Le chemin est semé d'embûches...
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Post n°52
Auteur : Dark MosRien. Aucune réponse. En vérité il n’était pas surpris, toute cette histoire sur le tusken était floue au final, et hormis la force qu’on ne pouvait cacher, il ne savait rien d’autre de lui. Pour la première fois depuis bien longtemps, Mos doutait de la cohérence de la mission qu’il avait lui-même échaffaudé. Peut-être qu’au fond de lui, il avait utilisé l’individu des sables pour retrouver la trace de celle qu’il avait abandonné ici, mais il ne pouvait plus agir de la sorte, plus depuis qu’il avait repris en main la destinée de nombreux siths et qui comptaient sur lui pour les rendre plus forts que jamais. Elizyia devrait attendre et le mieux pour elle, ce serait de se rendre elle-même sur Malachor pour l’y retrouver, si son future était de croiser son chemin à nouveau.
Orias à ses côtés était continuellement aux aguets, cette longue traversée dans le désert jusqu’au pied Ouest de la montagne avait été éprouvante mais ils n’eurent pas entamé leur force hormis l’appel de Mos. Le terrain avait quelque peu changé et le sable, bien qu’encore majoritaire, fut mêlé aux roches et au relief montagneux donnant un aspect de rempart défensif imprenable ou au contraire, une prison naturel où la fuite était impossible. Levant timidement sa main droite pour stopper leur avancée, il profita de la dernière dune de sable pour balayer les lieux à l’abri de tout regard étranger. Orias fit de même de son côté, et un regard approbateur fut échangé, celui qu’ils semblaient rechercher était à l’intérieur de l’un des plus hauts sommets de la planète. Au loin, à l’Est de leur position, des bruits sourds retentissaient, la bataille avait commencé et s’ils voulaient avoir une chance de récupérer ce sensitif vivant, il n’y avait pas de temps à perdre.
Derrière la dune, le plateau rocheux menant au flanc du massif était parsemé de piliers et de roches de couleur brune et ocre et qui leur donnaient aussi bien une protection visuelle, qu’une entrave à leur propre vision pour d’éventuels individus cachés. Mais une chose était certaine, ces pierres ne pouvaient aucunement cacher une armée et c’était l’élément qui suffisait pour le seigneur sith de se mettre en chemin sans plus attendre en direction du plateau. Alors qu’ils se laissaient glisser le long de la pente, Mos remarqua au loin, à plusieurs centaines de mètres des silhouettes mouvantes, de l’autre côté du plateau. Indiquant à Orias l’urgence de se mettre à couvert, ils se ruèrent sur le premier pilier venu, espérant ne pas avoir été découverts.
Il n’avait pas vu plus de 2 personnes à cette distance, étaient-ils des tuskens, des soldats de la République, de simples voyageurs ? Aucune réponse ne semblait coller car les tuskens étant terrés dans la montagne, la République aurait envoyé plus d’hommes et des voyageurs auraient déjà fui à l’entente des bruits de la guerre, résonnant dans tout le périmètre. Orias se proposa de sortir la première de leur cachette, mais il préféra le faire lui-même, la contraignant à rester ici, tant qu’il ne lui en donnerait pas l’ordre. Resserrant la main sur le manche de son sabre, il quitta l’abri que lui offrait le pilier et balaya le terrain de ses yeux d’or, il ne voyait rien. Il était persuadé de ce qu’il avait vu mais désormais, il n’y avait pas l’ombre d’une silhouette menaçante, alors, sans doute n’avaient-ils pas été repérés. Alors qu’il s’apprêta à lui donner l’indication que la voie était libre, un son emblématique retentit à l’autre bout du plateau et il eut tout juste le temps de parer le projectile lancé à son encontre. S’il ne l’avait pas dévié avec l’une de ses lames, il aurait sans aucun doute eu le crâne transpercé par ce fusil sniper qu’il avait reconnu par le bruit, un Kisteer 1284. Reprenant place derrière le pilier et aux côtés d’Orias, il savait désormais que la progression vers le tusken serait quelque peu ralenti.
- Je vais m’occuper d’eux, toi tu vas devoir entrer dans la montagne et y rechercher le tusken seule. Je te rejoins une fois que j’en ai terminé.
S’apprêtant à émettre une autre solution, Mos l’interrompit, son regard suffisait à lui seul pour taire toute suggestion non requise.
- Je suis le seul qu’ils aient pu voir car tu étais hors de leur champs de vision. Et c’est un ordre.
Approuvant sans opposer de nouvelle résistance, Orias attendit patiemment le moment venu. Prenant une profonde inspiration, Mos activa sa deuxième lame et se rua une seconde fois au dehors de la barrière naturelle que représentait le pilier et dévia un nouveau tir de sniper d’un mouvement rotatif de son sabre. Tout en courant, il observa à nouveau d’où pouvait provenir les tirs mais n’y parvint pas, ce n’était pas des tirs énergétiques mais des projectiles, rendant leur traçage plus difficile. Se jetant derrière un nouveau rocher qui fut la cible d’un nouveau tir, il trouva une solution et leva lentement l’une de ses lames au-dessus du rocher. Le tir ne se fit pas attendre et se heurta une nouvelle fois à la lame rougeoyante, mais cette fois il eut le temps de se focaliser sur la provenance du tir. Avec l’information dans un coin de la tête, il allait maintenant pouvoir s’occuper du tireur, mais alors qu’il allait à nouveau ressortir de sa cachette, une voix raisonna dans les environs.
- Je pensais pas te trouver hors de la montagne l’affreux, merci de me faciliter la tâche. Sors d’ici que je vienne aérer ton crâne.
A en juger par les paroles, il ne donnait pas l’impression de faire partie de la République et son arrogance augmentait considérablement les chances qu’il soit un mercenaire ou membre d’une guilde de chasseurs de prime. De toute façon, un soldat aurait d’abord contacté l’armée et aurait fait passer l’information à ses supérieurs. Après tout, avec tout ce remue ménage cette guerre avait certainement rameuté d’autres groupes comme eux qui aimaient graviter autour de ces évènements pour y récupérer quelques gros poissons et marchander leur valeur, mort ou vif. Bien adossé contre le rocher, Mos réfléchit à sa prochaine action car le but était de faire diversion pour libérer sa Claw Orias et la faire entrer dans les entrailles de la montagne. A l’instant où il allait à nouveau faire une percée au travers du dédale de pierres et distraire le sniper, un son différent du Kisteer retentit et une énergie passa juste à côté de sa tête. Un rapide coup d’œil devant lui et il le vit, un nouveau chasseur de prime près d’un pilier et qui se présentait en adversaire supplémentaire. Trop concentré sur le sniper, il avait oublié qu’il avait repéré deux silhouettes auparavant, peut-être même plus désormais et sa négligence avait été une grossière erreur qui aurait pu lui coûter cher. Une seconde plus tard et le nouvel ennemi tira en rafales dans la direction du zabrak avec deux blaster S-5 mais cette fois le seigneur sith dévia tous les tirs et réussit même à en faire dévier vers le chasseur qui se protégea de justesse derrière le pilier de fortune.
- Rends-toi sith, c’est fini pour toi. Tente de sortir et ta tête saute, tu restes et je t’explose moi-même, ton sabre ne pourra pas te sauver indéfiniment. Brailla le mercenaire qu’il avait reconnu être un twi’lek.
Orias de son côté s’impatientait. L’hésitation se jouait d’elle, désobéir aux ordres et venir l’aider ou lui faire confiance. Le choix pourrait paraître simple pour un sith de sa qualité, mais depuis la mort de son frère, elle avait reporté cette affection perdue au seigneur Mos, lui dévouant une loyauté inconditionnelle et la mort de ce dernier pourrait grandement perturber la suite de son destin. Mais alors qu’elle entendait les paroles des chasseurs de prime, elle prit une profonde inspiration les yeux fermés et se laissa envahir par la force, animée d’une émotion haineuse.
* Maintenant Orias. *
Elle ne s’était pas préparée à ces mots, mais elle s’exécuta instantanément, s’échappant de la protection de son pilier et se rua vers le flanc de la montagne. Aucun tir ne vint à sa rencontre, pourtant elle était parfois à découvert, se mouvant à vive allure entre les piliers et les roches, mais elle comprit pourquoi. Mos était passé à l’action, toujours abrité par le rocher vis à vis du sniper, il déversa sur le pilier protecteur du twi’lek une énorme quantité d’éclairs de force et l’amas de pierres commença à trembler dangereusement malgré sa taille imposante et le chasseur dut s’enfuir pour gagner de la distance et disparaître. Pas le temps de s’arrêter, Mos quitta également son abris de fortune et para un nouveau tir de sniper, il fallait à tout prix garder les deux paires d’yeux sur lui.
Enchaînant les parades, il réussit à éviter de nombreux tirs mais se remit en mouvement, il était dangereux de s’en remettre uniquement à ses capacités au sabre quand on se mesurait à des tirs de sniper et l’objectif n’était pas de mourir ici en ayant eu le record de tirs déviés. Se replaçant brièvement derrière un nouvel abris, il aperçut le mercenaire qui s’était enfui auparavant et para une nouvelle rafale de tirs qui se heurtèrent à nouveau à la lame d’énergie avant qu’il ne disparaisse à nouveau dans le dédale de roches du plateau. Mos reconnaissait une chose chez ces chasseurs de prime, ils avaient été intelligents de l’avoir amené et forcé à combattre à cet endroit où il ne pouvait pas se libérer complètement. En réalité, il pouvait très bien user de la force pour propulser les pierres et dégager le terrain mais il devrait pour cela, consommer beaucoup de son énergie et il ne le souhaitait pas. Pas tant qu’il n’aurait pas la certitude de ne pas affronter plus tard la République par un malencontreux hasard.
Dévoilant à nouveau sa position du point de vue du sniper, il garda un œil sur le dernier endroit où il aperçut le twi’lek, pressentant un assaut plus engagé par ses adversaires. Entendant un tir derrière lui, Mos fit apparaître un mur invisible immédiatement dans son dos contre le sniper et vit surgir sur le côté d’un rocher le twi’lek qui tira une troisième rafale dans sa direction. Faisant tournoyer son sabre à une vitesse impressionnante, le seigneur sith dévoila sa grande maîtrise du Juyo pour ne pas être touché une seule fois. Passablement décontenancé, le twi’lek disparut à nouveau dans le paysage rocheux tandis que le visage de Mos se décrispa légèrement, il pivota sa tête légèrement, le regard vers le sol et un sourire se dessina sur ses lèvres.
Quelques secondes avant cet instant, Orias s’était grandement rapprochée du flanc de la montagne et elle le vit, le sniper était confortablement installé dans les premières hauteurs. Ainsi protégé par un amas de roches et aidé par la diversion de son confrère, cela lui permit durant ces quelques minutes de pilonner le seigneur sith sans être inquiété. Du moins, jusqu’à présent. Orias parvint jusqu’au dernier pilier qui la cachait encore aux yeux du sniper et attendit un nouveau tir de ce dernier pour se ruer vers lui en utilisant la force. Sa vitesse était fulgurante et lorsque le sniper vit apparaître cette forme floue dans son champs de vision, il le savait lui-même, il était trop tard. Il n’eut guère le temps de déplacer son arme pour changer de cible qu’elle le décapita sans lui laisser une chance. Le corps de la Twi’lek dénommée Zul Aski gisait sans vie tandis que la Griffe de l’Ordre continua son chemin vers les hauteurs et ne tarda pas à trouver une ouverture dans la montagne. Le sniper éliminé, il n’y avait plus de raison de craindre pour son seigneur, qui n’allait plus avoir aucun mal à se défaire du dernier mercenaire. Désormais, elle était entièrement focalisée à la localisation du sensitif tusken, la réussite de la mission en dépendait, pour ne pas avoir fait tout ce chemin pour rien. Faisant appel à la force, elle se rendit « accessible » à un sensitif même à peine initié, un moyen pour l’aider à la rejoindre, tout en continuant son avancée à travers les ombres et les bruits sourds résonnant dans la montagne... -
Post n°53
Auteur : Super PNJGuilde
Gang des lekkus
Sur un autre versant du mont Noir, Bor'Sek dissimulé derrière un rocher continuait à aiguiser sa lame, il comptait bien surprendre le Sith et le poignarder dans le dos avant de se raviser en se souvenant de cette armure noire, soit il l'égorgerait par derrière, sensitif ou pas, il se viderait de son sang.
Soudain, il entendit un son reconnaissable entre mille, le bruit caractéristique d'un tir de kisteer, que ce Sith soit maudit, il avait essayé de fuir du coté ouest, du coté de Gal A Bru et Zul Aski!
Le deux compères allaient donc encaisser le plus gros de la prime!
Le Twil'eck violet ne savait pas qu'il était si loin de la vérité, en fait ses deux compatriotes n'étaient tombés sur un Sith mais sur deux adeptes du coté obscur, un maitre et son apprenti mais ceux ci ne voulaient pas fuir la montagne, bien au contraire, ils la gravissaient pour participer sans doute à la bataille qui s'y déroulait.
Une voix féminine crépita soudain dans le comlink du leader du gang des Lekkus;
-Bor' t'as entendu?
C'était Joy, l'ex danseuse reconverti en chasseuse de prime. Evidemment qu'il avait entendu, il était même déja en route pour rejoindre les deux chanceux. Il prit quelques secondes pour lui répondre:
-Ouais ça vient coté ouest, on s'y regroupe!
-Par contre j'ai perdu le contact avec Gal et Zul!
Bor' s'arrêta net, il n'avait pas pensé à ça et si le Tusken noir avait tué ses confrères dans sa fuite éfrénée ? la bonne nouvelle c'est que cela faisait deux parts de moins à partager, la mauvaise, c'est qu'il faudrait combattre ce maudit porteur de sabre laser!
Ca changeait la donne, il ne pouvait lui faire face seul, surtout que celui ci devait maintenant s'attendre à ce qu'on lui tire dessus depuis le bas de la montagne.
Il devrait l'affronter ensemble tant pis, Bor' serait obligé de partager la prime.
-Tout le monde à l'ouest, arme au poing!
Cette fois, le Twil'eck violet était moins pressé d'aller à la rencontre du Tusken, il préférait que les autres soient sur place avant lui, après tout il avait pas traversé le désert, échappé au swoopers, aux prédateurs, combattu la horde à Anchorhead pour se faire découper au sabre laser seul, au pied de la montagne noire. Ah ça non!
Le natif de Ryloth était plus malin que ça, il en avait fait du chemin depuis son introduction dans la Guilde du temps de Poker.
A malin , malin et demi, il arriva après Gagnic et Joy, le Naulolan semblait soudain moins vert fluo que d'habitude et pour cause; à ses pieds se trouvait la tête d'un chasseur de prime.
C'est pire que ce qu'il pensait, l'adepte avait décapité Zul , Joy se trouvait un peu plus haut dans la montagne auprès d'un corps, et lui fit signe.
-Il a eu Gal aussi!
Pourtant les deux Twil'eck n'étaient pas des débutants et ils avaient l'avantage de la surprise, qu'est ce qu'il avait bien pu se passer pour leur cible ait le dessus?
-Y sont mort tout les deux..
-Merci le crapaud, j'avais deviné!
Le Nautolan ne releva pas l'insulte, ses yeux globuleux fixait toujours la tête du Lekkuteux.
-Faut qu'on demande des renforts à DOnOs! on y arrivera pas, on est plus que trois...
Les yeux rougis par le chagrin, Joy ramassa la tête de son compatriote, et alla le poser à coté de son corps avant de se joindre à la conversation.
-On doit aussi ramener les corps qu'ils aient une sépulture décente dans les terres lumineuses.
Bor' grogna, peu lui importait les cérémonies funèbres, on pouvait très bien les enterrer ici dans le sable maudit de Tatooine ou dans une grotte sur Dantooine, leur corps finiraient par pourrir tout autant, pas besoin de renvoyer les dépouilles sur Ryloth, et qui payerait les frais d'obsèques hein? surement pas le Gand!
Ca ne servait à rien de demander du renfort, le temps que les membres de la Guilde arrivent depuis la base, la bataille serait terminée, et c'était pas sur que le doyen, décide de monter une autre équipe. De plus le Twil'eck violet était un extorqueur de fond, il n'aimerait pas passer pour un incapable ou un lâche aux yeux des autres.
On était sur Tatooine après tout! il était sur de pouvoir recruter des crapules dans une cantina quelconque rapidement pour venir leur prêter main forte.
-On s'occupera des cadavres plus tard!
Gagnic: tu vas retourner à Anchorhead, essaie de recruter quelques Tatooiniens en manque de crédit, promets leur une belle part de la prime et éventuellement une place dans la Guilde!
Joy et moi on va essayer de remonter la piste!
Le Nantolan observa la Twil'eck, celle ci semblait accepter le plan même si elle désapprouvait le choix de laisser les corps de ses amis et confrères dans le désert, mais Bor avait raison, la priorité c'était la prime, elle avait déja abandonné Umah, son apprentie aux bons soins des habitants d'Anchorhead.
Elle hocha simplement la tête et Gagnic se mit en route en courant en direction de la petite cité , les habitants avaient payé un cher tribu durant la bataille contre les Tuskens, arriveraient ils à en motiver certains pour combattre encore une fois.
Mais le jeu en valait la chandelle, il y avait une grosse somme au bout du chemin, mais il faudrait le mériter.
Bor' lui étudiait déja les traces de pas dans le sable et sur le versant de la montagne, quelque chose clochait.
-C'est étrange, il remonte , il ne fuit pas..
-Il a peut être changé d'avis en tombant sur Gal et Zul?
C'était pas logique, pourquoi aurait il fait demi tour alors qu'il a tout Tatooine aux fesses? mais après tout quelle importance? ce n'était pas le problème des chasseurs de prime , eux ne voyaient que par et pour la prime.
-On s'en fout après tout, montons!
Et les deux Twil'eck se mirent en route en direction du sommet de la montagne, au fur et à mesure qu'ils s'approchaient ils entendaient le bruit d'une bataille qui faisait rage, les Tuskens semblaient vouloir vendre cher leur peau.
*Tant mieux!*
"A l'époque ou la vie d'un homme ne valait rien, sa mort en valait beaucoup. Ainsi apparurent les chasseurs de prime"
Sergio Leone
Spoiler : Spoiler
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Post n°54
Auteur : Ishiro ShinraJe suis à quelques foulées de ma proie, son aura remplie toute ma vision.
C’est avec détermination que je continue de me rapprocher, j’ai soif, je ne veux pas perdre une seule seconde, il faut que j’étanche ce désir de soupe.
Je ne suis plus guidé que par la colère, la frustration, de m'être fait avoir par cet usurpateur, je suis déterminé à prendre ce que je n’ai pas eu plus tôt, cette soupe de cette future victime qui m’a appelé depuis l’intérieur de la montagne noire.
Je fléchis sur mes jambes et m'apprête à fondre sur ma future victime, la ruer de coup et déguster sa soupe !
A cet instant précis tout s’arrête, tout est figé dans le temps, tout cesse, je tombe dans le silence le plus total. Plus rien ne bouge tout autour de moi, je ne vois plus que des statues, armes au poing qui font office de combattants.
Progressivement, je constate que le temps n’est pas vraiment figé, mais extrêmement ralenti. Je peux voir les traits de blaster sortir des bouches de canon, avancer au pas en direction de cibles établies par les tireurs.
Je ne comprends pas ce qui se passe, mais c’est sans mal que je profite de la situation. Je vois toujours mon aura en face de moi, à moins de trois mètres de distance, sur ma gauche un groupe de personnes montent vers le sommet en direction d’une ouverture dans la montagne, avec quelques traits de blaster qui leur passent à côté par des tirs de couverture.
Alors que je me prépare à franchir les derniers pas qui me séparent de ma victime, je la ressens !
Terrible sensation, une attirance extrême, dont je ne peux me détourner et que je ne peux.
Je la ressens non loin de moi, tel un fluet délicat que l’on mettrait sous le nez d'une bête affamée, pire encore tel un phare en pleine nuit en plein milieu d’une tempête, cette présence me guide, m’invite à la rejoindre !
Je succombe totalement à cet appel, si je peux le citer ainsi, tout mon être semble vouloir, non devoir, aller à sa rencontre. Je m’empresse donc de prendre la direction de ce nouvel attrait, tel un insecte pris dans un faisceau lumineux inlassablement attiré par son intense lumière.
Je me détourne de tout, rien ne peut contrer cette attirance soudaine, un appel incontrôlable, qui rend totalement désuet tout le reste autour de moi, je me retrouve simplement confronté à cette puissante présence qui me détourne de tout !
Cette nouvelle sensation inconnue m’éloigne progressivement de tous ces pantins en train de se battre entre eux, de ces marionnettes qui agissent au ralentit.
Je remarque une chose particulière dans ce nouvel univers au ralenti que je me déplace de manière normale. Terrible sensation de se mouvoir dans un film mis en lecture lente.
Le cours de la réalité reprend tout à coup son rythme normal, je reconnecte avec mon environnement, je réalise que j’ai parcouru une petite centaine de mètres pendant que le monde s'est mis en pause, vraiment quelle étrange sensation, quoi de plus déstabilisant que de ne pas comprendre ce qui vient de se passer.
Je ne veux pas perdre de temps là-dessus et mets de côté dans un coin de ma mémoire, je tenterais de faire le jour sur ce point plus tard, si j’en suis capable, je ressens toujours cette puissance, la tout proche de moi, mais je la sens disparaître progressivement, il faut que je fasse vite pour la rejoindre si je ne veux pas la perdre et me confronter encore à plus de colère et de frustration.
Je profite d’observer tout le champ de bataille depuis ma position, je suis en bonne position pour voir les différents groupes s’affronter, avant de contourner un groupe de gros rocher juste devant moi et me couper un moment de la bataille qui fait rage dans mon dos.
Subitement, je me retrouve stoppé net dans ma progression, je viens de prendre de plein fouet quelque chose à laquelle je n’étais pas prêt.
Je suis dans la plus totale incompréhension, je ne comprends pas ce qui est en train de se passer ni comment cela peut arriver.
Mon esprit est abusé par une action inhabituelle, j’entends dans mon cerveau quelqu’un donner un ordre :
* Maintenant Orias. *
Quelle sensation étrange, aucun bruit, aucun murmure, juste un chuchotement dans mon esprit.
J’ai l’impression d’avoir capté un message, comme lorsque je vole les souvenir de mes victimes alors que je me délecte de leurs soupes, ce lien télépathique qui se forme alors entre moi et ma victime, mais de manière accidentelle et avec une personne que je ne vois pas.
Cela me fait repenser aux mots de mon ancien maitre assassins bien des années auparavant, qui m’expliquaient les capacités télépathiques de notre espèce, mais que je n’avais jusque maintenant jamais réussi à exploiter correctement.
À la suite de ce susurrement dans les limbes de mon esprit, je continue dans la direction de ce halo fuyant que je suis, je ne souhaite pas perdre de vue. Mais l’inévitable disparition finie par arriver, et à l’instant où je pense pouvoir localiser avec précision cette aura, je la perds, elle disparait aussi brutalement que son apparition.
Avec sa disparition, ma prudence réapparait, maintenant que je sais que je me trouve tout proche, je reprends mes réflexes, et je m’impose une progression dans la plus grande prudence. Avec la disparition de cette aura que je poursuivais, je me retrouve à chercher une aiguille dans une botte de foin, mais je sais qu’il ou elle est là, tout proche, et je ne compte pas abandonner.
Je me tapis dans les ombres, je me faufile sans bruit et me fonds totalement dans l’environnement, je suis une ombre parmi les ombres de cette nuit profonde.
Ma progression lente se fait en direction du sommet de la montagne est accompagnée par le silence le plus total.
Au fil de mon ascension, je passe proche d’un homme, visiblement un sniper malchanceux, sa tête repose à quelques pas de son corps, son arme encore pointée vers un point en contrebas.
J’observe le poste de tir et je me rends compte que c’est une bonne position, avec plusieurs solutions de tirs, et une grande couverture de l’espace inférieur à ce surplomb.
Je prends une seconde pour observer la zone de feu du tireur embusqué, non loin de là je remarque un détail étrange, un pilier rocheux est noirci, comme si la foudre s’était abattue avec un acharnement certain sur ce point.
Puis un imperceptible mouvement attire ma vision périphérique, il y a bien quelque chose plus bas, mais je n’ai pas réussi à bien l’identifier.
Je fouille les ombres à la recherche d’un mouvement supplémentaire, je dois identifier plus clairement ce que j’ai entraperçu, lorsque je me sens envahi par une nouvelle présence, rien à voir avec les différentes sensations ressenties jusqu’à maintenant, juste au-dessus de moi.
Je me sens partagé, je suis indécis, je ne sais pas quoi faire, comment réagir !
Dois-je suivre cette nouvelle présence au-dessus de moi, mon esprit est tiraillé, j’ai l’impression que cette apparition très perceptible comparée à celle que j’ai suivie plus tôt est volontaire et servie de camouflage à quelque chose de plus important.
A cet instant je ne sais pas encore quelle décision prendre, mais progressivement ma conscience me dirige vers un choix, qui me fait prendre le cheminement inverse de celui que je suivais jusqu’à présent !
Tous mes sens sont en éveil, c’est à pas de loup que je progresse le long de la paroi rocheuse, je prends conscience de tout mon environnement et de tout ce qui m’entoure.
Je peux remarquer, un peu plus haut, la progression d’un homme, ou peut-être deux, en train de gravir le mont noir en direction de la présence qui vient de se manifester.
J’ai la chance de remarquer un mouvement furtif n contrebas, entre ces deux rochers, juste là, et je me rends compte de l’extraordinaire aisance pour se faufiler dans la plus grande discrétion, et il est clair que la personne dont j’essaye de me rapprocher maitrise parfaitement cette discipline.
Lentement je me rapproche de la dernière position ou j’ai pu apercevoir cette silhouette mystérieuse, et enfin je peux l’apercevoir, rien à voir avec le Tusken Noir, lui, ou elle, juste en face de moi semble bien plus noble dans sa manière de se déplacer, on est bien loin de cette espèce de barbare au déplacement lourd, mais bien sûr quelque chose de plus léger, aérien que ce que j’ai pu constater avec le chef des hommes des sables.
La fluidité de ses mouvements, son aisance font preuve d’une grande capacité martiale ou de quelque chose qui s’y apparente, quoi qu’il en soit, je ne peux me permettre toute imprudence à son égard.
Cela implique de ne pas me précipiter, de prendre le temps d’observer mon entourage, de l’observer, essayer de comprendre ses intentions, et tout faire pour rester le plus discret possible mais mon esprit lui ne peut rester dans l’inaction.
A qui est-ce que j’ai affaire, je ne peux m’empêcher de m’interroger là-dessus, est-ce que j’ai affaire à lui, « Orias », ou alors est-ce que c’est la personne qui est à l’origine de ce message pour « Orias »
En face de moi, à quelques mètres de là, la personne semble se figer, je doute tout à coup, un mauvais pressentiment, comme s’il avait pu entendre mes pensées les plus profondes, comme si je venais de faire tout le déroulement de mes pensées à haute voix.
Je le vois se redresser et pendant que je me colle à un rocher pour en épouser la forme et me rendre invisible, et cette présence qui se trouve plus haut se fait ressentir encore plus fort, je la ressens encore plus fort, juste là-haut, à une bonne dizaine de mètres.
Je sens cet appel, comme si ton mon être se retrouvait attiré par une force intérieure, un appel dans chaque cellule de mon être, tout à coup, je crois comprendre ce que c’est la Force, celle que Erys utilise pour faire léviter ses jouets de fortunes.
Je ne peux m’empêcher de détourner mon regard, de comprendre d’où provient cet appel de la Force. Rien ne me permet de deviner la provenance de ce signal dans la Force, juste une direction.
Lorsque je pose à nouveau mon regard sur le site que je surveillais, la silhouette a disparu, plus personne, comment est-ce possible !
Une alarme silencieuse vient de se mettre en route au plus profond de mon esprit, un avertissement, une mise en garde, qui me met en alerte maximale. La disparition de cet homme, là a seulement quelques mètres de moi, sans un seul bruit qui trahisse sa progression, au moment où j’ai lâché l’observation peut laisser supposer que j’ai été repéré !
Je ne fais plus un seul mouvement, ma concentration est poussée à l’extrême, j’utilise tous mes sens pour ne pas me faire prendre au dépourvu, ou pour en tout cas minimiser les dégâts si je me fais avoir.
Lentement, j’entreprends une recherche minutieuse afin d’essayer de trouver où se cache cette mystérieuse silhouette… -
Post n°55
Auteur : JagabamdaLes Amazones avaient la faculté de percevoir les pensées d’un chacun. Malgré peur, doute, crainte que vierges des sables et colons pouvaient ressentir, le courage ne faiblissait pas, au contraire, il dominait. Il ne faisait que croitre… Cette force, fermeté qui rend capable de balayer la crainte, de supporter ou de surmonter les dangers, la douleur physique et de regarder en face la mort elle-même.
Du sang et du sable...
C'est ainsi qu'on pouvait résumer la bataille qui s'était déroulée au cœur de la montagne noire.
Les Tuskens avaient été assiégés de toute part dans ce qu'ils pensaient être leur refuge. Un refuge en effet mais pour l'éternité. La grotte était devenue leur tombeau, le tombeau de l'empire que pensait pouvoir fonder leur sorcier Tusken.
D'ailleurs la rumeur se répandait déjà, Rkoor était tombé sous les coups s d'un commando Républicain, son corps allait rejoindre la pile de cadavre d'hommes des sables qui s'amoncelait au fond de la grotte.
On avait également retrouvé les colons kidnappés devant servir comme esclaves, pieds et poings liés au fond d'une grotte, certains avaient même été torturés.
Les amazones et leurs élèves avaient bien œuvrés, ce clan avait été détruit, ne restait qu'une dizaine de prisonniers blessés qui allaient certainement être condamnés prochainement pour leur crime par la Justice Fédérale.
Mais contrairement aux autres guerriers qui s'étaient rendus honorablement à proximité d'Anchorhead, il n'y aurait pas de clémence.
Déjà on disait que la XIII légion fédérale allait être déployée dans la zone du ravin de Xeltric afin de surveiller le peuple Tusken.
Et on allait demander au haut conseil de Tatooine de financer une clôture infranchissable, sorte de "mur de Trump" séparant la réserve Tusken du reste de la planète.
Bien évidemment certaines tribus qui n'avaient pas rejoint le Tusken noir seraient libres d'aller et venir dans la mer de dunes dans la mesure ou ceux-ci ne s'attaquaient pas aux colons.
Sinon la main vengeresse de Tatooine allait de nouveau s'abattre sur eux !
Loin de toutes ces considérations, Prima rassemblait ses troupes autour d'elle, ses sœurs furent les premières à répondre à l'appel suivies par les vierges des sables et les habitants d'Anchorhead.
L'amazone observa tous les visages qui se reflétaient par sa lame bleutée, ils étaient si peu...
Elle lisait dépit et soulagement dans leur yeux, la révolte Tusken était enfin matée, et ils ne le devaient qu'à eux et à eux seuls, ils s'étaient libérés de la menace que faisait peser ces sauvages sur leur civilisation.
Certes, il resterait beaucoup à faire, soigner les blessés, enterrer les morts et surtout tout reconstruire...Et ce n'était pas le moment de baisser les bras.
- Fils et filles de Tatooine, VOUS ... Nous avons livré un dur combat, mais nous nous sommes enfin émancipés de la barbarie Tusken… Tuer était facile, maintenant le plus dur vous attend : VIVRE !
Vivre malgré vos pertes et la désolation, vivre malgré l'hostilité du climat, mais vous vous y êtes habitués, certes ce ne sera pas chose facile, mais vous n'êtes plus seuls.
La République vous épaulera, elle veillera à ce que le Haut Conseil prenne enfin soin de son peuple.
Mais surtout regardez-vous !! …. Regardez la femme, l'homme à votre droite, à votre gauche… Menant geste à la parole, si bien que chacun et chacune s’échangèrent un regard… C'est ensemble que vous avez fait front contre les hommes des sables… C'est côte à côte que vous avez combattue… et … c'est ensemble que vous avez vaincu ! … Seul, on va plus vite, ensemble on va plus loin !
Des visages s'illuminèrent, des sourires commencèrent à se dessiner. L'espoir voilà le sentiment que Prima voulait faire renaitre.
Paya choisit aussi ce moment pour encourager les braves survivants :
-La paix intérieure commence dès l'instant où vous choisissez de ne pas laisser les autres ou les événements contrôler vos émotions.
Tous se redressèrent, malgré les blessures et la douleur, c'était venu l'heure d'un nouveau départ, c'est ensemble qu'ils étaient venus combattre dans les profondeurs de la montagne noire, c'est donc tous ensemble qu'ils allaient repartir vers Anchorhead, leur cité, reconstruire leur maison, leur abri et reprendre leur vie d'avant, avec encore plus d'envie de vivre.
Prima émet pour une première fois un soupir et se dit en silence: " Il n'y a pas de gagnant ni de perdant dans un conflit. La victoire est pour les morts, car, eux ne pleureront pas leurs chers disparus."
Puis elle s'adressa à ses sœurs et aux Rat patrol qui restaient sur place, eux, ils ne connaissaient que le combat, leur maison se trouvait sur Jakku au sein du 107eme corps stellaire.
-Nous devons fouiller les lieux, trouver ce que l'on peut sur ce Tusken noir, il n'est pas naturel qu'il soit devenu un adepte du côté obscur aussi puissant.
La Télosiene se souvient d’un célèbre dicton réputé sur sa terre natale : « Toujours par deux ils vont, ni plus, ni moins… Le Maître et son Apprenti… »
Restait à savoir dans quelle catégorie se situait ce Sith en particulier.
-Et nous devons être sûr d'avoir neutralisé tous ces Tusken. Ajouta sa jumelle.
Les commandos républicains acquiescèrent, Moffit fixa une lampe sur son fusil DC qu'il alluma et il commença à fouiller les cavités avec ses frères d'armes.
La bataille était peut-être finie mais qui pouvait savoir quelle surprise encore leur réservait la montagne noire ?
HRP : Fin de l’intervention des Amazones. Il ne reste que les Rat patrol et la Garde dans la montagne. Erys, Ishiro voyez avec Mos pour la suite. Ou vous rentrez à Anchorhead ou vous êtes libres de traquer la PNJ qui a formé Rkoor. -
Post n°56
Auteur : Erys TalmarkJ'ai bien cru que ce moment n'arriverait jamais. J'ai bien cru ne jamais survivre assez longtemps pour le voir. Et pourtant... Et pourtant, il semblerait que si. Les dernières escarmouches s'apaisent, les derniers tirs s'évanouissent dans l'atmosphère tatooinienne et moi, pauvre sotte, je suis toujours assise dans le sable, contre la roche, mes blasters vides à mes côtés. Lentement, je les recharge, au cas où qui que ce soit viendrait me râper les noyaux avec une attaque aussi soudaine que suicidaire. C'est bien simple, je suis tellement énervée et excitée par ce combat que le moindre mot de travers me donnerait envie de bourrer le mou au fautif qui s'en retrouverait du coup fortement marri. Et par là, je veux dire que je lui rousterais les boules à grand renfort de coups de pied.
De mon côté, tout ce que je vois, c'est un désastre. Même si officiellement nous avons gagné, qu'est ce qu'on a gagné, exactement ? Le droit de recommencer ? La joie d'avoir massacré des crétins et emmené des idiots s'en prendre une avec nous ? Quitte à me battre, je préfèrerais encore le faire avec des gens consentants en face, au moins on se zigouille dans la joie et la bonne humeur... Mais bref, vous connaissez le refrain, et pourtant je suis pas une grande pacifiste. Et cerise sur le gâteau d'être vivante, je dois écouter les quatre greluches nous bassiner avec un discours larmoyant qui me donne envie de vomir. Je sais, vous allez me dire que je les admirais un peu, et quelque part, c'est pas totalement faux parce qu'elles sont douées au combat. Par contre, pour ce qui est de la discussion, pardon mais ça se pose là ! Des grands airs, un ton pédant, une tronche prétentieuse et tout un placard à balai dans le fondement ! Super la force d'élite, je préfère encore les Rats, ou ce qu'il en reste.
D'ailleurs, faute de mieux, c'est eux que je rejoins, déjà. La plupart sont mal en point, idem pour... Bon, pour tout le monde, en fait. Je sais pas si ils sont dégoûtés ou contents de me voir. Bon, franchement, je pense qu'ils s'en foutent, mais je fais mon boulot et je regarde l'état de chacun d'eux. Un mot de réconfort pour l'un, une tape sur l'épaule pour l'autre et on a finalement vite fait le tour. Quel gâchis... Mais au moins la mission est accomplie, et nous n'avons plus qu'à repartir à Anchorhead, puis retourner sur un monde civilisé. Attendez... Il manque mon odeur répugnante au tableau, où est le psychopathe de service ? Je jette mon regard alentour mais pas trace de l'Anzat. Et pas plus quand je demande à nos gars ce qu'il en est, il a disparu au début de la bataille, comme attendu, mais personne n'a revu sa tronche. Et inutile de demander aux autres, ils sont arrivés après coup.
Mon regard se tourne à nouveau vers la montagne noire. Si ça se trouve, je l'ai surestimé et il s'est fait avoir ? Après tout, seul, c'était compliqué. Et en même temps, il était tellement sûr de lui, ce grand couillon, que j'ai des doutes. Et surtout, j'ai comme une impression de contradiction. Comme si je savais que non, il n'avait pas péri. Donc quoi ? En tant que membre de la Garde, je dois lui courir après ? Je soupire et je me masse les yeux, geste que je regrette instantanément vu que mes yeux piquent immédiatement. @£*!&% de sable... De toute façon, je n'ai pas le choix. Je me vois pas revenir devant le capitaine sans pouvoir justifier les pertes, ou au moins avoir une preuve de leur perte, et puisque tout le monde ici est épuisé... Je finis par me redresser et je préviens les miens que je les retrouve plus tard. J'ai un alien timbré à retrouver.
Péniblement, je gravis pour la seconde fois la montagne noire, main sur le holster de mon arme et oreille aux aguets. Je ne sais pas encore comment je dois chercher, ni quoi, je ne suis pas une pisteuse, et même si je l'étais, les cadavres jonchant mon chemin ne me faciliteraient absolument pas la tâche. Bon sang, depuis que j'ai repris le relais d'Erys, c'est sans doute la pire situation que j'ai vue, rien ne me sera épargné... Les visions d'horreur s'enchaînent, là un homme éventré, ici un Tusken presque cloué à un mur de pierre, encore là bas des bouts sanguinolants, probablement le reste d'une histoire d'amour explosive entre un homme et une grenade... Je grimace. Erys n'aurait pas aimé voir ça.
-Tu es épuisée, laisse-moi prendre le relais...
-Pas question, tu vas encore vomir partout.
-Je ne suis plus une petite fille. Laisse-moi faire.
Soit. Mais si elle vomit, je ne reviens pas supporter sa trachée qui brûle et ses yeux qui pleurent, faut pas déconner ! Lentement, je me sens partir. Je vis ça comme une délivrance, ce noir... Ca va être reposant. De toute façon, je ne suis plus en état de lutter contre cette petite...
Aaah ! Enfin du soleil, enfin de l'air, même si il est brûlant, enfin... beurk, mais c'est quoi cette odeur répugnante ? Je mets enfin les yeux sur ce charnier dont parlait l'autre, et elle ne mentait pas, c'est même pire. Je me bouche le nez en fronçant les narines, je ferme les yeux. Puis je souffle par la bouche. Je l'ai voulu, je l'ai voulu, c'est mon travail ! De toute façon, l'autre n'aurait pas su faire ce que je voulais. Appelez ça l'instinct... Ou de la folie, les résultats sont souvent les mêmes. Je profite d'avoir les yeux clos pour essayer ce que j'avais déjà pu faire avec Ishiro. C'est comme si une force inconnue me poussait dans une direction que je ne pouvais pas deviner, mais que je savais d'instinct être la bonne. Sans réfléchir, je m'enfonce à la suite de l'Anzat. -
Post n°57
Auteur : Dark MosAvançant d'un pas assuré mais extrêmement prudent, la belle Orias tentait de localiser précisément l'être qu'elle sentait de plus en plus dans cette montagne peu accueillante. A l'intérieur de ces galleries, elle mit un certain temps pour s'adapter à ce changement drastique de température, la chaleur étouffante à l'extérieur avait laissé place à une température nettement plus supportable mais les dizaines de degrés de différence l'avaient nettement refroidit. De plus, elle avait la bizarre sensation que le cours de la bataille avait nettement changé, les bruits sourds résonnants avaient brutalement diminué, signe évident que leur temps leur était désormais compté. Pour autant et malgré les efforts de se rendre perceptible aisément pour un être sensitif, rien ne semblait venir à elle, peut-être était-il déjà mort ou capturé par les forces de la République ? De toute façon, Orias se fichait éperdument du sort du tusken, tout ce qui lui importait était la protection totale du seigneur Mos et rien d'autre. Le fait de ne plus être à ses côtés pour lui venir en aide la dérangeait quelque peu même si elle savait qu'il y avait très peu de chances qu'il soit en danger.
Plongée dans cette incertitude saisissante, elle sentit brusquement une présence derrière elle, une présence qu'elle n'avait même pas perçu jusqu'alors. Elle se maudit intérieurement de ne pas s'être suffisamment concentrée sur sa tâche, depuis combien de temps était-elle suivie ainsi sans s'en rendre compte ? Glissant un léger regard discret en arrière, elle ne parvenait pas à voir cette présence qui devait certainement l'observer à distance raisonnable pour ne pas risquer de se faire repérer mais il était déjà trop tard. S'apprêtant à disparaître pour échapper à la vue de son observateur, elle haussa brièvement les sourcils, un sourire se dessina sur son doux visage, puis elle s'eclipsa de sa position en usant de la force si rapidement, qu'un oeil humain aguerri ne pourrait suivre...
Alors que l'inconnu était encore perturbé par sa disparition, une ombre s'était déjà rapprochée de lui, la démarche implacable et le pas léger pour être le plus inaudible possible. L'appel de force exercée par Orias avait fait taire les autres sens de ce dernier qui comprit trop tard qu'il était à son tour pris pour cible. Le traqueur traqué, une histoire très souvent contée chez les chasseurs de prime qui avaient autrefois tenté de s'adjuger la tête du zabrak et qui s'était toujours échappé de leur chasse implacable. Cette fois il avait préparé un plan simple, celui d'envoyer sa Griffe au devant pour lui permettre de trouver celui qu'il cherchait au cas où celui-ci serait en réalité un danger pour eux et pour le prendre ainsi en tenaille par surprise, comme en ce moment précis. Parvenu à quelques mètres de lui, Mos matérialisa à son tour sa présence dans l'esprit de cet individu et déclencha alors certainement en lui un déluge d'émotions sans doute difficile à contenir. Si la force émanant d'Orias était puissante, celle de Mos l'était encore plus, d'autant qu'il ne s'en servait guère pour faire un appel sensitif mais cette fois, pour créer une sensation de domination, celle que l'on surnommait vulgairement chez les siths, l'aura de malaise. Pris au dépourvu et momentanément obnubilé par la présence dérangeante du seigneur sith, Ishiro fut rattrapé par la réalité et fut brusquement menacé par la pointe d'une lame rouge flamboyante pointée dans son dos. Le son caractéristique de cette arme qu'on déclenchait, mêlé à la chaleur dégagée par le sabre ainsi que les reflets sur les murs environnants ne laissait pas plus la place au doute pour quiconque avait un minimum de connaissances sur le sujet. Et autant dire qu'il n'était plus possible pour lui de prendre la poudre d'escampette.
- N'essaye même pas de bouger. S'exprima calmement Orias qui, malgré une voix douce et étrangement attirante, n'avait pas la moindre gentillesse à son égard.
Mos se rapprocha et prit la parole à son tour.
- Je vais être bref, tu as senti notre appel mais tu n'es pas celui qu'on cherche, alors qui es-tu ?
Lui laissant le temps de répondre et de reprendre ses esprits, Mos savait toutefois qu'ils n'avaient plus beaucoup de temps devant eux pour retrouver le tusken et plus ils s'attardaient, moins ils auraient de chance de le récupérer. Cependant, rencontrer un autre sensitif était un signe que préférait ne pas ignorer le zabrak car après tout, il était venu ici pour découvrir d'éventuels initiés et le tusken restait pour l'instant introuvable.
En des temps anciens, il n'aurait guère eu cette patience de discuter et sans doute même, que la tête de cet inconnu serait déjà en train de rouler sur le sol, si bien que même Orias semblait légèrement décontenancée par ce qui lui semblait être une perte de temps évidente. Car il le sentait chez Orias, un lien plus fort s'était instauré entre Mos et ses plus fidèles membres de l'Ordre et il parvenait à ressentir de mieux en mieux chaque émotion émanant de ces redoutables membres de Malachor. Il aurait bien eu envie de lui dire de l'exécuter et de reprendre leur course à la poursuite de leur cible mais il n'était plus le seigneur sith d'autrefois. Son passage chez les jedis noirs lui avait au moins permis de comprendre que chaque être sensitif était important et que leur destinée future n'était jamais écrite définitivement à l'avance. Alors si Orias n'avait aucune gêne à éteindre le moindre souffle de vie de leur interlocuteur, Mos avait l'expérience suffisante pour comprendre en cet instant qu'il serait extrêmement stupide de le faire car à aucun moment, cet acte, ne leur apporterait quelque chose de bénéfique. Au contraire, il ne l'expliquait pas mais cet évènement ne lui paraissait pas anodin, comme si la force leur montrait un visage supplémentaire dans cette galaxie, capable de jouer un rôle dans ce futur incertain. Tout cela n'était bien sûr qu'une hypothèse dans ce torrent d'incertitude, mais rarement Mos fut happé par le doute de cette manière et il était préférable de suivre les indications.
- Je sens que tu caches un potentiel que tu ne connais pas toi-même. Je peux te montrer la voie mais il faudra nous suivre pour le découvrir. Je suis Dark M...
Au moment où il allait annoncer son nom, il sentit d'autres présences en train de se rapprocher dangereusement derrière eux et peu importait leur nature si c'étaient des gardes républicains, des mercenaires ou d'autres à l'identité inconnue, il ne valait mieux pas rester ici. D'un bref mouvement de tête, Mos indiqua à Orias de fuir plus loin dans les galeries et cette dernière s'apprêta à vouloir mettre fin aux jours de l'anzat, mais Mos déclina de la tête.
- Laissons-le ici, le chemin ne s'arrête pas ici pour lui et, le nôtre non plus. Se tournant vers lui avant de quitter les lieux, il termina.
Lorsque nous nous reverrons tu auras choisi ta voie. Selon tes choix, notre prochaine rencontre sera peut-être la dernière.
Laissant l'anzat sur place, Il rejoignit rapidement Orias et quittèrent rapidement les lieux pour se faufiler dans le dédale des galeries de la montagne, en direction d'un autre chemin menant vers la sortie car ils n'avaient plus le loisir et le temps de chercher celui qu'ils étaient venus trouver. Cependant, tout n'était pas perdu, la rencontre avec cet anzat, même brève, lui donna un regain de curiosité envers cette espèce forte intéressante et le laisser en vie volontairement pourrait aiguiller son trajet futur vers une nouvelle entrevue. Mais au-delà de l'espèce auquel il appartenait, l'individu qu'il incarnait était suffisamment captivant pour Mos pour lui laisser un avenir afin d'en apprendre plus à leur prochain rendez-vous. Si ce dernier ne connaissait ni leurs noms, ni leur provenance, ni leur stature, il connaissait à présent la sensation d'être à proximité des deux siths et pourrait être en capacité de les retrouver, en se laissant guider par celle que tous les sensitifs rêvaient de connaître et de maîtriser un jour... -
Post n°58
Auteur : Ishiro ShinraJe sens de nouveau sa présence, au-dessus de moi !
Diffus, presque imperceptible, je me concentre sur cette faible présence, j’essaye d’ouvrir mon esprit, de percevoir au maximum cette présence, pour enfin réussir à localiser sa position.
Puis je me prends un déluge en pleine tronche, je ne comprends rien de ce qui arrive, jusque tout est arrivé en même temps. Un déluge de tout un tas d’émotions, une avalanche de sentiments en tout genre qui surgissent et viennent foutre un bordel sans nom dans mon esprit. Je me sens mal à l’aise, vraiment pas bien.
J’ai à peine le temps de me demander d’où cela vient que je l’entends, et je comprends tout de suite ce qu’il se passe, en tout cas dans les grandes lignes, et je me rends compte à mon plus grand regret que je me suis fait avoir comme un imbécile, j’ai manqué de prudence. Je n’aurais pas dû partir en chasse comme ça d’une seule proie, j’aurais dû me rendre compte que j’en chassais deux différentes, j’ai commis une terrible erreur d’agir de la sorte, je sais maintenant que je dois me méfier et en tirer des enseignements tout de suite.
Sa voix douce et mélodieuse ne laisse paraitre aucun doute ni aucune hésitation quant à ces intentions, je ne suis pas à mon avantage et je vois qu’elle en est parfaitement consciente.
Alors que sa lame cramoisie se déploie progressivement devant moi, je peux entendre les petits crépitements de l’oxygène de l’air qui brûle, c’est la première fois que je me sens autant, et cette femme n’a rien à voir avec le Tusken que j’ai vu à l’œuvre dans Anchorhead, comparé à lui, elle dégage une puissance extraordinaire
Lentement, je commence à reprendre mes esprits, mes émotions se calment petit à petit, comme un océan déchainé qui se calme après une terrible tempête. Le temps que de me ressaisir complètement, je le vois, il est là en face de moi, sortit de nul par, arrivé du néant sans prévenir. Lorsque je le vois, je sais que c’est lui qui est à l’origine de ce déluge dans ma tête, il à laissé sa marque, comme une empreinte laissé au fer rouge, je pourrais le reconnaitre en mille sans aucune hésitation. Il m’a laissé une carte de visite inoubliable !
C’est un parfum (si je peux identifier ça de cette manière) qui restera gravé dans mon esprit à jamais !
Alors qu’il me demande qui je suis, qu’il souhaite en savoir plus sur moi, je constate avec étonnement que son intrusion télépathique n’a pas eu que cette aura de malaise pour seul effet. Cela à éveiller une tout autre émotion, quelque chose de plus grand, quelque chose que je n’ai jamais rencontré de cette façon, et cela attise encore plus mon désir de soupe.
Je suis enivré par lui, ou plutôt par l’odeur de sa soupe, tout mon être veut y gouter, comme un délicieux repas, à l’odeur divine qui nous attire lorsque la faim nous tiraille le ventre, mais dans le cas présent, cette assiette de soupe se trouve en plein milieu d’un groupe de Rancors.
Maintenant, je sais que c’est lui que j’ai traqué jusque maintenant, et que c’est lui qui à plus tôt coordonné mentalement sont attaque avec Orias.
Je l’écoute, et alors qu’il me parle de potentiel caché, je constate que Orias ne me menace plus et alors que son sabre laser se rengaine, elle tourne les talons pour s’éloigner de moi. Le Zabrack me dit que lors de notre prochaine rencontre, je devrais avoir fait mon choix, je ne vois pas du tout de quoi il me parle, mais j’avoue qu’avec le départ de son garde du corps, je me mets à envisager de plus en plus à ne pas laisser lui l’occasion d’une nouvelle rencontre.
Je m’imagine tout un tas de scénario, du plus simple au plus complexe, avec plusieurs possibilités envisageables.
Malgré toutes ces années à m’entrainer pour ne pas me précipiter, à prévoir toutes les réactions, profiter de toutes les opportunités, je n’arrive pas à résister au parfum divinement bon de sa soupe, ou alors je ne souhaite pas y résister.
Je me force à un exercice, je ferme mon esprit, je replonge dans mes émotions précédentes à la recherche de sa méthode pour lancer ce flot de mes émotions contre moi. C’est comme si je me retrouvais dans un immense labyrinthe, le dédale de mon esprit, un immense cheminement qui mène à chaque fois dans un cul de sac.
Tout à coup, je le remarque, comme une faible lueur, je peux maintenant visualiser son passage dans ma conscience, comme si je peux ressentir par ou il est passé et je profite de suivre cette nouvelle voie. C’est une sensation étrange, comme si je pouvais voir des volutes de fumées rouge sombre m’indiquer le chemin à suivre. Alors que je me retrouve au frontière de mon esprit, je vois ce chemin presque imperceptible qui nous relie lui et moi, instinctivement je pense que c’est un résidu du lien de Force qu’il a utilisé pour venir foutre le bordel dans mon esprit à mon tour.
Je réfléchi encore quelques instants, je vois que mon vis-à-vis à commence à me tourner le dos, et j’hésite à comment réagir, dois je profiter de cette situation ou le laisser filer avec cette terrible envie de dévorer le cerveau. Il avance lentement vers les tunnels de cette montagne noire, alors que Orias à déjà pris un peu d’avance. Alors qu’il s’engouffre dans le mont maudit, je fini de prendre ma décision, mais quel terrible dilemme, tout me force à lui sauter dessus là, maintenant, mais une petite alarme au fond de moi essaie encore de me retenir.
J’ai maintenant tous mes sens en éveil, et mon choix est fait, je me souviens de ces derniers mots, lors de notre prochaine rencontre j’aurais fait mon choix, mais aujourd’hui déjà je l’ai fait. Je vois une opportunité, une ouverture dans laquelle je m’engouffre. Je dégaine mes vibropoings, et je plonge à la suite de ma cible. Je ne veux laisser aucune chance à mon adversaire, je suis conscient de l’enjeux, le moindre échec pourrait me couter la vie. J’applique toute la puissance possible dans mes jambes pour le prendre par surprise, arriver sur lui avec une rapidité déconcertante, ne lui laisser aucune chance. C’est la toute première fois que je déploie autant mes compétences physiques, je ne me ménage pas pour combler la distance qui nous sépare.
Malgré tous mes efforts, alors que je pensais fondre sur lui, et lui assener un coup qui aurait dû lui être fatal, je me retrouve à frapper dans le vide, il n’est plus là, il est à plus d’un mètre de moi, plus profond dans ce boyau étroit, comment peut-il avoir pu esquiver ainsi cette attaque sournoise dans un endroit aussi confiné.
A cet instant, seul ma soif de soupe me motive, mais je me rends compte que ce combat ne va pas se passer comme je l’aurais voulu, il risque d’être long et laborieux !
Pour une raison que j’ignore encore, j’ai cru l’entendre sourire, oui je l’ai sérieusement entendu sourire. C’est cela qui m’a mis sur la voie, je crois que je comprends maintenant, ce que je pensais être un résidu du lien de force qui nous liait n’en est pas un. Il est toujours connecté à mon esprit, salopard !
Si je compte pouvoir le surprendre je dois absolument le virer de mon esprit, ou l’embrouiller, sans quoi je me rends compte que je n’ai aucune chance de pouvoir le surprendre s’il peut anticiper chacun de mes mouvements. Cela ne m’empêche pas de continuer de fondre sur lui, et je le vois mettre en échec chacune de mes tentatives de lui porter un coup. Ce que je ne comprends vraiment pas c’est pourquoi dans ces premiers instants de notre confrontation, il se contente de rester à distance, probablement qu’il compte sur l’anticipation de mes actions et que cela le protège.
On progresse de plus en plus dans les boyaux de cette foutue montagne, et j’en ai marre de la voir me faire balader comme un chien en laisse !
Je cherche à fermer mon esprit de me rendre illisible, mais rien ne fait, il reste toujours juste assez loin pour rester hors portée de mes mains. Il ne daigne même pas utiliser une arme, et j’avoue que cela commence à me taper sur le système, je ressens toujours cette frustration immense de ne pas avoir pu me repaitre de la soupe du Tusken Noir, et voilà que ce pantin en face de moi se paye ma tête. J’ai comme l’impression qu’il s’esclaffe à chacune de mes tentatives, et plus il me semble l’entendre rire, plus j’enrage ! C’est un cercle vicieux auquel je succombe.
La colère, la frustration alimente ma rage naissante, je fais tout pour chercher un moyen de le faire taire, je cherche à le foutre dehors afin que je puisse enfin lui éclater la tronche.
Voilà maintenant que je vois l’autre, Orias, au bout de ce long boyau, si elle rejoint l’autre, c’est sûr que je vais me faire laminer, dans ce tunnel, à un contre un j’ai une chance, mais si je prends les deux sur le dos, cela risque de vraiment mal terminer. Mentalement je crois que je m’adresse à lui, je l’insulte de tous les noms que je connais, je le hais à cet instant, je le déteste vraiment. Puis je remarque que Orias a changée d’allure, elle se presse de venir à la rencontre de son compère !
J’explose de rage, trop d’événements qui se retournent contre moi, si je pouvais je ferais s’écraser cet immense rocher au-dessus de sa tête à ponte pour lui écraser sa face, ça permettrait de l’empêcher de reculer encore, et surtout on ne serait plus que tout les deux face à face, plus moyen de reculer.
Et je l’entends encore rire au plus profond de mon esprit, je n’en peux plus, alors que je me jette sur lui, je lui hurle dessus en même temps
- DEGAGE !!!
Cela ne change rien, il m’évite encore d’un rapide pas de côté, et c’est la goutte d’eau de trop, je regarde encore une fois mon adversaire, le rocher… et comme un abruti je hurle dessus, dans ce cri, toute ma colère, toute ma rage, mes tripes !
- HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!
Là ce qui suit, je ne m’y attendais pas du tout, et l’autre non plus, car avec la chute de ce bloc de pierre, le Zabrack n’a pas le temps de reculer, et plonge en avant pour éviter de se faire écraser. Je souris d'un air sadique, comme un gamin de 10 ans fier de sa dernière connerie, je suis heureux de cette coïncidence, il peut plus reculer, et Orias devra faire le tour pour nous rejoindre.
Il se remet d’aplomb, et se campe sur ses appuis, cette fois je suis sûr qu’il ne fuira pas le combat. Il relève la tête et à son tour me souris, avec un de ces sourire inquiétant, un de ceux qui peut vous glacer le dos, qui ne me donne plus du tout envie de rire.
A cet instant, je ne suis plus certain de comment va se dérouler la suite ! -
Post n°59
Auteur : Erys TalmarkJ’ai mal au crâne. Et quand je dis ça, je ne veux pas dire que j’ai une légère douleur au niveau du front due à un trop plein de consommation de lait bleu ou autre substance plus ou moins licite. Non, là, j’ai une migraine de tous les diables qui m’assaille depuis que j’ai quitté le campement de fortune dressé à la hâte après la bataille avec les Tuskens. C’est simple, j’ai du mal à juste me concentrer, à pas presser mes mains sur mes tempes pour essayer de faire exploser ma boîte crânienne, ou simplement à ne pas me rouler en boule dans un coin. C’est quand même un monde, ça ! Je peux enfin prendre le relais de l’autre, reprendre mon corps, et paf, voilà que je suis assaillie par un pépin physique que je ne peux pas expliquer ! Tout allait bien pourtant, mais ça m’a vraiment prise d’un coup après mon départ. C’est vraiment étrange, surtout que malgré ça, je ne bute sur aucun caillou, aucune roche, aucun grain de sable mal placé, comme si je savais exactement où j’allais.
Et quelque part, c’est sûrement vrai. Enfin, non, je ne sais pas où je vais, mais je sais que je vais dans la bonne direction. De toute façon, c’est la seule logique, la seule que je peux anticiper comme ayant vu l’Anzat, et la seule que j’ai envie de prendre. Ici, comme partout ailleurs, l’odeur est insoutenable, et aux effluves de champignons et de moisis s’ajoutent celles de la mort et du sang… A une autre époque, j’aurais vomi… Mais là, je n’ai de toute façon plus rien à vomir, j’ai tout rendu plus tôt. Je ne sais pas exactement quoi faire, ni comment faire, je me contente d’avancer et de passer outre cette migraine qui me cisaille la tête et m’empêche de réellement voir.
Je ne suis pas idiote. Je sais bien que c’est un avertissement. Je sais que ce genre de manifestation, c’est la manière de la Force de me dire que je suis en danger, de me signaler un réel péril. Mais pourquoi maintenant ?! A Anchorhead, déjà, j’avais le crâne en fusion, puis tout allait bien devant les Tuskens, puis maintenant, me revoilà en train de souffrir le martyre ? Pourquoi l’autre n’y a pas eu le droit ? Elle est moins forte que moi, c’est ça ? On partage le même corps et on a le même esprit bousillé, elle est juste plus grande, c’est tout, et c’est pas juste ! Pourquoi je devrais être la seule à galérer avec ça ? J’ai la transpiration qui fait se coller mes cheveux à ma peau, je dégouline sous mes vêtements de fortune, mes mains glissent sur les poignées de mes armes auxquelles je suis contrainte de m’accrocher bêtement. Bon dieu, Ishiro, je ne sais pas dans quoi tu t’es lancé, mais je te jure que si tu es encore vivant après tout ça, je te pends par la peau des fesses au Sénat Galactique et ça ne va pas traîner. Fichu crétin d’alien psychopathe, et moi comme une belle andouille, je me lance à ta poursuite alors que tout mon corps me hurle que ça va mal se passer pour nous deux. Si on ne rentre pas, je te poursuivrai jusque dans la mort !
Je me stoppe d’un coup, sans savoir pourquoi. Voilà, je suis perdue, et j’ai perdu aussi la notion du temps ! Mon mal de tête s’estompe à peine, et je m’assois sur un caillou qui traînait là pour souffler un coup et essayer de me concentrer. Réfléchis, pauvre gourde ! Tout Anzat suicidaire et stupide soit-il, Ishiro semble mû par une sorte d’instinct qui lui est très personnel, et à son image. Moche, oui, mais pas que. Il me regardait bizarrement déjà avant qu’on commence, et il était bizarre aussi dès qu’on évoquait ce Tusken sensitif… Etait-il encore en train de poursuivre l’autre ? C’était impossible, il devrait être mort, à l’heure qu’il est. Ou bien y avait-il autre chose ? Je n’arrive pas à remettre le puzzle comme il faut, et je ne parle même pas d’assembler les pièces. Je sens presque l’odeur de ce couillon, quelque part, dans l’air, mais ça ressemble plus à une indication de la Force qu’autre chose…
Et puis merde, pourquoi j‘essaye de réfléchir alors que je suis juste une débile de la Garde Républicaine qui s’est jetée dans la gueule du loup ? Et pourquoi j’essaye encore de sauver la peau et les fesses de ce couillon des ombres ? Sûrement parce que je suis trop gentille… Je pose mes mains sur mes yeux. Encore une minute, le temps de réfléchir, me concentrer… Je ne sais plus trop ce qu’il en est pour moi, mais maintenant que je suis lancée, autant continuer. Alors je me redresse. Je ferme les yeux, j’inspire un grand coup. Je ne sais pas trop ce que je fais, j’écarte les bras et je fais des gestes comme si ça pouvait invoquer un truc… un Acclamator, par exemple ? Mais non, rien, juste moi et ma conscience… Et puis, je prends comme un grand coup dans les gencives, comme une lueur aveuglante qui vient me cueillir. Ishiro n’est pas loin. C’est sûr. J’ai presque envie de bondir de joie, jusqu’à ce que je me rende compte que cette tache n’est pas toute seule. Non, il y a deux autres trucs ici, et pas des rigolos. C'est impressionnant, j'ai la sensation d'être noyée d'un seul coup sous un torrent de... de quoi en fait ? Je n'en sais rien. A nouveau je plaque mes mains sur mes oreilles et je hurle. Tant de sentiments, il y a de la haine, de la fierté, de la peur, de la suffisance, du questionnement, tout ça à la fois, j'en suis à me demander même si je ne suis pas en train de rêver. Ou de cauchemarder plutôt, tout est impossible, et pourtant je le subis de plein fouet.
Je suis incapable de dire combien de temps ça a duré, tout ce que je sais, c'est que je suis tombée à genoux, puis à quatre pattes, m'écorchant les mains sur les pierres de la montagne. Le sang coule doucement sur les paumes de mes mains et les crosses de mes blasters, ma poitrine se soulève brutalement alors que j'essaye de reprendre mon souffle et une forme de contenance. Mes jambes me font mal à force de marche et de combat. Je ne suis pas en état pour secourir Ishiro, définitivement pas, mais je ne peux pas le laisser comme ça. Le mal de crâne commence à s'estomper, je me redresse lentement. Plus loin, j'entends un énorme bruit de... d'avalanche, ou de roches qui tombe, je n'ai pas le choix, je dois avancer. Si ça, c'est pas une preuve de vivants dans le coin, je sais pas ce que c'est.
Lorsque je peux enfin me remettre en marche, je n'ai pas longtemps à marcher pour apercevoir d'énormes nuages de poussière et de sable, et au milieu, une forme... humaine je dirais ? Féminine, peut-être. Je braque mes armes sur elle, sur cette forme, et je dois me retenir de tirer. Si je la rate, je suis dans une merde noire. Et en même temps, vu que mon instinct me hurle que je vais crever ici, je me demande si je ne suis pas de toute façon dans une merde noire.
- Identifiez-vous. Et les mains bien hautes. En évidence. -
Post n°60
Auteur : Dark MosLorsqu’il avait quitté l’anzat, il avait porté son attention au reste de la montagne, aux présences qui continuaient d’errer dans son antre et vérifier qu’ils n’étaient pas pourchassés et qu’ils avaient encore une belle longueur d’av… Envahi par une violente décharge qui lui parcourut l’échine, il le sentit ! Oui, l’individu qu’il avait laissé derrière eux pour lui donner une chance de s’en tirer et de méditer à son potentiel latent, avait eu le cran et la lâcheté de l’attaquer dans son dos. Si Mos n’avait pas réagi rapidement avec un saut de force vers l’avant, il aurait été dans une situation très compliquée, incluant peut-être même l’impossible, la mort. C’était l’anzat lui-même qui avait indiqué sa présence, en déversant sa haine et sa colère, deux émotions que connaissait que trop bien le seigneur sith et il n’aurait sans doute pas perçu son attaque surprise sans cela.
Mais désormais, bien conscient de son audace et de sa hargne, le zabrak se fendait d’un sourire non dissimulé, cette colère qu’il ressentait en lui était appréciable et il avait envie d’en voir plus, quitte à perdre un peu de temps avant le chemin du retour.
- Vas-y, déchaîne ta colère…
Il évita une nouvelle offensive fougueuse, mais toujours insuffisante pour le prendre de vitesse et il continua d’esquiver ces assauts répétés, mais en gardant une distance raisonnable pour continuer de lui donner envie de le poursuivre. Derrière lui le chemin se faisait plus étroit, plus tortueux et Orias qui avait pris de l’avance pour repérer les lieux avait déjà fait demi-tour, sans doute qu’elle avait senti elle aussi, les émotions non maîtrisées du guerrier fou.
* Orias, reste devant, je n’en aurais pas pour longtemps. *
Intérieurement Orias savait qu’il avait raison mais elle continua cependant d’avancer, refusant de s’éloigner au cas où quelque chose de plus dangereux que ce simple humanoïde surgirait au même instant. Légèrement perturbé par le refus d’obéir de sa Claw, il se concentra à nouveau sur l’être tourmenté dont les émotions s’amplifiaient de plus en plus, jusqu’à hurler sa frustration. Rien ne se produisit, toutefois cette tentative déclencha un rire satisfaisant du zabrak, partagé entre la moquerie et son envie réelle de voir quelque chose se réaliser. Mais alors un cri plus bestial retentit, plus incisif cette fois, sortit tout droit de ses entrailles et le premier palier de sa force caché sauta. Oui il avait réussi à lever le premier loquet de cette puissance invisible, mais bien présente et Mos en fut surprit de cette réussite, à tel point qu’il manqua de peu de se faire écraser par un énorme rocher. Allongé à terre suite à son évitement, Mos leva un œil vers l’anzat amusé d’avoir parvenu l’exploit de sa vie, le premier mais aussi sans doute, le dernier.
Se relevant lentement, Mos observa l’entaille sur le haut de son bras, légère et insignifiante certes, mais qui donna le ton des évènements qui suivirent. Ainsi bloqué, il ne pouvait plus rejoindre Orias et le petit jeu du chat et de la souris prenait une autre tournure et il n’y avait aucun doute sur le rôle de chaque protagoniste. Un bref et timide sourire apparut sur son visage, mais ce fut le dernier qu’il lui adressa et l’air devint d’un coup plus suffocant, comme si quelque chose pompait inexorablement l’oxygène à grande vitesse. L’anzat semblait être figé devant lui, comme s’il avait compris lui-même qu’il avait été trop loin, que sa fougue avait engendré des choses qu’il ne maîtrisait plus. Sa colère semblait diminuer, non pas par volonté mais simplement car elle avait rencontré quelque chose de plus effrayant qu’elle, une chose endormie depuis quelques temps et qui se réveillait. Laissant tomber son bras droit le long de son corps, son sabre laser avait déjà jailli dans sa main mais aucune lame ne sortit, pour le moment.
Les secondes suivant ce simple geste de la main semblèrent interminables, le silence pesant agissait comme une immense cage, jouant de concert avec la haine et la terreur qui dansaient à l'intérieur comme deux animaux enragés. L'instant d'après, la longue cape noire tomba au sol sans avoir même posé un doigt dessus, l'esthétique particulière de Dark Mos se dévoila, des dessins noirs à la signification mystérieuse couvraient et décoraient son corps telles des ombres enveloppant une flamme rouge vive et ardente. Il leva lentement sa main gauche comme si elle était attachée à un énorme poids et s'arrêta doucement lorsqu'elle pointa l'anzat devant lui.
Ce dernier ne put que constater avec stupeur ce que cela signifiait d'avoir osé s'attaquer à l'incarnation même du côté obscur. En une fraction de seconde, l'impétueux humanoïde eut juste le temps d'ouvrir grand les yeux que tout son corps fut dans l'incapacité totale de répondre à sa volonté. Compressé puis violemment projeté en avant, il fut stoppé net à quelques centimètres du visage du seigneur sith, se délectant de chaque instant sans pour autant montrer aucune expression faciale. Ses bras, ses jambes, tous ses membres articulés furent bloqués comme pris au piège d'un étau géant et Mos qui avait désormais son poing fermé s'approcha sur la droite du corps en lévitation, désormais côte à côte, les deux regardèrent une direction opposée. L'anzat était également incapable de tourner sa tête sur le côté et se contenta d’écouter les paroles prononcées par son tortionnaire.
- Tu pensais à quoi lorsque nous t'avons laissé en vie ? Il marqua une pause, lui permettant d'ancrer en lui chacun de ses mots, ajoutant en plus à cette scène dramatique, un aspect professoral.
- Lorsque l'on est rien, on écoute... On apprend... On se sert de ce qu'il y a... Dedans. Une violente décharge se manifesta dans la tête de l'anzat au moment même où il avait prononcé cette locution. Lentement Dark Mos tourna sa tête vers lui et même s'il ne pouvait faire de même, il pouvait l'apercevoir et sentir sur lui ses yeux jaunes cerclés de rouge.
- Maintenant... Je vais te montrer.
Projetant vivement sa main en avant, il ouvrit son poing et propulsa sa victime contre un mur à plusieurs dizaines de mètres de sa position. Le choc fut brutal, son corps tomba lourdement au sol et il ne semblait plus pouvoir bouger jusqu'à l’apparition de faibles soubresauts musculaires émanant de son corps. De l'autre côté, le seigneur sith tendit sa deuxième main, le silence fut brusquement interrompu par le son qui précédait souvent la mort de ceux qui s’opposaient à lui. Une première lame jaillit mais fut accompagnée cette fois de sa sœur qui surgit elle de l'autre côté dans une symétrie parfaite. D'un geste qui paraissait anodin, il exécuta un mouvement rotatif pour le placer dans son dos dans un concert visuel millimétré et contemplatif, pourtant ce qui allait suivre n'allait pas ravir le seul et unique spectateur présent avec lui.
Fléchissant sur ses deux jambes, il posa sa main libre sur le sol, l'effleurant légèrement et lorsque l'anzat posa une main au sol pour tenter de se relever, il ferma le poing et se propulsa puissamment vers l'avant, créant derrière lui un immense nuage de poussières. Par le courage du désespoir sans doute, sa proie ne se laissa pas faire pour autant, alors qu'il parvint à sa hauteur, affaibli et exténué, l'ancien traqueur réussit à éviter une attaque verticale du seigneur sith, maladroitement certes, mais avec le refus d’abandonner. Quand d'autres l’auraient déjà fait, ce dernier semblait vivre avec l'énergie de ses émotions et refusait tout simplement de mourir. Si l'attitude était louable et pleine de promesses, ce n’était rien d’autre qu’un vulgaire contre-temps. Lorsque son sabre termina sa course en direction du sol, il effectua un mouvement si vif de son poignet qu'il enfonça ses lames tour à tour dans les hanches de sa victime et ne lui laissa même pas le temps de s'affaisser sur lui-même qu'il le projeta à nouveau contre le mur derrière lui.
La violence de l’attaque contrastait avec la vitesse à laquelle cela s’était produit. Il aurait pu le tuer sur le coup, mais pour une raison qu’il ignorait, il avait besoin de lui faire comprendre sa stupidité. Il aurait pu devenir un sith puissant ou même revenir lorsqu’il aurait eu fini de travailler son talent, car un talent même inné, devait être pratiqué. Cette réalité, Mos l'eût affronté à de nombreuses reprises gravissant les échelons un à un pour devenir ce sith qu'il était devenu. Et même lorsqu’il eut atteint le but ultime d’un utilisateur du côté obscur, il continua sa progression en suivant un autre chemin, améliorant sans cesse ses connaissances dans la force avec l’enseignement des jedis noirs. Assidûment, il avait repoussé ses limites et construit son pouvoir tout au long de son existence pour ne rien regretter afin d’accomplir sa destinée. L'agression de cet anzat avait tenté d'ébranler cet univers en vain et il ne put satisfaire son égo bien trop grand.
S'avançant lentement vers le corps inconscient de l'humanoïde, Mos s'exprima une nouvelle fois, la voix si caverneuse et terrifiante qu'elle semblait provenir tout droit d’un autre monde.
- Et c'est tout ce que tu peux faire ? Ton impudence incontestable est aussi forte que ton intelligence est néant...
Soulevant à nouveau sans aucune difficulté le corps presque sans vie de sa victime du jour, il le maintint à quelques centimètres du sol et cette fois sans avoir besoin de lui bloquer le mouvement de ses membres. Malheureusement pour lui, la colère du sith ne s'arrêterait pas en si bon chemin et il envoya une salve d'éclairs percutant de plein fouet son corps déjà meurtri. Une seconde, deux secondes, le seigneur sith ne désirait montrer aucune clémence à cet avorton qui s’était vu offrir une chance de continuer de vivre et d’apprendre.
Mais alors que la chair de sa victime se déchirait à certains endroits, que d'innombrables cicatrices se dessinaient à grande vitesse et qu'il n'avait sans doute plus que quelques petites secondes à vivre, le zabrak stoppa son attaque, ses yeux roulèrent dans leur orbite et entra brusquement en état de transe.
Ne maîtrisant plus l’instant présent, le corps tomba au sol inerte, tandis que celui du seigneur sith restait presque immobile, légèrement perturbés par de faibles tremblements. Il était dans un état second et d’innombrables images défilèrent dans son esprit.
Quelques secondes plus tard, il reprit conscience les yeux redevenus normaux, mais son souffle était court et son visage marqué. Que s'était-il passé ? Pourquoi maintenant alors qu'il allait prendre la vie de cet anzat ? Seul Mos avait les réponses et jetant un dernier regard sur le corps blessé de son jeune agresseur, il fit demi-tour en se dirigeant vers le rocher.------------------
« BOOM ! »
Le rocher s'était écrasé au sol dans un bruit sourd et un nuage de poussière. Se protégeant le visage avec son coude, Orias tousso légèrement avant d’ouvrir à nouveau les yeux pour constater ce qu’elle redoutait, elle était dorénavant séparée de Dark Mos.
Néanmoins, elle sentait toujours sa présence derrière ce rocher et pouvait même percevoir un changement dans son comportement, cela ne pouvait signifier qu'une seule chose, il considérait désormais cet individu comme une cible à éliminer. Si elle n'avait pas énormément de doutes concernant l’issue de ce combat, l'anzat pouvait au moins y voir cela comme une petite reconnaissance de sa valeur, même si en l'occurrence cela signifiait mourir.
- Identifiez-vous. Et les mains bien hautes. En évidence.
Se retournant vivement, son regard se porta sur un nouvel arrivant, une femme à entendre sa voix et à la vue de sa longue chevelure noire lui tombant sur ses épaules. Cependant, son attention se porta d’avantage sur les deux blaster braqués sur elle.
- J'ai pas le temps pour ça !
Cette femme aurait mieux fait de rester dans l'ombre, ni une ni deux, Orias s'empara de son sabre et les tirs pleuvèrent sur elle instantanément. Elle eut à peine le temps d'activer sa lame, qu'elle esquiva d'abord les premiers tirs avant de commencer à les dévier, la bougre était terriblement précise et le combat s'annonçait sportif. Se ruant vers elle en zigzaguant de concert avec des impulsions de force, elle n'était plus qu'à quelques mètres de la tireuse mais alors qu'elle arrivait à prévoir chacune de ses trajectoires, l'un des tirs parvint à outrepasser sa concentration et laissa une profonde cicatrice sur sa joue. Marquant un léger temps mort, Orias caressa sa joue comme surprise d'avoir été touchée tandis que la jeune femme s'amusa de la situation en soufflant sur le canon du blaster qui avait atteint sa cible. Gonflant sa poitrine et soufflant bruyamment, la chef des Beasts était piquée au vif et envoya une salve d'éclairs sur la soldate qui réussit à les éviter de justesse par un saut réflexe. Se ruant une nouvelle fois vers elle à l'aide d'un saut puissant, sa tentative fut une nouvelle fois annihilée par un évitement anormal pour un humain et terminant son saut, ne put que constater le tir à bout portant sur son flanc.
L'enchaînement d'erreurs d'Orias et avoir ainsi sous-estimé son adversaire faillit lui coûter la vie mais par un réflexe sauveur, elle réussit à mettre le manche de son sabre en opposition. Perdant son contrôle, ce dernier tomba au sol et fut bloqué par le pied de la soldate, empêchant tout appel par la force. Prenant ses distances rapidement pour ne pas risquer de reprendre un nouveau tir en étant si proches, Orias commençait seulement à comprendre la raison derrière son humiliation. Non seulement elle avait pensé pouvoir se débarrasser d'elle comme tout autre soldat classique, mais elle avait négligé sa perception dans la force, cette femme n'était pas ordinaire. Mais pourquoi diable ne l’avait-elle pas sondé, elle n’aurait pas pris autant de risque inutile et en aurait fini autrement.
Idiote ! Orias s'en voulait et la toisant d’un regard noir, la jeune femme aux cheveux de jais ramassa son sabre impunément. Curieuse et sans doute enjouée intérieurement d'avoir réussi ce tour de passe-passe, elle observait sous divers angles son butin inestimable.
De l'autre côté du rocher, elle pouvait le sentir, le seigneur Mos laissait agir sa colère et elle n'avait pas souvenir de l'avoir déjà vu ainsi. Attisée par sa colère, elle se focalisa à nouveau sur elle, des éclairs jaillirent de sa main droite et s’écrasèrent de plein fouet sur la lame de son propre sabre ! Cette garce utilisait son arme et pensait même pouvoir utiliser l'une des siennes de son autre main.
- Oh que non ma jolie !
Envoyant d'autres éclairs de son autre main, Orias l'obligea à tenir son sabre à deux mains, ou elle risquait simplement de ne pouvoir tenir sous ce déchaînement de puissance orchestré par la dirigeante des Beasts.
Avançant mètre après mètre, elle continua ainsi jusqu'aux premiers signes de fatigue de son adversaire dont le poids du sabre semblait même devenir trop lourd pour elle. Une réussite pour Orias qui aurait peiné à maintenir ce flot d’énergie encore longtemps et aurait dû utiliser une autre méthode pour parvenir à la déstabiliser. Stoppant son déluge d'éclairs, elle profita du léger moment de faiblesse de son adversaire pour appeler son sabre par la force, s'échappant du bout des doigts de son propriétaire éphémère pour revenir dans la main de son utilisatrice. Ne lui laissant pas une seconde de répit, Orias envoya une vague de force de sa main gauche pour l'envoyer dans le mur brisant un petit monticule de pierre au passage.
Énervée d'avoir été si naïve et d'avoir échappé de peu à une correction mortelle, elle alla se diriger vers le corps inconscient de la guerrière pour l’achever. Elle se perdit une fraction de seconde à l'imaginer dans leurs rangs pour sa combativité et son ingéniosité. Mais à peine eût-elle le temps de faire un pas qu'une explosion retentit derrière elle, son maître faisant éclater le rocher préalablement tombé.
- On dégage.
Un regard à l'autre bout de la pièce, puis Orias se détourna et le rejoignit rapidement pour ne pas le faire attendre, il était rare de l'entendre parler sur ce ton. Elle n'eut guère besoin de savoir ce qu'il s'était passé, il était sans une seule égratignure et c'était le plus important. De son côté Mos avait besoin qu'ils prennent le large, ce qu'il avait vu lui restait en tête, il fallait à tout prix qu'il lui en parle. -
Post n°61
Auteur : Erys TalmarkLorsque la vague de Force m'atteint, c'est comme si tout mon monde s'arrêtait d'un seul coup de tourner rond, comme si toute ma réalité se disloquait devant mes yeux pour se reformer puis se détruire à nouveau, dans un mouvement perpétuel qui fait rejaillir la douleur dans chacun de mes membres. C'est comme si à cet instant, on avait mis pause dans le film de ma vie, et qu'on en revoyait quelques extraits parmi les plus récents. Oh, vous pouvez rire, vous dire qu'Erys Talmark, en bonne folle qu'elle est, s'est lancée dans un défi bien trop gros pour elle et qu'elle en paye le prix, elle règle l'addition pour son imprudence et son arrogance. Vous avez sûrement raison. Mais je vous emmerde quand même. Parce qu'au moins... Au moins, cette fois, j'ai fait ce que je voulais, en mon âme et conscience, si tant est que j'ai encore la première et que la seconde ne soit pas fracturée en mille morceaux. Maintenant que je vais crever au fond de cette grotte, je peux me dire, qu'à défaut de choisir le moment, j'ai choisi la manière. C'est noble.
…
Vous y croyez, vous ? Que dalle. Hors de question que je crève ici, et surtout pas devant une barbie avec un sabre rouge trop grand pour elle, que je retrouverai un jour pour lui faire bouffer ses dents par un endroit fort peu adapté mais très apprécié d'autrui. Ouais, pour le moment, elle gagne, mais il en sera pas toujours ainsi, et je vous jure que la prochaine fois que je colle ma main dessus, je la défonce. En attendant... Retour au film. Je me sens soulevée puis projetée en arrière. La dernière sensation que j'ai, c'est cette violence terrible, ma colonne vertébrale qui craque et gémit de sa rencontre avec la paroi rocheuse, mes yeux déjà vitreux se posent sur l'air agacé de cette pimbêche dont je ne connais pas le nom. Au moment où je m'affale au sol, je ne sais pas si j'ai peur de mourir, ou si je dois me foutre d'elle pour s'être laissée avoir par mes petits tours. Ca a l'air de l'emmerder de s'être fait provoquer par moi. Puis le noir.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas rêvé comme ça... J'ai de vagues souvenirs de tout ça, de cette... chambre ? Non, ce n'est pas vraiment une chambre, plutôt une sorte de salon. Le salon de chez mes parents. Au centre, il y a deux fauteuils de cuir rouge, séparés par une table basse sur laquelle reposent deux verres à moitié plein. Je reconnais bien cet espace central, j'y ai beaucoup rêvé, quand j'étais petite. Et puis, au sol, il y a ce parquet vernis du plus bel effet, de l'acajou brun splendide, sans même une égratignure, recouvert au niveau des assises d'un tapis persan unique qui représente une grande bataille que je n'ai jamais connue. Les affres de l'imagination. Dans l'air, je retrouve cette petite odeur de pain d'épices grillé, beurré... Ah... J'adorais ça, étant gamine, c'était mon goûter quand j'étais sage et obéissante, quand je faisais bien attention de respecter ce qu'on me disait de faire. Toute cette pièce me rappelle de sacrés souvenirs... Je me rapproche lentement des fauteuils, posant une main sur le dossier de cuir, appréciant le contact sous ma peau abîmée et écorchée par les combats. J'ai des ampoules à force de tirer, même, et la désagréable sensation que je pourrais simplement enlever ma peau en tirant dessus. Pourquoi je rêve de ça maintenant ?
- Bonjour, Erys.
Je me retourne d'un seul coup, par réflexe, avant de tomber nez-à-nez avec... moi-même ? Devant moi, ma réplique exacte, mon doppelganger qui s'avance, vêtue de l'armure de la Garde que j'ai accepté d'endosser en partant de Coruscant. Qu'est ce que c'est que ce rêve à la con, encore ? L'autre moi passe devant... ben, moi, et s'assoit dans un des fauteuils, me faisant signe de faire de même, ce que j'exécute sans réfléchir. Je crois que c'est la première fois que je fais ça ? Quand je relève les yeux, je note que face à moi, à nous, il y a une cheminée avec un feu crépitant, m'enrobant d'une douce chaleur, surmonté d'un miroir brisé en deux, fendu au milieu.
- C'est bizarre comme rêve, hein ?
- Ce n'est pas un rêve, Erys.
Ok, là, ça devient flippant si c'est vrai. Et en même temps, je ne peux pas vraiment douter, il suffit que je regarde ce qu'il se passe pour comprendre que je suis... libre de mes actions, au contraire d'un rêve, justement. Mais alors...
- Nous sommes dans ce que nous pouvons appeler... un palais mental. Une sorte de représentation de ton esprit, si tu préfères le terme.
Si en plus, je commence à répondre à mes propres questions avant même que je ne les pose, cette discussion va devenir à la fois gênante pour moi et pour vous, en plus d'être totalement imbitable. Et cette histoire de palais mental ne me dit absolument rien, qu'est ce que c'est que ce merdier, encore ? Je vois l'autre qui soupire légèrement. Maintenant que je la regarde d'un peu plus près, ses traits semblent légèrement... affermis, plus durs que les miens, ou moins doux, c'est selon. Et ses yeux... C'est comme si ils étaient un peu plus vides.
- Je pensais que tu avais compris... Enfin, d'accord.
Elle regarde un peu autour d'elle, soupirant une nouvelle fois, comme si elle cherchait ses mots. Je sens que j'ai raté quelque chose de fort, d'important... Mais quoi ?
- Par où commencer... Tu te souviens, tout ces moments où tu jouais dans cette salle, plus petite, chez nos parents, sur Chandrila ? Quand... Tu pouvais sentir le pain d'épices cuire au four, quand tu pouvais apprécier la fraîcheur du parquet, la douceur du tapis ? Tout ça n'a jamais existé ailleurs que dans ta tête. Ta tête qui est comme ce miroir, fendue en deux, métaphoriquement. Il y a toi... la véritable Erys... Et il y a moi... Celle que l'on appellera... trauma-holder. L'Enfant et l'Adulte.
- Tu me considères comme une enfant ? Tu veux t'battre ?
Nouveau soupir de mon alter-ego. Ca devient lassant.
- Pas par choix... Il y a toi, qui a pu garder une part d'innocence... Toi qui a longtemps cru que tout ce qui t'arrivait, c'était simplement ta vie qui s'écoulait, normalement, avec ses joies, ses peines, ses espoirs et ses déceptions... Et il y a moi, qui t'ait protégée toutes ces années de ce que tu n'aurais pas pu encaisser. La douleur. La honte. L'humiliation.
- Tu peux être plus explicite ?
- Soit... Tu as été abusée. Dès ton plus jeune âge. Physiquement, moralement.
Elle tire sur le col de son armure pour montrer les marques qu'elle a au cou, celles que j'ai toujours eu sans comprendre ce qu'il en retournait. Puis elle enlève son plastron pour montrer ses cicatrices, les mêmes que les miennes, qui arborent en divers endroits notre buste... Mais alors... Je la vois hocher alors que mon monde s'écroule.
- Je suis désolée. Je suis apparue à cause de tout cela. Pour prendre ta place quand la situation devenait insupportable. Un mécanisme du cerveau, rare, pour se protéger. Seule une partie encaisse, l'autre survit. C'est pour cela que tu avais la sensation de perdre la mémoire. D'avoir une petite voix dans ta tête. Parce que j'étais là, toujours à l'affût, prête à prendre le relais quand ça n'irait pas... Et ça a souvent été le cas. Pourquoi crois-tu que tu sais si bien tirer ? Pourquoi as-tu quitté Chandrila ? Pourquoi as-tu intégré la Garde ? Il y a quantité de choses que je pourrais te révéler, mais je ne suis pas certaine que tu le veuilles.
Je ne sais plus quoi dire, à cet instant, paralysée par ce que j'entends. Ce n'est pas possible, c'est un rêve, un cauchemar, je dois absolument me réveiller.
- Un jour. Tu comprendras.
J'ai envie de vomir. Et ce n'est pas juste le rêve bizarre, c'est toute la situation. Quand je pense que je me plaignais d'avoir mal partout avant de rencontrer cette... cette quoi, d'ailleurs ? Je n'ai jamais vu personne avec une telle force, c'en était terrifiant... Et en même temps, c'était excitant et stimulant de se retrouver dans une telle situation, de pouvoir la prendre à revers, par surprise, avec seulement mes blasters. Mais qu'est ce que je raconte, bordel... J'ai définitivement le dos en vrac, et rien qu'ouvrir mes yeux semble être une torture. Je bouge lentement mes doigts. Une fois, deux fois... Je suis en vie... A peu près. J'entends vaguement un gémissement s'échapper de mes lèvres alors que j'essaye de me relever, lentement. Je tousse, je crache, chaque mouvement, même le plus minime, semble à deux doigts de faire vaciller tout mon corps.
Alors que je parviens enfin à me mettre en position assise et à ouvrir les yeux, je ne vois qu'une pénombre oppressante qui m'entoure, et me pousse à replier mes genoux contre ma poitrine, les entourant de mes bras. Bon sang, où est ce que je suis, qu'est ce que je fais là ? Ma tête tourne et mon cœur cogne dans ma poitrine, j'ai oublié ce que je foutais ici... Attendez... Oui, c'est ça... La mission sur Tatooine. Le Tusken. Ishiro... Ishiro. Où est ce sombre crétin ? Où est-ce que tu es, abruti ? C'est de ta faute si je suis là, alors t'as intérêt à être vivant, gros tas ! Et ça y est, je panique, et j'essaye de me relever, mais c'est lamentable. Je grimace alors que j'agrippe la paroi de mes doigts meurtris, et j'avance en claudiquant...
Par chance, ou pas, je finis par sentir sa présence rapidement. Et pas par la Force. Non, juste à l'odeur, tellement il refoule la mort. Mais je passe sur ces considérations, car je distingue très vite son corps au sol, dans une posture qui ne laisse rien présager de bon. Alors que je me précipite (manière de dire... Je titube jusqu'à lui en fait, mais faites semblant) vers lui, je constate que rien ne va... Cramé au quarante-huitième degré au moins, blessé aux hanches, comateux, et ça c'est juste ce que je vois, je suis pas médecin, moi ! Par réflexe, je colle une grosse tarte sur sa tronche d'alien, mais même ça, ça n'a pas l'air de le réveiller. Alors tant pis... Je vais pas le laisser là. Il a dû en prendre encore plus que moi dans la tronche, qu'est ce que tu chassais, pauvre abruti ? Je réunis mes forces, j'inspire et j'essaye d'oublier la douleur, pour finir par le hisser sur mon dos. La vache, il pèse un âne mort... Je vais jamais y arriver...
Laisse-moi faire.
Je sais. J'ai dit que je ne pouvais plus rien faire, que j'étais épuisée par cette mission. Mais si je la laisse faire, elle ne s'en sortira pas. Elle n'a pas mes connaissances. Pas encore. Je garde l'Anzat sur mon dos, et avec ma maigre expérience acquise sur Tatooine, je m'efforce de supporter son poids grâce à la Force. C'est peu et je dois toujours lutter pour le trimballer, mais c'est déjà plus supportable. De toute façon, elle est tellement fatiguée qu'elle ne s'apercevra de rien. Un pas. Puis le suivant. Chacun est un supplice, comme si on m'enfonçait du verre dessous à chaque fois, tesson par tesson, et quand je repense à tout le trajet parcouru, je me maudis de l'avoir suivi... Mais maintenant que je suis là, je ne vais pas l'abandonner. Je râle, je grogne, je crie parfois pour essayer de libérer mes forces, remontant les goulots, l'un après l'autre, lentement, prenant parfois des pauses que j'essaye d'écourter au maximum de manière à essayer de préserver Ishiro, dont je sens le cœur battre dans mon dos avec de moins en moins de force. Tu peux pas me faire ça, me laisser tomber maintenant. Hors de question...
Et c'est au moment où je me dis ça que je débouche enfin en pleine lumière. Les soleils m'aveuglent, ma peau brûle d'un coup, j'entends du mouvement autour de nous... Des voix que j'ai l'impression de reconnaître. Je crois que j'ai réussi... Je bredouille en tombant à genoux.
- On soigne... l'Anzat... Puis retour... vers Kurtz. Plus de Tusken.
Je m'effondre. -
Post n°62
Auteur : Super PNJRépublique Fédérale
Service de Renseignement et d'Action (SSRA)
Les choses revenaient peu à peu à la normale, enfin qu'est ce qu'on pouvait vraiment appeler normal sur Tatooine?Le Tusken noir avait été neutralisé.Les hommes des sables de la Horde rebelle s'étaient rendus ou avaient été tués par la coalitionL'état major fédéral en accord avec le Haut Conseil planétaire avait accordé une réserve au Tusken prisonniers, ceux ci pourraient vivre en paix dans une partie du désert mais sous bonne garde.
Mais il restait beaucoup de questions en suspens... d'ou sortait ce Tusken Noir? qui avait bien pu l' initier au coté obscur?Des énigmes que le remplaçant de l'agent Massiff devrait résoudre, mais cela ne regardait plus le SSRA, ils étaient venus, ils avaient vu et ils avaient vaincu!Le sergent Moffit et ses hommes avaient fait le tour des cavernes à la recherche de Tuskens encore en vie, tous ce qu'ils avaient trouvé étaient des blessés agonisants qu'ils avaient purement et simplement achevé d'un trait de laser dans la tête, inutile de gaspiller du bacta pour ces créatures!
Au détour d'une cavité, ils avaient également croisé des natifs de Ryloth, prétendument chasseur de prime, transportant une armure noire et la tête tranchée d'un Tusken, ils avaient été payés pour ça selon le Twil'eck violet, les Rat Patrol, eux ne gardaient pas de trophées, ils avaient laissé les membres de la Guilde continuer leur basse besogne. Cela ne regardait pas le SSRA non plus.
Soudain Moffit reçu un message de son supérieur direct: la mission des commandos Républicains était officiellement terminée, une autre unité allait prendre le relais sur place.Le sergent était soulagé, il avait passé trop de temps sur cette boule de sable déja, il espérait qu'après son RETEX ses hommes et lui auraient le droit à une longue permission;Rassemblant ses hommes survivants, il alla à la rencontre d'Erys et d'Ishiro, leur annoncer la bonne nouvelle, ils allaient enfin pouvoir foutre le camp de cette planète pourrie!Quelle ne fut pas sa surprise en les voyant en si piteux état, sans doute était il tombé sur des Tuskens encore en état de se battre, aussitôt, Tully, le brancardier, leur posa des poches de bacta sur leurs blessures et administra une bonne dose d' antibiotiques.
-Rien de méchant, leur faut juste un peu de repos forcé!
Moffit était soulagé, de toute façon, un véhicule était en route pour prendre en charge les membres restants du SSRA;
-Adjudants: j'ai le feu vert du capitaine Kurtz, on lève le camp! Vu votre état, vous avez une 'permission' de quelques jours à Mos City ensuite vous serez débriefé sur triple X.Nous, nous rentrons sur Jakku! ce fut un honneur de combattre à vos cotés.
Les trois commandos firent un salut purement militaire à leur homologue, même s'ils ne les appréciaient pas spécialement, ces deux la avaient fait leur preuve sur le champs de bataille et ils méritaient le respect pour cela.Hitchok lança un fumigène jaune devant l'entrée de la grotte pour guider l'évac' médical, la canonnière se posa en soulevant des nuages de sable, et des brancardiers firent leur entrée rapidement pour prendre en charge les deux blessés en priorité en direction de l'hôpital de Tatooine.Déja des sandtroopers de la garnison arrivaient pour établir un périmètre de sécurité, dans le sable des droids utilitaires creusaient une fosse commune tandis que les citoyens d'Anchorhead venaient rechercher leurs morts pour de dignes funérailles, ces braves habitants avaient combattu et étaient morts en hommes libres ils méritaient bien ça;Puis la vie reprendrait lentement son cours, avec un danger a priori écarté, du moins pour le moment.Mais Tatooine reste et restera une planète impitoyable...Et pourtant quelque part dans le désert, une rose des sables sortit de terre...Spoiler
"C'est décourageant le sable, rien n'y pousse. Tout s'y efface."
James Joyce