La parole est à la sentence
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Post n°1
Auteur : TericaraxC'était une journée radieuse sur Géonosis. Par radieuse, on entendait naturellement que le soleil – à présent presque à son zénith – était particulièrement accablant et que la chaleur au sol était absolument épouvantable. Les géonosiens eux-mêmes avaient trouvé refuge dans les ruches qui parsemaient le désert de la planète orange, en quête de fraîcheur. Même les droïdes – pourtant capables d'opérer dans le vide spatial – semblaient souffrir de l'insupportable température, se plaçant l'air de rien dans les rares ombres jetées par les bâtiments couleur ocre. Les rues de Toskrew city étaient vides. Quand la chaleur atteignait des pics aussi élevés, il était bien plus sage de rester en intérieur et profiter de l'air conditionné, et c'est ce que faisaient les habitants actuellement. Toute vie avait déserté la cité. Il aurait fallu être fou pour se promener dehors aujourd'hui.
Fou, ou simplement confédéré songea le neimoidien, droit sous le soleil. C'était un fidèle représentant de son espèce, à la peau parcheminée et verte. Au milieu de son visage, deux yeux d'un rubis opaque lorgnaient le ciel, les paupières plissées pour ne pas être gêné par l'aveuglant soleil. Il portait sur la tête une de ces charmantes couronnes de toile que ceux de son genre affectaient tant, assortie comme le voulait la mode sur Cato Neimoidia d'une robe longue à collerette d'un velours violet qui, certes, le protégeait des furieux rayons du jour mais lui tenait aussi affreusement chaud. Sous cet habit de parade typique des siens, Hankki Nuts – car c'était son nom – cuisait à petit feu.
Pour se rafraîchir, il agitait devant lui un éventail noir bordé de pourpre, mais le vent faiblard n'était qu'une bien maigre consolation.
Qu'il faisait chaud bon sang ! Pourquoi avait-on choisi cette planète comme capitale ? On aurait pu prendre un monde bien plus agréable et vivable, un monde avec des forêts plutôt que du sable, de la pluie plutôt qu'une chaleur infernale...Une planète comme Cato Neimoidia par exemple ! Mais non, il avait fallu à la place que les premiers généraux de la C.S.I choisissent cet endroit de malheur. C'était désolant. Une goutte de sueur coula le long de sa tempe, qu'il essuya machinalement de son épaisse manche gauche. Il aperçut enfin, au bout de la rue qu'il fixait depuis si longtemps qu'il avait perdu le compte des minutes, une forme. L'air ondulait à cause de la chaleur, et la forme elle-même semblait vibrer dans le vent ardent, un peu à la façon dont vibrait le cow-boy au bout de la ville dans les vieux films de western. C'était en général la scène où il arrivait, justicier, pour abattre de son revolver laser les vilains aliens imbibés d'alcool semant le chaos et le crime dans un petit village sans prétention.
Mais Hankki Nuts, tout alien qu'il était, n'était pas imbibé d'alcool et il semait encore moins le crime. La seule chose dont il fut coupable aujourd'hui c'était de crever sous la canicule à tel point qu'il se maudissait d'avoir un jour accepté son poste. Mais aucun justicier ne l'aurait abattu pour ça. Et puis celui qui arrivait en face de lui n'était certainement pas un cow-boy. D'accord, il portait bien un blaster, dormant tranquillement dans un holster sur sa hanche droite. D'accord, il portait une longue veste qui claquait derrière lui, noire, comme le cow-boy aurait eu son cache-poussière. Comme le Sherriff avait son étoile au torse, l'individu portait des médailles sur sa veste, qui s'agitaient à chaque pas qu'il faisait. Et, oui, il portait effectivement un chapeau. Mais ça n'était pas un chapeau de cow-boy, plutôt un gros képi noir, donc ça ne comptait qu'à moitié. Et puis, pour être un cow boy il fallait croire en l'âme de son arme, pas vrai ? Ou bien c'étaient les Jedi ça ? Au fond, on s'en moquait. Hankki Nuts n'avait jamais été bon avec la pop culture de toute façon.
L'individu qu'il suivait des yeux (tout en se ventilant de son si vital éventail) commençait à grimper les larges marches qui descendaient vers la rue d'un pas égal. Il ne pouvait qu'admirer son courage. Venir à pied, sous ce soleil de plomb, habillé de noir ! En plus, c'était sans doute du cuir qu'il portait. Oui, ça se voyait, c'était trop brillant pour être juste du coton de bantha. Par la barbe de Maar Shane, cet officier avait une volonté de fer, il devait mourir de chaud sous tout cet attirail !
Plusieurs gardes magna lui emboîtaient le pas, sans doute les seuls fanatiques qui auraient accepté de le suivre sous cette chaleur.
Lorsque enfin le personnage arriva à hauteur de Hankki Nuts, celui-ci lui adressa un sourire et lui tendit la main.
- Bonjour mon colonel ! Vous êtes en avance, la séance ne débute que dans un quart d'heure...Enfin, j'imagine que c'est pour pouvoir coordonner au mieux la sécurité, c'est bien ça ?
- Le Consulat ne m'envoie pas que pour contrôler la sécurité, répondit le militaire derrière son masque à gaz. Il désire aussi que je prenne part à la réunion, pour faire savoir la volonté de la C.S.I en matière de politique, à défaut d'un conseil militaire complet. J'ai à charge de transmettre les informations que le Consulat estime nécessaire au sujet de l'opération Frappe Noire et au sujet des Sith.
Le neimoidien tenta de dissimuler son trouble. L'opération Frappe Noire ? De ce qu'il savait, c'était le nom de code pour l'intervention musclée de la C.S.I sur plusieurs planètes mineures. Les rumeurs disaient que des Sith avaient frappé là, mais que la Confédération était intervenue à temps pour limiter les dégâts et attraper les adeptes noirs. Il était difficile de démêler le vrai du faux, entre les rumeurs qui circulaient sur l'holonet et la propagande confédérée. Mais si le colonel Cinder affirmait pouvoir en parler devant toute l'assemblée des préfets alors. Le personnage s'était un instant détourné de Hankki Nuts, distribuant ses instructions aux IG-100 derrière lui d'une voix calme et égale, ignorant royalement le soleil qui s'évertuait à le brûler vivant. Alors que les gardes se dispersaient aux quatre coins du palais, le personnage se retournait à nouveau vers le neimoidien.
- Nous discuterons plus confortablement à l'intérieur, président Nuts.
Le président de l'assemblée des préfets hocha de la tête, il n'allait pas se faire prier pour enfin entrer à l'intérieur ! Les deux se tenaient à la vérité sur le perron du palais. Certes, c'était un perron qui devait faire plus de cinquante mètres de long et qui entourait tout le bâtiment de façon circulaire, et d'accord on aurait pu y poser un vaisseau si on l'avait voulu...Mais c'était un perron quand même...En un sens...
Il ne leur fallut, du reste, pas longtemps pour rallier l'intérieur, laissant au dehors le soleil qui, dans un dernier effort rageur, tambourina sur les grandes portes d'acier de tous ses rayons. Mais, trop tard ! Le colonel et le neimoidien s'en étaient allés hors de sa portée, et il ne pouvait rien y faire !
Tout en savourant la fraîcheur de l'air conditionné avec une grande inspiration, le neimoidien mena le colonel à travers un dédale de couloirs et de marches en colonnes. On avait aménagé le marbre et les piliers pour simuler une impression de grandeur, c'était une architecture très proche de ce qu'on aurait pu trouver sur Muunilinst pour tout dire : le palais était un chef d’œuvre d'art néo-classique et si l'on pouvait penser cette expression alors que cette civilisation n'a jamais existé dans cette galaxie, on jugerait ce palais de temple sortit tout droit de la Grèce antique.
Mais à la place des idoles d'Apollon et de Zeus, on trouvait figés dans le marbre les plus grands de la C.S.I : à la place des formes athlétiques du dieu solaire, à la place des pectoraux saillants et de la carrure angélique qui auraient fait fantasmer les femmes et jalouser les hommes, on trouvait là une petite forme drapée sous une capuche. On avait taillé dans la pierre des yeux sous la capuche. Au final, c'était une petite bure naine, avec deux yeux comme unique "visage" qui était façonné là. C'était une statue..de Jawa. Incongrue figure, au milieu de généraux ô combien plus imposants, mais pourtant c'était cette statue – haute de cinq mètres – qui inspirait à Nuts le plus grand respect. Lorsqu'il la regardait, il se sentait emplit d'une humilité toute neuve ainsi que d'un brusque élan patriotique. L'ex général séparatiste Mufus - car c'était lui qui était représenté ici - avait sa propre idole dans le palais préfectoral, en tant qu'ancienne figure de l'âge d'or séparatiste, un héros de la cause. Il avait toute l'admiration de notre neimoidien qui, loin d'être envieux de la gloire de l'originaire de Tatooine, ne pouvait qu'honorer intérieurement ce personnage qui avait à son avis apporté à la Confédération bien plus que simplement des batailles gagnées. Il avait donné à la C.S.I. une identité, le souffle pour perdurer à travers toutes les guerres; c'était sans doute grâce à ce Jawa - et d'autres, mais Nuts aimait bien l'honorer lui - que la Confédération avait survécu à une république et deux empires.
- Étonnant comme parfois ce sont les plus petits êtres qui accomplissent les plus grandes choses hein ? Dit le président, la gorge nouée par l'émotion.
Le colonel ne répondit pas et Hankki ne le troubla pas plus avec ses réflexions. Les couloirs étaient bordés – tout naturellement – de figures immobiles bien moins figuratives ; des droïdes assuraient la garde partout dans l'endroit, qui était bien plus une forteresse que sa simple apparence n'aurait pu le laisser entendre. Le duo déboucha enfin devant une large pièce. Pièce ne s'appliquait en réalité plus vraiment pour décrire l'immensité du lieu ; le sol se poursuivait en une petite plate-forme et des balcons rectangulaires multiples, qui s'étiraient toujours plus en avant à mesure qu'on s'approchait du sol, situé follement plus bas. Nuts connaissait par cœur chaque siège de cet endroit. Huit-cent cinquante quatre sièges, c'était le nombre exact, répartis sur vingt étages de balcons. On parlait de siège, mais il s'agissait en fait vraiment d'une sorte de bureau avec projecteur holographique, d'où chaque personne pouvait prendre la parole. Il y avait bien entendu son propre bureau, ainsi qu'un toujours réservé si un envoyé de l'Etat-Major (comme le colonel Cinder maintenant) devait intervenir. Il y avait aussi un siège réservé aux « invités » ; c'était (mais le cas ne s'était jamais présenté jusque là) pour ceux qui n'étaient absolument pas séparatistes mais souhaitaient s'exprimer devant l'assemblée. Un siège qui aurait pris la poussière depuis longtemps, sans le soin constant et minutieux des droïdes de ménage.
Grâce à l'hologramme, on pouvait bien entendu participer aux séances sans être directement sur Géonosis – question pratique. Toutefois, le Consulat avait demandé une présence sur Géonosis. Cela signifiait assurément que les mondes les plus pro-éminents de la Confédération ne manqueraient pas cette occasion pour faire déplacer leurs représentants en chair et en os. Une démonstration de puissance, en quelque sorte, un luxe que les mondes les plus éloignés ou pauvres de l'hydre confédérée ne pouvaient pas se permettre ; c'était une façon pour les préfets de s'approcher du pouvoir, comme les courtisans du roi. Faire acte de présence, c'était s'attirer les faveurs des instances militaires séparatistes...Ce qui était toujours une bonne chose.
Bien entendu, si la séance allait tourner autour de l'opération Frappe Noire, alors seuls les préfets des mondes touchés avaient vraiment intérêt à être présents. Il était ainsi très peu probable que quiconque d'autre ait reçu l'invitation à la séance, et que tout se déroulerait de voix vive...
- Au passage, commença Cinder, nous n'attendons pas que les préfets. Les dirigeants du Clan Bancaire, de la Fédération du Commerce et du Techno Syndicat seront de la partie, ainsi qu'un porte-parole de l'Impérium.
Nuts lui jetait un regard, alors qu'un droïde protocolaire, dans un coin de la salle, annonçait d'une voix féminine et doucement artificielle midi moins dix. Il ne fallut que quelques minutes aux représentants commerciaux de la Confédération pour arriver, précédant les préfets avec la hâte des croque-morts. La séance allait bientôt débuter. -
Post n°2
Auteur : Asavar PhocasLe Palais préfectoral de Géonosis. S'il y avait bien une chose qui valait qu'on y prête attention sur ce misérable tas de poussière qui tenait lieu de monde-capitale de la Confédération, c'était cela. Ce bâtiment rappelait à lui seul pourquoi la CSI était la nation la plus stable de la galaxie, pourquoi moult individus disséminés aux quatre coins de l'univers frémissaient à la simple évocation du nom de la Confédération séparatiste. Dressé majestueusement au milieu des bâtisses de Toskrew City tel un roc au milieu de l'océan, le Palais étincelait d'un magnifique éclat doré, sa façade de marbre blanc réverbérant les rayons brûlants du soleil de Géonosis.Brûlant. Suffocant. Infernal... La liste des adjectifs ayant pu qualifier le climat de la planète en cette fin de matinée était immense, et aucun des termes qui y figuraient ne donnaient envie de s'attarder dans cette fournaise. J'avançais néanmoins avec conviction, suivi de prêt par Dakul, mon fidèle garde du corps. "Fidèle"... Cela restait en réalité à être démontré étant donné que je n'avais fait la rencontre du mystérieux personnage que le matin même. Cependant, mon instinct me disait que je pouvais faire confiance à cet individu - chose suffisamment rare pour être soulignée.Le Président Bortan et son escorte - une escouade de cinq magna-gardes dont les capes étaient frappées du saut du Techno-Syndicat - nous attendaient déjà à quelques mètres du perron. Le regard de l'homme d'affaires se tourna vers mon compagnon.
-Dakul je présume, entama-t-il? Le secrétaire Wanbor m'avait déjà parlé de vous mais je ne m'attendais pas à vous voir assurer la sécurité de notre Haut-Prospecteur.
-Le secrétaire général lui-même m'a envoyé, répondit humblement le géant.
-Une sage décision. Cependant, j'ai peur que vous ne nous soyez pas d'une grande utilité ici: seuls monsieur Phocas et moi-même sommes autorisés à assister à la réunion. Vous attendrez donc le retour de votre maître avec ma garde rapprochée à la sortie du Palais. Me suis-je bien fait comprendre?Le guerrier Skakoan acquiesça d'un hochement de tête et s'inclina en guise de respect envers le Président du Techno-Syndicat. Satisfait, Vardek Bortan m'invita à le suivre à l'intérieur de l'édifice d'un geste de la main. L'intérieur du monument était tout aussi imposant et somptueux que la façade, et une série de statues rendant hommage aux grands hommes ayant fait la gloire de la Confédération donnait une atmosphère solennelle aux couloirs de la bâtisse. A une dizaine de mètres de nous, un dignitaire Neimoidien accompagné d'un officier supérieur de l'armée confédérée s'émerveillait devant une statue du général Mufus. Il ne faisait aucun doute que le petit Jawa avait marqué de son sceau l'Histoire de la CSI et de la galaxie toute entière et qu'il inspirait la fois admiration, respect et terreur. Chez moi, cette statue avait d'autres effets: elle me rappelait le souvenir d'ennemis que j'avais écrasé lors de mes beaux jours sur Skako, alors que ce cher Mufus venait tout juste de mettre à ses pieds la CSI suite à son coup d'état.
-Il s'agit d'Hankki Nuts, me souffla le Président, interrompant ainsi le fil de ma pensée.
-Je vous demande pardon?
-Le Neimoidien. Son nom est Hankki Nuts. Il est le président de l'Assemblée des Préfets.
-Ah oui, il me semble avoir lu une fiche sur lui dans le dossier que vous m'avez fait parvenir.
Mon regard se posa sur le militaire. Il avait indubitablement un certain charisme. Son masque à gaz lui donnait des allures de machine, et, tel une machine, il semblait froid, efficace et impitoyable.
-Et de qui s'agit-il, interrogeai-je mon supérieur au sujet de l'officier?
-C'est le colonel Cinder du Conseil militaire, me répondit-il l'air sombre. C'est un individu rusé... Nous sommes venus dans un endroit dangereux peuplé de requins affamés monsieur Phocas. Restez sur vos gardes.
-Un attroupement de requins affamés, soupirai-je... C'est effectivement une bonne façon de décrire cette assemblée monsieur le Président. D'ailleurs, nous ne faisons pas exception à la règle: nous sommes dangereux nous aussi... voire mortels.
-Oui, ricana mon supérieur. Cela ne fait aucun doute. Mais tant que nous sommes exposés à la lumière comme nous le sommes en ce moment, nous devons faire preuve de bonne volonté, voire de soumission envers l'autorité de cette assemblée de prédateurs. Conservons nos fourberies pour l'ombre, car c'est là que nous demeurons. Nous accroîtrons notre influence à l'insu de nos camarades séparatistes et paraîtrons comme des confédérés modèles à leurs yeux... C'est à cette unique condition que nous conserverons notre puissance et que nous atteindrons les sommets du pouvoir. Après tout, le meilleur tour que le diable n'ait jamais accompli fut de faire croire au monde entier qu'il n'avait jamais existé.
Cette dernière phrase me marqua profondément. Je demeurais d'ailleurs muet et pensif alors que le Président et moi atteignîmes enfin l'Assemblée avec quelques minutes d'avance. -
Post n°3
Auteur : Baron RisskGéonosis... Capitale de l'empire séparatiste.
Rissk utilisait volontairement cet adjectif, car malgré les apparences et le nom, la Confédération des Systèmes Indépendants était un véritable empire territorial et économique. Peut-être même le plus puissant et le plus viable. De mémoire de lézard, elle avait toujours tenu en échec ses ennemis, qu'ils soient républicains, impériaux ou autres.
L'âge d'or séparatiste... Cette planète reflétait l'état actuel de la CSI. Sous une chaleur accablante, le Trandoshan pouvait enfin admirer les nombreuses bâtisses qui se présentaient à sa vue perçante. Les ruches géonosiennes, qui dominaient le paysage, venaient côtoyer les innombrables bâtiments préfabriqués séparatistes. Ici et là, la foule se faisait plus ou moins dense. Malgré les températures pour le moins extrêmes, quelques uns trouvaient le courage de sortir au grand jour. Les affaires n'attendent pas comme certains disent.
Le Trandoshan flânait donc dans des rues plus ou moins désertes, canne sous le bras, à la recherche de la pépite rare qui ferait son bonheur. Il s'imagine déjà passer un bon moment dans un de ces établissements que l'on appelle fréquemment "cantina".
De temps à autre, les cliquetis des patrouilles de droïdes venaient se répercuter contre les murs des ruelles et rappelaient à tous la présence militaire séparatiste. Mais beaucoup d'étrangers n'y faisaient pas attention, trop occupés à trouver un établissement accueillant où finir leur tournée des bars, ou bien en train de décuver sur le sol. Ramassis de vermines en quête de gloire et d'action, ou de citoyens en manque de "chaleur humaine".
Il était étrange pour le Baron autoproclamé de voir autant de cultures différentes se côtoyer. L'ensemble hétéroclite qui formait la population locale (temporaire ou non) et les activités nombreuses qui pullulaient ici et là reflétaient parfaitement l'apogée de la Confédération des Systèmes Indépendants.
Les rayons du soleil qui se faisaient insistants sur la peau écailleuse du lézard bipède semblaient lui ôter toute la frustration qu'il avait put accumuler à bord du vaisseau de la Préfète. Les regards noirs du chevalier d’Éon et l'attitude froide de Maar Shane avaient fini par le rendre plus que perplexe. Le trajet avait été long, trop long au goût du Trandoshan, malgré les quelques politesses échangées. Il était en outre bien content de pouvoir fouler le sol géonosien dans la solitude la plus totale. D'une certaine façon, il éviterait à l'avenir toute relation avec la dirigeante de Cato Neimoidia et de ses administrés. Des gens grossiers et mal éduqués ! Voilà ce qu'ils étaient ! Tôt ou tard, le Trandoshan leur fera payer ces manières outrageantes.
Pour l'heure, il se contentera de filer droit dans ses bottes, comme le veut l'expression -car il est difficile pour le lézard d'enfiler quoi que ce soit avec ses immenses pieds griffus-. Instinctivement, le dirigeant de Korriban redressa la tête en arrivant en vue du palais préfectoral. Un imposant dispositif de sécurité était mis en place, sûrement afin de s'assurer de la sécurité de tout ce beau monde qui allait se réunir pour "décider" de l'avenir de la CSI.
L'intérieur du palais était une pure merveille d'architecture, probablement parmi ce qu'il se faisait de mieux dans la galaxie. Tout du moins aux yeux de l'imposant reptile, qui avait souvent eu l'occasion de visiter les demeures officielles et luxueuses de nombreux représentants de la pègre, des cartels, ou de grandes entreprises. En bon amateur d'architecture et d'art qu'il était, le Baron se figeait devant les lignes et les courbes pures du bâtiment, presque troublé par tant de beauté sur un monde poussiéreux à souhait. Les alcôves et les statues qui se présentaient à sa vue semblaient presque lui chuchoter de douces et belles paroles, comme une invitation... L'air frais qui se dégageait de l'endroit renforçait l'aspect imposant, magnifique, mystique même. En comparaison, on se sentait tout petit, minuscule, minable. Un jour ou l'autre, les illustres visiteurs qui arpentaient les couloirs disparaîtraient, et le palais continuerait de voir passer les représentants séparatistes, témoin presque immortel du temps qui passe.
Une fois de plus, le T'doshok aurait aimé pouvoir se perdre -ce qu'il fit sans le vouloir- afin de pouvoir apprécier le moindre petit détail insignifiant que l'endroit pouvait offrir. Il y avait probablement d'autres trésors du genre à savourer dans le coin, mais Rissk n'avait pas vraiment le temps de batifoler dans les immenses couloirs du palais.
A un moment, sans le vouloir, il passait devant la statue d'un petit être, et il lui fallut prendre du recul pour se rendre compte de la chose.
Sous le regard déconcerté de plusieurs B1 plantés là, le lézard fit demi-tour et alla saluer l'effigie en marbre, comme s'il s'agissait d'une connaissance. Les incultes n'y auraient vu là que la représentation élégante -ou vulgaire, selon les critiques- d'un Jawa. Mais en réalité, la personnalité figée à jamais dans la matière était le général Mufus. L'homme -ou plutôt le Jawa- qui avait réussi à mettre à genoux la République et l'Empire, permettant d'une certaine façon d'apporter à la CSI une pérennité bien méritée. L'Histoire prenait parfois des tournants intéressants et imprévus... Qui aurait pu prédire qu'un individu issu de marchands ferrailleurs miteux aurait pu élever la CSI au sommet de la hiérarchie galactique ?
Sûrement pas Rissk. Et aujourd'hui, il avait la possibilité de lui tirer sa révérence, en bon admirateur... Du moins en apparence. Il tenait plutôt à le remercier d'une façon singulière en saluant ainsi sa statue. En effet, les conflits qui avaient touché Coruscant avaient permis au Baron autoproclamé de s'enrichir sur le dos des familles ruinées. Ceux qui avaient tout perdu lors de ces batailles acceptaient dès lors de bosser pour le Trandoshan en échange d'une rémunération minable.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres comme on dit.
Une fois que ce fut fait, Rissk ne perdit pas de temps et continua son petit bout de chemin. Finalement, ce furent les portes massives qui l'attirèrent et l'amenèrent curieusement à passer le seuil. Tout semblait si démesuré dans ce palais... Et le T'doshok n'était pas au bout de ses surprises. L'immense salle dans laquelle il se tenait désormais manqua une nouvelle fois de le laisser pantois. Des dizaines, voir peut-être même des centaines de bureaux, s'entassaient dans cet espace pour l'instant silencieux. Il y aurait probablement par la suite des discours enflammés et des débats interminables et tout aussi engagés.
Le lézard bipède entreprit rapidement de balayer du regard l'ensemble de la salle. Ici et là, plusieurs représentants étaient amassés en petits groupes aux bavardages discrets. L'atmosphère feutrée qui précédait de peu la réunion vint emplir le Trandoshan d'une agréable sensation de bien-être. Il s'imaginait l'espace d'un instant les conversations que pouvaient avoir les politiciens et hommes d'affaires rassemblés dans le palais.
Son regard observateur parvint à reconnaître certains des membres. Il y avait entre autre, invités à la partie, la Fédération du Commerce et ses opportunistes Nemoidiens, le Clan Bancaire Intergalactique et ses calculateurs Muuns, ou encore la Guilde du Commerce représentée par les individualistes Gossams. Tous ces charognards permettaient de faire perdurer la prospérité de la Confédération des Systèmes Indépendants grâce à leurs habiles manœuvres et leurs moyens privilégiés. Grâce à leurs puissantes armées droïdes "commerciales" et leurs flottes privées, ils parvenaient à éliminer toute concurrence et gardaient ainsi le monopole des affaires. Même lorsqu'il avait été à l'apogée de sa puissance à la tête du "Cercle" dans les bas-fonds de Coruscant, Rissk n'avait jamais eu autant d'influence que ces personnes là.
Mieux valait s'en faire des alliés que des ennemis. Et pourtant, pour rien au monde le Baron ne ferait confiance à de telles crapules. Car c'est bien connu, une crapule en reconnaît tout de suite une autre dans un tel milieu. Toutefois, le T'doshok se fit la promesse de devenir aussi puissant que ces empires commerciaux... Et pour cela, il avait besoin des ressources que pouvait offrir Korriban...
Non loin de sa position se trouvaient deux Skakoans reconnaissables à leurs scaphandres sophistiqués. Le Trandoshan rectifia machinalement les plis de sa tenue et redressa instinctivement son menton, l'air d'un "M'as-tu-vu".
- Permettez-moi de vous déranger très chers... Je me présente, Baron Rissssssk, sous-préfet actuel de Korriban, amateur d'art et archéologue à mes heures perdues. Commença alors le dirigeant séparatiste nouvellement introduit en exécutant une simple courbette, canne sous le bras. Vous êtes du Techno-Sssssyndicat je me trompe ? Puis-je me joindre à votre intéresssssante conversssssssssation le temps que la réunion débute ?
Il afficha alors son plus beau sourire, mettant en évidence ses dents effilées dignes du plus grand des carnassiers. Il n'était qu'un requin parmi tant d'autres dans ce bassin qui se voulait être une assemblée séparatiste. -
Post n°4
Auteur : BarrikSpoiler
Boylt
Ministre des affaires étrangères de Géonosis
Le gouvernement de Géonosis était encore inquiet de l'état de santé du Préfet. Mais pour autant la vie politique de la planète ne devait pas s'arrêter. Des protocoles avaient été mis en place. Un conseil exceptionnel fut élu pour pallier à l'absence de Barrik. Pour présider ce conseil, le ministre des affaires étrangères, Boylt Col un humain originaire de Coruscant. Ancien vétéran de la guerre des clones. Il avait rejoint les rangs séparatistes très tôt dans le conflit, mais une blessure à la jambe après le crash de son vaisseau le poussa à déposer les armes et à rejoindre la scène politique en tant que consultant militaire.
Son analyse et son franc parlé avaient plu au géant séparatiste qui lui proposa un poste à l'un des ministère les plus importants. C'est donc tout naturellement qu'après l'invitation des grandes instances séparatiste qu'il fut désigné pour représenter la planète capitale. Barrik en cas de crise avait laissé des instructions précise que Boylt comptait bien suivre à la lettre.
Après avoir choisi avec soin sa tenue, une costard trois pièces, il se rendit au palais sous la chaleur infernale de la planète rouge. Bien heureusement l'air climatisé du gigantesque bâtiment rafraichi sa peau qui commençait à s'humidifier. Sortant sa pochette afin de s'éponger le front. Une fois au poste de sécurité il leur donna tout les informations nécessaire à l'authentification de son identité. Il monta les marches le regard fixé en avant, sa canne raisonnant dans les immenses couloirs. Il entra dans la salle et prit place à son siège adéquat attendant patiemment le début de la séance en croisant ses jambes... -
Post n°5
Auteur : Asavar PhocasJe méditais toujours sur les dernières paroles du Président Bortan lorsque mon supérieur hiérarchique et moi-même fûmes abordés par un personnage des plus excentriques. Il s’agissait d’un représentant de la race Trandoshan – qui comme chacun le sait est une espèce particulièrement barbare – duquel se dégageait une aura étonnement élégante. L’être reptilien était en effet muni d’une canne lui donnant des airs d’aristocrate, et son attitude était bien plus distinguée que ce dont on pourrait habituellement s’attendre de la part d’un T’Doshok. De sa voix sifflante, il se présenta d’ailleurs sous le nom de Baron Rissk. Pour être honnête, ce Trandoshan devait avoir autant de sang noble que moi, mais il semblait très attaché à cette identité qu’il s’était créé. Chose plus étonnante encore, il affirmait être le sous-préfet de Korriban et pourtant aucune mention de ce curieux individu n’avait été faite dans les fiches récapitulatives que j’avais lu plus tôt dans la matinée. Le Président Bortan semblait d’ailleurs aussi stupéfait que moi et hésita un instant avant de répondre aux salutations du nouveau venu, non sans une certaine méfiance.
-Salutations… sous-préfet, commença mon supérieur. Je suis Vardek Bortan, président du Techno-Syndicat - comme vous l’avez si justement deviné - et voici monsieur Asavar Phocas, Haut-Prospecteur de Mygeeto pour le compte de ma compagnie.
Je saluai à mon tour le sous-préfet d’un simple signe du menton avant d’entamer à mon tour la conversation.
-Enchanté monsieur Rissk. Aux dernières nouvelles, le sous-préfet Sconcebois était à la tête de la colonie de Korriban. Enfin… Les choses vont si vite de nos jours que ça ne m’étonne pas d’apprendre qu’il a été remplacé. J’imagine que je dois vous féliciter pour votre nomination.Le ton avec lequel je m’adressais au « baron » ne cachait en rien ma défiance envers lui, mais les propos tenus n’ayant rien d’irrespectueux, je ne lui donnais aucune raison de se courroucer. C’était d’autant plus vrai qu’avec mon appareil respiratoire et mon modulateur vocal, le ton que j’employais était imperceptible aux oreilles de mes interlocuteurs.
-Le Président Bortan et moi-même serions flattés que vous vous joigniez à nous, repris-je en jetant un regard en coin à mon employeur, comme pour lui demander son approbation.Pour ma part je n’en pensais pas un mot et j’imagine que le Président partageais mon dégoût envers le reptile. Néanmoins, il s’agissait d’un sous-préfet confédéré et nous nous devions de le traiter avec le respect que méritait son grade afin de faire bonne figure auprès de l’Assemblée…
-Quel privilège d’assister à une telle réunion n’est-ce pas ? Les plus éminents séparatistes nous honorerons de leur présence. D’ailleurs pourquoi parler encore de séparatistes ? Je dois admettre que cela fait des années que je me pose cette question. Nos systèmes sont pourtant déjà indépendants de cette maudite République et notre confédération est devenue une superpuissance unie, totalement autonome et dominante. Peut-être faudra-t-il un jour réfléchir à un nouveau nom plus approprié, mais je doute que le Consulat nous ait réunis pour un sujet aussi trivial.
Je laissai un léger rire s’échapper après avoir fini ma phrase. Il était bien entendu factice : tout mon discours avait pour unique but de baisser la garde du Trandoshan en véhiculant une image amicale.
Le secrétaire du Président Bortan fit son apparition et souffla un message en langue Skakoan quasiment inaudible à mon supérieur.
-Veuillez m’excuser messieurs mais je vais devoir m’absenter quelques instants, nous lança Vardek Bortan. Nous nous reverrons lorsque l’assemblée commencera. J’ai été ravi de faire votre connaissance sous-préfet Rissk, dit le PDG du Techno-Syndicat à l’attention du représentant de Korriban en le gratifiant d’un respectueux signe de tête. J’ose espérer que nous pourrons faire affaire à l’avenir.
Le Président Bortan s’éloigna, me laissant seul à seul avec le sous-préfet. La situation ne me plaisait que très peu et je faillis laisser s’échapper un juron dans ma langue maternelle. Je me retins à temps néanmoins, avant de reprendre la conversation en essayant d’être aussi courtois que possible.---Vardek Bortan s’était éloigné d’une petite vingtaine de mètres lorsqu’il sortit un minuscule appareil de communication des plis de sa robe. Son secrétaire lui avait simplement signalé que le ministre Boylt Col représenterait Géonosis au cours de l’Assemblée, mais il n’avait pas hésité la moindre seconde avant de se saisir de l’opportunité pour s’éclipser. Il n’aimait pas les Trandoshan mais là n’était pas le problème. En vérité, ce que le Président Skakoan haïssait par-dessus tout, c’était d’avoir affaire à des individus sur lesquels il ne savait rien. Comme il disait toujours, « le savoir, c’est le pouvoir », et l’ignorance éveillait en lui un important sentiment d’insécurité. La Force seule savait d’où sortait ce sale lézard et cela le mettait dans une rage folle. Il démarra le petit système de transmission qu’il tenait dans sa main et ne prit même pas la peine de saluer la silhouette bleutée apparue devant lui.
-Contacte tous nos réseaux d’informateurs, lança-t-il d’une voix glaciale. Trouve-moi tout ce que tu peux sur un T’Doshok se faisant appeler le Baron Rissk…Il coupa la transmission. Cette Assemblée le préoccupait et l’apparition du nouveau sous-préfet de Korriban ne l’aidait pas à conserver son calme. D’aucuns auraient dit que des années d’appartenance aux hautes sphères du pouvoir confédéré l’avaient rendu paranoïaque mais le Skakoan n’écoutait pas ce genre d’âneries. Il savait très bien qu’en politique les menaces pouvaient venir d’absolument n’importe où et de n’importe qui. Même d’un arriviste à la tête d’une planète aussi pitoyable que Korriban… -
Post n°6
Auteur : Baron RisskRissk était resté silencieux tout le long de l'échange. Il avait pris soin d'examiner avec patience ses interlocuteurs. Il était difficile de cerner les Skakoans, dont les émotions étaient dissimulées par leurs imposantes combinaisons pressurisées. Mais pour avoir côtoyé un certain nombre de représentants de cette espèce, le Trandoshan savait qu'ils étaient en général réservés et distants.
Il fallait prendre en compte leur paranoïa exagérée et un état d'esprit particulier, qui les rendaient d'autant plus méfiants. Les armures qu'ils portaient et mettaient en évidence étaient de purs bijoux technologiques, qui reflétaient à merveille la prospérité et la puissance du Techno-Syndicat. Les vêtements raccommodés du T'doshok, bien que toujours élégants, faisaient tâche à côté. Bien évidemment, cela ne permettait peut-être pas de faire bonne impression, mais il comptait sur ses agréables manières pour palier ce léger détail.
Après cette brève observation, Rissk pouvait en conclure que le président Bortan était bien plus hostile que son collègue haut-prospecteur. Peut-être se sentait-il en danger... Quoi qu'il en soit, il était particulièrement compliqué de lire entre les lignes avec ces voix synthétisées et métalliques. Impossible donc, de s'appuyer sur les intonations pour en savoir plus à ce sujet. Il lui faudrait donc se fier à son instinct, ou tout du moins être vigilant sur le contenu débité.
- Mon prédecesssssseur, le sous-préfet Sssssconcebois, était un incapable. Vous sssssavez, d'un certain point de vue, diriger les affaires politiques d'un monde, c'est comme sssssse jeter dans la cage d'un Rancor. Si vous n'arrivez pas à dompter la bête, donc par conssssséquent à gérer d'une main de fer vos petites affaires, cela finit par ssssse retourner contre vous... La politique est un jeu dangereux. Commença donc par répondre le Trandoshan afin de briser le court silence qui venait de s'installer suite au départ du président Bortan.
L'imposant lézard bipède fit quelques pas en avant, afin de contempler avec une certaine retenue tous ces bureaux vides. Il avait presque plus de respect pour cette pièce que pour ses occupants, à vrai-dire, il savait très bien que toutes ces personnes réunies en son sein n'avaient pour principales préoccupations que leurs intérêts personnels. C'était peut-être là d'ailleurs, le point de départ de la Confédération des Systèmes Indépendants...
Loin de se laisser berner par la fausse sympathie du Skakoan, le dirigeant de Korriban profita du nouveau silence pour s’imprégner de l’atmosphère particulière du lieu. Il était étrangement excité, le corps submergé par une forte dose d’adrénaline, comme s'il s'apprêtait à livrer un féroce combat.
- Ssssserait-ce donc votre première réunion très cher ? Il ne faut pas vous laissssser impressssionner par tant d'influentes personnalités. Lâcha le Trandoshan entre deux sifflements qui se voulaient être un ricanement. Retenez bien une ssssseule chose, les hommes de pouvoir vont et viennent, ssssssseuls les marchands restent. J'imagine que cela devrait vous parler...
Encore une fois, Rissk prenait le temps de savourer le silence qui s'installait entre eux. Un silence bienveillant et presque instructif, dans cet endroit où les dignitaires commençaient à affluer, sans toutefois venir perturber le cours des conversations discrètes. L'occasion étant trop belle pour être manquée, le Baron en profita pour tirer hors de son veston un cigare. L'espace d'un bref instant, le T'doshok s'imagine être l'une de ces abominables créatures en scaphandre. Non. Il ne pourrait pas. Cela devait être embêtant de ne pas pouvoir profiter d'une bonne bouteille ou d'un merveilleux cigare... C'est finalement avec un sourire bien affiché qu'il allume son précieux met. Canne logée sous le bras et menton redressé, il ressemblait à l'un de ces officiers qui s'apprêtait à parader fièrement à la tête de ses armées. Il s'estimait chanceux, vivre dans une combinaison pressurisée et prête à exploser au moindre moment, ne pas pouvoir profiter de tout ce que peut offrir la galaxie, quel gâchis !
- Pour sssssssse qui est de cette question de nom... Prenons les choses comme elles ssssssssont, République, Empire, Consssssortium d'Hapès, Autorité du Sssssecteur Corporatif... Tous arborent des noms différents et pourtant, tousssss sont ou ont été à la tête d'un empire territorial, politique et économique. Nous pouvons donc en conclure que c'est bel et bien le nom qui fait toute la différenssssse. Reprenait alors le dirigeant auto-proclamé après avoir tiré sur son cigare, désormais appuyé sur sa canne. A mon humble avis, rien n'est mieux choisi que le nom actuel que porte notre régime. Nous ssssssommes et resssssteront à jamais des séparatistes, des indépendantisssstes fédérés autour d'idéaux communs et pourtant portés par des intérêts perssssssonnels. Alors oui, je pensssse que ce nom de Confédération des Ssssystèmes Indépendants est particulièrement bien trouvé.
L'Hisssssstoire retiendra ce nom qui est dans tous les esssssprits, dans toutes les bouches, pourquoi s'embêter à vouloir le quitter, lui qui est au cœur de notre identité propre ?
C'est sur ces dernières paroles que l'immense reptile s'abandonna complètement à son cigare... Presque porté par un souffle patriotique... A cette réflexion, il haussa un sourcil écailleux et secoua doucement la tête, souriant de toutes ses dents. Décidément... Il aurait toujours le don de s'étonner. Se pouvait-il qu'il devienne un jour un parfait petit séparatiste... ? -
Post n°7
Auteur : Asavar PhocasCinq minutes. C'était plus ou moins la durée qu'il m'avait fallu pour cerner le personnage du Baron Rissk. Une remarque légèrement candide, un ton globalement amical, et le tour était joué. Il m'aurait été facile d'affirmer que le baron était tombé dans mon piège, qu'il avait baissé sa garde et qu'il m'avait ainsi livré le moindre détail de sa personnalité... mais ce ne fut pas le cas. Du moins pas exactement. Au lieu de cela, il avait répliqué avec finesse et repoussé ma pseudo-amitié, non pas avec violence, mais en me renvoyant la pareille. Le ton du reptile se voulait en effet amical, mais laissait transparaître un soupçon de mépris envers ma personne, signe qu'il avait vu clair dans mon jeu et qu'il cherchait à me le faire comprendre. Néanmoins, cette réaction m'avait suffisamment renseigné sur mon interlocuteur: j'avais manifestement affaire à un homme - ou du moins à un Trandoshan - remarquablement intelligent et sournois. Mon approche n'avait pas provoqué le comportement attendu chez le sous-préfet de Korriban, mais le résultat était là. Je savais à quel genre d'individu j'avais affaire et c'était tout ce qui importait. Je réalisai dès lors qu'il me faudrait être prudent face à ce personnage.
-C'est un point de vue qui se défend sous-préfet, répondis-je au T'Doshok sans la candeur que j'avais employé précédemment. Il est vrai que ce nom nous caractérise à merveille, nous et nos idéaux. Il correspond à la place que la Confédération occupe à la fois dans l'Histoire et dans la politique galactique... actuellement. Mais les sociétés changent monsieur Rissk, et les idéaux d'hier sont les tabous de demain. Loin de moi l'idée de remettre en cause les valeurs de notre grande nation! Je partage ces valeurs d'indépendance, croyez-moi. Cependant, qui sait ce que l'avenir nous réserve. Aujourd'hui, nous sommes les séparatistes. Quid de demain? Peut-être serons-nous alors les impérialistes - que la Force nous en préserve. L'idée peut paraître déplaisante, mais ce n'est pas en restant éternellement les "séparatistes" que nous conserverons cette place méritée qu'est la nôtre. Les temps changeront, et lorsqu'il le feront, la CSI changera avec eux. Pour s'améliorer, une société doit se réinventer. Pour devenir parfaite, elle doit être en perpétuelle reconstruction. Et la reconstruction passe bien souvent par le changement d'identité. Aussi, je ne puis garantir que nous soyons toujours les "séparatistes" d'ici quelques années...Je marquai une pause avant d'adresser un regard glacial à mon interlocuteur, tranchant avec le ton cordial que j'employais. Ce regard avait un sens très simple: il signifiait "Reste à ta place, Trandoshan. Tu as peut-être réussi à tromper tes électeurs, mais maintenant tu entres dans la cour des grands: ton arrogance et tes mensonges ne nous impressionnent pas." Je repris ensuite la conversation, effaçant par la même occasion l'expression menaçante de mon visage.
-Quel fataliste je fais, dis-je en laissant un rire faussement chaleureux s'échapper. Ne faites donc pas attention à mes propos sous-préfet. Il m'arrive parfois de laisser de curieuses idées me traverser l'esprit!L'infecte fumée du cigare du Baron décrivait de curieuses arabesques qui s'élevaient jusqu'au sommet de la salle. Les spirales décrites par l'émanation me rappelait curieusement la vue imprenable que j'avais eu sur Mygeeto depuis la navette en orbite. Les vastes nuages de la planète cristalline m'étaient en effet apparus avec une forme similaire alors que je les avais observé avec fascination. Le retour du Président Bortan me sortit de mes rêveries.
-Mes affaires se sont finalement assez vite réglées, nous lança l'homme d'affaires avec une apparente sympathie qui n'avait probablement rien de réel. Tant mieux! J'aurai le plaisir de profiter de votre compagnie un peu plus longtemps.En écoutant ces paroles, il me sembla que le Président avait légèrement atténué l'effet de son modulateur vocal, lui donnant ainsi un timbre plus organique. Mon supérieur se tourna alors vers le sous-préfet Rissk et l'interrogea d'une voix mielleuse.
-Dites-moi cher ami, quel curieux périple a pu vous amener jusqu'au... trône de sous-préfet? Je ne cache pas ma curiosité à votre égard. -
Post n°8
Auteur : Baron RisskRissk fronça doucement ses épais sourcils écailleux, mordillant légèrement son cigare fumant. Le Skakoan qui lui faisait face semblait bien jeune et inexpérimenté, à moins qu'il ne s'agisse là d'une manœuvre prévue à l'avance par l'infâme créature en scaphandre. Ses propos étaient lâchés avec un soin propre aux Skakoans, mais son regard avait l'espace d'un instant, véhiculé un message bien plus sombre. Un regard noir, menaçant, méprisant même. Comme s'il avait peur du Trandoshan, ou tentait tout du moins de le remettre à sa place. Quoiqu'il en soit, s'il craignait réellement l'imposant lézard bipède, il faisait bien. Il fallait toujours se méfier des personnages ambitieux et particulièrement vif d'esprit... Il s'agissait peut-être d'une erreur d’interprétation de la part du Baron auto-proclamé, mais il valait mieux être prudent...
Le sous-préfet pouvait d'un simple geste de la main arracher la tête de ce misérable mollusque hors de sa combinaison s'il le voulait, mais il n'avait pas réellement envie de se mettre dans une sale position, contrairement à ce représentant du Techno-Syndicat. Certains semblaient bien imprudents et peu enclins à former des alliances. Quelle erreur... Et quel abruti.
Les yeux fendus typiquement reptiliens fixaient avec un certain désintérêt la silhouette volumineuse du haut-prospecteur, comme si le T'doshok se sentait supérieur à cet être des plus étranges. Appuyé sur sa fidèle canne, les volutes de fumée qui s'échappaient du cigare venaient irriter la boîte de conserve et manquaient de lui arracher un sourire. Qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour nuire à ce malandrin...
- Voyons... Vos propos ssssssont des plus intéressssssants à examiner très cher. Ne vous excusez point. En effet, les ssssssociétés changent, nul n'est immortel... Se décida enfin à répondre le Baron entre deux bouffées. Ssssssoyons réalissssstes, et surtout, obssssservateurs. Jusssssque là, la CSI a réussi à ssssse maintenir au sssommet de la hiérarchie galactique. La quessssstion qui se pose alors : Comment essssst-ce possssssible ?
Les raisons d'une telle apogée ssssssont nombreuses, des leaders dirigeant notre régime d'une poigne de fer, des guildes richissssssimes et infuentes, des campagnes victorieuses... Voilà déjà quelques éléments de réponsssssse. La République et l'Empire ne peuvent pas prétendre la même chose...
De même, ces attaques Ssssssith dont tout le monde parle ne font que renforsssssser l'unité que notre glorieuse organisation, là où des opérations sssssssimilaires avaient ébranlé la cohésion impériale par exemple. Ne précipitons donc pas la chute de la CSI et contentons nous de nous intéresssssser au présent, l'avenir de notre régime est pour l'inssssstant bien asssssuré.
Il était drôle pour le Trandoshan de se dire qu'il jouait peut-être le rôle de précepteur pour ce petit avorton qui se présentait à lui comme un égal. A vrai dire, il prenait un malin plaisir à démonter un à un tous ses commentaires insignifiants et puérils. L'expérience se faisait sur le terrain, et non pas en suivant des cours théoriques et des discours. Malheureusement, le moment d'euphorie du lézard bipède prit fin au moment où Bortan vint les rejoindre. Le président du Techno-Syndicat prenait désormais la relève, et se voulait tout aussi "agréable" que son comparse. Leur fausseté commençait à ennuyer le T'doshok, qui perdait patience en leur compagnie. Finalement, la présence de Maar Shane lui semblait bien plus "douce". Peut-être qu'il n'aimait pas tomber sur des gens qui lui ressemblaient... C'était une option tout à fait possible.
Le cigare fumant se consumait avec autant d'ardeur que l'intérêt que portait Rissk à ce duo de scaphandres bariolés. Il voulait en finir au plus vite avec ces deux abrutis, qui commençaient sérieusement à lui taper sur les nerfs avec leurs remarques insolentes. Le Baron fit rouler ses épaules, engourdies, afin de cracher un fin nuage de fumée aux visages de ses interlocuteurs, avec une certaine nonchalance.
- Vous parlez de trône très cher, mais il n'y a pas d'un tel confort ssssssur Korriban. Lâcha le sous-préfet entre deux sifflements, les dents effilées mises en évidence. Comme je le racontais un peu plus tôt à votre... collègue, mon prédecesssssseur était un incapable, et il a fallu le remplacer... Il ne fut pas réellement diffisssssile de trouver quelqu'un de plus compétant pour reprendre en main sssssses affaires. Mais ne parlons pas de cet insssssident dépourvu d'intérêt. Comment sssssse portent les affaires du Techno-Sssssssyndicat ? J'imagine qu'avec les évènements récents, des répercutions bénéfiques ou négatives ssssssont à prévoir...
Comment détourner le sujet à son avantage... Le Baron n'avait pas l'intention d'en dire plus à ces deux rapaces là, qui en profiteraient probablement pour le faire chanter, ou lui proposer de sales affaires. Après tout, il n'était pas conseillé de se lancer dans de sombres magouilles avec de parfaits inconnus... Comme pour accentuer toujours plus cette prise de distance soudaine, le T'doshok entreprit de s'emparer de l'une des nombreuses coupes qu'un droide protocolaire présentait respectueusement à ses invités sur un... plateau d'argent. Entre ses griffes, le verre semblait minable, fragile, et surtout, captif. Tout en s'appuyant sur sa canne et en mordillant son cigare, Rissk leva son verre, comme pour saluer les tentatives vaines des deux Skakoans. Un sourire en coin achevait de le rendre "sympathique" et lui donnait l'air d'un politicien qui avait réussi dans la vie.
Dans cette lutte aux sous-entendus, ils n'avaient qu'à bien se tenir ! -
Post n°9
Auteur : Asavar PhocasLe Président du Techno-Syndicat poussa un léger soupir.
-Ma foi les affaires se portent fort bien, comme il en a toujours été. Il y a bien entendu des hauts et des bas, mais la position du Techno-Syndicat au sein de la Confédération lui assure un avenir radieux.
Mon supérieur se tourna à dans ma direction.
-Monsieur Phocas, reprit-il, j’ai à vous parler quelques minutes. Veuillez nous excuser sous-préfet.
Vardek Bortan m’emmena à l’écart de l’agitation, là où personne ne pourrait surprendre notre conversation. Il s’adressa à moi en langue skakoane, un langage complexe et quasiment inaudible pour les autres espèces.
-Alors ? Qu’en pensez-vous ?
-De Rissk vous voulez dire, répondis-je ? Et bien il semble être un homme ambitieux, confiant en ses moyens et fier de ses compétences comme j’en ai rencontré des dizaines dans les bureaux du Techno-Syndicat. Son profil est assez classique mais ce Trandoshan a quelque chose de particulier. Il est rusé et impitoyable. Pour être honnête j’ai eu la curieuse impression de m’adresser à mon alter ego… Il ne partage probablement pas mon point de vue : cette immonde créature est beaucoup trop fière pour respecter autrui.
L’homme d’affaires semblait attentif à mes observations.
-C’est un arriviste, soupira le Président. Un arriviste extrêmement habile, mais un arriviste quand même, cela ne fait aucun doute. Et pour vous dire le fond de ma pensée, son attitude et son style vestimentaire me rappellent certains malfrats travaillant pour nous…
Ce que le Président suggérait ne manquait pas de m’interloquer.
-Vous insinuez qu’un criminel est en train de gravir les marches du pouvoir séparatiste ?...
-Je n’ai pour l’instant aucune preuve de ce que j’avance, me coupa-t-il. Nos informateurs s’affairent à en découvrir plus à son sujet en ce moment même. Mais plus j’y réfléchis, plus l’hypothèse me semble probable. J’imagine que vous avez remarqué sa façon d’éviter ma question sur son parcours. Sa réponse était beaucoup trop expéditive. Elle manquait de subtilité si vous voulez mon avis. Il est évident qu’il a quelque chose à cacher, ce qui ne fait que confirmer mes soupçons.
Je pris quelques instants pour réfléchir à la situation avant de reprendre la discussion.
-Si nos informateurs parvenaient à confirmer le passé criminel du Trandoshan, nous aurions un excellent moyen de pression sur lui. Je suis sûr que le Consulat serait ravi d’apprendre qu’un de ses sous-préfets trempe dans des affaires de gangs… Oui… Nous aurions alors un pion compétent et aisément contrôlable.
Une lueur maléfique illumina le regard de mon supérieur hiérarchique.
-Vous m’ôtez les mots de la bouche Asavar, dit-il alors en ricanant. Ce lézard a une telle estime de lui-même qu’il est convaincu de pouvoir nous prendre de haut impunément. Laissons-le se bercer d’illusions le temps que nous obtenions confirmation de nos soupçons. Ensuite, il sera grand temps de le ramener à la réalité et de lui faire ravaler sa fierté.Après un court instant de silence et de réflexion, le Président m’invita à rejoindre la salle de réunion. En arrivant, nous constatâmes que le Trandoshan patientait encore seul. Décidément les politiciens confédérés avaient un don pour se faire attendre… La conversation avec le sous-préfet reprit alors de plus belle. Pour être tout à fait honnête, je commençais à trouver je ne sais quoi de distrayant à ce petit échange de sous-entendus. Les vaines tentatives du T’Doshok de démontrer à tout prix sa supériorité intellectuelle étaient amusantes. Il se plaisait en effet à détruire mes commentaires - qui n’avaient pourtant rien de sérieux – et semblait trouver cela jouissif. Son discours n’avait rien de stupide, bien au contraire, mais ses constantes tentatives de surenchères et sa démarche suffisante le tournaient en ridicule sans qu’il ne s’en rende compte. Pour moi, les batailles verbales et l’orgueil n’avaient pas le moindre intérêt. Comme l’avait souligné plus tôt mon employeur, les affaires comme la politique étaient un bassin rempli de requins. Tout ce qui m’importait, c’était que mes adversaires se fassent dévorer et que je continue de nager. -
Post n°10
Auteur : HivernusSpoiler : Spoiler
~ Moff Ashe ~
Après avoir passé quelques procédures standards typique des contrôles militaires aériens, de légères secousses viennent s'emparer de la navette. On quitte l'espace et sa froideur exotique pour une atmosphère étouffante et dépaysante à souhait. La petite Moff quitte le temps d'un instant sa place afin de se positionner avec peine au dessus des pilotes. Même assis, ils semblent dépasser d'une bonne tête la Boroskaise. Depuis le cockpit, on a une vue imprenable sur les déserts mortels et inhabités de Géonosis. Et pourtant, on détourne rapidement le regard au profit d'une véritable ville installée entre les immenses ruches qui se fondent dans le décor et ces étendues mornes.
C'était probablement une première sur cette planète qui n'a jusque là abrité que des insectes à l'intelligence à peine plus développée que l'instinct d'un Bantha. Façon de parler bien sûr... Rien ne semble laissé au hasard, pour le plus grand bonheur de la petite femme, qui s'intéresse particulièrement à tout ce qui peut lui être d'une aide précieuse un jour ou l'autre. Le capitaine Onov quitte à son tour son siège afin de rappeler à la dirigeante de Borosk qu'il serait préférable de rester assis jusqu'à la fin du voyage. Pourtant, un silence des plus éloquents suffit à lui faire comprendre qu'Ashe n'en fera qu'à sa tête. De toute façon, il n'est même pas sûr qu'elle ait entendu quoi que ce soit avec le feulement rauque des chasseurs TIE escortant la navette.
Finalement, le transport officiel de l'Impérium vient se nicher dans un hangar et se pose en crachant un nuage de fumée. Onov enfile son casque et donne ses premières directives en territoire séparatiste. Territoire séparatiste. Rien qu'à l'évocation d'un tel terme, le capitaine sent son corps se rigidifier. La tension est déjà palpable au sein des Manteaux de Nuit, bien qu'aucun n'affiche la moindre crainte, le visage couvert par un casque des plus sophistiqués. Lorsque la passerelle s'abaisse, les dix soldats formant la garde rapprochée de la Moff se déploient de chaque côté de la navette et viennent rapidement former un périmètre de sécurité.
Le capitaine Onov se décide enfin à descendre à son tour, une fois qu'il reçoit le feu vert de ses hommes. Ashe le suit de près, elle-même flanquée par le faux lieutenant-colonel Teradoc et ses deux chevaliers impériaux.
A la grande déception de la naine, personne ne semble s'être donné la peine de venir les saluer. Les séparatistes ont-ils donc aussi peu d'estime pour leurs alliés ? Une petite pointe de déception vient déformer les traits grossiers de son visage juvénile. Ainsi soit-il...
- Y a t-il un fin connaisseur des lieux parmi nous ? Lâche soudainement la femme d'un ton blasé. Personne ? Comme cela est étonnant...
Ashe rectifie machinalement les plis de son uniforme et redresse la tête avec une certaine arrogance. Comme un seul homme, son escorte se met en marche et six hommes ouvrent la marche, tandis que le reste vient se placer en arrière-garde. Protégée par son dispositif de sécurité, la petite femme observe avec dédain la ville qui, quelques minutes plus tôt, semblait attiser son intérêt. Malgré une certaine présence militaire mise en évidence dans les rues, la Boroskaise ne peut s'empêcher de dévisager ces taudis où pullulent certainement la vermine séparatiste. Heureusement pour elle, la journée est particulièrement chaude et les rares passants semblent en souffrir, ce qui limite le nombre d'ivrognes et autres marginaux croisés dans les rues. D'un geste nonchalant de la main, la naine tente un instant de se rafraîchir le visage. Si ses gardes du corps semblent supporter la chaleur avec leurs armures climatisées, il n'en est pas de même pour elle.
Quelques minutes de plus sont nécessaires pour accéder au Palais Préfectoral, la Moff ne s'attardant pas devant les bâtisses qui défilent. Les pas cadencés du cortège impérial se fondent dans la marche cliquetante des droïdes de combat. La présence de multiples patrouilles et l'afflux de dignitaires ne trompent pas, quelque chose d'important semble se préparer. Ici et là, les gardes rapprochées des haut-fonctionnaires séparatistes se dissimulent presque dans le décor mais font passer un message clair.
- Et bien il semblerait que nos chemins se séparent ici Capitaine. Commence doucement Ashe en reprenant son souffle. Qu'est-ce qu'elle ne donnerait pas pour un bon rafraîchissement ! Dispersez vos hommes et restez à l'affût. Colonel, je vous laisse donner vos directives à vos... protecteurs. Retrouvez moi à l'intérieur.
La voix étouffée d'Onov répond brièvement à la dirigeante impériale et vient ensuite donner ses ordres aux Manteaux de Nuit. Bien trop contente de pouvoir profiter de la relative fraîcheur de l'endroit, la naine en oublie rapidement son statut de visiteur. Elle commence à se promener dans le palais, sans faire attention aux regards intrigués et aux commentaires murmurés. Il est vrai qu'avec sa démarche profondément marquée par une formation militaire, son uniforme typiquement impérial et sa petite taille rehaussée de quelques centimètres par une rigidité absolue du corps, on peut se poser des questions sur sa présence au sein d'un tel lieu. Et c'est alors qu'elle s'arrête brusquement, et qu'elle tourne son regard noir et déterminé vers une statue des plus ridicules parmi celles que l'on peut observer dans le palais.
Une expression innocente et enfantine s'empare du visage fermé de la Moff et c'est dans un silence quasi religieux qu'elle reste plantée là, devant cette sculpture en marbre qui n'évoque rien de plus qu'une simple bure. Une simple bure ? Non ! Il s'agit là de la bure du général Mufus... Et c'est avec une étrange lueur d'admiration qu'elle se tourne purement et simplement vers Bauer, qui a réussi à la rejoindre.
- J'ai longtemps hésité à afficher mon profond respect à l'égard de celui qui a, l'espace d'un instant, réussi à faire trembler la galaxie entière. Rassurez-vous, je n'ai pas l'intention de suivre le parcours du Général Mufus. Se met-elle à plaisanter en affichant un sourire en coin. Je me demande s'il a eu à subir des remarques insolentes sur sa petite taille. Vous savez... C'est quelque chose d'assez courant. Bien heureusement, notre esprit affûté permet de passer au dessus de cela... Et ce n'est pas pour plaire à tout le monde...
Ses doigts boudinés viennent se glisser dans une mèche de cheveux. La Boroskaise se remémore le temps de quelques battements de cœur les mauvais traitements qu'elle avait fait subir à ses rivaux... A ceux qui avaient osé remettre en question ses compétences ! Un sourire carnassier trône désormais au milieu de son visage juvénile. Elle revoit encore ces abrutis défiler nus et enchaînés dans les larges rues de la capitale de Borosk, sous le regard moqueur de la population. En y repensant, il s'agissait là d'une punition relativement douce s'il l'on prend en compte les multiples sanctions qu'elle avait déjà fait appliquer avec plus de sévérité.
- Je m'égare... Veuillez m'excuser Colonel. Et nous sommes attendus en plus... Quels piètres invités faisons-nous ! Souffle presque pour elle-même la petite femme.
Machinalement, son menton se redresse et sa poitrine se gonfle de fierté. Même si elle n'a pas l'occasion de démontrer sa puissance et son autorité via des démonstrations de force comme il est coutume de faire dans les institutions impériales, elle compte bien représenter l'Impérium avec le talent qui la caractérise. Ses petites enjambées et ses bras qui se balancent d'un bout à l'autre lui donnent un air presque risible, mais la sévérité qui se dégage de son visage en dissuade plus d'un de se moquer ouvertement d'elle. On se contente donc de la dévisager en silence, à nouveau. Une immense salle se présente à elle, et au faux lieutenant-colonel qui la suit comme une ombre. De nombreux groupes de dignitaires et de représentants séparatistes se massent ici et là, dans une ambiance des plus étranges.
La politique est toujours quelque chose de difficile à cerner pour un militaire, surtout quand on ne comprend pas toute la portée de la chose. Même Ashe, qui pourtant est habituée à l'exercice, en vient presque à mépriser la politique par moment. Peut-être parce que les politiciens sont en général des personnages grossiers, méprisants et méprisables. De toute façon, on aurait probablement une réponse rapide à cette affirmation.
- Peut-être pourriez-vous me faire un rapide rapport de l'opération sur Mygeeto, j'imagine que vous avez dû avoir du nouveau... Murmure la petite Moff au directeur du BSI, sans même lui adresser un regard. -
Post n°11
Auteur : Super PNJBureau de Sécurité Impérial
Directeur Bauer
Alias lieutenant colonel TeradocGéonosis... il y a peu le directeur aurait frissonné à l'idée de se trouver sur cette planète, cependant les temps changeaient, l'ennemi de hier était l'ami de demain mais quant à présent la nuance était plutôt floue CSI et Impérium avaient collaboré dans sa lutte contre les Sith mais les mêmes Séparatistes avaient pilonné les impériaux sur Cathar il y a peu encore.
C'était donc légèrement inquiet, même s'il n'en montrait rien que le directeur du contre espionnage , sous couverture, foulait le sol de la planète ruche.
Aucune escorte armée à la leur arrivée, pas plus de droid de guerre B1 que de diplomate, sans doute ne voulait on pas mettre la pression à la délégation impériale, le duo de plénipotentiaire impériaux que formait la grande Moff et le lieutenant colonel marchait donc à leur rythme escorté par leur propre soldat.
Devant l'entrée, Ashe congédia son escorte invitant Bauer à faire de même, effectivement entrer avec deux sensitifs armés de sabres laser n'était peut être pas la meilleure façon de se présenter à l'état major confédérè.-Knight 2 et 3: retournez à la navette.
-A vos ordres.
-Bien colonel.
Comme un seul homme, les deux sensitifs firent un demi tour purement militaire laissant Bauer devant les escaliers de la cité préfectorale. C'était ce même escalier, que Valiant encore général républicain avait gravi déguisé en mercenaire mandalorien pour rencontrer le préfet Barrik, Bauer avait lu le rapport de l'ex général, les grandes lignes Valiant préférant laisser certains à sa propre discrétion.
Le directeur espérait qu'il aurait un meilleur accueil que le clone qui, lui avait été braqué par les membres de la Direction Centrale des Renseignements Séparatistes .
le faux colonel gravit donc toutes les marches pour rejoindre la Moff qui l'attendait dans le hall du palais préfectoral.Celle ici se tenait en admiration devant la statue du général Mufus, un être de petite taille tout comme elle mais promis à un destin Incroyable.
Mufus... le jawa le plus puissant de la galaxie, devenu général de la CSI après de bien nombreuses traitrises comme celle de transformer l'ex général DH47 en porte de toilette sur son destroyer amiral
Il était devenu gouverneur de Correlia avant de se marier et de disparaitre durant sa lune de miel.-C'était quelqu'un de difficile à cerner même pour nos profileurs.
Puis la Moff décida finalement de rejoindre le reste des invités à l'étage supérieur , elle en profita pour demander un rapport sur l'opération sur Mygeeto, sans doute voulait elle être mieux informé avant de rencontrer les hauts gradés séparatistes.-Je suppose que vous connaissez déjà les grandes lignes.
Trois Sith se sont infiltrés sur Mygeeto, un grand maitre, Dark Luna, et ses deux adeptes apparemment pour saboter une tour a capaciteur de flux sur kalter prime. La CSI nous contacta ainsi que la Guilde de Dantooine pour épauler le préfet Barrik et les troupes colonel Cinder, l'Impérium déploya de son coté l'Agence de Contre Terrorisme Universel sous l'égide du conseiller Huffhingher .
Les trois Sith furent éliminés, et le préfet blessé, l'impérium a eu également pas mal de pertes parmi nos commandos.
D'après nos sources, les Sith ont également agi sur Felucia et Utapau.
Il est apparu que l'équipement de nos commandos de l'ACTU sont obsolètes face aux adeptes du coté obscur, le haut commandement pense à les confronter aux chevaliers Impériaux, la formation est terminée pour une quarantaine d'entre eux dans la commanderie .
Il serait utile je pense que nous connaissions les techniques employée par la CSI pour contrer les Sith et peut être les adapter à l'Impérium.
C'est sur cet ultime recommandation prononcée à voix basse que les deux Impériaux rejoignirent cote à cote le reste des invités...
Spoiler
" Seuls les morts ne parlent pas..."
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Post n°12
Auteur : TericaraxHankki Nuts était mal à l'aise, et c'était là un euphémisme. Tous les invités qui avaient daigné montrer le bout de leur nez s'étaient regroupés en des îlots de conversations discrètes dans les coins de la salle, s'entretenant à voix basse, complotant sur les desseins de leurs organisations et de leurs mondes à demi-mots. Le président de l'assemblée préfectorale était extrêmement gêné, car il ne pouvait prendre part à ces discussions ; non, il était isolé à son propre bureau, ce trône de solitude d'où il ne pouvait que prêter une oreille attentive aux messes basses sans y prendre part ouvertement. Même s'il avait tenté de se mêler à la foule, il avait son propre chaperon qui l'empêchait d'aller batifoler au milieu des visages hypocrites et des faux-semblants : le colonel Cinder à son côté. Le militaire, l'envoyé des hautes instances séparatistes, la parole du consulat dans cette pièce semblait considérer toute cette scène avec indifférence. Il n'avait, depuis que la salle avait commencé à se remplir, pas soufflé mot – et Nuts soupçonnait qu'il ne le ferait pas avant un bon moment en réalité.
Entre les archipels de conversation s'était formé un schisme très net : on sentait distinctement la scission entre les représentants du clan bancaire et ceux du techno-syndicat – deux puissances commerciales colossales aussi richissimes qu'elles étaient rivales. Le neimoidien ne savait pas trop comment capter l'attention de tout ce beau monde. Des petits groupes entraient encore dans la salle (c'étaient ceux-là qui retenaient l'attention de Cinder d'ailleurs, à croire qu'il n'avait réellement que la sécurité en tête), ne devait-il pas attendre que tous les conviés soient présents avant de démarrer la réunion ?
Ce qui était au début une preuve de bonne volonté et de désir de bien faire se traduisit ainsi en une demi heure supplémentaire d'attente gênée et timide. Une interminable éternité, où Nuts sentait peser sur sa tête la chaleur de l'extérieur. La salle était climatisée, bien sûr, mais il était peut-être resté trop longtemps sous le soleil de Géonosis, car il sentait une douleur lui peser sur le crâne. Ah, il aurait vraiment dû attendre Cinder à l'intérieur plutôt que dehors ! Seulement son médecin lui avait conseillé de prendre un peu la lumière, pour améliorer son humeur maussade. Avec tout le respect qu'il devait au toubib, il s'était trompé : le soleil lui avait donné la migraine, et la migraine l'épuisait. Sans aucun interlocuteur, le président de l'assemblée s'ennuyait fermement. Il finit par se perdre dans le flot de discussions – ce bruissement de murmures unis incessant. C'était finalement similaire au son des vagues qui venaient s'écraser sur la berge devant sa maison de campagne, sur Cato Neimoidia. On aurait vraiment dit le roulement paisible d'une eau de lac, une eau de tranquillité et de sérénité. Nuts bailla et papillonna des cils. Son siège de cuir – rembourré et profond – l'avait happé dans une position dont il n'avait pas la force de se défaire. Pris dans l'étau délicieux du sommeil, il commença alors à s'endormir...
BANG !
Hankki Nuts se redressa en sursaut. Un coup de feu, c'était un coup de feu ! Non non, il ne voulait pas s'endormir, ce n'était pas volontaire, juste un petit somme de cinq minu-...
Le tir n'était pas pour lui. Le colonel tenait son bras droit tendu vers le plafond, un blaster en main. Quelques flocons d'une neige plâtrée tombaient de là-haut. Le personnage rangea son arme encore fumante. Un silence de mort s'était abattu dans la salle, tous les yeux tournés vers l'homme en manteau noir. Alors, le colonel fit exactement ce que Nuts redoutait le plus : il tourna son masque à gaz vers notre pauvre neimoidien et hocha de la tête. Il avait joué son rôle et mis un terme aux conversations périphériques, c'était maintenant au président de prendre la relève. La victime se racla la gorge, encore sous le choc du coup de feu et de son réveil brusque (encore que son sommeil ait été plus fugace encore que son éveil à la vérité), puis daigna parler dans son micro, sa voix portée à tout l'amphithéâtre préfectoral:
- Messieurs les préfets et représentants des intérêts de la Confédération, merci pour votre déplacement. Pour ceux et celles qui ne me connaissent pas, je suis Hankki Nuts, président de l'assemblée des préfets séparatistes. Je tiens à m'excuser pour les délais très stricts que nous vous avons imposés pour cette réunion. Vingt quatre heures pour se préparer et venir jusqu'à Géonosis, jamais n'a-t-on vu pareille convocation émise de mémoire confédérée ! J'aimerais une nouvelle fois vous remercier. Votre présence ici est la preuve incontestable de votre fidélité à la Confédération, vous, l'épine dorsale de la C.S.I. !
Nuts tourna la page pour continuer à lire les notes de son discours. Pendant qu'il avait entamé celui-ci, on avait pris la liberté de s'asseoir pour écouter plus confortablement ce que le président avait à dire. Son discours, il le connaissait sur le bout des doigts, mais c'était une sécurité supplémentaire pour ne pas perdre le fil de son exposition.
- Si vous êtes tous présents ici aujourd'hui, c'est parce que l'heure est grave. La C.S.I a été attaquée dans son domaine, attaquée par des terroristes, attaquée par des Sith! Des vies innocentes ont été cruellement prises par ces meurtriers! Félucia ! Utapau ! Muunilinst ! Mygeeto ! Voici les mondes qui ont souffert de la main de ces bouchers ! Frappés au plein milieu d'une existence paisible et insouciante, défigurés par la brutalité de ces actes inqualifiables ! Colonel Cinder, je vous laisse la parole. Que pouvez-vous nous dire sur ces événements ?
L'interpellé fit un pas en avant, pour s'approcher du micro. De tout le beau monde, il était le seul encore debout, droit sur ses jambes. Il posa ses mains gantées sur le bureau où était posé le petit appareil enregistreur, puis parla à travers son masque respiratoire :
- Le consulat séparatiste a répondu à ces attaques dans le cadre de l'opération Frappe Noire, sous ma direction. Nous avons réquisitionné des chasseurs de prime sur Mygeeto, ainsi que l'aide de l'Impérium (il pointa sa main dans la salle, droit dans la direction d'une jeune femme qui ne portait nullement les couleurs séparatistes), que le consulat remercie par ailleurs pour son intervention. Dans un désir de rapprochement diplomatique, nous avons aussi convié la garde républicaine à la traque – façon d'évaluer leur capacité à traquer les sensitifs au passage. Sur tous les mondes concernés, les Sith ont été traqués et éliminés. Les quelques survivants qui ont été faits prisonniers seront sous peu interrogés. Sur Muunilinst et Félucia, les opérations se sont déroulées dans des marges de pertes acceptables, qui seront comblées sans grande difficulté. Sur Mygeeto, des pertes matérielles catastrophiques ont été enregistrées suite à la négligence de l'officier en charge sur la planète, un droïde OOM. Celui-ci est actuellement en conseil correctionnel, en attendant d'être ou bien d'être désassemblé, ou bien réprimandé sévèrement pour son manque de clairvoyance. Le haut commandement séparatiste ne supporte pas l'incompétence.
Malgré les efforts de l'Impérium sur la planète, nous avons reçu mot au sujet de plusieurs pertes de votre côté. Le préfet Barrik est par ailleurs dans un état critique, en soins intensifs à l'hôpital central de Toskrew City.
Représentants de l'Impérium, vous aviez à charge de traquer les derniers Sith pour la C.S.I., tel était l'accord passé avec la Confédération. Le consulat comptait sur vos hommes et vos actions, pour aider la Confédération dans sa guerre contre l'ordre Sith. Ces attaques sur le sol confédéré montrent que vous avez encore des progrès à faire dans le domaine. Vous avez échoué, mais vous avez au moins réussi à rattraper l'échec précédent en mitigeant les dommages et en répondant à notre appel lorsque la situation le demandait. Pour cela, la C.S.I ne vous est donc pas redevable ; si le travail avait été fait correctement en amont de votre côté, nous n'aurions pas cette réunion aujourd'hui même, et vous seriez tranquillement sur Cathar.
Cinder ne mâchait pas ses mots. Si le président des préfets était un neimoidien mesuré dans ses propos, sympathique et sensible, le colonel était un homme rusé mais impitoyable surtout. Parmi tous les prédateurs qui nageaient dans la mer qu'était cette réunion, Lam Cinder était probablement le poisson le plus dangereux, car lui ne s'encombrait pas de faux-semblants et de mensonges joliment présentés.
Oui, l'Impérium avait failli, car s'ils avaient chassé correctement les Sith et aidé la Confédération dans son effort de contre-terrorisme, alors on aurait pas vu pareils attentats, ou on les aurait prévus du moins. Si le moff Valiant avait mis ses hommes sur le coup, monté des opérations de renseignement et de recherches en se basant sur les dossiers impériaux présents sur Cathar, il aurait certainement trouvé des pistes concluantes.
Non, c'était un mensonge. Les séparatistes avaient mis la main sur ces documents lors de l'opération Chatbite, toutes les sources d'information avaient été exploitées. Toutefois, cela représentait beaucoup de données, et si plusieurs coups de filets sur d'anciens fidèles de l'Oméga avaient été menées dans des mondes reculés de la galaxie grâce aux documents déjà analysés, on était encore loin d'avoir tout exploré. Certaines informations avaient intéressé l'état major bien entendu, sur le plan technologique et technique – c'était en partie ceci qui avait motivé la création du C.R.D.A par ailleurs – mais du côté des Sith, on avait pas encore trouvé quoi que ce soit.
On avait compté sur la clairvoyance de l'ancien général impérial : qui d'autre sinon un impérial pour chercher rapidement dans les documents de Cathar pour trouver les caches des Sith rescapés ? Qui d'autre sinon un impérial pour savoir comment tendre le piège le plus approprié aux manipulateurs du Côté Obscur ? Mais cela, la Confédération aurait dû s'en douter : l'ancien général n'avait pas les intérêts de la Confédération en tête, uniquement les siens. Mener la chasse aux sorcières n'était pas dans ses priorités, ça non ! Il avait préféré à la place mener des opérations diplomatiques à gauche et à droite pour tenter de faire de l'Impérium un empire. À croire qu'il tentait de faire de l'ombre aux séparatistes, ceux-là même qui l'avaient mis sur son petit trône de Cathar.
Ceci, jusqu'à son erreur finale. Persuadé de n'avoir rien à se reprocher, aveuglé par son interprétation biaisée de la chute de l'Empire et de la naissance de la République, Valiant avait osé s'aventurer en territoire républicain. L'holonet avait été bombardé d'annonces ! « Le traître enfin capturé », « Valiant amené en justice », « Le clone dans les jumelles du jugement», « L'ancien général contre son passé »...La CSI avait promptement mobilisé ses meilleurs agents du renseignement pour tenter d'apprendre ce qui s'était passé. Tout n'était pas clair, mais il semblait que le général se soit rendu sur la planète de Kamino, seul.
Certaines sources disaient que c'était pour tenter de prendre en otage le sénateur de la planète, Sion Kumitomo, d'autres pour négocier avec lui. Dans les deux cas, il avait été fait prisonnier puis amené vers Coruscant, et depuis attendait son jugement. Dans les deux cas, il avait fait passer son propre intérêt avant celui de la C.S.I. Dans les deux cas, il avait fait une erreur de trop qui l'avait expulsé hors du jeu de pouvoirs où les séparatistes l'avaient replacé de force. C'étaient des informations confidentielles bien entendu. Obtenir toutes ces pistes avait été extrêmement complexe, car la République faisait un excellent travail pour nettoyer les pistes. Interroger discrètement ceux qui pouvaient parler, trouver un point de pivot d'où tirer quelques mots, quelques phrases, telle était la tâche ardue des meilleurs agents C.S.I, tâche qu'ils avaient menée à merveille. Toutefois, il restait encore plusieurs zones d'ombres.
Mais Cinder, tout requin qu'il était, avait les dents acérées. Les représentants impériaux avaient décidé de venir jouer dans le grand bassin, mais ce n'était pas avec le pacifique Hankki Nuts qu'ils traitaient à présent.
- Cet accord a été passé avec votre grand moff et leader, Valiant. Leader qui n'a visiblement déployé aucun effort dans cette direction, mais a préféré aller en territoire républicain, batifoler avec le sénateur Kumitomo de Kamino.
Cette révélation fit l'effet d'une bombe psychologique dans la salle. Tous les visages, qui étaient fixés sur le colonel, vinrent se pendre vers les envoyés du petit empire Cathari. Car avec ce peu d'informations, l'implication était directe : l'Impérium avait trahi la C.S.I pour rejoindre la République ! Nuts était plus gêné que jamais, interloqué par les dires du colonel implacable. Ayant par cette pirouette d'éloquence frappé à la jugulaire de sa proie, ce dernier délivrait maintenant le coup de grâce. :
- Toutefois, Valiant a été capturé par la République, et est maintenant dans l'attente de son jugement en terres républicaines. Le consulat estime donc que, face à cet événement...Déstabilisant, il est compréhensible que des Sith aient échappé à votre vigilance et à vos efforts. Pour que perdure notre alliance dans des conditions sereines, la Confédération a deux exigences :
De l'une, que vous entamiez ou repreniez la traque des Sith. Nous avons trouvé sur Muunilinst des preuves qui nous poussent à penser qu'il existe encore plusieurs seigneurs Sith. Nous vous recommandons donc très fortement d'entamer la chasse. Ces individus seront une menace à long terme s'ils ne sont pas capturés.
La deuxième exigence concerne une conséquence de l'opération Frappe Noire. Voyez vous, l'intervention sur Utapau mobilisait un officier qui avait à charge de mobiliser la garde républicaine sur le terrain. La générale Lyzs Yvanol elle-même s'est déplacée pour participer à la chasse aux Sith. Toutefois, elle et l'officier ont assassiné Tarun Blaum, une figure politique emblématique de Utapau et le seul survivant de l'attentat Sith sur la planète. L'officier a été traqué et exécuté, mais la générale a réussi à s'échapper et est retournée sur Coruscant.
Les hommes qui composaient sa garde – une dizaine d'hommes en tout – ont été capturés. Représentants de l'Impérium, la C.S.I désire vous confier ces prisonniers. Vous aurez à charge de les tenir en sécurité, confinés dans vos prisons ; ils constitueront un gage de confiance de la Confédération à votre égard, et votre seconde chance au regard de votre échec quant à la traque des Sith.
Cinder avait tourné son discours vicieusement: posant d'abord l'Impérium en traître puis en victime infortunée des événements, il avait ensuite fait comprendre la Confédération ne tolérerait pas d'autre débordement, et usait de cette occasion pour d'une part tendre une main aidante à l'Impérium, de l'autre à lui poser une dague sous la gorge: l'hydre séparatiste n'attendait qu'une occasion pour dévorer le petit empire de Cathar, et son appétit avait été attisé par les attentats Sith... -
Post n°13
Auteur : HivernusSpoiler : Spoiler
~ Moff Ashe ~
La petite Moff écoute silencieusement les propos rapportés par Bauer, le regard plongé dans le vide. Il faut attendre qu'un droïde protocolaire se présente à elle et lui propose un rafraîchissement pour qu'elle sorte enfin de sa torpeur. Et pourtant, elle refuse froidement la coupe tendue et porte son regard fouineur vers une corbeille de fruits que porte un autre automate à la carlingue argentée. D'un simple signe de la main, elle lui ordonne de venir et s'empare d'un petit fruit bien fait sans même remercier le droïde protocolaire, dont l'expression du visage semble figé en une certaine stupeur. A croire que les machines de cette série aiment aborder en permanence cet air hautain et étonné qui les rend si détestables... Nul doute que les concepteurs de ce droïde ne viendraient pas demander leur avis à la Boroskaise. Ses dents viennent arracher la chair fragile du fruit, déchiquettent les quartiers et écrasent sans ménagement tout ce qu'on leur offre.
- Ce n'est peut-être pas l'équipement qui est défectueux Colonel... Commence doucement l'impériale sans se tourner vers le directeur du BSI. Peut-être que nos hommes n'étaient tout simplement pas préparés à un tel affrontement. Ou peut-être... Que les officiers sur place n'étaient pas assez compétents. Vous proposez d'employer les techniques de la Confédération des Systèmes Indépendants... Si vous voulez mon avis, ce serait une grossière erreur. Nous devons trouver notre propre voie, et développer nos approches anti-Sith indépendamment. Nous reposer sur les connaissances de la CSI montrerait à la galaxie entière la faiblesse de notre régime. Est-ce là l'image que vous voulez donner de l'Impérium Colonel ?
Un détonation soudaine manque presque de faire sursauter la naine, qui avale de travers le morceau de fruit qu'elle a en bouche. Une violente quinte de toux s'empare de la petite femme, qui se frappe avec force le torse afin de ne pas mourir étouffée. Bon sang ! Quel est l'abruti qui ose tirer en plein milieu d'une réunion de la plus haute importance ? Si elle parvient à lui mettre la main dessus, elle aurait bien deux ou trois choses à lui expliquer...
Le morceau de fruit semble finalement abandonner son funeste projet et disparaît dans le système digestif développé de la Moff. Cette dernière, le visage encore rouge, rectifie nerveusement les plis de son uniforme. A cause de ce malheureux incident, plusieurs regards se sont déjà tournés vers elle, inquisiteurs. Si elle le pouvait, elle enverrait bien son poing dans la figure de ces insolents, avant de se dire qu'un coup de pied bien placé ferait également l'affaire. Un droïde protocolaire vient s'inquiéter et est rapidement remis à sa place par la petite furie qu'est Ashe. Il balbutie avec peine quelques protocoles incompréhensibles et lève ses bras mécaniques au ciel. Bonté divine ! Sa programmation reprend toutefois le dessus et il guide le duo impérial jusqu'au bureau qui leur est attribué. Le mobilier est confortable et comparable à ce que l'on peut retrouver dans les coupoles du Sénat ou les bureaux des illustres personnalités. L'emplacement indique néanmoins le statut et la position de la délégation au sein de l'assemblée. Ils ne sont que des moins que rien ici. Leur voisin de gauche est d'ailleurs un Trandoshan aux vêtements raccommodés. Il doit probablement s'agir du représentant séparatiste d'un monde mineur et sans importance.
Hankki Nuts, le président de l'assemblée, se lance dans un discours des plus hypocrites et pompeux... Discours propre aux politiciens et aux Neimoidiens. A croire qu'il avait décroché le bon rôle celui-là. Les doigts boudinés de la Moff de Borosk viennent parcourir le bureau le temps de la prise de parole de l'abject alien -on a toutes les raisons du monde de détester un Neimoidien voyons-. La dirigeante par intérim de l'Impérium n'affiche pas l'ombre d'un sourire. Si elle avait été des plus "agréables" à bord du destroyer impérial, sa bonne humeur avait tout bonnement disparu à l’atterrissage. La naine en vient à conclure que tout sur cette planète l'irrite, à commencer par son insupportable chaleur et les imbéciles qui vivent à sa surface. Et lorsque le colonel Cinder -l'abruti en question qui a failli la tuer- prend la parole, ses mots ont l'effet d'un rasoir glissé sous la gorge de la jeune femme.
Ses poings se serrent doucement, jusqu'à faire apparaître le blanc des phalanges sous la peau distendue. C'est donc comme cela que l'on remercie l'Impérium ? On lui crache dessus ! On le ridiculise ! Le visage de la Moff, qui avait repris sa pâleur originale, vire à nouveau au rouge. Une intense chaleur se propage dans l'ensemble de son corps et vient l'étouffer sous ses vêtements militaires taillés sur mesure. L'impériale se mord les lèvres jusqu'au sang, pour s'empêcher de dire -ou plutôt de crier- des mots qu'elle pourrait regretter par la suite. Que va t-elle pouvoir répondre à ce militaire sans scrupule -et surtout sans visage- ?
Ashe secoue doucement sa tenue, afin d'évacuer la chaleur qui s'est installée puis entreprend une énième fois de rectifier les plis de celle-ci. Vient enfin le moment où elle remet en place sa frange et finit par se dresser face à cette assemblée de charognards.
- Colonel Cinder, je comprends tout à fait votre point de vue, et je dois avouer que nous avons nos tords sur certains points, mais peut-être que le Grand Moff Valiant tentait simplement, bien que maladroitement, d'obtenir un traité de paix avec la République Fédérale afin de se pencher pleinement sur la traque sans avoir à se soucier de ses arrières. Se contente de répondre avec un certain détachement la petite femme, sans afficher la moindre expression sur son visage juvénile.
A vrai dire, la cause de Valiant semble déjà être perdue d'avance, mais il est du devoir de la Boroskaise de défendre un tant soit peu son cas afin de ne pas remettre en question une nouvelle fois la légitimité de l'Impérium. De même, elle sait très bien ce que représente l'ancien général aux yeux de Bauer, et ne tient pas à faire de ce dernier un ennemi potentiel en dénigrant les actions entreprises par le clone. Il lui reste toutefois à affronter une foule de politiciens hostiles à leur égard... Qu'est-ce qu'elle peut détester ces réunions... Et pourtant.
- Toutefois, aussi tragique soit cet évènement, il n'est pas le seul facteur de l'échec de notre accord. Vous nous demandez de traquer un ennemi en nous privant de nos moyens. Sans vouloir vous offenser, autant envoyer un aveugle ! Reprend plus fermement la Moff en détaillant les visages de ses interlocuteurs. Peut-être serait-il temps de nous rendre nos archives, celles-là même qu'il nous manque pour reprendre nos recherches et enfin mettre un terme à cette menace Sith. A moins que vous ne préfériez encore faire de nous le bouc émissaire idéal...
Suite à sa prise de pouvoir à durée indéterminée lors du conseil des Moffs, la naine avait eu l'agréable surprise de constater que l'Impérium manquait cruellement de moyens. En effet, lors de l'Opération Chatbite, les séparatistes avaient jugé bon de s'emparer de tout ce qui rappelait de près ou de loin l'influence néfaste des Sith. Dans cette optique, leurs précieuses archives avaient été confisquées et probablement utilisées par les confédérés pour leur propre compte. Lorsque la nouvelle dirigeante avait voulu relancer la traque, on l'avait informé de la lenteur des recherches à la suite de cet incident. Aujourd'hui, on lui donnait l'occasion de rappeler à tout le monde les "mauvais côtés" que pouvait avoir cette opération militaire.
Il lui reste désormais à régler quelques points, notamment cette prise en charge assez énigmatique de détenus républicains. Encore une occasion pour la CSI d'utiliser l'Impérium comme un bouc émissaire parfait en cas de problème avec la République Fédérale. Toutefois, ces prisonniers pourraient bien avoir leur utilité... Et il n'est pas question d'offenser plus que nécessaire des alliés bien trop exigeants et dangereux de surcroît.
- L'Impérium accepte de prendre en charge les prisonniers républicains et l'intégralité des responsabilités en cas d'échec de la traque, toutefois, en contre-partie, nous vous demandons de vous engager à restituer les éléments qui nous permettront de travailler efficacement. De même, il serait dans l'intérêt de tout le monde que nous puissions intervenir militairement sur certains mondes sans avoir à nous soucier de représailles séparatistes si la situation l’exige...
La voilà lancée dans un combat qui semble déjà être en sa défaveur. Pourtant, elle ne s'avoue pas pour autant vaincue. La petite Moff représente l'Impérium et rien qu'à cette pensée, elle sent une nouvelle détermination germer en elle. Instinctivement, elle redresse le menton fièrement et se prépare à subir de plein fouet les remarques séparatistes. Qu'importe le courroux, qu'importe l'orage qu'elle aurait à affronter, elle tiendrait bon ! -
Post n°14
Auteur : Barrik
Boylt restait assis confortablement sur son fauteuil a faire tourner sa canne entre ses doigts, mais il ne pu s'empêcher en observant la salle une certaine ironie. Nous étions en période de crise. Mais pourtant la plupart de ces politiciens au lieu de s'asseoir rapidement et de prendre conscience de la situation et d'agir tous ensemble pour que jamais une telle chose ne se reproduit, ils passaient ces précieuses minutes à discuter entre eux.
Il est évident que pour des Hommes d'affaires ou dirigeants il était plus facile de parler et de spéculer plutôt que d'agir. Boylt n'aimait pas ça et pour lui, nous perdions un temps précieux. La foule augmentait, mais ne s'organisait en rien. Un léger brouhaha émanent des divers groupes qui s'étaient formés. Le vieille Homme se surpris à se croire dans une cour de récréation.
Sa canne manqua cependant de faire un vol quand un tir de blaster glaça l'ambiance ainsi que le sang du ministre qui fit un tour complet en moins d'une seconde. Cependant son ancien entraînement lui permit de rester statique et de trouver très rapidement l'origine de ce tir.
Un Homme masqué membre du consulat. Une des plus hautes instances Séparatiste. La individus tel des enfants grondés ce mirent vite en place et le discours pouvait enfin commencer. Hankki Nuts une de ces limaces de l'espace. Sa timidité ne dérogeait pas à la règle de sa vulgaire espèce, mais il fallait avouer qu'ils savaient bien gérer leurs affaires.
Une fois ce petit discours d'introductions passé, le gros du morceau était à venir, et les méninges du ministre allaient être mises à rude épreuve quand Cinder s’exclamât. Plusieurs points étaient à noter.
Tout d'abord les échecs lamentables de nos troupes à mettre hors d'état de nuir les sensitifs, mais cela n'étonnait guère l'ancien soldat. Que ce soit Jedi ou Sith, les armées robotique ont toujours eu du mal à les contenir. Il est même étonnant qu'après autant d'années et d'archives sur les différents affrontement, les armées séparatistes n'ont pas été amélioré dans ce sens. Le manque d'argent ni de compétence ne semblait pas être la cause, certainement le fait que la plupart pense qu'une grande armée vaut mieux qu'une armée efficace. Les attentats sont la preuve que c'est totalement faux et que les choses vont bouger, du moins c'est ce qu'espère l'ancien soldat.
Le deuxième point est plus délicat. Et l'attitude du ministre le démontrait. S'avançant de son siège les deux mains posées sur sa canne en bois de Kashyyyk. Est-il sérieusement entrain d'accuser l'Impérium de l'échec de la mission ?(et d'un simple droïde au passage.) Un léger rictus avant qu'il ne se renfonce confortablement dans son siège. Sa canne glissant entre ses doigts pour une chorégraphie artistique dont Boylt avait prit l'habitude quand il était entrain de réfléchir.
Le troisième point était certainement le plus important, alors le grand moff de nos "toutous" était entre les mains de la république et nous même détenions des Républicain suite à divers revirement sur Utapau. Chose que le ministre ne prendra même pas la peine à commenter puisqu'au final il n'aura jamais toutes les informations pour juger l'ensemble de cette affaire. Mais le plus important était de savoir que les relations avec la jeune République Fédérale allaient être mise à mal. Une générale complice du meurtre d'un représentant Séparatiste. Cette affaire ne sonnait pas juste et assez tiré par les cheveux.Mais le consulat cherchait certainement un casus belli pour s'en prendre à une nation encore trop faible pour faire le poids face au monstre Séparatiste. Ce ne serait pas illogique en soit. Peut-être même ingénieux, mais aucune guerre n'est joué d'avance et d'autant plus quand nous ennemis se font présent. L'impérium était certes sous contrôle, mais si une guerre éclate rien n'assurait une allégeance à 100% et Boylt n'osait même pas penser aux Sith qui profiterait de cette merveilleuse occasion pour s'agrandir.
Après cette élocution cinglante, la nouvelle grande Moff s'exprima. Le vieille Homme la fixa alors qu'il prenait un rafraîchissement. Cette petite avait du cran s'avoua Boylt, mais cran ou pas, elle n'était qu'une enfant face au consulat Séparatiste. Le Ministre frappa deux fois sa canne au sol assez bruyamment. Il se leva raclant sa gorge.
- Mesdames, messieurs, meschoses. Je suis Boylt, ministre des affaires étrangères de Géonosis et représentant de celle-ci en l'absence du Préfet Barrik. Au passage, pour ceux que cela intéressait. Le Préfet est sur la voie de la guérison, les médecins sont optimistes et il devrait reprendre ses fonctions d'ici peu. Mais le but n'est pas de prendre des nouvelles, même si il est une victime, une victime de l'incompétence de la Confédération, de ses dirigeants et de nous tous ici.
Notre système qui est devenu au fil des années un modèle de prospérité et de longévité au yeux de la galaxie c'est peu à peu endormi sur ses lauriers. Et cette attaque ne me surprend guère malheureusement.
Colonel Cinder, placer l'Impérium sur le statut de bouc émissaire est une facilité qui m'étonne de vous. C'est oublier nos erreurs et nous empêcher de les apprendre. Même si les détails manquent, je suppose et je pense que cette assemblée sera d'accord avec moi en disant que l'acteur majeure est notre propre armée. Et malgré notre toute puissance, nous avons dû faire appel à ni plus ni moins que trois acteurs extérieurs pour nous aider. C'est ça l'image que nous voulons donner à nos détracteurs ? Et c'est le message que vous voulez passer à ceux qui répondent à notre demande d'aide ?
L'Impérium a peut-être des torts dans sa façon d'agir, mais nous aussi je le rappelle. L'exemple est comme vous le dîtes un droïde trop hasardeux. Mais ne serait-ce pas ça notre faiblesse ? Une armée certes gigantesque, mais devenu obsolète et incapable de se rendre efficace face à des utilisateurs de la Force ?
Concernant l'affaire de la Générale Républicaine j’aimerais que tous les faits nous soit dévoilés afin que nous puissions nous aussi juger et prendre part aux négociations, à moins que l'avis des dirigeants de votre organisation ne vous intéresse pas ?
Je finirais par une volonté du Préfet Barrik: Le plan manteau d'acier conçu lors de sa rentrée en fonction au gouvernement Géonosien. Le premier acte était d'équiper Géonosis d'une flotte conséquente capable d'aider n'importe quelle planète de notre système, mais dans le cas de danger terroriste, la deuxième face est désormais envisageable.
Ce plan consiste pour les planètes sans défense de demander la livraison d'une flotte sectorielle et une aide financière afin d'améliorer les infrastructures de défenses terrestres. Ainsi en cas de nouvelle attaque sur nos sols, l'ensemble des planètes auront la prétentions de pouvoir se défendre seules car vous devez le savoir Colonel, dans ce type d'attaque ce sont les premières minutes qui compte le plus.
Personne ne sait vraiment la motivation de ces attaques, mais nous devons rester vigilant, surtout au niveau de Korriban qui est une planète ayant un lourd passé avec cette organisation et je me refuse à savoir qu'une colonie est sans défense face à un ennemi qui a réussi à faire tant de dommage sur des planètes civilisés. J'invite donc tout les Préfet à la fin de cette séance à me rejoindre au bureau préfectoral pour que les démarche puissent être mise en marche.
Voilà la proposition de Géonosis en ce qui concerne cette situation de crise. Nous attendons tous de savoir quelle sera celle du consulat afin de veiller à la protection de ses citoyens.
Merci pour votre attention. -
Post n°15
Auteur : Baron RisskInstallé à son bureau, très largement excentré, le Baron Rissk profitait de l'imprenable vue qu'il avait pour son propre compte. A défaut de faire partie du gratin séparatiste, il avait au moins l'avantage de l'observation. En contrebas, il distinguait les mitres atypiques des représentants de la Guilde du Commerce. Non loin, les scaphandres aussi brillants qu'une batterie de cuisine bien lustrée du Techno-Syndicat attiraient l’œil. Le président Bortan et son comparse Phocas devaient sûrement se trouver parmi eux. Les silhouettes allongées des membres du Clan Bancaire Intergalactique venaient compléter le podium des organisations financières richissimes de la Confédération des Systèmes Indépendants.
De même, les représentants politiques et les préfets des planètes majeures séparatistes siégeaient fièrement en bas de l'immense salle. Là où tout le monde pouvait les observer et les jalouser. Curieusement, le Trandoshan se contentait de son emplacement, il n'avait pas particulièrement envie de faire un brin de causette avec de nouvelles têtes, après la conversation qu'il avait eu. Cet abruti de haut-prospecteur l'avait mis de mauvaise humeur. Heureusement, il pouvait compter sur les nombreux "plaisirs" apportés lors de ce genre de réunion. Car pour éviter de déplaire à ses illustres invités, la CSI veillait à ce que les rafraîchissements et les petites collations parviennent à les satisfaire.
Un droïde protocolaire vint débarrasser l'imposant lézard de sa coupe vide et lui en servait une bien remplie. Voilà qui tombait bien ! Les arabesques décrites par le cigare coincé entre ses dents vinrent imprégner les vêtements de ses voisins de bureau, qui regardaient de travers le dirigeant presque autoproclamé de Korriban. Même l'automate semblait être plus ou moins dérangé par cette fumée qui s’immisçait entre ses circuits, et ne tarda pas à déguerpir. De toute façon, il avait encore de nombreux invités à servir et il ne tenait pas à finir démembré quand une quelconque décharge comme il était coutume de faire avec les droïdes défaillants.
Rissk, de son côté, s'intéressait désormais aux deux principales têtes au sein de l'assemblée. Tout d'abord, Hankki Nuts... Ou l'image même de la médiocrité. Le T'doshok en avait côtoyé des Neimoidiens, et il n'en avait jamais vu un aussi minable, aussi faible d'esprit. Sa tête de chien battu laissait de marbre le sous-préfet. Bien loin de lui inspirer de la compassion, cette misérable vermine lui refilait de vilains urticaires. Heureusement, ses longues griffes effilées lui permettaient de se soulager sans peine. Le verre entre les mains, il portait désormais son regard observateur sur le colonel Cinder. Le comportement de ce dernier était des plus intrigants. Oh bien sûr, il n'y avait rien d'étonnant à voir quelques militaires ici et là dans un régime où l'armée occupait une place importante, mais celui-ci semblait sortir du moule. Il avait probablement un statut spécifique, ou bien une importance au sein de la Confédération des Systèmes Indépendants. Il n'y avait qu'à voir la tête de tirait Nuts lorsqu'il se tournait vers le colonel. A croire que l'homme intimidait par sa simple présence et reléguait de ce fait au rang de pantin le "pauvre" Neimoidien. Quels sombres secrets pouvait donc dissimuler Cinder derrière son masque ?
Les mots durs qu'il adressait sans culpabiliser à la délégation impériale renforçait cette idée d'homme important. A moins qu'il ne s'agisse là d'une simple question de supériorité de la CSI sur les autres régimes, que de nombreux séparatistes aimaient bien afficher. C'était une possibilité qu'il ne fallait pas écarter. Se posait également la question du sadisme. Cet homme était peut-être tout simplement un militaire qui prenait son pied lorsqu'il s'agissait de ridiculiser d'autres personnes.
Quoi qu'il en soit, tout ceci offrait à Rissk de nombreuses opportunités qu'il ne fallait pas laisser passer. Les rumeurs qui circulaient quelques instants plus tôt à propos d'attaques Sith s'avéraient donc véridiques. Voilà qui pouvait donc servir ses intérêts... Les propositions de la petite Moff et du ministre Boylt avaient déclenché un brouhaha sonore propice aux conflits. De nombreux propos arrivaient directement dans les oreilles du reptile. D'un côté, il y avait ceux qui appuyaient plus ou moins l'impériale, bien contents de pouvoir se préoccuper d'autre chose -notamment du business- plutôt que de cloportes Sith. De l'autre, les plus patriotiques, ou les plus extrémistes, qui refusaient de se fier à un empire risible et minable, et préféraient de loin agir avec leurs propres moyens. Certains en venaient même à injurier le porte-parole du préfet Barrik, qui manquait ouvertement de respect à son propre régime ! Hankki Nuts essayait vainement de ramener le calme.
- Très chers compatriotes... Permettez-moi de me présenter... Baron Rissssssk, sssssous-préfet actuel de la planète Korriban. Débutait avec vigueur le lézard bipède en redressant sa silhouette massive. Ses sifflements stridents amplifiés par le micro attiraient peu à peu l'attention. Nous avons récemment découvert sur la planète de nombreux tombeaux Sssssssith. Nul doute que sssssi nous parvenions à les ouvrir et à exploiter les multiples ressssources dissimulés à l'intérieur, nous pourrions faire d'importants progrès dans la compréhensssssssion de cette... Secte et ainsi l'éliminer plus facilement. Toutefois, les moyens dont je dispose pour mener les fouilles ssssssont très limités. Toute aide desssstinée à concrétiser mon projet, qu'elle sssssoit financière, humaine ou militaire, est la bienvenue. J'en profite également pour apporter mon sssssoutien au préfet Barrik et je m'engage d'ores et déjà à collaborer avec l'Impérium ssssi besoin.
Le Baron s'autorisait une légère pause, durant laquelle il put reprendre son souffle. Puis, après s'être désaltéré, il était enfin prêt à reprendre la parole. Il y avait encore quelques points à éclaircir. Sa voix tonitruante et sifflante reprenait de plus belle un discours faussement engagé. Les brouhaha se dissipèrent à nouveau.
- Il y a cependant quelque chose qui m'inquiète dans tout cela.... Ssssssi je suis bien loin de ssssssuivre l'exemple de Monsieur Boylt en disant de notre armée qu'elle est obssssssolète, je suis particulièrement perplexe quant à l'attribution de commandement à des unités droïdes. Ne devrions-nous pas confier de telles tâches à des persssssssonnes bien vivantes, plus compétentes et de sssssurcroît, plus expérimentées ? Notre sssssécurité ne peut pas être confiée à de sssssimples machines !
Et ssss'il est vrai que vous avez privé l'Impérium de ssssses moyens, déclenchant de ce fait des attaques qui auraient pu être évitées, alors peut-être qu'il ssssserait de temps de vous remettre en question Colonel.
Un tonnerre d'applaudissements vint accompagner la fin de sa prise de parole, et de nouvelles discordes au sein de l'assemblée ne tardèrent pas à se faire ressentir. Quoi qu'il en soit, le Trandoshan avait joué son rôle, et il adressait déjà un sourire faussement bienveillant à sa voisine de droite, qui se révélait être la Moff elle-même. Si elle était prête à l'aider financièrement, il ne voyait pas d'inconvénient à prendre son parti... Peut-être aurait-il l'occasion de s'entretenir avec l'impériale après la séance.
Toutefois, quelque chose lui disait que la réunion ne faisait que de commencer, et qu'ils allaient restés là à débattre peut-être un bon moment encore. Il espérait néanmoins que les choses avancent assez rapidement... Le fauteuil n'était pas réellement adapté à un gabarit comme le sien, et le dossier en cuir du siège, bien trop court, lui rentrait désagréablement dans le dos. Il vida d'une traite son verre et tira une bouffée de son précieux cigare, afin de se détendre. Pour l'heure, il n'avait qu'à profiter du spectacle, et à analyser les différentes interventions. Le colonel allait-il répondre ?
Les choses promettaient d'être intéressantes, pour le plus grand bonheur du T'doshok, qui voyait là l'occasion de faire de belles affaires.


