Quand l'Opération Frappe Noire continue.
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Post n°24
Auteur : HivernusLes pièces d’artillerie principales des deux Renforts Tactiques Tout-Terrain se mettent à gronder. La terre, sous l’effet des puissantes détonations, se met à trembler. Les déflagrations qui viennent secouer les arbres et qui vont voler en éclat les corps réanimés des Soeurs de la Nuit est un spectacle grandiose, saisissant. Cela ne semble cependant avoir aucun effet sur l’armée des morts. Des centaines de cadavres gorgés d’énergies obscures poursuivent leur charge. Les hurlements démentiels et inhumains deviennent de plus en plus perceptibles au fur et à mesure que les silhouettes décharnées et désarticulées des Soeurs de la Nuit se rapprochent des positions impériales. Une deuxième volée de tirs part, fauchant quelques dizaines de morts supplémentaires. Mais la horde, qui ne cesse de courir, sautiller et grimper, poursuit sa progression sans se soucier des pertes.
Lorsque les abominations du Côté Obscur sont à portée de tir, les soldats impériaux déploient toute leur puissance de feu pour briser l’assaut. Des dizaines de corps s’écroulent, touchés à de multiples endroits. Mais à chaque fois qu’un mort-vivant est neutralisé, il en vient un autre pour le remplacer. Certains cadavres sont réanimés dès qu’ils tombent sur le sol. Le rituel obscur de la mère Esmsyl les empêche de mourir s’ils ne sont pas pulvérisés ou abattus d’un tir dans la tête. Face à cette interminable colonne de morts qui refuse toute notion de repos, la petite force impériale sera bientôt submergée sous le nombre… Barristan en est bien conscient.
Le chevalier impérial fait le tour du dispositif pour assister les soldats là où il y a besoin. Les escouades de stormtroopers sont obligées de se redéployer constamment afin de ne pas laisser une seule ouverture dans leur dispositif. Mais la défense des impériaux s’étire trop… Elle couvre trop de terrain. Et les munitions finiront vite par manquer vu la cadence de tir infernale des combattants en armure blanche. Sur le flanc droit, les impériaux sont désormais engagés dans un corps-à-corps furieux avec les corps ramenés à la vie des Soeurs de la Nuit. Seule l’intervention de Thenel Ko et des guerrières de son escorte permet de soulager les stormtroopers. Les représentantes du clan de la Rivière Folle repoussent les abonimations du Côté Obscur avec toutes les armes mises à leur disposition. Certaines se battent à la lance ou à l’épée, d’autres font usage d’arcs énergétiques. Les plus douées se servent de la Force pour tenir à distance les corps décomposés de celles qui furent autrefois des sœurs ayant emprunté un sinistre chemin…
La coopération entre impériaux et indigènes ne suffit cependant pas. Comme le maître d’armes s’en doutait, une percée s’opère au sein du dispositif, rapidement suivie par d’autres du genre. Les défenseurs sont submergés par le nombre et livrés à eux-mêmes. Le sabre laser du commandant fend l’air, tranche quelques têtes et lui revient en main. Il se jette dans la mêlée pour assister les soldats. Malgré la présence de deux Renforts Tactiques Tout-Terrain, de chevaliers impériaux et de sorcières, la horde gagne du terrain. Les combattants en armure blanche sont de plus en plus nombreux à tomber sous les coups des morts-vivants. Les transports de troupes tardent à venir… Sont-ils condamnés à mourir dans cette maudite clairière ? Non. Barristan refuse d’y croire. Et tant qu’il aura assez d’énergie pour se battre, il n’abandonnera aucun de ses camarades.
- Repliez-vous au niveau des blindés ! Ordonne le commandant en fendant en deux un énième cadavre ambulant à l’aide de son sabre.
Ce qu’il reste de guerrières et de soldats impériaux se regroupe rapidement à proximité des Renforts Tactiques Tout-Terrain. Ils sont couverts dans leur retraite par les chevaliers impériaux et les commandos de la Task Force 333 que le lieutenant Talion dirige avec beaucoup de ferveur. Dans la mêlée, Barristan se retrouve à combattre aux côtés de la matriarche du clan de la Rivière Folle.
- Mère Ko, vous devez partir !
- Non ! Dathomir est perdue si nous ne combattons pas ensemble ! Répond la matriarche, essoufflée par le combat.
Le sabre laser du maître d’armes de la Chevalerie Impériale s’abat sur un mort-vivant qui est ensuite repoussé d’un coup de botte. Le corps en décomposition s’écroule dans un râle perturbant, sectionné en deux au niveau du bassin. Bien qu’étant privée de ses jambes, l’abomination refuse de s’avouer vaincue et rampe vers le commandant en poussant de légers gargouillis de bouche. Un dernier coup de sabre laser dans la tête l’achève pour de bon.
- Partez avant qu’il ne soit trop tard ! Insiste Barristan. Si vous mourrez maintenant, notre alliance ne tiendra pas !
- Trop tard ! Lâche alors l’aînée du clan de la Rivière Folle. Nos montures ont été massacrées par ces horreurs !
En effet, les créatures ailées, bien décidées à défendre la vie des guerrières les ayant domestiquées, ont livré un combat féroce. Nombre d’entre elles gisent déjà sur le sol de la clairière, qu’elles soient mortes ou à l’agonie. Les quelques montures résistant toujours aux assauts furieux de l’armée des morts sont hors de portée du chevalier impérial et de son alliée, encerclées de toute part par les monstruosités de la mère Esmsyl. D’ici peu, les impériaux et les guerrières du clan de la Rivière Folle seront à leur tour cernés.
- Nous devons unir nos forces Wilhelm Barristan ! Vient l’avertir Thenel Ko. Aidez-moi à les tenir en respect !
- Reçu. Lieutenant Talion, couvrez-nous ! Lance le commandant à l’officier.
- A vos ordres ! Répond l’agent à la peau noire. Soldats, vous avez entendu le Commandant ! Arrosez-moi ces saletés !
Soldats de choc et commandos impériaux se déploient autour de la matriarche et du maître d’armes afin qu’ils puissent se concentrer sur leur objectif. Les tirs fusent dans tous les sens et fauchent de nombreux morts-vivants. Les corps qui s’écroulent sont rapidement enjambés ou contournés par des dizaines d’autres cadavres en putréfaction.
- Vous feriez bien de vous dépêcher Commandant… Il en vient toujours plus ! Indique le lieutenant. On ne pourra pas tenir cette position très longtemps !
Le chevalier impérial projette ses sens dans la Force. Son esprit effleure ceux des combattants impériaux. Il ressent leurs émotions. Peur… Désespoir… Rage... Détermination… Les soldats tentent de se maîtriser afin de rester concentrés sur leur objectif. Mais les créatures effroyables qu’ils affrontent font vaciller leur moral. Les sens de Barristan survolent ensuite la horde des morts et il est brutalement saisi d’horreur. Son corps est pris de tremblements intenses et incontrôlables. Le Côté Obscur qui anime les cadavres des Soeurs de la Nuit se répand dans l’air et corrompt tout ce qu’il rencontre. Des frissons viennent dresser les poils du vieux chevalier impérial. La sombre énergie qui émane du rituel malveillant de la mère Esmsyl s’infiltre tout au fond de son esprit et tente d’obscurcir ses pensées. Le commandant dresse rapidement une barrière mentale afin de se protéger de ce mal persistant. Mais autour de lui, les défenseurs commencent à céder une fois de plus du terrain.
- Ne fléchissez pas Wilhelm Barristan ! Pas maintenant ! Tente de l’encourager la matriarche du clan de la Rivière Folle. J’ai besoin de votre aide !
Thenel Ko ferme les yeux et tend ses mains devant elle en murmurant quelques mots à voix basse. Elle ne prête aucune attention à ce qu’il se passe autour d’elle, bien décidée à achever l’incantation qu’elle a commencée. La voix de l’aînée se met à chanter. A son commandement, la nature se dresse contre les forces abjectes de la mère Esmsyl. D’imposantes racines s'extirpant du sol s’en prennent aux morts-vivants, les clouant au sol ou formant une barrière qu’ils ne peuvent pas franchir. Barristan, qui voit où la sorcière veut en venir, s’exécute à son tour. Via la Force, il tente de visualiser les éléments qui l'entourent. Les combattants impériaux et les indigènes qui luttent pour leur survie… L’aura malfaisante et glaciale des corps réanimés par le rituel obscur… Et la matriarche qui tente de s’opposer aux abominations du Côté Obscur en mettant à profit son lien harmonieux avec la nature.
Le chevalier impérial se concentre, visualise plusieurs arbres et rochers dont il pourrait se servir pour ralentir la progression des cadavres puis tend une main devant lui. Dans la forêt, d’importants blocs de pierre et quelques troncs se mettent à remuer. Le maître d’armes prend une profonde inspiration et grimace. L’effort est conséquent. Le sang qui afflue à la tête du vieil impérial lui donne le vertige. Il décide d’ignorer son état de faiblesse apparent et resserre son emprise sur la Force afin de poursuivre son œuvre. Des craquements sourds, presque imperceptibles au beau milieu des détonations, cris et beuglements en tout genre, retiennent l’attention du commandant. D’un geste sec de la main, les arbres se déracinent d’eux-même et viennent s’écraser sur l’interminable armée des morts. Dans le même élan, de nombreux rochers s’élèvent dans les airs et sont projetés sur les corps en décomposition. Les efforts combinés de Barristan et Thenel Ko offrent une précieuse période de répit pour les défenseurs. Ces derniers réorganisent leurs positions et mettent leurs blessés à l’abri. Néanmoins, l’énergie déployée par les deux sensitifs est telle qu’ils commencent à montrer des signes de faiblesse.
L’aînée du clan de la Rivière Folle est la première à s’effondrer, inconsciente. Les racines qui se dressaient sur le chemin des Soeurs de la Nuit ressuscitées perdent toute vigueur et retombent mollement sur le sol. Le chevalier impérial vacille sur le côté, suant à grosses gouttes. Il est rattrapé de justesse par le lieutenant Talion.
- Commandant, vous allez bien ? Demande l’officier en soutenant son supérieur.
Le maître d’armes ne répond rien, luttant probablement pour reprendre ses esprits. L’assaut de la horde sans repos se poursuit, forçant les soldats impériaux et leurs alliées à se battre une fois de plus avec la rage du désespoir. Tout semble perdu cette fois-ci.
- Agent Stan ! Aidez-moi à les dégager de là. Commande l’impérial à peau noire en traînant le commandant sur plusieurs mètres. Restez avec moi Commandant…
Le dénommé Stan, blaster en main, court d’un bout à l’autre de la ligne de tir pour rejoindre le représentant du D2I. Son visage ensanglanté indique qu’il a reçu un sale coup sur la tête. Cela ne l’empêche néanmoins pas de poursuivre le combat. Les deux agents du Bureau de la Sécurité Impériale transportent donc les sensitifs dans un endroit plus sûr, à savoir à l’intérieur du premier Renfort Tactique Tout-Terrain. Les deux éléments clefs de la rencontre diplomatique étant mis à l’abri, Talion et Stan peuvent retourner assister leurs camarades. Dans cet enfer, il n’y a pas de place pour l’individualité...
Penché au-dessus de la carte tactique à projection holographique, le colonel Rakton enrage. Son poing s’abat sur la console de la table. Comment ces foutues créatures ont-elles pu enfoncer à ce point les défenses de Base Rancor ? Les rapports des officiers se multiplient. On signale des pertes sur l’ensemble du périmètre de sécurité. Inquiétant… Vraiment inquiétant. Ces araignées géantes ne sont pas venues là de leur plein gré. L’officier moustachu se persuade secrètement qu’il s’agit là d’un coup des clans de Dathomir. Ces maudites indigènes le paieront très cher… Il en fait le serment !
- Mon Colonel… Annonce un jeune lieutenant chargé des communications. Nous avons reçu un message de la part du Commandant Barristan. Il souhaite que nous mobilisions des transports pour qu’il puisse évacuer ses troupes. Apparemment, la zone est prise d’assaut par des… Des… Euh… Des choses.
- Bon sang… Rakton lâche un juron à voix basse, puis reprend. Quel genre de choses ?
- Des… Des morts…
Le jeune homme déglutit péniblement, conscient de dire quelque chose d’inconcevable… Mais sur cette planète, tout semble irréel. Même les éléments les plus insignifiants de la faune et de la flore locales semblent prendre des dimensions improbables, voire cauchemardesques. Dathomir n’a rien d’un lieu accueillant. Tout, ou presque, en ces lieux de malheur, souhaite la mort des impériaux. Cette satanée planète sera probablement située tout en haut de la liste si jamais l’on venait à faire un répertoire des horreurs subies par les troupes impériales dans les années à venir.
- Et donc Lieutenant ?
- Donc… ?
- Avez-vous fait le nécessaire pour envoyer au Commandant Barristan ce dont il a besoin ? Demande le colonel en laissant une pointe d’irritation s’exprimer dans sa voix.
- Euh… Non… Avoue le lieutenant en reculant instinctivement de quelques pas.
- Alors qu’attendez-vous pour le faire imbécile ? Remuez-vous le cul ! Et plus vite que ça ! Gueule Rakton. Si jamais j’apprends qu’on a perdu des hommes par votre faute, je vous expédierai moi-même en cour martiale pour incompétence et manquement à votre devoir !
Le jeune homme fait claquer ses talons, puis retourne vaquer à ses occupations en titubant légèrement, secoué par les beuglements de son supérieur. Autour de lui, les divers analystes, opérateurs et officiers du poste de commandement demeurent impassibles. Ils tentent de rester concentrés sur l’essentiel, à savoir les tâches qui leur sont attribuées. Mais il y a un soupçon de doute qui flotte dans l’air… Involontairement, le souvenir des défaites subies par l’Empire Sith semble persister dans l’esprit des impériaux.
L’Impérium a beau s’être débarrassé des rejetons du Côté Obscur, il n’en demeure pas moins affecté par les décisions de ces derniers… En emportant dans leur chute l’armée impériale, les Sith ont saigné à blanc les effectifs d’une institution qui était au sommet de sa gloire. Aujourd’hui encore, ces pertes se font cruellement ressentir sur le terrain. La chaîne de commandement n’a plus son efficacité d’autrefois. Le remplacement d’éléments expérimentés par de jeunes cadres fraîchement sortis des académies pose de nombreux problèmes… Et le colonel Rakton, en ce moment même, doit faire avec ce qu’il a sous la main pour gérer une situation de crise.
- Mon Colonel, les senseurs détectent une hausse d’activité dans les secteurs dix et onze… Indique un officier chargé des senseurs. Attendez… Je reçois de nouveaux signaux… Hausse d’activité dans le secteur huit !
Les araignées reviennent donc à la charge. Pas étonnant. La première vague servait probablement à évaluer les défenses impériales. Maintenant qu’elles savent où frapper, elles vont s’en donner à coeur joie.
- Mon Colonel… Les communications avec l’Avant-poste Tempête ont été rompues. Vient l’informer un sergent de liaison posté devant une console. Nous essayons de rétablir le contact mais il semblerait bien qu’il soit attaqué.
- Trouvez-moi un transport, un appareil, ou quoi que ce soit d’autre capable d’effectuer une reconnaissance rapide. Ordonne Rakton en tentant de contenir sa fureur. Je dois savoir ce qu’il se passe !
- A vos ordres.
Ces sauvageonnes sont suffisamment déterminées, ou désespérées, pour lancer des assauts simultanés… Les supériorités numérique et technologique des impériaux ne semblent pas à elles seules réfréner les ardeurs des guerrières indigènes. Elles savent qu’elles ont pour elles l’avantage du terrain et de la surprise et s’en servent allègrement. De grosses gouttes commencent à perler sur le front du colonel. Ses mains sont prises de tremblements intenses. Il tente de les réprimer, tant bien que mal. L’officier moustachu ferme les yeux, prend une inspiration, puis se dirige vers la console des senseurs. Sur l’écran de contrôle, des centaines de petits points représentent les soldats impériaux. D’autres, en provenance de multiples directions, figurent les créatures hostiles.
- Passez-moi ça sur la table de projection.
- Oui mon Colonel.
Rakton fait le tour de la table à projection holographique, laissant son regard se perdre sur les petites silhouettes translucides qui se matérialisent devant lui. Quelques officiers et analystes, datapads en main et appareils de communication sur la tête, attendent patiemment qu’il donne ses ordres. Le colonel se penche au dessus la table, se livre à des estimations puis décide de donner ses instructions.
- Renforcez la 305ème compagnie avec les éléments de la 307ème compagnie. Donnez-leur deux Renforts Tactiques Tout-Terrain en soutien. Commande l’officier en tentant de conserver son calme. Déployez trois unités supplémentaires dans le secteur sept et deux de plus pour le secteur treize. Donnez l’ordre à l’artillerie de mettre le paquet. Je ne veux pas voir une seule de ces choses se traîner jusqu’au camp. Et surtout, que quelqu’un se charge de demander un soutien aérien ! Allez on se remue !
Autour de lui, le personnel militaire s’active. Les ordres sont transmis à l’ensemble des unités. Rapidement, le grondement de l’artillerie se fait entendre. De l’avis de Rakton, il n’y a rien de plus jouissif qu’une série de détonations. Sur la table à projection holographique, de nombreuses silhouettes disparaissent, probablement happées par les explosions. D’autres les remplacent rapidement cependant. Certaines araignées représentées sur la carte stratégique sont particulièrement imposantes, avoisinant la taille des massifs blindés utilisés par l’armée impériale. Comment peut-on lutter contre des créatures pareilles ?
- Mon Colonel ! On nous rapporte que les hommes de la 212ème compagnie d’infanterie ont perdu le secteur quinze… Ils sont refoulés aux pieds des Transports de Reconnaissance Tout-Terrain du 11ème escadron blindé léger. Lance un énième officier des communications. Ils sont apparemment attaqués par des créatures volantes chevauchées par des guerrières.
Bon sang… Des morts-vivants, des araignées géantes… Et maintenant ça ! Il ne manquerait plus que ces foutues indigènes lancent des Rancors contre eux pour avoir l’ensemble des saloperies de cette planète sur le dos ! Sur la table, les formes translucides qui représentent les soldats de la 212ème compagnie d’infanterie semblent toutefois tenir leurs positions.
- Mettez-moi à jour cette foutue carte ! S’emporte le colonel en abattant son poing sur la table.
Un analyste se charge d’insérer les nouvelles données. La projection holographique du combat comprend désormais d'innombrables bêtes ailées qui survolent Base Rancor. Si certaines d’entre elles sont abattues par les défenses anti-aériennes du camp, d’autres déciment les rangs impériaux. Un TR-TT frappé par l’une de ces créatures s’écroule, puis disparaît de la table.
- Où est mon soutien aérien !? Vocifère l’officier moustachu.
- En route mon Colonel. Temps d’arrivée estimé : douze minutes ! Annonce un officier dans son dos.
Douze minutes… Douze longues minutes durant lesquelles le sang des fils et des filles de l’Impérium va couler à flot. Dehors, le grondement furieux de l’artillerie se poursuit. Les détonations des blasters de tout calibre s’ajoutent à cette mélodie guerrière. Le colonel Rakton, dont le regard s’est perdu sur les silhouettes de la projection holographique, se dit que la réputation du régime impérial se jouera assurément lors de cette bataille.
L’armée impériale doit vaincre ou périr. Il en va de l’avenir de l’Impérium.
Sur la passerelle du “Fierté de Cathar”, la tension est à son comble. Les divers rapports qui circulent entre les mains du commandant du destroyer de la classe Victoire ne sont pas rassurants. Les sauvageons du Côté Obscur opposent une résistance farouche. La puissance de feu des impériaux ne semblent pas les impressionner. Ce qui aurait pu être une campagne d’extermination rapide s’est transformé en véritable bourbier pour les troupes impériales. L’expédition s’enlise. On envoie toujours plus d’hommes et de matériel au sol, sans toutefois parvenir à mettre un terme aux agissements d’une poignée de sauvages. L’Opération Frappe Noire, lancée par la Confédération des Systèmes Indépendants et poursuivie par l’Impérium, prend donc une tournure d’autant plus angoissante aujourd’hui pour ceux et celles qui accomplissent leur devoir sur Dathomir. Les attaques simultanées qui visent les forces impériales sont, selon les rapports interceptés par les opérateurs, particulièrement violentes. Afin de soutenir les forces au sol, la moitié de la chasse impériale a été mobilisée. Reste à savoir si cela sera suffisant pour renverser le cours de la bataille...
- Commandant, deux transports non-identifiés viennent d’apparaître dans le système. Intervient alors un matelot dans la fosse bâbord.
- Attendez la réception des codes d’authentification. Indique l’officier impérial.
Après quelques minutes d’attente, une réponse parvient finalement à la flotte chargée du blocus de la planète.
- Les codes d’authentification sont impériaux Commandant. Annonce alors le marin. Il s’agit apparemment d’une brigade de volontaires Cathars. Ils demandent l’autorisation d’atterrir afin de participer aux combats.
Intéressant… Le commandant du “Fierté de Cathar” n’avait jusque-là jamais entendu parler d’une quelconque brigade volontaire. Laisser des “amateurs” se pointer sur Dathomir pour dézinguer du sauvageon, c’est tout sauf bon pour l’Impérium. Pour quoi vont passer les institutions armées impériales si l’on accepte n’importe quel clampin armé sur une opération militaire ? L’officier impérial ravale son mépris. Il avait bien entendu quelques rumeurs… Quelques bruits de couloir concernant le général Valiant… Selon certains, le désormais Moff de Cathar avait proposé d’envoyer quelques troupes pour soutenir l’effort de guerre impérial. Bien évidemment, un message en provenance des grands pontes du haut-commandement avait rapidement confirmé la chose… Cependant, le capitaine ne s’attendait pas à ce qu’on leur envoie des soldats de seconde zone. Est-ce donc tout ce que le grand héros de guerre impérial peut offrir à l’Impérium ? Quel manque de considération...
- Autorisez-leur l’accès. Et faites décoller quelques chasseurs TIE supplémentaires pour les escorter. Commande le commandant en soupirant.
- A vos ordres.
- Soyez courtois avec nos “invités”… Veuillez les prévenir qu’ils risquent de subir quelques… “Désagréments” à leur arrivée.
- Oui Commandant.
Autant jouer la carte de la sécurité… Celui qui commande le “Fierté de Cathar” ne veut pas se retrouver avec une enquête au cul et être déclaré responsable pour avoir envoyé au massacre une bande d’amateurs. Si Valiant veut envoyer à la mort ses propres “volontaires”, c’est son problème !
- “Fierté de Cathar” à la brigade volontaire Cathar, vous êtes autorisé à franchir le blocus. Veuillez rejoindre Base Rancor immédiatement pour y recevoir vos instructions. Communique le matelot à l’attention des transports de troupes. Nous sommes cependant dans l’obligation de vous informer qu’une attaque de grande envergure frappe actuellement le camp. Une escorte de chasseurs vous sera donc temporairement affectée le temps du trajet. Soyez prudents. Terminé.
Depuis la baie vitrée de la passerelle, le capitaine observe les transports s’éloigner de la flotte impériale. Quatre chasseurs TIE, lancés depuis le hangar du destroyer de classe Victoire, suivent rapidement les deux vaisseaux. Le feulement rauque des appareils impériaux fait frissonner l’officier impérial. Il ne se lassera jamais de ce son si atypique. Alors que les transports ne sont plus désormais que deux petits points dans l’horizon, le commandant se demande si les volontaires de cette brigade sauront briller par leurs actions. -
Post n°25
Auteur : ValiantBrigade Volontaire
A bord du transport identifié comme le 'Camerone' de la flotte Cathar, on commençait à s'impatienter, O'Mont était sur la passerelle de commandement, il fixait cette obscure planète depuis la verrière, c'était donc la que sa brigade allait passer son baptême du feu.
Le colonel n'était ni inquiet ni spécialement impatient, ses troupes avaient été bien entrainées sur Cathar puis aguerrie sur Helka IV, ils feraient leur job, après tout c'était la condition pour devenir citoyen de Cathar et donc de l'Impérium.
Azzora se tourna vers son chef de corps, ils avaient le feu vert pour se poser sur la base Rancor, mais leur interlocuteur prit soin de rajouter qu'une menace pesait sur les troupes au sol.
O'Mont serra un peu plus sa lance Shoni, alors comme ça l'Impérium les lâchait directement en pleine bataille, c'était pas vraiment étonnant... l'extragalactique se doutait qu'il allait être confronté au mépris des aristocrates de l'état major.
Mais ses brigadiers allaient montrer aux troopers impériaux comment se battre!
Seul le 12eme régiment de mêlée allait participer à la bataille dans un premier temps, le deuxième transport resterait en orbite et ne serait déployé que si O'Mont l'ordonnait, il voulait déjà voir à quoi on avait affaire exactement sur Dathomir.
Les rapports qu'ils avaient lu sur les opérations sur place, reflétaient plus de la superstition que de la réalité du terrain, il se ferait une idée par lui même déjà.
Escorté par quatre chasseurs TIE, le transport se dirigeait en direction de la surface, arrivé dans l'atmosphère, Perfect Storm ressentit un trouble dan son esprit, c'était l'effet du coté obscur , elle ferma les yeux pour ce concentrer, un brigadier hilare, joua du coude avec son voisin, pensant que l'Echanie avait le mal de l'espace ou peur tout simplement.
Le colonel entra dans le juggernaut de commandement, il jeta un regard mauvais à tous les soldats qui patientaient dans leur tenue de combat serrant leur fusil blaster.
Il était temps de motiver ses troupes, le chef de corps s'adressa à l'ensemble du régiment via l'holocom de son véhicule.-On arrive à destination les enfants, l'état major impérial nous a fait un beau cadeau, on se pose au cœur de la bataille de la base Rancor, pas le temps de réfléchir comme ça!
Car réfléchir c'est déjà désobéir!
Restez groupé et prêtez attention aux ordres de vos chefs d'unité. "Hooka Hey !"
Hooka Hey ! C'était le cri de guerre de sa planète natale, personne ne savait vraiment d’où venait le colonel, mais tous reprirent en cœur le cri ancestral venant des régions inconnues tandis que le pilote du Q-météor enclenchait ses moteurs de répulsion pour l’atterrissage, un bip strident se fit entendre, on déployait déja la rampe d'accès.
Le premier camion A5 descendit sans attendre que la rampe soit complétement ouverte, le sapeur Lino, conducteur et mécano du régiment avait modifié l'engin de tête en installant une lame en duracier renforcé à l'avant pour éliminer tout obstacle pour le reste de la colonne.
La base Rancor n'était qu'a quelques clicks de la zone d’atterrissage, les membres de la brigade volontaire n'auraient même pas le temps d'admirer le paysage désolé de cette planète maudite qu'ils se retrouveraient déjà au cœur du combat.
Déjà au loin on apercevait les lueurs des explosions et autres bombardements, ça avait l'air de chauffer dans le coin.
Dans son juggernaut de commandement qui occupait l'avant dernière place de la colonne de convois, O'mont fit contacter le chef de la base Rancor par un opérateur COM'. Il fallait qu'il sache comment déployer ses unités combattants.
-Rancor: Ici le 12 régiment de mêlée nous venons en appui de votre position.
Quelles sont les instructions?
Sur la route d'accès, Lino écrasa une drôle de créature ressemblant de loin à une grosse araignée, le convoi filait à pleine vitesse et approchait de la base impériale et ça avait l'air animé ici bas... -
Post n°26
Auteur : Rek'karCommandant Edel RockSpoiler
Après que ces foutues bestioles aient testé nos défenses, une légère accalmie ne laissa rien présager de bon ; plusieurs communications furent envoyées sur le canal des officiers : un secteur de perdu, une compagnie acculée et l’arrivée de saloperies volantes, histoire de nous faire comprendre à quel point on n’était pas les bienvenues ici… C’est dommage, avec un peu plus de diplomatie on aurait au moins pu faire une p’tite bouffe avant de se tabasser cordialement… Je vous jure, les autochtones, c’est plus ce que c’était…
Un ordre me parvint : on rattachait la 307ème à notre secteur ; une bonne nouvelle en soi, on a souvent manœuvré conjointement, vu nos accointances avec ce cher Berg ! On est donc bien habitué à se couvrir l’un l’autre et à nous coordonner. Une trentaine de secondes après la confirmation de l’ordre, les petits gars de la 307ème sont arrivés, accompagné par deux beaux RT-TT. Les véhicules se sont placés de part et d’autres des deux compagnies, attendant les instructions ; mon ami le commandant m’a rejoint, lançant un garde-à-vous. Il est armé et vêtu comme moi, dans une combinaison impériale sur laquelle quelques couleurs permettent à nos hommes de nous différencier sur le champ de bataille. Je lui ai lancé, souriant derrière le casque :
- J’sais que tu as l’habitudes de me respecter en tant que chef, mais on est au même grade mon grand !
- Ho, tu sais, les vieux réflexes…
- Haha. Bon allez, trêve d’enfantillage, y’a de sacrée garces qui se tiennent prête à nous en faire baver. On protège la position principale du secteur, j’ai besoin de renfort sur mes unités dans la zone alpha, beta, gamma et epsilon. On va placer les véhicules tactiques légèrement en retrait ; j’ai remarqué qu’elles ne pouvaient pas lancer des toiles au-delà de cette distance, ça devrait les tenir au chaud, tout en pouvant éclater tout ce qui se pointera. J’ai aussi besoin que des gars aillent prendre quelques batterie anti-aérienne portables et qu’ils se séparent en triangle : deux unité de chaque bord et la troisième en arrière, pour couvrir au cas où elles décideraient de nous forcer dans l’arrière-train… Et dieux sait que c’est pas agréable !
- Entendu, je transmets les ordres !
En moins de cinq minutes, toutes les unités étaient en place, parfaitement synchronisées et habituées, les deux compagnies semblaient fusionnelles. Soudain, un étrange bruit provint de la forêt : il semblait que l’une de ces énormes bestioles s’avançait doucement en direction de notre position. Elle s’arrêta juste à la limite jalonnant notre portée maximum, puis se dressa sur ses pattes arrières, tendant son énorme appendice dans notre direction. Une gigantesque boule de toile partie dans notre direction, provoquant un engluement d’au moins un quart de nos effectifs, pris au piège dans une toile d’araignée aux dimensions gargantuesque.
Jurant, j’ai ordonnée à une unité flex – j’appelle comme ça les unités mobiles qui ne sont pas attribuées à un point fixe mais peuvent aller aider n’importe où si nécessaire – de commencer à libérer nos hommes, quand soudain, des bruissements d’ailes se firent entendre, ajoutant des variables volantes à ce nouvel assaut. Elles se mirent à viser en priorité les batteries anti-aérienne. Je me suis dirigé en courant vers l’une des positions attaquées par les airs, tirant des rafales sur les créatures autant que sur leur cavalière : la bataille reprend.
Entendant un bruit derrière moi, je me suis retourné pour voir l’une de ses saloperies fonçant sur moi ; mais au lieu de paniqué, j’ai sorti u détonateur thermique et au dernier moment, je l’ai lancé directement dans le gosier de la bestiole qui venait de tenter de le happer, roulant sur le côté pour éviter de justesse l’animal, qui explosa derrière moi quelques secondes plus tard, projetant un flot de sang et d’organes un peu partout sur le sol.
J’ai demandé un topo de la situation à mes gars :
- Observateur, topo de la situation
- Le secteur alpha étant englué, la grosse araignée progresse dans cette direction ; la flex Titan se dirige vers eux, ils devraient être sur site dans une vingtaine de secondes. L’araignée sera à portée de tir RT-TT dans une centaine de mètres environs. La flex Omicron est déployé en couverture de l’opération de sauvetage. On a perdu une batterie anti-aérienne et environs une vingtaine de soldats. L’assaut aérien a faibli, mais… ça parait trop facile…
- Entendu, contactez-moi en cas de nouvelles varia…
Je n’ai pas eu le temps de finir ma phrase que l’un des deux RT-TT explosa de l’intérieur, provoquant une surprise générale, détournant bon nombre de regards. Je me suis retourné d’un seul coup, tenant de savoir ce qui venait de se passer. Je me suis rapidement rendu compte de quelque chose que je n’avais pas aperçu auparavant : Il y avait des œufs au sol… et certains semblaient ouvert, comme si des trucs venaient d’en sortir… J’ai récupéré une unité avec moi, puis je me suis dirigé vers la carcasse du RT-TT, voyant avec effrois un grand nombre de cadavre de petites araignées calcinées dans l’explosion… mais qui semblait se trouver à l’intérieur de la carcasse du véhicule ! Je me suis alors mis à courir de toute mes forces vers le seconde RT-TT, bondissant sur l’écoutille du dessus, la trouvant ouverte. Je me suis enfoncé dedans, module infra-rouge activé, avant d’entendre de nombreux bruits de pattes sur le métal ; j’ai ouvert le feu sur un certain nombre d’araignées, faisant le ménage.
Au bout de plusieurs minutes de combat, j’ai enfin pu rejoindre le cockpit, qui semblait verrouillé. J’ai frappé contre la porte avant de crier :
- ICI COMMANDANT EDEL ROCK, VOUS ÊTES OK ?
La porte s’ouvrit au bout de quelques secondes dans un bruit sourd ; dedans, il y avait le cadavre de deux soldats, trois autres étant à couvert derrière des barricades de fortune ; quand ils me virent, l’un d’eux s’avança rapidement en claquant les talons :
- Commandant, pendant le raid aérien, des créatures ont infiltrées notre véhicule, coupant nos moyens de communication… Nous avons perdu deux hommes dans la confusion !
- Compris, j’ai nettoyé l’intérieur ; il semble que des œufs sont présents et libèrent ces petites saloperies… Je vous laisse une équipe au sol pour éviter de nouvelles déconvenues ! Remettait moi cet engin en marche et plus vite que ça, sinon la grosse bébête va nous refaire les fesses !
Une fois les instructions données, je suis sorti de l’engin, je tant un regard circulaire à la bataille qui faisait rage. La grosse araignée avançait prudemment sur le no man’s land ; elle sera à nos porte dans peu de temps… Les différentes artilleries faisant feu de tout bois sur celle-ci, mais elle ne semblait pas affectée par les tirs, comme si sa chitine était aussi solide que du duracier… Il faut de toute urgence notre véhicule tactique, sinon, ça risquerait de se compliquer sur notre front…
Des battements d’ailes furent sur nous, mais très en hauteur cette fois-ci, comme s’ils attendaient le bon moment pour agir… Mais la réalité fut tout autre, une pluie d’œuf accrochés à de grandes feuilles faisant office de parachute amorcèrent leur descente sur la base, couvrant le ciel de points gris-bleuté !
J’ai immédiatement envoyé un rapport de situation aux instances de commandement, signifiant la dangerosité des œufs ; j’ai ensuite demandé une éradication complète de tout ce qui tombait du ciel, sauf qu’au même moment, l’assaut était donnait de front : de nouvelles toiles tirées sur la base tentait de ramener à nouveau des araignées sur nos position rendant la situation particulièrement tendue : une grosse araignée qui causerait des dégâts monstrueux à la base si elle pouvait arriver jusqu’ici, des œufs remplis d’araignées parachutées sur nous et pour couronner le tout, une attaque de bestioles … Quelle saloperie de bourbier !
J’ai envoyé plusieurs ordres pour essayer de répartir au mieux mes hommes : du renfort sur les positions attaquées, un balayage sur la « livraison aérienne » et une demande sur le fonctionnement de ce foutu RT-TT, immobile depuis plusieurs minutes. Soudain, l’araignée géante est arrivée au niveau des fortifications, elle a levé une patte, puis a fracassé une partie du mur, avant de laissé un flot de petite araignée sortir de son abdomen. Comme pour répondre à l’assaut – et en même temps à ma question précédente – le canon du RT-TT se tourna vers notre souci principal, lui décochant un tir sur le flanc, créant un beau trou dans la carapace de la créature, qui hurla d’un cri strident, de rage. Elle se mit alors à avancer furieuse dans la base, subissant de nombreux tirs des batteries de défense fixe installée pour la défense de la seconde sonde. Elle savait bien que fuir n’était plus une option, mais au bout de quelques vingtaines de seconde, elle s’effondra au sol, inerte. Un point pour l’Empire !
Et puis le pot-aux-rose fut découvert. Des craquements apparurent sur le cadavre du gigantesque monstre ; puis ces fêlures s’ouvrirent, laissant déferler une marée de petites araignées telle un raz de marée sur une plage. Notre effectif fut rapidement amputé d’un certain nombre de soldat ne sachant pas comment réagir. Après un court laps de temps, j’ai pu envoyer des unités équipées de lance-flamme pour endiguer le flot de créature.
Au bout de plusieurs longues minutes, le cadavre du monstre géant brûlait, rependant une horrible odeur de chair calcifiée dans l’air « pur » de cette contrée. J’ai ensuite transmis mon rapport :
- Les grosses araignées transportent des centaines de petites, il faut absolument les abattre et prévoir des lance-flammes pour éradiquer le flot !
La bataille faisait rage. Cette fois, il ne semblait plus être question de tester nos défenses : toutes les grosses araignées à l’orée de la forêt se mirent à avancer à l’unisson, profitant du chaos ambiant pour essayer d’en finir… -
Post n°27
Auteur : HivernusBarristan tente de dissiper l’intense mal de crâne qui le met en vrac. Les mains posées sur la tête, il essaie de faire le vide afin de combattre l’horrible martèlement qui l’empêche de se recentrer sur la bataille. Le commandant passe plusieurs minutes à essayer de chasser la douleur qui embrume son esprit. Autour de lui, les sons amortis de blasters crachant leurs salves mortelles et la canonnade grondante de l’artillerie, dont la puissance de feu fait trembler le blindé de l’intérieur, indiquent que la lutte se poursuit. Les membres d’équipage du Renfort Tactique Tout-Terrain présents sur les consoles de tir demeurent concentrés sur leur tâche. Ils ne semblent pas se soucier, pour l’instant, de l’état de santé des deux individus mis à l’abri dans leur véhicule de combat.
Le chevalier impérial les observe exécuter leurs tâches avec une précision qui frôle le perfectionnisme. Ils donnent le meilleur d’eux-mêmes en espérant que cela fera pencher la balance en leur faveur. Une telle détermination inspire forcément le respect… Mais Barristan n’a pas vraiment l’occasion de savourer ce moment de résolution, ni même d’admirer l’efficacité de la machine de guerre impériale dans toute sa splendeur. La douleur qui compresse sa tête est telle qu’il manque de sombrer dans l’inconscience. Notre homme lutte contre la sensation de vertige. Il tente de l’ignorer. Se concentrer là-dessus, c’est lui donner de l’importance et s’affaiblir inconsciemment.
Un léger frémissement, sur sa droite, attire son attention. Thenel Ko, complètement épuisée à la suite de l’exécution de son rituel, semble toutefois s’agiter dans sa léthargie. Quelque chose s’en prend visiblement à elle. Le Côté Obscur… ? Le commandant n’arrive pas à raisonner de façon claire. Le sombre rituel de la matriarche du clan sous la montagne répand ses effluves corrompues jusqu’ici. L’influence du Côté Obscur est telle qu’elle force le maître d’armes à combattre de toutes ses forces. Son mal de tête s’intensifie. Puis soudain, des centaines de voix déformées se mettent à crier à l’unisson dans son subconscient. Le vieux commandant ressent une présence dans la Force, une aura malfaisante… Esmsyl…
L'écho déformé d'un hurlement pénètre son esprit et se répète en boucle.« TOUTE RÉSISTANCE EST FUTILE ! TREMBLE VERMINE ! ET ÉCRASE TOI DEVANT MA TOUTE PUISSANCE ! »
Les lamentations des abjectes voix prennent en intensité. Par pur réflexe, Barristan se bouche les oreilles, sans toutefois parvenir à faire taire les cris infâmes. A côté de lui, la matriarche du clan de la Rivière Folle commence à trembler, probablement en proie, elle aussi, aux sinistres hurlements. Le chevalier impérial tente de faire abstraction de la confusion qui règne en son for intérieur pour porter secours à la sorcière. Ses mains viennent se poser sur la tête de la femme. Il ferme les yeux, prend une inspiration et tente d’apaiser l’esprit de son alliée en faisant usage de la Force. Thenel Ko semble se détendre un peu. Les tremblements de la matriarche disparaissent peu à peu. Alors qu’il se satisfait de cette petite victoire, l’arrière du Renfort Tactique Tout-Terrain s’ouvre lentement. Plusieurs soldats de choc impériaux entrent en trombe dans le véhicule, bientôt suivis dans leur débâcle par l’agent Stan et une guerrière indigène, qui soutiennent le lieutenant Talion. L’officier, dont la jambe droite est en sang, laisse dans son sillage une rigole rouge. Trois autres stormtroopers se replient finalement en bon ordre lorsque tout le monde est à bord. Les portes se referment doucement au moment où un flot incessant de cadavres réanimés se jette sur le blindé.
- Mettez les blessés dans le compartiment avant. Parvient à articuler Barristan en se redressant péniblement.
Plusieurs hommes s’exécutent sans broncher. Les quelques impériaux injuriés, dont le lieutenant, sont transportés vers l’avant afin d’y recevoir des soins appropriés. Une écoutille s’ouvre au-dessus d’eux et laisse passer la silhouette en armure de l’artilleur du canon principal. Il referme la trappe dans la foulée.
- Ces saloperies sont en train de grimper sur le blindé ! Hurle le soldat en désignant le toit à l’aide de son index.
Des beuglements démentiels et le martèlement de dizaines de poings contre l’acier du véhicule viennent confirmer son histoire. Dans le compartiment avant, un vacarme assourdissant se fait entendre. Quelques coups de blaster sont tirés. Puis plus rien. Le pilote du Renfort Tactique Tout-Terrain, un bras ensanglanté, rejoint l’arrière du blindé en titubant.
- Nous… Nous avons perdu le contrôle du véhicule Commandant. Ces saletés ont… Elles ont réussi à briser la verrière du cockpit. Annonce t-il en tentant de maintenir sa main sur la plaie.
Les membres de l’équipage et les quelques stormtroopers ayant survécu au massacre s’observent en silence. Un homme décide de retirer son casque, bientôt imité dans son geste par d’autres. Les soldats impériaux ont l’air résignés. Ils sont prêts à accepter le funeste sort que le destin leur réserve. Barristan, fermement agrippé au poste de contrôle des tirs, ne semble pas de cet avis.
- Nous avons toujours accès aux stations de tir. Et nous tenons encore les compartiments avant et arrière n’est-ce pas ? Demande alors le chevalier impérial, dont le corps se met à trembler.
- C’est en effet le cas, Commandant.
Un nouvel écho, dans la Force, vient torturer l'esprit du vieux commandant.« TU NE COMPRENDS DONC RIEN CHIEN STUPIDE ! TU N'ES RIEN FACE AU CÔTÉ OBSCUR ! LAISSE TOI SUBMERGER PAR LA PEUR ! PLEURE DE TERREUR ! »
- Bien… Accordez-moi... Juste... Un instant...
Un léger silence s’installe après ce début de phrase. Le maître d’armes sue à grosses gouttes. Après d’intenses efforts de concentration, il parvient à dresser une barrière autour de son esprit, le coupant temporairement de l’influence malfaisante du Côté Obscur. Comme par magie, les voix se taisent peu à peu et son mal de tête s’évanouit. Alors qu’il retrouve une certaine forme d’assurance et de lucidité, le commandant affiche sa détermination à poursuivre le combat malgré l’épuisement.
- Tous les hommes aux postes de combat. Je veux des soldats pour sécuriser les portes et l’équipage sur les consoles de tir. Nous n’avons pas encore dit notre dernier mot. Si ces abominations veulent entrer, elles devront d’abord apprendre à demander la permission. Ordonne Barristan d’une voix ferme. Exécution.
- Oui Commandant !
- Et faites moi plaisir, trouvez de quoi soigner votre bras. Pas la peine de repeindre l'intérieur de ce blindé avec votre sang.
Le pilote du Renfort Tactique Tout-Terrain esquisse l’ombre d’un sourire, amusé par la remarque de son supérieur. Les hommes se dispersent, selon les ordres, pour rejoindre un poste qui leur est attribué. Les membres d’équipage s’installent une fois de plus sur les stations de tir du véhicule. Les soldats de choc, pour leur part, piétinent sur place en surveillant les différents accès, arme au poing. Si une de ces horreurs cherchait à entrer, elle aurait alors affaire à quelques impériaux enragés.
- Allez Messieurs. Faites rugir cette bête ! Je ne veux plus entendre une seule de ces saloperies ! Commande le chevalier impérial.
Les canons anti-personnel du blindé se mettent en marche. Chaque trait laser qui vient s’abattre sur l’interminable colonne de morts est précédé d’une détonation assourdissante. Les tirs, s’ils sont dévastateurs, n’ont qu’un impact insignifiant. Chaque cadavre pulvérisé est remplacé par un autre. Le pilote du blindé, dont le bras est désormais bandé, se présente devant le commandant en faisant claquer ses talons.
- Au rapport Commandant. Comment puis-je me rendre utile ?
- On a perdu le contact avec le deuxième Renfort Tactique Tout-Terrain. Essayez de contacter son équipage. Indique Barristan, penché au-dessus d’une console.
- Bien reçu Commandant.
Le véhicule tremble de plus belle lorsqu’une nouvelle décharge est tirée. Plusieurs explosions se font entendre à l’extérieur. Chacune d’entre elles doit probablement emporter plusieurs abominations. Quoi qu’il en soit, les créatures abjectes cherchent toujours et encore à s’infiltrer dans le blindé à en juger les martèlements incessants et les beuglements inhumains. L’équipage du Renfort Tactique Tout-Terrain se donne à fond. Mais cela ne suffit pas.
- Commandant, aucune nouvelle de l’autre équipage. Annonce le pilote installé devant une console. Ils sont probablement morts. Ou alors, leur système de communication est foutu.
La belle affaire… Les voilà donc seuls et sans soutien. Sans moyen de se déplacer non plus. L'arsenal offensif du véhicule est tout ce qui les sépare d’un anéantissement certain. Du moins pour le moment. Quand les munitions auront été épuisées… Il ne leur restera plus qu’à prier pour avoir une mort rapide. Leur seule issue de secours, c’est l’intervention rapide de Base Rancor. Si toutefois ils ont pensé à leur envoyer de quoi se tirer d’ici en vitesse...
- Agent Stan, est-ce qu’on a du nouveau à propos de Base Rancor ? Est-ce qu’ils ont mobilisé des transports pour nous sortir de ce merdier ? Demande alors le maître d’armes de la Chevalerie Impériale.
Le représentant du Bureau de la Sécurité Impériale, dont la tête est désormais recouverte d’un bandage de fortune déjà tâché de son sang, passe du compartiment avant au compartiment central et s’appuie contre la paroi, probablement un peu sonné.
- Affirmatif Commandant. Les renforts sont en route. Indique Stan entre deux salves de tirs.
Enfin une bonne nouvelle ! Peut-être reste t-il un peu d’espoir finalement… Encore faut-il tenir jusque là. Quelque chose lui fait dire que ces créatures de malheur vont tenter une percée avant qu’ils ne puissent évacuer la zone. Son intuition est visiblement la bonne. Le chevalier impérial n’a pas le temps d’aller plus loin dans ses réflexions. L’écoutille du toit s’ouvre et laisse apparaître la tête décomposée d’un mort-vivant hurlant de manière démentielle. Un stormtrooper appuie sur la détente et un trait laser quitte le canon de son blaster. L’abomination est abattue d’un tir dans la tête et son corps tombe mollement dans le Renfort Tactique Tout-Terrain.
D’autres cadavres réanimés tentent de s’infiltrer à l’intérieur. Quelques-uns sont abattus par les soldats impériaux avant même de pouvoir entrer. D’autres parviennent à se jeter dans le compartiment. Un corps-à-corps furieux s’engage alors entre les consoles, dans un espace réduit qui ne laisse que peu de place au combat. Le sabre laser du commandant s’allume une nouvelle fois et fend l’air en vrombissant, délestant une horreur de sa tête, sectionnant une autre au niveau du buste. L’intérieur du blindé s’illumine par intermittence, lorsque les traits laser fusent d’un côté ou de l’autre. Dans la mêlée, un artilleur de l’équipage est égorgé par un mort-vivant et s’écroule sur son poste de tir en tentant vainement de comprimer la plaie. Il s’éteint quelques secondes plus tard en poussant une série de gargouillis perturbants.
- Soldats ! Couvrez-moi ! Rugit Barristan en percutant un énième cadavre d’un puissant coup d’épaule.
La Soeur de la Nuit ressuscitée par l’obscur rituel de la matriarche du clan sous la montagne est plaquée contre un mur par le maître d’armes. Elle se débat en poussant un cri inhumain et fait claquer sa mâchoire en fixant le chevalier impérial dans les yeux. A l’aide de son avant-bras gauche, il la maintient fermement contre le mur du véhicule. Après un bref moment d’hésitation, Barristan abat sa lame sur la créature. Elle s’écroule au sol, privée de sa tête. Autour de lui, les impériaux luttent pour leur survie. Certains pataugent déjà dans le sang de leurs camarades tombés au combat. Cette simple vision l’enrage. Il doit redoubler d’effort. Quel qu’en soit le prix.
Il le faut. Pour l’Impérium. Pour ses frères et soeurs d’armes.
Penché au-dessus de la table à projection holographique, Rakton voit ses troupes se faire décimer. Sous ses yeux, plusieurs véhicules sont rayés de la carte. Les 307ème et 305ème compagnies d’infanterie tiennent encore leurs positions, au prix de lourdes pertes. Ailleurs, la situation est similaire, voire plus désespérée encore. Les secteurs treize et dix-sept sont perdus. Dans ces zones, les impériaux ont été forcés de se replier face à l’agressivité des araignées, après avoir perdu quelques escouades de bons soldats dans l’affrontement. Le secteur quatorze est lui aussi envahi par une marée d’arachnides. Une unité de forcenés les tient toujours en respect, mais pour combien de temps encore ? Le colonel enrage. Ne peut-il donc rien faire pour endiguer le flot des créatures assaillantes ?
Une explosion surgit dans le lointain. Sur la carte, un chasseur TIE frappé de plein fouet par une monture ailée part en vrille puis s’écrase dans une gerbe de feu. Le soutien aérien qu’il a demandé ne change pas l’issue de la bataille. Les escadrons mobilisés font des ravages au sol. Mais ils sont désormais pris en chasse par les sauvageonnes et leurs reptiles ailés. Que faire… ? Bon sang ! Que faire… ? Alors qu’il tente de trouver une solution, des éclats de voix, à quelques mètres du centre de commandement, attirent son attention. Il entend très distinctement “araignées”. Ces saloperies ont-elles trouvé un moyen de s’enfoncer aussi loin dans Base Rancor ? Des tirs de blaster semblent confirmer ce qu’il a entendu. Presque aussitôt, plusieurs membres du personnel quittent la tente, arme au poing, pour tenter de comprendre ce qu’il se passe dehors.
En attendant qu’il obtienne une réponse de ses subordonnés, Rakton se concentre sur ce qu’il a sous les yeux. Un autre secteur est tombé aux mains, ou plutôt aux pattes velues, de l’ennemi. Les araignées géantes enfoncent les lignes impériales comme si elles n’existaient pas. Le colonel soupire doucement. Il doit bien y avoir un moyen de venir à bout de ces maudites créatures. Elles ont une faiblesse. C’est certain. Il suffit juste de la trouver et de l’exploiter. Mais pour l’heure, il se contente de regarder le massacre de ses troupes, presque résigné. Même ses puissants blindés ne peuvent rien faire contre ces saloperies. Pourtant, autour de lui, officiers d’état-major, analystes et agents de liaison s’efforcent de coordonner au mieux les actions des forces impériales. Cette bataille est la leur. Ils savent qu’elle est importante. Et visiblement, ils veulent la gagner à tout prix.
Rakton reprend confiance en voyant ses hommes s’acharner de la sorte. Ces maudites indigènes, avec leurs bêtes et leur magie, ne sont pas de taille face à la puissante machine de guerre impériale. Lorsqu’elles l’auront compris, il sera déjà trop tard.
- La 205ème compagnie d’infanterie est trop exposée. Il faut la dégager. Envoyez des unités de réserve s’il le faut mais faites en sorte qu’elle ne soit pas entièrement anéantie. Tenir le secteur quatorze est d’une importance capitale. Ordonne le colonel, dont la moustache remue à chaque mot. L’artillerie doit redoubler d’effort et intensifier son tir dans les secteurs huit, dix et onze. Il ne faut pas qu’une seule de ces bestioles puisse passer !
Les ordres sont relayés d’un bout à l’autre de la tente de commandement, puis transmis à l’ensemble des unités. Une telle efficacité ne peut s’obtenir qu’après des années d’exercices de ce genre.
- Mon Colonel, on nous informe que le 12ème régiment de mêlée est prêt à recevoir ses instructions. Quels sont les ordres ? Demande un officier de liaison derrière lui.
L’impérial n’a aucun régiment de ce nom sous ses ordres. Il doit donc s’agir d’une unité fraîchement débarquée depuis l’orbite. Dans le cas présent, toute aide est la bienvenue. Quelques milliers d’hommes peuvent parfois changer par leur simple présence le cours d’une bataille. Sur la carte, une nouvelle mise à jour permet de voir la disposition des troupes. Les défenses ouest, comprises dans les secteurs vingt-cinq et vingt-six, sont en train de lâcher. La bravoure des 305ème et 307ème compagnies d’infanterie ne semble pas suffir à repousser les assauts terribles des arachnides et de leurs redoutables maîtresses.
- Le 12ème régiment de mêlée doit se rendre au plus vite dans les secteurs vingt-cinq et vingt-six afin d’assister nos unités en difficulté. Lance finalement Rakton après un bref moment de réflexion. Son intervention devrait soulager les 305ème et 307ème compagnies et leur offrir assez de temps pour réorganiser les défenses avec ce qu’il leur reste d’effectifs.
- Bien reçu mon Colonel.
L’officier tourne la tête vers la console qui lui est attribuée et active son dispositif de communication pour relayer les instructions.
- Base Rancor au 12ème régiment de mêlée. Veuillez vous diriger vers les vingt-cinquième et vingt-sixième secteurs afin de prendre de flanc les forces ennemies. Assistez les unités impériales sur zone et tenez les positions jusqu’à nouvel ordre. Bonne chance. Terminé.
Le colonel essuie du revers de la manche les gouttes de sueur qui perlent sur son front. Sur la projection holographique, les araignées gagnent encore du terrain. Sur certains secteurs, leur progression a toutefois diminué. Les impériaux s’adaptent probablement à leurs adversaires. Ils commencent peut-être à comprendre comment les tenir en échec. Si tel est le cas, maintenir la pression sur ces horreurs s’avère essentiel.
- Contactez le Capitaine Jarus. Qu’il rassemble ses chasseurs et concentre ses efforts sur l’appui aérien rapproché.
- Mon Colonel… Le Capitaine Jarus a été abattu. C’est le Lieutenant Kells qui le remplace à la tête du 44ème escadron. Indique un soldat.
L’information met quelques secondes à s’imprimer dans l’esprit de l’officier supérieur. Un bon pilote, fauché de la sorte… Rakton n’en revient pas. Il déglutit péniblement, puis se ressaisit. Il lui reste encore une bataille à terminer. On pleurera les morts plus tard.
- Peu importe qui commande le 44ème escadron. Transmettez-lui l’ordre ! Exécution ! Clame le colonel d’une voix gorgée de colère. Et faites en sorte que le 45ème escadron se charge de supprimer ces foutues bêtes ailées !
- Oui mon Colonel.
Les directives sont retransmises aux différentes unités aériennes qui survolent le champ de bataille. Au sein du poste de commandement, l’effervescence est totale. Des informations circulent d’un bout à l’autre de la tente, passent de main en main, de bouche en bouche, d’oreille en oreille. Un mal de crâne s’empare de l’officier. Au milieu de ces échanges d’ordres, de statuts des escouades et de rapports de terrain, la voix d’un aspirant parvient à peine aux oreilles de Rakton.
- Mon Colonel ! Plusieurs unités rapportent que les grosses araignées en dissimulent de plus petites dans leur abdomen. Selon ces mêmes rapports, l’usage de lance-flammes est recommandé pour combattre efficacement ces créatures.
Ces saloperies cachent décidemment bien leur jeu…
- Nouveaux ordres pour l’artillerie. Qu’elle cible en priorité les plus grandes araignées. Commande l’officier. Je veux également qu’on déploie des unités du génie équipées de lance-flammes afin de contenir les assauts de ces monstruosités de malheur ! Qu’elles aillent brûler ailleurs !
Sur la carte, les unités se réorganisent. Les chasseurs se rassemblent pour effectuer de nouvelles attaques. L’infanterie manœuvre pour ralentir la progression fulgurante des arachnides. L’artillerie redéploie ses batteries pour acquérir les cibles qu’on lui a désignées. Le grondement incessant des canons fait trembler le sol. Plusieurs silhouettes holographiques sont fauchées dans des explosions. Le colonel, penché au-dessus de la table, demeure attentif aux moindres changements. Jusque là, ses ennemis se sont montrés particulièrement coriaces. Il s’attend encore au pire… Rien n’est joué. -
Post n°28
Auteur : ValiantBrigade Volontaire
12eme Régiment de mêlée
Le convoi des troupes de Cathar fonçait en direction du champs de bataille, le Juggernaut de tête traçant la voie à l'aide de la lame installé sur l'avant, entrainant de son sillage deux autres Juggernauts, les dix camions A5, et le canon MZ-8.
Le colonel O'Mont se trouvait dans son véhicule au centre de la colonne, il reçut la réception de l"état major impérial, la Brigade allait se déployer dans les secteurs 25 et 26 a l'ouest du dispositif défensif.
Étrangement leur interlocuteur leur souhaita bonne chance en annonçant leur affectation, la situation était elle aussi désespérée?
Aussitot le colonel actionna une carte holo sur un écran pour voir ou se situaient ces fameux secteurs, on répercuta immédiatement aux pilotes des véhicules leur destination finale, par l'intercom le colonel annonça la manœuvre.-Plan de bataille Blixus: Déploiement!
Inutile d'en dire plus sur les ondes, chacun sachant exactement ce qu'il avait à faire.
Les blixus étaient des créatures amphibiennes dotées de cinq tentacules et d'une carapace originaires de Scarif.
Le plan était simple, les camions A5 formaient une ligne défensive, les sapeurs utilisant les espaces pour se déployer dans des abris ou dans une tranchée protégés par la tourelle laser des camions. Les trois Juggernauts étant en retrait, deux sur les ailes, le véhicule de commandement au centre de la ligne surplombant la première ligne de défense grâce à leur hauteur.
Leur armement et leur sept artilleurs donnant une puissance supplémentaire , et ces modules lourds blindés serviraient également de force de réaction rapide en cas de contrattaque.Le canon MZ-8 resteraient à l'arrière utilisant les informations données par la première ligne de défense pour éliminer les cibles prioritaire à l'aide de son canon à plasma.
Un plan simple et efficace contre un ennemi conventionnel, mais en arrivant sur place, l’extragalactique comprit immédiatement que ça allait être plus compliqué que prévu.
Des arachnides énormes s'approchaient de la ligne de front malgré le feu des défenseurs impériaux qui avaient également maille à partir avec des araignées plus petites mais surtout plus nombreuses et plus mobiles mais le pire venait du ciel, des reptiles ailées était montées par ces fameuses sorcières qu'avait évoquée Perfect Storm, elles plongeaient en piqués sur les lignes impériales ou empêchaient les quelques chasseurs TIE d'appuyer les forces au sol.
Sur son écran, il voyait déjà les A5 se positionner le long de la ligne de front, les sapeurs sortant immédiatement pour se placer dans les tranchées à coté des troopers impériaux qui voyaient sans doute d'un très bon œil ces renforts arriver même s'ils ne reconnaissaient pas cet uniforme qui n'était pas réglementaire ou leur écusson supportant une flamme incandescente.
A peine en position les traits de laser se multipliaient en direction des araignées , les artilleurs des juggernaut n'étaient pas en reste, utilisant les canons antipersonnels, autant que lescanons laser jumelés et les Lanceurs de grenades.-Gardez les roquettes pour les grosses bestioles!Les artilleurs s’exécutèrent et plusieurs projectiles vinrent percuter les arachnides géantes, certaines s'effondrèrent, d'autres se cabrèrent déversant un torrent d'autres petites araignées sur le terrain, plusieurs langues de feu traversèrent le champs de bataille refluant le plus gros des arachnides, mais celle ci repartirent en avant et encore plus nombreuses.
-Flamme rouge ici Bravo-2 on est submergé!
-Delta 4 on ne va pas tenir longtemps!!
-Renfort! renfort!!
Flamme rouge était l'indicatif du colonel, il voyait sur l'écran que ses lignes se faisaient enfoncer par les créatures, il fallait qu'il envoie déjà ses troupes de réserve.
Alors qu'il s’apprêtait a donner l'ordre , un bruit sourd résonna sur au dessus de leur tête.
Un des brigadier affecté aux tourelles vit sur son écran que deux sorcières s'étaient posées sur le toit du véhicule blindé, il hurla.
-Elles sont sur le toit!
O'Mont jeta rapidement et calmement un œil à l'écran de contrôle avant d'aboyer.-Faites les descendre alors!Un des artilleurs ouvrit une écoutille et monta à l'échelle quelques secondes plus tard, son corps redescendit mais sans sa tête. Un autre sapeur arrosa l'ouverture d'un feu nourri quand il fut bousculé de l'intérieur, quelqu'un ou quelque chose bondit par l’écoutille pour monter sur le toit.
Les mains dans le dos Perfect Storm observa les deux sorcières qui lui faisaient face, hideuses,leur visages pales étaient marquées de tatouages ou de cicatrices , elles tenaient toutes les deux de longs poignards, la première passa immédiatement à l'attaque au moment ou l'echanie déploya son double sabre laser , elle fut coupée en deux sans vraiment avoir eu le temps de comprendre ce qui lui était arrivée.
La deuxième Dathomirienne dégaina une deuxième lame et après avoir pris quelques secondes pour jauger son adversaire, elle passa à l'attaque lames en avant, le sabre laser et les lames en cortosis se croisèrent, après une passe d'arme, le sabre laser traversa le cœur de la sorcière qui s'effondra une étrange grimace sur son visage.
Un cri strident retentit dans le ciel noir de la planète, la monture ailée fonçait vers le Poing de Valiant, celle ci s’apprêtait à le frapper quant le reptile volant fut abattu par un tir croisé de deux brigadiers montés en renfort sur le toit du blindé.
D'un simple signe de tête l'echanie remercia les deux miliciens, elle jeta un œil au sol tout en éteignant son sabre et sauta du toit du Juggernaut amortissant sa chute à l'aide de la Force sous le regard ébahi des deux sapeurs.
Elle atterrit accroupie sur la terre maudite de Dathomir et après quelques secondes d'observation elle partit en courant en direction de la ligne de front, elle se retrouva rapidement au cœur d'une tranchée ou des corps de brigadiers et de troopers étaient allongés pour l'éternité au milieu de cadavres d'arachnide , un sapeur Trandoshan s'acharnaient à coup de crosse sur une araignée, a ses cotés un Klatoonien avait une patte velue plantée dans l'épaule, mais il continuait pourtant à tirer de son seul bras valide , le Dosh remit une cellule d'énergie dans son fusil blaster et continua a ouvrir le feu sur la marée d'araignées qui se dirigeait droit sur sa position, il grogna en les désignant.
-GRRRR Ça vient sur nous!
Storm alluma son sabre et se plaça devant la tranchée, découpant une araignée d'un simple revers de lame, elle enchaina sur une deuxième puis une troisième, le courage de la jeune femme galvanisa le reste des troupes ou était ce l'effet de la Force? Fantassins impériaux et Brigadiers Volontaires se déchainèrent, faisant feu de tout bois appuyés par les troupes de réserve des trois Juggernaut.
Un barrage de tir de grenades fit reculer brièvement les créatures et une dizaine de Trookees? une espèce non humaine réfugiée sur Poln Minor, abandonnèrent leur fusil pour utiliser leur propre vibrolame qu'ils trouvaient tous aussi efficace, et se joignirent à l'Echanie pour son travail de sape, soudain une araignée géante fut frappée de plein fouet par un tir de plasma et s'enflamma, les artilleurs du MZ-8 étaient précis et efficaces, le front se stabilisait dans le secteur.
Entre deux assauts, un trooper vint se placer à coté de Perfect Storm et après avoir pulvérisé un araignée avec sa mitrailleuse lourde il l'accosta.
-Je ne savais pas qu'il y avait des chevaliers Impériaux dans la milice?
L'agent de Valiant le toisa avant de répondre en serrant un peu plus la poignée de son sabre.-Je ne suis ni chevalier ni milicien!Puis ses yeux semblèrent s'illuminer, elle trancha en deux une autre araignée , perplexe le trooper reprit sa position dans sa tranchée, il ne savait toujours pas qui était cette femme, et tout compte fait il préférait peut être pas le savoir.
Les vagues d'araignées déferlaient de moins en moins vite sur la position, laissant le temps aux défenseurs de recharger leur armes, de s'hydrater ou de faire les premiers soins à certains soldats blessés. Mais tous se doutaient que le pire était à venir...
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Post n°29
Auteur : Rek'karCommandant Edel RockSpoiler
Une saloperie de bourbier. Mais une fois dedans, impossible de faire machine arrière ; au moins l’Empire a l’occasion de pouvoir faire tourner sa magnifique organisation ! ça me rappelle le temps où je me suis enrôlée dans l’armée… J’avais fuis ma famille à 16ans, parce que je venais de tuer mon père. Il était alcoolique et nous frappait trop souvent pour que je puisse tenir des comptes… J’ai réussi à me procurer une fausse pièce d’identité et mentir sur mon âge ; heureusement, j’étais tellement amochée par la vie que personne n’y a vu que du feu. Je ne rêvais que d’une chose : amener la droite et la stabilité à la galaxie. Rien que ça. J’en ris encore, après les grandes batailles avec les gars. J’avais été fasciné – même subjuguée – par une intervention impériale sur un gang local : précision, rigueur, efficacité. Voir ces soldats en armure agir de concert, ça m’a convaincue de choisir la voie qui s’offrait à moi !
Être un rouage d’une si grande organisation, c’est devenue une fierté. Tellement que j’ai fini par commander des hommes. C’est vrai, on n’a pas toujours fait des choses propres au sein de l’Empire ; les gens nous aiment pas toujours parce que notre monde est rigide, militaire et parfois un brin despotique, mais quand on voit ce que les gens libres font, on a eu raison de faire ce qu’on a fait.
Aujourd’hui, il faut prouver à la galaxie que les restes des anciens Empire est là, qu’il est toujours fort, puissant et capable de prendre à nouveau le pouvoir. Certes, on est encore sous le giron de la CSI, mais il est certain que l’approche de notre nouvel envol n’a jamais été aussi proche. Je suis persuadé que cette opération a été mise en place par nos « protecteurs » pour jauger notre force – et peut être aussi pour réduire la taille de nos effectifs - ; ce qui n’a pas si mal marché, soit dit en passant.
Sur le champ de bataille, c’est la guerre. Mes hommes luttent au coude à coude avec ces bestioles depuis déjà un moment ; on a eu de sacrée surprises, entre les grognasses volantes, les œufs largués, les araignées géantes, miniature. Ça fait longtemps qu’il n’y avait pas eu autant de challenge !
Enfin, c’est ce que j’aurais dit sir la vie de mes hommes n’étaient pas en jeux, si je ne voyais pas les montagnes de cadavres s’amonceler, colorant la terre de leur sang. Reprenant mes esprits après quelques secondes de divagations, j’observais sur mon bracelet l’hologramme projetant la situation sur les blocs qui nous avaient été affectés ; la conclusion principale, c’est que nous perdons clairement du terrain… On dirait que toute leur force a été condensé ici, pour cet assaut ! Comme si elles déchaînaient tous les feux de l’enfer, enfuis dans ces terres depuis longtemps, pour nous annihiler dans une dernière grande bataille… Dommage pour elle que ce soit face à l’Empire qu’elle aient décidé de faire ça.
Concluant ma pensée, je planche sur la riposte, la réorganisation du front. En fait, ma stratégie est d’avoir donné l’ordre de simuler une perte de terrain tout en plaçant de charges de napalm à divers endroits stratégiques. Il ne me manquait plus que la confirmation de l’escouade Titan pour amorcer le processus.
« - Escouade Titan à l’abri. Préparatifs de l’opération Feu de l’Enfer terminés.
- Bien reçu. A toutes les unités, lancement de l’opération De de l’Enfer. Bon spectacle ! 3-2-1, mise à feu !»
Esquissant un sourire, une vingtaine de charges enflammées se mirent à éclairer le champ de bataille comme en plein jour, créant un souffle à la limite des zones défendues. Tout avait été placé pour épargner les équipements impériaux et éviter les feux impromptus. Les soldats revinrent alors sur leur pas, accompagnés de quelques membres du génie munis d’extincteurs, histoire d’éviter quelconque propagation de l’incendie. En quelques minutes, le terrain qui avait été perdu se trouvait de nouveau sous contrôle impérial.
Après une courte minute d’interruption, le flot d’ennemis devint à nouveau continu, harassant encore et toujours nos défenses. Les hommes n’avaient pas vraiment pu avoir de pauses depuis un moment ; la vigilance quasi permanente qui était nécessaire à l’heure actuelle les rendrait de moins en moins efficace au fur et à mesure… Pourtant, impossible de souffler avec la quantité de saloperie qui se déversait ici.
Soudain, une formation véhiculée émergea des lignes impériales dans notre direction ; surement du renfort ! Pourtant, leur méthode avait l’air moins… conventionnelle ? Ils avançaient dans une étrange formation avec leurs véhicules. Toutefois, une nouvelle aide serait clairement la bienvenue ! A l’heure actuel, les effectifs des deux régiments défendant le secteur devaient avoir perdu le quart des effectifs initiaux… Et encore, c’était peu par rapport à d’autres donc plus de la moitié été tombé sous les crocs de ces araignées.
Rapidement, ils se déployèrent sur le front, venant nous aider. Ma première réaction fut la stupeur : ce n’était clairement pas des soldats impériaux… ils avaient un uniforme différent, tout comme leur blason ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Des renforts de la CSI ? Hum. Peu probable, en dehors de leur droïdes débiles, ils n’envoient que très rarement des soldats de chair et sang. Bon, de toute façon, tant qu’ils combattent de notre côté, c’est le principal ; mais comment être sûr qu’ils ne vont pas interférer avec les autres ? Ou qu’ils gênent des manœuvres impériales par leur non-appartenant au régime ? Plein de questions dont il me faudra attendre la fin du combat pour avoir une réponse.
Une seconde vague de stupeur fut de mise quand l’un des membres de cette étrange unité, armé d’un sabre laser, se mis à découper de l’arachnide ! De nouvelles questions s’ajoutent aux premières… Au moins, ça galvanise les gars, qui doivent sûrement penser que c’est une forme de régiment spécial dirigé par un chevalier impérial, ou quelque chose comme ça. Je demande tout de même une indentification au quartier général et aussi un canal de communication avec eux.
« - Commandant Rock. On est épaulé par une unité étrangère à l’Empire ; sur quel canal nous pouvons communiquer avec elle ?
- Affirmatif, c’est la brigade volontaire de Cathar « Fierté de Cathar ». Ils sont connectés au canal 413. Ils agissent sous autorité impériale. Terminé.
- Bien reçu. »
Alors comme ça, des habitants volontaires de Cather venaient nous rejoindre ? Quelle drôle d’idée… D’autant plus que cela éloigne clairement la possibilité d’avoir un chevalier impérial avec nous… espérons surtout que ce ne sont pas des bleusailles venues se faire massacrer par leur inexpérience… quoi que, si ça sauve la vie de vraie impériaux, c’est pas si mal, au final.
Après quelques minutes de lutte intensive, une accalmie pointa le bout de son nez. La brigade volontaire semblait efficace et le moral des troupes revenait au beau fixe. Enfin quelques minutes pour que les gars puissent se poser. Donnant des ordres aux quelques membres du génie en réserve, une distribution de nourriture sommaire se mit en place ; il fallait à tout prix garder le moral et les forces pour la suite des évènements. Loin d’être un vrai repas, c’était plus de l’ordre de barres énergétiques et autre.
D’un autre côté, des hôpitaux de fortune était en place à l’arrière des lignes et le rapatriement des blessés se mis en marche tout aussi rapidement. Je me suis mis à aider les gars à transporter ceux qui pouvaient encore être sauvé. Pour les autres, nous n’avions que recueillis des dernières volontés. Aussi dur que soi la situation, j’ai écouté les blessés et les mourant, essayant de leur offrir un peu de moral, de félicitation et d’humour pincé.
Une fois ceci fait, je me suis positionné en hauteur sur un RT-TT pour observer la situation, puis j’ai lancé la communication sur le canal 413 :
«- Ici commandant Edel Rock, 305ème compagnie d’infanterie impériale. J’ai eu votre signalement par le bureau des opérations, merci pour le coup de main. On va essayer de restructurer la défense pour optimiser contre ces saloperies de bestioles. Je vous explique rapidement, vous me direz de quoi vous êtes capable. Je compte former une première ligne de lance flamme, épaulés par des soldats qui se débrouillent dans le corps à corps ; vous avez l’air d’être pas mal dans cette rubrique, ça vous dit de les épauler ?
Derrière eux, il y aura une zone qui sera couverte par les tireurs et de l’artillerie lourde, histoire que vous ne puissiez pas avoir de problème. La principale stratégie, c’est de cramer ce qui approche en reculant vers la ligne d’artillerie. Une fois que vous les avez rejoints, l’artillerie balaye la zone – surtout les gros trucs -, puis la compagnie de lance flamme avance pour cramer ce qui arrive. Quand il y en a trop, vous reculez, et ainsi de suite. Vous voyez le topo ? »
Il n’y a plus qu’à attendre leur réponse, histoire de savoir si il fallait intégrer plus de nos gars dans l’équation ou si il serait possible de compter sur cette mystérieuse unité… -
Post n°30
Auteur : Korax EndatoménèsJusqu'ici les défenses tenaient bien mais les cadavres s’accumulaient dans les tranchées et le stock de détonateurs thermiques commençait à s’épuiser. Un autre assaut comme celui-là et des brèches pourraient s’ouvrir dans les secteurs où les combats étaient les plus violents. Les horreurs finiraient par se servir des restes de leur congénères comme pont pour passer les fossés dans lesquels les Impériaux les massacraient. Endatoménès souffla, il savait qu’il devait économiser ses forces car cette vague ne serait certainement pas la dernière et que la suite du combat allait se montrer pour le moins… physique. La nouvelle se répandit vite qu’un clan de sorcières de Dathomir allaient se joindre au combat.
Enfin une bonne nouvelle, pensa-t-il, si la vague d’ennemis n’est pas trop nombreuse, elles pourront nous aider à couvrir les brèches.
Soudain de nouvelles dépouilles réanimées sortirent de la forêt entourant le camp. Le natif de Yaga Minor alluma son comlink sur la fréquence des soldats et ordonna :
« Aux batteries antiaériennes, mettez-vous en position pour supporter la défense terrestre ! »
Il jeta un rapide coup d’œil pour évaluer la situation dans le camp. Ça ne se présentait pas bien. Pas bien du tout. Il estima que l’assaut était trois fois plus violent. Malgré une méfiance visible, les Dathomiriennes aidaient comme elles pouvaient les armures blanches face au mur de chair décomposée qui venait s’écraser sur eux. Le jeune sous-officier tentait de coordonner la défense comme il le pouvait mais, malgré toute sa bonne volonté, les créatures grignotaient du terrain. Ils étaient tout simplement trop peu nombreux. Il jeta d'une poussée de Force deux abominations au sol alors qu’elles tentaient d’achever une indigène qui était tombée sous leurs assauts et l'aida à se relever. Elle semblait étonnée par ce geste. Il savait ce qu’elle pensait, parce qu’il le pensait aussi. Les deux alliés soupçonnaient l'autre de vouloir se servir de lui comme bouclier humain. Mais au fur et à mesure que le combat s’éternisait, il devenait évident qu’aucun des deux alliés n’abandonnerait l'autre. Les sorcières de Dathomir n’avaient plus de moyen de fuir, leurs montures s’étant battues jusqu’à la mort contre cet ennemi innombrable. Outre replacer les soldats pour couvrir les brèches, l’écuyer puisait dans la Force pour éloigner temporairement le danger à l'aide d'ondes de choc.
Dans la violence des combats, l'humain sentait que son utilisation de la Force faisait vaciller l’équilibre instable qu'il tentait de conserver dans son esprit. La peur et la colère l'attiraient comme deux aimants dont le champ magnétique s'intensifiait au fur et à mesure que les vagues de griffes et de lames rouillées s'écrasaient sur la position impériale. Soudain une vision lui fit perdre sa concentration, cette même image qui l’avait perturbé durant la première vague. Merinatopp l'observait avec des yeux jaunes remplis de haine.
Elle ne savait pas comment elle avait pu sortir de ce guêpier sans qu'un de ces macchabées ne l’étripe ou qu'un de ses alliés l'abatte pour désertion. Elle avait semble-t-il bien fait d’écouter la voix qui la guidait depuis son arrivée sur la planète. Elle sourit, elle avait échappé à une mort certaine. Valentina se fichait bien de ce qui pouvait bien arriver à ses anciens camarades, elle faisait confiance à la voix qui lui promettait la puissance. Elle ne supportait pas que Korax, l’éternel deuxième, lui soit passé devant. Elle jeta son casque et ricana, son ancien camarade de classe devait déjà n’être plus qu’un cadavre déchiqueté. Une punition qu’elle jugeait juste pour avoir failli lui coûter la vie.
Marchant au hasard, guidée uniquement par son instinct, elle arriva dans une clairière. Deux indigènes lui tombèrent dessus, la menaçant de leurs armes. L'ex-stormtrooper lâcha son blaster.
-Amenez la à mère Esmyl, aboya une troisième Dathomirienne derrière elle.
Les trois femmes lui bandèrent les yeux. Et le trio commença à se déplacer à travers l’épaisse forêt. Valentina pesta :
Tout ça pour ça ! Échapper à la mort pour se faire capturer et probablement tuer après ! Et pourquoi la voix ne l'avait pas prévenue ? Était-ce son but ? Devait-elle être capturée ?
Le trajet lui parut interminable, elle manquait de trébucher sur une racine tous les 10 mètres. Pendant qu'elles évoluaient à travers la dense végétation, l'air se rafraîchit peu à peu. La nuit était en train de tomber, elle pouvait le voir à travers son bandeau.
Après plusieurs heure de marche pénible, elles arrivèrent à la destination prévue, ses geôliers lui ôtèrent son bandeau. Elles se trouvaient à l’entrée d'une grotte visiblement aménagée. Le quatuor pénétra dans la cavité rocheuse et se retrouva devant la monumentale porte d'un temple où d'un tombeau. Une fois à l’intérieur, l’ex-stormtrooper put observer le camp des Sœurs de la Nuit ; des tentes en peau tendues un peu partout autour d'un grand feu. Les trois guerrières lui firent traverser le camp et descendre dans les profondeurs du temple. Elle arriva dans une petite crypte comportant un autel et de nombreux autres objets qu’elle n’avait jamais vu. Au centre de la pièce se trouvait une vieille femme qui lui dit avec un sourire :
-Je vois que notre invitée est arrivée. Bienvenue chez toi, mon apprentie.
Merinatopp comprit immédiatement que la voix, c’était elle, et qu’elle allait lui donner ce dont elle rêvait. Elle se mit à genoux et dit :
-Apprenez-moi, maîtresse.
La vague d’ennemis était si grande que le périmètre devenait intenable. Korax ordonna à toutes les unités de reculer ; avec un peu de chance, ils pourraient tenir un périmètre plus restreint. De toute manière, les tranchées étaient remplies de cadavres et elle ne ralentissaient plus vraiment les carcasses réanimées. Les ordres de son maître lui donnèrent raison, ils devaient se replier en ordre vers les blindés en attendant les transports. Le jeune homme était en première ligne, il essayait de permettre à un maximum de soldats d’embarquer à bord des deux blindés. Il avait remarqué que la colonne vertébrale des abominations était vulnérable au niveau du cou et qu’un coup ou une poussée de Force bien placée détachait la tête du corps en putréfaction. Mais la fatigue se faisait ressentir et son esprit semblait être une bougie prise dans une tempête. Il sentait un étau sombre se resserrer sur lui et une douleur atroce commença à l'assaillir. Avant de perdre conscience, il sentit deux soldats l'agripper et le tirer du combat acharné qui se déroulait entre les derniers soldats encore hors des blindés. La plupart des sorcières avaient déjà embarqué, victimes du même mal mystérieux.
Quand il ouvrit les yeux, il était complètement perdu et avait l’impression qu'on jouait de la batterie sur son crâne. Il se trouvait dans le compartiment arrière d'un blindé. Les médecins de campagne s’affairaient autour de lui. Nombre de Dathomiriennes étaient encore inconscientes. Après avoir éclairci son esprit, il alla aux nouvelles auprès de l’officier le plus proche. Celui-ci l'informa de la situation plus que critique dans laquelle ils se trouvaient, piégés dans un RT-TT dépourvu de radio, attendant leur extraction. Korax régla son comlink sur la fréquence des officiers de l’opération mais la carcasse blindée du véhicule brouillait le signal. Pris de violentes migraines, l’impérial tentait de se calmer et de se reposer un peu, que pouvait-il faire d'autre ? Les abominations allaient avoir du mal à pénétrer l’épais blindage conçu pour résister aux armes de gros calibre. Il aperçut dans un coin du compartiment un des soldats de son escouade, Antje Dunkel. Il lui demanda des nouvelles de l’escouade. Elle lui répondit qu'ils avaient tous survécu cette fois ci mais que Merinatopp était portée disparue, elle avait coupé son comlink pendant la bataille. Les deux Impériaux s’étonnèrent de cette désertion, l’ancienne camarade de classe de Korax étant connue pour sa discipline et son mépris du danger. Intérieurement, le jeune homme était rongé par l’inquiétude, sentiment amplifié par l’atmosphère saturée par le côté obscur. Était-ce la vérité qu'il avait vu, Valentina aurait-elle rejoint les rangs ennemis ?
Il avait du mal à réfléchir, il partit s’asseoir dans un coin du compartiment et commença à se masser les yeux et les tempes pour tenter d’apaiser sa douleur au crâne. Il s'allongea et ferma les yeux pour essayer de dormir quelques minutes mais l'image des jeux orangés de son amie d’enfance persistaient dans l’obscurité de son esprit embrumé par les pouvoirs de la sorcière. Au bout de quelques minutes les yeux fermés, le sommeil ou l’inconscience l'enveloppèrent, probablement un peu des deux. Même endormi, il restait agité, hanté par des cauchemars peuplés d’êtres aux yeux jaunes et de temples imprégnés par la mort et les ombres.
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Post n°31
Auteur : ValiantBrigade Volontaire12eme Régiment de mêlée
Les coups d'estoc de Perfect Storm avait redonné le moral aux troupes des vingt-cinquième et vingt-sixième secteurs, tandis qu'un feu d'artifice illuminait le champs de bataille brulant sur place de nombreuses créatures.
Depuis son Juggernaut, le colonel O'Mont observait la bataille orientant les tirs d'artillerie sur des cibles bien précises pour permettre à ses hommes de restructurer leur rang ou renforcer leur position.
On avait bandé le bras du Klatoonien, et distribuer des munitions, les bléssés les plus grave étaient soignés dans un camion reconverti en infirmerie ambulante, mais miss Galard, la pauvre infirmière militaire était débordée devant l'afflux de corps meurtris, elle ne pouvait qu'injecter des anesthésiants et poser des poches de bacta ici ou la.
La brigade volontaire avait encaissé de plein fouet le premier assaut, mais maintenant, elle semblait s'être mieux organisée pour défendre chèrement sa position. Dans les tranchées, impériaux et volontaires se serraient les coudes face à leur ennemi commun.Un message arriva soudain sur l'intercom de l'extragalactique, le commandant Edel Rock, 305ème compagnie d’infanterie impériale voulait organiser une contre attaque, il était temps de reprendre l'offensive, le plan de l'impérial était simple est efficace, une rangée de lance flamme, appuyée par une rangée de sabreurs qui progresse jusqu'à la ligne d'artillerie qui nettoiera ensuite la zone, l'opération se déroulant à plusieurs reprises.Tôt ou tard, le flot d'arachnide allait bien finir par se tarir...O'Mont relaya ses ordres à ses chefs d'unités combattantes, le Poing de Valiant commanderait l'unité de sabreurs, son double sabre laser servant d'étendard.Déjà les Trookees et leurs lames cérémoniales s'étaient alliées à l'echanie pour découper les créatures, d'autres sapeurs les rejoignirent, comme un Noghri et son bâton Stokhli, un Kaleesh et son épée lig ou encore quelques Tarisiens et leur matraque paralysante vulkar et d'autres sapeurs armés de vibrolames. un peloton atypique mais qui s'avérerait certainement très efficace dans cette situation. Le colonel envoya une réponse à son homologue Impérial tandis que ses engins se plaçaient en position pour une éventuelle contre offensive.Ici Flamme Rouge, votre plan de bataille est adopté, je place l'unité Main de Danjou sous votre autorité.
Le capitaine Danjou était un ancien officier Cathar mort glorieusement durant une bataille dans l'espace sauvage et O'Mont connaissait la puissance des symboles lors d'affrontement spécialement aussi sinistre que celui ci.
Les membres de l'unité nouvellement constituée se rassemblèrent autour du Poing de Valiant, celle ci soupira, elle aurait préfèré affronter des adversaires à sa mesure comme les sorcières de la nuit, mais celles ci envoyaient des créatures pour affaiblir les rangs Impériaux, mais nul doute que tôt ou tard elles sortiraient de l'ombre pour se mêler à la bataille.
Et à ce moment, la, elles devraient croiser le fer avec la dernière Servante Echanie. En attendant elle devait encourager ses hommes, après tout elle avait partagé des moments compliqués avec eux sur Helska IV lors de son entrainement et ils combattaient les mêmes ennemis.
-Ne baissez pas la garde sapeurs et on s'en sortira!
Les sabreurs échangèrent des regards entendus, cette planète était un vrai enfer et ils devraient combattre des démons mais qui de mieux que Perfect Strom pour les guider dans cette bataille? Les flammetroopers vinrent se placer en rang serré sur le champs de bataille, l'Echanie ordonna à ses sapeurs de se placer derrière eux , il était temps maintenant de passer à l'offensive... -
Post n°32
Auteur : Rek'karCommandant Edel RockSpoiler
Le bruit au talkie fut doux à mes oreilles : l’aval des supérieurs pour la mise en place de ma contre attaque impériale ! Enfin ! Le temps est venu de montrer à ces saloperies de quel duracier se chauffe l’Empire ! Fini de subir. Maintenant, c’est nous qui allons renvoyer ces araignées d’où elles n’auraient jamais dû sortir : le néant.
Comme demandé, l'unité de sabreur fut bientôt à notre niveau, prête à en découdre ! Les membres firetrooper de la 305ème étaient déjà en piste et venaient de se regrouper en une ligne bien droite, face au front et au chaos.
Arrivant de leur dos, je brandis une vibrolame vers le ciel, hurlant avec toute la rage de mon corps :
“- Pour nos camarades tombés au combat ! Pour tous ceux qui ont un jour combattu sous la glorieuse bannière de notre Empire ! Pour la victoire ! Pour l’Empire ! 305ème compagnie, faites honneur à notre nation ! Montrez-leur à quel point il est irresponsable d’oser défier l’Empire ! 305ème compagnie, brûle !
- 305 ème compagnie, brûle ! répétèrent en choeur tous les soldats de l’escouade
- 305ème compagnie, écrase !
- 305ème compagnie, écrase ! répondent les soldats à l’unisson
- 305ème compagnie, pour l’Empire !
- 305ème compagnie, pour l’Empire !terminent les voix mêlées de l’escouade ainsi que d’autres soldats s’étant pris au jeu”
J’aime voir mes troupes gonflées à bloc ! J’abaisse mon arme en hurlant :
“- A l'assaut ! Pas de quartiers, pas de prisonniers !”
La ligne se met en marche, méthodiquement. Les créatures qui osent s'approcher sont carbonisées, celles qui optent pour le revers sont massacrées par les sabreurs. En quelques minutes, c’est le carnage côté des araignées : la 305ème a repris l’intégralité du territoire qui avait dû être cédé auparavant.
La discipline de fer que je leur ai inculquée le long de ces années fait un formidable effet ! Je demande un renfort sapeurs au talkie. En quelques minutes, un avant-poste est monté, barricadé et prêt à être défendu. La ligne qui le relie au précédent front est sécurisée par des tourelles lance-flamme.
L’artillerie est finalement avancée, pour pouvoir enfin atteindre plus profondément dans les lignes adverses ! J’ordonne de décimer les forces en amont des fronts débordés, autant que possible, histoire de couper le remplacement presque constant des araignées qui meurent au combat ailleurs dans le camp.
L’odeur est atroce. ça sent la chair calcinée, la poudre, le sang, la terre. La mort. mais pourtant, ça ne me gêne pas vraiment ; je me sens vivre à plein régime. J’ai la tête pleine d'idées les plus farfelues les unes que les autres ! J’ai envie d’en découdre !
J’annonce au talkie :
“- Opération reconquête menée avec succès. La 305ème est prête à mener une offensive en dehors de la zone initiale de défense ! On a commencé à bombarder derrière les lignes de front ennemi pour essayer de vous laisser de la marge de manœuvre sur les compagnies submergées !
Je vous propose un modèle simple : on avance comme on vient de faire, nos sapeurs étendent l’avant poste tous les 50 mètres parcourus, histoire qu’on se fasse pas prendre en tenaille; une fois qu’on a capté l’attention d’un gros morceau de troupe, on lui envoie suffisamment de quoi lui faire comprendre qui sait qu’on est dangereux. Dès qu’il mord à l’hameçon, on recule comme si on était subitement submergé jusqu'à ce qu’il soit à portée d’artillerie.
A ce moment là, on rompt les rangs d’un seul coup et on les bombarde tellement fort qu’on enfoncera même leurs ancêtres dans cette @£*!&% de forêt ! Je demande votre accord pour l’opération ‘Pêche au gros !’ ”
Un seul “go” et je suis prêt à me lancer corps et âme dans la bataille. Venger mes camarades, empêcher que plus de valeureux soldats perdent la vie dans ce sale bourbier, leur faire payer l’affront fait à notre Empire ! Jamais vous n’aurez une once de ce que nous sommes ! Jamais vous n’aurez autant de valeur que le moindre des trouffions qui se battent ici ! Jamais ! -
Post n°33
Auteur : HivernusLes corps s’entassent dans l’espace déjà très restreint du Renfort Tactique Tout-Terrain. Les défenseurs, réduits à une poignée de forcenés, luttent avec la force du désespoir entre les consoles de tir. Barristan, à la tête du dernier carré de soldats impériaux en état de combattre, tente en vain de contenir le plus gros des assauts afin de protéger les siens. Le chevalier impérial, qui commence à fatiguer, fait usage de toutes les techniques de combat qu’il connaît pour tenter de conserver l’avantage sur ses adversaires. Son poing traverse le crâne d’un mort-vivant lorsque le gantelet en cortosis percute son front. Le cadavre est rejeté en arrière, frappe de plein fouet quelques corps réanimés, puis finit par disparaître au sein-même d’un flot d’abominations dont le nombre ne cesse d’augmenter. D’ici peu, les impériaux seront complètement submergés.
Conscient que la survie des siens dépend de ses aptitudes, le commandant décide de faire usage de la Force pour repousser la vague de corps décomposés qui déferle sur eux. Les assaillantes sont projetées contre la paroi du fond, prises pour cibles par les rares défenseurs qui tiennent encore debout et abattues les unes après les autres, trouées de part en part par de multiples traits laser. Le chevalier impérial concentre ensuite ses efforts sur la fermeture de l’écoutille. L’ouverture par laquelle les cadavres ressuscitées se jetaient est désormais close. Sûr et certain qu’une nouvelle percée est imminente, Barristan refuse de relâcher la pression qu’il exerce sur l’écoutille. Son intuition, excellente, lui donne finalement raison lorsque les tambourinements reprennent au-dessus d’eux.
- Trouvez de quoi condamner cette écoutille ! Ordonne le maître d’armes, conscient qu’il ne pourra pas tenir très longtemps.
Dans son dos, les hommes s’activent. Certains se chargent d’administrer les premiers soins aux blessés les plus sérieux. Les autres font le tour de l’engin blindé pour achever les monstruosités qui remuent encore. Un membre d’équipage revient finalement avec un chalumeau en main. Il est temps. Au-dessus du chevalier impérial, les Soeurs de la Nuit revenues d’entre les morts cherchent toujours un moyen d’entrer. Pendant quelques secondes, l’écoutille se soulève dans un grincement strident. Plusieurs paires de mains tentent d'agripper le commandant, qui referme la trappe d’un coup sec. Quelques membres sectionnés tombent sur le sol froid du blindé, remuent un instant puis s'immobilisent pour de bon.
- Du nerf soldat ! Je ne pourrais pas les retenir indéfiniment !
Barristan, dont le front est couvert de sueur, semble en effet montrer des signes de faiblesse. Ses bras, dont les muscles sont très sollicités, commencent à trembler. Le soldat qui se trouve en dessous de lui grimpe sur une caisse afin d’atteindre plus facilement l’écoutille et commence à souder l’ouverture. La trappe, dont l’acier fond dans des gerbes d’étincelles, est peu à peu condamnée, à la grande satisfaction du vieux maître d’armes.
- Bon travail… Cela devrait les occuper un bon moment. Soupire le chevalier impérial, gratifiant le membre d’équipage d’une accolade amicale.
Le commandant se laisse glisser le long de la paroi du blindé, complètement exténué. Il repousse du pied le cadavre décomposé d’une Soeur de la Nuit, qu’il juge trop près de lui, puis laisse sa tête se reposer contre le mur. Autour de lui, tout n’est que mort et désolation. Des corps, en uniforme, en armure, ou dans un état de putréfaction avancé, sont entassés ici et là, à la vue de tous. Frères d’armes et ennemis, entrelacés dans des positions absurdes, rappellent aux survivants les horreurs du champ de bataille.
Le vieux maître d’armes est une fois de plus submergé d’émotions. Tristesse, colère, dégoût… Toutes ces morts, semble-t-il persuadé, sont de son ressort. Il aurait pu évité un massacre en refusant toute entrevue avec les indigènes. Il aurait pu se contenter de faire stériliser cette foutue planète. Peut-être aurait-il dû… L’Impérium aurait ainsi pu acquérir la victoire à un moindre coût. Tout le monde aurait ainsi pu rentrer sain et sauf à la maison. Mais il est trop tard à présent. Le chevalier impérial a envoyé des dizaines de soldats à leur perte. Et il devra vivre avec ce fardeau jusqu’à ce que la mort le délivre.
Barristan tente de faire le vide dans son esprit. La noirceur qui s’est emparée de lui n’a rien de bon à offrir, ni à lui, ni à ses hommes.
- Commandant… Puis-je m’asseoir à vos côtés ?
Le commandant redresse doucement la tête vers un soldat de choc, dont l’armure est dans un état déplorable. Le chevalier impérial, d’un simple geste de la main, invite le stormtrooper à le rejoindre. L’homme le remercie d’un signe de tête, se laisse glisser contre la paroi, retire son casque et inspire profondément. Le bougre, conscient qu’il est chanceux d’être en vie, se met à rire nerveusement.
- Bon sang… J’en viendrai presque à regretter de ne pas avoir choisi Hoth comme première affectation… Commente le soldat, d’une voix presque étouffée par le poids de la fatigue.
Il tire une ration de combat de sa ceinture utilitaire et entreprend de manger un premier morceau qu’il savoure les yeux fermés. Barristan l’observe s’octroyer un instant de répit bien mérité, en silence. Le visage du stormtrooper, encore juvénile, indique qu’il n’a probablement pas plus de vingt ans. Une fois encore, le vieux maître d’armes ne peut s’empêcher de se torturer l’esprit. Combien de jeunes hommes et de jeunes femmes a t-il envoyé à une mort certaine ? Combien de fils et de filles, de frères et de sœurs, de jeunes fiancés, vient-il d’arracher aux leurs, sur des terres sauvages et reculées ?
- Vous voulez manger un bout avec moi commandant ? Demande alors le jeune homme, tendant vers son supérieur la barre énergétique qu’il a commencé à grignoter.
- J’apprécie le geste, soldat. Mais je dois décliner la proposition. L’appétit n’est pas au rendez-vous. Indique le chevalier impérial en le gratifiant d’un petit sourire.
Le soldat de choc n’insiste pas. Il avale une nouvelle bouchée de sa ration de combat, l’estomac tiraillé par la faim. Dehors, les abjectes créatures de la mère Esmsyl poursuivent leurs assauts sur le blindé. Cris démentiels et inhumains se mêlent aux gargouillis infâmes et aux tambourinements incessants. Dans cette atmosphère pesante, il semble difficile de trouver quelque réconfort qui soit.
- Commandant, les secours sont en approche. Annonce un membre d’équipage rescapé.
- Enfin… Ce n’est pas trop tôt. Soupire le vieux maître d’armes.
Les chasseurs TIE d’escorte sont les premiers à arriver sur place. Le feulement rauque des appareils impériaux qui perce au travers des hurlements bestiaux des morts-vivants est un son doux et réconfortant pour les quelques soldats piégés au sein du blindé. Les détonations qui suivent achèvent de rassurer les hommes. Après plusieurs passages, les hurlements cessent. Le RT-TT est pris d’une légère secousse lorsque le transporteur vient se fixer à la coque. Les parois du véhicule grincent doucement lorsqu’il est emporté dans les airs et ses occupants doivent se tenir à ce qu’ils peuvent pour ne pas finir projetés au sol.
Barristan sent un poids s’envoler lorsqu’ils quittent enfin la zone pour rejoindre le gros des forces impériales. Au sein du blindé, l’ambiance devient plus légère. Les premiers signes de réjouissance semblent enfin se dessiner sur les visages ensanglantés et fatigués des soldats. Le chevalier impérial demeure, pour sa part, amer. Il sait qu’il reste encore beaucoup à faire avant d’obtenir une victoire totale sur l’ennemi. Tant que les forces obscures de la mère Esmsyl n’auront pas été entièrement vaincues, des vies seront perdues du côté impérial…
Rakton, les yeux rivés sur la table à projection holographique, observe avec attention les moindres mouvements de troupes. La ténacité dont font preuve les soldats qu’il a sous ses ordres a permis à l’armée impériale de tenir en respect ces maudites bestioles. Leurs efforts héroïques, combinés à ceux de l’artillerie et des escadrons de chasseurs déployés en soutien, semblent avoir porté leurs fruits. Sur la carte, les points représentant les forces adverses refluent dans la forêt. Pour le colonel, un nouvel enjeu se dessine. Il faut profiter de cette opportunité pour reprendre le terrain perdu à l’ennemi avant qu’il ne puisse se ressaisir. Cependant, il ne faut pas agir sans prudence. Lancer une contre-attaque pourrait s’avérer contre-productif si, en face, ces saletés d’araignées reviennent en nombre pour décimer ceux et celles qui seraient envoyés à l’assaut. Après tout, il se peut que cette manœuvre ne soit qu’un leurre destiné à attirer les troupes impériales dans un sinistre piège…
Sur la ligne de front, plusieurs unités semblent déjà avoir saisi cette opportunité. Les hommes de la 305ème compagnie, soutenus par des éléments du 12ème régiment de mêlée, semblent déjà s’être mis en ordre de bataille pour reprendre le terrain perdu à l’ennemi. Ici et là, d’autres troupes suivent leur exemple. Cependant, cette action téméraire dégarnit les ailes de plusieurs unités. Si ces foutues créatures venaient à faire volte-face, il serait d’autant plus facile pour elles de s’engouffrer dans un dispositif de défense qui s’élargit beaucoup trop vite et de manière dangereuse. Ce ne sont pas quelques avant-postes édifiés à la va-vite par quelques soldats téméraires qui changeront quoi que ce soit en cas de nouvelle offensive…
- Nouvelles directives pour les unités suivantes. Les 305ème et 307ème compagnies d’infanterie doivent tenir sans fléchir leurs positions actuelles avec l’aide des sapeurs de la 11ème compagnie et les survivants du 20ème d’infanterie. Le 12ème régiment de mêlée se chargera seul de la défense des secteurs vingt-cinq et vingt-six jusqu’à nouvel ordre. Les soldats de la 212ème compagnie, soutenus par des éléments du 5ème bataillon du génie, doivent reprendre le secteur 15 quoi qu’il en coûte. Les hommes de la 177ème compagnie seront chargés de relayer les soldats de la 205ème compagnie dans le secteur 14 afin de permettre à ces derniers de faire la jonction avec les autres unités pour sécuriser le secteur 13. Transmettez le message suivant aux commandants des différentes batteries : Excellent boulot. Qu’ils ne relâchent pas la pression cependant. L’ennemi doit être brisé par tous les moyens possibles, jusqu’à ce qu’il soit complètement anéanti ou en déroute totale. L’artillerie doit soutenir au mieux la progression des unités au sol et éviter tout tir fratricide. Ordonne l’officier, poursuivant sa série de directives. Transmettez également un message au commandement de la flotte. Nous allons avoir besoin de leurs bombardiers pour procéder à un vaste nettoyage de printemps. Un largage de bombes incendiaires en des endroits bien précis devrait nous permettre de gagner un temps précieux. Lorsque ces sales bestioles n’auront plus de quoi se cacher, il sera bien plus simple de les exterminer. Nos observateurs d’artillerie se chargeront de leur indiquer les meilleurs points à bombarder.
Autour du colonel, les hommes sont déjà l'œuvre. Par leur intermédiaire, les ordres sont rapidement transmis d’un bout à l’autre du camp. Sur la carte à projection holographique, plusieurs mouvements de troupes s’effectuent sous les tirs de barrage de l’artillerie. Les araignées poursuivent leur retraite rapide au cœur de la forêt, harcelées de toute part par les obus qui tombent du ciel et les traits laser qui pleuvent dans tous les sens. Dans les airs, les rares combattantes chevauchant les bêtes ailées finissent elles-aussi par se replier, concédant la victoire aux chasseurs TIE des 44ème et 45ème escadrons. Les défenseurs de Base Rancor semblent avoir remporté la première manche de cette bataille. Toutefois, il ne fait aucun doute, pour Rakton, que d’autres affrontements restent à venir… Il ne faut donc pas crier victoire trop vite.
- Lorsque les bombardiers auront dégagé la zone au napalm, ordonnez aux unités de poursuivre leur contre-offensive. On leur enverra tout le soutien qu’on pourra. Reprend l’impérial d’une voix qui commence à perdre en intensité.
- Mon colonel, on vient de m’informer que l’extraction du commandant Barristan et de ses hommes est un succès. Indique le jeune lieutenant chargé des communications, guettant avec réserve une réaction de la part de son supérieur.
- Faites en sorte qu’on prépare de quoi recevoir les blessés au plus vite. Et assurez-vous qu’on reçoive plus de moyens de la part de la flotte en orbite. On a besoin de tout ce qu’ils ont là-haut pour pouvoir poursuivre notre mission. Troupes fraîches, blindés, munitions, fournitures médicales… On va rapidement manquer de tout ici.
- A vos ordres, colonel.
Instructions et demandent fusent une fois de plus d’un bout à l’autre de la tente. Le colonel vient caresser machinalement la petite moustache nichée sous son nez en observant ses hommes se mettre à l'œuvre. Sur la carte à projection holographique, les nouveaux mouvements de troupes indiquent que les chefs d’unité ont bien pris réception des ordres. Parfait.
- Capitaine !
- Mon colonel ?
- Vous avez le commandement effectif des troupes jusqu’à mon retour. Tâchez de ne pas tout faire foirer.
- Vous pouvez compter sur moi pour garder la discipline dans les rangs, mon colonel. Annonce le capitaine en faisant claquer ses talons, un léger sourire aux lèvres.
Rakton quitte la tente de commandement pour prendre l’air. Des dizaines de soldats courent dans un sens ou dans un autre pour rejoindre leurs positions. L’artillerie gronde toujours, lâchant ses terribles obus sur les ennemis qui ne sont, à cette distance, que de minuscules points dans l’horizon. RT-TT et TR-TT se mettent en mouvement afin de rejoindre la ligne de front, faisant trembler le sol à chaque pas. D’ici peu, la contre-offensive sera totale…
L’officier se rend à grandes enjambées sur l’aire d'atterrissage. Avec le retrait des bêtes ailées, le va-et-vient des navettes reprend doucement son cours. Les premiers transports se posent afin de délivrer les armes, les munitions et autres matériels qui serviront aux soldats sur le champ de bataille. Les hommes chargés de la logistique travaillent comme des forcenés pour s’assurer de décharger en des temps infimes les cargaisons des navettes. Dégager les pistes au plus vite pour les prochaines livraisons semble être leur priorité. Après quelques minutes d’attente, deux transports approchent finalement la base, ajustent leur trajectoire, se positionnent au-dessus d’une aire et larguent finalement les deux blindés suspendus à leur carlingue. L’allure pitoyable des véhicules, aux parois couvertes de griffures, de lambeaux de chair et de sang, démontre à quel point le combat a été violent pour les hommes de Barristan.
Le chevalier impérial est le premier à sortir. Il n’a pas bonne mine. Les traits tirés de son visage lui donnent bien dix ans de plus. Son armure maculée de sang et de boue, sa cape déchirée et son regard fatigué en disent long sur l’éprouvant périple qu’il a enduré. Et que dire de ceux qui le suivent ? Peu sont ceux qui tiennent encore debout. Nombre de soldats doivent être évacués du blindé dans des brancards, à la force des bras. La grande armée impériale a perdu de son superbe éclat au contact de Dathomir…
- Quel est le rapport de situation colonel ? Demande alors le vieux maître d’armes en s’approchant d’un pas déterminé de l’officier.
- Base Rancor a été prise d’assaut par une légion de saloperies. On a réussi à les repousser… Pour l’instant. Mais on a perdu pas mal de bons gars dans la bataille… Une nouvelle offensive pourrait bien nous submerger complètement. Indique Rakton, les mains croisées dans le dos.
- Je vois… Qu’en est-il de l’avant-poste Tempête ? S’inquiète alors Barristan.
- Le contact a été rompu au cours de l’attaque. Nous essayons actuellement de rétablir les communications mais il semblerait bien que les forces ennemies aient trouvé un moyen de nous en empêcher. Pour l’heure, nos éclaireurs ne sont toujours pas revenus et il nous est donc impossible de savoir quel est le statut de l’avant-poste Tempête. L’informe l’officier, une pointe de nervosité dans la voix.
Le commandant de la force expéditionnaire demeure silencieux le temps de quelques battements de cœur. Lorsqu’il décide enfin de reprendre la parole, les yeux du vieux maître d’armes sont animés d’une lueur nouvelle.
- Je vais me rendre sur place afin de savoir ce qu’il en est réellement. Colonel, je m’en remets complètement à vous pour tenir l’ennemi en respect dans ce secteur.
- Sauf votre respect commandant…
- N’essayez pas de me convaincre colonel, ma décision est prise. Nul impérial ne sera abandonné à son sort. Si l’avant-poste Tempête est bel et bien attaqué, il est de mon devoir d’aller assister ceux et celles qui s’y trouvent. L’interrompt le chevalier impérial.
- Je comprends, commandant. Cependant, je me dois de vous informer que je suis dans l’incapacité de vous fournir le moindre soutien. Indique le colonel, gêné. Nous avons à peine assez de ressources pour garder ce secteur sous contrôle impérial.
- Tout ce dont j’ai besoin, c’est d’un transport. Je me charge du reste.
Rakton acquiesce en silence. Il sait très bien que l’homme ne reculera devant rien pour venir en aide aux siens. De toute manière, le commandant Barristan est peut-être le seul espoir des soldats coincés dans l’avant-poste Tempête. Le maître d’armes a prouvé qu’il était un combattant redoutable que rien ne semble pouvoir arrêter… Du moins, pour le moment…
- Que la Force soit avec vous, commandant.
Le chevalier impérial esquisse l’ombre d’un sourire, gratifie l’officier d’une tape amicale sur l’épaule puis se dirige vers l’agent Stan, autour duquel se sont rassemblés les quelques rescapés du carnage encore debout. Les hommes se tournent vers leur commandant et trouvent la force de se mettre au garde-à-vous bien qu’étant passablement épuisés.
- Agent Stan, je compte sur vous pour veiller sur Thenel Ko. Il est impératif d’assurer sa sécurité si nous voulons avoir une chance d’obtenir une totale coopération des indigènes. Annonce Barristan d’une voix grave. Faites en sorte qu’elle soit soignée et traitée avec le respect dû à son rang. Et si vous voyez mon écuyer dans les parages, confiez-lui le commandement des survivants. Je veux qu'il les mène à la victoire en première ligne.
- Entendu commandant.
Le regard du maître d’armes passe de visage en visage, de casque en casque. Commandos et stormtroopers, plus rigides et droits qu’un piquet, attendent en silence les instructions de leur supérieur.
- Le destin de Dathomir va probablement se jouer en ces terres, au cours d’une dernière grande offensive. L’ennemi va envoyer dans la bataille tout ce qu’il a en réserve. Ce que nous avons affronté avec horreur dans cette clairière va très certainement se diriger par ici afin de livrer un ultime combat. Admet le commandant avec gravité. Je ne vous le cache pas, les prochains affrontements risquent d’être violents et éprouvants, tant physiquement que mentalement. Je sais que vous êtes déjà au bord de l’épuisement, que je risque de vous en demander trop, mais j’ai besoin de vous sur la ligne de front. Nos camarades ne savent pas à quoi s’attendre. Ils n’ont aucune connaissance sur l’ennemi que nous affronté dans cette clairière. Votre expertise sera une aide particulièrement précieuse sur le terrain. Puis-je compter sur votre soutien messieurs ?
« Chef oui chef ! » répondent les soldats à l’unisson.
- Vous faites la fierté de l’Impérium, sachez-le. Fait remarquer le chevalier impérial, un léger sourire venant étirer ses lèvres. Rompez.
Commandos et stormtroopers font claquer leurs talons une dernière fois avant de rompre les rangs pour rejoindre au pas de course les troupes combattant sur la ligne de front. Barristan les observe s’éloigner le temps de quelques battements de cœur, puis décide de rejoindre le transport que le colonel Rakton a préparé pour lui. Alors qu’il s’apprête à monter la rampe d’accès, le feulement rauque de quelques appareils impériaux attire son attention. Le maître d’armes lève la tête vers le ciel afin d’admirer le passage éclair d’une poignée de bombardiers TIE. L’instant d’après, les engins lourds de la marine impériale survolent la forêt afin d’y larguer leurs bombes. Les puissantes détonations qui suivent et les incendies qui se déclenchent ici et là provoquent les cris de joie des soldats impériaux. Les voilà galvanisés pour l’assaut final…Spoiler : Spoiler
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Post n°34
Auteur : ValiantBrigade Volontaire
12eme Régiment de mêlée
Sur cette terre maudite la manoeuvre du commandant Rock avait été un franc succès, les arachnides avaient perdu du Terrain face aux assauts combinés des sabreurs avec l'appui de l'artillerie lourde.
Perfect Storm était survoltée en compagnie de ses sapeurs , elle avait tranché, découpé, décapité un grand nombre d'araignées, ses yeux rouges se promenaient sur le champs de bataille à la recherche d'adversaire à affronter, mais les créatures s'étaient repliées dans la foret, noire, sans doute pour mieux tisser leur toile et prendre aux pièges les soldats Impériaux.
Mais les guerriers de l'Impérium n''étaient pas de simples insectes décérébrés, ils avaient maintenus eur position, attendant les ordres.
Un premier ordre resonna à la radio: l'opération pêche aux gros devait être lancée, on devait attirer à découvert les plus gros prédateurs afin que les canons les transforment en chair à pâtée.
Mais un contre-ordre de l'état major vint perturber l'avancée impériale: les troopers devaient maintenir leur position, le 12° régiment de mêlée devant assurer seul la défense des secteurs 25 et 26.
L'échanie n'en croyait pas ses oreilles, on lui demandait de cesser d'attaquer , quel officier incompétent commandait donc cet invasion?
A contrecoeur, elle ordonna à ses sabreurs de reprendre leur position initiale et de rejoindre le reste du régiment, le colonel O'Mont devait déja être en train de réorganiser ses rangs tout en aboyant sur ses soldats.
Soudain un bruit déchira la ciel, et maintenant Perfect Storm comprenait mieux la manoeuvre, les soldats devaient garder le position le temps que les bombardiers réduisent à néant ce qui restait de la foret, rien de tel qu'un combat sur une terre brulée pour mettre l'ennemi à découvert.
Un mur de flamme éclaira le paysage, suivi d'une salve d'artillerie, le Poing observa la position ennemie enfin ce qu'il en restait , il ne resterait pas un millimètre carré qui n'avait été bombardé.
Les brigadiers se rassemblèrent autour de la jeune femme, elle allait bientôt ordonner l'assaut. appuyé par les troupes régulières.
Une dernière explosion suivi d'un silence pesant, le voile de fumée se levait peu à peu sur un paysage désolé, ce qui était autrefois une foret n'était qu'un amas de bois calciné, de trous dans le sol et de troncs déracinés.
Le sapeur a coté d'elle pencha la tête, pour mieux entendre les ordres qu'on lui donnait dans son oreillette, un étrange sourire illuminant son visage, il se tourna vers l'Echanie: inutile d'en dire plus, il avait reçu l'ordre d'attaquer.
Déja sur ses flancs, les troopers impériaux avançaient prudemment, une langue de feu se déployait de temps en temps pour déloger une araignée de son terrier.
Quelques silhouettes avançaient en direction des rangs de la brigade volontaire: pendant un instant, les sapeurs se figèrent en voyant l'apparence de leur adversaire: ils étaient chargés par des morts vivants, la plupart de leur assaillants étaient défigurés, ou avaient des membres manquants, certains étaient même toujours en train de bruler pourtant ils avançaient en leur direction.
Perfect alluma son double sabre laser, nullement impressionné par l'ultime tour de passe passe des soeurs de la nuit qui envoyaient des morts vivants à l'assaut.-Sapeurs: Pas de quartier!Un ordre inutile au vu des circonstances, mais les sapeurs étaient confrontées pour la première fois à ce genre de bataille, face à ce genre d'ennemi.D'un bond de force, elle se trouva devant le premier zombie, elle le coupa en deux d'un simple revers de lame avant de l'achever en lui plantant sa lame rouge dans le front.Les morts vivants attirés par la lumière de son sabre se rapprochèrent, en quelques moulinets elle en décapita deux d'un simple geste.
Voyant leur leader exterminer si facilement de leur adversaires, les sapeurs chargèrent en hurlant, certains avaient dégainé leur fusil blaster, prenant soin de viser la tête.
En quelques minutes, la foret noire fut débarrassée de ses sombres occupants, tout du moins en apparence.
Le sol trembla soudain sous les pieds des soldats de Cathar, et une araignée géante sortit du sol, celle ci s'étant enterrée avant le bombardement, des soldats tombèrent dans le trou laissé vacant par la créature, tandis que de ses mandibules sortit un étrange liquide verdâtre, plusieurs soldats touchés par le flux gastrique s'effondrèrent en hurlant, le venin leur brulait la peau en traversant leur combinaison de combat.
Les yeux de l'échanie s'illuminèrent encore un peu plus, et elle abrégea les souffrances de deux sapeurs en leur brisant la nuque grâce à la Force.
Elle se tourna ensuite vers l'Arachnide, celle ci reculait sous le feu croisé des brigadiers, , la bête immonde se cabra, pour cracher sans doute une nouvelle fois son venin, Perfect bondit et fit une entaille sous le ventre de la bête avec sa lame incandescente avant de réatterir, elle s'empara ensuite d'un détonateur sur un cadavre et grâce à la Force, le projeta dans la plaie béante puis elle ordonna:-A couvert!
Le ventre de la bête explosa, la créature sembla hurler tandis que les explosions secouaient son corps, elle se mit sur ses pattes arrières comme pour frapper une dernière fois tandis que ses viscères s'écoulaient de son ventre dorénavant fendu en deux.
Puis elle s'effondra mortellement blèssée soudainement secouant un peu plus le sol.
Perfect Storm observa le cadavre de la créature , elle en avait assez de perdre son temps avec les jouets des soeurs de la nuit, il était temps de les frapper au coeur, et c'est d'un pas décidé qu'elle avança en direction de la dernière position connue des Sorcières de Dathomir...
Spoiler : HRP
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Post n°35
Auteur : Korax EndatoménèsQuand Korax sortit de sa torpeur, la carcasse de métal du marcheur était secouée par une grande agitation. Des soldats tentaient de forcer la porte latérale du sarcophage d'acier. Le jeune homme rassembla ses esprits et s’approcha d'un officier du corps médical, un twi'lek pour lui demander des informations sur la situation malgré sa migraine. La bonne nouvelle était que des canonnières étaient arrivées pour les extraire et avaient nettoyé le blindage de ses occupantes indésirables au canon laser léger ; la mauvaise était que la serrure de la porte était bloquée par la défaillance partielle des systèmes électroniques du RT-TT et qu'ils étaient donc piégés à l’intérieur. Le natif de Yaga Minor jeta un regard circulaire dans le compartiment : il était le seule membre de l’escadron gris présent et les Dathomiriennes présentes ne semblaient pas dans un meilleur état que lui. De plus, il était bien trop timide pour leur demander de l'aide. Il allait devoir se débrouiller seul pour ouvrir cette porte.
Il s’approcha des stormtroopers qui tentaient de fait sauter la serrure avant leur matériel de retranchement. Il leur demanda de s’écarter et du calme. Ils ne discutèrent pas, n’ayant pas de meilleure solution. Il s’accroupit à côté de la porte et posa ses mains sur le système d’ouverture. Il ferma les yeux et tenta de visualiser le mécanisme. Il s’agissait d'une serrure mécanique utilisant trois crochet qui se rabattaient dans la porte. Il remonta lentement le système, pour trouver la pièce bloquée ou une pièce déclenchant tout le mécanisme d'un coup. Il trouva un arbre entraînant trois systèmes poulie-courroie, eux-mêmes reliés aux crochets. Il essaya de faire pivoter le cylindre d’acier, celui-ci ne résista pas. Il fit tourner l'arbre, aussi vite qu'il pouvait mais déplacer un objet avec la Force n’était pas évident, encore moins quand on ne le voit qu’à travers la même Force. Cela lui pris une poignée de minutes avant qu'il puisse ouvrir la porte. Il cligna des yeux pour s’adapter à la lumière des phares des canonnières dans la pénombre du soir.
Il ordonna qu'on prenne les échelles présentes dans le marcheur et les disposa pour faire un pont pour évacuer les blessés sans risquer de les faire tomber. Il fixa l'ordre d’évacuation en commençant par les blessés tandis que des soldats veillaient à maintenir les cadavres réanimés loin du dispositif. Les blessés furent sortis en premier, puis il envoya les médecins les suivre, les sorcières de Dathomir présentes furent ensuite évacuées et en dernier le reste des soldats et Korax ferma la marche.
La pression du côté obscur se faisait moins ressentir plus ils s’éloignaient de cette clairière maudite. Le jeune humain souffla et attrapa une des barres vitaminées qu'il avait mis dans une des poches de sa ceinture et l’engloutit pour se rendre des forces. Dans le transport, personne n’ouvrait la bouche et seul le sifflement du moteur se faisait entendre. Il espérait sincèrement pouvoir se reposer quelques heures avant le prochain engagement mais doutait qu’on les lui accorda. Ils allaient sans doute enchaîner avec une autre intervention musclée pour combattre d’autres créatures étranges et maléfiques. Il avait la nausée devant le nombre de soldats qui étaient morts sous ses ordres. Chacune des batailles auxquelles il avait participé s’étaient terminées dans un bain de sang. Les impériaux étaient mal préparés et toujours pris au dépourvu par la diversité des troupes à disposition de leurs ennemis. Ils avaient manqué de soutien lourd et aérien. La coopération entre les différents corps d’armée était bien trop limitée à son goût.
Il sortit de ses idées noires lorsque la canonnière se posa dans le camp où les soldats du corps médical déchargèrent les blessés. Le camp était en ébullition. La bataille faisait rage à une des barricades montées par les Impériaux. Les hurlements perçants qu'il percevait lui indiquait la présence d’autres cadavres réanimés. Un officier arriva en courant. Tout en essayant de reprendre son souffle, il lui indiqua les ordres de son maître : il devait prendre le commandement sur la ligne de front et diriger une contre-offensive.
Lorsqu’il parvint à la ligne de défense des hommes en blanc, les lance-flammes illuminèrent le soir. Les Flametroopers étaient très efficaces pour maintenir les murs ennemis à distance, mais cette fois ci, les cadavres n’étaient pas les seuls adversaires qu'ils avaient face à eux : il y avait aussi des monstruosités à l’apparence d’araignées mais de la taille d'un gros droïde astromécano et il percevait aussi la présence de natives. Les sœurs de la Nuit avaient donc décidé de se montrer et de les affronter de face. Les échecs répétés des impériaux avaient dû leur donner suffisamment de confiance pour tenter un tel assaut. Cela donna l’occasion à Korax de se remémorer un proverbe connu sur sa planète natale qui se prêtait à la situation : « L’excès de confiance est un tueur lent et insidieux. ». Les Dathomiriennes allaient payer leur arrogance comme tous les autres utilisateurs du côté obscur avant elles. À sa vue les officiers qui dirigeait le secteur vint à sa rencontre. Le major Polinewicz était un grand blond d'une trentaine d’années à la carrure chétive qui était réputé pour ses compétences au combat rapproché qui contrastaient avec son apparence tandis que le lieutenant Von Heldemberg était une jeune aristocrate originaire de Naboo au cours cheveux bruns et aux yeux bleus. Sa beauté attirait tous ses subordonnés et la forçait à faire preuve de froideur et de sévérité pour tenir ses troupes qui acceptaient ses sautes d’humeur régulières pour pouvoir combattre sous son commandement. Ils firent claquer leurs talons :
« La situation est plutôt stable mon écuyer, commença le sergent, les viandes froides et les araignées sont utilisées comme chair à canon sans aucune tactique, nous tenons le coup.
-Tout n'est pas rose non plus, nous encaissons des tirs en provenance de la forêt mais ne parvenons pas à en faire taire la source, reprit la jeune femme d'un ton inamical.
L’écuyer se demandait si sa prise de commandement avait irrité le lieutenant ou si elle était comme ça avec tous le monde. Le ricanement du major devant sa stupéfaction et la remarque acerbe qui s'en suivit lui indiqua la seconde possibilité. Sentant le regard de glace de l’aristocrate derrière sa visière, le natif de Yaga Minor demanda d'un ton peu assuré :
-A-t-on de l'artillerie à disposition ?
-On a tout ce qu'il faut, répondit Polinewicz tandis que des tirs de canons laser labouraient la lisière de la forêt, couvrant les cris des bêtes prisent sous le déluge de feu.
-Très bien, je vais essayer de localiser les tireurs puis nous les écraserons sous un feu nourri, nous ne leur laisserons aucune chance, les autochtones sont biens trop dangereux pour qu'on se contente de faire un barrage de tirs de blaster dans leur direction. Une fois qu'on aura fait diminuer la menace autochtone dans le secteur, on pourra songer à une contre-attaque.
Il pris son datapad et s'assit dans une tranchée il activa la carte utilisée par l'artillerie et commença son travail. Il se concentra et fit le vide, le ombres qui l'entouraient étaient de plus en plus visibles. Ses doigts pianotaient machinalement sur la tablette pour indiquer les positions à pilonner. Les détonations assourdissantes des frappes ne le perturbaient pas, il continuait son nettoyage méthodique du secteur de la forêt situé devant lui. Après avoir perçu la disparition des ombres suite au barrage d’artillerie déclenché sur leurs positions, l’écuyer rassembla les deux officiers de son secteur.
-Rassemblez 50 hommes, nous allons tenter de créer une percée pour prendre la majorité des troupes ennemies sous un feu croisé. Les lance-flammes ouvriront la voie, nous les suivrons et le reste des hommes sécuriseront les flancs. Des questions ?
-Pourquoi devons nous charger avec nos hommes ? Lui demanda le lieutenant avec dédain. Korax savait que les officiers impériaux faisaient peu de cas de leurs troupes et encore moins de leur état psychologique ; il lui répondit :
-L’assaut est particulièrement dangereux et si les officiers chargent avec les troupes, elles ne fuiront pas si nous subissons des pertes.
L’officier n’était pas convaincu mais accepta tout de même de charger avec ses hommes. Polinewicz, quant à lui, faisait rugir sa vibrolame en anticipation du combat. Ils sortirent de la tranchée et commencèrent à progresser à travers les restes calcinés de la forêt quand soudain il perçut un mouvement en face de lui et eut à peine le temps d’arrêter les trois couteaux lancés dans la direction des trois officiers. Tandis que l'esprit des deux sensitifs s’affrontait pour le contrôle des trois objets tranchants, le natif de Yaga Minor tentait de localiser son adversaire. Il se trouvait un peu plus loin dans la forêt. Il la visualisa, elle était grande et élancée et la couleur de sa peau était beaucoup plus humaine que les autres sœurs de la nuit, ses bras semblaient fraîchement tatoués. La concentration du jeune Impérial fut interrompu par la même image qui le rongeait à petit feu et arrêta les couteaux, maintenant tous dirigés vers lui à quelques centimètres de sa tête en reprenant ses esprits. Tout en résistant à son adversaire, le jeune homme se posait toujours les mêmes questions : était elle en vie ? Si oui, avait elle déserté ? Ou était elle captive ? Le combat de volonté fut interrompu par un tir d’artillerie situé proche de la position de son agresseur. Perdu dans ses pensées, il mit quelques secondes à reprendre ses esprits, ramassa les trois couteaux sommaires à ses pieds et remercia Von Heldemberg d'avoir ordonné la frappe. Il achevèrent leur avancée au niveau de la frappe et chercha des yeux le corps de son agresseur mais elle n’était pas là, elle avait dû en réchapper et fuir.
Ainsi placés, les Impériaux pouvaient piéger un partie non négligeable de troupes ennemies dans un feu croisé meurtrier. Les trois gradés veillèrent à être renforcés par des troupes fraîches, étant devenus les cibles prioritaires des araignées et des sœurs vivantes, les cadavres se jetant sur l’être vivant le plus proche pour le dépecer. Une fois les zones autour de la percée nettoyées, le front progressa jusqu’à rejoindre la pointe de la percée. Korax ordonna la création d'une deuxième ligne défensive à cet endroit en creusant des tranchées et un barrage d’artillerie devant la ligne pour supprimer tous les couverts présents et ainsi déloger les autochtones. Et le petit jeu pour déloger toutes les utilisatrices du côté obscur recommença dans le même secteur. Le natif de Yaga Minor se préparait en réalité à attaquer une autre partie de ma ligne de front pour prendre ses ennemis par surprise.
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Post n°36
Auteur : HivernusRakton s’arrête devant la tente de commandement, respire un bon coup puis rejoint son second, concentré à analyser les différents mouvements de troupes sur la carte à projection holographique. S’il se fie à ce qu’il a sous les yeux, les forces impériales semblent gagner du terrain. Visiblement, les hordes infâmes de la mère Esmsyl refluent de toute part, mises en pièces par l’artillerie et les sections d’assaut. Quelques unités téméraires prennent de flanc l’adversaire, tente de l’encercler afin de mieux l’anéantir. Mais une fois encore, le colonel constate que la ligne de front s’étire trop rapidement. Certaines zones sont dégarnies au point qu’il semble évident que l’ennemi pourrait passer au travers.
- Ordonnez à l’escadron Gundark de modifier son cap pour qu’il largue ses blindés dans le secteur dix-sept. Commande le capitaine, les yeux rivés sur les petites silhouettes translucides qui se déplacent doucement sur la carte. Redéployez trois Renforts Tactique Tout-Terrain dans le secteur vingt-huit et deux autres dans le secteur vingt-neuf. Donnez l’ordre au 21ème escadron blindé léger de poursuivre son attaque afin qu’il fasse la jonction avec les hommes des 188ème et 189ème compagnies d’infanterie.
Les ordres sont transmis d’un bout à l’autre de la tente de commandement. Sur la projection holographique, les nouveaux changements ne tardent pas à se confirmer. Six RT-TT sont largués depuis les airs dans le secteur dix-sept, augmentant considérablement la puissance de feu des troupes sur place. Les Transports de Reconnaissance Tout Terrain du 21ème escadron blindé léger avancent rapidement vers son objectif, anéantissant toute résistance sur son passage. Et les petites silhouettes translucides d’autres blindés convergent vers les points qui leur sont assignés, afin de soutenir au mieux les forces impériales qui sont épinglées par quelques forcenées et leurs animaux de compagnie.
- Rapport de situation, capitaine ? Demande finalement Rakton, sans quitter des yeux la carte à projection holographique.
- Les troupes progressent bien, mon colonel. Mais on essuie des pertes. Ces sales harpies ont de la ressource… Et une rage de combattre que je n’ai jamais vu jusque-là chez qui que ce soit.
L’officier moustachu acquiesce en silence. La résilience des indigènes force assurément le respect. A ce rythme là, il n’y aura plus grand monde à ramener à la maison. Il faut une fois de plus temporiser…
- Capitaine, contactez le commandement de la flotte. Que leurs bombardiers se préparent à effectuer un second tour. Il faut briser cette résistance coûte que coûte.
- A vos ordres, mon colonel !
- Maintenez toutes les unités en stand-bye jusqu’à ce que la zone soit dégagée. Et assurez-vous que les troupes qui ne sont pas encore engagées rejoignent au plus vite la ligne de front. Déployez-les au plus près des combats s’il le faut, mais faites en sorte que nos gars aient du renfort avant qu’ils ne soient submergés ou massacrés jusqu’au dernier. Poursuit le colonel, penché au-dessus de la table. Que l’artillerie redouble d’efforts et se charge de pilonner les positions ennemies. On va les clouer au sol afin de les empêcher de se regrouper. Et quand les bombardiers auront effectué leur second passage, on se chargera d’achever les survivants.
Autour de l’impérial, les hommes s’activent. Chacun sait ce qu’il a à faire. Une fois de plus, ordres, contre-ordres et renseignements sont échangés avec les unités sur le terrain. Un lieutenant surveille par dessus l’épaule d’un opérateur radio les informations qui défilent sur les écrans. Il compile sur son datapad un ensemble de données qu’il remet ensuite au capitaine afin qu’il puisse les analyser. Un autre officier se charge de coordonner les mouvements de troupes. Un major, dont la mâchoire inférieure est remplacée par une prothèse dernier cri, indique aux batteries d’artillerie les positions à frapper en fonction des informations communiquées par les hommes combattant en première ligne.
Le grondement assourdissant des canons délivrant leurs salves meurtrières retentit encore. S’adjoint ensuite le feulement rauque des chasseurs TIE venus dégager le terrain avant le passage des bombardiers. Lorsque ces derniers arrivent enfin dans un vrombissement sinistre, un fracas assommant s’ensuit. Le sol tremble à nouveau. Plusieurs cibles désignées par les sections d’assaut sont déclarées neutralisées par les observateurs placés derrière la ligne de front. Sur la carte à projection holographique, quelques points disparaissent.
Les dernières bombes détonnent… Puis la contre-offensive se poursuit. Des centaines de soldats, renforcés par l’arrivée massive de troupes fraîches déployées au plus près de la ligne de front, quittent leurs positions pour mener un ultime assaut. Oui… Rakton s’en persuade… Cette nouvelle charge sera la dernière. L’ennemi est sur le point d’être vaincu.
La navette réquisitionnée par le colonel pour transporter le commandant Barristan jusqu’à l’avant-poste Tempête arrive finalement à destination. Penché entre les sièges des deux pilotes, le vieux maître d’armes prend compte de la situation en guettant ce qu’il se passe de l’autre côté du cockpit. Des dizaines d’araignées, tel un essaim en chasse, grouillent à l’intérieur du camp à la recherche du moindre impérial à déchiqueter. Le périmètre de défense a déjà été submergé, ses occupants ayant été massacrés ou mis en déroute par les insectes. Nombre de soldats jonchent sur le sol, leurs corps piétinés par les abjectes créatures qui investissent la base. Plusieurs TR-TT sont à terre, leurs équipages taillés en pièce par une poignée de mandibules ou consumés par les flammes léchant les carcasses en acier. Quelques poches de résistance, ici et là, se sont organisées afin de livrer un baroud d’honneur. Les barricades dressées à la hâte ne tiendront pas longtemps face aux assauts furieux des araignées.
Pour le chevalier impérial, une seule conclusion se présente. Il faut agir… Et vite.
- Lieutenant, placez vous en vol stationnaire au dessus de ce groupe et arrosez la zone avec vos canons. Ordonne Barristan en désignant du doigt une petite escouade de soldats pris au piège.
L’officier commandant la navette prend réception des ordres et transmet les siens à son équipage. Il ne faut que quelques secondes au pilote pour effectuer une manœuvre d’approche. L’artilleur règle la puissance des canons sur lesquels il opère, ajuste la trajectoire de tir sur les cibles désignées par l’opérateur des senseurs, puis ouvre le feu. La première salve fait mouche. Plusieurs araignées sont traversées de part en part par les traits laser provenant de l’armement du transport. La deuxième salve est encore plus meurtrière et force les abominations survivantes à se retirer rapidement. Cette petite victoire accorde aux impériaux coincés au sol un bref moment de répit.
Mais il semble que cette réussite ne soit pas du goût de tout le monde. Alors que la navette commence sa descente, plusieurs traits d’énergie viennent s’écraser contre ses boucliers déflecteurs. Une alarme se met à retentir au sein du cockpit et l’équipage, déjà sur le qui-vive, réagit promptement.
- On essuie des tirs ! Augmentez la puissance des boucliers avant ! Commande le lieutenant, avant de poursuivre. Artilleur, trouvez la provenance des tirs et arrosez la zone. Pulvérisez moi ces saloperies !
L’attaque des Sœurs de la Nuit est insignifiante. Les arcs à énergie ne sont pas suffisamment puissants pour représenter une menace. Et l’équipage du transport riposte déjà, forçant les indigènes à se mettre à l’abri. Leur tentative est bien vaine, semble-t-il… Ou pas. Car l’attention des impériaux œuvrant à bord de la navette n’est plus sur la menace la plus immédiate pour leurs camarades coincés au sol. En effet, alors que l’équipage porte ses efforts sur l’élimination de celles qui s’en prennent actuellement au transport qui les abrite, les araignées progressent à nouveau dans le campement.
Barristan se dirige vers l’arrière du vaisseau, fait baisser la rampe d’accès et se lance dans le vide. Le maître d’armes active son sabre laser, atterrit sur le dos d’une araignée et vient lui sectionner la tête d’un geste net et précis. Le corps de la créature tombe lourdement sur le sol et le vieil homme perd l’équilibre, s’agrippant aux pattes du cadavre pour ne pas chuter. Autour de lui, les traits laser volent dans tous les sens. Le commandant roule sur le côté pour éviter le tir d’un arc à énergie et finit dans la fange. Plusieurs stormtroopers téméraires se ruent vers le maître d’armes afin de lui porter assistance. L’un d’entre eux s’écroule subitement, le plastron percé par un trait d’énergie. L’autre se jette instinctivement au sol et commence à riposter.
D’un coup d'œil circulaire, le chevalier impérial prend conscience de la position délicate dans laquelle se situent ses camarades. Encerclés de toute part, pris à partie par les araignées et cloués sur place par les Soeurs de la Nuit, les soldats impériaux n’ont guère de chance de s’en sortir… Barristan tente de retrouver les siens parmi le flot d’armures blanches et d’uniformes verts, sans parvenir à poser le regard sur la moindre silhouette écarlate. Par la Force… Où est donc le reste de l’escadron gris ?
Le commandant s’agenouille péniblement puis projette ses sens dans la Force pour faire léviter la carcasse inerte de l’araignée qu’il a sectionné. Maintenant la dépouille devant lui, le vieil homme recule doucement jusqu’à rejoindre la position des deux stormtroopers ayant tenté de lui sauver la mise. Plusieurs traits d'énergie viennent s’encaisser contre le cadavre de l'abomination.
- Récupérez votre camarade et mettez vous à l’abri ! C’est un ordre ! Aboie le chevalier impérial en maintenant dans les airs la dépouille inanimée de l’araignée, percée de part en part par des tirs.
Le soldat ne bronche pas. Il se contente simplement de ramasser son coéquipier et le traîne sur plusieurs mètres afin de le mettre à l’abri derrière une barricade de fortune actuellement tenue par un stormtrooper ayant perdu son unité et un pilote de TR-TT rescapé. Le blessé est rapidement pris en charge par ses frères d’armes et se voit administrer les premiers soins. Les sachant désormais hors de danger, Barristan projette la carcasse de l’abomination sur la vague d’araignées qui se rapproche furieusement. L’action, loin de décourager les créatures assaillantes, a au moins le mérite de les ralentir un peu, ce qui laisse le temps aux impériaux de les abattre une par une. Mais il en vient toujours plus. Et il reste encore le problème des Sœurs de la Nuit à régler.
Au-dessus de lui, la navette de classe Lambda canarde toujours l’ennemi. Les traits laser s’abattent ici et là, fauchant quelques araignées et indigènes. Le support que l’équipage offre aux combattants au sol est précieux. Et pourtant, la puissance de feu du transport n’empêche en rien l’inéluctable débandade à venir des impériaux.
Le chevalier impérial manque de peu de se faire renverser par une abomination enragée, qui vient percuter la carcasse fumante d’un TR-TT. Sonnée, la créature n’a pas le temps d’éviter le coup mortel qui lui sectionne la moitié du corps. Barristan n’a pas le temps de réagir à la menace qui arrive dans son dos. Une autre araignée bondit sur le vieux maître d’armes qui tombe lourdement au sol et tente, à l’aide de son gantelet en cortosis, de l’empêcher de lui arracher la tête avec ses mandibules. La monstruosité se débat frénétiquement, cherchant tantôt à empaler le commandant avec ses pattes, tantôt à le déchiqueter à l’aide de ses appendices. Barristan se tortille pour éviter les coups puis, grâce à une poussée de Force, repousse la créature. L’homme roule ensuite sur le côté pour récupérer son sabre laser, se redresse et fait de nouveau face à l’horreur qui charge à nouveau. N’ayant plus l’effet de surprise de son côté, l’araignée est rapidement mise hors d’état de nuire. Le chevalier impérial sectionne méthodiquement les paires de pattes s’approchant trop près de lui puis, ayant désormais l’avantage sur son adversaire, enfonce son sabre laser dans la tête de la créature. Le corps de l’abomination s’écroule brusquement.
Tout autour, le massacre continue. Les impériaux, qui se battent à cinq contre un, sont emportés un à un. Une nouvelle position est submergée. Ses occupants sont égorgés, décapités, éventrés. Quelques survivants parviennent à s’extraire de là, luttant avec l’énergie du désespoir. Un soldat est attrapé aux jambes par les mandibules d’une araignée. Le pauvre homme hurle à plein poumons, se débat vainement. Il est traîné sur quelques mètres avant de finir dévoré vivant par un groupe de monstruosités affamées. Un autre finit empalé au bout de la lance d’une Sœur de la Nuit, incapable d’esquiver ses coups.
- Repliez vous ! Hurle alors Barristan à l’attention des impériaux combattant autour de lui. Repliez vous vers l’aire d'atterrissage !
L’ordre est rapidement remis à l’ensemble des hommes. Les positions les plus avancées sont les premières à être abandonnées. La retraite est couverte par les tirs de suppression des stormtroopers se situant plus en arrière. Plusieurs soldats se chargent de protéger les traînards, qui portent à bout de bras ou sur leur dos ceux et celles dont les blessures sont incapacitantes. Sûrement mais méthodiquement, les barricades de fortune sont désertées. Le commandant, principal instigateur de cette évacuation en devenir, veille à ce que personne ne soit abandonné à son sort. A plusieurs reprises, le maître d’armes traverse la ligne de feu pour se porter au secours d’un camarade.
Le chevalier impérial fait le tour du cordon de sécurité, s’inquiète de l’état des blessés et dresse un constat effrayant. Ils sont trop peu nombreux à s’en être sortis. Et rien n’est encore joué. La mort les attend au tournant, à n’en pas douter. Un lieutenant borgne à l’uniforme ensanglanté, un bras en écharpe et un blaster au poing, se présente en faisant claquer ses talons. L’officier, qui donne l’exemple en menant ses hommes en première ligne, a une sale mine. Il en a trop vu.
- Où est le reste de l’escadron Gris ? Demande le commandant.
- On a perdu le contact avec Base Rancor et le commandement de la flotte. Nous avons identifié la source du problème, un brouilleur. Mais l’assaut soudain de ces saloperies nous a empêché d’envoyer une équipe pour neutraliser l’objectif. Indique le lieutenant. Le capitaine Tristen a pris le commandement de l’escadron Gris en votre absence et a décidé d’aller régler ce problème de brouilleur lui-même… On a plus de nouvelles d’eux depuis leur départ.
- Bon sang… Souffle le chevalier impérial.
Une abomination traverse le cordon de sécurité et finit sa course dans une pile de caisses, la carcasse trouée de part en part. Le choc passé, les soldats reforment la ligne.
- Commandant… On ne va pas tenir longtemps, il faut évacuer.
- Je sais… Je sais. Soupire Barristan.
A l’aide d’amples gestes, il commande à la navette de se poser, ce qu’elle fait après avoir balayé la zone au laser. La rampe d’accès s’abaisse et les premiers blessés sont évacués. Peu à peu, l’aire d’atterrissage se désemplit. Le périmètre de défense se rétrécit au fur-et-à mesure que les soldats embarquent. Il ne reste bientôt plus qu’une poignée d’hommes pour tenir en respect les araignées. L’une d’entre elle parvient à enfoncer la ligne de feu, bousculant un stormtrooper et en emportant un autre dans sa charge frénétique. Le pauvre homme croit sa dernière heure arriver. La créature fait claquer ses mandibules et s’apprête à porter le coup fatal quand soudainement… Une force invisible l’empêche d’aller au bout de sa funeste ambition. Les appendices s’agitent dans tous les sens, incapables de broyer quoi que ce soit, si ce n’est le vide. La monstruosité se met à léviter, libérant ainsi le soldat de son entrave. L’impérial se rue vers son arme et vide son chargeur dans l’abdomen de l’abomination, qui cesse tout à coup de remuer. Le corps désormais inanimé est projeté sur une autre créature.
- Merci commandant… Parvient à articuler le stormtrooper à travers le vocabulateur de son casque.
- Pas le temps pour les remerciements. Commente Barristan, les yeux rivés sur l’essaim qui se dirige vers eux. Merde…
Le chevalier impérial donne l’ordre aux derniers soldats encore au sol de se replier, de rejoindre la navette. Le vieil homme repousse un premier assaillant, vient trancher les pattes avant d’un autre, enfonce son sabre laser dans la gueule d’un troisième… Face à tant d’ennemis, les coups se mettent à pleuvoir instinctivement, sans retenue. La lutte dans laquelle le maître d’armes est engagé n’est plus qu’une série de mouvements enragés. Plongé dans une transe guerrière, le commandant ne prête plus attention à ce qui l’entoure. Il ne sent pas la poigne ferme d’une main qui se pose sur son épaule. Il n’entend pas les voix qui lui demandent de monter à bord. Il n’y a que lui, son sabre laser, l’ennemi… Et la Force.
Puis tout à coup, le feulement rauque d’un escadron entier de chasseurs TIE le ramène à la raison. Il évite un coup de patte, tranche la tête à une araignée et assiste ensuite au passage meurtrier des appareils impériaux. Les traits laser fauchent les abominations par dizaines. Les détonations assourdissantes et le ballet aérien sont un spectacle tout à fait réconfortant. Face à tant de brutalité, défiées par un adversaire qu’elles ne peuvent atteindre, les monstruosités finissent par quitter le camp. Est-ce donc la fin… ? L’Impérium est-il enfin sorti victorieux de cet affrontement sanglant ?
Un soldat descend de la navette pour annoncer au chevalier impérial la bonne nouvelle. L’ennemi est vaincu, anéanti. Les hordes infâmes de la mère Esmsyl ont été décimées, mises en déroute. Les rares créatures survivantes se replient en désordre pour trouver refuge dans les profondeurs qui les ont vu naître. Il ne reste plus rien de l’influence néfaste de la vieille sorcière… Ou presque.
Barristan balaie du regard l’avant-poste, jonché de cadavres en armure blanche, de dépouilles en uniforme et de masses difformes encore fumantes. L’homme s’affaisse doucement, se laissant glisser contre le corps inanimé d’une araignée. Il enfouit sa tête dans le creux de ses mains et souffle un bon coup. La pression redescend brusquement. Pris de vertige, le maître d’armes se masse vigoureusement les tempes. Sa tête tombe en arrière, sur l’abdomen velu de la créature. La fatigue s’abat sur lui telle une chape de béton.
- Que la Force soit louée ! Vient soudainement l’interrompre une voix féminine, alors qu’il s’apprêtait à reposer ses yeux. J’ai bien cru qu’on allait te perdre… Où est Korax ?
Le regard du chevalier impérial se pose sur la tignasse rousse de Gahéris. Sa sœur d’armes est loin d’avoir fière allure. L’état déplorable de son armure et son visage barbouillé de sang racontent tout ce qu’il y a à savoir. Le combat a été rude.
- Je lui ai confié le commandement d’une unité chargée d’assister les troupes de Base Rancor. Avec un peu de chance, il se sera fait remarquer pour ses actions sur le terrain et on pourra vite en faire un chevalier à part entière. Déclare Barristan, avant de demander sur un ton imprégné d’inquiétude, où sont les autres ?
- Ils arrivent. Sagamor a été blessé. Tristen et Keu se traînent son gros derrière depuis au moins dix minutes. Indique la rouquine en esquissant l’ombre d’un sourire. Mais il devrait s’en sortir, c’est un grand garçon.
- Je n’en doute pas une seconde… Répond le maître d’armes, le regard fixé sur la balafre qui trône au milieu du visage de sa comparse. Sacrée entaille.
- Impressionnant hein ? Une indigène a voulu m’embrasser avec sa lance. Rien de bien grave cependant. Après une petite cure au bacta, mon visage retrouvera son éclat naturel ! Ricane la jeune femme, avant de tourner la tête vers un trio de chevaliers impériaux. Ah ! Voilà la fine fleur de l’Impérium… L’élite de l’élite !
Et quelle élite en effet. Les trois hommes font peine à voir. Maculée de sang séché et couverte de boue, l’armure rouge qui fait habituellement la fierté de la Chevalerie Impériale a perdu de sa superbe. Sagamor, soutenu par ses frères d’armes, est celui qui semble avoir enduré le plus. Avec sa jambe en vrac, que des bandages blancs déjà écarlates viennent enrouler, le natif de Dubrillion a visiblement morflé. Les deux chevaliers impériaux déposent le blessé à côté de Barristan avant de respirer un bon coup.
- Bon sang… Sagamor, la prochaine fois, évite de jouer au plus malin avec ces saloperies. Ronchonne Keu, essoufflé.
- Alors ça, c’est la meilleure… C’est le Bantha qui se fout du Rancor ! Aux dernières nouvelles, c’est toi qui fanfaronnait au beau milieu des autochtones et de leurs copines à huit pattes. Réplique Sagamor, se tenant la jambe et grimaçant de douleur.
- N’est pas Keu qui le veut, mon cher. Commente Tristen. Après tout, selon ses propres dires, notre frère d’armes est le “meilleur” bretteur de la Chevalerie Impériale. Faire le guignol, ça fait probablement partie de ses attributions en tant que première lame de notre ordre.
- Foutaises ! Tu déformes mes propos ! Nul n’arrive à la cheville de Barristan. Je me contenterai volontiers de la deuxième place.
- Arrogant et susceptible au possible… C’est bien un comportement typique de petit noblion ça !
- La ferme.
- Bon, c’est pas fini ces disputes d’enfants ? S’exclame alors le commandant à la tête de l’escadron Gris, se relevant péniblement. Vous trouvez le moyen de vous chamailler pour des broutilles ! Vous croyez vraiment que c’est le moment pour ça ? Regardez tout autour de vous ! Vous voyez ce carnage ? Vous pensez faire la fierté de l’Impérium à vous embrouiller de la sorte devant les dépouilles de nos soldats ? Regardez-les ! Regardez-les bien ! Vous faites honte à la Chevalerie Impériale avec votre comportement puéril ! Ressaisissez-vous bon sang !
Le vieux maître d’armes quitte ses camarades sur ces amères paroles, visiblement énervé par tant d'insouciance. L’homme fait le tour des corps, à la recherche d’un éventuel survivant. Peut-être espère-t-il trouver un quelconque réconfort à l’idée de savoir qu’il peut encore sauver des vies. Les quatre chevaliers impériaux se dévisagent, s’interrogent du regard.
- Merde… Le vioc’ est en colère.
- Cela dit, il n'a pas tort. On se comporte comme des abrutis. Admet Tristen. Barristan s’est vu confier le commandement de la force expéditionnaire. Et vu le nombre de pertes qu’on a essuyé, je serai pas étonné de le savoir touché, meurtri. Il doit probablement se sentir responsable de la mort de tous ces soldats.
- Vous devriez transporter Sagamor jusqu’à la navette, avant qu’il ne se vide de son sang. Indique Gahéris. Je me charge de Barristan.
Les autres acquiescent en silence. Après avoir été porté à bout de bras par ses camarades, le blessé est pris en charge à bord. Le transport décolle rapidement alors qu’un nouvel escadron de chasseurs survole la zone. Tristen et Keu, restés sur place pour demeurer aux côtés de leurs comparses, observent en silence le défilé aérien qui se déroule sous leurs yeux. Plusieurs navettes font leur apparition à l’horizon.
- Alors ça y est, c’est vraiment fini… On a l’a emporté. Lâche tout à coup le natif d’Eriadu. La victoire est enfin nôtre.
- Une victoire… Ce n’est pas ce que j’appelle une victoire, Keu. On a perdu de bons gars. Beaucoup trop. Et que dire du prix à payer pour les survivants ? Certains ne s’en remettront jamais. Soupire l’autre, guettant du coin de l'œil la conversation discrète entre Barristan et Gahéris. Certains vivront avec le poids d’une culpabilité : Celle d’avoir survécu quand d’autres n’ont pas eu cette chance. Et à cette culpabilité s’ajoutera, pour ceux et celles qui ont déjà été le témoin d’affreuses batailles, le souvenir vivace d’horreurs passées.
Le chevalier impérial marque un temps de pause. Les premières unités médicales se déversent hors des transports afin de faire le tri entre les blessés et les morts. Dans la confusion de la bataille, certains soldats auront probablement été abandonnés à leur sort. Et si la Force le veut, une seconde chance leur sera accordée. Pour les autres, le combat s’achèvera en ces terres tourmentées.
- Non Keu. Cette victoire n’a rien d’une victoire. Nous avons repoussé les forces de la mère Esmsyl, certes. Mais la paix n’est pas encore acquise. Et quelque chose me dit que le corps diplomatique aura bien du mal à obtenir quoi que ce soit de ces indigènes. Il se pourrait même que le commandement nous ordonne de rester sur place pour finir le travail. Poursuit Tristen, une certaine amertume dans la voix.
- L’horreur… Rien que d’y penser, j’en ai la nausée. Grogne Keu. Cette planète me tape sur les nerfs.
- Et moi donc… Seule la Force sait ce que l’avenir nous réserve, malheureusement...Spoiler : Spoiler
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Post n°37
Auteur : Rek'karCommandant Edel RockSpoiler
Le bruit des canons. La clameur de la bataille. La fureur des combats. Quelle douce mélopée à mes oreilles. L’Impérium est un rouleau compresseur qui finit toujours par applatir ceux qui se dressent face à lui, peu importe la durée.
Notre contre-offensive a démarré sur les chapeaux de roues. Bombardement. Avancée. Bombardement. Avancée. Au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la base, nos sapeurs sont partout. Des sacs, des tourelles, des tranchées creusées avec des lignes d’explosif pour accélérer la tâche; chaque assaut nous amenant à étendre notre domination.
Bien entendu, l’ennemi résiste tant bien que mal, et notre propagation augmente la surface exposée tout en étirant les défenses; mais les forces de ces satanées sorcières diminuent et ces saloperies d’araignées ne sont plus aussi nombreuses qu’au début.
Une communication nous indique d’arrêter notre avancée et de fortifier le front actuel. Avec l’aide de la 307ème, on a commencé à monter notre camping cinq étoiles : tourelles, pics, barbelés, mines, tranchées, murets, sacs, … Toute la panoplie du parfait bricolo ! Manque plus qu’un terrain de grav-ball et on sera pas mal pour passer la fin des vacances. Dommages qu’il y ait quelques problèmes d’insectes à régler !
Pendant un moment, on se serait cru dans un de ces jeux où l’on fortifie sa base avant que des vagues viennent s’écraser sur les défenses; et ben là, c’était un peu pareil. Les araignées et les salopes volantes avait adopté une stratégie simple, mais relativement efficace. Elle viennent tester nos défenses, puis visent un coin pas encore complètement fortifié, ou alors avec moins d’hommes.
Mais les gars tiennent bon. On a essuyé quelques pertes, mais rien à voir avec le début de cette attaque. Entre deux ordres, les rafales de mon artillerie E-WEB creusent des trous dans leurs pathétiques attaques.
Elles savent que la fin est proche; il n’est plus question pour elles de gagner, mais plutôt d’essayer de nous faire payer au prix fort leur défaite.
A un moment donné, Berg s’est fait choppé par une araignée qui a tenté de l’extirper de la position; voyant ça, je me suis jeté sur lui, vibrolame au poings et j’ai creusé le groupe d’attaquant pour les réduire en sashimis à huit yeux !
Un groupe de la 305ème a rappliqué derrière moi pour nos extraire; en dehors d’un beau trou dans une épaule, mon ancien subalterne, son pronostic semble pas encore engagé. Je lui lance une petite pique avant qu’il ne soit évacué vers les lignes arrières et les hôpitaux de fortune :
“- Et ben alors Berg, tu voulais te lancer dans l’élevage d’araignée ?
- Et ouais, elles me faisaient un peu trop d’oeil !
- C’est pas l’heure de clamser mon gros ! Par contre, tu devras offrir une tournée à la 307ème, histoire de nous remercier d’avoir sauvé ton jolie petit cul !
- C’est si gentillement demandé; comment refuser ? Humph !”
Des cas de l’unité médicale sont parti avec lui, histoire qu’il aille faire trempette avec le bacta; les lignes de moins en moins harcelé, l’issue de la bataille semble désormais inéluctable : l’Impérium triomphe toujours.
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Le silence. C’est presque toujours aussi étrange, cette sensation grisante qui survient après un déchaînement infernal sur le champ de bataille. Ainsi, l’épisode est clos.
Assise sur un muret métallique, proche de ce qui a été le front, j’ouvre ma petite boîte et vient porter le cigare à ma bouche. Derrière, les gars rigolent, se moquent les uns des autres; ils relâchent la pression. Sans ça, on serait tous en train de chialer nos morts; mais ça, faut éviter. On les honorera une fois sorti de ce bourbier. J’aime pas ça, mais c’est moi qui m’occupe personnellement d’envoyer des lettres manuscrites de chacun de mes soldats tombés au combat.
Ce sont tous des héros de l’Impérium. Cette bataille, c’est un pan de l’histoire de notre cher Empire.
Je me retourne, entendant des bruits de pas derrière moi; c’est Berg. Il a un gros bandage et une béquille pour qu’il ne force pas trop sur sa blessure. Il pose un sac devant moi. Il l’ouvre, laissant apparaître des bouteilles. J’ai le sourire :
“ - Et les gars ! Y’a le commandant de 307ème qui offre son coup à boire parce qu’on lui a sauvé sa grosse carcasse ! Y’a une victoire à fêter !”
Un grand cri de joie conclue cette phrase; tout le monde se rassemble en cercle pour festoyer dignement.
Ainsi, s’achève la bataille de Dathomir. Elle restera à jamais dans nos mémoires; sacré bourbier. Sacré merde. Mais on leur a bien montré : l’Impérium triomphe toujours, quel que soit l’ennemi. -
Post n°38
Auteur : ValiantBrigade Volontaire
12eme Régiment de mêléePeu à peu l'ennemi recule et l'Impérium prend possession du champs de bataille par bonds d'assaut successifs. Des chasseurs TIE survolent le terrain et lâchent des traits rouges meurtriers sur les quelques arachnides survivants encore.
Mais Perfect Storm ne lève pas la tête, au loin elle a repéré sa cible, une sorcière au teint mat et au joues scarifiées, celle ci chante , et soudainement des racines verdâtres surgissent de terre et viennent s'enrouler autour de troopers et sapeurs pour leur broyer leur os.
D'un bond l'échanie évitent les racines et retombe à quelques mètres de la sorcière toujours occupée à psalmodier. Une de ses soeurs armés d'une lance, charge l'impériale qui d'un simple revers de sa double lame, la découpe en deux.
Son cri d'agonie déconcentre la mère sorcière épargnant ainsi d'autres troopers, celle ci dévoile ses dents jaunies dans un sourire sadique.
Elle dégaine un long poignard et le pointe en direction de Perfect.
-Je te reconnais servante, ainsi tu es l'esclave de l'Impérium dorénavant?
La sorcière avait du reconnaitre l'aura de Pery dans la Force, l'échanie tends sa double lame à son tour, signe qu'elle relève le défi que lui tends la soeur de la nuit.-Je ne suis l'esclave de personne.
-HAHAHAHAHA comme c'est ironique, tu sers dorénavant les propres assassins de ton culte!-Je ne sers que mes propres intérêts!
-Quel dommage mon enfant, j'aurai pu être ton mentor!
Pery était lasse des paroles de la sorcière elle comprenait que celle ci tentait de la déstabiliser avec des mi vérités, elle bondit pour trancher la tête de son adversaire, qui bloqua sa lame avec son poignard, surprenant l'echanie qui pensait en finir vite.
*Du Cortosis!*
L'adepte du coté obscur tendit sa paume et via une poussée de Force envoya l'échanie dix mètres plus loin.
Deux racines jaillirent subitement du sol et foncèrent en direction de Perfect, celle ci fit tournoyer sa double lame découpant les racines en morceaux.
-Famine t'as bien formé, mais tu as encore beaucoup à apprendre!
Ainsi la sorcière connaissait aussi le nom de la maitresse de l'Ordre de la chevalerie Impériale? il fallait croire que le monde du coté obscur était petit.
Soudain deux araignées surgirent de l'ombre et se précipitèrent sur le poing de Valiant, la première eut les pattes tranchées avant que Perfect ne plonge sa lame dans sa gueule, la deuxième fut abattu par deux sapeurs, un humain et un Trandoshan venus à la rescousse de leur camarade.-Derrière vous!Mais l'avertissement vint trop tard, le premier sapeur eut la gorge tranchée par la sorcière, le Dosh se tourna et tenta d'abattre l'assaillante avant de se rendre compte qu'une lame lui traversait l'estomac. Dans un ultime effort, l'écailleux agrippa le bras de la sorcière lui griffant le poignet jusqu'au sang alors qu'elle tentait vainement de se dégager.Perfect choisit ce moment pour attaquer, la sorcière tourna la tête, mais le courageux Trandoshan ne lâchait pas la poignet de son assassin , elle fut promptement décapitée d'un coup de sabre laser.
Tandis que la tête de la sorcière roulait au sol, le sapeur s'effondra un sourire carnassier aux lèvres , il avait acquis assez de points de Jagannath pour passer dans l'autre monde.
Pery s'agenouilla à coté des dépouilles des deux brigadiers, ils s'étaient bien battu, elle leur ferma les yeux et récupéra avec dégout, le poignard de la sorcière sur le cadavre du natif de Trandoshan , elle s'en servirait pour tuer les assassins de sa mère, elle se le jura, cette fois Valiant n'aurait pas le choix, il devrait lui donner leur nom.
Sur le champs de bataille, impériaux et brigadiers terminaient de nettoyer le terrain, les langues de flammes carbonisaient une araignée ici ou la, un pilote de chasseur TIE transperça le corps d'une sorcière qui montait un prédateur volant, Pery se demandait si Bock'El son ami d'Helska IV pilotait un de ses engins.
L'echanie observa les alentours, l'ennemi reculait encore et toujours, il fallait lui donner le coup de grâce maintenant!
