Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #5

    Post n°5
    Auteur : Asavar Phocas

    Je méditais toujours sur les dernières paroles du Président Bortan lorsque mon supérieur hiérarchique et moi-même fûmes abordés par un personnage des plus excentriques. Il s’agissait d’un représentant de la race Trandoshan – qui comme chacun le sait est une espèce particulièrement barbare – duquel se dégageait une aura étonnement élégante. L’être reptilien était en effet muni d’une canne lui donnant des airs d’aristocrate, et son attitude était bien plus distinguée que ce dont on pourrait habituellement s’attendre de la part d’un T’Doshok. De sa voix sifflante, il se présenta d’ailleurs sous le nom de Baron Rissk. Pour être honnête, ce Trandoshan devait avoir autant de sang noble que moi, mais il semblait très attaché à cette identité qu’il s’était créé. Chose plus étonnante encore, il affirmait être le sous-préfet de Korriban et pourtant aucune mention de ce curieux individu n’avait été faite dans les fiches récapitulatives que j’avais lu plus tôt dans la matinée. Le Président Bortan semblait d’ailleurs aussi stupéfait que moi et hésita un instant avant de répondre aux salutations du nouveau venu, non sans une certaine méfiance.


    -Salutations… sous-préfet, commença mon supérieur. Je suis Vardek Bortan, président du Techno-Syndicat - comme vous l’avez si justement deviné - et voici monsieur Asavar Phocas, Haut-Prospecteur de Mygeeto pour le compte de ma compagnie.

    Je saluai à mon tour le sous-préfet d’un simple signe du menton avant d’entamer à mon tour la conversation.

    -Enchanté monsieur Rissk. Aux dernières nouvelles, le sous-préfet Sconcebois était à la tête de la colonie de Korriban. Enfin… Les choses vont si vite de nos jours que ça ne m’étonne pas d’apprendre qu’il a été remplacé. J’imagine que je dois vous féliciter pour votre nomination.

    Le ton avec lequel je m’adressais au « baron » ne cachait en rien ma défiance envers lui, mais les propos tenus n’ayant rien d’irrespectueux, je ne lui donnais aucune raison de se courroucer. C’était d’autant plus vrai qu’avec mon appareil respiratoire et mon modulateur vocal, le ton que j’employais était imperceptible aux oreilles de mes interlocuteurs.


    -Le Président Bortan et moi-même serions flattés que vous vous joigniez à nous, repris-je en jetant un regard en coin à mon employeur, comme pour lui demander son approbation.

    Pour ma part je n’en pensais pas un mot et j’imagine que le Président partageais mon dégoût envers le reptile. Néanmoins, il s’agissait d’un sous-préfet confédéré et nous nous devions de le traiter avec le respect que méritait son grade afin de faire bonne figure auprès de l’Assemblée…


    -Quel privilège d’assister à une telle réunion n’est-ce pas ? Les plus éminents séparatistes nous honorerons de leur présence. D’ailleurs pourquoi parler encore de séparatistes ? Je dois admettre que cela fait des années que je me pose cette question. Nos systèmes sont pourtant déjà indépendants de cette maudite République et notre confédération est devenue une superpuissance unie, totalement autonome et dominante. Peut-être faudra-t-il un jour réfléchir à un nouveau nom plus approprié, mais je doute que le Consulat nous ait réunis pour un sujet aussi trivial.

    Je laissai un léger rire s’échapper après avoir fini ma phrase. Il était bien entendu factice : tout mon discours avait pour unique but de baisser la garde du Trandoshan en véhiculant une image amicale.

    Le secrétaire du Président Bortan fit son apparition et souffla un message en langue Skakoan quasiment inaudible à mon supérieur.

    -Veuillez m’excuser messieurs mais je vais devoir m’absenter quelques instants, nous lança Vardek Bortan. Nous nous reverrons lorsque l’assemblée commencera. J’ai été ravi de faire votre connaissance sous-préfet Rissk, dit le PDG du Techno-Syndicat à l’attention du représentant de Korriban en le gratifiant d’un respectueux signe de tête. J’ose espérer que nous pourrons faire affaire à l’avenir.

    Le Président Bortan s’éloigna, me laissant seul à seul avec le sous-préfet. La situation ne me plaisait que très peu et je faillis laisser s’échapper un juron dans ma langue maternelle. Je me retins à temps néanmoins, avant de reprendre la conversation en essayant d’être aussi courtois que possible.

    ---


    Vardek Bortan s’était éloigné d’une petite vingtaine de mètres lorsqu’il sortit un minuscule appareil de communication des plis de sa robe. Son secrétaire lui avait simplement signalé que le ministre Boylt Col représenterait Géonosis au cours de l’Assemblée, mais il n’avait pas hésité la moindre seconde avant de se saisir de l’opportunité pour s’éclipser. Il n’aimait pas les Trandoshan mais là n’était pas le problème. En vérité, ce que le Président Skakoan haïssait par-dessus tout, c’était d’avoir affaire à des individus sur lesquels il ne savait rien. Comme il disait toujours, « le savoir, c’est le pouvoir », et l’ignorance éveillait en lui un important sentiment d’insécurité. La Force seule savait d’où sortait ce sale lézard et cela le mettait dans une rage folle. Il démarra le petit système de transmission qu’il tenait dans sa main et ne prit même pas la peine de saluer la silhouette bleutée apparue devant lui.


    -Contacte tous nos réseaux d’informateurs, lança-t-il d’une voix glaciale. Trouve-moi tout ce que tu peux sur un T’Doshok se faisant appeler le Baron Rissk…

    Il coupa la transmission. Cette Assemblée le préoccupait et l’apparition du nouveau sous-préfet de Korriban ne l’aidait pas à conserver son calme. D’aucuns auraient dit que des années d’appartenance aux hautes sphères du pouvoir confédéré l’avaient rendu paranoïaque mais le Skakoan n’écoutait pas ce genre d’âneries. Il savait très bien qu’en politique les menaces pouvaient venir d’absolument n’importe où et de n’importe qui. Même d’un arriviste à la tête d’une planète aussi pitoyable que Korriban…
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      #6

      Post n°6
      Auteur : Baron Rissk

      Rissk était resté silencieux tout le long de l'échange. Il avait pris soin d'examiner avec patience ses interlocuteurs. Il était difficile de cerner les Skakoans, dont les émotions étaient dissimulées par leurs imposantes combinaisons pressurisées. Mais pour avoir côtoyé un certain nombre de représentants de cette espèce, le Trandoshan savait qu'ils étaient en général réservés et distants.
      Il fallait prendre en compte leur paranoïa exagérée et un état d'esprit particulier, qui les rendaient d'autant plus méfiants. Les armures qu'ils portaient et mettaient en évidence étaient de purs bijoux technologiques, qui reflétaient à merveille la prospérité et la puissance du Techno-Syndicat. Les vêtements raccommodés du T'doshok, bien que toujours élégants, faisaient tâche à côté. Bien évidemment, cela ne permettait peut-être pas de faire bonne impression, mais il comptait sur ses agréables manières pour palier ce léger détail.

      Après cette brève observation, Rissk pouvait en conclure que le président Bortan était bien plus hostile que son collègue haut-prospecteur. Peut-être se sentait-il en danger... Quoi qu'il en soit, il était particulièrement compliqué de lire entre les lignes avec ces voix synthétisées et métalliques. Impossible donc, de s'appuyer sur les intonations pour en savoir plus à ce sujet. Il lui faudrait donc se fier à son instinct, ou tout du moins être vigilant sur le contenu débité.


      - Mon prédecesssssseur, le sous-préfet Sssssconcebois, était un incapable. Vous sssssavez, d'un certain point de vue, diriger les affaires politiques d'un monde, c'est comme sssssse jeter dans la cage d'un Rancor. Si vous n'arrivez pas à dompter la bête, donc par conssssséquent à gérer d'une main de fer vos petites affaires, cela finit par ssssse retourner contre vous... La politique est un jeu dangereux. Commença donc par répondre le Trandoshan afin de briser le court silence qui venait de s'installer suite au départ du président Bortan.

      L'imposant lézard bipède fit quelques pas en avant, afin de contempler avec une certaine retenue tous ces bureaux vides. Il avait presque plus de respect pour cette pièce que pour ses occupants, à vrai-dire, il savait très bien que toutes ces personnes réunies en son sein n'avaient pour principales préoccupations que leurs intérêts personnels. C'était peut-être là d'ailleurs, le point de départ de la Confédération des Systèmes Indépendants...
      Loin de se laisser berner par la fausse sympathie du Skakoan, le dirigeant de Korriban profita du nouveau silence pour s’imprégner de l’atmosphère particulière du lieu. Il était étrangement excité, le corps submergé par une forte dose d’adrénaline, comme s'il s'apprêtait à livrer un féroce combat.


      - Ssssserait-ce donc votre première réunion très cher ? Il ne faut pas vous laissssser impressssionner par tant d'influentes personnalités. Lâcha le Trandoshan entre deux sifflements qui se voulaient être un ricanement. Retenez bien une ssssseule chose, les hommes de pouvoir vont et viennent, ssssssseuls les marchands restent. J'imagine que cela devrait vous parler...

      Encore une fois, Rissk prenait le temps de savourer le silence qui s'installait entre eux. Un silence bienveillant et presque instructif, dans cet endroit où les dignitaires commençaient à affluer, sans toutefois venir perturber le cours des conversations discrètes. L'occasion étant trop belle pour être manquée, le Baron en profita pour tirer hors de son veston un cigare. L'espace d'un bref instant, le T'doshok s'imagine être l'une de ces abominables créatures en scaphandre. Non. Il ne pourrait pas. Cela devait être embêtant de ne pas pouvoir profiter d'une bonne bouteille ou d'un merveilleux cigare... C'est finalement avec un sourire bien affiché qu'il allume son précieux met. Canne logée sous le bras et menton redressé, il ressemblait à l'un de ces officiers qui s'apprêtait à parader fièrement à la tête de ses armées. Il s'estimait chanceux, vivre dans une combinaison pressurisée et prête à exploser au moindre moment, ne pas pouvoir profiter de tout ce que peut offrir la galaxie, quel gâchis !

      - Pour sssssssse qui est de cette question de nom... Prenons les choses comme elles ssssssssont, République, Empire, Consssssortium d'Hapès, Autorité du Sssssecteur Corporatif... Tous arborent des noms différents et pourtant, tousssss sont ou ont été à la tête d'un empire territorial, politique et économique. Nous pouvons donc en conclure que c'est bel et bien le nom qui fait toute la différenssssse. Reprenait alors le dirigeant auto-proclamé après avoir tiré sur son cigare, désormais appuyé sur sa canne. A mon humble avis, rien n'est mieux choisi que le nom actuel que porte notre régime. Nous ssssssommes et resssssteront à jamais des séparatistes, des indépendantisssstes fédérés autour d'idéaux communs et pourtant portés par des intérêts perssssssonnels. Alors oui, je pensssse que ce nom de Confédération des Ssssystèmes Indépendants est particulièrement bien trouvé.
      L'Hisssssstoire retiendra ce nom qui est dans tous les esssssprits, dans toutes les bouches, pourquoi s'embêter à vouloir le quitter, lui qui est au cœur de notre identité propre ?


      C'est sur ces dernières paroles que l'immense reptile s'abandonna complètement à son cigare... Presque porté par un souffle patriotique... A cette réflexion, il haussa un sourcil écailleux et secoua doucement la tête, souriant de toutes ses dents. Décidément... Il aurait toujours le don de s'étonner. Se pouvait-il qu'il devienne un jour un parfait petit séparatiste... ?

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        #7

        Post n°7
        Auteur : Asavar Phocas

        Cinq minutes. C'était plus ou moins la durée qu'il m'avait fallu pour cerner le personnage du Baron Rissk. Une remarque légèrement candide, un ton globalement amical, et le tour était joué. Il m'aurait été facile d'affirmer que le baron était tombé dans mon piège, qu'il avait baissé sa garde et qu'il m'avait ainsi livré le moindre détail de sa personnalité... mais ce ne fut pas le cas. Du moins pas exactement. Au lieu de cela, il avait répliqué avec finesse et repoussé ma pseudo-amitié, non pas avec violence, mais en me renvoyant la pareille. Le ton du reptile se voulait en effet amical, mais laissait transparaître un soupçon de mépris envers ma personne, signe qu'il avait vu clair dans mon jeu et qu'il cherchait à me le faire comprendre. Néanmoins, cette réaction m'avait suffisamment renseigné sur mon interlocuteur: j'avais manifestement affaire à un homme - ou du moins à un Trandoshan - remarquablement intelligent et sournois. Mon approche n'avait pas provoqué le comportement attendu chez le sous-préfet de Korriban, mais le résultat était là. Je savais à quel genre d'individu j'avais affaire et c'était tout ce qui importait. Je réalisai dès lors qu'il me faudrait être prudent face à ce personnage.


        -C'est un point de vue qui se défend sous-préfet, répondis-je au T'Doshok sans la candeur que j'avais employé précédemment. Il est vrai que ce nom nous caractérise à merveille, nous et nos idéaux. Il correspond à la place que la Confédération occupe à la fois dans l'Histoire et dans la politique galactique... actuellement. Mais les sociétés changent monsieur Rissk, et les idéaux d'hier sont les tabous de demain. Loin de moi l'idée de remettre en cause les valeurs de notre grande nation! Je partage ces valeurs d'indépendance, croyez-moi. Cependant, qui sait ce que l'avenir nous réserve. Aujourd'hui, nous sommes les séparatistes. Quid de demain? Peut-être serons-nous alors les impérialistes - que la Force nous en préserve. L'idée peut paraître déplaisante, mais ce n'est pas en restant éternellement les "séparatistes" que nous conserverons cette place méritée qu'est la nôtre. Les temps changeront, et lorsqu'il le feront, la CSI changera avec eux. Pour s'améliorer, une société doit se réinventer. Pour devenir parfaite, elle doit être en perpétuelle reconstruction. Et la reconstruction passe bien souvent par le changement d'identité. Aussi, je ne puis garantir que nous soyons toujours les "séparatistes" d'ici quelques années...

        Je marquai une pause avant d'adresser un regard glacial à mon interlocuteur, tranchant avec le ton cordial que j'employais. Ce regard avait un sens très simple: il signifiait "Reste à ta place, Trandoshan. Tu as peut-être réussi à tromper tes électeurs, mais maintenant tu entres dans la cour des grands: ton arrogance et tes mensonges ne nous impressionnent pas." Je repris ensuite la conversation, effaçant par la même occasion l'expression menaçante de mon visage.


        -Quel fataliste je fais, dis-je en laissant un rire faussement chaleureux s'échapper. Ne faites donc pas attention à mes propos sous-préfet. Il m'arrive parfois de laisser de curieuses idées me traverser l'esprit!

        L'infecte fumée du cigare du Baron décrivait de curieuses arabesques qui s'élevaient jusqu'au sommet de la salle. Les spirales décrites par l'émanation me rappelait curieusement la vue imprenable que j'avais eu sur Mygeeto depuis la navette en orbite. Les vastes nuages de la planète cristalline m'étaient en effet apparus avec une forme similaire alors que je les avais observé avec fascination. Le retour du Président Bortan me sortit de mes rêveries.


        -Mes affaires se sont finalement assez vite réglées, nous lança l'homme d'affaires avec une apparente sympathie qui n'avait probablement rien de réel. Tant mieux! J'aurai le plaisir de profiter de votre compagnie un peu plus longtemps.

        En écoutant ces paroles, il me sembla que le Président avait légèrement atténué l'effet de son modulateur vocal, lui donnant ainsi un timbre plus organique. Mon supérieur se tourna alors vers le sous-préfet Rissk et l'interrogea d'une voix mielleuse.


        -Dites-moi cher ami, quel curieux périple a pu vous amener jusqu'au... trône de sous-préfet? Je ne cache pas ma curiosité à votre égard.
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          a écrit sur dernière édition par
          #8

          Post n°8
          Auteur : Baron Rissk

          Rissk fronça doucement ses épais sourcils écailleux, mordillant légèrement son cigare fumant. Le Skakoan qui lui faisait face semblait bien jeune et inexpérimenté, à moins qu'il ne s'agisse là d'une manœuvre prévue à l'avance par l'infâme créature en scaphandre. Ses propos étaient lâchés avec un soin propre aux Skakoans, mais son regard avait l'espace d'un instant, véhiculé un message bien plus sombre. Un regard noir, menaçant, méprisant même. Comme s'il avait peur du Trandoshan, ou tentait tout du moins de le remettre à sa place. Quoiqu'il en soit, s'il craignait réellement l'imposant lézard bipède, il faisait bien. Il fallait toujours se méfier des personnages ambitieux et particulièrement vif d'esprit... Il s'agissait peut-être d'une erreur d’interprétation de la part du Baron auto-proclamé, mais il valait mieux être prudent...
          Le sous-préfet pouvait d'un simple geste de la main arracher la tête de ce misérable mollusque hors de sa combinaison s'il le voulait, mais il n'avait pas réellement envie de se mettre dans une sale position, contrairement à ce représentant du Techno-Syndicat. Certains semblaient bien imprudents et peu enclins à former des alliances. Quelle erreur... Et quel abruti.
          Les yeux fendus typiquement reptiliens fixaient avec un certain désintérêt la silhouette volumineuse du haut-prospecteur, comme si le T'doshok se sentait supérieur à cet être des plus étranges. Appuyé sur sa fidèle canne, les volutes de fumée qui s'échappaient du cigare venaient irriter la boîte de conserve et manquaient de lui arracher un sourire. Qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour nuire à ce malandrin...


          - Voyons... Vos propos ssssssont des plus intéressssssants à examiner très cher. Ne vous excusez point. En effet, les ssssssociétés changent, nul n'est immortel... Se décida enfin à répondre le Baron entre deux bouffées. Ssssssoyons réalissssstes, et surtout, obssssservateurs. Jusssssque là, la CSI a réussi à ssssse maintenir au sssommet de la hiérarchie galactique. La quessssstion qui se pose alors : Comment essssst-ce possssssible ?
          Les raisons d'une telle apogée ssssssont nombreuses, des leaders dirigeant notre régime d'une poigne de fer, des guildes richissssssimes et infuentes, des campagnes victorieuses... Voilà déjà quelques éléments de réponsssssse. La République et l'Empire ne peuvent pas prétendre la même chose...
          De même, ces attaques Ssssssith dont tout le monde parle ne font que renforsssssser l'unité que notre glorieuse organisation, là où des opérations sssssssimilaires avaient ébranlé la cohésion impériale par exemple. Ne précipitons donc pas la chute de la CSI et contentons nous de nous intéresssssser au présent, l'avenir de notre régime est pour l'inssssstant bien asssssuré.


          Il était drôle pour le Trandoshan de se dire qu'il jouait peut-être le rôle de précepteur pour ce petit avorton qui se présentait à lui comme un égal. A vrai dire, il prenait un malin plaisir à démonter un à un tous ses commentaires insignifiants et puérils. L'expérience se faisait sur le terrain, et non pas en suivant des cours théoriques et des discours. Malheureusement, le moment d'euphorie du lézard bipède prit fin au moment où Bortan vint les rejoindre. Le président du Techno-Syndicat prenait désormais la relève, et se voulait tout aussi "agréable" que son comparse. Leur fausseté commençait à ennuyer le T'doshok, qui perdait patience en leur compagnie. Finalement, la présence de Maar Shane lui semblait bien plus "douce". Peut-être qu'il n'aimait pas tomber sur des gens qui lui ressemblaient... C'était une option tout à fait possible.
          Le cigare fumant se consumait avec autant d'ardeur que l'intérêt que portait Rissk à ce duo de scaphandres bariolés. Il voulait en finir au plus vite avec ces deux abrutis, qui commençaient sérieusement à lui taper sur les nerfs avec leurs remarques insolentes. Le Baron fit rouler ses épaules, engourdies, afin de cracher un fin nuage de fumée aux visages de ses interlocuteurs, avec une certaine nonchalance.


          - Vous parlez de trône très cher, mais il n'y a pas d'un tel confort ssssssur Korriban. Lâcha le sous-préfet entre deux sifflements, les dents effilées mises en évidence. Comme je le racontais un peu plus tôt à votre... collègue, mon prédecesssssseur était un incapable, et il a fallu le remplacer... Il ne fut pas réellement diffisssssile de trouver quelqu'un de plus compétant pour reprendre en main sssssses affaires. Mais ne parlons pas de cet insssssident dépourvu d'intérêt. Comment sssssse portent les affaires du Techno-Sssssssyndicat ? J'imagine qu'avec les évènements récents, des répercutions bénéfiques ou négatives ssssssont à prévoir...

          Comment détourner le sujet à son avantage... Le Baron n'avait pas l'intention d'en dire plus à ces deux rapaces là, qui en profiteraient probablement pour le faire chanter, ou lui proposer de sales affaires. Après tout, il n'était pas conseillé de se lancer dans de sombres magouilles avec de parfaits inconnus... Comme pour accentuer toujours plus cette prise de distance soudaine, le T'doshok entreprit de s'emparer de l'une des nombreuses coupes qu'un droide protocolaire présentait respectueusement à ses invités sur un... plateau d'argent. Entre ses griffes, le verre semblait minable, fragile, et surtout, captif. Tout en s'appuyant sur sa canne et en mordillant son cigare, Rissk leva son verre, comme pour saluer les tentatives vaines des deux Skakoans. Un sourire en coin achevait de le rendre "sympathique" et lui donnait l'air d'un politicien qui avait réussi dans la vie.

          Dans cette lutte aux sous-entendus, ils n'avaient qu'à bien se tenir !

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            #9

            Post n°9
            Auteur : Asavar Phocas

            Le Président du Techno-Syndicat poussa un léger soupir.

            -Ma foi les affaires se portent fort bien, comme il en a toujours été. Il y a bien entendu des hauts et des bas, mais la position du Techno-Syndicat au sein de la Confédération lui assure un avenir radieux.

            Mon supérieur se tourna à dans ma direction.

            -Monsieur Phocas, reprit-il, j’ai à vous parler quelques minutes. Veuillez nous excuser sous-préfet.

            Vardek Bortan m’emmena à l’écart de l’agitation, là où personne ne pourrait surprendre notre conversation. Il s’adressa à moi en langue skakoane, un langage complexe et quasiment inaudible pour les autres espèces.

            -Alors ? Qu’en pensez-vous ?

            -De Rissk vous voulez dire, répondis-je ? Et bien il semble être un homme ambitieux, confiant en ses moyens et fier de ses compétences comme j’en ai rencontré des dizaines dans les bureaux du Techno-Syndicat. Son profil est assez classique mais ce Trandoshan a quelque chose de particulier. Il est rusé et impitoyable. Pour être honnête j’ai eu la curieuse impression de m’adresser à mon alter ego… Il ne partage probablement pas mon point de vue : cette immonde créature est beaucoup trop fière pour respecter autrui.

            L’homme d’affaires semblait attentif à mes observations.

            -C’est un arriviste, soupira le Président. Un arriviste extrêmement habile, mais un arriviste quand même, cela ne fait aucun doute. Et pour vous dire le fond de ma pensée, son attitude et son style vestimentaire me rappellent certains malfrats travaillant pour nous…

            Ce que le Président suggérait ne manquait pas de m’interloquer.

            -Vous insinuez qu’un criminel est en train de gravir les marches du pouvoir séparatiste ?...

            -Je n’ai pour l’instant aucune preuve de ce que j’avance, me coupa-t-il. Nos informateurs s’affairent à en découvrir plus à son sujet en ce moment même. Mais plus j’y réfléchis, plus l’hypothèse me semble probable. J’imagine que vous avez remarqué sa façon d’éviter ma question sur son parcours. Sa réponse était beaucoup trop expéditive. Elle manquait de subtilité si vous voulez mon avis. Il est évident qu’il a quelque chose à cacher, ce qui ne fait que confirmer mes soupçons.

            Je pris quelques instants pour réfléchir à la situation avant de reprendre la discussion.

            -Si nos informateurs parvenaient à confirmer le passé criminel du Trandoshan, nous aurions un excellent moyen de pression sur lui. Je suis sûr que le Consulat serait ravi d’apprendre qu’un de ses sous-préfets trempe dans des affaires de gangs… Oui… Nous aurions alors un pion compétent et aisément contrôlable.

            Une lueur maléfique illumina le regard de mon supérieur hiérarchique.

            -Vous m’ôtez les mots de la bouche Asavar, dit-il alors en ricanant. Ce lézard a une telle estime de lui-même qu’il est convaincu de pouvoir nous prendre de haut impunément. Laissons-le se bercer d’illusions le temps que nous obtenions confirmation de nos soupçons. Ensuite, il sera grand temps de le ramener à la réalité et de lui faire ravaler sa fierté.

            Après un court instant de silence et de réflexion, le Président m’invita à rejoindre la salle de réunion. En arrivant, nous constatâmes que le Trandoshan patientait encore seul. Décidément les politiciens confédérés avaient un don pour se faire attendre… La conversation avec le sous-préfet reprit alors de plus belle. Pour être tout à fait honnête, je commençais à trouver je ne sais quoi de distrayant à ce petit échange de sous-entendus. Les vaines tentatives du T’Doshok de démontrer à tout prix sa supériorité intellectuelle étaient amusantes. Il se plaisait en effet à détruire mes commentaires - qui n’avaient pourtant rien de sérieux – et semblait trouver cela jouissif. Son discours n’avait rien de stupide, bien au contraire, mais ses constantes tentatives de surenchères et sa démarche suffisante le tournaient en ridicule sans qu’il ne s’en rende compte. Pour moi, les batailles verbales et l’orgueil n’avaient pas le moindre intérêt. Comme l’avait souligné plus tôt mon employeur, les affaires comme la politique étaient un bassin rempli de requins. Tout ce qui m’importait, c’était que mes adversaires se fassent dévorer et que je continue de nager.

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              Auteur : Hivernus

              Spoiler : Spoiler

              ~ Moff Ashe ~



              Après avoir passé quelques procédures standards typique des contrôles militaires aériens, de légères secousses viennent s'emparer de la navette. On quitte l'espace et sa froideur exotique pour une atmosphère étouffante et dépaysante à souhait. La petite Moff quitte le temps d'un instant sa place afin de se positionner avec peine au dessus des pilotes. Même assis, ils semblent dépasser d'une bonne tête la Boroskaise. Depuis le cockpit, on a une vue imprenable sur les déserts mortels et inhabités de Géonosis. Et pourtant, on détourne rapidement le regard au profit d'une véritable ville installée entre les immenses ruches qui se fondent dans le décor et ces étendues mornes.
              C'était probablement une première sur cette planète qui n'a jusque là abrité que des insectes à l'intelligence à peine plus développée que l'instinct d'un Bantha. Façon de parler bien sûr... Rien ne semble laissé au hasard, pour le plus grand bonheur de la petite femme, qui s'intéresse particulièrement à tout ce qui peut lui être d'une aide précieuse un jour ou l'autre. Le capitaine Onov quitte à son tour son siège afin de rappeler à la dirigeante de Borosk qu'il serait préférable de rester assis jusqu'à la fin du voyage. Pourtant, un silence des plus éloquents suffit à lui faire comprendre qu'Ashe n'en fera qu'à sa tête. De toute façon, il n'est même pas sûr qu'elle ait entendu quoi que ce soit avec le feulement rauque des chasseurs TIE escortant la navette.
              Finalement, le transport officiel de l'Impérium vient se nicher dans un hangar et se pose en crachant un nuage de fumée. Onov enfile son casque et donne ses premières directives en territoire séparatiste. Territoire séparatiste. Rien qu'à l'évocation d'un tel terme, le capitaine sent son corps se rigidifier. La tension est déjà palpable au sein des Manteaux de Nuit, bien qu'aucun n'affiche la moindre crainte, le visage couvert par un casque des plus sophistiqués. Lorsque la passerelle s'abaisse, les dix soldats formant la garde rapprochée de la Moff se déploient de chaque côté de la navette et viennent rapidement former un périmètre de sécurité.
              Le capitaine Onov se décide enfin à descendre à son tour, une fois qu'il reçoit le feu vert de ses hommes. Ashe le suit de près, elle-même flanquée par le faux lieutenant-colonel Teradoc et ses deux chevaliers impériaux.
              A la grande déception de la naine, personne ne semble s'être donné la peine de venir les saluer. Les séparatistes ont-ils donc aussi peu d'estime pour leurs alliés ? Une petite pointe de déception vient déformer les traits grossiers de son visage juvénile. Ainsi soit-il...


              - Y a t-il un fin connaisseur des lieux parmi nous ? Lâche soudainement la femme d'un ton blasé. Personne ? Comme cela est étonnant...

              Ashe rectifie machinalement les plis de son uniforme et redresse la tête avec une certaine arrogance. Comme un seul homme, son escorte se met en marche et six hommes ouvrent la marche, tandis que le reste vient se placer en arrière-garde. Protégée par son dispositif de sécurité, la petite femme observe avec dédain la ville qui, quelques minutes plus tôt, semblait attiser son intérêt. Malgré une certaine présence militaire mise en évidence dans les rues, la Boroskaise ne peut s'empêcher de dévisager ces taudis où pullulent certainement la vermine séparatiste. Heureusement pour elle, la journée est particulièrement chaude et les rares passants semblent en souffrir, ce qui limite le nombre d'ivrognes et autres marginaux croisés dans les rues. D'un geste nonchalant de la main, la naine tente un instant de se rafraîchir le visage. Si ses gardes du corps semblent supporter la chaleur avec leurs armures climatisées, il n'en est pas de même pour elle.
              Quelques minutes de plus sont nécessaires pour accéder au Palais Préfectoral, la Moff ne s'attardant pas devant les bâtisses qui défilent. Les pas cadencés du cortège impérial se fondent dans la marche cliquetante des droïdes de combat. La présence de multiples patrouilles et l'afflux de dignitaires ne trompent pas, quelque chose d'important semble se préparer. Ici et là, les gardes rapprochées des haut-fonctionnaires séparatistes se dissimulent presque dans le décor mais font passer un message clair.


              - Et bien il semblerait que nos chemins se séparent ici Capitaine. Commence doucement Ashe en reprenant son souffle. Qu'est-ce qu'elle ne donnerait pas pour un bon rafraîchissement ! Dispersez vos hommes et restez à l'affût. Colonel, je vous laisse donner vos directives à vos... protecteurs. Retrouvez moi à l'intérieur.

              La voix étouffée d'Onov répond brièvement à la dirigeante impériale et vient ensuite donner ses ordres aux Manteaux de Nuit. Bien trop contente de pouvoir profiter de la relative fraîcheur de l'endroit, la naine en oublie rapidement son statut de visiteur. Elle commence à se promener dans le palais, sans faire attention aux regards intrigués et aux commentaires murmurés. Il est vrai qu'avec sa démarche profondément marquée par une formation militaire, son uniforme typiquement impérial et sa petite taille rehaussée de quelques centimètres par une rigidité absolue du corps, on peut se poser des questions sur sa présence au sein d'un tel lieu. Et c'est alors qu'elle s'arrête brusquement, et qu'elle tourne son regard noir et déterminé vers une statue des plus ridicules parmi celles que l'on peut observer dans le palais.
              Une expression innocente et enfantine s'empare du visage fermé de la Moff et c'est dans un silence quasi religieux qu'elle reste plantée là, devant cette sculpture en marbre qui n'évoque rien de plus qu'une simple bure. Une simple bure ? Non ! Il s'agit là de la bure du général Mufus... Et c'est avec une étrange lueur d'admiration qu'elle se tourne purement et simplement vers Bauer, qui a réussi à la rejoindre.


              - J'ai longtemps hésité à afficher mon profond respect à l'égard de celui qui a, l'espace d'un instant, réussi à faire trembler la galaxie entière. Rassurez-vous, je n'ai pas l'intention de suivre le parcours du Général Mufus. Se met-elle à plaisanter en affichant un sourire en coin. Je me demande s'il a eu à subir des remarques insolentes sur sa petite taille. Vous savez... C'est quelque chose d'assez courant. Bien heureusement, notre esprit affûté permet de passer au dessus de cela... Et ce n'est pas pour plaire à tout le monde...

              Ses doigts boudinés viennent se glisser dans une mèche de cheveux. La Boroskaise se remémore le temps de quelques battements de cœur les mauvais traitements qu'elle avait fait subir à ses rivaux... A ceux qui avaient osé remettre en question ses compétences ! Un sourire carnassier trône désormais au milieu de son visage juvénile. Elle revoit encore ces abrutis défiler nus et enchaînés dans les larges rues de la capitale de Borosk, sous le regard moqueur de la population. En y repensant, il s'agissait là d'une punition relativement douce s'il l'on prend en compte les multiples sanctions qu'elle avait déjà fait appliquer avec plus de sévérité.

              - Je m'égare... Veuillez m'excuser Colonel. Et nous sommes attendus en plus... Quels piètres invités faisons-nous ! Souffle presque pour elle-même la petite femme.

              Machinalement, son menton se redresse et sa poitrine se gonfle de fierté. Même si elle n'a pas l'occasion de démontrer sa puissance et son autorité via des démonstrations de force comme il est coutume de faire dans les institutions impériales, elle compte bien représenter l'Impérium avec le talent qui la caractérise. Ses petites enjambées et ses bras qui se balancent d'un bout à l'autre lui donnent un air presque risible, mais la sévérité qui se dégage de son visage en dissuade plus d'un de se moquer ouvertement d'elle. On se contente donc de la dévisager en silence, à nouveau. Une immense salle se présente à elle, et au faux lieutenant-colonel qui la suit comme une ombre. De nombreux groupes de dignitaires et de représentants séparatistes se massent ici et là, dans une ambiance des plus étranges.
              La politique est toujours quelque chose de difficile à cerner pour un militaire, surtout quand on ne comprend pas toute la portée de la chose. Même Ashe, qui pourtant est habituée à l'exercice, en vient presque à mépriser la politique par moment. Peut-être parce que les politiciens sont en général des personnages grossiers, méprisants et méprisables. De toute façon, on aurait probablement une réponse rapide à cette affirmation.


              - Peut-être pourriez-vous me faire un rapide rapport de l'opération sur Mygeeto, j'imagine que vous avez dû avoir du nouveau... Murmure la petite Moff au directeur du BSI, sans même lui adresser un regard.
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                Auteur : Super PNJ

                Bureau de Sécurité Impérial
                        
                     
                Directeur Bauer
                Alias lieutenant colonel Teradoc



                Géonosis... il y a peu le directeur aurait frissonné à l'idée de se trouver sur cette planète, cependant les temps changeaient, l'ennemi de hier était l'ami de demain mais quant à présent la nuance était plutôt floue CSI et Impérium avaient collaboré dans sa lutte contre les Sith mais les mêmes Séparatistes avaient pilonné les impériaux sur Cathar il y a peu encore.
                C'était donc légèrement inquiet, même s'il n'en montrait rien que le directeur du contre espionnage , sous couverture, foulait le sol de la planète ruche.
                Aucune escorte armée à la leur arrivée, pas plus de droid de guerre B1 que de diplomate, sans doute ne voulait on pas mettre la pression à la délégation impériale, le  duo de plénipotentiaire impériaux que formait la grande Moff et le lieutenant colonel marchait donc à leur rythme escorté par leur propre soldat.
                Devant l'entrée, Ashe congédia son escorte invitant Bauer à faire de même, effectivement entrer avec deux sensitifs armés de sabres laser n'était peut être pas la meilleure façon de se présenter à l'état major confédérè.


                -Knight 2 et 3: retournez à la navette.
                   

                -A vos ordres.
                -Bien colonel.
                   

                Comme un seul homme, les deux sensitifs firent un demi tour purement militaire laissant Bauer devant les escaliers de la cité préfectorale. C'était ce même escalier, que Valiant encore général républicain avait gravi déguisé en mercenaire mandalorien pour rencontrer le préfet Barrik, Bauer avait lu le rapport de l'ex général, les grandes lignes Valiant préférant laisser certains à sa propre discrétion.
                Le directeur espérait qu'il aurait un meilleur accueil que le clone qui, lui avait été braqué par les membres de la Direction Centrale des Renseignements Séparatistes .
                le faux colonel gravit donc toutes les marches pour rejoindre la Moff qui l'attendait dans le hall du palais préfectoral.Celle ici se tenait en admiration devant la statue du général Mufus, un être de petite taille tout comme elle mais promis à un destin Incroyable.
                Mufus... le jawa le plus puissant de la galaxie, devenu général de la CSI après de bien nombreuses traitrises comme celle de transformer l'ex général DH47 en porte de toilette sur son destroyer amiral
                Il était devenu gouverneur de Correlia avant de se marier et de disparaitre durant sa lune de miel.


                -C'était quelqu'un de difficile à cerner même pour nos profileurs.
                   

                Puis la Moff décida finalement de rejoindre le reste des invités à l'étage supérieur , elle en profita pour demander un rapport sur l'opération sur Mygeeto, sans doute voulait elle être mieux informé avant de rencontrer les hauts gradés séparatistes.


                -Je suppose que vous connaissez déjà les grandes lignes.
                Trois Sith se sont infiltrés sur Mygeeto, un grand maitre, Dark Luna, et ses deux adeptes apparemment pour saboter une tour a capaciteur de flux sur kalter prime. La CSI nous contacta ainsi que la Guilde de Dantooine pour épauler le préfet Barrik et les troupes colonel Cinder, l'Impérium déploya de son coté  l'Agence de Contre Terrorisme Universel sous l'égide du conseiller Huffhingher .
                Les trois Sith furent éliminés, et le préfet blessé, l'impérium a eu également pas mal de pertes parmi nos commandos.
                D'après nos sources, les Sith ont également agi sur Felucia et Utapau.
                Il est apparu que l'équipement de nos commandos de l'ACTU sont obsolètes face aux adeptes du coté obscur, le haut commandement pense à les confronter aux chevaliers Impériaux, la formation est terminée pour une quarantaine d'entre eux dans la commanderie .
                Il serait utile je pense que nous connaissions les techniques employée par la CSI pour contrer les Sith et peut être les adapter à l'Impérium.
                   

                C'est sur cet ultime recommandation prononcée à voix basse que les deux Impériaux rejoignirent cote à cote le reste des invités...
                   
                   
                Spoiler
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                " Seuls les morts ne parlent pas..."
                   
                   
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                  Auteur : Tericarax

                  Hankki Nuts était mal à l'aise, et c'était là un euphémisme. Tous les invités qui avaient daigné montrer le bout de leur nez s'étaient regroupés en des îlots de conversations discrètes dans les coins de la salle, s'entretenant à voix basse, complotant sur les desseins de leurs organisations et de leurs mondes à demi-mots. Le président de l'assemblée préfectorale était extrêmement gêné, car il ne pouvait prendre part à ces discussions ; non, il était isolé à son propre bureau, ce trône de solitude d'où il ne pouvait que prêter une oreille attentive aux messes basses sans y prendre part ouvertement. Même s'il avait tenté de se mêler à la foule, il avait son propre chaperon qui l'empêchait d'aller batifoler au milieu des visages hypocrites et des faux-semblants : le colonel Cinder à son côté. Le militaire, l'envoyé des hautes instances séparatistes, la parole du consulat dans cette pièce semblait considérer toute cette scène avec indifférence. Il n'avait, depuis que la salle avait commencé à se remplir, pas soufflé mot – et Nuts soupçonnait qu'il ne le ferait pas avant un bon moment en réalité.

                  Entre les archipels de conversation s'était formé un schisme très net : on sentait distinctement la scission entre les représentants du clan bancaire et ceux du techno-syndicat – deux puissances commerciales colossales aussi richissimes qu'elles étaient rivales. Le neimoidien ne savait pas trop comment capter l'attention de tout ce beau monde. Des petits groupes entraient encore dans la salle (c'étaient ceux-là qui retenaient l'attention de Cinder d'ailleurs, à croire qu'il n'avait réellement que la sécurité en tête), ne devait-il pas attendre que tous les conviés soient présents avant de démarrer la réunion ?

                  Ce qui était au début une preuve de bonne volonté et de désir de bien faire se traduisit ainsi en une demi heure supplémentaire d'attente gênée et timide. Une interminable éternité, où Nuts sentait peser sur sa tête la chaleur de l'extérieur. La salle était climatisée, bien sûr, mais il était peut-être resté trop longtemps sous le soleil de Géonosis, car il sentait une douleur lui peser sur le crâne. Ah, il aurait vraiment dû attendre Cinder à l'intérieur plutôt que dehors ! Seulement son médecin lui avait conseillé de prendre un peu la lumière, pour améliorer son humeur maussade. Avec tout le respect qu'il devait au toubib, il s'était trompé : le soleil lui avait donné la migraine, et la migraine l'épuisait. Sans aucun interlocuteur, le président de l'assemblée s'ennuyait fermement. Il finit par se perdre dans le flot de discussions – ce bruissement de murmures unis incessant. C'était finalement similaire au son des vagues qui venaient s'écraser sur la berge devant sa maison de campagne, sur Cato Neimoidia. On aurait vraiment dit le roulement paisible d'une eau de lac, une eau de tranquillité et de sérénité. Nuts bailla et papillonna des cils. Son siège de cuir – rembourré et profond – l'avait happé dans une position dont il n'avait pas la force de se défaire. Pris dans l'étau délicieux du sommeil, il commença alors à s'endormir...


                  BANG !


                  Hankki Nuts se redressa en sursaut. Un coup de feu, c'était un coup de feu ! Non non, il ne voulait pas s'endormir, ce n'était pas volontaire, juste un petit somme de cinq minu-...
                  Le tir n'était pas pour lui. Le colonel tenait son bras droit tendu vers le plafond, un blaster en main. Quelques flocons d'une neige plâtrée tombaient de là-haut. Le personnage rangea son arme encore fumante. Un silence de mort s'était abattu dans la salle, tous les yeux tournés vers l'homme en manteau noir. Alors, le colonel fit exactement ce que Nuts redoutait le plus : il tourna son masque à gaz vers notre pauvre neimoidien et hocha de la tête. Il avait joué son rôle et mis un terme aux conversations périphériques, c'était maintenant au président de prendre la relève. La victime se racla la gorge, encore sous le choc du coup de feu et de son réveil brusque (encore que son sommeil ait été plus fugace encore que son éveil à la vérité), puis daigna parler dans son micro, sa voix portée à tout l'amphithéâtre préfectoral:


                  - Messieurs les préfets et représentants des intérêts de la Confédération, merci pour votre déplacement. Pour ceux et celles qui ne me connaissent pas, je suis Hankki Nuts, président de l'assemblée des préfets séparatistes. Je tiens à m'excuser pour les délais très stricts que nous vous avons imposés pour cette réunion. Vingt quatre heures pour se préparer et venir jusqu'à Géonosis, jamais n'a-t-on vu pareille convocation émise de mémoire confédérée ! J'aimerais une nouvelle fois vous remercier. Votre présence ici est la preuve incontestable de votre fidélité à la Confédération, vous, l'épine dorsale de la C.S.I. !

                  Nuts tourna la page pour continuer à lire les notes de son discours. Pendant qu'il avait entamé celui-ci, on avait pris la liberté de s'asseoir pour écouter plus confortablement ce que le président avait à dire. Son discours, il le connaissait sur le bout des doigts, mais c'était une sécurité supplémentaire pour ne pas perdre le fil de son exposition.

                  - Si vous êtes tous présents ici aujourd'hui, c'est parce que l'heure est grave. La C.S.I a été attaquée dans son domaine, attaquée par des terroristes, attaquée par des Sith! Des vies innocentes ont été cruellement prises par ces meurtriers! Félucia ! Utapau ! Muunilinst ! Mygeeto ! Voici les mondes qui ont souffert de la main de ces bouchers ! Frappés au plein milieu d'une existence paisible et insouciante, défigurés par la brutalité de ces actes inqualifiables ! Colonel Cinder, je vous laisse la parole. Que pouvez-vous nous dire sur ces événements ?

                  L'interpellé fit un pas en avant, pour s'approcher du micro. De tout le beau monde, il était le seul encore debout, droit sur ses jambes. Il posa ses mains gantées sur le bureau où était posé le petit appareil enregistreur, puis parla à travers son masque respiratoire :

                  - Le consulat séparatiste a répondu à ces attaques dans le cadre de l'opération Frappe Noire, sous ma direction. Nous avons réquisitionné des chasseurs de prime sur Mygeeto, ainsi que l'aide de l'Impérium (il pointa sa main dans la salle, droit dans la direction d'une jeune femme qui ne portait nullement les couleurs séparatistes), que le consulat remercie par ailleurs pour son intervention. Dans un désir de rapprochement diplomatique, nous avons aussi convié la garde républicaine à la traque – façon d'évaluer leur capacité à traquer les sensitifs au passage. Sur tous les mondes concernés, les Sith ont été traqués et éliminés. Les quelques survivants qui ont été faits prisonniers seront sous peu interrogés. Sur Muunilinst et Félucia, les opérations se sont déroulées dans des marges de pertes acceptables, qui seront comblées sans grande difficulté. Sur Mygeeto, des pertes matérielles catastrophiques ont été enregistrées suite à la négligence de l'officier en charge sur la planète, un droïde OOM. Celui-ci est actuellement en conseil correctionnel, en attendant d'être ou bien d'être désassemblé, ou bien réprimandé sévèrement pour son manque de clairvoyance. Le haut commandement séparatiste ne supporte pas l'incompétence.

                  Malgré les efforts de l'Impérium sur la planète, nous avons reçu mot au sujet de plusieurs pertes de votre côté. Le préfet Barrik est par ailleurs dans un état critique, en soins intensifs à l'hôpital central de Toskrew City.

                  Représentants de l'Impérium, vous aviez à charge de traquer les derniers Sith pour la C.S.I., tel était l'accord passé avec la Confédération. Le consulat comptait sur vos hommes et vos actions, pour aider la Confédération dans sa guerre contre l'ordre Sith. Ces attaques sur le sol confédéré montrent que vous avez encore des progrès à faire dans le domaine. Vous avez échoué, mais vous avez au moins réussi à rattraper l'échec précédent en mitigeant les dommages et en répondant à notre appel lorsque la situation le demandait. Pour cela, la C.S.I ne vous est donc pas redevable ; si le travail avait été fait correctement en amont de votre côté, nous n'aurions pas cette réunion aujourd'hui même, et vous seriez tranquillement sur Cathar.


                  Cinder ne mâchait pas ses mots. Si le président des préfets était un neimoidien mesuré dans ses propos, sympathique et sensible, le colonel était un homme rusé mais impitoyable surtout. Parmi tous les prédateurs qui nageaient dans la mer qu'était cette réunion, Lam Cinder était probablement le poisson le plus dangereux, car lui ne s'encombrait pas de faux-semblants et de mensonges joliment présentés.

                  Oui, l'Impérium avait failli, car s'ils avaient chassé correctement les Sith et aidé la Confédération dans son effort de contre-terrorisme, alors on aurait pas vu pareils attentats, ou on les aurait prévus du moins. Si le moff Valiant avait mis ses hommes sur le coup, monté des opérations de renseignement et de recherches en se basant sur les dossiers impériaux présents sur Cathar, il aurait certainement trouvé des pistes concluantes.
                  Non, c'était un mensonge. Les séparatistes avaient mis la main sur ces documents lors de l'opération Chatbite, toutes les sources d'information avaient été exploitées. Toutefois, cela représentait beaucoup de données, et si plusieurs coups de filets sur d'anciens fidèles de l'Oméga avaient été menées dans des mondes reculés de la galaxie grâce aux documents déjà analysés, on était encore loin d'avoir tout exploré. Certaines informations avaient intéressé l'état major bien entendu, sur le plan technologique et technique – c'était en partie ceci qui avait motivé la création du C.R.D.A par ailleurs – mais du côté des Sith, on avait pas encore trouvé quoi que ce soit.

                  On avait compté sur la clairvoyance de l'ancien général impérial : qui d'autre sinon un impérial pour chercher rapidement dans les documents de Cathar pour trouver les caches des Sith rescapés ? Qui d'autre sinon un impérial pour savoir comment tendre le piège le plus approprié aux manipulateurs du Côté Obscur ? Mais cela, la Confédération aurait dû s'en douter : l'ancien général n'avait pas les intérêts de la Confédération en tête, uniquement les siens. Mener la chasse aux sorcières n'était pas dans ses priorités, ça non ! Il avait préféré à la place mener des opérations diplomatiques à gauche et à droite pour tenter de faire de l'Impérium un empire. À croire qu'il tentait de faire de l'ombre aux séparatistes, ceux-là même qui l'avaient mis sur son petit trône de Cathar.

                  Ceci, jusqu'à son erreur finale. Persuadé de n'avoir rien à se reprocher, aveuglé par son interprétation biaisée de la chute de l'Empire et de la naissance de la République, Valiant avait osé s'aventurer en territoire républicain. L'holonet avait été bombardé d'annonces ! « Le traître enfin capturé », « Valiant amené en justice », « Le clone dans les jumelles du jugement», « L'ancien général contre son passé »...La CSI avait promptement mobilisé ses meilleurs agents du renseignement pour tenter d'apprendre ce qui s'était passé. Tout n'était pas clair, mais il semblait que le général se soit rendu sur la planète de Kamino, seul.

                  Certaines sources disaient que c'était pour tenter de prendre en otage le sénateur de la planète, Sion Kumitomo, d'autres pour négocier avec lui. Dans les deux cas, il avait été fait prisonnier puis amené vers Coruscant, et depuis attendait son jugement. Dans les deux cas, il avait fait passer son propre intérêt avant celui de la C.S.I. Dans les deux cas, il avait fait une erreur de trop qui l'avait expulsé hors du jeu de pouvoirs où les séparatistes l'avaient replacé de force. C'étaient des informations confidentielles bien entendu. Obtenir toutes ces pistes avait été extrêmement complexe, car la République faisait un excellent travail pour nettoyer les pistes. Interroger discrètement ceux qui pouvaient parler, trouver un point de pivot d'où tirer quelques mots, quelques phrases, telle était la tâche ardue des meilleurs agents C.S.I, tâche qu'ils avaient menée à merveille. Toutefois, il restait encore plusieurs zones d'ombres.

                  Mais Cinder, tout requin qu'il était, avait les dents acérées. Les représentants impériaux avaient décidé de venir jouer dans le grand bassin, mais ce n'était pas avec le pacifique Hankki Nuts qu'ils traitaient à présent.


                  - Cet accord a été passé avec votre grand moff et leader, Valiant. Leader qui n'a visiblement déployé aucun effort dans cette direction, mais a préféré aller en territoire républicain, batifoler avec le sénateur Kumitomo de Kamino.

                  Cette révélation fit l'effet d'une bombe psychologique dans la salle. Tous les visages, qui étaient fixés sur le colonel, vinrent se pendre vers les envoyés du petit empire Cathari. Car avec ce peu d'informations, l'implication était directe : l'Impérium avait trahi la C.S.I pour rejoindre la République ! Nuts était plus gêné que jamais, interloqué par les dires du colonel implacable. Ayant par cette pirouette d'éloquence frappé à la jugulaire de sa proie, ce dernier délivrait maintenant le coup de grâce. :

                  - Toutefois, Valiant a été capturé par la République, et est maintenant dans l'attente de son jugement en terres républicaines. Le consulat estime donc que, face à cet événement...Déstabilisant, il est compréhensible que des Sith aient échappé à votre vigilance et à vos efforts. Pour que perdure notre alliance dans des conditions sereines, la Confédération a deux exigences :
                  De l'une, que vous entamiez ou repreniez la traque des Sith. Nous avons trouvé sur Muunilinst des preuves qui nous poussent à penser qu'il existe encore plusieurs seigneurs Sith. Nous vous recommandons donc très fortement d'entamer la chasse. Ces individus seront une menace à long terme s'ils ne sont pas capturés.

                  La deuxième exigence concerne une conséquence de l'opération Frappe Noire. Voyez vous, l'intervention sur Utapau mobilisait un officier qui avait à charge de mobiliser la garde républicaine sur le terrain. La générale Lyzs Yvanol elle-même s'est déplacée pour participer à la chasse aux Sith. Toutefois, elle et l'officier ont assassiné Tarun Blaum, une figure politique emblématique de Utapau et le seul survivant de l'attentat Sith sur la planète. L'officier a été traqué et exécuté, mais la générale a réussi à s'échapper et est retournée sur Coruscant.

                  Les hommes qui composaient sa garde – une dizaine d'hommes en tout – ont été capturés. Représentants de l'Impérium, la C.S.I désire vous confier ces prisonniers. Vous aurez à charge de les tenir en sécurité, confinés dans vos prisons ; ils constitueront un gage de confiance de la Confédération à votre égard, et votre seconde chance au regard de votre échec quant à la traque des Sith.


                  Cinder avait tourné son discours vicieusement: posant d'abord l'Impérium en traître puis en victime infortunée des événements, il avait ensuite fait comprendre la Confédération ne tolérerait pas d'autre débordement, et usait de cette occasion pour d'une part tendre une main aidante à l'Impérium, de l'autre à lui poser une dague sous la gorge: l'hydre séparatiste n'attendait qu'une occasion pour dévorer le petit empire de Cathar, et son appétit avait été attisé par les attentats Sith...

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                    Auteur : Hivernus

                    Spoiler : Spoiler

                    ~ Moff Ashe ~



                    La petite Moff écoute silencieusement les propos rapportés par Bauer, le regard plongé dans le vide. Il faut attendre qu'un droïde protocolaire se présente à elle et lui propose un rafraîchissement pour qu'elle sorte enfin de sa torpeur. Et pourtant, elle refuse froidement la coupe tendue et porte son regard fouineur vers une corbeille de fruits que porte un autre automate à la carlingue argentée. D'un simple signe de la main, elle lui ordonne de venir et s'empare d'un petit fruit bien fait sans même remercier le droïde protocolaire, dont l'expression du visage semble figé en une certaine stupeur. A croire que les machines de cette série aiment aborder en permanence cet air hautain et étonné qui les rend si détestables... Nul doute que les concepteurs de ce droïde ne viendraient pas demander leur avis à la Boroskaise. Ses dents viennent arracher la chair fragile du fruit, déchiquettent les quartiers et écrasent sans ménagement tout ce qu'on leur offre.

                    - Ce n'est peut-être pas l'équipement qui est défectueux Colonel... Commence doucement l'impériale sans se tourner vers le directeur du BSI. Peut-être que nos hommes n'étaient tout simplement pas préparés à un tel affrontement. Ou peut-être... Que les officiers sur place n'étaient pas assez compétents. Vous proposez d'employer les techniques de la Confédération des Systèmes Indépendants... Si vous voulez mon avis, ce serait une grossière erreur. Nous devons trouver notre propre voie, et développer nos approches anti-Sith indépendamment. Nous reposer sur les connaissances de la CSI montrerait à la galaxie entière la faiblesse de notre régime. Est-ce là l'image que vous voulez donner de l'Impérium Colonel ?

                    Un détonation soudaine manque presque de faire sursauter la naine, qui avale de travers le morceau de fruit qu'elle a en bouche. Une violente quinte de toux s'empare de la petite femme, qui se frappe avec force le torse afin de ne pas mourir étouffée. Bon sang ! Quel est l'abruti qui ose tirer en plein milieu d'une réunion de la plus haute importance ? Si elle parvient à lui mettre la main dessus, elle aurait bien deux ou trois choses à lui expliquer...
                    Le morceau de fruit semble finalement abandonner son funeste projet et disparaît dans le système digestif développé de la Moff. Cette dernière, le visage encore rouge, rectifie nerveusement les plis de son uniforme. A cause de ce malheureux incident, plusieurs regards se sont déjà tournés vers elle, inquisiteurs. Si elle le pouvait, elle enverrait bien son poing dans la figure de ces insolents, avant de se dire qu'un coup de pied bien placé ferait également l'affaire. Un droïde protocolaire vient s'inquiéter et est rapidement remis à sa place par la petite furie qu'est Ashe. Il balbutie avec peine quelques protocoles incompréhensibles et lève ses bras mécaniques au ciel. Bonté divine ! Sa programmation reprend toutefois le dessus et il guide le duo impérial jusqu'au bureau qui leur est attribué. Le mobilier est confortable et comparable à ce que l'on peut retrouver dans les coupoles du Sénat ou les bureaux des illustres personnalités. L'emplacement indique néanmoins le statut et la position de la délégation au sein de l'assemblée. Ils ne sont que des moins que rien ici. Leur voisin de gauche est d'ailleurs un Trandoshan aux vêtements raccommodés. Il doit probablement s'agir du représentant séparatiste d'un monde mineur et sans importance.
                    Hankki Nuts, le président de l'assemblée, se lance dans un discours des plus hypocrites et pompeux... Discours propre aux politiciens et aux Neimoidiens. A croire qu'il avait décroché le bon rôle celui-là. Les doigts boudinés de la Moff de Borosk viennent parcourir le bureau le temps de la prise de parole de l'abject alien -on a toutes les raisons du monde de détester un Neimoidien voyons-. La dirigeante par intérim de l'Impérium n'affiche pas l'ombre d'un sourire. Si elle avait été des plus "agréables" à bord du destroyer impérial, sa bonne humeur avait tout bonnement disparu à l’atterrissage. La naine en vient à conclure que tout sur cette planète l'irrite, à commencer par son insupportable chaleur et les imbéciles qui vivent à sa surface. Et lorsque le colonel Cinder -l'abruti en question qui a failli la tuer- prend la parole, ses mots ont l'effet d'un rasoir glissé sous la gorge de la jeune femme.
                    Ses poings se serrent doucement, jusqu'à faire apparaître le blanc des phalanges sous la peau distendue. C'est donc comme cela que l'on remercie l'Impérium ? On lui crache dessus ! On le ridiculise ! Le visage de la Moff, qui avait repris sa pâleur originale, vire à nouveau au rouge. Une intense chaleur se propage dans l'ensemble de son corps et vient l'étouffer sous ses vêtements militaires taillés sur mesure. L'impériale se mord les lèvres jusqu'au sang, pour s'empêcher de dire -ou plutôt de crier- des mots qu'elle pourrait regretter par la suite. Que va t-elle pouvoir répondre à ce militaire sans scrupule -et surtout sans visage- ?
                    Ashe secoue doucement sa tenue, afin d'évacuer la chaleur qui s'est installée puis entreprend une énième fois de rectifier les plis de celle-ci. Vient enfin le moment où elle remet en place sa frange et finit par se dresser face à cette assemblée de charognards.


                    - Colonel Cinder, je comprends tout à fait votre point de vue, et je dois avouer que nous avons nos tords sur certains points, mais peut-être que le Grand Moff Valiant tentait simplement, bien que maladroitement, d'obtenir un traité de paix avec la République Fédérale afin de se pencher pleinement sur la traque sans avoir à se soucier de ses arrières. Se contente de répondre avec un certain détachement la petite femme, sans afficher la moindre expression sur son visage juvénile.

                    A vrai dire, la cause de Valiant semble déjà être perdue d'avance, mais il est du devoir de la Boroskaise de défendre un tant soit peu son cas afin de ne pas remettre en question une nouvelle fois la légitimité de l'Impérium. De même, elle sait très bien ce que représente l'ancien général aux yeux de Bauer, et ne tient pas à faire de ce dernier un ennemi potentiel en dénigrant les actions entreprises par le clone. Il lui reste toutefois à affronter une foule de politiciens hostiles à leur égard... Qu'est-ce qu'elle peut détester ces réunions... Et pourtant.

                    - Toutefois, aussi tragique soit cet évènement, il n'est pas le seul facteur de l'échec de notre accord. Vous nous demandez de traquer un ennemi en nous privant de nos moyens. Sans vouloir vous offenser, autant envoyer un aveugle ! Reprend plus fermement la Moff en détaillant les visages de ses interlocuteurs. Peut-être serait-il temps de nous rendre nos archives, celles-là même qu'il nous manque pour reprendre nos recherches et enfin mettre un terme à cette menace Sith. A moins que vous ne préfériez encore faire de nous le bouc émissaire idéal...

                    Suite à sa prise de pouvoir à durée indéterminée lors du conseil des Moffs, la naine avait eu l'agréable surprise de constater que l'Impérium manquait cruellement de moyens. En effet, lors de l'Opération Chatbite, les séparatistes avaient jugé bon de s'emparer de tout ce qui rappelait de près ou de loin l'influence néfaste des Sith. Dans cette optique, leurs précieuses archives avaient été confisquées et probablement utilisées par les confédérés pour leur propre compte. Lorsque la nouvelle dirigeante avait voulu relancer la traque, on l'avait informé de la lenteur des recherches à la suite de cet incident. Aujourd'hui, on lui donnait l'occasion de rappeler à tout le monde les "mauvais côtés" que pouvait avoir cette opération militaire.
                    Il lui reste désormais à régler quelques points, notamment cette prise en charge assez énigmatique de détenus républicains. Encore une occasion pour la CSI d'utiliser l'Impérium comme un bouc émissaire parfait en cas de problème avec la République Fédérale. Toutefois, ces prisonniers pourraient bien avoir leur utilité... Et il n'est pas question d'offenser plus que nécessaire des alliés bien trop exigeants et dangereux de surcroît.


                    - L'Impérium accepte de prendre en charge les prisonniers républicains et l'intégralité des responsabilités en cas d'échec de la traque, toutefois, en contre-partie, nous vous demandons de vous engager à restituer les éléments qui nous permettront de travailler efficacement. De même, il serait dans l'intérêt de tout le monde que nous puissions intervenir militairement sur certains mondes sans avoir à nous soucier de représailles séparatistes si la situation l’exige...

                    La voilà lancée dans un combat qui semble déjà être en sa défaveur. Pourtant, elle ne s'avoue pas pour autant vaincue. La petite Moff représente l'Impérium et rien qu'à cette pensée, elle sent une nouvelle détermination germer en elle. Instinctivement, elle redresse le menton fièrement et se prépare à subir de plein fouet les remarques séparatistes. Qu'importe le courroux, qu'importe l'orage qu'elle aurait à affronter, elle tiendrait bon !
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                      Auteur : Barrik



                      Ministre des affaires étrangères Boylt 


                      Boylt restait assis confortablement sur son fauteuil a faire tourner sa canne entre ses doigts, mais il ne pu s'empêcher en observant la salle une certaine ironie. Nous étions en période de crise. Mais pourtant la plupart de ces politiciens au lieu de s'asseoir rapidement et de prendre conscience de la situation et d'agir tous ensemble pour que jamais une telle chose ne se reproduit, ils passaient ces précieuses minutes à discuter entre eux.

                      Il est évident que pour des Hommes d'affaires ou dirigeants il était plus facile de parler et de spéculer plutôt que d'agir. Boylt n'aimait pas ça et pour lui, nous perdions un temps précieux. La foule augmentait, mais ne s'organisait en rien. Un léger brouhaha émanent des divers groupes qui s'étaient formés. Le vieille Homme se surpris à se croire dans une cour de récréation.

                      Sa canne manqua cependant de faire un vol quand un tir de blaster glaça l'ambiance ainsi que le sang du ministre qui fit un tour complet en moins d'une seconde. Cependant son ancien entraînement lui permit de rester statique et de trouver très rapidement l'origine de ce tir.

                      Un Homme masqué membre du consulat. Une des plus hautes instances Séparatiste. La individus tel des enfants grondés ce mirent vite en place et le discours pouvait enfin commencer. Hankki Nuts une de ces limaces de l'espace. Sa timidité ne dérogeait pas à la règle de sa vulgaire espèce, mais il fallait avouer qu'ils savaient bien gérer leurs affaires.

                      Une fois ce petit discours d'introductions passé, le gros du morceau était à venir, et les méninges du ministre allaient être mises à rude épreuve quand Cinder s’exclamât. Plusieurs points étaient à noter.

                      Tout d'abord les échecs lamentables de nos troupes à mettre hors d'état de nuir les sensitifs, mais cela n'étonnait guère l'ancien soldat. Que ce soit Jedi ou Sith, les armées robotique ont toujours eu du mal à les contenir. Il est même étonnant qu'après autant d'années et d'archives sur les différents affrontement, les armées séparatistes n'ont pas été amélioré dans ce sens. Le manque d'argent ni de compétence ne semblait pas être la cause, certainement le fait que la plupart pense qu'une grande armée vaut mieux qu'une armée efficace. Les attentats sont la preuve que c'est totalement faux et que les choses vont bouger, du moins c'est ce qu'espère l'ancien soldat.

                      Le deuxième point est plus délicat. Et l'attitude du ministre le démontrait. S'avançant de son siège les deux mains posées sur sa canne en bois de Kashyyyk. Est-il sérieusement entrain d'accuser l'Impérium de l'échec de la mission ?(et d'un simple droïde au passage.) Un léger rictus avant qu'il ne se renfonce confortablement dans son siège. Sa canne glissant entre ses doigts pour une chorégraphie artistique dont Boylt avait prit l'habitude quand il était entrain de réfléchir.

                      Le troisième point était certainement le plus important, alors le grand moff de nos "toutous" était entre les mains de la république et nous même détenions des Républicain suite à divers revirement sur Utapau. Chose que le ministre ne prendra même pas la peine à commenter puisqu'au final il n'aura jamais toutes les informations pour juger l'ensemble de cette affaire. Mais le plus important était de savoir que les relations avec la jeune République Fédérale allaient être mise à mal. Une générale complice du meurtre d'un représentant Séparatiste. Cette affaire ne sonnait pas juste et assez tiré par les cheveux.Mais le consulat cherchait certainement un casus belli pour s'en prendre à une nation encore trop faible pour faire le poids face au monstre Séparatiste. Ce ne serait pas illogique en soit. Peut-être même ingénieux, mais aucune guerre n'est joué d'avance et d'autant plus quand nous ennemis se font présent. L'impérium était certes sous contrôle, mais si une guerre éclate rien n'assurait une allégeance à 100% et Boylt n'osait même pas penser aux Sith qui profiterait de cette merveilleuse occasion pour s'agrandir.

                      Après cette élocution cinglante, la nouvelle grande Moff s'exprima. Le vieille Homme la fixa alors qu'il prenait un rafraîchissement. Cette petite avait du cran s'avoua Boylt, mais cran ou pas, elle n'était qu'une enfant face au consulat Séparatiste. Le Ministre frappa deux fois sa canne au sol assez bruyamment. Il se leva raclant sa gorge.


                      - Mesdames, messieurs, meschoses. Je suis Boylt, ministre des affaires étrangères de Géonosis et représentant de celle-ci en l'absence du Préfet Barrik. Au passage, pour ceux que cela intéressait. Le Préfet est sur la voie de la guérison, les médecins sont optimistes et il devrait reprendre ses fonctions d'ici peu. Mais le but n'est pas de prendre des nouvelles, même si il est une victime, une victime de l'incompétence de la Confédération, de ses dirigeants et de nous tous ici.

                      Notre système qui est devenu au fil des années un modèle de prospérité et de longévité au yeux de la galaxie c'est peu à peu endormi sur ses lauriers. Et cette attaque ne me surprend guère malheureusement.

                      Colonel Cinder, placer l'Impérium sur le statut de bouc émissaire est une facilité qui m'étonne de vous. C'est oublier nos erreurs et nous empêcher de les apprendre. Même si les détails manquent, je suppose et je pense que cette assemblée sera d'accord avec moi en disant que l'acteur majeure est notre propre armée. Et malgré notre toute puissance, nous avons dû faire appel à ni plus ni moins que trois acteurs extérieurs pour nous aider. C'est ça l'image que nous voulons donner à nos détracteurs ? Et c'est le message que vous voulez passer à ceux qui répondent à notre demande d'aide ?

                      L'Impérium a peut-être des torts dans sa façon d'agir, mais nous aussi je le rappelle. L'exemple est comme vous le dîtes un droïde trop hasardeux. Mais ne serait-ce pas ça notre faiblesse ? Une armée certes gigantesque, mais devenu obsolète et incapable de se rendre efficace face à des utilisateurs de la Force ?

                      Concernant l'affaire de la Générale Républicaine j’aimerais que tous les faits nous soit dévoilés afin que nous puissions nous aussi juger et prendre part aux négociations, à moins que l'avis des dirigeants de votre organisation ne vous intéresse pas ?

                      Je finirais par une volonté du Préfet Barrik: Le plan manteau d'acier conçu lors de sa rentrée en fonction au gouvernement Géonosien. Le premier acte était d'équiper Géonosis d'une flotte conséquente capable d'aider n'importe quelle planète de notre système, mais dans le cas de danger terroriste, la deuxième face est désormais envisageable.

                      Ce plan consiste pour les planètes sans défense de demander la livraison d'une flotte sectorielle et une aide financière afin d'améliorer les infrastructures de défenses terrestres. Ainsi en cas de nouvelle attaque sur nos sols, l'ensemble des planètes auront la prétentions de pouvoir se défendre seules car vous devez le savoir Colonel, dans ce type d'attaque ce sont les premières minutes qui compte le plus.

                      Personne ne sait vraiment la motivation de ces attaques, mais nous devons rester vigilant, surtout au niveau de Korriban qui est une planète ayant un lourd passé avec cette organisation et je me refuse à savoir qu'une colonie est sans défense face à un ennemi qui a réussi à faire tant de dommage sur des planètes civilisés. J'invite donc tout les Préfet à la fin de cette séance à me rejoindre au bureau préfectoral pour que les démarche puissent être mise en marche.

                      Voilà la proposition de Géonosis en ce qui concerne cette situation de crise. Nous attendons tous de savoir quelle sera celle du consulat afin de veiller à la protection de ses citoyens.

                      Merci pour votre attention.
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                        Auteur : Baron Rissk

                        Installé à son bureau, très largement excentré, le Baron Rissk profitait de l'imprenable vue qu'il avait pour son propre compte. A défaut de faire partie du gratin séparatiste, il avait au moins l'avantage de l'observation. En contrebas, il distinguait les mitres atypiques des représentants de la Guilde du Commerce. Non loin, les scaphandres aussi brillants qu'une batterie de cuisine bien lustrée du Techno-Syndicat attiraient l’œil. Le président Bortan et son comparse Phocas devaient sûrement se trouver parmi eux. Les silhouettes allongées des membres du Clan Bancaire Intergalactique venaient compléter le podium des organisations financières richissimes de la Confédération des Systèmes Indépendants.
                        De même, les représentants politiques et les préfets des planètes majeures séparatistes siégeaient fièrement en bas de l'immense salle. Là où tout le monde pouvait les observer et les jalouser. Curieusement, le Trandoshan se contentait de son emplacement, il n'avait pas particulièrement envie de faire un brin de causette avec de nouvelles têtes, après la conversation qu'il avait eu. Cet abruti de haut-prospecteur l'avait mis de mauvaise humeur. Heureusement, il pouvait compter sur les nombreux "plaisirs" apportés lors de ce genre de réunion. Car pour éviter de déplaire à ses illustres invités, la CSI veillait à ce que les rafraîchissements et les petites collations parviennent à les satisfaire.
                        Un droïde protocolaire vint débarrasser l'imposant lézard de sa coupe vide et lui en servait une bien remplie. Voilà qui tombait bien ! Les arabesques décrites par le cigare coincé entre ses dents vinrent imprégner les vêtements de ses voisins de bureau, qui regardaient de travers le dirigeant presque autoproclamé de Korriban. Même l'automate semblait être plus ou moins dérangé par cette fumée qui s’immisçait entre ses circuits, et ne tarda pas à déguerpir. De toute façon, il avait encore de nombreux invités à servir et il ne tenait pas à finir démembré quand une quelconque décharge comme il était coutume de faire avec les droïdes défaillants.
                        Rissk, de son côté, s'intéressait désormais aux deux principales têtes au sein de l'assemblée. Tout d'abord, Hankki Nuts... Ou l'image même de la médiocrité. Le T'doshok en avait côtoyé des Neimoidiens, et il n'en avait jamais vu un aussi minable, aussi faible d'esprit. Sa tête de chien battu laissait de marbre le sous-préfet. Bien loin de lui inspirer de la compassion, cette misérable vermine lui refilait de vilains urticaires. Heureusement, ses longues griffes effilées lui permettaient de se soulager sans peine. Le verre entre les mains, il portait désormais son regard observateur sur le colonel Cinder. Le comportement de ce dernier était des plus intrigants. Oh bien sûr, il n'y avait rien d'étonnant à voir quelques militaires ici et là dans un régime où l'armée occupait une place importante, mais celui-ci semblait sortir du moule. Il avait probablement un statut spécifique, ou bien une importance au sein de la Confédération des Systèmes Indépendants. Il n'y avait qu'à voir la tête de tirait Nuts lorsqu'il se tournait vers le colonel. A croire que l'homme intimidait par sa simple présence et reléguait de ce fait au rang de pantin le "pauvre" Neimoidien. Quels sombres secrets pouvait donc dissimuler Cinder derrière son masque ?
                        Les mots durs qu'il adressait sans culpabiliser à la délégation impériale renforçait cette idée d'homme important. A moins qu'il ne s'agisse là d'une simple question de supériorité de la CSI sur les autres régimes, que de nombreux séparatistes aimaient bien afficher. C'était une possibilité qu'il ne fallait pas écarter. Se posait également la question du sadisme. Cet homme était peut-être tout simplement un militaire qui prenait son pied lorsqu'il s'agissait de ridiculiser d'autres personnes.

                        Quoi qu'il en soit, tout ceci offrait à Rissk de nombreuses opportunités qu'il ne fallait pas laisser passer. Les rumeurs qui circulaient quelques instants plus tôt à propos d'attaques Sith s'avéraient donc véridiques. Voilà qui pouvait donc servir ses intérêts... Les propositions de la petite Moff et du ministre Boylt avaient déclenché un brouhaha sonore propice aux conflits. De nombreux propos arrivaient directement dans les oreilles du reptile. D'un côté, il y avait ceux qui appuyaient plus ou moins l'impériale, bien contents de pouvoir se préoccuper d'autre chose -notamment du business- plutôt que de cloportes Sith. De l'autre, les plus patriotiques, ou les plus extrémistes, qui refusaient de se fier à un empire risible et minable, et préféraient de loin agir avec leurs propres moyens. Certains en venaient même à injurier le porte-parole du préfet Barrik, qui manquait ouvertement de respect à son propre régime ! Hankki Nuts essayait vainement de ramener le calme.


                        - Très chers compatriotes... Permettez-moi de me présenter... Baron Rissssssk, sssssous-préfet actuel de la planète Korriban. Débutait avec vigueur le lézard bipède en redressant sa silhouette massive. Ses sifflements stridents amplifiés par le micro attiraient peu à peu l'attention. Nous avons récemment découvert sur la planète de nombreux tombeaux Sssssssith. Nul doute que sssssi nous parvenions à les ouvrir et à exploiter les multiples ressssources dissimulés à l'intérieur, nous pourrions faire d'importants progrès dans la compréhensssssssion de cette... Secte et ainsi l'éliminer plus facilement. Toutefois, les moyens dont je dispose pour mener les fouilles ssssssont très limités. Toute aide desssstinée à concrétiser mon projet, qu'elle sssssoit financière, humaine ou militaire, est la bienvenue. J'en profite également pour apporter mon sssssoutien au préfet Barrik et je m'engage d'ores et déjà à collaborer avec l'Impérium ssssi besoin.

                        Le Baron s'autorisait une légère pause, durant laquelle il put reprendre son souffle. Puis, après s'être désaltéré, il était enfin prêt à reprendre la parole. Il y avait encore quelques points à éclaircir. Sa voix tonitruante et sifflante reprenait de plus belle un discours faussement engagé. Les brouhaha se dissipèrent à nouveau.

                        - Il y a cependant quelque chose qui m'inquiète dans tout cela.... Ssssssi je suis bien loin de ssssssuivre l'exemple de Monsieur Boylt en disant de notre armée qu'elle est obssssssolète, je suis particulièrement perplexe quant à l'attribution de commandement à des unités droïdes. Ne devrions-nous pas confier de telles tâches à des persssssssonnes bien vivantes, plus compétentes et de sssssurcroît, plus expérimentées ? Notre sssssécurité ne peut pas être confiée à de sssssimples machines !
                        Et ssss'il est vrai que vous avez privé l'Impérium de ssssses moyens, déclenchant de ce fait des attaques qui auraient pu être évitées, alors peut-être qu'il ssssserait de temps de vous remettre en question Colonel.


                        Un tonnerre d'applaudissements vint accompagner la fin de sa prise de parole, et de nouvelles discordes au sein de l'assemblée ne tardèrent pas à se faire ressentir. Quoi qu'il en soit, le Trandoshan avait joué son rôle, et il adressait déjà un sourire faussement bienveillant à sa voisine de droite, qui se révélait être la Moff elle-même. Si elle était prête à l'aider financièrement, il ne voyait pas d'inconvénient à prendre son parti... Peut-être aurait-il l'occasion de s'entretenir avec l'impériale après la séance.
                        Toutefois, quelque chose lui disait que la réunion ne faisait que de commencer, et qu'ils allaient restés là à débattre peut-être un bon moment encore. Il espérait néanmoins que les choses avancent assez rapidement... Le fauteuil n'était pas réellement adapté à un gabarit comme le sien, et le dossier en cuir du siège, bien trop court, lui rentrait désagréablement dans le dos. Il vida d'une traite son verre et tira une bouffée de son précieux cigare, afin de se détendre. Pour l'heure, il n'avait qu'à profiter du spectacle, et à analyser les différentes interventions. Le colonel allait-il répondre ?
                        Les choses promettaient d'être intéressantes, pour le plus grand bonheur du T'doshok, qui voyait là l'occasion de faire de belles affaires.

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                          Auteur : Super PNJ

                          Bureau de Sécurité Impérial
                                     
                               
                          Directeur Bauer
                          Alias lieutenant colonel Teradoc
                               



                          La réponse de la Moff aux remarques tactiques de Bauer fut purement et simplement politicienne mais quoi d'étonnant? elle mettait l'échec de l'opération sur le dos des commandos de l'Impérium, alors que ceux ci étaient pourtant sur entrainés, elle refusait aussi qu'on ne s'appuie sur les techniques de la CSI dans la lutte contre les forceux alors qu'a coup sur l'Impérium aurait tout à y gagner.
                          Et en parlant de politique politicienne, la politique séparatiste avait de drôle de façon d'annoncer le début d'une séance tandis qu'au théâtre, on frappait les trois coups , ici un gradé tirait en l'air à l’intérieur même d'un bâtiment.Cela eu évidemment l'effet escompté, un silence de plomb dans la salle.

                          Ainsi le président des préfets séparatistes put enfin prendre la parole s'excusant pour le court délai accordé entre la convocation et la tenue de cette réunion et annonçant a ceux qui n'étaient pas encore au courant que la CSI avait été attaqué sur Felucia, Utapau, Muunilist et Mygeeto. Il fallait accorder aux Sith un peu de crédit, avec leur peu de moyen ils avaient réussi à frapper fort en territoire Séparatiste provoquant une ébullition chez les Confédérés qui avaient du organiser dans la hâte cette réunion invitant même pour la toute première fois des représentants étrangers en l’espèce la grande Moff et son aide de camp impérial.
                          Puis un militaire, le colonel Cinder, que le directeur du BSI ne connaissait que de réputation, prit la parole.
                          L'officier à la gâchette facile commença par remercier l'Impérium pour sa participation tout en informant avoir demandé l'appui de chasseur de prime et la Garde Républicaine, et cela Bauer n'en savait rien.
                          Ainsi la CSI avait tenté de créer  un axe de l'alliance entre la République, l'Impérium et la Confédération sans en informer les autres parties, a quel jeu jouait donc l'état major confédéré?
                          Un jeu dangereux assurément, après les remerciements d'usage vinrent les réprimandes, c'est tout juste si Cinder ne jugeait pas responsable l'Impérium des attaques sur leur sol, n'ont ils pas de service de renseignements sur Géonosis? après la République l’officier aussi voulait faire un procès à Valiant...
                          Mais en bon prince noir, il comprenait que la capture du Grand Moff avait bouleversé l'organe militaire , il ordonnait purement et simplement que les soldats impériaux reprennent la traque des Sith comme ci c'était à un colonel Confédéré que donner des ordres à la grande Armée Impériale... si Valiant avait été la, assurément il lui aurait enfoncé son masque à gaz au fond de sa gorge pour son audace.

                          Mais il y avait d'autres ordres... l'Impérium était également chargé de la surveillance des gardes Républicains après la trahison de leur leader, la générale Yvanol, le faux colonel Teradoc n'avait pas bien compris les tenants et les aboutissants de cet assassinat d'un dignitaire sur Utapau par le drôle de duo Republiquo-conféderé.
                          Il était amusant de voir ce Cinder critiquer l'Impérium alors que dans ses propres rangs, il dénonçait la trahison et l'incompétence de ses propres officiers devant tout un parterre de préfets.
                          La Moff Ashe prit soin de répondre point par point aux critiques acerbes du l’humanoïde masqué", justifiant la capture de Valiant, prenant soin également de préciser que lors de l'opération Chatbite, la CSI avait fait main basse sur les ressources de l'Impérium.
                          Mais au yeux de l'agent du BSI , elle fit une erreur en acceptant la garde des prisonniers Républicains , elle mettait l'Empire en porte à faux avec la République Fédérale , tout cela en échange d'une vague promesse de libre circulation des troupes.
                          Il aurait fallu demander à la place la garde de prisonniers Sith, source de renseignements utiles pour la traque des adeptes obscurs.

                          Un ministre Géonosien prit également la parole, il était plus lucide heureusement sur les responsables de ce fiasco, c'était la CSI avant tout! il proposait un renforcement planétaire de chaque colonies devant l’inefficacité de l'armée séparatiste, Bauer imaginait bien ce Cinder déglutir sous son masque, lui si fier, devait bouillir intérieurement devant tant de reproches et devant le gratin séparatiste et ses invités Impériaux de surcroit.
                          Le dernier a prendre la parole fut le sous préfet de Korriban, un reptile à la tête de cette planète nécropole, rien de plus logique...
                          Il annonçait être occupé à des fouilles archéologiques dans la vallée des tombeaux, une activité très dangereuse quand on connaissait le pouvoir des seigneurs noirs même décédés depuis des lustres.
                          Lui aussi dédouanait l'Impérium pour accuser Cinder et l'armée Robotique, le directeur Bauer sourit intérieurement, il n'avait même pas besoin de prendre la parole pour défendre l'Empire, de toute façon, il préférait rester dans l'ombre attendant la suite des réjouissances.

                          *Les loups s'entredéchirent...*

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                            Post n°17
                            Auteur : Tericarax

                            Cinder ne broncha pas alors que les remarques fusaient de tous côtés de la pièce. D'abord, la jeune Moff prit la peine de répondre, puis le bras droit de Barrik. Enfin, même, un Trandoshan qui n'était pas même concerné – pour l'heure – par l'opération s'accorda la liberté de la parole, alors qu'il n'était pas convié pour cette première partie de la discussion.
                            La propagande séparatiste avait peut-être convaincu le lézard qu'il se trouvait en démocratie faible comme l'Ancienne République ; ce n'était pas le cas. Cette Ashe avait peut-être pensé que le consulat l'avait conviée pour discuter d'égal à égal, entre puissances alliées. Ce n'était pas le cas. Et le ministre Boylt pensait peut-être qu'il avait une place à cette table et autant d'influence que le préfet Barrik à la parole. Ce n'était pas non plus le cas.

                            Le colonel était toujours debout après la contre-attaque de ses interlocuteurs. Campé sur ses deux pieds, sous son masque respiratoire il n'arborait qu'une expression : le dégoût. La politique de front était vraiment exécrable, détestable, impure. Il y a quelques mois encore, il en était à égorger les opposants, réduire au silence les voix dissidentes dans l'ombre de la nuit, isoler et supprimer à l'abri des regards ceux qui menaçaient la Confédération, assassinant dans les ténèbres ceux qui se pavanaient dans la lumière, daignant défier l'autorité et la stabilité du Consulat. Maintenant, il était là, en plein soleil contre ceux-là mêmes qu'on lui aurait désigné comme ses proies il y a quelques mois s'ils n'avaient qu'à peine esquissé des désirs d'insubordination ou de trahison.

                            Lam Cinder savait parfaitement pourquoi il était présent dans cette salle. Il avait déjà eu sa punition du Consulat pour ses propres échecs, ce procès public que sa personnalité et les circonstances avaient monté contre lui n'était pas la continuité du châtiment de l'Etat Major. On ne l'avait pas choisi pour son éloquence – sinon l'on aurait simplement donné les détails à Nuts à son côté, et la discussion aurait été bien plus calme et courtoise, bien plus mesurée. Il n'avait pas dévoilé tous les détails de l'opération – les préfets et sous préfets ainsi que l'Impérium n'avaient pas besoin de tous les détails, c'étaient des opérations militaires secrètes dont il s'agissait, après tout.

                            Mais alors, si n'importe qui d'autre aurait pu remplir le rôle de diplomate plus efficacement que lui, et si le soumettre à cette situation n'était pas non plus une réprimande tacite que le Consulat lui infligeait, pourquoi était-il ici ? C'est en prenant en compte les réactions de tous les acteurs que Cinder comprit. Tous pavés de fierté, tous enflés d'orgueil. Ce Trandoshan à la tête d'un caillou nommé Korriban n'en était que le plus brillant exemple : il se comportait comme un noble, mais il était un cafard qui s'était aventuré par chance dans un manteau de soie bien trop précieux pour lui. Enorgueilli par l'étoffe, il avait fini par penser qu'il avait lui-même de la valeur, et à présent il venait ici, s'octroyant le droit de donner des leçons à ceux qui auraient pu écraser son existence d'un simple mot.

                            L'Impérium était un autre exemple, une caste relevée de force par la puissance confédérée, qui réclamait à présent son indépendance et hurlait sa légitimité. Depuis quand les esclaves relèvent-ils la tête pour discuter les instructions de leurs maîtres ? Courbez donc l'échine, vous qui ne pouvez voir la finalité des plans dans lesquels vous êtes intriqués ! Traînez vos chaînes et craignez le fouet, faites ce qu'on exige de vous et acceptez les récompenses avec bonheur, les réprimandes avec crainte. Oui, Cinder et son parler avaient permis de mettre au jour ce que la personnalité de Nuts aurait occulté : la fierté impériale n'était pas morte, pire c'était aussi une occasion pour d'autres de tenter de s'engouffrer dans un apparent moment de faiblesse pour atteindre leurs propres fins.

                            Pourquoi Cinder était-il ici ?

                            Dans un des coins de la pièce, un grand muun s'était levé. Ses yeux étaient encore las, mais son expression était ferme, et il était vêtu pourtant d'une humble tunique fine, reliée de cuir sur le torse et les épaules. C'était ce genre d'habits qui trouvait son élégance dans sa simplicité. C'était le chef du Clan Bancaire, Sin Hall. Son regard était porté vers le colonel, son intention n'était pas difficile à discerner : il voulait prendre sa défense et n'attendait que sa permission.
                            Si l'aide d'un individu aussi éloquent que le muun était inespérée, Cinder savait aussi que le banquier s'apprêtait à évoquer la légion Amber. C'était quelque chose qui ne devait être connu de personne ; d'un geste de la main il déclina la proposition silencieuse du président Hall. Il avait sa réponse.

                            Pourquoi le Consulat l'avait-il envoyé lui plutôt qu'un beau parleur assurément plus agréable pour cet auditoire ?

                            Parce qu'il était l'un des meilleurs assassins de la Confédération, et que ceux en face de lui devaient être tués. Leur insubordination devait être tuée, leur irrespect du consulat à travers Cinder devait être tuée, leur fierté devait être tuée. Tous ces traits de personnalité palpitants et gorgés d'un sang orgueilleux devaient être éventrés, asséchés, pendus au gibet méthodique du colonel.

                            - Si nous avons fait appel à l'Impérium et la République, ministre Boylt, ce n'était pas parce que nous n'avions pas confiance en nos armées, mais parce qu'il était bien plus intéressant d'observer les moyens de ceux-ci face à une menace Sith. Nos propres unités anti-sensitifs ont été mobilisées sur les planètes Muunilinst et Félucia ; et ce fut un succès tant pour les modèles droïdes engagés que pour les officiers organiques à la direction de l'opération.
                            Pensez vous que les B1 mobilisés sur Mygeeto sont réellement les seuls moyens à la disposition de la Confédération et du Consulat ? Ces B1 n'ont pas été mobilisés contre les Sith. Si le Consulat avait désiré mettre fin à l'opération rapidement, nous aurions mobilisé ce qui a été envoyé sur Muunilinst – et les Sith auraient été appréhendés et tués. Nous attendions de voir la qualité de l'Impérium sur ce front, et mettre à l'épreuve le commandant séparatiste qui était en charge de la garde de la planète.

                            Vos hommes, moff Ashe, n'ont pas déçu nos attentes...


                            Il se baissa pour observer le dossier d'un humanoïde à la peau bleue devant lui. C'était l'un des acteurs qui avait joué un rôle important dans la neutralisation des Sith, mais qui avait également été grièvement blessé. Fou est celui qui pense qu'un combat peut se faire sans cicatrices.

                            -...Notamment un certain Nash Futhark, blessé au cours de l'opération. Nous avons conscience de la gravité de ses séquelles, et vous proposons de lui fournir une prothèse appropriée ; qu'il prenne sa retraite ou non, son service exemplaire au côté de la C.S.I mérite une récompense.

                            L'opération de Mygeeto était une mise à l'épreuve, ministre Boylt. Une mise à l'épreuve sur les compétences de commandement de nos unités cybernétiques, sur les compétences d'intervention de notre allié l'Impérium. Comme vous l'avez souligné, baron Rissk, l'intelligence artificielle des unités OOM laisse terriblement à désirer. C'est au regard de son passé d'officier tout à fait brillant que nous l'avons mis aux commandes. La Confédération surveille le passé attentivement, parfois avec indulgence...Parfois avec férocité.


                            C'était un message tout personnellement adressé au baron ici; le colonel avait reçu les informations et remonté la piste. Il avait pleinement conscience du passé criminel de son interlocuteur, et ses propos ici n'étaient rien de moins qu'une menace silencieuse. Le lézard n'était pas à son avantage, il jouait à une roulette russe en prenant la parole contre quelqu'un qui en savait long sur ses anciens agissements. Toutefois le colonel ne développa pas plus dans ce sens, reprenant avec neutralité:


                            - Les officiers organiques sont bel et bien préférables, tant que les algorithmes stratégiques de nos droïdes n'auront pas progressé. Mais, ministre, ne faites pas l'erreur de prétendre connaître l'entièreté de notre armée.

                            Il est bien des projets et des unités qui avancent dans l'ombre et qui assurent la sécurité de nos mondes dont vous n'avez pas connaissance. Les droïdes qui marchent sur Géonosis ne sont qu'une goutte d'eau dans l'océan de notre technologie.

                            Vous rejetez la faute sur la Confédération, oui, nous sommes coupables. Jamais je n'aurais dû demander au préfet de s'aventurer aux commandes de l'intervention de Muunilinst. Je n'avais pas pensé qu'il irait face à face avec des Sith sur le terrain, ce fut mon erreur, erreur que je ne commettrai plus.

                            Ne vous méprenez pas non plus. Le Consulat a pris la décision au sujet de la République et son rôle dans l'opération sur Utapau. Remettez vous en question son autorité suprême et souveraine dans notre Confédération ?


                            La voix du colonel était devenue glaciale. Une réponse affirmative à cette question revenait à une déclaration de trahison. Nul dans la pièce n'ignorait le prix de la trahison dans la C.S.I. Ministre comme soldat s'exposaient aux mêmes risques en trahissant la Cause séparatiste.

                            - Cependant, vous touchez à un point important ; nous avons effectivement mis à jour dans les archives de l'Impérium l'importance de Korriban. C'est ceci qui a motivé le déplacement d'une flotte vers votre planète, baron Rissk, en recevant les messages d'alerte de votre prédécesseur. Nous soupçonnions une attaque Sith. Il me semble que la préfète Maar Shane a laissé des troupes stationnées sur votre monde en cas d'attaque, c'est ce qu'elle m'a assuré du reste.

                            Messieurs et mesdames les préfets et sous-préfets.
                            L'opération Frappe Noire a révélé un fait plus grave que le dysfonctionnement d'une unité OOM : nous sommes en guerre contre ce que nous pensons être un ordre Sith à part entière.

                            Les attentats étaient coordonnés, mais pire ! Nous avons aperçu d'autres Sith que les terroristes sur Muunilinst, des individus extérieurs.


                            Cinder s'arrêta un instant, pour presser un petit projecteur holographique, sur la table. L'appareil chauffa quelques secondes, pour projeter vivement l'hologramme d'un visage en l'air. C'était une ancienne figure, sans doute méconnue de tous si ce n'étaient les plus anciens membres de la C.S.I (en d'autres termes les leaders du CBI, du Techno Syndicat et de la Fédération du Commerce).

                            - Cet homme est Bens Malastare. Ancien membre de l'Ordre Sith et ex-sénateur de Mustafar, il s'est révélé en tant que sensitif devant le Sénat et a même tenté de devenir chancelier républicain lors de la Guerre des Clones. Nous le supposions disparu. Nos troupes sur Muunilinst ont intercepté plusieurs terroristes...Mais aussi ce Bens Malastare.

                            Il n'est pas l'instigateur de ces opérations, mais nous pensons qu'il suivait un maître, un maître noir plus puissant.

                            D'où l'ordre Sith, dont il nous faut cerner au plus tôt les moyens et les motivations. Nous sommes en guerre contre cet ordre, mais nous devons savoir jusqu'où plongent ses racines pour le brûler jusqu'à ses strates les plus profondes.

                            Moffe Ashe, le Consulat vous rendra les archives relatives aux Sith et à vos territoires, conformément à votre requête – aussi tardive soit-elle. Quant à votre libre intervention...


                            Il éteignit le projecteur.

                            - Je vous prie, représentants de l'Impérium, de me suivre. Vous allez participer à la deuxième phase de l'opération Frappe Noire.
                            Messieurs et mesdames les préfets, ministre Bolt, bonne journée.


                            Cinder attendit que la moffe et sa garde viennent à son niveau pour quitter la pièce sans un mot de plus. N'était-il après tout pas temps de construire un abattoir approprié pour leurs ennemis, les Sith ?


                            Hankki Nuts, lui, patienta jusqu'au départ de Cinder. Alors, avec une mine plus assurée :


                            - Votre proposition de flottes sectorielles pour les mondes qui n'ont pas les moyens est certainement une bonne idée, ministre Boylt. Si vous voulez dès à présent mettre en place les démarches, je ne vous retiendrai pas plus longtemps dans la réunion. Monsieur Bortan. La Confédération souhaite que le Techno-Syndicat...Diversifie son influence. Il est un monde pivot qui retient l'attention de la C.S.I depuis quelques mois déjà. Voyez-vous, il s'agissait d'un monde avec qui nous avions des échanges courtois et fructueux mais qui, depuis une courte période, est tombé dans le silence politique le plus total.

                            Corellia.

                            Ce monde était dirigé par Mufus, éminente figure et héros de la Cause séparatiste. Aussi longtemps qu'il était présent sur la planète, nous étions convaincus que tout irait pour le mieux, et nous ne mêlions en conséquence pas de la politique de cette planète, une zone de neutralité sûre et apolitique. Seulement, Mufus a disparu. Corellia n'a plus de tête pensante. Nous ne pouvons pas laisser ce monde tomber entre les mains de la République ou d'un quelconque politicien indépendant extrémiste ; piétiner l’œuvre menée par l'ex-général Mufus serait une insulte directe à ses accomplissements, un affront à la Confédération elle-même !

                            Avec sa disparition – inexpliquée même par nos agences de renseignement – les regards convoiteurs se tournent à nouveau vers Corellia. Nous souhaitons donc, monsieur Bortan, que vous choisissiez parmi vos hommes une tête qui puisse mener cette tâche à bien. Ni plus ni moins que trouver celui qui pourra devenir le président de Corellia à la place de Mufus!

                            Il est capital que tout soit fait de façon indépendante de la Confédération ; notre ex-général avait mené une campagne axée sur la neutralité et qui refusait la présence républicaine comme séparatiste sur son sol. La population refuserait tout politique directement affilié à notre Cause, ouvrant la voie à des candidats qui menaceraient de piétiner tout ce que Mufus a mené jusqu'ici.


                            C'est alors que Sin Hall se leva de son siège. Ses yeux perçants poignardaient du regard une figure qui était à l'autre bout de la pièce ; un Skakoan assis juste au côté du président Bortan.

                            - Si je puis me permettre, président Bortan, le haut-prospecteur que vous aviez nommé sur Mygeeto me semble un excellent candidat à ce poste ; il n'a après tout pas encore pris ses fonctions sur ma planète, vous n'aurez aucun mal à lui trouver un remplaçant n'est-ce pas ?

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                              Auteur : Asavar Phocas

                              Le conflit. Le chaos. L’anarchie complète.

                              Des accusations fusaient de toute part, tantôt adressées à l’Imperium, tantôt adressées à la CSI. Certaines d’entre elles étaient même adressées au colonel Cinder lui-même tandis que d’autres mettaient en cause un pauvre droïde insignifiant dans les récents fiascos. Car on pouvait bien parler de fiascos : il était tout à fait inacceptable qu’une poignée d’individus soient en mesure d’infliger de tels dégâts à la Confédération, même si les individus en question étaient des sensitifs. Combien étaient ces terroristes ? Dix ? Douze peut-être ? Et pourtant, ils étaient parvenus, l’espace d’un instant, à mettre en difficulté la plus grande superpuissance de la galaxie, une superpuissance de plusieurs dizaines de milliards d’habitants et disposant de ressources quasi-illimitées en matière d’armement. Si cela ne décrédibilisait pas autant notre système de défense et ne nous plaçait pas dans une situation aussi délicate j’aurais presque pu en rire. J’en aurais même sûrement ri à gorge déployée…


                              Toujours est-il que la majeure partie des participants à la réunion se contentait de dénoncer telle ou telle incompétence. Un vrai délice. Ce spectacle avait beau être affligeant, je ne m’étais rarement autant amusé de toute mon existence. Même le « baron » y mettait du sien malgré sa faible position au sein de cette assemblée. Tout ce désordre résonnait comme une magnifique symphonie à mes oreilles. La dénonciation publique était la politique dans sa forme la plus archaïque, mais aussi certainement la plus divertissante. Cinder ne partageait certainement pas mon enthousiasme. Pour moi, les masques n’occultaient en rien les sentiments et la rage bouillonnante du colonel était très nettement perceptible, même depuis ma position éloignée. L’officier ne manquait pas de mérite : il faisait indéniablement un effort colossal pour contenir sa furie et je ne doutais pas qu’il aurait pu massacrer l’intégralité des individus présents dans la chambre du conseil à mains nues si cela lui chantait. Quelques idées concrètes étaient parfois avancées, mais ma foi rien de bien grandiose. Le ministre Boylt de Géonosis proposait par exemple de renforcer les défenses planétaires des différents systèmes séparatistes pour leur permettre d’assurer leur propre protection. Brillant. Absolument brillant. Ce ministre enfonçait une porte ouverte de façon si brutale que j’aurais presque pu l’applaudir pour sa stupidité…


                              Le colonel Cinder prononça quelques mots supplémentaires avant de se retirer. Il évoqua notamment la potentielle existence d’un seigneur Sith ayant pris la tête de l’ordre. Ce seraient donc des Sith unifiés sous une seule bannière qui auraient frappé conjointement les systèmes séparatistes. L’information n’était guère surprenante vu la coordination avec lesquels les terroristes avaient frappé. Cette découverte n’avait donc rien d’exceptionnel mais elle nous donnait un avantage certain : pour abattre l’ordre Sith, il suffisait de couper la tête du serpent. La réunion pris enfin une tournure non seulement amusante mais aussi réellement intéressante lorsque le colonel Cinder et la délégation impériale quittèrent l’assemblée. Hankki Nuts pris alors la parole. Ce pauvre Neimoidien avait l’air complètement perdu dans cet enfer. Il était comparable à un faon tentant de se faire aussi discret que possible au milieu d’une meute de loups enragés. Il me fallait cependant faire attention à ces paroles qui étaient adressées au Techno-Syndicat. Visiblement, le Neimoidien souhaitait que l’un de nos membres se présente au poste de président de Corellia afin de sécuriser la position confédérée sur ce monde indépendant. C’était bien là l’une des rares propositions intelligentes de la réunion… Corellia était en effet un monde clé, tant sur le plan économique que militaire : les chantiers navals de Corellia faisaient partie des plus importants de la galaxie et n’avaient rien à envier à l’industrie Skakoan. Le choix du Techno-Syndicat était lui aussi habile. En effet, qui de mieux qu’un membre du Techno-Syndicat avait les connaissances en finance, en politique et en industrie lourde nécessaires pour diriger un monde comme Corellia ? Je me pris soudain à envier celui qui serait désigné pour accomplir une telle tâche. Je ne m’attendais alors certainement pas aux événements stupéfiants qui allaient suivre.


                              Sin Hall lui-même se manifesta et fit quelque chose des plus inattendus : il suggéra au Président Bortan de me désigner comme candidat. Le regard que jetait le président du Clan Bancaire Intergalactique à mon supérieur trahissait un mélange d’estime et de rivalité. Vardek Bortan regardait le Muun de la même manière. Quant à moi, mes yeux s’écarquillèrent subitement et mon cœur bondit lorsque Sin Hall prononça ces mots. C’était inattendu. C’était très inattendu. En fait, le mot « inattendu » était beaucoup trop faible pour qualifier l’absurdité de la situation. Avec le recul, il m’est désormais possible d’observer la finesse de cette suggestion. En proposant ma candidature, Sin Hall écartait une potentielle menace à sa souveraineté sur Mygeeto tout en trouvant une solution adéquate à l’épineuse question de Corellia. Sin Hall se contentait de m’écarter. Néanmoins, je ne pouvais simplement pas lui en en faire le reproche : en m’écartant, Sin Hall m’entraînait vers une voie plus prestigieuse encore. Ce petit compromis était donc des plus bénéfiques pour nos intérêts respectifs.


                              Le Président Bortan détourna son regard dans ma direction avant de réfléchir en silence l’espace d’une dizaine de secondes.

                              -Je n’y vois pas la moindre objection, dit-il enfin, brisant ainsi le silence qui régnait sur l’assemblée. Monsieur Phocas est probablement un peu surqualifié pour le simple poste de haut-prospecteur, aussi prestigieux soit-il. Je n’aurai aucun mal à trouver un remplaçant adapté. Qu’en pensez-vous monsieur Phocas ?

                              La question me prit de court. Je n’étais toujours pas parvenu à réaliser que tout cela se passait réellement. Après une légère hésitation je pus répondre à la question de mon supérieur.

                              -Ma foi, ce serait pour moi un grand honneur que de servir la Confédération en occupant un siège impliquant de telles responsabilités. Je vous remercie pour votre estime monsieur Hall.

                              Je savais que le choix de Sin Hall n’était vraisemblablement pas une marque d’estime mais je fis un signe de tête respectueux dans sa direction. Il convenait de conserver les apparences. Sin Hall n’était pas mon ami mais je savais que je serais à nouveau confronté à lui à l’avenir. Le Président Bortan repris alors la parole :

                              -Faisons ainsi puisque que nous sommes tous d’accord. Monsieur Nuts, j’ai l’insigne honneur de vous soumettre la candidature de monsieur Asavar Phocas au poste de Président de Corellia.

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                                Post n°19
                                Auteur : Barrik

                                Le Ministre des affaires étrangères Boylt reprit la parole une dernière fois;




                                - Je vais informer nos différents capitaines afin que les différentes flottes sectorielles soient prêtes le plus tôt possible. Il nous faudra cependant l'aval de chaque sous préfet afin que cette action ne soit pas remise en cause. Les documents seront à votre disposition, messieurs dans le bureau des affaires étrangères de la planète.

                                De plus la forte hausse de la croissance cette année a fait drastiquement augmenter nos réserves financières et notre ministre de la finance est d'ores et déjà entrain de débloquer des fonds conséquents pour les planètes touchées par les attentas afin de pallier au coût de la reconstruction, mais aussi stabiliser leur économie en prévision d'une baisse possible des investisseurs dans ces mondes grandement touché par les attaques Sith.

                                Il ne faudrait pas que cette fragilité même partielle vienne perturber une Confédération en pleine essor économique. Géonosis aujourd'hui envoi un message fort à l'ensemble des investisseurs galactiques et espère redonner une certaine confiance dans l'ensemble de nos planètes qui ont certes subit des attaques, mais qui reste des pôles économique très important.

                                J'invite donc tout les préfets et sous préfets à nous envoyer des demandes d'aides pour que là aussi nous puissions y répondre le plus rapidement possible.

                                Préfets, sous préfets à bientôt donc.



                                L'homme à la canne s'inclina légèrement et quitta la pièce en direction de son bureau.

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