Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #61

    Post n°60
    Auteur : Kalane

    Les chaussures de la faucheuse, ce sont des pompes funèbres ? 
    Anonyme, Cahier 

    Depuis des temps immémoriaux, les artistes considéraient le bleu et toutes ses nuances comme une couleur froide. Ce ne fut jamais aussi vrai que ce jour où, pour aider la Togruta à monter dans le vaisseau, la main bleue de cette dernière se posa sur une partie du vaisseau gigantesque qui allait emmener les ruines des protecteurs de la République vers la Forge Stellaire. En dégageant pour la dernière fois un écran de fumée de ses lêvres bleuies. Grâce à ses bras fins mais musclés, typiques des Togrutas, elle se projeta sur le pont et ignora le regard des quelques autres Jedis qui l'avaient enfin remarquée.


    Toujours seule, elle laissa ses pieds diriger son esprit et se mit à réfléchir en déambulant dans les couloirs du vaisseau. L'abscence de Sabrolaser, à sa taille, créait un vide considérable à la fois sur elle mais aussi autour de son âme. Elle se sentait faible, vulnérable et surtout plus seule que jamais. Les images de Revan Cordana, bourgeon d'espoir qui s'était gêlé avant l'été, s'insinuèrent en elle, la rendant nerveuse et proche de la paranoîa. Derrière le sourire de plus en plus faux de Cordana, l'ombre de l'homme qu'elle avait vu - et largement senti - sortir de la Base Jedi avec son sombre apprenti vinrent lui taper sur les nerfs, pour occuper une fois de plus son esprit jusqu'à la saturation. Des bruits de pas retentirent au dessus d'elle et elle sentit sa vision trembler. Les pas se transformèrent en vibrations, produites par l'irruption de cette chose dans son esprit. La clef, construite de Force, qui avait ouvert son âme ce jour là avait laissé la serrure ouverte et une longue trace rouge souillait sa raison.


    Après sa vision, ce fut son corps qui trembla alors qu'elle tombait à terre, le souffle coupée, traversée par une lance invisible que lui avait projeté l'homme aux yeux de nuit. Les pulsations de son coeur s'arrêtèrent. Pendant quelques temps, elle ne ressentit plus rien. Puis la sensation glaciale de sa main posée sur sa poitrine, au niveau de son coeur, déclencha une réaction en chaîne et elle reprit soudain toute sa lucidité. Honteuse de sa peur, elle se releva et inspecta le couloir. Le froid revint. Comme d'habitude, elle était seule.


    Pendant les minutes qui suivirent, l'ombre du Coté Obscur ne vint plus la frapper mais le sourire particulier d'un maître ravi de son élêve, sur le visage de Revan Cordana, la hanta alors qu'elle essayait d'étendre ses refléxions, tandis que ses pieds seuls dirigeait toujours la direction qu'elle prenait. De toute façon, elle trouverait bien sa voie un jour.... Après s'être posée toutes les questions qu'elle pouvait se poser sur l'Ordre Jedi, son fonctionnement et les Jedis qu'elle avait pu croiser, Kalane se rendit compte que la neige et la glace n’apparaissait plus à la fenêtre.  Au contraire, le vaisseau s'éloignait de la planête glaciale, et, avec tout les abominables hommes des neiges à son bord, se dirigeait vers un inconnu à la fois angoissant et excitant, une prochaine rencontre qui allait briser la monotonie et décider de l'avenir de la galaxie. La jeune mi-Togruta se demanda brièvement ce qu'elle pouvait bien faire dans ce voyage, puis haussa les épaules et se dit qu'elle allait briser la monotonie et décider de l'avenir de la Galaxie, tout simplement.


    C'est à peu près à ce moment là que Kalane entendit la première inspiration. Grâce à son long héritage de prédateur et à ses capacités de perceptions accrues permises par son physique, l'ancienne trooper était capable, dans le silence, de repérer une respiration et, pour certaines races, d'en identifier la provenance. Il ne faisait aucun doute qu'un humain était presque au même endroit qu'elle. Prudente comme à son habitude, mais surtout curieuse, elle s'approcha à petits pas de l'endroit probable ou se trouvait le "respirateur." Il s'agissait d'une jeune femme, prostrée sur elle même qui semblait à deux doigts de craquer. Comme tout le monde içi, mais en pire. Bien pire. Touchée, et de plus en plus curieuse, Kalane s'approcha de la jeune femme ( qui ne devait pas être bien moins agée qu'elle ) et se racla la gorge, malgré sa timidité et sa recherche de la solitude, menée par un instinct dont les humains se méfiaient mais sur lequel les races moins crétines avaient basés leurs méthodes de chasse et leurs règles de vies. Il y eut alors ce moment ou le temps s'arrête, ce moment où tout semble se décider et ou soudain avenir comme passé semblent plus clairs. Une nouvelle vibration fit trembler Kalane de la tête aux pieds. Elle oublia tout. Le visage de la jeune femme devint son seul repère. Et en un battement de coeur, elle comprit. Elle avait dèja vu cette personne. C'était ce fameux jour, dans la salle d'ou était sorti le manieur de Forces Obscures. Elle était là, et elle n'avait pas l'air bien du tout. Ce fameux jour, Kalane n'avait pas eu le temps de l'aider, ni de comprendre ce qui la mettait dans cet état, mais aujourd'hui...


    Toujours prudente, mais ses gerçures disparues, les lêvres de Kalane se délièrent :


    - Je suis perdue.. C'est ce vaisseau, il m'écrase.. Excusez moi mais je pense vous connaître. Je m'apelle Kalane et je suis l'ancienne apprentie de Revan Cordana avant qu'elle ne.. qu'elle ne soit plus Jedie.


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      #62

      Post n°61
      Auteur : Senara

      Du fonds des sinistres méandres de ses pensées, Senara sentit soudain une présence. Présence bientôt confirmée par un raclement de gorge. Quelqu’un était là. Et elle, elle était sur le point de pleurer, recroquevillée sur le sol. Ça devait être joli, tiens…
       
      C’est une femme. Mais pas une humaine. Elle doit être assez jeune je crois. Son empreinte dans la Force est timide, et perturbée. Elle a l’air d’avoir des soucis…
       
      Toutes ces impressions s’imposèrent à elle alors qu’elle se redressait lentement et chassait quelques mèches folles de son visage. Et furent confirmées quand elle aperçut enfin la nouvelle venue. Senara regarda le visage de la togruta –enfin non… ce n’était pas une togruta, enfin si… mais à moitié seulement- se décomposer. Et la rouquine sentit son propre visage se crisper, tandis qu’une chape de plomb s’abattait sur elle.
      Elle ne la connaissait pas, elle ne l’avait jamais vue, mais visiblement, la Togruta elle la connaissait. Et elle devait penser que Senara était une traîtresse, sinon, pourquoi est-ce qu’elle réagirait comme ça ?
      Senara s’attendait presque à la voir partir en courant.
      Et pourtant non.
      La posture de la Togruta se modifia légèrement. Mais ce n’était pas de la méfiance qu’elle exprimait.
      La Lorrdienne cherchait à comprendre ce que le langage cinétique lui disait. Mais elle ne voyait pas pourquoi cette padawan –ça ne pouvait être qu’une padawan- pourquoi est-ce qu’elle lui témoignerait de la sympathie (même si ce n’était que sa posture qui le disait, pas elle.).
      Et puis l’inconnue se présenta. Elle était l’ancienne apprentie de Revan Cordana.
       
      Ah… la pauvre… elle aussi elle doit être considérée comme une traitresse, ou comme la padawan d’une traîtresse, ce qui revient au même… Mais… je savais pas que le chevalier Cordana avait une padawan…
       
      -Je… Enchantée Kalane, moi c’est Senara. Mon maître est le chevalier Hurza, mais… il… il… (elle avait l’impression que les mots l’étranglaient, comme s’ils refusaient d’être prononcés, comme si elle les avait trop répétés déjà, sans être crue de personne. Elle prit une grande inspiration et finit malgré tout sa phrase) il a été attaqué par un esprit Sith qui a pris possession de son corps avant de s’enfuir du Temple de Hoth… L’esprit s’appelle Slice, je… vous… tu en as peut-être entendu parler…
       
      Idiote, pourquoi il a fallu que tu lui en parles… Bon, je suppose qu’elle aurait fini par le découvrir de toute façon… Mais comment elle va réagir ?... J’en ai assez que les gens m’évitent comme si j’avais la peste… Tout ça à cause de Slice… Ils feraient mieux de redouter l’ezeru…
       
      Mais Kalane ne recula pas, elle ne semblait pas trop perturbée par la nouvelle.
      Senara se leva alors, épousseta ses vêtements et les remit en place puis reprit la parole.
       
      -Je suis désolée, mais je crois pas te… vous… te connaître… Je peux te dire tu ? Et si tu pouvais aussi me tutoyer, je préfèrerais. (Senara sentit qu’elle rougissait. Elle était ridicule.)
      Quand est-ce qu’on se serait rencontrées ?
      Tu sais, tu n’as pas de raisons d’avoir peur de ce vaisseau, si tu veux, on peut le visiter ensemble. Je connaît bien les vaisseaux, je suis sure que celui-là est comme les autres, je… Enfin, je… c’est comme tu veux…
       
      Senara se tut, un peu honteuse. Elle ne voulait pas avoir l’air de forcer la main à la Togruta. Mais elle aurait bien voulu pouvoir parler à quelqu’un.
      Et pour l’instant, elle préférait éviter Altaer, elle était encore légèrement sous le choc de ses révélations.
      Evidemment, c’est à ce moment précis que Peluche s’agita sur son épaule et montra le bout de son museau.
       
      -Peluche ! Reste tranquille, veux-tu !

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        #63

        Post n°62
        Auteur : Kalane

         Je rêve d'entrer dans une église avec une canne à pêche et un poisson et de déclarer au curé : " J'ai péché " 
         
         
         

         
         
         
         
        Vlad Todd, Cahier Noir, Préface 
         
         
         
        Pendant une bonne poignée de secondes, Kalane ancra ses yeux dans l'iris de ceux de l'animal, pensive. La jeune femme avait été avec elle franche et généreuse, ouverte à sa solitude. Mais sous ses paroles, Kalane, qui même sans la maîtrise de la Force perçevait douloureusement les émotions des autres, sentit une douleur infinie, surtout à l'évocation de son maître.
        * Son Maître... Cette bête, ce récipient à mauvaises émotions qui est sortie et qui m'a.. souillée ? Frapée ? Il faut que j'en sache plus.*


        En effet, la jeune padawan semblait tenir à son maître, et soutenait qu'un esprit Sith avait pris possession de lui. Une théorie qui ne pouvait pas s'inventer comme ça et que, encore une fois grâce à son instinct, Kalane croyait volontiers. Elle avait même envie de chasser l'esprit malfaisant et de sauver le maître de cette pauvre femme. La même envie qui la poussait à être Jedie et à protéger les valeurs républicaines. Un petit bruit ramena la mi-Togruta à la réalité. L'étrange mais efficace animal qui était perché sur l'épaule de la dénommée Senara, se mit à regarder le daisho de Kalane, notamment son Wakisahi qui pendait à sa taille, en lieu et place d'un sabrolaser. Subitement, Kalane décida d'être aussi honnête que Senara.


        - Ce que je porte à la ceinture et dans mon dos est un daisho, composé de fer, un matériel exotique. Je n'ai pas de sabrolsaser, mon Maître n'a pas eu le temps de m'en donner un.


        Son regard se troubla un instant et, en se réveillant, elle décida de sourire puis s'assit dos à un mur et invita Senara à s'asseoir à ses côtés. Courageusement, elle métait de côté sa timidité et construisait lentement et avec un gêne certain une barrière mentale pour empêcher son côté solitaire de revenir.


        - Je préfère moi aussi le tutoiement. Vous.. tu est Padawan, sinon tu ne m'aurais pas tutoyée tout à l'heure, nous sommes donc égales sur ce point là. Je... je voulais te dire quelque chose. Tu sais, le * elle prit une inspiration * jour où ton maître, je veux dire Hurza est devenu possédé. La première personne qu'il a croisé en sortant de la salle.. C'est moi. J'étais juste derrière la porte. Et il m'a...


        Le coût de son honnêteté fit remonter les entrailles de Kalane qui dut fermer les lèvrespour retenir le flot de sa douleur. Discrètement, elle enfonça ses ongles dans la paume de sa main droite.


        -Il m'a mis knockout, il m'a repoussé comme on balaie une poussière sur une table. J'ai encore mal. Je ne savais pas que c'était votre maître, pardon ton, mais je t'ai vu, inconsciente dans la pièce avant que tout devienne noir.... Derrière vous, je serai la première à vouloir chasser le mal qui l'habite et à pouvoir le faire revenir. Quant à ma maître... Elle m'a.. * le mot vint, plus violent qu'elle l'avait voulu* abandonnée. Je vais devoir me débrouiller seule. Peut être Endor sera il  mon dernier voyage..


        Elle baissa honteusement les yeux et se mit à regarder le sol. Plus que jamais, le néant qui remplaçait son sabrolaser l'attira, aspirant une partie de son attention. Elle se rendit rapidement compte que sa gorge était sèche, elle n'avait pas autant parlé depuis longtemps. Trop longtemps. Le petit animal, dénommé ironiquement Peluche, bougea et Kalane releva la tête, soutenant le regard de la padawan. Afin de clôre le moment gênant, de se prouver qu'elle pouvait aller au delà de sa solitude, d'être généreuse et de remplir son estomac, elle sortit de sa musette des patisseries artisanales rylothiennes et iridonniennes, ainsi que de la charchuterie. Déplaçant son regard sur celui de l'animal, elle proposa à son ( à ses ? ) interlocuteurs de quoi se rassasier et réfléchir. Puis, pensant que son daisho était vraiment trop mal placé sur son dos pour qu'elle reste assise dos au mur ainsi, elle le retira doucement et le déposa à terre. Il leur restait encore quelques temps de voyage et beaucoup de choses à se dire.
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          #64

          Post n°63
          Auteur : Rosskress

          Rosskress méditait au sujet de sa mission lorsqu’il perçu l’arrivée du vieux Melchior. Il arrivait maintenant à reconnaître son aura et il sentit dans celle-ci qu’il se voulait rassurant et affectueux, un peu comme un grand-père veillant sur son unique petit fils qu’il voulait protéger et éclairer de sa sagesse. Le jeune jedi ne dit mot et laissa le vieux jedi s’approcher de lui et engager la conversation.

          :maîtrejedi: « -C’est une bonne chose de méditer dans la situation où on est, mais ne pourrais-tu pas te consacrer à une autre tâche? Celle que le Conseil t’a confiée, par exemple? Le vieux maître sourit à Rosskress laissant apparaître un brin d’humour au travers de ce maître qui gardait encore pour le jeune trandoshan une grande part de mystère, Rosskress lui sourit à son tour montrant qu’il appréciait la plaisanterie bien placée. Il se peut que le voyage soit long, et ce vaisseau est très grand. Je te confie donc ceci. Le Maître Jedi attrapa à l’intérieur de sa bure un datapad et un comlink qu’il confia au novice. Informes-moi de tout ce que tu apprendras concernant la mission que le Conseil t’a donné. N’oublie pas qu’elle est d’une importance cruciale pour l’Ordre tout entier. Melchior se retourna et s’apprêtait à quitter la salle lorsqu’il s’arrêta et rajouta quelques mots supplémentaires. Le Conseil a confiance en toi, ne le déçois pas. »

          Le jeune jedi regarda s’éloigner le maître qu’il commençait à apprécier malgré leur première rencontre, il contempla ensuite les objets qu’il lui avait donnés, et s’assit en tailleur dans la salle de méditation.

          * Je devrai surement mettre tout ce que je sais dans ce datapad, peut-être qu’à l’écrit tout cela s’éclairera *


          Il rangea alors le comlink dans une de ses poches et saisit le datapad afin d’y écrire tout ce qu’il avait pu récolter jusqu’à présent. Il écrivit alors que le maître de sa nouvelle amie Senara avait fui emmenant avec lui un jeune padawan et que le conseil pensait que celui-ci avait basculé du côté des Siths, mais que Senara, elle, pensait  qu’il était possédé par un esprit Sith. Il nota alors quelque chose qui n’avait pas attiré son attention plus que ça, l’anneau de provenance Sith que portait Senara, peut-être était-ce lui la clef de toute cette histoire. C’était en écrivant ses lignes que Rosskress décida de s’orienter dans cette direction. Ce dernier rangea le Datapad et s’en alla rejoindre les autres padawan qui, répartis en groupes, s’en allaient rejoindre les transport.

          […]
             

          Cela faisait un moment déjà que Rosskress était arrivé avec les autres dans l'Aclamator. On lui avait alors attribué une cabine, et il se reposait sur son lit quand, tout-à-coup, il entendit une explosion provenant d’un hangar proche et ressentit une grande perturbation dans la force. Il sentit comme si on arrachait une partie de lui, de la force qui le constituait. Il voulut se lever mais le trouble était trop fort et il se rassit lourdement se tenant la tête. C’est à ce moment qu’il entendit la porte s’ouvrir, il tourna la tête et vit Melchior entrer, la tristesse se lisait sur son visage. Le maître s’approcha doucement du trandoshan qui le regardait interrogatif.

          :maîtrejedi: «- Suis-moi mon garçon…»


          Le maître parlait doucement, et l’émotion était palpable, le trandoshan ne dit mot et le suivit. Il comprit que tout cela concernait Barbara, l’émotion était si forte qu’il n’osa parler, il voulait simplement voir son maître. Les deux jedis pénétrèrent alors dans l’infirmerie du vaisseau et parmi des corps sans vie des clones morts dans l'explosion gisait Barbara, allongée sur un lit de l’infirmerie de nombreux droïdes afférant autour d’elle. Rosskress était sous le choc, si bien qu’il n’entendit même pas melchior parler, il saisit alors la main de Barbara et l’embrassa tendrement. Le jeune lézard retint une larme de couler des yeux de reptiles, il ferma alors les yeux et tenta de communiquer un peu de sa force à la belle jedi alors dans le coma.

          Il resta ainsi un instant à tenter de donner tout ce qu’il pouvait à la jedi pour l’aider. Il voulait tirer tout cela au clair, il demanda à un clone présent dans l’infirmerie qui avait ramené les blessés.


          « - Le maître Tovaharn est le premier à être arrivé sur les lieux monsieur. C’est grâce à lui la plupart de ces gens ont étés sauvés. Sans les premiers soins qu’il a conférés à la Chevalière Barbara, elle serait déjà morte. Le destin a été plus funeste pour Maître Gallaelle et mes camarades … »

          Rosskress grimaça et trouva étrange le fait qu’un seul jedi ait été présent à ce moment-là.


          « -  Ou puis-je le trouver ?
          Rosskress posa la question d’un ton sec, provenant de lui ce ton aurait impressionné n’importe qui. »

          « -  Pas la peine de vous énerver ... Il s’est retiré dans sa cabine monsieur… Cabine A328 sur le pont supérieur. »


          Rosskress partit aussitôt, abandonnant un dernier regard à Barbara Il priait pour qu’elle se rétablisse vite. Il emprunta alors l’ascenseur afin de trouver la cabine du maître jedi, il arriva dans un couloir semblant très calme par rapport au reste du vaisseau, en effet, seuls les maîtres étaient logés sur le pont supérieur et ceux-ci étaient bien plus calmes. Il traversa alors le couloir cherchant des yeux la cabine de Tovaharn au milieu des regards interrogatifs des maîtres qui se demandaient ce que faisait un padawan seul ici. Le trandoshan aperçut alors Bruluk devant une porte, celui-ci semblait monter la garde. Rosskress s’approcha de lui, un grand respect avait pris place entre eux depuis leur duel lors de l’évaluation, le zabrack regardait le trandoshan s’approchait et le salua d’un signe de tête.


          «  - Bruluk, je suis à la recherche du Maître Tovaharn. C’est très important, Rosskress avait été ferme et fixait Bruluk du regard. Saurais-tu où il se trouve ? »

          Le zabrack ne scilla pas du regard et, après quelques minutes, finit par répondre à Rosskress avec un sourire narquois …


          :darkmaul: « - Il est dans la pièce derrière moi. Malheureusement pour toi il est déjà avec quelqu’un, et quand cette personne sera partie ça sera mon tour … J’attends là depuis 10 bonnes minutes déjà, … Prend ton ticket et attend ton tour Rosskress. Il semblait embarrassé de donner cette réponse au trandoshan qui le soutenait du regard mais il ne comptait pas se faire marcher dessus. Il va falloir attendre. »

          « - Il va bien falloir que tu me laisses passer devant, car que tu sois d’accord ou non, j’enterais dans cette pièce et maintenant … Il est sujet de l’explosion de tout à l’heure dans les hangars. J’ai le conseil derrière moi, je vais ici pour en savoir plus, tu dois me laisser passer.
          Le zabrack ne savait que faire, il voyait que le trandoshan ne plaisantait pas et qu’il avait l’aval du conseil pour cet entretien mais donner raison à Rosskress le faisait chier ... Ma maître fait partie des victimes … On ne sait pas si elle va s’en sortir … »

          :darkmaul: « - Bien, nous irons alors ensemble. »


          Comme tout bon jedi, le padawan modèle de rigueur et fier des principes chevaleresques, prenait sa part de responsabilité et pesait intelligemment les prioritées.
          Le zabrack ouvrit la porte mais bloqua Rosskress du bras. Le trandoshan l’assassinat du regard aussitôt mais il se calma après avoir soutenu le regard de Bruluk lui signifiant de ne pas exagéré non plus. Les deux garçons virent alors Tovaharn, debout au centre de la cabine, en train de discuter avec un autre jedi, la capuche relevée sur sa tête. Surpris par cette entrée improviste, les deux hommes se turent immédiatement. La tête, toujours masquée, de Tovaharn se tourna dans leur direction et il congédia son interlocuteur. L’homme avait qui il discutait jusqu'à présent quitta alors la pièce, passant devant Rosskress et Bruluk, son visage toujours bien caché dans sa capuche. Tovaharn fît un pas en avant dans leur direction et marqua un arrêt en les reconnaissant. Un souffle de lassitude se fît entendre.


          «  - Ce n’est ni le lieu, ni le moment. Je vous avais demandé d’attendre à l’extérieur me semble-t-il ? Mais peut-être pensez-vous que l’autorité et la discipline ne s’appliquent pas à vous deux ? La voix de Tovaharn était sifflante, sans doute était-il réellement dérangé. Les deux padawans venaient de couper court à une discussion importante avec un de ces confrères. L’ordre enseigne que la voie d’un jedi est calée sur la discipline et l’autorité. Votre entrée pour le moins … fracassante, démontre que l’idée n’est pas encore acquise. C’est pour cela que je demanderais à ce que l’on vous enlève 1 point sur la note générale de votre examen … Bruluk lança un regard noir à l’adresse de Rosskress. Les propos du maître avaient étés lancés sur un ton sec et autoritaire. Il reprit son souffle avant de continuer sur des intonations plus douces. Que me voulez-vous, vous deux ? Rosskress ne savait si Tovaharn était au courant de sa mission, il préféra garder le secret dans le doute. »

          « - Je viens au sujet de l’explosion de tout à l’heure. J’ai vu Maître Melchior à l’infirmerie, comme vous étiez le seul jedi présent, dites-moi ce que vous avez pu voir et qu’elles étaient les circonstances de cette explosion. Rosskress marqua un temps, l’émotion du jeune padawan était perceptible. Et, comment avez-vous fait pour vous en tirez ? »

          Rosskress agissait avec culot mais il savait déjà comment aller réagir le maître. Mais il le soutenait du regard, ce regard remplis de toutes les émotions du jeune lézard sous le choc de l’accident de Barbara. Il fixait néanmoins le masque du maître attendant des réponses lui permettant d’avancer dans sa mission car il en était convaincu, cette explosion et sa mission était liées et sur lui reposait de nombreuses choses, il ne pouvait décevoir le conseil.

          Spoiler : Spoiler


          Edit : J'ai édité les erreurs de cohérences etc ... comme convenu.
          Rosskress pense aussi que ton personnage n'a aucun "mandat au nom du conseil" la mission qui lui a confié Melchior au nom du conseil est sensée être secrete. Il faut collecter les infos etc de manière annodine etc, rentrer et dire je viens au nom du conseil n'est pas du tout possible vu que ça n'a pas été ce que t'a dit Melchior et dans les prérogatives qu'il t'a donné, sauf si tu tentes de bluffer mais ça te retombera toujours dessus. Tu es plus en sousmarins à espionner et faire ton enquête sans vagues.

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            #65

            Post n°64
            Auteur : Senara

            Kalane regardait Peluche. Senara sentait la petite boule de poil osciller entre curiosité et hostilité. Mais la curiosité l’emporta, et Peluche se décala un peu sur l’épaule de sa maîtresse. Il observait Kalane qui l’observait en retour. Et Senara regardait elle aussi la Togruta. Celle-ci se crispa soudain, avant de se détendre.
            Senara aurait presque pu suivre les pensées de sa vis-à-vis. Apparemment, elle la croyait. Senara en fut soulagée.
            Puis Kalane parla, expliquant à son tour ce qui lui était arrivé. Au beau milieu de son discours, elle se rassit, et Senara finit par l’imiter.
             
            Alors, elle aussi elle a croisé Slice. Et ça a laissé des traces.
             
            Les mots de Kalane réveillaient de nombreux échos chez Senara. Si la Togruta n’avait pas l’air de vraiment pouvoir traduire le choc qu’elle avait ressenti ce jour-là, Senara, elle savait parfaitement de quoi elle parlait. Elle le vivait à chaque fois qu’elle était confrontée au Côté Obscur. Et si parfois, cela provoquait une crise, elle avait aussi fini par développer des moyens de résistance contre ces douleurs. Senara pensait qu’elle pourrait peut-être aider Kalane.
            Mais la Torguta avait continué à parler, se disant prête à l’aider à sauver Hurza, et embrayant sur sa propre expérience malheureuse de padawan.
            Les temps étaient durs pour l’Ordre, et pour ses padawans. Peu d’entre eux pouvaient suivre une formation normale et sereine.
            Mais Senara ne pouvait pas laisser Kalane broyer du noir comme ça.
            Et surtout pas évoquer la possibilité que la mission qui s’annonçait soit son dernier voyage.
            A ces mots, Senara revit la vision que lui avait envoyé l’ezeru quelques jours plus tôt. Sang et mort, des Jedis gisant sans vie, et Altaer mourant sous ses yeux.
             
            senara -Non, ça n’arrivera pas !
             
            Ces mots lui avaient échappé. Elle continua alors, essayant de réconforter la Togruta.
             
            senara -Tu n’es pas seule. L’ordre est à tes côtés, il est notre famille maintenant. Et la Force est avec toi. Nous ne sommes jamais seuls. Je suis sure que tu pourras te procurer un sabre laser, au moins en attendant de pouvoir construire le tien.
            Je… merci, pour Hurza. Merci.
            Tu sais, si tu as toujours mal, je… je peux sans doute t’aider. Si tu veux…
             
            Comme Kalane ne disait rien, Senara tendit une main hésitante et effleura le front de la Togruta.
            Aussitôt, les séquelles de l’attaque qu’avait subie Kalane assaillirent l’esprit de Senara. Mais méthodiquement, la rouquine dressa ses barrières mentales, et entreprit de nettoyer les ondes obscures qui continuaient à blesser l’esprit de kalane.
            Elle finit par rouvrir les yeux et regarda Kalane.
            Elle expira lentement avant de reprendre, d’une voix un peu faible.
             
            senara -Voilà, ça devrait aller là. Si tu veux, je pourrais peut-être t’apprendre deux trois trucs pour protéger ton esprit. A force de faire des crises, je finis par m’y connaître…
             
            A cet instant, Peluche sauta de l’épaule de Senara sur les genoux de Kalane et se mit à pépier gaiement, quémandant des pâtisseries à la Togruta.




            Spoiler : HRP
            Koko, le briefing Jedi n'a pas encore eu lieu, si on sait qu'une mission se prépare, on ne sait pas que ça sera sur la Forge, évite donc d'en parler ^^

            parle d'une mission juste, ou alors du voyage vers Endor

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              #66

              Post n°65
              Auteur : Kalane

              Il y a un proverbe barbare qui dit que, dès que l'on ne sait plus quoi dire, il est utile de citer un proverbe barbare. 
               

               
               
              Proverbe barbare, Un barbare 
               

               
               
              Sidérée, Kalane se détacha quelques instants de la réalité, savourant l'impression de calme qui avait remplacé celle de vide. Aucun démon n'était parti mais il semblait que ces derniers avaient choisi de camper pour une bonne nuit au delà des frontières de son esprit. Ramenée à la réalité par l'odeur de sa charcuterie, elle se mit à manger pensivement assise aux côtés de sa nouvelle connaissance. Peu habituée à discuter avec des gens, elle réagit d'abord aux dires de Senara en retranscrivant ses propres pensées  à voix haute. 
               

               
               
              - L'Ordre... Ma famille... La seule qui m'a recueillie a apparemment trahie et je reste la seule padawan sans maître et sans sabre.. D'ailleurs personne ne s'est rendu compte que je me sentais nue sans mon sabre et que l'on m'envoyait en mission sans symbole ni sécurité..  Je ne sais pas comment je vais m'en sortir. 
               

               
               
              Son regard, qui depuis le début de sa tirade était assombri et penaud, s'éclaira soudain et c'est avec une détermination sans failles qu'elle déclara : 
               

               
               
              - Mais je m'en sortirais. Je m'en sors toujours. D'abord sur ma planète natale, sur Coruscant ce fameux jour et avec Cordana. 
               

               
               
              Soudain, elle releva le menton et se rendit compte qu'elle avait un auditoire. Son sourire fut prompt, simple et teinté de tristesse. Ce fut un sourire aux dents pointues, un sourire de prédateur. Son côté togruta se mélait de façon utile à son côté humain. Ne sachant vraiment que faire, elle posa sa main, toujours bleue, sur l'épaule de Senara et remerçia cette dernière de l'avoir aidé,  lui pardonnant au passage de ne pas avoir demandé d'autorisation. Soucieuse de ne pas froisser la seule personne qui semblait connaître assez son démon pour le comprendre et qui comblait en perdant son temps la solitude d'une togruta, elle décida de détendre l'atmosphère. 
               

               
               
              - Lorsque j'étais petite, ma mère, qui revenait rarement de mission, s'énervait parfois de toujours me voir devant un écran et disait que j'étais "e-nutile" * Son sourire revint*. Cette fois, je n'ai plus envie d'être inutile. Franchement, vous.. euh.. tu ne trouves pas que ce morceau de charchuterie était loin d'être inutile ? 
               

               
               
              La masse chaude de Peluche se pressant contre ses flancs, Kalane répondit aux avances de l'animal d'une caresse, puis l'empêca doucement d'accéder aux bords tranchants des deux éleménts de son daisho. Rapidement, l'animal abandonna cette idée mais ne sembla pas froisser pour autant. Entre prédateurs, on se comprend. 
               

               
               
              - Alors comme ça, tu fais des crises ? A cause de ces présences noires ?  * Elle voulut dire " à cause de ton maître" mais pensa que la jeune femme devait tenir à l'image blanche de son maître possédé par un démon et que cette image n'était sûrement pas fausse à force d'y réfléchir*. Comment avez vous rencontré..Hurza et les Jedis ? 
               
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                Post n°66
                Auteur : Senara

                Senara se mordait la lèvre. Finalement, ce n’était peut-être pas une si bonne idée que ça, de s’immiscer dans l’esprit de la Togruta, à voir sa réaction. Kalane semblait l’avoir oublié, elle parlait toute seule. Elle avait l’air encore bien sombre, bien triste. Mais elle finit par une touche d’optimiste, qui arracha un petit sourire à Senara.
                 
                Oui, on s’en sort toujours. Quelque soit le risque ou le prix à  payer, on s’en sort, et on s’en sortira. Tu es comme moi Kalane, toujours aller de l’avant et ne pas se laisser abattre. Mais je me demande si… Oh non ! Ne commence pas !
                 
                Senara regardait la main de la Togruta posée sur son épaule. Elle sourit à la remarque de Kalane sur la charcuterie.
                 
                -Oh non, cette charcuterie n’était pas inutile, c’est sûr. C’est délicieux.
                 
                Senara montra la pâtisserie qu’elle avait entamée, sans faire remarquer qu’elle n’avait pas touché à la charcuterie. Ce n’était pas le moment d’embêter sa nouvelle amie avec ses habitudes alimentaires particulières.
                 
                Senara observait Kalane et Peluche. La boule de poil avait un don pour s’attirer la sympathie des gens. Bien plus qu’elle décidément.
                Et puis… et puis Kalane ramena la discussion sur ses crises, et Senara grimaça. Elle ne voulait pas en parler, et pas parler non plus de son histoire. Mais, d’un autre côté… Elle hésita un moment, avant de se décider à répondre.
                 
                -Des crises, j’en fais depuis toujours. Je suis fragile apparemment. Mais c’est vrai que le côté obscur a tendance à en provoquer, oui. Et pas des petites crises… En fait, mes plus grosses crises sont dues à une confrontation avec le côté obscur, plus il est puissant, plus ma crise est forte. Mais j’ai l’impression d’arriver de mieux en mieux à les contenir, je suppose que c’est grâce à l’entraînement que je reçois.
                Les Jedis… tu sais mon histoire est sans intérêt. Un jour, des chevaliers sont passés près de chez moi, ils ont fait faire des tests à tous les enfants, et ont découverts que j’avais une sensibilité plus forte que la moyenne. Alors ils m’ont emmenée avec eux et je me suis retrouvée au Temple de Coruscant. J’y ai passé quelques temps, et un début de formation. Puis la République est tombée, et je me suis de nouveau retrouvée embarquée pour une destination inconnue. C’est comme ça que j’ai atterri sur Hoth. Un peu plus tard, j’ai rencontré Hurza qui m’a proposé de me former… voilà…


                Senara reprit son souffle et décida de changer de sujet. Elle se releva et se remit à parler, d’un ton beaucoup plus gai (mais un tout petit peu forcé) :
                 
                -Dis, tu voulais pas que je te montre le vaisseau ? J’ai besoin de me dégourdir les jambes un peu… Déjà, faudrait que je sache où on est… Je crois que j’ai marché un peu au hasard avant de m’arrêter ici… Alors, il devrait y avoir une plaque indicative quelque part…. là ! Donc, on est sur le pont 8. Tu sais, des plaques comme ça, y en a un peu partout dans le vaisseau, ça peut t’aider si tu es perdue. Tu viens ?

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                  Post n°67
                  Auteur : Zaalbar

                  Zaalbar qui se trouvais dans la salle de briefing, décida de se mettre en route vers les hangars des vaisseaux, quand de nombreux Jedi en firent de même. Le Jedi wookie se laissa guider, par les bruit qui échappaient des lieux, ou se trouvaient les chasseur et les destroyers. Il pensa alors qu'il ne reverrait sans plus cette planète, avant un bon moment et bien qu'elle était d'un nouveau départ pour l'ordre jedi, le Wookie fût tout de même content de quitter ces lieux et ce climat très froid.

                  Lorsque le chevalier arriva à son chasseur monoplace, il constata que son droide était déjà en place et qu'il s'occupait de régler les armes, ainsi que le moteur du chasseur. Et alors qu'il allait monter dans son vaisseau, une explosion retentit dans l'un des hangars du Venator. Cependant l'originaire de Kashyyk voulut intervenir, il constata que de nombreuses équipes de secours étaient déjà sur le coup. Elles avaient vraisemblablement été appelé, par l'un des membres d'équipage et pensant qu'il gênerait plus qu'autre chose, le Wookie continua s'occuper de son départ de Hoth.
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                    #69

                    Post n°68
                    Auteur : Super PNJ

                    Niveau 9 :

                    L’attitude du novice de Barbara avait été plus que provoquante. Sans doute pensait-t-il qu’en agissant de cette manière il aurait été en mesure de provoquer un quelconque stimulus chez son interlocuteur ? Malheureusement pour lui, ce genre d’intervention n’avait que le don d’attiser la méprise du maître Jedi à son égard. C’est ainsi que Tovaharn ne lui répondit pas immédiatement. Il resta alors un long moment debout, se tenant aussi immobile qu’une statue. L’intriguant personnage se contentait (comme à sa sinistre habitude) de juger en silence le jeune Trandoshan. Pensif, l’homme se demandait s’il devait mettre cette arrivée fracassante et ces propos déplaisants sur le compte du désespoir ou sur celui de la connerie ... Ne parvenant pas à se décider, ce ne fût qu’après bien des minutes de réflexion, qu’il finit par se mouvoir. Sa première action ne fût pas la parole mais bel et bien l’usage de la force pour refermer la porte derrière les deux jeunes gens. Ce ne fût qu’après la porte close par télékinésie qu’il s’adressa alors aux deux novices ; ne faisant là que l’usage de la plus stricte formalité.


                    « - Il serait bon, jeune Trandoshan, que tu te rappelles que tu n’es que toléré parmi nous. J’ignore les raisons qui ont poussées Maître Melchior à légiférer une deuxième fois sur ton cas, mais je doute que tu as obtenus ses faveurs par ce genre d’attitude. Le ton de Tovaharn était sec mais non dénoué de sagesse. L’attitude de Rosskress n’était en rien celle d’un Jedi et contrastait avec l’enseignement plein de nuance que lui avait donnée Barbara. L’homme s’avança lentement jusqu’au jeune homme et apposa sa main gantée de noir sur son épaule. Je comprends toutefois ta douleur, mais ne fait pas d’hâtives déduction. Elles mènent toujours à de grosses erreurs. L’empressement n’est jamais bon, quel que soit la situation. Le visage masqué de Tovaharn s’approcha alors des oreilles du Trandoshan pour lui murmurer quelques mots à la frontière de l’audibilité. Il y avait là la volonté de sa part de ne pas se faire entendre d’autrui. Mon garçon, à remuer ainsi ciel et terre avec autant de chahut, tu ne feras que provoquer d’autres incidents … Etait-ce là un conseil ? Une menace ? Ou tout autre chose ?! Il était bien difficile de savoir quel était le jeu de Tovaharn, mais il était certain qu’il déconseillait à Rosskress de poursuivre ses investigations. Le sombre personnage ôta ensuite sa main de son interlocuteur pour se retourner vers le centre de la pièce. Là, il referma avec empressement un vieux manuscrit ouvert sur une page qui donnait sur le dessin, fait main, d’un symbole représentant trois spirales qui se rejoignaient en un point central. Visiblement il ne voulait pas que cet ouvrage soit vu de son entourage. Feignant de mettre de l’ordre dans ses affaires, il continua de parler. Il éclaira alors Rosskress sur l’accident, répétant ce qu’il avait déjà dit aux membres du conseil. Je n’étais pas dans ce hangar, Je suis arrivé le premier sur les lieux, nuance. C’est pour cela que je m’en suis « tiré » ... Mais si porter assistance à des blessés est un crime, alors j’en répondrais personnellement devant le conseil. Dans le cas contraire je te demande de partir. Mettant le livre dans sa toge, Tovaharn s’en alla jusqu’à la porte qu’il rouvrit manuellement. Je pense que tu as là les réponses que tu cherchais Rosskress ? Pèse mes conseils et tout ira pour le mieux mon garçon. D’un geste bref, il désigna la sortie au lézard. Quant-as-toi, Bruluk, tu me déçois au plus haut point. Que dirait ton maître s'il te voyait agir ainsi ? … Et que me valait ta venue ? »

                    Le zabrack qui suivait Rosskress sur la sortie se stoppa net. L’arrivée fracassante de son compère lui avait fait oublier pendant un instant la raison qui l’avait poussée à rester ainsi bien des minutes devant la porte à attendre son tour. Visiblement il était embarrassé par la présence du Trandoshan, il fallait dire que certaines choses n’étaient pas bonnes à entendre pour tous le monde. La raison de sa venue concernait un des « amis » du novice de Barbara et cela ne regardait en rien le détective en herbe. Afin d’éviter d’envenimer certaine situation, Bruluk fît alors signe à Tovaharn de s’approcher et lui murmura ce qu’il avait à lui dire à l’oreille. Le maître resta imperturbable et n’eut comme unique réponse qu’un long grognement rauque. Rosskress et Bruluk quittèrent alors la pièce, laissant dorénavant Tovaharn seul dans ses quartiers. Si le Zabrack s’était montré sympathique envers le Trandoshan en le laissant passer devant lui malgré son attitude pour le moins déplacé, Bruluk n’était pas enclin à se livrer à son comparse. Il était aisé de comprendre qu’il se refuserait catégoriquement à s’expliquer sur le lien qu’il avait avec Tovaharn et la nature de ses propos. Le tout ne concernait en rien le jeune homme. N’ayant rien d’autre à faire pour l’instant, les deux novices errèrent alors dans cet étage, c’était le pont numéro 9.

                    [...]
                         

                    Niveau 5 :

                    La nécessité de quitter le plus rapidement possible l’installation sur Hoth avait amené l’Ordre Jedi à faire des choix plus ou moins expéditifs. Malheureusement, la précipitation n’amenait pas toujours à prendre les décisions les plus judicieuses, et certaines  allaient se montrer bien plus lourdes en conséquence que prévue. C’était par exemple le cas pour le Pau’an blessé qui avait été capturé par Hurza et Senara sur Korriban. Soigné par les infirmiers sur la planète de glace, il avait été transféré dans une des cellules du pont n°5 de l’Aclamator lorsque l’évacuation fût lancée. S’étant montré plus que coopératif, on avait jugé bon de n’assurer sa garde que par deux soldats clones, le champ d’énergie de sa prison étant connut pour sa robustesse  …
                    Bien que la faute incomba initialement à Hurza, entre la réunification jedi et l’évacuation du temple, personne n’avait pensé à fouiller ce Sith. Collaborant volontiers avec ses geôliers, ce dernier s’était montré anormalement docile depuis sa capture. Mais s’il restait calme et silencieux en apparence, il n’avait eu de cesse que de ruminer intérieurement sa vengeance. Utopistes ou naïfs, les jedis ignoraient qu’il ne faisait qu’attendre le moment idéal pour frapper. Pour se faire, il avait conservé sur lui l’épée laser de Dark Heran qu’il avait subversivement volée dans le tombeau sur Korriban. Et c’est ainsi qu’il avait patiemment attendu son heure dans sa prison de glace … Et en ce jour, dans l’espace, elle était enfin venue … La chance était avec lui !

                    L’explosion qui venait de survenir dans le hangar TV-77 avait provoqué une surtension dans les circuits du vaisseau. Cette surcharge électrique sur le réseau, si infime soit-elle, fût malheureusement suffisante pour couper le courant dans les ponts supérieurs durant quelques secondes. Situé dans cette partie de l’appareil, le Pau’an vit ses rêves s’exhausser lorsque le champ d’énergie de sa cellule se coupa net. Dès l’or, le sinistre personnage ne fût plus le doux et docile agneau qu’il s’était forcé de jouer face à ses gardiens. Il redevint alors l’exécrable connard qu’il était réellement. Ne disant un mot, il activa son sabre et se rua sur les deux gardes. Le Sith décapita ainsi le premier clone dans un mouvement sec avant de planter son sabre dans le cœur du second. Les deux corps tombèrent au sol en même temps, il était désormais libre …


                    [...]
                         

                    Niveau 8 :


                    Bien inconscient du danger qui se tramait plus bas, Altaer se prélassait sur son lit. Il était  actuellement dans une des cabines qu’on lui avait assignées au niveau du pont n°8. Les récents évènements l’avaient épuisé et il avait cruellement besoin d’être seul pour faire le point. Car une chose en particulier revenait en boucle à son esprit : il avait failli en tant que Jedi en éprouvant l’amour. Mais s’il le concevait, il ne parvenait malheureusement pas à se convaincre d’abandonner son cœur au profit de l’ordre. Agir ainsi était pour lui faillir en tant qu’être humain ... Dans son esprit torturé les deux, ordre et amour pouvaient et devaient coexister ! Mais ce n’était pas là le point de vue des membres du conseil, et il savait au fond de lui que leur sagesse était fondée ... On leur avait enseigné depuis l’enfance que l’amour menait inexorablement à l’obscur. Etait-il donc condamné à sombrer ? Cette idée lui semblait que peu probable, son cœur et ses aspirations étaient pures et il le savait ! Toutefois, le jeune homme ne reniait pas l’enseignement du temple, c’était, avec sa mère, la dernière famille qui lui restait. Et comme pour ça génitrice, il aimait l’ordre de tout son cœur. Ainsi Altaer philosophait sur son lit, le monde réel était bien loin de ses préoccupations, il était seul avec ses démons et ses interrogations. Et ainsi le pauvre garçon était tiraillé entre l’enseignement du culte, le désir de se montrer digne de son maître, et l’idée qu’il n’était qu’un handicapé, inutile et amoureux. Ses rêves et ses espoirs le quittaient et il était peu probable qu’un jour Senara  éprouve enfin la même chose que ce qu’il ressentait pour elle ...

                    Perdu dans ses songes, il n’avait pas accordé la moindre importance à l’explosion qu’il avait ressentie. Ne connaissant que peu les vaisseaux spatiaux, il avait cru la chose normale. Altaer ne remarqua qu’à peine plus la surtension sur le réseau quelques temps après  lorsque la lumière de ses quartiers se mise à vaciller... Le jeune homme haussa les épaules, a priori il n’y avait rien d’anormal. Il continua à réfléchir ainsi jusqu’à ce qu’il entende une bien sinistre nouvelle au micro.


                    « - Une explosion a eu lieu dans l’un des hangars du Croiseur Acclamator. On dénombre plusieurs valeureux soldats clones tués ou blessés ainsi que cinq Chevaliers Jedi avec de multiples blessures sans gravité. Cependant, nous annonçons avec une grande tristesse que le Maître Jedi Barbara se trouve actuellement dans le coma, et… nous vous annonçons que Maître Gallaelle... a rejoint la Force… »

                    Cette annonce pouvait bien s’apparenter à un tir de chevrotine en plein poitrail ! A l’écoute de cette intervention du maître Decko, le cœur d’Altaer se mît à danser la lambada (et Sad ne lui avait même pas apprit pour dire !). Il se leva d’un bond, mais, déséquilibré par sa jambe de métal, le novice retomba encore une fois à terre. Puisant dans ses réserves, le jeune homme se releva et quitta avec empressement sa cabine. Il était terrorisé et dans le tumulte avait oublié les préceptes Jedi les plus élémentaires. En cet instant il n’y avait plus de sérénité et d’harmonie chez Altaer, la peur avait réussie à toucher son cœur … Boitant dans les couloirs  d’un pas pressé, il se maudissait en silence pour ce qui venait d’arriver ! Il avait laissé Senara aller seule au rendez-vous avec maître Gallaelle dans ce hangar ! Et maintenant il apprenait que l’explosion qu’il avait pensée normale avait eu lieu là-bas ?! Senara était-elle blessée ?! Si tel était le cas il ne pourrait jamais se le pardonner. Marchant à vive allure dans les couloirs, Altaer s’en allait dans de longue et douloureuse supputations, se considérant comme responsable de l’hypothétique drame qu’il redoutait. Se faisant, il voulût rejoindre au plus vite les ponts inférieurs pour aller au hangar TV-77.  Son jugement était brouillé par ses sentiments et l’empressement et il n’avait pas pensé que si ses craintes s’étaient réalisées, Senara aurait été menée à l’infirmerie et non pas laissée sur place … C’est ainsi qu’il quitta le niveau 8 pour le pont inférieur. L’ironie du sort voulue que celle qu’il cherchait ait été à son étage initial en compagnie de Kalane. S’il l’avait sût, alors bien de sinistres évènements auraient étés différents pour lui … Sans le savoir, Altaer s’en alla ainsi à la rencontre d’un destin bien tragique.

                    [...]
                         

                    Poste de pilotage / commandement de l’Acclamator :

                    Pendant ce temps-là, l’ambiance au sein du poste de pilotage de l’Acclamator était tendue. L’équipe composée de deux clones qui était chargée de la  garde du prisonnier n’avait pas donnée de nouvelle depuis 20 bonnes minutes … Habitué à la rigueur et au sérieux dont faisaient d’ordinaire preuves ces soldats, le chevalier Vojan avait demandé à ce que l’on envoie sur place une patrouille. Les maîtres du conseil s’étaient retirés suite à l’accident survenu pour maître Gallaelle et il n’y avait à présent plus que des chevaliers comme Jedi de haut rang dans le pont de commandement du vaisseau.  L’homme avait un mauvais pressentiment mais la chose n’était visiblement pas partagée par ses camarades. Ils étaient nombreux à être certains qu’il ne devait s’agir que d’un problème de comlink. Après plusieurs minutes d’attente, un officier qui attendait le rapport de la patrouille s’en alla jusqu’au chevalier Vojan pour lui faire part du compte rendu de l’équipe. Visiblement Vojan avait eu raison de s’inquiéter, il demanda à tous ses frères le silence et prît la parole.
                         

                    « - Mes frères, la situation est critique ! La patrouille que j’ai envoyée aux cellules du niveau 5 me signale que le prisonnier Sith est parvenu à se libérer ! Les deux gardes ont étés tués avec une épée laser ! D’après les caméras de surveillance  le prisonnier vient d’accéder au niveau 7, visiblement il cherche une console pour communiquer avec l’extérieur ! »

                    L’intervention du chevalier lança un froid dans la pièce. Tous se regardèrent en silence, n’osant pas prendre la parole. Parmi les gens présents dans le poste de pilotage, un homme laissa finalement place à la panique.

                    « -  Vojan, vous avez dit le niveau 7 ? Chevaliers, nous courrons tout droit à une catastrophe ! Nous avons entreposés toutes les archives du temple de Hoth à ce niveau-là ! Si le Sith tombe sur ces documents, alors il connaîtra tout ! De nos cachettes, nos membres, nos sympathisants et même le nouveau refuge d’Endor … Par la grâce de la force qu’allons-nous faire ? Les Maîtres du Conseil se sont retirés pour aller méditer sur l’accident de Maître Gallaelle ! Nous sommes laissés à nous même ! Demander l’avis du conseil prendrait trop de temps ! Mais nous en manquons cruellement, il pourrait s’enfuir ! »

                    Tout autant perturbé que ses frères par la nouvelle, le chevalier Vojan tentait de rassurer ses compagnons et cherchait tant bien que mal la décision adéquate à prendre au travers du code jedi. Ils étaient seuls, sans le conseil ... Adi Jolian, une autre chevalière, apposa sa main sur le Jedi paniqué et réclama à son tour le silence. La situation était en effet critique mais c’était pas pour autant une raison pour gaspiller vainement son temps en salive et en pleurnichement inutiles.

                    « - Calmez-vous mes frères ! La précipitation ne mènera à rien ! Le Sith ne pourra pas communiquer avec l’extérieur tant que nous serons en hyperespace. Mais nous ne devons prendre aucun risque ! Coupez immédiatement le système de communication et activez les brouilleurs ! On s’exécuta tout de suite. La chevalière Jolian s’efforça de prendre une longue respiration. Elle savait en sort fort intérieur que si le Pau’an était tombé sur les archives et qu’il accédait jusqu’aux capsules de sauvetage, alors tout serait perdu. Elle pria maintes fois la force d’entendre ses prières et finit, résignée, par faire ce qu’elle redoutait. Ce qu’elle allait dire lui coûtait énormément mais si le Sith tombait sur ces données ils étaient tous condamnés. Verrouillez tous les accès du niveau  7 ! »

                    Dès qu’il avait perçu la longue réflexion d’Adi, Vojan s’était préparé mentalement à cette décision. Mais aussi objective et réaliste qu’elle était, il avait encore du mal à l’accepter. C’était courir le risque de condamner certain de leurs frères et sœurs ... Pire, le dernier enregistrement vidéo du pont n°7 avait montré que, même s’il était partiellement vide, le droïde GR.0KK (une des unités protocolaire qui servait de professeur pour les examens)  était sur place avec 5 des 10 novices qui avaient participés à l’examen d’aptitude de padawan. (Les 5 autres participants qui n’étaient pas avec eux, il s’agissait de : Senara, Miss Pouf et Altaer : étant à l’origine au niveau 8 ; Rosskress et Bruluk au 9). La majeure partie des autres novices était déjà partie sur Endor lors du début de l’évacuation bien des jours avant celui-ci. Il avait en effet été décidé d’évacuer en priorité en plus du matériel tous les enfants âgés de moins de 16 ans. L’acclamator se chargeait d’acheminer les derniers qui étaient les plus âgés. Bref il y avait là un groupe de 5 novices au pont n°7. Vojan s’empressa de faire part de cet élément à sa camarade bien que lui-même savait qu’ils étaient obligés de tenir compte des priorités : la survie de l’ordre était la plus importante de toutes. Personne n’aurait aimé être à la place de Jolian. La femme au nerfs d’aciers avait agie en Jedi et avait pris les devants face à la né cécité d’une décision rapide.  

                    « - Mais Jolian … il y a des novices à ce niveau-là ! »

                    « - Si ce Sith s’échappe ou communique avec l’extérieur, alors ce sera l’ordre Jedi tout entier que nous perdrons ! J’assumerais seule la responsabilité de cette décision s’il le faut ! »

                    Tout avait été dit. Il n’y avait rien d’autre à faire … Tous les chevaliers, Jolian compris, baissèrent la tête en silence tandis qu’on scella tous les accès au niveau 7. Il fallait maintenant mobiliser plusieurs équipes de clones et de chevaliers à envoyer sur place. Malheureusement le brouillage compliqua grandement la situation car il empêchait toute communication dans l’appareil … La mobilisation des secours perdit alors de nombreuses minutes …

                    [...]

                    Spoiler : Spoiler

                    Mufus

                         

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                    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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                      Post n°69
                      Auteur : Super PNJ

                      Niveau 7 :

                      Craignant que Senara fût blessée dans l’explosion, Altaer cherchait désespérément à rejoindre le hangar TV-77. Il venait d’emprunter les escaliers et avait ainsi quitté le pont N°8 pour descendre au N°7. A peine fût-il arrivé à l’étage que la porte se verrouilla derrière lui. L’écoutille s’était visiblement verrouillée automatiquement et il ne pouvait retourner dans la cage d’escaliers.  Surpris mais sans plus, il ne s’y intéressa pas plus longtemps et continua sa progression. Le garçon avait regardé les plans du bâtiment et savait qu’il y avait un accès plus rapide vers les hangars s’il passait par ce niveau. Mais malheureusement, il ignorait que tout l’étage avait été placé en « quarantaine » …

                      Lorsqu’il arriva enfin à la sortie qu’il voulait prendre pour descendre vers sa destination, il fût alors surpris de trouver là aussi une porte close. Sceptique, il tenta plusieurs autres passages sans plus de résultats. Déboussolé, le jeune homme avait du mal à comprendre ce qu’il se passait. C’était à croire qu’on avait verrouillé toutes  les entrées et sortie de ce niveau ! C’était insensé ! La peur toujours au ventre car l’esprit focalisé sur Senara, il ne s’était pourtant pas encore étonné de ne pas avoir croisé le moindre être vivant dans ce niveau depuis tout à l’heure. A force de tourner en rond à la recherche d’une sortie, la chose commença enfin à le turlupiner … Mais heureusement, au détour d’un couloir, il tomba finalement nez à nez avec plusieurs autres jeunes novices et le droïde protocolaire GR.0KK. Il les connaissait de visage, c’étaient là 5 jeunes novices qui avaient environ le même âge que lui. Ils faisaient eux aussi partis de la promotion qui avait passée l’examen d’aptitude de padawan quelques temps plus tôt sur Hoth.

                      Avec Altaer, le nombre total de novices bloqués au niveau 7 fint par atteindre le chiffre de 6. Parmi ces 6 jeunes gens, aucun n’avait conscience du danger qui les menaçait. Visiblement ces jedis en herbes étaient aussi perplexes qu’Altaer face à ces portes fermées …  Le mystère restait entier mais le droïde, qui était théoriquement leur responsable et professeur, ne toléra pas que l’on s’en inquiète outre que de mesure et décréta qu’il valait mieux rester groupé et attendre la venue d’un Jedi de rang supérieur pour quémander des explications. C’est ainsi qu’il ordonna à Altaer de rester avec le groupe. Se pliant à l’autorité, le jeune homme n’en demeura pas moins inquiet pour Senara. Il n’attendait qu’un mot du robot pour être libéré et pour pouvoir leur fausser compagnie afin de de rejoindre les hangars. L’idée qu’elle puisse avoir été victime l’obsédait de plus en plus. Ces portes fermées n’arrangeaient rien à la chose car l’empêchant de savoir ce qu’il en était réellement ! Ne pas savoir le rendait malade … Si seulement Altaer s’était penché d’avantage sur le moment présent que sur les hypothétiques dangers qui menaçaient sa dulcinée, alors il aurait peut-être pu ressentir les sinistres évènements qui allaient se produire …

                      Vous êtes quand même méga perspicace. Ça fait 6 pages world que je parle d’un sinistre évènement sans pour autant le présenter et vous continuez à lire ?! Chapeau bas ! Bref je disais que le groupe arpenta ainsi plusieurs couloirs, toujours à la recherche d’une sortie. Ils rencontrèrent rapidement un clone, qui, lui aussi, s’était retrouvé coincé. L’homme était bien plus méfiant que tous les autres et son attitude ne tarda pas à se rependre dans le groupe lorsqu’il annonça que toutes les communications étaient brouillées ... Quelques minutes seulement après cette rencontre ils tombèrent sur une autre personne dans les couloirs.    

                      L’individu semblait être un humanoïde de grande taille. Il était vêtu d’une tenue rouge traditionnelle d’Utapu. Aucun Pau’an n’avait encore fait le rapprochement avec le prisonnier ramené par Hurza et Senara !  Le mystérieux personnage les regarda en silence quelques minutes avant de leur faire signe de s‘approcher. Son attitude était chaleureuse et bienveillante et il ne fît aucun doute qu’il devait visiblement s’agir d’un Jedi. Pourtant quelque chose dans son attitude dérangeait Altaer. Et si deux novices s’approchèrent avec GR.0KK, lui et les trois autres novices restèrent à bonne distance. Le clone, quant à lui, était du genre méfiant. Ne recevant pas de directives, il resta à sa place.

                      Lorsqu’enfin le droïde protocolaire et les deux novices furent à son niveau, le Pau’an activa son sabre et le lança dans leur direction. Le robot et un des deux jedis furent coupés en deux, mourant sur le coup. L’épée revint dans la main de son propriétaire tel un boomerang. Un sinistre rire s’éleva de sa capuche et en cet instant tous comprirent que c’était là un sith … Ici ? Dans le vaisseau ?! Altaer et ses comparses mirent leur main au sabre, mais déjà le deuxième novice venu à la rencontre du Pau’an était violement embroché. La bravoure laissa alors place à la panique et les trois novices qui étaient avec Altaer prirent leurs jambes à leur cou. Ce n’était pas possible, c’était là un cauchemar ! Le jeune homme se retourna vers le clone, demandant que faire. Ce dernier ne lui laissa pas le temps de parler et le tira en arrière avant de se mettre devant lui, faisant alors office de son corps comme bouclier contre le Sith qui avançait lentement dans leur direction ...


                      « - Va fiston, je vais le retenir ! »

                      Altaer attrapa le clone par le bras. Les yeux aux bords des larmes, le jeune garçon le supplia de l’accompagner. Non pas qu’il avait peur d’être seul, mais l’homme n’avait aucune chance dans un combat contre ce sensitif. La seule chose de sensée était encore de  battre en retraite jusqu’à l’arrivée des secours.  Les trois autres novices l’avaient visiblement bien compris et s’étaient déjà enfuis. L’élève de Niscar tirait sur le bras du soldat de toutes les forces pour qu’ils en fassent de même.

                      « - N’y allez pas ! Par pitié ! Aucun de nous ne fait le poids face à lui ! Il faut fuir ! »

                      « - Mon garçon, j’ai été conçu pour servir et protéger la république et l’ordre Jedi. Je ne faillirais pas ! La main droite du clone se referma sur celle d’Altaer. Il comprenait l’attitude du jeune garçon et le lui signifiait. C’était là un bref signe de compassion et d’adieu, car il savait que ce bonhomme le considérait comme un être humain à part entière et non un vulgaire clone. Mais bien que ce valeureux estropié puisse le penser humain, le soldat avait un devoir à accomplir. Il esquissa un faible sourire sous son casque et poussa Altaer vers l’arrière. Le padawan  le supplia du regard mais c’était peine perdue. C’est mon boulot mon petit gars ! Je mourrais en remplissant ma tâche. Toi, va te cacher avec les autres. »

                      Et bien qu’il n’avait absolument aucune chance, le clone chargea son lourd blaster DC-15 et s’en alla à la rencontre de ce sinistre meurtrier qui avançait toujours dans leur direction. Altaer voulut le retenir une nouvelle-fois mais il était déjà trop tard. Il entraperçut entre ses  larmes le casque du soldat rouler par terre … Le pau’an venait de faire ça 5ème victime (si on ne compte pas le droïde).
                      Le sacrifice de cet homme ne devait pas être vain et Altaer se promit de survivre ne serait-ce que pour honorer cet acte. N’écoutant que son courage, le garçon prit à son tour la poudre d’escampette, le meurtrier sur ses talons. Visiblement le Sith n’était pas pressé, et bien qu’il lui ait été aisé de rattraper ce pauvre padawan boiteux, il se contentait de le suivre lentement, se délectant de la scène. Ses jeunes proies étaient prises au piège dans une toile qui avait été tissée par l’ordre lui-même. Le sombre connard qui adorait d’ordinaire les monologues était devenu avare en parole. Le massacre des padawans était un petit bonus qu’il s’octroyait, histoire de se venger de ses geôliers, mais il n’oubliait pas pour autant ses priorités. En arpentant ce niveau il était tombé sur les archives Jedis et il attendait à présent le moment opportun pour les transmettre vers l’extérieur. Sa vie n’avait d’ores et déjà plus qu’un objectif : donner aux siens l’emplacement Jedi d’Endor et les réseaux de l’ordre.  S’il parvenait à les transférer, alors ce culte de moines-chevaliers toucherait à sa fin.

                      Toujours pourchassé par ce sinistre assassin, Altaer puisa dans ses dernières réserves pour essayer de le distancer. Le résultat fût mitigé mais il parvint ainsi à placer une bonne dizaine de mètre entre lui et son poursuivant. Le pas du Sith commença alors à se faire lui aussi plus rapide, il ne jouait plus … A un énième carrefour dans ce labyrinthe de couloirs, le padawan remarqua alors les trois autres novices qui venaient de rentrer dans une pièce. Désespéré, le jeune garçon les suivit à son tour et se précipita dans l’embouchure de la porte. C’était là une vaste pièce totalement plongée dans le noir dont le plafond devait culminer à bien deux mètres de haut. De toutes parts s’élevaient maintes poutres et colonnes en acier qui semblaient supporter la structure. Il y avait dans cet endroit de multitudes composants mécanique, de réacteurs de chasseurs, en passant par des terminaux, et même quelques pompes à nano-convecteur (cherchez pas je viens de l’inventer).  Cet endroit était un véritable amoncèlement de bric et de broc, un espace de stockage servant depuis longtemps de déchèterie embarquée. Fouineur de nature, en temps normal Altaer se serait régalé dans cet environnement, mais en cette situation, cet endroit apparaissait toutefois comme salutaire, les 4 novices (en le comptant parmi eux) avaient trouvés une bonne planque ! Visiblement ils n’avaient pas attendus cette déduction, et c’est ainsi qu’après avoir démonté la commande des lumières à l’aide du manche de leurs sabres lasers, tous allèrent se cacher dans l’obscurité de ce capharnaüm.

                      Il ne fallut pourtant pas attendre longtemps pour entrevoir la funeste forme rougeâtre du Pau’an dans l’entrebâillement de la porte. Il avait suivi Altaer et les tenait à présent à sa merci. De sa cachette (caché derrière une colonne qui était dans un coin de la pièce), l’apprenti de Niscar pouvait ressentir les 3 paires d’yeux de ses compagnons d’infortunes. Ceux-ci le fusillaient d’un regards assassins. Il faisait très sombre dans la pièce et le Sith constata avec étonnement que la commande de l’éclairage avait été bousillée. Même si le temps jouait contre lui, il savait pertinemment qu’attraper 4 novices dans une salle, aussi grande fût-elle, serait rapide. Il pénétra alors dans cette vaste remise avec l’objectif de débusquer ces pauvres petits cochons de leurs si misérables abris. A le voir se déplacer et fouiner l’endroit tel un prédateur, Altaer compris qu’il ne les traquait non pas à l’odeur ou à l’œil mais en usant de la force. Leurs peurs et leurs sentiments le mèneraient à eux … Son désespoir grandissant de secondes en secondes, seule sa survie avait à présent de l’importance à ses yeux ! Il devait vivre ! Par tous les moyens ! Se rappelant les enseignements de l’ordre, le jeune homme essaya de se calmer. Il était primordial de réguler son souffle et de ne plus paniquer … Cet enfoiré n’attendait que ça.

                      Alors qu’il était en train d’essayer de calmer ses nerfs et de reprendre ses esprits, le cri strident d’un des novices se fît entendre. C’était là les derniers mots d’une jeune fille que le Pau’an avait débusquée avant de l’occire de sa lame ... Le sang d’Altaer se glaça. L’idée commença à germer dans son esprit qu’il n’y survivrait pas. Ils allaient être massacrés un à un jusqu’au dernier … Tout était à présent clair comme de l’eau de roche. C’était la fin … Il n’y avait plus rien à espérer de la force ou d’hypothétiques sauveurs. Que faisaient donc les secours depuis ses lentes minutes ?! Et pourquoi les portes restaient closes ?! Aucune réponse sensée ne parvenait à apaiser ses questions qui harassaient en boucle l’esprit d’Altaer. La vérité, quanta elle, l’aurait à coup sûr anéanti. Car les équipes demandées par le poste de commandement était enfin arrivées sur place mais fouillaient malheureusement la mauvaise partie du niveau. Le poste de commandement, qui tentait de retracer le chemin du Pau’an via les enregistrements des caméras de surveillances ne pouvait pas entrer en contact avec ces derniers à cause du brouillage ! Cette confusion monstre et le fait qu’ils gardaient le niveau verrouillé condamnait ses jeunes gens à une mort certaine … Altaer était au bord des larmes, adossé contre la colonne qui le cachait, il se laissa glisser vers le sol … Ils allaient tous mourir … Sur les 5 novices, le droïde et le clone il ne restait déjà plus que 2 de ses comparses et lui-même. Il n’avait rien pût faire, tout c’était passé si vite … L’enfant maudissait ses renforts qui n’arrivaient pas ! Il y avait un véritable fossé entre eux et ce monstre assoiffé de sang … Il n’avait aucune chance … Même si certains de ces jeunes gens s’étaient montrés hautains envers lui, il n’avait jamais souhaité les voir mourir, c’était pourtant ce qu’il avait vu de ses propres yeux. Des visions atroces qui s’étaient gravés dans sa tête ! Il était fautif et commençait à se dire qu’il avait une nouvelle fois failli, cette fois-ci sur tous les niveaux, sa couardise l’ayant poussé à rejoindre ses trois camarades alors qu’il était suivi. Il avait mené le Sith jusqu’à eux … C’était sa faute s’il était dans cette pièce, il aurait dut essayer de le semer dans les couloirs ! Mais pour tout dire Altaer avait peur de mourir en cet instant et l’idée le tétanisait …

                      La peur avait aussi élue domicile dans les cœurs des deux autres compères d’Altaer qui se cachaient eux aussi dans la pièce. Il restait là une twi'lek et un rodien. La tension était palpable, tous savaient la situation critique et l’individualisme semblait avoir pris le pas sur les valeurs Jedis. Lorsque le Sith fixa la direction dans laquelle se trouvait Altaer, la jeune fille tenta de profiter de l’instant pour s’enfuir. Aussi quitta-t-elle précipitamment sa cachette et partie en sprint en direction de la porte. Mais aussi vite pût-elle courir, elle ne fût pas aussi rapide que les réflexes du Pau’an. Se retournant en une fraction de seconde, il envoya dans sa direction une vague de force qui fît mouche. L’adolescente s’en alla heurter violemment le mur avant de tomber à terre. Elle n’eut malheureusement pas le temps de se relever, l’originaire d’Utapu était déjà sur elle. Il lui envoya un coup de pied en pleine mâchoire avant de placer sa lame sous sa gorge. Visiblement il s’apprêtait à l’exécuter … Il releva la tête un instant et se mît alors à parler pour la première fois depuis sa libération. Il s’adressait plus à Altaer et au Rodien qu’à sa victime.


                      « - Il est inutile de se cacher mes enfants, je ressens vos peurs et vos peines. Il est aisé de vous trouver, et plus encore de vous tuer. Le pau’an, qui menaçait toujours la twi’lek avec son épée sous sa gorge, lui tira sur une de ses tentacules. Cette dernière cria de douleurs. Toujours caché contre sa colonne, Altaer n’en pouvait plus. Assis par terre, paniqué, ses yeux débordaient de larmes il ne savait pas quoi faire. Il avait peur mais son cœur lui disait de se lever et de faire face à cet assassin. Ses mains se serrèrent sur son sabre. C’était un cauchemar, il voulait se réveiller ! Altaer ne pouvait pas continuer à se cacher … Le Sith allait la tuer ! Cet enfoiré reprit la parole, il sentait les changements d’esprit d’Altaer bien qu’il ignorait de qui il s’agissait entre les deux novices qu’il savait encore cachés dans cet endroit. Tout, de ses paroles à ses actions, était un copié de l’attitude qu’il avait eu sur Korriban. Il tenait là un otage comme il l’avait fait avec Hurza. Il voulait les pousser à la faute, les énerver, profiter de la faille qui s’était créé dans leurs cœurs pour les faire sombrer. Agissez donc en Jedi et daignez mourir avec honneur ! Je suis las de jouer au chat et à la souris ! Venez à moi l’arme à la main et tombez dignement au lieu de finir aussi honteusement que cette gamine ! »

                      Accompagnant ses paroles le Pau’an tira une nouvelle fois sur la tentacule de la twi’lek avant de s’apprêter à l’égorger. Tout était fait pour faire réagir les deux garçons. Comme il l’avait fait pour Senara, il tentait de les provoquer, de les amener à se montrer mais aussi de se trahir eux-mêmes, de faillir envers leurs idéaux, envers l’ordre et envers eux même. Visiblement ça n’avait pas marché, les deux novices n’avaient pas osés quitter leur cachette. Attristé, il arma son bras et se prépara à trancher la gorge de la twi’lek qui le suppliait en pleurant et suppliait ses frères jedis de lui venir en aide.


                      « - Non ! »

                      Avant même de prendre conscience de ce qu’il avait dit, Altaer remarqua qu’il s’était inconsciemment levé et se tenait à présent face à ce bourreau. Son épée dans sa main droite, le regard au bord des larmes mais déterminé, il avait mis de côté ses peurs pour agir en Jedi. Le pau’an avait en partie raison, il ne pouvait rester là sans agir ! Au moins devait-il essayer de sauver sa vie et celles de ses camarades au lieu de rester dans son coin à pleurnicher. Ce n’était visiblement pas le point de vue du Rodien qui se contenta, au contraire, de s’enfoncer dans l’obscurité de sa cachette. Altaer activa son sabre et le pointa dans la direction du Sith. Il était énervé et sans le savoir tombait dans le jeu de son adversaire.

                      « - Lâche la enfoiré ! Laisse la partir et vient donc à ma rencontre ! »

                      Le Pau’an le regarda avec amusement avant d’hausser les épaules. La naïveté d’Altaer était touchante. D’un geste rapide il égorgea la jeune fille avec son sabre laser et la laissa tomber à terre. Elle était morte … Il se releva sur toute sa hauteur, dominant Altaer et manquant de toucher le plafond. Le padawan avait perdu toute assurance et objectivité, la mise à mort de celle qu’il avait tentée de sauver l’avait anéanti mentalement ! Et ainsi le pauvre garçon vit rouge, laissant libre court à toute sa colère, il se rua en criant sur cet assassin qui avait pris sous ses yeux 6 de ses compagnons.

                      « - NON ! Putain je vais te crever  ordure! »


                      On ne saura assez le répéter : la précipitation n’ést jamais bonne ! Le Pau’an para son attaque avec une facilité déconcertante avant de lui envoyer un coup de poing en plein visage. Le coup fût rapide et douloureux et Altaer tituba avant de tomber par terre. Il avait une nouvelle fois été déséquilibré à cause de sa jambe métallique mais cette fois-ci les conséquences allaient se montrer bien plus sinistres que d’ordinaire. Face contre terre, il maudissait sa faiblesse et son infirmité pendant que son assaillant poussa son sabre laser du pied. Il était aux pieds de son ennemi, désarmé et à côté du cadavre de la pauvre twi’lek. Ses larmes coulèrent le long de ses joues tandis qu’il vît la vive lumière rougeâtre du sabre de son adversaire se préparer à lui donner le coup de grâce. Dans ces derniers instants qu’il lui restait à vivre, Altaer avait brisé les quelques barrières mentales de son esprit. Il allait mourir et cette peur de la mort se transforma en une haine. Une poussée de violence et de pensées colériques qu’il dirigeait envers ces renforts qui n’arrivaient pas et envers le Rodien qui restait cachait. L’épée du Pau’an était placée sous sa gorge, ses yeux se fermèrent tandis qu’il brandit un doigt d’honneur envers son meurtrier.

                      Ce geste vain fît rire le Pau’an qui reteint son attaque. Considérant sa proie, le Sith était heureux. Il venait de réussir là où il avait raté avec la petite peste rousse sur Korriban. Il était parvenu à anéantir les barrières de l’esprit d’Altaer et lisait en lui comme dans un livre. L’adolescent qu’il avait à ça merci était totalement déboussolé, perdu, ce n’était plus qu’une poupée partiellement vide. En cédant aux provocations, Altaer avait ouvert des portes qui menaient à l’obscur. Mais au moins pouvait-il se rassurer qu’il n’aurait jamais la décadence d’être corrompu car le Sith avait bel et bien dans ses projets de le tuer. S’il n’avait pas encore décapité l’enfant, ce n’était que parce qu’il ne faisait que se délecter quelques secondes de ces souvenirs pour venir les rajouter à ses connaissances. C’est alors, qu’en fouillant dans la mémoire de cet enfant, le Pau’an vît l’Ezeru et l’affaire de Senara. Cette gamine qu’il détestait détenait à présent le legs de Dark Heran ?! Ce fût à son tour de voir rouge ! Le sinistre personnage voulait des explications, il voulait la bague ! Retirant sa lame de sous la gorge d’Altaer, il le souleva d’une main et l’envoya s’écraser contre un mur avant d’éteindre son sabre. Le pauvre enfant n’eut pas le temps de se relever qu’il prit un violent coup de pied dans l’estomac. Ne comprenant pas pourquoi il n’avait pas été tué, Altaer n’eut malheureusement pas la possibilité de chercher des réponses car le Sith le passa à tabac. L’originaire d’Utapu le frappa alors de toutes ses forces à l’aide de ses pieds et de ses mains. Chaque coup était donné pour faire souffrir au maximum ! Cette gueule d’ange allait payer pour connaître la gamine de Korriban et l’aimer ! Il détestait cette petite peste qui l’avait défié dans le mausolée de Dark Heran ;  cette miss parfaite qui n’était pas tombée dans ses pièges lors de leur confrontation et qui avait énoncée Hoth en sa présence, l’obligeant à être fait prisonnier ! Elle avait l’Ezeru ? Elle avait le legs de Dark Heran ?! S’en était trop ! Relevant par le col le corps tuméfié d’Altaer, le Sith lui cria dessus.

                      « - Où est cette gamine rousse ?! Cette Senara ! Où est ma bague ?! Parle !!! »

                      A moitié étourdit par les coups qu’il avait reçu, Altaer cracha sur son bourreau. La réponse ne se fît pas attendre. Un coup net et précis fût envoyé en plein dans le sternum du novice. Le souffle coupé, Altaer le regardait avec défit, il se savait condamné et suite aux coups qu’il avait pris, il préférait encore être tué maintenant qu’être une nouvelle-fois passé à tabac. Le Pau’an prit conscience qu’il aimait sincèrement Senara et c’était là une des rares choses qu’il n’était pas parvenu à briser chez l’enfant. Obnubilé par la bague, le Sith ne pensait plus aux archives et au temps qui jouait en sa défaveur. Il en avait même oublié le lâche Rodien qui restait caché. Songeur, ne pensant qu’à l’héritage d’Heran, il décida de changer de tactique. Il lui fallait faire douter Altaer. Dans un mouvement bref il lâcha l’adolescent qui s’adossa péniblement contre un mur. La respiration difficile, Altaer tentait tant bien que mal de reprendre ses forces.

                      « - Tu sais mon garçon, si je suis ici, libre de mes mouvements et massacrants ainsi tes frères et sœurs, ce n’est pas le fruit du hasard. Cette Senara et son maître sont mes complices. Liant les gestes à la parole, le Pau’an fît mime de se moquer du jeune homme. Ils m’ont sciemment laissés prendre sur moi une épée laser lorsqu’ils m’ont ramenés chez vous. Cela faisait partit du plan ! J’ai vu dans ton esprit que ce Hurza à trahis l’ordre, il devait s’attendre à ce que l’on remonte jusqu’à lui ! Mais ils m’ont moi-même dupés et la padawan à volé le bien qui m’était dût ! Tu sais de quoi je parle : cet Ezeru ! »

                      « - Vous mentez ! Son maître lui à mît de force cet objet maudit au doigt ! Gardez vos mensonges pour vous ! »

                      « - Tu as beau faire semblant de ne pas croire en mes dire je ressens tes sentiments. Il y a des doutes, de la peur et de la haine … »

                      Altaer regarda le cadavre de la twi’lek et celui de la jeune fille qui avait été la première à être tuée dans la pièce. Il pleurait toujours et l’habituelle détermination et fierté qui brillait d’ordinaire dans son regard semblait s’estomper. Les poings d’Altaer se serrèrent. Il cria de toutes ses forces sur son bourreau, suppliant pour qu’on l’achève vite.

                      « - Oui je suis haineux envers vous, espèce salopard ! Mais allez-y ! Butez-moi ! »


                      Le Pau’an eut de nouveau un sinistre ricanement. Mais cette fois-ci  sa voix se faisait plus stridente. Il avait complètement oublié qu’il se trouvait à bord du vaisseau Jedi et était à présent focalisé sur l’affaire autour de l’Ezeru. Le Sith ne comptait aucunement achever tout de suite Altaer, il lui envoya un autre coup de poing en plein visage.

                      « - Ne te mens pas à toi-même. Tu as déjà rencontré le côté obscur et ceci par deux fois. Quand à tes pensées décalées, elles ne sont pas les premières. Tu as été par deux fois en contact direct et tactile avec la bague de Dark Heran ! Elle sanctifie de l’obscur la chair et l’esprit mon garçon ... Elle t’a montrée la voie ! J’ai vu dans ton esprit ta prestation devant tes camarades avec les éclairs de forces. Tu ne savais pas comment faire dans le passé mais la chose ne s’est inscrite d’elle-même dans ton esprit que récemment ! C’est le jour où tu as touché la bague pour la première fois que tu as eu accès à ces sombres enseignements. La bague t’as tourné l’esprit et tu es désireux de puissance … Tu sais qu’elle peut t’apporter tout ça ! Tu as tout fait pour la retoucher une seconde fois, et lorsque ce fût le cas elle n’a fait plus qu’un avec ton âme durant quelques instants. Etait-ce réellement pour que cette Senara  ait conscience de ta bonne fois que tu as livré ton esprit à la bague ? Ou n’était-ce pas là au contraire une piteuse excuse pour légitimer la chose ?! Altaer se sentait de plus en plus mal, le Pau’an le faisait à présent douter de lui-même. Avait-il agît inconsciemment pour être une nouvelle-fois en contact avec l’objet maudit ? C’était une hypothèse qu’il ne pouvait infirmer, et cette idée commença à le faire douter de sa bonne foi. Son regard semblait à présent bien vide, perdu, comme l’était Altaer en cet instant. Le Sith esquissa un large sourire sous sa capuche rougeâtre, il avait fait mouche bien qu’il ne savait pas non plus la véracité de ses propos. J’ai aussi vu que tu t’inquiètes pour cette Senara, elle est ta principale préoccupation actuellement. Elle te fascine et tu l’aimes. Pour elle tu as et tu continuerais à agir contre le code Jedi. Mais dis-moi franchement mon enfant, es-tu réellement attiré et amoureux de la porteuse de la bague ou n’est tu pas simplement obnubilé par ce qu’elle porte ? Réfléchi bien ! Tu ne la connais pas depuis longtemps, sois franc envers toi-même ! Tu ne l’aimes pas, c’est ce qu’elle porte que tu aimes ! Tu veux cette relique autant que je la veux et autant qu’elle veut la garder pour elle ! Ne soit pas esclave de ses charmes, elle te manipule, ils te manipulent tous ! »

                      Le Sith pariait gros mais l’esprit d’Altaer était perdu et ses paroles étaient tels des coups de poignards. Déboussolé, ne sachant plus que pensé, l’élève de Niscar restait immobile, adossé contre le mur, incapable de quoi que ce soit ... Les coups et les violences physiques qu’il avait subits avaient marqués son doux visage et son corps, tandis que les propos du Pau’an avaient dévastés son esprit. Il ne savait plus à quoi se rattacher et son âme doutait à présent de tous et de rien … Il était perdu, dans tous les sens du terme. Le Sith le considérait avec

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                        Post n°69
                        Auteur : Super PNJ

                        amusement, il aimait faire souffrir.
                        Profitant de la scène, l’héroïque Rodien tenta à son tour d’imiter la Twi’lek et de s’enfuir pendant que le meurtrier était affairé à torturer Altaer. Mais les sens du Pau’an étaient toujours aux aguets et lorsqu’enfin le novice quitta sa cachette pour tenter de rejoindre la sortie de la pièce, le Sith usa de la télékinésie pour rabaisser la porte. Le Rodien  avait quitté sa planque et se trouva dès l’ors pris au piège. Il eut beau supplier l’assassin, ce dernier se désintéressa un instant d’Altaer pour aller le tuer. Il accula le lâche novice dans un coin et le décapita avec aisance.

                        Mais ce fût là sa plus grave erreur ! Car bien qu’il parvienne à tuer cet enfant, le fait de laisser seul Altaer contre le mur pour aller mettre à mort cet importun lui fût fatal. Bien que sonné et anéanti par tout ce qui venait de se passer, l’élève de Niscar avait mis à profit ce moment pour récupérer son sabre. L’activant, il ne laissa pas le temps au Pau’an de se retourner et lui couper le bras qui tenait son arme. Dans un cri de douleur son tortionnaire tomba à terre. Aussi vif et fourbe qu’un serpent, le Sith brandit son autre bras avec l’intention d’user de la télékinésie pour attaquer Altaer. D’un mouvement sec, le padawan lui sectionna le deuxième membre. Allongé sur le dos par terre, dépourvu de ses deux bras, le Pau’an était hors d’état de nuire. C’était finit, il ne pouvait plus rien contre eux ! Du moins … contre Altaer … Tous avaient étés tués à part lui ! Le sang du jeune garçon bouillonnait, une nouvelle sensation venait d’émerger en lui, il ne voulait pas que ce monstre s’en sorte ! Il voulait qu’il paye pour tous ses meurtres !  Pour qu’elle raison devrait-on le re-capturer ? En refaire un prisonnier ?  … A quoi bon remettre ce monstre dans une cage ? Il recommencerait, encore et encore ! En larme, taché de son propre sang et de la crasse de la pièce, Altaer activa son sabre à la surprise du Sith qui tentait tant bien que mal de lui faire non de la tête, de le ramener à la raison.

                        « - Vous les avez tous tués … Vous n’en avez épargné aucun ! Monstre … Altaer essuya ses larmes avant de lever verticalement son épée face à lui avant de la rabattre sur le côté à 45°, c’était là le salut des duellistes. Le Sith eut à son tour peur, il comprit que son heure était venue. Je vous plains Sith, le côte obscur et cette Bague vous ont tournés l’esprit, je ne finirais jamais comme vous !»

                        D’un geste ample, Altaer décapita sans le moindre regret cet assassin. La tête encapuchonnée du Pau’an s’en alla alors rouler dans la pièce tandis que l’adolescent s’effondra accroupit par terre. Le jeune garçon pleurait de tout son corps, sans aucune retenue, tous ceux qu’il avait rencontrés à ce niveau étaient morts … Il était paniqué, parcourut de spasme et se rongeant les ongles. Il était peu probable que le traumatisme de cette journée ne s’efface un jour de son esprit. Les propos du Sith résonnaient en boucle dans sa tête, Senara et Hurza avaient-ils sciemment armé ce Sith ? L’aimait-elle réellement ou n’était-ce là qu’illusion provoquée par son attirance pour l’Ezeru ? Senara le manipulait-elle ?

                        Seul, assit parmi les cadavres dans l’obscurité de ce macabre endroit, Altaer attendit les renforts. Ces derniers arrivèrent enfin et après avoir constaté la mort du Pau’an, ils déverrouillèrent l’accès au niveau et désactivèrent les brouilleurs. Niscar arriva rapidement dans la pièce et serra dans ses bras son élève, l’unique survivant du massacre du pont n°7. Après lui avoir procuré quelques soins, (les blessures d’Altaer n’étant que successives à son passage à tabac il allait rapidement s’en remettre bien que les marques des sévices apparaissaient visiblement sur son visage), son maître et plusieurs autres chevaliers le ramenèrent dans ses quartiers au niveau 8. Ils restèrent ainsi avec lui un long moment et l’on interdit l’accès à toutes autres personnes. Au fur et à mesure que les minutes défilèrent, des langues se délièrent, et la nouvelle de l’incident se rependit par bouche à oreille dans tout l’appareil. Jolian et les chevaliers présent dans le poste de commandement avaient 7 morts sur la conscience  (en comptant GR.0KK) parmis les 9 victimes du Pau’an. Lorsque enfin l’Acclamator quitta l’hyperespace pour arriver à destination d’Endor, Jolian monta à bord d’une Frégate Républicaine pour afférer à la suite des préparatifs de l’ordre Jedis. La situation était funeste mais ils avaient l’obligation de continuer.


                        Spoiler : Spoiler
                            

                        Mufus    


                            

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