Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Au milieu de nulle part

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    #13

    Post n°13
    Auteur : Blokkus


    Barrek (Lvl2)
      

    En provenance de Yavin IV , le vaisseau de l'ex général Barrek et Demeter la jeune fille trouvée à proximité d temple du Feu apparu au milieu des étoiles.
    Heureusement pour lui, les coordonnées retrouvées dans le temple n'étaient pas précise et le 'trou noir' était sorti de l'hyperespace a proximité d'un gros débris de la Forge Stellaire.
    Un scann rapide de l'espace alentour l'avait obligé à se coller à ce débris métallique , il avait détecté toute une flotte inconnue à proximité.La jeune adepte comprit immédiatement la manœuvre, elle demanda:


    -Qui sont ils?
      

    L'amnésique essaya d'affiner le scann mais il risquait d’être détecté à son tour.


    -J'en sais rien, mais dans le doute restons dissimulés à leur yeux.
      

    Cold Seavers, le droid 
    chasseur de fugitif qui poursuivait l'ex général sur instruction du ministre Mustafarien, en était arrivé à la même conclusion, il restait également sous les radars attendant son heure.
    Il avait observé des vaisseaux arriver au fur et à mesure pour se masser autour de cet énigmatique destroyer, maintenant deux flottes se faisaient face, l’apôtre noir reconnu la dernière arrivée, des vaisseaux droids de facture séparatiste... que venait bien faire la Confédération des Systèmes Indépendants dans ce coin paumé?  a qui appartenaient tous les autres vaisseaux?
    Quel rapport entre son passé et la Forge Stellaire? Et ce message obscur dans le temple de Mustafar?
    Que de mystères quand on se trouvait au milieu de nulle part...

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #14

      Post n°14
      Auteur : Wyrim Oshindara

      Les voyages spatiaux, cela n'avait jamais réellement dérangé Wyrim de faire de longs voyages, et le chasseur de primes se réjouissait de participer à ce voyage à bord de ce classe poursuivant Mandalorien. Il avait beaucoup entendu parlé de ce type fabriqué par MandalMotors.


      Mais rien de bien extraordinaire à ce vaisseau, les cellules avaient été réaménagées à la hâte pour en faire des logements de fortune, afin de rendre supportable le trajet au groupe. Seul le carré du capitaine avait un confort plus appréciable que les durs lit prévus à la base pour les prisonniers.
      Le jeune Duro pris le temps du voyage pour se pencher sur sa dernière acquisition.


      Le Droïde sonde DKR-1 apportait son lot de technologie et permettrait d'apporter son avantage pour la suite des opérations.

      Doté de nombreux accessoires, la sonde avait une liste impressionnante de ce qu'il était possible de faire avec. Scanner magnétique, photorécepteur, caméra technique était les atouts pour tout ce qui est observation, tandis que le blindage furtif et son intelligence artificielle et son moteur à répulsion lui permettait d'échapper à la détection. Antenne et intercepteur de transmissions complète la panoplie d'espionnage de la sonde dans son rôle d'espionnage et transfert d'informations.

      Ajouter à cela les laser légers et le mode défensif de la sonde et cela en fait une arme secondaire de choix.


      Il fut tiré de ses observation par l'apprenti Jedi qui venait l'informer qu'ils arrivaient à destination, et c'est en sa compagnie qu'il rejoignait le cockpit.

      A peine sorti d'hyper-espace, et c'est un spectacle particulier qui s'offre à eux. Le chevalier Jedi du faire preuve de ses reflexe pour effectuer une manœuvre d'évitement et ainsi ne par percuter ce morceau d'épave. Un immense champ de ruine leur faisaient face, avec en son centre le vaisseau fantôme, et autour une flotte, qui semble être Impérial.


      Le Duro ressent la crainte des deux utilisateurs de la force, ce qui n'engendre rien de bon, la prudence va être de mise.


      La rancœur du second utilisateur de la Force envers les droïde ressort dans ses propos lorsqu'il lui demande des idées pour la suite des opérations. Il ne semble pas beaucoup l'apprécier, et j'espère que cela ne portera pas de préjudice lorsque la mission demandera une confiance entre tous.

      Mais ce n'est pas le souci immédiat, il faut prendre vite une décision concernant la suite des opérations, et les choix proposés par le droïde ne sont pas tous du gout du Duro.

      L'option des secours sans frontière est celle qui plais le plus à Wyrim, les autres lui paraissant trop kamikaze ou repose sur des pouvoir que le chasseur de primes pense au-delà des capacités des utilisateurs de la Force.


      Le chasseur de primes fait tout de suite part de son choix à la chevalière, qui pilote le classe poursuivant, en prenant le soin d'expliquer que c'est ce lui semble le plus facile à réaliser sans avoir besoin de se perdre en explication longue et fastidieuse, et de perdre en crédibilité avec de long discours qui finiront par porter préjudice à l'ensemble du groupe.

      Alors que là, l'idée est de donner les codes d'identification de SSF et de se poser directement dans le destroyer. Mais le Duro n'est pas le seul à prendre cette décision et attends de voir la réaction de chacun après avoir donné son opinion sur la question.

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      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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        #15

        Post n°15
        Auteur : Super PNJ

        Dimitri Stevic leva l’index un instant en portant la main à son oreillette. Un appel urgent venait l’interrompre en plein briefing, ce qui le dérangeait souverainement. Tout militaire qu’il était, il n’en avait pas moins appris les bonnes manières, et laisser en plan un subordonné, de surcroît quand il venait de poser une question avait un petit quelque chose d’agaçant. Mais la communication venant de sa supérieure, la commandante Delia, il n’eut pas vraiment le choix. Les méthodes cavalières de sa responsable avaient parfois des conséquences inattendues sur le volet diplomatique. D’accord la Légion Amber n’avait pas vocation à être une force ambassadrice, mais elle se devait de montrer l’exemple a minima. Finalement, il revint à Arnon.

        -Désolé pour ça. Pour vous répondre, non, rien de nouveau, nous savons simplement que nous ne sommes ni les premiers, ni les seuls sur le coup, et que nos alliés impériaux ont très certainement déjà abordé cette structure, et nous allons devoir faire de même rapidement. D’ailleurs, je viens de recevoir des ordres. Je vais devoir assurer le briefing de nos hommes et m’équiper avec eux. De votre côté, vous serez avec la navette 3, celle de soutien. Elle partira un peu après et devra établir la tête de pont une fois l’endroit sécurisé. De votre côté, votre atterrissage sera tranquille,e t vous aurez le temps d’analyser l’endroit, avant de rejoindre les commandos.

        Il se leva, mettant d’office un terme à l’entretien. Il avait fort à faire, s’équiper, équiper ses hommes, leur donner leurs instructions… Et surtout s’occuper d’Arnon. L’élément du DSP changeait beaucoup de choses dans l’organisation de la Légion Amber.



        Arnon, de son côté, fut guidé par des droïdes B1 jusqu’à la navette. Celle-ci était des plus simples, équipées d’éléments médicaux et logistiques, principalement, qui préparaient l’abordage et la tête de pont qu’il ne faudrait pas tarder à aménager. Les mécaniques saluèrent Arnon lorsqu’il arriva mais revinrent vite à leurs tâches. Imperturbables, les automates avançaient avec précision et méthode, affranchis de contraintes de la chair. C’était bien là la force de la CSI. Depuis qu’ils avaient permis aux intelligences artificielles de ne plus vraiment être dépendantes d’un contrôle central, leur force de travail s’en était retrouvée accrue, infatigables forçats.

        Bientôt, on invita Arnon à monter dans la navette. On ne l’appelait plus par son nom, mais par son matricule. Dans la mécanique bien huilée de la Confédération, on était au service des autres avant d’être au sien, et on savait que l’autre était là pour assurer ses arrières. On lui donna ses dernières instructions pour le vol, puis la navette décolla.

        C’est là que les choses basculèrent.

        Sans qu’Arnon puisse faire quoi que ce soit, il put ressentir la poussée de l’hyperespace. Ce qui était absolument anormal au vu de la situation. Le voyage aurait du durer quelques minutes tout au plus. Mais l’aspirant était sanglé à son siège et ne pouvait rien faire. Au moment où ils basculaient en vitesse supraluminique, l’alerte résonna dans l’habitacle, et une voix mécanique se fit entendre :


        -Attention. Attention. A tous les passagers dans l’habitacle. Rejoignez immédiatement les capsules de suavetage. Ceci n’est pas un exercice.



        La Commandante Tahiri Delia regarda d’un œil distrait la navette sauter en hyperespace, un sourire fugace et ironique sur les lèvres. Parfait. Puis elle se tourna vers son second :

        -Reprenons. Où en étions-nous ?

        Atréis

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          #16

          Post n°16
          Auteur : Kath Aplazm

          La voix monocorde d'HK-66 porta différentes propositions sur le canal de discussion privé installé entre les deux cargos de classe Poursuivant. Le droïde suggérait diverses approches qui, tout aussi bien formulées qu'elles étaient, n'évoquaient que peu de chose aux oreilles du padawan Kath Aplazm. Obroa-Skai ? Borosk ? Valiant ? La quantité de noms propres qui lui étaient inconnus rendrait l'élaboration d'un bobard crédible bien difficile. L'Alderaani grimaça, scrutant le visage fermé d'Adi Jolian comme s'il espérait qu'elle lui fournisse une réponse magique à ses questionnements. Surprise s'il en était, ce fut le chasseur de primes Wyrim Oshindara, qui jusque là avait passé son temps loin du cockpit et évité toute discussion avec les deux Jedi, qui prit la parole pour soutenir la proposition visant à se faire passer pour des représentants d'une organisation humanitaire en mission.

          Cette fois, ce fut à Adi Jolian de faire la moue. Les sourcils froncés, elle observait les astéroïdes défiler devant eux sans bouger, les mains cramponnées à l'écran de navigation.

          - Hors de question de nous faire passer pour des agents républicains, finit-elle par concéder tout haut. Nous ne pouvons nous permettre de risquer une guerre galactique sur une telle proposition. Il vaut mieux, par ailleurs, ne pas trop dévoiler nos intentions - nous ne savons pas pourquoi une flotte impériale s'est déplacée ici, mais nous ne pouvons pas partir du principe que leurs objectifs et les nôtres sont identiques. S'ils espèrent s'emparer du vaisseau sith et non le détruire...

          Adi Jolian ne termina pas sa phrase, mais tous auraient compris qu'avancer le visage découvert était selon elle exclu. Il en allait de même dès lors pour la proposition suggérant de se faire passer pour des experts en archéologie sith.

          - Je ne sais pas c'que vous en pensez, mais j'éviterais de les provoquer.
          Kath avait repris les paroles de sa professeure, son regard médusé lui aussi fixé sur cette flotte impériale dont le Delt'Aplazm commençait à trop se rapprocher. ...Pas que ces canons m'impressionnent, hein, mais on n'est jamais trop prudents...

          - Oui. Vous avez raison, M. Oshindara... Les SSF sont notre meilleure chance. HK-66, émettez ces identifiants, je vous prie, et approchons-nous de la carcasse du vaisseau. Si la marine impériale veut nous intercepter, il ne restera plus qu'à nous en remettre à votre dernière proposition...

          Adi Jolian paraissait désabusée. La fixant des yeux depuis quelques secondes, Kath se demanda comment elle arrivait à si mal cacher cette rancœur qui transparaissait dans sa voix. La Forge Stellaire, l'Empire sith,... tout cela l'avait marquée, certainement. Compte tenu des allégeances des différentes parties à l'époque de la précédente bataille, il paraissait logique que des représentants de l'Ordre Jedi ne se fient qu'à eux-mêmes. Même la loyauté des chasseurs de primes pouvait être remise en doute : iraient-ils jusqu'au bout de leur mission pour quelques crédits, si les canons laser des destroyers impériaux se braquaient sur eux ?

          Au moment où la Conseillère Jedi s'apprêtait à ouvrir le canal de communication général pour émettre en direction des croiseurs de l'Impérium, un bâtiment militaire surgit subitement et inopinément de l'hyperespace.

          - Oh-oh...

          - C'est notre chance.

          - Quoi ? Mais enfin...?!


          - "Message à la flotte impériale : ici le capitaine Adan Joli du HMS Poursuivant "Le Delt'Aplazm" récemment affrété par l'organisation Secours Sans Frontière. Nous avons capté un signal de détresse en provenance de cette structure spatiale et nous y rendons pour porter secours aux formes de vies organiques en difficulté. Adan Joli, terminé."

          La maître Jedi empoigna le manche de changement de vitesses et enclencha tous les réacteurs du Delt'Aplazm. qui partit en trombe en direction du vaisseau en ruines. S'agrippant à Wyrim et à son droïde pour ne pas finir face contre sol, Kath couina piteusement tout en serrant les dents. Mais enfin, quelle mouche l'avait piquée, celle-là ? L'Alderaani avait maintenant la certitude qu'il déteignait sur ses proches... ou que la Force avait bien fait les choses en le groupant avec Adi Jolian. Mais sous ses couverts de brûlot, cette manœuvre n'avait-elle pas été mûrement réfléchie ? Distraite par l'arrivée d'une nouvelle flotte, la marine impériale ferait sans doute mois attention aux deux navettes mandaloriennes. Par ailleurs, s'annoncer permettrait peut-être d'éviter une salve de tirs (du moins pendant un temps), et continuer à progresser était un bon moyen de se soustraire à une séance d'explications hasardeuses sur leur présence ici. C'était du moins ce que Kath espérait.

          - Maître... j'ai un mauvais pressentiment, tout d'un coup. Et s'ils nous demandent des explications...?

          - Eh bien, nous leur dirons ce qu'ils veulent savoir, sourit malicieusement Adi. Vous nous suivez, HK ?

          La baie d'accostage du destroyer à la dérive n'était déjà plus très loin. Kath afficha une grimace disgracieuse, un oeil fixé vers le hublot donnant sur les bâtiments de guerre de l'Impérium, l'autre sur leur destination. Il déglutit lourdement.

          - Bah, mon vieux, quelque chose me dit que vous allez les mériter, vos crédits...
          glissa-t-il à Wyrim Oshindara, d'un air faussement enjoué.

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            #17

            Post n°17
            Auteur : Arnon Veral

            Mon interlocuteur n’était pas l’homme le plus bavard que j’avais côtoyé. Un militaire droit dans ses bottes…Comme j’en avais vu plusieurs au cours de ma carrière. Les renseignements n’étaient pas toujours bien vu et cela était un euphémisme. Je patientais sans rien laisser transparaître pendant que l’officier de la Légion Amber répondait au téléphone. Il revint vers moi me répondit presque laconiquement. Comme je pouvais m’en douter, il ne savait rien…Ou ne voulait rien me dire de plus. Je hochais lentement la tête alors que ce dernier me demandait d’aller avec la navette 3. Notre mission serait d’établir une tête de pont, je me demandais pourquoi j’avais été choisi pour cette mission. Peut-être par rapport à ma prétendue expérience au front, ou alors d’autres choses que j’ignorais. Si je n’affichais rien sur mon visage, la situation m’exaspérait quelque peu. Je me sentais balloté d’un point à un autre sans savoir réellement ce qu’on allait faire de moi. Alors que l’officier se levait, je rejoignais les droïdes B1 qui qui me sommèrent de les suivre avec leur voix synthétique cordiale mais toujours ferme.

            Une fois de plus, je parcourais les couloirs froids et métalliques. Les droïdes m’encadraient comme pour s’assurer que je ne leur échappe pas. Toutes les armées étaient décidément les mêmes, cette obsession du contrôle et surtout cette méfiance envers les autorités du renseignement, censées les contrôler. Un équilibre de la terreur et des forces. Alors que j’arrivais dans le petit hangar, je détaillais la navette, très simple. Je pouvais également voir les droïdes qui préparaient l’astronef, principalement des unités non-combattantes : du soutien logistique et des unités médicales. Les droïdes se mirent au garde-à-vous, me saluèrent en s’adressant à moi toujours aussi respectueusement par mon grade et mon matricule. J’observais le curieux manège de ces automates, infatigables, qui chargeaient sans émotion les caisses et le matériel dans la navette. Chacun connaissait sa place, chaque mouvement était optimisé et millimétré, pareil à des fourmis, chaque droïde avait sa place et sa fonction. Alors que je les observais, je me surpris à fouiller machinalement les poches de ma tunique, j’avais envie de fumer. Pourtant, je n’avais plus touché une cigarette depuis des années, depuis ma désertion du BSI. Rien que de me remémorer cette période suffit à faire jaillir en moi un infini sentiment de dégoût. Je ne sus dire sur le coup si c’était les souvenirs et moi-même qui me dégoûtait le plus. L’espace d’un instant, je chassais ces pensées néfastes pour reprendre mes esprits. L’un des droïdes B1 vint à moi, se mettant lui-aussi au garde-à-vous.


            -La navette est prête, Monsieur. Nous vous prions de bien vouloir embarquer, le décollage est imminent.

            Je remerciais le robot avec une politesse banale, réalisant que cela ne servait à rien. La machine se mit raidit cependant, mimant à nouveau un garde-à-vous, sans doute manifestation d’une intelligence artificielle perfectionnée et autonome capable de se fondre dans la société. J’avançais, suivi des droïdes qui m’escortais toujours et on me désigna une place dans la navette. J’étais seul, mais pourtant je pouvais entendre les pas métalliques des B1 qui s’affairaient ça et là, préparant le décollage et conversant entre eux avec des phrases saccadées et laconiques. Je me surpris à me demander à quoi servaient ces conversations…Ces choses devaient bien être pilotées par une unité centrale. La vérité était que je n’en savais rien, je ne savais pas si ces B1 étaient à ce point autonome, je savais simplement que les soldats Impériaux les craignaient, car c’étaient des combattants deshumanisés qui n’avaient aucune crainte ni aucune âme. Je me rappellais soudain une conversation avec un Sergent des Stormtroopers à bord de la Forge Stellaire qui me disait que les armées de la C.S.I. étaient les plus difficiles à combattres car les droïdes ne réagissaient pas toujours comme des humains et que l’aspect opérationnel sur le terrain, qui reposait souvent sur une interprêtation et une anticipation de ce qu’allait faire l’ennemi, était très difficile avec ce type d’unité combattante.

            Je réalisais que le souvenir de ce Sergent était resté intact dans mon esprit. Je n’avais en effet pas perdu un détail, son visage taillé à la serpe, ses cheveux poivre et sel en dépit de son âge encore jeune et le désespoir qu’on pouvait lire dans son regard alors qu’il me parlait. Arics, c’était son nom qui me revenait, je me surpris à me demander ce qui lui était arrivé : avait-il anticipé la débâcle de notre armée et la défaite ? Possible, si tel avait été le cas, il ne me l’aurait certainement pas dit, à moi, officier du BSI, car le défaitisme dans les rangs Impériaux était très mal vu et vivement sanctionné. Peut-être que cet homme avait trouvé la mort, comme beaucoup de ses camarades…Comme beaucoup de mes camarades. Le fait d’avoir enfilé cet uniforme faisait revenir à moi un goût amer.

            La navette finit par décoller, mettant fin à mes pensées. Je ressentis la brève sensation vertigineuse au départ et à l’accélération du vaisseau. Quelques minutes pour s’éloigner du vaisseau et là, les choses s’accélérèrent. L’engin accéléra de plus belle, une poussée qui ne souffrait aucune ambiguïté : nous entrions en hyperespace. Je ne comprenais pas ce qui se passait, nous n’aurions pas dû entrer en hyperespace. Je me rappelais du B1 qui m’avait dit de monter dans la navette et activais le communicateur pour contacter le cockpit.


            -Caporal, veuillez me rejoindre immédiatement à l’arrière s’il-vous-plaît. Pourquoi sommes-nous entrés en hyperespace ? Je vous sommes de venir, immédiatement, pourquoi sommes-nous entrés en hyper… ? MERDE !

            Je réalisais que le Caporal ne répondrait pas. Cette foutue machine avait ses ordres, et moi j’avais les miens. Pourtant, ils ne correspondaient pas à ce qui se passait. Pourquoi étions-nous entrés en hyperespace ? Ma ceinture de sécurité était verrouillée, je ne pouvais pas me rendre à l’avant pour l’instant et j’avais un mauvais pressentiment. La navette était toujours en hyperespace et je ne savais où nous étions. Je n’en savais rien et sans les données de navigation, cette information n’avait aucune importance. Ni le Caporal, ni les autres droïdes n’avaient pris la peine de m’informer, après tout, je n’étais qu’un Aspirant, autant dire un cadre subalterne, je n’étais plus Capitaine comme au BSI, où les soldats me devaient un certain respect. Là, j’avais l’impression d’avoir été court-circuité. Ce bon Stevic était-il au courant ? Je ne le saurais probablement jamais. Pourtant, je n’étais pas au bout de mes surprises, bien au contraire, une alerte retentit, cette fois pour nous demander d’évacuer le vaisseau.

            Cette fois le Caporal et deux autres droïdes apparurent dans l’encadrement de la porte, m’invitant à les suivre pendant que l’un d’eux me détachait.

            -Aspirant 9035, vous devez évacuer. Pour votre sécurité, veuillez nous suivre, nous vous conduisons à la capsule de sauvetage.

            -Caporal, que se passe-t-il ? Je vous ordonne de me donner des explications. J’exige des explications !

            -Vous serez informé en temps voulu, Monsieur, nous n’avons pas le temps pour ça. Veuillez nous suivre, pour votre sécurité, ceci n’est pas un exercice.

            La voix était froide, désincarnée. Déjà, deux droïdes B1 m’attrapaient respectueusement les bras pour m’aider à me relever et m’intimer de les suivre. Je me sentais comme un prisonnier, les diodes d’alerte clignotaient partout. On me conduisit à la capsule et en quelques secondes, j’étais sanglé, la capsule fut scellée, les instructions de vol données. Ma capsule fut éjectée tout aussi vite dans l’espace. Je n’avais même pas eu l’occasion de me plaindre. Je n’avais pas non plus la main sur la capsule ni sa destination. Lentement, je tentais d’allumer l’holocommunicateur, mais ce dernier ne répondit pas, il était verrouillé. Un frisson me parcourut l’échine alors que je réalisais que j’étais seul…Dans l’espace…

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              #18

              Post n°18
              Auteur : HK-66

              Oui. Vous avez raison, M. Oshindara... Les SSF sont notre meilleure chance. HK-66, émettez ces identifiants, je vous prie, et approchons-nous de la carcasse du vaisseau. Si la marine impériale veut nous intercepter, il ne restera plus qu'à nous en remettre à votre dernière proposition...


              [Réponse assurée] Bien reçu, transmission des identifiants en cours.


              Le droïde maquilla la signature avec les codes issus du spatioport de la Guilde, rebaptisant le Poursuivant, devenu le Pains à volonté, vaisseau auxiliaire de l’organisation humanitaire de Dantooine Secours Sans Frontière, avec une liste d’interventions à travers la galaxie. Il transmit également les identifiant au vaisseau des Jedi, mais n’en modifia pas le nom. Ce dernier était suffisamment improbable selon les standards nuisibles pour ne pas éveiller la méfiance.

              Simultanément, le droïde lança une sous-routine pour calculer la trajectoire la plus rapide et la plus aléatoire pour déjouer un tir de barrage, si le passage en force s’aérait nécessaire. Ils n’étaient pas encore rentrés dans le champ des senseurs de la flotte de l’Impérium, et il n’était pas encore trop tard pour que les nuisibles bouleversent à nouveau tous les calculs établis comme ils aimaient le faire.

              Ce qui se traduisit de manière presque mathématique lorsque des perturbations dans l’hyperespace annoncèrent la venue imminente de nouveaux partenaires de jeu, vraisemblablement d’autres nuisibles. Quand on pouvait constater à quel point la mauvaise herbe était attirée par tout ce qui était affilié au soi-disant Côté Obscur, il était plus que logique que la réduction de la présence nuisible à l’échelle galactique passe par la réduction de la présence Sith.


              En attendant, les capteurs de HK détectèrent un mouvement brusque lorsque le vaisseau voisin s’élança sans préavis.

              - "Message à la flotte impériale : ici le capitaine Adan Joli du HMS Poursuivant "Le Delt'Aplazm" récemment affrété par l'organisation Secours Sans Frontière. Nous avons capté un signal de détresse en provenance de cette structure spatiale et nous y rendons pour porter secours aux formes de vies organiques en difficulté. Adan Joli, terminé."


              Le show était lancé, d’autant plus que les identifiant des nouveaux navires étaient militaires et séparatistes. Tout en calquant sa trajectoire sur celle du Delt’Aplazm, HK termina sa collecte de données sur l’Holonet et commença à bombarder les banques de données galactiques d’articles antidatés sur les performances des équipes de secours à bord des deux vaisseaux, notamment lors des opérations de Bastion et d’Ondéron, et créant littéralement un équipage fictif pour le Pain à volonté, incluant notamment un fils cadet de sénateur républicain en année sabbatique, histoire de faire réfléchir les nuisibles impériaux avant de se lancer dans une désintégration préventive.

              Il fallait cependant éviter une analyse trop précise des senseurs pour détecter les formes de vie à bord. Déverrouiller temporairement les sécurités du réacteur du vaisseau pour créer une surchauffe partielle et déclencher un court-circuit dans le canon ionique pour créer un écho électromagnétique devraient suffire à bloquer une analyse rapide de l’intérieur du vaisseau, et pourraient néanmoins être attribué à la vétusté supposée du vaisseau. HK-66 s’empressa d’ajouter un article sur l’origine du dysfonctionnement du canon à ion, conséquence d’une attaque de Drexl alors que le vaisseau évacuait des civils lors de la crise d’Ondéron.

              Les processeurs incluaient également le nom de Adan Joli dans certains des articles, mais renonça à mettre ceux de ses autres partenaires. Le choix de s’élancer dès à présent vers l’épave ne leur laissait plus l’opportunité de se concerter, et étant donné la tendance des nuisibles à ne pas suivre à la lettre leurs fonctions, autrement dit à gaffer, les probabilités de créer un arrière-plan auquel le padawan ou les autres chasseurs de prime pourraient se conformer étaient trop mauvaises.

              Serrant les commandes, le droïde se mit à la suite du vaisseau des Jedi, prêt cependant à enclencher ses protocoles d’esquives.


              Vous nous suivez, HK ?


              [Réponse affirmative] Cette unité a entamé les protocoles d’approche à votre suite, et signale que votre vaisseau a un léger déséquilibre dans la répartition de la poussée moteur. Cette unité est prête à engager les protocoles de fuite en avant comme ceux d’embrouille vocale.

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                Post n°19
                Auteur : Hivernus

                A bord de l'Équinoxe de Printemps, le contre-amiral Festus suit avec un certain intérêt les différentes transmissions entre unités. Selon les sections d’abordage, rien ne permet pour l’heure d’affirmer qu’il y a bel et bien une quelconque présence à bord du vaisseau. Quelques bruits suspects, ici et là, mettent cependant la puce à l’oreille et forcent les hommes à rester sur leurs gardes. S’il y a bien des formes de vie au sein de ce navire fantôme, les soldats les trouveront.

                - Amiral, le major Jefferies souhaiterait s’entretenir avec vous. Indique le lieutenant en charge du poste des communications.

                - Qu’il patiente. Nous n’avons pas encore déterminés si le vaisseau présentait un risque pour son équipe ou non. Indique sèchement le commandant de la première flotte d’intervention.

                - Amiral… L’Aventurier se dirige vers l'Équinoxe de Printemps. Poursuit l’officier subalterne. Le major est clair… Il insiste pour vous parler immédiatement.

                L’arrogance des agents des services de renseignements a toujours été un important facteur de mépris pour les officiers issus de la marine ou de l’armée. Certains s’en accommodent volontiers, ne souhaitant pas s’attirer plus d’ennuis que nécessaire. D’autres, plus fiers, s’offusquent du comportement déplorable des représentants de la terrifiante police politique. Les plus fourbes, pour leur part, y trouvent leur compte et jouent volontiers le jeu des services de renseignements si cela peut leur permettre d’avoir un quelconque bénéfice. Quoi qu’il en soit, le contre-amiral n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. Jefferies a beau être l’instigateur de cette expédition et le toutou de la Grande Moff Ashe, il n’en reste pas moins qu’il a des obligations à respecter… Pour l’heure, il se contentera d’obéir aux ordres qu’on lui donne, que ça lui chante ou non.

                - Amiral… Nous venons de recevoir de nouveaux rapports. Nos sections d’abordage sont mises en difficulté par des systèmes de défense sophistiqués.
                Annonce d’une voix grave un jeune homme installé au poste des communications. Et…

                Le matelot déglutit péniblement.

                - Nous avons perdu le contact avec la section Manticore. Le capitaine Himron indique qu’il se charge actuellement de porter assistance à la section Centaure avec le peu d’hommes valides qu’il lui reste. Poursuit-il, un brin de nervosité dans la voix. Les blessés de son unité se dirigent actuellement vers la salle des communications afin de s’y retrancher, selon ses ordres.

                - Dès qu’ils seront arrivés à destination, établissez un contact avec eux. Je veux savoir ce qu’il se passe sur ce foutu destroyer ! Exige Festus.

                - A vos ordres, amiral.

                L’annonce de complications au sein du vaisseau fantôme plonge l’équipage du destroyer de classe Impériale dans une transe de combat. Ceux qui n’étaient pas encore convaincus de la nécessité de s’emparer ou de détruire un bâtiment de guerre prétendument abandonné sont désormais pleinement conscients des enjeux. Il ne s’agit plus seulement, maintenant, de neutraliser une potentielle menace. Des vies impériales sont en danger. Des hommes et des femmes, frères ou sœurs d’armes, sont assaillis de toute part par un ennemi sournois. Les faits sont là. Et l’Impérium ne reculera devant rien pour soumettre ceux ou celles qui sont à l’origine de cet acte de guerre à la justice impériale, aussi vindicative soit-elle. Autour du contre-amiral, les membres d’équipage s’activent. Le brouhaha général qui s’empare de la salle de commandement est une mélodie familière à l’oreille de l’officier.

                - Amiral ! Une flotte vient de sortir de l’hyperespace. Les transpondeurs sont séparatistes. Indique un enseigne depuis sa console.

                - Attendez qu’ils transmettent leurs codes d’authentification avant de communiquer avec eux. Ordonne le commandant de la première flotte d’intervention rapide, aussi surpris que sceptique.

                Les séparatistes n’ont pas lésiné sur les moyens visiblement. Ils se sont pointés avec une flotte comptant autant de vaisseaux que l’armada impériale. Et si l’on se fie aux premières informations transmises par les senseurs du destroyer, cette flotte dispose d’une puissance de feu particulièrement intimidante. La Confédération des Systèmes Indépendants se sent-elle à ce point menacée par les Sith ? Ou cherche-t-elle simplement à remettre à sa place l’Impérium en faisant étalage de sa puissance militaire ? Est-ce un savant mélange des deux ? Avant même qu’il ne puisse répondre à ses nombreuses interrogations, Festus est de nouveau interrompu.

                - Amiral, nous venons de recevoir un message de la part d’un vaisseau humanitaire. Annonce un autre marin.

                - Faites moi écouter ça. Grogne le contre-amiral en approchant le poste du matelot.

                La première écoute n’enchante guère l’officier. Une fois de plus, son esprit est submergé de questions. Son intuition lui recommande cependant la plus grande prudence. Les identifiants ont beau être authentiques, il n’en reste pas moins qu’un vaisseau humanitaire républicain n’aurait, à première vue, aucune raison de se balader dans un coin aussi sinistre. Pour avoir passé les derniers mois de sa vie à errer dans les Régions Inconnues à la recherche d’un navire fantôme, le commandant de la première flotte d’intervention rapide sait à quel point il est imprudent d’arpenter ces étendues sauvages et relativement peu cartographiées de la galaxie. Se peut-il, sous couvert d’une fausse identité, que ces individus cherchent à nuire aux intérêts de l’Impérium ? Après tout, l’équipage de ce vaisseau pourrait tout aussi bien être constitué d’agents à la solde de la République, de pirates ou pire, de Sith. Qui sait réellement ce qu’il en est ? Plus étrange encore, le timing semble être un peu trop parfait. Il reste des zones d’ombres à éclaircir.

                - Faites savoir à l’équipage du Delt’Aplazm qu’il doit rebrousser chemin ou se constituer prisonnier afin de procéder à un contrôle.


                - A vos ordres Amiral. Le matelot règle son dispositif de communication sur une certaine fréquence avant d’annoncer les instructions du contre-amiral. Ici l'Équinoxe de Printemps, vaisseau-amiral de la première flotte d’intervention rapide. Cette zone est actuellement sous contrôle militaire impérial. Il est donc demandé au Delt’Aplazm de quitter les lieux au cours des prochaines minutes ou de se mettre à disposition des forces impériales afin de procéder à un contrôle des passagers. Tout refus d’obtempérer entraînera un recours à la force. Vous avez deux minutes pour vous décider. Terminé.

                - Brouillez leurs communications. Et contactez la patrouille TIE la plus proche. Si nos nouveaux venus refusent de se plier à nos exigences, détruisez ce foutu vaisseau. Commande le commandant en chef de l’armada impériale.

                - Oui amiral.

                - Amiral… Le major Jefferies...

                - Qu’il aille au diable ! Passez-le moi. Maintenant ! Rugit Festus.

                Autour du contre-amiral, quelques têtes étonnées lèvent les yeux. Les accès de colère de leur supérieur sont peu nombreux. L’officier tourne en rond, tel un fauve en cage, jusqu’à ce qu’une silhouette translucide se matérialise au dessus d’un holoprojecteur.

                - Enfin ! Vous avez pris votre temps... Lance d’une voix mécontente l’agent du Service Stratégique Boroskais.

                - Ne me poussez pas à bout Jefferies. Ma patience a des limites. Siffle le commandant de la première flotte d’intervention rapide.

                - Je n’en doute pas un instant, amiral. Il est vrai que cette situation est pour le moins singulière. Toute cette agitation autour du vaisseau fantôme me donne déjà un effroyable mal de tête. Et j’imagine, à cause de cela, que vous avez probablement fort à faire... Je serai donc bref. Explique d’un ton ennuyé le petit homme au crâne dégarni. Je sais que vos hommes ont été mis en difficulté par le système de défense du destroyer. Deux options se présentent alors… Ou bien la conscience du vaisseau a décidé de s’en prendre à ce qu’elle considère comme une menace probable, ou bien nos curieux invités ont décidé de jouer selon leurs propres règles… Quoi qu’il en soit, seule une intervention du Service Stratégique Boroskais pourrait bien faire pencher la balance en notre faveur.

                - Que… Comment… Qui vous a tenu informé ? L’interroge alors le contre-amiral, surpris.

                - Voyons amiral… C’est presque blessant. Les agents des services de renseignements de la Grande Moff Ashe sont capables de tout. Nous n’avons pas besoin d’une taupe pour nous tenir informés de l’avancement de l’opération d’abordage. Il nous suffit juste d’avoir accès à certaines fréquences...

                Festus enrage en silence. Ce sale petit avorton ose l’humilier sous les yeux de son équipage et se vante de pouvoir détourner les protocoles de sécurité pour son propre usage. Un tel affront ne restera pas impuni. S’il le fallait, l’officier ferait jouer ses relations pour obtenir sa vengeance. Oui. Il s’en fait la promesse. Ce maudit Jefferies ne s’en sortira pas comme ça.

                - Amiral… Les séparatistes attendent votre rapport. Vient souffler un officier subalterne à l’oreille de son supérieur.

                Bien évidemment… Ces foutus séparatistes n’exigent rien d’autres des impériaux. Des rapports, des rapports… Toujours des rapports. A les entendre, tout leur est dû. Le contre-amiral ne serait pas étonné d’apprendre que l’Impérium a des comptes à rendre sur chaque pet que la Grande Moff lâche discrètement dans son bain… Peu importe. Pour l’heure, le commandant de l’armada impériale se contentera de lécher les bottes de ces abrutis de séparatistes, comme bon nombre de ses camarades savent si bien le faire.

                - Etablissez une liaison avec le vaisseau-amiral séparatiste.

                - Communication établie amiral. Indique un membre d’équipage.

                Une seconde silhouette holographique se matérialise à côté de celle du major Jefferies. Alors que les contours se dessinent, que la forme prend celle d’une femme, le contre-amiral Festus fronce les sourcils. S’il connaissait plus ou moins le nom et le visage de quelques officiers séparatistes, celle-ci ne lui disait rien. L’homme redresse machinalement la tête, exécute son plus beau salut militaire, puis se présente.

                - Ici le contre-amiral Festus, commandant en chef de la première flotte d’intervention rapide impériale. Nous avons procédé à l’abordage du vaisseau fantôme. Plusieurs unités d’élite et sections d’abordage sont déjà à bord du navire et sont actuellement confrontées à un ennemi indéterminé. Selon les rapports, plusieurs formes de vie se trouveraient déjà à bord. Une supposition considère que ces formes de vie sont à l’origine de l’activation des systèmes de défense qui ralentissent la progression de nos forces. Une autre théorie voudrait que le vaisseau se charge lui-même de sa défense. Pour l’heure, l’opposition rencontrée par les sections d’abordage impériales n’a pas trouvé d’explication. Annonce-t-il d’une voix qu’il tente de maîtriser au mieux. Le major Jefferies, ici présent, est notre expert en matière de technologies anciennes. Il prétend pouvoir nous aider à prendre le contrôle du vaisseau fantôme.

                - C’est plus ou moins exact. Il se trouve que j’ai sous mes ordres une escouade d’agents de terrain aux talents multiples. L’un d’entre eux pourrait facilement s’introduire dans le réseau du vaisseau et nous fournir les accès dont nous avons besoin pour remplir notre mission à bien. Affirme le sous-officier de manière condescendante. Comme je tentais de l’expliquer à l’amiral, il nous suffirait simplement de nous introduire à bord pour accéder aux bases de données du vaisseau. Le soutien de la Confédération des Systèmes Indépendants pourrait être bénéfique sur le destroyer. De ce que j’ai cru comprendre, nos hommes à bord ont été assaillis de toute part par des jets d’acide et des cohortes de droïdes… Rien d’insurmontable pour d’autres droïdes en soi.

                L’enfoiré… Il ose couvrir de honte ses propres camarades en faisant les louanges de l’armée séparatiste. Pire ! Il les traite d’incapables et semble visiblement leur préférer des foutus tas de boulons… Le contre-amiral demeure interdit. Un tel comportement n'est pas digne d'un soldat impérial. Il se retient de couvrir cet abruti de surnoms grossiers. Les membres d’équipage, autour de lui, semblent aussi abasourdis que lui, même s’ils ne le montrent pas directement. Lorsque tout ceci sera fini, l’officier aura quelques comptes à régler… Mais pour l’heure, il doit s’assurer de ne montrer aucun signe de faiblesse. Si les séparatistes venaient à apprendre que les impériaux se tirent dans les pattes sans aide extérieure, quelle opinion pourraient-ils avoir de leurs alliés inféodés ?

                - Nous allons vous envoyer tout ce que nous savons actuellement sur les dangers que courent nos hommes à bord du vaisseau. Intervient Festus afin de reprendre le contrôle de la situation. Je me dois également de notifier qu’un vaisseau appartenant à l’organisation Secours Sans Frontière vient de faire son apparition dans la zone. Son équipage aurait intercepté un signal de détresse et souhaiterait accéder au destroyer afin de porter secours à ses occupants. Nous essayons actuellement de déterminer le niveau de menace qu’ils représentent. Il leur a été demandé de quitter le secteur ou de se soumettre à un contrôle. S’ils refusent de se plier à nos exigences, nous aurons recours à la force.

                Le regard furieux du commandant de la première flotte d’intervention rapide se pose à nouveau sur le major. Le temps d’un instant, il essaie de faire comprendre à cet agent insolent qu’il vaut mieux qu’il se taise avant de dire de nouvelles bêtises. Il racle le fond de sa gorge, probablement pour faire évacuer le stress qui l’étrangle peu à peu, puis pose son regard sur celle qui commande visiblement l’armada séparatiste. Un officier peu expérimenté aurait probablement déjà jeté l’éponge face à tant d'événements imprévus. Pour Festus, ce genre de situation est chose courante, même s’il semble s’en lasser...


                Spoiler : Spoiler
                Quatre chasseurs TIE prennent actuellement en chasse le Delt'Aplazm mais ne montrent aucun signe d'hostilité. Ils n'ouvriront le feu que sur ordre du contre-amiral.

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                  Post n°20
                  Auteur : Super PNJ

                  Tahiri Delia, la Commandante de la Légion Amber, prit place dans son environnement de communication, qui projetait à la fois son image sur le pont opposé, et permettait de recevoir celle de son interlocuteur. L'uniforme brun parfaitement droit, les traits graves, bras le long du corps, elle savait qu'elle devrait, au moins au début, faire bonne figure. L'Imperium avait appelé la CSI à l'aide dans sa recherche des menaces Sith. Se sentaient-ils trop faibles pour faire face ? Ou bien pas assez confiants ? Ou étaient-ils juste prudents ? Elle finirait bien par le découvrir, même si cela relevait de politique. Arrivée en grande pompe avec une flotte conséquente, il fallait bien reconnaître que la Générale Valkoinen avait eu le nez creux : les impériaux eux-même s'étaient déplacés en force pour un seul croiseur, et il aurait été insupportable aux yeux de la militaire de se présenter en position de faiblesse devant des alliés, certes, mais surtout des vassaux.

                  A l'instar de ses homologues impériaux, elle les salua militairement, droite comme la justice. A la manière d'une supérieure hiérarchique, elle commença par écouter le rapport du contre-amiral, qui ne lui disait déjà rien de bon : une opposition encore mal cernée qui ralentissait les troupes de choc impériales, un vaisseau fantôme, une discorde apparente derrière l'unité affichée. Celle-ci la fit sourire ironiquement lorsque le sous-officier Jeffries suggéra qu'il vaudrait mieux laisser à la CSI le loisir d'explorer ce vaisseau pour tout le monde. C'était déjà plus ou moins l'idée de l'officière, mais qu'ils l'exposent eux-même ? C'était encore mieux. La Légion Amber s’enorgueillit d'être la troupe d'élite la plus efficace, et entendait bien le prouver à nouveau.

                  Cependant, il fallait qu'elle reste concentrée. Le contre-amiral Festus évoquait désormais un vaisseau du Secours Sans Frontières ? Que venait faire un vaisseau de ce genre dans un coin de la Galaxie aussi reculé ? Là-dessus, elle donnait raison à l'officier : il y avait probablement anguille sous roche avec ce vaisseau, qui n'avait vraiment rien à faire sur un terrain d'action, qui regroupait autant de croiseurs. Ne manquait que la République Fédérale et les trois puissances galactiques seraient face à face.

                  -Je vous remercie d'avance pour ce que vous m'enverrez, contre-amirale. Je me présente, je suis la Commandante Tahiri Delia, responsable de la Légion Amber, et de cette mission, envoyée par la Générale Suprême Valkoinen. Notre objectif est le vôtre : déterminer le degré de menace qui pèse sur nous avec ce croiseur, et réagir en conséquence, par la force si il le faut. Je vous propose de rester en contact quasi-permanent afin de guider nos troupes sur site. Comme l'a souligné votre expert...

                  Elle avait appuyé sur le mot expert. Si Delia n'était pas une réelle politicienne, elle n'était quand même pas si mauvaise pour déceler les faiblesses d'autrui. Surtout lorsqu'elles étaient évidentes et à son avantage.

                  -Comme l'a souligné votre expert, nos EG ne devraient pas avoir de problèmes à se montrer efficace en fer de lance de cet assaut coordonné. De ce que je comprends, vous avez déjà subi quelques pertes, contre-amiral, si je peux me permettre de vous suggérer de permettre à vos troupes d'établir une tête de pont sûre et resserrée, le temps que nos forces abordent à leur tour vaisseau. Nous pourrons dès lors ouvrir le chemin avec nos EG et sécuriser les positions prises avec le CIRS, pour faciliter les transmissions et les prises d'informations. Bien entendu, celles-ci seront partagées entre vous et nous.

                  A nouveau, Tahiri sourit. Elle voyait bien que la situation déplaisait souverainement au contre-amirale, alors qu'elle même s'en amusait. Nombre d'officiers étaient souverainement agacés par cette situation inconfortable, en même temps.

                  -Autre chose, contre-amiral. Cet autre destroyer, escorté par des chasseurs TIE, cela ne me semble pas être vos méthodes habituelles. Si quelque chose d'inhabituel devait se produire, je souhaiterais être mise au courant, pour ne pas compromettre la bonne marche des opérations.

                  Un nouveau sourire. Restait désormais à attendre la position décrétée par Faustus.


                  ***
                   

                  Le CIRS, dans les cales et les soutes, était à pied d’œuvre. Les escouades se mettaient en place, révisant leurs armures et leurs armes, presque plus par acquis de conscience que par réelle nécessité : en tant qu'unité d'élite, ils étaient choyés et demandaient à l'être, afin de donner le meilleur d'eux-même sur le terrain. Les ordres avaient été clairs, les concernant : ils devraient en priorité réaliser le soutien tactique et logistique, en relais de la commandante Delia, et se tenir en retrait tant que les EG n'avaient pas nettoyé les premières strates de la résistance qui se présenterait à bord du vaisseau. Les droïdes, eux, avaient également reçu leur programmation : avancer en tête, sans faiblir, pour nettoyer méthodiquement les poches de résistance. On avait pu fournir et remplir leurs bases de données avec les modèles de droïdes que les impériaux avaient pu rencontrer, mais cette précaution était presque inutile : leurs micro-processeurs de pointe leur permettaient de s'adapter à toutes les circonstances en quelques fractions de seconde, ce qui était absolument essentiel pour leur mode d'exécution : rapide, mortel, efficace, sans concession.

                  Equipés de sabre-laser, revêtus d'alliage de phrik, spécialement conçus pour la Légion et uniquement la Légion, ces machines à tuer apprenaient d'autant plus vite que leur apprentissage se faisait en stéréo : ce qu'un droïde du groupe comprenait, tous le comprenait. C'était sans doute à cette force-là que faisait allusion Jeffries lorsqu'il évoquait la supériorité séparatiste. Mais l'heure n'était plus aux belles paroles : les barges d'abordage commençaient à se remplir des hommes et des droïdes, qui n'attendaient plus que le feu vert de leur commandante.
                  d'Altreis 

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                    Post n°21
                    Auteur : Hivernus

                    Le contre-amiral Festus enrage en silence. Ce petit avorton qu’est Jefferies a donné aux séparatistes l’occasion parfaite pour se débarrasser de leurs alliés impériaux. Il suffit de savoir lire entre les lignes pour comprendre que cette Tahiri Delia va se servir du prétexte gracieusement offert par cet abruti pour faire débarquer en grande pompe ses propres forces au sein du vaisseau fantôme. Pour l’heure, les unités d’intervention impériales sont au cœur de l’action. Mais lorsque ces foutus droïdes seront à bord, il est évident que ses hommes seront relégués à un rôle secondaire, voire insignifiant. Toute opportunité de briller sur le terrain risque donc de s’envoler, à la grande déception de l’officier.

                    Pire encore ! Pour le commandant de la première flotte d’intervention rapide, il n’y a aucun doute à avoir sur l’opinion de la Confédération des Systèmes Indépendants à l’égard de l’Impérium. Il se persuade en effet que les séparatistes voient leurs “alliés” impériaux d’un mauvais œil. Le discours humiliant du major leur donnera raison, à tous les coups. A cette simple pensée, son cœur s’emballe. Non ! Il refuse de laisser ces enfoirés moquer le régime impérial. S’il n’y avait que lui, Jefferies serait déjà mis aux arrêts et exécuté pour collusion et trahison. Et cette commandante, qui cherche à le rabaisser en proposant que ses troupes remplacent les siennes sur ce maudit destroyer, peut aller se faire voir !

                    Festus étouffe. Il réajuste le col de son uniforme, sort un mouchoir de sa poche dont il se sert pour éponger son front puis prend une profonde inspiration qui se veut salvatrice. La pimbêche qui se tient en face de lui affiche un grand sourire sur son visage ô combien parfait. Il lui ferait volontiers du mal pour qu’elle cesse de railler les siens. Il imagine dix manières différentes de la mutiler, de lui ôter toute envie de sourire… Puis se ravise. L’homme, qui a laissé ses émotions s’exprimer à sa place, supprime toute pensée négative. Il reprend ses esprits, prend une posture plus rigide, refuse de laisser paraître toute expression qui pourrait le trahir. Pour l’heure, il a une opération à mener à bout. Peu importe les obstacles. Peu importe les moqueries. Rien ne peut l’atteindre désormais.


                    - Les sections d’abordage impériales ont débarqué à plusieurs endroits clefs du vaisseau. Plusieurs unités se chargent en ce moment même de sécuriser les compartiments bâbord et tribord des niveaux supérieurs, avec pour objectif principal la prise de la passerelle principale et de la passerelle auxiliaire. Un autre détachement doit d’ici peu investir les hangars. Je vous demanderai donc d’attendre que mes hommes aient défini les meilleurs points d’insertion avant d’entreprendre la moindre action. Répond finalement le contre-amiral à la commandante. Après tout, il serait dommage d’envoyer vos troupes dans une zone non sécurisée au préalable. Une embuscade est si vite arrivée...

                    L’officier tente de temporiser, de retarder l’entrée en jeu des séparatistes. Après tout, cette opération est la sienne. Il a reçu l’ordre de la Grande Moff elle-même de s’emparer de ce vaisseau, ou à défaut de pouvoir s’en emparer, de le détruire. Et il ne compte pas laisser la Confédération des Systèmes Indépendants s’attribuer tout le mérite. En affirmant sa volonté de poursuivre le déroulement des opérations d’abordage qu’il a initié, Festus espère pouvoir offrir à ses hommes suffisamment de temps.

                    Mais la commandante Delia n’est probablement pas du genre à rester sur le banc de touche. Bien évidemment, elle tient à avoir un contrôle total. Elle ne s’en vante pas directement mais tout, dans son attitude et ses propositions, le suggère. Pour notre homme, il y a fort à parier qu’elle tentera par tous les moyens d’avoir le dernier mot. Après tout, les séparatistes ont toujours eu une haute opinion d’eux-mêmes… Par ailleurs, le simple fait que la femme cherche à se renseigner sur tout ce que les impériaux ont pu entreprendre jusque là est la preuve même qu’aucune confiance ne peut réellement s’acquérir. C’est du moins le point de vue de celui qui commande la première flotte d’intervention rapide impériale...


                    - A propos de ce destroyer escorté par quatre de mes chasseurs TIE, je crois que vos senseurs débloquent à plein régime commandante. Il s’agit en fait d’une canonnière. Un modèle de la classe Vanguard.
                    Poursuit l’impérial, un brin d’ironie dans la voix. Nous lui avons offert une escorte car le Moff Valiant se trouve à son bord.

                    En révélant cette information, le contre-amiral sait qu’il jette un pavé dans la mare. Pour certains, le clone est un héros. Pour d’autres, le général est affublé de nombreux adjectifs fort peu sympathiques. Traître, lâche, opportuniste sont autant de mots utilisés pour désigner le même individu. Quoi qu’il en soit, nombreux sont ceux qui s’interrogent encore sur ses motivations. Au sein de la Confédération des Systèmes Indépendants, on doit probablement se poser les mêmes questions… Il reste donc à savoir quelle est l’opinion de la commandante à ce sujet, si du moins elle en a une. Il se peut en effet qu’elle se désintéresse complètement du cas Valiant. Ou peut-être n'a-t-elle aucune idée de qui il s’agit… Peu importe.

                    - Amiral, le sergent Riggs vient de nous remettre un rapport déroutant. Selon lui, sa section a été secourue par deux individus s’identifiant en tant que Jedi. Ces derniers souhaiteraient apparemment entrer en collaboration avec nos forces. Vient discrètement l’informer l'officier chargé des communications. Le capitaine Himron se charge actuellement de les interroger. Il attend vos instructions.

                    Des Jedi… Il ne manquait plus que ça ! Festus n’est pas réellement étonné. Tout ce qui touche de près ou de loin aux Sith concerne aussi les Jedi. L’éternelle guerre que les deux ordres se livrent depuis l’aube des temps se poursuit donc… Le commandant de la première flotte d’intervention rapide ne peut cependant pas s’empêcher de se poser de nombreuses questions. La présence de quelques représentants de l’Ordre Jedi à bord du vaisseau fantôme pose un énième problème de sécurité. Pire. Cette révélation amène un nouveau flot de complications. Peut-on se fier aux protecteurs déchus de la République ? Ne risque-t-on pas de se confronter à eux, tôt ou tard ? Le contre-amiral soupire. Faire sauter ce foutu destroyer avec toute la puissance de feu dont il dispose semble être à la fois la solution la plus radicale et la méthode la plus efficace pour venir à bout du problème.

                    Néanmoins, en agissant de la sorte, l’officier sait qu’il priverait l’Impérium d’une importante source d’informations. Qui sait en effet quels secrets ce vaisseau fantôme dissimule en son sein ? Quels avantages pourrait-il fournir à l’Impérium ? Le mystère reste, pour l’heure, entier. Festus ne peut pas se résoudre à donner un ordre qu’il pourrait regretter par la suite. Du moins… Pas pour l’instant. Notre homme reste persuadé qu’il dispose de suffisamment de ressources pour poursuivre cette opération. Dans le pire des cas, il pourrait toujours laisser les séparatistes gaspiller leurs droïdes…


                    - Veuillez m’excuser un instant commandante.

                    Le commandant de la première flotte d’intervention rapide s’écarte le temps de quelques battements de cœur de la table à projection holographique afin de donner ses instructions.

                    - Contactez le colonel Swedberg. Informez-le qu’une présence Jedi a été confirmée par nos sections d’abordage. Je veux qu’une de ses unités se dirige vers la dernière position connue du capitaine Himron afin qu’elle puisse intervenir sur ses ordres en cas de besoin. On ne sait pas encore à quoi s’attendre avec ces foutus sensitifs. Demandez au capitaine de nous fournir toutes les informations qu’il pourra récolter à leur sujet. Ordonne le contre-amiral. Lorsque ce sera fait, envoyez un message à l’Azalée. Qu’il mobilise plusieurs de ses sections de choc afin de les préparer à l’abordage.

                    - A vos ordres, amiral.

                    Envoyer plus de troupes au sein du vaisseau fantôme risque d’en irriter quelques-uns… Il le sait déjà. Pour Festus, il s’agit avant tout de soulager ses hommes et de s’assurer de garder le contrôle de la situation. Il refuse de voir ce maudit destroyer tomber entre de mauvaises mains, qu’elles soient Jedi, pirates, Sith… Cependant, l’officier impérial sait que ses nouvelles directives ne seront pas du goût de Tahiri Delia. Cette mégère voudra à coup sûr qu’il lui rende des comptes quand elle constatera qu’il a décidé de mobiliser plus de soldats.

                    - Veuillez m’excuser pour ce léger contretemps, commandante. Nous venons d’apprendre que des Jedi se trouveraient à bord du vaisseau fantôme. Ils souhaitent, selon le rapport reçu, collaborer avec nos forces mais il est encore trop tôt pour déterminer leurs réelles intentions. J’ai dû donc prendre certaines décisions afin de nous assurer qu’ils ne représentent pas une menace immédiate pour la suite de notre opération. Indique le contre-amiral.

                    En révélant la présence de Jedi au sein même du destroyer, l’homme sait très bien qu’il prend le risque de voir les forces séparatistes débarquer en grand nombre avant même qu’il ait pu reprendre l’avantage. Néanmoins, il pense avoir fait le bon choix. S’il avait refusé de communiquer cette information, qui sait ce qu’il aurait pu se passer par la suite… La Confédération des Systèmes Indépendants n’apprécierait probablement pas ce genre de cachotteries… Et les conséquences auraient alors pu être très dramatiques. Au moins, en acceptant de partager le moindre renseignement avec les séparatistes, l’officier a la certitude de rester dans leurs “bonnes grâces”. Il s’assure juste que la force d’intervention impériale ait un coup d’avance, afin de rester fidèle à ses ordres… Sa fierté l’empêche de toute manière de courber l’échine devant une puissance étrangère.

                    - Major Jefferies, préparez vos hommes pour le combat. Lorsque le colonel Swedberg aura sécurisé le hangar principal, vous aurez le feu vert pour débarquer.

                    - Je vous remercie, amiral. Nous serons prêts. Lance pour toute réponse le major, un sourire en coin.

                    La silhouette holographique de l’agent du Service Stratégique Boroskais disparaît brusquement. Bon débarras ! Qu’il aille donc fanfaronner ailleurs ce fauteur de troubles ! Le contre-amiral espère sincèrement qu’il se tuera tout seul dans sa vaine tentative de briller sur le terrain en léchant les bottes des séparatistes. L’Impérium ne pleurerait certainement pas la perte d’un type de son genre.

                    - Commandante, si vous n’y voyez aucun inconvénient, nous pourrions nous mettre d’accord sur les manœuvres à suivre lorsque mes hommes auront sécurisé les différents points de débarquement. Poursuit Festus. Pour garder le vaisseau sous notre contrôle, nous devons impérativement prendre position aux bons endroits. Mes hommes renforceront leur présence au niveau des hangars, afin d’établir une tête de pont sûre à travers laquelle on pourra faire transiter troupes et matériels en fonction des besoins. Quelques-uns de mes éléments se chargeront de poursuivre leur progression au sein du navire afin de nous fournir un visuel et des renseignements que l’on pourra exploiter. Je suggère qu’une de vos unités se charge d’escorter l’équipe du major Jefferies lorsqu’elle sera à bord. Il sera cependant nécessaire de prendre possession de la salle des réacteurs, de la passerelle principale et de la passerelle auxiliaire si nous voulons nous assurer d’avoir un contrôle total du destroyer. Après tout, nous ne sommes pas assurés de la réussite de l’opération proposée par le major...

                    Le contre-amiral prend une profonde inspiration, prêt à défendre son morceau de steak contre la furie séparatiste qui le dévisage du regard. S’il est prêt à coopérer avec la Confédération des Systèmes Indépendants, l’homme n’en demeure pas moins réticent à lui laisser le contrôle de l’opération. Tant qu’il sera aux commandes de la première flotte d’intervention rapide, les forces impériales ne seront pas mises de côté. Il en va de la fierté de l’Impérium... Et de la sienne.

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                      Auteur : Wyrim Oshindara

                      Mais ce n'est pas possible, ce gars ne tient pas debout.

                      A peine un changement de direction que celui-ci manque de s'étaler de tout son long, et si l'Iris n'avait pas été si proche, je ne sais pas si j'aurais suffi à soutenir le poids de sa chute, et ne pas me retrouvé également dans une situation inconfortable.

                      Il va vraiment falloir que je fasse attention à ses actions, il me semble que chaque fois qu'il doit arriver quelque chose, il en est la cible principale.


                      Je me demande encore comment il fait pour être toujours vivant, sa vie doit être semées d'embuche en tout genre, et je pense que ce doit être un bon bouclier à embrouilles, il suffit juste de ne pas être trop proche de lui au moment où celles-ci débarquent. Je regarde la manœuvre de la maître Jedi et me concentre sur la suite des évènements. Visiblement nos codes ne sont pas suffisants pour un passe-droit direct pour le vaisseau fantôme qui nous fait face, mais notre pilote ne semble visiblement pas trop préoccupée par la situation.


                      La pilote plonge en plein milieu de ce joyeux merdier. Il y a une chose que je ne peux pas lui retirer, c'est un foutu pilote, elle virevolte sans peine, bringuebalant l'apprenti de la force de gauche à droite, qui ne sais plus ou s'accrocher pour ne pas tomber à la renverse à chaque oscillation brutale dans la trajectoire de notre vaisseau Mandalorien.


                      Je trouve ce vaisseau vraiment exceptionnel même si je préfère les performances et les modifications que l'on peut apporter à un YT-1300 ou son grand frère le YT-2000, encore plus lourdement défendu par ses réflecteurs et possédant un armement encore plus puissant.


                      Je profite des manœuvres de vol de Adi Jolian pour activer la sonde pendant ce temps, car si je ne peu prédire l'avenir et savoir si l'on va arriver jusque ce destroyer obscur, je me dois de me tenir prêt à tout et je ne tiens pas à perdre de précieuse secondes si l'on arrive à destination.


                      Dehors c'est un foutu bordel, il y a des vaisseaux dans tout les sens et mes connaissances ne me permettent pas de tous les reconnaître, mais il semble bien que pour un coin soi-disant désert, ça grouille de vie, et je trouve que c'est vraiment très voire trop occupé.


                      Va savoir avec tout ce monde dehors, qui nous allons trouver dedans. Je trouve que le plan discret est en train de s'effriter et je ne suis pas vraiment certain de tout ce que nous allons rencontrer à l'intérieur de ce vaisseau fantôme.

                      Pour une fois, les propos de Kath prennent un sens profond, il va falloir mériter nos crédits. Tout ce monde rajoute forcément des divergences de positions et des sources de conflits.

                      Il faut maintenant se concentrer sur la suite, je suis prêt, ma sonde aussi, tous ses senseurs sont au maximum de leur capacité. Il ne reste plus qu'a regarder le pilote manœuvrer habilement notre vaisseau et avoir fois en ses reflexes pour nous mener jusque dans la baie d'accostage.

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                        Auteur : Dam DOnOs

                        En provenance de Dantooine, le yacht stellaire traversait l’espace pour une destination bien mystérieuse. La mère DOnOs, c’est le surnom que j’entendais dans les couloirs… Je ne m’offusque pas… Les orphelins de SSF m’appellent aussi ainsi… Bon, certains diront que ce que dit un enfant n’a pas la même saveur que dans la bouche d’un adulte… Cependant, je m’accommode, et je ne mettrai personne aux « fers » pour si peu.


                        Je reprends donc… Je disais, avant cette parenthèse, que j’avais obtenu les coordonnées de ce fameux vaisseau fantôme grâce à mes contacts auprès des renseignements de la République.


                        A bord de l’appareil, un bien étrange équipage. Il y avait, LOm et moi, qu'on appelle souvent "le couple DOnOs", des gardes Wookies, une section de soldats de Bastion et Rséne Lapin, l’ex-prisonnier bénéficiant d’une « royale permission » de sortie. Bon je ne vais pas revenir sur celui-là… Si en mission, il savait se conduire en vrai « professionnel ».


                        Emergeant de l’hyper espace, notre vaisseau apparut au milieu des étoiles. Ellen Su une kaminoenne à la tête du « The Chasing Sun » redressa son long cou en voyant la multitude de navires de guerre sur place.


                        Elle ordonna : - « Activez les boucliers ! »


                        Aussitôt, les lumières sur la passerelle passèrent au rouge. Fixant toujours la flotte inconnue par la verrière, elle demanda :


                        -        -  Contrôle ! Identifiez-moi tous ces vaisseaux !


                        Tandis que le préposé au radar pianotait sur son appareil, moi Dam, en tant que chef de l’armée de Dantooine par mon rang et ma fonction, je fixais le destroyer sombre.
                         
                        Je peux vous l’avouer, souvent j’ai toujours pensé que c’est une faiblesse. Toutefois, ce n’est pas parce qu’on avoue ses sentiments ou ressentiments qu’on n’a pas de valeur ou qu’on peut nous qualifier de « Lâche » … Mais à ce moment-là, mon cœur se serre. Plus qu’un pressentiment, je n’avais pas besoin d’appareil de détection pour savoir que ce vaisseau en particulier transpirait le côté obscur.


                        J’oubliais aussi vite cette oppression thoracique lorsque, une voix parvint à mes oreilles. C’était le dantari qui finalement annonçait :


                        -          « Signature Impériale et Séparatrice, pour les deux flottes qui se font face. Un Echo Républicain et plusieurs cargos non identifiés. »


                        Un regard fugace vers LOm qui n’avait aucune réaction. C’était un drôle de manège. Toutes les factions galactiques gravitaient autour de ce destroyer.


                        Bon,  le silence qui faisait entendre, j’ai cru comprendre  qu’ils étaient en attente. En attente de quoi ? Ben, de moi, je crois…  Il était temps pour moi, Dam de me « mettre au commande » :


                        -         - Communication ! Annoncez à tous les vaisseaux présents l’arrivée de la Couronne de Dantooine ! Quiconque nous empêchera d’aborder ce destroyer sera considéré comme hostile !


                        Le message est aussitôt répercuté par l’opératrice radio sur les ondes.


                        - Maintenant, préparez-vous à l’abordage ! C ’était la seule phrase que je pensais qu’il me fallait prononcer. Et c’est ce que je fis me tournant vers l’équipage.

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                          Auteur : LOm DOnOs


                          Maintenant préparez vous à l'abordage!





                          L'ordre de la Reine était clair, il avait raisonné sur la passerelle du "Chasing sun" et aussitôt les soldats s'étaient équipés.
                          Les sept commandos de la section J de la Garde Présidentielle de Bastion, les gardes Wookies qui suivraient Dam comme son ombre, Rsene Lapin, sensitif, voleur et as dans le manche du doyen et enfin le seul et unique LOm DOnOs, porteur de son éternelle combinaison de vol noir sous un imper marron.
                          Il portait toujours sa gaderfii accrochée dans son dos ainsi que son blaster lourd RT97-C, et son pistolet blaster Q2C était attaché à sa cuisse, il était prêt... mais prêt pour quoi au juste? même lui qui se vantait de tout savoir, était dans l'ignorance la plus totale sur ce qu'il allait devoir affronter.
                          Mais il savait une chose, il l'avait vu dans une de ses vision, privilège de sa caste de trouveurs de Gand, ce destroyer maudit était une menace pour la galaxie et qui d'autre que le grand LOm DOnOs pouvait y faire face?
                          A priori beaucoup de monde... des vaisseaux Républicains, Impériaux, CSIens et d'autres encore inconnus gravitaient tout autour du vaisseau, on allait de surprise en surprise en abordant ce vaisseau.


                          Sur Dantooine il ne se doutait pas quand il était allé à la rencontre de la Reine dans la salle de trône pour exiger la libération immédiate du vieux Guichetier et du vil ministre Salocin  et accessoirement négocier un échéancier de paiement pour la taxe royale que Dam allait lui faire face dans un premier temps avant de lui ordonner de se mettre en ordre de bataille pour détruire ce temple maudit.
                          Le roi n'avait pas spécialement prévu de faire le voyage jusqu'au confins de l'espace, préférant le confort de son quartier général dans la base de la Guilde mais la présence de la Reine l'obligeait à participer à cette étrange expédition en personne.
                          Toutefois il avait donné les ordres et le 'Chasing sun' avait été préparé, Ellen Su la Kaminoenne aux commandes avait motivé l' équipage du yacht Ubrikkian, les deux artilleurs des turbolasers étaient remontés tout comme les six pilotes des chasseurs Z-95.
                          Le ministre Cassel de Bastion avait envoyé une section complète de gardes présidentiels commandés par la sergent Vrataski, vétéran de la bataille de Verd'1, la jeune femme portait une grande épée dans son dos.
                          R'sene, lui était resté dans son coin tout le long du voyage à battre et rebattre un jeu de carte de sabacc, se demandant aussi ce qu'il faisait bien la, mais LOm avait besoin de lui , après tout il était réputé pour déjouer tous les systèmes de sécurité à travers la galaxie, il serait bien utile à bord de ce destroyer et le fait qu'il soit aussi un voleur patenté était un atout non négligeable dans ce cas.
                          Il tira une carte dans son jeu, le sournois,  et eut un pale sourire en pensant aux évènements à venir.




                          Sortant de ses pensées, le doyen avançait suivant  la Reine et son équipe d'abordage qui se dirigeaient vers la baie de lancement du yacht ou la navette les déposerait à bord du destroyer, il avait décidé comme d'un commun accord avec Dam de se diriger directement vers la tourelle de commandement, lieu hautement stratégique à bord d'un destroyer.
                          C'était la que se tiendrait certainement le commandant et responsable de ce vaisseau, et LOm avait justement quelques questions à lui poser...avant de lui coller un trait de blaster dans la tête.


                          La navette décolla du hangar sous l'escorte des six chasseurs Z-95, étonnamment personne ne se mit en travers de leur chemin, sans doute intimidé ou perplexe par la menace sous jacente de la Reine, LOm observait le destroyer au fur et à mesure que la navette s'en approchait, il avait un drôle de pressentiment, cette fois contrairement à la Forge Stellaire il ne bénéficiait pas d'un laisser passer de l'empereur Omega bien au contraire...
                          Quel accueil allait on leur réserver une fois à bord?

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                            Auteur : Atreïs Helcar

                            La Confédération des Systèmes Indépendants n'avait pas fait les choses à moitié pour cette opération. Trois Providence, cinq Recusant, cinq Munificent, c'était largement suffisant pour réduire un seul destroyer, fut-il maudit, à néant. Aussi, lorsqu'un unique vaisseau Républicain traversa l'hyperespace pour arriver au niveau de la flotte confédérée, ce fut d'abord une expression de surprise qui s'afficha sur le visage de la Commandante Tahiri Delia, lorsqu'elle reçut cette communication aussi péremptoire qu'inconsidérée.

                            -Mettez les en attente, Lieutenant.


                            Son visage neutre était désormais courroucée. Devoir déjà composer avec la flotte impériale était un inconvénient en soit, mais voilà que les forces républicaines s'en mêlaient et se croyaient tout permis. Décidément, cette Galaxie aurait bien besoin d'une bonne guerre pour purger toute cette faiblesse et cette morgue qui l'habitait.


                            -Contre-Amiral, je vous suis gré de votre compassion vis à vis de mes troupes et d'une potentielle embuscade, mais je pense que nous saurons nous adapter à un tel environnement sans problème. Après tout, comme vous l'avez vous-même souligné, vous avez déjà commencé à travailler à la sécurisation de ce vaisseau, il ne devrait donc pas y avoir de problèmes, n'est ce pas ?

                            Ce contre-amiral commençait sérieusement à lui courir sur le haricot. Tout ce qu'il faisait n'était que perdre un temps précieux en blablatant des excuses inaudibles. Qu'il cherche seulement à empêcher les forces séparatistes d'aborder ce vaisseau, les événements n'en deviendraient que plus chaotique, et ce n'était certainement pas la CSI qui en sortirait grande perdante, au contraire de l'Imperium. C'était bien le souci avec ces impériaux, ils avaient une si haute opinion d'eux-même, surfant sur un passé révolu, qu'ils s'arrogeaient tout le pouvoir de la Galaxie alors qu'ils n'avaient rien pour soutenir leurs illusions et leurs rêves de grandeur. Et à force de discuter avec tant de haine vis à vis de leur allié confédéré, ils finiraient par se retrouver isolés. Mais pour Tahiri Delia, la question ne se posait pas. La Légion Amber allait se poser, c'était une certitude. D'ailleurs, les barges de débarquement étaient prêtes.

                            Lorsque le contre-amiral reprend la parole, la commandante avait déjà donné l'ordre à ses premières troupes de débarquer. L'heure n'était plus à la parlotte, mais à l'action, et les mots de Festus le confirmaient. Des Jedi à bord. Qu'ils soient hostiles ou non, leur présence ne pouvait qu'amener la désolation et la crainte d'un nouveau conflit entre sensitifs. De fait, c'était là la raison de la présence de la Légion Amber.


                            -Contre-Amiral, mes premières troupes sont déjà en route et accosteront dans le hangar précédemment pris par votre force d'intervention. Je rejette votre proposition de renforcer cette tête de pont, cela ne ferait qu'affaiblir votre présence à l'intérieur. Au contraire, je vous suggère de continuer à avancer sur vos premiers objectifs. La Confédération se chargera d'établir cet avant-poste renforcé en collaboration avec vos forces déjà présentes sur place.

                            C'était un revirement inattendu pour Delia. Mais elle se devait d'aller vite, désormais, et d'utiliser les forces en présence pour assurer un succès. Après tout, les ordres de Valkoinen étaient clairs : neutralité en tout points. Et elle ne pouvait pas risquer un conflit avec l'Imperium maintenant que la République entrait dans la danse. Il leur faudrait coopérer, de gré ou de force.


                            -Mettons de côté, pour l'heure, la proposition de Monsieur Jefferies Que ses agents soient efficaces est une chose, mais pour l'heure, c'est d'une force armée dont nous avons besoin. La Légion se chargera de vous donner le soutien qui vous manque suite à vos pertes, le temps que vous fassiez débarquer suffisamment de troupes pour être auto-suffisants. De notre côté, une autre partie de nos forces pourra s'occuper de remonter vers des points cruciaux encore inexplorés par vos hommes, notamment la salle des réacteurs, afin d'empêcher toute échappatoire.

                            Les ordres affluaient depuis Tahiri Delia. Les troupes séparatistes commençaient déjà à accoster, dans les hangars, auprès des impériaux. Elle forçait le passage, sans aucune gêne. Pourtant, cette fois, c'était dans l'urgence, et non pour embarrasser cet officier qui la gênait, mais pouvait se montrer utile à terme.

                            -Contre-Amiral, une dernière chose. Ce... vaisseau républicain, je ne souhaite guère le voir aborder le Destroyer, comme vous je suppose. J'espère vous avoir à mes côtés si d'aventure il venait à essayer de forcer le passage.

                            Elle ne perdit pas de temps. La communication reçue par la « Couronne de Dantooine » ? Une vaste blague. Un vaisseau seul contre deux forces, séparatiste et impériale... Soit elle était sérieuse, et à cet instant, elle doutait de ses facultés mentales, soit elle y allait au culot, ce qui était extrêmement risqué. Le bluff ne prenait pas.

                            -Communication pour le commandant en faction. Vous êtes en présence d'une opération impérialo-séparatiste. J'ai en visu votre vaisseau et votre navette d'abordage. Faites demi-tour, immédiatement.

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                              Auteur : Hivernus

                              La commandante séparatiste balaie l’ensemble des propositions du contre-amiral d’un revers de la main, comme si de rien n’était. Festus comprend rapidement que la situation lui échappe, qu’il perd le contrôle effectif de l’opération. Selon les dires de Tahiri Delia, les premiers éléments séparatistes sont déjà sur le point d’investir le vaisseau fantôme. L’officier jette un coup d'œil rapide du côté des senseurs et constate en effet la présence de nouveaux points lancés depuis la flotte d’intervention de la Confédération des Systèmes Indépendants. L’impérial ravale le peu de fierté qu’il lui reste et manque de s’étouffer avec un juron. Ces enfoirés n’avaient visiblement pas l’intention de le laisser aux commandes de l’opération. Comme toujours, la coopération voulue par les séparatistes ne va que dans un sens, le leur. Il n’a jamais été question de laisser l’Impérium diriger quoi que ce soit. Un fait que Festus ne manquera pas de rappeler à la Grande Moff lorsque cette mission prendra fin…

                              - Amiral, le colonel Swedberg nous indique qu’il a rencontré des signes de résistance au niveau du hangar principal. Annonce un lieutenant dans un murmure.

                              - Des droïdes de combat ? Demande alors le contre-amiral.

                              - Négatif. Selon lui, il s’agirait de combattants organiques de forme humaine, équipés et entraînés de manière professionnelle. Répond alors l’officier subalterne. Il annonce avoir fait plusieurs prisonniers qu’il nous fait transférer à bord.

                              - Qu’une escouade de stormtroopers se charge de les réceptionner une fois à bord afin qu’ils soient conduits aux quartiers de détention.

                              - A vos ordres, amiral.

                              - Amiral ! Un nouveau vaisseau vient d’entrer dans le système. Le transpondeur est républicain et l’équipage annonce appartenir à la couronne de Dantooine. Il indique vouloir prendre d’abordage le vaisseau fantôme et considérera tout refus comme une forme d’hostilité. Annonce un enseigne depuis sa console.

                              - Faites moi voir ça. Soupire Festus en se penchant au-dessus de son épaule.

                              Visiblement, le jeune marine ne ment pas. Un yatch stellaire vient de faire son apparition dans la zone et ne met pas longtemps à déployer ses chasseurs. Des Jedi bienveillants, des droïdes de combat par dizaines, un Moff aventurier, des bénévoles faisant de l’humanitaire qui se la jouent pilotes chevronnés et réfractaires, des militaires non identifiés et maintenant ça… ? Non… Tout ceci ne fait aucun sens. Il ne manquerait plus qu’on lui annonce désormais que l’Oméga est de retour pour leur jouer de mauvais tours pour qu’il ait l’intégralité d’un cirque peu comique ! S’il avait su, il aurait mieux fait d’ordonner la destruction pure et simple de ce fichu destroyer !

                              La commandante semble elle aussi avoir eu connaissance de cette nouvelle présence, puisqu’elle ne tarde pas à partager son avis sur la question. La séparatiste refuse visiblement les exigences républicaines et demande le soutien, ou plutôt l’exige de façon détournée, des forces impériales sur ce nouveau rebondissement. Un léger rictus vient étirer les lèvres du contre-amiral. Il n’est guère étonné. Lorsque l’ennemi républicain se présente à eux, séparatistes et impériaux cessent leurs chamailleries pour s’unir face à lui… Il s’agirait presque d’un automatisme, avec le temps. Dans tous les cas, Festus partage le point de vue de Delia. Les républicains ne doivent en aucun cas mettre le pied sur ce maudit vaisseau.


                              - La première flotte d’intervention rapide se range bien évidemment du côté de la Confédération des Systèmes Indépendants. Il est nécessaire de rappeler à ces républicains que nous n’avons pas besoin de leur ingérence à tout va dans nos affaires. Répond finalement l’officier à son interlocutrice avant de se tourner vers l’enseigne. Faites comprendre aux représentants de la couronne de Dantooine qu’ils doivent retourner d’où ils viennent avant que je ne perde patience.

                              - Oui amiral. Le matelot passe sur la fréquence des appareils républicains afin de leur communiquer la décision de son supérieur. Ici l'Équinoxe de Printemps, vaisseau-amiral de la première flotte d’intervention rapide impériale. Cette zone est actuellement placée sous contrôle militaire impérial dans le cadre d’une opération conjointe avec la Confédération des Systèmes Indépendants. Il vous est demandé de ne pas perturber le déroulement actuel de l’opération et de quitter dans les plus brefs délais le système. Tout refus d’obtempérer sera perçu comme un acte hostile et fera l’objet d’un recours à la force. Terminé.

                              Le contre-amiral espère sincèrement que cette mise en garde suffira à persuader ces foutus républicains de rebrousser chemin. Il n’a pas besoin de plus d’ennuis qu’il n’en a déjà. Après tout, il a déjà fort à faire avec tout ce cirque… Il se passerait bien de rajouter les chiens de la République à cet assemblage hétéroclite pour le moins douteux.

                              - Commandante, j’ai de nouvelles informations à vous faire parvenir. Plusieurs combattants organiques ont été neutralisés au niveau du hangar principal par mes unités au cours de l’abordage. Nous avons réussi à faire plusieurs prisonniers qui devraient être, à l’heure qu’il est, transférés à bord de mon vaisseau et placés en détention dans l’attente d’un interrogatoire. Il n’est pas possible, pour l’heure, d’identifier avec certitude ces combattants mais selon le rapport qui nous a été transmis, il s’agirait de soldats bien entraînés et équipés. Il s’agit très certainement des formes de vie détectées par nos senseurs précédemment. Poursuit l’officier impérial à l’attention de la commandante séparatiste. Un second rapport indique que le vaisseau prétendant appartenir à Secours Sans Frontière a refusé de se plier à nos exigences et a forcé le passage afin d’atterrir au plus vite dans le hangar principal, qui se retrouve donc compromis. J’ai déjà une unité sur place qui se charge du problème. Nous devrions reprendre le contrôle opérationnel du hangar d’ici peu. Quoi qu’il en soit, ces différents éléments sont à prendre en compte dans notre stratégie actuelle. Il se peut par ailleurs que les représentants de la couronne de Dantooine cherchent à justifier leur présence ici d’une façon ou d’une autre, notamment en arguant qu’un vaisseau républicain est déjà sur zone, par le biais de Secours Sans Frontière. Si tel est le cas, nous ne devons nous montrer intransigeants et refuser de nous plier à leur ruse.

                              S’il n’apprécie pas particulièrement l’effrontée et hautaine Tahiri Delia, Festus sait qu’il doit toutefois partager avec elle les moindres informations dont il dispose afin de faciliter ses rapports avec elle. Après tout, il vaut mieux ne rien cacher à ce genre d’individus. Il se persuade silencieusement qu’elle serait bien du genre à aller accuser l’Impérium de conspirer contre la Confédération des Systèmes Indépendants s’il venait à lui dissimuler la moindre petite chose… Et actuellement, le régime impérial se passerait bien d’un conflit avec ses “alliés” séparatistes. Au moins, on ne pourra pas lui reprocher un manque de transparence ou un quelconque manque de coopération.

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                                Post n°27
                                Auteur : Dam DOnOs

                                Débarquement immédiat !!! Blaster à la ceinture, me voilà prête au combat ! ... Blaster offert par Lom lors de notre première virée, côte à côte, direction la Forge Stellaire... Ce qui s’est joué hier, ne se jouera pas aujourd'hui...

                                Apprendre à observer le passé pour mieux comprendre le présent et tenter d’anticiper l’avenir. Une tâche possible pour que l’histoire ne se répète pas... Nul ne sait où il va, s’il ne sait d’où il vient. Tel est l’enjeu.

                                Quelle était cette phrase ? … Ah, oui !! ... "Faites demi-tour"...
                                Fumisterie !!! Pour qui il m'a pris ?... Nous pouvons en rire, mais la farce perd de son mordant s’il s’agit de vivre à nouveau les moments les plus sombres de notre histoire.
                                On a souvent tendance à croire que l'imaginaire rime avec l'ailleurs, pour se détacher justement d'une réalité parfois trop, comment dire ? …Envahissante ? ...

                                C’est justement parce que c’était pire qu’il serait décevant de le répéter. Ces deux factions ne tiennent pas compte des leçons ô combien prophétiques de l'histoire. Je ne sais plus qui disait cette phrase, tellement juste : - « un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ».

                                Je n'ai que faire de cette communication... Pour qui se prennent-ils ? ... Des jeunots qui n’ont pas appris à faire leur rototo... Des galopins qui étaient hier encore en nourrice ! Et aujourd’hui, si on leur tordait le nez, il en sortirait du lait !

                                Et je ne vous parle pas ici du lait bleu de Bantha, ce lait produit par les femelles Banthas sur la planète Tatooine.... Deux mentions dans ma pensée qui pourraient leur faire bondir... Femelle, ce terme de la féminité que leur côté machiste ne saurait l'appréhender…Tatooine, planète Républicaine pour qui ils vouent tant de haine. Je n'ai que faire de cette "recommandation"...

                                Ils ne savent pas à qui ils s'adressent ? Ce qui a à savoir de moi Dam DOnos… je ne suis pas que Sénatrice Républicaine, Reine de Dantooine… Je suis Gand avec plus de mordant qu’on y pense…

                                J'ai survécu sur la planète la plus froide de l'univers qu'est Hoth, nourrie, grandi auprès des Wampas.
                                Présente lors de la bataille de la Forge Stellaire, j'ai combattu auprès des plus braves que moi.
                                A peine, la couronne de Dantooine posée sur ma tête, j'ai affronté ce vil maître chanteur qu'était ce Hapien Mel Tinor... Je n'ai jamais cédé... Affublée de ma ceinture d'explosive, relié à mon masque respiratoire Dispositif qui explosera dès lors que je cesserai de respirer. Le même que je porte aujourd'hui.

                                J'ai toujours gardé mon sang-froid face aux menaces. A peine quelques mois après mon élection, j'ai dû faire face à des situations de crise.
                                Après la proclamation de la Nouvelle République, j'ai apporté conseil au Chancelier Nocturna sur son nouveau traité contraire à toutes les valeurs de ce monde. Malheureusement, malgré qu'on ait plaidé leur cause le Jedi décidèrent de ne pas entrer dans la nouvelle République. Quand La Nouvelle République fut proclamée, je remportais le poste de Présidente pour la "Commission de la Diplomatie", servir de médiateur à plusieurs conflits... Et j'ai joué un rôle clef dans une grande variété de programmes sociaux afin d'aider ceux qui étaient dans le besoin à travers la galaxie, malgré les critiques les plus dures qu'ont pu faire ceux qui ne me connaissent pas durant ce mandat. J’ai même été confrontée sur Bodgen à la Moff Raina pour défendre autant le cas du Général Valiant que les valeurs de ma république. Grâce à elle, et je lui en remercie, j’ai pu découvrir que j’étais une diplomate et non une automate. Automate, qu’affectionne tant la Confédération des Systèmes Indépendants.

                                Poussée vers la politique je me consacre avec passion au soutien de la cause des pauvres et des déshérités durant toute ma carrière.
                                Aujourd’hui, plus qu’hier, si je dois mourir, je n'en ai pas peur et je le ferai en gardant tous mes valeurs. Car je suis fière de tout ce que j'ai pu accomplir.
                                Mon seul regret serait de laisser tous ces peuples qui voudraient vivre en paix, ceux m’ont donné leur amitié et leur fidélité...

                                Laisser le monopole à la CSI ou à l'Impérium, pour que le mal fasse de nouveau son apparition dans ce monde... Parce que je suis Républicaine que je dois faire demi-tour ? Navez-vous pas compris, pauvres gens contre le mal, il faut unir les forces vives ?... Ou alors, c’est parce que cela peut faire votre affaire de laisser le mal reprendre le pouvoir ? Pauvre galaxie, elle ne sera jamais libérée tant qu'il y aura dans ce monde, des gens avec l'esprit et le cœur aussi sombre que ce destroyer obscur...
                                Si je fais demi-tour, je vais du mauvais côté. Pas le temps de répondre à de vaines menaces :

                                - Encore des mots toujours des mots, les mêmes mots… Je ne sais plus comment le dire… Rien que des mots…

                                J’ordonne au pilote d’accélérer tout en gardant le silence radio. Dans le passé, le présent, le futur, je n'ai jamais fui mes responsabilités.

                                La navette atterrit dans le hangar de cette "chose", nous mettons pied à terre... Advienne qui pourra !

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