Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #54

    Post n°54
    Auteur : Deshtat

    Deshtat n'avait aucun bagage à emporter, et il semblait plus à l'aise comme ça. Voyager léger avait toujours été une doctrine de chasseur, toutefois il commençait sérieusement à être à court de munitions, et ses vêtements devenaient usés. Il y avait tellement de mouvements et de changement de programme que le trandosien n'avait même plus le temps de se réapprovisionner. Il avait participé au déménagement et profitait d'un moment de répit pour se rafraîchir un peu.

    Le discours des maîtres de l'Ordre mourant lui avait semblé amer. Qui ne l'était pas ces temps-ci... ce discours reflétait la détresse générale. Il était fort possible que les jedis se fassent réellement exterminer en moins de deux. Les maîtres passaient dans les rangs pour remonter le moral des troupes. Il restait peu d'espoir, mais les jedis ne cédaient pas à la panique pour autant. Deshtat les admirait pour cela.

    Le chevalier jeta sa canette d'un geste las et se redressa. Il restait encore du travail, et le chargement ne devait pas attendre...


    - J'adore ma vie... grogna-t-il en se mettant en route.

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      #55

      Post n°55
      Auteur : Super PNJ



      Altaer
            

      Altaer était à présent seul, Senara était partie chercher ses affaires, Roskress semblait chercher Barbara et Niscar n'était visiblement pas là. Mais alors que le jeune fouineur espérait profiter de la situation pour aller explorer la base dans les environs de la chambre d'Hurza, le Maïtre Bean fît son apparition. Les multiples moqueries du Jedi au sujet de son infirmité le mirent mal à l'aise. Le jeune homme esquissa un faux sourire timide à l'intention de cet enfoiré et fût rassuré de le voir enfin partir. Mais l’œuvre de Bean avait été complète, et plusieurs novices dont la célèbre Miss Pouf, rirent à gorge déployée des misères du jeune homme ... Il s'en alla annoncer à Rosskress qu'il partait lui aussi chercher ses affaires. La solitude lui étant préférable à ce genre d'attitude. Pourtant c'était là un mensonge, et bien que boitant, Altaer ne prit pas la route de l'infirmerie. Il se rendit comme il l'avait prévu en direction de la chambre d'Hurza avec un objectif bien personnel. Mais alors qu'il arrivait à destination il tomba nez à nez sur un éboulement dans un couloir. La voie était clause ...

      Dépité, le jeune homme envoya violemment son poing s’encastrer dans le monticule de glace qui lui barrait le passage. Se faisant, il se marava méchamment la main et regretta amèrement d’avoir eu un geste aussi débile qu’inconsidéré. Dans un cri de douleur, Altaer se laissa tomber à terre, et, puisant dans ses dernières forces, il s’en alla s’adosser difficilement contre la paroi gelée. Là il ne bougea plus ...  Abandonné à lui-même, seul dans ce couloir, le padawan resta immobile de longues minutes, profitant de cet instant privilégié de sérénité pour méditer ...
       Alors que l’élève de Niscar se complaisait dans un repos accompagné d’une profonde quiétude, une forme menaçante  alla se tenir devant lui. D’où elle était, cette dernière lui masquait la lumière et, se faisant, le ramena à la réalité. Relevant la tête, Altaer remarqua alors que cette silhouette toute vêtue de noir n’était nul autre que celle de Tovaharn. Fronçant les sourcils, le padawan passa sa main dans ses cheveux de manière gênée avant de tenter de se relever. Mais alors qu’il allait se remettre debout, le maître Jedi le reteint au sol par une puissante poigne sur son épaule. Le Jedi masqué s’adressa alors à lui dans un ton neutre mais pour le moins pressant.   

      « - Que fais-tu donc  ici tout seul Altaer ? L’infirmerie et tes affaires ne sont pas dans cette partie du temple ! L’accès à cette zone est prohibée, nous allons combler l’endroit d’ici peu. C’est dangereux mon garçon. »

      Les dires de Tovaharn étaient aussi justes et suspicieux que pouvaient être ceux d'un contrôleur fiscal contacté par un voisin jaloux. L’apprenti qu’il avait en face de lui n’avait rien à faire ici … Il fallait donc clarifier cette affaire rapidement avant que Hoth soit évacué. Visiblement surpris et stressé par la question du sinistre personnage, Altaer tenta de se dégager de cette discussion pour fausser compagnie à cet homme le plus rapidement possible.

      « - Je vous prie de m’excuser Maître Tovaharn … Je l’ignorais … Si vous me le permettez, je vais donc vous laisser à vos occupations et je vais directement rejoindre les autres novices et padawan pour l’embarquement.»

      Malheureusement pour lui, Tovaharn n’était pas une personne dupe et il ne relâcha pas son étreinte sur Altaer. C’était la première fois qu’il était enfin seul en compagnie du padawan de Niscar et il comptait bien tirer profit de cette situation.

      « - Cela ne réponds pas à ma question jeune homme. Qu’espérais-tu donc trouver en rodant par ici ? … »


      « - J’…. j’avais besoin de me dégourdir les jambes c’est tout … »

      « - Ne me ment pas Altaer ! Je ne suis point un Jedi de pacotille, il est aisé pour moi de voir que tu me mens sciemment ! Cette attitude est indigne d’un Jedi … Que penserait votre Maître s’il te voyait agir ainsi ?!  »

      L’homme masqué avait fait mouche ! L’idée même de décevoir son maître rendait l’élève de Niscar malade. Ces propos avaient étés aussi violents que 100 coups de couteaux portés en plein cœur ! Le visage d’Altaer devint livide et, baissant la tête, le padawan finit par craquer et avouer à son interlocuteur la raison de sa venue dans les environs.

      « - Soit … En effet Maître Tovaharn je vous mentais … Pardonnez moi mais je souhaitais retourner dans la chambre du dénommé Hurza … Je suis sûr que nous n’avons pas tout examiné comme nous l’aurions dut … Il y a quelque chose, plusieurs détails qui me posent un problème … Par exemple les dires du Maître Ka Di Mounda dans le grand Hall il a dit que la seule personne capable de trahison était la dénommé Revan, il n'a pas mentionné Hurza ... Le conseil serait-il divisé sur la question ? Altaer releva la tête en direction de Tovaharn, fixant son masque sans ciller du regard. Dites-moi la vérité. Il n’est pas coupable des crimes qu’on lui impute n’est-ce pas ? »

      Tovaharn relâcha Altaer avant de se relever. L'homme semblait songeur ... Le disciple avait-il touché une corde sensible ? A ce moment-là, le padawan se demanda s’il n’avait pas eu trop de zèle et si l’homme qui se tenait en face de lui n’allait pas l’écraser comme un vulgaire insecte. Pourtant ce ne fût pas le cas,  mais si physiquement Altaer était intact, il allait être détruit mentalement. Bien qu’il ne le savait pas encore l’homme avec qui il conversait avait depuis un moment déjà découvert son secret … Le jedi s’adressa à lui sur un ton sec et autoritaire.
      Ces propos ressemblaient à s'y méprendre à des menaces à peine voilées.

      « - Tu devrais faire attention à toi mon garçon. Si tu te mets à dire de tels propos en public tu vas te mettre en danger … Toi, et … celle qui te les as insufflés. Sans mettre ta franchise en doute, je crains que tes sentiments ne t’aveuglent. »

      « - Mes sentiments ? »

      « - Cesse donc avec tes mensonges Altaer !
      Accompagnant ses propos, Tovaharn attrapa violemment Altaer par le col et le releva d'un coup sec. Le mystérieux personnage semblait être doté d'une force physique pour le moins impressionnante. Etait-il seulement humain ? Feindre la surprise ne prend pas avec moi … Tu as failli en tant qu’homme et en tant que Jedi à présent. Ton cœur s’est détourné de l’ordre et tu abandonnes maintenant la raison en faveur de l’idylle. Les enseignements sont clairs : nul sentiment n’est autorisé, il n’y seulement que l’harmonie dans la vie du Jedi ! Réciter le code est une chose, le suivre en est une autre. Je m’attendait à mieux venant de toi quand l’on sait d’où tu viens … »   

      A présent debout et acculé contre le mur, Altaer esquissa un léger sourire narquois. Il était mal à l'aise et son regard se fronça. C’était la première fois que son attitude elle-même semblait hostile envers une personne. Si Tovaharn racontait ça à Niscar, aux Maîtres ou pire à Senara ... Nul doute était fait dans son esprit qu'alors tout finit pour lui en ce qui concernait un futur parmi les Jedis ...
      Les yeux brillants, toujours fiers, Altaer répondit avec tact à l'homme qui le clouait contre le mur.

      « - Je suis certain que de telles pensées ne sont pas actes de parjures. Il doit être possible de concilier les deux dans la vie du jedi ! L’amour et l’harmonie … Mais si vous voulez que je parle avec franchise, alors oui Maître … Oui vous avez raison … En effet, j’aime cette fille ! A ces mots tout lui sembla bien futile et le sourire gêné d'Altaer laissa place à un visage radieux, épanouit et gaie. J’ai éprouvé ce sentiment dès le premier regard que j’ai porté sur elle alors même qu’elle était encore inconsciente à l’infirmerie … Je … je sais que tout cela n’est et ne sera jamais réciproque, mais je sais aussi que je ne peux pas la laisser seule pour l'instant … Je compte bien veiller sur elle … Elle est en danger ! Autant par cette bague que par vous-même ! Vous avez répondu à ma question au sujet d’Hurza par une autre question Maître Tovaharn ... Que vous arrive-t-il ? Vous qui êtes d'ordinaire si sûr de vous ? L'élève de Niscar faisait preuve d'une profonde malice et semblait se jouer du Maître Jedi, avait-il ne serait-ce que conscience de qui il avait en face de lui ? Soit la situation vous dépasse soit est-ce peut-être contraire ? Quand vous parliez de mes origines je suppose que vous faisiez sans doute référence à mon père ? »

      Dans un signe de défit, Altaer attrapa la manche gauche de sa bure et s’apprêta à la retrousser face à son interlocuteur avant que Tovaharn ne se saisisse de son bras et ne l'empêche de le faire. L'homme regarda à gauche et à droite, comme s'il craignait qu'on ne les espionnes.

      « - Ne montrez pas ça ici pauvre fou ... Ainsi vous avez choisit votre camp. »

      « -Lorsque je veillais sur Senara et son Voorpak à l’infirmerie J’ai reçu une note manuscrite venant du premier cercle … Ils m’ont demandés de freiner l’enquête de Senara et de les informer sur toute information concernant son Maître son anneau … Au début je n'y avais pas vraiment porté attention ... Mais vous savez quoi Tovaharn ? … Je commence à voir bien plus clair dans cette affaire. Je ne compte pas vous laisser vous en prendre à Senara sans réagir … Altaer lâcha alors sa manche et se saisit à son tour du col de son interlocuteur avec une attitude de mépris. Vous en êtes un n’est-ce pas ? Vous êtes un Guetteur vous aussi ?! J’ai un conseil pour vous et vos comparses : ne vous approchez pas d’elle Tovaharn … »

      L’homme lâcha prise et Altaer en fît de même. Les deux gens se regardèrent un long moment l'un l'autre. Ils étaient silencieux, se jugeant du regard. L'élève fixait ce maître qui comme pour la question au sujet d'Hurza n’infirma ni n’affirma les accusassions à son encontre. Une nouvelle fois Tovaharn évita la réponse.

      « - Et sinon ? »



      « - j… »

      Alors qu'Altaer allait lui répondre quelque chose, la silhouette d'Elderian apparût dans les couloirs. Les deux hommes se retournèrent surpris dans sa direction.
      Croisant les bras avec amusement comme si elle apercevait deux enfants faisant l'école buissonnière, La Togruta les invitas à retourner au grand Hall.

      « - Hey bien vous voila vous deux ? Cela fait un moment déjà que nous vous cherchions ! Nous nous faisions du soucis pour toi Altaer ! Mais nous avons perdu que trop de temps il est temps pour toi d'aller faire tes affaires pour le départ. Quand tu retrouveras Senara dit lui que Maître Gallaelle souhaite la voir de toute urgence dans le hangar TV-77 du Aclamator, elle à quelque chose à lui faire part. Prenez garde il y à une forte tempête inhabituelle au dehors.
      Ravit de pouvoir enfin fausser compagnie à Tovaharn, Altaer saluât les deux maîtres avec toute la codification nécessaire avant de s'en aller en direction de l'infirmerie. Elderian se retourna alors en direction de Tovaharn qui était entrain de partir dans la direction opposé. Où allez vous Tovaharn ? Le Hall est de l'autre côté ... » 

      « - J'ai une dernière tache à accomplir avant de vous rejoindre Elderian, nous nous reverrons sans doute dans le transport ... »


      [...]

      Quand Altaer revint dans le grand hall, il en boitait comme à son habitude. Mais cette cette fois-ci, le jeune homme était chargé d’un petit sac à dos de cuir dans lequel il avait rangé ses quelques effets personnels. Il semblait perdu dans de longues réflexions, mais à la vue de Senara, son regard tendu  laissa place à un certain apaisement. Le padawan saluât brièvement Rosskress de la main avant d’aller jusqu’à la jeune fille. Bien qu’il ne voulait rien laisser paraître, son altercations avec Tovaharn le travaillait encore. De la sueur coulait le long de sa tempe. Se grattant la tête d’un air gêné il lui adressa la parole.

      « - Elderian m’a demandé de te dire que Maître Gallaelle souhaiterait te voir, elle attend déjà dans l'Aclamator dans le hangar TV-77 pour que tu viennes la rejoindre, ça semble important. Senara allait se retourner pour prendre la direction du lieu de rendez-vous quand Altaer la reteint par l’épaule. Sans qu’il le sache encore, cette simple action allait avoir d’importantes répercutions. Avant que tu t’en ailles je voudrais voir avec toi quelque chose, ça sera rapide je te promets … »

      Le jeune homme lâcha l’épaule de son interlocutrice qui lui rendit un sourire avant d’acquiescer. Se faisant, ils laissèrent derrière eux la grande salle pour s’en aller vers une petite pièce de la base qui n’avait pas encore été comblée. L’endroit était entièrement vide et la température très fraiche. Une fois à l’intérieur, Altaer ferma la porte. Il s’assura ainsi qu’aucune oreille indiscrète ou être omniscient n’écoute ce qu’il avait à dire à Senara. Il s’assit à côté d’elle sur un petit banc taillé à même la glace et au prix de plusieurs insistassions, parvint à lui donner sa bure pour pas qu’elle n’ait froid. Alors, enfin rassuré, il prit la parole.        

      « - Je suis conscient qu’en agissant ainsi je te fais sciemment perdre un temps qui t’es précieux. Ceci me désole, mais j’ai l’intime conviction que ce que j’ai à te dire ne peut que t’aider dans ta quête. Senara Daïtan, puisses-tu donc me pardonner cet excès de zèle qui retarde en ce moment même ta rencontre avec la Maître Gallaelle. Liant les gestes à la parole, Altaer esquissa un large sourire à l’intention de sa comparse. Il semblait visiblement serein malgré ce qu’il s’apprêtait à faire. Je ne puis te faire état de ce que je sais auprès d’un large public de crainte que ceux qui ne espionnes ne découvrent envers qui va désormais ma loyauté. Plus qu’ailleurs, les murs ont des oreilles … Les paroles du Padawan de Niscar étaient pesée avec soin, il levait là un voile sur ce qu’il savait et ce qu’il ignorait sur l’affaire d’Hurza et de son apprentie. Ainsi elle était bien espionnée. L’apparence innocence du jeune homme venait de prendre un coup. Senara le jugea avec attention. Elle était visiblement intriguée par ses propos. Assit à côté d’elle, l’adolescent reprit calmement la parole, c’était là des mots doux et compréhensifs mais qui visaient surtout à en savoir plus. As-tu déjà entendue parler des Guetteurs ? A ses mots l’apprentie d’Hurza sembla se renfermer sur elle-même. Altaer n’était pas une personne très doué pour ce qui était d’aborder un sujet. Son insatiable curiosité l’avait finalement trahie, bloquant Senara et l’empêchant à coup sûr d’avoir accès à ce qu’il aurait voulu savoir. La tête baissée et rentrée dans ses genoux, on ne voyait de Senara plus qu’une longue tignasse rousse enveloppée de sa bure Jedi. Comme l’auraient dit les tortues intelligentes qui habitaient la planète Tortank : « elle est rentrée dans sa carapace ! ». Altaer s’agenouilla devant elle et chercha sans grands résultats son visage cachée entre ses genoux. La tortue était visiblement bien cachée dans sa carapace. Ceux que l’on appelle « les guetteurs » sont à l’origine des amis des Jedis, des non-sensitifs qui érigèrent une société secrète dans le but de les aider. Celle-ci fût formée jadis pour endiguer le chaos et l’obscur car ces gens-là haïssaient et haïssent encore les Siths plus que tout au monde. Dans l’ombre, ils ont œuvrés à la cause Jedi, et au fur et à mesure que le temps passa, bien des Jedis épousèrent leur vision et les rejoignirent. Ils formèrent alors la branche la plus extrémiste de l’ordre, une branche qui bien qu’inconnue, dépassa les rangs des sensitifs. Officiellement les guetteurs n’existent pas et non jamais existés. Ils traversent les époques et les mondes dans l’anonymat. Mais en réalité il en est tout autre chose, seuls les initiés connaissaient cet ordre et on devient guetteur de Maître à Padawan et de Père en Fils et Filles. Car de nos jours, bien qu’elle soit ignorée du conseil lui-même, la secte est toujours présente chez les Jedis. Son emblème est représenté par trois spirales qui se rejoignent, ce symbole représente les trois « cercles » des guetteurs. Le premier cercle est celui des grands et des sages, puissants maîtres Jedis qui ont toute autorité sur les adeptes. Vient ensuite le second cercle, celui des adeptes, ce sont tous les Jedis confondus  des Maîtres aux Padawans. Ils servent aveuglement le premier cercle et ses directives. Le troisième cercle représente les non sensitifs. Ce sont là les plus nombreux, de simple indicateur à des riches fortunes, ce sont les membres qui forment, protègent et pérennisent le réseau et ses membres. Certains propos du vieillard que Senara avait rencontré sur l’exploitation agricole de Dantooine trouvèrent alors un sens. Cet homme était un guetteur, membre du troisième cercle de la maison de Dantooine ... Altaer reprit ses explications : Le Maître de ton Maître en était un, il était membre du second cercle, et Hurza fût donc lui aussi l’un d’entre eux, ou du moins il en fût l’un jusqu'à qu’il ne disparaisse … Les membres du deuxième et troisième cercle doivent obéir aveuglément au premier cercle. Chaque cercle ignore toutefois qui sont les membres du cercle supérieur au sien, ainsi on ne sait pas qui sont les membres du premier cercle. De toute manière d’une façon générale les adeptes ne connaissent que les amis de ceux qui les ont intronisés, la secte reste très discrète même en son propre sein. Pourtant nous avons pour la première fois une preuve matérielle : les textes que nous avons trouvés dans la chambre d’Hurza. Il est aisé de les comprendre quand on a les outils en main, il est fait mention que Melchior est devenu membre du premier cercle. Altaer s’arrêta de parler… Tu dois savoir que le premier cercle a réclamé qu’Hurza soit tué. A présent, quel que soit la situation, tu ne peux faire confiance à personne. Sans le vouloir tu t’es fait des ennemis à tous les étages et au sein même de l’ordre Jedi. »

      Altaer se tut avant de se relever en silence. Tenant fièrement debout malgré sa patte folle, le jeune et humble garçon releva alors la manche gauche de sa tunique. Se faisant, il laissa apparaître au grand jour et aux yeux de Senara le symbole des guetteurs tatoué à l’intérieur de son bras. Dès l’or elle le savait, il était l’un d’eux. La jeune fille s’en alla se coller contre le mur, le plus loin d’Altaer qu’il lui était possible. Aculée dans un coin, elle ne pouvait pas quitter la pièce.


            
       
      « - Mon père n’était pas un sensitif, c’était un marchand membre du troisième cercle. A sa mort le premier cercle joua de ses relations pour que l’on me prenne parmi les jedis. Mon maître ignore pourquoi on lui a suggérer de me choisir à la place d’un autre … La jalousie de Bruluk est compréhensive bien qu’il ignore les raisons de ce choix … Il ne se passe pas un jour sans que je ne craigne de ne pas mériter le sacrifice que fît Niscar en me prenant comme apprenti à la place de Bruluk … Altaer remarqua alors que Senara était bien loin. Au fur et à mesure qu’il avait parlé elle avait reculée. Il resta où il était la regardant de loin. J’étais conscient que te faire part de ces choses ne pourrait que fatalement aboutir à ce genre de réactions … Le regard triste mais compatissant, le jeune homme eut un léger sourire gêné qui ne dura que quelques instants. Juste assez de temps pour s’esquisser sur la commissure de ses lèvres et d’y mourir. Les propos d’Altaer étaient francs et son cœur pur, mais nul ne pouvait en être certain à part lui même. Telle était la cruelle ironie de la confiance, qui, lorsqu’on la croyait enfin acquise, était finalement perdue par de bien sinistres révélations … Je ne peux t’implorer de me faire confiance alors même que j’appartiens à ceux qui t’espionnent et qui tendent à t’empêcher d’aboutir à ta quête, qui est celle de délivrer Hurza de son mal. Ils ne s’arrêteront que lorsqu’Hurza sera mort et que le sinistre dessin qu’ils projettent à l’égard de l’Ezeru sera réalisé. J’ai longtemps réfléchis et je sais à présent comment t’apporter la preuve de ma franchise ... J’ai bien en mémoire les textes d’Hurza au sujet de l’Ezeru et je pense que cet objet pourra m’aider. Bien entendu ceci serait possible qu’à la condition qu’il ne me tue pas … Et si tu ne peux le contrôler, alors nous devons le contraindre à faire ce que nous voulons par des chemins détournés. Je suis certain que cette chose peut accéder à l’esprit d’autrui mais en tant que propriétaire tu sembles bien incapable. Sans vouloir t’offenser hein ? La force de cette chose vient de vils sentiments. La peur, l’avidité, la colère, le doute, sont autant de maux qui le nourrissent. Tout cela ne le rend que plus fort et lui permet d’intervenir physiquement comme j’en fût la victime lorsque je l’avais touché. Je reste pourtant persuadé que l’harmonie et l’amour sont plus puissants que tout cela et qu’ils peuvent vaincre ses sombres artifices. Et si mes pensées sont fausses, au moins mourrais-je en prouvant ma bonne fois. Pardonne-moi Senara … Mais il est temps que tu voies par toi-même ce que je ne pourrais te présenter par des mots. Ce n’est qu’ainsi que tu sauras ce que tu ignores encore ... »

      Sur ses mots Altaer s’avança d’un pas résolu en direction de Senara. Son regard était porté en direction de la bague de Dark Heran, mais son cœur, lui, ne faisait pas défaut. Il ne formait plus qu’un avec la force. Sentant une menace à son encontre, l’Ezeru rappela à la mémoire de la jeune fille les sinistres visions qu’il lui avait montré quelques temps plutôt. Il souhaitait ainsi susciter la peur à l’esprit de Senara de manière à ce qu’elle s’enfuie. Mais tétanisée, elle ne bougea pas ... Se faisant, Altaer finit par apposer ses mains sur celles de sa tendre aimée, et, ainsi, il apposa ses dernières sur l’artefact maudit. Une décharge électrique le parcourut instantanément mais il teint bon, le regard déterminé il se concentra sur l’objet. Fusse toute une armée qui lui serait passé dessus qu’il n’aurait pas bronché. Rapidement les éclairs se turent. L’Ezeru ne parvenait pas à puiser suffisamment de force pour agir physiquement sur Altaer. L’harmonie régnait en cet instant et le mal ne parvenait pas à se nourrir des sentiments d’autrui à sa convenance. Alors, résignée, la bague s’engouffra dans cet esprit qui se présentait devant elle. Et ce que voyait l’artefact Sith, Senara le vit aussi. Défilèrent alors dans sa tête milles et unes informations, la vie d’Altaer se présentait sous ses yeux. C’était la même chose que ce qu’elle avait vue autrefois lors de sa rencontre avec l’esprit du Seigneur Sith Slice, mais cette fois-ci, tout était beaucoup plus ordonné, lent et calme. Elle remontait chronologiquement des années d’informations, de sentiments et de souvenirs, toute une vie qu’elle parcourait comme s’il en fût d’un film. Ainsi elle contempla les souvenirs et aspirations de ce jeune homme, de ses hontes à ses rêves, en passant par ses sentiments son égard. Par l’intermédiaire de l’Ezeru qui fouillait en Altaer comme dans un livre, Senara vit qu’il disait vrai et fût témoin malgré elle de la discussion entre le Padawan et Tovaharn. Mais plus on fouillait dans cette vie, plus Altaer fatiguait, et plus son corps se refroidissait. Et lorsque finalement Senara revient à la réalité, elle découvrit étendu à terre un Altaer transit de froid. Et bien qu’il passa de près de la mort, son sourire restait figé sur son doux visage. Car à présent Senara avait eu accès à son esprit et savait tout ce qu’il savait. Elle allait pouvoir juger toute l’affaire sous un regard nouveau. Se laissant glisser en arrière jusqu’à la plus proche paroi, Altaer resta ainsi un long moment immobile. Se tenant de cette manière il ressemblait à une statue de glace, homme gelé s’abandonnant à son dernier sommeil. Son cœur battait toujours au ralentit et il était parcourut de maints spasme, mais de minutes en minutes il reprenait des couleurs. Lorsqu’il eut enfin la force d’articuler quelques syllabes, il lui adressa de sa propre voix ce qu’il avait toujours tût depuis le jour même ou il avait vue Senara allongée à l’infirmerie telle une princesse endormie.

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        #56

        Post n°55
        Auteur : Super PNJ

        src="https://img.xooimage.com/files68/a/9/4/smli-2d68bac.png" style="max-width: 100%;" onerror="jQuery(this).remove();"/> « -  ... je t’aime … Même si ce n'est pas réciproque ... au moins puisses-tu à présent avoir confiance en moi … »     

        Spoiler : Spoiler

        Mufus
             
          
            

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          #57

          Post n°56
          Auteur : Rosskress

          Rosskress avait écouté avec attention le discours du maître jedi, il comprit qu'il allait dès maintenant avoir à agir pour l'ordre qui était à présent menacé par une jedi qui aurait trahit l'ordre. Aussitôt le discours finit, tout le monde s'agita, mais le trandoshan n'avait pas vraiment d'affaires à lui sur cette base, il n'avait qu'un être cher qui restait invisible jusque là, il n'essayait pas de la chercher vu le remue-ménage ambiant il aurait été impossible de la trouver même si le lézard aurait reconnu son aura si particulière entre mille.
          Il dit à ses camarades qu'ils se retrouveraient au vaisseau, et les quitta pour se dirigé vers le transport ne pouvant s'empêcher toutefois de chercher Barbara des yeux. Il se retrouva dans le hangar ou règnait un Venator, il pénétra dans le vaisseau ou il salua respectueusement les jedis qui s'y trouvait déjà, il se dirigea ensuite dans une pièce ou il pouvait être seul pour méditer. Le trandoshan s'agenouilla alors au milieu  de la pièce et ferma les yeux, il avait besoin de réfléchir à la place que prenait sa mission dans cette aventure, il pensait que Senara disait la vérité mais le conseil ou certains membres de celui-ci semblait penser le contraire, et puis comment était-il possible pour lui, simple apprenti, de s'opposer à un maître corrompu ou à l'esprit d'un seigneur sith  ? Biensur il n'était pas seul, mais comment savoir ce qui allait se passer en une période aussi agitée que celle-ci ?
          Le jeune apprenti était quelques peu sous pression durant ces temps de troubles, mais il allait donner le meilleur de lui-même afin de protéger ses amis et de remplir la tâche qui lui a été confiée.

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            #58

            Post n°57
            Auteur : Rylen Korr


            PNJ Gallaelle - PNJ Tarka'gre - PNJ Melchior
            [Maître Jedi et Membre Permanent du Conseil] - [Chevalier Jedi] - [Maître Jedi et Membre du Conseil]  


            Debout, les bras croisés sur la position surélevée où il avait tenu un discours une heure auparavant, Fic Drecko profitait des derniers instants à l’intérieur de cette harmonieuse installation semi-enterrée dans une montagne dont le pic d’altitude avait été estimé à un peu plus de 2.700 mètres. Il ressentait l’incompréhension total d’une bonne partie des membres de l’Ordre qui, la veille, ne se doutaient absolument de rien. Qui aurait cru que la dernière nuit qu’ils venaient de passer dans cette base serait la dernière qu’ils auraient vécu sur Hoth ? Laissant échapper un soupir à peine audible, le Maître Jedi se retourna et décida qu’il était temps de rentrer dans la dernière partie de ce déménagement...

            -… dites-lui que c’est très important : qu’elle s’y présente dès que l’ordre sera donné à tous d’évacuer.  


            Dame Gallaelle, membre du Conseil et femme plus que respectée parmi les exilés était en train de discuter avec une Togruta lorsqu’elle fut interrompue par le Nautolan. Le seul fait de le fixer dans ses deux gros yeux noirs et globuleux lui suffit pour comprendre que l’heure du départ était arrivée. Elle laissa donc tomber sa conversation en cours avec sa camarade pour se consacrer à l’annonce du natif de Glee Anselm. Elle semblait particulièrement dubitative et suspicieuse, quelque chose de spécial semblait la préoccuper mais cette sensation qui se dégageait d’elle fut éclipsée par la consternation qu’éprouvaient la totalité des Jedi en ce moment même. Il était vrai que la situation qu’ils vivaient avait de quoi déranger, et il aurait été plus qu’indécent de demander à un jeune homme ou à une jeune femme dans ces couloirs ce qui les mettait dans cet état-là..

            -Il me semble que le moment soit venu de quitter ces locaux pour rejoindre nos vaisseaux, dit-il discrètement à l’oreille de Dame Gallaelle qui sembla soudainement avoir repris du dynamisme et qui releva fièrement la tête, je vais prévenir l’ensemble de nos frères et sœurs d’emprunter le passage de secours et nous procèderons à un dernier tour des lieux avant de quitter définitivement ce lieu, la jeune femme siégeant au Conseil acquiesça d’un signe de la tête et quitta sans dire un mot la grande salle avant d’emprunter le couloir menant au corridor de secours qui mènerait l’ensemble des Jedi vers les transports. Quant à Drecko, il se retourna à nouveau et regagna cette position surélevée qu’il aimait tant pour s’adresser une dernière fois à l’Ordre et à ses fidèles. Lorsqu’il fit face à la foule éparpillée qui n’était toujours pas complète mais qui s’étendait de seconde en seconde, il commença à discourir, seul, tous les visages se tournant dans sa direction. Que l’harmonie et la Force restent à jamais à cet endroit, que la nature reprenne ses droits. Hoth aura été le berceau de notre renaissance, de notre nouvelle structuration. C’est ici qu’on a rebâti les piliers de notre Ordre, cette planète restera à jamais gravé dans l’histoire de notre religion, dans un mouvement très lent, le Maître Jedi écarta sa bure et montra à tous la ceinture à sa taille mais surtout le sabre laser qu’elle tenait en place. Drecko l’attrapa alors, tandis que ses semblables ne comprenaient pas ce qu’il faisait. Il l’alluma subitement et le brandit devant lui, révélant une somptueuse lame émeraude dont la lumière se refléta sur certaines parois glacées. Le geste du Nautolan fut alors reproduit par l’ensemble de ses camarades : la scène était sublime et tout simplement extraordinaire! Que la Force soit avec ce lieu, et que la Force soit avec nous! En une fraction de seconde, toutes les armes pacifiques s’éteignirent, je vous demande maintenant de suivre le Chevalier Vojan qui vous mènera aux derniers transports présents sur Hoth, d’un geste de la main, Drecko montra le jeune Jedi qui s’empressa de prendre le fameux couloir tenu secret, fiez-vous à son instinct et à son sens de l’orientation, car sans lui vous vous perdriez dans ce labyrinthe de corridors tout aussi dangereux les uns des autres. Nous procéderons à un appel au bout de ce souterrain pour recenser l’ensemble de notre communauté. Lorsque vous y serez, le Chevalier Tarka’gre se chargera de vous répartir dans les derniers vaisseaux.  


            Tandis que les Jedi suivaient le jeune Vojan, une poignée de Maîtres Jedi encore présents –dont Drecko et Mounda- se répartissaient les zones du Temple à vérifier avant de quitter définitivement ce lieu. Un lieu qui resterait à jamais dans les mémoires de l’Ordre...

            De son côté, Bean vagabondait encore et toujours dans les couloirs de la base. Le jeune homme qu’on avait retrouvé absolument seul et perdu au milieu d’une rue déserte sur Corellia s’amusait et profitait des derniers instants à l’intérieur du Temple pour s’occuper des gaffes qu’il n’avait jamais pu faire en plusieurs mois de vie dans l’Ordre. Mais après un certain moment passé à se distraire en solitaire, le Chevalier Jedi commença à s’inquiéter de cette si grande solitude justement : comment pouvait-il expliquer le fait qu’il ne croisait plus personne dans les couloirs, et ce malgré le fait que l’ensemble de la communauté religieuse était censée se trouver dans la salle principale de la base ? Une petite panique grandit en lui mais elle s’éclipsa lorsque, dans un virage, il tomba sur une étrange conversation entre le boiteux Altaer -qu’il avait pris plaisir à ridiculiser dans un passé proche- et le très inquiétant Tovaharn qui ressemblait à tout sauf à un Jedi. Ce personnage donnait des frissons au jeune Bean à chaque fois qu’il le croisait au sein du Temple. Il s’agissait de la seule personne à qui il ne pouvait pas faire de gaffe (sans compter le Maître Rylen Korr qui l’avait trouvé sur Corellia et dont la confiance existait depuis ce jour où sa vie bascula) car il le craignait, tout simplement. En temps normal, il aurait fait demi-tour et aurait trouvé un autre chemin pour se rendre à la destination voulue, même s’il devait faire un important détour et arriver en retard à une séance d’entraînement collective au sabre-laser. Cependant, la curiosité l’obligea à rester proche de la discussion entre les deux hommes tout en restant caché. Il ne comprenait pas grand-chose à ce qu’ils disaient, et à vrai dire il n’en avait rien à faire, mais lorsqu’il entendit dire qu’Altaer éprouvait des sentiments à l’encontre d’une jeune femme qui paraissait être la dénommée Senara il ne put s’empêcher de ricaner tout en se retenant pour ne pas s’esclaffer ! Tel un enfant riant d’une blague tout à fait puérile, Bean fut à nouveau pris de panique lorsqu’il eut l’étrange sensation qu’il était découvert. Mais l’arrivée de la dénommée Elderian de l’autre côté du couloir le sauva d’un dénouement effrayant. Il poussa un « ouf » de soulagement et décida de tourner le dos à cette étrange discussion avec comme seule pensée la découverte qu’il fit à propos des sentiments d’Altaer envers la jeune Senara. Il se jura de se moquer de lui à leur prochaine rencontre mais pour le moment il savait –grâce aux paroles de la Togruta- qu’il avait encore quelques minutes devant lui pour s’amuser sans aucun obstacle sur son chemin… Sans obstacle? Du moins c’est ce qu’il pensait...

            Il semblait que les dernières minutes de vie commune sur Hoth approchaient. En effet, le groupe de Jedi qui avait suivi Vojan apercevait la lumière au bout du tunnel. Ils purent constater -durant ces quelques instants à emprunter ces couloirs qu’ils n’avaient jamais utilisés auparavant- l’incroyable sens de l’aiguillage du jeune Chevalier qui les avait menait à la destination voulue sans soucis. Tournant à gauche, puis à droite, et encore à gauche.. Avec une grande concentration et un incroyable instinct qui dépassait largement celui de ses camarades. Ce n’était pas pour rien qu’il était reconnu dans le Temple pour ses dons d’orientation. C’était devenu une habitude pour l’Ordre de faire appel à sa science spéciale dans des cas particuliers qui nécessitaient un savoir comme le sien. Vojan permit donc à l’ensemble de ses camarades de rejoindre les derniers transports qui n’attendaient plus qu’eux. Lorsqu’ils furent au bout du souterrain, ils purent constater une chose étrange au dehors : une tempête très inhabituelle s’abattait sur la zone géographique qu’ils avaient habité durant de longues années. Le vent incroyablement puissant frappait avec une telle intensité les visages des Jedi qu’il semblait être capable de leur entailler la peau sur plusieurs centimètres à travers la chair.


            -Je suis l’un des plus anciens Jedi dans cette communauté, et je peux vous dire que c’est la tempête la plus dangereuse qu’il n’y ait jamais eu depuis notre arrivée. A côté de ça, toutes celles que nous avons dû affronter étaient vraiment ridicules, après avoir fait quelques pas en avant, les Jedi découvrirent une petite grotte assez conséquente pour tous les accueillir. L’Ordre y avait établi une salle d’équipements et de secours au cas où ils devaient se retrancher. Faites passer ces vestes polaires, sans elles vous ne pourrez pas résister plus de deux secondes à l’extérieur; et quand on sait que le trajet jusqu’aux vaisseaux dure un peu plus de vingt minutes… les combinaisons polaires passèrent dans les rangs pour équiper chaque Jedi, mis à part ceux ayant une anatomie différente qui leur permettait de résister au froid (comme les quelques Wookies de l’Ordre qui se faisaient particulièrement entendre avec leurs feulements et leurs rugissements plus qu’audibles).

            -Très bien, écoutez-moi s’il vous plaît, une Twi’lek plutôt grande et à la voix imposante se démarqua du reste des Jedi, nous allons procéder à une répartition équitable des Jedi dans les vaisseaux. Je vous prierai donc de bien vouloir vous présenter face à moi et face au Chevalier Tellec présent à mes côtés en deux files séparées et nous vous indiquerons le vaisseau que vous devrez rejoindre. Soit vous irez dans le Transport Acclamator du Commandant Gil’ead, soit vous irez dans la Frégate Républicaine du Commandant Winchester qui fait parti des derniers arrivants en provenance de Dxun. Merci de nous indiquer votre nom et votre prénom au passage, un par un, les exilés passèrent et furent répartis équitablement. Lorsque ce fut au tour de Rosskress, Tarka’gre le regarda droit dans les yeux et semblait avoir quelque chose à lui dire, le Maître Melchior désire vous voir, il vous attend dans le Croiseur de classe Acclamator.  


            Ainsi, tous furent répartis dans l’un des deux transports. Tous? Non. Quelques Jedi manquèrent le groupe mené par le Chevalier Vojan, dont la jeune Senara et Altaer. Bien heureusement, ils arrivèrent (avec du retard) une trentaine de minutes après le passage du premier groupe en compagnie de Maître Drecko et de deux autres très jeunes novices qui n’avaient pas plus de dix ans : «Ca y est, la dernière salle vient d’être rebouchée.. » annonça le Nautolan. Les quatre furent invités à rejoindre l’Acclamator, là où se trouvait d’hors et déjà Melchior dit « Barbe-Grise » qui cherchait depuis plusieurs minutes le Trandoshan Rosskress à qui il devait confier quelques outils. Après un petit moment de recherche, il finit par entrer dans la salle de méditation qu’avait choisi le natif de Trandosha et attendit quelques secondes avant de commencer à lui parler.

            :maîtrejedi: -C’est une bonne chose de méditer dans la situation où on est, le vieil homme s’approcha du jeune Padawan de Barbara et posa sa main droite sur son épaule gauche, mais ne pourrais-tu pas te consacrer à une autre tâche? Celle que le Conseil t’as confié, par exemple? Melchior sourit et reprit quelques secondes après, il se peut que le voyage soit long, et ce vaisseau est très grand. Je te confie donc ceci, le Maître Jedi attrapa à l’intérieur de sa bure un datapad et un comlink qu’il confia au novice, informes-moi de tout ce que tu apprendras concernant la mission que le Conseil t’a donné. N’oublie pas qu’elle est d’une importance cruciale pour l’Ordre tout entier, Melchior se retourna et s’apprêtait à quitter la salle lorsqu’il s’arrêta et rajouta quelques mots supplémentaires, Le Conseil a confiance en toi, ne le déçois pas.  


            Laissant seul le jeune apprenti, Melchior emprunta le couloir qui menait au Pont de commandement. Il croisa Gallaelle qu’il salua ; elle se contenta de lui répondre par un bref signe de la tête mais elle semblait étrangement préoccupée. Il passa plusieurs secondes après à côté de Tovaharn qui prenait le même chemin que la jeune femme : le hangar TV-77. Le fixant de dos quelques instants, il reprit ensuite sa route pour rejoindre la destination qu’il souhaitait…

            Pour Bean, la situation devenait inquiétante. Il était le dernier Jedi encore présent dans la base! Mais que faisait-il encore là alors que la flotte s’apprêtait à quitter la planète déserte?! Il avait en réalité été piégé à de nombreuses reprises par la nature qui reprenait ses droits dans la zone : il tomba plusieurs fois nez à nez avec des Wampas de deux fois sa taille dans différents couloirs de l’ancienne base. Et bien-sûr, il avait été -comme toujours- très maladroit : le jeune gaffeur, n’appréciant pas le fait de se retrouver devant un.. obstacle, ouvrit et déboucha malencontreusement un tunnel condamné. Derrière, une meute de Wampas enragés sautèrent sur l’occasion et s’en prirent au jeune Jedi qui ne demandait qu’à jouer! Courant comme jamais il n’avait jamais couru, Bean se fia à l’instinct et voulut à tout prix prendre ce fameux passage secret qui pourrait le mener jusqu’aux transports. Et par chance, il réussit à y pénétrer sans même savoir qu’il y était. Lorsqu’il fut arrivé dans la grotte où les derniers Jedi présents (dont Tarka’gre) amenaient les équipements restants à bord du vaisseau stellaire, il fut surpris de voir qu’il était... le dernier.

            -Ah, vous voilà Bean! Nous nous apprêtions à quitter Hoth, vous avez de la chance d’être arrivé à temps! Où étiez-vous passé?! Au même moment, un bruit assourdissant se fit entendre dans le couloir d’où venait tout juste de sortir Bean, suivit d’une épaisse fumée qui se dégagea du même corridor : il semblerait que quelque chose soit.. tombé. Le jeune Jedi tourna la tête avant de fixer à nouveau la Togruta avec une mimique d’incompréhension qui aurait été très marrante dans une émission de divertissement de l’Holonet, toujours aussi indiscipl..  


            Tarka’gre n’eut pas le temps de finir sa phrase et de s’occuper de Bean comme elle l’aurait voulu : une explosion brève survint subitement à l’extérieur de la grotte. Elle avait dû être plus que puissante car elle réussit à transpercer le rideau que formait la tempête qui devenait de plus en plus violente. De la grotte, impossible de savoir ce qu’il se passait. Et une étrange perturbation dans la Force inquiétait grandement Tarka’gre et son acolyte Lan Tellec qui se regardaient sans réaction. Le second attrapa alors son comlink et se décida à prendre des nouvelles de l’Acclamator, d’où l’explosion semblait avoir retentit. La réponse fut rapide, bien que fortement gênée par la tempête ; la communication était rongée par les parasites.

            « -Une explosion a retentit au deuxième niveau, au hangar TV-77. Nous ne savons pas ce qu’il s’est passé. Revenez immédiatement dans le vaisseau. »  


            Alors que les trois Chevaliers Jedi s’apprêtaient à quitter la grotte pour rejoindre l’Acclamator de Bertrolen, une panique s’installa à l’intérieur du Croiseur Stellaire. C’était l’incompréhension totale : que s’était-il passé ? Melchior, le Maître le plus proche de la zone de la catastrophe, se rua vers le hangar TV-77 et lorsqu’il passa la porte coulissante il regarda avec désarroi la scène : un incendie s’était propagé et il semblait y avoir eu une importante explosion. Les clones étaient déjà présents et avaient déjà réussi à éteindre le feu, mais il fallait désormais aider les victimes. Y en avait-il beaucoup ? Et s’il y en avait… qui étaient-elles ? Melchior s’avança et le pire qu’il craignait arriva : Barbara, le Maître du jeune Rosskress était au sol, sauvagement défigurée par l’accident. Un poignard sembla transpercer le cœur de Barbe-Grise qui se rua sur le corps de celle qu’il considérait comme sa fille.

            -Elle est encore en vie -nous pouvons remercier le Chevalier Tovaharn qui était le premier sur les lieux et qui a secouru l’ensemble des blessés-. Mais il faut faire vite, il faut l’emmener en salle de soin et empêcher l’hémorragie. Elle est entre la vie et la mort.  


            Plusieurs clones la posèrent sur une civière et, ensemble, ils la conduisirent en dehors du hangar pour l’emmener à l’infirmerie. Melchior, abattu par ce qui venait de se produire, fut dérangé par un autre clone qui lui donna le manche d’un sabre laser qu’ils avaient retrouvé dans les décombres de l’explosion : il s’agissait de celui de.. Gallaelle. Le sabre-laser appartenait à Dame Gallaelle ! Et Melchior l’avait aperçu se dirigeant vers le hangar TV-77 une dizaine de minutes avant l’explosion! Il s’agissait d’un choc pour l’Ordre Jedi qui perdait là un Membre du Conseil mais surtout un membre influent et très puissant dans la relation avec la Force. Gallaelle était quelqu’un de respectée, et sa mort survenait au plus mauvais moment : la Bataille de la Forge Stellaire approchait, et l’Ordre et les Rebelles auraient grandement eu besoin d’elle!

            Il y avait eu d’autres morts et blessés (une vingtaine de soldats clones mais également cinq Jedi) mais Melchior n’y faisait plus attention : Barbara était entre la vie et la mort. Il ne pouvait pas imaginer la voir rejoindre la Force sans avoir rien pu faire pour l’en empêcher…


            « -Une explosion a eu lieu dans l’un des hangars du Croiseur Acclamator. On dénombre plusieurs valeureux soldats clones tués ou blessés ainsi que cinq Chevaliers Jedi avec de multiples blessures sans gravité. Cependant, nous annonçons avec une grande tristesse que le Maître Jedi Barbara se trouve actuellement dans le coma, et… nous vous annonçons que Maître Gallaelle... a rejoint la Force… »  


            Que ce soit dans la Frégate Républicaine (où une communication avec l’Acclamator avait été établi) ou dans le Croiseur Stellaire de Bertrolen, la réaction fut la même : le désespoir et le deuil s’emparèrent de l’ensemble des Jedi mais aussi de l’ensemble des clones. L’Ordre Jedi perdait là une grande femme au talent extraordinaire qui était très importante dans le fonctionnement du mouvement religieux… Bean fut même aperçu avec quelques larmes coulant sur ses joues, prouvant là qu'il avait bel et bien un cœur derrière son masque de gaffeur.. Alors qu’une minute de silence en leur honneur fut respectée sur les deux vaisseaux, Melchior s’empressa d’aller à l’encontre de Rosskress lorsqu’elle fut accomplie. Il lui demanda de l’accompagner voir son Maître qui était dans le coma en centre de soins. Tous deux se rendirent donc devant le lit qui accueillait la jeune femme. A ses côtés, un Droîde Médical GH-7 lui administrait les soins nécessaires, mais il ne pouvait rien faire de plus tant qu’elle était dans le coma. Abattu, Melchior se posa sur une chaise et laissa tomber ses deux mains sur le bord du lit en fermant les yeux.

            :maîtrejedi: -Il nous faut déjouer ce complot, Rosskress; il nous le faut… dit-il avant de tomber dans une méditation très spéciale, tandis que la flotte Jedi quittait l’atmosphère de Hoth et s’apprêtait à passer en hyperespace...  
              
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              Post n°58
              Auteur : Senara

              Il n’y avait encore personne dans la grande salle. Enfin, disons plutôt qu’il n’y avait aucun de ses amis. Car il y avait encore un bon nombre de Jedis, qui entraient, sortaient, discutaient, attendaient…
              Senara trouva un coin tranquille pour attendre. Et quitte à attendre. Senara ferma les yeux pour méditer. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pu se livrer à cet exercice, qui était pourtant bien nécessaire.
              A peine eut-elle commencé que lui revint en mémoire un fait qu’elle avait soigneusement mis de côté depuis … moins d’une heure ? Si peu ? Elle avait l’impression que cela faisait déjà plusieurs jours…
              Senara revit l’espèce de vision qu’elle avait eu un peu plus tôt alors que la salle pleine était encore sous le coup de l’annonce de l’évacuation. Une vision sinistre. Elle devait en parler à quelqu’un. Un corbeau qui avançait au milieu des Jedis, ceux-ci tombant sur son passage… Un présage de mort presque transparent. Ils allaient droit au désastre. Senara fut prise d’un frisson. Un frisson qui se transforma soudain en angoisse indicible. Quelqu’un criait son nom en silence, l’appelait à travers l’espace et la Force. Quelqu’un…
               
              Hurza !
               
              Son maître l’appelait, il avait peur, pour elle. Pourquoi ? Pourquoi s’inquiétait-il pour elle alors qu’il était prisonnier dans son propre corps ? Elle, elle ne risquait rien. A moins que l’évacuation rencontre un danger imprévu. Ou alors… ou alors ces rumeurs de grande bataille imminente qui couraient dans le Temple étaient fondées. Mais… mais même si le Conseil préparait une attaque, Hurza ne pouvait pas être au courant. Pas alors qu’il était un simple esprit maintenu en cage par Slice. Sauf… Sauf si Slice savait… Mais il n’avait aucun moyen de savoir… Ou alors… ou alors il y avait un traître au conseil… ou les Siths étaient au courant… ou les deux… ce qui serait le plus logique sans doute…
              Si Senara présentait au monde un visage impassible, le visage impassible de quelqu’un plongé en pleine méditation, en son for intérieur, elle tremblait en voyant où ses réflexions la menaient. Loin… Trop loin…
              Elle devait en parler à quelqu’un. Mais à qui pouvait-elle se fier ici ?
               
              Senara en était là de ses sombres réflexions quand une perturbation dans la Force lui indiqua que quelqu’un approchait. Et quelqu’un qui avait l’air assez troublé lui-même. Elle rouvrit les yeux et découvrit Altaer qui arrivait. Elle lui sourit tranquillement ; ce sourire masquant toutes les incertitudes qui assaillaient son âme.
              Il lui annonça que maître Gallaelle souhaitait la voir.
              C’était peut-être la réponse à ses questions. Peut-être pourrait-elle faire part de toutes ses inquiétudes à la maître Jedi. Mais Senara se demandait ce qu’elle pouvait bien lui vouloir. Et elle était décidée à entendre d’abord Gallaelle avant de lui révéler quoi que ce soit.
              Elle se leva en souplesse, assura son sac sur son épaule, Peluche sur l’autre épaule, et allait partir quand Altaer la retint. Ce simple contact et la grande sensibilité à la Force de la jeune fille lui permirent de comprendre que l’autre padawan était vraiment troublé.
              Et ce fut ce qui la décida à le suivre, alors que son premier réflexe avait été de lui dire « plus tard ». Elle lui sourit et lui emboîta le pas. Ils allèrent jusqu’à une salle vide et glaciale.
              Bien à l’image de l’état d’esprit de Senara.
               
              Un frigo géant… nous sommes dans un frigo géant… une réserve de viande froide… il est grand temps de partir…
               
              Pourtant, elle refusa la bure que lui proposait Altaer. Il fallut que le jeune homme insiste longuement, et qu’elle comprenne qu’il ne renoncerait pas, pour qu’elle accepte finalement.
              Il finit enfin par parler. Après une courte entrée en matière, assez inquiétante, il en vint enfin au cœur du sujet. Et Senara souhaita ne pas avoir entendu ce qu’il venait de lui dire. Elle se replia sur elle-même, cachant son visage derrière ses cheveux, s’abritant ainsi comme elle pouvait du monde extérieur.
              Voilà qu’il remettait en question tout ce qu’elle pensait.
               
              Les Guetteurs ?!? Pourquoi ? Comment… Altaer, pourquoi tu me parles de ça ? Comment tu les connais ? Qu’est-ce que tu cherches ?
               
              Altaer reprit son discours, comme si de rien n’était. Même si elle n’en donnait pas l’impression, Senara suivait attentivement ses paroles. Des paroles qui éclairaient certaines zones d’ombre. Même si Altaer n’en avait probablement pas conscience.
               
              une secte à l’intérieur même de l’Ordre ? Des Jedis qui haïssent les Siths… Hurza qui en a été un… Et… Et maintenant ils veulent le tuer… J’aime pas ça… pas du tout… Rien de tout ça… Et je… je… Non !
               
              Elle venait de sursauter. Altaer s’était relevé et lui montrait son bras, ou plutôt le symbole qui décorait son bras. Et Senara comprenait trop bien. Il en était un lui aussi. Elle ne put pas s’en empêcher, elle recula le plus loin possible. Il venait de lui dire que les Guetteurs voulaient la mort d’Hurza, et qu’elle ne pouvait se fier à personne car ils pouvaient être n’importe qui. Et il en était un !
              Elle heurta le mur derrière elle, et resta immobile, refusant de laisser les larmes apparaître dans ses yeux. Les mots suivants d’Altaer mirent un temps fou à atteindre le cerveau de Senara. Elle le regarda finalement, quand il parla de sa réaction. Il était triste. Elle aurait voulu le rassurer, mais elle en était incapable.
              Et puis, il parla de l’Ezeru. Là encore, ça ne puvait que pousser Senara à se refermer encore sur elle-même. Elle croisa les bras pour cacher la bague. Elle comprit trop tard ce qu’il voulait faire.
               
              -Non… Non, il ne faut pas le toucher ! C’est dangereux ! S’il te plait… il va te faire du mal…
               
              Et effectivement l’artefact Sith réagit. De nouveau, les images assaillirent Senara, mais elles n’avaient pas d’importance maintenant. Elle regardait Altaer s’approcher, sans pouvoir bouger. Il lui prit les mains, pour pouvoir toucher la bague. L’ezeru répondit par une décharge électrique, qui toucha aussi bien Altaer que Senara. Aucun des deux ne réagit. Et l’Ezeru finit par renoncer au combat. Il adopta une autre tactique.
               
              Arrête de penser que c’est une chose pensante…
               
              De nouvelles images envahirent l’esprit de Senara. Quand elle comprit qu’elle voyait dans l’esprit d’Altaer, elle voulut se dégager, mais elle ne pouvait pas. Elle fut obligée de voir toute la vie du jeune homme. Elle découvrit alors, pêle-mêle, les souvenirs d’Altaer, les sentiments qu’il avait pour elle, son altercation avec Tovaharn. Elle avait fermé les yeux, mais ça ne changeait rien. Elle se mit à trembler. De froid, de peur ou à cause d’une autre crise ? Elle n’aurait pas su le dire.
              Une larme coula le long de sa joue.
              C’était trop…
              Elle aurait voulu s’enfoncer dans le mur derrière elle, se perdre à l’intérieur même du Temple, se fondre dans la Force et oublier tous ses tourments.
              Mais quelque chose l’en empêcha, la ramena à la réalité. Un trouble dans la Force, une étincelle de vie qui faiblissait.
              Elle rouvrit les yeux et aperçut Altaer au sol, à moitié mort de froid.
              Elle se laissa tomber à côté de lui et le recouvrit de sa bure.
               
              -Je… Je t’avais dit de ne pas le toucher… qu’il te ferait du mal… Je… Je suis désolée Altaer. Vraiment désolée. Tout est ma faute…
               
              Altaer réussit finalement à prononcer quelques mots. Un aveu qui confirmait les images volées par l’ezeru.
              Senara secoua doucement la tête. Elle posa ses mains sur la poitrine d’Altaer et fit appel à la Force pour le réchauffer.
               
              -Je suis désolée, pour ça aussi.
              Je ne t’aime pas Altaer… pas… pas comme toi tu m’aimes. Mais j’ai confiance en toi. J’ai toujours eu confiance en toi. Ça va aller… Tout ira bien…
               
              Elle se redressa et aida Altaer à se remettre debout. Il ne protesta pas, ce qui était bien signe qu’il n’était pas en forme. Mais une fois debout il sembla reprendre du poil de la bête.
               
              -On… on devrait peut-être y aller… Les autres vont nous attendre… Et… et je dois voir Gallaelle.
               
              Ils se mirent en route, lentement au début, puis plus vite à mesure qu’Altaer reprenait des forces. Mais les deux padawans ne savaient pas où aller, et dans la base vide, ils auraient été bien en peine de trouver leur chemin s’ils n’avaient pas croisé maître Drecko et deux novices, plus jeunes qu’eux. Ensemble ils parcoururent le couloir secret et rejoignirent finalement la zone d’embarquement. On les pria de monter immédiatement à bord de l’Acclamator.
               
              Senara voulut se mettre en quête de maître Gallaelle dès qu’elle eut passé la passerelle, mais un jeune Jedi l’intercepta et ne voulut rien entendre. Elle eut beau protester, il se contenta de lui dire qu’il était chargé de les mener tous les deux à leurs cabines et qu’ils allaient le suivre sans rouspéter. Et plus vite que ça encore. Elle fut bien obligée de le suivre. Ils conduisirent d’abord Altaer à sa cabine, puis le Jedi la mena à celle qu’elle occuperait le temps du voyage avant de la laisser enfin tranquille. Senara jeta son sac sur le lit, déposa doucement Peluche à côté et quitta la cabine en lui recommandant de ne pas bouger.
               
              -Je reviens vite ! Promis !
               
              Elle ferma la porte et se lança dans les couloirs à la recherche de maître Gallaelle. Mais personne ne semblait l’avoir vue. Elle chercha alors à se souvenir du hangar dans lequel elle était censée la retrouver. Et décida de s’y rendre.
              En grande habituée des vaisseaux spatiaux, il ne lui avait pas fallu longtemps pour prendre ses marques à bord de celui-ci. Pourtant, quand elle atteignit le hangar, elle n’y trouva pas celle qu’elle cherchait. Et là non plus personne ne l’avait vue.
               
              J’ai dû me tromper… Mince… il faut pourtant que je la trouve… Ca devait être important… Mais où est-ce qu’elle peut bien….
               
              Sa réflexion fut interrompue par une explosion. Une explosion qui avait eu lieu quelque part dans le vaisseau.
               
              Oh non… Non, non, non…
               
              Qu’est-ce qui s’était passé ? L’explosion avait eu lieu de l’autre côté du vaisseau apparemment, mais même de là où elle était, Senara percevait qu’il y avait eu des morts. Elle s’élança, comme beaucoup d’autres dans la direction du bruit, en espérant pouvoir aider. Sa course fut pourtant interrompue nette quand une voix parla à travers les hauts parleurs du vaisseau. Une voix marquée par la tristesse de ce qu’elle annonçait. La mort de plusieurs clones et Jedis. Le maître de Rosskress avait été gravement blessée. Mais surtout… Maître Gallaelle faisait partie des victimes…
              Senara eut l’impression que le vaisseau entier s’écroulait autour d’elle. Gallaelle… morte…
              Morte alors qu’elle voulait lui parler.
              Et la petite padawan se souvint du jour où Hurza avait disparu. Lui aussi avait voulu lui parler… et lui aussi en avait été empêché…
              Une minute de silence fut respectée, qui permit à Senara de rassembler un peu ses esprits. Il se passait quelque chose. Quelque chose de grave. Elle devait en parler à quelqu’un. Elle ferma les yeux. Maître Drecko peut-être, il était venu la voir, s’était inquiété de savoir comment elle allait. Il était peut-être à l’heure actuelle le maître en qui elle pouvait le plus avoir confiance. Elle chercha son aura dans le vaisseau et, quand elle pensa l’avoir trouvée, elle se dirigea dans sa direction.
              Mais elle fut arrêtée en chemin par un chevalier accompagné de sa padawan. Qui n’était autre que miss Pouf…
               
              -Halte-là jeune fille, tu n’es pas autorisée à aller dans cette partie du vaisseau !
               
              Il s’était interposé gentiment, inconscient du sourire mauvais de Liora dans son dos. Senara en fit abstraction et se concentra sur le Jedi.
               
              -S’il vous plait ! C’est important, je dois parler à un maître tout de suite !
               
              -C’est impossible, personne ne peut les déranger pour l’instant. Du moins… il me semble que maître Melchior n’est pas avec eux, tu peux toujours essayer de le trouver dans le vaisseau.
               
              -Maître Melchior ? Je… d’accord… je vais voir…
               
              Elle fit demi-tour et s’empressa de disparaître avant que l’un ou l’autre ne décide de lui poser des questions. Melchior était le dernier qu’elle avait envie de voir… Pourtant…
              Elle s’arrêta dans un couloir vide. Vérifia que personne ne s’approchait et se laissa tomber au sol.
               
              Il faut pourtant que je parle à quelqu’un… Je ne vais pas embêter Altaer avec tout ça, il s’inquiète déjà assez…
              Non, je dois parler à un maître… parler de mes visions, que Gallaelle voulait me voir… Peut-être que quelqu’un sait ce qu’elle me voulait ?... il y a tellement de choses qui m’échappent… et je suis sure que c’est important ! Vital même !... Et si des Jedis mourraient parce que je n’ai pas su comprendre ? ou pas pu en parler à la bonne personne… Oh, je ne sais plus quoi faire… C’est trop dur…
               
              Et elle restait là, prostrée, incapable de prendre une décision, pendant que le vaisseau se lançait à travers l’hyperespace dans son long voyage vers Endor.

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                Post n°59
                Auteur : Bertrolen Gil'ead

                Bertrolen avait prit sa place sur la passerelle bien avant que les jedis commencent a monter dans son vaisseau. Il avait personnellement veillé au confort de ses passager. Un Aclamator est avant tout un transport de troupe, le confort y est donc minimum. Certains aménagement furent donc de mise. Équiper les cabine de douches individuelles, installer des holoprojecteurs, améliorer la couchette faisaient partit de ces aménagement.
                Le jedi sentait petit a petit son vaisseau s'emplir de vie, tel un fourmillement impossible a suivre en détail. Le départ étant proche il examina rapidement les systèmes clef du vaisseau. A première vue les tempêtes des jours passé n'avaient pas abimé le croiseur.
                Alors qu'il s’apprêtait a donner le signal du départ, un forte explosion se fit entendre.


                -Rapport

                -Explosion dans le hangar TV-77, la coque est percé il faut évacuer la zone avant de décoller. Aucun système vital touché. Les scanner montrent qu'il y as beaucoup de blessé et quelques morts.

                -Nous les pleurerons sur Endor, donnez l'ordre d'évacuer le hangar TV-77 et enquêtez sur cet explosion, je veux savoir d'où elle viens.

                Une fois l’effervescence calmé et le secteur évacué, les portes étanche se fermèrent et le croiseur décolla. Rapidement il ne fut plus qu'un point dans l'espace en direction de la lune forestière d'Endor.

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                  Post n°60
                  Auteur : Kalane

                  Les chaussures de la faucheuse, ce sont des pompes funèbres ? 
                  Anonyme, Cahier 

                  Depuis des temps immémoriaux, les artistes considéraient le bleu et toutes ses nuances comme une couleur froide. Ce ne fut jamais aussi vrai que ce jour où, pour aider la Togruta à monter dans le vaisseau, la main bleue de cette dernière se posa sur une partie du vaisseau gigantesque qui allait emmener les ruines des protecteurs de la République vers la Forge Stellaire. En dégageant pour la dernière fois un écran de fumée de ses lêvres bleuies. Grâce à ses bras fins mais musclés, typiques des Togrutas, elle se projeta sur le pont et ignora le regard des quelques autres Jedis qui l'avaient enfin remarquée.


                  Toujours seule, elle laissa ses pieds diriger son esprit et se mit à réfléchir en déambulant dans les couloirs du vaisseau. L'abscence de Sabrolaser, à sa taille, créait un vide considérable à la fois sur elle mais aussi autour de son âme. Elle se sentait faible, vulnérable et surtout plus seule que jamais. Les images de Revan Cordana, bourgeon d'espoir qui s'était gêlé avant l'été, s'insinuèrent en elle, la rendant nerveuse et proche de la paranoîa. Derrière le sourire de plus en plus faux de Cordana, l'ombre de l'homme qu'elle avait vu - et largement senti - sortir de la Base Jedi avec son sombre apprenti vinrent lui taper sur les nerfs, pour occuper une fois de plus son esprit jusqu'à la saturation. Des bruits de pas retentirent au dessus d'elle et elle sentit sa vision trembler. Les pas se transformèrent en vibrations, produites par l'irruption de cette chose dans son esprit. La clef, construite de Force, qui avait ouvert son âme ce jour là avait laissé la serrure ouverte et une longue trace rouge souillait sa raison.


                  Après sa vision, ce fut son corps qui trembla alors qu'elle tombait à terre, le souffle coupée, traversée par une lance invisible que lui avait projeté l'homme aux yeux de nuit. Les pulsations de son coeur s'arrêtèrent. Pendant quelques temps, elle ne ressentit plus rien. Puis la sensation glaciale de sa main posée sur sa poitrine, au niveau de son coeur, déclencha une réaction en chaîne et elle reprit soudain toute sa lucidité. Honteuse de sa peur, elle se releva et inspecta le couloir. Le froid revint. Comme d'habitude, elle était seule.


                  Pendant les minutes qui suivirent, l'ombre du Coté Obscur ne vint plus la frapper mais le sourire particulier d'un maître ravi de son élêve, sur le visage de Revan Cordana, la hanta alors qu'elle essayait d'étendre ses refléxions, tandis que ses pieds seuls dirigeait toujours la direction qu'elle prenait. De toute façon, elle trouverait bien sa voie un jour.... Après s'être posée toutes les questions qu'elle pouvait se poser sur l'Ordre Jedi, son fonctionnement et les Jedis qu'elle avait pu croiser, Kalane se rendit compte que la neige et la glace n’apparaissait plus à la fenêtre.  Au contraire, le vaisseau s'éloignait de la planête glaciale, et, avec tout les abominables hommes des neiges à son bord, se dirigeait vers un inconnu à la fois angoissant et excitant, une prochaine rencontre qui allait briser la monotonie et décider de l'avenir de la galaxie. La jeune mi-Togruta se demanda brièvement ce qu'elle pouvait bien faire dans ce voyage, puis haussa les épaules et se dit qu'elle allait briser la monotonie et décider de l'avenir de la Galaxie, tout simplement.


                  C'est à peu près à ce moment là que Kalane entendit la première inspiration. Grâce à son long héritage de prédateur et à ses capacités de perceptions accrues permises par son physique, l'ancienne trooper était capable, dans le silence, de repérer une respiration et, pour certaines races, d'en identifier la provenance. Il ne faisait aucun doute qu'un humain était presque au même endroit qu'elle. Prudente comme à son habitude, mais surtout curieuse, elle s'approcha à petits pas de l'endroit probable ou se trouvait le "respirateur." Il s'agissait d'une jeune femme, prostrée sur elle même qui semblait à deux doigts de craquer. Comme tout le monde içi, mais en pire. Bien pire. Touchée, et de plus en plus curieuse, Kalane s'approcha de la jeune femme ( qui ne devait pas être bien moins agée qu'elle ) et se racla la gorge, malgré sa timidité et sa recherche de la solitude, menée par un instinct dont les humains se méfiaient mais sur lequel les races moins crétines avaient basés leurs méthodes de chasse et leurs règles de vies. Il y eut alors ce moment ou le temps s'arrête, ce moment où tout semble se décider et ou soudain avenir comme passé semblent plus clairs. Une nouvelle vibration fit trembler Kalane de la tête aux pieds. Elle oublia tout. Le visage de la jeune femme devint son seul repère. Et en un battement de coeur, elle comprit. Elle avait dèja vu cette personne. C'était ce fameux jour, dans la salle d'ou était sorti le manieur de Forces Obscures. Elle était là, et elle n'avait pas l'air bien du tout. Ce fameux jour, Kalane n'avait pas eu le temps de l'aider, ni de comprendre ce qui la mettait dans cet état, mais aujourd'hui...


                  Toujours prudente, mais ses gerçures disparues, les lêvres de Kalane se délièrent :


                  - Je suis perdue.. C'est ce vaisseau, il m'écrase.. Excusez moi mais je pense vous connaître. Je m'apelle Kalane et je suis l'ancienne apprentie de Revan Cordana avant qu'elle ne.. qu'elle ne soit plus Jedie.


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                    Post n°61
                    Auteur : Senara

                    Du fonds des sinistres méandres de ses pensées, Senara sentit soudain une présence. Présence bientôt confirmée par un raclement de gorge. Quelqu’un était là. Et elle, elle était sur le point de pleurer, recroquevillée sur le sol. Ça devait être joli, tiens…
                     
                    C’est une femme. Mais pas une humaine. Elle doit être assez jeune je crois. Son empreinte dans la Force est timide, et perturbée. Elle a l’air d’avoir des soucis…
                     
                    Toutes ces impressions s’imposèrent à elle alors qu’elle se redressait lentement et chassait quelques mèches folles de son visage. Et furent confirmées quand elle aperçut enfin la nouvelle venue. Senara regarda le visage de la togruta –enfin non… ce n’était pas une togruta, enfin si… mais à moitié seulement- se décomposer. Et la rouquine sentit son propre visage se crisper, tandis qu’une chape de plomb s’abattait sur elle.
                    Elle ne la connaissait pas, elle ne l’avait jamais vue, mais visiblement, la Togruta elle la connaissait. Et elle devait penser que Senara était une traîtresse, sinon, pourquoi est-ce qu’elle réagirait comme ça ?
                    Senara s’attendait presque à la voir partir en courant.
                    Et pourtant non.
                    La posture de la Togruta se modifia légèrement. Mais ce n’était pas de la méfiance qu’elle exprimait.
                    La Lorrdienne cherchait à comprendre ce que le langage cinétique lui disait. Mais elle ne voyait pas pourquoi cette padawan –ça ne pouvait être qu’une padawan- pourquoi est-ce qu’elle lui témoignerait de la sympathie (même si ce n’était que sa posture qui le disait, pas elle.).
                    Et puis l’inconnue se présenta. Elle était l’ancienne apprentie de Revan Cordana.
                     
                    Ah… la pauvre… elle aussi elle doit être considérée comme une traitresse, ou comme la padawan d’une traîtresse, ce qui revient au même… Mais… je savais pas que le chevalier Cordana avait une padawan…
                     
                    -Je… Enchantée Kalane, moi c’est Senara. Mon maître est le chevalier Hurza, mais… il… il… (elle avait l’impression que les mots l’étranglaient, comme s’ils refusaient d’être prononcés, comme si elle les avait trop répétés déjà, sans être crue de personne. Elle prit une grande inspiration et finit malgré tout sa phrase) il a été attaqué par un esprit Sith qui a pris possession de son corps avant de s’enfuir du Temple de Hoth… L’esprit s’appelle Slice, je… vous… tu en as peut-être entendu parler…
                     
                    Idiote, pourquoi il a fallu que tu lui en parles… Bon, je suppose qu’elle aurait fini par le découvrir de toute façon… Mais comment elle va réagir ?... J’en ai assez que les gens m’évitent comme si j’avais la peste… Tout ça à cause de Slice… Ils feraient mieux de redouter l’ezeru…
                     
                    Mais Kalane ne recula pas, elle ne semblait pas trop perturbée par la nouvelle.
                    Senara se leva alors, épousseta ses vêtements et les remit en place puis reprit la parole.
                     
                    -Je suis désolée, mais je crois pas te… vous… te connaître… Je peux te dire tu ? Et si tu pouvais aussi me tutoyer, je préfèrerais. (Senara sentit qu’elle rougissait. Elle était ridicule.)
                    Quand est-ce qu’on se serait rencontrées ?
                    Tu sais, tu n’as pas de raisons d’avoir peur de ce vaisseau, si tu veux, on peut le visiter ensemble. Je connaît bien les vaisseaux, je suis sure que celui-là est comme les autres, je… Enfin, je… c’est comme tu veux…
                     
                    Senara se tut, un peu honteuse. Elle ne voulait pas avoir l’air de forcer la main à la Togruta. Mais elle aurait bien voulu pouvoir parler à quelqu’un.
                    Et pour l’instant, elle préférait éviter Altaer, elle était encore légèrement sous le choc de ses révélations.
                    Evidemment, c’est à ce moment précis que Peluche s’agita sur son épaule et montra le bout de son museau.
                     
                    -Peluche ! Reste tranquille, veux-tu !

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                      Post n°62
                      Auteur : Kalane

                       Je rêve d'entrer dans une église avec une canne à pêche et un poisson et de déclarer au curé : " J'ai péché " 
                       
                       
                       

                       
                       
                       
                       
                      Vlad Todd, Cahier Noir, Préface 
                       
                       
                       
                      Pendant une bonne poignée de secondes, Kalane ancra ses yeux dans l'iris de ceux de l'animal, pensive. La jeune femme avait été avec elle franche et généreuse, ouverte à sa solitude. Mais sous ses paroles, Kalane, qui même sans la maîtrise de la Force perçevait douloureusement les émotions des autres, sentit une douleur infinie, surtout à l'évocation de son maître.
                      * Son Maître... Cette bête, ce récipient à mauvaises émotions qui est sortie et qui m'a.. souillée ? Frapée ? Il faut que j'en sache plus.*


                      En effet, la jeune padawan semblait tenir à son maître, et soutenait qu'un esprit Sith avait pris possession de lui. Une théorie qui ne pouvait pas s'inventer comme ça et que, encore une fois grâce à son instinct, Kalane croyait volontiers. Elle avait même envie de chasser l'esprit malfaisant et de sauver le maître de cette pauvre femme. La même envie qui la poussait à être Jedie et à protéger les valeurs républicaines. Un petit bruit ramena la mi-Togruta à la réalité. L'étrange mais efficace animal qui était perché sur l'épaule de la dénommée Senara, se mit à regarder le daisho de Kalane, notamment son Wakisahi qui pendait à sa taille, en lieu et place d'un sabrolaser. Subitement, Kalane décida d'être aussi honnête que Senara.


                      - Ce que je porte à la ceinture et dans mon dos est un daisho, composé de fer, un matériel exotique. Je n'ai pas de sabrolsaser, mon Maître n'a pas eu le temps de m'en donner un.


                      Son regard se troubla un instant et, en se réveillant, elle décida de sourire puis s'assit dos à un mur et invita Senara à s'asseoir à ses côtés. Courageusement, elle métait de côté sa timidité et construisait lentement et avec un gêne certain une barrière mentale pour empêcher son côté solitaire de revenir.


                      - Je préfère moi aussi le tutoiement. Vous.. tu est Padawan, sinon tu ne m'aurais pas tutoyée tout à l'heure, nous sommes donc égales sur ce point là. Je... je voulais te dire quelque chose. Tu sais, le * elle prit une inspiration * jour où ton maître, je veux dire Hurza est devenu possédé. La première personne qu'il a croisé en sortant de la salle.. C'est moi. J'étais juste derrière la porte. Et il m'a...


                      Le coût de son honnêteté fit remonter les entrailles de Kalane qui dut fermer les lèvrespour retenir le flot de sa douleur. Discrètement, elle enfonça ses ongles dans la paume de sa main droite.


                      -Il m'a mis knockout, il m'a repoussé comme on balaie une poussière sur une table. J'ai encore mal. Je ne savais pas que c'était votre maître, pardon ton, mais je t'ai vu, inconsciente dans la pièce avant que tout devienne noir.... Derrière vous, je serai la première à vouloir chasser le mal qui l'habite et à pouvoir le faire revenir. Quant à ma maître... Elle m'a.. * le mot vint, plus violent qu'elle l'avait voulu* abandonnée. Je vais devoir me débrouiller seule. Peut être Endor sera il  mon dernier voyage..


                      Elle baissa honteusement les yeux et se mit à regarder le sol. Plus que jamais, le néant qui remplaçait son sabrolaser l'attira, aspirant une partie de son attention. Elle se rendit rapidement compte que sa gorge était sèche, elle n'avait pas autant parlé depuis longtemps. Trop longtemps. Le petit animal, dénommé ironiquement Peluche, bougea et Kalane releva la tête, soutenant le regard de la padawan. Afin de clôre le moment gênant, de se prouver qu'elle pouvait aller au delà de sa solitude, d'être généreuse et de remplir son estomac, elle sortit de sa musette des patisseries artisanales rylothiennes et iridonniennes, ainsi que de la charchuterie. Déplaçant son regard sur celui de l'animal, elle proposa à son ( à ses ? ) interlocuteurs de quoi se rassasier et réfléchir. Puis, pensant que son daisho était vraiment trop mal placé sur son dos pour qu'elle reste assise dos au mur ainsi, elle le retira doucement et le déposa à terre. Il leur restait encore quelques temps de voyage et beaucoup de choses à se dire.
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                        Post n°63
                        Auteur : Rosskress

                        Rosskress méditait au sujet de sa mission lorsqu’il perçu l’arrivée du vieux Melchior. Il arrivait maintenant à reconnaître son aura et il sentit dans celle-ci qu’il se voulait rassurant et affectueux, un peu comme un grand-père veillant sur son unique petit fils qu’il voulait protéger et éclairer de sa sagesse. Le jeune jedi ne dit mot et laissa le vieux jedi s’approcher de lui et engager la conversation.

                        :maîtrejedi: « -C’est une bonne chose de méditer dans la situation où on est, mais ne pourrais-tu pas te consacrer à une autre tâche? Celle que le Conseil t’a confiée, par exemple? Le vieux maître sourit à Rosskress laissant apparaître un brin d’humour au travers de ce maître qui gardait encore pour le jeune trandoshan une grande part de mystère, Rosskress lui sourit à son tour montrant qu’il appréciait la plaisanterie bien placée. Il se peut que le voyage soit long, et ce vaisseau est très grand. Je te confie donc ceci. Le Maître Jedi attrapa à l’intérieur de sa bure un datapad et un comlink qu’il confia au novice. Informes-moi de tout ce que tu apprendras concernant la mission que le Conseil t’a donné. N’oublie pas qu’elle est d’une importance cruciale pour l’Ordre tout entier. Melchior se retourna et s’apprêtait à quitter la salle lorsqu’il s’arrêta et rajouta quelques mots supplémentaires. Le Conseil a confiance en toi, ne le déçois pas. »

                        Le jeune jedi regarda s’éloigner le maître qu’il commençait à apprécier malgré leur première rencontre, il contempla ensuite les objets qu’il lui avait donnés, et s’assit en tailleur dans la salle de méditation.

                        * Je devrai surement mettre tout ce que je sais dans ce datapad, peut-être qu’à l’écrit tout cela s’éclairera *


                        Il rangea alors le comlink dans une de ses poches et saisit le datapad afin d’y écrire tout ce qu’il avait pu récolter jusqu’à présent. Il écrivit alors que le maître de sa nouvelle amie Senara avait fui emmenant avec lui un jeune padawan et que le conseil pensait que celui-ci avait basculé du côté des Siths, mais que Senara, elle, pensait  qu’il était possédé par un esprit Sith. Il nota alors quelque chose qui n’avait pas attiré son attention plus que ça, l’anneau de provenance Sith que portait Senara, peut-être était-ce lui la clef de toute cette histoire. C’était en écrivant ses lignes que Rosskress décida de s’orienter dans cette direction. Ce dernier rangea le Datapad et s’en alla rejoindre les autres padawan qui, répartis en groupes, s’en allaient rejoindre les transport.

                        […]
                           

                        Cela faisait un moment déjà que Rosskress était arrivé avec les autres dans l'Aclamator. On lui avait alors attribué une cabine, et il se reposait sur son lit quand, tout-à-coup, il entendit une explosion provenant d’un hangar proche et ressentit une grande perturbation dans la force. Il sentit comme si on arrachait une partie de lui, de la force qui le constituait. Il voulut se lever mais le trouble était trop fort et il se rassit lourdement se tenant la tête. C’est à ce moment qu’il entendit la porte s’ouvrir, il tourna la tête et vit Melchior entrer, la tristesse se lisait sur son visage. Le maître s’approcha doucement du trandoshan qui le regardait interrogatif.

                        :maîtrejedi: «- Suis-moi mon garçon…»


                        Le maître parlait doucement, et l’émotion était palpable, le trandoshan ne dit mot et le suivit. Il comprit que tout cela concernait Barbara, l’émotion était si forte qu’il n’osa parler, il voulait simplement voir son maître. Les deux jedis pénétrèrent alors dans l’infirmerie du vaisseau et parmi des corps sans vie des clones morts dans l'explosion gisait Barbara, allongée sur un lit de l’infirmerie de nombreux droïdes afférant autour d’elle. Rosskress était sous le choc, si bien qu’il n’entendit même pas melchior parler, il saisit alors la main de Barbara et l’embrassa tendrement. Le jeune lézard retint une larme de couler des yeux de reptiles, il ferma alors les yeux et tenta de communiquer un peu de sa force à la belle jedi alors dans le coma.

                        Il resta ainsi un instant à tenter de donner tout ce qu’il pouvait à la jedi pour l’aider. Il voulait tirer tout cela au clair, il demanda à un clone présent dans l’infirmerie qui avait ramené les blessés.


                        « - Le maître Tovaharn est le premier à être arrivé sur les lieux monsieur. C’est grâce à lui la plupart de ces gens ont étés sauvés. Sans les premiers soins qu’il a conférés à la Chevalière Barbara, elle serait déjà morte. Le destin a été plus funeste pour Maître Gallaelle et mes camarades … »

                        Rosskress grimaça et trouva étrange le fait qu’un seul jedi ait été présent à ce moment-là.


                        « -  Ou puis-je le trouver ?
                        Rosskress posa la question d’un ton sec, provenant de lui ce ton aurait impressionné n’importe qui. »

                        « -  Pas la peine de vous énerver ... Il s’est retiré dans sa cabine monsieur… Cabine A328 sur le pont supérieur. »


                        Rosskress partit aussitôt, abandonnant un dernier regard à Barbara Il priait pour qu’elle se rétablisse vite. Il emprunta alors l’ascenseur afin de trouver la cabine du maître jedi, il arriva dans un couloir semblant très calme par rapport au reste du vaisseau, en effet, seuls les maîtres étaient logés sur le pont supérieur et ceux-ci étaient bien plus calmes. Il traversa alors le couloir cherchant des yeux la cabine de Tovaharn au milieu des regards interrogatifs des maîtres qui se demandaient ce que faisait un padawan seul ici. Le trandoshan aperçut alors Bruluk devant une porte, celui-ci semblait monter la garde. Rosskress s’approcha de lui, un grand respect avait pris place entre eux depuis leur duel lors de l’évaluation, le zabrack regardait le trandoshan s’approchait et le salua d’un signe de tête.


                        «  - Bruluk, je suis à la recherche du Maître Tovaharn. C’est très important, Rosskress avait été ferme et fixait Bruluk du regard. Saurais-tu où il se trouve ? »

                        Le zabrack ne scilla pas du regard et, après quelques minutes, finit par répondre à Rosskress avec un sourire narquois …


                        :darkmaul: « - Il est dans la pièce derrière moi. Malheureusement pour toi il est déjà avec quelqu’un, et quand cette personne sera partie ça sera mon tour … J’attends là depuis 10 bonnes minutes déjà, … Prend ton ticket et attend ton tour Rosskress. Il semblait embarrassé de donner cette réponse au trandoshan qui le soutenait du regard mais il ne comptait pas se faire marcher dessus. Il va falloir attendre. »

                        « - Il va bien falloir que tu me laisses passer devant, car que tu sois d’accord ou non, j’enterais dans cette pièce et maintenant … Il est sujet de l’explosion de tout à l’heure dans les hangars. J’ai le conseil derrière moi, je vais ici pour en savoir plus, tu dois me laisser passer.
                        Le zabrack ne savait que faire, il voyait que le trandoshan ne plaisantait pas et qu’il avait l’aval du conseil pour cet entretien mais donner raison à Rosskress le faisait chier ... Ma maître fait partie des victimes … On ne sait pas si elle va s’en sortir … »

                        :darkmaul: « - Bien, nous irons alors ensemble. »


                        Comme tout bon jedi, le padawan modèle de rigueur et fier des principes chevaleresques, prenait sa part de responsabilité et pesait intelligemment les prioritées.
                        Le zabrack ouvrit la porte mais bloqua Rosskress du bras. Le trandoshan l’assassinat du regard aussitôt mais il se calma après avoir soutenu le regard de Bruluk lui signifiant de ne pas exagéré non plus. Les deux garçons virent alors Tovaharn, debout au centre de la cabine, en train de discuter avec un autre jedi, la capuche relevée sur sa tête. Surpris par cette entrée improviste, les deux hommes se turent immédiatement. La tête, toujours masquée, de Tovaharn se tourna dans leur direction et il congédia son interlocuteur. L’homme avait qui il discutait jusqu'à présent quitta alors la pièce, passant devant Rosskress et Bruluk, son visage toujours bien caché dans sa capuche. Tovaharn fît un pas en avant dans leur direction et marqua un arrêt en les reconnaissant. Un souffle de lassitude se fît entendre.


                        «  - Ce n’est ni le lieu, ni le moment. Je vous avais demandé d’attendre à l’extérieur me semble-t-il ? Mais peut-être pensez-vous que l’autorité et la discipline ne s’appliquent pas à vous deux ? La voix de Tovaharn était sifflante, sans doute était-il réellement dérangé. Les deux padawans venaient de couper court à une discussion importante avec un de ces confrères. L’ordre enseigne que la voie d’un jedi est calée sur la discipline et l’autorité. Votre entrée pour le moins … fracassante, démontre que l’idée n’est pas encore acquise. C’est pour cela que je demanderais à ce que l’on vous enlève 1 point sur la note générale de votre examen … Bruluk lança un regard noir à l’adresse de Rosskress. Les propos du maître avaient étés lancés sur un ton sec et autoritaire. Il reprit son souffle avant de continuer sur des intonations plus douces. Que me voulez-vous, vous deux ? Rosskress ne savait si Tovaharn était au courant de sa mission, il préféra garder le secret dans le doute. »

                        « - Je viens au sujet de l’explosion de tout à l’heure. J’ai vu Maître Melchior à l’infirmerie, comme vous étiez le seul jedi présent, dites-moi ce que vous avez pu voir et qu’elles étaient les circonstances de cette explosion. Rosskress marqua un temps, l’émotion du jeune padawan était perceptible. Et, comment avez-vous fait pour vous en tirez ? »

                        Rosskress agissait avec culot mais il savait déjà comment aller réagir le maître. Mais il le soutenait du regard, ce regard remplis de toutes les émotions du jeune lézard sous le choc de l’accident de Barbara. Il fixait néanmoins le masque du maître attendant des réponses lui permettant d’avancer dans sa mission car il en était convaincu, cette explosion et sa mission était liées et sur lui reposait de nombreuses choses, il ne pouvait décevoir le conseil.

                        Spoiler : Spoiler


                        Edit : J'ai édité les erreurs de cohérences etc ... comme convenu.
                        Rosskress pense aussi que ton personnage n'a aucun "mandat au nom du conseil" la mission qui lui a confié Melchior au nom du conseil est sensée être secrete. Il faut collecter les infos etc de manière annodine etc, rentrer et dire je viens au nom du conseil n'est pas du tout possible vu que ça n'a pas été ce que t'a dit Melchior et dans les prérogatives qu'il t'a donné, sauf si tu tentes de bluffer mais ça te retombera toujours dessus. Tu es plus en sousmarins à espionner et faire ton enquête sans vagues.

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                          Post n°64
                          Auteur : Senara

                          Kalane regardait Peluche. Senara sentait la petite boule de poil osciller entre curiosité et hostilité. Mais la curiosité l’emporta, et Peluche se décala un peu sur l’épaule de sa maîtresse. Il observait Kalane qui l’observait en retour. Et Senara regardait elle aussi la Togruta. Celle-ci se crispa soudain, avant de se détendre.
                          Senara aurait presque pu suivre les pensées de sa vis-à-vis. Apparemment, elle la croyait. Senara en fut soulagée.
                          Puis Kalane parla, expliquant à son tour ce qui lui était arrivé. Au beau milieu de son discours, elle se rassit, et Senara finit par l’imiter.
                           
                          Alors, elle aussi elle a croisé Slice. Et ça a laissé des traces.
                           
                          Les mots de Kalane réveillaient de nombreux échos chez Senara. Si la Togruta n’avait pas l’air de vraiment pouvoir traduire le choc qu’elle avait ressenti ce jour-là, Senara, elle savait parfaitement de quoi elle parlait. Elle le vivait à chaque fois qu’elle était confrontée au Côté Obscur. Et si parfois, cela provoquait une crise, elle avait aussi fini par développer des moyens de résistance contre ces douleurs. Senara pensait qu’elle pourrait peut-être aider Kalane.
                          Mais la Torguta avait continué à parler, se disant prête à l’aider à sauver Hurza, et embrayant sur sa propre expérience malheureuse de padawan.
                          Les temps étaient durs pour l’Ordre, et pour ses padawans. Peu d’entre eux pouvaient suivre une formation normale et sereine.
                          Mais Senara ne pouvait pas laisser Kalane broyer du noir comme ça.
                          Et surtout pas évoquer la possibilité que la mission qui s’annonçait soit son dernier voyage.
                          A ces mots, Senara revit la vision que lui avait envoyé l’ezeru quelques jours plus tôt. Sang et mort, des Jedis gisant sans vie, et Altaer mourant sous ses yeux.
                           
                          senara -Non, ça n’arrivera pas !
                           
                          Ces mots lui avaient échappé. Elle continua alors, essayant de réconforter la Togruta.
                           
                          senara -Tu n’es pas seule. L’ordre est à tes côtés, il est notre famille maintenant. Et la Force est avec toi. Nous ne sommes jamais seuls. Je suis sure que tu pourras te procurer un sabre laser, au moins en attendant de pouvoir construire le tien.
                          Je… merci, pour Hurza. Merci.
                          Tu sais, si tu as toujours mal, je… je peux sans doute t’aider. Si tu veux…
                           
                          Comme Kalane ne disait rien, Senara tendit une main hésitante et effleura le front de la Togruta.
                          Aussitôt, les séquelles de l’attaque qu’avait subie Kalane assaillirent l’esprit de Senara. Mais méthodiquement, la rouquine dressa ses barrières mentales, et entreprit de nettoyer les ondes obscures qui continuaient à blesser l’esprit de kalane.
                          Elle finit par rouvrir les yeux et regarda Kalane.
                          Elle expira lentement avant de reprendre, d’une voix un peu faible.
                           
                          senara -Voilà, ça devrait aller là. Si tu veux, je pourrais peut-être t’apprendre deux trois trucs pour protéger ton esprit. A force de faire des crises, je finis par m’y connaître…
                           
                          A cet instant, Peluche sauta de l’épaule de Senara sur les genoux de Kalane et se mit à pépier gaiement, quémandant des pâtisseries à la Togruta.




                          Spoiler : HRP
                          Koko, le briefing Jedi n'a pas encore eu lieu, si on sait qu'une mission se prépare, on ne sait pas que ça sera sur la Forge, évite donc d'en parler ^^

                          parle d'une mission juste, ou alors du voyage vers Endor

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                            Post n°65
                            Auteur : Kalane

                            Il y a un proverbe barbare qui dit que, dès que l'on ne sait plus quoi dire, il est utile de citer un proverbe barbare. 
                             

                             
                             
                            Proverbe barbare, Un barbare 
                             

                             
                             
                            Sidérée, Kalane se détacha quelques instants de la réalité, savourant l'impression de calme qui avait remplacé celle de vide. Aucun démon n'était parti mais il semblait que ces derniers avaient choisi de camper pour une bonne nuit au delà des frontières de son esprit. Ramenée à la réalité par l'odeur de sa charcuterie, elle se mit à manger pensivement assise aux côtés de sa nouvelle connaissance. Peu habituée à discuter avec des gens, elle réagit d'abord aux dires de Senara en retranscrivant ses propres pensées  à voix haute. 
                             

                             
                             
                            - L'Ordre... Ma famille... La seule qui m'a recueillie a apparemment trahie et je reste la seule padawan sans maître et sans sabre.. D'ailleurs personne ne s'est rendu compte que je me sentais nue sans mon sabre et que l'on m'envoyait en mission sans symbole ni sécurité..  Je ne sais pas comment je vais m'en sortir. 
                             

                             
                             
                            Son regard, qui depuis le début de sa tirade était assombri et penaud, s'éclaira soudain et c'est avec une détermination sans failles qu'elle déclara : 
                             

                             
                             
                            - Mais je m'en sortirais. Je m'en sors toujours. D'abord sur ma planète natale, sur Coruscant ce fameux jour et avec Cordana. 
                             

                             
                             
                            Soudain, elle releva le menton et se rendit compte qu'elle avait un auditoire. Son sourire fut prompt, simple et teinté de tristesse. Ce fut un sourire aux dents pointues, un sourire de prédateur. Son côté togruta se mélait de façon utile à son côté humain. Ne sachant vraiment que faire, elle posa sa main, toujours bleue, sur l'épaule de Senara et remerçia cette dernière de l'avoir aidé,  lui pardonnant au passage de ne pas avoir demandé d'autorisation. Soucieuse de ne pas froisser la seule personne qui semblait connaître assez son démon pour le comprendre et qui comblait en perdant son temps la solitude d'une togruta, elle décida de détendre l'atmosphère. 
                             

                             
                             
                            - Lorsque j'étais petite, ma mère, qui revenait rarement de mission, s'énervait parfois de toujours me voir devant un écran et disait que j'étais "e-nutile" * Son sourire revint*. Cette fois, je n'ai plus envie d'être inutile. Franchement, vous.. euh.. tu ne trouves pas que ce morceau de charchuterie était loin d'être inutile ? 
                             

                             
                             
                            La masse chaude de Peluche se pressant contre ses flancs, Kalane répondit aux avances de l'animal d'une caresse, puis l'empêca doucement d'accéder aux bords tranchants des deux éleménts de son daisho. Rapidement, l'animal abandonna cette idée mais ne sembla pas froisser pour autant. Entre prédateurs, on se comprend. 
                             

                             
                             
                            - Alors comme ça, tu fais des crises ? A cause de ces présences noires ?  * Elle voulut dire " à cause de ton maître" mais pensa que la jeune femme devait tenir à l'image blanche de son maître possédé par un démon et que cette image n'était sûrement pas fausse à force d'y réfléchir*. Comment avez vous rencontré..Hurza et les Jedis ? 
                             
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                              a écrit sur dernière édition par
                              #67

                              Post n°66
                              Auteur : Senara

                              Senara se mordait la lèvre. Finalement, ce n’était peut-être pas une si bonne idée que ça, de s’immiscer dans l’esprit de la Togruta, à voir sa réaction. Kalane semblait l’avoir oublié, elle parlait toute seule. Elle avait l’air encore bien sombre, bien triste. Mais elle finit par une touche d’optimiste, qui arracha un petit sourire à Senara.
                               
                              Oui, on s’en sort toujours. Quelque soit le risque ou le prix à  payer, on s’en sort, et on s’en sortira. Tu es comme moi Kalane, toujours aller de l’avant et ne pas se laisser abattre. Mais je me demande si… Oh non ! Ne commence pas !
                               
                              Senara regardait la main de la Togruta posée sur son épaule. Elle sourit à la remarque de Kalane sur la charcuterie.
                               
                              -Oh non, cette charcuterie n’était pas inutile, c’est sûr. C’est délicieux.
                               
                              Senara montra la pâtisserie qu’elle avait entamée, sans faire remarquer qu’elle n’avait pas touché à la charcuterie. Ce n’était pas le moment d’embêter sa nouvelle amie avec ses habitudes alimentaires particulières.
                               
                              Senara observait Kalane et Peluche. La boule de poil avait un don pour s’attirer la sympathie des gens. Bien plus qu’elle décidément.
                              Et puis… et puis Kalane ramena la discussion sur ses crises, et Senara grimaça. Elle ne voulait pas en parler, et pas parler non plus de son histoire. Mais, d’un autre côté… Elle hésita un moment, avant de se décider à répondre.
                               
                              -Des crises, j’en fais depuis toujours. Je suis fragile apparemment. Mais c’est vrai que le côté obscur a tendance à en provoquer, oui. Et pas des petites crises… En fait, mes plus grosses crises sont dues à une confrontation avec le côté obscur, plus il est puissant, plus ma crise est forte. Mais j’ai l’impression d’arriver de mieux en mieux à les contenir, je suppose que c’est grâce à l’entraînement que je reçois.
                              Les Jedis… tu sais mon histoire est sans intérêt. Un jour, des chevaliers sont passés près de chez moi, ils ont fait faire des tests à tous les enfants, et ont découverts que j’avais une sensibilité plus forte que la moyenne. Alors ils m’ont emmenée avec eux et je me suis retrouvée au Temple de Coruscant. J’y ai passé quelques temps, et un début de formation. Puis la République est tombée, et je me suis de nouveau retrouvée embarquée pour une destination inconnue. C’est comme ça que j’ai atterri sur Hoth. Un peu plus tard, j’ai rencontré Hurza qui m’a proposé de me former… voilà…


                              Senara reprit son souffle et décida de changer de sujet. Elle se releva et se remit à parler, d’un ton beaucoup plus gai (mais un tout petit peu forcé) :
                               
                              -Dis, tu voulais pas que je te montre le vaisseau ? J’ai besoin de me dégourdir les jambes un peu… Déjà, faudrait que je sache où on est… Je crois que j’ai marché un peu au hasard avant de m’arrêter ici… Alors, il devrait y avoir une plaque indicative quelque part…. là ! Donc, on est sur le pont 8. Tu sais, des plaques comme ça, y en a un peu partout dans le vaisseau, ça peut t’aider si tu es perdue. Tu viens ?

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                                a écrit sur dernière édition par
                                #68

                                Post n°67
                                Auteur : Zaalbar

                                Zaalbar qui se trouvais dans la salle de briefing, décida de se mettre en route vers les hangars des vaisseaux, quand de nombreux Jedi en firent de même. Le Jedi wookie se laissa guider, par les bruit qui échappaient des lieux, ou se trouvaient les chasseur et les destroyers. Il pensa alors qu'il ne reverrait sans plus cette planète, avant un bon moment et bien qu'elle était d'un nouveau départ pour l'ordre jedi, le Wookie fût tout de même content de quitter ces lieux et ce climat très froid.

                                Lorsque le chevalier arriva à son chasseur monoplace, il constata que son droide était déjà en place et qu'il s'occupait de régler les armes, ainsi que le moteur du chasseur. Et alors qu'il allait monter dans son vaisseau, une explosion retentit dans l'un des hangars du Venator. Cependant l'originaire de Kashyyk voulut intervenir, il constata que de nombreuses équipes de secours étaient déjà sur le coup. Elles avaient vraisemblablement été appelé, par l'un des membres d'équipage et pensant qu'il gênerait plus qu'autre chose, le Wookie continua s'occuper de son départ de Hoth.
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