et à vos ordres. Indique un matelot dans la fosse dédiée à l’équipage.
- Transmettez un message à l’Aventurier. Rapportez au Major Jefferies que la flotte est prête à passer à l’action. Répond l’officier.
- Oui, Amiral.
- Commencez le compte à rebours. Poursuit le contre-amiral à l’attention du capitaine de son vaisseau-amiral.
L’ordre est donné. Le compte à rebours débute. Les traînards rejoignent rapidement leur poste, prêts à accomplir leurs tâches. Les officiers donnent une série d’instructions que les hommes exécutent sans broncher. La machine de guerre impériale est en marche. Chaque marin, au sein du navire, connaît son boulot. Festus esquisse l’ombre d’un sourire, porté par un sentiment de fierté. Ils sont bien loin les jours tristes de la marine ! Les minutes passent, les secondes défilent… Le compte à rebours est presque écoulé. Dix… Neuf… Huit… Le contre-amiral serre les dents. Sept… Six… Cinq… Un flot d’adrénaline se répand dans ses veines. Son rythme cardiaque s’accélère brusquement. Quatre… Trois… Deux… Un… Les points scintillants disparaissent. L’espace se tord, strié de traits lumineux. La flotte vient de passer en hyperespace.
Lorsqu’elle réapparaît une heure plus tard dans le système ciblé, Festus sent sa gorge se nouer. Des débris, par centaines, dérivent dans l’espace. Les restes déformés de la Forge Stellaire et des vaisseaux chargés de la défendre ou de l’abattre sont autant de visions d’horreur qui font frémir l’officier. Toutes ces vies perdues, gaspillées pour les lubies d’un Sith et de son entourage ne le laissent pas indifférent… Sur la passerelle, le brouhaha se dissipe pour faire place à un silence pesant. Les marins lèvent la tête vers la baie de transparacier pour contempler les vestiges de l’une des plus grandes batailles de l’histoire galactique. Nombre d’entre eux ont entendu parler de cet affrontement, par le biais de témoignages poignants ou via les manuels d’histoire. D’autres sont concernés directement, rescapés chanceux de la bataille ou proches parents de ces vétérans qui ont vu s’effondrer sous leurs yeux ébahis les rêves de grandeur d’un empire désabusé… Qu’ils soient officiers ou simples matelots, les membres d’équipage semblent affectés par ce qu’ils voient.
Festus secoue doucement la tête, réajuste le col de son uniforme et brise le silence.
- Recentrez-vous sur vos tâches.
Sur la passerelle, les marins reprennent peu à peu vie. La voix tonitruante du contre-amiral semble les avoir sorti de leur torpeur. Au sein de la fosse, les hommes s’activent.
- Statut de la flotte ?
- Nous recevons les rapports des capitaines…
- Orchidée.
- Présent et prêt à recevoir vos ordres.
- Azalée.
- Présent et prêt à recevoir vos ordres.
- Chant du Retour.
- Présent et prêt à recevoir vos ordres.
- Lilas.
Le matelot marque un temps de pause, incertain de la réponse qu’il doit donner. Il se penche sur sa console, les yeux rivés sur l’écran.
- Lilas. Répète l’officier, les sourcils froncés par l’inquiétude.
- Présent et prêt à recevoir vos ordres. Répond finalement le marin.
Les deux hommes achèvent le reste de la liste sans déplorer un quelconque incident. Le contre-amiral pousse un soupir de soulagement. Il y a un mois, deux de ses navires ont été brièvement séparés du reste de la flotte lors d’un saut en hyperespace… Les équipages impliqués ont par la suite admis qu’il y a eu une erreur de calcul et de rédaction des coordonnées. Depuis cet évènement, Festus est toujours plus ou moins angoissé avant et après chaque passage en hyperespace.
- Senseurs, passez-moi le système complet au scanner. Poursuit l’officier.
- Oui, Amiral.
- Navigation, trouvez un passage sûr à travers les champs de débris.
- A vos ordres, Amiral.
Les membres d’équipage s’exécutent une fois de plus sans broncher. Le contre-amiral quitte la passerelle pour rejoindre le centre de commandement, situé à l’arrière du pont. Sous la supervision d’un officier particulièrement exigeant, plusieurs hommes de l’équipe de navigation travaillent sur la projection holographique d’une carte du système mise à jour en temps réelle par l’équipe des senseurs. De nombreux points en mouvement représentent les vaisseaux de la flotte impériale, qui évoluent en formation serrée. D’autres points, immobiles, simulent la présence d’objets et de débris en tout genre dispersés ici et là. Il y en a des centaines. C’est tout simplement effrayant.
- Faites moi un topo de la situation Lieutenant.
- Rien à signaler pour le moment Amiral. Tout porte à croire que nous sommes seuls au sein de ce cimetière géant...
L’officier à la tête de l’armada fronce doucement les sourcils. Se peut-il que le major Jefferies se soit encore trompé ? Festus pose son regard sur le point représentant l’Aventurier. Le vaisseau de l’agent a quitté la formation pour s’aventurer dans un amas de débris. Qu’est-ce que ce vieux fou espère trouver au milieu de ces morceaux d’épave ? Alors qu’il s’apprête à ouvrir les lèvres pour demander une réponse, de nouveaux points apparaissent sur la carte.
- Amiral, l’équipe des senseurs vient de repérer deux vaisseaux non identifiés. L’un d’entre eux a la même signature énergétique que le vaisseau fantôme que nous recherchons. Vient rapporter un membre d’équipage. La densité des champs de débris présents dans le système a probablement du affecter le système de détection des senseurs, les rendant temporairement invisibles.
Ce maudit destroyer, qui leur échappe depuis plusieurs mois, est enfin à portée de main... Les efforts déployés par la marine impériale et les services de renseignements sont enfin récompensés. Néanmoins, le contre-amiral demeure prudent et réservé. Il faut encore identifier la seconde menace et s’assurer que rien ni personne ne puisse quitter le système. Échouer si près du but est une chose que l’officier cherche à éviter à tout prix. Et si les déductions du matelot sont bonnes, il se peut que d’autres vaisseaux soient dissimulés ici et là… Il faut donc rester sur ses gardes.
- Communication, transmettez les ordres suivants à la flotte : Passage en alerte maximale. Artillerie prête à faire feu. Chasseurs prêts à décoller. Dispersion pour interception.
- A vos ordres Amiral.
- Navigation, mettez le cap sur l’objectif.
- Oui Amiral. Temps estimé d’arrivée… Quinze minutes.
Alors que les ordres sont transmis de bouche en bouche, d’oreille en oreille, de console en console, de vaisseau en vaisseau, une sirène se met à retentir au sein du poste de commandement de la passerelle. Festus prend une grande inspiration, la gorge nouée par l’anxiété, puis reprend d’une voix assurée.
- Ouvrez un canal de communication. Fréquence ouverte. Ordonne l’officier.
- Communication établie Amiral.
- Ici le Contre-Amiral Festus, commandant en chef de la première flotte d’intervention rapide de la Marine Impériale. Dans le cadre d’une opération militaire en cours, cette zone est actuellement placée sous contrôle impérial. Vous avez dix minutes pour quitter les lieux. Si vous refusez de coopérer, nous serons dans l’obligation de recourir à la force. Commande le contre-amiral d’un ton impérieux.
D’un geste de la main, il fait signe de fermer le canal des communications. Festus ne compte pas négocier avec ces individus qui ont pris le risque de s’aventurer dans ce coin reculé de la galaxie. S’ils refusent de partir et tentent de riposter, l’officier se fera un plaisir de répliquer par un véritable déluge de feu et d’acier.
- Contactez l’Aventurier. Qu’il reste en retrait. Nous devons sécuriser la zone avant de tenter quoi que ce soit d’autre.
- Oui Amiral.
Le contre-amiral n’en finit plus de donner des ordres. Des têtes se lèvent de tous les côtés pour recevoir des instructions précises. L’effervescence est totale. La machine de guerre impériale se met en marche, rouage par rouage… Dans les coursives des destroyers, on demande aux sections d’assaut de se préparer à l’abordage. Les pilotes, pour leur part, sont priés de rejoindre au plus vite les hangars afin d’être parés au décollage. Festus, le regard figé sur la carte à projection holographique, reste attentif. Il faut être réactif et préparé à toutes les éventualités… Ses yeux suivent avec intérêt le mouvement des divers vaisseaux de la petite armada impériale et les nombreux escadrons de chasseurs qui les escortent. La flotte quitte un vaste de champ de débris et évolue désormais en zone "découverte". Le regard du contre-amiral se verrouille ensuite sur les deux points représentant le vaisseau fantôme et le mystérieux invité qui semble garder ses distances, guettant une réaction de la part de l’un ou de l’autre…
Il ne reste désormais plus qu’à attendre et observer...Spoiler : Composition des forces impériales présentes :
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Post n°4
Auteur : RichelieuRichelieu s’était accordé une petite sieste entre deux rondes. Sa section passait son temps à patrouiller dans les longs et nombreux couloirs du vaisseau auquel il était affecté. Il ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il repensa au début de tout ça :
À l’annonce de la mission. La section Méduse était si heureuse de participer à sa vraie première mission et d’enfin pouvoir mettre ses entraînements à l’œuvre. Ses hommes respiraient la joie sans se souciait réellement du danger qui les attendaient. Les sacs avaient tous été vite et bien préparer et par colonne, les différentes troupes dont celle de Richelieu avaient rejoint leur navette afin de rejoindre leur nouvelle affectation. La Méduse avait été affectée au Destroyer stellaire de classe Impériale : L’Équinoxe de Printemps qui n’était d’autre que le vaisseau-amiral de la mission. À peine avaient ils rejoints le hangar du Destroyer qu’un sous-officier de la marine les attendaient de pied ferme. La section débarqua en bon ordre avec le caporal-chef à sa tête. Ils se fixèrent devant le marin qui était occupé à consulter son bloc de donner avant de lâcher sèchement :
Section Méduse : dortoir 10 Compartiment 5 et prenez ça aussi. Vous en aurez besoin. .
Il leur tendit un plan du vaisseau. En l’analysant, Richelieu remarqua que ça ressemblait plus à un plan de fourmilière que d’un vaisseau.
La section ne broncha pas, elle s’engouffra dans un des nombreux couloir munis de tout son équipement et chercha un bon moment sa destination. C’est en respectant le plan fournit par le marin et les indications qu’ils arrivèrent enfin dans un dortoir pour douze personnes plutôt étroites à leurs goûts. La pièce était plutôt sombre et emboîtée entre plusieurs autres dortoirs. Il ne fallait pas être claustrophobe dans ce vaisseau pensa Richelieu. Alors qu’ils s’organisent pour savoir qui dort où. Une secousse se fit ressentir et qui ne manqua par de faire trébuché quelques soldats. Une voix dans les Hauts parleurs gronda le départ du vaisseau.
-Ils ne veulent pas prévenir avant par hasard… Gronda l’un des membres de la méduse qui se relava péniblement.
Durant les premiers jours abord, les patrouilles était plutôt comique pour la Méduse. Il n’était par rare qu’ils se perdaient en se retrouvant dans les quartiers des officiers ou dans le semblant de cantina du vaisseau. Ils leur fallu plusieurs jours pour s’y retrouver. Il y avait parfois des alertes plus ou moins importante, mais le rythme fatiguant et monotone fit des dégâts jusque dans le cœur des hommes. Le moral baissait petit à petit et nombre de soldats se permettaient de râler avant qu’un supérieur leur fasse fermer la bouche.
C’est l’alerte maximale qui réveilla Richelieu ainsi que toute sa section. Les hommes s’habillèrent rapidement en prirent leur équipement tout en sentant l’adrénaline monter en eux. Pas un mot se dégagea de leur bouche. Les soldats s’engouffrèrent dans un couloir inondé de tenue blanche et de marins en tout genre. Officiers, sous-officiers et homme du rang se mélangèrent pour faire fonctionner cette immense machine de guerre. Méduse mis plusieurs dizaines de minutes pour rejoindre son poste dans un hangar où se trouvaient plusieurs navettes afin d’aborder un vaisseau. Richelieu et ses hommes se placèrent devant une des portes principales de ce hangar tout en adoptant une posture défensive derrière plusieurs caisses de matérielles et recoins fessant l'office de couverture contre d’éventuels tirs la tension était à son maximum, les regards étaient vides et concentrés, les souffles court. La suite ? Soit ils étaient attaqués et leur mission consisterait à repousser un éventuel abordage ennemi soit, ils se dirigeront vers une navette qui les emmènerait tout droit à l’assaut d’un autre bâtiment de guerre. La radio allumée, Richelieu attend, attend des instructions qui les emmèneront peut-être à une mort certaine ou peut-être pas.
-Que la force soit avec nous… Pria discrètement le caporal-chef. -
Post n°5
Auteur : Valiantx3: Impérium Rules!
En provenance de Cathar, l'arche impériale, le killtik volant, le vaisseau du moff Valiant apparu au milieu des étoiles, a bord de cette Canonnière lourde d'assaut Vanguard se trouvait un équipage hétéroclite et surtout un clone avide de réponse.
Le voyage s'était en hyperespace s'était relativement bien passé, chacun vaquant à ses occupations, le moff en avait profité pour échanger quelques mots avec le général Leiden pour être sur de sa loyauté, malheureusement il avait vite compris que l'ex subalterne de Dark Kovarn n'hésiterait pas à le poignarder dans le dos si l'occasion se présentait.
En jetant un oeil par la verrière, Valiant sut immédiatement que le Givin ne s'était donc pas trompé dans ses calcules: ils venaient d'échouer au milieu de débris de la Forge Stellaire.
C'était logique ou pourrait donc se terrer un vaisseau Sith?-Statu du vaisseau?
Chaque soldats avait une tache bien dévolue, et le clone allait vérifier que tout le monde était bien à son poste prêt à passer à l'action.
Ce fut le Cathar de a tribu de la griffe acérée, qui répondit en premier.
-Torpilles parée!
Suivi de près par Odipe le préposé à l’artillerie de bord.
-Armement prêt.
Moonty qui s'affairait aux consoles de contrôle avec l'opérateur Jason prit la parole.
-Système de bord opérationnel.
Leiden se décida enfin à quitter ses quartiers pour monter sur la passerelle, il grimaça, comprenant lui aussi ou ils avaient échoué.Devinant son trouble, le clone lui demanda:-La Forge Stellaire... Ça vous évoque des souvenirs général?
L’humanoïde se contenta d'hocher la tête, Valiant connaissait ses états de services, il savait très bien qu'il avait servi lui aussi l'Empire Sith au sein d'une unité de Combat mixte.
C'était une des pire défaire de l'Empire celle qui avait sonné le glas du règne du Sith'ari.
Un silence glacial régnait sur la passerelle, tous savaient maintenant ou ils se trouvaient et même si seulement Valiant et Leiden avait participé à cette bataille, tous savaient plus ou moins ce qui s'y étaient passé, entre un affrontement entre Impériaux et rebelles et l'intervention de créatures propres à la Forge.Le Givin brisa le silence.
-Je détecte une signature énergétique, c'est le vaisseau fantôme!-Vous êtes en sur?
-Affirmatif! exactement la même qui a été repérée dans les autres systèmes.
le clone observa le point rouge sur l'écran radar, son visage se ferma, il ordonna.-Alors ne perdons pas plus de temps! rapprochons nous...
Alors que le navigateur enclenchait les moteurs un message résonna dans l'intercom, la première flotte de la marine impériale venait d'apparaitre elle aussi au milieu des restes de la Forge.
Ainsi la grande Moff s'était encore une fois joué de lui à moins que ce ne soit ce maudit major Bothan, en envoyant carrément une flotte de guerre à la chasse au fantôme.-Contrôle radar: Statu de cette flotte!
-Dix batiments de guerre. Je détecte un autre vaisseau inconnu, il n'a pas répondu au contre amiral Festus.
L'impérium ne faisait pas les choses à moitié visiblement, eux aussi voulaient donc découvrir les secrets de ce destroyer mystérieux en lien avec le coté obscur.
Une course contre la montre démarrait.Sentant la tension au sein du vaisseau Moonty demanda:
-Que fait on?-Communication: Ouvrez l'intercom.
L'adjudant de la légion volontaire fit un signe discret au moff, celui ci reprenait son souffle avant d'annoncer la suite des événements, il demanda à Soph-Ia, la droid protocolaire de répéter son message.-Ici le Kiltik Volant des forces armées Cathar.
Sur ordre du Moff valiant nous nous apprêtons à apponter ce destroyer, merci de votre collaboration, terminé/
Il était inutile d'informer le reste de la flotte que Valiant en personne était à bord de cet engin, il finirait bien par le découvrir tôt ou tard de toute façon, sans attendre de réponse, la canonnière Vanguard se rapprochait maintenant du destroyer Mk... -
Post n°6
Auteur : KryannLe voyage s'était déroulé dans l'ambiance la plus pesante qui soit. Dans le froid de l'espace intersidéral, on se serait senti mieux accueilli que dans cette navette républicaine. Pouvait-on en vouloir aux occupants ? Qu'ils soient Jedi ou commandos, tous vivaient mal leurs deuils soudains et violents. Quand bien même Kryann ne s'était pas attachée plus que cela aux soldats, elle était suffisamment inexpérimentée pour ressentir leur vie à travers la Force, et surtout, pour s'en retrouver destabilisée au moment où leur ultime flamme s'était éteinte. Même Sarina en avait perdu le sourire, entre déception, colère et chagrin. Pourtant, elle en avait vu, des vies s'éteindre, comme tous ici. Mais définitivement, elle ne parviendrait jamais réellement à s'adapter à ces morts par dizaines qui jonchaient la vie de chaque Jedi.
De son côté, la Cathar s'était isolée pour se remettre de ses émotions. La vie de Jedi était finalement bien plus mouvementée que ce que ses premiers mois sur Endor lui avaient fait croire. Depuis son départ sur Dxun, elle avait découvert une toute autre facette de l'Ordre. Un côté bien plus dur, bien plus impitoyable que tout ce qu'elle avait pu ou cru comprendre lors de sa première initiation. Elle-même s'était découvert une toute nouvelle personnalité au combat, nettement plus noire, brutale, et incontrôlable. Une autre Kryann. Plongée dans sa méditation, elle s'efforça de revenir à un état nettement plus calme, mais tout l'en empêchait. Le silence de l'espace, l'humeur massacrante de ce qui restait de l'équipage, les pensées de son Maître, tout était un appel à l'agitation, à la folie.
Pour le reste de l'équipage Républicain, la situation était tout aussi tendue. Andromak avait ordonné à Freemen, le pilote, de transmettre en permanence leur position aux Renseignements Républicains, dans le cas où ils se perdraient en chemin. Il ne fallait pas rêver. Entre le Temple Sith, le message en langue sith et maintenant la signature énergétique qu'ils suivaient aveuglément, l'expédition sentait la bouse de Bantha à plein nez, et il n'y avait pas besoin d'être né sur Tatooine pour savoir qu'un étron pareil empestait les narines pour trois jours. L'effectif ultra-réduit, la présence de Jedi dont elle ne savait rien de leurs préoccupations, la fatigue pesante... Ouais, c'était une mission suicide.
L'intercom réveilla tout l'équipage avec l'alarme. Celle bien connue qui signifiait à tous leur arrivée. Ils allaient sortir de l'hyperespace, enfin. Toute la tension accumulée se retrouva au poste de pilotage quand les survivants se pressèrent pour observer la vitre. Et ils ne furent pas déçus. Au moment où ils sortirent de leur saut, leur respiration fut coupée et leurs yeux sortirent presque de leurs orbites. L'estomac de Kryann se retourna, son cœur rata un battement. Leur arrivée passerait sans doute inaperçue dans ce champ de débris, mais le spectacle face à eux les rendit muets. Des croiseurs, des destroyers, des vaisseaux de troupes, des cannonières, autant de vaisseaux entouraient un vieux destroyer miteux.
-Freemen, garde nous bien cachés dans le champ d'astéroïdes. Je ne sais pas qui sont ces cocos-là, mais ce ne sont pas des nôtres. Hors de question de se faire vaporiser. Tiens toi prêt à décarrer au plus vite.
-Agent Andromak, nous ne pouvons plus faire marche arrière. Si, comme vous le dites, ce ne sont pas des Républicains, alors je vous laisse imaginer qui commande ces vaisseaux et ce que cela impliquerait de laisser derrière cet endroit et ces vaisseaux.
-Nous n'avons ni les boucliers pour nous défendre, ni les armes pour riposter. C'est du suicide.
-C'est notre devoir. Si ce destroyer à la dérive est bien notre objectif, alors c'est là que nous devons aller.
-Je ne peux pas envoyer mes hommes à la mort certaine ainsi, Maître Jedi ! Que vous soyiez guidée par votre instinct est une chose, mais j'ai mes ordres ! Et si je reconnais bien les vaisseaux présents, ce sont ceux de l'Impérium. Pas question d'engager le conflit gratuitement !
Le silence s'installa de nouveau. Sarina et Andromak se regardaient. Il n'y avait pas de défi, mais leurs visions se confrontaient brutalement et frontalement. Au vu du caractère des deux femmes, pas une ne lâcherait l'affaire...
-Le hangar semble ouvert. Déposez nous dedans et repartez si il faut. La Force nous guidera.
-Vous êtes suicidaire, Maître Jedi. Vous et votre apprentie. Mais soit. Si nous pouvons le faire sans risquer nos vies outre mesure, nous le ferons. Mais ne rêvez pas. Au moindre problème, nous repartons. Freemen, calcule une approche sous les radars. Je vais vérifier l'hyperpropulseur, au cas où.
Le groupe finit par se séparer et quitter le cockpit. Kryann et Sarina revinrent à la cabine de cette dernière et s'assirent en tailleur, l'une en face de l'autre.
-Respire. Concentre toi. Je ne sais pas ce qu'il y a à l'intérieur de ce vaisseau, mais nous pouvons y trouver une partie de la résolution de ce mystérieux message Sith. Alors profitons de cet ultime instant de répit avant la tempête.
La tempête... C'était peu de le dire. Si celle-ci grondait sous le crâne de la Cathar, c'était sans doute insignifiant par rapport à ce qui se préparait au dehors. Des Jedi, des Impériaux, des Républicains à bord d'un vaisseau Sith... En d'autres termes, un sacré maëlstrom au sein duquel les deux sensitives s'apprêtaient à plonger avec un enthousiasme certain. Kryann regarda son Maître dans les yeux. Celle-ci avait retrouvé une partie de son sourire, mais on ne pouvait pas s'empêcher d'y déceler une certaine... inquiétude. Ou était-ce de l'appréhension ? La Cathar ne connaissait pas assez ses pairs pour en juger. Elle avait la sensation que quantité d'enjeux lui passaient au dessus de la tête et que sans Sarina pour la guider, elle se serait noyée à peine le pied posé sur Coruscant. Elle se prit à repenser au trajet qu'elles avaient entrepris, ensemble. Des ruines de l'enclave Sith à cette épave, le chemin avait été pavé de rencontres qui s'étaient toutes mal finies ou presque, de Dayimiyo et ses regards terrifiés à Niccolo et la mort qui le prenait brutalement.
Sous l'oeil attentif de Sarina, elle se plongea dans les méandres de son esprit. Cherchant une respiration calme et régulière, la Padawan ferma les yeux, inspirant profondément à plusieurs reprises. Un instant calme. Le moment idéal pour une leçon.
-Vide ton esprit, Kryann. Laisse toi pénétrer par la Force. Trouve la paix au plus profond de toi. Nous avons tous notre équilibre, tu dois trouver le tien, la balance qui te permettra de survivre aux épreuves qui t'attendent. Le Côté Obscur te tentera encore, mon élève, mais tu dois y résister. Te montrer forte. Nous avons tous nos failles. Nos manques. Mais ce sont nos vertus qui les comblent petit à petit. Tu sais ce que nous combattons, alors ne le laisse pas te berner. Trouve la lumière au fond de toi, et fais la éclairer ton chemin comme un phare.
Les paroles pénétrèrent l'esprit de la Cathar petit à petit. Elles faisaient écho à tout ce qu'elle avait vécu. Au plus profond du désespoir, que ce soit sur Nar Shaddaa ou Dxun, elle avait été aidée, secourue par une lueur inattendue. Etait-ce de cela qu'elle parlait, ou bien quelque chose de plus profond ? Le flot de mots de Sarina la berçait presque, rendant sa méditation plus simple, plus douce, presque trop. Jusque là, elle ne se servait de cela que pour se calmer, temporairement, apaiser le feu de son esprit. Pouvait-elle vraiment y trouver autre chose que le calme ?
-Une étincelle peut devenir un brasier. Et la moindre lumière peut éblouir la nuit. C'est ce que nous sommes, Kryann. Des lueurs dans les ténèbres.
Le temps passa. Sarina s'était tue. Maître et apprentie s'étaient rejointes dans la méditation pendant de longues minutes, qui ne furent interrompues que par l'intercom, dont la voix de Freemen s'échappa, mettant fin à la leçon de facto.
-Calculs terminés. Rendez-vous au poste de pilotage.
Tous se rejoignèrent sur place. La navette était restée plus ou moins sur place, à l'abri du champ de débris. Freemen avait déjà commencé à donner les détails techniques à ses responsables, Widow et Andromak, concernant la vitesse, l'angle, la méthode...
-... Il me faudra un quart d'heure pour arriver. Stop de trente secondes pour que nos Jedi descendent, puis départ. J'estime à dix minutes le temps nécessaire pour être en mesure de faire le saut en hyperespace. Ensuite, direction Coruscant.
-Parfait. En avant.
La navette démarra ses moteurs à faible puissance. C'était le moment de vérité. -
Post n°7
Auteur : KryannLa navette avait atteint sa vitesse de croisière. Dans le cockpit, tout était silencieux, comme si plus rien d’autre ne comptait que ce croiseur Sith qui semblait dériver, sans vie ni but. Freemen était tendu, nul besoin d’être un sensitif pour le voir. Malgré toute son expérience, la pression accumulée se ressentait dans ses mouvements légèrement saccadés, et sa manière de tenir les commandes, à s’en faire blanchir les articulations. Il énonçait, minute après minute, la distance restante les séparant du vaisseau obscur.
-Pour l’instant, on passe sous les radars…
Kryann était tout aussi tendue. Sa fourrure frémissait par moment, et elle s’était exilée à l’arrière du cockpit. Par instant, sa main venait toucher son arme, artefact dérisoire qu’elle haïssait autant qu’elle remerciait à cet instant précis. Les Républicains avaient été clairs : eux ne monteraient pas à bord. Trop dangereux, trop irréfléchi, trop seuls, peu importe à quoi ils devraient faire face. Les Jedi seraient seules. Inspiration. Sarina avait ressenti le trouble de sa padawan. Expiration. Elle se rapprocha, posant sa main sur son épaule et la serrant gentiment. Ensemble. C’était ce qu’elle devait se dire. Elle n’était pas seule, jamais. La Force l’accompagnait, et son Maître également. Sur un signe de tête de sa part, elle la suivit, s’engageant vers la rampe d’accès. Celle-ci ne tarderait plus à s’ouvrir.
-Garde ton arme à la ceinture. Rappelle toi : nous ne cherchons pas le conflit, ni l’escalade. Nous sommes garants de la paix avant toute chose.
-Maître, et si… on nous attaque ?
-Alors évertue toi à préserver les vivants, en toute chose. Ne t’inquiète pas, je reste près de toi.
L’apprentie hocha de la tête. Dans l’intercom, la voix nasillarde de Freemen :
-Une minute. Préparez-vous.
Tout comme Sarina, Kryann se débarrassa de sa bure noire. A l’intérieur du vaisseau, elles n’en auraient pas besoin. Si le Chevalier avait essayé d’être rassurant, il était évident qu’elle n’en menait pas vraiment large non plus, et que ses paroles avaient autant pour but de réconforter la Cathar que se donner du courage à elle-même. Jamais elle n’avait vécu une telle situation, en dépit d’une vie aventureuse à braver les dangers. Cette fois, c’était un réel saut dans l’inconnu, et il y avait fort à parier que des forces hostiles les attendaient.
-Ouverture du sas.
Une dernière inspiration. D’un bond, les deux Jedi quittèrent la navette. Un saut de quelques mètres qui les coupaient définitivement du reste du monde, de la Galaxie. Sans communications, sans soutiens, elles étaient désormais livrées à elles-même. A peine réceptionnées dans ce hangar sombre, elles purent observer, au dessus de leur tête, la navette qui faisait un demi-tour rapide et quittait les lieux. Hors de question pour le pilote de reste une seconde de plus que nécessaire. A terre, Sarina et Kryann se plaquèrent contre un mur, la première inspectant les lieux, la seconde se bouchant les oreilles. Ce n’était pas uniquement le Côté Obscur qui l’assaillait ici, c’était tout l’environnement. Comme si une chape de plomb venait de se poser brutalement sur ses épaules, la pression se révélait presque insoutenable et tout le corps de la Cathar lui hurlait, la suppliait de s’enfuir de cet endroit maudit qui la comprimait.
Elle sentit qu’on lui attrapait les poignets, et une voix douce, calme, mais assurée résonna dans son esprit.
< Tout va bien, ma padawan. Je suis là pour t’aider. Laisse toi aller, écoute moi. Le Côté Obscur est puissant, mais tu es bien plus forte que ça. >
Les yeux de la Cathar se fermèrent, et sa tête heurta violemment le mur derrière elle, comme pour se réveiller d’un mauvais rêve.
< Je sais que c’est difficile, mais tu ne dois pas renoncer, c’est trop important. Résiste. >
Tant de chants déformés, de bruits sourds, de musiques asymphoniques venaient heurter son cerveau, ses tympans, que c’en était insupportable. Même la voix de Sarina parvenait difficilement à se frayer un chemin. Dans ce tumulte, la Force était si présente, si puissante, que Kryann s’en cachait autant qu’elle s’en enivrait. Elle ressentait dans toutes ses fibres l’appel de la puissance, du pouvoir, si aguicheur, si attrayant, si libérateur ! Elle voulait maîtriser ce pouvoir, et en même temps le rejetait.
< Concentre toi uniquement sur ma voix, et elle seule. Je te guiderai dans ce dédale, mais tu devras vivre avec ces émotions. Sois forte. >
La présence de Sarina s’estompa. Ses paroles avaient fait mouche. Être forte. Oui, c’était ça qu’elle désirait, plus que tout, mais pas à n’importe quel prix. Elle ne tomberait pas, elle ne basculerait pas. Elle avait vu l’influence du Côté Obscur sur Endor, sur Coruscant, sur Dxun. C’était impensable de participer à cela. Elle deviendrait forte, oui, mais pas en cédant aux sirènes du côté sombre de la Force. Jamais. Elle rouvrit ses yeux jaunes, animée d’une détermination féroce. Oui, elle était prête à faire face. -
Post n°8
Auteur : HivernusA l’arrière de la passerelle, au sein du centre de commandement, le contre-amiral Festus lit avec intérêt les divers rapports qu’on vient lui remettre. Pour l’heure, la situation semble sous contrôle. L’armada impériale domine le système par sa simple présence et le mystérieux vaisseau qu’on voyait sur les senseurs a l’air d’avoir disparu. Peut-être que le message d’avertissement l’a réellement convaincu de rebrousser chemin. Selon les instructions du commandant de la première flotte d’intervention rapide, quelques chasseurs TIE ont cependant été dépêchés sur place afin de s’assurer de son départ. Après tout, certains vaisseaux sont équipés de champs de dissimulation parfaitement opérationnels… Et nul passage en hyperespace n’a été confirmé sur les consoles. Il se peut donc que les mystérieux invités aient décidé de se dérober à la vue des impériaux. L’officier cherche donc à éviter toute complication éventuelle qui pourrait être liée de près ou de loin à l’usage d’un vaisseau furtif.
- Amiral, l’équipe des senseurs a repéré plusieurs formes de vie organiques à bord du vaisseau fantôme. Indique un membre d’équipage.
Visiblement, ses inquiétudes semblent fondées… Ces individus, probablement armés, sont très certainement des pilleurs d’épave ou des récupérateurs de vaisseaux. Selon les rapports collectés ici et là par les services de renseignements impériaux, nul être vivant n’est supposé se trouver à bord de ce maudit destroyer. Une autre hypothèse se dessine cependant dans l’esprit du contre-amiral. Se peut-il que les informations regroupées par le terrifiant Bureau de la Sécurité Impériale soient erronées ? Se peut-il, en fait, que le vaisseau soit occupé depuis le début ? Non… Une telle erreur ne peut pas avoir lieu. Du moins… Pas au sein de la police politique impériale. Dans tous les cas, ces individus, peu importe leur affiliation, devront collaborer avec les forces impériales ou subir le courroux de l’Impérium.
- Communication, passez sur la fréquence deux-point-cinq, à destination du vaisseau fantôme. Ordonne Festus, qui souhaite s’entretenir avec le potentiel équipage du navire sans passer par une fréquence ouverte, que n’importe qui peut intercepter.
- Communication établie Amiral.
- Ici le Contre-Amiral Festus, à la tête de la première flotte d’intervention rapide impériale. Dans le cadre d’une opération militaire actuellement en cours, ce vaisseau est dorénavant placé sous autorité impériale. Veuillez éteindre sur-le-champ les moteurs et désactiver tous les systèmes d’armement. Il est également demandé à l’équipage de se préparer à un abordage et de se constituer prisonnier. Tout refus d'obtempérer se soldera par la destruction pure et simple du vaisseau.
D’un simple geste de la main, l’officier demande à ce qu’on ferme le canal. Tout ce qu’il s’apprête à dire ne doit pas être entendu de l’hypothétique équipage du présumé navire fantôme.
- Contactez le Colonel Swedberg. Qu’il prépare ses troupes à l’abordage. Donnez-lui les instructions suivantes : Armes réglées sur tirs incapacitants. Usage de la force létale autorisée pour les sujets représentants un danger direct pour les sections d’abordage.
- Bien Amiral.
Alors que le matelot s’exécute et transmet les ordres de son supérieur au commandant des commandos de l’ACTU, un officier chargé des communications reçoit un message particulièrement déroutant. C’est avec une expression de surprise au visage qu’il se tourne vers le contre-amiral.
- Amiral… Nous venons de recevoir un message de la part d’un vaisseau s’identifiant comme le “Kiltik Volant”, des forces armées Cathars. Il prétend recevoir ses ordres du Moff Valiant lui-même et s’apprête à aborder le navire fantôme. Indique celui qui arbore une plaque de lieutenant sur son uniforme. Le transpondeur du vaisseau est bel et bien impérial. Aucun doute là-dessus.
Sur la carte à projection holographique, un nouveau point apparaît. Le vaisseau des forces armées Cathars se dirige tout droit vers ce fichu destroyer. Se peut-il que le clone soit à bord du “Kiltik Volant” ? Celui qui occupe désormais le poste de Moff de Cathar a toujours été un homme de terrain. Il n’est donc pas impossible qu’il ait décidé de superviser lui-même la capture du vaisseau. Après tout, le commandant de la première flotte d’intervention rapide avait été informé que Valiant recherchait le navire fantôme, avec l’intention probable de s’en emparer. S’il se trouvait vraiment à bord, le contre-amiral pourrait se contenter d’ordonner à l’armada de faire feu afin de débarrasser la galaxie du clone, une bonne fois pour toute. Le général a fait son temps après tout. Il est désormais temps qu’il laisse sa place à la nouvelle génération. Avec sa disparition, l’Impérium se porterait bien mieux ! Et la Grande Moff serait probablement heureuse d’avoir un poids en moins sur les épaules.
Cependant, tuer le Moff, s’il se trouve effectivement à bord de ce vaisseau, risque d’amener certaines complications. Au sein de l’Impérium, il serait facile de faire passer son assassinat pour une disparition mystérieuse. Après tout, ce coin-là de la galaxie regorge d’horreurs et de dangers. Une mauvaise rencontre aurait très bien pu avoir raison du clone et de son équipage. Néanmoins, quelques témoins gênants, notamment à bord des différents destroyers de l’armada impériale, pourraient confirmer qu’on a cherché à se débarrasser d’un opposant politique. Le colonel Swedberg et ses hommes, dont l’allégeance n’est pas déterminée, pourraient très bien se retourner contre lui et demander des explications. Peut-être même que les commandos de l’ACTU vont se joindre à Valiant et s’emparer du vaisseau fantôme en son nom s’il est vraiment sur place.
Pour l’heure, une coopération semble donc nécessaire… Toutefois, le contre-amiral n’est pas dupe. Faire débarquer des troupes loyales à la Grande Moff peut permettre de faire pencher la balance en sa faveur. Et si jamais la situation lui échappe, il pourra toujours faire usage de la force en cas de dernier recours. Dans tous les cas, la venue d’une tierce partie complique les choses, à n’en pas douter.
- Valiant… Maudit soit-il… Murmure Festus en serrant doucement les poings.
L’impérial rumine en silence le temps de quelques secondes, puis décide de donner ses ordres à l’officier chargé des communications.
- Faites escorter le “Kiltik Volant” par quatre de nos chasseurs TIE. Et transmettez un message au Capitaine Himron. Je veux qu’il débarque sur ce foutu destroyer avec plusieurs de ses sections d’abordage et qu’il coordonne ses actions avec le Colonel Swedberg.
- Oui Amiral.
C’est avec la gorge nouée que le commandant de la première flotte d’intervention rapide suit les nombreuses transmissions de directives qui circulent d’un côté à l’autre de la salle. Quelque chose, au plus profond de lui, semble le remuer. Il a l’impression que cette opération, en apparence si simple, va rapidement tourner au désastre.
Dans les coursives de l'Équinoxe de Printemps, l'effervescence est totale. Des colonnes entières de soldats se déplacent d’un bout à l’autre du vaisseau, au pas de course. Les hommes rejoignent le hangar principal pour se préparer à l’abordage, surveillés distraitement par trois officiers qui sont occupés à discuter entre eux. Ceux qui parviennent à surprendre un bout de conversation peuvent constater qu’il ne s’agit pas d’un échange cordial.
- L’Amiral devrait laisser les professionnels se charger de ça. On peut très bien se passer de votre aide pour prendre le contrôle de ce fichu destroyer.
Le colonel Swedberg, qui en impose dans son armure de phrik, toise son interlocuteur. Visiblement, les derniers ordres du contre-amiral ne semblent pas être à son goût.
- Sauf votre respect, Colonel, c’est l’Amiral Festus qui dirige cette opération. Vous devez vous plier à ses ordres. Réplique alors le stormtrooper qui lui fait face, sèchement.
L’officier à la tête des commandos de l’ACTU ravale son mépris. Le capitaine Himron a raison. C’est Festus qui donne les ordres. Refuser de se plier à ses instructions, c’est faire preuve d'insubordination. Même s’il n’approuve pas la décision du contre-amiral, le colonel refuse de montrer le mauvais exemple à ses hommes. L’élite de l’Impérium se doit d’être exemplaire. Il en a toujours été ainsi. Il se résigne donc à accepter.
- Hmm… Vous avez raison. J’ai quelques conditions à poser cependant.
Le stormtrooper pousse un soupir à travers son casque. Cette situation pénible ne l’enchante pas plus que l’homme qu’il a en face de lui. La rivalité entre les différents corps d’armée et les diverses branches militaires de l’Impérium n’est plus à prouver. Chacun cherche à tirer la couverture vers lui, dans l’espoir de s’attribuer tous les mérites. Les discours grandioses prônant une unité inconditionnelle sous la bannière impériale et les exploits glorieux de soldats de différents régiments combattant main dans la main ne pourront en rien changer cela. En de rares occasions, les impériaux sont capables de mettre de côté leurs différends pour lutter contre un ennemi commun. Mais bien souvent, toute tentative de collaboration est perçue comme une forme d’ingérence...
- Dites toujours... Marmonne l’officier.
- On ne sait pas sur quoi on va tomber au sein de ce vaisseau. Nous aurons peut-être affaire à trois péquenauds morts de trouille... Ou des petites frappes qui se la jouent durs à cuire. Mais on peut aussi très bien tomber sur des individus plus dangereux. Swedberg insiste particulièrement sur ce dernier mot. L’ACTU a été mobilisée sur cette opération uniquement parce qu’on soupçonne les Sith d’avoir leur rôle à jouer dans cette histoire de navire fantôme. J’ai vu de quoi sont capables ces pourritures sur Mygeeto. Et croyez-moi, ils n’ont pas besoin d’être nombreux pour causer des dégâts.
Le colonel n’est pas prêt d’oublier le traumatisme qu’est Mygeeto. Des dizaines d’impériaux ont été tués ou gravement blessés lors des attentats perpétrés par les Sith sur le sol séparatiste. Le commandant de l’ACTU a lui-même failli y rester. Sa peau est encore couverte de marques de brûlure et il lui est parfois difficile d’ignorer les limites que lui imposent ses nouvelles cicatrices. Le temps a beau passer, Swedberg ne rêve que du jour où il pourra prendre sa revanche sur ces maudits Sith. Il y a une certaine rage, dans sa voix, qui ne trompe pas son interlocuteur. Le colonel a envie d’en découdre.
- Vos hommes risquent de gêner les miens dans leur boulot. Mieux vaut éviter de se tirer dans les pattes. Je propose donc que mes gars s’occupent de nettoyer le vaisseau. Les votres se chargeront de sécuriser les zones nettoyées. C’est le mieux que je puisse vous proposer Capitaine.
La proposition est humiliante. Swedberg veut reléguer les troupes de choc impériales a un rôle secondaire. Les commandos de l’ACTU vont donc se taper tout le boulot et la gloire qui va avec. A l’inverse, les stormtroopers vont s’amuser à faire le planton dans les coursives du vaisseau, sans aucune perspective d’action en vue. L’officier semble persuadé que les “simples troufions” qu’ils sont n’ont aucune chance de vaincre face à un Sith. Il se trompe lourdement, à n’en pas douter. Seuls les meilleurs sont retenus au sein des troupes de choc impériales. Les batteries de tests intenses que subissent ceux qui aspirent à devenir stormtroopers sont probablement parmi les plus difficiles de la galaxie. Et les entraînements qui suivent le sont tout autant. Himron ne doute donc pas un seul instant de la capacité de ses hommes à maîtriser un Sith. Cependant, le capitaine sait aussi que s’il perd du temps à débattre, il laisse du temps aux occupants du vaisseau de s’organiser.
- Très bien. Faisons comme ça. On sera derrière vous pour assurer vos arrières, au besoin. Répond le stormtrooper avec toute la courtoisie dont il peut faire preuve, bien qu’agacé.
- J’apprécie le geste. Voici comment on va procéder...
Le commandant de l’ACTU présente son bloc de données aux deux officiers qui l’entourent et entoure à l’aide de son index divers points sur une représentation en 3D du destroyer fantôme.
- Le mieux, c’est de disperser nos forces et d’entrer dans le vaisseau à quelques endroits bien précis. Deux unités se chargeront d’investir le hangar. Il faut éviter toute intrusion à ce niveau là, qu’elle soit de l’intérieur ou de l’extérieur. Quatre autres unités auront pour priorité la sécurisation des compartiments bâbord et tribord. Elles devront converger en un point bien précis pour progresser ensemble vers le pont principal. Indique Swedberg en s’appuyant sur son datapad pour illustrer ses propos. Je garde le reste de mes unités en réserve. On pourra les déployer là où le besoin se fera sentir.
- Entendu. Je vais faire déployer deux sections sur tribord et deux sections sur bâbord pour appuyer vos unités. Ajoute le capitaine à sa suite.
- C’est noté. Le colonel tourne son casque vers la silhouette en armure qui n’a rien dit depuis le début de la conversation. Capitaine Owt, préparez les hommes et transmettez les ordres.
- Oui mon Colonel.
L’officier à la tête de la Task Force 222 fait claquer ses bottes puis tourne les talons pour aller rejoindre les troupes. Le commandant de l’ACTU l’observe s’éloigner en silence. Des souvenirs lui montent à la tête. Cette scène lui en rappelle une autre… Il se remémore une fois de plus le désastre de Mygeeto. Aujourd’hui, la planète de glace est remplacée par un destroyer aux parois froides. Swedberg voit en cette opération l’opportunité de redorer le blason de l’ACTU. Il refuse toute notion d’échec. S’il le faut, il est prêt à donner sa vie pour faire honneur à son uniforme.
- Capitaine Himron, on se revoit de l’autre côté.
- Bien sûr Colonel.
Les deux officiers se séparent pour rejoindre leurs unités respectives. S’ils ont réussi à s’entendre, la rivalité demeure. Dans le hangar, les quelques sections de stormtroopers rassemblées pour l’abordage n’attendent que de recevoir leurs instructions.
- Nous avons reçu nos ordres. Les unités de l’ACTU vont se charger d’ouvrir la voie et de nettoyer le vaisseau. Notre rôle à nous, c’est de les appuyer. On surveille leurs arrières et on sécurise les points stratégiques. Lance le capitaine à ses hommes. Les forces d’abordage vont être déployées sur trois zones. Section Méduse, section Chimère, vous serez déployées sur les compartiments tribord avec les deuxième et quatrième unités de l’ACTU. Section Manticore, section Centaure, vous appuierez la troisième et cinquième unités de l’ACTU dans les compartiments bâbord. Une dernière chose avant de partir… Faites honneur au Corps des Stormtroopers. Faites honneur à votre serment. Et faites honneur à l’Impérium. Ne jouez pas aux héros. Contentez-vous de faire votre boulot !
D’un geste sec, Himron désigne les transports DX-9.
- Sections, à mon commandement, veuillez rejoindre vos transports. Ordonne l’officier. En avant… Marche ! Exécution !
Les commandos de la Task Force 222 sont déjà en train d’embarquer à bord des véhicules d’assaut qu’on leur a assignés. Trois transports DX-9 se remplissent peu à peu de soldats équipés d’armures en phrik. Deux autres sont attribués aux quatre sections de stormtroopers. Les sections Méduse et Chimère prennent place dans le premier, laissant le second aux sections Manticore et Centaure. Lorsque tout le monde est à bord, les appareils décollent, quittent le hangar de l'Équinoxe de Printemps puis se dirigent vers le vaisseau fantôme… L’heure est à l’action !Spoiler : Spoiler
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Post n°9
Auteur : Kath AplazmRP précédent.
Spoiler : Ambiance musicale
- Aïe !
Se frottant la tête, Kath regarda avec confusion le linteau d'acier contre lequel il venait de se cogner. La soute du Delt-Aplazm, malgré ses cinq cellules aménagées en chambres au confort tout relatif, n'était décidément pas suffisamment grande pour qu'Adi et son apprenti s'adonnent au perfectionnement des arts Jedi. Une moue dubitative sur le visage de la Correlienne indiqua que son constat était similaire ; la lame bleutée de son sabre laser retrouva son manche, suivie l'instant d'après par l'émeraude de Kath. Pendant les longues heures qui les avaient portés d'Iziz jusque au milieu de l'espace, ils avaient travaillé les mouvements gauche de Kath au Soresu, en passant par une révision complète des bases, pour terminer vers l'apprentissage d'une nouvelle forme de combat dont l'Alderaani avait peine à se souvenir du nom : Shien ? Quelque chose comme ça. Pas très complexe ni physique, elle nécessitait principalement la concentration sans faille de son utilisateur. "Un bon moyen de te préparer à affronter le danger des adeptes du Côté Obscur", avait dit maître Jolian. Sans doute avait-elle raison : Kath avait bien constaté que sa technique au sabre était défaillante lorsqu'il avait fallu combattre la Cathar enragée dans la jungle d'Ondéron. Mais lui demander une attention complète relevait presque de l'impossible et il finissait toujours par perdre ses duels avec sa professeure.
- Bon, on va s'arrêter là pour le moment. Répète les mouvements dans ton esprit lorsque tu méditeras. Ce n'est que par la pratique assidue que tu pourras espérer maîtriser cette forme de combat.
- ...Vous pensez que ce sera suffisant pour ce qui nous attend ? demanda Kath, innocemment.
- Il faut généralement entre deux et trois ans à un Jedi qui maîtrise les bases du combat pour maîtriser la neuvième forme, répondit abruptement Adi. Ses yeux et ceux de son padawan se croisèrent : tous deux savaient qu'il n'était pas préparé à se battre. Un long silence gêné s'installa entre eux.
- Maître... Kath s'exprima en premier, jetant un œil distrait vers le cockpit et le panneau de commandes du vaisseau, défini sur pilote automatique jusqu'à leur sortie de l'hyperespace, dans quelques heures. ...On peut discuter ? Qu'est-ce qu'on va faire, maintenant ?
Adi Jolian soupira. Pas d'agacement ou de frustration, mais de dépit, probablement. Elle avait sans doute redouté l'instant où elle aurait à justifier sa décision d'aller au devant du danger, ne prévenant ses camarades du Conseil que par l'intermédiaire de maître Qos. Le moment où elle devrait expliquer que son chemin avait plus été guidé par ses intuitions et le sentiment inconscient de devoir chasser d'anciens démons, plutôt que par une stratégie mûrement réfléchie.
- Où est-ce qu'on va, exactement ? Vous aviez l'air de savoir... et de ...
Et de le craindre. Adi Jolian avait en effet reconnu ces coordonnées qu'elle n'avait jamais oubliées. Celles de la Bataille de la Forge Stellaire, l'endroit où elle avait vu mourir tant de ses compagnons. L'endroit où son ami Rylen Korr avait été aperçu pour la dernière fois, avant de disparaître pour laisser l'Ordre et le Conseil Jedi dans la plus profonde des apathies. La conseillère s'assit lentement sur une caisse, l'esprit perdu dans le vague vers les cellules. Les chasseurs de primes épiaient-ils cette conversation ? Peu importe, cela ne changeait rien.
- ...Il y a un peu plus de quatre ou cinq ans, l'Ordre a découvert que l'Empereur Sith détenait une arme puissante au-dessus d'un monde isolé et oublié. Une station de combat antique, capable de produire des armes et des vaisseaux à l'infini et alimentée par le Côté Obscur de la Force. Bien sûr, quand nous l'avons appris, nous avons tout fait pour la trouver et la détruire... Et nous y sommes parvenus, c'est ce qui compte. Adi Jolian ferma les yeux avant de prendre une pose de méditation. Kath l'observait sans comprendre. Qu'est-ce qui pouvait déranger son maître au point qu'elle ait besoin de méditer pour maintenir la balance de ses émotions ?
- Et ce Temple ambulant à un rapport avec tout ça ?
- Je ne sais pas, répondit simplement Jolian, les yeux toujours clos, les mains calmement posées sur ses genoux. Nous devons le découvrir. Mais la langue que tu as entendue dans le palais de la Reine est l'ancien parler des Sith, et lieu où nous rendons ... est le lieu de la Bataille. Les vraies coïncidences sont très rares dans cet univers. Si la Force nous mène ici, il y a de grandes chances que nous y rencontrions le Côté Obscur et ses serviteurs.
La voix de la Correlienne n'avait pas tremblé. Son aura toujours rassurante rappelait à Kath celle d'Elyna Faràn. Seulement, elle était moins rayonnante, moins assurée, témoignage que la Conseillère était encore jeune. Un rapide calcul approximatif rappela à Kath que sa professeure devait avoir environ son âge lorsqu'elle avait affronté la Bataille de la Forge Stellaire, voici plusieurs années. Peut-être était-elle surdouée et bien meilleure Jedi que lui, elle n'en restait pas moins un jeune esprit, en formation. C'est ce qui la rendait accessible, humaine, véritable. L'Alderaani sourit mais rougit quand les yeux bleus de sa professeure s'ouvrirent grand pour le sonder.
- Quand nous serons sur place, nous évaluerons la situation. Il faut éviter les hostilités autant que possible, car nous ne sommes pas en mesure de répliquer. Il était assez clair que la Reine n'entendait pas réellement nous aider. Je pense qu'elle désirait surtout écarter l'Ordre et la Guilde de sa planète, par peur de nouveaux conflits. Qu'elle soit sincère ou pas, l'aide apportée par ces chasseurs de primes ne sera pas suffisante pour nous permettre de nous exposer.
- Est-ce qu'on va devoir se battre ... ?
- Dans ce cas-là, reste avec moi. Il nous faudra absolument contacter tous ceux qui pourront nous servir d'alliés, s'il en existe là-bas.
Le visage de Kath s'éclaira, croyant reconnaître dans ces paroles une bonne nouvelle. Avait-ce un rapport avec le conciliabule tenu avec cet étrange ambassadeur, sur Iziz ? Adi Jolian, anticipant le sourire plein d'espoir de son padawan, coupa court à ces pronostics:
- L'homme que j'ai rencontré au Palais était un émissaire de Coruscant - de la République. Je pense que ce qu'il m'a dit concerne essentiellement le Conseil. En ce qui concerne notre mission, ils ne nous porteront pas assistance. La politique actuelle de la République semble être de ne pas s'impliquer dans toute opération qui puisse laisser penser à ses rivaux qu'elle entend déclencher une guerre. Jolian soupira encore, pensive. Au Sanctuaire, loin des tumultes de la galaxie, il est compliqué de ressentir à quel point le conflit galactique est imminent.
- ...Donc, si je comprends bien, on va se pointer dans les ruines de la Forge-machin, sans savoir qui nous y trouverons, avec potentiellement une autre station obscure à faire péter ? Kath déglutit lourdement la gorgée d'eau qu'il venait d'avaler depuis sa gourde métallique. Il jeta un oeil vers la cellule qu'ils avaient laissées libre pour leurs camarades de la Guilde. ...J'espère que ces chasseurs de primes sont plus préparés que moi.
- La Force est avec nous.
Le visage calme et paisible de la conseillère tranchait avec la gravité de la situation. Elle regardait son padawan d'un air aimable, presque fraternel, mais le jeune homme ne se laissait pas tromper : elle voulait le rassurer, mais au fond d'elle, Adi Jolian savait très bien que leur mission avait tout d'une expédition suicide. La meilleure option aurait sans doute été de retourner sur Endor et de revenir avec une force plus conséquente. Kath le croyait si fort que ses pensées le trahirent.<- Nous ne serons pas seuls, Kath. La Force guide les pas d'autres aventuriers vers ce Temple, je le sens. Des ombres se pressent déjà. Il reste à savoir si elles seront amicales.>
L'Alderaani frissonna. Dans son esprit encore en étroite connexion avec celui d'Adi, les images de ses combats contre les Sanyassans se bousculaient. Sans aucun barrage, il les laissait voguer et répandre avec elles les sentiments qui l'avaient dominé alors : la peur, l'angoisse, la colère, la tristesse. Trois instants se figèrent : la tête tranchée de Saecha, plantée sur une pique ; le campement sanyassan en feu ; le moignon sanglant du chef Thra qui hurlait, la main sectionnée par la lame de Kath. Le jeune homme sentit que son maître tentait de le rassurer en fermant les vannes de son esprit. Mais il la combattait. Il ne voulait pas passer tout cela sous silence.
- Vous savez ce qui s'est passé la dernière fois que j'ai pris part à une expédition dans l'inconnu pour le compte de l'Ordre. Mais je dois vous le dire : c'était pire que ce que j'ai dit au Conseil. Ils...ils n'ont pas uniquement tué Bareman, ils l'ont torturé à mort. Je n'en ai réchappé que parce que la rage a guidé mon bras et m'a donné la force de frapper. Je sais, je sais ce qui s'est passé. C'est le Côté Obscur, l'esprit de la Montagne, l'Ombre à l'Anneau qui m'a influencé. Mais sans ça, je serais mort, avec Saecha, avec Nass, avec Bareman, avec le chef Chitupa.
Adi voulut l'interrompre, sans doute pour l'apaiser ou le rassurer, mais Kath continua à parler, détachant les mots avec une assurance assez rare dans son chef :
- Est-ce que le Côté Obscur est plus fort ?
En disant cela, il tenait dans sa main le petit bloc de données dans lequel il avait gravé le contenu du message des archives royales. Le code des Sith, sans son expression la plus ancienne répertoriée. Adi le dévisagea, ayant peur de comprendre ce que son jeune apprenti sous-entendait.
- ... Le Côté Obscur est plus rapide, plus agressif. Lorsque qu'un utilisateur de la Force fait usage de ses émotions les plus fortes, il n'en résulte que violence et souffrance. Ces souffrances mènent à d'autres violences, et ainsi de suite jusqu'à ce que ceux qui sont tombés dans ce cercle vicieux décèdent ou se soient changées en bêtes rongées par leurs propres actions. Un Jedi utilise ses pouvoirs pour la connaissance et pour la défense. Jamais pour l'attaque.
- Et comment je fais pour ne pas ressentir quoi que ce soit au beau milieu d'un combat ? Comment réagiriez-vous, vous, si vous voyiez un de vos amis mourir devant vos yeux ?! Vous ne seriez pas en colère ? Kath commençait doucement à s'emporter, même s'il connaissait d'avance la réaction qu'aurait Jolian. Les maîtres réagissaient tous de la même manière. Il choisit néanmoins d'oublier ce que Qos lui avait dit concernant le passé d'Adi, espérant la piquer au vif et percer la coquille qui enveloppait le coeur parfois trop froid des maîtres Jedi. La paix intérieure n'est-elle pas un mensonge ? N'a-t-on pas besoin de chercher en nous toutes les ressources pour vaincre ?
- Qu'obtiendras-tu quand, dans ta rage, tu auras décimé l'ennemi, brûlé ses villages et abattus ses idoles ? Rien de plus qu'un champ de mort absurde. Tu nous l'as dit toi-même en revenant de la Montagne : le conflit n'est qu'un long cheminement dans l'absurde et la violence. La chose la plus sage à faire est de garder la tête froide dans les épreuves, de se concentrer sur la tâche à remplir et de se laisser guider par la Force.
Kath esquissa un sourire de façade, résigné, silencieux. Il comprenait la justesse des paroles de son maître, mais ne pouvait s'empêcher de les questionner. Il ne se sentait pas suffisamment fort pour résister à la tristesse de la voir se faire abattre par on-ne-sait-quelle créature. Et il ne la sentait pas suffisamment sereine pour le gonfler de courage. Le padawan se releva, tête basse et salua son maître avant de prendre congé pour prendre quelques minutes d'un repos troublé dans sa cellule. Adi Jolian tendit le bras pour le retenir, mais il avait déjà disparu.* * *
Le Delt'Aplazm sortit de l'hyperespace quelques heures plus tard. Il fallut une manœuvre de pilotage désespérée d'Adi Jolian pour éviter un morceau d'acier calciné qui flottait à la sortie de la route spatiale ; devant les yeux des occupants du vaisseau s'étendait un champ de ruines semblable à un lit d'astéroïdes. Les vestiges témoignaient de la rudesse des combats. Kath, assis dans le cockpit aux côtés de son mentor, tendait l'oreille à ses soupirs et murmures : "Le Poing de Hell", chuchota-t-elle pour elle-même en contemplant les restes carbonisés de ce qui avait dû être un croiseur de grande taille.
Soudain, les débris s'écartèrent pour dégager l'horizon plus lointain. A environ une dizaine de minutes de vol semblait se regrouper ce qui ressemblait à une flotte entière, massée autour d'une forme plus difficile à discerner.
- C'est bien ce qu'il me semblait, soupira Adi, envoyant un message crypté en direction de l'autre 'Poursuivant' que pilotait le droïde assassin à leurs côtés. Nous ne sommes pas seuls. On dirait des vaisseaux de la Marine Impériale... Ils sont massés autour des coordonnées qu'indiquait la balise. Et au centre on dirait... un destroyer endommagé. Il en émane une présence inquiétante...
- L'Ombre de la Montagne ! s'exclama Kath, les yeux rivés sur la vitre du cockpit, la main tremblant sur son blaster.
- Sam Skawalker..., Adi Jolian fronça les sourcils. La Force pouvait savoir ce que ce nom signifiait pour elle, pour l'Ordre ou pour cette mission. Kath la regarda sans comprendre ; le constatant, elle enchaîna : je sens aussi l'une ou l'autre présence non identifiée dans le secteur. Nous devrions nous approcher, sous les radars.
Ça ne sentait pas bon. Les destroyers impériaux étaient disposés en ordre de bataille, et on pouvait discerner sur les scanners quelques transports de troupes sur la position de ce qui semblait être une carcasse de vaisseau à la dérive.
Kath jeta un œil en retrait, espérant apercevoir l'un des chasseurs de primes qui les avait accompagné. Honnêtement, il doutait réellement que les deux cargos mandaloriens puissent approcher de la flotte sans se faire repérer. Ne valait-il pas mieux montrer patte blanche ?
- C'est le bon moment pour nous suggérer une de tes bonnes idées, le droïde ! postillonna Kath sur le canal de discussion, en direction de l'assassin HK-66. Il nous reste encore un peu de temps avant d'être assez près pour se faire pulvériser par ces canons. Ce serait bien de penser à ne pas se faire "désinfecter", non ?
Le droïde avait jusqu'ici fait preuve de beaucoup de suffisance et devrait justifier les investissements consentis par la couronne d'Ondéron en s'illustrant par ses talents de stratège ou d'imitateur. En attendant sa réponse, Kath imaginait déjà les mensonges à servir à la flotte impériale pour couvrir leur arrivée, quand Adi Jolian reprit, sur un ton neutre mais ferme :
- Souviens-toi, Kath, nous privilégions l'approche pacifique et diplomatique. Hors de question d'entamer les hostilités.
- Et s'ils nous tirent dessus ?
- Faisons tout notre possible pour que ça n'arrive pas.
- Compris, donc on improvisera.
- N'as-tu pas foi en la Force ?
Kath se fendit d'un ricanement jaune, répondant au sourire espiègle d'Adi, visiblement déterminée.
- Si la Force pouvait être plus sympa avec nous, j'aurais plus tendance à lui faire confiance. -
Post n°10
Auteur : HK-66Le trajet à travers l’hyperespace vers la destination fournie par les coordonnées fut l’occasion pour HK-66 de procéder à la défragmentation de ses banques de données et au nettoyage de ses composants internes. Le faire seul n’était aussi efficace que de laisser un autre droïde ou un nuisible très compétent s’en charger, mais c’était un processus nécessaire pour ses systèmes après être allé gambader dans la jungle d’Ondéron. Le temps restant du voyage fut consacré à la conduite de simulations de combats et à l’analyse des données fournies par la balise, sans qu’il soit possible d’en tirer quelque chose de nouveau.
Un bip interne coïncida avec celui de l’ordinateur de bord pour annoncer la sortie imminente de l’hyperespace du vaisseau, qui suivait à la trace celui des Jedi. Et le droïde fut obligé de surcharger ses processeurs pour faire dévier son vaisseau de sa trajectoire calculée auparavant lorsque le transport des Jedi se jeta sur sa route pour éviter une épave.
[grognement] fichus nuisibles, même pas capables d’anticiper une arrivée dans un champ de débris.
Mais au-delà des nombreux obstacles qui parsemaient l’espace et entre lesquelles le droïde établit rapidement une trajectoire sûre, les senseurs longues portée du vaisseau ne manquèrent pas de repérer une agitation qui n’avait rien de celle d’épaves à la dérive. Plusieurs signaux indiquaient la présence de bâtiments de guerre, d’un tonnage supérieur à celui qu’il était prévu de rencontrer.
Les identifiants qui apparaissaient étaient ceux de navires impériaux. Une brève comparaison avec les banques de données indiqua la présence de trois destroyers visiblement de type impérial, trois croiseurs et une demi-douzaine de vaisseaux légers. Et au-delà, un autre signal, qui cette-fois-ci correspondait aux données fournies par la balise Sith. Visiblement, le fameux temple était bel et bien un vaisseau, et les Impériaux étaient en train de l’aborder.
L’intercom crachota, et HK activa prestement son décodeur :- C'est bien ce qu'il me semblait,. Nous ne sommes pas seuls. On dirait des vaisseaux de ma Marine Impériale... Ils sont massés autour des coordonnées qu'indiquait la balise. Et au centre on dirait... un destroyer endommagé. Il en émane une présence inquiétante...
Les données qui parvenaient au droïde n’étaient pas pour l’instant celle d’une présence inquiétante, mais plutôt celle d’une chasse en train d’être gâchée par des gêneurs imprévus, de vrais nuisibles, et cela pour la deuxième fois d’affilée. Il était nécessaire d’agir, et vite. Si les débris continuaient à les protéger des senseurs pour le moment, rien ne garantissait que les fluctuations de l’hyperespace ne soient pas source d’attention pour les nuisibles impériaux.- C'est le bon moment pour nous suggérer une de tes bonnes idées, le droïde. Il nous reste encore un peu de temps avant d'être assez près pour se faire pulvériser par ces canons. Ce serait bien de penser à ne pas se faire "désinfecter", non ?
Le ton employé par le dénommé Kath semblait un tantinet défiant, comme s’il remettait en cause les capacités supérieures d’un droïde HK-66. A moins que ce soit de l’inquiétude. Pour le moment le droïde se lança dans différentes simulations, en tenant compte des différents paramètres à sa disposition.
[Réponse pas peu fière] Pour l’instant, cette unité dispose de six propositions différentes.
[Explication professionnelle] Si le contrat de cette unité n’incluait pas la protection des interlocuteurs de cette unité, cette dernière aurait déjà choisi. Mais dans les conditions actuelles, le passage par l’étape discussion pour arriver à un consensus est nécessaire, pour ne pas entamer la crédibilité du tout.
[Suggestion peu enthousiaste] la première approche consiste à se présenter en tant que mandatés par la République et ayant des Jedi à bord, et de proposer une collaboration pour explorer le vaisseau, avec l’éventualité d’une renégociation postérieure du contrat. Les nuisibles impériaux manquent en général d’experts en ce qui concerne les mystères du phénomène appelé Force, et pourraient être favorable à une telle proposition dans le but de faciliter leurs propres objectifs. Bien sûr, cela conditionne une telle entreprise à l’adéquation des buts des nuisibles impériaux avec ceux de notre contrat.
[Suggestion légèrement plus enthousiaste] la deuxième approche consiste à se faire passer pour des vaisseaux humanitaires, dépendant ou non de la République. L’aide humanitaire n’est pas tenu de respecter les limites imposées par les militaires lorsqu’il s’agit de prêter assistance à des nuisibles en danger au nom du devoir moral d’assistance. Si nous repérons des formes de vies à bord sur ce vaisseau à la dérive, nous pouvons arguer qu’elles ont vraisemblablement besoin d’assistance, que nous sommes qualifiés pour le faire, et que toute obstruction serait une entorse aux conventions galactiques. En outre, cette unité dispose des codes d’identification de l’organisation dantooinienne Secours Sans Frontière. Tout acte répressif de la part de l’Imperium pourrait être perçu comme un incident diplomatique.
[Suggestion neutre] Il est également possible de se présenter comme archéologues d’Obroa-Skai. Il peut sembler douteux que l’Imperium ait inclus dans ses effectifs une division chargé de la préservation du patrimoine en temps de guerre. Or la préservation pour étude du patrimoine Sith a fait l’objet de plusieurs lois, et cela depuis la guerre dite « Grand Guerre de l’Hyperespace ». Au motif que les actions militaires des Impériaux mettent en danger le patrimoine commun et qu’ils seront alors en entorse avec la loi galactique, nous pouvons demander à être présents comme observateurs à bord du vaisseau.
[Suggestion risquée] Une autre approche consisterait à jouer sur les oppositions qui existent au sein de l’Imperium, du moins tel que l’ont communiqué plusieurs médias. La faction actuellement au pouvoir est celle de la Moff Ashe, issue de Borosk, et il est probable que la flotte ici présente, au vu du nombre important de vaisseaux, dépende de ses ordres. Mais le retour aux affaires de Cathar de l’ancien chef de l’Imperium, le dénommé Valiant, a également été rapporté. Même si ce vaisseau ne dispose pas d’un identifiant impérial, cette unité a à sa disposition suffisamment d’enregistrements vocaux pour parler et prétendre que Valiant est à bord de ce vaisseau. Son profil médiatique suggère qu’il pourrait prendre l’initiative de payer de sa personne dans de telles circonstances, et refuser de se soumettre aux directives venues de la faction pro Ashe. Il est douteux d’ailleurs que cette dernière puisse prendre le risque de froisser ouvertement Valiant.
[Suggestion originale] un autre choix est de manipuler les liens qui relient l’Imperium et la Confédération des Systèmes Indépendants. Cette unité a accès à travers la banque de donnée de la Guilde et l’ordinateur central du vaisseau la Gloire d’Haden à laquelle elle a été connectée à des identifiants qui certifient un passage et des transactions sur Géonosis et Korriban, deux mondes séparatistes. En se présentant en mission au nom de la Confédération, avec l’appui de la prime proposée par le préfet de Géonosis, il est possible de défendre que les ordres de Géonosis rendent caduques ceux émis par l’Imperium à notre égard.
[Suggestion enthousiaste] Enfin, il est possible de calculer un parcours précis à partir des trajectoires potentielles des différents débris pour s’approcher aussi près que possible sans être repéré, puis de foncer à toute vitesse pour atteindre le vaisseau avant que la marine impériale réagisse. Leur degré d’attention doit cependant être conséquent, et il existe une fenêtre où nous serons particulièrement exposés à une fin anticipée de nos fonctions. Mais avec les pouvoirs légendaires dont disposeraient les Jedi, il doit être possible d’embrouiller leurs senseurs ou leurs artilleurs pendant ce laps de temps.
HK-66 termina son exposé et attendit les réactions, tout en calculant sa trajectoire pour bien rester invisible aux senseurs impériaux, pour le moment. -
Post n°11
Auteur : Atreïs HelcarIl va sans dire que Delia ne répondit pas au message de l’aspirant. Il était même probable qu’elle ne l’ait pas lu, voire carrément pas reçu. Son ressentiment naturel à l’encontre du DSP prenait le pas sur le reste, ordre de la Générale ou pas. De fait, la seule instruction qu’on donnât à Arnon fut de se rendre sur un ponton militaire, dès lors qu’il mit le pied sur la plateforme du spatioport, par l’intermédiaire d’un B1.
-Identification. Arnon Veral. Directeur d’AgroChrome. Votre navette vous attend. Instruction supplémentaire : uniforme non conforme. Le votre vous attend.
La navette, un simple Poursuivant qui tenait plus du transport de prisonnier que du vaisseau diplomatique, était contrôlée par un droïde pilote qui attendait sagement son passager. Sans surprise, Arnon serait seul. Lorsqu’il s’approcha du dit pilote, il le salua.
-Identification. Arnon Veral. Aspirant du DSP. Vous êtes attendu par la Commandante Delia. Départ imminent.
C’était sans doute le gros point noir de la CSI : les droïdes composant la majeure partie des troupes régulières et de service, il était difficile de soutirer la moindre information à un tas de boulons et d’huile, tout comme d’avoir la moindre discussion intéressante avec eux. Ils étaient programmés pour une tâche, la faisaient, et bien, mais ne prenaient aucune initiative. Pour ce genre de choses, on faisait confiance à des organiques, triés sur le volet, choisis. Sans doute Arnon, dans toute sa morgue bien légitime vis à vis du DSP, l’oubliait, mais il avait bel et bien été choisi.
Une fois en vol, le droïde indiqua à l’homme où trouver ses nouveaux effets. Un uniforme brun, taillé à sa mesure, accompagné de bottes de cuir noires. Rien de luxueux, mais les matériaux étaient de qualité. Une nouvelle preuve de l’importance que la CSI accordait à ses organiques, cherchant à les mettre dans les meilleures dispositions. Surtout, Arnon put également trouver un second colis contenant une arme, avec un mot, manuscrit cette fois, qui disait simplement :
« A défaut d’avoir pu vous former et vous briefer correctement, Arnon, ou plutôt Aspirant 9035. J’aurais préféré vous saluer correctement, mais mes vœux vous accompagnent. Cela vous sera utile, je pense.
Lt. Vasburg. »
La Commandante Tahiri Delia n’attendait aucunement l’arrivée d’Arnon. Ses vaisseaux allaient bientôt sortir d’hyperespace aux coordonnées indiquées par l’Imperium. La navette devait les rejoindre dans les minutes suivantes, et son second allait prendre en charge l’homme pour lui expliquer la mission et ce qui était attendu de lui, à savoir, surtout, ne pas se mettre dans le chemin de la Légion Amber.
Lorsque les bâtiments de guerre sortirent de leur saut, les opérateurs signalèrent immédiatement la présence de nombreux vaisseaux Impériaux, et surtout, de ce croiseur Sith. La structure, abimée, semblait surtout abandonnée, sans vie, ni présence comme attendu et signifié par l’Imperium. Pourtant, tous les senseurs étaient en alerte, sur ordre des capitaines de la flotte. Chacun savait que qui disait Sith, disait invariablement coups fourrés et manipulations douteuses. En tout cas, c’était ce qu’on leur apprenait. De plus, tous avaient pu voir la redoutable Légion Amber à bord, et chacun savait que cela signifiait que les méthodes seraient brutales.
La Commandante prit la parole rapidement sur l’holocom.
-Messieurs, nous savons ce qui nous amène ici et ce qui nous attend. Il n’est pas question de reculer, ni de céder quoi que ce soit à nos ennemis. Que les vaisseaux se déploient et que les forces d’intervention se préparent. Commandante Delia, terminé.
Chaque vaisseau avait rendu son rapport d’état, chaque homme s’était porté à son poste. La mécanique huilée de la CSI se mettait en marche sous l’impulsion de son chef, dans un ballet mille fois répété. Il était plus que temps pour la Confédération de montrer sa véritable place au sein du concert galactique.
-Contactez la flotte impériale. Rapport complet des forces en présence. Je veux que nous mettions nos forces en relation, pas que nous nous marchions sur les pattes. Exécution.
Les opérateurs se mirent immédiatement au travail, envoyant le message de leur capitaine aux vaisseaux impériaux. Sans se douter des factions en présence.
Arnon, de son côté, avait été amené au plus vite devant l’un des seconds de la Commandante, le Lieutenant Dimitri Stevic. Grand blond puissant et adepte du corps-à-corps, il avait, comme ses compères, toute la confiance de sa supérieure pour traiter toute affaire relative à la Légion. Et celle-ci était d’importance. Lorsque le DSP venait avec eux en opérations, c’était pour s’assurer qu’ils respectaient les ordres. C’était un accord tacite entre les services de renseignements et les opérationnels, et c’en était presque devenu un jeu politique, les seconds cherchant leur liberté vis-à-vis des premiers, quitte à les tuer de leurs mains. Mais ça, on se gardait bien d’en parler. Lorsqu’il le reçut, ce fut en toute rigueur militaire à bord du vaisseau amiral.
-Bienvenue sur la treizième flotte, Aspirant. J’imagine qu’on vous a fait grâce des détails concernant cette mission, comme souvent, pour se concentrer sur le reste, à savoir rendre un rapport sur ce que nous faisons ici, et quelles actions nous entreprenons. Pour information, je vous rappelle que la Legion Amber a été créée spécifiquement pour répondre à la menace Sith. Efficacité, rapidité, létalité, bref, des services d’élite comme chaque régime en a. Et en l’occurrence, cette menace est bien représentée ici, au milieu de nulle part. Nos alliés de l’Imperium nous ont demandé de l’aide pour arraisonner un ancien vaisseau Sith, un croiseur qui sert a priori de relais. Vous accompagnerez donc nos équipes sur le vaisseau. Ne vous inquiétez pas pour votre sécurité, on se charge de tout. Pour vous, ce sera d’abord de noter chaque détail, chaque fragment d’information d’importance ? C’est clair ?Spoiler : Spoiler
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Post n°12
Auteur : Arnon VeralLe droïde m’indiqua immédiatement que ma tenue n’était pas appropriée pour ce que nous allions faire. C’était donc une mission militaire et officielle. Venait maintenant la question fatidique de l’uniforme. L’uniforme, ce qui me rebutait le plus dans mes anciennes fonctions. En effet, cela était synonyme de bien des réminiscences. Tout cela remontait en moi alors que notre engin décollait. J’avais bien conscience que je ne pourrais pas discuter outre mesure avec ces droïdes si polis. L’uniforme était soigneusement plié dans une boîte. Le simple contact du tissu brun indiquait que c’était fait sur mesure, la CSI faisait les choses correctement, c’était de la bonne qualité pour l’Aspirant que j’étais. Je me mis donc à l’écart et me séparais de mes affaires, pliant soigneusement mon pantalon, ma chemise et mon pull-over. Je réalisais que lentement, ma couverture était en train de mourir. Cette façade, construite des années durant, s’évaporait lentement. Contrairement à tout ce que j’avais prédit -à savoir finir ma carrière tranquillement ou être pris- je reprenais du service. J’enfilais le pantalon, boutonnant la chemise, pour finalement boutonner et agrafer la veste. Je terminais par ajuster la casquette sur mon crâne. La taille des bottes était elle-aussi parfaitement ajustée, soulignant toutes les informations qu’avait le DSP sur moi : combien de temps avaient-ils enquêté avant de prendre une décision ?
Je ne remarquais que tardivement qu’un second paquet était là. En l’ouvrant je découvrais son contenu : il y avait là une arme et un holster de cuir. Je fixais tout cela au ceinturon et au baudrier de mon uniforme avant de rejoindre les B1 qui pilotaient à l’avance. J’avais eu un petit sourire à la lecture des quelques mots manuscrits laissés par Vasburg. L’écriture était étrangement délicate, soigneuse, ce qui dépareillait avec la personnalité rugueuse qu’elle avait affiché face à moi. Etait-elle différente ? Sans doute, l’attitude durant le service était toujours différente de celle en-dehors, surtout dans les renseignements. Chaque agent avait ses petits secrets inavouables et j’étais mal place pour lui en faire le procès. Après tout, devais-je me priver d’être en bon terme avec celle qui était dans l’immédiat ma supérieure pour la simple et bonne raison qu’elle m’avait fait mauvaise impression lors de notre première rencontre ? La réponse était clairement non, mon passif au sein de la DSI jouait aussi énormément dans mon attitude réfractaire à tous les services de renseignements. C’était une chose de vouloir changer, c’en était une autre d’y arriver.
Pour m’occuper pendant le voyage, j’avais terminé de taper mon rapport sur ma rencontre avec Leiel Osso. Le style était épuré, synthétique. Je reprenais mes anciennes habitudes, une routine particulièrement rassurante : celle des rapports, des formalités, de l’ordre. A la différence près que mon rapport sur Osso était très positif. Je n’avais objectivement rien à lui reprocher, elle avait une véritable vision politique pour Raxus Secundus et même si elle était particulièrement attentive aux arguments réformistes, elle conservait une allégeance qu’on pourrait volontiers qualifier d’orthodoxe envers la CSI. J’agrémentais mon rapport de plusieurs exemples : son entêtement à vouloir conserver les contributions aux efforts de guerre et les taxes diverses qui concernaient la CSI. J’omettais volontairement les détails trop personnels de nos discussions, pour me concentrer sur quelques points très particuliers. Cela atterrirait sans doute dans un dossier sur la nouvelle sous-préfète de Raxus Secundus, mais je n’étais pas inquiet. Au fond, cela était rassurant puisque je n’avais à trahir personne, ce rapport objectif ne lui serait pas défavorable, voire il serait plutôt positif. Je terminais mon rapport en posant mon sceau numérique afin de pouvoir l’authentifier une fois qu’il serait rapporté au Lieutenant Vasburg. Je pris également la liberté de répondre au mot manuscrit de l’officier, réservant moi-même l’écriture soignée de celui qui avait recours à l’écriture manuscrite régulièrement.
« Je vous remercie pour cette délicate attention. Ci-joint mon rapport concernant la Sous-Préfète L. Osso. Nous nous reverrons à mon retour.
Cordialement,
A. Veral »
Je signais le mot et transmettais cela au droïde B1 afin qu’il fasse parvenir directement à la fois le rapport consigné sur une unité de mémoire et le mot. Je terminais le voyage allongé, attendant la mission. Si l’angoisse m’avait d’abord attrapé la gorge, il était clair que maintenant je retrouvais les sensations agréables du voyage stellaire. Cet engouement pour la galaxie et les espaces immensément vides m’avait été transmis par mes parents, des voyageurs. Plus tard, c’était un des rares points positifs de ma carrière au BSI : la possibilité de voyager. Cette excitation avant chaque mission, l’adrénaline qui montait à chaque fois que je découvrais mes ordres pour une nouvelle mission. Cela avec son lot de conséquences tragiques et de déconvenues…L’escalade de la violence et de cette folie furieuse qui m’avait finalement menée à la bataille de la Forge Stellaire. L’abîme avait finalement happé les Siths et leur Empire démoniaque et c’était heureux.
Nous sortîmes finalement de l’hyperespace au milieu de nulle part. Si je n’avais aucune information, je compris rapidement que la situation était peu banale et que nous étions au milieu de nulle part. Un rapide coup d’œil par le hublot me permit d’identifier plusieurs gros vaisseaux, certains étaient indubitablement impériaux, mais il y avait également des vaisseaux Confédérés. Tous à proximité d’un croiseur qui semblait complètement délabré. Je reconnus immédiatement la conception de ce genre de bâtiments, il s’agissait d’un vaisseau Sith. Un frisson parcourut mon échine lorsque je vis ce tas de ferraille…Même ainsi diminué, il semblait toujours aussi dangereux. Tous les signaux en mois indiquaient que cette mission n’allait pas être simple, ce qui corroborait mes premières instructions. Le droïde qui pilotait manœuvra habilement la navette qui se posa lentement dans un des hangars du vaisseau-amiral. De nombreux droïdes se trouvaient sur le tarmac, beaucoup portaient leurs armes et semblaient être prêts à combattre. Nous étions au front, c’était une zone de combat, cela était sûr. Lentement, je sortais de la navette, face à deux droïdes qui me saluèrent et m’intimèrent de les suivre.
J’avançais sans un mot, suivant mes deux compagnons de route synthétiques. Les talons de mes bottes claquaient dans les couloirs quasi vides du vaisseau. Nous finîmes par arriver à notre destination où je fus introduit à un officier. Il fut introduit comme un certain Lieutenant Dimitri Stevic, un des second de Delia qui, comme je pouvais m’y attendre, ne m’avait pas reçu en personne. Stevic avait tous les attributs du combattant de la première ligne, de ces officiers d’élite pour qui la forme et les procédures pouvaient parfois attendre pour une action directe. Corps musculeux, grand, coupe de ses cheveux blonds qui respectait l’ordre et uniforme de combat de première ligne. Cet homme ne faisait pas dans la fioriture, c’était indubitable. Cela devait sans doute contraster avec ma propre attitude. J’écoutais Stevic avec attention, hochant la tête et souriant légèrement à l’évocation de ma mission de surveillance : cet homme n’était pas tombé de la dernière pluie. J’étais habitué dans mon ancienne fonction à ce genre d’attitude face à des militaires qui en général voyaient l’implication des renseignements comme un signe funeste. J’avais également une certaine expérience pour désamorcer ce genre de conflits. Une fois que Stevic eut fini de parler, j’acquiesçait.
-Tout est limpide, Lieutenant.
Pas de fioriture non plus dans ma réponse. J’étais là pour prendre des informations et donc probablement pour servir une enquête. Je ne savais pourtant pas pourquoi le DSP était impliqué sur une telle affaire. Les affaires extérieures ne le concernait que très rarement. Au stade où j’en étais, je n’avais d’autre choix que de suivre le mouvement. Pour que tout se passe bien, j’avais bien conscience que je devais également désamorcer tout conflit avec Stevic, que ce dernier ne crois pas que j’étais là spécifiquement pour lui, cela n’avait rien de personnel et qu’il restait un homme de forces d’élite. Il m’avait fièrement présenté la Légion Amber.
-Pour éviter tout malentendu entre nous, je crois en effet que la présence du DSP a plutôt à voir avec la présence de ce vaisseau Sith. Je ne compte pas être un fardeau pour vous, j’ai une expérience au front et je ne suis pas un bureaucrate, je ne ferai pas entrave à votre mission, Lieutenant. Je mènerai mon enquête de mon côté et vous, vous pourrez faire ce que vous avez à faire. Les informations que j’ai datent de mon départ au Spatioport…A-t-on du nouveau concernant ce qui pourrait se trouver là-dedans ?
Clair, net, efficace. J’avais évité toute comparaison entre les services et querelle de chapelle. Ma cicatrice et mon apparence austère aidaient à me rendre crédible lorsque je parlais du front. C’était pour cela que je jouais sur une connexion entre vétérans, jouant sur l’ambiguïté tout en sous-entendant que j’avais moi-aussi été soldat. Cela toucherait Stevic, ça touchait forcément les hommes qui se trouvaient en première ligne, pour eux les administratifs ou les agents du renseignements étaient des ronds de cuir. Je pouvais le comprendre et c’était pour cela que j’avais immédiatement joué la carte d’une saine empathie avec cet officier. Combien de débutants auraient immédiatement tenté de rafler la mise et de se lancer dans une lutte de pouvoir ou une rétention d’information. Je me montrais opérationnel et transparent, tout en misant sur le fait que Stevic comprendrait qu’il était dans notre intérêt de travailler de concert. Cela avait toujours marché lorsque j’étais au sein du BSI, pourquoi est-ce que ça ne fonctionnerait plus maintenant ? -
Post n°13
Auteur : Blokkus
En provenance de Yavin IV , le vaisseau de l'ex général Barrek et Demeter la jeune fille trouvée à proximité d temple du Feu apparu au milieu des étoiles.
Heureusement pour lui, les coordonnées retrouvées dans le temple n'étaient pas précise et le 'trou noir' était sorti de l'hyperespace a proximité d'un gros débris de la Forge Stellaire.
Un scann rapide de l'espace alentour l'avait obligé à se coller à ce débris métallique , il avait détecté toute une flotte inconnue à proximité.La jeune adepte comprit immédiatement la manœuvre, elle demanda:-Qui sont ils?
L'amnésique essaya d'affiner le scann mais il risquait d’être détecté à son tour.-J'en sais rien, mais dans le doute restons dissimulés à leur yeux.
Cold Seavers, le droid chasseur de fugitif qui poursuivait l'ex général sur instruction du ministre Mustafarien, en était arrivé à la même conclusion, il restait également sous les radars attendant son heure.
Il avait observé des vaisseaux arriver au fur et à mesure pour se masser autour de cet énigmatique destroyer, maintenant deux flottes se faisaient face, l’apôtre noir reconnu la dernière arrivée, des vaisseaux droids de facture séparatiste... que venait bien faire la Confédération des Systèmes Indépendants dans ce coin paumé? a qui appartenaient tous les autres vaisseaux?
Quel rapport entre son passé et la Forge Stellaire? Et ce message obscur dans le temple de Mustafar?
Que de mystères quand on se trouvait au milieu de nulle part...
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Post n°14
Auteur : Wyrim OshindaraLes voyages spatiaux, cela n'avait jamais réellement dérangé Wyrim de faire de longs voyages, et le chasseur de primes se réjouissait de participer à ce voyage à bord de ce classe poursuivant Mandalorien. Il avait beaucoup entendu parlé de ce type fabriqué par MandalMotors.
Mais rien de bien extraordinaire à ce vaisseau, les cellules avaient été réaménagées à la hâte pour en faire des logements de fortune, afin de rendre supportable le trajet au groupe. Seul le carré du capitaine avait un confort plus appréciable que les durs lit prévus à la base pour les prisonniers.
Le jeune Duro pris le temps du voyage pour se pencher sur sa dernière acquisition.
Le Droïde sonde DKR-1 apportait son lot de technologie et permettrait d'apporter son avantage pour la suite des opérations.
Doté de nombreux accessoires, la sonde avait une liste impressionnante de ce qu'il était possible de faire avec. Scanner magnétique, photorécepteur, caméra technique était les atouts pour tout ce qui est observation, tandis que le blindage furtif et son intelligence artificielle et son moteur à répulsion lui permettait d'échapper à la détection. Antenne et intercepteur de transmissions complète la panoplie d'espionnage de la sonde dans son rôle d'espionnage et transfert d'informations.
Ajouter à cela les laser légers et le mode défensif de la sonde et cela en fait une arme secondaire de choix.
Il fut tiré de ses observation par l'apprenti Jedi qui venait l'informer qu'ils arrivaient à destination, et c'est en sa compagnie qu'il rejoignait le cockpit.
A peine sorti d'hyper-espace, et c'est un spectacle particulier qui s'offre à eux. Le chevalier Jedi du faire preuve de ses reflexe pour effectuer une manœuvre d'évitement et ainsi ne par percuter ce morceau d'épave. Un immense champ de ruine leur faisaient face, avec en son centre le vaisseau fantôme, et autour une flotte, qui semble être Impérial.
Le Duro ressent la crainte des deux utilisateurs de la force, ce qui n'engendre rien de bon, la prudence va être de mise.
La rancœur du second utilisateur de la Force envers les droïde ressort dans ses propos lorsqu'il lui demande des idées pour la suite des opérations. Il ne semble pas beaucoup l'apprécier, et j'espère que cela ne portera pas de préjudice lorsque la mission demandera une confiance entre tous.
Mais ce n'est pas le souci immédiat, il faut prendre vite une décision concernant la suite des opérations, et les choix proposés par le droïde ne sont pas tous du gout du Duro.
L'option des secours sans frontière est celle qui plais le plus à Wyrim, les autres lui paraissant trop kamikaze ou repose sur des pouvoir que le chasseur de primes pense au-delà des capacités des utilisateurs de la Force.
Le chasseur de primes fait tout de suite part de son choix à la chevalière, qui pilote le classe poursuivant, en prenant le soin d'expliquer que c'est ce lui semble le plus facile à réaliser sans avoir besoin de se perdre en explication longue et fastidieuse, et de perdre en crédibilité avec de long discours qui finiront par porter préjudice à l'ensemble du groupe.
Alors que là, l'idée est de donner les codes d'identification de SSF et de se poser directement dans le destroyer. Mais le Duro n'est pas le seul à prendre cette décision et attends de voir la réaction de chacun après avoir donné son opinion sur la question. -
Post n°15
Auteur : Super PNJDimitri Stevic leva l’index un instant en portant la main à son oreillette. Un appel urgent venait l’interrompre en plein briefing, ce qui le dérangeait souverainement. Tout militaire qu’il était, il n’en avait pas moins appris les bonnes manières, et laisser en plan un subordonné, de surcroît quand il venait de poser une question avait un petit quelque chose d’agaçant. Mais la communication venant de sa supérieure, la commandante Delia, il n’eut pas vraiment le choix. Les méthodes cavalières de sa responsable avaient parfois des conséquences inattendues sur le volet diplomatique. D’accord la Légion Amber n’avait pas vocation à être une force ambassadrice, mais elle se devait de montrer l’exemple a minima. Finalement, il revint à Arnon.
-Désolé pour ça. Pour vous répondre, non, rien de nouveau, nous savons simplement que nous ne sommes ni les premiers, ni les seuls sur le coup, et que nos alliés impériaux ont très certainement déjà abordé cette structure, et nous allons devoir faire de même rapidement. D’ailleurs, je viens de recevoir des ordres. Je vais devoir assurer le briefing de nos hommes et m’équiper avec eux. De votre côté, vous serez avec la navette 3, celle de soutien. Elle partira un peu après et devra établir la tête de pont une fois l’endroit sécurisé. De votre côté, votre atterrissage sera tranquille,e t vous aurez le temps d’analyser l’endroit, avant de rejoindre les commandos.
Il se leva, mettant d’office un terme à l’entretien. Il avait fort à faire, s’équiper, équiper ses hommes, leur donner leurs instructions… Et surtout s’occuper d’Arnon. L’élément du DSP changeait beaucoup de choses dans l’organisation de la Légion Amber.
Arnon, de son côté, fut guidé par des droïdes B1 jusqu’à la navette. Celle-ci était des plus simples, équipées d’éléments médicaux et logistiques, principalement, qui préparaient l’abordage et la tête de pont qu’il ne faudrait pas tarder à aménager. Les mécaniques saluèrent Arnon lorsqu’il arriva mais revinrent vite à leurs tâches. Imperturbables, les automates avançaient avec précision et méthode, affranchis de contraintes de la chair. C’était bien là la force de la CSI. Depuis qu’ils avaient permis aux intelligences artificielles de ne plus vraiment être dépendantes d’un contrôle central, leur force de travail s’en était retrouvée accrue, infatigables forçats.
Bientôt, on invita Arnon à monter dans la navette. On ne l’appelait plus par son nom, mais par son matricule. Dans la mécanique bien huilée de la Confédération, on était au service des autres avant d’être au sien, et on savait que l’autre était là pour assurer ses arrières. On lui donna ses dernières instructions pour le vol, puis la navette décolla.
C’est là que les choses basculèrent.
Sans qu’Arnon puisse faire quoi que ce soit, il put ressentir la poussée de l’hyperespace. Ce qui était absolument anormal au vu de la situation. Le voyage aurait du durer quelques minutes tout au plus. Mais l’aspirant était sanglé à son siège et ne pouvait rien faire. Au moment où ils basculaient en vitesse supraluminique, l’alerte résonna dans l’habitacle, et une voix mécanique se fit entendre :
-Attention. Attention. A tous les passagers dans l’habitacle. Rejoignez immédiatement les capsules de suavetage. Ceci n’est pas un exercice.
La Commandante Tahiri Delia regarda d’un œil distrait la navette sauter en hyperespace, un sourire fugace et ironique sur les lèvres. Parfait. Puis elle se tourna vers son second :
-Reprenons. Où en étions-nous ?Atréis
