Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #58

    Post n°57
    Auteur : Rylen Korr


    PNJ Gallaelle - PNJ Tarka'gre - PNJ Melchior
    [Maître Jedi et Membre Permanent du Conseil] - [Chevalier Jedi] - [Maître Jedi et Membre du Conseil]  


    Debout, les bras croisés sur la position surélevée où il avait tenu un discours une heure auparavant, Fic Drecko profitait des derniers instants à l’intérieur de cette harmonieuse installation semi-enterrée dans une montagne dont le pic d’altitude avait été estimé à un peu plus de 2.700 mètres. Il ressentait l’incompréhension total d’une bonne partie des membres de l’Ordre qui, la veille, ne se doutaient absolument de rien. Qui aurait cru que la dernière nuit qu’ils venaient de passer dans cette base serait la dernière qu’ils auraient vécu sur Hoth ? Laissant échapper un soupir à peine audible, le Maître Jedi se retourna et décida qu’il était temps de rentrer dans la dernière partie de ce déménagement...

    -… dites-lui que c’est très important : qu’elle s’y présente dès que l’ordre sera donné à tous d’évacuer.  


    Dame Gallaelle, membre du Conseil et femme plus que respectée parmi les exilés était en train de discuter avec une Togruta lorsqu’elle fut interrompue par le Nautolan. Le seul fait de le fixer dans ses deux gros yeux noirs et globuleux lui suffit pour comprendre que l’heure du départ était arrivée. Elle laissa donc tomber sa conversation en cours avec sa camarade pour se consacrer à l’annonce du natif de Glee Anselm. Elle semblait particulièrement dubitative et suspicieuse, quelque chose de spécial semblait la préoccuper mais cette sensation qui se dégageait d’elle fut éclipsée par la consternation qu’éprouvaient la totalité des Jedi en ce moment même. Il était vrai que la situation qu’ils vivaient avait de quoi déranger, et il aurait été plus qu’indécent de demander à un jeune homme ou à une jeune femme dans ces couloirs ce qui les mettait dans cet état-là..

    -Il me semble que le moment soit venu de quitter ces locaux pour rejoindre nos vaisseaux, dit-il discrètement à l’oreille de Dame Gallaelle qui sembla soudainement avoir repris du dynamisme et qui releva fièrement la tête, je vais prévenir l’ensemble de nos frères et sœurs d’emprunter le passage de secours et nous procèderons à un dernier tour des lieux avant de quitter définitivement ce lieu, la jeune femme siégeant au Conseil acquiesça d’un signe de la tête et quitta sans dire un mot la grande salle avant d’emprunter le couloir menant au corridor de secours qui mènerait l’ensemble des Jedi vers les transports. Quant à Drecko, il se retourna à nouveau et regagna cette position surélevée qu’il aimait tant pour s’adresser une dernière fois à l’Ordre et à ses fidèles. Lorsqu’il fit face à la foule éparpillée qui n’était toujours pas complète mais qui s’étendait de seconde en seconde, il commença à discourir, seul, tous les visages se tournant dans sa direction. Que l’harmonie et la Force restent à jamais à cet endroit, que la nature reprenne ses droits. Hoth aura été le berceau de notre renaissance, de notre nouvelle structuration. C’est ici qu’on a rebâti les piliers de notre Ordre, cette planète restera à jamais gravé dans l’histoire de notre religion, dans un mouvement très lent, le Maître Jedi écarta sa bure et montra à tous la ceinture à sa taille mais surtout le sabre laser qu’elle tenait en place. Drecko l’attrapa alors, tandis que ses semblables ne comprenaient pas ce qu’il faisait. Il l’alluma subitement et le brandit devant lui, révélant une somptueuse lame émeraude dont la lumière se refléta sur certaines parois glacées. Le geste du Nautolan fut alors reproduit par l’ensemble de ses camarades : la scène était sublime et tout simplement extraordinaire! Que la Force soit avec ce lieu, et que la Force soit avec nous! En une fraction de seconde, toutes les armes pacifiques s’éteignirent, je vous demande maintenant de suivre le Chevalier Vojan qui vous mènera aux derniers transports présents sur Hoth, d’un geste de la main, Drecko montra le jeune Jedi qui s’empressa de prendre le fameux couloir tenu secret, fiez-vous à son instinct et à son sens de l’orientation, car sans lui vous vous perdriez dans ce labyrinthe de corridors tout aussi dangereux les uns des autres. Nous procéderons à un appel au bout de ce souterrain pour recenser l’ensemble de notre communauté. Lorsque vous y serez, le Chevalier Tarka’gre se chargera de vous répartir dans les derniers vaisseaux.  


    Tandis que les Jedi suivaient le jeune Vojan, une poignée de Maîtres Jedi encore présents –dont Drecko et Mounda- se répartissaient les zones du Temple à vérifier avant de quitter définitivement ce lieu. Un lieu qui resterait à jamais dans les mémoires de l’Ordre...

    De son côté, Bean vagabondait encore et toujours dans les couloirs de la base. Le jeune homme qu’on avait retrouvé absolument seul et perdu au milieu d’une rue déserte sur Corellia s’amusait et profitait des derniers instants à l’intérieur du Temple pour s’occuper des gaffes qu’il n’avait jamais pu faire en plusieurs mois de vie dans l’Ordre. Mais après un certain moment passé à se distraire en solitaire, le Chevalier Jedi commença à s’inquiéter de cette si grande solitude justement : comment pouvait-il expliquer le fait qu’il ne croisait plus personne dans les couloirs, et ce malgré le fait que l’ensemble de la communauté religieuse était censée se trouver dans la salle principale de la base ? Une petite panique grandit en lui mais elle s’éclipsa lorsque, dans un virage, il tomba sur une étrange conversation entre le boiteux Altaer -qu’il avait pris plaisir à ridiculiser dans un passé proche- et le très inquiétant Tovaharn qui ressemblait à tout sauf à un Jedi. Ce personnage donnait des frissons au jeune Bean à chaque fois qu’il le croisait au sein du Temple. Il s’agissait de la seule personne à qui il ne pouvait pas faire de gaffe (sans compter le Maître Rylen Korr qui l’avait trouvé sur Corellia et dont la confiance existait depuis ce jour où sa vie bascula) car il le craignait, tout simplement. En temps normal, il aurait fait demi-tour et aurait trouvé un autre chemin pour se rendre à la destination voulue, même s’il devait faire un important détour et arriver en retard à une séance d’entraînement collective au sabre-laser. Cependant, la curiosité l’obligea à rester proche de la discussion entre les deux hommes tout en restant caché. Il ne comprenait pas grand-chose à ce qu’ils disaient, et à vrai dire il n’en avait rien à faire, mais lorsqu’il entendit dire qu’Altaer éprouvait des sentiments à l’encontre d’une jeune femme qui paraissait être la dénommée Senara il ne put s’empêcher de ricaner tout en se retenant pour ne pas s’esclaffer ! Tel un enfant riant d’une blague tout à fait puérile, Bean fut à nouveau pris de panique lorsqu’il eut l’étrange sensation qu’il était découvert. Mais l’arrivée de la dénommée Elderian de l’autre côté du couloir le sauva d’un dénouement effrayant. Il poussa un « ouf » de soulagement et décida de tourner le dos à cette étrange discussion avec comme seule pensée la découverte qu’il fit à propos des sentiments d’Altaer envers la jeune Senara. Il se jura de se moquer de lui à leur prochaine rencontre mais pour le moment il savait –grâce aux paroles de la Togruta- qu’il avait encore quelques minutes devant lui pour s’amuser sans aucun obstacle sur son chemin… Sans obstacle? Du moins c’est ce qu’il pensait...

    Il semblait que les dernières minutes de vie commune sur Hoth approchaient. En effet, le groupe de Jedi qui avait suivi Vojan apercevait la lumière au bout du tunnel. Ils purent constater -durant ces quelques instants à emprunter ces couloirs qu’ils n’avaient jamais utilisés auparavant- l’incroyable sens de l’aiguillage du jeune Chevalier qui les avait menait à la destination voulue sans soucis. Tournant à gauche, puis à droite, et encore à gauche.. Avec une grande concentration et un incroyable instinct qui dépassait largement celui de ses camarades. Ce n’était pas pour rien qu’il était reconnu dans le Temple pour ses dons d’orientation. C’était devenu une habitude pour l’Ordre de faire appel à sa science spéciale dans des cas particuliers qui nécessitaient un savoir comme le sien. Vojan permit donc à l’ensemble de ses camarades de rejoindre les derniers transports qui n’attendaient plus qu’eux. Lorsqu’ils furent au bout du souterrain, ils purent constater une chose étrange au dehors : une tempête très inhabituelle s’abattait sur la zone géographique qu’ils avaient habité durant de longues années. Le vent incroyablement puissant frappait avec une telle intensité les visages des Jedi qu’il semblait être capable de leur entailler la peau sur plusieurs centimètres à travers la chair.


    -Je suis l’un des plus anciens Jedi dans cette communauté, et je peux vous dire que c’est la tempête la plus dangereuse qu’il n’y ait jamais eu depuis notre arrivée. A côté de ça, toutes celles que nous avons dû affronter étaient vraiment ridicules, après avoir fait quelques pas en avant, les Jedi découvrirent une petite grotte assez conséquente pour tous les accueillir. L’Ordre y avait établi une salle d’équipements et de secours au cas où ils devaient se retrancher. Faites passer ces vestes polaires, sans elles vous ne pourrez pas résister plus de deux secondes à l’extérieur; et quand on sait que le trajet jusqu’aux vaisseaux dure un peu plus de vingt minutes… les combinaisons polaires passèrent dans les rangs pour équiper chaque Jedi, mis à part ceux ayant une anatomie différente qui leur permettait de résister au froid (comme les quelques Wookies de l’Ordre qui se faisaient particulièrement entendre avec leurs feulements et leurs rugissements plus qu’audibles).

    -Très bien, écoutez-moi s’il vous plaît, une Twi’lek plutôt grande et à la voix imposante se démarqua du reste des Jedi, nous allons procéder à une répartition équitable des Jedi dans les vaisseaux. Je vous prierai donc de bien vouloir vous présenter face à moi et face au Chevalier Tellec présent à mes côtés en deux files séparées et nous vous indiquerons le vaisseau que vous devrez rejoindre. Soit vous irez dans le Transport Acclamator du Commandant Gil’ead, soit vous irez dans la Frégate Républicaine du Commandant Winchester qui fait parti des derniers arrivants en provenance de Dxun. Merci de nous indiquer votre nom et votre prénom au passage, un par un, les exilés passèrent et furent répartis équitablement. Lorsque ce fut au tour de Rosskress, Tarka’gre le regarda droit dans les yeux et semblait avoir quelque chose à lui dire, le Maître Melchior désire vous voir, il vous attend dans le Croiseur de classe Acclamator.  


    Ainsi, tous furent répartis dans l’un des deux transports. Tous? Non. Quelques Jedi manquèrent le groupe mené par le Chevalier Vojan, dont la jeune Senara et Altaer. Bien heureusement, ils arrivèrent (avec du retard) une trentaine de minutes après le passage du premier groupe en compagnie de Maître Drecko et de deux autres très jeunes novices qui n’avaient pas plus de dix ans : «Ca y est, la dernière salle vient d’être rebouchée.. » annonça le Nautolan. Les quatre furent invités à rejoindre l’Acclamator, là où se trouvait d’hors et déjà Melchior dit « Barbe-Grise » qui cherchait depuis plusieurs minutes le Trandoshan Rosskress à qui il devait confier quelques outils. Après un petit moment de recherche, il finit par entrer dans la salle de méditation qu’avait choisi le natif de Trandosha et attendit quelques secondes avant de commencer à lui parler.

    :maîtrejedi: -C’est une bonne chose de méditer dans la situation où on est, le vieil homme s’approcha du jeune Padawan de Barbara et posa sa main droite sur son épaule gauche, mais ne pourrais-tu pas te consacrer à une autre tâche? Celle que le Conseil t’as confié, par exemple? Melchior sourit et reprit quelques secondes après, il se peut que le voyage soit long, et ce vaisseau est très grand. Je te confie donc ceci, le Maître Jedi attrapa à l’intérieur de sa bure un datapad et un comlink qu’il confia au novice, informes-moi de tout ce que tu apprendras concernant la mission que le Conseil t’a donné. N’oublie pas qu’elle est d’une importance cruciale pour l’Ordre tout entier, Melchior se retourna et s’apprêtait à quitter la salle lorsqu’il s’arrêta et rajouta quelques mots supplémentaires, Le Conseil a confiance en toi, ne le déçois pas.  


    Laissant seul le jeune apprenti, Melchior emprunta le couloir qui menait au Pont de commandement. Il croisa Gallaelle qu’il salua ; elle se contenta de lui répondre par un bref signe de la tête mais elle semblait étrangement préoccupée. Il passa plusieurs secondes après à côté de Tovaharn qui prenait le même chemin que la jeune femme : le hangar TV-77. Le fixant de dos quelques instants, il reprit ensuite sa route pour rejoindre la destination qu’il souhaitait…

    Pour Bean, la situation devenait inquiétante. Il était le dernier Jedi encore présent dans la base! Mais que faisait-il encore là alors que la flotte s’apprêtait à quitter la planète déserte?! Il avait en réalité été piégé à de nombreuses reprises par la nature qui reprenait ses droits dans la zone : il tomba plusieurs fois nez à nez avec des Wampas de deux fois sa taille dans différents couloirs de l’ancienne base. Et bien-sûr, il avait été -comme toujours- très maladroit : le jeune gaffeur, n’appréciant pas le fait de se retrouver devant un.. obstacle, ouvrit et déboucha malencontreusement un tunnel condamné. Derrière, une meute de Wampas enragés sautèrent sur l’occasion et s’en prirent au jeune Jedi qui ne demandait qu’à jouer! Courant comme jamais il n’avait jamais couru, Bean se fia à l’instinct et voulut à tout prix prendre ce fameux passage secret qui pourrait le mener jusqu’aux transports. Et par chance, il réussit à y pénétrer sans même savoir qu’il y était. Lorsqu’il fut arrivé dans la grotte où les derniers Jedi présents (dont Tarka’gre) amenaient les équipements restants à bord du vaisseau stellaire, il fut surpris de voir qu’il était... le dernier.

    -Ah, vous voilà Bean! Nous nous apprêtions à quitter Hoth, vous avez de la chance d’être arrivé à temps! Où étiez-vous passé?! Au même moment, un bruit assourdissant se fit entendre dans le couloir d’où venait tout juste de sortir Bean, suivit d’une épaisse fumée qui se dégagea du même corridor : il semblerait que quelque chose soit.. tombé. Le jeune Jedi tourna la tête avant de fixer à nouveau la Togruta avec une mimique d’incompréhension qui aurait été très marrante dans une émission de divertissement de l’Holonet, toujours aussi indiscipl..  


    Tarka’gre n’eut pas le temps de finir sa phrase et de s’occuper de Bean comme elle l’aurait voulu : une explosion brève survint subitement à l’extérieur de la grotte. Elle avait dû être plus que puissante car elle réussit à transpercer le rideau que formait la tempête qui devenait de plus en plus violente. De la grotte, impossible de savoir ce qu’il se passait. Et une étrange perturbation dans la Force inquiétait grandement Tarka’gre et son acolyte Lan Tellec qui se regardaient sans réaction. Le second attrapa alors son comlink et se décida à prendre des nouvelles de l’Acclamator, d’où l’explosion semblait avoir retentit. La réponse fut rapide, bien que fortement gênée par la tempête ; la communication était rongée par les parasites.

    « -Une explosion a retentit au deuxième niveau, au hangar TV-77. Nous ne savons pas ce qu’il s’est passé. Revenez immédiatement dans le vaisseau. »  


    Alors que les trois Chevaliers Jedi s’apprêtaient à quitter la grotte pour rejoindre l’Acclamator de Bertrolen, une panique s’installa à l’intérieur du Croiseur Stellaire. C’était l’incompréhension totale : que s’était-il passé ? Melchior, le Maître le plus proche de la zone de la catastrophe, se rua vers le hangar TV-77 et lorsqu’il passa la porte coulissante il regarda avec désarroi la scène : un incendie s’était propagé et il semblait y avoir eu une importante explosion. Les clones étaient déjà présents et avaient déjà réussi à éteindre le feu, mais il fallait désormais aider les victimes. Y en avait-il beaucoup ? Et s’il y en avait… qui étaient-elles ? Melchior s’avança et le pire qu’il craignait arriva : Barbara, le Maître du jeune Rosskress était au sol, sauvagement défigurée par l’accident. Un poignard sembla transpercer le cœur de Barbe-Grise qui se rua sur le corps de celle qu’il considérait comme sa fille.

    -Elle est encore en vie -nous pouvons remercier le Chevalier Tovaharn qui était le premier sur les lieux et qui a secouru l’ensemble des blessés-. Mais il faut faire vite, il faut l’emmener en salle de soin et empêcher l’hémorragie. Elle est entre la vie et la mort.  


    Plusieurs clones la posèrent sur une civière et, ensemble, ils la conduisirent en dehors du hangar pour l’emmener à l’infirmerie. Melchior, abattu par ce qui venait de se produire, fut dérangé par un autre clone qui lui donna le manche d’un sabre laser qu’ils avaient retrouvé dans les décombres de l’explosion : il s’agissait de celui de.. Gallaelle. Le sabre-laser appartenait à Dame Gallaelle ! Et Melchior l’avait aperçu se dirigeant vers le hangar TV-77 une dizaine de minutes avant l’explosion! Il s’agissait d’un choc pour l’Ordre Jedi qui perdait là un Membre du Conseil mais surtout un membre influent et très puissant dans la relation avec la Force. Gallaelle était quelqu’un de respectée, et sa mort survenait au plus mauvais moment : la Bataille de la Forge Stellaire approchait, et l’Ordre et les Rebelles auraient grandement eu besoin d’elle!

    Il y avait eu d’autres morts et blessés (une vingtaine de soldats clones mais également cinq Jedi) mais Melchior n’y faisait plus attention : Barbara était entre la vie et la mort. Il ne pouvait pas imaginer la voir rejoindre la Force sans avoir rien pu faire pour l’en empêcher…


    « -Une explosion a eu lieu dans l’un des hangars du Croiseur Acclamator. On dénombre plusieurs valeureux soldats clones tués ou blessés ainsi que cinq Chevaliers Jedi avec de multiples blessures sans gravité. Cependant, nous annonçons avec une grande tristesse que le Maître Jedi Barbara se trouve actuellement dans le coma, et… nous vous annonçons que Maître Gallaelle... a rejoint la Force… »  


    Que ce soit dans la Frégate Républicaine (où une communication avec l’Acclamator avait été établi) ou dans le Croiseur Stellaire de Bertrolen, la réaction fut la même : le désespoir et le deuil s’emparèrent de l’ensemble des Jedi mais aussi de l’ensemble des clones. L’Ordre Jedi perdait là une grande femme au talent extraordinaire qui était très importante dans le fonctionnement du mouvement religieux… Bean fut même aperçu avec quelques larmes coulant sur ses joues, prouvant là qu'il avait bel et bien un cœur derrière son masque de gaffeur.. Alors qu’une minute de silence en leur honneur fut respectée sur les deux vaisseaux, Melchior s’empressa d’aller à l’encontre de Rosskress lorsqu’elle fut accomplie. Il lui demanda de l’accompagner voir son Maître qui était dans le coma en centre de soins. Tous deux se rendirent donc devant le lit qui accueillait la jeune femme. A ses côtés, un Droîde Médical GH-7 lui administrait les soins nécessaires, mais il ne pouvait rien faire de plus tant qu’elle était dans le coma. Abattu, Melchior se posa sur une chaise et laissa tomber ses deux mains sur le bord du lit en fermant les yeux.

    :maîtrejedi: -Il nous faut déjouer ce complot, Rosskress; il nous le faut… dit-il avant de tomber dans une méditation très spéciale, tandis que la flotte Jedi quittait l’atmosphère de Hoth et s’apprêtait à passer en hyperespace...  
      
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      #59

      Post n°58
      Auteur : Senara

      Il n’y avait encore personne dans la grande salle. Enfin, disons plutôt qu’il n’y avait aucun de ses amis. Car il y avait encore un bon nombre de Jedis, qui entraient, sortaient, discutaient, attendaient…
      Senara trouva un coin tranquille pour attendre. Et quitte à attendre. Senara ferma les yeux pour méditer. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pu se livrer à cet exercice, qui était pourtant bien nécessaire.
      A peine eut-elle commencé que lui revint en mémoire un fait qu’elle avait soigneusement mis de côté depuis … moins d’une heure ? Si peu ? Elle avait l’impression que cela faisait déjà plusieurs jours…
      Senara revit l’espèce de vision qu’elle avait eu un peu plus tôt alors que la salle pleine était encore sous le coup de l’annonce de l’évacuation. Une vision sinistre. Elle devait en parler à quelqu’un. Un corbeau qui avançait au milieu des Jedis, ceux-ci tombant sur son passage… Un présage de mort presque transparent. Ils allaient droit au désastre. Senara fut prise d’un frisson. Un frisson qui se transforma soudain en angoisse indicible. Quelqu’un criait son nom en silence, l’appelait à travers l’espace et la Force. Quelqu’un…
       
      Hurza !
       
      Son maître l’appelait, il avait peur, pour elle. Pourquoi ? Pourquoi s’inquiétait-il pour elle alors qu’il était prisonnier dans son propre corps ? Elle, elle ne risquait rien. A moins que l’évacuation rencontre un danger imprévu. Ou alors… ou alors ces rumeurs de grande bataille imminente qui couraient dans le Temple étaient fondées. Mais… mais même si le Conseil préparait une attaque, Hurza ne pouvait pas être au courant. Pas alors qu’il était un simple esprit maintenu en cage par Slice. Sauf… Sauf si Slice savait… Mais il n’avait aucun moyen de savoir… Ou alors… ou alors il y avait un traître au conseil… ou les Siths étaient au courant… ou les deux… ce qui serait le plus logique sans doute…
      Si Senara présentait au monde un visage impassible, le visage impassible de quelqu’un plongé en pleine méditation, en son for intérieur, elle tremblait en voyant où ses réflexions la menaient. Loin… Trop loin…
      Elle devait en parler à quelqu’un. Mais à qui pouvait-elle se fier ici ?
       
      Senara en était là de ses sombres réflexions quand une perturbation dans la Force lui indiqua que quelqu’un approchait. Et quelqu’un qui avait l’air assez troublé lui-même. Elle rouvrit les yeux et découvrit Altaer qui arrivait. Elle lui sourit tranquillement ; ce sourire masquant toutes les incertitudes qui assaillaient son âme.
      Il lui annonça que maître Gallaelle souhaitait la voir.
      C’était peut-être la réponse à ses questions. Peut-être pourrait-elle faire part de toutes ses inquiétudes à la maître Jedi. Mais Senara se demandait ce qu’elle pouvait bien lui vouloir. Et elle était décidée à entendre d’abord Gallaelle avant de lui révéler quoi que ce soit.
      Elle se leva en souplesse, assura son sac sur son épaule, Peluche sur l’autre épaule, et allait partir quand Altaer la retint. Ce simple contact et la grande sensibilité à la Force de la jeune fille lui permirent de comprendre que l’autre padawan était vraiment troublé.
      Et ce fut ce qui la décida à le suivre, alors que son premier réflexe avait été de lui dire « plus tard ». Elle lui sourit et lui emboîta le pas. Ils allèrent jusqu’à une salle vide et glaciale.
      Bien à l’image de l’état d’esprit de Senara.
       
      Un frigo géant… nous sommes dans un frigo géant… une réserve de viande froide… il est grand temps de partir…
       
      Pourtant, elle refusa la bure que lui proposait Altaer. Il fallut que le jeune homme insiste longuement, et qu’elle comprenne qu’il ne renoncerait pas, pour qu’elle accepte finalement.
      Il finit enfin par parler. Après une courte entrée en matière, assez inquiétante, il en vint enfin au cœur du sujet. Et Senara souhaita ne pas avoir entendu ce qu’il venait de lui dire. Elle se replia sur elle-même, cachant son visage derrière ses cheveux, s’abritant ainsi comme elle pouvait du monde extérieur.
      Voilà qu’il remettait en question tout ce qu’elle pensait.
       
      Les Guetteurs ?!? Pourquoi ? Comment… Altaer, pourquoi tu me parles de ça ? Comment tu les connais ? Qu’est-ce que tu cherches ?
       
      Altaer reprit son discours, comme si de rien n’était. Même si elle n’en donnait pas l’impression, Senara suivait attentivement ses paroles. Des paroles qui éclairaient certaines zones d’ombre. Même si Altaer n’en avait probablement pas conscience.
       
      une secte à l’intérieur même de l’Ordre ? Des Jedis qui haïssent les Siths… Hurza qui en a été un… Et… Et maintenant ils veulent le tuer… J’aime pas ça… pas du tout… Rien de tout ça… Et je… je… Non !
       
      Elle venait de sursauter. Altaer s’était relevé et lui montrait son bras, ou plutôt le symbole qui décorait son bras. Et Senara comprenait trop bien. Il en était un lui aussi. Elle ne put pas s’en empêcher, elle recula le plus loin possible. Il venait de lui dire que les Guetteurs voulaient la mort d’Hurza, et qu’elle ne pouvait se fier à personne car ils pouvaient être n’importe qui. Et il en était un !
      Elle heurta le mur derrière elle, et resta immobile, refusant de laisser les larmes apparaître dans ses yeux. Les mots suivants d’Altaer mirent un temps fou à atteindre le cerveau de Senara. Elle le regarda finalement, quand il parla de sa réaction. Il était triste. Elle aurait voulu le rassurer, mais elle en était incapable.
      Et puis, il parla de l’Ezeru. Là encore, ça ne puvait que pousser Senara à se refermer encore sur elle-même. Elle croisa les bras pour cacher la bague. Elle comprit trop tard ce qu’il voulait faire.
       
      -Non… Non, il ne faut pas le toucher ! C’est dangereux ! S’il te plait… il va te faire du mal…
       
      Et effectivement l’artefact Sith réagit. De nouveau, les images assaillirent Senara, mais elles n’avaient pas d’importance maintenant. Elle regardait Altaer s’approcher, sans pouvoir bouger. Il lui prit les mains, pour pouvoir toucher la bague. L’ezeru répondit par une décharge électrique, qui toucha aussi bien Altaer que Senara. Aucun des deux ne réagit. Et l’Ezeru finit par renoncer au combat. Il adopta une autre tactique.
       
      Arrête de penser que c’est une chose pensante…
       
      De nouvelles images envahirent l’esprit de Senara. Quand elle comprit qu’elle voyait dans l’esprit d’Altaer, elle voulut se dégager, mais elle ne pouvait pas. Elle fut obligée de voir toute la vie du jeune homme. Elle découvrit alors, pêle-mêle, les souvenirs d’Altaer, les sentiments qu’il avait pour elle, son altercation avec Tovaharn. Elle avait fermé les yeux, mais ça ne changeait rien. Elle se mit à trembler. De froid, de peur ou à cause d’une autre crise ? Elle n’aurait pas su le dire.
      Une larme coula le long de sa joue.
      C’était trop…
      Elle aurait voulu s’enfoncer dans le mur derrière elle, se perdre à l’intérieur même du Temple, se fondre dans la Force et oublier tous ses tourments.
      Mais quelque chose l’en empêcha, la ramena à la réalité. Un trouble dans la Force, une étincelle de vie qui faiblissait.
      Elle rouvrit les yeux et aperçut Altaer au sol, à moitié mort de froid.
      Elle se laissa tomber à côté de lui et le recouvrit de sa bure.
       
      -Je… Je t’avais dit de ne pas le toucher… qu’il te ferait du mal… Je… Je suis désolée Altaer. Vraiment désolée. Tout est ma faute…
       
      Altaer réussit finalement à prononcer quelques mots. Un aveu qui confirmait les images volées par l’ezeru.
      Senara secoua doucement la tête. Elle posa ses mains sur la poitrine d’Altaer et fit appel à la Force pour le réchauffer.
       
      -Je suis désolée, pour ça aussi.
      Je ne t’aime pas Altaer… pas… pas comme toi tu m’aimes. Mais j’ai confiance en toi. J’ai toujours eu confiance en toi. Ça va aller… Tout ira bien…
       
      Elle se redressa et aida Altaer à se remettre debout. Il ne protesta pas, ce qui était bien signe qu’il n’était pas en forme. Mais une fois debout il sembla reprendre du poil de la bête.
       
      -On… on devrait peut-être y aller… Les autres vont nous attendre… Et… et je dois voir Gallaelle.
       
      Ils se mirent en route, lentement au début, puis plus vite à mesure qu’Altaer reprenait des forces. Mais les deux padawans ne savaient pas où aller, et dans la base vide, ils auraient été bien en peine de trouver leur chemin s’ils n’avaient pas croisé maître Drecko et deux novices, plus jeunes qu’eux. Ensemble ils parcoururent le couloir secret et rejoignirent finalement la zone d’embarquement. On les pria de monter immédiatement à bord de l’Acclamator.
       
      Senara voulut se mettre en quête de maître Gallaelle dès qu’elle eut passé la passerelle, mais un jeune Jedi l’intercepta et ne voulut rien entendre. Elle eut beau protester, il se contenta de lui dire qu’il était chargé de les mener tous les deux à leurs cabines et qu’ils allaient le suivre sans rouspéter. Et plus vite que ça encore. Elle fut bien obligée de le suivre. Ils conduisirent d’abord Altaer à sa cabine, puis le Jedi la mena à celle qu’elle occuperait le temps du voyage avant de la laisser enfin tranquille. Senara jeta son sac sur le lit, déposa doucement Peluche à côté et quitta la cabine en lui recommandant de ne pas bouger.
       
      -Je reviens vite ! Promis !
       
      Elle ferma la porte et se lança dans les couloirs à la recherche de maître Gallaelle. Mais personne ne semblait l’avoir vue. Elle chercha alors à se souvenir du hangar dans lequel elle était censée la retrouver. Et décida de s’y rendre.
      En grande habituée des vaisseaux spatiaux, il ne lui avait pas fallu longtemps pour prendre ses marques à bord de celui-ci. Pourtant, quand elle atteignit le hangar, elle n’y trouva pas celle qu’elle cherchait. Et là non plus personne ne l’avait vue.
       
      J’ai dû me tromper… Mince… il faut pourtant que je la trouve… Ca devait être important… Mais où est-ce qu’elle peut bien….
       
      Sa réflexion fut interrompue par une explosion. Une explosion qui avait eu lieu quelque part dans le vaisseau.
       
      Oh non… Non, non, non…
       
      Qu’est-ce qui s’était passé ? L’explosion avait eu lieu de l’autre côté du vaisseau apparemment, mais même de là où elle était, Senara percevait qu’il y avait eu des morts. Elle s’élança, comme beaucoup d’autres dans la direction du bruit, en espérant pouvoir aider. Sa course fut pourtant interrompue nette quand une voix parla à travers les hauts parleurs du vaisseau. Une voix marquée par la tristesse de ce qu’elle annonçait. La mort de plusieurs clones et Jedis. Le maître de Rosskress avait été gravement blessée. Mais surtout… Maître Gallaelle faisait partie des victimes…
      Senara eut l’impression que le vaisseau entier s’écroulait autour d’elle. Gallaelle… morte…
      Morte alors qu’elle voulait lui parler.
      Et la petite padawan se souvint du jour où Hurza avait disparu. Lui aussi avait voulu lui parler… et lui aussi en avait été empêché…
      Une minute de silence fut respectée, qui permit à Senara de rassembler un peu ses esprits. Il se passait quelque chose. Quelque chose de grave. Elle devait en parler à quelqu’un. Elle ferma les yeux. Maître Drecko peut-être, il était venu la voir, s’était inquiété de savoir comment elle allait. Il était peut-être à l’heure actuelle le maître en qui elle pouvait le plus avoir confiance. Elle chercha son aura dans le vaisseau et, quand elle pensa l’avoir trouvée, elle se dirigea dans sa direction.
      Mais elle fut arrêtée en chemin par un chevalier accompagné de sa padawan. Qui n’était autre que miss Pouf…
       
      -Halte-là jeune fille, tu n’es pas autorisée à aller dans cette partie du vaisseau !
       
      Il s’était interposé gentiment, inconscient du sourire mauvais de Liora dans son dos. Senara en fit abstraction et se concentra sur le Jedi.
       
      -S’il vous plait ! C’est important, je dois parler à un maître tout de suite !
       
      -C’est impossible, personne ne peut les déranger pour l’instant. Du moins… il me semble que maître Melchior n’est pas avec eux, tu peux toujours essayer de le trouver dans le vaisseau.
       
      -Maître Melchior ? Je… d’accord… je vais voir…
       
      Elle fit demi-tour et s’empressa de disparaître avant que l’un ou l’autre ne décide de lui poser des questions. Melchior était le dernier qu’elle avait envie de voir… Pourtant…
      Elle s’arrêta dans un couloir vide. Vérifia que personne ne s’approchait et se laissa tomber au sol.
       
      Il faut pourtant que je parle à quelqu’un… Je ne vais pas embêter Altaer avec tout ça, il s’inquiète déjà assez…
      Non, je dois parler à un maître… parler de mes visions, que Gallaelle voulait me voir… Peut-être que quelqu’un sait ce qu’elle me voulait ?... il y a tellement de choses qui m’échappent… et je suis sure que c’est important ! Vital même !... Et si des Jedis mourraient parce que je n’ai pas su comprendre ? ou pas pu en parler à la bonne personne… Oh, je ne sais plus quoi faire… C’est trop dur…
       
      Et elle restait là, prostrée, incapable de prendre une décision, pendant que le vaisseau se lançait à travers l’hyperespace dans son long voyage vers Endor.

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        Post n°59
        Auteur : Bertrolen Gil'ead

        Bertrolen avait prit sa place sur la passerelle bien avant que les jedis commencent a monter dans son vaisseau. Il avait personnellement veillé au confort de ses passager. Un Aclamator est avant tout un transport de troupe, le confort y est donc minimum. Certains aménagement furent donc de mise. Équiper les cabine de douches individuelles, installer des holoprojecteurs, améliorer la couchette faisaient partit de ces aménagement.
        Le jedi sentait petit a petit son vaisseau s'emplir de vie, tel un fourmillement impossible a suivre en détail. Le départ étant proche il examina rapidement les systèmes clef du vaisseau. A première vue les tempêtes des jours passé n'avaient pas abimé le croiseur.
        Alors qu'il s’apprêtait a donner le signal du départ, un forte explosion se fit entendre.


        -Rapport

        -Explosion dans le hangar TV-77, la coque est percé il faut évacuer la zone avant de décoller. Aucun système vital touché. Les scanner montrent qu'il y as beaucoup de blessé et quelques morts.

        -Nous les pleurerons sur Endor, donnez l'ordre d'évacuer le hangar TV-77 et enquêtez sur cet explosion, je veux savoir d'où elle viens.

        Une fois l’effervescence calmé et le secteur évacué, les portes étanche se fermèrent et le croiseur décolla. Rapidement il ne fut plus qu'un point dans l'espace en direction de la lune forestière d'Endor.

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          Post n°60
          Auteur : Kalane

          Les chaussures de la faucheuse, ce sont des pompes funèbres ? 
          Anonyme, Cahier 

          Depuis des temps immémoriaux, les artistes considéraient le bleu et toutes ses nuances comme une couleur froide. Ce ne fut jamais aussi vrai que ce jour où, pour aider la Togruta à monter dans le vaisseau, la main bleue de cette dernière se posa sur une partie du vaisseau gigantesque qui allait emmener les ruines des protecteurs de la République vers la Forge Stellaire. En dégageant pour la dernière fois un écran de fumée de ses lêvres bleuies. Grâce à ses bras fins mais musclés, typiques des Togrutas, elle se projeta sur le pont et ignora le regard des quelques autres Jedis qui l'avaient enfin remarquée.


          Toujours seule, elle laissa ses pieds diriger son esprit et se mit à réfléchir en déambulant dans les couloirs du vaisseau. L'abscence de Sabrolaser, à sa taille, créait un vide considérable à la fois sur elle mais aussi autour de son âme. Elle se sentait faible, vulnérable et surtout plus seule que jamais. Les images de Revan Cordana, bourgeon d'espoir qui s'était gêlé avant l'été, s'insinuèrent en elle, la rendant nerveuse et proche de la paranoîa. Derrière le sourire de plus en plus faux de Cordana, l'ombre de l'homme qu'elle avait vu - et largement senti - sortir de la Base Jedi avec son sombre apprenti vinrent lui taper sur les nerfs, pour occuper une fois de plus son esprit jusqu'à la saturation. Des bruits de pas retentirent au dessus d'elle et elle sentit sa vision trembler. Les pas se transformèrent en vibrations, produites par l'irruption de cette chose dans son esprit. La clef, construite de Force, qui avait ouvert son âme ce jour là avait laissé la serrure ouverte et une longue trace rouge souillait sa raison.


          Après sa vision, ce fut son corps qui trembla alors qu'elle tombait à terre, le souffle coupée, traversée par une lance invisible que lui avait projeté l'homme aux yeux de nuit. Les pulsations de son coeur s'arrêtèrent. Pendant quelques temps, elle ne ressentit plus rien. Puis la sensation glaciale de sa main posée sur sa poitrine, au niveau de son coeur, déclencha une réaction en chaîne et elle reprit soudain toute sa lucidité. Honteuse de sa peur, elle se releva et inspecta le couloir. Le froid revint. Comme d'habitude, elle était seule.


          Pendant les minutes qui suivirent, l'ombre du Coté Obscur ne vint plus la frapper mais le sourire particulier d'un maître ravi de son élêve, sur le visage de Revan Cordana, la hanta alors qu'elle essayait d'étendre ses refléxions, tandis que ses pieds seuls dirigeait toujours la direction qu'elle prenait. De toute façon, elle trouverait bien sa voie un jour.... Après s'être posée toutes les questions qu'elle pouvait se poser sur l'Ordre Jedi, son fonctionnement et les Jedis qu'elle avait pu croiser, Kalane se rendit compte que la neige et la glace n’apparaissait plus à la fenêtre.  Au contraire, le vaisseau s'éloignait de la planête glaciale, et, avec tout les abominables hommes des neiges à son bord, se dirigeait vers un inconnu à la fois angoissant et excitant, une prochaine rencontre qui allait briser la monotonie et décider de l'avenir de la galaxie. La jeune mi-Togruta se demanda brièvement ce qu'elle pouvait bien faire dans ce voyage, puis haussa les épaules et se dit qu'elle allait briser la monotonie et décider de l'avenir de la Galaxie, tout simplement.


          C'est à peu près à ce moment là que Kalane entendit la première inspiration. Grâce à son long héritage de prédateur et à ses capacités de perceptions accrues permises par son physique, l'ancienne trooper était capable, dans le silence, de repérer une respiration et, pour certaines races, d'en identifier la provenance. Il ne faisait aucun doute qu'un humain était presque au même endroit qu'elle. Prudente comme à son habitude, mais surtout curieuse, elle s'approcha à petits pas de l'endroit probable ou se trouvait le "respirateur." Il s'agissait d'une jeune femme, prostrée sur elle même qui semblait à deux doigts de craquer. Comme tout le monde içi, mais en pire. Bien pire. Touchée, et de plus en plus curieuse, Kalane s'approcha de la jeune femme ( qui ne devait pas être bien moins agée qu'elle ) et se racla la gorge, malgré sa timidité et sa recherche de la solitude, menée par un instinct dont les humains se méfiaient mais sur lequel les races moins crétines avaient basés leurs méthodes de chasse et leurs règles de vies. Il y eut alors ce moment ou le temps s'arrête, ce moment où tout semble se décider et ou soudain avenir comme passé semblent plus clairs. Une nouvelle vibration fit trembler Kalane de la tête aux pieds. Elle oublia tout. Le visage de la jeune femme devint son seul repère. Et en un battement de coeur, elle comprit. Elle avait dèja vu cette personne. C'était ce fameux jour, dans la salle d'ou était sorti le manieur de Forces Obscures. Elle était là, et elle n'avait pas l'air bien du tout. Ce fameux jour, Kalane n'avait pas eu le temps de l'aider, ni de comprendre ce qui la mettait dans cet état, mais aujourd'hui...


          Toujours prudente, mais ses gerçures disparues, les lêvres de Kalane se délièrent :


          - Je suis perdue.. C'est ce vaisseau, il m'écrase.. Excusez moi mais je pense vous connaître. Je m'apelle Kalane et je suis l'ancienne apprentie de Revan Cordana avant qu'elle ne.. qu'elle ne soit plus Jedie.


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            Post n°61
            Auteur : Senara

            Du fonds des sinistres méandres de ses pensées, Senara sentit soudain une présence. Présence bientôt confirmée par un raclement de gorge. Quelqu’un était là. Et elle, elle était sur le point de pleurer, recroquevillée sur le sol. Ça devait être joli, tiens…
             
            C’est une femme. Mais pas une humaine. Elle doit être assez jeune je crois. Son empreinte dans la Force est timide, et perturbée. Elle a l’air d’avoir des soucis…
             
            Toutes ces impressions s’imposèrent à elle alors qu’elle se redressait lentement et chassait quelques mèches folles de son visage. Et furent confirmées quand elle aperçut enfin la nouvelle venue. Senara regarda le visage de la togruta –enfin non… ce n’était pas une togruta, enfin si… mais à moitié seulement- se décomposer. Et la rouquine sentit son propre visage se crisper, tandis qu’une chape de plomb s’abattait sur elle.
            Elle ne la connaissait pas, elle ne l’avait jamais vue, mais visiblement, la Togruta elle la connaissait. Et elle devait penser que Senara était une traîtresse, sinon, pourquoi est-ce qu’elle réagirait comme ça ?
            Senara s’attendait presque à la voir partir en courant.
            Et pourtant non.
            La posture de la Togruta se modifia légèrement. Mais ce n’était pas de la méfiance qu’elle exprimait.
            La Lorrdienne cherchait à comprendre ce que le langage cinétique lui disait. Mais elle ne voyait pas pourquoi cette padawan –ça ne pouvait être qu’une padawan- pourquoi est-ce qu’elle lui témoignerait de la sympathie (même si ce n’était que sa posture qui le disait, pas elle.).
            Et puis l’inconnue se présenta. Elle était l’ancienne apprentie de Revan Cordana.
             
            Ah… la pauvre… elle aussi elle doit être considérée comme une traitresse, ou comme la padawan d’une traîtresse, ce qui revient au même… Mais… je savais pas que le chevalier Cordana avait une padawan…
             
            -Je… Enchantée Kalane, moi c’est Senara. Mon maître est le chevalier Hurza, mais… il… il… (elle avait l’impression que les mots l’étranglaient, comme s’ils refusaient d’être prononcés, comme si elle les avait trop répétés déjà, sans être crue de personne. Elle prit une grande inspiration et finit malgré tout sa phrase) il a été attaqué par un esprit Sith qui a pris possession de son corps avant de s’enfuir du Temple de Hoth… L’esprit s’appelle Slice, je… vous… tu en as peut-être entendu parler…
             
            Idiote, pourquoi il a fallu que tu lui en parles… Bon, je suppose qu’elle aurait fini par le découvrir de toute façon… Mais comment elle va réagir ?... J’en ai assez que les gens m’évitent comme si j’avais la peste… Tout ça à cause de Slice… Ils feraient mieux de redouter l’ezeru…
             
            Mais Kalane ne recula pas, elle ne semblait pas trop perturbée par la nouvelle.
            Senara se leva alors, épousseta ses vêtements et les remit en place puis reprit la parole.
             
            -Je suis désolée, mais je crois pas te… vous… te connaître… Je peux te dire tu ? Et si tu pouvais aussi me tutoyer, je préfèrerais. (Senara sentit qu’elle rougissait. Elle était ridicule.)
            Quand est-ce qu’on se serait rencontrées ?
            Tu sais, tu n’as pas de raisons d’avoir peur de ce vaisseau, si tu veux, on peut le visiter ensemble. Je connaît bien les vaisseaux, je suis sure que celui-là est comme les autres, je… Enfin, je… c’est comme tu veux…
             
            Senara se tut, un peu honteuse. Elle ne voulait pas avoir l’air de forcer la main à la Togruta. Mais elle aurait bien voulu pouvoir parler à quelqu’un.
            Et pour l’instant, elle préférait éviter Altaer, elle était encore légèrement sous le choc de ses révélations.
            Evidemment, c’est à ce moment précis que Peluche s’agita sur son épaule et montra le bout de son museau.
             
            -Peluche ! Reste tranquille, veux-tu !

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              Post n°62
              Auteur : Kalane

               Je rêve d'entrer dans une église avec une canne à pêche et un poisson et de déclarer au curé : " J'ai péché " 
               
               
               

               
               
               
               
              Vlad Todd, Cahier Noir, Préface 
               
               
               
              Pendant une bonne poignée de secondes, Kalane ancra ses yeux dans l'iris de ceux de l'animal, pensive. La jeune femme avait été avec elle franche et généreuse, ouverte à sa solitude. Mais sous ses paroles, Kalane, qui même sans la maîtrise de la Force perçevait douloureusement les émotions des autres, sentit une douleur infinie, surtout à l'évocation de son maître.
              * Son Maître... Cette bête, ce récipient à mauvaises émotions qui est sortie et qui m'a.. souillée ? Frapée ? Il faut que j'en sache plus.*


              En effet, la jeune padawan semblait tenir à son maître, et soutenait qu'un esprit Sith avait pris possession de lui. Une théorie qui ne pouvait pas s'inventer comme ça et que, encore une fois grâce à son instinct, Kalane croyait volontiers. Elle avait même envie de chasser l'esprit malfaisant et de sauver le maître de cette pauvre femme. La même envie qui la poussait à être Jedie et à protéger les valeurs républicaines. Un petit bruit ramena la mi-Togruta à la réalité. L'étrange mais efficace animal qui était perché sur l'épaule de la dénommée Senara, se mit à regarder le daisho de Kalane, notamment son Wakisahi qui pendait à sa taille, en lieu et place d'un sabrolaser. Subitement, Kalane décida d'être aussi honnête que Senara.


              - Ce que je porte à la ceinture et dans mon dos est un daisho, composé de fer, un matériel exotique. Je n'ai pas de sabrolsaser, mon Maître n'a pas eu le temps de m'en donner un.


              Son regard se troubla un instant et, en se réveillant, elle décida de sourire puis s'assit dos à un mur et invita Senara à s'asseoir à ses côtés. Courageusement, elle métait de côté sa timidité et construisait lentement et avec un gêne certain une barrière mentale pour empêcher son côté solitaire de revenir.


              - Je préfère moi aussi le tutoiement. Vous.. tu est Padawan, sinon tu ne m'aurais pas tutoyée tout à l'heure, nous sommes donc égales sur ce point là. Je... je voulais te dire quelque chose. Tu sais, le * elle prit une inspiration * jour où ton maître, je veux dire Hurza est devenu possédé. La première personne qu'il a croisé en sortant de la salle.. C'est moi. J'étais juste derrière la porte. Et il m'a...


              Le coût de son honnêteté fit remonter les entrailles de Kalane qui dut fermer les lèvrespour retenir le flot de sa douleur. Discrètement, elle enfonça ses ongles dans la paume de sa main droite.


              -Il m'a mis knockout, il m'a repoussé comme on balaie une poussière sur une table. J'ai encore mal. Je ne savais pas que c'était votre maître, pardon ton, mais je t'ai vu, inconsciente dans la pièce avant que tout devienne noir.... Derrière vous, je serai la première à vouloir chasser le mal qui l'habite et à pouvoir le faire revenir. Quant à ma maître... Elle m'a.. * le mot vint, plus violent qu'elle l'avait voulu* abandonnée. Je vais devoir me débrouiller seule. Peut être Endor sera il  mon dernier voyage..


              Elle baissa honteusement les yeux et se mit à regarder le sol. Plus que jamais, le néant qui remplaçait son sabrolaser l'attira, aspirant une partie de son attention. Elle se rendit rapidement compte que sa gorge était sèche, elle n'avait pas autant parlé depuis longtemps. Trop longtemps. Le petit animal, dénommé ironiquement Peluche, bougea et Kalane releva la tête, soutenant le regard de la padawan. Afin de clôre le moment gênant, de se prouver qu'elle pouvait aller au delà de sa solitude, d'être généreuse et de remplir son estomac, elle sortit de sa musette des patisseries artisanales rylothiennes et iridonniennes, ainsi que de la charchuterie. Déplaçant son regard sur celui de l'animal, elle proposa à son ( à ses ? ) interlocuteurs de quoi se rassasier et réfléchir. Puis, pensant que son daisho était vraiment trop mal placé sur son dos pour qu'elle reste assise dos au mur ainsi, elle le retira doucement et le déposa à terre. Il leur restait encore quelques temps de voyage et beaucoup de choses à se dire.
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                Post n°63
                Auteur : Rosskress

                Rosskress méditait au sujet de sa mission lorsqu’il perçu l’arrivée du vieux Melchior. Il arrivait maintenant à reconnaître son aura et il sentit dans celle-ci qu’il se voulait rassurant et affectueux, un peu comme un grand-père veillant sur son unique petit fils qu’il voulait protéger et éclairer de sa sagesse. Le jeune jedi ne dit mot et laissa le vieux jedi s’approcher de lui et engager la conversation.

                :maîtrejedi: « -C’est une bonne chose de méditer dans la situation où on est, mais ne pourrais-tu pas te consacrer à une autre tâche? Celle que le Conseil t’a confiée, par exemple? Le vieux maître sourit à Rosskress laissant apparaître un brin d’humour au travers de ce maître qui gardait encore pour le jeune trandoshan une grande part de mystère, Rosskress lui sourit à son tour montrant qu’il appréciait la plaisanterie bien placée. Il se peut que le voyage soit long, et ce vaisseau est très grand. Je te confie donc ceci. Le Maître Jedi attrapa à l’intérieur de sa bure un datapad et un comlink qu’il confia au novice. Informes-moi de tout ce que tu apprendras concernant la mission que le Conseil t’a donné. N’oublie pas qu’elle est d’une importance cruciale pour l’Ordre tout entier. Melchior se retourna et s’apprêtait à quitter la salle lorsqu’il s’arrêta et rajouta quelques mots supplémentaires. Le Conseil a confiance en toi, ne le déçois pas. »

                Le jeune jedi regarda s’éloigner le maître qu’il commençait à apprécier malgré leur première rencontre, il contempla ensuite les objets qu’il lui avait donnés, et s’assit en tailleur dans la salle de méditation.

                * Je devrai surement mettre tout ce que je sais dans ce datapad, peut-être qu’à l’écrit tout cela s’éclairera *


                Il rangea alors le comlink dans une de ses poches et saisit le datapad afin d’y écrire tout ce qu’il avait pu récolter jusqu’à présent. Il écrivit alors que le maître de sa nouvelle amie Senara avait fui emmenant avec lui un jeune padawan et que le conseil pensait que celui-ci avait basculé du côté des Siths, mais que Senara, elle, pensait  qu’il était possédé par un esprit Sith. Il nota alors quelque chose qui n’avait pas attiré son attention plus que ça, l’anneau de provenance Sith que portait Senara, peut-être était-ce lui la clef de toute cette histoire. C’était en écrivant ses lignes que Rosskress décida de s’orienter dans cette direction. Ce dernier rangea le Datapad et s’en alla rejoindre les autres padawan qui, répartis en groupes, s’en allaient rejoindre les transport.

                […]
                   

                Cela faisait un moment déjà que Rosskress était arrivé avec les autres dans l'Aclamator. On lui avait alors attribué une cabine, et il se reposait sur son lit quand, tout-à-coup, il entendit une explosion provenant d’un hangar proche et ressentit une grande perturbation dans la force. Il sentit comme si on arrachait une partie de lui, de la force qui le constituait. Il voulut se lever mais le trouble était trop fort et il se rassit lourdement se tenant la tête. C’est à ce moment qu’il entendit la porte s’ouvrir, il tourna la tête et vit Melchior entrer, la tristesse se lisait sur son visage. Le maître s’approcha doucement du trandoshan qui le regardait interrogatif.

                :maîtrejedi: «- Suis-moi mon garçon…»


                Le maître parlait doucement, et l’émotion était palpable, le trandoshan ne dit mot et le suivit. Il comprit que tout cela concernait Barbara, l’émotion était si forte qu’il n’osa parler, il voulait simplement voir son maître. Les deux jedis pénétrèrent alors dans l’infirmerie du vaisseau et parmi des corps sans vie des clones morts dans l'explosion gisait Barbara, allongée sur un lit de l’infirmerie de nombreux droïdes afférant autour d’elle. Rosskress était sous le choc, si bien qu’il n’entendit même pas melchior parler, il saisit alors la main de Barbara et l’embrassa tendrement. Le jeune lézard retint une larme de couler des yeux de reptiles, il ferma alors les yeux et tenta de communiquer un peu de sa force à la belle jedi alors dans le coma.

                Il resta ainsi un instant à tenter de donner tout ce qu’il pouvait à la jedi pour l’aider. Il voulait tirer tout cela au clair, il demanda à un clone présent dans l’infirmerie qui avait ramené les blessés.


                « - Le maître Tovaharn est le premier à être arrivé sur les lieux monsieur. C’est grâce à lui la plupart de ces gens ont étés sauvés. Sans les premiers soins qu’il a conférés à la Chevalière Barbara, elle serait déjà morte. Le destin a été plus funeste pour Maître Gallaelle et mes camarades … »

                Rosskress grimaça et trouva étrange le fait qu’un seul jedi ait été présent à ce moment-là.


                « -  Ou puis-je le trouver ?
                Rosskress posa la question d’un ton sec, provenant de lui ce ton aurait impressionné n’importe qui. »

                « -  Pas la peine de vous énerver ... Il s’est retiré dans sa cabine monsieur… Cabine A328 sur le pont supérieur. »


                Rosskress partit aussitôt, abandonnant un dernier regard à Barbara Il priait pour qu’elle se rétablisse vite. Il emprunta alors l’ascenseur afin de trouver la cabine du maître jedi, il arriva dans un couloir semblant très calme par rapport au reste du vaisseau, en effet, seuls les maîtres étaient logés sur le pont supérieur et ceux-ci étaient bien plus calmes. Il traversa alors le couloir cherchant des yeux la cabine de Tovaharn au milieu des regards interrogatifs des maîtres qui se demandaient ce que faisait un padawan seul ici. Le trandoshan aperçut alors Bruluk devant une porte, celui-ci semblait monter la garde. Rosskress s’approcha de lui, un grand respect avait pris place entre eux depuis leur duel lors de l’évaluation, le zabrack regardait le trandoshan s’approchait et le salua d’un signe de tête.


                «  - Bruluk, je suis à la recherche du Maître Tovaharn. C’est très important, Rosskress avait été ferme et fixait Bruluk du regard. Saurais-tu où il se trouve ? »

                Le zabrack ne scilla pas du regard et, après quelques minutes, finit par répondre à Rosskress avec un sourire narquois …


                :darkmaul: « - Il est dans la pièce derrière moi. Malheureusement pour toi il est déjà avec quelqu’un, et quand cette personne sera partie ça sera mon tour … J’attends là depuis 10 bonnes minutes déjà, … Prend ton ticket et attend ton tour Rosskress. Il semblait embarrassé de donner cette réponse au trandoshan qui le soutenait du regard mais il ne comptait pas se faire marcher dessus. Il va falloir attendre. »

                « - Il va bien falloir que tu me laisses passer devant, car que tu sois d’accord ou non, j’enterais dans cette pièce et maintenant … Il est sujet de l’explosion de tout à l’heure dans les hangars. J’ai le conseil derrière moi, je vais ici pour en savoir plus, tu dois me laisser passer.
                Le zabrack ne savait que faire, il voyait que le trandoshan ne plaisantait pas et qu’il avait l’aval du conseil pour cet entretien mais donner raison à Rosskress le faisait chier ... Ma maître fait partie des victimes … On ne sait pas si elle va s’en sortir … »

                :darkmaul: « - Bien, nous irons alors ensemble. »


                Comme tout bon jedi, le padawan modèle de rigueur et fier des principes chevaleresques, prenait sa part de responsabilité et pesait intelligemment les prioritées.
                Le zabrack ouvrit la porte mais bloqua Rosskress du bras. Le trandoshan l’assassinat du regard aussitôt mais il se calma après avoir soutenu le regard de Bruluk lui signifiant de ne pas exagéré non plus. Les deux garçons virent alors Tovaharn, debout au centre de la cabine, en train de discuter avec un autre jedi, la capuche relevée sur sa tête. Surpris par cette entrée improviste, les deux hommes se turent immédiatement. La tête, toujours masquée, de Tovaharn se tourna dans leur direction et il congédia son interlocuteur. L’homme avait qui il discutait jusqu'à présent quitta alors la pièce, passant devant Rosskress et Bruluk, son visage toujours bien caché dans sa capuche. Tovaharn fît un pas en avant dans leur direction et marqua un arrêt en les reconnaissant. Un souffle de lassitude se fît entendre.


                «  - Ce n’est ni le lieu, ni le moment. Je vous avais demandé d’attendre à l’extérieur me semble-t-il ? Mais peut-être pensez-vous que l’autorité et la discipline ne s’appliquent pas à vous deux ? La voix de Tovaharn était sifflante, sans doute était-il réellement dérangé. Les deux padawans venaient de couper court à une discussion importante avec un de ces confrères. L’ordre enseigne que la voie d’un jedi est calée sur la discipline et l’autorité. Votre entrée pour le moins … fracassante, démontre que l’idée n’est pas encore acquise. C’est pour cela que je demanderais à ce que l’on vous enlève 1 point sur la note générale de votre examen … Bruluk lança un regard noir à l’adresse de Rosskress. Les propos du maître avaient étés lancés sur un ton sec et autoritaire. Il reprit son souffle avant de continuer sur des intonations plus douces. Que me voulez-vous, vous deux ? Rosskress ne savait si Tovaharn était au courant de sa mission, il préféra garder le secret dans le doute. »

                « - Je viens au sujet de l’explosion de tout à l’heure. J’ai vu Maître Melchior à l’infirmerie, comme vous étiez le seul jedi présent, dites-moi ce que vous avez pu voir et qu’elles étaient les circonstances de cette explosion. Rosskress marqua un temps, l’émotion du jeune padawan était perceptible. Et, comment avez-vous fait pour vous en tirez ? »

                Rosskress agissait avec culot mais il savait déjà comment aller réagir le maître. Mais il le soutenait du regard, ce regard remplis de toutes les émotions du jeune lézard sous le choc de l’accident de Barbara. Il fixait néanmoins le masque du maître attendant des réponses lui permettant d’avancer dans sa mission car il en était convaincu, cette explosion et sa mission était liées et sur lui reposait de nombreuses choses, il ne pouvait décevoir le conseil.

                Spoiler : Spoiler


                Edit : J'ai édité les erreurs de cohérences etc ... comme convenu.
                Rosskress pense aussi que ton personnage n'a aucun "mandat au nom du conseil" la mission qui lui a confié Melchior au nom du conseil est sensée être secrete. Il faut collecter les infos etc de manière annodine etc, rentrer et dire je viens au nom du conseil n'est pas du tout possible vu que ça n'a pas été ce que t'a dit Melchior et dans les prérogatives qu'il t'a donné, sauf si tu tentes de bluffer mais ça te retombera toujours dessus. Tu es plus en sousmarins à espionner et faire ton enquête sans vagues.

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                  Post n°64
                  Auteur : Senara

                  Kalane regardait Peluche. Senara sentait la petite boule de poil osciller entre curiosité et hostilité. Mais la curiosité l’emporta, et Peluche se décala un peu sur l’épaule de sa maîtresse. Il observait Kalane qui l’observait en retour. Et Senara regardait elle aussi la Togruta. Celle-ci se crispa soudain, avant de se détendre.
                  Senara aurait presque pu suivre les pensées de sa vis-à-vis. Apparemment, elle la croyait. Senara en fut soulagée.
                  Puis Kalane parla, expliquant à son tour ce qui lui était arrivé. Au beau milieu de son discours, elle se rassit, et Senara finit par l’imiter.
                   
                  Alors, elle aussi elle a croisé Slice. Et ça a laissé des traces.
                   
                  Les mots de Kalane réveillaient de nombreux échos chez Senara. Si la Togruta n’avait pas l’air de vraiment pouvoir traduire le choc qu’elle avait ressenti ce jour-là, Senara, elle savait parfaitement de quoi elle parlait. Elle le vivait à chaque fois qu’elle était confrontée au Côté Obscur. Et si parfois, cela provoquait une crise, elle avait aussi fini par développer des moyens de résistance contre ces douleurs. Senara pensait qu’elle pourrait peut-être aider Kalane.
                  Mais la Torguta avait continué à parler, se disant prête à l’aider à sauver Hurza, et embrayant sur sa propre expérience malheureuse de padawan.
                  Les temps étaient durs pour l’Ordre, et pour ses padawans. Peu d’entre eux pouvaient suivre une formation normale et sereine.
                  Mais Senara ne pouvait pas laisser Kalane broyer du noir comme ça.
                  Et surtout pas évoquer la possibilité que la mission qui s’annonçait soit son dernier voyage.
                  A ces mots, Senara revit la vision que lui avait envoyé l’ezeru quelques jours plus tôt. Sang et mort, des Jedis gisant sans vie, et Altaer mourant sous ses yeux.
                   
                  senara -Non, ça n’arrivera pas !
                   
                  Ces mots lui avaient échappé. Elle continua alors, essayant de réconforter la Togruta.
                   
                  senara -Tu n’es pas seule. L’ordre est à tes côtés, il est notre famille maintenant. Et la Force est avec toi. Nous ne sommes jamais seuls. Je suis sure que tu pourras te procurer un sabre laser, au moins en attendant de pouvoir construire le tien.
                  Je… merci, pour Hurza. Merci.
                  Tu sais, si tu as toujours mal, je… je peux sans doute t’aider. Si tu veux…
                   
                  Comme Kalane ne disait rien, Senara tendit une main hésitante et effleura le front de la Togruta.
                  Aussitôt, les séquelles de l’attaque qu’avait subie Kalane assaillirent l’esprit de Senara. Mais méthodiquement, la rouquine dressa ses barrières mentales, et entreprit de nettoyer les ondes obscures qui continuaient à blesser l’esprit de kalane.
                  Elle finit par rouvrir les yeux et regarda Kalane.
                  Elle expira lentement avant de reprendre, d’une voix un peu faible.
                   
                  senara -Voilà, ça devrait aller là. Si tu veux, je pourrais peut-être t’apprendre deux trois trucs pour protéger ton esprit. A force de faire des crises, je finis par m’y connaître…
                   
                  A cet instant, Peluche sauta de l’épaule de Senara sur les genoux de Kalane et se mit à pépier gaiement, quémandant des pâtisseries à la Togruta.




                  Spoiler : HRP
                  Koko, le briefing Jedi n'a pas encore eu lieu, si on sait qu'une mission se prépare, on ne sait pas que ça sera sur la Forge, évite donc d'en parler ^^

                  parle d'une mission juste, ou alors du voyage vers Endor

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                    Post n°65
                    Auteur : Kalane

                    Il y a un proverbe barbare qui dit que, dès que l'on ne sait plus quoi dire, il est utile de citer un proverbe barbare. 
                     

                     
                     
                    Proverbe barbare, Un barbare 
                     

                     
                     
                    Sidérée, Kalane se détacha quelques instants de la réalité, savourant l'impression de calme qui avait remplacé celle de vide. Aucun démon n'était parti mais il semblait que ces derniers avaient choisi de camper pour une bonne nuit au delà des frontières de son esprit. Ramenée à la réalité par l'odeur de sa charcuterie, elle se mit à manger pensivement assise aux côtés de sa nouvelle connaissance. Peu habituée à discuter avec des gens, elle réagit d'abord aux dires de Senara en retranscrivant ses propres pensées  à voix haute. 
                     

                     
                     
                    - L'Ordre... Ma famille... La seule qui m'a recueillie a apparemment trahie et je reste la seule padawan sans maître et sans sabre.. D'ailleurs personne ne s'est rendu compte que je me sentais nue sans mon sabre et que l'on m'envoyait en mission sans symbole ni sécurité..  Je ne sais pas comment je vais m'en sortir. 
                     

                     
                     
                    Son regard, qui depuis le début de sa tirade était assombri et penaud, s'éclaira soudain et c'est avec une détermination sans failles qu'elle déclara : 
                     

                     
                     
                    - Mais je m'en sortirais. Je m'en sors toujours. D'abord sur ma planète natale, sur Coruscant ce fameux jour et avec Cordana. 
                     

                     
                     
                    Soudain, elle releva le menton et se rendit compte qu'elle avait un auditoire. Son sourire fut prompt, simple et teinté de tristesse. Ce fut un sourire aux dents pointues, un sourire de prédateur. Son côté togruta se mélait de façon utile à son côté humain. Ne sachant vraiment que faire, elle posa sa main, toujours bleue, sur l'épaule de Senara et remerçia cette dernière de l'avoir aidé,  lui pardonnant au passage de ne pas avoir demandé d'autorisation. Soucieuse de ne pas froisser la seule personne qui semblait connaître assez son démon pour le comprendre et qui comblait en perdant son temps la solitude d'une togruta, elle décida de détendre l'atmosphère. 
                     

                     
                     
                    - Lorsque j'étais petite, ma mère, qui revenait rarement de mission, s'énervait parfois de toujours me voir devant un écran et disait que j'étais "e-nutile" * Son sourire revint*. Cette fois, je n'ai plus envie d'être inutile. Franchement, vous.. euh.. tu ne trouves pas que ce morceau de charchuterie était loin d'être inutile ? 
                     

                     
                     
                    La masse chaude de Peluche se pressant contre ses flancs, Kalane répondit aux avances de l'animal d'une caresse, puis l'empêca doucement d'accéder aux bords tranchants des deux éleménts de son daisho. Rapidement, l'animal abandonna cette idée mais ne sembla pas froisser pour autant. Entre prédateurs, on se comprend. 
                     

                     
                     
                    - Alors comme ça, tu fais des crises ? A cause de ces présences noires ?  * Elle voulut dire " à cause de ton maître" mais pensa que la jeune femme devait tenir à l'image blanche de son maître possédé par un démon et que cette image n'était sûrement pas fausse à force d'y réfléchir*. Comment avez vous rencontré..Hurza et les Jedis ? 
                     
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                      Post n°66
                      Auteur : Senara

                      Senara se mordait la lèvre. Finalement, ce n’était peut-être pas une si bonne idée que ça, de s’immiscer dans l’esprit de la Togruta, à voir sa réaction. Kalane semblait l’avoir oublié, elle parlait toute seule. Elle avait l’air encore bien sombre, bien triste. Mais elle finit par une touche d’optimiste, qui arracha un petit sourire à Senara.
                       
                      Oui, on s’en sort toujours. Quelque soit le risque ou le prix à  payer, on s’en sort, et on s’en sortira. Tu es comme moi Kalane, toujours aller de l’avant et ne pas se laisser abattre. Mais je me demande si… Oh non ! Ne commence pas !
                       
                      Senara regardait la main de la Togruta posée sur son épaule. Elle sourit à la remarque de Kalane sur la charcuterie.
                       
                      -Oh non, cette charcuterie n’était pas inutile, c’est sûr. C’est délicieux.
                       
                      Senara montra la pâtisserie qu’elle avait entamée, sans faire remarquer qu’elle n’avait pas touché à la charcuterie. Ce n’était pas le moment d’embêter sa nouvelle amie avec ses habitudes alimentaires particulières.
                       
                      Senara observait Kalane et Peluche. La boule de poil avait un don pour s’attirer la sympathie des gens. Bien plus qu’elle décidément.
                      Et puis… et puis Kalane ramena la discussion sur ses crises, et Senara grimaça. Elle ne voulait pas en parler, et pas parler non plus de son histoire. Mais, d’un autre côté… Elle hésita un moment, avant de se décider à répondre.
                       
                      -Des crises, j’en fais depuis toujours. Je suis fragile apparemment. Mais c’est vrai que le côté obscur a tendance à en provoquer, oui. Et pas des petites crises… En fait, mes plus grosses crises sont dues à une confrontation avec le côté obscur, plus il est puissant, plus ma crise est forte. Mais j’ai l’impression d’arriver de mieux en mieux à les contenir, je suppose que c’est grâce à l’entraînement que je reçois.
                      Les Jedis… tu sais mon histoire est sans intérêt. Un jour, des chevaliers sont passés près de chez moi, ils ont fait faire des tests à tous les enfants, et ont découverts que j’avais une sensibilité plus forte que la moyenne. Alors ils m’ont emmenée avec eux et je me suis retrouvée au Temple de Coruscant. J’y ai passé quelques temps, et un début de formation. Puis la République est tombée, et je me suis de nouveau retrouvée embarquée pour une destination inconnue. C’est comme ça que j’ai atterri sur Hoth. Un peu plus tard, j’ai rencontré Hurza qui m’a proposé de me former… voilà…


                      Senara reprit son souffle et décida de changer de sujet. Elle se releva et se remit à parler, d’un ton beaucoup plus gai (mais un tout petit peu forcé) :
                       
                      -Dis, tu voulais pas que je te montre le vaisseau ? J’ai besoin de me dégourdir les jambes un peu… Déjà, faudrait que je sache où on est… Je crois que j’ai marché un peu au hasard avant de m’arrêter ici… Alors, il devrait y avoir une plaque indicative quelque part…. là ! Donc, on est sur le pont 8. Tu sais, des plaques comme ça, y en a un peu partout dans le vaisseau, ça peut t’aider si tu es perdue. Tu viens ?

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                        Post n°67
                        Auteur : Zaalbar

                        Zaalbar qui se trouvais dans la salle de briefing, décida de se mettre en route vers les hangars des vaisseaux, quand de nombreux Jedi en firent de même. Le Jedi wookie se laissa guider, par les bruit qui échappaient des lieux, ou se trouvaient les chasseur et les destroyers. Il pensa alors qu'il ne reverrait sans plus cette planète, avant un bon moment et bien qu'elle était d'un nouveau départ pour l'ordre jedi, le Wookie fût tout de même content de quitter ces lieux et ce climat très froid.

                        Lorsque le chevalier arriva à son chasseur monoplace, il constata que son droide était déjà en place et qu'il s'occupait de régler les armes, ainsi que le moteur du chasseur. Et alors qu'il allait monter dans son vaisseau, une explosion retentit dans l'un des hangars du Venator. Cependant l'originaire de Kashyyk voulut intervenir, il constata que de nombreuses équipes de secours étaient déjà sur le coup. Elles avaient vraisemblablement été appelé, par l'un des membres d'équipage et pensant qu'il gênerait plus qu'autre chose, le Wookie continua s'occuper de son départ de Hoth.
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                          Le Chroniqueur
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                          #69

                          Post n°68
                          Auteur : Super PNJ

                          Niveau 9 :

                          L’attitude du novice de Barbara avait été plus que provoquante. Sans doute pensait-t-il qu’en agissant de cette manière il aurait été en mesure de provoquer un quelconque stimulus chez son interlocuteur ? Malheureusement pour lui, ce genre d’intervention n’avait que le don d’attiser la méprise du maître Jedi à son égard. C’est ainsi que Tovaharn ne lui répondit pas immédiatement. Il resta alors un long moment debout, se tenant aussi immobile qu’une statue. L’intriguant personnage se contentait (comme à sa sinistre habitude) de juger en silence le jeune Trandoshan. Pensif, l’homme se demandait s’il devait mettre cette arrivée fracassante et ces propos déplaisants sur le compte du désespoir ou sur celui de la connerie ... Ne parvenant pas à se décider, ce ne fût qu’après bien des minutes de réflexion, qu’il finit par se mouvoir. Sa première action ne fût pas la parole mais bel et bien l’usage de la force pour refermer la porte derrière les deux jeunes gens. Ce ne fût qu’après la porte close par télékinésie qu’il s’adressa alors aux deux novices ; ne faisant là que l’usage de la plus stricte formalité.


                          « - Il serait bon, jeune Trandoshan, que tu te rappelles que tu n’es que toléré parmi nous. J’ignore les raisons qui ont poussées Maître Melchior à légiférer une deuxième fois sur ton cas, mais je doute que tu as obtenus ses faveurs par ce genre d’attitude. Le ton de Tovaharn était sec mais non dénoué de sagesse. L’attitude de Rosskress n’était en rien celle d’un Jedi et contrastait avec l’enseignement plein de nuance que lui avait donnée Barbara. L’homme s’avança lentement jusqu’au jeune homme et apposa sa main gantée de noir sur son épaule. Je comprends toutefois ta douleur, mais ne fait pas d’hâtives déduction. Elles mènent toujours à de grosses erreurs. L’empressement n’est jamais bon, quel que soit la situation. Le visage masqué de Tovaharn s’approcha alors des oreilles du Trandoshan pour lui murmurer quelques mots à la frontière de l’audibilité. Il y avait là la volonté de sa part de ne pas se faire entendre d’autrui. Mon garçon, à remuer ainsi ciel et terre avec autant de chahut, tu ne feras que provoquer d’autres incidents … Etait-ce là un conseil ? Une menace ? Ou tout autre chose ?! Il était bien difficile de savoir quel était le jeu de Tovaharn, mais il était certain qu’il déconseillait à Rosskress de poursuivre ses investigations. Le sombre personnage ôta ensuite sa main de son interlocuteur pour se retourner vers le centre de la pièce. Là, il referma avec empressement un vieux manuscrit ouvert sur une page qui donnait sur le dessin, fait main, d’un symbole représentant trois spirales qui se rejoignaient en un point central. Visiblement il ne voulait pas que cet ouvrage soit vu de son entourage. Feignant de mettre de l’ordre dans ses affaires, il continua de parler. Il éclaira alors Rosskress sur l’accident, répétant ce qu’il avait déjà dit aux membres du conseil. Je n’étais pas dans ce hangar, Je suis arrivé le premier sur les lieux, nuance. C’est pour cela que je m’en suis « tiré » ... Mais si porter assistance à des blessés est un crime, alors j’en répondrais personnellement devant le conseil. Dans le cas contraire je te demande de partir. Mettant le livre dans sa toge, Tovaharn s’en alla jusqu’à la porte qu’il rouvrit manuellement. Je pense que tu as là les réponses que tu cherchais Rosskress ? Pèse mes conseils et tout ira pour le mieux mon garçon. D’un geste bref, il désigna la sortie au lézard. Quant-as-toi, Bruluk, tu me déçois au plus haut point. Que dirait ton maître s'il te voyait agir ainsi ? … Et que me valait ta venue ? »

                          Le zabrack qui suivait Rosskress sur la sortie se stoppa net. L’arrivée fracassante de son compère lui avait fait oublier pendant un instant la raison qui l’avait poussée à rester ainsi bien des minutes devant la porte à attendre son tour. Visiblement il était embarrassé par la présence du Trandoshan, il fallait dire que certaines choses n’étaient pas bonnes à entendre pour tous le monde. La raison de sa venue concernait un des « amis » du novice de Barbara et cela ne regardait en rien le détective en herbe. Afin d’éviter d’envenimer certaine situation, Bruluk fît alors signe à Tovaharn de s’approcher et lui murmura ce qu’il avait à lui dire à l’oreille. Le maître resta imperturbable et n’eut comme unique réponse qu’un long grognement rauque. Rosskress et Bruluk quittèrent alors la pièce, laissant dorénavant Tovaharn seul dans ses quartiers. Si le Zabrack s’était montré sympathique envers le Trandoshan en le laissant passer devant lui malgré son attitude pour le moins déplacé, Bruluk n’était pas enclin à se livrer à son comparse. Il était aisé de comprendre qu’il se refuserait catégoriquement à s’expliquer sur le lien qu’il avait avec Tovaharn et la nature de ses propos. Le tout ne concernait en rien le jeune homme. N’ayant rien d’autre à faire pour l’instant, les deux novices errèrent alors dans cet étage, c’était le pont numéro 9.

                          [...]
                               

                          Niveau 5 :

                          La nécessité de quitter le plus rapidement possible l’installation sur Hoth avait amené l’Ordre Jedi à faire des choix plus ou moins expéditifs. Malheureusement, la précipitation n’amenait pas toujours à prendre les décisions les plus judicieuses, et certaines  allaient se montrer bien plus lourdes en conséquence que prévue. C’était par exemple le cas pour le Pau’an blessé qui avait été capturé par Hurza et Senara sur Korriban. Soigné par les infirmiers sur la planète de glace, il avait été transféré dans une des cellules du pont n°5 de l’Aclamator lorsque l’évacuation fût lancée. S’étant montré plus que coopératif, on avait jugé bon de n’assurer sa garde que par deux soldats clones, le champ d’énergie de sa prison étant connut pour sa robustesse  …
                          Bien que la faute incomba initialement à Hurza, entre la réunification jedi et l’évacuation du temple, personne n’avait pensé à fouiller ce Sith. Collaborant volontiers avec ses geôliers, ce dernier s’était montré anormalement docile depuis sa capture. Mais s’il restait calme et silencieux en apparence, il n’avait eu de cesse que de ruminer intérieurement sa vengeance. Utopistes ou naïfs, les jedis ignoraient qu’il ne faisait qu’attendre le moment idéal pour frapper. Pour se faire, il avait conservé sur lui l’épée laser de Dark Heran qu’il avait subversivement volée dans le tombeau sur Korriban. Et c’est ainsi qu’il avait patiemment attendu son heure dans sa prison de glace … Et en ce jour, dans l’espace, elle était enfin venue … La chance était avec lui !

                          L’explosion qui venait de survenir dans le hangar TV-77 avait provoqué une surtension dans les circuits du vaisseau. Cette surcharge électrique sur le réseau, si infime soit-elle, fût malheureusement suffisante pour couper le courant dans les ponts supérieurs durant quelques secondes. Situé dans cette partie de l’appareil, le Pau’an vit ses rêves s’exhausser lorsque le champ d’énergie de sa cellule se coupa net. Dès l’or, le sinistre personnage ne fût plus le doux et docile agneau qu’il s’était forcé de jouer face à ses gardiens. Il redevint alors l’exécrable connard qu’il était réellement. Ne disant un mot, il activa son sabre et se rua sur les deux gardes. Le Sith décapita ainsi le premier clone dans un mouvement sec avant de planter son sabre dans le cœur du second. Les deux corps tombèrent au sol en même temps, il était désormais libre …


                          [...]
                               

                          Niveau 8 :


                          Bien inconscient du danger qui se tramait plus bas, Altaer se prélassait sur son lit. Il était  actuellement dans une des cabines qu’on lui avait assignées au niveau du pont n°8. Les récents évènements l’avaient épuisé et il avait cruellement besoin d’être seul pour faire le point. Car une chose en particulier revenait en boucle à son esprit : il avait failli en tant que Jedi en éprouvant l’amour. Mais s’il le concevait, il ne parvenait malheureusement pas à se convaincre d’abandonner son cœur au profit de l’ordre. Agir ainsi était pour lui faillir en tant qu’être humain ... Dans son esprit torturé les deux, ordre et amour pouvaient et devaient coexister ! Mais ce n’était pas là le point de vue des membres du conseil, et il savait au fond de lui que leur sagesse était fondée ... On leur avait enseigné depuis l’enfance que l’amour menait inexorablement à l’obscur. Etait-il donc condamné à sombrer ? Cette idée lui semblait que peu probable, son cœur et ses aspirations étaient pures et il le savait ! Toutefois, le jeune homme ne reniait pas l’enseignement du temple, c’était, avec sa mère, la dernière famille qui lui restait. Et comme pour ça génitrice, il aimait l’ordre de tout son cœur. Ainsi Altaer philosophait sur son lit, le monde réel était bien loin de ses préoccupations, il était seul avec ses démons et ses interrogations. Et ainsi le pauvre garçon était tiraillé entre l’enseignement du culte, le désir de se montrer digne de son maître, et l’idée qu’il n’était qu’un handicapé, inutile et amoureux. Ses rêves et ses espoirs le quittaient et il était peu probable qu’un jour Senara  éprouve enfin la même chose que ce qu’il ressentait pour elle ...

                          Perdu dans ses songes, il n’avait pas accordé la moindre importance à l’explosion qu’il avait ressentie. Ne connaissant que peu les vaisseaux spatiaux, il avait cru la chose normale. Altaer ne remarqua qu’à peine plus la surtension sur le réseau quelques temps après  lorsque la lumière de ses quartiers se mise à vaciller... Le jeune homme haussa les épaules, a priori il n’y avait rien d’anormal. Il continua à réfléchir ainsi jusqu’à ce qu’il entende une bien sinistre nouvelle au micro.


                          « - Une explosion a eu lieu dans l’un des hangars du Croiseur Acclamator. On dénombre plusieurs valeureux soldats clones tués ou blessés ainsi que cinq Chevaliers Jedi avec de multiples blessures sans gravité. Cependant, nous annonçons avec une grande tristesse que le Maître Jedi Barbara se trouve actuellement dans le coma, et… nous vous annonçons que Maître Gallaelle... a rejoint la Force… »

                          Cette annonce pouvait bien s’apparenter à un tir de chevrotine en plein poitrail ! A l’écoute de cette intervention du maître Decko, le cœur d’Altaer se mît à danser la lambada (et Sad ne lui avait même pas apprit pour dire !). Il se leva d’un bond, mais, déséquilibré par sa jambe de métal, le novice retomba encore une fois à terre. Puisant dans ses réserves, le jeune homme se releva et quitta avec empressement sa cabine. Il était terrorisé et dans le tumulte avait oublié les préceptes Jedi les plus élémentaires. En cet instant il n’y avait plus de sérénité et d’harmonie chez Altaer, la peur avait réussie à toucher son cœur … Boitant dans les couloirs  d’un pas pressé, il se maudissait en silence pour ce qui venait d’arriver ! Il avait laissé Senara aller seule au rendez-vous avec maître Gallaelle dans ce hangar ! Et maintenant il apprenait que l’explosion qu’il avait pensée normale avait eu lieu là-bas ?! Senara était-elle blessée ?! Si tel était le cas il ne pourrait jamais se le pardonner. Marchant à vive allure dans les couloirs, Altaer s’en allait dans de longue et douloureuse supputations, se considérant comme responsable de l’hypothétique drame qu’il redoutait. Se faisant, il voulût rejoindre au plus vite les ponts inférieurs pour aller au hangar TV-77.  Son jugement était brouillé par ses sentiments et l’empressement et il n’avait pas pensé que si ses craintes s’étaient réalisées, Senara aurait été menée à l’infirmerie et non pas laissée sur place … C’est ainsi qu’il quitta le niveau 8 pour le pont inférieur. L’ironie du sort voulue que celle qu’il cherchait ait été à son étage initial en compagnie de Kalane. S’il l’avait sût, alors bien de sinistres évènements auraient étés différents pour lui … Sans le savoir, Altaer s’en alla ainsi à la rencontre d’un destin bien tragique.

                          [...]
                               

                          Poste de pilotage / commandement de l’Acclamator :

                          Pendant ce temps-là, l’ambiance au sein du poste de pilotage de l’Acclamator était tendue. L’équipe composée de deux clones qui était chargée de la  garde du prisonnier n’avait pas donnée de nouvelle depuis 20 bonnes minutes … Habitué à la rigueur et au sérieux dont faisaient d’ordinaire preuves ces soldats, le chevalier Vojan avait demandé à ce que l’on envoie sur place une patrouille. Les maîtres du conseil s’étaient retirés suite à l’accident survenu pour maître Gallaelle et il n’y avait à présent plus que des chevaliers comme Jedi de haut rang dans le pont de commandement du vaisseau.  L’homme avait un mauvais pressentiment mais la chose n’était visiblement pas partagée par ses camarades. Ils étaient nombreux à être certains qu’il ne devait s’agir que d’un problème de comlink. Après plusieurs minutes d’attente, un officier qui attendait le rapport de la patrouille s’en alla jusqu’au chevalier Vojan pour lui faire part du compte rendu de l’équipe. Visiblement Vojan avait eu raison de s’inquiéter, il demanda à tous ses frères le silence et prît la parole.
                               

                          « - Mes frères, la situation est critique ! La patrouille que j’ai envoyée aux cellules du niveau 5 me signale que le prisonnier Sith est parvenu à se libérer ! Les deux gardes ont étés tués avec une épée laser ! D’après les caméras de surveillance  le prisonnier vient d’accéder au niveau 7, visiblement il cherche une console pour communiquer avec l’extérieur ! »

                          L’intervention du chevalier lança un froid dans la pièce. Tous se regardèrent en silence, n’osant pas prendre la parole. Parmi les gens présents dans le poste de pilotage, un homme laissa finalement place à la panique.

                          « -  Vojan, vous avez dit le niveau 7 ? Chevaliers, nous courrons tout droit à une catastrophe ! Nous avons entreposés toutes les archives du temple de Hoth à ce niveau-là ! Si le Sith tombe sur ces documents, alors il connaîtra tout ! De nos cachettes, nos membres, nos sympathisants et même le nouveau refuge d’Endor … Par la grâce de la force qu’allons-nous faire ? Les Maîtres du Conseil se sont retirés pour aller méditer sur l’accident de Maître Gallaelle ! Nous sommes laissés à nous même ! Demander l’avis du conseil prendrait trop de temps ! Mais nous en manquons cruellement, il pourrait s’enfuir ! »

                          Tout autant perturbé que ses frères par la nouvelle, le chevalier Vojan tentait de rassurer ses compagnons et cherchait tant bien que mal la décision adéquate à prendre au travers du code jedi. Ils étaient seuls, sans le conseil ... Adi Jolian, une autre chevalière, apposa sa main sur le Jedi paniqué et réclama à son tour le silence. La situation était en effet critique mais c’était pas pour autant une raison pour gaspiller vainement son temps en salive et en pleurnichement inutiles.

                          « - Calmez-vous mes frères ! La précipitation ne mènera à rien ! Le Sith ne pourra pas communiquer avec l’extérieur tant que nous serons en hyperespace. Mais nous ne devons prendre aucun risque ! Coupez immédiatement le système de communication et activez les brouilleurs ! On s’exécuta tout de suite. La chevalière Jolian s’efforça de prendre une longue respiration. Elle savait en sort fort intérieur que si le Pau’an était tombé sur les archives et qu’il accédait jusqu’aux capsules de sauvetage, alors tout serait perdu. Elle pria maintes fois la force d’entendre ses prières et finit, résignée, par faire ce qu’elle redoutait. Ce qu’elle allait dire lui coûtait énormément mais si le Sith tombait sur ces données ils étaient tous condamnés. Verrouillez tous les accès du niveau  7 ! »

                          Dès qu’il avait perçu la longue réflexion d’Adi, Vojan s’était préparé mentalement à cette décision. Mais aussi objective et réaliste qu’elle était, il avait encore du mal à l’accepter. C’était courir le risque de condamner certain de leurs frères et sœurs ... Pire, le dernier enregistrement vidéo du pont n°7 avait montré que, même s’il était partiellement vide, le droïde GR.0KK (une des unités protocolaire qui servait de professeur pour les examens)  était sur place avec 5 des 10 novices qui avaient participés à l’examen d’aptitude de padawan. (Les 5 autres participants qui n’étaient pas avec eux, il s’agissait de : Senara, Miss Pouf et Altaer : étant à l’origine au niveau 8 ; Rosskress et Bruluk au 9). La majeure partie des autres novices était déjà partie sur Endor lors du début de l’évacuation bien des jours avant celui-ci. Il avait en effet été décidé d’évacuer en priorité en plus du matériel tous les enfants âgés de moins de 16 ans. L’acclamator se chargeait d’acheminer les derniers qui étaient les plus âgés. Bref il y avait là un groupe de 5 novices au pont n°7. Vojan s’empressa de faire part de cet élément à sa camarade bien que lui-même savait qu’ils étaient obligés de tenir compte des priorités : la survie de l’ordre était la plus importante de toutes. Personne n’aurait aimé être à la place de Jolian. La femme au nerfs d’aciers avait agie en Jedi et avait pris les devants face à la né cécité d’une décision rapide.  

                          « - Mais Jolian … il y a des novices à ce niveau-là ! »

                          « - Si ce Sith s’échappe ou communique avec l’extérieur, alors ce sera l’ordre Jedi tout entier que nous perdrons ! J’assumerais seule la responsabilité de cette décision s’il le faut ! »

                          Tout avait été dit. Il n’y avait rien d’autre à faire … Tous les chevaliers, Jolian compris, baissèrent la tête en silence tandis qu’on scella tous les accès au niveau 7. Il fallait maintenant mobiliser plusieurs équipes de clones et de chevaliers à envoyer sur place. Malheureusement le brouillage compliqua grandement la situation car il empêchait toute communication dans l’appareil … La mobilisation des secours perdit alors de nombreuses minutes …

                          [...]

                          Spoiler : Spoiler

                          Mufus

                               

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                            Post n°69
                            Auteur : Super PNJ

                            Niveau 7 :

                            Craignant que Senara fût blessée dans l’explosion, Altaer cherchait désespérément à rejoindre le hangar TV-77. Il venait d’emprunter les escaliers et avait ainsi quitté le pont N°8 pour descendre au N°7. A peine fût-il arrivé à l’étage que la porte se verrouilla derrière lui. L’écoutille s’était visiblement verrouillée automatiquement et il ne pouvait retourner dans la cage d’escaliers.  Surpris mais sans plus, il ne s’y intéressa pas plus longtemps et continua sa progression. Le garçon avait regardé les plans du bâtiment et savait qu’il y avait un accès plus rapide vers les hangars s’il passait par ce niveau. Mais malheureusement, il ignorait que tout l’étage avait été placé en « quarantaine » …

                            Lorsqu’il arriva enfin à la sortie qu’il voulait prendre pour descendre vers sa destination, il fût alors surpris de trouver là aussi une porte close. Sceptique, il tenta plusieurs autres passages sans plus de résultats. Déboussolé, le jeune homme avait du mal à comprendre ce qu’il se passait. C’était à croire qu’on avait verrouillé toutes  les entrées et sortie de ce niveau ! C’était insensé ! La peur toujours au ventre car l’esprit focalisé sur Senara, il ne s’était pourtant pas encore étonné de ne pas avoir croisé le moindre être vivant dans ce niveau depuis tout à l’heure. A force de tourner en rond à la recherche d’une sortie, la chose commença enfin à le turlupiner … Mais heureusement, au détour d’un couloir, il tomba finalement nez à nez avec plusieurs autres jeunes novices et le droïde protocolaire GR.0KK. Il les connaissait de visage, c’étaient là 5 jeunes novices qui avaient environ le même âge que lui. Ils faisaient eux aussi partis de la promotion qui avait passée l’examen d’aptitude de padawan quelques temps plus tôt sur Hoth.

                            Avec Altaer, le nombre total de novices bloqués au niveau 7 fint par atteindre le chiffre de 6. Parmi ces 6 jeunes gens, aucun n’avait conscience du danger qui les menaçait. Visiblement ces jedis en herbes étaient aussi perplexes qu’Altaer face à ces portes fermées …  Le mystère restait entier mais le droïde, qui était théoriquement leur responsable et professeur, ne toléra pas que l’on s’en inquiète outre que de mesure et décréta qu’il valait mieux rester groupé et attendre la venue d’un Jedi de rang supérieur pour quémander des explications. C’est ainsi qu’il ordonna à Altaer de rester avec le groupe. Se pliant à l’autorité, le jeune homme n’en demeura pas moins inquiet pour Senara. Il n’attendait qu’un mot du robot pour être libéré et pour pouvoir leur fausser compagnie afin de de rejoindre les hangars. L’idée qu’elle puisse avoir été victime l’obsédait de plus en plus. Ces portes fermées n’arrangeaient rien à la chose car l’empêchant de savoir ce qu’il en était réellement ! Ne pas savoir le rendait malade … Si seulement Altaer s’était penché d’avantage sur le moment présent que sur les hypothétiques dangers qui menaçaient sa dulcinée, alors il aurait peut-être pu ressentir les sinistres évènements qui allaient se produire …

                            Vous êtes quand même méga perspicace. Ça fait 6 pages world que je parle d’un sinistre évènement sans pour autant le présenter et vous continuez à lire ?! Chapeau bas ! Bref je disais que le groupe arpenta ainsi plusieurs couloirs, toujours à la recherche d’une sortie. Ils rencontrèrent rapidement un clone, qui, lui aussi, s’était retrouvé coincé. L’homme était bien plus méfiant que tous les autres et son attitude ne tarda pas à se rependre dans le groupe lorsqu’il annonça que toutes les communications étaient brouillées ... Quelques minutes seulement après cette rencontre ils tombèrent sur une autre personne dans les couloirs.    

                            L’individu semblait être un humanoïde de grande taille. Il était vêtu d’une tenue rouge traditionnelle d’Utapu. Aucun Pau’an n’avait encore fait le rapprochement avec le prisonnier ramené par Hurza et Senara !  Le mystérieux personnage les regarda en silence quelques minutes avant de leur faire signe de s‘approcher. Son attitude était chaleureuse et bienveillante et il ne fît aucun doute qu’il devait visiblement s’agir d’un Jedi. Pourtant quelque chose dans son attitude dérangeait Altaer. Et si deux novices s’approchèrent avec GR.0KK, lui et les trois autres novices restèrent à bonne distance. Le clone, quant à lui, était du genre méfiant. Ne recevant pas de directives, il resta à sa place.

                            Lorsqu’enfin le droïde protocolaire et les deux novices furent à son niveau, le Pau’an activa son sabre et le lança dans leur direction. Le robot et un des deux jedis furent coupés en deux, mourant sur le coup. L’épée revint dans la main de son propriétaire tel un boomerang. Un sinistre rire s’éleva de sa capuche et en cet instant tous comprirent que c’était là un sith … Ici ? Dans le vaisseau ?! Altaer et ses comparses mirent leur main au sabre, mais déjà le deuxième novice venu à la rencontre du Pau’an était violement embroché. La bravoure laissa alors place à la panique et les trois novices qui étaient avec Altaer prirent leurs jambes à leur cou. Ce n’était pas possible, c’était là un cauchemar ! Le jeune homme se retourna vers le clone, demandant que faire. Ce dernier ne lui laissa pas le temps de parler et le tira en arrière avant de se mettre devant lui, faisant alors office de son corps comme bouclier contre le Sith qui avançait lentement dans leur direction ...


                            « - Va fiston, je vais le retenir ! »

                            Altaer attrapa le clone par le bras. Les yeux aux bords des larmes, le jeune garçon le supplia de l’accompagner. Non pas qu’il avait peur d’être seul, mais l’homme n’avait aucune chance dans un combat contre ce sensitif. La seule chose de sensée était encore de  battre en retraite jusqu’à l’arrivée des secours.  Les trois autres novices l’avaient visiblement bien compris et s’étaient déjà enfuis. L’élève de Niscar tirait sur le bras du soldat de toutes les forces pour qu’ils en fassent de même.

                            « - N’y allez pas ! Par pitié ! Aucun de nous ne fait le poids face à lui ! Il faut fuir ! »

                            « - Mon garçon, j’ai été conçu pour servir et protéger la république et l’ordre Jedi. Je ne faillirais pas ! La main droite du clone se referma sur celle d’Altaer. Il comprenait l’attitude du jeune garçon et le lui signifiait. C’était là un bref signe de compassion et d’adieu, car il savait que ce bonhomme le considérait comme un être humain à part entière et non un vulgaire clone. Mais bien que ce valeureux estropié puisse le penser humain, le soldat avait un devoir à accomplir. Il esquissa un faible sourire sous son casque et poussa Altaer vers l’arrière. Le padawan  le supplia du regard mais c’était peine perdue. C’est mon boulot mon petit gars ! Je mourrais en remplissant ma tâche. Toi, va te cacher avec les autres. »

                            Et bien qu’il n’avait absolument aucune chance, le clone chargea son lourd blaster DC-15 et s’en alla à la rencontre de ce sinistre meurtrier qui avançait toujours dans leur direction. Altaer voulut le retenir une nouvelle-fois mais il était déjà trop tard. Il entraperçut entre ses  larmes le casque du soldat rouler par terre … Le pau’an venait de faire ça 5ème victime (si on ne compte pas le droïde).
                            Le sacrifice de cet homme ne devait pas être vain et Altaer se promit de survivre ne serait-ce que pour honorer cet acte. N’écoutant que son courage, le garçon prit à son tour la poudre d’escampette, le meurtrier sur ses talons. Visiblement le Sith n’était pas pressé, et bien qu’il lui ait été aisé de rattraper ce pauvre padawan boiteux, il se contentait de le suivre lentement, se délectant de la scène. Ses jeunes proies étaient prises au piège dans une toile qui avait été tissée par l’ordre lui-même. Le sombre connard qui adorait d’ordinaire les monologues était devenu avare en parole. Le massacre des padawans était un petit bonus qu’il s’octroyait, histoire de se venger de ses geôliers, mais il n’oubliait pas pour autant ses priorités. En arpentant ce niveau il était tombé sur les archives Jedis et il attendait à présent le moment opportun pour les transmettre vers l’extérieur. Sa vie n’avait d’ores et déjà plus qu’un objectif : donner aux siens l’emplacement Jedi d’Endor et les réseaux de l’ordre.  S’il parvenait à les transférer, alors ce culte de moines-chevaliers toucherait à sa fin.

                            Toujours pourchassé par ce sinistre assassin, Altaer puisa dans ses dernières réserves pour essayer de le distancer. Le résultat fût mitigé mais il parvint ainsi à placer une bonne dizaine de mètre entre lui et son poursuivant. Le pas du Sith commença alors à se faire lui aussi plus rapide, il ne jouait plus … A un énième carrefour dans ce labyrinthe de couloirs, le padawan remarqua alors les trois autres novices qui venaient de rentrer dans une pièce. Désespéré, le jeune garçon les suivit à son tour et se précipita dans l’embouchure de la porte. C’était là une vaste pièce totalement plongée dans le noir dont le plafond devait culminer à bien deux mètres de haut. De toutes parts s’élevaient maintes poutres et colonnes en acier qui semblaient supporter la structure. Il y avait dans cet endroit de multitudes composants mécanique, de réacteurs de chasseurs, en passant par des terminaux, et même quelques pompes à nano-convecteur (cherchez pas je viens de l’inventer).  Cet endroit était un véritable amoncèlement de bric et de broc, un espace de stockage servant depuis longtemps de déchèterie embarquée. Fouineur de nature, en temps normal Altaer se serait régalé dans cet environnement, mais en cette situation, cet endroit apparaissait toutefois comme salutaire, les 4 novices (en le comptant parmi eux) avaient trouvés une bonne planque ! Visiblement ils n’avaient pas attendus cette déduction, et c’est ainsi qu’après avoir démonté la commande des lumières à l’aide du manche de leurs sabres lasers, tous allèrent se cacher dans l’obscurité de ce capharnaüm.

                            Il ne fallut pourtant pas attendre longtemps pour entrevoir la funeste forme rougeâtre du Pau’an dans l’entrebâillement de la porte. Il avait suivi Altaer et les tenait à présent à sa merci. De sa cachette (caché derrière une colonne qui était dans un coin de la pièce), l’apprenti de Niscar pouvait ressentir les 3 paires d’yeux de ses compagnons d’infortunes. Ceux-ci le fusillaient d’un regards assassins. Il faisait très sombre dans la pièce et le Sith constata avec étonnement que la commande de l’éclairage avait été bousillée. Même si le temps jouait contre lui, il savait pertinemment qu’attraper 4 novices dans une salle, aussi grande fût-elle, serait rapide. Il pénétra alors dans cette vaste remise avec l’objectif de débusquer ces pauvres petits cochons de leurs si misérables abris. A le voir se déplacer et fouiner l’endroit tel un prédateur, Altaer compris qu’il ne les traquait non pas à l’odeur ou à l’œil mais en usant de la force. Leurs peurs et leurs sentiments le mèneraient à eux … Son désespoir grandissant de secondes en secondes, seule sa survie avait à présent de l’importance à ses yeux ! Il devait vivre ! Par tous les moyens ! Se rappelant les enseignements de l’ordre, le jeune homme essaya de se calmer. Il était primordial de réguler son souffle et de ne plus paniquer … Cet enfoiré n’attendait que ça.

                            Alors qu’il était en train d’essayer de calmer ses nerfs et de reprendre ses esprits, le cri strident d’un des novices se fît entendre. C’était là les derniers mots d’une jeune fille que le Pau’an avait débusquée avant de l’occire de sa lame ... Le sang d’Altaer se glaça. L’idée commença à germer dans son esprit qu’il n’y survivrait pas. Ils allaient être massacrés un à un jusqu’au dernier … Tout était à présent clair comme de l’eau de roche. C’était la fin … Il n’y avait plus rien à espérer de la force ou d’hypothétiques sauveurs. Que faisaient donc les secours depuis ses lentes minutes ?! Et pourquoi les portes restaient closes ?! Aucune réponse sensée ne parvenait à apaiser ses questions qui harassaient en boucle l’esprit d’Altaer. La vérité, quanta elle, l’aurait à coup sûr anéanti. Car les équipes demandées par le poste de commandement était enfin arrivées sur place mais fouillaient malheureusement la mauvaise partie du niveau. Le poste de commandement, qui tentait de retracer le chemin du Pau’an via les enregistrements des caméras de surveillances ne pouvait pas entrer en contact avec ces derniers à cause du brouillage ! Cette confusion monstre et le fait qu’ils gardaient le niveau verrouillé condamnait ses jeunes gens à une mort certaine … Altaer était au bord des larmes, adossé contre la colonne qui le cachait, il se laissa glisser vers le sol … Ils allaient tous mourir … Sur les 5 novices, le droïde et le clone il ne restait déjà plus que 2 de ses comparses et lui-même. Il n’avait rien pût faire, tout c’était passé si vite … L’enfant maudissait ses renforts qui n’arrivaient pas ! Il y avait un véritable fossé entre eux et ce monstre assoiffé de sang … Il n’avait aucune chance … Même si certains de ces jeunes gens s’étaient montrés hautains envers lui, il n’avait jamais souhaité les voir mourir, c’était pourtant ce qu’il avait vu de ses propres yeux. Des visions atroces qui s’étaient gravés dans sa tête ! Il était fautif et commençait à se dire qu’il avait une nouvelle fois failli, cette fois-ci sur tous les niveaux, sa couardise l’ayant poussé à rejoindre ses trois camarades alors qu’il était suivi. Il avait mené le Sith jusqu’à eux … C’était sa faute s’il était dans cette pièce, il aurait dut essayer de le semer dans les couloirs ! Mais pour tout dire Altaer avait peur de mourir en cet instant et l’idée le tétanisait …

                            La peur avait aussi élue domicile dans les cœurs des deux autres compères d’Altaer qui se cachaient eux aussi dans la pièce. Il restait là une twi'lek et un rodien. La tension était palpable, tous savaient la situation critique et l’individualisme semblait avoir pris le pas sur les valeurs Jedis. Lorsque le Sith fixa la direction dans laquelle se trouvait Altaer, la jeune fille tenta de profiter de l’instant pour s’enfuir. Aussi quitta-t-elle précipitamment sa cachette et partie en sprint en direction de la porte. Mais aussi vite pût-elle courir, elle ne fût pas aussi rapide que les réflexes du Pau’an. Se retournant en une fraction de seconde, il envoya dans sa direction une vague de force qui fît mouche. L’adolescente s’en alla heurter violemment le mur avant de tomber à terre. Elle n’eut malheureusement pas le temps de se relever, l’originaire d’Utapu était déjà sur elle. Il lui envoya un coup de pied en pleine mâchoire avant de placer sa lame sous sa gorge. Visiblement il s’apprêtait à l’exécuter … Il releva la tête un instant et se mît alors à parler pour la première fois depuis sa libération. Il s’adressait plus à Altaer et au Rodien qu’à sa victime.


                            « - Il est inutile de se cacher mes enfants, je ressens vos peurs et vos peines. Il est aisé de vous trouver, et plus encore de vous tuer. Le pau’an, qui menaçait toujours la twi’lek avec son épée sous sa gorge, lui tira sur une de ses tentacules. Cette dernière cria de douleurs. Toujours caché contre sa colonne, Altaer n’en pouvait plus. Assis par terre, paniqué, ses yeux débordaient de larmes il ne savait pas quoi faire. Il avait peur mais son cœur lui disait de se lever et de faire face à cet assassin. Ses mains se serrèrent sur son sabre. C’était un cauchemar, il voulait se réveiller ! Altaer ne pouvait pas continuer à se cacher … Le Sith allait la tuer ! Cet enfoiré reprit la parole, il sentait les changements d’esprit d’Altaer bien qu’il ignorait de qui il s’agissait entre les deux novices qu’il savait encore cachés dans cet endroit. Tout, de ses paroles à ses actions, était un copié de l’attitude qu’il avait eu sur Korriban. Il tenait là un otage comme il l’avait fait avec Hurza. Il voulait les pousser à la faute, les énerver, profiter de la faille qui s’était créé dans leurs cœurs pour les faire sombrer. Agissez donc en Jedi et daignez mourir avec honneur ! Je suis las de jouer au chat et à la souris ! Venez à moi l’arme à la main et tombez dignement au lieu de finir aussi honteusement que cette gamine ! »

                            Accompagnant ses paroles le Pau’an tira une nouvelle fois sur la tentacule de la twi’lek avant de s’apprêter à l’égorger. Tout était fait pour faire réagir les deux garçons. Comme il l’avait fait pour Senara, il tentait de les provoquer, de les amener à se montrer mais aussi de se trahir eux-mêmes, de faillir envers leurs idéaux, envers l’ordre et envers eux même. Visiblement ça n’avait pas marché, les deux novices n’avaient pas osés quitter leur cachette. Attristé, il arma son bras et se prépara à trancher la gorge de la twi’lek qui le suppliait en pleurant et suppliait ses frères jedis de lui venir en aide.


                            « - Non ! »

                            Avant même de prendre conscience de ce qu’il avait dit, Altaer remarqua qu’il s’était inconsciemment levé et se tenait à présent face à ce bourreau. Son épée dans sa main droite, le regard au bord des larmes mais déterminé, il avait mis de côté ses peurs pour agir en Jedi. Le pau’an avait en partie raison, il ne pouvait rester là sans agir ! Au moins devait-il essayer de sauver sa vie et celles de ses camarades au lieu de rester dans son coin à pleurnicher. Ce n’était visiblement pas le point de vue du Rodien qui se contenta, au contraire, de s’enfoncer dans l’obscurité de sa cachette. Altaer activa son sabre et le pointa dans la direction du Sith. Il était énervé et sans le savoir tombait dans le jeu de son adversaire.

                            « - Lâche la enfoiré ! Laisse la partir et vient donc à ma rencontre ! »

                            Le Pau’an le regarda avec amusement avant d’hausser les épaules. La naïveté d’Altaer était touchante. D’un geste rapide il égorgea la jeune fille avec son sabre laser et la laissa tomber à terre. Elle était morte … Il se releva sur toute sa hauteur, dominant Altaer et manquant de toucher le plafond. Le padawan avait perdu toute assurance et objectivité, la mise à mort de celle qu’il avait tentée de sauver l’avait anéanti mentalement ! Et ainsi le pauvre garçon vit rouge, laissant libre court à toute sa colère, il se rua en criant sur cet assassin qui avait pris sous ses yeux 6 de ses compagnons.

                            « - NON ! Putain je vais te crever  ordure! »


                            On ne saura assez le répéter : la précipitation n’ést jamais bonne ! Le Pau’an para son attaque avec une facilité déconcertante avant de lui envoyer un coup de poing en plein visage. Le coup fût rapide et douloureux et Altaer tituba avant de tomber par terre. Il avait une nouvelle fois été déséquilibré à cause de sa jambe métallique mais cette fois-ci les conséquences allaient se montrer bien plus sinistres que d’ordinaire. Face contre terre, il maudissait sa faiblesse et son infirmité pendant que son assaillant poussa son sabre laser du pied. Il était aux pieds de son ennemi, désarmé et à côté du cadavre de la pauvre twi’lek. Ses larmes coulèrent le long de ses joues tandis qu’il vît la vive lumière rougeâtre du sabre de son adversaire se préparer à lui donner le coup de grâce. Dans ces derniers instants qu’il lui restait à vivre, Altaer avait brisé les quelques barrières mentales de son esprit. Il allait mourir et cette peur de la mort se transforma en une haine. Une poussée de violence et de pensées colériques qu’il dirigeait envers ces renforts qui n’arrivaient pas et envers le Rodien qui restait cachait. L’épée du Pau’an était placée sous sa gorge, ses yeux se fermèrent tandis qu’il brandit un doigt d’honneur envers son meurtrier.

                            Ce geste vain fît rire le Pau’an qui reteint son attaque. Considérant sa proie, le Sith était heureux. Il venait de réussir là où il avait raté avec la petite peste rousse sur Korriban. Il était parvenu à anéantir les barrières de l’esprit d’Altaer et lisait en lui comme dans un livre. L’adolescent qu’il avait à ça merci était totalement déboussolé, perdu, ce n’était plus qu’une poupée partiellement vide. En cédant aux provocations, Altaer avait ouvert des portes qui menaient à l’obscur. Mais au moins pouvait-il se rassurer qu’il n’aurait jamais la décadence d’être corrompu car le Sith avait bel et bien dans ses projets de le tuer. S’il n’avait pas encore décapité l’enfant, ce n’était que parce qu’il ne faisait que se délecter quelques secondes de ces souvenirs pour venir les rajouter à ses connaissances. C’est alors, qu’en fouillant dans la mémoire de cet enfant, le Pau’an vît l’Ezeru et l’affaire de Senara. Cette gamine qu’il détestait détenait à présent le legs de Dark Heran ?! Ce fût à son tour de voir rouge ! Le sinistre personnage voulait des explications, il voulait la bague ! Retirant sa lame de sous la gorge d’Altaer, il le souleva d’une main et l’envoya s’écraser contre un mur avant d’éteindre son sabre. Le pauvre enfant n’eut pas le temps de se relever qu’il prit un violent coup de pied dans l’estomac. Ne comprenant pas pourquoi il n’avait pas été tué, Altaer n’eut malheureusement pas la possibilité de chercher des réponses car le Sith le passa à tabac. L’originaire d’Utapu le frappa alors de toutes ses forces à l’aide de ses pieds et de ses mains. Chaque coup était donné pour faire souffrir au maximum ! Cette gueule d’ange allait payer pour connaître la gamine de Korriban et l’aimer ! Il détestait cette petite peste qui l’avait défié dans le mausolée de Dark Heran ;  cette miss parfaite qui n’était pas tombée dans ses pièges lors de leur confrontation et qui avait énoncée Hoth en sa présence, l’obligeant à être fait prisonnier ! Elle avait l’Ezeru ? Elle avait le legs de Dark Heran ?! S’en était trop ! Relevant par le col le corps tuméfié d’Altaer, le Sith lui cria dessus.

                            « - Où est cette gamine rousse ?! Cette Senara ! Où est ma bague ?! Parle !!! »

                            A moitié étourdit par les coups qu’il avait reçu, Altaer cracha sur son bourreau. La réponse ne se fît pas attendre. Un coup net et précis fût envoyé en plein dans le sternum du novice. Le souffle coupé, Altaer le regardait avec défit, il se savait condamné et suite aux coups qu’il avait pris, il préférait encore être tué maintenant qu’être une nouvelle-fois passé à tabac. Le Pau’an prit conscience qu’il aimait sincèrement Senara et c’était là une des rares choses qu’il n’était pas parvenu à briser chez l’enfant. Obnubilé par la bague, le Sith ne pensait plus aux archives et au temps qui jouait en sa défaveur. Il en avait même oublié le lâche Rodien qui restait caché. Songeur, ne pensant qu’à l’héritage d’Heran, il décida de changer de tactique. Il lui fallait faire douter Altaer. Dans un mouvement bref il lâcha l’adolescent qui s’adossa péniblement contre un mur. La respiration difficile, Altaer tentait tant bien que mal de reprendre ses forces.

                            « - Tu sais mon garçon, si je suis ici, libre de mes mouvements et massacrants ainsi tes frères et sœurs, ce n’est pas le fruit du hasard. Cette Senara et son maître sont mes complices. Liant les gestes à la parole, le Pau’an fît mime de se moquer du jeune homme. Ils m’ont sciemment laissés prendre sur moi une épée laser lorsqu’ils m’ont ramenés chez vous. Cela faisait partit du plan ! J’ai vu dans ton esprit que ce Hurza à trahis l’ordre, il devait s’attendre à ce que l’on remonte jusqu’à lui ! Mais ils m’ont moi-même dupés et la padawan à volé le bien qui m’était dût ! Tu sais de quoi je parle : cet Ezeru ! »

                            « - Vous mentez ! Son maître lui à mît de force cet objet maudit au doigt ! Gardez vos mensonges pour vous ! »

                            « - Tu as beau faire semblant de ne pas croire en mes dire je ressens tes sentiments. Il y a des doutes, de la peur et de la haine … »

                            Altaer regarda le cadavre de la twi’lek et celui de la jeune fille qui avait été la première à être tuée dans la pièce. Il pleurait toujours et l’habituelle détermination et fierté qui brillait d’ordinaire dans son regard semblait s’estomper. Les poings d’Altaer se serrèrent. Il cria de toutes ses forces sur son bourreau, suppliant pour qu’on l’achève vite.

                            « - Oui je suis haineux envers vous, espèce salopard ! Mais allez-y ! Butez-moi ! »


                            Le Pau’an eut de nouveau un sinistre ricanement. Mais cette fois-ci  sa voix se faisait plus stridente. Il avait complètement oublié qu’il se trouvait à bord du vaisseau Jedi et était à présent focalisé sur l’affaire autour de l’Ezeru. Le Sith ne comptait aucunement achever tout de suite Altaer, il lui envoya un autre coup de poing en plein visage.

                            « - Ne te mens pas à toi-même. Tu as déjà rencontré le côté obscur et ceci par deux fois. Quand à tes pensées décalées, elles ne sont pas les premières. Tu as été par deux fois en contact direct et tactile avec la bague de Dark Heran ! Elle sanctifie de l’obscur la chair et l’esprit mon garçon ... Elle t’a montrée la voie ! J’ai vu dans ton esprit ta prestation devant tes camarades avec les éclairs de forces. Tu ne savais pas comment faire dans le passé mais la chose ne s’est inscrite d’elle-même dans ton esprit que récemment ! C’est le jour où tu as touché la bague pour la première fois que tu as eu accès à ces sombres enseignements. La bague t’as tourné l’esprit et tu es désireux de puissance … Tu sais qu’elle peut t’apporter tout ça ! Tu as tout fait pour la retoucher une seconde fois, et lorsque ce fût le cas elle n’a fait plus qu’un avec ton âme durant quelques instants. Etait-ce réellement pour que cette Senara  ait conscience de ta bonne fois que tu as livré ton esprit à la bague ? Ou n’était-ce pas là au contraire une piteuse excuse pour légitimer la chose ?! Altaer se sentait de plus en plus mal, le Pau’an le faisait à présent douter de lui-même. Avait-il agît inconsciemment pour être une nouvelle-fois en contact avec l’objet maudit ? C’était une hypothèse qu’il ne pouvait infirmer, et cette idée commença à le faire douter de sa bonne foi. Son regard semblait à présent bien vide, perdu, comme l’était Altaer en cet instant. Le Sith esquissa un large sourire sous sa capuche rougeâtre, il avait fait mouche bien qu’il ne savait pas non plus la véracité de ses propos. J’ai aussi vu que tu t’inquiètes pour cette Senara, elle est ta principale préoccupation actuellement. Elle te fascine et tu l’aimes. Pour elle tu as et tu continuerais à agir contre le code Jedi. Mais dis-moi franchement mon enfant, es-tu réellement attiré et amoureux de la porteuse de la bague ou n’est tu pas simplement obnubilé par ce qu’elle porte ? Réfléchi bien ! Tu ne la connais pas depuis longtemps, sois franc envers toi-même ! Tu ne l’aimes pas, c’est ce qu’elle porte que tu aimes ! Tu veux cette relique autant que je la veux et autant qu’elle veut la garder pour elle ! Ne soit pas esclave de ses charmes, elle te manipule, ils te manipulent tous ! »

                            Le Sith pariait gros mais l’esprit d’Altaer était perdu et ses paroles étaient tels des coups de poignards. Déboussolé, ne sachant plus que pensé, l’élève de Niscar restait immobile, adossé contre le mur, incapable de quoi que ce soit ... Les coups et les violences physiques qu’il avait subits avaient marqués son doux visage et son corps, tandis que les propos du Pau’an avaient dévastés son esprit. Il ne savait plus à quoi se rattacher et son âme doutait à présent de tous et de rien … Il était perdu, dans tous les sens du terme. Le Sith le considérait avec

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                              Post n°69
                              Auteur : Super PNJ

                              amusement, il aimait faire souffrir.
                              Profitant de la scène, l’héroïque Rodien tenta à son tour d’imiter la Twi’lek et de s’enfuir pendant que le meurtrier était affairé à torturer Altaer. Mais les sens du Pau’an étaient toujours aux aguets et lorsqu’enfin le novice quitta sa cachette pour tenter de rejoindre la sortie de la pièce, le Sith usa de la télékinésie pour rabaisser la porte. Le Rodien  avait quitté sa planque et se trouva dès l’ors pris au piège. Il eut beau supplier l’assassin, ce dernier se désintéressa un instant d’Altaer pour aller le tuer. Il accula le lâche novice dans un coin et le décapita avec aisance.

                              Mais ce fût là sa plus grave erreur ! Car bien qu’il parvienne à tuer cet enfant, le fait de laisser seul Altaer contre le mur pour aller mettre à mort cet importun lui fût fatal. Bien que sonné et anéanti par tout ce qui venait de se passer, l’élève de Niscar avait mis à profit ce moment pour récupérer son sabre. L’activant, il ne laissa pas le temps au Pau’an de se retourner et lui couper le bras qui tenait son arme. Dans un cri de douleur son tortionnaire tomba à terre. Aussi vif et fourbe qu’un serpent, le Sith brandit son autre bras avec l’intention d’user de la télékinésie pour attaquer Altaer. D’un mouvement sec, le padawan lui sectionna le deuxième membre. Allongé sur le dos par terre, dépourvu de ses deux bras, le Pau’an était hors d’état de nuire. C’était finit, il ne pouvait plus rien contre eux ! Du moins … contre Altaer … Tous avaient étés tués à part lui ! Le sang du jeune garçon bouillonnait, une nouvelle sensation venait d’émerger en lui, il ne voulait pas que ce monstre s’en sorte ! Il voulait qu’il paye pour tous ses meurtres !  Pour qu’elle raison devrait-on le re-capturer ? En refaire un prisonnier ?  … A quoi bon remettre ce monstre dans une cage ? Il recommencerait, encore et encore ! En larme, taché de son propre sang et de la crasse de la pièce, Altaer activa son sabre à la surprise du Sith qui tentait tant bien que mal de lui faire non de la tête, de le ramener à la raison.

                              « - Vous les avez tous tués … Vous n’en avez épargné aucun ! Monstre … Altaer essuya ses larmes avant de lever verticalement son épée face à lui avant de la rabattre sur le côté à 45°, c’était là le salut des duellistes. Le Sith eut à son tour peur, il comprit que son heure était venue. Je vous plains Sith, le côte obscur et cette Bague vous ont tournés l’esprit, je ne finirais jamais comme vous !»

                              D’un geste ample, Altaer décapita sans le moindre regret cet assassin. La tête encapuchonnée du Pau’an s’en alla alors rouler dans la pièce tandis que l’adolescent s’effondra accroupit par terre. Le jeune garçon pleurait de tout son corps, sans aucune retenue, tous ceux qu’il avait rencontrés à ce niveau étaient morts … Il était paniqué, parcourut de spasme et se rongeant les ongles. Il était peu probable que le traumatisme de cette journée ne s’efface un jour de son esprit. Les propos du Sith résonnaient en boucle dans sa tête, Senara et Hurza avaient-ils sciemment armé ce Sith ? L’aimait-elle réellement ou n’était-ce là qu’illusion provoquée par son attirance pour l’Ezeru ? Senara le manipulait-elle ?

                              Seul, assit parmi les cadavres dans l’obscurité de ce macabre endroit, Altaer attendit les renforts. Ces derniers arrivèrent enfin et après avoir constaté la mort du Pau’an, ils déverrouillèrent l’accès au niveau et désactivèrent les brouilleurs. Niscar arriva rapidement dans la pièce et serra dans ses bras son élève, l’unique survivant du massacre du pont n°7. Après lui avoir procuré quelques soins, (les blessures d’Altaer n’étant que successives à son passage à tabac il allait rapidement s’en remettre bien que les marques des sévices apparaissaient visiblement sur son visage), son maître et plusieurs autres chevaliers le ramenèrent dans ses quartiers au niveau 8. Ils restèrent ainsi avec lui un long moment et l’on interdit l’accès à toutes autres personnes. Au fur et à mesure que les minutes défilèrent, des langues se délièrent, et la nouvelle de l’incident se rependit par bouche à oreille dans tout l’appareil. Jolian et les chevaliers présent dans le poste de commandement avaient 7 morts sur la conscience  (en comptant GR.0KK) parmis les 9 victimes du Pau’an. Lorsque enfin l’Acclamator quitta l’hyperespace pour arriver à destination d’Endor, Jolian monta à bord d’une Frégate Républicaine pour afférer à la suite des préparatifs de l’ordre Jedis. La situation était funeste mais ils avaient l’obligation de continuer.


                              Spoiler : Spoiler
                                  

                              Mufus    


                                  

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