Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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  6. Rien ne vient de rien assaut spatial

Rien ne vient de rien assaut spatial

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    #7

    Post n°6
    Auteur : Zaden Kryos

    La bataille spatiale de Vinsoth fut brève. Après le départ précipité en hyperespace du Gladius, le vaisseau de commandement de la flotte Sith, le restant des effectifs se regroupa autour du Night, dirigé par l'implacable Capitaine Mouruq. Quand bien même leur destin fût-il écrit, Mouruq était déterminé à ne pas terminer ce combat par une défaite sans honneur.

    L'espace autour de Vinsoth était jonché de débris métalliques scintillants, vestiges des premiers échanges de tirs. Les boucliers du destroyer sith faiblissaient dangereusement, leurs générateurs surchauffés...



    Effectifs Mandalorien en approche du croiseur Night


    Très vite, un destroyer mandalorien de classe Keldabe se hissa au niveau du Night. Ses flancs s'ouvrirent, déployant ses tampons d'abordage. L'impact résonna à travers toute la coque du navire sith, faisant vibrer les cloisons jusqu'aux ponts inférieurs.


    Les troupes de choc Sith combattaient désormais les Mandaloriens à bord du Night, couloir par couloir, section par section. Le combat était sans pitié, chaque mètre de coursive se payant au prix du sang. Les tirs de blaster illuminaient l'obscurité des sections endommagées. Les Sith, connaissant désormais leur sort quoi qu'advienne la situation, redoublèrent d'efforts, leur permettant de contenir de manière limitée les abordeurs mandaloriens.
    Dans la section 7 des hommes de la marine Sith tenaient une barricade de fortune, assemblée avec des débris et des conteneurs d'urgence. Les corps des deux camps jonchaient le sol, témoins de la férocité des combats. Des pertes importantes eurent lieu de chaque côté, n'enlevant rien à l'honneur de tous les combattants presents.


    Le pont de commandement du Night baignait dans une lumière rouge d'alerte. Les écrans tactiques clignotaient, affichant la progression inexorable de l'ennemi à travers les entrailles du navire


    — Rapport de la situation, quelle est leur progression ?


    Après la question sèche de Mouruq, son second, un officier de pont au visage marqué par l'épuisement, lui fit un rapport complet d'une voix tendue.


    — Les Mandaloriens continuent leur progression, Capitaine. La partie bâbord du bâtiment est... perdue. Nos quelques poches de résistance là-bas céderont bientôt. L'officier suait à grosses gouttes, sa voix tremblant légèrement. Les sections 12 à 18 sont compromises, nous avons perdu le contact avec l'armurerie principale. Capitaine, nous devrions évacuer tant qu'il est temps, la bataille est perdue...


    Mouruq le coupa brutalement d'une voix grave et colérique, ses yeux brillant d'une détermination farouche.


    — Il est hors de question de fuir ! Nous transportons avec nous l'héritage de la marine impérialo-sith, nous ferons honneur à nos traditions millénaires !


    Il se retourna vers l'ensemble des officiers de pont. Sa voix porta dans tout le centre de commandement, dominant le fracas des explosions lointaines.


    — Messieurs, nous n'abandonnerons pas notre navire ! Tout le monde à son poste ! Nous les repousserons de ce navire et nous gagnerons ce combat !


    L'ambiance ne faisait que monter en température sur le pont, chaque homme sentant la fin s'approcher à grands pas. Les mains tremblaient sur les consoles, mais personne ne bougea de son poste. Pendant ce temps, les troupes Sith à bord continuaient avec acharnement leur combat désespéré, et quand bien même des Mandaloriens tombaient au combat, ils étaient remplacés en quelques minutes par d'autres guerriers, frais et déterminés.
    Soudain, un signal d'alarme strident retentit dans tout le navire. L'officier des communications se tourna vers Mouruq, le visage livide.


    — Capitaine ! Les senseurs détectent une surcharge critique dans le cœur du réacteur principal ! L'abordage a endommagé les circuits de refroidissement primaire !


    Mouruq sentit son sang se glacer. Le réacteur à antimatière du Night était la source de vie du navire, mais aussi une bombe capable de pulvériser l’intégralité de la coque arrière, si elle surchargeait.. Si les systèmes de sécurité lâchaient...


    — Temps avant défaillance critique ? demanda-t-il d'une voix blanche.


    — Huit minutes, Capitaine. J’ai déjà déployé notre équipe de maintenance, ils sont dessus mais si les dégats sont trop important...


    Un silence de mort s'abattit sur le pont. Mouruq réalisa avec amertume que tout les espoirs ne reposaient que sur une montre.





    -HRP- 
    1 – 3 : Le réacteur n'est pas stabilisé à temps, oblitération des réacteurs création d'une brêche béante
    3 – 6 : Le réacteur parvient à être stabilisé, le combat suit son cours


    Dans le cas d'un jet 1 - 3, étant donné qu'il y'a huit minute avant la fision, les troupes mandaloriennes auront le temps de pouvoir evacuer en majeure partie le navire (en partant du postulat qu'ils ont également connaissance de l'état approximatif du Night vu qu'ils l'abordent) 

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      #8

      Post n°7
      Auteur : Wyrim Oshindara


      ⫷ Abordage du Night — Jugement de Fer ⫸



      L’impact de l’amarrage résonna comme un tonnerre sourd dans les entrailles du Night. La coque vibra, un tremblement sec qui fit grincer les cloisons. Autour de moi, dans la soute pressurisée du Kar’ta Beskar, les dix bataillons mandaloriens étaient prêts, serrés, impassibles. Pas un mot. Pas un doute.

      Je posai ma main gantée sur la paroi de l’écoutille. Mon armure pesait sur mes épaules comme une promesse. Hache ultrasonique dans le dos, DE-10 en holster, F-11D accroché en bandoulière. Mon jetpack prêt.
      Derrière moi, mes droïdes attendaient : Iris Sombre voletait en silence, ses photorécepteurs rouges comme des braises ; Alpha et Beta, les DZ-70, verrouillaient leurs protocoles d’élimination ; le Mark XII, massif, l’Ysalamir fixé sur son harnais, nous entoure d'une bulle de protection contre la Force.

      Les voyants de l’écoutille passèrent au vert.
      J’activai le canal général.

      — Mandaloriens…

      Un instant de silence. Tous les regards se tournèrent vers moi.

      — Vencuyir !

      Le mot claqua comme une explosion.
      Les charges creuses plantées contre la cloison s’illuminèrent d’un seul coup, projetant une lumière blanche qui déchira l’obscurité. Une seconde plus tard, la paroi du Night se disloqua dans un vacarme métallique.

      L’air s’engouffra, les torches magnétiques jaillirent pour fixer le sas improvisé. Puis, le premier bataillon bondit.
      Blasters en avant, boucliers énergétiques activés, ils se ruèrent dans les couloirs étroits. Les troupes Sith les attendaient, barricadées derrière des amas de débris. Les tirs se croisèrent aussitôt, faisant résonner le métal comme un tambour de guerre.

      Je plongeai derrière eux, mon fusil F-11D calé contre l’épaule. Une rafale. Deux soldats ennemis projetés contre les cloisons. Alpha et Beta me suivaient, verrouillant chaque embranchement, neutralisant les tourelles automatiques d’un tir chirurgical.

      — Section 7 verrouillée ! gronda un de mes capitaines.
      — Continuez. Ne leur laissez pas de répit.

      Dans les coursives, la mêlée devint brutale. Des tirs, des corps. Des Mandaloriens en armure qui avançaient comme une marée de fer. Pas de cri, pas de recul. Chaque pas était une conquête.

      Je bondis par-dessus un container effondré, activant mon jetpack pour franchir la barricade. Ma hache vibra, traçant un arc brutal dans l’air. L’impact fendit l’armure d’un sergent ennemi. Il tomba sans un son.

      Derrière moi, le Mark XII progressait, couvrant l’arrière. Son bouclier d’Ysalamir étouffait toute tentative de brouillage dans la Force.
      Puis la voix d’un de mes commandants résonna :

      — Pont d’accès latéral sécurisé !
      — Alors ouvrez-le, répondis-je. Nous allons prendre leur cœur.

      Les dix bataillons convergèrent vers les noyaux de résistance restants. Les grenades à impact roulaient sur le sol, pulvérisant chaque barricade de fortune. Les Sith reculaient, pas après pas.

      Le Night tremblait tout entier, ses sirènes d’alerte hurlant dans un vacarme infernal.
      Je repris le canal général, ma voix grave résonnant dans chaque casque :

      — Pour Mandalore. Aucun répit !

      Et les Mandaloriens répondirent d’une seule voix, tandis que nous enfoncions les dernières défenses.

      ⫷ À bord du Night — Le cœur noir ⫸



      Les bottes crissent sur le métal froissé.
      Autour de moi, les murs du Night vibrent encore des premiers impacts. Le vaisseau a encaissé l’abordage comme un animal blessé encaisse un coup de hache — en grondant. Le Kar’ta Beskar est resté arrimé à bâbord, ses tampons d’abordage enfoncés dans la carapace du destroyer sith. Derrière nous, les deux autres Keldabe et la frégate Oribuir couvrent le débarquement sur Minas. Ici, c’est un autre genre de combat.

      Le genre lent, méthodique, au corps à corps.

      Je progresse en tête. L’éclairage d’urgence ne suffit plus ; mes capteurs infrarouges balayent les coursives. Les couloirs sont étroits, étouffants. On y respire le métal chaud, la sueur, la mort.
      À chaque croisement, je déploient des drones sphériques — Alpha, Beta — qui cartographient les zones en avance. Mon DRK-1 plane derrière moi, absorbant les signatures électromagnétiques ennemies. Plus loin, Massod verrouille les portes arrière. Jonga, les poches pleines d’explosifs, installe des charges silencieuses dans les passages étroits.
      Volk, toujours devant, racle le sol avec sa mitrailleuse lourde, les bras tendus, prêt à saturer chaque angle.

      Les Sith résistent. Comme des bêtes acculées. Des barricades de fortune, des tirs croisés, des pertes de chaque côté. Mais nos bataillons avancent.
      En première ligne, les bataillons font leur œuvre.
      Chaque unité fonctionne en triade : un bouclier balistique pour l’avance, un exo-combattant pour le choc, et un opérateur pour la coordination. Les Sith reculent, puis s’effondrent. Étranglés couloir après couloir, salle après salle.

      Je donne l’ordre :
      — « Verd'ade, Oya ! Kemir sektion she’eta ! Jii ! » ‘Soldats, en avant ! Prenons la section 7 ! Maintenant !’

      Le mot claque. Et les portes sautent. Les soldats mandaloriens déferlent.
      Dans la coursive principale, j’aperçois Kenroger. Son épaule fume encore d’un impact direct, mais il reste debout.

      — « Deuxième pont sécurisé. J’ai perdu six hommes, mais les consoles sont à nous. »

      Je hoche la tête. Ce n’est qu’un début.
      Puis un cri, derrière nous.
      Une alarme stridente, rouge, écarlate.

      — « Fuite énergétique détectée. Niveau 3. Réacteur instable. »

      Les données apparaissent dans mon casque. Dérive thermique. Accumulation de pression dans la chambre centrale. Dégâts sur les circuits de refroidissement. Quelque part dans les coursives basses, le réacteur antimatière gronde. Une bête blessée. Prête à tout faire sauter.

      — « Rapport ! Temps avant surcharge ? »

      Une voix paniquée répond dans mon canal tactique, celle d’un ingénieur de bord :

      — « Huit minutes, seigneur Oshindara ! Nous avons déployé une équipe de sécurité, mais si les conduits sont rompus… »

      Je ne laisse pas la panique s’installer.

      — « Envoyez Klint et ces hommes. Priorité : confinement de la chambre d’antimatière. Activation des neutralisateurs magnétiques. »

      J’entends le son de son déploiement. Massod et ces hommes descendent dans les niveaux inférieurs. Chaque pas résonne dans les parois instables. Il ne répond pas aux prières. Il ne recule pas.
      Je me tourne vers Massod.

      — « On ne peut pas évacuer, pas maintenant. Il faut contenir la réaction. Donne-moi une issue de secours si ça cède. »

      Il hoche la tête, déjà plongé dans ses plans internes.
      Les minutes deviennent des heures.
      À chaque vibration, je crois sentir l’amorce. Le déchirement. La fin.

      Puis, une transmission.
      Statique. Saccadée. Mais claire.

      — « Réduction thermique enclenchée. Confinement stabilisé. Champ magnétique restauré à 47 %. »

      Le réacteur ne meurt pas.
      Mais il hurle.
      Le Night tremble, ses flancs se plient. Les ponts inférieurs s’effondrent. Une brèche s’ouvre dans la coque arrière. Le feu s’engouffre comme un serpent. Des modules sont soufflés, des escouades perdues. Mais le cœur tient. La bête est mutilée, mais vivante.
      Je traverse les derniers mètres jusqu’au centre tactique.
      La porte se brise. Des tirs partent. J’esquive. Je riposte.

      Un tir de DE-10, un coup de hache ultrasonique dans un torse, un dernier impact de blaster à bout portant. Trois Sith tombent. Mon armure crépite. Mon souffle reste calme.
      Dans le silence qui suit, je m’avance vers le trône de commandement abandonné du capitaine Mouruq.
      Je le contemple.

      Ce vaisseau est à genoux. Mais il n’a pas explosé. Nous avons un moment de répis.
      Je pose ma main sur la console principale.

      — « Ici Wyrim Oshindara. Le Night est sous contrôle. Réacteur contenu. Objectif atteint. »

      Je laisse le silence envahir la passerelle. Mes hommes soufflent. Des regards ensanglantés, fatigués, mais debout.
      Le Night est gravement endommagé. Il ne pourra pas repartir de sitôt, peut-être même rester ici à jamais.
      Mais il ne brillera pas comme un soleil mort.
      Il peut nous servir encore.

      — « Verrouillez les sections. Extraction dans dix. »

      Puis je murmure, presque pour moi-même :

      — « L’honneur forge le clan. Aujourd’hui, il est trempé dans le feu. »

      La fin de l’abordage du Night avait laissé un goût métallique dans l’air. La coque éventrée saignait des gerbes de vapeur et des scories incandescentes. Dans la salle du réacteur, les contremaîtres de l’équipe Alpha hurlaient dans leurs micros d’épaule, les gants en feu, les masques de pression fondus contre leur peau. La cage de confinement d’antimatière était fissurée sur ses anneaux supérieurs. Une radiation résiduelle s’échappait déjà par les conduites de redirection thermique.
      Mais ils avaient réussi.

      Le protocole de déviation d’énergie, enclenché dans les dernières vingt secondes, avait contenu la surtension. Le cœur était endommagé. Gravement. Mais stable. Le Night ne sauterait pas. Pas aujourd’hui.
      Et pourtant, ce vaisseau ne volerait probablement plus.

      Les modules médicaux furent les premiers à entrer. Puis les drones de décontamination, suivis d’escouades mandaloriennes en combinaison étanche. Le Night fut placé sous quarantaine tactique. Toutes les sections sinistrées furent scellées. La salle du réacteur fut verrouillée. Le pont secondaire devint le nouveau centre de coordination. Les blessés furent extraits. Les corps, identifiés ou non, évacués ou consignés.

      « Aucun Sith ne quitte ce navire sans contrôle. Priorité : récupération de données, prisonniers valides, matériel sensible. »

      Je donnait mes ordres d’un ton tranchant, mes pas résonnant sur le sol calciné du Night. Le casque encore marqué de plasma, je croise une section de commandos qui sécurisaient les laboratoires internes. Les fumées toxiques masquaient presque la visibilité, mais les visières filtraient tout.
      Plus loin, des cellules de détention provisoires furent ouvertes à l’aide de charges creuses. Puis les prisonniers – soldats, techniciens, officiers subalternes – furent extraits un à un dans notre croiseur lourd. Certains hurlaient, d’autres étaient muets, battus par la peur ou l’épuisement.

      « On en a une dizaine qui parlent basic. Ça suffit pour démarrer les interrogatoires. » annonça Kenroger en haussant les épaules.

      Au même moment, dans l’ombre de la haute atmosphère de Vinsoth, une silhouette blessée s’inclinait sous le feu de précision du Kyr’amla’ruus. La frégate Sith de classe Nebulon-B, percée sur son flanc tribord par une salve concentrée, avait perdu ses propulseurs secondaires. Les capsules de sauvetage avaient été désactivées, et sa tourelle de proue rendue muette.
      Le commandant mandalorien responsable du blocus orbital prononça la phrase rituelle d’abordage :

      « Vencuyir. »

      Moins de dix minutes plus tard, les escouades montaient à l’assaut. La frégate fut prise sans pertes majeures. L’équipage, désorganisé, ne tenta aucune résistance structurée. Une dizaine de pilotes furent capturés vivants. Les systèmes de navigation et de communication furent saisis.

      Un peu plus loin, une corvette CR-90 tentait une manœuvre d’évasion par le vecteur 041. Elle fut immobilisée sans qu’aucune arme ne soit tirée. Trois chasseurs Davaab tournoyaient autour de sa proue, coupant sa ligne de fuite. Son moteur principal grilla dans un sursaut d’ionisation provoqué par un tir ciblé.
      Un abordage rapide, sans fioriture, permit de s’assurer du bâtiment. À son bord, une dizaine de techniciens Sith et deux contremaîtres de hangar furent faits prisonniers.
      Je reçut les rapports en silence, sur un canal crypté, les pieds encore posés dans la poussière du Night.
      L’un des officiers s’approcha lentement, tenant une tablette de données, visière encore fumante.

      « Les bâtiments sont pris. Quarantaine en cours. Liste initiale des prisonniers en validation. Les corvettes sont sécurisées, on extrait les modules tactiques dès que possible. »

      Wyrim hocha la tête, posant brièvement la main sur le mur en duracier à moitié calciné.

      « Bien. Maintenant Minas nous attend, lancement du débarquement ! »
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        #9

        Post n°8
        Auteur : Valiant

        La lune El Vins s'embrasa soudain attirant tous les regards sauf ceux artificiels à bord des vaisseaux de l'Hégémonie Synthétique, des turbolasers ne s'étaient toujours pas tus, arrosant les boucliers des transports Sith.
        Pendant ce temps les barges d'assaut continuaient de déposer sur la planète des régiments d'Oliphants constitués uniquement de Chevins exaltés par un retour sur leur terre natale.
        Un message arriva sur la console du contre amiral Vasc-0 en provenance d'un vaisseau Nihil, c'était Zimako, le responsable des troupes mécaniques, selon lui, le fort d'Aeziel, il demandait un appui supplémentaire.
        L'information fut relayée immédiatement à The Brain qui étudiait la bataille à bord de sa cabine, effectivement les troupes d'acier étaient en retard sur la feuille de route pré établie, grace à des ses appendices, elle tapa sur son datapad et deux régiments de Chevins supplémentaires furent détournés pour se rendre sur Aeziel, le rapport du Koorivar mentionnait la présence d'adeptes obscurs , c'était donc le moment d'utiliser les fameux contre mesure.
        La Célégienne afficha donc le profil des quatre apprentis de Famine qui accompagnait Perfect Storm, il s'agissait:
        -d'une exilée Kanzer ,membre d'une secte disparue originaire de la faille de Valtaullu
        - d'un gardien du ciel, un adepte de la force itinérant qui préférait combattre à mains nues.
         -d'un ex lava trooper portant une armure noire et un respirateur spécial
        - d'une démasquée, membre d'un culte à la recherche d'artefacts du seigneur de la Faim
        Et c'est en toute logique qu'elle ordonna à la démasquée de rejoindre le hangar afin de prendre une barge d'assaut pour Aeziel.
        Les cinq sensitifs observaient la bataille depuis une verrière, Pery bouillonnaient intérieurement, serrant le manche de son double sabre laser entre ses mains, quantl'intercom cracha l'ordre de The Brain.
        La démasquée hocha la tête pour saluer ses camarades, elle s'empara de sa vibrolance et se dirigea vers le turboélevateur en direction des hangars.
        Quelques minutes plus tard, ce fut l'exilé Kanzer et le Lava Trooper qui furent envoyé en surface.

        Mais l'amiral d'acier se moquait bien de ce qui se passait en surface, sa programmation étant concentrée uniquement sur la bataille spatiale, les Mandaloriens avaient pris d'assaut la cible identifiée comme 'Night'.
        Toutefois, les vaisseaux Sith maintenaient leur formation malgré les attaques incessantes des Nihils, tel un essaim leurs chasseurs barrés de rouge volaient autour des destroyers ennemis, tandis qu'une bonne centaine de chasseurs Sith tentaient vainement de les repousser.
        Pour le droid FEG modifié, cela avait déja trop durer, il fallait donc passer à la vitesse supérieure;
        :droïde3:-Concentrez les tirs sur les cibles définies comme Gladius et Nebula et faites donner la chasse/

        Le Gladius étaient un leviathan et le nebula, une frégate Nebulon B, ces deux vaisseaux donnaient le plus de fil à retordre aux corsaires. Vasc-O laissait les croiseurs consulaires et autres cargo aux Nihil .
        les trois destroyers Victoire, "L'oeil de fer, Les voix du vide et le Marcheur du Néant" crachèrent chacun leur escadrilles de 24 chasseurs TIE, tous téléguidés depuis les passerelles de commandement de leur vaisseaux mère.
        L'essaim silencieux, destroyer stellaire et vaisseau amiral gardait en réserve ses six escadrilles de chasseurs TIE et ses cinq torpilleurs d'assaut.
        Pour le moment toutes les conditions n'étaient pas encore remplies pour se lancer à l'abordage...

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          #10

          Post n°9
          Auteur : LOm DOnOs

          Les dix points apparurent simultanément dans l'espace réel en même temps que sur les écrans de contrôle des différents protagonistes mais ceux ci étaient sans doute trop préoccupés à s'entretuer pour les remarquer, en tout cas dans un premier temps. Mais cela faisait les affaires du commandant Bobby Wing.
          Debout sur la passerelle de son cuirassé Keldabbe, il observait la bataille spatiale qui se déroulait sous ses yeux, DOnOs ne lui avait pas menti, il tombait en plein milieu d'une invasion planétaire, l'ex contrebandier commençait à regretter d'avoir accepté cette mission, on ne pouvait profiter de ses crédits une fois six pieds sous terre!
          Toutefois, il se reprit, serrant de sa main droite le manche de son vibroglaive attaché à sa ceinture;

          -Que les vaisseaux adoptent une position défensive, on n'engage pas le combat à moins d'y être contraint.
          Et que tous les pilotes de chasse se préparent à jaillir des hangars à mon signal!

          Les voyants à bord du cuirassé , comme ceux des autres vaisseaux de la Guilde passèrent au rouge écarlate, tout le monde se préparait au combat, on armait les torpilles et les missiles et les artilleurs se partageaient les cibles, encore fallait il savoir qui frapper au juste?

          -Enseigne, statu des objectif?

          L'officier en charge des radars se gratta la gorge de répondre.

          -On a trois profils différents, une flottille est sur la défensive, harcelée parce qu'il semble être des pirates ou des pillards ou vu de leur stratégie, par contre quelques parsecs plus loin quatre destroyers sont en position d'attente dans une formation plus rigoristes.

          Wing se lissa sa fine moustache tout en réfléchissant. On avait sans doute affaire à une flotte purement militaire, mais de qui dépendait elle?

          -Les avez vous identifié formellement?

          -La flottille semble défendre Vinsoth, quant aux autres leurs signatures énergétiques sont brouillées.

          -Comme c'est arrangeant...

          Mais la flotte de la Guilde aussi avait désactivée ses balises, personne ne pourrait remonter jusqu'à Dantooine, le Keldabe, le vaisseau Vanquisher, les 5 frégates Alderaanienne et les trois croiseurs Neutron étaient pour le moment inconnus aux yeux des belligérants et il fallait que cela reste comme cela.
          A ce moment précis, Bobby Wing se demandait ce que pourrait penser son père de lui, il était devenu un simple corsaire travaillant pour les crédits et non pour un idéal, il chassa cette idée de son esprit et décida de passer à la suite du plan.
          Grace à leurs travaux dans le pavillon des sciences occultes, les savants Dantari avaient réussi a activer une balise qui menait au temple volant de l 'Omega et ils avaient réussi ainsi à déchiffrer l'ancien Sith.
          C'est donc dans cette langue éteinte que le responsable communication du vaisseau "l'évasion Fiscale" diffusa un message à l'intention des adeptes du coté obscur.

          -Ici Sir Chaos, au vu de la situation je vous propose d'évacuer cette planète avec vos fidèles.
          Un vaisseau d'évacuation se posera aux coordonnées suivantes, son capitaine n'attendra pas longtemps, il vous faudra vous hâter d'embarquer, sachant que cela aura un prix. 


          LOm avait ressorti un nom issu du passé, il avait déjà utilisé ce titre lors de la diversion sur Tatooinelors de la première bataille se faisant passer pour un groupe terroriste nommé Front de Libération Républicain pour négocier la libération d'otages Impériaux.
          Au même moment "l'évasion fiscale" et son escorte prenait la direction de la planète , le Gand n'avait pas l'intention d'affronter les forces au sol, il comptait simplement profiter du tumulte de la bataille pour organiser une évacuation, il avait tout de même prévu de quoi faire diversion, un milliers de droids ETOC , des DUM modifiés qui seraient largués par les chasseurs d'escorte sur leur chemin, les petits droids utilitaires avaient été renforcés et modifiés, ils étaient armés d'un vibropoing mais surtout muni d'un dispositif d'autodestruction, de quoi créer des ravages au sein des troupes au sol quelques soit leur obédience, leur programmation les incite à attaquer. Mais il y avait un hic,  le Vanquisher ne pourrait embarquer que 1250 adeptes Sith, ce serait donc au seigneur Sith de faire ses choix parmi ses fidèles...

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            Post n°10
            Auteur : Wyrim Oshindara

            Pont du croiseur Keldabe Vhett’tal, en orbite basse de Vinsoth

            Le vaisseau vibrait à peine, silencieux comme un monstre en chasse suspendu dans le vide. Les étoiles filtraient à travers les transparis, indifférentes à la bataille planétaire qui venait de s’achever. En contrebas, la planète Vinsoth portait encore les stigmates du conflit. Des incendies lointains persistaient dans les plaines de l’Echine, une lumière crue s’échappait de cratères géants sur les falaises de Minas, et des panaches noirs striaient encore les océans.

            Debout sur la passerelle, l’officier mandalorien gardait les mains croisées dans le dos. Il n’était ni un orateur, ni un politicien, mais un homme de devoir. Son nom n’était pas encore connu sur toutes les fréquences galactiques, mais ceux qui avaient combattu à ses côtés connaissaient son efficacité : Marak Solyk, vétéran de la campagne de Gargon, tacticien du secteur sud de Dxun, et désormais bras droit de Wyrim Oshindara.

            Il portait l’armure sombre des officiers du clan, rehaussée de liserés bronze, ses galons fixés sur l’épaulière gauche. Sa voix, quand elle s’éleva, coupa net le bourdonnement des consoles.

            — Rapport de veille.

            Un jeune opérateur s’inclina :

            — Aucun mouvement orbital ennemi depuis 0200. Les transmissions des escadrons de surface confirment la neutralisation des derniers bastions Sith. Les DZ-70 opèrent encore dans les ruines de Minas, on extrait les derniers captifs.

            Marak hocha la tête. La victoire sur Vinsoth avait été une opération méthodique, brutale et efficace. Wyrim avait mené l’assaut personnellement dans les tunnels côtiers. Le Mark XII, porteur d’un Ysalamir, avait tenu tête à un Seigneur Noir. Les bataillons Kad’Haaran et Orar’adenn avaient déployé leur doctrine anti-Sith avec une précision glaçante.

            Et maintenant, Vinsoth leur appartenait. Non pas comme conquérants, mais comme libérateurs.

            — Communications en veille tactique. Le Teyr’kad est toujours en mode relais. Les transporteurs Q-Meteor redescendent vers le site de l’hôpital de campagne.

            — Et le Kar’ta Beskar ?

            — Toujours amarré à la coque de l’interdictor. Équilibrage du transfert d’énergie en cours. Les batteries ioniques ont été purgées, et la soute secondaire est désormais connectée à la station orbitale provisoire que nous avons montée depuis l’épave du croiseur Sith capturé.

            Marak se tourna vers l’écran holographique. On y voyait la silhouette massive du Keldabe Kar’ta Beskar, fixée en araignée géante à la coque arrondie de l’interdictor, telle une bête se nourrissant de sa proie morte. Une ligne d’énergie pulsait lentement entre les deux coques, projetant un halo spectral autour d’eux. L’ancienne station Sith servirait désormais de base logistique orbitale, du moins jusqu’à ce que les Chevins puissent construire la leur.

            — Informez Wyrim dès son retour. Il faudra valider le démontage progressif du système de verrouillage gravimétrique. Pas de blocus sur une planète libre.

            L’opérateur acquiesça.

            À cet instant, l’alarme du capteur spatial grésilla. Une lumière rouge se mit à clignoter. Puis une autre. Puis dix.

            — Contacts multiples. Sortie d’hyperespace simultanée. Dix signatures, vecteur 174 – croisement du couloir Crysmer.

            Le silence tomba.

            Marak Solyk pivota lentement, une main sur la crosse de son blaster. L’odeur de tension flotta aussitôt dans l’air. Pas de panique, pas d’agitation – mais une vigilance absolue.

            — Origine ?

            — Inconnue. Pas de transpondeur. Pas d’IFF. Pas de signal d’approche, aucune balise d’identification. Les configurations sont mixtes : croiseur lourd, frégates, et ce qui semble être un Keldabe modifié…

            — Un Keldabe ? C’est un modèle mandalorien. On en est sûrs ?

            — Affirmatif. La silhouette est claire. Le Vantablack selon les scans – ou une variante. Mais le signal énergétique ne correspond à aucune signature connue de notre flotte ou de l’ancien registre impérial.

            — Masquez nos balises. Passons en communication codée niveau 7. Interdisez toute transmission sortante non validée. Que l’orbite basse reste silencieuse jusqu’à nouvel ordre.

            Des hochements de tête confirmèrent les ordres.

            L’opérateur tactique pointa une nouvelle donnée sur l’holoprojecteur.

            — Ils n’ont pas adopté de formation offensive. Un vaisseau central est au cœur d’un dispositif protecteur. Les chasseurs sont encore dans les hangars, mais les tourelles sont armées. C’est une flotte en position d’observation… ou de dissuasion.

            — Et les autres flottes ? Rathac ? L’OCP ?

            — Le général Rathac est au sol. Les forces d’appui orbitale OCP sont repliées autour du couloir nord pour extraction. Pas de soutien immédiat disponible sauf activation de nos escadrons.

            Marak Solyk fronça les sourcils.

            — Alors contactez le Oribuir. Faites-moi une liaison directe avec le général Rathac. Informez-le de l’entrée de cette flotte. Tactique de silence absolu. Et que le clan Oshindara reste en orbite haute, sur les vecteurs d’approche secondaire. On prépare les ailes Davaab en défense concentrique. Que les Q-Meteor s’arrêtent à mi-orbite, en attente.

            Il désigna l’écran.

            — Et affichez-moi cette flotte inconnue. Intégralement.

            L’interface holographique changea. Une nuée de vaisseaux se forma, lentement. Le croiseur Keldabe inconnu se plaça en premier. Puis les cinq frégates de style Alderaanien. Puis trois croiseurs Neutron Star – anciens, mais lourdement armés. Et enfin, au centre… un vaisseau étrange, lourd, ventru, aux armes rétractées.

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              Auteur : Wyrim Oshindara

              Sur le pont, les officiers relevèrent la tête, redressant leur posture. Marak se tenait devant l’holoprojecteur principal, bras croisés.
              — Je craignais que vous n’arriviez après eux.
              — J’arrive toujours avant la fin, Marak. Même si parfois, c’est juste pour compter les débris.

              Il esquissa un sourire.
              — Alors comptez ceux-là.

              L’holoprojection s’anima.
               
              Dix vaisseaux. Les silhouettes identifiées se déployaient lentement autour du plan orbital. La configuration était propre, étudiée. Pas un mouvement inutile.
              — Ils ont adopté une formation de croissant. Ce Keldabe en tête agit comme navire-pivot. Pas d’agressivité, mais un positionnement tactique idéal pour riposter. Les Alderaaniennes couvrent les angles morts. Les Neutron Star, eux, forment la ceinture arrière. On dirait une flotte escortant quelque chose de plus précieux au centre…
              — Ou quelqu’un.

               
              Je m’approchai du projecteur. L’un des officiers manipula la console, zoomant sur le cœur de la formation. Le dixième vaisseau, massif, ventru, semblait ancien, presque artisanal dans sa conception. Les signatures énergétiques oscillaient, brouillées par un champ d’interférence.
              — Aucune correspondance dans les registres de la République, de l’Empire ni de la CSI. Mais les émissions d’énergie correspondent à des réacteurs de type Dantari. C’est… étrange. Ces réacteurs n’étaient utilisés que dans les confédérations périphériques avant la guerre des Clones.
              — Dantari ?
              — Oui. Ou des copies. Et ce signal intermittent…

              Il tapa une commande. Un pic d’onde apparut sur le graphique.
              Un mot en caractères anciens, presque effacé, se déchiffra au centre : Ω.
              Le symbole résonna dans ma mémoire comme un avertissement.
              — Omega.
               
              Marak hocha lentement la tête.
              — Ils diffusent un message codé, en Sith ancien. Nos traducteurs n’ont que des fragments : “Héritiers”, “Temple”, “Volant”. Le reste est perdu dans la distorsion.
               
              Je me redressai.
              — Les Sith n’ont pas le monopole de leurs ruines. Ce message peut être un piège, une invocation, ou un appât. Quoi qu’il en soit, il est destiné à être entendu.

               Marak resserra les bras contre sa poitrine.
              — Et vous comptez répondre ?
              — Non. Pas encore. On observe. On analyse. Et surtout, on ne tire pas. Pas tant qu’on ignore ce qu’ils cherchent. 

              Je désignai le croiseur amarré à l’interdictor.
              — Le Kar’ta Beskar maintient toujours le verrou gravimétrique ?
              — Oui. L’interdictor est stable. Nous puisons encore sur ses batteries. On peut se servir de son réseau de brouillage pour masquer nos propres transmissions. S’ils écoutent, ils n’entendront rien d’autre que le silence.
              — Parfait. Alors la première chose à faire, c’est leur donner une impression : celle d’un monde calme, consolidé. Qu’ils voient la surface pacifiée. Pas une flotte prête à tirer. Les Mandaloriens n’ont rien à prouver, tant qu’on n’attaque pas nos alliés.
               
              Je fis un pas vers la verrière.
              En contrebas, Vinsoth tournait lentement, moitié lumière, moitié ombre. Sur la bande crépusculaire, les points lumineux des bases de secours dessinaient une constellation fragile. Merrik devait être là, quelque part dans la poussière et le vent, à parler à ses gens, à construire des murs droits, à rebâtir un foyer.
               
              Je ne pouvais pas laisser une autre guerre s’abattre sur eux.
              — Et si ces inconnus nous testent ? demanda Marak.
              — Alors nous leur répondrons comme toujours. Pas par la peur, mais par la préparation. Nous avons des flottes. Nous avons des cœurs. Et nous avons un monde à protéger qui n’est pas le nôtre, mais qu’on nous a confié. Tant qu’ils ne touchent pas à cela, qu’ils regardent autant qu’ils veulent. 
               
              Je fis signe aux opérateurs.
              — Maintenez les Q-Meteor en position d’attente sur le vecteur bas. Pas d’approche directe. Les Davaab patrouilleront en périphérie, formation Delta-3. Si le Keldabe inconnu modifie son angle, nous réagirons, mais sans initiative de feu. Le premier tir ne viendra pas de nous. 
               
              Les ordres s’exécutèrent sans un mot.
              Le Vhett’tal respira lentement, prêt, mais silencieux.
              Je posai ma main sur le rebord métallique de la verrière.
               
              L’espace, devant moi, semblait calme, mais c’était un calme feint. Je l’avais appris depuis longtemps : les étoiles se taisent avant de crier.
              — Marak, préparez-moi une simulation complète des probabilités de contact. Origine, motif, risque. Je veux toutes les hypothèses. Dans une heure. 
              — Oui, Alor.
               
              Il s’inclina brièvement, puis se mit au travail.
              Je restai seul face au vide.
              Les écrans tactiques continuaient de pulser doucement derrière moi, les voyants bleus et rouges projetant leurs reflets sur mon armure.

              Je songeai à ce que Merrik avait dit — “Nous respirerons seuls”.
              Et je me demandai combien de temps il faudrait avant que l’univers ne vienne encore réclamer son dû.

              Mais ce soir, Vinsoth était libre.

              Je redescendis dans la salle tactique en gardant l’image d’Averi devant les yeux : les toits déjà solidifiés, les premières écoles, le cercle des anciens — autant d’ancrages fragiles que l’on m’avait confiés. Là-haut, la flotte inconnue tournait comme un prédateur circonspect. Ici, en métal et en voix calibrées, il fallait transformer l’incertitude en options. C’était le travail que j’aimais : donner des formes aux possibles, trancher là où les hésitations tuent.

              Marak m’accueillit devant la console principale. Il avait monté déjà trois fenêtres d’analyse, des matrices probabilistes et un modèle de contact. Sa voix, mesurée, portait la fatigue d’un chef qui pense plus qu’il ne dort.

              — Les simulations sont prêtes, Alor. J’ai disséqué la formation inconnue en cinq scénarios principaux. J’ai attribué des probabilités selon nos données : origine, comportement, signature énergétique, et risques tactiques. Je vous les résume.

              Je pris place, les doigts serrés sur l’accoudoir. L’holocarte projeta à nouveau les silhouettes des dix vaisseaux. La salle se fit plus silencieuse qu’un cimetière.

              — Faisons ça net.

              Marak fit glisser le curseur. Première hypothèse.

              — Scénario A — Observateurs neutres (probabilité 30 %). Ce sont marchands, corsaires ou une coalition qui veut jauger l’équilibre des forces. Leur posture est défensive, pas agressive. Ils observent, testent nos transmissions, nos réactions, recueillent probablement des informations commerciales ou politiques.

              Je hochai la tête. L’observation pure restait la posture la plus courante après un conflit important : il y a toujours des vautours, des acheteurs, des curieux. Mais l’économie d’après-guerre attire autant que l’odeur du sang.

              — Si c’est A, on les laisse regarder. On masque nos flux. On renforce l’orbite mais sans posture offensive. On propose un canal diplomatique filtré, et surtout on évite toute provocation qui leur donnerait une excuse de pillage.

              Marak ajouta le deuxième scénario.

              — Scénario B — Flotte de récupération / mercenaires (probabilité 20 %). Ce groupe pourrait chercher des contrats : récupérer cargaisons, esclaves fugitifs, ou acheter des pièces. Ils pourraient intervenir si une opportunité purement lucrative se présente. Leur discipline est moindre, mais leurs actions rapides et brutales quand il s’agit de butin.

              Je sentis le goût amer d’anciennes ruines. L’argent n’est jamais loin des ruines.

              — Si B, il faudra protéger strictement nos centres de ravitaillement et assembler des équipes de réaction rapides. Pas d’ennemi sans prime. On verrouille les convois, on multiplie les leurres, et on utilise la fenêtre de liaison avec Rathac pour obtenir des droïdes de reconnaissance supplémentaires.

              Marak passa au troisième.

              — Scénario C — Contingent dissident mandalorien ou flotte affiliée à un clan externe (probabilité 15 %). Le Keldabe au centre nous intrigue. Il ressemble à un modèle mandalorien ou dérivé. S’il s’agit d’un autre groupe mando hostile ou indépendant, les implications sont politiques : affrontement d’honneur, rivalité ou tentative d’appropriation d’un leadership post-guerre.

              Mon cœur se raidit un peu. Les mandaloriens fracturés sont souvent pires que les envahisseurs étranges. On se bat pour l’acier et pour le nom.

              — Si C, on déconflictualise immédiatement. Un appel codé, une tentative d’identification par canaux que nous contrôlons. On évite le tir. Les Mandaloriens se respectent ; une main tendue à l’heure juste réduit les massacres. Mais on prépare aussi l’arrêt tactique : si besoin, nous mettrons hors service leurs points moteurs et leurs liaisons pour neutraliser l’efficacité sans détruire l’équipage.

              Marak fit glisser vers la quatrième hypothèse : l’ancienne terreur que j’espérais ne pas voir.

              — Scénario D — Piège Sith / reliquat obscur (probabilité 20 %). Ils utilisent la formation pour attirer, pour capter et neutraliser les renforts, ou pour protéger une opération au sol. Le symbole Omega et le code partiellement déchiffré signalent une intention rituelle, ou du moins une appropriation d’iconographie Sith. Ils peuvent être des aspirants Sith, des résurgents fanatiques, ou des collecteurs de reliques. Risque de provocation psychologique élevé.

              Je sentis la bile monter dans ma gorge. Les Sith savaient jouer à l’ombre et au mythe. Ils faisaient tomber les hommes bien avant d’enfoncer l’acier.

              — Si D, on isole. On verrouille la planète. On met en quarantaine le Night et les dégâts critiques. Rien ne doit pouvoir servir d’appât. Et surtout : pas de mouvements massifs au sol sans reconnaissance aérienne. On protège Averi avant de protéger des richesses. On mettra Rathac en alerte pour le renfort. Et on prépare une équipe d’abordage pour l’Interdictor — si l’Interdictor est pris, il faudra le neutraliser ou le désarmer ; s’il tombe, ils pourront verrouiller tout trafic local.

              Marak hocha la tête, appuya une commande. Sur l’holocarte, une série d’indicateurs se transforma en schéma détaillé de l’interdictor en orbite et du Kar’ta Beskar amarré.

              — Sur l’Interdictor : masse importante, générateurs de puits de gravité, rayon tracteur actif. Si le Keldabe inconnu tente un assaut, il visera l’Interdictor ou l’arraisonnera pour empêcher tout exfiltration. L’assaut sur l’Interdictor est une éventualité à traiter spécifiquement. J’ai isolé trois sous-scénarios pour cela : tentative d’abordage direct (probabilité 40 % parmi D), attaque de neutralisation par EMP/ionisation (35 %), ou tentative de capture via forces spéciales embarquées (25 %).

              Les chiffres claquèrent contre mes tympans comme un rapport de bataille. L’Interdictor n’était pas seulement un vaisseau ; c’était une clé. Il protégeait l’espace autour de Vinsoth et, plus sournoisement, servait d’ancrage énergétique pour plusieurs de nos systèmes dérivés. Perdre cet élément reviendrait à perdre une forteresse.

              — L’assaut sur l’Interdictor ne peut pas se jouer au hasard. On mettra des capteurs redondants, on multipliera les champs résistifs pour détecter toute velléité d’abordage, on fera bouger le Kar’ta Beskar dans une position de riposte rapide, et on prépare une équipe d’abordage mandalorienne de riposte par câble : neutralisation des tubes tracteurs et insertion ciblée dans les salles machines. Si besoin, on utilisera la Nebulon-B capturée comme bouclier et point d’appui de tir pour dégager les tourelles entremêlées.

              Marak pointa un module sur le schéma : le sas dorsal de l’Interdictor et l’alignement des tracteurs.

              — Nous avons des voies d’accès faibles : secteur tribord, vestiges d’un ancien hangar auxiliaire. Si un assaillant veut s’amarrer, il choisira ces points. Nous plaçons des charges de neutralisation non létales (EM scramblers) dans ces couloirs. Elles entrainent une saturation locale des communications et des capteurs biologiques. Suffisant pour briser la synchronisation d’une équipe d’assaut. Et le Mark XII peut rester en couverture anti-force pour empêcher tout usage de champ d’énergie mentale sur les salles de commande — nous l’avons déployé à proximité.

              Un calme se fit dans la pièce. Les implications se posaient sur nous comme une brume : tactiques, techniques, morales.

              — Quant aux conséquences civiles : si l’Interdictor est endommagé, on perdra la couverture de plusieurs de nos canaux logistiques. Les Q-Meteor pourraient être ciblés. On prépare des listes de priorités : hôpitaux, semences, réserves d’eau. Si la coque du Night se déchire, on installe d’office un périmètre de quarantaine et un algorithme de destruction contrôlée des sections contaminées. On coupe l’alimentation distante. On incendie la salle, métaphoriquement — c’est la seule façon d’empêcher une implosion énergétique totale.

              Marak prit une inspiration. Sa voix était plus froide, plus sèche.

              — J’estime les probabilités globales : A 30 %, B 20 %, C 15 %, D 20 %, E (scénario résiduel, aléatoire / fantaisiste) 15 %. Mais ici, parmi les scénari, la possibilité d’un assaut direct sur l’Interdictor est estimée à 40 % — soit un risque réel et prioritaire.

              Je laissai ces chiffres remuer. Les probabilités donnent parfois la nausée : elles demandent des sacrifices en amont pour éviter la tragédie. Je posai la main sur l’holosurface, la chaleur du projecteur me parut dérisoire contre la froide logique de la situation.

              — Prépare les suites opérationnelles, Marak. Trois niveaux d’alerte. Niveau 1 — observation et neutralisation passive, présence minimale. Niveau 2 — mesures actives : brouillage, patrouilles intensifiées, Q-Meteor en état d’alerte jaune et Davaab en couverture rapprochée. Niveau 3 — action directe : neutralisation de nœuds moteurs, riposte coordonnée, abordage ciblé. Pour le niveau 3, je veux une équipe d’abordage prête à partir du Kar’ta Beskar en vingt minutes. Compris ?

              — Compris. Je lance l’ordonnancement. J’ai déjà préparé les manifestes des équipes. J’ai isolé les opérateurs qui feront le pont avec vos Voiles anti-Sith et le Mark XII pour la bulle. On aura besoin d’un détachement de dix à douze spécialistes : explosifs, serruriers spatiaux, techs de neutralisation, et deux équipes médicales d’extraction.

              Je visualisai mentalement la scène d’abordage : des câbles, des grappins, une pluie d’éclairs bleus, la coque s’ouvrant comme une cicatrice. Je sentis l’adrénaline se réveiller, mais je la refoulai comme on refoule un animal excité dans une cage.

              — Prépare aussi un plan B pour le cas où l’Interdictor explose. Contingence pour perte d’énergie : redondance sur nos convertisseurs, acheminement par sécurité des semences et des stocks sensibles vers Volak, et extraction prioritaire des civils blessés. On ne laisse pas la guerre ronger ce que nous avons arraché à la ruine.

              Marak acquiesça, ses doigts déjà dansant sur les commandes. Son équipe travailla, les fenêtres se multiplièrent, des listes s’allongeaient, des trajectoires se dessinaient.

              Je me laissai aller un instant, la tête appuyée contre le dossier. La guerre, souvent, n’est que gestion de fenêtres : ouvertures à surveiller, fermetures rapides, choix qui conditionnent la vie. Je pensais à Merrik et à Averi, à la file d’enfants au bord d’une soupe, et je me répétais que nous n’avions pas le droit à l’imprécision.

              Puis j’ordonnai :

              — Envoie un message crypté au général Rathac. Dis-lui qu’on met en alerte ses droïdes médicaux et utilitaires, et demande-lui une liaison pour extraction si l’Interdictor passe au rouge. Mais pas de déploiement sans notre feu vert. On n’est pas des pions sur un échiquier qu’on abandonne.

              — Message préparé. Transmission en cours.

              La machine se mit en marche. Hommes, droïdes, calculs. La nuit autour du caisson hurlait parfois comme un loup, parfois comme un vent qui veut ravaler les feux. Je pris une seconde pour respirer, pour sentir mon pouls se caler.

              La probabilité d’un assaut sur l’Interdictor me pesait comme une menace mesurable. Mais entre la mesure et l’action, il y avait nous : des mains, des visages, des ordres qui tomberaien t au petit matin. Entre la carte et la poussière, Averi, les toits et le cercle.

              Je regardai Marak, puis la projection. Puis la fenêtre qui me montrait, en miniature, la place du camp. Merrik s’y tenait encore, silhouette décidée, parole prête. Il y avait tant à bâtir et si peu de temps pour empêcher que la liberté ne se transforme en simple changement d’oppressors.

              — Nous n’inventerons pas l’avenir ici, Marak. Nous le préserverons. Et si quelqu’un veut l’arracher, qu’il sache que nous avons déjà tracé nos réponses. Préparez les équipes. Je monte une fois encore sur le Kar’ta. Et faites venir ici la liste des civils prioritaires. Nous déterminerons la ligne d’extraction.

              — À vous, Alor.

              Tandis que la salle se remettait en branle, je prononçai ces mots qui valent pour serment plus que pour promesse :

              — Quoi qu’il arrive, Averi tiendra. Et si les étoiles veulent hurler, qu’elles hurlent contre des murs qui tiennent.

              Marak me regarda en silence, puis hocha la tête. Il comprenait. Il travaillait. Il combattrait. Ensemble, nous aurions la patience du brasier qui chauffe l’acier sans le brûler.

              L’holocarte pulsa. La flotte au loin attendait. Nous aussi. Mais nous avions déjà choisi : garder, protéger, construire — et, si l’on nous y contraignait, frapper au moment le plus juste, pour que l’écho des étoiles n’ait pas le dernier mot.
              Et tant que j’étais vivant, elle le resterait.

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                #13

                Post n°12
                Auteur : Zaden Kryos

                Le hangar de l'Évasion Fiscale vibrait d'une tension palpable, le contingent improvisé s'était rassemblé, un ensemble hétéroclite de guerriers. Les mercenaires zéro-G vérifiaient une dernière fois leurs équipements magnétiques. À leurs côtés, les fantassins de l'Ancien Ordre Noir se tenaient immobiles.

                Keaton, le commandant des escadrons zéro-G, arpentait les rangs avec l'assurance d'un vétéran. Ses yeux parcouraient chaque soldat, chaque pièce d'équipement.

                Les forces humanoïdes avaient un objectif clair : le Léviathan. Mais Zaden, l'Anzat, avait prévu une diversion d'envergure. Des barges composées d'unités mécaniques intelligentes seraient lancées contre d'autres frégates de la flotte Mando'ade. Cette manœuvre offrait deux avantages cruciaux. D'une part, l'ennemi aurait bien plus de mal à anticiper le véritable objectif : la capture du croiseur lourd. D'autre part, cela l'obligerait à disperser ses forces, affaiblissant ainsi la défense du Léviathan et permettant un combat à armes relativement égales à bord du vaisseau.

                Dans un coin du hangar, un groupe de droïdes de combat se tenait en formation parfaite, leurs vocabulateurs silencieux. Leurs processeurs tactiques avaient déjà calculé les probabilités de survie, 12,7%.

                L’Anzat se tourna avers son apprenti,

                -   Finall , appela-t-il son apprenti qui se tenait à quelques mètres, entouré d'une escouade de fantassins Sith.  Ton objectif est le Nebula. Tu prends tes dix meilleurs soldats et tu ne reviens pas les mains vides.

                L'apprenti inclina la tête avec respect.

                -   Ossus, répondit Zaden d'une voix basse.  Les données ont été transmises durant le briefing. Si tu réussis, rejoins nous là-bas. Les unités mécaniques t'assisteront.

                Les haut-parleurs holographiques crachèrent une salve de parasites, puis une voix claire et autoritaire retentit dans tous les hangars de la flotte :

                - À toutes les unités : l'opération est lancée. Je répète, l’opération est lancé. A vos postes

                Un murmure parcourut les rangs. Certains mercenaires vérifièrent leurs armes une dernière fois. D'autres serrèrent simplement les dents.

                Les portes massives des hangars commencèrent à s'ouvrir dans un grincement sourd qui se propagea dans les superstructures du vaisseau. Le vide spatial apparut progressivement. Les boucliers atmosphériques scintillaient faiblement, retenant l'air à l'intérieur tout en laissant passer les vaisseaux.

                Les premiers chasseurs jaillirent des hangars, leurs moteurs ioniques traçant des lignes bleues. Ils se déployèrent en formation d'écran, prêts à protéger la vague d'assaut qui allait suivre. Puis l'une après l'autre, les lourdes navettes blindées s'arrachèrent des rails magnétiques et plongèrent dans le vide. Zaden sentit le sol se dérober sous ses pieds alors que sa propre barge quittait le hangar. À travers le hublot renforcé, il observa la flotte mercenaire qui modifiait sa formation, adoptant une posture résolument agressive. Les croiseurs avançaient en pointe, leurs batteries de turbolasers se déployant comme les piquants d'un prédateur.
                À l'intérieur de la navette d'abordage, une trentaine de combattants se tenaient debout, agrippés aux sangles de sécurité. Soldats Sith en armure noire, commandos aux visages dissimulés derrière des masques à respirateur, et au centre, Zaden et Keaton. L'atmosphère était lourde, chargée d'adrénaline et de l'odeur métallique du recycleur d'air poussé à son maximum.

                Keaton vérifia son data-pad tactique.

                -  Trois cibles désignées , annonça-t-il à voix haute pour que tous puissent entendre.  Force Alpha – c'est nous – le Léviathan. Force Bravo – Finall et ses boîtes de conserve – le Nebula. Force Charlie...

                Il marqua une pause, et plusieurs mercenaires échangèrent des regards entendus.

                -  ...le croiseur Keldabe Vhett'tal. Mission de diversion pure. Aucune extraction prévue.

                Un des commandos cracha par terre.
                 
                -   Pauvres droïdes.
                 
                -    Ils ne ressentiront rien, répliqua froidement un soldat Sith.  Contrairement à nous s'ils échouent à retenir l'attention des Mando'ade.

                Le pilote de la barge grésilla dans l'intercom.

                -  Contact dans quatre-vingts secondes. Préparez-vous à...

                Un éclair aveuglant illumina soudain l'espace. Le premier tir de semonce venait de frôler leur formation.

                -   C'est parti !

                L'espace s'embrasa. Les turbolasers de la flotte mercenaire faisaient feu, traçant des lignes de destruction pure entre les vaisseaux. Les chasseurs et barges tentaient de zigzaguer entre les tirs entrecroisés, les Mandaloriens de leur côté ne manquait pas de répliquer.

                Dans la navette de Zaden, les lumières vacillèrent. Un impact violent secoua la structure.

                - Bouclier tribord à soixante-sept pour cent !  cria le pilote.

                Par le hublot, Zaden observait le chaos se déployer. Des chasseurs ennemis fondaient sur leurs lignes, leurs canons crachant la mort. Mais les escadrons de chasseurs n'étaient pas là pour faire de la figuration. Un chasseur Mandalorien explosa dans une boule de feu silencieuse alors qu'un missile à concussion le percutait de plein fouet.

                Plus loin, une barge d'assaut ne fut pas aussi chanceuse. Un tir groupé de trois chasseurs perça ses boucliers et désintégra sa coque. Zaden sentit dans la Force les vies s'éteindre instantanément, comme des chandelles soufflées par un vent cruel.

                - Force Bravo a atteint son objectif !  annonça soudain la radio tactique.  Abordage en cours du Nebula !

                Keaton échangea un regard avec Zaden.

                - Votre apprenti ne perd pas de temps.

                - C'est pour ça qu'il est mon apprenti, répondit l'Anzat sans émotion apparente.

                - Force Charlie... Force Charlie subit de lourdes pertes ! Ils ont perdu un tiers de leurs effectifs avant même l'abordage !

                Un silence s'abattit dans la navette. Tous savaient que la Force Charlie n'était qu'une diversion sacrificielle, mais entendre la confirmation restait glaçant.

                - Ils précipitent l'abordage , continua la voix dans la radio.  Ils... ils sont dedans. Contact confirmé à bord du Vhett'tal.

                - Force Alpha, vous êtes à portée d'abordage du Léviathan ! Trente secondes !

                Le cœur de chaque soldat s'accéléra. C'était le moment. Après toute cette préparation, tous ces calculs, toute cette violence dans l'espace... ils allaient enfin poser le pied sur leur objectif.

                Zaden ferma les yeux un instant, se concentrant. Il pouvait sentir le Léviathan devant eux, ce mastodonte de métal. Il percevait les présences à bord, les guerriers Mandaloriens qui se préparaient à défendre leur vaisseau jusqu'au dernier souffle

                - Dix secondes !

                - Accrochez-vous !

                La navette trembla violemment alors qu'elle pénétrait la barrière de boucliers du hangar du Léviathan. Les répulseurs hurlèrent en s'inversant pour freiner la descente. Puis, dans un fracas métallique tonitruant, la barge percuta le sol du hangar.
                Les rampes d'accès explosèrent vers l'extérieur avant même que le vaisseau ne soit complètement stabilisé.

                Les soldats Sith jaillirent, leurs blasters tirant des salves rouges. Les Mandaloriens présents dans le hangar réagirent instantanément, leurs armures colorées contrastant avec l'uniformité sombre des assaillants. Des tirs fusèrent dans tous les sens, rebondissant sur les coques des vaisseaux stationnés.

                Zaden bondit de la rampe, sa vibro-lame déjà en main. Un guerrier Mando'ade en armure chargea vers lui, son beskad levé. L'Anzat esquiva, guidé par la Force, et sa lame vibra en tranchant à travers le joint entre le plastron et le brassard de l'armure. Le Mandalorien grogna de douleur mais riposta d'un coup de pied que Zaden para avec son avant-bras, absorbant l'impact grâce à la Force.

                D'autres barges entraient maintenant dans le hangar, déversant leurs cargaisons de guerriers. Le nombre commençait à faire pencher la balance. Les Mandaloriens, bien que redoutables, étaient en infériorité numérique dans cette section du vaisseau.

                Pendant que le nettoyage du hangar se terminait, d'autres barges de la Force Alpha tentaient une approche différente, l'abordage par perforation de coque. Ces navettes blindées se collaient littérellement à la superstructure externe du Léviathan et utilisaient des charges thermiques pour découper des ouvertures. C'était brutal, dangereux, mais terriblement efficace pour créer de multiples fronts et disperser les défenseurs.

                Au hangar après un long combat la section fu sécurisé permettant aux troupes d’y établir le QG d’opération. Mais sans même une minute de repis il fallait continuer selon le plan. Le sas s'ouvrit en sifflant, révélant un long couloir faiblement éclairé par des lumières d'urgence rouges. Zaden prit la tête, Keaton à ses côtés.

                Leurs bottes résonnèrent sur le sol métallique alors qu'ils s'enfonçaient dans le Léviathan. Derrière eux, le hangar continuait de servir de QG, recevant les dernières barges et coordonnant l'assaut. Devant eux, quelque part, les attendaient les défenseurs Mandaloriens.
                Pendant ce temps, ailleurs dans le Léviathan, les autres équipes d'abordage qui avaient forcé la coque continuaient leur propre combat. Ces points d'entrée multiples créaient une confusion délibérée parmi les défenseurs, les forçant à diviser leurs forces entre de multiples menaces. C'était une stratégie brutale mais efficace, échanger des vies contre du terrain.

                Zaden et son groupe atteignirent enfin l'entrée du couloir d'entretien tribord. La porte blindée était à moitié ouverte, ses mécanismes hydrauliques apparemment endommagés par les vibrations des perforations de coque.

                Le combat ne faisait que commencer...

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                  Post n°13
                  Auteur : Finall Kel’qso

                  La course jusqu’au point d’extraction reste floue : des cris, des ordres hachés. Je sens plus que je ne vois - flux de panique, poids des corps qui tombent, la Force dessinant des silhouettes. Mon flanc me lance une douleur incendiaire à chaque pas ; la lame de Domy a laissé une ouverture qui m’accompagnera jusqu’à la mort si je ne fais rien. Je serre les dents. La douleur devient carburante. C’est ainsi qu’on tient.


                  La barge de l’Évasion Fiscale m’attend. Je monte à bord, appuyé sur mes jambes, la douleur est constante, mais je ne cède pas. À l’intérieur, la soute est un chaos : soldats Sith épuisés, acolytes blessés, mercenaires étrangers. Je me laisse guider vers un coin calme, où je m’assois en tailleur. Mes muscles se délient, mon sabre repose contre ma cuisse.


                  Au fond, les droids médicaux opèrent avec hâte. Ils posent des poches de kolto, pressent des pansements imprégnés de racine de Vincha sur mes plaies, c’est suffisant pour empêcher que mon corps me lâche tout de suite. On me glisse une ration de combat sous le nez ; je n’ai pas faim, mais j'en mange pour garder des forces. Les voix autour tiennent lieu de tapis : plaintes étouffées, rires nerveux, jurons.


                  Je veux rester debout, me lever, vérifier les alentours, mais je m’accorde ce court répit. La Force me ramène à l’essentiel : les battements des cœurs, le flux des soins, les micro-réparations que l’on me fait.


                  Mes mains ont pris la couleur du sang séché mêlée a la poussière. Mon outfit déchirée, brûlée par endroits, des ecchymoses gonflent sur ma peau. La plaie laissée par la lame de Domy brûle encore, mal refermée sous les bandages. Chaque mouvement la rouvre un peu plus. L’odeur du cuir cramé m’accompagne.  J’ai donné tout ce que j’avais, et le prix est inscrit sur mon corps.


                  L’ambiance du vaisseau ? C’est une armée de fortunes. Les mercenaires rient fort, avalent des rations en silence quand la peur les prend, fouillent des caisses, comparent des pièces. Il y a de la musique, des jurons, des comptes à régler. Mais aussi la lourde odeur de ceux qui sortent de la bataille : certains rêvent de vengeance, d’autres de fuite. Les mains tremblent - ou se referment sur leurs armes.


                  Pendant que la soute grouille, je me replie. Je ferme les yeux et plonge dans la Force. Elle pulse de partout. Elle rafistole sans promesses. Je laisse ma respiration se réguler. Mes gestes me reviennent, petits, précis. Un Sith n’implore pas la pitié. Je suis ici pour survivre et revenir plus fort.


                  Quelque part dans le brouhaha ambient, des voix hurlent, l’intonation rigide qui annonce qu’on redresse la hiérarchie. Je sens que notre Seigneur parle avec un homme, peut-être un intermédiaire, un allié ou un de ces renards ? Je ne cherche pas à m’en mêler, mon maitre saura faire les bons choix, ma tâche est d’exécuter.


                  - Finall, m’appela-t-il. Ton objectif est le Nebula. Tu prends tes dix meilleurs et tu ne reviens pas les mains vides.


                  En réponse à l’ordre transmis, j’incline ma tête avec un certain respect.


                  - Ossus, répondit Zaden d'une voix basse.  Les données ont été transmises durant le briefing. Si tu réussis, rejoins-nous là-bas. Les unités mécaniques t'assisteront.


                  J'acquiesce, lentement. Une mission d’assassinat, de reconnaissance puis une défense de fort et maintenant un abordage dans le vide spatial, je m’étonne d’être aussi multi-tâche. me dis-je en trouvant mon escouade.


                  Un groupe mélangeant acolyte et fantassin Sith se retrouva à ma charge. Je les regarde, un à un, cherchant dans leurs visages ce qui me dira s'ils tiendront. Certains ont déjà vu trop de mort ; d'autres brûlent encore d'un désir idiot de prouver. Peu m'importe. 


                  Chacun a une tâche. Chacun a un rôle sur lequel je pourrai m'appuyer. C'est tout ce qu'il faut pour que le plan tienne un instant de plus.


                   Le son des haut-parleurs se propage dans tout le vaisseau.

                  - À toutes les unités : l’opération est lancée. Je répète, l’opération est lancée. À vos postes.


                  Les portes massives des hangars commencèrent à s’ouvrir dans un grincement sourd. Le vide spatial s’étira devant nous. Les boucliers atmosphériques clignotaient faiblement, retenant l’air à l’intérieur, laissant filer les vaisseaux vers l’obscurité.


                  Les premiers chasseurs partent. Ils ouvrent la voie, silhouettes effilées projetées dans le noir. Puis vient notre tour. Les verrous claquent. Le plancher vibre. Ma barge décroche des rails magnétiques dans un grondement sec, et le ventre du L’Évasion Fiscale se vide lentement dans l’espace.

                  Je ne suis pas naïf : cette mission va m’user, peut-être me briser. Mais je n'ai pas la place pour la faiblesse. À la place, j'ai ce besoin d’obtenir la liberté des forts, l'obligation d’être parmi eux, et ma colère brûle comme un carburant.


                  Puis d’un coup, je sens le chaos dans la Force. Des chasseurs fondent sur nos lignes, des explosions déchirent l’espace, des tirs s’entrecroisent.  Je garde la tête droite, concentré sur la vibration de la Force. Elle m’avertit des débris, des trajectoires, des menaces proches. Autour de moi, certains serrent leurs armes, d’autres murmurent des prières.


                  Inutiles.


                  Le pilote annonce :
                  - Contact dans cinq secondes !

                  Je me lève. Mes mains glissent sur la garde de mon sabre.


                  L’impact nous secoue tous. Les crochets mordent la coque ennemie, la pression de l’abordage fait vibrer l’air. La rampe descend dans un jet de vapeur, une lumière rouge d’urgence éclaire nos casques et nos visages.


                  Je suis le premier à avancer. Le sol du Nebula résonne sous mes pas. L’air est plus froid, saturé de poussière métallique et d’odeur d’ozone. Les lumières de secours peignent les murs de pulsations rouges. La Force me montre les contours, les masses, les flux : les angles, les présences en mouvement plus loin.


                  Je fais signe d’avancer.


                  — Formation serrée. On reprend ce qui nous appartient.


                  Le Nebula sera de nouveaux à nous.
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                    Post n°14
                    Auteur : LOm DOnOs

                    Golden dynamo

                    Force Alpha



                    Dans la navette , Keaton vérifia son fusil blaster encore une fois, un vieux réflexe qui datait du temps de son service au sein de la milice de Dantooine, puis il s'était engagé au sein de la Guilde, pas comme chasseur de prime évidemment, le Dantari valait bien mieux que ça il avait donc été recruté comme officier de bord au sein de la flotte de DOnOS et voila qu'il était maintenant chef d'abordage.
                    Mais il ne pensait pas un jour se retrouver en compagnie de Sith pour aborder un vaisseau spatial et affronter des Mandaloriens, le destin lui jouait un drôle de tour. Il observa les soldats à ses cotés, ses troupes étaient revêtues de combinaison spatiale de la Correlian Technologie et munis de blasters lourds, à coté les fantassins Sith aux armures sombres et des acolytes donc certains portaient d'étranges masques de fer.
                    Son regard croisa celui d'un adepte obscur , dans ses yeux rouges il ne lut que haine et mépris, quel genre de pacte avait conclu le Gand sur Vinsoth? mais Keaton n'était pas la pour se poser des questions, on le payait grassement pour accomplir sa mission, et il avait bien l'intention de reprendre le Leviathan aux Mandos, quel qu'en soit le prix!
                    Et visiblement à en écouter le trafic radio, la force Charlie, les troupes droids de diversion avaient déja subies de lourdes pertes lors de l'assaut.
                    Le pilote de la navette annonça soudain dans l'intercom l'arrimage au destroyer, aussitôt on découpa la coque pour accéder au hangar tribord et les troupes d'assaut se déployèrent.
                    Le hangar servirait donc de point d'appui aux commandos, sur le sol froid une dizaine de cadavres gisaient déja, signe qu'une bataille s'était déja jouée ici bas .
                    Suivant Zaden et sans perdre de temps, les commandos anti G prirent donc le couloir d'entretien, la porte blindée avait été forcée sans doute pendant l'assaut précédent.
                    Keaton passa le premier blaster au poing, puis il désigna le couloir qui se séparait en deux.

                    -Je prends la salle des machines avec mes hommes!
                    Zaden: à vous la passerelle de commandement!!
                    Une fois le vaisseau entre nos mains, entrez les coordonnées que Demetrial vous a communiqué et on saute immédiatement en hyperespace!

                    Récupérer le vaisseau et s'enfuir c'est tout ce qu'ils avaient à faire, mais quelque chose dans l'esprit de l'officier lui disait que cela n'allait pas être une partie de plaisir...
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                      Post n°15
                      Auteur : Wyrim Oshindara

                      Salle des machines


                      Le bruit, d’abord.
                      Celui qui monte du métal blessé quand la coque respire sous la contrainte.
                      Ce grondement grave, animal, que seuls ceux qui ont déjà tenu une position dans un vaisseau en feu peuvent comprendre.
                      C’est la respiration d’un géant qu’on tente de maintenir en vie.

                      Je suis Rell, sergent des Beskar Solus.
                      Et ce jour-là, notre géant, c’était le Léviathan.

                      La transmission de commandement était claire :
                      « Rell, tenez le secteur machine. Aucune percée. Ralentissez-les autant que possible. Les renforts arrivent. »
                      La voix du contre-amiral Marak Solyk n’admettait pas la discussion.
                      Ce n’était pas un ordre. C’était une promesse.

                      Nous savions que l’ennemi visait le cœur du croiseur. C’est toujours ce qu’ils font : sectionner la bête là où elle pulse.
                      Mais le cœur du Léviathan n’était plus qu’une plaie ouverte.
                      Le dernier assaut avait perforé la cloison latérale, détruit deux conduits à plasma et brûlé les circuits de régulation.
                      Les mécaniciens du bord avaient réussi l’essentiel : éviter l’explosion.
                      Mais le réacteur restait en surcharge confinée.
                      Un seul tir mal placé, et tout le pont inférieur partait en lumière.

                      On ne pouvait plus manœuvrer.
                      On pouvait seulement tenir.

                      Les ingénieurs s’activaient, leur armure de maintenance couverte de suie.
                      Leurs outils vibraient, les clés plasma étincelaient.
                      Leur chef, un certain Dherik, avait la voix d’un forgeron fatigué :
                      « Les stabilisateurs sont à 40 %. Le flux thermique est stable pour l’instant. Mais si ces enfoirés s’approchent trop du noyau, ça saute. »
                      J’ai hoché la tête. Pas besoin d’un discours.
                      Je savais ce que ça voulait dire : la salle devait devenir un mur.

                      J’ai déployé mes hommes.
                      Douze Beskar Solus pour le couloir principal.
                      Six autres répartis dans les mezzanines de maintenance.
                      En renfort, deux escadrons de soutien :

                      Escadron Varad – infanterie lourde, fusils magnétiques et drones défensifs.

                      Escadron Nethra – ingénieurs tactiques, spécialistes en champs de confinement et déclencheurs à distance.

                      Pas des héros, juste des gens solides.

                      Nous avons transformé la salle des machines en forteresse de fortune.
                      Les consoles avaient été déplacées pour former des barricades.
                      Les conduits inutilisés servaient de pièges à souffle.
                      Chaque entrée était couverte par deux angles de tir.

                      Le sol vibrait. Les capteurs signalaient un mouvement rapide à 300 mètres, direction nord-est.
                      Je me suis accroupi derrière une borne thermique.

                      — « Varad, verrouillez la passerelle secondaire. Nethra, déclenchez les protocoles de brouillage local. Pas un signal ne sort d’ici. »
                      — « Reçu. »

                      Les ingénieurs activèrent leurs relais portatifs.
                      Un voile bleuté s’étendit dans l’air : brouillage complet.
                      Nous étions coupés du reste du vaisseau.
                      Mais eux aussi.

                      Puis vint le silence avant la tempête.

                      Le premier choc fit trembler les cloisons.
                      Un souffle d’air chaud.
                      Des étincelles dans les circuits.

                      L’ennemi.

                      Ils ont forcé la première porte d’accès, section d’entretien A-19.
                      La porte a sauté dans un grondement métallique, suivie d’une pluie de débris.
                      Des silhouettes ont surgi dans la fumée, casquées, disciplinées.
                      Pas des pirates. Des soldats.

                      J’ai levé le poing.
                      Les Beskar Solus ont attendu.
                      On ne tire jamais en premier dans un piège.
                      On laisse la proie s’engager.

                      Le premier pas dans la salle déclenche la mort.

                      Une gerbe d’étincelles explosa sur le flanc gauche — un piège à induction.
                      Le premier ennemi vola à travers le couloir, percutant la cloison avec un cri étouffé.
                      Le deuxième tomba avant de comprendre d’où venait le tir.

                      Nous avons ouvert le feu.

                      Les impacts fusaient, précis, mesurés.
                      Nos blasters pulsaient dans le rythme du métal.
                      Trois secondes de tir.
                      Cinq de silence.
                      Le temps d’un battement cardiaque.
                      L’ennemi tentait de progresser, de forcer les couloirs.
                      Mais ils se heurtaient à un mur invisible : nos angles, nos tirs croisés, nos grenades électro.

                      Ils lançaient des charges thermiques.
                      Nous les renvoyions avec des répulseurs.
                      Ils cherchaient à gagner du terrain.
                      Nous leur donnions du temps. Juste assez pour qu’ils croient avancer.

                      C’était ça, notre mission : ralentir.

                      Les minutes se changèrent en heures.
                      La chaleur montait.
                      Les consoles vibraient, les tuyaux grondaient comme une bête en colère.
                      Les ingénieurs hurlaient dans leurs communicateurs internes :
                      « Le cœur monte à 82 % de température critique ! S’ils percent la cloison, on saute ! »

                      — « Qu’ils ne la percent pas. » dis-je.

                      On a relancé les scellés automatiques : des couches successives de blindage vibro-soudé.
                      Chaque scellé tenait dix minutes de plus.
                      Chaque minute, un miracle.

                      Les escadrons Varad et Nethra tenaient les angles.
                      Les Beskar Solus bougeaient entre les machines, armures noires, visières vertes.
                      La salle tout entière n’était plus qu’un labyrinthe de feu et de lumière.

                      Un tir ennemi frappa un régulateur secondaire.
                      Explosion.
                      Une onde de choc me projeta contre une poutre.
                      J’ai vu le monde tourner, des flammes et des éclats voler dans tous les sens.
                      Puis un silence blanc.

                      Quand je repris mes esprits, le canal s’était rouvert.

                      — « Ici Solyk. Rapport, Rell. Situation ? »
                      Je crachai un peu de sang dans mon casque avant de répondre :
                      — « Secteur toujours tenu, amiral. Les ennemis sont contenus dans les conduits externes. Salle des machines hors service. Réacteur stabilisé, mais la moindre surcharge le fera exploser. »
                      — « Vous tenez. Les renforts des Shuk’la Verda arrivent. Quinze minutes. Ralentissez-les encore. »

                      — « A vos ordres. Kote Manda. »

                      J’ai levé la tête.
                      Les lumières rouges clignotaient.
                      La chaleur était suffocante.
                      Mes hommes tenaient encore.
                      Les ingénieurs continuaient leur danse, essayant de refroidir les circuits avec des systèmes d’appoint bricolés.
                      L’un d’eux, couvert de sueur, me lança :
                      « On gagne du temps, sergent, mais pas la guerre. »

                      Je lui ai répondu sans réfléchir :
                      « C’est ce qu’on fait de mieux. »

                      Puis je suis retourné vers la ligne de front.

                      Les silhouettes ennemies réapparaissaient dans la fumée.
                      Leurs tirs ricochaient sur nos plaques.
                      Le Léviathan gémissait, mais il ne cédait pas.
                      Et tant que la coque tiendrait, nous tiendrions aussi.

                      Chaque minute gagnée, c’était une promesse tenue à Mandalore.
                      Et à l’honneur.

                      Passerelle de commandements


                      La passerelle était leur objectif.
                      C’était logique. Un vaisseau sans tête est un cadavre en marche.
                      S’ils prenaient les commandes, le Léviathan deviendrait un trophée, une proie inversée.
                      Mon rôle n’était pas de les détruire, mais de couper leur route, de les canaliser, de les épuiser.
                      Chaque minute gagnée valait un cœur qui battait encore dans les soutes.

                      Je me plaçai au carrefour principal, là où trois coursives se rejoignaient — un goulet étroit, parfait pour la défense.
                      De là, je voyais tout : les angles, les failles, les reflets sur le métal.
                      Je fis poser des balises d’aveuglement, installer des champs de friction pour piéger les pas pressés, et ordonnai la pose de micro-drones de saturation dans les conduits d’aération — de quoi remplir les boyaux du croiseur d’une brume épaisse dès que nous le voudrions.

                      Puis je pris le canal tactique.

                      « Gra’tuar, vous coupez l’axe principal. Shuk’la Verda, tenez les flancs. Beskar Solus, verrouillez les angles. Le Mark XII me suit — bulle active. Bataillon Aaray, verrouillez les accès vers la passerelle. On ne donne rien. On ne recule pas. »

                      Des réponses brèves, sèches, ponctuées de respirations lourdes.
                      Pas de panique. Pas de peur.
                      La voix mandalorienne, c’est celle qui transforme la guerre en mécanique.

                      Le premier contact ne fut pas une alarme, mais un bruit de bottes — puis des formes dans la brume.
                      Ils avançaient en colonnes disciplinées, lents, méthodiques.
                      Leur chef marchait en tête, escorté, persuadé que ses hommes tiendraient le rythme d’un assaut parfait.
                      Ils pensaient surprendre.
                      Ils furent accueillis par le silence.

                      Puis la foudre.

                      Nos tourelles automatiques ouvrirent le feu en éventail, tir de barrage calibré.
                      Les Davaab en orbite basse soutinrent nos lignes au sol en mode appui, bombardant les couloirs périphériques de charges concussives.
                      Les drones Varad jaillirent des trappes et déroulèrent des filets magnétiques, capturant les armures adverses comme des proies dans une toile.
                      Le Mark XII s’avança, mur vivant, absorbant les tirs dans un cliquetis de métal et de plasma.
                      Sa simple présence fit hésiter les premiers rangs ennemis.

                      Les anti-Sith bondirent ensuite.
                      Leur discipline était une lame sans éclat.
                      Ils frappaient aux jointures, aux transitions, là où les réflexes Jedi ou Sith devenaient inutiles.
                      Une explosion sourde suivit — grenades de choc calibrées pour perturber les champs sensoriels.
                      La Force, ici, ne répondait plus.
                      Seuls restaient le poids, le métal et le courage.

                      Je suivais tout par radio, chaque escouade à sa fréquence, chaque canal un battement dans ma tête.

                      « Gra’tuar, maintenez pression sur l’aile gauche. Ne laissez aucune ligne converger. Shuk’la Verda, envoyez un drone de repérage sur le niveau deux — je veux la passerelle en visuel. »

                      Des confirmations courtes.
                      Puis des bruits secs : tirs, pas, un souffle coupé.
                      Une vie s’éteignait, une autre prenait sa place.
                      C’est tout ce que la guerre demande.

                      Le Mark XII, de son côté, arrosait les couloirs de rafales précises.
                      Ses double-blasters brûlaient l’air, fauchant les silhouettes trop sûres d’elles.
                      Puis, d’un geste mécanique, il fit sauter l’alimentation d’une tourelle ennemie à l’étage supérieur.
                      Les lumières clignotèrent.
                      Une faille de plus dans la cadence adverse.

                      Les bataillons progressaient niveau par niveau, formant des verrous vivants.
                      Pas de percée, pas de chaos : juste une érosion calculée.
                      Les anti-Sith bloquaient les sorties, piégeaient les issues avec des charges de neutralisation.
                      Leur calme glaçait.
                      Ils n’étaient pas là pour venger, mais pour empêcher.

                      Le canal grésilla.
                      — « Beskar Solus à Oshindara : progression stoppée. Trois prisonniers. Une brèche secondaire colmatée. Besoin d’une équipe de transfert. »
                      « Reçu. Envoyez Nethra. Transfert vers la soute de quarantaine. Maintenez verrouillage. »

                      Je marchai lentement, entre les carcasses d’amplificateurs fondus, mes pas sonnant sur le métal chaud.
                      Les ingénieurs suivaient, greffant des plaques, refermant des conduits avant que le flux du réacteur ne s’emballe.
                      La sueur se mêlait à la poussière.
                      Chaque geste était mesuré, chaque souffle compté.
                      Une seule erreur pouvait faire basculer le Léviathan d’un enfer contrôlé à une implosion.

                      Un groupe ennemi tenta une percée par la gaine secondaire.
                      Ils pensaient nous surprendre.
                      Le Shuk’la Verda ouvrit le feu — salve d’avertissement.
                      Pas pour tuer, pour faire comprendre.
                      Les assaillants retombèrent, désorientés, incapables de reprendre pied.

                      Le Mark XII, dans sa lenteur méthodique, s’interposa entre une équipe d’ingénieurs blessés et un tir aveugle.
                      Son blindage se couvrit de cendres.
                      Mais il resta debout.
                      Toujours debout.
                      Sa bulle Ysalamir fendait l’air comme un souffle froid.
                      Aucun pouvoir n’y passait, aucune malice ne filtrait.
                      Les adversaires, privés de leurs réflexes, devenaient maladroits — presque humains.

                      Je donnai la directive suivante :
                      « Verrouillage progressif des accès vers la passerelle. Voies une et trois scellées. Voie centrale sous contrôle. Canalisez-les dans G-3. Pièges thermiques armés. Nethra, préparez les câbles magnétiques pour capturer les unités lourdes. Varad, brouillez leurs antennes. »

                      Tout s’exécuta comme une séquence.
                      Les explosions devinrent des échos lointains, puis des crépitements.
                      Chaque minute rallongeait notre emprise.

                      Les rapports s’enchaînaient :
                      Une tranchée reprise.
                      Un véhicule ennemi neutralisé.
                      Un blessé transféré.
                      Aucune célébration.
                      Seulement la mécanique froide du devoir.

                      Enfin, leur avancée s’effondra.
                      Les anti-Sith avaient capturé les derniers survivants de tête.
                      Les bataillons tenaient la ligne.
                      J’ordonnai la création d’une zone de quarantaine mobile dans la soute arrière.
                      Les captifs y seraient isolés, interrogés, puis transférés hors du vaisseau dès que la situation le permettrait.

                      « Tenir la ligne. Ne laissez passer aucune colonne. Préparez le transfert vers l’infirmerie. Marak, ici Oshindara — la route est coupée. La passerelle est hors de leur portée. »

                      Silence.
                      Puis la voix du contre-amiral, posée, presque sereine :
                      — « Reçu, Alor. Continuez de verrouiller. Le Kar’ta Beskar vous couvre. Les renforts sont en approche. »

                      Je restai un instant immobile.
                      Le vacarme s’était apaisé.
                      Les couloirs fumaient.
                      Les armures portaient la poussière des chocs.
                      Mais la ligne tenait.
                      Et tant qu’elle tiendrait, la flotte mandalorienne respirerait encore.

                      Je posai ma main sur le plastron, sentant la chaleur du métal vibrer.
                      La bataille n’était pas finie.
                      La nuit, pas encore éteinte.
                      Mais ici, sur ce carrefour brûlé, nous avions tenu.

                      Je repris la radio une dernière fois, la voix plus basse.

                      « Maintenez les positions. Renforts à cinq minutes. Pas de mouvement vers la passerelle sans mon ordre. On isole, on capture, on respire. Oshindara coupe la route. »

                      Puis j’avançai de nouveau, lentement, au milieu des étincelles et du sang,
                      hache en main, casque brillant dans la fumée.
                      Une ombre parmi d’autres — un Mandalorien qui tenait sa ligne.

                      Frégate Nebula


                      Le pont du croiseur vibrait d’une tension maîtrisée.
                      Les transmissions codées fusaient sur les canaux tactiques, se superposant dans un ballet de voix froides et d’indicateurs lumineux.
                      Les projecteurs de l’holotable centrale diffusaient une carte tridimensionnelle : l’espace de Vinsoth y apparaissait comme un entrelacs d’orbes rouges et bleues, chaque point représentant un vaisseau, un escadron, une unité vivante.

                      Le Nebulon-B capturé, désormais sous pavillon mandalorien, y clignotait d’un bleu pâle, isolé sur l’aile ouest de la formation.
                      Ses boucliers, encore instables, peinaient à se régénérer après les dommages reçus pendant l’abordage initial.
                      Et à présent, une ombre approchait.

                      Dix signaux.
                      Les scanners ne mentaient jamais.

                      Marak Solyk se tenait droit au centre de la passerelle, bras croisés derrière le dos, le casque encore fixé. Sa voix, grave et contrôlée, portait dans tout le compartiment de commandement.

                      — Ici Solyk. Confirmation des signatures ennemies en approche du secteur Delta-5. Cap direct sur la frégate Nebula. Leur trajectoire est tendue. Ils comptent reprendre ce qu’ils ont perdu.
                      Tous les croiseurs : formation défensive Beskaryc Netir. Je veux une toile de feu croisé autour du Nebulon. Priorité absolue à la protection du personnel à bord.


                      Autour de lui, les officiers répondaient en cadence.
                      Le Kar’ta Beskar réorienta ses tourelles latérales.
                      Le Teyr’kad déploya ses escadrons d’intercepteurs Davaab.
                      Et le Kyr’amla’ruus, croiseur léger, descendit légèrement son orbite pour former la ligne inférieure du bouclier défensif.

                      Sur l’écran holographique, la forme effilée du Nebulon-B semblait minuscule, suspendue entre deux murailles de fer et d’énergie.
                      Les troupes mandaloriennes à son bord s’étaient retranchées dans les sections vitales : salle de commande, réacteurs secondaires, et soutes ventrales.
                      Trois escouades de choc tenaient les passerelles, deux autres patrouillaient les couloirs techniques, et des ingénieurs s’affairaient à stabiliser le noyau d’énergie de secours.

                      Puis la première alarme résonna.

                      — Contact visuel sur les frégates ennemies ! Les signatures correspondent à des Alderaaniennes, modèles modifiés, chargeurs lourds activés !
                      — Feu à volonté dès qu’ils franchissent la limite des 1.800 kilomètres ! Que les Vanguard verrouillent leurs trajectoires, priorité à la couverture du Nebulon !

                      Les flancs du Vhett’tal s’illuminèrent.
                      Les tourelles jumelées pivotèrent comme des yeux métalliques cherchant leurs proies.
                      Puis, en un instant, tout l’espace s’embrasa.

                      Des traînées de lumière verte et or filèrent, traçant dans le vide les premières lignes du contre-feu.
                      Les tirs de barrage s’abattirent en mur compact devant le Nebulon, repoussant les premiers assauts ennemis.
                      Les frégates adverses tentèrent un passage en force, mais la précision mandalorienne fit son œuvre : aucune approche direct n'était possible dans cette configuration défensive.

                      Le canal tactique se remplit de rapports.

                      — Ici escadron Davaab-3 ! Hostiles interceptés à 12h ! On engage, sur votre ordre !
                      — Engagez. Pas de poursuite. Le but, c’est de les tenir, pas de mourir héroïquement.

                      Le Kar’ta Beskar se mit en travers de la trajectoire ennemie, sa coque massive interceptant plusieurs tirs lourds.
                      Les impacts ricochèrent sur son blindage renforcé.
                      Le champ de gravité généré par l’interdictor amarré tout proche accentuait la tension : aucune retraite possible pour personne.
                      C’était une guerre en vase clos, une cage orbitale.

                      Sur le Nebulon, les transmissions se brouillaient par intermittence.
                      Les escouades mandaloriennes à bord luttaient contre des commandos ennemis infiltrés.
                      L’une d’elles, la section Orar’adenn, avait pris position dans la salle de commande.
                      Leur chef, un certain Trovan, rapporta d’une voix haletante :
                      — Ici Travan Trois. Hostiles repérés dans les coursives inférieures. On a sécurisé le sas tribord, mais il y a du mouvement sous la coque. Probable tentative de récupération par grappin magnétique.
                      — Reçu, Trovan. Détachez deux sections. Sabordez les points d’arrimage extérieurs. Je veux que ce vaisseau reste nôtre, même si on doit l’enterrer dans le vide.

                      Sur les hologrammes, on voyait les formes minuscules des drones ennemis tenter d’accrocher les parois du Nebulon, d’y souder leurs amarres.
                      Mais les tirs latéraux du Teyr’kad déchiquetèrent la plupart d’entre eux.
                      Le vide se parsema de débris et de flammes silencieuses.

                      Soudain, une alerte sonore retentit :
                      — Nouvelle signature ! Les frégates adverses changent de cap ! Ils descendent sur la couche orbitale basse, trajectoire convergente sur la position du Nebulon-B !

                      Marak serra les poings.

                      — Ils veulent percer la défense en triangle…
                      Très bien.
                      Toutes unités, phase Mhi Solus.
                      Concentration de feu sur le vaisseau de tête.
                      Q-Meteor, position défensive au-dessus du plan horizontal, vous servez de barrière aux intercepteurs.
                      On ne bouge plus.
                      On encaisse.
                      Et on répond.
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                        #17

                        Post n°16
                        Auteur : Finall Kel’qso

                        L’intérieur était un chaos sans nom.

                        Je rassemble mes hommes, réfléchis un instant.
                        On se sépare en plusieurs groupes. Notre objectif, neutraliser ces intrus et reprendre le Nebula. Soyez discret, l'ennemi est au courant de notre présence.  

                        Ils acquiescent tous.

                        Avec ses directives, chaque escouade prend un couloir différent.
                        Bien. Vu l'état du vaisseau on se dirige vers les réacteurs, s’ils doivent les réparer, c’est là qu’on les chopera.

                        La trappe s’ouvre sans bruit. L’air sent la rouille et l’éther. On rampe. Trois silhouettes, la douleur me tire à chaque torsion. Je serre la mâchoire et avance.

                        Les conduits sont étroits. Un bras pèse sur l’autre. Les câbles courent en nappes parfois ils crépitent. Par réflexe, je passe la main le long du métal : la Force me décrit les flux — des masses mouvantes, des signes de vie par endroit, le battement des réacteurs.

                        On avance en file. Pas de paroles, juste des signes. Les acolytes respirent court. L’un boitille mais tient. Ils savent suivre sans bruit.

                        À mi-chemin, une escouade ennemie s'approche de nous. Geste d'arrêt. On s'arrête, immobiles jusqu’à leur départ.

                        Des bruits plus sourds nous parviennent : serrage mécanique, souffles de turbines. Les conduits mènent plus bas, plus près du cœur secondaire. Les panneaux montrent surtensions intermittentes. À chaque jonction, je jauge les masses.
                        « Une seule escouade est passée, le reste doit surveiller autre part. »

                        À l’approche de la salle des machines, l’air se fait plus dense. Le métal vibre d’une fréquence basse. La Force me parle plus fort : présence d’énergie concentrée, champ instable, carters fatigués, chaleur retenue.

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                          #18

                          Post n°17
                          Auteur : LOm DOnOs

                          Dans les couloirs, en direction de la Salle des machines


                          300 mètres, direction nord-est
                          Le chef Dan Keaton encourage ses troupes, les commandos anti-G activent leur visière de protection et engagent une cellule d'énergie dans leurs blasters, ils sont prêts à donner l'assaut.
                          Les premiers mètres dans le couloir sont facilités par les traces de combat passé et autres cadavres qui jonchent le sol, les membres d'équipage du Leviathan se sont défendus face à un ennemi mieux organisé et mieux armé mais ils n'ont pas pu repousser l'offensive Mandalorienne.
                          Les commandos avancent prudemment , vérifiant les angles morts et visitant toutes les pièces à bord à la recherche d'ennemi dissimulé, les adeptes Sith arrogants, eux foncent tête baissée, leur sabre laser en main, la vue des corps des membres de leur armée, ne les incite pas à ralentir, l'ex milicien secoue la tête, il n'est nullement étonné par la perte de leur planète tout compte, fait, ils manquent clairement de discipline et de rigueur.
                           Soudain le chef d'abordage lève le poing, ordonnant à ses hommes de stopper la progression, il ne reçoit plus de communication dans l'holocom de son casque, les enseignes du capitaine Wing lui communiquant en temps réel le déroulé de la bataille.
                          Et soudain un silence pesant, un silence qui ne signifiait qu'une chose: on les attendait...
                          On le bouscule et un Sith portant un masque représentant un Armadid, une  créature féroce de Nubia passe devant lui ignorant ses directives, il s'approche d'une porte verrouillée, en quelques estocs de lame rouge , l'accès au secteur A19 tombe au sol dans un fracas assourdissant.

                          Secteur A 19

                          *Autant pour la discrétion! * songe Dan , un de ses commandos auraient pu shunté la porte silencieusement pour ne pas alerter l'ennemi mais le coté obscur ne s'embarrasse pas de détail , la force brut c'est tout ce qu'ils savent faire!
                          Et cet adepte ne serait pas déçu du voyage, premier à avancer, premier à tomber... une explosion et le corps du malheureux fut projeté contre les parois, la nuque brisée, le fantassin Sith qui le suivait s'effondre le thorax traversé par un trait de laser.
                          Une deuxième lame violette s'allume et repousse plusieurs tirs, certains défenseurs réceptionnent leur propre tirs et le Sith trop pressé tombe à son tour vite remplacé par des fantassins et les commandos qui encaissent à leur tour des tirs croisés. La situation semble s'éterniser dans les coursives aucun camps de voulaient lâcher du terrain.
                          La force brute... les Sith n'avaient peut être pas, tort finalement , d'un claquement de doigt, Keaton déploie un de ses atouts resté en arrière: Poly, un ancien commando chassé de l'armée régulière pour conduite déshonorante , fort de son expérience militaire il est un des rares à être muni d'une armure de Spacetrooper , un exosquelette renforcé en titane dans une armure de plus de deux mètres et large comme deux hommes, Poly entre à son tour, les tirs ricochant sur son armure renforcée, le lance grenade monté sur son épaule crache ses projectiles, les charges thermiques sont renvoyées à l'expéditeur, mais il en faut plus pour défaire ce tank sur pied.
                          L'ennemi semble avoir compris qu'ils n'arriveraient pas à contenir Poly, ils actionnent les portes automatiques pensant le ralentir, mais le canon blaster dans son bras droit explose les portes en duracier censé retenir l'équipe d'abordage les commandos anti-G emboitent le pas au soldat déshonoré , il fait ce qu'il  sait faire de mieux: combattre et tuer pour des crédits;
                          Un tir maladroit fait sauter un régulateur , cette fois l'explosion fait tomber le tank, ses systèmes internes sont hors service, il lui faudra du temps pour redémarrer mais ses frères d'armes n'étaient pas en reste, d'un bond de force un autre adepte fonce dans l'ouverture, son large sabre à saccade en main, fauchant des ennemis encore désorientés par le souffle de l'explosion.
                          Son rire sauvage retentit dans le couloir, ce n'est pas un soldat, c'est un psychopathe, son masque représentait un Bargesht, une canidé à six yeux et nul doute que le visage dissimulé dessous était encore plus horrible.
                          Un fantassin Sith trop enthousiaste par la bataille, s'approche trop près de l'adepte , un revers de sabre plus tard il tombe à son tour suivi par un Mandalorien tout deux découpés par la même lame.
                          Bargehst est le fer de lance, les commandos se rassemblent autour de lui pour lancer l'assaut final...
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                            Post n°18
                            Auteur : Valiant

                            A bord du destroyer, le contre amiral Vasc-0 prit acte des ordres de Valiant venant de la surface, il était donc temps pour l'Hégémonie Synthétique d'entrer à son tour dans la bataille, dans le hangar les troupes d'abordage attendaient dans leur transport DX-19, chaque barge contenait 20 droids GK-1000, des droids hybride de facture Géonosienne et chaque unité d'assaut était menée par un guerrier MK , des blessés lors de l'opération sur Mygeeto soignés et renforcés artificiellement par toute sorte de prothèses de chez Massives Dynamics.
                            MK_1 était un clone , qui portait dorénavant une armure sombre et une vibrolame , il leva simplement le poing et toute les unités embarquèrent de concert, quelques instants plus tard les pilotes enclenchaient simultanément les moteurs Telgorn L3 et huit bardes d'assaut de dirigèrent en direction de la frégate Nebula et d'autres vaisseaux abordés, laissant la défense du Leviathan aux Mandaloriens.
                            MK_2 était un Twil'eck portant une vibrolance , MK_3 un humain armé d'une épée Lig et MK_4 maniait deux cimeterres Petranaki, ils seraient chargés de la frégate en compagnie de MK_1.
                            MK_5 , le Rodien aborda le croiseur en compagnie de MK_6, 7 et 8 , les transports se collèrent à la coque du croiseur et les sas de poupe se déployèrent aussitôt les droids GK 1000 entrèrent dans les coursives pour affronter la force Charlie des envahisseurs constituée de simples droids de sécurité d'ancienne génération, améliorés par les mécaniciens de la Guilde pour faire illusion.
                            Et les unités inspirés des adversaires de la salle des dangers tels les Terminax ou les barons E_4 ne firent pas le poids face aux mastodontes d'acier conçu par les Séparatistes , seul un modèle inspiré d'un prototype de Dark Trooper donna du fil à retordre aux GK, il fut transpercé par un tir précis de MK_6.
                            Les troupes d'assauts mécaniques continuèrent leur progression pour débarrasser les coursives des derniers assaillants et rejoindre la passerelle de commandement afin de neutraliser les derniers défenseurs Sith.
                            Devant l'accès à la passerelle MK_7 croisa le fer avec un adepte obscur au visage tatoué qui combattait avec une épée à Saccade Sith , l'apprenti noir était exalté, la haine le faisant prendre des risques , le Kiffar modifié le décapita après une feinte.

                            Assaut de la frégate Nebulon B-Nebula-
                            Cette fois les barges se posèrent directement dans le hangar, trois commandos tentèrent vainement de s'y opposer, le pilote déclencha son grappin mécanique ce qui les propulsa contre un mur. Les droids GK se déployèrent mécaniquement en ordre serré affrontant mercenaires et fantassins Sith, mais l'avancée était plus compliquée que face aux droids du croiseur .
                            La vibrolance de MK_2 se planta dans le dos d'un mercenaire tandis que MK_4 découpait méthodiquement un fantassin Sith à l'aide de ses deux cimeterres , le temps pressait , il fallait arriver à la passerelle de commandement avant les assaillants de la Force bravo...

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                              #20

                              Post n°19
                              Auteur : Wyrim Oshindara

                              Salle des machines

                              La salle des machines ne vit plus.
                              Elle survit.

                              Tout ici n’est plus qu’un équilibre précaire, une respiration artificielle maintenue par des mains tremblantes, des routines de confinement et une volonté farouche de ne pas mourir aujourd’hui. L’air est lourd, saturé de vapeur chaude, de particules métalliques, d’ozone et de sueur froide. Chaque inspiration râpe la gorge. Chaque expiration semble voler une seconde de plus à un système qui n’en a déjà plus.

                              Les alarmes ne hurlent plus.
                              Elles chuchotent.

                              Un cliquetis intermittent, presque discret, pulse dans les parois comme un cœur malade. Des voyants passent lentement de l’orange au rouge, puis reviennent au jaune, sans jamais s’éteindre. Les turbines confinées vibrent à une fréquence basse, si profonde qu’on la ressent plus qu’on ne l’entend. Une vibration qui traverse les bottes, remonte dans les tibias, s’installe dans la cage thoracique.

                              La salle des machines est hors service.
                              Et pourtant, elle tient.

                              Les mécaniciens ont tout sacrifié pour cela. Des régulateurs ont été court-circuités, des lignes secondaires volontairement grillées pour éviter une montée en charge brutale. Des plaques de blindage ont été soudées à la hâte pour contenir des fuites thermiques. Les réacteurs ne produisent plus vraiment de puissance — ils sont retenus, bridés, comme une bête blessée maintenue sous sédatif.

                              Au milieu de ce chaos contenu, les Mandaloriens s’organisent.
                              Ils ne défendent pas un lieu.
                              Ils défendent une fonction.

                              Si la salle des machines tombe, le Leviathan ne meurt pas immédiatement.
                              Il explose plus tard.

                              Et cette simple vérité suffit à faire de chaque couloir adjacent un champ de bataille où l’on combat sans gloire, sans charge héroïque, sans cris de victoire. Ici, on combat pour gagner du temps. Pour user l’ennemi. Pour lui faire payer chaque mètre en fatigue, en doute, en hésitation.
                              Dans un renfoncement partiellement effondré, entre deux échangeurs thermiques à moitié carbonisés, l’escadron Varad est en position.
                              Rell Kordaan est accroupi derrière une console arrachée, son fusil posé à plat, respirant lentement. Il ne regarde pas les voyants. Il écoute. Il a appris depuis longtemps que les machines parlent avant de mourir — et que les hommes font du bruit quand ils s’approchent.

                              Autour de lui, ses hommes sont dispersés en éventail. Pas de ligne. Pas de formation rigide. Des angles de tir croisés, des zones mortes volontairement laissées ouvertes pour canaliser l’adversaire. Les Varad sont des spécialistes de la contention. Ils ne cherchent pas le choc frontal. Ils cherchent à ralentir.
                              Une rafale éclate plus loin, étouffée par la géométrie tordue des coursives. Un tir ricoche sur une conduite, projetant une pluie d’étincelles blanches.
                              Rell ne bouge pas.

                              Il sait que tirer maintenant serait inutile. Ici, une balle mal placée peut percer un conduit de refroidissement. Une grenade mal calibrée peut provoquer une réaction en chaîne. La salle des machines est une arme à double tranchant — pour l’ennemi comme pour eux.
                              « Contact mercenaire, axe secondaire. »

                              Sa voix est basse, presque neutre, mais chaque syllabe est pesée.
                              Les mercenaires avancent prudemment. Contrairement aux Sith, ils comprennent le danger du lieu. Leurs pas sont mesurés, leurs armes levées sans empressement. Ils testent. Ils observent. Ils cherchent les pièges.

                              Et ils en trouvent.

                              Une première silhouette franchit un seuil invisible — un champ de friction à faible intensité. Rien de spectaculaire. Juste assez pour déséquilibrer. Le mercenaire glisse, jure, tente de se rattraper.
                              Un filet magnétique se déploie aussitôt, silencieux, précis. Pas pour tuer. Pour immobiliser.
                              Le corps s’écrase contre une paroi, retenu, incapable de se relever. Ses camarades hésitent. Une demi-seconde. C’est tout ce qu’il faut.

                              Les Varad tirent.
                              Pas en rafale.
                              Pas en panique.

                              Des tirs nets, ciblés, visant les articulations, les packs énergétiques, les systèmes d’assistance. Un mercenaire tombe, l’armure fumante. Un autre recule en hurlant, traînant un camarade blessé. Ils ne sont pas repoussés violemment. Ils sont ralentis, fragmentés, contraints à réévaluer chaque mouvement.
                              Rell lève deux doigts.
                              Les tirs cessent.
                              « Laissez-les se regrouper. Qu’ils s’enfoncent. »

                              Plus loin encore, dans un réseau de conduits techniques à peine éclairés, l’escadron Nethra est en mouvement.
                              Saelyra Vorn progresse en tête, glissant presque entre les ombres. Elle ne court pas. Elle ne se presse jamais. Ses gestes sont précis, méthodiques, presque élégants. Là où Varad tient la ligne, Nethra façonne le terrain.

                              Des cordes magnétiques sont discrètement arrimées aux parois, prêtes à se déployer au moindre signal. Des balises de brouillage à faible émission sont glissées dans les recoins, créant des poches de silence où les communications ennemies se désagrègent.
                              « Ils avancent par grappes. Trop confiants. »

                              Sa voix arrive dans le canal interne, calme, presque analytique.
                              « On va les faire tourner en rond. »

                              Un groupe de mercenaires tente un contournement par une galerie d’accès secondaire. Ils progressent lentement, convaincus d’avoir trouvé une voie sûre.
                              Ils n’ont pas tort.
                              Elle est sûre.
                              Jusqu’à ce que les Nethra la transforment en piège.

                              Une corde se tend brusquement, happant les jambes du premier homme. Il tombe lourdement, entraînant le suivant. Dans l’étroitesse du conduit, l’effet est immédiat : corps emmêlés, armes coincées, jurons étouffés.

                              Une grenade de choc est lancée — pas pour tuer, mais pour saturer les capteurs, provoquer un vertige brutal. Les mercenaires reculent en désordre, incapables de distinguer le haut du bas.
                              Saelyra observe la scène sans émotion.
                              « Zone verrouillée. On les garde ici. »

                              Elle sait que chaque minute gagnée ici est une minute de plus pour les mécaniciens, pour les systèmes de confinement, pour le vaisseau tout entier.
                              Dans la salle des machines elle-même, le combat est invisible mais constant.
                              Des équipes d’ingénieurs travaillent derrière des écrans de fortune, protégées par des Mandaloriens qui ne regardent même plus leurs armes. Ils surveillent les jauges, les flux, les micro-variations de température. Une montée trop rapide, un sifflement inhabituel, et tout bascule.

                              Un mécanicien lève la tête, le visage noirci.
                              — Surcharge stabilisée… pour l’instant.

                              Personne ne répond.
                              Personne ne le félicite.
                              Ils savent tous ce que signifie pour l’instant.

                              Un choc plus violent secoue la coque. Les lumières vacillent. Une conduite éclate dans un jet de vapeur brûlante. Deux Mandaloriens se jettent en avant pour tirer un ingénieur hors du flux avant qu’il ne soit ébouillanté.
                              « Tenez bon ! »

                              La voix de Rell résonne dans le canal.
                              « Ils ne passeront pas ici ! »

                              Mais il ment un peu.
                              Ils passeront peut-être.
                              La question n’est pas si.
                              La question est quand — et à quel prix.

                              Les mercenaires comprennent lentement la nature de la défense. Ils cessent d’attaquer frontalement. Ils testent, reculent, cherchent à épuiser les défenseurs. Ils savent que les Mandaloriens ne peuvent pas se permettre une explosion ici.

                              C’est une guerre d’usure.
                              Un pas en avant.
                              Deux pas en arrière.
                              Des tirs sporadiques.
                              Des cris étouffés.
                              Des silences lourds.

                              Saelyra Vorn observe un groupe ennemi hésiter devant une intersection.
                              « Ils doutent. »
                              « On tient. »

                              Rell Kordaan recharge calmement, sans quitter son angle.
                              « Qu’ils doutent encore. »

                              La salle des machines gronde.
                              Le Leviathan gémit, mais il tient.
                              Et tant que ces deux escadrons tiennent, tant que les Mandaloriens refusent de céder à la panique, la machine ne mourra pas aujourd’hui.
                              Pas ici.
                              Pas maintenant.

                              Passerelle de commandement


                              L’air change avant même que je ne voie la passerelle.
                              Ce n’est pas une odeur précise, pas vraiment. C’est une pression différente, une densité dans la circulation de l’air recyclé, comme si le vaisseau retenait son souffle. Les coursives deviennent plus propres, moins déchirées par les combats précédents, mais paradoxalement plus dangereuses. Ici, chaque paroi est renforcée, chaque cloison pensée pour canaliser, ralentir, tuer.

                              La visière de mon casque renvoie des reflets pâles : lignes de guidage tactique, silhouettes bleutées de mes bataillons projetées par l’interface, battements discrets des capteurs de proximité. Je marche lentement, volontairement lentement. Dans un vaisseau attaqué, la précipitation est une offrande à l’ennemi.
                              Le Mark XII avance à ma droite.
                              Il ne fait aucun bruit inutile. Ses servomoteurs sont réglés en régime discret, sa masse absorbée par des compensateurs internes. La bulle Ysalamir qu’il projette est imperceptible à l’œil nu, mais je la ressens comme une pression stable, constante, une normalité artificielle imposée à l’espace. Ici, pas de réactions amplifiées, pas d’élans irréfléchis, pas d’avantage mystique. Seulement des corps, des angles, des décisions.

                              Derrière nous, les bataillons se répartissent selon le plan.
                              Kad’Haaran ferme la marche, verrouille les axes arrière, coupe toute tentative de contournement.
                              Orar’adenn progresse sur le flanc gauche, spécialiste de la neutralisation rapprochée, prêt à intervenir si une percée surgit d’un conduit secondaire.

                              Ba’slanar Kyr’am tient la réserve mobile, prêt à se projeter là où la ligne pliera — pas rompra, pliera.
                              Je parle peu.
                              Je n’ai pas besoin de hausser la voix.
                              « Formation delta. On coupe les lignes, pas les vies. Personne ne court. Personne ne s’isole. »

                              Les confirmations arrivent, sobres, presque inaudibles. Ces hommes et ces femmes savent lire entre les ordres. Ils savent que la passerelle est l’objectif logique. Ils savent aussi que l’ennemi y pense avant nous.
                              Je m’arrête à une intersection majeure. Trois axes. Tous mènent, d’une manière ou d’une autre, vers la zone de commandement. C’est là que la bataille se décide — non pas par la violence, mais par le contrôle.

                              Je lève le poing.
                              Tout s’arrête.
                              Le silence qui suit est absolu. Même les systèmes semblent hésiter à respirer.
                              Je laisse dix secondes s’écouler. Dix secondes où rien ne se passe. Dix secondes où l’ennemi, quelque part devant, se demande s’il a été repéré.
                              Puis je donne l’ordre.
                              « Orar’adenn, reconnaissance muette. Trente mètres. Pas de contact si non nécessaire. »

                              Deux silhouettes se détachent, glissent contre les parois, disparaissent dans l’ombre. Leur progression est si fluide qu’elle semble irréelle. Ce sont des Mandaloriens formés contre des adversaires qui pensent autrement, frappent autrement. Ici, ils ne cherchent pas à vaincre. Ils cherchent à lire.
                              Le Mark XII pivote légèrement, couvrant l’axe central. Ses capteurs balayent les volumes, enregistrent les micro-variations thermiques, les perturbations électromagnétiques. Il ne parle pas. Il n’a pas besoin.

                              Je m’agenouille près d’un panneau de maintenance arraché. J’y plante une balise de confinement passif — pas un piège, pas une mine. Une ancre. Si l’ennemi pousse ici, l’espace deviendra lourd, contraignant, lent.
                              La guerre moderne ne se gagne pas en avançant.
                              Elle se gagne en empêchant l’autre d’avancer correctement.
                              Un rapport arrive.
                              — Contact visuel. Groupe multiple. Progression disciplinée. Présence de sensitifs confirmée.

                              Je serre légèrement la poignée de ma hache ultrasonique. Pas par colère. Par habitude. La vibration sourde de l’arme se cale sur mon rythme cardiaque.
                              « Repli silencieux. Laissez-les croire à un corridor libre. »

                              Ils obéissent sans discuter.
                              Je me redresse lentement. La passerelle est encore loin, mais le combat commence ici. Dans ce choix précis : offrir une route, mais la transformer en piège progressif.
                              « Kad’Haaran, verrouillage progressif derrière eux. Ba’slanar, préparez la compression latérale. Pas de tir avant mon signal. »

                              Les silhouettes adverses apparaissent enfin à portée de visée. Ils avancent en groupe compact, trop compact. Une erreur classique. Le Mark XII se décale d’un demi-pas, sa bulle s’étendant juste assez pour englober l’intersection.
                              Je sens immédiatement le changement.

                              L’air se stabilise.
                              Les mouvements adverses deviennent plus hésitants, plus humains.
                              Ils ressentent quelque chose. Ils ne savent pas quoi.
                              Je lève la main.

                              Un champ de friction s’active sous leurs pieds. Pas assez pour les faire tomber, juste assez pour briser la cadence. Le groupe ralentit, se disloque légèrement. C’est tout ce dont j’ai besoin.
                              « Maintenant. »

                              Pas une rafale.
                              Pas une charge.
                              Des tirs précis, calibrés, visant les épaules, les genoux, les packs d’alimentation. Les anti-Sith entrent en action, non pas en duel, mais en capture. Des câbles magnétiques claquent, des grenades de choc sourdes saturent l’espace.

                              Un des sensitifs tente d’avancer malgré tout. Il trébuche. Pas sous la douleur — sous la perte de repères. La bulle Ysalamir lui retire ce qu’il croyait être une extension naturelle de lui-même. Il devient maladroit. Mortellement maladroit.

                              Je m’avance alors.
                              Pas en courant.
                              En marchant.
                              Je frappe une fois. La hache ultrasonique hurle brièvement, sa fréquence traversant l’armure, déséquilibrant, désorientant. Je ne tue pas. Je brise la capacité de continuer.
                              « Zone sécurisée. Avance contrôlée. »

                              Nous progressons mètre par mètre. À chaque intersection, la même méthode. Offrir une voie, ralentir, isoler, capturer. Les Sith essaient de forcer, de provoquer, de briser la discipline par la brutalité. Ils échouent. Ici, la brutalité n’a pas d’espace pour s’exprimer.
                              Un rapport radio claque dans mon casque.
                              — Salle des machines toujours contenue. Varad tient. Nethra verrouille.

                              Je hoche imperceptiblement la tête.
                              « Reçu. Qu’ils tiennent. On leur achète du temps. »

                              La passerelle approche. Je le sens dans la structure, dans la densité des systèmes, dans la manière dont les couloirs se redressent, se simplifient. C’est toujours pareil. Les architectes pensent qu’un centre de commandement doit être direct. Ils oublient qu’en guerre, le direct est une faiblesse.
                              Je m’arrête une dernière fois.
                              « Ici, on ne gagne pas. Ici, on empêche. »

                              Les bataillons se mettent en place. Le Mark XII s’ancre comme une forteresse mobile. Les anti-Sith se dispersent, invisibles, prêts à frapper là où l’ennemi pensera être seul.
                              Je respire lentement.
                              La passerelle ne tombera pas aujourd’hui.
                              Pas parce que nous sommes plus forts.
                              Mais parce que nous sommes plus patients.
                              Et la patience, en guerre, est une arme que peu savent manier.

                              Frégate Nebula 


                              L’alerte ne hurle pas, elle pulse.
                              Un battement grave, sourd, presque organique, qui se propage dans la coque de la frégate Nebula comme un spasme contenu. Les lumières passent en spectre ambré, puis rouge diffus. Pas un rouge d’urgence totale — un rouge de vigilance armée. Le vaisseau sait qu’il est attaqué, mais il sait aussi qu’il peut encore tenir.
                              Pour l’instant.

                              Les Mandaloriens à bord n’ont pas besoin d’ordres vocaux. Les équipes se déploient par réflexe, guidées par des routines apprises dans des situations pires encore. Les bottes claquent sur le duracier, les plaques de beskar s’ajustent, les systèmes se synchronisent. Les escouades ne courent pas. Elles prennent position.
                              La Nebula est un vaisseau endommagé, mais pas mort.
                              Un vaisseau blessé se défend différemment.

                              Dans les niveaux inférieurs, près des accès techniques menant à la salle des machines, une équipe mandalorienne vient de se figer net. Le chef d’escouade lève le poing, coupe toute transmission ouverte. Autour de lui, ses hommes s’aplatissent contre les parois, absorbés par les ombres et les câbles pendants.

                              Il sent la vibration avant de l’entendre.
                              Quelque chose rampe dans les conduits.
                              Pas des droïdes.
                              Pas des mercenaires.
                              Des êtres vivants. Silencieux. Patients.

                              — Contact probable par les gaines secondaires, murmure-t-il sur le canal tactique fermé. Ils progressent lentement. Trop lentement.

                              Les Mandaloriens savent ce que cela signifie.
                              Ceux-là cherchent, ils ne foncent pas.

                              La salle des machines est hors service, mais pas perdue. Les mécaniciens ont fait l’impossible : confiner les surtensions, isoler les cœurs secondaires, étouffer la montée thermique. Le réacteur est maintenu dans un équilibre instable, volontairement bridé. S’il explose, la Nebula disparaît. S’il est relancé trop vite, il explose aussi.

                              Alors ils attendent.
                              Et l’ennemi le sait.
                              Des champs de détection passive sont activés, pas pour repérer la Force — inutile ici — mais pour lire les micro-variations : chaleur corporelle, pression de pas, déplacements d’air. Chaque indicateur s’inscrit dans la visière mandalorienne comme une ombre hésitante.
                              Une escouade adverse approche… puis s’arrête.
                              Un long moment passe.
                              Puis elle repart.

                              — Ils testent, souffle un soldat.
                              — Qu’ils testent, répond le chef d’escouade. On ne mord pas encore.

                              Plus haut dans la frégate, le choc est brutal.
                              Le grondement change.
                              Ce n’est pas celui d’une explosion, ni celui d’un impact de turbolaser. C’est un son plus profond, plus régulier — une vibration lourde qui remonte par la coque et fait frissonner les cloisons internes. Les capteurs du Nebula recalculent. Les signatures se mettent à converger.
                              Les Mandaloriens le sentent avant même de l’entendre confirmer sur leurs HUD.
                              Quelque chose arrive.

                              Dans le hangar principal, alors que les escouades mandaloriennes cèdent encore quelques mètres, en ordre, les ombres projetées sur les parois s’allongent soudain. Des silhouettes massives se découpent derrière les écrans de fumée et les débris en suspension.
                              Les premières barges alliées franchissent les boucliers atmosphériques dans un rugissement maîtrisé.
                              — Contacts entrants identifiés, annonce une voix calme sur le canal tactique. Unités mécaniques. Transpondeurs amis confirmés.
                              La pression dans les épaules retombe d’un cran.
                              Les rampes s’abattent.

                              Les droïdes GK-1000 se déploient sans précipitation, en ordre serré, leurs pas lourds résonnant comme un marteau sur l’enclume du hangar. Ils ne chargent pas. Ils s’ancrent. Leurs capteurs balayent, leurs systèmes s’alignent sur les balises mandaloriennes déjà en place.
                              En quelques secondes, une ligne défensive nouvelle se forme — froide, dense, presque immobile.
                              Un guerrier MK s’avance, silhouette anguleuse, vibrolame basse, regard déjà posé sur les axes de progression ennemis. Il ne parle pas. Il n’en a pas besoin. Les protocoles sont partagés. Les priorités, claires.
                              — Les mécaniques prennent le centre, ordonne un officier mandalorien. Nous, on ferme les flancs.

                              Les Sith qui progressaient depuis les niveaux supérieurs marquent un temps d’arrêt.
                              Pas par peur.
                              Par calcul.
                              Ils sentent la différence. La Force leur murmure que quelque chose a changé : l’espace s’est refermé. Les issues sont moins nombreuses. Les angles, plus meurtriers.
                              Dans les conduits menant à la salle des machines, les escouades mandaloriennes ajustent aussitôt leur posture. Les droïdes ne remplacent pas les hommes — ils libèrent du temps et de l’espace.
                              — Renforts mécaniques en place, transmet le chef d’escouade. On redéploie une équipe vers le cœur secondaire.

                              Les GK-1000 avancent maintenant couloir par couloir, absorbant les tirs, encaissant les premières charges. Là où un Mandalorien aurait dû reculer pour préserver ses effectifs, le droïde reste, bloque, force l’ennemi à se découvrir.
                              Un Sith surgit d’un angle, lame allumée, haine en avant.
                              Il frappe.
                              La vibrolame du MK intercepte, dévie, verrouille.
                              Un tir mandalorien suit, précis, chirurgical.
                              Ce n’est pas une contre-attaque.
                              C’est une stabilisation.

                              Dans la salle des machines toujours confinée, les mécaniciens respirent un peu mieux. Les champs de contention tiennent. Les voyants restent dans le jaune critique, mais ne basculent pas. Chaque minute gagnée est une victoire silencieuse.
                              — Le cœur tient, annonce une technicienne, la voix tremblante mais ferme. Encore instable, mais contenu.

                              Les Mandaloriens savent ce que cela signifie : ils peuvent continuer à tenir sans risquer de perdre le vaisseau.
                              Sur la passerelle secondaire, les écrans tactiques montrent enfin une chose qu’ils attendaient : les lignes ennemies cessent d’avancer de manière coordonnée. Pas de fuite. Pas d’effondrement. Juste… un ralentissement.
                              L’ennemi doit maintenant choisir.
                              Forcer, au prix de pertes accrues.
                              Ou temporiser, au risque de perdre l’initiative.
                              Et sur le Nebula, chaque seconde de temporisation appartient aux défenseurs.
                              La frégate est toujours blessée.
                              Toujours sous pression.
                              Mais elle n’est plus seule.

                              Transmission tactique orbitale

                              Les écrans de la passerelle du Vhett’tal se teintent de glyphes tactiques.
                              Les silhouettes des vaisseaux s’imbriquent dans une géométrie mouvante : trajectoires balistiques, cônes de tir, volumes de sécurité. L’orbite de Vinsoth n’est plus un espace vide — c’est un échiquier saturé de menaces potentielles.

                              Marak Solyk se tient droit, les mains jointes dans le dos. Sa voix est calme, mais chaque syllabe tranche net.
                              — Ici Marak Solyk, contre-amiral du clan Oshindara. Transmission tactique active. Tous les bâtiments mandaloriens, passez en doctrine Kyr’amla. Objectif : soulagement défensif Leviathan et Nebula. Aucun tir non validé.

                              Les confirmations s’enchaînent, brèves, disciplinées.
                              — Teyr’kad prêt. Batteries ioniques synchronisées.
                              — Kar’ta Beskar verrouille ses rayons tracteurs. Interdictor toujours neutralisé.
                              — Oribuir en position médiane. Turbolasers calibrés pour tir de barrage directionnel.

                              Marak fait glisser un cône holographique vers l’avant.
                              — Priorité un : espace autour du Leviathan. Les escadrons adverses tentent de maintenir une pression constante pour soutenir leurs équipes d’abordage. Nous allons leur retirer cette latitude.

                              Il marque une pause, puis enchaîne.
                              — Ne cherchez pas la destruction. Cherchez la désorganisation. Tirs ioniques courts, séquencés. Brisez leurs formations, pas leurs coques.

                              Les Neutron Star mandaloriens ajustent leur angle. Des impulsions bleutées jaillissent, frappant les flancs des frégates adverses, faisant vaciller leurs systèmes sans les réduire au silence définitif. Les chasseurs ennemis rompent leurs lignes, forcés de manœuvrer pour éviter la dérive.
                              — Escadrons Vanguard, déployez-vous en rideau mobile. Tirs de barrage sur les vecteurs d’approche secondaires. Je veux un ciel saturé, pas un mur infranchissable.

                              Les canons légers entrent en action. Pas de salves continues, mais une pluie rythmée, calculée, qui force l’ennemi à ralentir, à corriger, à perdre du temps.
                              Marak pivote légèrement, son regard se posant sur la projection du Nebula.
                              — Priorité deux : Nebula. Les équipes au sol tiennent, mais elles ont besoin d’air. Oribuir, vous prenez la coordination locale.
                              — Reçu. Calcul des arcs de tir en cours.
                              — Tirs défensifs dirigés. Pas de frappes directes sur la coque du Nebula. Je veux un parapluie, pas une tempête. Coupez les renforts, pas les issues.

                              Les turbolasers de la Nébulon-B Oribuir entrent en action, leurs tirs traçant des lignes de feu précises entre le Nebula et les vaisseaux hostiles, créant une zone de déni temporaire. Les barges ennemies hésitent, certaines dérivent, contraintes de recalculer leurs trajectoires.
                              — Kar’ta Beskar, utilisez vos rayons tracteurs. Attrapez-les quand ils se séparent. Cassez leur cohésion, puis relâchez. Qu’ils comprennent que chaque mouvement a un coût.

                              Un à un, des vaisseaux adverses sont brièvement happés, désaxés, contraints de rompre leur formation avant d’être relâchés, désorganisés, vulnérables.
                              Marak inspire lentement.
                              — Rappel à tous : nous contenons. Nous tenons. Nous ne cherchons ni l’anéantissement ni la fuite de l’ennemi. Laissez-le respirer juste assez pour qu’il fasse des erreurs.

                              Il incline légèrement la tête, comme s’il s’adressait directement aux hommes et aux femmes qui combattent dans les coursives, loin sous ses pieds.
                              — Au sol, vous avez le temps. En orbite, nous vous le donnons. Maintenez les schémas. Restez froids.

                              La communication se coupe.
                              Dans le silence relatif de la passerelle, les tirs continuent — mesurés, disciplinés.
                              Autour du Leviathan et du Nebula, l’espace est devenu une cage mouvante : pas fermée, mais étroite.
                              Assez pour tenir.
                              Assez pour durer.
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                                #21

                                Post n°20
                                Auteur : Zaden Kryos

                                Le silence qui précède la défaite n'est jamais vraiment silencieux. Il gronde sourdement, tissé de rapports qui se contredisent, de confirmations qui n'arrivent plus, de communications qui s'étiolent. Zaden le sait, alors qu'il met toute son énergie à combattre. Le Sith sait très bien que la bataille est perdue d'avance, mais pouvait-il se permettre de perdre la face devant ceux qui étaient venus à la rescousse de l'Ordre Noir ? Non.
                                Il fallait lancer cet ultime assaut. Non seulement il permettrait de perdre des forces considérées comme superflues, mais les vivants, les rescapés Sith, leur haine ne ferait que grandir. Et en bon utilisateur du côté obscur, Zaden voulait concentrer cette haine dans le peu de fidèles qu'il resterait. Certes, ils seraient affaiblis, mais leur haine n'en serait que renforcée, comme jamais auparavant.


                                L'ordre de repli ne vient pas de Zaden. Il vient de la réalité elle-même.


                                Dans les coursives du Leviathan, les fantassins Sith reculent couloir par couloir, laissant derrière eux des corps et du matériel abandonné. Les Mandaloriens ne poursuivent pas avec acharnement, ils n'en ont pas besoin. Chaque mètre gagné par les assaillants a coûté du sang, et chaque mètre perdu en coûte davantage encore. Les pièges, les champs de friction, les tirs précis, tout cela transforme la retraite en hémorragie.


                                Sur la frégate Nebula, c'est pire encore. Les droïdes GK-1000 ne fatiguent pas, ne doutent pas, ne reculent pas. Les mercenaires ont été les premiers à comprendre, abandonnant les positions sans même attendre l'ordre. Les fantassins Sith, eux, tiennent par discipline et par haine, mais même cette haine a ses limites face à des machines qui avancent sans peur.


                                Les barges d'extraction décrochent une à une des hangars, surchargées, criblées d'impacts. Certaines ne parviennent même pas à franchir les boucliers, happées par des rayons tracteurs, désaxées, contraintes de dériver avant d'être finalement relâchées, trop endommagées pour être poursuivies mais trop abîmées pour être opérationnelles.


                                Zaden monte à bord d'une des dernières barges, entouré de survivants au regard vide. Autour de lui, des fantassins blessés, des sensitifs épuisés, quelques mercenaires qui n'ont pas eu le choix. Personne ne parle, le silence est lourd, saturé de rage contenue.


                                Les chasseurs Sith & mercenaires encore opérationnels forment un écran de fortune, harcelant les Mandaloriens juste assez pour permettre aux barges de s'extraire. Ce n'est pas une victoire. C'est une fuite organisée et chacun le sait, même les Mandaloriens.


                                Les barges convergent vers le vaisseau amiral mercenaire, encore capable d'assurer un retrait sécurisé. Vinsoth est perdu. Le Leviathan tient mais il ne reverra pas de sitôt un occupant Sith à son bord.

                                 
                                Dans le silence de la barge, Zaden observe les étoiles défiler. Ses mains tremblent légèrement, pas de peur, mais de rage pure. Il a perdu des hommes, il a perdu du matériel, il a perdu la bataille


                                Mais il a gagné quelque chose de plus sombre, de plus durable. Chaque survivant qui l'entoure brûle désormais d'une haine nouvelle, forgée dans l'échec et la douleur. Une haine qu'il pourra façonner, aiguiser, transformer en lame.


                                Les Sith sont affaiblis, saignant, brisés. Mais ils ne sont pas mort, pas encore. La bataille de Vinsoth s'achève ainsi, sans gloire, sans triomphe retentissant pour ses anciens occupants.

                                 

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