Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Rien ne vient de rien assaut spatial

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
    a écrit sur dernière édition par
    #1

    Post n°1
    Auteur : Super PNJ

    Nous sommes la tempête!


    Le destroyer Keldabe et les deux croiseurs Nova apparurent dans l'espace réel en orbite de Vinsoth, les Nihils étaient sur le pied de guerre, l'oeil de la Tempête ayant fait un pacte avec le Poing de Valiant.
    Assis sur son fauteuil de commandement à bord de son vaisseau amiral, le Seigneur Nihil observait la planète Sith un large sourire se dessinant sur son visage monstrueux.
    "Empare toi de ce que tu désires" tel était le leitmotiv des pilleurs , et ils comptaient bien se servir auprès des habitants , mais avant ça, il devait neutraliser la flotte de défense, c'était bien pour ça qu'ils avaient été recrutés.

    Le seigneur fixait les vaisseaux Sith, censés protéger la planète, en les maudissant intérieurement.
    Hardi-Son s'était auto baptisé l'œil de Nihil après avoir exécuté son propre frère, un seigneur tempête, il observa ses hommes d'équipage qui portaient tous des peintures de guerre et qui n'attendaient qu'un signe de lui pour déclencher les enfers.

    L'oeil se leva et brandit son sceptre éclair, c'était le signal! aussitôt , une alarme retentit dans tous le bâtiment ainsi que dans les autres vaisseaux Nihils, les pilleurs passaient donc à l'attaque.
    Les 36 chasseurs Davaad sortirent du Keldabe tandis que les deux Nova crachaient chacun leur 24 chasseurs Miy'til et six bombardiers Hetrinar qui fonçaient déja sur la flotte ennemie la prenant par surprise.
    Des hurlements et autres cris de guerre résonnèrent sur la passerelle de commandement de chaque vaisseau, une première bordée de torpilles à proton se dirigeaient vers les destroyers Sith, tandis que les artilleurs Nihils engageaient leur turbolaser , le 'Nef dorage' utilisant même ses deux canons à induction de masse pour percer les boucliers protecteur.

    De l'autre coté de la planète, la deuxième vague était prête ,  les cinq canonnières Vanguard et quatre bombardiers Hetrinar prenaient à revers la flotte Sith, à leur bords, des centaines de droids charognards allaient être lancés pour percer les coques et faire des dégâts depuis l'intérieur des bâtiments de guerre.

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      a écrit sur dernière édition par
      #2

      Post n°2
      Auteur : Wyrim Oshindara

      Précédemment


      ⫷ Kar’ta Beskar — Je suis le tranchant ⫸


      Une vibration dans l’ossature du vaisseau. Pas un bruit. Juste cette tension magnétique, ce souffle étouffé qui précède le surgissement. Puis la matière se déchire, et l’espace se courbe.
      Le Kar’ta Beskar glisse hors de l’hyperespace dans un silence abyssal. Comme un prédateur émergeant d’une faille. Il est mon arme, mon écho, mon bras prolongé.

      Devant nous : Vinsoth.

      Et tout autour d’elle : le fer des Sith.
      Le Gladius, leur croiseur de bataille, se dessine comme une carcasse sombre flottant en orbite. 1 200 mètres d’orgueil, bardés de canons et de boucliers, encadrés par un Interdictor et une poignée de corvettes. Mais ce n’est pas une ligne de défense. C’est une ligne d’exécution.
      Je me redresse dans mon siège, mes gantelets s’agrippent aux accoudoirs. Mon casque capte l’humidité de l’air recyclé, les microbruits de la passerelle. Aucun mot superflu. Mes officiers savent. Je n’ai pas à hausser le ton.
      J’analyse les signatures thermiques : surchauffe tribord sur le Gladius. Probablement un relai de redressement secondaire. Erreur tactique. Faiblesse organique.

      « Cible : flanc tribord. Secteurs G12 et H15. Priorité aux interconnexions d’alimentation. »

      Les batteries obéissent. Les vérins se tendent. Les turbolasers se calent dans un grondement presque vivant. Le Kar’ta prend vie sous mes pieds. Chaque pièce, chaque canon, chaque relais énergétique est un nerf de mon corps.
      La vibration monte.

      Tir.

      Les torpilles à concussion s’arquent dans le vide. Des gerbes bleues déchirent l’obscurité, les tirs ioniques pulvérisent les premiers boucliers secondaires. À travers la verrière blindée, je vois les premières déflagrations secouer la carapace du Gladius. Ce n’est pas encore une brèche. C’est une invitation.
      Sous mes pieds, la soute arrière se libère.
      Les Q-Meteor décollent, largués comme des ogives intelligentes. Deux blocs de métal profilés, escortés par nos chasseurs Davaab. Leur silhouette fuselée trace des lignes vives entre les étoiles. Nos pilotes ont peint les gueules d’ours sur leurs coques. Mon blason. Mon clan. Mon passé tatoué sur chaque flanc.

      « Talon, verrouillez les tourelles de flanc. Verda, écran offensif. Talon 3 et 5, quille ennemie, attaque plongeante. »

      Les escadrilles se meuvent comme une seule bête. Mon souffle les guide. La géométrie du champ de bataille se plie à ma volonté. Les Sith ripostent — trop tard, trop lentement.
      Leurs tirs ricochent sur nos boucliers renforcés. Je sens le Kar’ta encaisser, comme si c’était mon armure qui vibrait. Les condensateurs redistribuent l’énergie. Les plaques d’absorption font leur travail. Nous sommes nés pour ça.
      Sur les flancs, j’entends Volk hurler ses ordres aux baies arrière. Kenroger verrouille les sas. Jonga arme ses charges. Ce n’est pas une bataille : c’est un assaut. Et nous en sommes l’avant-garde.
      Le Gladius commence à pivoter, désaxé par nos tirs concentrés. Je vois ses rayons tracteurs s’activer. Trop prévisibles. Je devine déjà où frapper ensuite.

      « Continuez la saturation. Poussez-le hors de sa formation. Isolez-le. Laissez les autres vaisseaux le couvrir — ils tomberont aussi. »

      ⫷ Teyr’kad — Le marteau à deux têtes ⫸


      J’ai vu plus de campagnes que de couchers de soleil.
      Les étoiles ne m’émeuvent plus. Mais aujourd’hui, elles sont notre champ de feu.
      Le Teyr’kad surgit juste derrière le Kar’ta Beskar, légèrement sur bâbord, à angle parfait pour couvrir son flanc et l’ouvrir à la manœuvre. Nous formons un coin. Une tête de bélier. Wyrim frappe en pointe. Moi, je fais vibrer le manche.

      À peine sortis d’hyperespace, j’active les redirections énergétiques. L’IA de bord rééquilibre les boucliers dans un murmure de relais qui cliquettent. Ma passerelle est baignée d’une lueur bleutée, les consoles craquent sous les surcharges tactiques. Mes officiers sont calmes. Ils savent.
      Nous sommes le marteau à deux têtes.

      Le Gladius est là. Le croiseur Sith, dans toute sa démesure hérissée.
      Mais nous sommes Mandaloriens. L’asymétrie nous nourrit.

      « Feu séquencé. Ionisation ciblée, canon 2 à 6. Portée maximale. Ils doivent voir la lumière avant de sentir la morsure. »

      Les ordres tombent. Les canonniers hurlent pour le style. Un grondement traverse le vaisseau. Les batteries lourdes s’ouvrent en salves parfaitement cadencées, telles les respirations d’un dragon mécanique. Chaque tir ionique sature un point précis : les antennes du pont secondaire, les systèmes de relais, les évents de chaleur.

      Le Gladius se tourne vers le Kar’ta. Il ne nous regarde pas.
      Parfait.
      Je pivote légèrement le flanc du Teyr’kad. Un léger roulis dans l’axe. Les trappes latérales s’ouvrent comme des mâchoires.
      Deux Q-Meteor jaillissent en silence. En arrière, nos escadrilles Davaab, ailes resserrées, sortent à leur tour dans un ballet maîtrisé.

      « Chasseurs, verrouillez vos cibles. Objectif : saturation du croiseur d’interdiction. Le Gladius a ses chiens. Coupez-les de leur maître. »

      Déjà, nos chasseurs plongent en croix sur le Gladius, pendant que nos Q-Meteor filent vers l’Interdictor. Le Gladius est massif, mais seul, il ne nous arrêtera pas. S’il active ses rayons tracteurs, il faut que ce soit sur le mauvais vaisseau.
      Et moi, je suis toujours prêt à jouer l’appât.
      Je coupe brièvement les transmissions privées. Une pause. Un silence. Mon regard croise la caméra secondaire : image lointaine du Kar’ta Beskar, se cabrant comme un fauve.

      Wyrim est là.
      Je me souviens encore de Dxun. Du feu. Du sang. Et de cette voix : « L’acier forge le corps. L’honneur forge le clan. »
      Aujourd’hui, c’est nous qui forgeons le champ de bataille.
      Le Teyr’kad se cabre.
      Je hausse la voix.

      « Toutes batteries : Tirs continus. Flanc bâbord du Gladius. Montrons-leur la morsure du beskar. »

      Une nouvelle salve surgit. Les explosions fleurissent sur la coque ennemie.
      Je n’ai pas besoin de victoire.
      Je veux l’écraser.


      ⫷ Vhett’tal — Le Croc Silencieux ⫸


      Je ne parle pas.
      Je frappe.
      Le Vhett’tal n’a pas l’orgueil du Kar’ta, ni la hargne du Teyr’kad.
      Nous sommes le tranchant qui suit la percussion.
      Le silence avant la noyade.

      Quand la lumière distordue de l’hyperespace s’effondre autour de nous, je respire à peine.
      Ma main reste posée sur le bord du fauteuil de commandement. Mes yeux ne quittent pas le holo de la formation ennemie.
      Le Gladius, monstrueux.
      L’Interdictor, plus sournois.
      Et une frégate Nébulon-B, flanquée de trois CR-90. Un écran mobile pour les arrières. Classique. Mais peu inspiré.
      Je murmure :

      « Phase Ombre. Transmettez le plan aux chasseurs. Verrouillez le verrou.»

      Nos Davaab sortent à peine du hangar que les ordres sont déjà en mémoire dans leurs tableaux tactiques.
      Ils ne vont pas attaquer.
      Ils vont glisser. Se faufiler dans les angles morts.
      Chercher la faille.

      Pendant ce temps, je pousse le Vhett’tal dans une courbe gravitationnelle basse. On descend. En orbite tangentielle.
      Pas assez pour entrer en atmosphère, juste assez pour que le Gladius nous perde un instant dans le champ magnéto-gravifique de la planète.
      Ils n’ont pas la techno pour corriger l’angle aussi vite.

      « Batteries ioniques 1 à 3 : verrouillage des moteurs auxiliaires du Gladius. Ne cherchez pas à détruire. Coupez-lui les jambes.»

      La passerelle vibre, feutrée.
      Les tirs ioniques partent, blancs et bleus, comme des veines d’orage.
      Ils frappent bas, juste au niveau des propulseurs secondaires.
      Je vois les remous dans le bouclier ennemi.
      Je souris. Légèrement.

      Mon second, un zabrak tatoué jusqu’au front, murmure :

      « On le tient. Il ne tourne plus.»
      « Pas encore.»

      Je fais signe de couper les communications longue portée.
      Puis je prends la parole — une rareté chez moi.

      « Transmettez à Oribuir : l’ouverture est faite. À eux de s’enfoncer. Nous couvrons le flanc.
      Quant à nous… verrouillez les corvettes. CR-90. On va leur apprendre ce qu’est une embuscade mandalorienne.
      »

      Un plan se dessine dans l’ombre.
      Le Vhett’tal file sous l’angle du Gladius, invisible sous le chaos.
      Et moi, j’attends l’instant.
      Juste l’instant.
      Celui où tout bascule.


      ⫷ Oribuir — Le Cerveau de Fer ⫸


      Le Kar’ta a frappé comme un marteau.
      Le Teyr’kad a foncé comme un bélier.
      Le Vhett’tal s’est glissé comme une lame entre les nervures de la bête.
      Et moi, j’étais là.
      Non pas pour ordonner.
      Mais pour voir.

      Le pont du Oribuir est plus calme que celui des Keldabe. Les voix y sont mesurées, chaque phrase porte le poids d’une décision.
      Devant moi, une holocarte tactique en 3D s’anime : la planète Vinsoth au centre, le Gladius en rouge, les V-wings et Davaab en bleus, les signaux d’interférences gravitationnelles autour du croiseur Interdictor.

      J’ai placé ici mes deux escouades anti-Sith, Orar’adenn et Kad’Haaran.
      Je vois leurs commandants dans les baies d’observation, l’arme au poing, les casques fermés.
      Ils attendent.
      Pas une parole.
      Seulement l’impact à venir.

      — « Rapport des senseurs.»
      — « Boucliers du Gladius à 83 %. Saturation électromagnétique détectée sur les moteurs secondaires. Les tirs du Vhett’tal ont porté.»
      — « Excellent. Transmettez à tous : priorité au pont et au générateur de gravité. Il faut le clouer dans l’orbite.»

      J’active le canal tactique.

      — « Kar’ta, ici Oribuir. Alignez vos batteries latérales. Cible : tourelles ioniques 2 et 3.
      Teyr’kad, dispersion de feu. Repoussez leurs chasseurs vers la couche haute. Nous allons les prendre entre deux vecteurs.
      Vhett’tal, lancez vos chasseurs sur les CR-90. Feu concentré.
      »

      Je marque une pause.
      Puis :

      — « Tous bâtiments, coordination avec la flotte du général Rathac. Contact dans trois… deux…»

      La réalité bascule.
      Sur les côtés, au-delà de notre ligne, je vois les signaux d’identification s’allumer : les destroyers du général Rathac viennent de surgir de l’hyperespace.
      Trois lances sombres, lourdes, effilées.
      Elles s’enfoncent vers l’arrière des lignes ennemies. Le mouvement est net, maîtrisé. Ils savent ce qu’ils font.
      La mâchoire se referme.

      — « Q-Meteor, phase deux. Descendez sur orbite basse, formation cassée, escorte par escouade. Tirs sur points névralgiques, puis extraction immédiate. Ne vous éternisez pas.»

      Je me retourne.
      Derrière moi, Massod est penché sur les lectures ioniques.
      Kenroger contrôle les phases de contre-mesures.
      Et Jonga… déjà en train de superviser la mise en pression de torpilles à concussion spéciales. Il attend le signal.
      Je hoche lentement la tête. Je n’ai rien à ajouter.
      Sur la baie vitrée avant, les premiers flashs de plasma s’écrasent sur le Gladius.
      Le bouclier flambe en violet.

      L’espace se tord sous les premières frappes coordonnées.
      Nous sommes là.
      Et je compte bien écrire cette bataille ligne par ligne, feu par feu.


      ⫷ Kyr’amla’ruus — L’Ombre Silencieuse ⫸


      Je l’appelle l’Ombre, ce croiseur.
      Pas parce qu’il est discret.
      Mais parce qu’il suit, toujours, dans le sillage de la foudre.

      Et quand il arrive, les vivants se remettent à respirer, et les morts cessent de crier.
      À sa tête, un vétéran au sang froid : le capitaine Var Zhand, lourd casque de commandement vissé sur le crâne, décoré d’une seule bande noire — le deuil de ses frères tombés sur Mygeeto.

      Ici, il veille sur 36 chasseurs V-wing, qui n’attendent qu’un ordre pour percer les lignes comme des dards de fer.
      Nous sortons de l’hyperespace dans le second plan, sous les croiseurs principaux.
      Immédiatement, les baies inférieures s’ouvrent.

      — « Baie Delta : libération.
      Baie Epsilon : stabilisation.
      Tous les V-wings, en mode de dispersion lente. Priorité à la défense des Q-Meteor et à la suppression des intercepteurs Sith.
      »

      Les lumières s’éteignent, la coque vibre.
      Des lignes de traînées bleues s’élancent sous le ventre du croiseur : les V-wings, libérés en vol catapulté, forment des flèches tactiques.
      Chaque escadrille vole sous l’autre, se chevauche, se croise.
      Une nuée disciplinée, sans chaos.
      Je capte leur canal.

      — « Escadron Echo, flanc ouest, contre les CR-90.
      Escadron Wesk, ascension rapide, trajectoire anti-torpilles.
      Escadron Vorn, escorte des Vanguard sur orbite basse.
      »

      Var Zhand croise mes yeux via le relais visuel.

      — « Mon seigneur. Le Gladius tourne légèrement. Il va vouloir nous prendre de vitesse par l’est.»
      — « Laisse-le faire. Tire-le. S’il s’expose à ton flanc bâbord, sature-le. Les canons quad-lasers sont là pour ça.»

      Il sourit.

      — « Je comprends. Leurrer pour disloquer.»
      — « Exactement.»

      En contrebas, j’aperçois la surface de Vinsoth — les reflets d’une atmosphère agitée, comme si même la planète attendait.
      Sur les ponts intermédiaires, les 200 soldats du Kyr’amla’ruus courent vers les capsules d’abordage, prêts à intervenir au sol ou à bord d’un navire en perdition.
      Ils sont jeunes. Parfois tremblants. Mais chacun porte le même insigne du clan Oshindara.
      Et chacun sait pourquoi il est là.
      Le capitaine me lance un dernier regard.

      — « Nous sommes votre mur, Wyrim.
      Et votre poing.
      Commandez.
      »

      Je tends la main vers le vide, vers le chaos, et je murmure :

      — « Alors frappez.»


      ⫷ Vanguard — L'Assaut de Fer ⫸


      Les Vanguard n’ont pas l’ombre d’un doute.
      Ni celle de l’échec.
      Elles sont nées pour frapper, écraser, et repartir avant que l’ennemi ne comprenne ce qu’il a subi.
      À bord de la passerelle du Oribuir, je scrute l’horizon de Vinsoth à travers la grande baie vitrée. Les vaisseaux Sith sont encore bien ordonnés, bien rangés, comme s’ils pouvaient contenir ce qui vient. Mais le chaos gronde déjà dans leurs lignes. Et cela ne va pas durer.
      Parce que nous allons frapper.

      — « Vanguard, ici Oribuir. Passage en phase d’attaque. Formation inversée, synchronisation immédiate. Cible prioritaire : les vaisseaux d’interdiction et les flancs du Gladius.»

      Les ordres résonnent dans le silence tendu de la passerelle. L’équipage du Oribuir n’a pas besoin de rappels : chacun sait ce qu’il a à faire. Dehors, les cinq canonnières Vanguard se détachent lentement des baies de lancement, comme des fauves sur le point de bondir.
      Leurs flancs noirs mates, parcourus d’arabesques argentées semblables à des serpentins, brillent à peine dans l’ombre du croiseur. Une promesse silencieuse de précision mortelle.
      Dès qu’elles émergent dans le vide spatial, leur agilité se déploie dans toute sa splendeur. Chaque manœuvre est chirurgicale. Elles glissent, pivotent, se faufilent entre les signatures énergétiques, frôlant les ombres projetées par les croiseurs. Leurs proies les attendent sans les voir venir.
      Un bref communiqué traverse les canaux.

      — « Escadrons Bravo et Zeta, déployez-vous. Ciblez les générateurs de gravité. Prise rapide de l’Interdictor. Pas de survivants.»

      Leurs moteurs vrombissent — un grondement profond, contenu, prêt à mordre — puis les Vanguard plongent comme des chasseuses. Leur inertie se brise dans un ballet précis. Les canons ioniques montent en charge. Elles fondent sur l’Interdictor tel un essaim de prédateurs coordonnés.
      Je n’ai pas besoin de les observer.
      Je sais ce qu’elles vont faire.

      Il y a un choc dans l’espace. Le premier impact résonne comme un battement de cœur dans la coque du Gladius. Les torpilles à concussion vibrent avant de se fendre dans une gerbe blanche d’explosion. Un autre tir frappe en plongée, plus oblique. Les déflagrations illuminent la proue du croiseur ennemi, les charges perforantes mordant la structure jusqu’à en déformer la silhouette.

      Et déjà, les Vanguard sont en retrait. Leur mission accomplie. Elles ne restent jamais. Elles frappent. Elles disparaissent.
      Un éclat dans le vide, une brume de plasma, puis le silence.
      Les défenses automatiques de l’ennemi bégayent. Les rayons tracteurs sont morts, les générateurs de gravité en feu. Un clou dans son propre cercueil.
      Les tirs Sith deviennent erratiques. Trop tardifs. Trop lents.
      J’aperçois les paillettes d’échappement des Vanguard tandis qu’elles entament une nouvelle manœuvre d’approche, prêtes à repiquer là où l’armure s’effrite. Rien ne les retient. Rien ne les ralentit.
      Derrière elles, le Kar’ta Beskar et les croiseurs Keldabe avancent en formation, implacables, écrasant toute tentative de résistance. Les petites unités ont ouvert la voie.
      Mais les Vanguard, elles…
      Elles frappent encore.
      Et toujours.


      ⫷ Davaab — Les Lames du Vide ⫸


      Dans l’ombre du Kar’ta Beskar, les baies ventrales s’ouvrent. Un grondement métallique résonne dans les flancs du croiseur. Les verrous se relâchent, les rampes se déploient, et les premières silhouettes des chasseurs Davaab émergent lentement, comme des crocs prêts à mordre l’espace.
      Je connais ce moment. Ce frisson subtil qui parcourt l’échine de la flotte avant la ruée. Il n’y a pas de cri de guerre, pas de fanfare. Juste le bruit sourd des systèmes qui s’arment, les voyants qui clignotent, les pilotes qui calent leur respiration, fixent leur cible.
      Des guerriers, enfermés dans du métal et du feu.

      — « Escadrons Davaab, phase Delta. Priorité aux intercepteurs et aux relais de commandement ennemis. Formation en V étendu, soutenez les canonnières et neutralisez les chasseurs Sith. Ouvrez la voie.»

      Les hangars du Teyr’kad s’ouvrent à leur tour, suivis de ceux du Vhett’tal. La manœuvre est chorégraphiée à la perfection. Chaque escadron décolle dans une spirale ascendante, moteur hurlant, rognant l’atmosphère résiduelle qui s’accroche encore aux baies de lancement. Un flux de métal et de volonté.

      Les 36 chasseurs du Kar’ta Beskar mènent la charge. Leurs coques sombres, marquées de glyphes de clan, se dispersent comme des éclats d’acier dans le vide. Ils prennent de l’altitude, couvrant les flancs des Vanguard, prêts à engager les chasseurs Sith qui jaillissent à leur tour depuis les ponts du Gladius et de l’Interdictor.
      La mêlée s’annonce violente.

      — « Boucliers adaptatifs sur fréquence 7-Besh. Mettez les brouilleurs en mode passif. Ne vous laissez pas attirer vers les corvettes ennemies. Elles sont là pour vous fixer. Coupez-les.»

      Les Davaab réagissent à chaque mot. Pas un murmure ne répond, mais leurs trajectoires s’affinent, leurs formations se modifient. Certains plongent vers le bas, contournant les poches défensives. D’autres montent en spirale pour saturer les capteurs Sith. Ils se fondent dans l’environnement, usant de leur maniabilité pour frapper par surprise.

      Des traînées de plasma percent le champ de bataille.
      Les premières salves croisent les lignes. Un chasseur ennemi explose dans un flash brutal. Un autre vire de bord mais trop tard : trois Davaab le prennent en étau. La fusillade est brève, chirurgicale. Ils ne chassent pas, ils traquent.
      Dans l’immensité glacée de l’orbite, les escadrons Davaab sont mes yeux, mes griffes, ma rage rendue tangible. Ils ne lâcheront pas le champ avant d’avoir balayé les cieux de Vinsoth de toute présence adverse.

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        Le ChroniqueurL Hors-ligne
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        #3

        Post n°3
        Auteur : Zaden Kryos

        La lumière des étoiles baignait encore le vaste pont du Gladius d'un éclat bleuté cristallin lorsque le capitaine Wissex se pencha légèrement sur la console tactique centrale. Ses doigts effleuraient les commandes holographiques avec la précision d'un chirurgien, chaque geste calculé par des années d'expérience au combat. Autour de lui, les officiers de passerelle s'affairaient avec cette discipline silencieuse qui caractérisait les équipages Sith aguerris, leurs uniformes noirs immaculés contrastant avec la lueur bleutée des écrans tactiques.

        La planète Vinsoth tournait paresseusement en contrebas, sa surface ocre striée de canyons profonds et de chaînes montagneuses déchiquetées. Wissex revenait d'un entretien par hologramme avec Zaden, le mystérieux Sith qui avait de facto repris le contrôle de l'académie et la direction de l'ordre. Cette conversation était restée secrète, mais nul doute que les directives données serviraient encore une fois à de nombreux desseins auxquels aspiraient les Sith.


        Le pont du Gladius respirait la puissance contenue. Les stations de commandement, disposées en arc de cercle autour du fauteuil de commandement, bourdonnaient d'activité. Les officiers de quart scrutaient leurs écrans, analysant les données de senseurs qui balayaient inlassablement l'espace environnant. Le capitaine Wissex, homme de cinquante-trois ans aux cheveux grisonnants et aux yeux d'acier, portait les cicatrices de nombreuses batailles. Sa réputation n'était plus à faire,  c'était un tacticien redoutable, un homme qui avait survécu aux purges internes et aux conflits les plus sanglants.


        Alors que le capitaine restait perdu dans ses pensées, réfléchissant aux implications des ordres de Zaden, un puissant signal sourd et bref brisa le calme du pont. Un signal qu'il n'avait plus entendu depuis plusieurs années... un signal qui n'annonçait que la mort à venir. Le bruit caractéristique d'un détecteur de masse émergent de l'hyperespace résonna dans l'habitacle, faisant se redresser instantanément tous les officiers présents.


        Un sous-officier de pont, un jeune homme aux joues encore glabres mais aux yeux déjà durcis par la discipline Sith, se leva de son poste avec une précision militaire. Sa voix porta claire et forte à travers le pont.


        — Saut hyperspatial détecté, faible dispersion... Non, multiples signatures ! Capitaine, je compte au moins douze contacts !


        Au centre du pont de commandement, la table stratégique holographique se réveilla dans un grondement sourd. La projection tridimensionnelle déploya une vue tactique complète de la zone, montrant Vinsoth au centre et les vaisseaux Sith en formation défensive standard. En une fraction de seconde, la carte se teinta d'un rouge menaçant sur le côté gauche, des icônes ennemies apparaissant comme des pustules sanglantes sur la peau de l'espace.


        — Flotte ennemie en approche directe, Capitaine ! cria l'officier tactique, ses doigts sur les commandes d'analyse. Plusieurs signatures de différentes tailles... Capitaine, ce ne sont pas des pirates, j'en suis certain ! Les signatures correspondent à des vaisseaux de ligne. Quels sont vos ordres ?


        Wissex ne cilla pas. L'homme avait combattu dans les guerres de la Bordure Extérieure, et avait connu nombre de situations catastrophiques. Ses traits demeuraient impassibles, gravés dans cette expression de détermination froide qui avait fait sa réputation. Il inspira profondément, sentant l'adrénaline familière couler dans ses veines.


        — Calculez les vitesses d'approche, distance estimée pour la salve initiale. Identifiez les classes de vaisseaux. C'est une attaque organisée, nul doute. Officier des communications, alertez immédiatement tous les vaisseaux de notre flotte. Formation de combat défensive, protocole noir.


        Sur les projecteurs latéraux, les masses imposantes et menaçantes de quatre croiseurs Keldabe émergèrent de l'espace comme des prédateurs sortant de leur tanière. Leurs silhouettes trapues et hérissées de tourelles projetaient une vision de guerre pure à quiconque les observait. L'ingénierie mandalorienne, réputée pour sa robustesse et sa létalité, prouverait aujourd'hui la puissance de leurs navires de guerre.


        Autour des croiseurs lourds, se déployaient déjà d'autres vaisseaux d'appui en formations serrées et disciplinées. Deux croiseurs Nova, plus petits mais non moins dangereux, manœuvraient. Une frégate Nébulon-B, son mât central caractéristique se détachant nettement, occupait le flanc droit de la formation. Des corvettes et des frégates d'escorte complétaient ce dispositif, créant un mur d'acier et de feu qui se dirigeait inexorablement vers les forces Sith.


        Mais ce qui glaça véritablement le sang de Wissex, ce furent les escadrons de chasseurs qui jaillissaient des hangars ennemis comme des essaims d'insectes meurtriers. Des dizaines de points lumineux se détachèrent des vaisseaux capitaux, formant des formations d'attaque complexes. Des bombardiers Hetrinar, reconnaissables à leurs coques bulbeuses chargées d'explosifs, amorçaient déjà une descente angulaire vers les positions des corvettes Sith. D'autres escadrons, composés de chasseurs rapides et manœuvrants, se déployaient en écran protecteur.


        Aucune communication n'avait été ouverte. Pas de sommation, pas de demande de reddition. Ces ennemis, quels qu'ils soient, savaient exactement où ils mettaient les pieds et étaient venus avec la ferme intention de détruire la flotte Sith jusqu'au dernier vaisseau.


        Wissex serra les dents, ses mains toujours entremêlées derrière son dos dans une posture qu'il avait adoptée des décennies plus tôt. La situation était dramatique. Son esprit de militaire aguerri passait en revue tous les scénarios possibles, analysant les forces en présence avec la froide logique du tacticien. Quatre Keldabe accompagné de plusieurs croiseurs et autres bâtiments contre son Gladius et le Night du capitaine Mouruq, plus trois corvettes CR-90 et une frégate Nébulon-B. Le rapport de force était désastreusement déséquilibré.


        — Enseigne, ouvrez immédiatement un canal de communication avec le Seigneur Zaden, ordonna-t-il d'une voix qui ne trahissait aucune émotion.


        — Bien, Capitaine. Je lance une communication, mais je reçois un signal de brouillage. Il semblerait que notre station d'écoute sur Echine ait été endommagée. La connexion sera légèrement plus lente à établir.


        Wissex pivota, s'avançant vers la grande baie de commandement qui offrait une vue panoramique sur l'espace. À travers la transpariacier blindé, il pouvait voir les premiers mouvements des vaisseaux ennemis, leurs moteurs laissant des traînées lumineuses dans l'obscurité. La bataille allait commencer dans quelques instants, et il devait prendre des décisions qui détermineraient le sort de tous ses hommes.


        En appuyant sur l'une des commandes du pont, un deuxième canal de communication superposé s'ouvrit. L'hologramme scintillant révéla le visage dur du capitaine Mouruq, commandant du Night, ainsi que les enseignes des trois corvettes et le lieutenant dirigeant la frégate Nébulon-B Sith.


        — Messieurs, la situation est claire, commença Wissex d'une voix tranchante. Nous faisons face à une force supérieure en nombre et en puissance de feu. Notre survie dépend de notre capacité à frapper vite et fort, en concentrant nos efforts sur les cibles prioritaires.


        Il fit une pause, laissant ses paroles faire leur effet.


        — Lieutenant, positionnez votre Nébulon-B en croisement défensif à quarante degrés ouest à l'arrière de notre formation. Déployez immédiatement vos deux escadrons de chasseurs. Ils s'occuperont de l'interception des bombardiers ennemis. À défaut de les détruire tous, ils doivent s'assurer qu'ils touchent le moins de cibles possible parmi nos vaisseaux.


        — Compris, Capitaine, répondit le lieutenant d'une voix ferme.


        — Corvettes CR-90, formation en éventail avancé. Mettez les propulseurs à fond et coupez l'émission active de vos senseurs. Vous serez en première ligne, assistées par notre chasse. Offrez toute votre puissance de feu sur les escadrons de chasseurs ennemis. Votre mission est de créer une brèche dans leur écran protecteur.


        Le capitaine Mouruq, bien qu'étant de grade équivalent à Wissex, agissait en tant que second de ce dernier pour cette bataille. C'était un homme de trente-huit ans, sa réputation de tacticien n'avait d'égale que sa brutalité au combat.


        — Capitaine Wissex, dit-il en se penchant vers la console de communication, au vu de notre puissance de feu, attaquer directement les Keldabe est peine perdue. Au mieux, nous pourrons en neutraliser un seul temporairement, mais il sera impossible d'en détruire un avec nos ressources actuelles. Nous devrions concentrer notre puissance de feu sur leurs vaisseaux auxiliaires : les deux croiseurs Nova, la frégate Nébulon-B ainsi que leurs corvettes d'escorte.


        Wissex hocha lentement la tête, son expression demeurante impassible malgré la vérité cruelle de ces paroles. Mouruq avait raison, et c'était une évidence tactique douloureuse mais nécessaire. Le feu concentré du Gladius et du Night, même appuyé par leurs escorteurs, ne suffirait pas à percer les défenses d'un seul croiseur Keldabe. Leurs boucliers composites à triple couche et leur blindage renforcé durasteel-beskar étaient conçus pour soutenir un siège prolongé, pas pour tomber à la première escarmouche.


        — Très bien, Mouruq. Nous priorisons les cibles secondaires. Les croiseurs Nova et la frégate Nébulon-B ennemie devront être neutralisés en priorité. Une fois ces menaces éliminées, nous réévaluerons la situation.


        Il se tourna vers la table holographique et sélectionna deux des icônes rouges clignotantes, les faisant briller d'une surbrillance menaçante. Sa voix se durcit encore.


        — Escadrons Lame et Cauchemar, votre mission sera d'isoler la frégate Nébulon-B ennemie. Faites croire à une percée frontale, puis frappez le mât central. Si vous l'atteignez, leur frégate se disloquera en deux parties.


        Un tremblement sourd et profond vibra soudain à travers le plancher métallique du Gladius. Les lumières vacillèrent une fraction de seconde avant que les systèmes de compensation ne se stabilisent. Le premier tir d'artillerie lourde mandalorienne venait de percuter leurs boucliers déflecteurs. Le tir, parfaitement calibré et concentré, avait eu la malchance de toucher un point de convergence critique du système de protection, faisant chuter la puissance des boucliers à déjà quatre-vingt-trois pour cent de leur capacité maximale.


        — Dégâts mineurs, Capitaine, rapport l'officier d'ingénierie. Les boucliers tiennent, mais ils nous testent déjà. Leur portée est plus importante que prévu.


        À travers la baie de commandement, les premières lueurs des propulseurs Sith s'allumèrent dans l'obscurité comme des étoiles naissantes. Les escadrilles du Gladius, peintes de noir et de rouge selon les couleurs de l'Empire, fendaient déjà l'espace vers la horde ennemie. Les chasseurs et bombardiers se déployaient en formations d'attaque parfaitement coordonnées. En contrebas, les chasseurs mandaloriens s'alignaient en réponse, leurs formations aussi précises que des lames de sabre, leurs coques argentées scintillant sous la lumière stellaire.


        Les communications tactiques crépitaient d'activité :


        — Lame Un à Lame Deux, j'ai un visuel sur la frégate cible. Préparez vos torpilles.


        — Cauchemar Leader, formation en delta, approche par bâbord. Évitez les turbolasers lourds.


        — Gladius Control, ici Dague Leader. Nos senseurs détectent une importante activité de chasseurs ennemis. Ils sortent en masse de leurs hangars.


        La bataille spatiale allait commencer dans toute sa violence destructrice.


        — Capitaine ! s'écria soudain l'officier de surveillance. Des transporteurs Q-Meteor entament leur descente atmosphérique vers Vinsoth.


        — Tchhh... gronda Wissex entre ses dents. Ils veulent débarquer ici et maintenant. Ces maudits Mandaloriens sont venus pour conquérir, pas seulement pour détruire notre flotte.


        Il se redressa, sa décision prise en une fraction de seconde. Sa voix se fit tranchante comme une lame.


        — Que la frégate change de vecteur immédiatement et plonge en orbite basse pour intercepter les Q-Meteor. S'ils atteignent le sol, que ce soit dans des carcasses fumantes. Qu'elle soit accompagnée d'un seul de ses escadrons, le deuxième reste pour intercepter les bombardiers comme prévu.


        Il inspira longuement, ses narines se dilatant. L'odeur caractéristique du combat spatial emplissait déjà l'air recyclé du pont, le métal chauffé par les s
        urcharges énergétiques, l'électricité statique des champs de force saturés, l'ozone produit par les systèmes d'armes. Cette senteur âcre et métallique, Wissex la connaissait bien. Ce n'était que le début.

        — Capitaine Mouruq, reprit-il en se tournant vers l'hologramme de son second, vous avez le flanc nord. Conduisez vos hommes comme vous l'avez toujours fait. Montrez-leur que nous ne sommes pas à prendre à la légère.

        Il marqua une pause, son regard d'acier rivé sur le champ de bataille qui s'embrasait. Les premiers échanges de tirs traçaient déjà des lignes de feu entre les vaisseaux.


        — Ce jour ne nous appartient peut-être pas... mais nous leur ferons payer chaque centimètre d'espace, chaque seconde de combat.


        Le Gladius vibra à nouveau, cette fois sous l'impulsion de son propre feu. Les batteries principales s'illuminèrent d'une lumière aveuglante et crachèrent leur rage incandescente vers les cibles désignées. Douze turbolasers lourds et six canons à ions convergèrent sur le premier croiseur Nova.


        Le vide spatial, quelques instants plus tôt figés dans un calme précaire, se transforma instantanément en un champ de guerre flamboyant. Les chasseurs Sith fendaient l'espace à pleine vitesse, leurs moteurs rugissant comme des bêtes mécaniques affamées. Les pilotes, sélectionnés parmi l'élite des forces impériales, maniaient leurs appareils avec une précision mortelle héritée de longues années d'entraînement.


        En tête de la formation d'attaque, les escadrons Lame et Cauchemar encerclaient déjà leur cible prioritaire, la frégate Nébulon-B mandalorienne. Cette frégate, longue de trois cents mètres, présentait son mât central caractéristique comme une épine dorsale vulnérable. Ses tourelles défensives pivotaient déjà, cherchant à établir un barrage de feu protecteur.


        Le leader de l'escadron Lame, manœuvrait son chasseur avec l'aisance d'un prédateur né. Sa voix résonna dans les communications


        — Lame Formation, approche en tenaille. Cauchemar, vous prenez le flanc tribord. Nous allons les prendre en étau.


        Ces pilotes n'étaient pas de simples soldats. C'étaient des vétérans, des as de la guerre qui portaient dans chaque vol la brutalité et l'efficacité de l'ordre Sith. Leurs chasseurs glissaient entre les tirs défensifs avec une agilité surnaturelle bien que d’autres moins chanceux se faisaient pulvériser.


        Un chasseur vira brusquement à bâbord dans une manœuvre si violente qu'elle aurait tué un pilote moins entraîné. Il plongea vers le mât central de la frégate, ses senseurs verrouillant automatiquement sa charge à protons. Dans une fenêtre d'attaque parfaite, il arma sa torpille, visa le point de jonction critique entre le mât et la section arrière...
        ...et tira.


        La torpille à protons jaillit de son lanceur dans une traînée bleutée, filant vers sa cible à une vitesse vertigineuse. Mais la frégate ennemie, commandée par un capitaine mandalorien expérimenté sans doute, effectua un changement de cap brutal au dernier moment. La torpille, arrachée à sa trajectoire par ce mouvement inattendu, manqua son objectif principal et s'écrasa contre le hangar bâbord de la frégate.


        La détonation fut absolument monstrueuse. L'explosion de la torpille à protons déchira la coque blindée comme du papier, créant une brèche béante de cinquante mètres de diamètre. Un pan entier de la structure céda sous l'impact, projetant des débris incandescents dans le vide spatial. Le feu se propagea instantanément dans les compartiments internes, alimenté par les réservoirs d'oxygène et les conduites énergétiques endommagées.


        Des modules de contrôle furent arrachés ou carbonisés par l'onde de choc. Une épaisse fumée noire s'échappa des flancs de la frégate, désormais grièvement endommagée et partiellement paralysée. Ses systèmes de propulsion secondaires flamboyèrent avant de s'éteindre, laissant le vaisseau dériver lentement sur sa lancée.


        — Touché ! cria Lame I. Frégate ennemie endommagée, mais toujours opérationnelle. Cauchemar, à vous de jouer !


        Pendant ce temps, la frégate Nébulon-B Sith, fidèle au plan de bataille de Wissex, avait plongé en orbite basse de Vinsoth. Ses moteurs ioniques poussés à leur maximum, elle fendait l'atmosphère.


        — Cibles en vue, annonça son officier d'artillerie. Six transporteurs Q-Meteor en formation serrée, altitude décroissante.


        — Ouvrez le feu ! Toutes les canons, feu continu !


        La frégate ouvrit le feu sur les transporteurs mandaloriens en descente vers Vinsoth. Ses turbolasers légers et ses canons à ions tiraient dans l'atmosphère dense. Les Q-Meteor, bien que rapides et maniables, se retrouvaient pris dans un piège mortel. Leurs boucliers, calibrés pour le combat spatial, peinaient à résister aux conditions atmosphériques combinées au feu nourri de la frégate, mais heureusement il ne s’agissait que d’une frégate Nébulon-B il en faudrait plus pour abattre les troupes d’assaut Mandolorienne.
        Un transporteur fut touché de plein fouet par une salve de turbolasers. Son bouclier deflecteur s'effondra dans une gerbe d'étincelles, et les tirs suivants pénétrèrent sa coque blindée. L'appareil explosa dans une boule de feu orange, ses débris retombant vers la surface de Vinsoth comme une pluie météoritique. 
        Il n’était qu’une question de temps avant que les Mandaloriens ne goutent à la revanche en détruisant la frégate Sith.

        Dans l'espace, la bataille principale faisait rage avec une intensité croissante.


        Le Night, positionné sur le flanc nord selon les ordres de Wissex, avait engagé l'un des croiseurs Nova dans un duel d'artillerie impitoyable. Le capitaine Mouruq, debout sur sa passerelle, observait les échanges de tirs avec un calme glacial. Son vaisseau, bien que moins puissant que le Gladius, compensait par l'expérience de son équipage et la précision de ses tirs.


        — Batteries principales, tir groupé sur les générateurs de boucliers ennemis, ordonna-t-il.


        Les canons du Night pilonnaient le croiseur Nova avec une précision chirurgicale. Chaque salve était calculée pour infliger le maximum de dégâts tout en conservant les munitions. Les batteries principales frappaient en cadence soutenue, sectionnant progressivement les déflecteurs du croiseur adverse comme un scalpel furieux manié par un chirurgien expert.


        Les éclairs d'impact illuminaient la coque du Nova, déjà striée de brèches fumantes et de points d'impact béants. Les boucliers du vaisseau ennemi fluctuaient sous les coups répétés, leurs générateurs surchauffant dangereusement.


        Mais l'ennemi ne restait pas passif. Les contre-salves du croiseur Nova faisaient trembler le Night à intervalles réguliers, testant la résistance de sa coque blindée. Plusieurs ponts secondaires du Night avaient été éventrés par des tirs particulièrement bien ajustés. Un des réacteurs tribord fumait, ses conduites de refroidissement calcinées par une surcharge énergétique. Tandis qu’un bombardement Mandalorien avait rendu hors service leur puit de gravité…


        — Rapport de dégâts ! demanda Mouruq, sa voix restant parfaitement maîtrisée malgré la violence du combat.


        — Boucliers à trente-huit pour cent, Capitaine. Réacteur tribord en mode dégradé, mais fonctionnel. Pas de brèches critiques dans la coque sauf sur le puit de gravité…


        — Continuez le feu. Concentrez tous les tirs sur leur section centrale.


        De son côté, le Gladius, avec son armement, avait entamé une manœuvre d'attaque croisée complexe. Wissex, fidèle à sa réputation de tacticien brillant, divisait le feu de son vaisseau entre plusieurs cibles simultanées. Les batteries principales martelaient le second croiseur Nova, tandis que les tourelles latérales dirigeaient un feu de suppression vers les Keldabe pour les forcer à modifier leurs formations.


        Cette tactique visait à créer la confusion dans les rangs ennemis, à les faire reculer ou au moins à disperser leur propre couverture de chasse. Une pluie d'impacts s'abattit sur le Nova ciblé, testant la résistance de ses boucliers composites. Les défenses du croiseur restaient toujours bien solide.


        C'est alors que les chasseurs mandaloriens entrèrent en action.


        Une escadrille de chasseurs, fondit sur les Sith avec une violence inouïe. Ces appareils, conçus spécifiquement pour la guerre, étaient pilotés par des guerriers mandaloriens.
        Un chasseur de l'escadron Lame, piloté par un jeune pilote, se retrouva pris en chasse par deux Mandaloriens. Ces derniers, coordonnant parfaitement leur attaque, le prirent en tenaille. Le chasseur Sith, faisant preuve d'une habileté remarquable, effectua une boucle verticale parfaite, tentant de prendre ses poursuivants à revers.


        — Lame Cinq en difficulté ! cria-t-il dans les communications. Deux sur ma queue, demande assistance !


        — Lame Deux en approche, tiens bon ! répondit son coéquipier.


        Mais les Mandaloriens étaient des prédateurs nés, anticipant la manœuvre de Lame Cinq, ajustant leur trajectoire et ouvrirent le feu. Les canons laser touchèrent l'aile gauche de Lame Cinq, arrachant le panneau solaire dans une explosion d'étincelles. L'appareil, déséquilibré, partit en vrille avant d'exploser sous les tirs conjugués de la bataille


        — Lame Cinq abattu. Lame Formation, resserrez les rangs. Cauchemar, couvrez notre approche sur la frégate !


        Wissex, observant la bataille depuis son poste de commandement, ne perdit pas une seconde pour exploiter cet avantage.


        — Cible secondaire acquise et vulnérable ! ordonna-t-il. Redirigez le feu principal sur la frégate Nébulon-B ennemie. Finissons-en avec elle avant qu'elle ne se rétablisse !


        Le changement de cible fut instantané, témoignant de l'efficacité légendaire des équipages Sith. Les serveurs des batteries principales encore opérationnelles pivotèrent leurs canons avec la précision d'horloges mécaniques, réajustant leurs paramètres de tir en quelques secondes. La frégate mandalorienne, déjà déstabilisée par l'explosion dans son hangar et les incendies internes non maîtrisés, subit maintenant la fureur concentrée du Gladius.


        Les premières salves du croiseur Sith arrachèrent les derniers vestiges des boucliers surchargés de la frégate. Les tirs suivants, ne rencontrant plus aucune résistance, passèrent à travers les défenses comme des lames chauffées au rouge. Les faisceaux turbolaser éventrèrent la carlingue, désintégrant la section médiane du vaisseau dans une série d'explosions en chaîne.


        Le mât central, cette caractéristique structurelle des frégates Nébulon-B, vibra sous les impacts répétés. Le métal se tordit, les soudures cédèrent une à une. La frégate tangua violemment, ses lumières internes vacillant comme des bougies dans le vent. Les systèmes d'éclairage de secours s'activèrent, baignant l'intérieur du vaisseau d'une lueur rouge d'alerte.


        Mais les terribles Mandaloriens à bord n'étaient pas des proies faciles. Même face à la destruction imminente, ils continuaient à riposter avec une détermination farouche. Les tourelles de la frégate, alimentées par les générateurs de secours, crachaient encore leur feu vers les chasseurs Sith qui harcelaient leur vaisseau mourant.


        — Frégate ennemie en perdition ! annonça l'officier tactique. Mais elle continue de tirer

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          Auteur : Zaden Kryos

          !

          Un nuage de chasseurs mandaloriens, surgissant comme des faucons depuis la zone contrôlée par les Keldabe, fondit soudain sur les escadrons Sith avec une violence inouïe. Ces renforts, tenus en réserve jusqu'à présent, engagèrent de plein fouet la chasse Sith qui harcelait la frégate en perdition. Les escadrons Cauchemar et Lame furent brutalement interceptés dans leur manœuvre d'attaque.


          Les chasseurs Sith répliquèrent avec la vigueur du désespoir. Le leader de l'escadron Lame, manœuvrait son intercepteur avec maîtrise.  La bataille aérienne se transformait en un carnage mutuel, mais les Mandaloriens avaient l'avantage du nombre. Les formations Sith, initialement parfaites, se disloquaient sous les assauts répétés. Les communications tactiques, auparavant disciplinées, se transformaient en appels désespérés à l'aide.


          — Lame Trois, j'ai deux sur ma queue ! Demande assistance immédiate !


          — Cauchemar Leader, ils sont tous autour de moi…AHHHH !!!!


          — Ici Dague Cinq, mon moteur gauche est touché ! Je ne peux plus manœuvrer !

          Au milieu de ce chaos aérien, le Night poursuivait son duel titanesque avec le croiseur Nova. Malgré ses dommages croissants, le vaisseau de Mouruq poussait son assaut avec une détermination farouche. Les batteries principales du croiseur Sith martelaient inlassablement leur cible, chaque salve calculée pour infliger le maximum de dégâts.
          Le croiseur Nova ennemi, ses boucliers désormais réduits à néant, encaissait les coups avec une résistance admirable. Sa coque blindée, conçue selon les standards Hapiens, résistait encore aux tirs.


          — Capitaine, dit l'officier d'ingénierie du Night, nous avons perdu quarante pour cent de nos batteries principales. Le blindage latéral ne tient plus qu'à un fil. Plusieurs ponts sont dépressurisés. Nous avons des morts et des blessés.


          Mouruq serra les dents. La victoire avait un goût amer quand elle coûtait si cher en vies humaines.


          Pendant ce temps, les corvettes CR-90 Sith menaient leur propre bataille désespérée contre les forces d'escorte mandalorinnes. Ces petits vaisseaux, rapides et maniables, harcelaient les flancs de la formation ennemie avec leurs canons laser. Mais ils étaient surclassés par les vaisseaux mandaloriens, mieux blindés et plus lourdement armés.
          Une corvette, tentait d'échapper à la poursuite de deux destroyer Keldabe. Ses moteurs poussés au maximum, elle zigzaguait entre les débris spatiaux, utilisant chaque obstacle comme couverture. Mais ses poursuivants gagnaient du terrain.


          La corvette bondit en avant dans un sursaut d'énergie, distançant momentanément ses poursuivants. Mais ce répit fut de courte durée. Les canons des destroyer mandaloreinnes trouvèrent leur cible. Une salve percuta la poupe, arrachant ses moteurs dans une explosion spectaculaire.


          Le vaisseau, privé de propulsion, dériva dans l'espace. Ses systèmes d'armes, alimentés par les générateurs de secours, continuaient à tirer sporadiquement. Mais c'était un combat perdu d'avance.


          C'est dans ce contexte de bataille acharnée que la communication avec le Seigneur Zaden fut finalement établie. Les parasites et les interférences, causés par les dégâts subis à la station relais d'Echine, rendaient la transmission difficile, mais audible.


          Sur le pont du Gladius, au milieu du chaos du combat, l'image holographique du Sith apparut dans un scintillement bleuté. Zaden se tenait dans ce qui ressemblait à une salle d'audience, ses traits figés dans une expression de concentration intense.


          Le capitaine Wissex, gardant son sang-froid malgré la situation qui poussait ses nerfs à bout, prit directement la parole. Autour de lui, les explosions et les impacts résonnaient à travers la coque du Gladius, ponctuant ses paroles d'un rythme martial et apocalyptique.


          — Seigneur Zaden ! commença-t-il d'une voix ferme mais tendue. Nous sommes sous attaque massive. Une importante flotte ennemie a émergé en orbite, et des transporteurs foncent déjà vers la surface de Vinsoth. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils ne détruisent l'intégralité de nos forces spatiales. Nous tentons de tenir le coup, mais nous devons absolument trouver une solution ! Leurs forces nous dépassent largement en nombre et en puissance de feu !


          Zaden, depuis sa salle d'audience, observait l'hologramme du capitaine avec une expression indéchiffrable. Il mit un temps de réflexion avant de répondre, pesant chaque mot avec la sagesse cruelle des Sith.


          — Je vois, capitaine, dit-il finalement de sa voix grave et mesurée. Il semblerait que finalement notre présence sur Vinsoth ait attiré les foudres de plusieurs factions. Cette attaque n'est pas fortuite,  elle est le résultat de nos actions passées qui reviennent nous hanter.


          L'Anzat marqua une pause, ses yeux se perdant dans une réflexion profonde. Quand il reprit la parole, sa voix portait le poids de décisions lourdes de conséquences.


          — Nous allons devoir nous résoudre à combattre au sol, capitaine. La bataille spatiale est déjà perdue d'avance avec ce rapport de forces. Il est inutile de perdre l'intégralité de nos effectifs navals dans un combat sans espoir. Préparez immédiatement le Gladius à l'évacuation. Visiblement, les plans que j'ai prévus devront être mis en œuvre plus tôt que prévu.


          Zaden fit un geste de la main, et des coordonnées spatiales apparurent sur l'écran de communication.


          — Rendez-vous aux coordonnées de l'apprentie Nyx'ara, dans le système Adega. Une fois là-bas, silence radio complet jusqu'à nouvel ordre. Le reste de la flotte restera pour combattre et ralentir l'avancée ennemie. Votre commandement de la flotte sera transféré à votre second, le capitaine Mouruq. Il connaît son devoir.


          Le capitaine Wissex resta figé une seconde, abasourdi par la décision qui venait de tomber comme un couperet. Abandonner ses hommes, fuir au moment où ils avaient le plus besoin de lui... cette perspective lui lacérait le cœur comme une lame chauffée au rouge. Ses mâchoires se crispèrent légèrement, trahissant sa lutte intérieure, mais sa discipline reprit rapidement le dessus.


          Il savait que discuter l'ordre d'un Seigneur Sith était aussi inutile que suicidaire. Dans la hiérarchie, l'obéissance était absolue, et la désobéissance se payait de la vie. Pourtant, l'idée de fuir, d'abandonner ses hommes au feu de l'ennemi, lui était physiquement douloureuse.


          Il s'inclina légèrement devant l'hologramme, sa voix demeurant ferme malgré l'amertume qui l'emplissait.


          — Bien, Seigneur Zaden. Le Gladius se repliera comme ordonné. Que la Force vous guide dans votre plan, et que nos sacrifices ne soient pas vains.


          L'image bleutée s'évanouit dans un grésillement d'interférences, laissant Wissex seul avec ses pensées et ses ordres. Le pont du Gladius, baigné de la lumière rouge des alertes, semblait soudain plus petit, plus oppressant. Le capitaine inspira profondément, puisant dans ses réserves de courage pour affronter ce qui allait suivre.
          Il pivota brusquement vers ses officiers, sa voix retrouvant instantanément son autorité de commandement.


          — Préparez-vous à engager un départ en hyperespace.


          L'officier tactique, leva les yeux de ses écrans avec une expression troublée.


          — Et la flotte, Capitaine ? demanda-t-il, visiblement déchiré entre le devoir et l'incompréhension.

          Wissex serra les dents, sa mâchoire se contractant. Il regarda une dernière fois par la baie de commandement, observant les vaisseaux Sith qui continuaient leur combat désespéré contre les forces mandalorinnes. Le Night, criblé d'impacts mais toujours combatif, échangeait des salves avec un autre croiseur Nova. Les corvettes, dont deux étaient déjà en perdition, harcelaient encore les flancs ennemis.


          Quand il répondit, sa voix était plus basse, chargée d'une émotion contenue.


          — C'est au capitaine Mouruq de la commander désormais. Il comprendra ses responsabilités.


          — Capitaine ! cria l'officier de navigation. Les Keldabe se rapprochent ! Ils tentent de nous prendre en tenaille !


          Effectivement, les quatre croiseurs lourds mandaloriens, jusque-là tenus à distance par les manœuvres tactiques de Wissex, convergeaient maintenant vers le Gladius. Leurs coques massives, hérissées de tourelles, se détachaient comme des montagnes métalliques dans l'espace. Leurs canons lourds, capables de percer le blindage de n'importe quel vaisseau, se tournaient vers le croiseur Sith.


          — Préparez le saut en hyperespace ! ordonna Wissex. Coordonnées déjà entrées, vérification des paramètres ! Nous avons trente secondes avant qu'ils ne soient à portée efficace !


          Les réacteurs principaux du Gladius rugirent, vomissant une lueur écarlate dans l'espace. Le croiseur Sith, vaisseau amiral de cette bataille désormais perdue, entama un virage désespéré vers sa fenêtre de fuite. Les manœuvres étaient risquées, les marges de sécurité réduites au minimum, mais c'était leur seule chance de survie.


          — Transfert de commandement en cours ! annonça l'officier de communication. Le capitaine Mouruq confirme la réception.


          À bord du Night, le capitaine Mouruq recevait effectivement le transfert du commandement de la flotte. L'interface de commandement afficha les codes d'autorité, confirmant son nouveau statut. L'ordre était clair et sans appel : tenir la ligne, coûte que coûte, et retarder l'avancée ennemie aussi longtemps que possible.


          Mouruq, debout sur sa passerelle endommagée, observait les écrans tactiques avec un calme glacial. Il savait que cette bataille était perdue, que ses chances de survie étaient minimes. Mais il était un marin Sith, et les Sith ne connaissaient pas la reddition.


          Il hocha lentement la tête, acceptant son destin avec la sérénité du guerrier.


          — Ainsi soit-il, murmura-t-il.


          C'est à ce moment précis que les Keldabe ouvrirent le feu.


          Quatre salves simultanées, d'une puissance destructrice inimaginable, convergèrent vers le Gladius. Les canons lourds mandaloriens, alimentés par des générateurs de la taille d'un bâtiment, crachèrent leur fureur dans l'espace. Les faisceaux énergétiques, larges comme des tunnels, filaient vers le croiseur Sith.


          — Saut en hyperespace ! MAINTENANT ! hurla Wissex.


          L'hyperpropulseur du Gladius s'activa dans un rugissement assourdissant. L'espace se distordit autour du vaisseau, les étoiles s'étirèrent en lignes lumineuses. Mais les tirs ennemis étaient déjà en route, et la fenêtre de fuite se rétrécissait dangereusement. 
          Deux des salves mandalorinnes manquèrent leur cible, passant à travers l'espace déformé où le Gladius se trouvait une fraction de seconde plus tôt. Mais les deux autres touchèrent le croiseur Sith au moment précis où il entrait dans l'hyperespace. L'impact fut cataclysmique, des membres d'équipages moururent et même sur le pont la secousse fut si violente que le capitaine Wissex trébucha pour ne pas se relever... Les boucliers arrière du Gladius s'effondrèrent instantanément, incapables de résister à une telle puissance de feu. Les salves perforèrent la coque blindée, arrachant des sections entières de la poupe du vaisseau. Les batteries laser arrière furent pulvérisées, leurs générateurs explosant en chaîne. Mais le Gladius était déjà parti, filant dans l'hyperespace vers sa destination secrète. Il avait survécu, mais au prix de dégâts considérables, et il fallait désormais espérait que la trajectoire ne serait pas comprise et qu’il sorte n’importe où dans l’espace... Derrière lui, dans l'espace normal, la bataille continuait avec une rage décuplée.

          Les forces Sith restantes, privées de leur vaisseau amiral, se regroupèrent autour du Night dans une formation défensive désespérée. Mouruq, assumant pleinement son rôle de commandant, organisa une dernière résistance

          — Tous les vaisseaux, soit une corvette, un frégate Nébulon B et le Night, écoutez-moi ! dit-il dans les communications générales. Battons-nous jusqu’à la fin, n’ayez pas de doutes qu’ils ne feront preuve d’aucune pitié envers nous alors faites-en de mêmes !!


          La frégate Nébulon-B Sith, remontant de son interception des transporteurs, rejoignit la formation. Les chasseurs Sith survivants, une vingtaine d'appareils, se rassemblèrent autour de la formation. Leurs pilotes, étaient déterminés à vendre leur vie le plus chèrement possible.


          Face à eux la flotte mandalorienne qui était en réalité composait de deux composante l’une mandolorienne et l’autre répondant au nom de l’œil de Nihil, se tenaît prête et les trois derniers vaisseau Sith vivaient leurs derniers instants.

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            Post n°4
            Auteur : Valiant

            Depuis la passerelle du vaisseau amiral automatisé, casque sous le bras Valiant observa la bataille spatiale depuis la verrière, les corsaires recrutés pour l'occasion savaient se battre c'était un fait et l'assaut des Mandaloriens avait été  également redoutable, à tel point que le vaisseau amiral ennemi avait fui en hyperespace. Le clone regretta de ne pas avoir d'Interdictor en sa possession ou simplement fait poser des mines à impulsion de masse pour éviter la fuite des vaisseaux Sith.
            Il s'occuperait de ce destroyer noir plus tard, la bataille pour Vinsoth était toujours en cours.
            Les vaisseaux obscurs restants se regroupèrent sans doute pour un dernier baroud d'honneur mais cela ne suffirait pas pour retarder l'invasion, la planificatrice avait donc eu raison, les Sith n'allaient pas résister face à une telle démonstration de force et certains avaient préféré déserter.
            Les Nihils tels des charognards spatiaux, tournaient autour des vaisseaux Sith lâchant torpilles, missiles et autre traits de laser sur leur cible à chaque passage.

            -Contre Amiral Vasc-0, il est temps de donner le coup de Grace à leur flotte! et déployez les transports!


            Le droid FEG modifié qui se tenait debout seul devant les panneaux de contrôle accusa réception des ordres donnés, les turbolaser étaient tous reliés au même ordinateur de visée pour plus d'efficacité, les coordonnées de tir étaient également diffusés sur les réseaux des trois autres destroyers automatisés.
            :droïde3:-A vos ordres général/

            Les turbolasers crachèrent en simultané leur traits rouges en direction de la flotte Sith créant des dégâts dans les coques et surtout entrainant la panique au sein de leur équipage mais Valiant avait cessé d'être spectateur, il avait remis son casque , il était temps de lancer les barges d'assaut.
            Il avait rejoint les hangars ou patientaient les troupes, mercenaires, droids de combat, Chevins ou encore cyborgs, tous avaient un objectif différents mais une même mission, détruire les adeptes du coté obscur.
            Il salua Merrik le leader Chevins,  le colonel Alistair, chef de la Shadow Company et Zimako, le tacticien pour droid qui étaient tous parés au départ avec leur troupe et leur cible pré définie.
            Escorté par Dayi-O, el droid EV porteur de bannière,  le clone monte à bord de son transport DX-9, le capitaine Mattox, et la centaine de membres du Security Concepts venant tout droit de Poln Major. Ces soldats avaient été modifiés à l'aide de prothèses artificielles pour renforcer leur efficacité et l'OCP avait fait même greffer dans leur cerveau un calculateur de combat.
            Ce n'était pas le genre de frères d'arme que Valiant préférait, il préférait des guerriers avec un libre arbitre,  mais pour cette opération, Cathar se devait de rester discrète. il s'assit dans son siège et enclencha son harnais de sécurité, et c'est la voix déformé par un vocodeur qu'il annonça:

            -A nous de jouer les enfants, déclenchons les enfers sur Vinsoth!


            Les voyants passèrent au vert, et tel un essaim de guêpes les transports prirent la direction de la surface , escorté par les chasseurs stellaires des destroyers, chaque groupe de combat avait une cible sur chaque continent...
            Pour le clone, la bataille continuerait au sol!

            Spoiler
            HRP
            Début des opérations au sol:
            Shadow Company (pnj mercenaire) VS  Dark Nihls (PNJ) -> l'Echine
            Bataillon d'acier (pnj droid ) VS  Finall (PJ) + Plessiii (PNJ)    -> Aeziel  
            Wyrim + Mandalorien VS  Dark Sillius (PNJ) + Pandore (PJ)  -> Minas   
            Valiant -> Volantis
            Sihudas (pnj) VS Zaden (PJ)  ->Tour sombre
            Ouillé (pnj) VS Shin'kai (pnj) -> El Vins 
            Loth Loup (pnj) VS Commandant Silver, Capitaine Mex et l'unité  1-A  (PNJ) -> Sinusia
            Wyrim et Zaden vous pouvez continuer la bataille spatiale si vous le souhaitez.

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              Post n°5
              Auteur : Wyrim Oshindara

              L’espace est une guerre à trois dimensions.
              Et chaque vaisseau que je déploie est une lame que je tiens entre mes doigts.

              Nous avons séparé la meute.

              ✦ Kar’ta Beskar — Briseur de Dôme

              Je suis à son bord.
              Le Kar’ta Beskar reste en orbite haute, croisé en tenaille autour de l’Interdictor, verrouillé comme une proie prise au piège.
              Nous menons l’abordage.
              Les crochets magnétiques sont fixés.
              Les corridors pressurisés sont en place.
              Les escouades d’élite percent la coque par grappes, suivies par les commandos d’abordage.
              À chaque couloir sécurisé, je reçois une confirmation brève.
              Les Sith encore à bord luttent désespérément — mais l’issue est écrite.
              Je ne compte pas capturer un navire. Je compte le retourner contre eux.

              ✦ Teyr’kad — L’Enclume de Sang

              Le Teyr’kad orbite à basse altitude.
              Ses tourelles défensives couvrent les zones de déploiement, écrasant les bunkers de surface avec des rafales synchronisées.
              Il sécurise les cieux de Minas.
              Les transports blessés y trouvent refuge ; les signaux d’urgence y sont traités instantanément.
              C’est notre brasier.
              Rien ne passe sous lui sans être criblé de plasma.

              ✦ Vhett’tal — Le Marteau Oblique

              Le Vhett’tal suit une trajectoire circulaire, à la limite de l’orbite instable.
              Il tire en spirale, ses batteries turbolasers traçant des arcs brûlants à la surface.
              Ses chasseurs Davaab, lancés en masse, nettoient l’atmosphère d'intercepteurs Sith.
              Il est mobile, imprévisible.
              Il brise les formations, isole les cibles.
              Les défenseurs de Minas ne peuvent pas se réorganiser : le Vhett’tal les broie par l’angle.

              ✦ Oribuir (Nebulon-B) — L’Œil du Chasseur

              La frégate se déploie en flanc d’escorte, au plus près de l’espace orbital où opèrent les corvettes CR-90 républicaines.
              Sa mission : coordination tactique, appui au sol par triangulation, récupération des signaux ennemis.
              Elle gère les fréquences, guide les frappes de précision.
              Elle abrite également les escadrilles de V-wing en réserve.
              Chaque fois qu’un Sith tente d’échapper à la surface, le Oribuir est déjà en train de calculer la solution de tir.

              ✦ Kyr’amla’ruus (Neutron Star) — Gardien d’Orbite

              Le Neutron Star se place en arrière-garde.
              Son armement lourd verrouille les routes de fuite.
              Il agit comme balise relais pour le reste de la flotte.
              Ses rayons tracteurs immobilisent les vaisseaux ennemis en déroute.
              Et ses soutes accueillent les prisonniers, les cargaisons capturées et, bientôt, l’équipage rescapé de l’Interdictor.

              Chaque vaisseau a son rôle.
              Chaque soldat a sa place.
              Le débarquement est en cours, les bataillons anti-Sith avancent.
              Et derrière nous, l’espace est nettoyé, stabilisé, tenu.

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                Post n°6
                Auteur : Zaden Kryos

                La bataille spatiale de Vinsoth fut brève. Après le départ précipité en hyperespace du Gladius, le vaisseau de commandement de la flotte Sith, le restant des effectifs se regroupa autour du Night, dirigé par l'implacable Capitaine Mouruq. Quand bien même leur destin fût-il écrit, Mouruq était déterminé à ne pas terminer ce combat par une défaite sans honneur.

                L'espace autour de Vinsoth était jonché de débris métalliques scintillants, vestiges des premiers échanges de tirs. Les boucliers du destroyer sith faiblissaient dangereusement, leurs générateurs surchauffés...



                Effectifs Mandalorien en approche du croiseur Night


                Très vite, un destroyer mandalorien de classe Keldabe se hissa au niveau du Night. Ses flancs s'ouvrirent, déployant ses tampons d'abordage. L'impact résonna à travers toute la coque du navire sith, faisant vibrer les cloisons jusqu'aux ponts inférieurs.


                Les troupes de choc Sith combattaient désormais les Mandaloriens à bord du Night, couloir par couloir, section par section. Le combat était sans pitié, chaque mètre de coursive se payant au prix du sang. Les tirs de blaster illuminaient l'obscurité des sections endommagées. Les Sith, connaissant désormais leur sort quoi qu'advienne la situation, redoublèrent d'efforts, leur permettant de contenir de manière limitée les abordeurs mandaloriens.
                Dans la section 7 des hommes de la marine Sith tenaient une barricade de fortune, assemblée avec des débris et des conteneurs d'urgence. Les corps des deux camps jonchaient le sol, témoins de la férocité des combats. Des pertes importantes eurent lieu de chaque côté, n'enlevant rien à l'honneur de tous les combattants presents.


                Le pont de commandement du Night baignait dans une lumière rouge d'alerte. Les écrans tactiques clignotaient, affichant la progression inexorable de l'ennemi à travers les entrailles du navire


                — Rapport de la situation, quelle est leur progression ?


                Après la question sèche de Mouruq, son second, un officier de pont au visage marqué par l'épuisement, lui fit un rapport complet d'une voix tendue.


                — Les Mandaloriens continuent leur progression, Capitaine. La partie bâbord du bâtiment est... perdue. Nos quelques poches de résistance là-bas céderont bientôt. L'officier suait à grosses gouttes, sa voix tremblant légèrement. Les sections 12 à 18 sont compromises, nous avons perdu le contact avec l'armurerie principale. Capitaine, nous devrions évacuer tant qu'il est temps, la bataille est perdue...


                Mouruq le coupa brutalement d'une voix grave et colérique, ses yeux brillant d'une détermination farouche.


                — Il est hors de question de fuir ! Nous transportons avec nous l'héritage de la marine impérialo-sith, nous ferons honneur à nos traditions millénaires !


                Il se retourna vers l'ensemble des officiers de pont. Sa voix porta dans tout le centre de commandement, dominant le fracas des explosions lointaines.


                — Messieurs, nous n'abandonnerons pas notre navire ! Tout le monde à son poste ! Nous les repousserons de ce navire et nous gagnerons ce combat !


                L'ambiance ne faisait que monter en température sur le pont, chaque homme sentant la fin s'approcher à grands pas. Les mains tremblaient sur les consoles, mais personne ne bougea de son poste. Pendant ce temps, les troupes Sith à bord continuaient avec acharnement leur combat désespéré, et quand bien même des Mandaloriens tombaient au combat, ils étaient remplacés en quelques minutes par d'autres guerriers, frais et déterminés.
                Soudain, un signal d'alarme strident retentit dans tout le navire. L'officier des communications se tourna vers Mouruq, le visage livide.


                — Capitaine ! Les senseurs détectent une surcharge critique dans le cœur du réacteur principal ! L'abordage a endommagé les circuits de refroidissement primaire !


                Mouruq sentit son sang se glacer. Le réacteur à antimatière du Night était la source de vie du navire, mais aussi une bombe capable de pulvériser l’intégralité de la coque arrière, si elle surchargeait.. Si les systèmes de sécurité lâchaient...


                — Temps avant défaillance critique ? demanda-t-il d'une voix blanche.


                — Huit minutes, Capitaine. J’ai déjà déployé notre équipe de maintenance, ils sont dessus mais si les dégats sont trop important...


                Un silence de mort s'abattit sur le pont. Mouruq réalisa avec amertume que tout les espoirs ne reposaient que sur une montre.





                -HRP- 
                1 – 3 : Le réacteur n'est pas stabilisé à temps, oblitération des réacteurs création d'une brêche béante
                3 – 6 : Le réacteur parvient à être stabilisé, le combat suit son cours


                Dans le cas d'un jet 1 - 3, étant donné qu'il y'a huit minute avant la fision, les troupes mandaloriennes auront le temps de pouvoir evacuer en majeure partie le navire (en partant du postulat qu'ils ont également connaissance de l'état approximatif du Night vu qu'ils l'abordent) 

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                  Post n°7
                  Auteur : Wyrim Oshindara


                  ⫷ Abordage du Night — Jugement de Fer ⫸



                  L’impact de l’amarrage résonna comme un tonnerre sourd dans les entrailles du Night. La coque vibra, un tremblement sec qui fit grincer les cloisons. Autour de moi, dans la soute pressurisée du Kar’ta Beskar, les dix bataillons mandaloriens étaient prêts, serrés, impassibles. Pas un mot. Pas un doute.

                  Je posai ma main gantée sur la paroi de l’écoutille. Mon armure pesait sur mes épaules comme une promesse. Hache ultrasonique dans le dos, DE-10 en holster, F-11D accroché en bandoulière. Mon jetpack prêt.
                  Derrière moi, mes droïdes attendaient : Iris Sombre voletait en silence, ses photorécepteurs rouges comme des braises ; Alpha et Beta, les DZ-70, verrouillaient leurs protocoles d’élimination ; le Mark XII, massif, l’Ysalamir fixé sur son harnais, nous entoure d'une bulle de protection contre la Force.

                  Les voyants de l’écoutille passèrent au vert.
                  J’activai le canal général.

                  — Mandaloriens…

                  Un instant de silence. Tous les regards se tournèrent vers moi.

                  — Vencuyir !

                  Le mot claqua comme une explosion.
                  Les charges creuses plantées contre la cloison s’illuminèrent d’un seul coup, projetant une lumière blanche qui déchira l’obscurité. Une seconde plus tard, la paroi du Night se disloqua dans un vacarme métallique.

                  L’air s’engouffra, les torches magnétiques jaillirent pour fixer le sas improvisé. Puis, le premier bataillon bondit.
                  Blasters en avant, boucliers énergétiques activés, ils se ruèrent dans les couloirs étroits. Les troupes Sith les attendaient, barricadées derrière des amas de débris. Les tirs se croisèrent aussitôt, faisant résonner le métal comme un tambour de guerre.

                  Je plongeai derrière eux, mon fusil F-11D calé contre l’épaule. Une rafale. Deux soldats ennemis projetés contre les cloisons. Alpha et Beta me suivaient, verrouillant chaque embranchement, neutralisant les tourelles automatiques d’un tir chirurgical.

                  — Section 7 verrouillée ! gronda un de mes capitaines.
                  — Continuez. Ne leur laissez pas de répit.

                  Dans les coursives, la mêlée devint brutale. Des tirs, des corps. Des Mandaloriens en armure qui avançaient comme une marée de fer. Pas de cri, pas de recul. Chaque pas était une conquête.

                  Je bondis par-dessus un container effondré, activant mon jetpack pour franchir la barricade. Ma hache vibra, traçant un arc brutal dans l’air. L’impact fendit l’armure d’un sergent ennemi. Il tomba sans un son.

                  Derrière moi, le Mark XII progressait, couvrant l’arrière. Son bouclier d’Ysalamir étouffait toute tentative de brouillage dans la Force.
                  Puis la voix d’un de mes commandants résonna :

                  — Pont d’accès latéral sécurisé !
                  — Alors ouvrez-le, répondis-je. Nous allons prendre leur cœur.

                  Les dix bataillons convergèrent vers les noyaux de résistance restants. Les grenades à impact roulaient sur le sol, pulvérisant chaque barricade de fortune. Les Sith reculaient, pas après pas.

                  Le Night tremblait tout entier, ses sirènes d’alerte hurlant dans un vacarme infernal.
                  Je repris le canal général, ma voix grave résonnant dans chaque casque :

                  — Pour Mandalore. Aucun répit !

                  Et les Mandaloriens répondirent d’une seule voix, tandis que nous enfoncions les dernières défenses.

                  ⫷ À bord du Night — Le cœur noir ⫸



                  Les bottes crissent sur le métal froissé.
                  Autour de moi, les murs du Night vibrent encore des premiers impacts. Le vaisseau a encaissé l’abordage comme un animal blessé encaisse un coup de hache — en grondant. Le Kar’ta Beskar est resté arrimé à bâbord, ses tampons d’abordage enfoncés dans la carapace du destroyer sith. Derrière nous, les deux autres Keldabe et la frégate Oribuir couvrent le débarquement sur Minas. Ici, c’est un autre genre de combat.

                  Le genre lent, méthodique, au corps à corps.

                  Je progresse en tête. L’éclairage d’urgence ne suffit plus ; mes capteurs infrarouges balayent les coursives. Les couloirs sont étroits, étouffants. On y respire le métal chaud, la sueur, la mort.
                  À chaque croisement, je déploient des drones sphériques — Alpha, Beta — qui cartographient les zones en avance. Mon DRK-1 plane derrière moi, absorbant les signatures électromagnétiques ennemies. Plus loin, Massod verrouille les portes arrière. Jonga, les poches pleines d’explosifs, installe des charges silencieuses dans les passages étroits.
                  Volk, toujours devant, racle le sol avec sa mitrailleuse lourde, les bras tendus, prêt à saturer chaque angle.

                  Les Sith résistent. Comme des bêtes acculées. Des barricades de fortune, des tirs croisés, des pertes de chaque côté. Mais nos bataillons avancent.
                  En première ligne, les bataillons font leur œuvre.
                  Chaque unité fonctionne en triade : un bouclier balistique pour l’avance, un exo-combattant pour le choc, et un opérateur pour la coordination. Les Sith reculent, puis s’effondrent. Étranglés couloir après couloir, salle après salle.

                  Je donne l’ordre :
                  — « Verd'ade, Oya ! Kemir sektion she’eta ! Jii ! » ‘Soldats, en avant ! Prenons la section 7 ! Maintenant !’

                  Le mot claque. Et les portes sautent. Les soldats mandaloriens déferlent.
                  Dans la coursive principale, j’aperçois Kenroger. Son épaule fume encore d’un impact direct, mais il reste debout.

                  — « Deuxième pont sécurisé. J’ai perdu six hommes, mais les consoles sont à nous. »

                  Je hoche la tête. Ce n’est qu’un début.
                  Puis un cri, derrière nous.
                  Une alarme stridente, rouge, écarlate.

                  — « Fuite énergétique détectée. Niveau 3. Réacteur instable. »

                  Les données apparaissent dans mon casque. Dérive thermique. Accumulation de pression dans la chambre centrale. Dégâts sur les circuits de refroidissement. Quelque part dans les coursives basses, le réacteur antimatière gronde. Une bête blessée. Prête à tout faire sauter.

                  — « Rapport ! Temps avant surcharge ? »

                  Une voix paniquée répond dans mon canal tactique, celle d’un ingénieur de bord :

                  — « Huit minutes, seigneur Oshindara ! Nous avons déployé une équipe de sécurité, mais si les conduits sont rompus… »

                  Je ne laisse pas la panique s’installer.

                  — « Envoyez Klint et ces hommes. Priorité : confinement de la chambre d’antimatière. Activation des neutralisateurs magnétiques. »

                  J’entends le son de son déploiement. Massod et ces hommes descendent dans les niveaux inférieurs. Chaque pas résonne dans les parois instables. Il ne répond pas aux prières. Il ne recule pas.
                  Je me tourne vers Massod.

                  — « On ne peut pas évacuer, pas maintenant. Il faut contenir la réaction. Donne-moi une issue de secours si ça cède. »

                  Il hoche la tête, déjà plongé dans ses plans internes.
                  Les minutes deviennent des heures.
                  À chaque vibration, je crois sentir l’amorce. Le déchirement. La fin.

                  Puis, une transmission.
                  Statique. Saccadée. Mais claire.

                  — « Réduction thermique enclenchée. Confinement stabilisé. Champ magnétique restauré à 47 %. »

                  Le réacteur ne meurt pas.
                  Mais il hurle.
                  Le Night tremble, ses flancs se plient. Les ponts inférieurs s’effondrent. Une brèche s’ouvre dans la coque arrière. Le feu s’engouffre comme un serpent. Des modules sont soufflés, des escouades perdues. Mais le cœur tient. La bête est mutilée, mais vivante.
                  Je traverse les derniers mètres jusqu’au centre tactique.
                  La porte se brise. Des tirs partent. J’esquive. Je riposte.

                  Un tir de DE-10, un coup de hache ultrasonique dans un torse, un dernier impact de blaster à bout portant. Trois Sith tombent. Mon armure crépite. Mon souffle reste calme.
                  Dans le silence qui suit, je m’avance vers le trône de commandement abandonné du capitaine Mouruq.
                  Je le contemple.

                  Ce vaisseau est à genoux. Mais il n’a pas explosé. Nous avons un moment de répis.
                  Je pose ma main sur la console principale.

                  — « Ici Wyrim Oshindara. Le Night est sous contrôle. Réacteur contenu. Objectif atteint. »

                  Je laisse le silence envahir la passerelle. Mes hommes soufflent. Des regards ensanglantés, fatigués, mais debout.
                  Le Night est gravement endommagé. Il ne pourra pas repartir de sitôt, peut-être même rester ici à jamais.
                  Mais il ne brillera pas comme un soleil mort.
                  Il peut nous servir encore.

                  — « Verrouillez les sections. Extraction dans dix. »

                  Puis je murmure, presque pour moi-même :

                  — « L’honneur forge le clan. Aujourd’hui, il est trempé dans le feu. »

                  La fin de l’abordage du Night avait laissé un goût métallique dans l’air. La coque éventrée saignait des gerbes de vapeur et des scories incandescentes. Dans la salle du réacteur, les contremaîtres de l’équipe Alpha hurlaient dans leurs micros d’épaule, les gants en feu, les masques de pression fondus contre leur peau. La cage de confinement d’antimatière était fissurée sur ses anneaux supérieurs. Une radiation résiduelle s’échappait déjà par les conduites de redirection thermique.
                  Mais ils avaient réussi.

                  Le protocole de déviation d’énergie, enclenché dans les dernières vingt secondes, avait contenu la surtension. Le cœur était endommagé. Gravement. Mais stable. Le Night ne sauterait pas. Pas aujourd’hui.
                  Et pourtant, ce vaisseau ne volerait probablement plus.

                  Les modules médicaux furent les premiers à entrer. Puis les drones de décontamination, suivis d’escouades mandaloriennes en combinaison étanche. Le Night fut placé sous quarantaine tactique. Toutes les sections sinistrées furent scellées. La salle du réacteur fut verrouillée. Le pont secondaire devint le nouveau centre de coordination. Les blessés furent extraits. Les corps, identifiés ou non, évacués ou consignés.

                  « Aucun Sith ne quitte ce navire sans contrôle. Priorité : récupération de données, prisonniers valides, matériel sensible. »

                  Je donnait mes ordres d’un ton tranchant, mes pas résonnant sur le sol calciné du Night. Le casque encore marqué de plasma, je croise une section de commandos qui sécurisaient les laboratoires internes. Les fumées toxiques masquaient presque la visibilité, mais les visières filtraient tout.
                  Plus loin, des cellules de détention provisoires furent ouvertes à l’aide de charges creuses. Puis les prisonniers – soldats, techniciens, officiers subalternes – furent extraits un à un dans notre croiseur lourd. Certains hurlaient, d’autres étaient muets, battus par la peur ou l’épuisement.

                  « On en a une dizaine qui parlent basic. Ça suffit pour démarrer les interrogatoires. » annonça Kenroger en haussant les épaules.

                  Au même moment, dans l’ombre de la haute atmosphère de Vinsoth, une silhouette blessée s’inclinait sous le feu de précision du Kyr’amla’ruus. La frégate Sith de classe Nebulon-B, percée sur son flanc tribord par une salve concentrée, avait perdu ses propulseurs secondaires. Les capsules de sauvetage avaient été désactivées, et sa tourelle de proue rendue muette.
                  Le commandant mandalorien responsable du blocus orbital prononça la phrase rituelle d’abordage :

                  « Vencuyir. »

                  Moins de dix minutes plus tard, les escouades montaient à l’assaut. La frégate fut prise sans pertes majeures. L’équipage, désorganisé, ne tenta aucune résistance structurée. Une dizaine de pilotes furent capturés vivants. Les systèmes de navigation et de communication furent saisis.

                  Un peu plus loin, une corvette CR-90 tentait une manœuvre d’évasion par le vecteur 041. Elle fut immobilisée sans qu’aucune arme ne soit tirée. Trois chasseurs Davaab tournoyaient autour de sa proue, coupant sa ligne de fuite. Son moteur principal grilla dans un sursaut d’ionisation provoqué par un tir ciblé.
                  Un abordage rapide, sans fioriture, permit de s’assurer du bâtiment. À son bord, une dizaine de techniciens Sith et deux contremaîtres de hangar furent faits prisonniers.
                  Je reçut les rapports en silence, sur un canal crypté, les pieds encore posés dans la poussière du Night.
                  L’un des officiers s’approcha lentement, tenant une tablette de données, visière encore fumante.

                  « Les bâtiments sont pris. Quarantaine en cours. Liste initiale des prisonniers en validation. Les corvettes sont sécurisées, on extrait les modules tactiques dès que possible. »

                  Wyrim hocha la tête, posant brièvement la main sur le mur en duracier à moitié calciné.

                  « Bien. Maintenant Minas nous attend, lancement du débarquement ! »
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                    #9

                    Post n°8
                    Auteur : Valiant

                    La lune El Vins s'embrasa soudain attirant tous les regards sauf ceux artificiels à bord des vaisseaux de l'Hégémonie Synthétique, des turbolasers ne s'étaient toujours pas tus, arrosant les boucliers des transports Sith.
                    Pendant ce temps les barges d'assaut continuaient de déposer sur la planète des régiments d'Oliphants constitués uniquement de Chevins exaltés par un retour sur leur terre natale.
                    Un message arriva sur la console du contre amiral Vasc-0 en provenance d'un vaisseau Nihil, c'était Zimako, le responsable des troupes mécaniques, selon lui, le fort d'Aeziel, il demandait un appui supplémentaire.
                    L'information fut relayée immédiatement à The Brain qui étudiait la bataille à bord de sa cabine, effectivement les troupes d'acier étaient en retard sur la feuille de route pré établie, grace à des ses appendices, elle tapa sur son datapad et deux régiments de Chevins supplémentaires furent détournés pour se rendre sur Aeziel, le rapport du Koorivar mentionnait la présence d'adeptes obscurs , c'était donc le moment d'utiliser les fameux contre mesure.
                    La Célégienne afficha donc le profil des quatre apprentis de Famine qui accompagnait Perfect Storm, il s'agissait:
                    -d'une exilée Kanzer ,membre d'une secte disparue originaire de la faille de Valtaullu
                    - d'un gardien du ciel, un adepte de la force itinérant qui préférait combattre à mains nues.
                     -d'un ex lava trooper portant une armure noire et un respirateur spécial
                    - d'une démasquée, membre d'un culte à la recherche d'artefacts du seigneur de la Faim
                    Et c'est en toute logique qu'elle ordonna à la démasquée de rejoindre le hangar afin de prendre une barge d'assaut pour Aeziel.
                    Les cinq sensitifs observaient la bataille depuis une verrière, Pery bouillonnaient intérieurement, serrant le manche de son double sabre laser entre ses mains, quantl'intercom cracha l'ordre de The Brain.
                    La démasquée hocha la tête pour saluer ses camarades, elle s'empara de sa vibrolance et se dirigea vers le turboélevateur en direction des hangars.
                    Quelques minutes plus tard, ce fut l'exilé Kanzer et le Lava Trooper qui furent envoyé en surface.

                    Mais l'amiral d'acier se moquait bien de ce qui se passait en surface, sa programmation étant concentrée uniquement sur la bataille spatiale, les Mandaloriens avaient pris d'assaut la cible identifiée comme 'Night'.
                    Toutefois, les vaisseaux Sith maintenaient leur formation malgré les attaques incessantes des Nihils, tel un essaim leurs chasseurs barrés de rouge volaient autour des destroyers ennemis, tandis qu'une bonne centaine de chasseurs Sith tentaient vainement de les repousser.
                    Pour le droid FEG modifié, cela avait déja trop durer, il fallait donc passer à la vitesse supérieure;
                    :droïde3:-Concentrez les tirs sur les cibles définies comme Gladius et Nebula et faites donner la chasse/

                    Le Gladius étaient un leviathan et le nebula, une frégate Nebulon B, ces deux vaisseaux donnaient le plus de fil à retordre aux corsaires. Vasc-O laissait les croiseurs consulaires et autres cargo aux Nihil .
                    les trois destroyers Victoire, "L'oeil de fer, Les voix du vide et le Marcheur du Néant" crachèrent chacun leur escadrilles de 24 chasseurs TIE, tous téléguidés depuis les passerelles de commandement de leur vaisseaux mère.
                    L'essaim silencieux, destroyer stellaire et vaisseau amiral gardait en réserve ses six escadrilles de chasseurs TIE et ses cinq torpilleurs d'assaut.
                    Pour le moment toutes les conditions n'étaient pas encore remplies pour se lancer à l'abordage...

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                      #10

                      Post n°9
                      Auteur : LOm DOnOs

                      Les dix points apparurent simultanément dans l'espace réel en même temps que sur les écrans de contrôle des différents protagonistes mais ceux ci étaient sans doute trop préoccupés à s'entretuer pour les remarquer, en tout cas dans un premier temps. Mais cela faisait les affaires du commandant Bobby Wing.
                      Debout sur la passerelle de son cuirassé Keldabbe, il observait la bataille spatiale qui se déroulait sous ses yeux, DOnOs ne lui avait pas menti, il tombait en plein milieu d'une invasion planétaire, l'ex contrebandier commençait à regretter d'avoir accepté cette mission, on ne pouvait profiter de ses crédits une fois six pieds sous terre!
                      Toutefois, il se reprit, serrant de sa main droite le manche de son vibroglaive attaché à sa ceinture;

                      -Que les vaisseaux adoptent une position défensive, on n'engage pas le combat à moins d'y être contraint.
                      Et que tous les pilotes de chasse se préparent à jaillir des hangars à mon signal!

                      Les voyants à bord du cuirassé , comme ceux des autres vaisseaux de la Guilde passèrent au rouge écarlate, tout le monde se préparait au combat, on armait les torpilles et les missiles et les artilleurs se partageaient les cibles, encore fallait il savoir qui frapper au juste?

                      -Enseigne, statu des objectif?

                      L'officier en charge des radars se gratta la gorge de répondre.

                      -On a trois profils différents, une flottille est sur la défensive, harcelée parce qu'il semble être des pirates ou des pillards ou vu de leur stratégie, par contre quelques parsecs plus loin quatre destroyers sont en position d'attente dans une formation plus rigoristes.

                      Wing se lissa sa fine moustache tout en réfléchissant. On avait sans doute affaire à une flotte purement militaire, mais de qui dépendait elle?

                      -Les avez vous identifié formellement?

                      -La flottille semble défendre Vinsoth, quant aux autres leurs signatures énergétiques sont brouillées.

                      -Comme c'est arrangeant...

                      Mais la flotte de la Guilde aussi avait désactivée ses balises, personne ne pourrait remonter jusqu'à Dantooine, le Keldabe, le vaisseau Vanquisher, les 5 frégates Alderaanienne et les trois croiseurs Neutron étaient pour le moment inconnus aux yeux des belligérants et il fallait que cela reste comme cela.
                      A ce moment précis, Bobby Wing se demandait ce que pourrait penser son père de lui, il était devenu un simple corsaire travaillant pour les crédits et non pour un idéal, il chassa cette idée de son esprit et décida de passer à la suite du plan.
                      Grace à leurs travaux dans le pavillon des sciences occultes, les savants Dantari avaient réussi a activer une balise qui menait au temple volant de l 'Omega et ils avaient réussi ainsi à déchiffrer l'ancien Sith.
                      C'est donc dans cette langue éteinte que le responsable communication du vaisseau "l'évasion Fiscale" diffusa un message à l'intention des adeptes du coté obscur.

                      -Ici Sir Chaos, au vu de la situation je vous propose d'évacuer cette planète avec vos fidèles.
                      Un vaisseau d'évacuation se posera aux coordonnées suivantes, son capitaine n'attendra pas longtemps, il vous faudra vous hâter d'embarquer, sachant que cela aura un prix. 


                      LOm avait ressorti un nom issu du passé, il avait déjà utilisé ce titre lors de la diversion sur Tatooinelors de la première bataille se faisant passer pour un groupe terroriste nommé Front de Libération Républicain pour négocier la libération d'otages Impériaux.
                      Au même moment "l'évasion fiscale" et son escorte prenait la direction de la planète , le Gand n'avait pas l'intention d'affronter les forces au sol, il comptait simplement profiter du tumulte de la bataille pour organiser une évacuation, il avait tout de même prévu de quoi faire diversion, un milliers de droids ETOC , des DUM modifiés qui seraient largués par les chasseurs d'escorte sur leur chemin, les petits droids utilitaires avaient été renforcés et modifiés, ils étaient armés d'un vibropoing mais surtout muni d'un dispositif d'autodestruction, de quoi créer des ravages au sein des troupes au sol quelques soit leur obédience, leur programmation les incite à attaquer. Mais il y avait un hic,  le Vanquisher ne pourrait embarquer que 1250 adeptes Sith, ce serait donc au seigneur Sith de faire ses choix parmi ses fidèles...

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                        Post n°10
                        Auteur : Wyrim Oshindara

                        Pont du croiseur Keldabe Vhett’tal, en orbite basse de Vinsoth

                        Le vaisseau vibrait à peine, silencieux comme un monstre en chasse suspendu dans le vide. Les étoiles filtraient à travers les transparis, indifférentes à la bataille planétaire qui venait de s’achever. En contrebas, la planète Vinsoth portait encore les stigmates du conflit. Des incendies lointains persistaient dans les plaines de l’Echine, une lumière crue s’échappait de cratères géants sur les falaises de Minas, et des panaches noirs striaient encore les océans.

                        Debout sur la passerelle, l’officier mandalorien gardait les mains croisées dans le dos. Il n’était ni un orateur, ni un politicien, mais un homme de devoir. Son nom n’était pas encore connu sur toutes les fréquences galactiques, mais ceux qui avaient combattu à ses côtés connaissaient son efficacité : Marak Solyk, vétéran de la campagne de Gargon, tacticien du secteur sud de Dxun, et désormais bras droit de Wyrim Oshindara.

                        Il portait l’armure sombre des officiers du clan, rehaussée de liserés bronze, ses galons fixés sur l’épaulière gauche. Sa voix, quand elle s’éleva, coupa net le bourdonnement des consoles.

                        — Rapport de veille.

                        Un jeune opérateur s’inclina :

                        — Aucun mouvement orbital ennemi depuis 0200. Les transmissions des escadrons de surface confirment la neutralisation des derniers bastions Sith. Les DZ-70 opèrent encore dans les ruines de Minas, on extrait les derniers captifs.

                        Marak hocha la tête. La victoire sur Vinsoth avait été une opération méthodique, brutale et efficace. Wyrim avait mené l’assaut personnellement dans les tunnels côtiers. Le Mark XII, porteur d’un Ysalamir, avait tenu tête à un Seigneur Noir. Les bataillons Kad’Haaran et Orar’adenn avaient déployé leur doctrine anti-Sith avec une précision glaçante.

                        Et maintenant, Vinsoth leur appartenait. Non pas comme conquérants, mais comme libérateurs.

                        — Communications en veille tactique. Le Teyr’kad est toujours en mode relais. Les transporteurs Q-Meteor redescendent vers le site de l’hôpital de campagne.

                        — Et le Kar’ta Beskar ?

                        — Toujours amarré à la coque de l’interdictor. Équilibrage du transfert d’énergie en cours. Les batteries ioniques ont été purgées, et la soute secondaire est désormais connectée à la station orbitale provisoire que nous avons montée depuis l’épave du croiseur Sith capturé.

                        Marak se tourna vers l’écran holographique. On y voyait la silhouette massive du Keldabe Kar’ta Beskar, fixée en araignée géante à la coque arrondie de l’interdictor, telle une bête se nourrissant de sa proie morte. Une ligne d’énergie pulsait lentement entre les deux coques, projetant un halo spectral autour d’eux. L’ancienne station Sith servirait désormais de base logistique orbitale, du moins jusqu’à ce que les Chevins puissent construire la leur.

                        — Informez Wyrim dès son retour. Il faudra valider le démontage progressif du système de verrouillage gravimétrique. Pas de blocus sur une planète libre.

                        L’opérateur acquiesça.

                        À cet instant, l’alarme du capteur spatial grésilla. Une lumière rouge se mit à clignoter. Puis une autre. Puis dix.

                        — Contacts multiples. Sortie d’hyperespace simultanée. Dix signatures, vecteur 174 – croisement du couloir Crysmer.

                        Le silence tomba.

                        Marak Solyk pivota lentement, une main sur la crosse de son blaster. L’odeur de tension flotta aussitôt dans l’air. Pas de panique, pas d’agitation – mais une vigilance absolue.

                        — Origine ?

                        — Inconnue. Pas de transpondeur. Pas d’IFF. Pas de signal d’approche, aucune balise d’identification. Les configurations sont mixtes : croiseur lourd, frégates, et ce qui semble être un Keldabe modifié…

                        — Un Keldabe ? C’est un modèle mandalorien. On en est sûrs ?

                        — Affirmatif. La silhouette est claire. Le Vantablack selon les scans – ou une variante. Mais le signal énergétique ne correspond à aucune signature connue de notre flotte ou de l’ancien registre impérial.

                        — Masquez nos balises. Passons en communication codée niveau 7. Interdisez toute transmission sortante non validée. Que l’orbite basse reste silencieuse jusqu’à nouvel ordre.

                        Des hochements de tête confirmèrent les ordres.

                        L’opérateur tactique pointa une nouvelle donnée sur l’holoprojecteur.

                        — Ils n’ont pas adopté de formation offensive. Un vaisseau central est au cœur d’un dispositif protecteur. Les chasseurs sont encore dans les hangars, mais les tourelles sont armées. C’est une flotte en position d’observation… ou de dissuasion.

                        — Et les autres flottes ? Rathac ? L’OCP ?

                        — Le général Rathac est au sol. Les forces d’appui orbitale OCP sont repliées autour du couloir nord pour extraction. Pas de soutien immédiat disponible sauf activation de nos escadrons.

                        Marak Solyk fronça les sourcils.

                        — Alors contactez le Oribuir. Faites-moi une liaison directe avec le général Rathac. Informez-le de l’entrée de cette flotte. Tactique de silence absolu. Et que le clan Oshindara reste en orbite haute, sur les vecteurs d’approche secondaire. On prépare les ailes Davaab en défense concentrique. Que les Q-Meteor s’arrêtent à mi-orbite, en attente.

                        Il désigna l’écran.

                        — Et affichez-moi cette flotte inconnue. Intégralement.

                        L’interface holographique changea. Une nuée de vaisseaux se forma, lentement. Le croiseur Keldabe inconnu se plaça en premier. Puis les cinq frégates de style Alderaanien. Puis trois croiseurs Neutron Star – anciens, mais lourdement armés. Et enfin, au centre… un vaisseau étrange, lourd, ventru, aux armes rétractées.

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                          Post n°11
                          Auteur : Wyrim Oshindara

                          Sur le pont, les officiers relevèrent la tête, redressant leur posture. Marak se tenait devant l’holoprojecteur principal, bras croisés.
                          — Je craignais que vous n’arriviez après eux.
                          — J’arrive toujours avant la fin, Marak. Même si parfois, c’est juste pour compter les débris.

                          Il esquissa un sourire.
                          — Alors comptez ceux-là.

                          L’holoprojection s’anima.
                           
                          Dix vaisseaux. Les silhouettes identifiées se déployaient lentement autour du plan orbital. La configuration était propre, étudiée. Pas un mouvement inutile.
                          — Ils ont adopté une formation de croissant. Ce Keldabe en tête agit comme navire-pivot. Pas d’agressivité, mais un positionnement tactique idéal pour riposter. Les Alderaaniennes couvrent les angles morts. Les Neutron Star, eux, forment la ceinture arrière. On dirait une flotte escortant quelque chose de plus précieux au centre…
                          — Ou quelqu’un.

                           
                          Je m’approchai du projecteur. L’un des officiers manipula la console, zoomant sur le cœur de la formation. Le dixième vaisseau, massif, ventru, semblait ancien, presque artisanal dans sa conception. Les signatures énergétiques oscillaient, brouillées par un champ d’interférence.
                          — Aucune correspondance dans les registres de la République, de l’Empire ni de la CSI. Mais les émissions d’énergie correspondent à des réacteurs de type Dantari. C’est… étrange. Ces réacteurs n’étaient utilisés que dans les confédérations périphériques avant la guerre des Clones.
                          — Dantari ?
                          — Oui. Ou des copies. Et ce signal intermittent…

                          Il tapa une commande. Un pic d’onde apparut sur le graphique.
                          Un mot en caractères anciens, presque effacé, se déchiffra au centre : Ω.
                          Le symbole résonna dans ma mémoire comme un avertissement.
                          — Omega.
                           
                          Marak hocha lentement la tête.
                          — Ils diffusent un message codé, en Sith ancien. Nos traducteurs n’ont que des fragments : “Héritiers”, “Temple”, “Volant”. Le reste est perdu dans la distorsion.
                           
                          Je me redressai.
                          — Les Sith n’ont pas le monopole de leurs ruines. Ce message peut être un piège, une invocation, ou un appât. Quoi qu’il en soit, il est destiné à être entendu.

                           Marak resserra les bras contre sa poitrine.
                          — Et vous comptez répondre ?
                          — Non. Pas encore. On observe. On analyse. Et surtout, on ne tire pas. Pas tant qu’on ignore ce qu’ils cherchent. 

                          Je désignai le croiseur amarré à l’interdictor.
                          — Le Kar’ta Beskar maintient toujours le verrou gravimétrique ?
                          — Oui. L’interdictor est stable. Nous puisons encore sur ses batteries. On peut se servir de son réseau de brouillage pour masquer nos propres transmissions. S’ils écoutent, ils n’entendront rien d’autre que le silence.
                          — Parfait. Alors la première chose à faire, c’est leur donner une impression : celle d’un monde calme, consolidé. Qu’ils voient la surface pacifiée. Pas une flotte prête à tirer. Les Mandaloriens n’ont rien à prouver, tant qu’on n’attaque pas nos alliés.
                           
                          Je fis un pas vers la verrière.
                          En contrebas, Vinsoth tournait lentement, moitié lumière, moitié ombre. Sur la bande crépusculaire, les points lumineux des bases de secours dessinaient une constellation fragile. Merrik devait être là, quelque part dans la poussière et le vent, à parler à ses gens, à construire des murs droits, à rebâtir un foyer.
                           
                          Je ne pouvais pas laisser une autre guerre s’abattre sur eux.
                          — Et si ces inconnus nous testent ? demanda Marak.
                          — Alors nous leur répondrons comme toujours. Pas par la peur, mais par la préparation. Nous avons des flottes. Nous avons des cœurs. Et nous avons un monde à protéger qui n’est pas le nôtre, mais qu’on nous a confié. Tant qu’ils ne touchent pas à cela, qu’ils regardent autant qu’ils veulent. 
                           
                          Je fis signe aux opérateurs.
                          — Maintenez les Q-Meteor en position d’attente sur le vecteur bas. Pas d’approche directe. Les Davaab patrouilleront en périphérie, formation Delta-3. Si le Keldabe inconnu modifie son angle, nous réagirons, mais sans initiative de feu. Le premier tir ne viendra pas de nous. 
                           
                          Les ordres s’exécutèrent sans un mot.
                          Le Vhett’tal respira lentement, prêt, mais silencieux.
                          Je posai ma main sur le rebord métallique de la verrière.
                           
                          L’espace, devant moi, semblait calme, mais c’était un calme feint. Je l’avais appris depuis longtemps : les étoiles se taisent avant de crier.
                          — Marak, préparez-moi une simulation complète des probabilités de contact. Origine, motif, risque. Je veux toutes les hypothèses. Dans une heure. 
                          — Oui, Alor.
                           
                          Il s’inclina brièvement, puis se mit au travail.
                          Je restai seul face au vide.
                          Les écrans tactiques continuaient de pulser doucement derrière moi, les voyants bleus et rouges projetant leurs reflets sur mon armure.

                          Je songeai à ce que Merrik avait dit — “Nous respirerons seuls”.
                          Et je me demandai combien de temps il faudrait avant que l’univers ne vienne encore réclamer son dû.

                          Mais ce soir, Vinsoth était libre.

                          Je redescendis dans la salle tactique en gardant l’image d’Averi devant les yeux : les toits déjà solidifiés, les premières écoles, le cercle des anciens — autant d’ancrages fragiles que l’on m’avait confiés. Là-haut, la flotte inconnue tournait comme un prédateur circonspect. Ici, en métal et en voix calibrées, il fallait transformer l’incertitude en options. C’était le travail que j’aimais : donner des formes aux possibles, trancher là où les hésitations tuent.

                          Marak m’accueillit devant la console principale. Il avait monté déjà trois fenêtres d’analyse, des matrices probabilistes et un modèle de contact. Sa voix, mesurée, portait la fatigue d’un chef qui pense plus qu’il ne dort.

                          — Les simulations sont prêtes, Alor. J’ai disséqué la formation inconnue en cinq scénarios principaux. J’ai attribué des probabilités selon nos données : origine, comportement, signature énergétique, et risques tactiques. Je vous les résume.

                          Je pris place, les doigts serrés sur l’accoudoir. L’holocarte projeta à nouveau les silhouettes des dix vaisseaux. La salle se fit plus silencieuse qu’un cimetière.

                          — Faisons ça net.

                          Marak fit glisser le curseur. Première hypothèse.

                          — Scénario A — Observateurs neutres (probabilité 30 %). Ce sont marchands, corsaires ou une coalition qui veut jauger l’équilibre des forces. Leur posture est défensive, pas agressive. Ils observent, testent nos transmissions, nos réactions, recueillent probablement des informations commerciales ou politiques.

                          Je hochai la tête. L’observation pure restait la posture la plus courante après un conflit important : il y a toujours des vautours, des acheteurs, des curieux. Mais l’économie d’après-guerre attire autant que l’odeur du sang.

                          — Si c’est A, on les laisse regarder. On masque nos flux. On renforce l’orbite mais sans posture offensive. On propose un canal diplomatique filtré, et surtout on évite toute provocation qui leur donnerait une excuse de pillage.

                          Marak ajouta le deuxième scénario.

                          — Scénario B — Flotte de récupération / mercenaires (probabilité 20 %). Ce groupe pourrait chercher des contrats : récupérer cargaisons, esclaves fugitifs, ou acheter des pièces. Ils pourraient intervenir si une opportunité purement lucrative se présente. Leur discipline est moindre, mais leurs actions rapides et brutales quand il s’agit de butin.

                          Je sentis le goût amer d’anciennes ruines. L’argent n’est jamais loin des ruines.

                          — Si B, il faudra protéger strictement nos centres de ravitaillement et assembler des équipes de réaction rapides. Pas d’ennemi sans prime. On verrouille les convois, on multiplie les leurres, et on utilise la fenêtre de liaison avec Rathac pour obtenir des droïdes de reconnaissance supplémentaires.

                          Marak passa au troisième.

                          — Scénario C — Contingent dissident mandalorien ou flotte affiliée à un clan externe (probabilité 15 %). Le Keldabe au centre nous intrigue. Il ressemble à un modèle mandalorien ou dérivé. S’il s’agit d’un autre groupe mando hostile ou indépendant, les implications sont politiques : affrontement d’honneur, rivalité ou tentative d’appropriation d’un leadership post-guerre.

                          Mon cœur se raidit un peu. Les mandaloriens fracturés sont souvent pires que les envahisseurs étranges. On se bat pour l’acier et pour le nom.

                          — Si C, on déconflictualise immédiatement. Un appel codé, une tentative d’identification par canaux que nous contrôlons. On évite le tir. Les Mandaloriens se respectent ; une main tendue à l’heure juste réduit les massacres. Mais on prépare aussi l’arrêt tactique : si besoin, nous mettrons hors service leurs points moteurs et leurs liaisons pour neutraliser l’efficacité sans détruire l’équipage.

                          Marak fit glisser vers la quatrième hypothèse : l’ancienne terreur que j’espérais ne pas voir.

                          — Scénario D — Piège Sith / reliquat obscur (probabilité 20 %). Ils utilisent la formation pour attirer, pour capter et neutraliser les renforts, ou pour protéger une opération au sol. Le symbole Omega et le code partiellement déchiffré signalent une intention rituelle, ou du moins une appropriation d’iconographie Sith. Ils peuvent être des aspirants Sith, des résurgents fanatiques, ou des collecteurs de reliques. Risque de provocation psychologique élevé.

                          Je sentis la bile monter dans ma gorge. Les Sith savaient jouer à l’ombre et au mythe. Ils faisaient tomber les hommes bien avant d’enfoncer l’acier.

                          — Si D, on isole. On verrouille la planète. On met en quarantaine le Night et les dégâts critiques. Rien ne doit pouvoir servir d’appât. Et surtout : pas de mouvements massifs au sol sans reconnaissance aérienne. On protège Averi avant de protéger des richesses. On mettra Rathac en alerte pour le renfort. Et on prépare une équipe d’abordage pour l’Interdictor — si l’Interdictor est pris, il faudra le neutraliser ou le désarmer ; s’il tombe, ils pourront verrouiller tout trafic local.

                          Marak hocha la tête, appuya une commande. Sur l’holocarte, une série d’indicateurs se transforma en schéma détaillé de l’interdictor en orbite et du Kar’ta Beskar amarré.

                          — Sur l’Interdictor : masse importante, générateurs de puits de gravité, rayon tracteur actif. Si le Keldabe inconnu tente un assaut, il visera l’Interdictor ou l’arraisonnera pour empêcher tout exfiltration. L’assaut sur l’Interdictor est une éventualité à traiter spécifiquement. J’ai isolé trois sous-scénarios pour cela : tentative d’abordage direct (probabilité 40 % parmi D), attaque de neutralisation par EMP/ionisation (35 %), ou tentative de capture via forces spéciales embarquées (25 %).

                          Les chiffres claquèrent contre mes tympans comme un rapport de bataille. L’Interdictor n’était pas seulement un vaisseau ; c’était une clé. Il protégeait l’espace autour de Vinsoth et, plus sournoisement, servait d’ancrage énergétique pour plusieurs de nos systèmes dérivés. Perdre cet élément reviendrait à perdre une forteresse.

                          — L’assaut sur l’Interdictor ne peut pas se jouer au hasard. On mettra des capteurs redondants, on multipliera les champs résistifs pour détecter toute velléité d’abordage, on fera bouger le Kar’ta Beskar dans une position de riposte rapide, et on prépare une équipe d’abordage mandalorienne de riposte par câble : neutralisation des tubes tracteurs et insertion ciblée dans les salles machines. Si besoin, on utilisera la Nebulon-B capturée comme bouclier et point d’appui de tir pour dégager les tourelles entremêlées.

                          Marak pointa un module sur le schéma : le sas dorsal de l’Interdictor et l’alignement des tracteurs.

                          — Nous avons des voies d’accès faibles : secteur tribord, vestiges d’un ancien hangar auxiliaire. Si un assaillant veut s’amarrer, il choisira ces points. Nous plaçons des charges de neutralisation non létales (EM scramblers) dans ces couloirs. Elles entrainent une saturation locale des communications et des capteurs biologiques. Suffisant pour briser la synchronisation d’une équipe d’assaut. Et le Mark XII peut rester en couverture anti-force pour empêcher tout usage de champ d’énergie mentale sur les salles de commande — nous l’avons déployé à proximité.

                          Un calme se fit dans la pièce. Les implications se posaient sur nous comme une brume : tactiques, techniques, morales.

                          — Quant aux conséquences civiles : si l’Interdictor est endommagé, on perdra la couverture de plusieurs de nos canaux logistiques. Les Q-Meteor pourraient être ciblés. On prépare des listes de priorités : hôpitaux, semences, réserves d’eau. Si la coque du Night se déchire, on installe d’office un périmètre de quarantaine et un algorithme de destruction contrôlée des sections contaminées. On coupe l’alimentation distante. On incendie la salle, métaphoriquement — c’est la seule façon d’empêcher une implosion énergétique totale.

                          Marak prit une inspiration. Sa voix était plus froide, plus sèche.

                          — J’estime les probabilités globales : A 30 %, B 20 %, C 15 %, D 20 %, E (scénario résiduel, aléatoire / fantaisiste) 15 %. Mais ici, parmi les scénari, la possibilité d’un assaut direct sur l’Interdictor est estimée à 40 % — soit un risque réel et prioritaire.

                          Je laissai ces chiffres remuer. Les probabilités donnent parfois la nausée : elles demandent des sacrifices en amont pour éviter la tragédie. Je posai la main sur l’holosurface, la chaleur du projecteur me parut dérisoire contre la froide logique de la situation.

                          — Prépare les suites opérationnelles, Marak. Trois niveaux d’alerte. Niveau 1 — observation et neutralisation passive, présence minimale. Niveau 2 — mesures actives : brouillage, patrouilles intensifiées, Q-Meteor en état d’alerte jaune et Davaab en couverture rapprochée. Niveau 3 — action directe : neutralisation de nœuds moteurs, riposte coordonnée, abordage ciblé. Pour le niveau 3, je veux une équipe d’abordage prête à partir du Kar’ta Beskar en vingt minutes. Compris ?

                          — Compris. Je lance l’ordonnancement. J’ai déjà préparé les manifestes des équipes. J’ai isolé les opérateurs qui feront le pont avec vos Voiles anti-Sith et le Mark XII pour la bulle. On aura besoin d’un détachement de dix à douze spécialistes : explosifs, serruriers spatiaux, techs de neutralisation, et deux équipes médicales d’extraction.

                          Je visualisai mentalement la scène d’abordage : des câbles, des grappins, une pluie d’éclairs bleus, la coque s’ouvrant comme une cicatrice. Je sentis l’adrénaline se réveiller, mais je la refoulai comme on refoule un animal excité dans une cage.

                          — Prépare aussi un plan B pour le cas où l’Interdictor explose. Contingence pour perte d’énergie : redondance sur nos convertisseurs, acheminement par sécurité des semences et des stocks sensibles vers Volak, et extraction prioritaire des civils blessés. On ne laisse pas la guerre ronger ce que nous avons arraché à la ruine.

                          Marak acquiesça, ses doigts déjà dansant sur les commandes. Son équipe travailla, les fenêtres se multiplièrent, des listes s’allongeaient, des trajectoires se dessinaient.

                          Je me laissai aller un instant, la tête appuyée contre le dossier. La guerre, souvent, n’est que gestion de fenêtres : ouvertures à surveiller, fermetures rapides, choix qui conditionnent la vie. Je pensais à Merrik et à Averi, à la file d’enfants au bord d’une soupe, et je me répétais que nous n’avions pas le droit à l’imprécision.

                          Puis j’ordonnai :

                          — Envoie un message crypté au général Rathac. Dis-lui qu’on met en alerte ses droïdes médicaux et utilitaires, et demande-lui une liaison pour extraction si l’Interdictor passe au rouge. Mais pas de déploiement sans notre feu vert. On n’est pas des pions sur un échiquier qu’on abandonne.

                          — Message préparé. Transmission en cours.

                          La machine se mit en marche. Hommes, droïdes, calculs. La nuit autour du caisson hurlait parfois comme un loup, parfois comme un vent qui veut ravaler les feux. Je pris une seconde pour respirer, pour sentir mon pouls se caler.

                          La probabilité d’un assaut sur l’Interdictor me pesait comme une menace mesurable. Mais entre la mesure et l’action, il y avait nous : des mains, des visages, des ordres qui tomberaien t au petit matin. Entre la carte et la poussière, Averi, les toits et le cercle.

                          Je regardai Marak, puis la projection. Puis la fenêtre qui me montrait, en miniature, la place du camp. Merrik s’y tenait encore, silhouette décidée, parole prête. Il y avait tant à bâtir et si peu de temps pour empêcher que la liberté ne se transforme en simple changement d’oppressors.

                          — Nous n’inventerons pas l’avenir ici, Marak. Nous le préserverons. Et si quelqu’un veut l’arracher, qu’il sache que nous avons déjà tracé nos réponses. Préparez les équipes. Je monte une fois encore sur le Kar’ta. Et faites venir ici la liste des civils prioritaires. Nous déterminerons la ligne d’extraction.

                          — À vous, Alor.

                          Tandis que la salle se remettait en branle, je prononçai ces mots qui valent pour serment plus que pour promesse :

                          — Quoi qu’il arrive, Averi tiendra. Et si les étoiles veulent hurler, qu’elles hurlent contre des murs qui tiennent.

                          Marak me regarda en silence, puis hocha la tête. Il comprenait. Il travaillait. Il combattrait. Ensemble, nous aurions la patience du brasier qui chauffe l’acier sans le brûler.

                          L’holocarte pulsa. La flotte au loin attendait. Nous aussi. Mais nous avions déjà choisi : garder, protéger, construire — et, si l’on nous y contraignait, frapper au moment le plus juste, pour que l’écho des étoiles n’ait pas le dernier mot.
                          Et tant que j’étais vivant, elle le resterait.

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                            Post n°12
                            Auteur : Zaden Kryos

                            Le hangar de l'Évasion Fiscale vibrait d'une tension palpable, le contingent improvisé s'était rassemblé, un ensemble hétéroclite de guerriers. Les mercenaires zéro-G vérifiaient une dernière fois leurs équipements magnétiques. À leurs côtés, les fantassins de l'Ancien Ordre Noir se tenaient immobiles.

                            Keaton, le commandant des escadrons zéro-G, arpentait les rangs avec l'assurance d'un vétéran. Ses yeux parcouraient chaque soldat, chaque pièce d'équipement.

                            Les forces humanoïdes avaient un objectif clair : le Léviathan. Mais Zaden, l'Anzat, avait prévu une diversion d'envergure. Des barges composées d'unités mécaniques intelligentes seraient lancées contre d'autres frégates de la flotte Mando'ade. Cette manœuvre offrait deux avantages cruciaux. D'une part, l'ennemi aurait bien plus de mal à anticiper le véritable objectif : la capture du croiseur lourd. D'autre part, cela l'obligerait à disperser ses forces, affaiblissant ainsi la défense du Léviathan et permettant un combat à armes relativement égales à bord du vaisseau.

                            Dans un coin du hangar, un groupe de droïdes de combat se tenait en formation parfaite, leurs vocabulateurs silencieux. Leurs processeurs tactiques avaient déjà calculé les probabilités de survie, 12,7%.

                            L’Anzat se tourna avers son apprenti,

                            -   Finall , appela-t-il son apprenti qui se tenait à quelques mètres, entouré d'une escouade de fantassins Sith.  Ton objectif est le Nebula. Tu prends tes dix meilleurs soldats et tu ne reviens pas les mains vides.

                            L'apprenti inclina la tête avec respect.

                            -   Ossus, répondit Zaden d'une voix basse.  Les données ont été transmises durant le briefing. Si tu réussis, rejoins nous là-bas. Les unités mécaniques t'assisteront.

                            Les haut-parleurs holographiques crachèrent une salve de parasites, puis une voix claire et autoritaire retentit dans tous les hangars de la flotte :

                            - À toutes les unités : l'opération est lancée. Je répète, l’opération est lancé. A vos postes

                            Un murmure parcourut les rangs. Certains mercenaires vérifièrent leurs armes une dernière fois. D'autres serrèrent simplement les dents.

                            Les portes massives des hangars commencèrent à s'ouvrir dans un grincement sourd qui se propagea dans les superstructures du vaisseau. Le vide spatial apparut progressivement. Les boucliers atmosphériques scintillaient faiblement, retenant l'air à l'intérieur tout en laissant passer les vaisseaux.

                            Les premiers chasseurs jaillirent des hangars, leurs moteurs ioniques traçant des lignes bleues. Ils se déployèrent en formation d'écran, prêts à protéger la vague d'assaut qui allait suivre. Puis l'une après l'autre, les lourdes navettes blindées s'arrachèrent des rails magnétiques et plongèrent dans le vide. Zaden sentit le sol se dérober sous ses pieds alors que sa propre barge quittait le hangar. À travers le hublot renforcé, il observa la flotte mercenaire qui modifiait sa formation, adoptant une posture résolument agressive. Les croiseurs avançaient en pointe, leurs batteries de turbolasers se déployant comme les piquants d'un prédateur.
                            À l'intérieur de la navette d'abordage, une trentaine de combattants se tenaient debout, agrippés aux sangles de sécurité. Soldats Sith en armure noire, commandos aux visages dissimulés derrière des masques à respirateur, et au centre, Zaden et Keaton. L'atmosphère était lourde, chargée d'adrénaline et de l'odeur métallique du recycleur d'air poussé à son maximum.

                            Keaton vérifia son data-pad tactique.

                            -  Trois cibles désignées , annonça-t-il à voix haute pour que tous puissent entendre.  Force Alpha – c'est nous – le Léviathan. Force Bravo – Finall et ses boîtes de conserve – le Nebula. Force Charlie...

                            Il marqua une pause, et plusieurs mercenaires échangèrent des regards entendus.

                            -  ...le croiseur Keldabe Vhett'tal. Mission de diversion pure. Aucune extraction prévue.

                            Un des commandos cracha par terre.
                             
                            -   Pauvres droïdes.
                             
                            -    Ils ne ressentiront rien, répliqua froidement un soldat Sith.  Contrairement à nous s'ils échouent à retenir l'attention des Mando'ade.

                            Le pilote de la barge grésilla dans l'intercom.

                            -  Contact dans quatre-vingts secondes. Préparez-vous à...

                            Un éclair aveuglant illumina soudain l'espace. Le premier tir de semonce venait de frôler leur formation.

                            -   C'est parti !

                            L'espace s'embrasa. Les turbolasers de la flotte mercenaire faisaient feu, traçant des lignes de destruction pure entre les vaisseaux. Les chasseurs et barges tentaient de zigzaguer entre les tirs entrecroisés, les Mandaloriens de leur côté ne manquait pas de répliquer.

                            Dans la navette de Zaden, les lumières vacillèrent. Un impact violent secoua la structure.

                            - Bouclier tribord à soixante-sept pour cent !  cria le pilote.

                            Par le hublot, Zaden observait le chaos se déployer. Des chasseurs ennemis fondaient sur leurs lignes, leurs canons crachant la mort. Mais les escadrons de chasseurs n'étaient pas là pour faire de la figuration. Un chasseur Mandalorien explosa dans une boule de feu silencieuse alors qu'un missile à concussion le percutait de plein fouet.

                            Plus loin, une barge d'assaut ne fut pas aussi chanceuse. Un tir groupé de trois chasseurs perça ses boucliers et désintégra sa coque. Zaden sentit dans la Force les vies s'éteindre instantanément, comme des chandelles soufflées par un vent cruel.

                            - Force Bravo a atteint son objectif !  annonça soudain la radio tactique.  Abordage en cours du Nebula !

                            Keaton échangea un regard avec Zaden.

                            - Votre apprenti ne perd pas de temps.

                            - C'est pour ça qu'il est mon apprenti, répondit l'Anzat sans émotion apparente.

                            - Force Charlie... Force Charlie subit de lourdes pertes ! Ils ont perdu un tiers de leurs effectifs avant même l'abordage !

                            Un silence s'abattit dans la navette. Tous savaient que la Force Charlie n'était qu'une diversion sacrificielle, mais entendre la confirmation restait glaçant.

                            - Ils précipitent l'abordage , continua la voix dans la radio.  Ils... ils sont dedans. Contact confirmé à bord du Vhett'tal.

                            - Force Alpha, vous êtes à portée d'abordage du Léviathan ! Trente secondes !

                            Le cœur de chaque soldat s'accéléra. C'était le moment. Après toute cette préparation, tous ces calculs, toute cette violence dans l'espace... ils allaient enfin poser le pied sur leur objectif.

                            Zaden ferma les yeux un instant, se concentrant. Il pouvait sentir le Léviathan devant eux, ce mastodonte de métal. Il percevait les présences à bord, les guerriers Mandaloriens qui se préparaient à défendre leur vaisseau jusqu'au dernier souffle

                            - Dix secondes !

                            - Accrochez-vous !

                            La navette trembla violemment alors qu'elle pénétrait la barrière de boucliers du hangar du Léviathan. Les répulseurs hurlèrent en s'inversant pour freiner la descente. Puis, dans un fracas métallique tonitruant, la barge percuta le sol du hangar.
                            Les rampes d'accès explosèrent vers l'extérieur avant même que le vaisseau ne soit complètement stabilisé.

                            Les soldats Sith jaillirent, leurs blasters tirant des salves rouges. Les Mandaloriens présents dans le hangar réagirent instantanément, leurs armures colorées contrastant avec l'uniformité sombre des assaillants. Des tirs fusèrent dans tous les sens, rebondissant sur les coques des vaisseaux stationnés.

                            Zaden bondit de la rampe, sa vibro-lame déjà en main. Un guerrier Mando'ade en armure chargea vers lui, son beskad levé. L'Anzat esquiva, guidé par la Force, et sa lame vibra en tranchant à travers le joint entre le plastron et le brassard de l'armure. Le Mandalorien grogna de douleur mais riposta d'un coup de pied que Zaden para avec son avant-bras, absorbant l'impact grâce à la Force.

                            D'autres barges entraient maintenant dans le hangar, déversant leurs cargaisons de guerriers. Le nombre commençait à faire pencher la balance. Les Mandaloriens, bien que redoutables, étaient en infériorité numérique dans cette section du vaisseau.

                            Pendant que le nettoyage du hangar se terminait, d'autres barges de la Force Alpha tentaient une approche différente, l'abordage par perforation de coque. Ces navettes blindées se collaient littérellement à la superstructure externe du Léviathan et utilisaient des charges thermiques pour découper des ouvertures. C'était brutal, dangereux, mais terriblement efficace pour créer de multiples fronts et disperser les défenseurs.

                            Au hangar après un long combat la section fu sécurisé permettant aux troupes d’y établir le QG d’opération. Mais sans même une minute de repis il fallait continuer selon le plan. Le sas s'ouvrit en sifflant, révélant un long couloir faiblement éclairé par des lumières d'urgence rouges. Zaden prit la tête, Keaton à ses côtés.

                            Leurs bottes résonnèrent sur le sol métallique alors qu'ils s'enfonçaient dans le Léviathan. Derrière eux, le hangar continuait de servir de QG, recevant les dernières barges et coordonnant l'assaut. Devant eux, quelque part, les attendaient les défenseurs Mandaloriens.
                            Pendant ce temps, ailleurs dans le Léviathan, les autres équipes d'abordage qui avaient forcé la coque continuaient leur propre combat. Ces points d'entrée multiples créaient une confusion délibérée parmi les défenseurs, les forçant à diviser leurs forces entre de multiples menaces. C'était une stratégie brutale mais efficace, échanger des vies contre du terrain.

                            Zaden et son groupe atteignirent enfin l'entrée du couloir d'entretien tribord. La porte blindée était à moitié ouverte, ses mécanismes hydrauliques apparemment endommagés par les vibrations des perforations de coque.

                            Le combat ne faisait que commencer...

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                              Post n°13
                              Auteur : Finall Kel’qso

                              La course jusqu’au point d’extraction reste floue : des cris, des ordres hachés. Je sens plus que je ne vois - flux de panique, poids des corps qui tombent, la Force dessinant des silhouettes. Mon flanc me lance une douleur incendiaire à chaque pas ; la lame de Domy a laissé une ouverture qui m’accompagnera jusqu’à la mort si je ne fais rien. Je serre les dents. La douleur devient carburante. C’est ainsi qu’on tient.


                              La barge de l’Évasion Fiscale m’attend. Je monte à bord, appuyé sur mes jambes, la douleur est constante, mais je ne cède pas. À l’intérieur, la soute est un chaos : soldats Sith épuisés, acolytes blessés, mercenaires étrangers. Je me laisse guider vers un coin calme, où je m’assois en tailleur. Mes muscles se délient, mon sabre repose contre ma cuisse.


                              Au fond, les droids médicaux opèrent avec hâte. Ils posent des poches de kolto, pressent des pansements imprégnés de racine de Vincha sur mes plaies, c’est suffisant pour empêcher que mon corps me lâche tout de suite. On me glisse une ration de combat sous le nez ; je n’ai pas faim, mais j'en mange pour garder des forces. Les voix autour tiennent lieu de tapis : plaintes étouffées, rires nerveux, jurons.


                              Je veux rester debout, me lever, vérifier les alentours, mais je m’accorde ce court répit. La Force me ramène à l’essentiel : les battements des cœurs, le flux des soins, les micro-réparations que l’on me fait.


                              Mes mains ont pris la couleur du sang séché mêlée a la poussière. Mon outfit déchirée, brûlée par endroits, des ecchymoses gonflent sur ma peau. La plaie laissée par la lame de Domy brûle encore, mal refermée sous les bandages. Chaque mouvement la rouvre un peu plus. L’odeur du cuir cramé m’accompagne.  J’ai donné tout ce que j’avais, et le prix est inscrit sur mon corps.


                              L’ambiance du vaisseau ? C’est une armée de fortunes. Les mercenaires rient fort, avalent des rations en silence quand la peur les prend, fouillent des caisses, comparent des pièces. Il y a de la musique, des jurons, des comptes à régler. Mais aussi la lourde odeur de ceux qui sortent de la bataille : certains rêvent de vengeance, d’autres de fuite. Les mains tremblent - ou se referment sur leurs armes.


                              Pendant que la soute grouille, je me replie. Je ferme les yeux et plonge dans la Force. Elle pulse de partout. Elle rafistole sans promesses. Je laisse ma respiration se réguler. Mes gestes me reviennent, petits, précis. Un Sith n’implore pas la pitié. Je suis ici pour survivre et revenir plus fort.


                              Quelque part dans le brouhaha ambient, des voix hurlent, l’intonation rigide qui annonce qu’on redresse la hiérarchie. Je sens que notre Seigneur parle avec un homme, peut-être un intermédiaire, un allié ou un de ces renards ? Je ne cherche pas à m’en mêler, mon maitre saura faire les bons choix, ma tâche est d’exécuter.


                              - Finall, m’appela-t-il. Ton objectif est le Nebula. Tu prends tes dix meilleurs et tu ne reviens pas les mains vides.


                              En réponse à l’ordre transmis, j’incline ma tête avec un certain respect.


                              - Ossus, répondit Zaden d'une voix basse.  Les données ont été transmises durant le briefing. Si tu réussis, rejoins-nous là-bas. Les unités mécaniques t'assisteront.


                              J'acquiesce, lentement. Une mission d’assassinat, de reconnaissance puis une défense de fort et maintenant un abordage dans le vide spatial, je m’étonne d’être aussi multi-tâche. me dis-je en trouvant mon escouade.


                              Un groupe mélangeant acolyte et fantassin Sith se retrouva à ma charge. Je les regarde, un à un, cherchant dans leurs visages ce qui me dira s'ils tiendront. Certains ont déjà vu trop de mort ; d'autres brûlent encore d'un désir idiot de prouver. Peu m'importe. 


                              Chacun a une tâche. Chacun a un rôle sur lequel je pourrai m'appuyer. C'est tout ce qu'il faut pour que le plan tienne un instant de plus.


                               Le son des haut-parleurs se propage dans tout le vaisseau.

                              - À toutes les unités : l’opération est lancée. Je répète, l’opération est lancée. À vos postes.


                              Les portes massives des hangars commencèrent à s’ouvrir dans un grincement sourd. Le vide spatial s’étira devant nous. Les boucliers atmosphériques clignotaient faiblement, retenant l’air à l’intérieur, laissant filer les vaisseaux vers l’obscurité.


                              Les premiers chasseurs partent. Ils ouvrent la voie, silhouettes effilées projetées dans le noir. Puis vient notre tour. Les verrous claquent. Le plancher vibre. Ma barge décroche des rails magnétiques dans un grondement sec, et le ventre du L’Évasion Fiscale se vide lentement dans l’espace.

                              Je ne suis pas naïf : cette mission va m’user, peut-être me briser. Mais je n'ai pas la place pour la faiblesse. À la place, j'ai ce besoin d’obtenir la liberté des forts, l'obligation d’être parmi eux, et ma colère brûle comme un carburant.


                              Puis d’un coup, je sens le chaos dans la Force. Des chasseurs fondent sur nos lignes, des explosions déchirent l’espace, des tirs s’entrecroisent.  Je garde la tête droite, concentré sur la vibration de la Force. Elle m’avertit des débris, des trajectoires, des menaces proches. Autour de moi, certains serrent leurs armes, d’autres murmurent des prières.


                              Inutiles.


                              Le pilote annonce :
                              - Contact dans cinq secondes !

                              Je me lève. Mes mains glissent sur la garde de mon sabre.


                              L’impact nous secoue tous. Les crochets mordent la coque ennemie, la pression de l’abordage fait vibrer l’air. La rampe descend dans un jet de vapeur, une lumière rouge d’urgence éclaire nos casques et nos visages.


                              Je suis le premier à avancer. Le sol du Nebula résonne sous mes pas. L’air est plus froid, saturé de poussière métallique et d’odeur d’ozone. Les lumières de secours peignent les murs de pulsations rouges. La Force me montre les contours, les masses, les flux : les angles, les présences en mouvement plus loin.


                              Je fais signe d’avancer.


                              — Formation serrée. On reprend ce qui nous appartient.


                              Le Nebula sera de nouveaux à nous.
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                                Auteur : LOm DOnOs

                                Golden dynamo

                                Force Alpha



                                Dans la navette , Keaton vérifia son fusil blaster encore une fois, un vieux réflexe qui datait du temps de son service au sein de la milice de Dantooine, puis il s'était engagé au sein de la Guilde, pas comme chasseur de prime évidemment, le Dantari valait bien mieux que ça il avait donc été recruté comme officier de bord au sein de la flotte de DOnOS et voila qu'il était maintenant chef d'abordage.
                                Mais il ne pensait pas un jour se retrouver en compagnie de Sith pour aborder un vaisseau spatial et affronter des Mandaloriens, le destin lui jouait un drôle de tour. Il observa les soldats à ses cotés, ses troupes étaient revêtues de combinaison spatiale de la Correlian Technologie et munis de blasters lourds, à coté les fantassins Sith aux armures sombres et des acolytes donc certains portaient d'étranges masques de fer.
                                Son regard croisa celui d'un adepte obscur , dans ses yeux rouges il ne lut que haine et mépris, quel genre de pacte avait conclu le Gand sur Vinsoth? mais Keaton n'était pas la pour se poser des questions, on le payait grassement pour accomplir sa mission, et il avait bien l'intention de reprendre le Leviathan aux Mandos, quel qu'en soit le prix!
                                Et visiblement à en écouter le trafic radio, la force Charlie, les troupes droids de diversion avaient déja subies de lourdes pertes lors de l'assaut.
                                Le pilote de la navette annonça soudain dans l'intercom l'arrimage au destroyer, aussitôt on découpa la coque pour accéder au hangar tribord et les troupes d'assaut se déployèrent.
                                Le hangar servirait donc de point d'appui aux commandos, sur le sol froid une dizaine de cadavres gisaient déja, signe qu'une bataille s'était déja jouée ici bas .
                                Suivant Zaden et sans perdre de temps, les commandos anti G prirent donc le couloir d'entretien, la porte blindée avait été forcée sans doute pendant l'assaut précédent.
                                Keaton passa le premier blaster au poing, puis il désigna le couloir qui se séparait en deux.

                                -Je prends la salle des machines avec mes hommes!
                                Zaden: à vous la passerelle de commandement!!
                                Une fois le vaisseau entre nos mains, entrez les coordonnées que Demetrial vous a communiqué et on saute immédiatement en hyperespace!

                                Récupérer le vaisseau et s'enfuir c'est tout ce qu'ils avaient à faire, mais quelque chose dans l'esprit de l'officier lui disait que cela n'allait pas être une partie de plaisir...
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