Quand l'Opération Frappe Noire continue.
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Post n°18
Auteur : HivernusNour reprend connaissance brutalement, réveillée par d’horribles douleurs. La jeune dresseuse de Rancors se redresse péniblement et cherche à se repérer. La voilà confortablement installée dans une tente, au beau milieu de la forêt si l’on en croit les divers bruits familiers qui l’entourent. Et elle n’est pas seule… Dehors, diverses silhouettes se déplacent le long de l’abri confectionné à partir de tissus et de peaux de bêtes. La sauvageonne du Côté Obscur reconnaît ses soeurs à travers la Force. Elle est donc en sécurité, parmi les siennes… Un pan de la tente est écarté. Deux guerrières se rendent au chevet de leur jeune soeur.
- Tout doux Nour… Tout doux… Souffle la plus vieille des deux combattantes, une quadragénaire au visage couvert de tatouages tribaux et coiffée de tresses blanches.
Elle force la dresseuse à se rallonger et vérifie l’état de ses blessures. Les divers onguents semblent faire effet. Mais la guérisseuse improvisée remarque tout de même que la jeune femme est fiévreuse lorsque sa main vient se poser sur le front chaud de cette dernière.
- Zephyr… Que… Que… Que s’est-il passé ? Il y a si peu d’échos dans la Force… Tant de vide… Murmure Nour.
- La horde blanche a rasé notre cité troglodyte… Il n’en reste plus rien. Nous avons perdu une bataille, et nombre de nos soeurs… Mais cette guerre n’est pas encore terminée. Répond la dénommée Zephyr en serrant la mâchoire.
Le combat contre les forces impériales avait été violent. Face à la supériorité numérique et technologique des troupes de choc de l’Impérium, les Soeurs de la Nuit avaient été contraintes à la fuite. Le clan sous la montagne n’est aujourd’hui plus qu’un ramassis de rescapées nourries par l’idée d’une vengeance abominable… Une bande dont l’effectif s’est réduit à une quinzaine de guerrières. Zephyr se demande bien comment l’on peut vaincre une armée d’occupation forte d’un millier d’armures blanches et renforcée par la présence de machines de guerre sophistiquées avec un contingent aussi réduit. Tout espoir de victoire semble s’être évanoui…
Mais doit-on s’avouer vaincu pour autant ? Non. L’ennemi sera combattu par tous les moyens possibles et imaginables. Piéger les sentiers pour réduire les effectifs adverses, déclencher des embuscades aussi meurtrières que brèves pour déstabiliser les envahisseurs, empoisonner les sources d’eau pour priver l’ennemi de ressources indispensables à sa survie sur la planète… Voilà autant de solutions différentes pour avoir le dessus sur ces maudites armures blanches.
- Je te confie notre jeune soeur… Je dois m’entretenir avec Mère Esmsyl. Indique Zephyr à sa comparse.
La quadragénaire quitte la tente pour en rejoindre une autre, plus grande et bien plus encombrée. A l’intérieur, la matriarche du clan sous la montagne est confortablement installée dans une chaise en bois. Ses mains de vieille femme sont posées sur les accoudoirs. Ses yeux roulent sous les paupières, signe d’une concentration intense. Son esprit est ailleurs… Le visage de la sorcière conserve les traces du combat acharné qui l’a opposé au soldat en armure pourpre. Il est plus marqué et plus ridé qu’auparavant. Le Côté Obscur a fait son oeuvre… Et il semble envelopper d’un linceul la matriarche, visiblement plus puissante que jamais. Les mains s’agrippent fermement aux accoudoirs. Une brise légère traverse la forêt et fait claquer la toile de la tente. Lorsqu’Esmsyl ouvre les yeux, Zephyr se prosterne à ses pieds en guise de respect.
- Mère Esmsyl, nous sommes prêtes à reprendre les combats. Indique la quadragénaire, presque dans un murmure.
- Vraiment ? Sommes nous vraiment prêtes ? Demande d’une voix rauque la matriarche. L’excès de confiance de nos soeurs a coûté très cher à notre clan Zephyr…
- Je… Oui… Mère Esmsyl… Balbutie la guerrière.
- Nous aurons notre revanche… Je peux te le promettre. Mais j’ai besoin de temps pour rassembler notre armée. Répond sur un ton glacial la vieille sorcière.
Zephyr s’incline et quitte la tente, laissant Esmsyl seule avec ses pensées. La matriarche du clan sous la montagne esquisse l’ombre d’un sourire. Elle compte bien former la plus grande armée jamais rassemblée depuis la défaite de la mère Zimun et des siens. Ces étrangers en armure blanche n’auront pas la moindre chance…
Dans la clairière, les impériaux s’impatientent. L’attente est longue. Et les hommes se sentent observés par tout un tas d’yeux dans une forêt qui ne manque pas de bestioles plus dangereuses les unes que les autres. Finalement, la délégation attendue par les forces impériales arrive. Une douzaine de reptiles ailés s’avance en direction de la clairière, sans présenter le moindre signe d'agressivité dans leur vol. Les guerrières qui les chevauchent n’ont pas non plus l’air d’envisager une quelconque attaque du campement monté à la hâte. Indigènes et montures se posent à distance respectable des positions impériales. Le groupe se dirige ensuite vers le camp sans intention hostile. Nul ne semble vouloir s’interposer. Servants des pièces d’artillerie et sentinelles se contentent de surveiller les moindres faits et gestes de ces femmes sauvages.
C’est finalement les commandos de la Task Force 333 qui, parfaitement alignés de façon à former un ultime rempart, se chargent de réceptionner la délégation. Les filles de Dathomir n’iront pas plus loin sans le consentement du commandant Barristan, qui ne tarde pas à arriver. Le vieux chevalier sort de la tente, invite les indigènes à le suivre à l’intérieur et fait signe aux deux autres membres de la Chevalerie Impériale de le rejoindre. Mais la plus vieille femme du cortège refuse de faire un pas en direction de l’homme à la barbe hirsute.
- Vous osez profaner nos terres sacrées en vous installant ici comme si vous étiez en territoire conquis. Vous souillez cet endroit par votre présence, vous salissez l’air que nous respirons par votre odeur infecte… Et vous répandez le sang de nos soeurs avec vos armes. Déclare celle qui semble avoir dépassé les soixante printemps. Sachez que je n’ai aucune sympathie pour vous. Je viens ici uniquement pour honorer la parole de l’une des miennes.
- Je m’excuse par avance pour tous les désagréments que nous pouvons vous causer… Mais sachez que nous sommes ici uniquement pour trouver une solution. Nous ne voulons pas d’une guerre. Répond Barristan, avec douceur. Je suis Wilhelm Barristan, maître d’armes de la Chevalerie Impériale et commandant en chef des forces expéditionnaires impériales.
- Et bien… Wilhelm Barristan de la Chevalerie Impériale, vous ne manquez pas de courage… Il faut être complètement fou pour oser se présenter en ces lieux avec si peu d’hommes… Intervient une autre femme, un peu plus jeune que la première. Je suis Thenel Ko, Matriarche du clan de la Rivière Folle. Et voici Alya Djo, Matriarche du clan de la Montagne qui chante.
- Je suis honoré de votre présence, Mères… J’espère sincèrement que nous pourrons trouver un terrain d’entente. Le chevalier impérial incline respectueusement la tête. Les autres Matriarches ne se joignent pas à nous ?
- Elles préfèrent rester loin de toute cette agitation. Elles ont bien raison. Votre présence sur Dathomir perturbe le fragile équilibre que nous tentons de maintenir… Reprend Thenel Ko, sur un ton accusateur. Qu’êtes-vous venu chercher sur Dathomir, Wilhelm Barristan de la Chevalerie Impériale ?
- Des réponses. Les Sith ont lancé plusieurs attaques meurtrières sur divers mondes et ont failli plonger la galaxie dans une nouvelle guerre… Nous savons de source sûre qu’un contingent de Soeurs de la Nuit a soutenu l’initiative des Sith… Rapporte le vieux à la barbe hirsute. D’où notre présence ici.
- Les Sith ont quitté la planète depuis longtemps. Vous ne trouverez rien ici. Alors partez. Siffle Alya Djo. Votre présence ici est une insulte que nous ne pouvons pas tolérer plus longtemps.
- Je crains, hélas, que cela ne soit pas possible Mère Alya. Soupire Barristan. Même s’il n’y a aucune présence Sith sur Dathomir, nous sommes obligés de vérifier cette information… Il y a eu trop de morts. Nous ne pouvons pas vous croire sur parole.
- Je commence à perdre patience, Chevalier Barristan. Votre persistance est suspecte. Que cachez-vous ? L’interroge alors la matriarche du clan de la Montagne qui chante, irritée.
- Je n’ai rien à cacher Mère Alya. Répond avec sincérité le chevalier impérial.
- Mensonge ! Je suis incapable de sonder ce qu’il y a dans la tente ! Que cachez-vous ? Quel est donc ce sort profanateur ? S’emporte alors la sorcière.
Les soldats de la Task Force 333 pointent leurs armes sur la folle furieuse qui ose s’en prendre au commandant Barristan. Presqu’aussitôt, les guerrières accompagnant les deux matriarches dégainent leurs armes à leur tour. La tension est palpable. Un seul geste de travers et cette entrevue pourrait partir en massacre.
- Doucement ! Doucement ! Je vous assure que je n’ai rien à cacher ! Ce vide dans la Force, c’est l’expression de la Force elle-même… Reprend le maître d’armes, tentant de calmer le jeu.
A son signal, l’agent Stan et le lieutenant Talion ouvre un pan de la tente, laissant entrevoir une créature se prélassant paisiblement sur son support nutritif. L’officier du D2I, lisant l’incompréhension sur le visage des indigènes, se livre à une petite explication.
- C’est un Ysalamir, une créature paisible vivant sur la planète Myrkr. Nous ne savons pas encore pourquoi, mais l’Ysalamir est capable de repousser la Force, d’annuler sa présence. Indique l’impérial à la peau noire. Certains pensent qu’il se sert de cette bulle protectrice pour éloigner ses prédateurs naturels.
- Fascinant… Est-ce que l’effet est permanent ? Demande alors Thenel Ko.
- Oui. Nous sommes privés de notre affinité avec la Force lorsque nous sommes dans la bulle de l’Ysalamir. Confirme Barristan.
- Alors voilà donc votre petit secret… Vous comptez vous servir de cette créature contre nous Chevalier Barristan ? Est-ce là votre moyen de pression ? Votre façon de nous soumettre ? Enrage Alya Djo.
- Mère Alya, je vous assure que nous sommes ici pour parlementer, pour trouver un arrangement… Pas pour vous tendre un piège. Insiste le chevalier impérial. Si nous voulions vous nuire, nous pourrions simplement raser vos villages et vos lieux sacrés depuis l’orbite, grâce à notre flotte. Et nous n’aurions pas cette conversation.
- Mais pourquoi nous exterminer quand on peut nous forcer à rejoindre les rangs n’est-ce pas ? Vous n’êtes pas si différents de ces Sith que vous traquez ! S’emporte à nouveau la matriarche du clan de la Montagne qui chante.
- Il suffit Alya ! Je…
La sorcière du clan de la Rivière Folle a un moment de faiblesse. Elle est retenue de justesse par deux guerrières. Cette fragilité soudaine attise la colère des indigènes.
- Vous ! C’est votre faute ! C’est votre créature de malheur qui a provoqué ça ! S’exclame celle qui a dépassé les soixante printemps.
- Non… Vous vous trompez… Se défend Barristan, troublé. C’est… Je... Le Côté Obscur...
- Vous le sentez vous aussi… ? Souffle alors Thenel Ko.
Le maître d’armes de la Chevalerie Impériale acquiesce d’un signe de la tête. Le Côté Obscur se montre de plus en plus persistant. Un sombre rituel a débuté… Et tous les êtres sensibles à la Force peuvent le sentir. Quelque chose de grave se produit… Dans les ténèbres, une menace se dresse.
L’armée du clan sous la Montagne est là, à ses pieds. Esmsyl marche entre les dépouilles momifiées des Soeurs de la Nuit qui ont péri au combat. Il y en a des centaines. La mère Zimun avait tenté de s’opposer à l’intrusion de l’Ordre Sith sur des terres sacrées. Elle avait réussi à unir plusieurs clans dans une lutte contre l’envahisseur. Hélas, cette coalition fut dissoute rapidement, après une série de défaites qui décima les troupes et éparpilla les survivants. Zimun elle-même avait péri durant les combats… La matriarche du clan sous la Montagne sent une profonde colère s'ancrer en elle. Il n’y aura pas de deuxième invasion, pas de deuxième incorporation. Aujourd’hui, les véritables filles de Dathomir comptent bien reprendre le dessus sur ces hordes en armure blanche.
Ayant désormais rejoint le centre de cet immense charnier improvisé, la vieille sorcière ferme les yeux et prend une profonde inspiration. Elle se sert de sa haine des étrangers pour canaliser le Côté Obscur… Et devient peu à peu un réceptacle vivant. Alors qu’elle sent le Côté Obscur bouillonner en elle, Esmsyl débute son rituel macabre…
- Choono slalem denni tay'lori olee-ay ! Lucheno vadem klavlane...
La voix chantante de la matriarche se déforme peu à peu, devient de plus en plus monstrueuse. De petits filaments verts parcourent lentement les bras de la sorcière. La terre elle-même semble s’imprégner de cette sombre énergie qui vient peu à peu corrompre l’air et la nature environnante.
- Blenay vedi nalem koreem... Blenay vedi nalem koreem ! Villos susko kono lamal ! Vlemon tagoo ! Poursuit la vieille femme avec ardeur.
Les filaments verts deviennent de plus en plus épais, se mêlent les uns aux autres pour ne faire qu’un. Dans cette brume mystérieuse, les corps s’animent lentement lorsque des traits de fumée viennent effleurer la peau desséchée et les ossements exposés.
- Levez-vous mes soeurs ! Levez-vous ! Ordonne d’une voix démente Esmsyl. Levez-vous mes soeurs… Et saisissez cette chance pour arracher à nos ennemis la victoire ! Saisissez cette opportunité pour venger l’affront qui nous a été fait !
Le chant de la Résurrection est accompli. L’armée du clan sous la Montagne est en train de se réveiller… Grouillant de magie noire permettant de maintenir leurs os et leur chair en un ensemble cohérent, des centaines de cadavres ont retrouvé la vie et sont prêts à reprendre les armes. Sous le regard admiratif des dernières guerrières de son clan, la mère Esmsyl vient de réaliser un exploit. Mais le sort qu’elle vient de lancer est gourmand. La puissance du Côté Obscur est telle qu’il redessine une fois de plus le physique déjà disgracieux de la matriarche.
- A LA GUERRE ! Beugle la vieille sorcière.
Les corps réanimés s’élancent dans la forêt en poussant des cris démentiels. Dathomir… Dathomir semble avoir une dernière épreuve pour les forces impériales. Les combats promettent d’être furieux.
L'armée des morts ne reculera devant rien pour accomplir les sombres desseins de la mère Esmsyl...Spoiler : Spoiler
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Post n°19
Auteur : Lemsli UmbraUmbra haussa légèrement un sourcil, mais ne réagit pas. Le chevalier face à lui ne devait peut-être pas connaitre sa situation et ou voulait traiter le cathar en égal. Un peu étonnant, le dénommé Korax devrait peut-être un peu plus s’affirmer… Ou alors, Lemsli surinterprétait peut être un peu ? Pourtant dans la navette Talion avait été clair, Lemsli n’était plus digne de commander… Ça lui faisait l’effet d’une gifle, surement méritée, mais quand même. Sans laisser son trouble s’éterniser, le cathar répondit par un bref signe de tête, et se mit au travail, le temps jouait contre eux.
Plus rapidement qu’il ne l’aurait cru, la défense impériale commençait à prendre forme. Grace à la Force, Umbra pouvait même se permettre le luxe de renforcer le système défensif en faisant des remblais de fortune derrière les fossés creusés. Cela formerait un obstacle supplémentaire, et offrirait un couvert aux hommes de l’Imperium en cas d’assaut. Ils auraient même le luxe de s’allonger, s’abriter et tirer pour se défendre. Le camp devrait pouvoir être à peu pres défendable, surtout si les sœurs de la nuit continuaient à rester invisibles. Leur absence couplée à la méfiance due aux rumeurs mettait une certaine tension dans le camp impérial. Recroisant Korax, il acheva sa tâche et vint à sa rencontre. L’impérial portait une pelle… Il ne comptait pas s’en faire une arme tout de même ? Les sabres ou piques de force étaient tout de même plus efficace que ce genre d’outils… Il avait surement du filer un coup de main aux hommes. Le cathar se racla la gorge, il était un brin gêné et s’il le pouvait, il serait surement rouge de timidité.
« Hum… Je m’excuse de vous poser la question, mais… Voila je voulais savoir quelle était la nouvelle doctrine de combat de la chevalerie… A une époque, elle était formée et entrainée pour opérer en « bande de frères » qui se protégeaient mutuellement, tout en combattant… Je voulais savoir ce qu’il en était désormais… Et… , Lemsli eut un léger flottement il se sentait comme un collégien qui demandait la main de la plus jolie fille du collège, Je voulais savoir si vous souhaitiez m’integrer à un groupe de combat de chevaliers, m’envoyer dans un peloton, ou si désormais les chevaliers se battaient individuellement… Et si du coup vous préfériez que j’agisse en électron libre… Ca fait assez bizarre mais j’aimerais juste pouvoir connaitre la conduite que j’aurais à tenir en cas d’attaque »
En fait, ce n’était même pas à Korax de le demander au fond, mais plus au vieux chevalier… C’est lui qui dirigeait les opérations… Mais c’était à Korax qu’on avait demandé de préparer et d’organiser la défense… Donc ce n’était pas hors de propos.
« Je sais vaguement me débrouiller avec un sabre, et avec la Force, et j’ai de l’expérience dans les trois configurations… »
Lemsli s’interrompit et écouta distraitement la réponse de Korax. Il sentait précisément une présence… Les sœurs de la nuit arrivaient. Approuvant d’un signe de tete la réponse de son camarade chevalier, Umbra croisa les mains dans son dos et se rapprocha, tout en restant à distance, du vieux chevalier impérial qui venait de sortir. Ce dernier fit signe aux deux forceux de les rejoindre sous la tente avec la délégation. Avec un immense déplaisir à l’idée de se sentir de nouveau coupé de la Force à cause de la saleté du BSI, Umbra se mit légèrement en retrait et croisa ses mains devant lui, de manière à masquer le manche de son arme, tout en gardant un visage parfaitement neutre et impassible. Il savait pertinemment que tout le monde serait armé, mais… Inutile d’afficher d’emblée une attitude hostile. La plus vieille des sœurs de la nuit prit la première la parole, d’un ton particulièrement agressif. La cheffe de la prisonnière qu’il avait fait au cours de l’embuscade qu’il avait subi apparemment. Barristan, ce nom évoquait quelque chose à Lemsli mais sans plus, répondit doucement en se présentant, et la deuxième mère de la nuit répondit. Beaucoup de paroles idéologiques et quelques menaces à peine voilées… Enfin au début, la tension déjà forte, monta encore plus quand la dénommée Alya Djo commenca à s’emporter. Les hommes de la TF333 braquèrent rapidement leurs armes sur l’espece de possédée qui vociférait après les impériaux. Les sœurs de la nuit ne furent pas en reste et menacerent à leur tour les forces régulières. Le cathar, sans se laisser le moindre trouble apparaitre sur sa face, n’eut pour réaction que de croiser ses mains dans le dos, laissant apparaitre le manche de son sabre laser. Menace un peu vaine, vu que privé de la Force, il mettrait vraisemblablement en danger tout le monde dans la tente, mais qui avait le mérite d’avoir un impact psychologique.
Soudain, un grand trouble envahit la pièce. Une chose horrible venait de se produire, le cœur d’Umbra se serra. Dathomir avait déjà une ambiance à faire frémir les cœurs les plus valeureux. Cette fois, c’était vraiment terrifiant… Lemsli avait le sentiment qu’un grave sacrilege venait d’etre commit, il en était étourdi. Et il n’était manifestement pas le seul. Barristan semblait troublé et l’une des mères venait de s’évanouir à moitié. Il se tramait bien quelque chose. Cette fois, Umbra posa clairement sa main sur son arme, et fixa d’un regard sévère Alya. Elle semblait être un peu moins choquée que les autres, et depuis le début était prompte à la colère et aux menaces. Si elle manigancait quelque chose, le cathar la couperait en deux avant qu’elle ne puisse dire « Dathomir ».
Une clameur sourde se fit entendre, des cris inhumains, des ordres aboyés et le claquement des rafales se mirent rapidement à raisonner dans la prairie. Umbra qui était proche de la sortie quitta en trombe la petite assemblée afin de voir ce qui se passait. Le spectacle le laissa sans voix pendant deux secondes. Des hordes de… Il ne savait même pas ce que ca pouvait être… On aurait dit des momies, sortaient des bois et courraient… Non, qui sprintaient plutot comme des dératés vers les lignes impériales, en poussant des hurlements stridents dans une étrange brume verdatre. Les forces impériales avaient déjà commencé à ouvrir le feu et un important tir de barrage accueillait les arrivantes. Néanmoins, malgré leur grand nombre et les pertes, l’élan des créatures ne faiblissait absolument pas, et elles se dirigeaient trop vite vers les lignes impériales. Le chevalier impérial pouvait sentir la peur dans les rangs des forces de l’Imperium, les hommes en blanc avaient l’impression d’affronter… De foutus morts-vivants… Et ca dépassait complétement l’entendement, et Lemsli ne voulait pas le reconnaitre mais il n’arrivait pas vraiment à retrouver leur lien à la vie… C’était assez perturbant… Et très hérétique. Il semblait y’avoir des dizaines, non, des centaines de zombies… Umbra se ressaisit assez rapidement. Les zombies étaient bien évidemment largement plus nombreuses que les troupes impériales, mais elles ne faisaient pas particulièrement preuve d’initiative. Les E-web parvenaient à couper aisément en deux les créatures qui avaient le malheur de s’attirer leur foudre. Le danger résidait dans leur endurance, leur vitesse et surtout, l’impact sur le moral qu’elles avaient sur leurs adversaires. Affronter un mort, ca avait de quoi dérouter, et ca affectait la qualité habituelle des troupes de l’Imperium. Celles-ci finiraient bien par retrouver leur aplomb… Enfin Umbra l’esperait. Sans attendre plus longtemps, il retourna dans la tente.
« Nous sommes sous le coup d’une attaque de… Je n’en suis même pas sur… On dirait des espèces de zombies qui sont en train de se ruer vers nous… Ces trucs se déplacent vite et semblent... » Umbra s’interrompit, un cri de douleur venait de se faire entendre au loin. Le cathar accéléra
« Ces zombies vont vites, mais le probleme semble plus être lié à la terreur qu’elles inspirent et leur immunité à la psychologie…Je me charge de redonner confiance aux hommes, mais … »
Le chevalier impérial hésita un instant… Malgré le briefing, il avait une confiance très limitée dans les sœurs de la nuit… Elles avaient beau être venues pour discuter, elles restaient armées… Et affreusement proche du commandement… Si elles venaient à trahir, elles décapiteraient la mission impériale dans le plus grand des calmes… Et même si elles étaient contre ce clan sous la montagne, elles pouvaient toujours faire une alliance de circonstance… Umbra continua donc en cathar, en espérant que ses collègues parlent la langue
« Franchement, leur attaque, quoique dangereuse me parait surtout effrayante, je suspecte une diversion... Je recommanderai de conserver la TF 333 et peut être un autre groupe en réserve pour faire face à une potentielle attaque, quitte à les faire intervenir après. Quand nos hommes perdront espoir, ou fatigueront, ou que le combat sera indécis, une force d’élite pourra faire la différence et gonfler le moral. Et puis… Peut on vraiment faire confiance à ces émissaires ? Ca peut être intéressant de profiter d’une garde pour éviter toute trahison… Au moins un RT TT doit pilonner les ailes de l’attaque afin de les forcer à concentrer leur assaut sur un front et empêcher un potentiel encerclement, n’hesitez pas à bombarder en profondeur, ils ont peut-être une reserve cachée, et à conserver un peu de mobilité pour qu’ils puissent bouger »
Lemsli s’interrompit. L’espace d’un instant, il avait oublié ce qu’il était devenu. Il avait repris ses galons de commandant, et ce n’était pas le chevalier Umbra, mais l’ancien commandeur qui avait parlé. Ca risquait de lui couter cher encore cette histoire…
« Navré, ce ne sont que des suggestions… Je monte au combat »
Sans vraiment attendre de réponse, Lemsli dégaina son sabre sans toutefois l’allumer, et se mit à courir à petite foulée vers le champ de bataille. Les zombies semblaient essayer de sauter par-dessus les fossés pour atteindre les lignes impériales. Les étaient vraiment fortes et représentaient un véritable danger. Umbra choisi de courir vers l’aile qui semblait la plus en difficulté. La chevalerie impériale représentait un corps d’élite, et n’avait pas vocation à faire dans la modestie. Il allait devoir se montrer aux yeux de tous et de la façon la plus… Clinquante possible. Lemsli prit une impulsion, un fit un bond de Force de quelques mètres de haut. Une fois à son apogée, il alluma, et lança son sabre vers des zombies un peu trop téméraires. L’arme devint un grand disque argenté qui faucha trois créatures infernales, avant de revenir dans la paume du cathar. Celui-ci, une fois son sabre en main, déchaina une puissante bourrasque forceuse pour faire voler et reculer la charge frénétique. Les trois premiers zombies, qui étaient déjà en train de sauter, furent violement projeté en arrière, et la « deuxième ligne », si toutefois on pouvait l’appeler comme ca, fut grandement destabilisée sans toutefois s’envoler. Un repos salutaire pour les fantassins impériaux qui redoublèrent d’efforts, motivés par la présence à leurs côtés du cathar. Conservant un œil sur le premier goulet d’étranglement, afin que l’artillerie légère ne se retrouve pas débordé, Lemsli combattait principalement en usant de la Force pour ralentir les possédées. Cette stratégie était précaire, mais pour le moment, l’expérience du chevalier, son habileté au sabre et à trancher tout ce qui s’approchait de trop pres et la qualité de l’infanterie et de l’armement impériale semblait parfaitement tenir… Au moins pour le moment… -
Post n°20
Auteur : Korax EndatoménèsKorax passait dans les groupes pour vérifier le bon fonctionnement des armes lourdes quand la délégation arriva. Il modifia la portée de vue de son casque pour scruter les visages des femmes qui la composaient. Il ne reconnut pas la vieille sorcière qui lui avait parlé en prison, ce qui était déjà bon signe. Ça ne semblait pas être un piège, de premier abord du moins.
Il rejoignit l'ex-commandeur Umbra devant la tente de commandement. Il lui posa une question intéressante, il n’avait jamais véritablement combattu avec ses frères d’armes, toutefois, sa dernière expérience en terme de combat en solitaire lui avait presque coûté la vie, il opta donc pour un combat en groupe en cas d’attaque. Ils entrèrent dans la tente où l’atmosphère était électrique : les autochtones semblaient peu enclines à aider les impériaux à se débarrasser des utilisateurs du côté obscur présents sur la planète. Soudain tous se turent, quelque chose perturbait la Force qui saturait la planète, quelque chose de sale et corrompu souillait l’atmosphère. Il avait senti quelque chose, presque imperceptible qui lui donnait pourtant des sueurs froides quand des cris déchirants s’élevèrent de la forêt. Ce n’était pas des cris de bêtes, ni même d’êtres doués de conscience, il étaient différents, et étaient terrifiants en tout point.
Il sortit en hâte de la tente pour voir les premiers tirs fuser en direction de la forêt. Il en sortit peu après des créatures humanoïdes qui courraient en direction de la position fortifiée. Il ajusta les macrolunettes de son casque et eu un haut-le-cœur, le créatures était des cadavres en état de décomposition avancée. Il se prépara donc psychologiquement à aller combler la première brèche qui se formerait dans le dispositif impérial. Il devait se montrer prudent, ces… choses avaient sûrement été envoyées vers la position impériale pour affaiblir les défenses en prévision d'un assaut avec des troupes plus valeureuses. Sa pelle n’allait que peu lui servir, il comptait majoritairement utiliser la Force pour ralentir ses adversaires tandis que les soldats plus doués au combat les achèveraient. Alors qu'Umbra était rentré dans la tente de commandement, le jeune humain cherchait l’endroit où une brèche se formerait le plus rapidement.
Il se dirigea vers le Nord-Est du camp, à l’endroit où elles arrivaient en plus grand nombre. La position était sur le point d’être submergée. Il se concentra pour tenter de repousser les quelques cadavres ambulants qui avaient réussi à traverser la tranchée. Il tendit la main mais rien ne passa. Une sœur décédée en profita pour sauter à la gorge d'un des stormtrooper qui s’effondra sous le poids du squelette. La deuxième tentative fut la bonne et les trois zombies qui lui faisaient face allèrent s’écraser dans la forêt ; l'un, qui avait les os presque à nu eût même la colonne sectionnée par l’impact. Les soldats présents reprirent courage, débarrassèrent leur camarade de son agresseur et commencèrent à organiser leur tir de sorte à abattre les êtres corrompus tel un peloton d’exécution.
Suite à cela, il avisa un cadavre de sœur de la nuit inanimé, et ramassa la lame qu’elle portait. Il s’agissait d'un vieux glaive d'une conception visiblement artisanale, il devait être en bronze et sa poignée était enserrée d'une lanière du cuir d'un animal inconnu ; il faisait la taille d'un gros couteau de cuisine et sa lame émoussée était couverte de symboles dans une langue quelconque qu'il ne connaissait pas. Le jeune humain attacha sa pelle dans son dos et reprit son activité de surveillance. Des traits rouges fusaient dans toutes les directions et semblaient stopper les vagues d'assaut.
Il se dirigea vers la sortie Est du camp où le Cathar se débarrassait des nombreux cadavres qui avaient commencé à passer le goulot d’étranglement par la force du nombre. Il mit un violent coup d’estoc à un zombie qui chancela sous l'impact puis lui assena un uppercut qui le jeta au sol et enfin lui plongea dessus pour lui plonger le glaive dans la gorge. Il se releva rapidement et se concentrant, projeta les monstruosités qui lui faisaient face. Il en décapita une qui voulait lui sauter dessus et recula un peu pour examiner la situation.
La vague d’ennemis commençait à faiblir dans le secteur et les stormtrooper nettoyaient ce qui restait. Les laser fusaient toujours de partout mais on entendait moins d’explosions. Il savait que ça ne finirait pas comme ça, et que ce n’était que la première vague.
Il alla ensuite prêter main-forte à ce qu'il restait de son escouade qui peinait à retenir le flot immonde qui tentait de passer par l’entrée ouest. Sur les lieux, Korax ressentait un malaise plus profond encore que sur le reste de la planète. Prit d'un excès de paranoïa, il sonda à travers la Force les alentours. Il sursauta. Il avait cru voir les yeux de l'altière Merinatopp virer au jaune. Il resta paralysé pendant quelques secondes mais la présence du Cathar à ses côtés lui fit reprendre ses esprits. Il mit cela sur le compte du conflit au sein de la Force sur la planète. Il avait compris que le côté obscur guettait les moindres failles dans son esprit pour s'y infiltrer. Reprenant ses esprits, il allongea un coup de glaive qui se planta dans la chair d'une sœur réanimée qu’en fit pas grand en commença à tenter de mettre l’impérial au sol avec une de ses congénères. Il ne dit son salut qu'à la lame agile de l'ancien commandeur qui le débarrassa d'une des forcenées, ce qui laissa à l’humain l’ouverture pour se libérer de l'autre zombie d'un bon coup de botte avant de se concentrer pour envoyer valser les ennemis. Il retira son arme de fortune des côtes putréfiées du premier monstre et releva la tête pour voir Lemsli achever le dernier cadavre ambulant du secteur.
Les défenses impériales avaient tenu, mais le jeune homme se doutait qu'on avait envoyé ces choses pour déminer le terrain et affecter le moral des armures blanches. Toutefois, la tranchée était d’autant plus dure à traverser, ainsi jonchée de cadavres et derrière celle-ci se trouvait un terrain très inégal avec de nombreux trous et quelques mines qui n’avaient pas encore été activées. La défense impériale ne se laissera pas surprendre, pas cette fois. La deuxième vague sera accueillie convenablement. L’Impérium fera payer cher l’arrogance des adorateurs primitifs du côté obscur terrés sur Dathomir.
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Post n°21
Auteur : HivernusA l’extérieur, la bataille finale devant décider du sort de Dathomir vient de débuter. Les impériaux ne combattent pas uniquement pour leur survie. Ils se battent pour assurer à l’Impérium un avenir meilleur… Leur acharnement au combat, malgré l’effroi causé par des visions d’horreur, est digne de respect. Dans la tente, Barristan observe en silence les deux matriarches qui lui font face. Alya Djo semble indifférente au sort des soldats de choc impériaux. La mort de quelques étrangers n’est visiblement pas un problème à ses yeux. Thenel Ko, pour sa part, a l’air plus concernée par ce qu’il se passe à l’extérieur. Mais elle demeure silencieuse. Les guerrières qui les accompagnent s’agitent, se jettent des regards inquiets.
- Le destin de Dathomir… Il est entre vos mains. Indique le vieux chevalier, l’air grave. Nous pouvons oeuvrer ensemble pour la paix et une collaboration bénéfique pour nos deux peuples…
- Ou vous pouvez tout simplement raser notre monde dans un déluge de feu. Répond la sorcière du clan de la Montagne qui chante. Qu’attendez-vous d’ailleurs ?
- Alya, cesse donc de te montrer grossière avec ces étrangers ! Intervient sa partenaire. Les impériaux auraient pu se contenter de nous massacrer jusqu’au dernier. Ils auraient pu nous réduire en esclavage. Et nul doute qu’ils auraient réussi, du fait de leur supériorité technologique. Mais ils ont tenu à nous rencontrer pour discuter.
La matriarche du clan de la Rivière Folle pose son regard sur le commandant des forces expéditionnaires impériales. Ce dernier frissonne. Il y a quelque chose dans les yeux de l’indigène qui force le respect. Un lien invisible semble s’établir entre les deux individus. Que tente t-elle de faire ? Le maître d’armes de la Chevalerie Impériale n’en sait rien. Et curieusement, la présence de l’Ysalamir le rassure quelque peu…
- Les Sith n’ont pas eu cette politesse. Ils sont venus en conquérants, ont exigé que nous rallions leur bannière et leur fournissions un contingent de guerrières. Les clans récalcitrants ont été soumis ou décimés dans le sang. Poursuit Thenel Ko, d’une douceur presque déconcertante. Les impériaux ont l’air différents. Pour l’heure, ils n’ont pas demandé notre soumission.
- Cela ne saurait tarder ! Siffle alors sa congénère.
- Je suis un fervent défenseur de la paix. En aucun cas je ne suis venu ici pour soumettre les clans de Dathomir. Rétorque Barristan. Mais mes hommes sont actuellement en train de donner leurs vies pour que nous puissions poursuivre cette conversation stérile. Je me dois donc d’écourter la discussion. Croyez-vous que nous puissions trouver un terrain d’entente ?
- Oui. Je le pense sincèrement, Wilhelm Barristan de la Chevalerie Impériale. Affirme l’aînée du clan de la Rivière Folle. Pour l’instant, les guerrières du clan de la Rivière Folle combattront aux côtés des soldats impériaux. Lorsque la menace aura été écartée, nous pourrons reprendre notre conversation.
Elle dirige son regard vers sa partenaire. Alya Djo ne semble pas être aussi encline à aider les étrangers. Son visage s’empourpre, sous l’effet de la colère. Les soldats de la Task Force 333 restent sur leurs gardes, prêts à intervenir. Talion fronce les sourcils, la main posée sur le manche du blaster qui pend à sa jambe.
- Tu fais honte à tes ancêtres Thenel Ko ! Elles doivent maudire ton nom en ce moment même ! Vocifère la sorcière. Si tu veux mourir en combattant tes soeurs, c’est ton problème ! Je ne compte pas engager mon clan dans une lutte fratricide devant permettre à des étrangers de s’établir tranquillement sur notre planète !
Furieuse, la matriarche quitte la tente. Elle est suivie par les guerrières de son clan.
- Elle se rendra compte de son erreur… Laissez-lui du temps. Indique celle qui dirige le clan de la Rivière Folle. J’espère toutefois ne pas me tromper sur vos intentions…
- Vous pouvez me faire confiance Mère Ko. Répond le chevalier impérial. Tout comme je vous fais confiance…
Thenel Ko acquiesce doucement d’un signe de la tête. Un accord temporaire est conclu. Mais l’heure n’est pas aux réjouissances. Car dehors, le combat se poursuit. Les positions impériales tiennent bon, grâce à l’intervention de Korax et de Lemsli. La première vague d’assaut est repoussée, décimée. Mais le maître d’armes de la Chevalerie Impériale sait très bien qu’il en viendra d’autres… Un vent froid, vicié par le Côté Obscur, lui murmure quelque chose à l’oreille. La bataille ne laissera que trop peu de survivants si l’on reste ici. Il faut abandonner les lieux le plus rapidement possible.
- Lieutenant Talion, contactez la Base Rancor. Ils doivent impérativement mobiliser des transports de troupes pour que nous puissions évacuer la zone. Ordonne le commandant.
- A vos ordres.
L’officier ne bronche pas. Il sait très bien, comme son supérieur, que tenir cette position serait du pur suicide. On ne sait pas à quoi s’attendre. Il se pourrait même que l’ennemi encercle actuellement les impériaux, les empêchant ainsi d’établir le moindre plan de repli. Il s’empare de son comlink et transmet les ordres.
L’aînée du clan de la Rivière Folle observe, dans le lointain, le vol de quelques reptiles ailés. Sur le dos des bêtes, les représentantes du clan de la Montagne qui chante ne semblent pas s’intéresser à ce qu’il se passe derrière eux. Elles abandonnent les impériaux et leurs alliées d’un jour à leur funeste destin. Peu importe. Ce même destin leur jouera des tours ! Mais pour l’heure, il faut se battre jusqu’à ce que les renforts arrivent. L’alliance fragile qui a été établie entre les deux dirigeants ne pourra pas survivre sans l’un ou l’autre. Et pour Thenel Ko, il n’est pas question de laisser le chevalier impérial combattre seul.
Les soldats de choc de l’Impérium se préparent à recevoir la deuxième vague d’assaut. Ils sont prêts à réduire en miettes les monstruosités que Dathomir leur envoie. Et alors qu’ils réorganisent leurs positions de défense, les hurlements démentiels de créatures désarticulées traversent l’épaisse forêt, comme un avertissement. Les vivants n’auront pas plus de repos que les morts...
Barristan dégaine son sabre laser, patiente tranquillement, projette ses sens dans la forêt à la recherche des horreurs qui s’apprêtent à se jeter sur les impériaux. La lame argentée jaillit de l’arme lorsqu’il ouvre à nouveau les yeux. Elles sont là… Elles arrivent. Les guerrières du clan de la Rivière Folle se rassemblent autour de leur matriarche. Les cris inhumains qu’apportent les corps réanimés avec eux sèment le doute dans l’esprit des soldats impériaux. Des centaines de silhouettes décharnées se faufilent à travers les arbres.
- Soldats ! Tenez vos positions, n'abandonnez pas vos frères et vos soeurs d’armes ! Combattez pour retrouver vos familles ! Pour l’Impérium ! Hurle le commandant du corps expéditionnaire afin de galvaniser les troupes.
Autour de lui, les hommes en armure blanche semblent réceptifs et hurlent à l’unisson : "Pour l’Impérium !" La bataille pour Dathomir ne fait que commencer...Spoiler : Spoiler
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Post n°22
Auteur : ValiantBrigade Volontaire Cathar
En provenance d'Helska IV les deux transports arrivèrent en orbite de Dathomir dans le système Quelii. A son bord le 12eme régiment de mêlée de la Brigade Volontaire, une unité de l'armée Cathar formée par des extragalactiques dont de nombreux réfugiés des Régions Inconnues qui en échange d'un service militaire obtiendraient un titre permanent de résident Cathar.Le colonel O'Mont, un extraterrestre de race inconnue dirigeait cette unité d'élite il rivalisait au combat au corps à corps contre des natifs de Cathar ce qui lui avait valu le commandement de cette légion un peu particulière.A bord des transports, les véhicules des sapeurs Volontaires, des camions A5 pour le transports des fantassins, tout en les couvrant à l'aide de la tourelle blaster, trois Juggernauts véritable pavés roulant lourdement armé et un canon MZ8 qui restait en arrière pour utiliser la puissance de feu dévastatrice de son canon à plasma.Durant le trajet en hyperespace, le colonel avait débriefé ses troupes qui s'étaient tous endurcis sur Heska.
-Dathomir...une planète agréable avec des régions aux noms évocateurs, marais du sacrifice, falaises étranglées ou encore ruines du cauchemar, j'vous fais pas de dessin, c'est une planète hostile! Sans compter les Rancors qui pullulent qui ferait passer les jungles d'Onderon pour un petit paradis...
L'Impérium cherche et traque les adeptes du coté obscur qui auraient pu participer à l'attaque des territoires Séparatistes.
Et visiblement ils sont tombés sur du lourd...
Perfect Storm?La main de Valiant qui portait la tenue de la Garde Élite fit un pas en avant.
-Les Troopers font face aux Sorcières de Dathomir, un groupuscule de descendantes Jedi utilisant le coté obscur. Elles montent les Rancors et utilisent essentiellement des armes blanches.
Voyant les sourires de dessiner sur le visage de certains sapeurs, elle sentit monter la colère en elle, et soudainement tous les sourires se transformèrent en grimace quand l'échanie utilisa l'étranglement de Force sur un extragalactique hilare qui commença à s'étouffer subitement à genoux en se tenant la gorge. Elle continua son briefing tandis que le brigadier reprenait difficilement son souffle.-Ne vous y trompez pas, vos blaster ne feront pas le poids face au coté obscur. Et ce n'était qu'un petit échantillon des pouvoirs sombres.
Leur seul point faible est qu'elles sont obligées de prononcer des sorts verbalement pour utiliser leur pouvoir, il faudra donc les faire taire pour les neutraliser!
Cette fois plus personne ne souriait, tous avaient compris qu'ils allaient faire face à un adversaire féroce, la preuve en était que la Grande Moff avait fait appel à la Brigade pour suppléer les impériaux.
sur la passerelle de commandement du Transport le capitaine Azzora se chargea de communiquer avec les forces de l'Impérium sur place pour connaitre la stratégie à adopter et coordonner les déplacement.Ce Twil'eck était un ancien trafiquant d'épice sur Ryloth, condamné à mort dans plusieurs systèmes il avait décidé de s'engager dans la Brigade pour éviter la peine capitale et se faire oublier des autorités locales.
-Frappe Noire, ici la Brigade Volontaire Cathar.
Demandons autorisation d’atterrir pour participer aux Opérations.
Terminé/
Le Twi'leck attendait la réponse des officiers Impériaux, pendant ce temps les sapeurs embarquaient dans leur véhicule pour être projetés immédiatement sur la zone de combat.
Perfect Storm contrariée par cette nouvelle tache, rejoignit le colonel dans le Juggernaut de Commandement qui lui attendait patiemment les ordres en aiguisant la pointe de sa lance shoni...
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Post n°23
Auteur : Rek'karCommandant Edel RockSpoiler
Dathomir. Quel trou paumé… ça m’a rappelé les opérations menées sur les territoires « sauvage » pendant la période de gloire de notre Empire, plusieurs années auparavant. En un sens, c’est bien de pouvoir à nouveau mettre le pied à l’étrier après autant de temps passé à attendre une opération d’envergure ! La CSI nous chaperonnant, nos liberté nous ont été prises, et notre puissance militaire cloisonnée à Cathar et quelques autres mondes, incapable de montrer à tous sa supériorité, bien au-delà des stupides droïdes de combat premier prix… J’ai pu voir tout cela à l’action ces derniers jours pendant l’installation de la base Rancor, au milieu d’une clairière dégagée, entourée en hémicycle par une forêt, avec un flanc protégé par un précipice ; le genre d’endroit rêvé pour planter un campement et le protéger.
On a rapidement pu installer une zone d’atterrissage pour sécuriser le déploiement de troupes, histoire que rien ni personne ne puisse venir nous surprendre sur cette partie là, au bord du vide, et pour pouvoir, en cas d’attaque, procéder à une évacuation rapide ; d’autant plus, ont a installé des batteries anti-aérienne aux abords de la piste, au cas où les primitifs auraient des bestioles volantes pour nous attaquer : les derniers rapport mentionnent notamment une attaque de la TF 333 par des sœurs chevauchant des saloperies volantes. Quel foutoir. J’ai esquissé un petit sourire en coin, dans ma tente de commandement.
J’étais seule depuis plusieurs heures, planchant sur la défense de notre camp. Dirigeant la 305ème compagnie de fantassins, j’observais avec attention la partie à laquelle nous avions été assignés ; j’avoue que j’ai été plutôt satisfaite de ne pas avoir à envoyer mes gars au casse-pipe, même si je sais que défense ne signifie pas relâchement. J’ai beaucoup de considération pour les soldats sous mon commandement, ayant le droit de vie ou de mort sur eux, et surtout le devoir d’essayer de les ramener vivant à leur famille… Autant dire, une sacrée foutue responsabilité. Mais bon, pour le moment, on se dégourdit les jambes, les vieux de la vieille – comme moi, finalement – racontent les histoires de leurs états de service, sous l’Empire sith – ou l’Empire démocrate, pour les plus vieux d’entre nous - : des missions complexes menées à bien, des anecdotes cocasses et parfois aussi de quelques drames.
Ça forge l’imaginaire des petits nouveaux, ça leur montre un peu qui on est vraiment, quelle est notre place dans la galaxie ; et puis de ces anecdotes, ont peut parfois en retenir quelques leçons de vie ou de stratégie pour le futur ! Ou au moins rire de l’infortune de certain et oublier l’appréhension de notre mission. M’enfin ça occupe, c’est sûr.
J’ai jeté un nouveau coup d’œil sur le relevé topographique de la zone, puis j’ai commencé à positionner des petits pions holographiques dessus, un peu à la manière d’un jeu d’échec, affectant au fur et à mesure mes unités à la défense du camp, essayant d’imaginer le genre de truc qui peut arriver sur une planète aussi malsaine. J’avoue que je suis loin d’être connecté avec la force à la manière d’un chevalier, mais là… Y’a des relents partout, mon sixième sens est tout le temps à l’affut ; quelque chose qui cloche, c’est sûr, on se sens mal dans le coin, comme si une force extérieure nous oppressait… Mais bon, au bout d’un moment, on s’y habitue, même si c’est toujours aussi désagréable.
Une fois mon placement d’unité satisfaisant, je suis parti en direction de ma garde robe, enfilant rapidement une armure aux couleurs de mon grade. J’avoue que je pourrais – ou je devrais, celons certain – revêtir l’uniforme gris caractéristique des officiers impériaux, mais je ne peux m’empêcher de me battre aux côté de mes hommes. Je dois être l’une des seule folle pour commander au plus près des troupes et pas me cacher dans une tente ; mais je n’imagine pas ma vie autrement. Si mes gars doivent mourir sur mes ordres, alors je dois pouvoir passer l’arme à gauche à leur côté si c‘est nécessaire. C’est ma philosophie ; c’est d’ailleurs celle de la compagnie : ensemble, quoi qu’il arrive, solidaire, uni et soudés. Mes gars me respectent parce que j’en fait de même avec eux ; ils savent que j’ai pas la langue dans la poche, ni le fusil blaster et que je suis une vétérante des différents régimes qui se sont succédés. Au moins, ça m’évite d’avoir à faire avec des connards mysogines qui considèrent que tu t’es « trompé de vocation dans l’armée » et qu’il vaudrait mieux que je reste en arrière pour « éviter de gêner pendant les combats ». Je vous jure que le type qui m’a dit ça, je lui ai tellement cassé la gueule qu’il a du investir des milliers de crédits en chirurgie pour se refaire la façade…
Je suis sorti de la tente, le casque sous le bras, puis je me suis dirigé vers l’aile ouest du campement, là où ma compagnie était stationnée, attendant les ordres. Quand je suis arrivé, plusieurs jouaient aux cartes à l’extérieur, pendant que d’autres s’entraînaient, lisaient, ou vaquaient à des occupations un peu moins manichéennes. Je me suis arrêté à distance, observant tous ces soldats, essayant de me rappeler de chacun de leur nom – ça impressionne toujours les nouveaux ! – puis j’ai regardé comment chacun s’occupait. J’ai aperçu un groupe de nouveaux, assis sur une petite bute, le regard vers la forêt, affichant une expression mélangeant à la fois peur et excitation. J’ai esquissé un sourire, puis je me suis approché, déboulant en plein milieu d’une partie de poker, lançant d’une voix forte :
« - Je vous ai manqué bande de tire-aux-flancs ? Allez, on se remue le popotin, briefing ici même dans 5minutes pétantes ! Et je vous préviens, si un seul d’entre vous est en retard, c’est tout le monde qui prend ! Et puis je veux que vos armes et armures soient prêtes au combat ! Et que ça saute ! »
Tous les soldats de l’unité se sont mis au garde à vous, puis sont parti en direction de leur tente. J’ai vu les vétérans esquisser un petit sourire, s’étant habitué à ma façon de fonctionner ; ils avaient d’ailleurs tous déjà l’armure complète ainsi que leurs armes, prêts à intervenir. Ce sont les premiers à s’être présenté. Le plus ancien d’entre tous, le sergent Ragalt, s’est tournée vers moi avec un petit sourire, casque sous le bras :
« - Vous avez pas honte de maltraiter nos pauvres petits nouveaux comme ça dès leur première mission ? demanda-t-il d’un air sarcastique, ils sont tout beau tout neuf, ça serait dommage de les abîmer avant le combat !
- Sergent Ragalt… ça doit vous rappeler de bons souvenirs de votre première mission ? Vous aviez eu presque dix minutes de retard sur l’ordre de rassemblement… je crois que vos camarades vont ont détesté ce jour-là… D’ailleurs, vous avez le record du retard le plus important dans la compagnie, si je ne m’abuse, Mr. dix minutes ? , dis-je avec un sourire en coin, repensant aux multiples aventures vécues ces dernières années. On va voir si l’un de nos bleusailles se trouve à votre hauteur ! »
Finalement, le dernier des petits nouveaux n’eut que quatre minutes de retard. Quand il entra dans les rangs, il avait un air tout penaud, tous les regards braqués sur lui ; les anciens étaient plus souriants, même en sachant ce qui allait se passer, alors que les plus novices ne savaient sur quel pied danser. Le soldat, un jeune humain du nom de Rosvalt Tyrmon, commença à bafouille :
« - Je… je suis… je … je … suis… suis
- En retard. Vous êtes en retard soldat Tyrmon. Vous avez quatre minutes de retard. Laissez moi vous expliquer rapidement : imaginons que je vous ai rassemblé parce que nous étions attaqués par surprise ; à votre avis, qu’est-ce que ces minutes de retards auraient changé ?
- Je… Je
- Des morts, soldat. Des dizaines… des centaines de morts ! Pendant que votre inconscience vous joue des tours, des hommes auraient pu passer l’arme à gauche… A cause de quoi ? De quelqu’un qui s’est dit qu’on était suffisamment à l’abri dans notre camp pour ne pas avoir revêtu son armure intégrale ? Vous êtes conscient de ce que ça représente ?
- Je… je suis désolé, dit-il d’un air tout penaud
- Pour terminer cette leçon de morale et pour montrer la solidarité de la compagnie, voilà votre punition de groupe : deux cents pompes et que ça saute ! Tout le monde ! Et en gardant toute l’armure et le paquetage ! Ici, on est tous est logé à la même enseigne ! Même moi. »
Je me suis mis au sol en position, puis j’ai commencé à compter, suivi de tous les soldats à l’unisson. Ça nous a pris un petit moment de faire la leçon, mais c’est désormais ancré pour tout le monde : ici, chacun est responsable des actes de chacun ; notre compagnie agit comme un seul Homme, fière, droite, prête à relever tous les défis.
Une fois terminé, je me suis assise, à peine essoufflée, regardant les soldats avec un petit sourire en coin en voyant les nouveaux fourbus par l’impitoyable exercice, puis j’ai sorti une boite de mon paquetage. Je l’ai ouverte et j’ai porté à mes lèvres un énorme cigare, l’allumant avec une allumette. Certes, ce mode de d’allumage reste particulièrement primitif, mais fait toujours son petit effet. J’ai tiré une bouffée, profitant des arômes pendant quelques instants, puis je me suis levé, lançant un garde-à-vous sonore à l’attention de la compagnie. J’ai commencé le briefing :
« - Bon mes gaillards, on est assigné à une mission palpitante : la défense de la zone ouest du campement ! Cela étant, même si je sais que c’est rien de très sexy, c’est plus qu’extrêmement important : d’après les rapports, des unités, dont la TF 333 ont déjà été attaqué par des indigènes locaux, qu’ils appellent ‘’sœur’’ et qui sont des natives du coin, luttant contre l’envahisseur blablabla… Bref, ce sont des tarées de la nature qui connaissent plus que très bien le terrain et qui, pour certaines, manipulent le côté obscur … Autant vous dire qu’on est face à de la grognasse de compétitions ; a côté, vos belles-mères vont pouvoir aller se rhabiller ! »
Des petits rires fusèrent des rangs, relâchant un peu la pression pesant sur les nouveaux depuis la remontrance générale. C’est toujours marrant de martyriser les nouveaux. J’avoue que je prends un malin plaisir à les voir comme ça, à croire que je vire au sadisme avec l’âge… Mais bon, ce n’est pas un si grand mal, au fond ! J’ai continué :
« - Pour revenir au concret, voilà comment on va s’organiser : Sergent Elon, Arthan, Myr, Gartos et Yssandre, vous serez en charge de tout ce qui va concerner l’artillerie, les munitions, les fortifications, l’installations, déploiement et ravitaillement de la compagnie ! Je veux toujours au moins 80% des effectifs en place, avec un roulement de maximum 20% réguliers, de manière à pouvoir vous reposer et toujours rester en forme !
Sergent Ynar, Dyagouara, N’kky, Saldomor et Sygyr, vous représentez notre force de frappe mobile ; vous serez donc en charge des patrouilles, de la protection des artilleries et vous formerez le rempart qui empêchera n’importe quelle saloperie de venir chatouiller notre camps de leur sales pattes ! Pour ce faire, vous adopterez une formation en plusieurs couches successives à différentes hauteurs, de façon a ce que ceux qui sont derrière puissent toujours couvrir ceux qui sont devant ! Vous avez aussi le champ libre pour rendre le couloir d’accès face au barricade comme un jour de célébration Impérial : mine, explosif, trappes, pièges, bref, tout ce qui vous passe par la main et qui est mortel ! De la même manière, 80%, 20% en repos.
Faites en sortes que les tours de garde ne soient jamais réguliers et fixes, de façon a ce qu’aucun observateur aguerri ne puisse trouver des horaires de relève; de la même manière, je veux en permanence que les soldats soient sur le canal 4, les sous-officiers sur le canal 4 et 5, les officiers sur le canal 4, 5 et 6. Le but, c’est de faire en sorte qu’on puisse vous communiquer rapidement toutes les informations et recevoir ce qui est nécessaire. Bien entendu, vous avez, même en tant que soldat, accès à ces fréquences spécifiques aux gradés ; cela signifie qu’en cas d’information critique, vous avez le droit de communiquer. Par contre, si il s’avère d’une anecdote sur le derrière de la twi’lek croisée en chemin, croyez moi que je viendrais vous enfoncer votre comlik dans un endroit qui ne vois jamais la lumière ! C’est bien compris mes chéris ?
De la même manière, maman sera la pour veiller sur vos gueules d’ange, histoire de limiter la casse, surtout chez les petits nouveaux, vu que les vieux ici se sont déjà fait salement amochés, on a envie de garder quelques beaux gosses parmi la compagnie ! Je serais donc sur le terrain. Croyez le ou non, mais je n’ai pas plus d’importance que n’importe qui ici ; si jamais la victoire vous demande de me laisser crever la gueule ouverte, alors abandonnez moi sans aucun remord. C’est bien compris ?
Une dernière chose, si jamais il s’avère que des rigolos se soient engagés dans ma compagnie et qu’a la première confrontation, vous vous enfuyez en pleurant votre mère et en vous faisant dessus, croyez-moi que je serais la première à vous loger un tir de blaster mérité entre les deux yeux ! Ici, on n’a pas de place pour les pleureuses ! Heureusement, j’ai encore jamais eu à faire a des déserteurs, alors ne me décevez, bordel !
Quelqu’un a que chose à ajouté ? »
Un garde-à-vous généralisé me répondit, le tout dans un claquement de bottes parfaitement orchestré : un délice pour les oreilles ! Je me suis armé d’un sourire, éprouvant une certaine fierté pour ces hommes qui se battront jusqu’à la mort pour protéger l’Empire, qu’importe les risques, suivant aveuglément mes ordres. De toute façon, quand on est dans le corps des fantassins, la mort n’est jamais loin et chacun sait dans quoi il s’est engagé… En même temps, on est là pour servir, pas pour faire des gâteaux ! J’ai terminé :
« - Alors tout le monde à son poste et maniez-vous le fion ! Je fais une inspection dans deux heures, vous avez intérêts à avoir mis en place une défense digne d’un destroyer stellaire si vous ne voulez pas que je vous éclate vos petites bouilles d’ange ! Au boulot les feignasses ! »
Je me suis assise à ma place, regardant les différents gradés donner les ordres aux unités, écoutant, comme un orchestre, le crissement des bottes marchant au pas, le bruit des armures en mouvement, le cliquetis des armes portée… ça forme toujours une somptueuse mélodie, résonnant dans mes oreilles. Je ne m’en lasserais jamais. J’ai terminé mon cigare, le regard dans le vide, oubliant tous les doutes, toutes les peurs, chassant de mon esprit les mauvaises pensées affluants. Ensuite, je me suis levé, et j’ai pris la direction de ma tente, revoyant une dernière fois mon modèle de déploiement, attendant d’aller pouvoir inspecter la défense mise en place par ma compagnie.
Au bout d’une heure, un soldat en faction devant ma tente passa la tête, m’indiquant que le commandant Bergson venez me rendre visite. Je lui ai fait un hochement de tête. Un homme d’une quarantaine d’année entra dans la tente ; il était plutôt grand et imposant, les cheveux grisonnants, une grand cicatrice traversant son visage, se tenant droit comme un « I », l’allure fière, torse bombé ; Quand le soldat ferma l’ouverture, il se détendit, remplaçant son habituelle expression de marbre pour un grand sourire, s’approchant de moi pour une accolade de franche camaraderie. Berg, c’est un ancien de la 305éme qui à pu devenir commandant d’une autre section quand il est monté en grade ; c’est avant tout un ami, même si il préfère montrer au reste du monde une coquille d’homme droit, fier et dur, pour je ne sais quelle raison. Il s’est assis face à mon bureau, puis a glissé sa main dans son sac, sortant une bouteille d’alcool, puis la posa la table :
« - Alors princesse, on est toujours aussi sadique avec les nouveaux ? J’ai cru que ta recrue aller mourir de honte pendant tes sempiternels sermons… Je suis sûr qu’au fond, ça te plaît, hein ?
- Je tiens à signifier à Mr le paon que j’ai toujours fait ça, et que, je l’avoue, j’apprécie les voir galérer un peu, ça forge le caractère, dis-je en nous servant deux verres. J’ai ensuite sorti ma boite à cigare, dans laquelle nous en avons prélevé deux. Alors, comment tu te porte depuis la dernière fois ? Ça fait un bon moment qu’on à pas foulé le sol d’une mission d’envergure ensemble ! Ça rappelle le bon vieux temps…
- Effectivement, tu vieillis ma pauvre, bientôt tu va radoter avec les « c’était mieux avant ! » dit-il, un sourire sarcastique aux lèvres
- On t’a jamais appris que parler de l’âge d’une femme c’était pas très poli le vioc ?
- Encore faudrait-il avoir la preuve que tu en es bien une…, répondit-il du tac-au-tac, provocateur
- Je ne vois pas ce qui te fait dire ça, je suis parfaitement féminine ! Dis-je en rigolant grassement
- Bon, pour revenir à des considérations plus terre à terre, je serais ton voisin, ma compagnie est en charge de la partie sud du campement ! On va profiter des prochains renforts pour mettre en place des équipes supplémentaires pour couvrir les zones entre chaque compagnie ; bref, je venais te saluer, t’informer et échanger un verre contre un cigare ! On va se battre cote-à-cote, mon amie ! Alors levons ce verre au prochain qu’on pourra trinquer sur un champ de bataille !
- Je le lève bien haut Berg, espérant toujours que ça ne soit pas le dernier ! Bon allez, sur ce, j’ai des hommes à aller traumatiser ! On ne se refait pas… »
Berg sourit, termina son cigare et son verre, se leva, reprenant sa moue impassible et son air de fierté si singulier, m’adressa un petit signe de la main, puis sorti. J’esquissais un sourire, repensant à mes début dans l’armée impériale avec un brin de nostalgie ; au moins, quelque chose perdure puis mon engagement : c’est la flamme qui brûle dans mon cœur pour l’Empire.
Je me suis levée, prenant mon casque sous le bras, me concentrant à nouveau sur la défense du camp et de ma compagnie. Sortant de ma tente, j’ai lancé un regard vers l’orée de la forêt. Quelle saloperie pouvait bien se trouver sur cette planète pour générer un malaise aussi perceptible ? Impossible de savoir… mais bon, peut importe ce qui se passe ici-bas, rien ne résiste à l’Empire.
Une fois arrivé sur les fortifications ouest, j’ai esquissé un sourire en voyant l’efficacité de la 305ème : des murs montés, des trous creusés, des buttes, un terrain en train en parti miné, des artilleries e-web prêt à semer la mort, des patrouilles au cordeau. Un des officiers est venu m’accueillir pour me faire faire un tour du campement, m’indiquant les travaux en cours, achevés, les patrouilles, le fonctionnement et les roulements attribués. Une fois le speech finis, je lui ai indiqué quelques ajustements à faire pour que tout soit parfait, puis je suis allé aider mes gars sur le terrain, prenant une pelle et les aidant à enterrer des mines et autres engins explosifs, ainsi qu’a creuser de tranchées, pour rendre l’accès difficile.
A la fin de la journée, tout semblait rouler comme sur des roulettes, laissant présager une défense difficilement prenable sur une attaque frontale de quelconques guerriers; j’ai réunis mes gars pour les féliciter, renouant avec un aspect de franche camaraderie l’espace d’un instant, puis je les ai laissé reprendre leur poste.
Je suis ensuite parti direction de la réunion des officiers, pour faire mon rapport. Arrivant pile à l’heure, un tour de table s’est fait pour donner un rapport de chacune des compagnies, permettant ainsi de centraliser les différentes informations et de synthétiser l’avancement de la fortification, mais aussi d’organiser les groupes entre eux. Quand la parole me fut attribuée, j’ai salué l’assemblé d’un garde à vous, puis je me suis exprimé :
« - Commandante Rock. La 305ème compagnie est placée sur des défenses ouest. Nous avons couvert le périmètre avec des murs, des tranchées, un champ de mine dont le couloir d’accessibilité a été renseigné sur les relevés topographiques communs. Nous avons déployé l’artillerie pour couvrir la zone d’un feu mortel en cas d’assaut. La principale problématique est de savoir quelle sera l’approche de ces indigènes en cas d’attaque ; j’ai cru comprendre qu’elles étaient pleines de ressources et qu’il est fort probable que leur attaque soit… hum… surprenante ?
Nous sommes en position pour défendre de manière efficace ; nous allons renforcer dans les prochains jours toute la logistique du côté ouest en profitant des unités du génie pour nous épauler sur les fortifications.
J’ai aussi demandé la mise en place de patrouilles aléatoires afin de ne pas créer de failles observables ! Nous sommes sur le pied de guerre et le premier hostile qui se pointera sera accueilli comme un steak dans une catina ! »
Une fois le point terminé, je suis retourné vaquer à mes occupations, profitant du repos avec les autres membres de la compagnie, participant à des tours de garde, dormant quand c’était nécessaire. Une petite routine s’installa, malgré les travaux sur la fortification du camp ; pour autant, je restais à motiver mes hommes pour éviter de tomber dans l’ennui et dans la défaillance survenant souvent après plusieurs jours d’attente.
Et puis le jour fatidique arriva. On était en pleine journée, les nuages couvraient partiellement le ciel, laissant une légère brume se former à l’orée de forêt. Dans l’air, tout semblait électrique. Quelque chose clochait. Enfin, plus que d’habitude. Soudain, le ciel s’assombrit et des cris lointains se firent entendre dans les bois. Plusieurs speeder revenaient en direction du camp lorsqu’ils furent un à un arrêté dans leur course par plusieurs choses que l’on n’arrivait pas à bien distinguer dans la pénombre ; on alluma les projecteurs, révélant alors, devant nos yeux ébahis, des toiles d’araignées dans la forêt.
Qu’est-ce que c’était donc que ce foutoir ? Des araignées ? On allait vraiment se faire attaquer par des foutues bestioles ? Etrange… très étrange… Impossible que des créatures prennent l’initiative d’attaquer un camp sans y être poussé par une éradication massive ou par un instinct de destruction ; mais normalement, rien qui permet de coordonner de tels pièges, pile dans le trajet de nos éclaireurs… Malheureusement, sans les rapports adéquats, difficile de profiler ce qui arrive à l’horizon…
L’alerte fut lancée, laissant les puissants haut-parleurs diffuser une alarme assourdissante. Des groupes armés étaient débarqués en continu par les canonnières de transport, venant renforcer les forces déjà en place, attendant le moment fatidique derrière les barricades. J’ai rapidement enfilé mon casque, puis je suis parti en grand enjambées vers la zone confiée à ma compagnie, arrivant rapidement. Tous les soldats étaient en poste, renforcé par plusieurs autres compagnies fraîchement débarquées.
Les projecteurs étaient en plein balayage de l’orée de la forêt, tentant de comprendre ce qui se passait et d‘identifier la taille de l’armée et l’envergure de l’attaque qui allait arriver. La tension de la bataille à venir était plus que palpable, laissant une atmosphère encore plus électrique et un silence de plomb où ne résonnait que la sirène d’alarme, prévenant tout le monde du danger encouru par la base Rancor.
Soudain, des projections de toiles partirent de la forêt, visant indéniablement les projecteurs, brisant les éclairages, dans le but de plonger l’Empire dans le noir ; ce fut globalement une réussite, la plupart des projecteurs furent ainsi détruits. Des centaines de lampes torches s’allumèrent alors, presque à l’unissons, laissant un fabuleux spectacle lumineux. J’ai repris ma concentration, donnant des ordres a divers groupes pour essayer d’organiser tout ça ; heureusement, les troopers ne sont pas des fillettes et personne n’a paniqué, malgré l’étrange attaque ; ou plutôt, devrais-je dire, la préparation de l’attaque.
Plusieurs secondes sont passées, quand des centaines de fils d’araignées sont venus se coller partout sur le sol, les tentes et parfois même sur des soldats ; ils étaient en diagonale, comme si… non, ce n’est pas possible… Comme des tyroliennes ? Ho bordel de merdre ! Les fils étaient tendus, puis se sont soudains mis à vibrer comme si des gens marchaient dessus … mais ce n’était pas des humanoïdes, mais des putains d’araignées ! J’ai lancé une alerte générale sur le canal des officiers :
« - Attention, ces saloperie d’arachnides sont en train de venir par les fils ! »
Les artilleries ont commencé à ouvrir le feu pendant que j’ordonnais aux soldats d’essayer d’enlever ce qui servait de support à leur invasion imminente ; malheureusement, c’était sacrément résistant ! On a eu a peine de temps d’en dégager la moitié que des centaines d’araignées de la taille d’un homme ont commencées à entrer derrière nos barricades, provoquant le chaos… Nous qui nous attendions à un assaut frontal ou aérien… rien ne pouvait laisser présager ça !
J’ai sorti mon fusil blaster, puis je me suis engagé dans la mêlée auprès d’un groupe de soldats en prise avec ces bestioles ; elles agissaient intelligemment : tenter d’abord d’engluer les troupes avant de les achever une fois immobile ! Plusieurs de mes soldats tombèrent sous les morsures de ces saloperies. J’étais moi-même en train d’en afuster une quand j’ai vu l’un de nos bleu se prendre une toile en pleine face, l’envoyant valser au sol. Je me suis immédiatement mis à courir dans sa direction pendant que l’araignée fonçait vers le soldat sans défense ; j’ai plongé dans une glissade boueuse pour lancer une rafale dans le ventre de la créature, mais j’ai pris une morsure qui a traversé l’amure et m’a arraché un grognement de douleur… sacré mâchoire la bestiole !
Je me suis ensuite tourné vers le jeune soldat qui se débattait au sol ; j’ai sorti une lame et j’ai commencé à cisailler la toile. Plusieurs soldats sont venus me couvrir, tout en profitant d’une formation espacée pour prévenir d’un entoilement collectif qui les aurait totalement desservis. Au bout d’une trentaine de secondes, j’ai pu relever le gars, m’assurer de son état, puis le confier au groupe qui nous avait couverts. Je me suis en suite relevé, contemplant l’étendu des dégâts de ce premier assaut : plusieurs corps de stormtrooper gisaient au sol ; parmi eux, des soldats de l’unité, des renforts, … Pour autant, la vague semble avoir été contenue ; c’est déjà pas mal, mais il est fort probable que les prochaines minutes soient décisives pour le camp, mais aussi pour la pérennité de l’Empire.
Le calme retomba au bout de plusieurs minutes de combat ; les pertes approximatives étaient d’une grosse centaine de stormtrooper, de plusieurs artilleries, des projecteurs. Heureusement, les barricades étaient toujours en bon état et les fils qui avaient été tissés n’existaient plus à l’heure actuelle.
Un médecin examina ma blessure, la pansa rapidement, me donnant un morceau d’armure pour remplacer celui qui avait été détruit juste avant. J’allais plutôt bien, au demeurant, mais je devais me ménager un peu pendant les quelques minutes de répits offert par nos adversaires… Ils venait de tester nos défenses, tout en affaiblissant notre puissance de feu ; c’était loin d’être bête…
Un silence de mort régnait à nouveau, marqué par le son des bottes, le transport des blessés et des cadavres, laissant de l’espace de manœuvre aux troupes encore debout. Nous avons perdus une dizaine de membre de la compagnie ; Six morts et quatre blessés, dont deux graves … Un bilan humain difficile, mais nécessaire pour défendre notre position. Mais il n’est pas encore l’heure de pleurer nos morts : la menace est loin d’être éliminée. -
Post n°24
Auteur : HivernusLes pièces d’artillerie principales des deux Renforts Tactiques Tout-Terrain se mettent à gronder. La terre, sous l’effet des puissantes détonations, se met à trembler. Les déflagrations qui viennent secouer les arbres et qui vont voler en éclat les corps réanimés des Soeurs de la Nuit est un spectacle grandiose, saisissant. Cela ne semble cependant avoir aucun effet sur l’armée des morts. Des centaines de cadavres gorgés d’énergies obscures poursuivent leur charge. Les hurlements démentiels et inhumains deviennent de plus en plus perceptibles au fur et à mesure que les silhouettes décharnées et désarticulées des Soeurs de la Nuit se rapprochent des positions impériales. Une deuxième volée de tirs part, fauchant quelques dizaines de morts supplémentaires. Mais la horde, qui ne cesse de courir, sautiller et grimper, poursuit sa progression sans se soucier des pertes.
Lorsque les abominations du Côté Obscur sont à portée de tir, les soldats impériaux déploient toute leur puissance de feu pour briser l’assaut. Des dizaines de corps s’écroulent, touchés à de multiples endroits. Mais à chaque fois qu’un mort-vivant est neutralisé, il en vient un autre pour le remplacer. Certains cadavres sont réanimés dès qu’ils tombent sur le sol. Le rituel obscur de la mère Esmsyl les empêche de mourir s’ils ne sont pas pulvérisés ou abattus d’un tir dans la tête. Face à cette interminable colonne de morts qui refuse toute notion de repos, la petite force impériale sera bientôt submergée sous le nombre… Barristan en est bien conscient.
Le chevalier impérial fait le tour du dispositif pour assister les soldats là où il y a besoin. Les escouades de stormtroopers sont obligées de se redéployer constamment afin de ne pas laisser une seule ouverture dans leur dispositif. Mais la défense des impériaux s’étire trop… Elle couvre trop de terrain. Et les munitions finiront vite par manquer vu la cadence de tir infernale des combattants en armure blanche. Sur le flanc droit, les impériaux sont désormais engagés dans un corps-à-corps furieux avec les corps ramenés à la vie des Soeurs de la Nuit. Seule l’intervention de Thenel Ko et des guerrières de son escorte permet de soulager les stormtroopers. Les représentantes du clan de la Rivière Folle repoussent les abonimations du Côté Obscur avec toutes les armes mises à leur disposition. Certaines se battent à la lance ou à l’épée, d’autres font usage d’arcs énergétiques. Les plus douées se servent de la Force pour tenir à distance les corps décomposés de celles qui furent autrefois des sœurs ayant emprunté un sinistre chemin…
La coopération entre impériaux et indigènes ne suffit cependant pas. Comme le maître d’armes s’en doutait, une percée s’opère au sein du dispositif, rapidement suivie par d’autres du genre. Les défenseurs sont submergés par le nombre et livrés à eux-mêmes. Le sabre laser du commandant fend l’air, tranche quelques têtes et lui revient en main. Il se jette dans la mêlée pour assister les soldats. Malgré la présence de deux Renforts Tactiques Tout-Terrain, de chevaliers impériaux et de sorcières, la horde gagne du terrain. Les combattants en armure blanche sont de plus en plus nombreux à tomber sous les coups des morts-vivants. Les transports de troupes tardent à venir… Sont-ils condamnés à mourir dans cette maudite clairière ? Non. Barristan refuse d’y croire. Et tant qu’il aura assez d’énergie pour se battre, il n’abandonnera aucun de ses camarades.
- Repliez-vous au niveau des blindés ! Ordonne le commandant en fendant en deux un énième cadavre ambulant à l’aide de son sabre.
Ce qu’il reste de guerrières et de soldats impériaux se regroupe rapidement à proximité des Renforts Tactiques Tout-Terrain. Ils sont couverts dans leur retraite par les chevaliers impériaux et les commandos de la Task Force 333 que le lieutenant Talion dirige avec beaucoup de ferveur. Dans la mêlée, Barristan se retrouve à combattre aux côtés de la matriarche du clan de la Rivière Folle.
- Mère Ko, vous devez partir !
- Non ! Dathomir est perdue si nous ne combattons pas ensemble ! Répond la matriarche, essoufflée par le combat.
Le sabre laser du maître d’armes de la Chevalerie Impériale s’abat sur un mort-vivant qui est ensuite repoussé d’un coup de botte. Le corps en décomposition s’écroule dans un râle perturbant, sectionné en deux au niveau du bassin. Bien qu’étant privée de ses jambes, l’abomination refuse de s’avouer vaincue et rampe vers le commandant en poussant de légers gargouillis de bouche. Un dernier coup de sabre laser dans la tête l’achève pour de bon.
- Partez avant qu’il ne soit trop tard ! Insiste Barristan. Si vous mourrez maintenant, notre alliance ne tiendra pas !
- Trop tard ! Lâche alors l’aînée du clan de la Rivière Folle. Nos montures ont été massacrées par ces horreurs !
En effet, les créatures ailées, bien décidées à défendre la vie des guerrières les ayant domestiquées, ont livré un combat féroce. Nombre d’entre elles gisent déjà sur le sol de la clairière, qu’elles soient mortes ou à l’agonie. Les quelques montures résistant toujours aux assauts furieux de l’armée des morts sont hors de portée du chevalier impérial et de son alliée, encerclées de toute part par les monstruosités de la mère Esmsyl. D’ici peu, les impériaux et les guerrières du clan de la Rivière Folle seront à leur tour cernés.
- Nous devons unir nos forces Wilhelm Barristan ! Vient l’avertir Thenel Ko. Aidez-moi à les tenir en respect !
- Reçu. Lieutenant Talion, couvrez-nous ! Lance le commandant à l’officier.
- A vos ordres ! Répond l’agent à la peau noire. Soldats, vous avez entendu le Commandant ! Arrosez-moi ces saletés !
Soldats de choc et commandos impériaux se déploient autour de la matriarche et du maître d’armes afin qu’ils puissent se concentrer sur leur objectif. Les tirs fusent dans tous les sens et fauchent de nombreux morts-vivants. Les corps qui s’écroulent sont rapidement enjambés ou contournés par des dizaines d’autres cadavres en putréfaction.
- Vous feriez bien de vous dépêcher Commandant… Il en vient toujours plus ! Indique le lieutenant. On ne pourra pas tenir cette position très longtemps !
Le chevalier impérial projette ses sens dans la Force. Son esprit effleure ceux des combattants impériaux. Il ressent leurs émotions. Peur… Désespoir… Rage... Détermination… Les soldats tentent de se maîtriser afin de rester concentrés sur leur objectif. Mais les créatures effroyables qu’ils affrontent font vaciller leur moral. Les sens de Barristan survolent ensuite la horde des morts et il est brutalement saisi d’horreur. Son corps est pris de tremblements intenses et incontrôlables. Le Côté Obscur qui anime les cadavres des Soeurs de la Nuit se répand dans l’air et corrompt tout ce qu’il rencontre. Des frissons viennent dresser les poils du vieux chevalier impérial. La sombre énergie qui émane du rituel malveillant de la mère Esmsyl s’infiltre tout au fond de son esprit et tente d’obscurcir ses pensées. Le commandant dresse rapidement une barrière mentale afin de se protéger de ce mal persistant. Mais autour de lui, les défenseurs commencent à céder une fois de plus du terrain.
- Ne fléchissez pas Wilhelm Barristan ! Pas maintenant ! Tente de l’encourager la matriarche du clan de la Rivière Folle. J’ai besoin de votre aide !
Thenel Ko ferme les yeux et tend ses mains devant elle en murmurant quelques mots à voix basse. Elle ne prête aucune attention à ce qu’il se passe autour d’elle, bien décidée à achever l’incantation qu’elle a commencée. La voix de l’aînée se met à chanter. A son commandement, la nature se dresse contre les forces abjectes de la mère Esmsyl. D’imposantes racines s'extirpant du sol s’en prennent aux morts-vivants, les clouant au sol ou formant une barrière qu’ils ne peuvent pas franchir. Barristan, qui voit où la sorcière veut en venir, s’exécute à son tour. Via la Force, il tente de visualiser les éléments qui l'entourent. Les combattants impériaux et les indigènes qui luttent pour leur survie… L’aura malfaisante et glaciale des corps réanimés par le rituel obscur… Et la matriarche qui tente de s’opposer aux abominations du Côté Obscur en mettant à profit son lien harmonieux avec la nature.
Le chevalier impérial se concentre, visualise plusieurs arbres et rochers dont il pourrait se servir pour ralentir la progression des cadavres puis tend une main devant lui. Dans la forêt, d’importants blocs de pierre et quelques troncs se mettent à remuer. Le maître d’armes prend une profonde inspiration et grimace. L’effort est conséquent. Le sang qui afflue à la tête du vieil impérial lui donne le vertige. Il décide d’ignorer son état de faiblesse apparent et resserre son emprise sur la Force afin de poursuivre son œuvre. Des craquements sourds, presque imperceptibles au beau milieu des détonations, cris et beuglements en tout genre, retiennent l’attention du commandant. D’un geste sec de la main, les arbres se déracinent d’eux-même et viennent s’écraser sur l’interminable armée des morts. Dans le même élan, de nombreux rochers s’élèvent dans les airs et sont projetés sur les corps en décomposition. Les efforts combinés de Barristan et Thenel Ko offrent une précieuse période de répit pour les défenseurs. Ces derniers réorganisent leurs positions et mettent leurs blessés à l’abri. Néanmoins, l’énergie déployée par les deux sensitifs est telle qu’ils commencent à montrer des signes de faiblesse.
L’aînée du clan de la Rivière Folle est la première à s’effondrer, inconsciente. Les racines qui se dressaient sur le chemin des Soeurs de la Nuit ressuscitées perdent toute vigueur et retombent mollement sur le sol. Le chevalier impérial vacille sur le côté, suant à grosses gouttes. Il est rattrapé de justesse par le lieutenant Talion.
- Commandant, vous allez bien ? Demande l’officier en soutenant son supérieur.
Le maître d’armes ne répond rien, luttant probablement pour reprendre ses esprits. L’assaut de la horde sans repos se poursuit, forçant les soldats impériaux et leurs alliées à se battre une fois de plus avec la rage du désespoir. Tout semble perdu cette fois-ci.
- Agent Stan ! Aidez-moi à les dégager de là. Commande l’impérial à peau noire en traînant le commandant sur plusieurs mètres. Restez avec moi Commandant…
Le dénommé Stan, blaster en main, court d’un bout à l’autre de la ligne de tir pour rejoindre le représentant du D2I. Son visage ensanglanté indique qu’il a reçu un sale coup sur la tête. Cela ne l’empêche néanmoins pas de poursuivre le combat. Les deux agents du Bureau de la Sécurité Impériale transportent donc les sensitifs dans un endroit plus sûr, à savoir à l’intérieur du premier Renfort Tactique Tout-Terrain. Les deux éléments clefs de la rencontre diplomatique étant mis à l’abri, Talion et Stan peuvent retourner assister leurs camarades. Dans cet enfer, il n’y a pas de place pour l’individualité...
Penché au-dessus de la carte tactique à projection holographique, le colonel Rakton enrage. Son poing s’abat sur la console de la table. Comment ces foutues créatures ont-elles pu enfoncer à ce point les défenses de Base Rancor ? Les rapports des officiers se multiplient. On signale des pertes sur l’ensemble du périmètre de sécurité. Inquiétant… Vraiment inquiétant. Ces araignées géantes ne sont pas venues là de leur plein gré. L’officier moustachu se persuade secrètement qu’il s’agit là d’un coup des clans de Dathomir. Ces maudites indigènes le paieront très cher… Il en fait le serment !
- Mon Colonel… Annonce un jeune lieutenant chargé des communications. Nous avons reçu un message de la part du Commandant Barristan. Il souhaite que nous mobilisions des transports pour qu’il puisse évacuer ses troupes. Apparemment, la zone est prise d’assaut par des… Des… Euh… Des choses.
- Bon sang… Rakton lâche un juron à voix basse, puis reprend. Quel genre de choses ?
- Des… Des morts…
Le jeune homme déglutit péniblement, conscient de dire quelque chose d’inconcevable… Mais sur cette planète, tout semble irréel. Même les éléments les plus insignifiants de la faune et de la flore locales semblent prendre des dimensions improbables, voire cauchemardesques. Dathomir n’a rien d’un lieu accueillant. Tout, ou presque, en ces lieux de malheur, souhaite la mort des impériaux. Cette satanée planète sera probablement située tout en haut de la liste si jamais l’on venait à faire un répertoire des horreurs subies par les troupes impériales dans les années à venir.
- Et donc Lieutenant ?
- Donc… ?
- Avez-vous fait le nécessaire pour envoyer au Commandant Barristan ce dont il a besoin ? Demande le colonel en laissant une pointe d’irritation s’exprimer dans sa voix.
- Euh… Non… Avoue le lieutenant en reculant instinctivement de quelques pas.
- Alors qu’attendez-vous pour le faire imbécile ? Remuez-vous le cul ! Et plus vite que ça ! Gueule Rakton. Si jamais j’apprends qu’on a perdu des hommes par votre faute, je vous expédierai moi-même en cour martiale pour incompétence et manquement à votre devoir !
Le jeune homme fait claquer ses talons, puis retourne vaquer à ses occupations en titubant légèrement, secoué par les beuglements de son supérieur. Autour de lui, les divers analystes, opérateurs et officiers du poste de commandement demeurent impassibles. Ils tentent de rester concentrés sur l’essentiel, à savoir les tâches qui leur sont attribuées. Mais il y a un soupçon de doute qui flotte dans l’air… Involontairement, le souvenir des défaites subies par l’Empire Sith semble persister dans l’esprit des impériaux.
L’Impérium a beau s’être débarrassé des rejetons du Côté Obscur, il n’en demeure pas moins affecté par les décisions de ces derniers… En emportant dans leur chute l’armée impériale, les Sith ont saigné à blanc les effectifs d’une institution qui était au sommet de sa gloire. Aujourd’hui encore, ces pertes se font cruellement ressentir sur le terrain. La chaîne de commandement n’a plus son efficacité d’autrefois. Le remplacement d’éléments expérimentés par de jeunes cadres fraîchement sortis des académies pose de nombreux problèmes… Et le colonel Rakton, en ce moment même, doit faire avec ce qu’il a sous la main pour gérer une situation de crise.
- Mon Colonel, les senseurs détectent une hausse d’activité dans les secteurs dix et onze… Indique un officier chargé des senseurs. Attendez… Je reçois de nouveaux signaux… Hausse d’activité dans le secteur huit !
Les araignées reviennent donc à la charge. Pas étonnant. La première vague servait probablement à évaluer les défenses impériales. Maintenant qu’elles savent où frapper, elles vont s’en donner à coeur joie.
- Mon Colonel… Les communications avec l’Avant-poste Tempête ont été rompues. Vient l’informer un sergent de liaison posté devant une console. Nous essayons de rétablir le contact mais il semblerait bien qu’il soit attaqué.
- Trouvez-moi un transport, un appareil, ou quoi que ce soit d’autre capable d’effectuer une reconnaissance rapide. Ordonne Rakton en tentant de contenir sa fureur. Je dois savoir ce qu’il se passe !
- A vos ordres.
Ces sauvageonnes sont suffisamment déterminées, ou désespérées, pour lancer des assauts simultanés… Les supériorités numérique et technologique des impériaux ne semblent pas à elles seules réfréner les ardeurs des guerrières indigènes. Elles savent qu’elles ont pour elles l’avantage du terrain et de la surprise et s’en servent allègrement. De grosses gouttes commencent à perler sur le front du colonel. Ses mains sont prises de tremblements intenses. Il tente de les réprimer, tant bien que mal. L’officier moustachu ferme les yeux, prend une inspiration, puis se dirige vers la console des senseurs. Sur l’écran de contrôle, des centaines de petits points représentent les soldats impériaux. D’autres, en provenance de multiples directions, figurent les créatures hostiles.
- Passez-moi ça sur la table de projection.
- Oui mon Colonel.
Rakton fait le tour de la table à projection holographique, laissant son regard se perdre sur les petites silhouettes translucides qui se matérialisent devant lui. Quelques officiers et analystes, datapads en main et appareils de communication sur la tête, attendent patiemment qu’il donne ses ordres. Le colonel se penche au dessus la table, se livre à des estimations puis décide de donner ses instructions.
- Renforcez la 305ème compagnie avec les éléments de la 307ème compagnie. Donnez-leur deux Renforts Tactiques Tout-Terrain en soutien. Commande l’officier en tentant de conserver son calme. Déployez trois unités supplémentaires dans le secteur sept et deux de plus pour le secteur treize. Donnez l’ordre à l’artillerie de mettre le paquet. Je ne veux pas voir une seule de ces choses se traîner jusqu’au camp. Et surtout, que quelqu’un se charge de demander un soutien aérien ! Allez on se remue !
Autour de lui, le personnel militaire s’active. Les ordres sont transmis à l’ensemble des unités. Rapidement, le grondement de l’artillerie se fait entendre. De l’avis de Rakton, il n’y a rien de plus jouissif qu’une série de détonations. Sur la table à projection holographique, de nombreuses silhouettes disparaissent, probablement happées par les explosions. D’autres les remplacent rapidement cependant. Certaines araignées représentées sur la carte stratégique sont particulièrement imposantes, avoisinant la taille des massifs blindés utilisés par l’armée impériale. Comment peut-on lutter contre des créatures pareilles ?
- Mon Colonel ! On nous rapporte que les hommes de la 212ème compagnie d’infanterie ont perdu le secteur quinze… Ils sont refoulés aux pieds des Transports de Reconnaissance Tout-Terrain du 11ème escadron blindé léger. Lance un énième officier des communications. Ils sont apparemment attaqués par des créatures volantes chevauchées par des guerrières.
Bon sang… Des morts-vivants, des araignées géantes… Et maintenant ça ! Il ne manquerait plus que ces foutues indigènes lancent des Rancors contre eux pour avoir l’ensemble des saloperies de cette planète sur le dos ! Sur la table, les formes translucides qui représentent les soldats de la 212ème compagnie d’infanterie semblent toutefois tenir leurs positions.
- Mettez-moi à jour cette foutue carte ! S’emporte le colonel en abattant son poing sur la table.
Un analyste se charge d’insérer les nouvelles données. La projection holographique du combat comprend désormais d'innombrables bêtes ailées qui survolent Base Rancor. Si certaines d’entre elles sont abattues par les défenses anti-aériennes du camp, d’autres déciment les rangs impériaux. Un TR-TT frappé par l’une de ces créatures s’écroule, puis disparaît de la table.
- Où est mon soutien aérien !? Vocifère l’officier moustachu.
- En route mon Colonel. Temps d’arrivée estimé : douze minutes ! Annonce un officier dans son dos.
Douze minutes… Douze longues minutes durant lesquelles le sang des fils et des filles de l’Impérium va couler à flot. Dehors, le grondement furieux de l’artillerie se poursuit. Les détonations des blasters de tout calibre s’ajoutent à cette mélodie guerrière. Le colonel Rakton, dont le regard s’est perdu sur les silhouettes de la projection holographique, se dit que la réputation du régime impérial se jouera assurément lors de cette bataille.
L’armée impériale doit vaincre ou périr. Il en va de l’avenir de l’Impérium.
Sur la passerelle du “Fierté de Cathar”, la tension est à son comble. Les divers rapports qui circulent entre les mains du commandant du destroyer de la classe Victoire ne sont pas rassurants. Les sauvageons du Côté Obscur opposent une résistance farouche. La puissance de feu des impériaux ne semblent pas les impressionner. Ce qui aurait pu être une campagne d’extermination rapide s’est transformé en véritable bourbier pour les troupes impériales. L’expédition s’enlise. On envoie toujours plus d’hommes et de matériel au sol, sans toutefois parvenir à mettre un terme aux agissements d’une poignée de sauvages. L’Opération Frappe Noire, lancée par la Confédération des Systèmes Indépendants et poursuivie par l’Impérium, prend donc une tournure d’autant plus angoissante aujourd’hui pour ceux et celles qui accomplissent leur devoir sur Dathomir. Les attaques simultanées qui visent les forces impériales sont, selon les rapports interceptés par les opérateurs, particulièrement violentes. Afin de soutenir les forces au sol, la moitié de la chasse impériale a été mobilisée. Reste à savoir si cela sera suffisant pour renverser le cours de la bataille...
- Commandant, deux transports non-identifiés viennent d’apparaître dans le système. Intervient alors un matelot dans la fosse bâbord.
- Attendez la réception des codes d’authentification. Indique l’officier impérial.
Après quelques minutes d’attente, une réponse parvient finalement à la flotte chargée du blocus de la planète.
- Les codes d’authentification sont impériaux Commandant. Annonce alors le marin. Il s’agit apparemment d’une brigade de volontaires Cathars. Ils demandent l’autorisation d’atterrir afin de participer aux combats.
Intéressant… Le commandant du “Fierté de Cathar” n’avait jusque-là jamais entendu parler d’une quelconque brigade volontaire. Laisser des “amateurs” se pointer sur Dathomir pour dézinguer du sauvageon, c’est tout sauf bon pour l’Impérium. Pour quoi vont passer les institutions armées impériales si l’on accepte n’importe quel clampin armé sur une opération militaire ? L’officier impérial ravale son mépris. Il avait bien entendu quelques rumeurs… Quelques bruits de couloir concernant le général Valiant… Selon certains, le désormais Moff de Cathar avait proposé d’envoyer quelques troupes pour soutenir l’effort de guerre impérial. Bien évidemment, un message en provenance des grands pontes du haut-commandement avait rapidement confirmé la chose… Cependant, le capitaine ne s’attendait pas à ce qu’on leur envoie des soldats de seconde zone. Est-ce donc tout ce que le grand héros de guerre impérial peut offrir à l’Impérium ? Quel manque de considération...
- Autorisez-leur l’accès. Et faites décoller quelques chasseurs TIE supplémentaires pour les escorter. Commande le commandant en soupirant.
- A vos ordres.
- Soyez courtois avec nos “invités”… Veuillez les prévenir qu’ils risquent de subir quelques… “Désagréments” à leur arrivée.
- Oui Commandant.
Autant jouer la carte de la sécurité… Celui qui commande le “Fierté de Cathar” ne veut pas se retrouver avec une enquête au cul et être déclaré responsable pour avoir envoyé au massacre une bande d’amateurs. Si Valiant veut envoyer à la mort ses propres “volontaires”, c’est son problème !
- “Fierté de Cathar” à la brigade volontaire Cathar, vous êtes autorisé à franchir le blocus. Veuillez rejoindre Base Rancor immédiatement pour y recevoir vos instructions. Communique le matelot à l’attention des transports de troupes. Nous sommes cependant dans l’obligation de vous informer qu’une attaque de grande envergure frappe actuellement le camp. Une escorte de chasseurs vous sera donc temporairement affectée le temps du trajet. Soyez prudents. Terminé.
Depuis la baie vitrée de la passerelle, le capitaine observe les transports s’éloigner de la flotte impériale. Quatre chasseurs TIE, lancés depuis le hangar du destroyer de classe Victoire, suivent rapidement les deux vaisseaux. Le feulement rauque des appareils impériaux fait frissonner l’officier impérial. Il ne se lassera jamais de ce son si atypique. Alors que les transports ne sont plus désormais que deux petits points dans l’horizon, le commandant se demande si les volontaires de cette brigade sauront briller par leurs actions. -
Post n°25
Auteur : ValiantBrigade Volontaire
A bord du transport identifié comme le 'Camerone' de la flotte Cathar, on commençait à s'impatienter, O'Mont était sur la passerelle de commandement, il fixait cette obscure planète depuis la verrière, c'était donc la que sa brigade allait passer son baptême du feu.
Le colonel n'était ni inquiet ni spécialement impatient, ses troupes avaient été bien entrainées sur Cathar puis aguerrie sur Helka IV, ils feraient leur job, après tout c'était la condition pour devenir citoyen de Cathar et donc de l'Impérium.
Azzora se tourna vers son chef de corps, ils avaient le feu vert pour se poser sur la base Rancor, mais leur interlocuteur prit soin de rajouter qu'une menace pesait sur les troupes au sol.
O'Mont serra un peu plus sa lance Shoni, alors comme ça l'Impérium les lâchait directement en pleine bataille, c'était pas vraiment étonnant... l'extragalactique se doutait qu'il allait être confronté au mépris des aristocrates de l'état major.
Mais ses brigadiers allaient montrer aux troopers impériaux comment se battre!
Seul le 12eme régiment de mêlée allait participer à la bataille dans un premier temps, le deuxième transport resterait en orbite et ne serait déployé que si O'Mont l'ordonnait, il voulait déjà voir à quoi on avait affaire exactement sur Dathomir.
Les rapports qu'ils avaient lu sur les opérations sur place, reflétaient plus de la superstition que de la réalité du terrain, il se ferait une idée par lui même déjà.
Escorté par quatre chasseurs TIE, le transport se dirigeait en direction de la surface, arrivé dans l'atmosphère, Perfect Storm ressentit un trouble dan son esprit, c'était l'effet du coté obscur , elle ferma les yeux pour ce concentrer, un brigadier hilare, joua du coude avec son voisin, pensant que l'Echanie avait le mal de l'espace ou peur tout simplement.
Le colonel entra dans le juggernaut de commandement, il jeta un regard mauvais à tous les soldats qui patientaient dans leur tenue de combat serrant leur fusil blaster.
Il était temps de motiver ses troupes, le chef de corps s'adressa à l'ensemble du régiment via l'holocom de son véhicule.-On arrive à destination les enfants, l'état major impérial nous a fait un beau cadeau, on se pose au cœur de la bataille de la base Rancor, pas le temps de réfléchir comme ça!
Car réfléchir c'est déjà désobéir!
Restez groupé et prêtez attention aux ordres de vos chefs d'unité. "Hooka Hey !"
Hooka Hey ! C'était le cri de guerre de sa planète natale, personne ne savait vraiment d’où venait le colonel, mais tous reprirent en cœur le cri ancestral venant des régions inconnues tandis que le pilote du Q-météor enclenchait ses moteurs de répulsion pour l’atterrissage, un bip strident se fit entendre, on déployait déja la rampe d'accès.
Le premier camion A5 descendit sans attendre que la rampe soit complétement ouverte, le sapeur Lino, conducteur et mécano du régiment avait modifié l'engin de tête en installant une lame en duracier renforcé à l'avant pour éliminer tout obstacle pour le reste de la colonne.
La base Rancor n'était qu'a quelques clicks de la zone d’atterrissage, les membres de la brigade volontaire n'auraient même pas le temps d'admirer le paysage désolé de cette planète maudite qu'ils se retrouveraient déjà au cœur du combat.
Déjà au loin on apercevait les lueurs des explosions et autres bombardements, ça avait l'air de chauffer dans le coin.
Dans son juggernaut de commandement qui occupait l'avant dernière place de la colonne de convois, O'mont fit contacter le chef de la base Rancor par un opérateur COM'. Il fallait qu'il sache comment déployer ses unités combattants.
-Rancor: Ici le 12 régiment de mêlée nous venons en appui de votre position.
Quelles sont les instructions?
Sur la route d'accès, Lino écrasa une drôle de créature ressemblant de loin à une grosse araignée, le convoi filait à pleine vitesse et approchait de la base impériale et ça avait l'air animé ici bas... -
Post n°26
Auteur : Rek'karCommandant Edel RockSpoiler
Après que ces foutues bestioles aient testé nos défenses, une légère accalmie ne laissa rien présager de bon ; plusieurs communications furent envoyées sur le canal des officiers : un secteur de perdu, une compagnie acculée et l’arrivée de saloperies volantes, histoire de nous faire comprendre à quel point on n’était pas les bienvenues ici… C’est dommage, avec un peu plus de diplomatie on aurait au moins pu faire une p’tite bouffe avant de se tabasser cordialement… Je vous jure, les autochtones, c’est plus ce que c’était…
Un ordre me parvint : on rattachait la 307ème à notre secteur ; une bonne nouvelle en soi, on a souvent manœuvré conjointement, vu nos accointances avec ce cher Berg ! On est donc bien habitué à se couvrir l’un l’autre et à nous coordonner. Une trentaine de secondes après la confirmation de l’ordre, les petits gars de la 307ème sont arrivés, accompagné par deux beaux RT-TT. Les véhicules se sont placés de part et d’autres des deux compagnies, attendant les instructions ; mon ami le commandant m’a rejoint, lançant un garde-à-vous. Il est armé et vêtu comme moi, dans une combinaison impériale sur laquelle quelques couleurs permettent à nos hommes de nous différencier sur le champ de bataille. Je lui ai lancé, souriant derrière le casque :
- J’sais que tu as l’habitudes de me respecter en tant que chef, mais on est au même grade mon grand !
- Ho, tu sais, les vieux réflexes…
- Haha. Bon allez, trêve d’enfantillage, y’a de sacrée garces qui se tiennent prête à nous en faire baver. On protège la position principale du secteur, j’ai besoin de renfort sur mes unités dans la zone alpha, beta, gamma et epsilon. On va placer les véhicules tactiques légèrement en retrait ; j’ai remarqué qu’elles ne pouvaient pas lancer des toiles au-delà de cette distance, ça devrait les tenir au chaud, tout en pouvant éclater tout ce qui se pointera. J’ai aussi besoin que des gars aillent prendre quelques batterie anti-aérienne portables et qu’ils se séparent en triangle : deux unité de chaque bord et la troisième en arrière, pour couvrir au cas où elles décideraient de nous forcer dans l’arrière-train… Et dieux sait que c’est pas agréable !
- Entendu, je transmets les ordres !
En moins de cinq minutes, toutes les unités étaient en place, parfaitement synchronisées et habituées, les deux compagnies semblaient fusionnelles. Soudain, un étrange bruit provint de la forêt : il semblait que l’une de ces énormes bestioles s’avançait doucement en direction de notre position. Elle s’arrêta juste à la limite jalonnant notre portée maximum, puis se dressa sur ses pattes arrières, tendant son énorme appendice dans notre direction. Une gigantesque boule de toile partie dans notre direction, provoquant un engluement d’au moins un quart de nos effectifs, pris au piège dans une toile d’araignée aux dimensions gargantuesque.
Jurant, j’ai ordonnée à une unité flex – j’appelle comme ça les unités mobiles qui ne sont pas attribuées à un point fixe mais peuvent aller aider n’importe où si nécessaire – de commencer à libérer nos hommes, quand soudain, des bruissements d’ailes se firent entendre, ajoutant des variables volantes à ce nouvel assaut. Elles se mirent à viser en priorité les batteries anti-aérienne. Je me suis dirigé en courant vers l’une des positions attaquées par les airs, tirant des rafales sur les créatures autant que sur leur cavalière : la bataille reprend.
Entendant un bruit derrière moi, je me suis retourné pour voir l’une de ses saloperies fonçant sur moi ; mais au lieu de paniqué, j’ai sorti u détonateur thermique et au dernier moment, je l’ai lancé directement dans le gosier de la bestiole qui venait de tenter de le happer, roulant sur le côté pour éviter de justesse l’animal, qui explosa derrière moi quelques secondes plus tard, projetant un flot de sang et d’organes un peu partout sur le sol.
J’ai demandé un topo de la situation à mes gars :
- Observateur, topo de la situation
- Le secteur alpha étant englué, la grosse araignée progresse dans cette direction ; la flex Titan se dirige vers eux, ils devraient être sur site dans une vingtaine de secondes. L’araignée sera à portée de tir RT-TT dans une centaine de mètres environs. La flex Omicron est déployé en couverture de l’opération de sauvetage. On a perdu une batterie anti-aérienne et environs une vingtaine de soldats. L’assaut aérien a faibli, mais… ça parait trop facile…
- Entendu, contactez-moi en cas de nouvelles varia…
Je n’ai pas eu le temps de finir ma phrase que l’un des deux RT-TT explosa de l’intérieur, provoquant une surprise générale, détournant bon nombre de regards. Je me suis retourné d’un seul coup, tenant de savoir ce qui venait de se passer. Je me suis rapidement rendu compte de quelque chose que je n’avais pas aperçu auparavant : Il y avait des œufs au sol… et certains semblaient ouvert, comme si des trucs venaient d’en sortir… J’ai récupéré une unité avec moi, puis je me suis dirigé vers la carcasse du RT-TT, voyant avec effrois un grand nombre de cadavre de petites araignées calcinées dans l’explosion… mais qui semblait se trouver à l’intérieur de la carcasse du véhicule ! Je me suis alors mis à courir de toute mes forces vers le seconde RT-TT, bondissant sur l’écoutille du dessus, la trouvant ouverte. Je me suis enfoncé dedans, module infra-rouge activé, avant d’entendre de nombreux bruits de pattes sur le métal ; j’ai ouvert le feu sur un certain nombre d’araignées, faisant le ménage.
Au bout de plusieurs minutes de combat, j’ai enfin pu rejoindre le cockpit, qui semblait verrouillé. J’ai frappé contre la porte avant de crier :
- ICI COMMANDANT EDEL ROCK, VOUS ÊTES OK ?
La porte s’ouvrit au bout de quelques secondes dans un bruit sourd ; dedans, il y avait le cadavre de deux soldats, trois autres étant à couvert derrière des barricades de fortune ; quand ils me virent, l’un d’eux s’avança rapidement en claquant les talons :
- Commandant, pendant le raid aérien, des créatures ont infiltrées notre véhicule, coupant nos moyens de communication… Nous avons perdu deux hommes dans la confusion !
- Compris, j’ai nettoyé l’intérieur ; il semble que des œufs sont présents et libèrent ces petites saloperies… Je vous laisse une équipe au sol pour éviter de nouvelles déconvenues ! Remettait moi cet engin en marche et plus vite que ça, sinon la grosse bébête va nous refaire les fesses !
Une fois les instructions données, je suis sorti de l’engin, je tant un regard circulaire à la bataille qui faisait rage. La grosse araignée avançait prudemment sur le no man’s land ; elle sera à nos porte dans peu de temps… Les différentes artilleries faisant feu de tout bois sur celle-ci, mais elle ne semblait pas affectée par les tirs, comme si sa chitine était aussi solide que du duracier… Il faut de toute urgence notre véhicule tactique, sinon, ça risquerait de se compliquer sur notre front…
Des battements d’ailes furent sur nous, mais très en hauteur cette fois-ci, comme s’ils attendaient le bon moment pour agir… Mais la réalité fut tout autre, une pluie d’œuf accrochés à de grandes feuilles faisant office de parachute amorcèrent leur descente sur la base, couvrant le ciel de points gris-bleuté !
J’ai immédiatement envoyé un rapport de situation aux instances de commandement, signifiant la dangerosité des œufs ; j’ai ensuite demandé une éradication complète de tout ce qui tombait du ciel, sauf qu’au même moment, l’assaut était donnait de front : de nouvelles toiles tirées sur la base tentait de ramener à nouveau des araignées sur nos position rendant la situation particulièrement tendue : une grosse araignée qui causerait des dégâts monstrueux à la base si elle pouvait arriver jusqu’ici, des œufs remplis d’araignées parachutées sur nous et pour couronner le tout, une attaque de bestioles … Quelle saloperie de bourbier !
J’ai envoyé plusieurs ordres pour essayer de répartir au mieux mes hommes : du renfort sur les positions attaquées, un balayage sur la « livraison aérienne » et une demande sur le fonctionnement de ce foutu RT-TT, immobile depuis plusieurs minutes. Soudain, l’araignée géante est arrivée au niveau des fortifications, elle a levé une patte, puis a fracassé une partie du mur, avant de laissé un flot de petite araignée sortir de son abdomen. Comme pour répondre à l’assaut – et en même temps à ma question précédente – le canon du RT-TT se tourna vers notre souci principal, lui décochant un tir sur le flanc, créant un beau trou dans la carapace de la créature, qui hurla d’un cri strident, de rage. Elle se mit alors à avancer furieuse dans la base, subissant de nombreux tirs des batteries de défense fixe installée pour la défense de la seconde sonde. Elle savait bien que fuir n’était plus une option, mais au bout de quelques vingtaines de seconde, elle s’effondra au sol, inerte. Un point pour l’Empire !
Et puis le pot-aux-rose fut découvert. Des craquements apparurent sur le cadavre du gigantesque monstre ; puis ces fêlures s’ouvrirent, laissant déferler une marée de petites araignées telle un raz de marée sur une plage. Notre effectif fut rapidement amputé d’un certain nombre de soldat ne sachant pas comment réagir. Après un court laps de temps, j’ai pu envoyer des unités équipées de lance-flamme pour endiguer le flot de créature.
Au bout de plusieurs longues minutes, le cadavre du monstre géant brûlait, rependant une horrible odeur de chair calcifiée dans l’air « pur » de cette contrée. J’ai ensuite transmis mon rapport :
- Les grosses araignées transportent des centaines de petites, il faut absolument les abattre et prévoir des lance-flammes pour éradiquer le flot !
La bataille faisait rage. Cette fois, il ne semblait plus être question de tester nos défenses : toutes les grosses araignées à l’orée de la forêt se mirent à avancer à l’unisson, profitant du chaos ambiant pour essayer d’en finir… -
Post n°27
Auteur : HivernusBarristan tente de dissiper l’intense mal de crâne qui le met en vrac. Les mains posées sur la tête, il essaie de faire le vide afin de combattre l’horrible martèlement qui l’empêche de se recentrer sur la bataille. Le commandant passe plusieurs minutes à essayer de chasser la douleur qui embrume son esprit. Autour de lui, les sons amortis de blasters crachant leurs salves mortelles et la canonnade grondante de l’artillerie, dont la puissance de feu fait trembler le blindé de l’intérieur, indiquent que la lutte se poursuit. Les membres d’équipage du Renfort Tactique Tout-Terrain présents sur les consoles de tir demeurent concentrés sur leur tâche. Ils ne semblent pas se soucier, pour l’instant, de l’état de santé des deux individus mis à l’abri dans leur véhicule de combat.
Le chevalier impérial les observe exécuter leurs tâches avec une précision qui frôle le perfectionnisme. Ils donnent le meilleur d’eux-mêmes en espérant que cela fera pencher la balance en leur faveur. Une telle détermination inspire forcément le respect… Mais Barristan n’a pas vraiment l’occasion de savourer ce moment de résolution, ni même d’admirer l’efficacité de la machine de guerre impériale dans toute sa splendeur. La douleur qui compresse sa tête est telle qu’il manque de sombrer dans l’inconscience. Notre homme lutte contre la sensation de vertige. Il tente de l’ignorer. Se concentrer là-dessus, c’est lui donner de l’importance et s’affaiblir inconsciemment.
Un léger frémissement, sur sa droite, attire son attention. Thenel Ko, complètement épuisée à la suite de l’exécution de son rituel, semble toutefois s’agiter dans sa léthargie. Quelque chose s’en prend visiblement à elle. Le Côté Obscur… ? Le commandant n’arrive pas à raisonner de façon claire. Le sombre rituel de la matriarche du clan sous la montagne répand ses effluves corrompues jusqu’ici. L’influence du Côté Obscur est telle qu’elle force le maître d’armes à combattre de toutes ses forces. Son mal de tête s’intensifie. Puis soudain, des centaines de voix déformées se mettent à crier à l’unisson dans son subconscient. Le vieux commandant ressent une présence dans la Force, une aura malfaisante… Esmsyl…
L'écho déformé d'un hurlement pénètre son esprit et se répète en boucle.« TOUTE RÉSISTANCE EST FUTILE ! TREMBLE VERMINE ! ET ÉCRASE TOI DEVANT MA TOUTE PUISSANCE ! »
Les lamentations des abjectes voix prennent en intensité. Par pur réflexe, Barristan se bouche les oreilles, sans toutefois parvenir à faire taire les cris infâmes. A côté de lui, la matriarche du clan de la Rivière Folle commence à trembler, probablement en proie, elle aussi, aux sinistres hurlements. Le chevalier impérial tente de faire abstraction de la confusion qui règne en son for intérieur pour porter secours à la sorcière. Ses mains viennent se poser sur la tête de la femme. Il ferme les yeux, prend une inspiration et tente d’apaiser l’esprit de son alliée en faisant usage de la Force. Thenel Ko semble se détendre un peu. Les tremblements de la matriarche disparaissent peu à peu. Alors qu’il se satisfait de cette petite victoire, l’arrière du Renfort Tactique Tout-Terrain s’ouvre lentement. Plusieurs soldats de choc impériaux entrent en trombe dans le véhicule, bientôt suivis dans leur débâcle par l’agent Stan et une guerrière indigène, qui soutiennent le lieutenant Talion. L’officier, dont la jambe droite est en sang, laisse dans son sillage une rigole rouge. Trois autres stormtroopers se replient finalement en bon ordre lorsque tout le monde est à bord. Les portes se referment doucement au moment où un flot incessant de cadavres réanimés se jette sur le blindé.
- Mettez les blessés dans le compartiment avant. Parvient à articuler Barristan en se redressant péniblement.
Plusieurs hommes s’exécutent sans broncher. Les quelques impériaux injuriés, dont le lieutenant, sont transportés vers l’avant afin d’y recevoir des soins appropriés. Une écoutille s’ouvre au-dessus d’eux et laisse passer la silhouette en armure de l’artilleur du canon principal. Il referme la trappe dans la foulée.
- Ces saloperies sont en train de grimper sur le blindé ! Hurle le soldat en désignant le toit à l’aide de son index.
Des beuglements démentiels et le martèlement de dizaines de poings contre l’acier du véhicule viennent confirmer son histoire. Dans le compartiment avant, un vacarme assourdissant se fait entendre. Quelques coups de blaster sont tirés. Puis plus rien. Le pilote du Renfort Tactique Tout-Terrain, un bras ensanglanté, rejoint l’arrière du blindé en titubant.
- Nous… Nous avons perdu le contrôle du véhicule Commandant. Ces saletés ont… Elles ont réussi à briser la verrière du cockpit. Annonce t-il en tentant de maintenir sa main sur la plaie.
Les membres de l’équipage et les quelques stormtroopers ayant survécu au massacre s’observent en silence. Un homme décide de retirer son casque, bientôt imité dans son geste par d’autres. Les soldats impériaux ont l’air résignés. Ils sont prêts à accepter le funeste sort que le destin leur réserve. Barristan, fermement agrippé au poste de contrôle des tirs, ne semble pas de cet avis.
- Nous avons toujours accès aux stations de tir. Et nous tenons encore les compartiments avant et arrière n’est-ce pas ? Demande alors le chevalier impérial, dont le corps se met à trembler.
- C’est en effet le cas, Commandant.
Un nouvel écho, dans la Force, vient torturer l'esprit du vieux commandant.« TU NE COMPRENDS DONC RIEN CHIEN STUPIDE ! TU N'ES RIEN FACE AU CÔTÉ OBSCUR ! LAISSE TOI SUBMERGER PAR LA PEUR ! PLEURE DE TERREUR ! »
- Bien… Accordez-moi... Juste... Un instant...
Un léger silence s’installe après ce début de phrase. Le maître d’armes sue à grosses gouttes. Après d’intenses efforts de concentration, il parvient à dresser une barrière autour de son esprit, le coupant temporairement de l’influence malfaisante du Côté Obscur. Comme par magie, les voix se taisent peu à peu et son mal de tête s’évanouit. Alors qu’il retrouve une certaine forme d’assurance et de lucidité, le commandant affiche sa détermination à poursuivre le combat malgré l’épuisement.
- Tous les hommes aux postes de combat. Je veux des soldats pour sécuriser les portes et l’équipage sur les consoles de tir. Nous n’avons pas encore dit notre dernier mot. Si ces abominations veulent entrer, elles devront d’abord apprendre à demander la permission. Ordonne Barristan d’une voix ferme. Exécution.
- Oui Commandant !
- Et faites moi plaisir, trouvez de quoi soigner votre bras. Pas la peine de repeindre l'intérieur de ce blindé avec votre sang.
Le pilote du Renfort Tactique Tout-Terrain esquisse l’ombre d’un sourire, amusé par la remarque de son supérieur. Les hommes se dispersent, selon les ordres, pour rejoindre un poste qui leur est attribué. Les membres d’équipage s’installent une fois de plus sur les stations de tir du véhicule. Les soldats de choc, pour leur part, piétinent sur place en surveillant les différents accès, arme au poing. Si une de ces horreurs cherchait à entrer, elle aurait alors affaire à quelques impériaux enragés.
- Allez Messieurs. Faites rugir cette bête ! Je ne veux plus entendre une seule de ces saloperies ! Commande le chevalier impérial.
Les canons anti-personnel du blindé se mettent en marche. Chaque trait laser qui vient s’abattre sur l’interminable colonne de morts est précédé d’une détonation assourdissante. Les tirs, s’ils sont dévastateurs, n’ont qu’un impact insignifiant. Chaque cadavre pulvérisé est remplacé par un autre. Le pilote du blindé, dont le bras est désormais bandé, se présente devant le commandant en faisant claquer ses talons.
- Au rapport Commandant. Comment puis-je me rendre utile ?
- On a perdu le contact avec le deuxième Renfort Tactique Tout-Terrain. Essayez de contacter son équipage. Indique Barristan, penché au-dessus d’une console.
- Bien reçu Commandant.
Le véhicule tremble de plus belle lorsqu’une nouvelle décharge est tirée. Plusieurs explosions se font entendre à l’extérieur. Chacune d’entre elles doit probablement emporter plusieurs abominations. Quoi qu’il en soit, les créatures abjectes cherchent toujours et encore à s’infiltrer dans le blindé à en juger les martèlements incessants et les beuglements inhumains. L’équipage du Renfort Tactique Tout-Terrain se donne à fond. Mais cela ne suffit pas.
- Commandant, aucune nouvelle de l’autre équipage. Annonce le pilote installé devant une console. Ils sont probablement morts. Ou alors, leur système de communication est foutu.
La belle affaire… Les voilà donc seuls et sans soutien. Sans moyen de se déplacer non plus. L'arsenal offensif du véhicule est tout ce qui les sépare d’un anéantissement certain. Du moins pour le moment. Quand les munitions auront été épuisées… Il ne leur restera plus qu’à prier pour avoir une mort rapide. Leur seule issue de secours, c’est l’intervention rapide de Base Rancor. Si toutefois ils ont pensé à leur envoyer de quoi se tirer d’ici en vitesse...
- Agent Stan, est-ce qu’on a du nouveau à propos de Base Rancor ? Est-ce qu’ils ont mobilisé des transports pour nous sortir de ce merdier ? Demande alors le maître d’armes de la Chevalerie Impériale.
Le représentant du Bureau de la Sécurité Impériale, dont la tête est désormais recouverte d’un bandage de fortune déjà tâché de son sang, passe du compartiment avant au compartiment central et s’appuie contre la paroi, probablement un peu sonné.
- Affirmatif Commandant. Les renforts sont en route. Indique Stan entre deux salves de tirs.
Enfin une bonne nouvelle ! Peut-être reste t-il un peu d’espoir finalement… Encore faut-il tenir jusque là. Quelque chose lui fait dire que ces créatures de malheur vont tenter une percée avant qu’ils ne puissent évacuer la zone. Son intuition est visiblement la bonne. Le chevalier impérial n’a pas le temps d’aller plus loin dans ses réflexions. L’écoutille du toit s’ouvre et laisse apparaître la tête décomposée d’un mort-vivant hurlant de manière démentielle. Un stormtrooper appuie sur la détente et un trait laser quitte le canon de son blaster. L’abomination est abattue d’un tir dans la tête et son corps tombe mollement dans le Renfort Tactique Tout-Terrain.
D’autres cadavres réanimés tentent de s’infiltrer à l’intérieur. Quelques-uns sont abattus par les soldats impériaux avant même de pouvoir entrer. D’autres parviennent à se jeter dans le compartiment. Un corps-à-corps furieux s’engage alors entre les consoles, dans un espace réduit qui ne laisse que peu de place au combat. Le sabre laser du commandant s’allume une nouvelle fois et fend l’air en vrombissant, délestant une horreur de sa tête, sectionnant une autre au niveau du buste. L’intérieur du blindé s’illumine par intermittence, lorsque les traits laser fusent d’un côté ou de l’autre. Dans la mêlée, un artilleur de l’équipage est égorgé par un mort-vivant et s’écroule sur son poste de tir en tentant vainement de comprimer la plaie. Il s’éteint quelques secondes plus tard en poussant une série de gargouillis perturbants.
- Soldats ! Couvrez-moi ! Rugit Barristan en percutant un énième cadavre d’un puissant coup d’épaule.
La Soeur de la Nuit ressuscitée par l’obscur rituel de la matriarche du clan sous la montagne est plaquée contre un mur par le maître d’armes. Elle se débat en poussant un cri inhumain et fait claquer sa mâchoire en fixant le chevalier impérial dans les yeux. A l’aide de son avant-bras gauche, il la maintient fermement contre le mur du véhicule. Après un bref moment d’hésitation, Barristan abat sa lame sur la créature. Elle s’écroule au sol, privée de sa tête. Autour de lui, les impériaux luttent pour leur survie. Certains pataugent déjà dans le sang de leurs camarades tombés au combat. Cette simple vision l’enrage. Il doit redoubler d’effort. Quel qu’en soit le prix.
Il le faut. Pour l’Impérium. Pour ses frères et soeurs d’armes.
Penché au-dessus de la table à projection holographique, Rakton voit ses troupes se faire décimer. Sous ses yeux, plusieurs véhicules sont rayés de la carte. Les 307ème et 305ème compagnies d’infanterie tiennent encore leurs positions, au prix de lourdes pertes. Ailleurs, la situation est similaire, voire plus désespérée encore. Les secteurs treize et dix-sept sont perdus. Dans ces zones, les impériaux ont été forcés de se replier face à l’agressivité des araignées, après avoir perdu quelques escouades de bons soldats dans l’affrontement. Le secteur quatorze est lui aussi envahi par une marée d’arachnides. Une unité de forcenés les tient toujours en respect, mais pour combien de temps encore ? Le colonel enrage. Ne peut-il donc rien faire pour endiguer le flot des créatures assaillantes ?
Une explosion surgit dans le lointain. Sur la carte, un chasseur TIE frappé de plein fouet par une monture ailée part en vrille puis s’écrase dans une gerbe de feu. Le soutien aérien qu’il a demandé ne change pas l’issue de la bataille. Les escadrons mobilisés font des ravages au sol. Mais ils sont désormais pris en chasse par les sauvageonnes et leurs reptiles ailés. Que faire… ? Bon sang ! Que faire… ? Alors qu’il tente de trouver une solution, des éclats de voix, à quelques mètres du centre de commandement, attirent son attention. Il entend très distinctement “araignées”. Ces saloperies ont-elles trouvé un moyen de s’enfoncer aussi loin dans Base Rancor ? Des tirs de blaster semblent confirmer ce qu’il a entendu. Presque aussitôt, plusieurs membres du personnel quittent la tente, arme au poing, pour tenter de comprendre ce qu’il se passe dehors.
En attendant qu’il obtienne une réponse de ses subordonnés, Rakton se concentre sur ce qu’il a sous les yeux. Un autre secteur est tombé aux mains, ou plutôt aux pattes velues, de l’ennemi. Les araignées géantes enfoncent les lignes impériales comme si elles n’existaient pas. Le colonel soupire doucement. Il doit bien y avoir un moyen de venir à bout de ces maudites créatures. Elles ont une faiblesse. C’est certain. Il suffit juste de la trouver et de l’exploiter. Mais pour l’heure, il se contente de regarder le massacre de ses troupes, presque résigné. Même ses puissants blindés ne peuvent rien faire contre ces saloperies. Pourtant, autour de lui, officiers d’état-major, analystes et agents de liaison s’efforcent de coordonner au mieux les actions des forces impériales. Cette bataille est la leur. Ils savent qu’elle est importante. Et visiblement, ils veulent la gagner à tout prix.
Rakton reprend confiance en voyant ses hommes s’acharner de la sorte. Ces maudites indigènes, avec leurs bêtes et leur magie, ne sont pas de taille face à la puissante machine de guerre impériale. Lorsqu’elles l’auront compris, il sera déjà trop tard.
- La 205ème compagnie d’infanterie est trop exposée. Il faut la dégager. Envoyez des unités de réserve s’il le faut mais faites en sorte qu’elle ne soit pas entièrement anéantie. Tenir le secteur quatorze est d’une importance capitale. Ordonne le colonel, dont la moustache remue à chaque mot. L’artillerie doit redoubler d’effort et intensifier son tir dans les secteurs huit, dix et onze. Il ne faut pas qu’une seule de ces bestioles puisse passer !
Les ordres sont relayés d’un bout à l’autre de la tente de commandement, puis transmis à l’ensemble des unités. Une telle efficacité ne peut s’obtenir qu’après des années d’exercices de ce genre.
- Mon Colonel, on nous informe que le 12ème régiment de mêlée est prêt à recevoir ses instructions. Quels sont les ordres ? Demande un officier de liaison derrière lui.
L’impérial n’a aucun régiment de ce nom sous ses ordres. Il doit donc s’agir d’une unité fraîchement débarquée depuis l’orbite. Dans le cas présent, toute aide est la bienvenue. Quelques milliers d’hommes peuvent parfois changer par leur simple présence le cours d’une bataille. Sur la carte, une nouvelle mise à jour permet de voir la disposition des troupes. Les défenses ouest, comprises dans les secteurs vingt-cinq et vingt-six, sont en train de lâcher. La bravoure des 305ème et 307ème compagnies d’infanterie ne semble pas suffir à repousser les assauts terribles des arachnides et de leurs redoutables maîtresses.
- Le 12ème régiment de mêlée doit se rendre au plus vite dans les secteurs vingt-cinq et vingt-six afin d’assister nos unités en difficulté. Lance finalement Rakton après un bref moment de réflexion. Son intervention devrait soulager les 305ème et 307ème compagnies et leur offrir assez de temps pour réorganiser les défenses avec ce qu’il leur reste d’effectifs.
- Bien reçu mon Colonel.
L’officier tourne la tête vers la console qui lui est attribuée et active son dispositif de communication pour relayer les instructions.
- Base Rancor au 12ème régiment de mêlée. Veuillez vous diriger vers les vingt-cinquième et vingt-sixième secteurs afin de prendre de flanc les forces ennemies. Assistez les unités impériales sur zone et tenez les positions jusqu’à nouvel ordre. Bonne chance. Terminé.
Le colonel essuie du revers de la manche les gouttes de sueur qui perlent sur son front. Sur la projection holographique, les araignées gagnent encore du terrain. Sur certains secteurs, leur progression a toutefois diminué. Les impériaux s’adaptent probablement à leurs adversaires. Ils commencent peut-être à comprendre comment les tenir en échec. Si tel est le cas, maintenir la pression sur ces horreurs s’avère essentiel.
- Contactez le Capitaine Jarus. Qu’il rassemble ses chasseurs et concentre ses efforts sur l’appui aérien rapproché.
- Mon Colonel… Le Capitaine Jarus a été abattu. C’est le Lieutenant Kells qui le remplace à la tête du 44ème escadron. Indique un soldat.
L’information met quelques secondes à s’imprimer dans l’esprit de l’officier supérieur. Un bon pilote, fauché de la sorte… Rakton n’en revient pas. Il déglutit péniblement, puis se ressaisit. Il lui reste encore une bataille à terminer. On pleurera les morts plus tard.
- Peu importe qui commande le 44ème escadron. Transmettez-lui l’ordre ! Exécution ! Clame le colonel d’une voix gorgée de colère. Et faites en sorte que le 45ème escadron se charge de supprimer ces foutues bêtes ailées !
- Oui mon Colonel.
Les directives sont retransmises aux différentes unités aériennes qui survolent le champ de bataille. Au sein du poste de commandement, l’effervescence est totale. Des informations circulent d’un bout à l’autre de la tente, passent de main en main, de bouche en bouche, d’oreille en oreille. Un mal de crâne s’empare de l’officier. Au milieu de ces échanges d’ordres, de statuts des escouades et de rapports de terrain, la voix d’un aspirant parvient à peine aux oreilles de Rakton.
- Mon Colonel ! Plusieurs unités rapportent que les grosses araignées en dissimulent de plus petites dans leur abdomen. Selon ces mêmes rapports, l’usage de lance-flammes est recommandé pour combattre efficacement ces créatures.
Ces saloperies cachent décidemment bien leur jeu…
- Nouveaux ordres pour l’artillerie. Qu’elle cible en priorité les plus grandes araignées. Commande l’officier. Je veux également qu’on déploie des unités du génie équipées de lance-flammes afin de contenir les assauts de ces monstruosités de malheur ! Qu’elles aillent brûler ailleurs !
Sur la carte, les unités se réorganisent. Les chasseurs se rassemblent pour effectuer de nouvelles attaques. L’infanterie manœuvre pour ralentir la progression fulgurante des arachnides. L’artillerie redéploie ses batteries pour acquérir les cibles qu’on lui a désignées. Le grondement incessant des canons fait trembler le sol. Plusieurs silhouettes holographiques sont fauchées dans des explosions. Le colonel, penché au-dessus de la table, demeure attentif aux moindres changements. Jusque là, ses ennemis se sont montrés particulièrement coriaces. Il s’attend encore au pire… Rien n’est joué. -
Post n°28
Auteur : ValiantBrigade Volontaire
12eme Régiment de mêlée
Le convoi des troupes de Cathar fonçait en direction du champs de bataille, le Juggernaut de tête traçant la voie à l'aide de la lame installé sur l'avant, entrainant de son sillage deux autres Juggernauts, les dix camions A5, et le canon MZ-8.
Le colonel O'Mont se trouvait dans son véhicule au centre de la colonne, il reçut la réception de l"état major impérial, la Brigade allait se déployer dans les secteurs 25 et 26 a l'ouest du dispositif défensif.
Étrangement leur interlocuteur leur souhaita bonne chance en annonçant leur affectation, la situation était elle aussi désespérée?
Aussitot le colonel actionna une carte holo sur un écran pour voir ou se situaient ces fameux secteurs, on répercuta immédiatement aux pilotes des véhicules leur destination finale, par l'intercom le colonel annonça la manœuvre.-Plan de bataille Blixus: Déploiement!
Inutile d'en dire plus sur les ondes, chacun sachant exactement ce qu'il avait à faire.
Les blixus étaient des créatures amphibiennes dotées de cinq tentacules et d'une carapace originaires de Scarif.
Le plan était simple, les camions A5 formaient une ligne défensive, les sapeurs utilisant les espaces pour se déployer dans des abris ou dans une tranchée protégés par la tourelle laser des camions. Les trois Juggernauts étant en retrait, deux sur les ailes, le véhicule de commandement au centre de la ligne surplombant la première ligne de défense grâce à leur hauteur.
Leur armement et leur sept artilleurs donnant une puissance supplémentaire , et ces modules lourds blindés serviraient également de force de réaction rapide en cas de contrattaque.Le canon MZ-8 resteraient à l'arrière utilisant les informations données par la première ligne de défense pour éliminer les cibles prioritaire à l'aide de son canon à plasma.
Un plan simple et efficace contre un ennemi conventionnel, mais en arrivant sur place, l’extragalactique comprit immédiatement que ça allait être plus compliqué que prévu.
Des arachnides énormes s'approchaient de la ligne de front malgré le feu des défenseurs impériaux qui avaient également maille à partir avec des araignées plus petites mais surtout plus nombreuses et plus mobiles mais le pire venait du ciel, des reptiles ailées était montées par ces fameuses sorcières qu'avait évoquée Perfect Storm, elles plongeaient en piqués sur les lignes impériales ou empêchaient les quelques chasseurs TIE d'appuyer les forces au sol.
Sur son écran, il voyait déjà les A5 se positionner le long de la ligne de front, les sapeurs sortant immédiatement pour se placer dans les tranchées à coté des troopers impériaux qui voyaient sans doute d'un très bon œil ces renforts arriver même s'ils ne reconnaissaient pas cet uniforme qui n'était pas réglementaire ou leur écusson supportant une flamme incandescente.
A peine en position les traits de laser se multipliaient en direction des araignées , les artilleurs des juggernaut n'étaient pas en reste, utilisant les canons antipersonnels, autant que lescanons laser jumelés et les Lanceurs de grenades.-Gardez les roquettes pour les grosses bestioles!Les artilleurs s’exécutèrent et plusieurs projectiles vinrent percuter les arachnides géantes, certaines s'effondrèrent, d'autres se cabrèrent déversant un torrent d'autres petites araignées sur le terrain, plusieurs langues de feu traversèrent le champs de bataille refluant le plus gros des arachnides, mais celle ci repartirent en avant et encore plus nombreuses.
-Flamme rouge ici Bravo-2 on est submergé!
-Delta 4 on ne va pas tenir longtemps!!
-Renfort! renfort!!
Flamme rouge était l'indicatif du colonel, il voyait sur l'écran que ses lignes se faisaient enfoncer par les créatures, il fallait qu'il envoie déjà ses troupes de réserve.
Alors qu'il s’apprêtait a donner l'ordre , un bruit sourd résonna sur au dessus de leur tête.
Un des brigadier affecté aux tourelles vit sur son écran que deux sorcières s'étaient posées sur le toit du véhicule blindé, il hurla.
-Elles sont sur le toit!
O'Mont jeta rapidement et calmement un œil à l'écran de contrôle avant d'aboyer.-Faites les descendre alors!Un des artilleurs ouvrit une écoutille et monta à l'échelle quelques secondes plus tard, son corps redescendit mais sans sa tête. Un autre sapeur arrosa l'ouverture d'un feu nourri quand il fut bousculé de l'intérieur, quelqu'un ou quelque chose bondit par l’écoutille pour monter sur le toit.
Les mains dans le dos Perfect Storm observa les deux sorcières qui lui faisaient face, hideuses,leur visages pales étaient marquées de tatouages ou de cicatrices , elles tenaient toutes les deux de longs poignards, la première passa immédiatement à l'attaque au moment ou l'echanie déploya son double sabre laser , elle fut coupée en deux sans vraiment avoir eu le temps de comprendre ce qui lui était arrivée.
La deuxième Dathomirienne dégaina une deuxième lame et après avoir pris quelques secondes pour jauger son adversaire, elle passa à l'attaque lames en avant, le sabre laser et les lames en cortosis se croisèrent, après une passe d'arme, le sabre laser traversa le cœur de la sorcière qui s'effondra une étrange grimace sur son visage.
Un cri strident retentit dans le ciel noir de la planète, la monture ailée fonçait vers le Poing de Valiant, celle ci s’apprêtait à le frapper quant le reptile volant fut abattu par un tir croisé de deux brigadiers montés en renfort sur le toit du blindé.
D'un simple signe de tête l'echanie remercia les deux miliciens, elle jeta un œil au sol tout en éteignant son sabre et sauta du toit du Juggernaut amortissant sa chute à l'aide de la Force sous le regard ébahi des deux sapeurs.
Elle atterrit accroupie sur la terre maudite de Dathomir et après quelques secondes d'observation elle partit en courant en direction de la ligne de front, elle se retrouva rapidement au cœur d'une tranchée ou des corps de brigadiers et de troopers étaient allongés pour l'éternité au milieu de cadavres d'arachnide , un sapeur Trandoshan s'acharnaient à coup de crosse sur une araignée, a ses cotés un Klatoonien avait une patte velue plantée dans l'épaule, mais il continuait pourtant à tirer de son seul bras valide , le Dosh remit une cellule d'énergie dans son fusil blaster et continua a ouvrir le feu sur la marée d'araignées qui se dirigeait droit sur sa position, il grogna en les désignant.
-GRRRR Ça vient sur nous!
Storm alluma son sabre et se plaça devant la tranchée, découpant une araignée d'un simple revers de lame, elle enchaina sur une deuxième puis une troisième, le courage de la jeune femme galvanisa le reste des troupes ou était ce l'effet de la Force? Fantassins impériaux et Brigadiers Volontaires se déchainèrent, faisant feu de tout bois appuyés par les troupes de réserve des trois Juggernaut.
Un barrage de tir de grenades fit reculer brièvement les créatures et une dizaine de Trookees? une espèce non humaine réfugiée sur Poln Minor, abandonnèrent leur fusil pour utiliser leur propre vibrolame qu'ils trouvaient tous aussi efficace, et se joignirent à l'Echanie pour son travail de sape, soudain une araignée géante fut frappée de plein fouet par un tir de plasma et s'enflamma, les artilleurs du MZ-8 étaient précis et efficaces, le front se stabilisait dans le secteur.
Entre deux assauts, un trooper vint se placer à coté de Perfect Storm et après avoir pulvérisé un araignée avec sa mitrailleuse lourde il l'accosta.
-Je ne savais pas qu'il y avait des chevaliers Impériaux dans la milice?
L'agent de Valiant le toisa avant de répondre en serrant un peu plus la poignée de son sabre.-Je ne suis ni chevalier ni milicien!Puis ses yeux semblèrent s'illuminer, elle trancha en deux une autre araignée , perplexe le trooper reprit sa position dans sa tranchée, il ne savait toujours pas qui était cette femme, et tout compte fait il préférait peut être pas le savoir.
Les vagues d'araignées déferlaient de moins en moins vite sur la position, laissant le temps aux défenseurs de recharger leur armes, de s'hydrater ou de faire les premiers soins à certains soldats blessés. Mais tous se doutaient que le pire était à venir...
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Post n°29
Auteur : Rek'karCommandant Edel RockSpoiler
Une saloperie de bourbier. Mais une fois dedans, impossible de faire machine arrière ; au moins l’Empire a l’occasion de pouvoir faire tourner sa magnifique organisation ! ça me rappelle le temps où je me suis enrôlée dans l’armée… J’avais fuis ma famille à 16ans, parce que je venais de tuer mon père. Il était alcoolique et nous frappait trop souvent pour que je puisse tenir des comptes… J’ai réussi à me procurer une fausse pièce d’identité et mentir sur mon âge ; heureusement, j’étais tellement amochée par la vie que personne n’y a vu que du feu. Je ne rêvais que d’une chose : amener la droite et la stabilité à la galaxie. Rien que ça. J’en ris encore, après les grandes batailles avec les gars. J’avais été fasciné – même subjuguée – par une intervention impériale sur un gang local : précision, rigueur, efficacité. Voir ces soldats en armure agir de concert, ça m’a convaincue de choisir la voie qui s’offrait à moi !
Être un rouage d’une si grande organisation, c’est devenue une fierté. Tellement que j’ai fini par commander des hommes. C’est vrai, on n’a pas toujours fait des choses propres au sein de l’Empire ; les gens nous aiment pas toujours parce que notre monde est rigide, militaire et parfois un brin despotique, mais quand on voit ce que les gens libres font, on a eu raison de faire ce qu’on a fait.
Aujourd’hui, il faut prouver à la galaxie que les restes des anciens Empire est là, qu’il est toujours fort, puissant et capable de prendre à nouveau le pouvoir. Certes, on est encore sous le giron de la CSI, mais il est certain que l’approche de notre nouvel envol n’a jamais été aussi proche. Je suis persuadé que cette opération a été mise en place par nos « protecteurs » pour jauger notre force – et peut être aussi pour réduire la taille de nos effectifs - ; ce qui n’a pas si mal marché, soit dit en passant.
Sur le champ de bataille, c’est la guerre. Mes hommes luttent au coude à coude avec ces bestioles depuis déjà un moment ; on a eu de sacrée surprises, entre les grognasses volantes, les œufs largués, les araignées géantes, miniature. Ça fait longtemps qu’il n’y avait pas eu autant de challenge !
Enfin, c’est ce que j’aurais dit sir la vie de mes hommes n’étaient pas en jeux, si je ne voyais pas les montagnes de cadavres s’amonceler, colorant la terre de leur sang. Reprenant mes esprits après quelques secondes de divagations, j’observais sur mon bracelet l’hologramme projetant la situation sur les blocs qui nous avaient été affectés ; la conclusion principale, c’est que nous perdons clairement du terrain… On dirait que toute leur force a été condensé ici, pour cet assaut ! Comme si elles déchaînaient tous les feux de l’enfer, enfuis dans ces terres depuis longtemps, pour nous annihiler dans une dernière grande bataille… Dommage pour elle que ce soit face à l’Empire qu’elle aient décidé de faire ça.
Concluant ma pensée, je planche sur la riposte, la réorganisation du front. En fait, ma stratégie est d’avoir donné l’ordre de simuler une perte de terrain tout en plaçant de charges de napalm à divers endroits stratégiques. Il ne me manquait plus que la confirmation de l’escouade Titan pour amorcer le processus.
« - Escouade Titan à l’abri. Préparatifs de l’opération Feu de l’Enfer terminés.
- Bien reçu. A toutes les unités, lancement de l’opération De de l’Enfer. Bon spectacle ! 3-2-1, mise à feu !»
Esquissant un sourire, une vingtaine de charges enflammées se mirent à éclairer le champ de bataille comme en plein jour, créant un souffle à la limite des zones défendues. Tout avait été placé pour épargner les équipements impériaux et éviter les feux impromptus. Les soldats revinrent alors sur leur pas, accompagnés de quelques membres du génie munis d’extincteurs, histoire d’éviter quelconque propagation de l’incendie. En quelques minutes, le terrain qui avait été perdu se trouvait de nouveau sous contrôle impérial.
Après une courte minute d’interruption, le flot d’ennemis devint à nouveau continu, harassant encore et toujours nos défenses. Les hommes n’avaient pas vraiment pu avoir de pauses depuis un moment ; la vigilance quasi permanente qui était nécessaire à l’heure actuelle les rendrait de moins en moins efficace au fur et à mesure… Pourtant, impossible de souffler avec la quantité de saloperie qui se déversait ici.
Soudain, une formation véhiculée émergea des lignes impériales dans notre direction ; surement du renfort ! Pourtant, leur méthode avait l’air moins… conventionnelle ? Ils avançaient dans une étrange formation avec leurs véhicules. Toutefois, une nouvelle aide serait clairement la bienvenue ! A l’heure actuel, les effectifs des deux régiments défendant le secteur devaient avoir perdu le quart des effectifs initiaux… Et encore, c’était peu par rapport à d’autres donc plus de la moitié été tombé sous les crocs de ces araignées.
Rapidement, ils se déployèrent sur le front, venant nous aider. Ma première réaction fut la stupeur : ce n’était clairement pas des soldats impériaux… ils avaient un uniforme différent, tout comme leur blason ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Des renforts de la CSI ? Hum. Peu probable, en dehors de leur droïdes débiles, ils n’envoient que très rarement des soldats de chair et sang. Bon, de toute façon, tant qu’ils combattent de notre côté, c’est le principal ; mais comment être sûr qu’ils ne vont pas interférer avec les autres ? Ou qu’ils gênent des manœuvres impériales par leur non-appartenant au régime ? Plein de questions dont il me faudra attendre la fin du combat pour avoir une réponse.
Une seconde vague de stupeur fut de mise quand l’un des membres de cette étrange unité, armé d’un sabre laser, se mis à découper de l’arachnide ! De nouvelles questions s’ajoutent aux premières… Au moins, ça galvanise les gars, qui doivent sûrement penser que c’est une forme de régiment spécial dirigé par un chevalier impérial, ou quelque chose comme ça. Je demande tout de même une indentification au quartier général et aussi un canal de communication avec eux.
« - Commandant Rock. On est épaulé par une unité étrangère à l’Empire ; sur quel canal nous pouvons communiquer avec elle ?
- Affirmatif, c’est la brigade volontaire de Cathar « Fierté de Cathar ». Ils sont connectés au canal 413. Ils agissent sous autorité impériale. Terminé.
- Bien reçu. »
Alors comme ça, des habitants volontaires de Cather venaient nous rejoindre ? Quelle drôle d’idée… D’autant plus que cela éloigne clairement la possibilité d’avoir un chevalier impérial avec nous… espérons surtout que ce ne sont pas des bleusailles venues se faire massacrer par leur inexpérience… quoi que, si ça sauve la vie de vraie impériaux, c’est pas si mal, au final.
Après quelques minutes de lutte intensive, une accalmie pointa le bout de son nez. La brigade volontaire semblait efficace et le moral des troupes revenait au beau fixe. Enfin quelques minutes pour que les gars puissent se poser. Donnant des ordres aux quelques membres du génie en réserve, une distribution de nourriture sommaire se mit en place ; il fallait à tout prix garder le moral et les forces pour la suite des évènements. Loin d’être un vrai repas, c’était plus de l’ordre de barres énergétiques et autre.
D’un autre côté, des hôpitaux de fortune était en place à l’arrière des lignes et le rapatriement des blessés se mis en marche tout aussi rapidement. Je me suis mis à aider les gars à transporter ceux qui pouvaient encore être sauvé. Pour les autres, nous n’avions que recueillis des dernières volontés. Aussi dur que soi la situation, j’ai écouté les blessés et les mourant, essayant de leur offrir un peu de moral, de félicitation et d’humour pincé.
Une fois ceci fait, je me suis positionné en hauteur sur un RT-TT pour observer la situation, puis j’ai lancé la communication sur le canal 413 :
«- Ici commandant Edel Rock, 305ème compagnie d’infanterie impériale. J’ai eu votre signalement par le bureau des opérations, merci pour le coup de main. On va essayer de restructurer la défense pour optimiser contre ces saloperies de bestioles. Je vous explique rapidement, vous me direz de quoi vous êtes capable. Je compte former une première ligne de lance flamme, épaulés par des soldats qui se débrouillent dans le corps à corps ; vous avez l’air d’être pas mal dans cette rubrique, ça vous dit de les épauler ?
Derrière eux, il y aura une zone qui sera couverte par les tireurs et de l’artillerie lourde, histoire que vous ne puissiez pas avoir de problème. La principale stratégie, c’est de cramer ce qui approche en reculant vers la ligne d’artillerie. Une fois que vous les avez rejoints, l’artillerie balaye la zone – surtout les gros trucs -, puis la compagnie de lance flamme avance pour cramer ce qui arrive. Quand il y en a trop, vous reculez, et ainsi de suite. Vous voyez le topo ? »
Il n’y a plus qu’à attendre leur réponse, histoire de savoir si il fallait intégrer plus de nos gars dans l’équation ou si il serait possible de compter sur cette mystérieuse unité… -
Post n°30
Auteur : Korax EndatoménèsJusqu'ici les défenses tenaient bien mais les cadavres s’accumulaient dans les tranchées et le stock de détonateurs thermiques commençait à s’épuiser. Un autre assaut comme celui-là et des brèches pourraient s’ouvrir dans les secteurs où les combats étaient les plus violents. Les horreurs finiraient par se servir des restes de leur congénères comme pont pour passer les fossés dans lesquels les Impériaux les massacraient. Endatoménès souffla, il savait qu’il devait économiser ses forces car cette vague ne serait certainement pas la dernière et que la suite du combat allait se montrer pour le moins… physique. La nouvelle se répandit vite qu’un clan de sorcières de Dathomir allaient se joindre au combat.
Enfin une bonne nouvelle, pensa-t-il, si la vague d’ennemis n’est pas trop nombreuse, elles pourront nous aider à couvrir les brèches.
Soudain de nouvelles dépouilles réanimées sortirent de la forêt entourant le camp. Le natif de Yaga Minor alluma son comlink sur la fréquence des soldats et ordonna :
« Aux batteries antiaériennes, mettez-vous en position pour supporter la défense terrestre ! »
Il jeta un rapide coup d’œil pour évaluer la situation dans le camp. Ça ne se présentait pas bien. Pas bien du tout. Il estima que l’assaut était trois fois plus violent. Malgré une méfiance visible, les Dathomiriennes aidaient comme elles pouvaient les armures blanches face au mur de chair décomposée qui venait s’écraser sur eux. Le jeune sous-officier tentait de coordonner la défense comme il le pouvait mais, malgré toute sa bonne volonté, les créatures grignotaient du terrain. Ils étaient tout simplement trop peu nombreux. Il jeta d'une poussée de Force deux abominations au sol alors qu’elles tentaient d’achever une indigène qui était tombée sous leurs assauts et l'aida à se relever. Elle semblait étonnée par ce geste. Il savait ce qu’elle pensait, parce qu’il le pensait aussi. Les deux alliés soupçonnaient l'autre de vouloir se servir de lui comme bouclier humain. Mais au fur et à mesure que le combat s’éternisait, il devenait évident qu’aucun des deux alliés n’abandonnerait l'autre. Les sorcières de Dathomir n’avaient plus de moyen de fuir, leurs montures s’étant battues jusqu’à la mort contre cet ennemi innombrable. Outre replacer les soldats pour couvrir les brèches, l’écuyer puisait dans la Force pour éloigner temporairement le danger à l'aide d'ondes de choc.
Dans la violence des combats, l'humain sentait que son utilisation de la Force faisait vaciller l’équilibre instable qu'il tentait de conserver dans son esprit. La peur et la colère l'attiraient comme deux aimants dont le champ magnétique s'intensifiait au fur et à mesure que les vagues de griffes et de lames rouillées s'écrasaient sur la position impériale. Soudain une vision lui fit perdre sa concentration, cette même image qui l’avait perturbé durant la première vague. Merinatopp l'observait avec des yeux jaunes remplis de haine.
Elle ne savait pas comment elle avait pu sortir de ce guêpier sans qu'un de ces macchabées ne l’étripe ou qu'un de ses alliés l'abatte pour désertion. Elle avait semble-t-il bien fait d’écouter la voix qui la guidait depuis son arrivée sur la planète. Elle sourit, elle avait échappé à une mort certaine. Valentina se fichait bien de ce qui pouvait bien arriver à ses anciens camarades, elle faisait confiance à la voix qui lui promettait la puissance. Elle ne supportait pas que Korax, l’éternel deuxième, lui soit passé devant. Elle jeta son casque et ricana, son ancien camarade de classe devait déjà n’être plus qu’un cadavre déchiqueté. Une punition qu’elle jugeait juste pour avoir failli lui coûter la vie.
Marchant au hasard, guidée uniquement par son instinct, elle arriva dans une clairière. Deux indigènes lui tombèrent dessus, la menaçant de leurs armes. L'ex-stormtrooper lâcha son blaster.
-Amenez la à mère Esmyl, aboya une troisième Dathomirienne derrière elle.
Les trois femmes lui bandèrent les yeux. Et le trio commença à se déplacer à travers l’épaisse forêt. Valentina pesta :
Tout ça pour ça ! Échapper à la mort pour se faire capturer et probablement tuer après ! Et pourquoi la voix ne l'avait pas prévenue ? Était-ce son but ? Devait-elle être capturée ?
Le trajet lui parut interminable, elle manquait de trébucher sur une racine tous les 10 mètres. Pendant qu'elles évoluaient à travers la dense végétation, l'air se rafraîchit peu à peu. La nuit était en train de tomber, elle pouvait le voir à travers son bandeau.
Après plusieurs heure de marche pénible, elles arrivèrent à la destination prévue, ses geôliers lui ôtèrent son bandeau. Elles se trouvaient à l’entrée d'une grotte visiblement aménagée. Le quatuor pénétra dans la cavité rocheuse et se retrouva devant la monumentale porte d'un temple où d'un tombeau. Une fois à l’intérieur, l’ex-stormtrooper put observer le camp des Sœurs de la Nuit ; des tentes en peau tendues un peu partout autour d'un grand feu. Les trois guerrières lui firent traverser le camp et descendre dans les profondeurs du temple. Elle arriva dans une petite crypte comportant un autel et de nombreux autres objets qu’elle n’avait jamais vu. Au centre de la pièce se trouvait une vieille femme qui lui dit avec un sourire :
-Je vois que notre invitée est arrivée. Bienvenue chez toi, mon apprentie.
Merinatopp comprit immédiatement que la voix, c’était elle, et qu’elle allait lui donner ce dont elle rêvait. Elle se mit à genoux et dit :
-Apprenez-moi, maîtresse.
La vague d’ennemis était si grande que le périmètre devenait intenable. Korax ordonna à toutes les unités de reculer ; avec un peu de chance, ils pourraient tenir un périmètre plus restreint. De toute manière, les tranchées étaient remplies de cadavres et elle ne ralentissaient plus vraiment les carcasses réanimées. Les ordres de son maître lui donnèrent raison, ils devaient se replier en ordre vers les blindés en attendant les transports. Le jeune homme était en première ligne, il essayait de permettre à un maximum de soldats d’embarquer à bord des deux blindés. Il avait remarqué que la colonne vertébrale des abominations était vulnérable au niveau du cou et qu’un coup ou une poussée de Force bien placée détachait la tête du corps en putréfaction. Mais la fatigue se faisait ressentir et son esprit semblait être une bougie prise dans une tempête. Il sentait un étau sombre se resserrer sur lui et une douleur atroce commença à l'assaillir. Avant de perdre conscience, il sentit deux soldats l'agripper et le tirer du combat acharné qui se déroulait entre les derniers soldats encore hors des blindés. La plupart des sorcières avaient déjà embarqué, victimes du même mal mystérieux.
Quand il ouvrit les yeux, il était complètement perdu et avait l’impression qu'on jouait de la batterie sur son crâne. Il se trouvait dans le compartiment arrière d'un blindé. Les médecins de campagne s’affairaient autour de lui. Nombre de Dathomiriennes étaient encore inconscientes. Après avoir éclairci son esprit, il alla aux nouvelles auprès de l’officier le plus proche. Celui-ci l'informa de la situation plus que critique dans laquelle ils se trouvaient, piégés dans un RT-TT dépourvu de radio, attendant leur extraction. Korax régla son comlink sur la fréquence des officiers de l’opération mais la carcasse blindée du véhicule brouillait le signal. Pris de violentes migraines, l’impérial tentait de se calmer et de se reposer un peu, que pouvait-il faire d'autre ? Les abominations allaient avoir du mal à pénétrer l’épais blindage conçu pour résister aux armes de gros calibre. Il aperçut dans un coin du compartiment un des soldats de son escouade, Antje Dunkel. Il lui demanda des nouvelles de l’escouade. Elle lui répondit qu'ils avaient tous survécu cette fois ci mais que Merinatopp était portée disparue, elle avait coupé son comlink pendant la bataille. Les deux Impériaux s’étonnèrent de cette désertion, l’ancienne camarade de classe de Korax étant connue pour sa discipline et son mépris du danger. Intérieurement, le jeune homme était rongé par l’inquiétude, sentiment amplifié par l’atmosphère saturée par le côté obscur. Était-ce la vérité qu'il avait vu, Valentina aurait-elle rejoint les rangs ennemis ?
Il avait du mal à réfléchir, il partit s’asseoir dans un coin du compartiment et commença à se masser les yeux et les tempes pour tenter d’apaiser sa douleur au crâne. Il s'allongea et ferma les yeux pour essayer de dormir quelques minutes mais l'image des jeux orangés de son amie d’enfance persistaient dans l’obscurité de son esprit embrumé par les pouvoirs de la sorcière. Au bout de quelques minutes les yeux fermés, le sommeil ou l’inconscience l'enveloppèrent, probablement un peu des deux. Même endormi, il restait agité, hanté par des cauchemars peuplés d’êtres aux yeux jaunes et de temples imprégnés par la mort et les ombres.
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Post n°31
Auteur : ValiantBrigade Volontaire12eme Régiment de mêlée
Les coups d'estoc de Perfect Storm avait redonné le moral aux troupes des vingt-cinquième et vingt-sixième secteurs, tandis qu'un feu d'artifice illuminait le champs de bataille brulant sur place de nombreuses créatures.
Depuis son Juggernaut, le colonel O'Mont observait la bataille orientant les tirs d'artillerie sur des cibles bien précises pour permettre à ses hommes de restructurer leur rang ou renforcer leur position.
On avait bandé le bras du Klatoonien, et distribuer des munitions, les bléssés les plus grave étaient soignés dans un camion reconverti en infirmerie ambulante, mais miss Galard, la pauvre infirmière militaire était débordée devant l'afflux de corps meurtris, elle ne pouvait qu'injecter des anesthésiants et poser des poches de bacta ici ou la.
La brigade volontaire avait encaissé de plein fouet le premier assaut, mais maintenant, elle semblait s'être mieux organisée pour défendre chèrement sa position. Dans les tranchées, impériaux et volontaires se serraient les coudes face à leur ennemi commun.Un message arriva soudain sur l'intercom de l'extragalactique, le commandant Edel Rock, 305ème compagnie d’infanterie impériale voulait organiser une contre attaque, il était temps de reprendre l'offensive, le plan de l'impérial était simple est efficace, une rangée de lance flamme, appuyée par une rangée de sabreurs qui progresse jusqu'à la ligne d'artillerie qui nettoiera ensuite la zone, l'opération se déroulant à plusieurs reprises.Tôt ou tard, le flot d'arachnide allait bien finir par se tarir...O'Mont relaya ses ordres à ses chefs d'unités combattantes, le Poing de Valiant commanderait l'unité de sabreurs, son double sabre laser servant d'étendard.Déjà les Trookees et leurs lames cérémoniales s'étaient alliées à l'echanie pour découper les créatures, d'autres sapeurs les rejoignirent, comme un Noghri et son bâton Stokhli, un Kaleesh et son épée lig ou encore quelques Tarisiens et leur matraque paralysante vulkar et d'autres sapeurs armés de vibrolames. un peloton atypique mais qui s'avérerait certainement très efficace dans cette situation. Le colonel envoya une réponse à son homologue Impérial tandis que ses engins se plaçaient en position pour une éventuelle contre offensive.Ici Flamme Rouge, votre plan de bataille est adopté, je place l'unité Main de Danjou sous votre autorité.
Le capitaine Danjou était un ancien officier Cathar mort glorieusement durant une bataille dans l'espace sauvage et O'Mont connaissait la puissance des symboles lors d'affrontement spécialement aussi sinistre que celui ci.
Les membres de l'unité nouvellement constituée se rassemblèrent autour du Poing de Valiant, celle ci soupira, elle aurait préfèré affronter des adversaires à sa mesure comme les sorcières de la nuit, mais celles ci envoyaient des créatures pour affaiblir les rangs Impériaux, mais nul doute que tôt ou tard elles sortiraient de l'ombre pour se mêler à la bataille.
Et à ce moment, la, elles devraient croiser le fer avec la dernière Servante Echanie. En attendant elle devait encourager ses hommes, après tout elle avait partagé des moments compliqués avec eux sur Helska IV lors de son entrainement et ils combattaient les mêmes ennemis.
-Ne baissez pas la garde sapeurs et on s'en sortira!
Les sabreurs échangèrent des regards entendus, cette planète était un vrai enfer et ils devraient combattre des démons mais qui de mieux que Perfect Strom pour les guider dans cette bataille? Les flammetroopers vinrent se placer en rang serré sur le champs de bataille, l'Echanie ordonna à ses sapeurs de se placer derrière eux , il était temps maintenant de passer à l'offensive... -
Post n°32
Auteur : Rek'karCommandant Edel RockSpoiler
Le bruit au talkie fut doux à mes oreilles : l’aval des supérieurs pour la mise en place de ma contre attaque impériale ! Enfin ! Le temps est venu de montrer à ces saloperies de quel duracier se chauffe l’Empire ! Fini de subir. Maintenant, c’est nous qui allons renvoyer ces araignées d’où elles n’auraient jamais dû sortir : le néant.
Comme demandé, l'unité de sabreur fut bientôt à notre niveau, prête à en découdre ! Les membres firetrooper de la 305ème étaient déjà en piste et venaient de se regrouper en une ligne bien droite, face au front et au chaos.
Arrivant de leur dos, je brandis une vibrolame vers le ciel, hurlant avec toute la rage de mon corps :
“- Pour nos camarades tombés au combat ! Pour tous ceux qui ont un jour combattu sous la glorieuse bannière de notre Empire ! Pour la victoire ! Pour l’Empire ! 305ème compagnie, faites honneur à notre nation ! Montrez-leur à quel point il est irresponsable d’oser défier l’Empire ! 305ème compagnie, brûle !
- 305 ème compagnie, brûle ! répétèrent en choeur tous les soldats de l’escouade
- 305ème compagnie, écrase !
- 305ème compagnie, écrase ! répondent les soldats à l’unisson
- 305ème compagnie, pour l’Empire !
- 305ème compagnie, pour l’Empire !terminent les voix mêlées de l’escouade ainsi que d’autres soldats s’étant pris au jeu”
J’aime voir mes troupes gonflées à bloc ! J’abaisse mon arme en hurlant :
“- A l'assaut ! Pas de quartiers, pas de prisonniers !”
La ligne se met en marche, méthodiquement. Les créatures qui osent s'approcher sont carbonisées, celles qui optent pour le revers sont massacrées par les sabreurs. En quelques minutes, c’est le carnage côté des araignées : la 305ème a repris l’intégralité du territoire qui avait dû être cédé auparavant.
La discipline de fer que je leur ai inculquée le long de ces années fait un formidable effet ! Je demande un renfort sapeurs au talkie. En quelques minutes, un avant-poste est monté, barricadé et prêt à être défendu. La ligne qui le relie au précédent front est sécurisée par des tourelles lance-flamme.
L’artillerie est finalement avancée, pour pouvoir enfin atteindre plus profondément dans les lignes adverses ! J’ordonne de décimer les forces en amont des fronts débordés, autant que possible, histoire de couper le remplacement presque constant des araignées qui meurent au combat ailleurs dans le camp.
L’odeur est atroce. ça sent la chair calcinée, la poudre, le sang, la terre. La mort. mais pourtant, ça ne me gêne pas vraiment ; je me sens vivre à plein régime. J’ai la tête pleine d'idées les plus farfelues les unes que les autres ! J’ai envie d’en découdre !
J’annonce au talkie :
“- Opération reconquête menée avec succès. La 305ème est prête à mener une offensive en dehors de la zone initiale de défense ! On a commencé à bombarder derrière les lignes de front ennemi pour essayer de vous laisser de la marge de manœuvre sur les compagnies submergées !
Je vous propose un modèle simple : on avance comme on vient de faire, nos sapeurs étendent l’avant poste tous les 50 mètres parcourus, histoire qu’on se fasse pas prendre en tenaille; une fois qu’on a capté l’attention d’un gros morceau de troupe, on lui envoie suffisamment de quoi lui faire comprendre qui sait qu’on est dangereux. Dès qu’il mord à l’hameçon, on recule comme si on était subitement submergé jusqu'à ce qu’il soit à portée d’artillerie.
A ce moment là, on rompt les rangs d’un seul coup et on les bombarde tellement fort qu’on enfoncera même leurs ancêtres dans cette @£*!&% de forêt ! Je demande votre accord pour l’opération ‘Pêche au gros !’ ”
Un seul “go” et je suis prêt à me lancer corps et âme dans la bataille. Venger mes camarades, empêcher que plus de valeureux soldats perdent la vie dans ce sale bourbier, leur faire payer l’affront fait à notre Empire ! Jamais vous n’aurez une once de ce que nous sommes ! Jamais vous n’aurez autant de valeur que le moindre des trouffions qui se battent ici ! Jamais !
