Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Des premiers pas difficiles

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #8

    Post n°8
    Auteur : Ansikt

    Le militaire nous observe pendant notre "pillage" de la table. Il nous jauge. Il nous juge. Soit il cherche à savoir pour combien de corps il va devoir payer la morgue, soit il réfléchit déjà à ce qu'il pourrait faire de nous si cette "formation" aboutit. Cela ne me plaît pas. Pas du tout. Je ne suis pas dans un environnement familier où mes compétences auraient pu être utiles. Et je suis sans Alduin. Étrangement, je me sens un peu... vide... C'est étrange. Nous sommes deux entités indépendantes l'une de l'autre. Pire, je suis peut-être rien d'autre qu'un livreur à domicile de souvenirs pour lui. Mais je me sens presque... sans défense ? Sans cette boule sombre.


    Le militaire a entendu ma réflexion à l'humaine. Il n'a pas apprécié, apparemment. J'aurais dû m'en douter. Je n'ai pas fait preuve d'une extrême discrétion en accostent l'humaine, et il se fait un plaisir de me le faire remarquer, avec un ton désagréable. Il semble vouloir nous formater pour que nous travaillions ensemble. Cette idée me dégoûte. Je vais être obligé de rester avec cinq inconnus pendant une semaine, et survivre avec eux ? J'allai devoir ravaler ma fierté quelques temps. À en juger par leur faciès, ils ne semblent pas du genre à négocier avant de frapper. 


    La mandalorienne réagit discrètement à la réponse du vieil homme, puis ce dernier prend trois datapads laissés sur la table. Il en confie un à la Kaleesh, me donne le second, et passe le dernier à la femme en armure. Décidément...
    Il nous explique que nous nous trouvons dans une zone délimitée que nous ne pouvons pas quitter. Ce que je comprends, c'est que si un seul se barre, tous les autres vont au trou. Je note cette information dans un coin de mémoire. Au premier problème un peu trop important, j'essaie de me barrer. Si je joue bien mon coup, je peux arriver à tenir plusieurs jours et prendre une navette. Pour aller où, peu importe. Juste, s'en aller.
    En plus de devoir s'accorder une confiance mutuelle, le major explique que nous allions devoir partager les informations sur notre datapad. En clair, il allait falloir coopérer entre nous pour s'en sortir. Je n'ai aucune raison de me plier à cette règle, mais j'ai plus de chances de m'en tirer sans trop de problèmes en faisant profil bas et en "jouant le jeu". Une fois "libre", je pourrai m'en aller en toute sécurité, et plus personne dans ce coin de la Galaxie n'entendra parler d'un humain chétif aux couleurs sombres. Personne. 


    Un point dans l'explication de Papy Confédéré attire mon attention, cependant. Il allait nous lâcher dans... une situation réelle ? Mon hypothèse se confirme, il cherchait bien à calculer les frais de la morgue, tout à l'heure. Il nous considère comme des émeutiers, la pire racaille, et nous offre la "chance" de nous "racheter" en nous engageant, mais au final il nous envoie au casse-pipe ? Remarque, c'est une façon plutôt efficace et légale de se débarrasser de la racaille. L'humaine a l'air toute excitée à l'idée de se retrouver en pleine bataille. Évidemment, je ne partage pas son point de vue. Comment peut-on avoir envie d'aller dans une zone à risques, sans objectif défini ? Est-elle idiote à ce point ?


    Sur ces mots, le militaire nous quitte. Le groupe reste silencieux un instant. Je m'asseois un peu à l'écart sur un rocher un peu plus frais que le sable et regarde les informations affichées sur mon datapad.

    Température le jour: +35°C 
    Départ: M-S0749.46 - 05.02 

    La première information est plutôt explicite. La deuxième, en revanche... Est-ce nos coordonnées et horaires de départ ? Si oui, à quoi cela peut nous servir ? Il me faudrait une carte pour avoir un document sur lequel se baser pour vérifier cette théorie, mais les deux autres cruches n'ont pas pipé mot depuis qu'elles ont leur datapad. J'entends la femme en armure commencer un discours, mais je l'écoute que d'une oreille. J'essaie de pianoter sur mon datapad pour accéder à d'autres fonctionnalités, mais rien à faire. Le modèle est vieux et complètement verrouillé. Pas moyen de prendre les devants... 


    De ce que j'entends de l'humaine, elle souhaite se jeter dans la gueule du loup. Ça ne me gênerait pas , si sa mort ne signifiait pas un aller direct en taule. Son idée ne semble pas mauvaise, mais sa conception de la chose n'est pas la bonne. Elle veut juste se battre, le plus fort possible, pour le plaisir de se battre. Elle n'a pas l'air si intéressée que ça par la création d'un plan d'attaque pour complètement annihiler tous les risques inutiles. 


    La Kaleesh parle à son tour. J'ai l'impression qu'elle nous prend encore plus pour des moins que rien que le militaire. Son ton méprisant est des plus provocateur. Et le Gand saute à pieds joints dans le piège, ce qui donne l'occasion à l'handicapée de faire son petit numéro d'intimidation. Elle arrive au moins à me convaincre sur un point : même si c'est à contre-coeur, nous allons devoir nous entraider. Soit. Elle se dirige ensuite vers la mandalorienne et lui donne son datapad, prétextant qu'elle savait moins bien s'en servir. J'ai l'impression que ces deux-là vont assez vite s'entendre entre elles : elles ont le même tempérament explosif, stupide, et teigneux.


    Je me relève en m'étirant, faisant craquer plusieurs os dans mon dos et mes bras. Les trois autres restent muets et toisent les deux femmes. Je me faufile entre eux, non sans leur renvoyer leur regard mauvais, et me plante devant la mandalorienne. Pour l'instant, je vais aller dans son sens, mais quand même essayer de nous éviter des pertes stupides.


    - Et bien, on dirait que la dirigeante est toute désignée.déclarai-je d'un ton sarcastique, soutenu par les gromellements des autres émeutiers Cependant, bien que je ne sois pas fondamentalement contre le fait de prendre les devants, est-ce que tu peux nous expliquer si tu as un plan défini, ou tu comptes simplement te jeter dans la gueule du Rancor et espérer que ça passe avec le moins de pertes possibles ? Je te rappelle que, au premier mort ou à la première tentative de fuite, et tous les survivants finissent en taule. Mieux vaudrait se battre plus intelligemment, au lieu d'essayer de façon plus acharnée. Quitte à devoir se serrer les coudes pendant une petite semaine, autant qu'on mette à profit toutes nos capacités.


    Je garde mon datapad dans ma main, les informations en évidence, mais en gardant la possession de la machine. Pas question qu'elle nous condamné tous si elle a la tête remplie d'eau. J'ai mon mot à dire.

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      #9

      Post n°9
      Auteur : Super PNJ


      Major Jane Fawchester


      Le major avait laissé derrière lui les recrues en devenir pour rejoindre la navette qui l'avait amené ici. Loin de lui l'idée d'abandonner les aspirants soldats sur le terrain sans surveillance, non, ceci n'était pas du tout son objectif. Alors qu'il entrait dans la navette, un géonosien en uniforme l'accueillit en émettant une série de sons décousus. La langue du natif était une mélodie à laquelle Jane s'était habitué difficilement, et qui le rebutait encore. Dans un savant mélange de sons gutturaux, claquements de langues et vibratos, il exprima son inquiétude. Fawchester sourit sous sa barbe poivre et sel.


      - Non Ikvi. Je pense qu'ils se débrouilleront très bien au contraire. Une intuition.

      L'insecte n'insista pas plus. Jane leur portait à présent un dernier regard, de la rampe de la navette. De cette distance ils avaient l'air d'un groupe presque professionnel. La rampe se leva et se referma, alors que les moteurs du vaisseau se mettaient à vrombir, soulevant de lourds nuages de sables. La dernière vision que Jane eut de ses recrues était six petites formes au milieu d'un four à ciel ouvert.

      Le voyage en navette ne dura que quelques minutes ; passant au-dessus des recrues, le véhicule neimoidien avait gardé son cap plein Est. Finalement, le véhicule – après plusieurs kilomètres de vol – s'était posé lourdement à sa nouvelle destination. Jane descendit sur la plate-forme sommaire. Ses deux gardes magnas voulurent le suivre, mais il leur indiqua de rester dans la navette. La plate-forme était un rectangle d'acier basique pour offrir à un véhicule un support stable ; juste à la fin de celle-ci se distinguait une rampe d'acier et des escaliers de fer qui allaient en descendant. En effet, cette plate-forme se trouvait au sommet d'un plateau à fort dénivelé. En raison de son angle de vue stratégique, on avait construit sur le plateau une grande tour de garde – qui était naturellement pour toute la durée de la simulation abandonnée. Rectangulaire, assemblée par des plaques de fer cloutées, encrassée de sable, c'était un bâtiment à l'allure austère. Les différentes fenêtres et portes se cachaient derrière de longues pièces de tissus rouge ocre, déchiqueté et épuisé par des années de vent brûlant, décoloré par un Soleil implacable. Alors que la navette décollait et laissait là Jane, l'homme fit un premier constat.

      Il faisait très chaud. Même pour une journée géonosienne, la température était élevée. L'on ne pouvait certes pas encore parler de canicule, mais si le thermomètre mettait déjà la barre aussi haute les prochains jours promettaient d'être plus rudes encore.
      Il leva ses yeux ambrés vers le ciel. Pas un nuage. Alors qu'une petite goutte de sueur venait couler le long de sa tempe, il sourit. Ce serait un excellent exercice pour ses recrues. Le climat était idéal. Il faisait chaud, mais l'on avait pas passé la barre des 40°C. Si ses futurs subordonnés étaient assez attentifs, ils pourraient s'en tirer sans encombre. Il avait bon espoir. Ils s'en tireraient sans encombre.

      L'homme embrassa le paysage du regard. Des canyons et des gouffres, des hauts plateaux et des failles s'étendaient partout où il portait ses yeux. Des mois, des années d'essais militaires avaient mutilé la topographie de ce secteur, ce qui en faisait un endroit parfait pour notamment des exercices de déplacement. Sur ce terrain torturé, on pouvait entraîner les troupes à des mouvements efficaces, à maintenir un rythme égal même lorsque le sol se dérobait sous vos pieds, à être attentif à chacun de vos pas pour qu'une course sur un chemin escarpé ne vous mène pas à votre perte.

      Mais les recrues qui allaient subir l'exercice aujourd'hui n'étaient pas exactement des débutants, cela Jane en était convaincu. Ils avaient tous plus ou moins déjà combattu. Il ignorait la nature de leur combat, mais ils portaient tous dans leur regard cette même étincelle d'agressivité sous jacente, de fauve dormant prêt à se révéler si les conditions étaient remplies. Des fauves lâchés dans un désert de roches et de sables, sous un Soleil de plomb...Il y avait peut-être là quelque chose d'ironique.

      Le major tourna les talons, et souleva avec lui une lourde mallette noire qu'il avait emportée en sortant de la navette. Il se dirigea vers la tour, escorté par la pesante – mais sèche - chaleur de Géonosis. Ses six nouveaux protégés allaient-ils survivre au premier jour sans s'entretuer ? Il écarta d'une main une grande bande de tissus délavé qui dissimulait l'encadrement d'une porte et plissa les yeux. À l'intérieur il faisait complètement noir. Alors qu'il la repoussait, la pièce d'étoffe déchargea dans sur sa main autant de sable que s'il en avait ramassé au sol. D'un geste, il se débarrassa de cette inutile cargaison, et entra. Il savoura immédiatement la fraîcheur et l'ombre, mais ses yeux ne voyaient rien, à cause du changement de luminosité. Ne pouvant se reposer sur sa vue, il comptait sur son ouïe affûtée pour l'avertir du moindre danger dans cette pièce. Il mit un genoux au sol – un dur sol de béton – et allongea la mallette avant de l'ouvrir. Tâtonnant dans l'obscurité aveuglante, ses doigts passèrent sur plusieurs formes avant d'enfin effleurer un cylindre, qu'il saisit et sortit avant de soigneusement refermer son bagage. Un clic plus tard et le cylindre – une lampe de poche – illuminait en un faisceau pâle le rez-de-chaussé de la tour. Une lumière orange filtrait de l'encadrement de la porte, entre les plis du rideau improvisé, mais elle mourait quelques centimètres plus loin, insuffisante pour éclairer l'entièreté de la pièce. Jane prit quelques secondes, le temps que ses yeux s'accommodent pleinement à la luminosité. Puis enfin, il prit la direction d'escaliers qui allaient en montant vers le haut de la tour. Parmi les multiples outils dans son attaché-case se trouvait une paire de jumelles. Il comptait de ce point surélevé surveiller la progression de ses recrues, voire même leur venir en aide de loin.
      En tant que major dans les services du Renseignement et expert du terrain, il n'aurait aucun mal à donner des petits coups de pouce à ses subordonnés en devenir sans que ces derniers s'en rendent compte. C'était aussi l'occasion pour lui de faire un peu d'exercice. L'homme ne négligeait jamais l'exercice physique, et c'était une occasion en or pour se soumettre également à un exercice qui réclamait sa pleine attention et sa rigueur.
      Une gourde dans une main, ses jumelles dans l'autre, Jane s'installait enfin au sommet de la tour, derrière d'épais rideaux chargés de sable, guettant de sa cachette l'avancée de six petits points, lointains et perdus au milieu du Tartare navel où le recruteur les avait lâchés.



      Spoiler

      Le cadre est fixé. Si mouvements soudains d'armée il y a, je les détaillerai dans mes prochains messages, ne vous inquiétez pas. Si vous avez besoin d'être plus guidés, n'hésitez pas à me le dire.

      Teri.
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        #10

        Post n°10
        Auteur : Azel Kyone'e


        A peine pépé parti que les enfants commencent à se chamailler. Ah, comme au bon vieux temps ! Je sens que je vais pas résister longtemps à l'appel, à ce rythme. Sauf que, malheureusement, c'est pas inclus dans le tarif. Si on veut tenir les délais, commencer à s'esquinter maintenant est un peu contre-productif. Mince, même un âne bâté comme moi comprend ça. Alors pourquoi faut-il qu'ils en remettent une couche ? Pas croyable. Peut-être que la perspective de pouvoir livrer bataille dans les règles de l'art m'éloigne un peu de mes loisirs habituels. Parce que là, on parle quand même de guerre, sans déconner ! On entre dans la cours des grands, fini le bac à sable !

        « Haha ! Ce n’est pas contre toi hay’rii mais nous ne sommes pas compagnons d’armes. Les compagnons d’armes ce sont ceux qui se battent ensembles, nous, on survit ensemble ce n’est pas pareil. »

        Je me retourne vers l'estropiée, calme, et je rectifie immédiatement le tir :

        "J'me souviens pas d'avoir sorti un truc du genre. Mais tu penses ce que tu veux, c'est pas mes oignons. "

        Faudrait pas qu'elle se fasse des illusions sur la teneur du contrat. Moi, j'en ai aucune : les affaires des étrangers, comme celles de la galaxie en général, ne m'intéresse guère - pour ne pas dire que je m'en torche le fondement. J'ai pas demandé à être là, ce voyage était une foutue erreur et même si l'activité m'a l'air de dépoter, les notes sur le décor et l'accueil vont plomber la moyenne. Alors je fais mon job, juste ce qu'il faut pour passer un bon moment, et le reste, ils peuvent aller repeindre leurs vaisseaux avec. Point barre.

        « Je ne suis pas là pour me faire des amis, ni des frères d’armes, mais si nous sommes dans la même galère, je vous assure que n’importe lequel d’entre vous pourra compter sur moi. Je veux pouvoir compter sur chacun de vous en retour, que vous m’appréciez…ou pas. »

        En voilà une qui sait ce qu'elle veut. Bien, j'vais pas aller jusqu'à dire que j'apprécie les , mais les gens aussi casse-burnes que moi me sont toujours plus sympathiques que les faux-culs ou les chochottes. C'est déjà ça de gagné.

        « Tiens, je suppose que tu es plus compétente que moi avec ces trucs. Je dois bien avouer que je suis bien incapable de déchiffrer ce truc toute seule.»

        Je rattrape le pad au vol. Attends, c'est une blague ? Y en a pas un à qui on a appris les bases de la guerre, dans ce clan en carton ? Eh bah on est bien parti. J'ai juste envie de me frapper avec ce pad pour voir si je vais pas me réveiller. D'ailleurs, le fait que la reptilienne m'ait refilé le bébé semble justifier le fait que tout le monde se tourne les pouces, derrière elle.

        " Eh, il est hors de question que j'me tape toute la paperasse. Y a pas marqué "boniche", faut pas rêver. Chacun son taf, c'est comme ça que ça marche dans une armée. "

        Enfin, je veux dire, une armée digne de ce nom. Comme s'il avait anticipé, le fil de fer à la tignasse brune me donne le troisième morceau du puzzle. Ou plutôt, il m'agite son écran tout fiérot en mode "eh nan, tu l'auras pas".

        " Et bien, on dirait que la dirigeante est toute désignée. "

        Je jette un regard mi-surpris mi-soupçonneux à l'anguille. Quoi ? Je devrais me sentir flattée ? Me la péter en mode "c'est qui le papa" ? Franchement mon genre, tiens. Surtout avec toute l'ironie que t'es capable de flanquer dans aussi peu de mots. Me prend pas pour la dernière des cruches, ça finit mal, en général.
        Mais j'dois avouer que j'aurais p'têt pas été très chaude pour accepter l'un de ces clochards comme tête de gondole. Pas que l'un d'eux puisse pas me surprendre, m'enfin, il en faut plus que quelques connaissances en cartographie ou une langue bien pendue pour convaincre un Mando'ade de jouer les arrière-garde. Comme disait papa, "Le seul qui mérite qu'on le suive est celui qui n'a pas besoin de nous pour s'en sortir". M'est d'avis qu'on en est pas à ce stade par ici.

        " Cependant, bien que je ne sois pas fondamentalement contre le fait de prendre les devants, est-ce que tu peux nous expliquer si tu as un plan défini, ou tu comptes simplement te jeter dans la gueule du Rancor et espérer que ça passe avec le moins de pertes possibles ? Je te rappelle que, au premier mort ou à la première tentative de fuite, et tous les survivants finissent en taule. Mieux vaudrait se battre plus intelligemment, au lieu d'essayer de façon plus acharnée. Quitte à devoir se serrer les coudes pendant une petite semaine, autant qu'on mette à profit toutes nos capacités.

        -J'te le fais pas dire. Essaye de le leur expliquer, si t'as la patience pour, je fais en désignant le Kel-Dor et l'Umbaran qui se tape dessus en marge du discours. Moi j'ai pas. "

        Ma méthode serait plutôt "je les prends par le col et je tape l'un avec l'autre jusqu'à ce qu'ils arrêtent de brailler". Mais il paraît qu'on doit pas s'amocher les uns les autres, alors si sieur bronzé a une solution pacifique - rien que la notion m'ennuie - je prends. En attendant, je regarde encore les informations affichées devant moi. Trente-cinq degrés ? Rien que ça. Il va être beau, notre équipement, par des chaleurs pareilles. Puis je compare le contenu du pad de la Kaleesh avec celui du mien. La nuit n'est pas bien mieux que le jour, en fin de compte.

        Température la nuit: -40°C

        Code: César / Chiffres constants
        Ylsplm wvzpapvu T-Z0749.46 - 04.06 ; avby jvuayvsl; jhjolaal wyvcpzvpyl. Mpu.


        Ah ouais, il faut qu'on se tape de faire des calculs en plus ? Il s'amuse, le retraité. On voit qu'il a des loisirs, pour nous dégotter des trucs sympas : je pensais pas que la CSI utilisait encore des codes du genre. On utilisait ça déjà du temps de l'Ancienne République ! Mais bon, je suppose que la formation veut qu'on se tape toutes les bases. C'est pas plus bête, vu les drôles qu'ils ramassent. Bon, allez 'tsel, c'est le quart d'heure méninges. C'est pas ton préféré, mais Eyan t'a suffisamment tancée pour que tu réfléchisses un minimum... Je passe machinalement la main sur ma nuque. Punaise, ça fait un bail que je me suis plus amusée à coder quoi que ce soit. Et les codes mandaloriens n'utilisent pas d'Aurebesh. Il me faut cinq bonnes minutes pour parvenir à dénicher un décalage qui me donne un mot sensé. A deux ou trois, on irait tout de même plus vite. Va falloir qu'ils l'enregistrent, hein. Pas question que je leur mâche tout le boulot.

        " Je tiens : Relief position T-Z0749.46 – 04.06 ; tour contrôle ; cachette provisoire. Fin. Ok, bah c'est pas mal pour un début... C'est un vieux système de codage républicain, passé par toutes les factions depuis le temps. Pas super efficace contre des droïdes, mais peut-être bien contre une grosse partie de "l'élite galactique". Z'avez compris comment ça marche, ce machin ? C'est pas sorcier, alors le prochain message, c'est pas moi qui me le farcit, je vous donne la couleur. "

        Je montre mon écran à mon tour.

        " Ce sont nos coordonnées actuelles, dis-je en pointant le curseur qui clignote, et ça, c'est notre petit coin de paradis à explorer. "

        Spoiler : Pad n°1


        " Mon plan est simple, tant qu'on en aura pas appris plus sur ces "deux camps", en tout cas. Que faut-il à une armée pour être efficace ? Une organisation interne, des ressources, et un camp de base - déménageable, si possible. "

        Dans notre culture, on apprend à chasser le strill avant d'apprendre à écrire, on apprend à dégoupiller avant de savoir ce qu'est une casserole. Toutes les critiques, tout le mépris dont on fait l'objet ne me feront pas dire que c'est une mauvaise chose... Et j'en ai aujourd'hui la preuve. Faire la guerre, c'est pas un loisir de riche, c'est tout un art. Savoir comment on fait sortir les rats de leurs terriers, c'est pas forcément donné au dernier des troupiers. Pourtant, chez nous, c'est le cas. Faut pas s'étonner si les jedi ont pas réussi à nous exterminer - même s'ils ont pas été loin. On est toujours debout, grâce à ça ! Et aujourd'hui, je vais avoir l'occasion de prouver ma valeur, pour la première fois depuis plus d'une décennie.

        "L'organisation, on gère. Les ressources, va falloir surveiller de près. Le camp de base, voilà ce qu'il nous faut trouver en priorité. Le camp de base, papy nous l'a indiqué - mais j'préfère penser que c'est un traquenard, on sait jamais. Quelqu'un a-t-il enregistré la direction prise par la navette ? C'est par là qu'on pourra commencer. Ensuite, on s'occupera de dénicher les chiens kath qui vont recevoir l'ordre de nous mener la vie dure. Et on les neutralisera autant que faire se peut avec ce qu'on a. "

        Parce qui dit navette, dit spatioport ou plateforme, en général. Je sais pas combien de temps je peux voler avec le pack de super pépé : dix-minutes, un quart d'heure en étant très optimiste. Bref, peut-être pas assez pour pouvoir jouer les éclaireurs au milieu de nulle part.

        " Le premier but sera de nous rapprocher au max' de leurs positions. Comme je l'ai expliqué, si on veut être ceux qui mangent et pas ceux qui se font manger, va falloir réagir vite. Plus vite qu'eux. Si on attend trois jours qu'ils nous traquent ou nous tombent dessus par hasard, le petit séjour est mal barré. "

        Je confie les pads à l'humain et sa grande gueule. Lui, il a un sac à dos pour les contenir et deux pattes agiles pour courir vite s'il le faut.

        " Je pense que protéger ça, c'est dans tes cordes, non ? Alors fais-y gaffe, sinon on est bien. "

        Je resserre les sangles du pack sur mes épaules. Il fait le poids d'un bon sac à dos bien remplis, mais le système d'attache n'octroie pas vraiment la même liberté de mouvement.

        " Si z'avez des idées, des questions, on les donnera en route. C'est jamais bon de rester trop longtemps au même endroit. Surtout avec ce cagnard. "


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          #11

          Post n°11
          Auteur : Kaalia

          Bon, au moins l’un d’eux sait ce qu’il faut faire dans cette situation-là. Kaalia pour sa part savait où elle était utile et là où elle ne servait à rien ; et de toute évidence, sa camarade se débrouille bien mieux que n’importe qui d’autre ici.
          Après avoir fait son petit speech la mando exprima son désir de partir et commença à avancer

          " Si z'avez des idées, des questions, on les donnera en route. Ce n’est jamais bon de rester trop longtemps au même endroit. Surtout avec ce cagnard. "

          cagnard… c’est vite dit… il fait enfin une température descente plutôt !

          "Bien, bien, la tactique est faite on dirait. Si personne n’a d’objections, c’est toi qui prends les commandes. Après tout, tu me semble plus qualifiée que n’importe qui d’autre ici. Mais je suis sûre que tous saurons se rendre utile en temps et en heure… même une handicapée comme moi ne t’inquiète pas."

          Kaalia commença donc à avancer en même temps qu’Azel avant de s’apercevoir que le reste de l’équipe trainait la patte

          "Si ces messieurs veuillent bien se donner la peine DE SE MAGNER LE CUL ! C’est moi qui boite ici, vous vous n’avez pas d’excuse. Si on avance bien est qu’on n’est pas trop ralentis en route on doit pouvoir arriver à un point de repli avant la nuit ; j’aimerais aussi en apprendre un peu plus sur ces groupes armés et si possible avant demain."

          Elle s’avança vers la mandalorienne d’un pas rapide, tout ce qu’elle espérait à ce moment-là c’était que sa foutue jambe tienne le coup, au moins pour la journée

          "On n’a pas pris le temps de se présenter. Si l’on doit rester ensemble pendant une semaine autant savoir comment nous appeler"

          Elle fit une courte pause dans sa phrase comme une courte hésitation par manque de confiance

          "Je m’appelle Kaalia Jar’gull mais Kaalia suffit en général…"

          Elle attendit une quelconque réaction de la part de la femme en armure sans trop en attendre non plus ; après tout, elle avait l’habitude de se faire ignorer…


          Spoiler : Spoiler
          désolé du post très court mais je ne voulais pas trop faire avancer l'action tout seul

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            Auteur : Ansikt

            La femme en armure me désigne deux de nos compagnons d'infortune. Le Kel-Dor et l'Umbaran. Ils semblent en être déjà venus au poings, et ne semblent pas loin d'utiliser leurs armes. Le masqué affiche une expression énervée tandis que le pâle arbore un rictus mauvais, dérangeant même. Enfin, ça l'aurait certainement été pour un autre. Je doute que quelqu'un dans cette joyeuse troupe soit un enfant de cœur. J'exprime un léger soupir, pour la forme.

            - Quand je parlais de mettre à profit nos capacités respectives...

            Je me dirige vers les deux brutes. Mes pieds d'humains s'enfoncent dans le sable à chaque pas. Je ne suis pas habitué à ce genre de milieu. Mieux valait pour moi de vite retrouver un sol plus solide et consistant. Autrement, je serais plus susceptible de faire des chutes qu'autre chose, s'il venait le besoin de courir.
            Alors que j'arrive près des deux bagarreurs, l'Umbaran me remarque et m'adresse un sourire mauvais. Je lui répond avec mon indifférence la plus totale. Se rendant compte que l'Umbaran est distrait, le Kel-Dor se jette sur lui et lève son poing, prêt à frapper.

            - Stop. déclarai-je d'une voix étonnamment grave pour mon gabarit apparent.

            L'orange arrête son mouvement et me regarde. L'autre en profite pour le repousser et s'écarter. Ayant l'impression de s'être fait entuber, l'énervé recommence un assaut. Cependant, il se ravise vite en voyant que son opposant avait sorti sa vibrolame. Les deux restent donc à bonne distance, mais la situation reste tendue.

            - Quel est le problème ?

            - C'est pas tes affaires ! C'est entre lui et moi ! me déclara le Kel-Dor, la voix teintée de rage.

            - Ce malotru m'a agressé sans raison. répond l'Umbaran avec la voix la plus suave et le ton le plus hautain possible.

            - Sans raison ? Bah pu**** ! Tu léchais la vibrolame comme un taré en me regardant ! Tu t'attendais à quoi ? Que t'allais tous nous planter dans notre sommeil ? Je vois clair dans ton jeu de fils de...

            - Stop.

            J'avais pris mon bâton électrique en main et avait fait jaillir une gerbe d'électricité. Rien de dangereux, juste assez pour attirer l'attention. Les deux bagarreurs s'arrêtent pour me regarder, à moitié surpris.
            Le Kel-Dor m'a l'air d'un tempérament explosif, pour changer... Mais pas avec du sang froid ou un certain degré de réflexion basique, contrairement à l'humaine. Il allait être un problème si l'on ne pouvait pas le canaliser.
            L'Umbaran donne l'impression d'être malsain. Peu importe les raisons pour lesquelles il est ici, il a l'air de vouloir semer la discorde, ou plus vulgairement "foutre la m****". Si on le laisse agir, personne dans ce groupe ne va finir autre part qu'en prison. Ou à la morgue.

            Il faut rester calme et patient, même avec des énergumènes pareils. Il y a forcément une solution qui n'implique pas de tabasser un de ces gars. Ils seront moins utiles en mauvais état. Si je prends le parti de l'un d'entre eux, je me fais un ennemi, et un allié instable. Mieux vaut ne pas créer plus de bordel qu'il n'y en a actuellement.

            - Vous vous rendez compte que vous êtes complètement cons ?

            - Mais... dit le Kel-Dor en serrant son poing, surpris puis énervé.

            - Si vous avez deux neurones qui fonctionnent, soyez un minimum logique. Si vous êtes là, c'est pour éviter la taule. Et si vous continuez comme ça, vous partez en taule, ou six pieds sous terre.

            - Personnellement je...

            - Tu l'as cherché. Aie le courage de le dire.

            L'expression de l'Umbaran se tord. Je n'ai pas dit grand chose pourtant. Je vois le palôt avoir un petit rire et s'écarter. J'ai peut-être loupé la méthode pacifique. Oups.
            Le Kel-Dor se calme progressivement et m'adresse un regard plutôt respectueux. Bon, on au moins je n'ai pas tout perdu. Je peux me dire ça.

            La situation désamorcée, au moins temporairement, j'entends la Kaleesh nous demander d'avancer, prétendant même qu'une handicapée comme elle va plus vite que nous. Je trouve cette remarque futile, puérile, mais décide tout de même de me mettre à peu près à leur niveau, laissant ainsi le Kel-Dor seul en retrait.


            Il fait chaud. Très chaud même, alors que la mandalorienne me confie les datapads. Elle semble avoir un minimum confiance en moi. C'est déjà ça de gagné. J'hésite à prendre ma couverture technique pour vérifier si elle permet bien de contrer des fortes chaleurs autant que des températures très basses, mais me ravise. Si je montre une quelconque faiblesse maintenant, au tout début de notre "formation", je me ferai "manger" par les autres, ou ils essaieront de me piquer le précieux isolant, de gré ou de force. Mieux vaut ne pas créer de litige immédiatement. Ce ne serait pas dans mon intérêt. 


            La Kaleesh se présente. Je retiens son nom. Kaalia. Ça a le mérite de ne pas être ridicule, ce qui est un bon point en soi. J'ignore sa demande et impose mon questionnement. 


            - J'ai bien une question... Comment font-ils pour nous surveiller ? Sauf s'ils veulent nous tuer, auquel cas notre espérance de vie ne dépassera pas une semaine s'ils y mettent les moyens, ils doivent forcément avoir un moyen de surveiller nos actions, par exemple pour vérifier qu'on ne tente pas de s'enfuir, non ? Si on part de ce postulat là, soit ils ont un moyen de nous observer en vision directe...


            J'arrête un instant de parler pour faire un tour sur moi-même en scrutant l'horizon. Des dunes, des canyons, du sable. Nulle part à proximité d'où nous surveiller. Pas de caméra apparente non plus autour de nous.


            -... soit ils ont un moyen quelconque de nous géo-localiser... Je crois pas qu'ils nous aient mis une puce pendant notre "agréable" déplacement en navette... Donc s'ils utilisent ce moyen, c'est soit dans l'équipement, soit dans... les datapads...


            L'idée de se débarrasser des datapads me traverse l'esprit. Si c'est effectivement leur moyen de surveillance, nous les mettons dans l'inconnu, et de ce fait pouvons peut-être avoir un coup d'avance, que ce soit contre le militaire ou contre toute autre instance qui pourrait utiliser ces informations. De plus, sans les datapads, nous pouvons également nous abstenir de réaliser ce qu'ils souhaitent de nous, en prétextant que nous nous sommes fait attaquer, que nous avons perdu les datapads, et qu'ils étaient irrécupérables. Cependant, si les datapads ne sont qu'une aide, ce serait idiot de les jeter.


            - Par ailleurs, s'ils nous surveillent, je me demande si cela ne serait pas possible qu'ils nous entendent, pour prévoir nos coups à l'avance et nous faire vivre un enfer. Mais encore une fois, je ne sais pas comment ils pourraient nous occuper. Et je ne pense pas que vous voulez vous débarrasser des datapads pour vérifier cette éventualité, n'est-ce pas ?


            Je m'étonne presque moi-même de tant de précautions. L'absence d'Alduin m'empêche d'avoir un plan e secours en cas de cas de force majeure. Et je ne compte pas vraiment sur une grande réflexion de la part de mes compagnons d'infortune. Cependant, je vais tout de même essayer de les brosser dans le sens du poil, de façon plus ou moins discrète. Si j'arrive à les manipuler comme je le souhaite, je peux éviter des potentiels problèmes, et ainsi la taule.


            - Vous me prenez certainement pour un taré qui veut tout saborder. Ce n'est pas le cas. Si je suis là, c'est avant tout pour éviter la taule. Pas question de griller mes chances. Ce que je veux dire, plus simplement, c'est que... si on peut passer sous les radar et faire une action un peu plus furtive et réfléchie, on peut augmenter l'impact de l'attaque. Mais pour arriver à ce genre de résultats, il faudrait qu'on réfléchisse à comment procéder, je pense
            . Je ne suis pas stratège, mais je ne suis pas suicidaire non plus. Il faudrait un plan un peu plus poussé que "on fonce dans le tas"




            J'essaye de rester le plus explicite possible. Mieux vaut éviter les quiproquos avec des personnes avec des brutes explosives, surtout si elles ne veulent pas trop réfléchir. [/color[

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              Post n°13
              Auteur : Azel Kyone'e


              Le temps s'écoulait tel le contenu d'un sablier. Lent, pesant, angoissant, à l'image aussi du désert qui les cernait désormais. Seuls sur les immenses terres arides labourées par les rayons agressifs, les infortunées recrues s'étaient mises en route vers une destination incertaine. Après les tensions, la marche et l'escalade eurent tôt fait de réduire les plus ronchons au silence, concentrés sur l'instant présent. Il suffisait d'un pas de travers, d'une seconde d'inattention pour finir en bas d'une crevasse, pris dans un ravin, un éboulement imprévu. Si chacun d'eux avait eu par le passé à lutter en diverses occasions, ce nouveau défi s'annonçait des plus rudes. Aucun n'aurait trouvé approprié de le laisser paraître. Pourtant, en leur fort intérieur, ils le savaient : les choses sérieuses commençaient, et à ce jeu, c'était sur leurs vies qu'ils pariaient. Des sourires moqueurs, de leur fierté mal placée, il ne restait que de vagues souvenirs, perdus dans les rides creusées par l'effort et l'appréhension.



              Eh bah. C'était pas de la tarte alderaane, mais on est enfin parti ! On y a mis le temps, mais on y est arrivé. Une inertie pareille, c'est assez impressionnant ! Et dire qu'on est que six. Elle promet, l'armée séparatiste, tiens. Dans mon dos, j'entends la voix particulière de la Kaleesh. Comme matte-troufion, on pouvait pas rêver mieux ! Je me retourne une seconde pour voir le reste de la troupe accélérer le pas.

              "Je m’appelle Kaalia Jar’gull mais Kaalia suffit en général…"

              Elle nous dit ça comme si c'était une information ultra sensible. Oulà, attention, c'est qu'on a même droit à un peu d'familiarité ! Mazette, on s'égare...

              " Azel Kyone'e, je lance à la cantonade sans aucune sorte d'expressivité, ou 'tsel, si le temps vient à vous manquer. "

              Ou comment aller directement à l'essentiel.

              "C'est bon, tout le monde met trois syllabes sur son voisin de droite ? Alors on y va, et que ça saute. "

              Sinon, c'est sûr que ça va sauter au sens propre. Sauf que certains ne l'entendent pas de cette oreille. Et les miennes commencent à me chauffer, de faire du sur-place.

              " J'ai bien une question... Comment font-ils pour nous surveiller ? Sauf s'ils veulent nous tuer, auquel cas notre espérance de vie ne dépassera pas une semaine s'ils y mettent les moyens, ils doivent forcément avoir un moyen de surveiller nos actions, par exemple pour vérifier qu'on ne tente pas de s'enfuir, non ? Si on part de ce postulat là, soit ils ont un moyen de nous observer en vision directe... soit ils ont un moyen quelconque de nous géo-localiser... Je crois pas qu'ils nous aient mis une puce pendant notre "agréable" déplacement en navette... Donc s'ils utilisent ce moyen, c'est soit dans l'équipement, soit dans... les datapads...

              -Eh bien qu'ils le fassent ! Après tout, c'est ce qu'ils ont voulu, nan ? S'ils sont si malins, on leur prouvera qu'on l'est plus qu'eux. "

              En commençant, par exemple, à fourrer lesdits pads dans un sac à dos... Quoi, je sais comment ça marche, une caméra et un micro, bon sang, je suis pas une débutante en bricolage ! S'ils veulent nous chopper, ils vont devoir transpirer autant que nous. Il ne sera pas dit que la CSI a eu la peau d'une Kyone'e !

              " Allez, bougez-vous ! A ce rythme on y sera encore dans dix révolutions solaire ! Je sais pas pour vous mais j'ai pas que ça à faire. "

              En fait si, mais ça ne regarde que moi. Mon ton est rogue, plus rude encore une fois déformé par le casque. D'une humeur rendue passablement mauvaise par tout ce retard, j'allonge la foulée, bien décidée à descendre de ce fichu plateau rocheux avant la fin de l'après-midi. C'est pas comme si notre "cachette provisoire" était la porte à côté. Mon pas crisse à intervalle régulier sur le sol poussiéreux et je m'enferme dans un mutisme bienvenu. J'estime avoir fait plus que ma part. Je vais pas en plus devenir aimable !

              En file indienne, on arpente le relief accidenté comme les fourmis que nous sommes, seulement guidés par la position de nos ombres et les coordonnées du pad. J'entends ma propre respiration résonner dans le filtre de mon casque et mon sang me battre les tempes. Le silence. On dirait que plus personne ne juge bon de l'ouvrir, je sais pas si c'est une bonne nouvelle. C'est calme.

              Trop calme.


              J'aime pas quand c'est trop calme. Je préfère quand c'est... Hmmm. "Un peu trop plus moins calme", comme aurait dit l'un de mes frères. Mais bon, j'ai trop chaud pour faire ma maline et me mettre à chanter. La danse de la pluie sera pour plus tard, il me faut d'abord trouver de l'ombre. Comme chef de troupe désignée, c'est bibi qui se charge d'ouvrir la marche et de tester le terrain. Tu m'en diras tant ! C'est que c'est plus du bon sable chaud, par ici : on arrive au bord du plateau où pépé nous avait déposé, et il faut descendre. Rien que la tronche des falaises me dit que ça va pas être une partie de plaisir. Mais c'est pas tant les murs de roches et les trous de sable qui m'inquiètent que ce qu'on ne peut pas encore voir. Y a une grosse différence entre un danger prévisible et une surprise. Le premier, on peut s'en prémunir. Pas la seconde, et ça, c'est bon pour personne, y compris moi. De là où on est, on a une vue imprenable sur l'horizon... et aucune visibilité au-delà des effondrements du sol. On peut se retrouver sur du plat comme sur un cratère béant, une base abandonnée comme un nid de bestioles pas sympas. Impossible de savoir. Tout en continuant notre descente, on vérifie notre matériel. J'ai pas pris d'arme, sauf que mes poings me suffisent, sans parler de mes bottes fétiches et leur renfort en beskar. S'il faut jouer du coude et du genou, je répondrais présent, qu'ils ne se permettent pas d'en douter.

              "Bon, j'vous annonce que le premier bout de chemin, c'était une petite balade dans les jardins. J'espère que vous avez choisi de prendre les grappins, ils vont servir. "

              Moi ? J'ai ce qu'il me faut sur le dos ! Je sais pertinemment qu'après le vol plané que je me suis payée le matin même, y repiquer ne sera pas forcément très facile. Sauf que ce serait mal me connaître que de croire qu'un peu de stress va m'arrêter. Je sens les regards sur moi : la prise de décision, j'y suis pas habituée. Je veux dire, pour les autres - je me prends en charge depuis assez longtemps en ce qui me concerne. Si je me plante, je vais passer pour la branquignole de service, et ça, même pas en rêve. Alors on va pas chichiter sur les précautions pour une fois : on verra pour les petites incartades quand on aura de la piétaille à dézinguer en face. Ce serait débile de se planter sur trois pauvres gros cailloux et devoir renoncer à une belle baston, surtout avec le matos qu'on nous a filé ! Punaise, qu'il me tarde d'essayer tout ça ! Je vis plus mal le fait de me taper un footing avec cette bande de zouaves que de devoir me terrer derrière une barricade pour esquiver des tirs de canon. Enfin, Azel Kyone'e va reprendre du service ! Si Eyan voyait ça !

              "Je pars en éclaireur : si jamais cette pente est un cul de sac, ce serait ballot qu'on se retrouve coincé. Dans tous les cas, on garde le cap ! On fera un détour que si c'est strictement nécessaire. Je reviens dès que j'ai vu ce qui nous attend derrière. "

              Le message silencieux contenu dans le ton de ma phrase est clair : pas d'entourloupe quand j'ai le dos tourné. Je fixe la crevette sombre au travers de ma visière : t'es doué pour les relations sociales, donc tu t'y colles, coco. T'as pas le choix, faut bien que tu serves à quelque chose, si c'est pas à taper sur ton prochain.

              Je pars en direction des falaises et me glisse le long d'une première crevasse. Après une petite minute à serpenter entre les pics de roches et autres déclinaisons, je trouve l'endroit idéal pour décoller. Devant moi, au bas mot trente bons mètres de vide. Inspire, expire : voilà des années que je n'ai plus fait le saut de l'ange. J'espère que c'est comme le speeder : que ça ne s'oublie pas. Je cale le pack entre mes omoplates, je me penche de quelques degrés vers l'avant et j’enclenche la mise à feu. Le "clac" du levier m'indique que le mécanisme est comme neuf et pas rodé pour deux crédits. Je sens la détonation me secouer de haut en bas, la chaleur du feu qui surgit des propulseurs avec un vrombissement que je connais bien. On y est ! C'est le moment que je préfère... et celui où tout peut partir en vrille. Toujours penchée vers l'avant, les semelles prêtes à se décoller du sol, je pousse doucement la manette des gaz.


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                Post n°14
                Auteur : Super PNJ


                Major Jane Fawchester


                Jane observait le petit groupe avec ses jumelles tactiques. Grâce aux puissantes optiques de ces dernières, il pouvait observer à loisir les six recrues sans être aucunement découvert. Il prit une gorgée d'eau fraîche, savourant les ténèbres de son refuge ombragé. Elles semblaient si lointaines ces petites recrues...Si lointaines. Il les surveillait d'un œil attentif et patient, tout en tapotant sur son datapad. Le major se tenait dans une salle où régnaient les ombres, car toute lumière était obstruée par les rideaux épais qui barraient non seulement le passage aux rayons solaires mais aussi au sable et aux vents. Mais dans cette noirceur, le datapad projetait une lumière artificielle, blanche et bleue qui faisait jouer l'ombre de l'homme le long des murs de la pièce.
                Ses yeux passaient de ses jumelles, avec lesquelles il surveillait les recrues pendant dix secondes, puis allait sur son appareil électronique. L'écran projetait un hologramme, une carte topographique azurée du secteur. Jane avait fait le choix de n'afficher que les informations de base de la zone : à peine les reliefs, installations et prévisions météorologiques.

                C'était aussi pour s'offrir. Le Major avait passé plusieurs mois derrière un bureau, loin de toute opération un tant soit peu intéressante. Les formations des recrues classiques se suivaient depuis plusieurs semaines, toutes sans charme, toutes sans saveur. Il y avait eu des recrues talentueuses bien sûr, des potentiels spéciaux qu'il avait envoyé dans les forces spéciales de la deuxième division...Mais ce n'était pas le genre de stimulus qu'il recherchait. Non, ce que l'homme appréciait, c'était des situations comme celle-ci : celles qui lui rappelaient des années de service sous la bannière séparatiste en tant qu'agent d'espionnage expert, des moments qui lui rappelaient des centaines d'heures passées en plein cœur du territoire ennemi, un loup dans la bergerie, au nez et à la barbe du berger et du chien.

                Ce qu'il appréciait dans ces situations c'était que peu importe le plan de base, il y avait toujours une complication, quelque chose que le QG n'avait pas prévu et qui réclamait qu'on improvise ou qu'on échoue. C'était cette part imprévisible, cette merveilleuse pièce improvisée qui lui avait manquée tous ces longs mois de morne quotidien. Ces six fripouilles étaient une occasion unique, la promesse de nouveaux frissons, de nouvelles surprises. Mais ceci, uniquement parce que Jane avait jugé bon de s'en mêler ; de les surveiller de loin, mais de lui-même se limiter, pour retrouver le frisson tant recherché. Il n'y aurait eu aucune difficulté si jamais il avait utilisé toutes les informations à sa disposition en tant que major, aucun défi.

                Il porta à nouveau les jumelles devant ses yeux, guettant les dunes et les crevasses brunes. Une des six personnes se séparait du reste, descendant le long du haut-plateau où Jane les avait abandonnées. L'homme fronça les sourcils. Une séparation suite à des disputes ? Non, leur avancée avait été jusque là plutôt uniforme jusqu'à l'abrupte falaise. Le militaire tenta d'identifier la forme malgré la distance. Elle émettait régulièrement des reflets au Soleil, signe d'une armure. Cela ne pouvait être que la Mandalorienne – ou la femme qui portait une Beskar, sa loyauté à Mandalore restait encore à prouver. La jeune femme qui n'avait pas sa langue dans sa poche avait avancé jusque là en tête du groupe, et elle continuait à présent seule...Une éclaireuse peut-être ?


                - Une tactique qui n'est pas si stupide...Mais un seul éclaireur en terrain inconnu...

                Le major regarda sa mallette, ouverte à côté de lui. Ses yeux s'abîmèrent sur son contenu – éclairé seulement par la lumière pâlichonne de son datapad et celle - bien plus diffuse - de l'extérieur qui filtrait à travers les rideaux. Posé sur une tenue de camouflage trônait un fusil sniper dernière génération. Un instant, il considéra l'idée de prendre son matériel, sortir à l'extérieur...Dans le temps il avait été un redoutable tireur d'élite. Tirer sur la jeune tête brûlée et faire mouche aurait été un jeu d'enfant. Sa Beskar aurait stoppé le choc de la balle non létale, et elle aurait mémorisé sa leçon : un éclaireur n'avance que si son unité le couvre. Il combattit cette envie pendant plusieurs longues secondes. Ce serait une excellente façon de lui inculquer ce principe ; seule, elle ne pouvait espérer faire face à un tireur embusqué. Seule, elle n'avait qu'une visibilité réduite. Seule, elle était vulnérable. C'était pour pallier à tous ces défauts que l'on mettait même les troupes d'élite en unités...

                Le datapad de Jane se mit à biper, l'interrompant dans ses délibérations, alors que les rideaux commençaient à s'agiter. Il battit des paupières, alors qu'une gerbe de sable entrait dans la pièce, et qu'un rideau était repoussé à l'intérieur. Un vent fort se levait ? À cette heure de la journée ? S'éloignant du rideau – réflexe instinctif pour ne pas être visible de l'extérieur – il baissa les yeux vers le petit appareil dans sa main. Sur le bord haut - au nord - de l'hologramme venait une grosse masse rouge, un ensemble cotonneux qui rampait le long des reliefs et des installations. Il mit une seconde à reprendre complètement le fil normal de ses réflexions et à en saisir le sens. Une tempête de sable. C'était une tempête de sable.
                Géonosis était une planète inhospitalière à sa surface pour une raison très simple : les tempêtes de sable et les radiations solaires. Si les zones irradiées étaient répertoriées – et que Jane avait en conséquence choisi un secteur où les vies de ses futures recrues ne seraient pas mises en danger sur le long terme par des rayonnements nocifs – les tempêtes, elles, étaient subites, complètement aléatoires.

                Sur Géonosis, les tempêtes étaient un danger plus mortel encore que la chaleur du Soleil ou les massiffs, car les vents étaient extrêmement forts, pouvant aisément dépasser les 160 km/h lors des grandes tempêtes. Les géonosiens ne vivaient pas dans les souterrains sans raison. Si les Séparatistes avaient réussis à monter certaines installations à la surface, c'étaient là uniquement les parties émergées de l'iceberg : la majorité des infrastructures étaient sous le sol, sauvegardées des mortels déchaînements de la cruelle Géonosis.
                Jane fit disparaître l'hologramme, et commença à taper, taper un message. À ce rythme, le blizzard de sable serait sur le groupe dans quelques minutes, cinq tout au plus. S'ils ne trouvaient pas un abri, ils n'y survivraient pas. Aussi le Major était-il en train d'envoyer un message aux trois datapad qu'il avait laissé en leur possession. Si une tête distraite manquait son message, deux autres seraient informées par leur datapad, assurant la survie du groupe.

                Il soupira. C'était bien toute l'aide qu'il pouvait leur apporter.


                Spoiler

                Un message pour vous débloquer un peu. Il n'y a pas beaucoup de matière, mais ça devrait vous donner de quoi faire (j'espère du moins!)

                Teri.
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                  #15

                  Post n°15
                  Auteur : Ansikt

                  Sous impulsion de l'humaine en armure, qui s'appelle apparemment Azel, nous nous mettons en marche. Je me situe en troisième place de la file indienne, derrière la Kaleesh et devant le Kel-Dor. Elle a apparemment découvert un endroit où se cacher de façon provisoire. Elle impose la foulée dans le relief escarpé et ensablé. La marche est fatigante. Je n'ai pas l'habitude de ce type de terrain. Je connais certainement une espèce plus adaptée à ce genre de milieu, mais ce serait purement idiot de changer de forme devant tant de témoins. Et je perdrai tout avantage que j'ai sur eux. Je choisis de ne pas le faire.

                  Il fait chaud. Très chaud. J'hésite à sortir ma couverture de survie, mais me ravise. L'humaine semble déjà bien assez énervée de notre retard, et je m'en porterai tout aussi bien sans une ennemie en plus. Par ailleurs, je ne sais pas si je pourrai la réutiliser dans une autre situation plus terrible.
                  Un mutisme général s'installe. On entend le vent souffler avec plus ou moins de violence. Nous gagnons en altitude et arrivons au bord du plateau où le militaire nous a déposé. La vue est imprenable, mais relativement inutile : nous allons devoir descendre, et nous n'avons que très peu de visibilité sur ce qu'il se trouve en dessous de nous.
                  Profitant d'une rapide halte, je vérifie mon matériel. Le bâton électrique est toujours solidement accroché, mon sac tient le coup. Les datapads sont empilés grossièrement dans le sac avec quelques vivres, de l'eau, la couverture de survie, et plusieurs autres petits outils, dont une corde rattachée à une espèce de griffe. Un grappin ? Si c'est le cas, il est vraiment rudimentaire.

                  L'humaine prend de nouveau la parole, et nous déclare qu'elle va partir en éclaireur, certainement avec son jet-pack. La visière de son casque se pose vers moi alors qu'elle termine sa phrase. Je sens qu'elle veut que je m'occupe du groupe, et cela ne me plait pas. Pas du tout.

                  Azel disparait en contrebas. Je me place un peu à l'écart pour avoir une vision d'ensemble du groupe. Tout le monde a l'air très ennuyé par cette chaleur. L'umbaran transpire à grosses gouttes, le Gand agite son léger vêtement pour se faire de l'air... Personne ne tente rien, pour mon plus grand plaisir. Je m'assis un moment sur un petit rocher, et attend la suite, toujours aux aguets.

                  Quelque chose me perturbe, cependant. Le vent souffle VRAIMENT fort. Mon ouïe est en alerte, mais je ne comprends pas pourquoi. Pensif, je réfléchis à ce qui pourrait en être la cause, mais me fait interrompre par un bip strident, suivi d'un deuxième en contre-temps, puis un troisième. Je lève la tête et scrute les alentours. Les autres membres du groupe sont aussi alertes que moi, et m'imitent, mais tournent irrémédiablement la tête vers moi. Je sais que je ne suis pas celui qui émet les bruits... ils viennent plutôt, de... derrière moi...

                  Je me découvre une très forte envie de me gifler alors que je comprends le problème. Le sac à dos ! Je le place devant moi et l'ouvre de façon précipitée. Les bips s'intensifient, et je vois une petite lampe rouge clignoter sur les vieux datapads. J'en prends un au hasard et lit le message à haute voix.


                  Danger : Tempête de sable.
                  Arrivée : cinq minutes.


                  Crispé, je relève la tête pour regarder le groupe. Ils sont tous surpris, à des degrés différents. Il faut vite trouver un abri. A en entendre le vent, elle m'a l'air violente. Très violente.
                  J'ai une réalisation soudaine. L'humaine est partie, et il faut qu'on survive tous. Il faut la prévenir.
                  Je réfléchis à toute vitesse. Si on reste tous ensemble ici, nous allons certainement trouver un endroit protégé, mais nous n'aurons aucune manière de savoir si l'humaine a tenu ou non. Je regarde en contrebas : je ne la vois pas. J'ai peur que ma voix ne porte pas assez pour la prévenir. Elle semble avoir pris une bonne distance de nous. Je ne vois qu'une solution, même si elle ne me plait pas. Je sors deux datapads et les donne à la Kaleesh, et lui dit quelques mots assez fort pour qu'elle m'entende malgré le vent.


                  - Hé, la Kaleesh. Kaalia, je crois ? Tu prends ces datapads, et tu emmènes les autres zouaves en lieu sûr. Je te les confie à toi car tu me sembles la plus digne de confiance parmi vous. J'aurais bien choisi le Kel-Dor, mais il est impulsif, et l'Umbaran est trop... dérangé... Je vais essayer de retrouver l'humaine. Je prends un datapad. Si personne a clamsé, on se retrouve à l'endroit dont parlait l'humaine...euuh... Azel. Je crois qu'elle t'avait expliqué comment le retrouver. Je vais essayer de la prévenir. A plus tard.

                  Sur ces paroles, je remets mon sac à dos en place, et me dirige vers là où j'ai vu Azel pour la dernière fois. Le relief est pentu. Le vent souffle. Je travaille contre la montre. Je ne dois pas céder à la panique. Après observation attentive, je remarque un creux dans le sable installé sur la pente. Je pars du principe que l'humaine et passée par là, je suis ce passage.

                  J'ai l'impression de glisser pendant une heure, mais il ne se passe en réalité qu'une petite minute. J'arrive sur un petit plateau. Personne. J'hurle.


                  - Azel !

                  Pas de réponse immédiate. Plus que quatre minutes avant la tempête. Je suis mal. Le vent souffle fort. J'hurle de nouveau.

                  - Azel ! L'humaine ! Tempête de sable dans quatre minutes ! Il faut trouver un abri ! Vite !

                  Je fais une pause et essaie de me protéger du vent avec mon manteau. Je réitère mes appels, espérant qu'elle réponde, et scrute les environs, à la recherche d'un abri si je venais à manquer de temps.

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                    #16

                    Post n°16
                    Auteur : Kaalia

                    Azel est partie il y a moins de 5 minutes. Pour Kaalia et sa patience légendaire, elles semblaient durer des heures ; elle tournait en rond au milieu du petit groupe fouetté par un vent de plus en plus puissant.
                    Avant qu’une quelconque remarque ne soit émise à ce propos, les datapads sonnèrent dans le sac de l’humain ; il se dépêcha d’en sortir un, le regarda, puis il leva son regard vers le reste du groupe, blême :

                    - Hé, la Kaleesh. Kaalia, je crois ? Tu prends ces datapads, et tu emmènes les autres zouaves en lieu sûr. Je te les confie à toi, car tu me sembles la plus digne de confiance parmi vous. J'aurais bien choisi le Kel-Dor, mais il est impulsif, et l'Umbaran est trop... dérangé... Je vais essayer de retrouver l'humaine. Je prends un datapad. Si personne a clamsé, on se retrouve à l'endroit dont parlait l'humaine...euuh... Azel. Je crois qu'elle t'avait expliqué comment le retrouver. Je vais essayer de la prévenir. À plus tard.

                    - Attends ! Si tu crois que…

                    Kaalia pris les datapads et avant qu’elle n’eut le temps de finir sa phrase, à moitié étouffée par le vent, il était déjà parti, son sac sur les épaules.

                    Kaalia laissa s’échapper un juron puis se tourna vers ses trois compagnons d’infortune :

                    - Bon, voilà le plan, je vous emmène “à l’abri“ et je retourne les chercher.

                    Le kel dorr semblait s’indigner :

                    - Pourquoi tu irais les chercher ? Et je ne pense pas qu’ils aient beaucoup d’expérience avec les tempêtes de sable. Une fois à l’abri, reste avec nous ; tu ne vas pas te risquer dans la tempête qui approche !

                    Avant d’esquisser une réponse, Kaalia commença à se mettre en marche d’un pas rapide :

                    -Tu as oublié ce que nous a dit le Dirah ? À moins que le soleil ne t’a tapé trop fort sur la tête ? Si l’un de nous meurt, on est tous bon pour le trou ! Et je ne pense pas qu’ils aient beaucoup d’expérience avec les tempêtes de sable.

                    -Ah parce que toi oui ? Répliqua le gand

                    Kaalia poussa un soupir :

                    -Tu m’as bien regardé demi-portion ? J’ai grandi sur Kalee qui a connu plus de tempêtes de sables que tu n’en verras jamais, je peux te l’assurer.

                    Ils forcèrent le pas sans trop râler jusqu’à ce qui devait-être un poste de garde par le passé. Il ne possède ni porte ni fenêtre et c’est un exploit qu’elle tienne encore debout : un pan de mur est effondré vers l’intérieur. Seul avantage, elle n’a pas d’ouverture face au vent et le toit tient miraculeusement en place. L’endroit est catastrophique en cas d’attaque, mais s’avérera très utile dans le cas présent.

                    Une fois tout le monde à l’intérieur, kaalia commença à donner ses directives :

                    - Toi et toi.
                    Elle désigne le kel dorr et l’Umbaren. Commencez à faire un petit muret du côté de l’effondrement, ça protégeras pas trop, mais ça sera mieux que rien.

                    Ils déposèrent leurs armes puis s’exécutèrent sans trop poser de questions. Kaalia en profita pour récupérer leurs armes et les déposer au fond du bâtiment qui ne contient qu’une seule pièce.

                    - Et toi, tu vas me garder ces deux datapads et tenir ces deux lascars en joue. S'ils essayent quoi que ce soit, tire leurs dans les jambes.
                    Elle se pencha plus vers lui. Surveille surtout l’Umbaren.

                    Après avoir fait son petit speech, elle mit le pad dans son sac à dos puis se prépara à partir. Elle attendit le début de la vague de sable pour partir ; elle savait qu’il valait mieux rentrer dans la tempête que de se faire frapper par l’amas de sable déplacés par le vent.

                    La tempête faisait un vacarme assourdissant ; elle est si épaisse que Kaalia n’y voyait pas à 3 mètres.
                    À peine eu-t-elle le temps d’avancer d’une dizaine de mètres que Kaalia entendit un sifflement derrière elle qui se rapprochait à toute vitesse. Elle eut le réflexe de sauter sur le côté juste à temps : elle savait qu’il valait mieux rentrer dans la tempête que de se faire frapper par l’amas de sable déplacés par le vent.
                    Kaalia n’a aucune envie de finir en kebab de Kaleesh… Ni de ramasser du hachis d’humain composé principalement de ses camarades.
                    Elle se releva péniblement et se remit en route vers la position hypothétique d’Azel vers laquelle elle avançait bien malgré le sable et les divers débris qui dansaient autour d’elle.

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                      #17

                      Post n°17
                      Auteur : Azel Kyone'e



                      Ce moment dans ta vie, où tu te demandes vraiment, mais vraiment, pourquoi tu t'es levé ce matin.

                      Au moment où je décolles enfin de cette satanée falaise, une saleté de bourrasque me fait dévier et j'embrasse avec fougue le premier pic qui passe sur ma trajectoire. Genre, si j'avais eu des doutes sur mon destin, quoi. Je peux bien le traiter de tous les noms, le vent, il en a rien à carrer et pis c'est tout. J'envie la nature, parfois. Bref. J'ai tout le mal du monde à ne pas me faire embarquer, je chute sur quelques mètres avant de me retrouver à nouveau dans une position stable. Heureusement, le jet n'a rien eu, et la pression dans les tuyères est bonne. Je reste suspendue en l'air, en vol stationnaire : surtout parce que je suis encore un peu sonné, mais aussi... parce que de là, je me tape une de ces vues, mon drôle ! Ahah, faut voir ça ! Comment tu veux pas avoir des envies mégalo quand tu domines le désert de cette façon ?! T'as juste envie de t'arracher les poumons en gueulant un truc sans queue ni tête, juste pour le plaisir de gueuler.

                      J'ai l'impression que le vent m'appelle. C'est chelou quand même. Azel ! Azel ! Ben tiens... Tu prends un peu tes désirs pour des réalités, toi, nan ? D'ailleurs, ça pourrait bien être n'importe quoi d'autre... Aisselle ! Donzelle ! Passerelle !

                      Mais le plus drôle dans l'histoire, c'est que le vent a la voix efféminée de ce puceau brun qui se veut soldat. Hey, attends... C'est lui ? Dans le doute, je me tourne : rien en contrebas. Mon regard fait le tour des falaises devant moi : rien. Punaise, s'il faut que je m'amuse à le chercher dans ce dédale, ça va être sympa. Avec ces bourrasques à deux dataries qui m’empêchent de voler correctement.

                      " Azel ! L'humaine ! Tempête de sable dans quatre minutes ! Il faut trouver un abri ! Vite ! "

                      Ah bah, pas de doute, c'est bien lui. Après une bonne minute de vol, je l'aperçois enfin. Sauf que je peux pas lui communiquer grand chose. Je mets les gaz et j'entre dans son champ de vision. Eh, mignon, t'es encore plus petit vu d'en haut ! Bon, sans blague, va vraiment falloir mettre les watts, on s'entend très mal. Je finis par capter le gros du message. C'est pas brillant.

                      " Tempête de sable dans quatre minutes ! "

                      Quatre minutes ? Mec, t'es sérieux ? ... 'tin, trop aimable... Comment on est sensé se carapater d'ici sans véhicule en quatre minutes ? Je soupire. Ma caboche en a pris un peu trop au décollage pour pouvoir réfléchir à toute allure. Pas le choix, va falloir bouffer du sable d'une manière ou d'une autre. Comme si j'en avais pas assez mangé en une journée ! Et les autres mignons qui sont toujours là-haut sur le plateau. Une seconde, je les imagine en train de courir partout comme des fourmis et j'ai envie de me marrer. Sauf je suis pas bien mieux lotie, mais bon... Bah, j'ai déjà vu pire. T'as déjà essayer de décoller direct en hyperespace avec une porte ouverte ? Moi ouais. Enfin, presque. C'était moins une.

                      " Descends ! Reste pas sur le plateau ! "

                      Vu la portée de ma voix dans ce vacarme, mes gestes prennent le relais très vite. Je le pointe, puis j'indique un endroit proche de lui avec un mouvement descendant du bras. C'est pas super clair, mais vu la situation, faut pas être un génie pour comprendre non plus... Par contre, le dadet est tout seul, et ça, c'est pas bon. On s'est quitté y a même pas une poignées de minutes et ces balots ont trouvé le moyen de se carapater. Tant pis pour leurs tronches, j'ai d'abord un hidalgo en péril sur ma falaise. J'abandonne donc le plateau et décrit un joli arc de cercle dans le ciel pour revenir en arrière. Pas mal pour quelqu'un qui a pas volé depuis un bail, eh ! Je penne à rester stable dans les courants d'air qui commencent à s'agiter en tous sens, annonciateur de la turbulence proche. C'est que c'est du lourd, le machin. Pas le petit vent d'entre les rochers d'un Rancor, si tu vois c'que j'veux dire. Je lance quand même à la cantonade, à tout hasard :

                      " Descendez TOUS, bande de moules manaanes ! Allez !! Sinon vous allez apprendre à voler, et sans jet pack ! "

                      Où est passée la Kaleesh ? Je ne la vois pas. Ils se sont dispersés ! J'aurais bien dû me douter qu'une telle brochette de gueules n'allait en faire qu'à sa tête. Bordel de Hutt ! C'est bien ma veine ! Je mets les gaz et je tente de repérer une brèche dans le mur de roche, suffisamment large pour me laisser passer, moi et mon bardas, mais pas suffisamment ouverte pour offrir une prise aux vagues de poussières jaunâtres qui se ruent sur nous. Je la vois, à présent : cette masse opaque à l'horizon. Une tempête, ça se déplace à plusieurs centaines de kilomètre heure. Je pense pas que celles de Geonosis fassent exception. Pourquoi j'ai l'intime impression que papy fusil et sa clique savait pertinemment ce qui nous attendait ? Y a intérêt que la paye soit bonne, pour qu'on s'encarre des rigolades pareilles. Franchement... Quand je pense que tout ça n'aurait jamais eu lieu si cette espèce de larve m'avait pas donné ces foutus billets. Vie à la noix. Je survole le bord des crêtes qui donnent sur le plateau, avec l'intime sentiment de refaire le chemin parcouru en sens inverse. Rien. Où se sont-ils barrés, ces fions de sarlacc ?! C'est pas vrai ! Qui m'a foutu une équipe pareille ! Ils savent pas ce que c'est qu'une tempête ou quoi ? J'espère pour eux qu'ils se sont enterrés, sinon... Game Over, et je vais pas rester pour voir ça. Je me détourne de la grande plaine aride et revient vers la position de l'humain. Il a progressé. Mais en face de nous, la tornade en a fait de même, si ce n'est plus. Plus le temps ! Plus le temps ! On se grouille ! Allez !

                      " Accroche-toi minet, on prend de l'altitude ! "

                      Je me revois des années auparavant, balancer un mioche dans les bras d'une arkanienne, le tout en rase-motte. Cette fois, c'est la manœuvre inverse, mais c'est tout aussi grisant. Je déboule à toutes barzingues dans le dos de l'homme et mes bras le ceinture en mode gros plaquage - sauf qu'j'ai pas l'intention de lui faire manger le sol, pour une fois. L'accélération donnée par ma parabole me permet de l'arracher de terre comme un aigle l'aurait fait de sa proie, et on se retrouve suspendu dans les airs, loin de la falaise. La puissance du jet est trop faible pour porter deux personnes adultes, mais le minot est léger, et ma petite figure m'a donné suffisamment d'élan pour me permettre de me maintenir en l'air comme je le souhaite. Là deuxième partie, en revanche, il risque de moins apprécier.

                      " Bon, j'espère que t'as aimé le petit baptême de l'air, on redescend sur terre. "

                      Là, ça va envoyer du lourd ! J'ai repéré ma petite faille. Une bourrasque me désarçonne, je roule avec lui dans les courants, avant de parvenir à me remettre droite. Je plonge : c'est parti mon gizka ! Comment ça, ça rime pas ? Rien à battre.

                      " T'arrêtes surtout pas ! "

                      Et c'est avec cette sentence énigmatique que je lui donne une bonne grosse impulsion vers l'avant, le larguant droit sur la fissure dans la falaise, à moins de trois mètres du sol. Sans regarder sous moi - s'il s'est éclaté en bas, j'dénie toute responsabilité - je remonte en poussant la manette à fond. La tempête file droit sur nous. Le compte à rebours commence, et j'ai un mal fou à revenir vers la falaise. Au final, je suis obligée de couper les gaz pour me laisser choir sur le rebord. Avec un énorme "clang", je tombe comme une masse. Mes genoux hurlent sous le choc, mais je tiens bon. Un souffle me rabat contre la paroi. Il me faut ancrer mes pieds dans la roche couverte de sable. Pas facile. Pas à pas, je tente de regagner l'endroit où j'ai larguer mon paquet sans parachute. Un pressentiment me fait lever les yeux. Parfois, mon instinct est pas si sot, faut croire ! La voilà, miss muumuu ! Toute seule dans la tourmente. Elle manque certes pas de cran, mais faudrait pas non plus manquer d'jugeote. Ouais, je suis pas super bien placée pour la sortir, celle-là, mais en l’occurrence, je me suis pas si mal débrouillée. Les mains en porte-voix, je crache ce qu'il me reste de poumons pour lui hurler depuis ma position :

                      " HEY ! ICI ! "

                      Sans tarder, je regagne l'abri de fortune. Quoi, si c'est moi qu'elle est venue chercher, elle a réussi : pas le moment pour elle de rebrousser chemin ! Sa silhouette finit par arriver, couverte de sable. Bon, demi-groupe 1, tempête 0. Pas si mal pour commencer la journée ! Voilà, on est pas mort, c'est déjà ça. Mais rester ici relève du suicide collectif. Le vent va nous arracher la tête, le sable va se transformer en grenaille et nous cribler comme de vulgaires feuilles. Ce serait plutôt stupide et douloureux, comme mort. Pas mon genre, désolée !

                      " On rentre là-dedans, et on trouve un passage qui nous permette de passer les prochaines minutes ici sans se faire enterrer vivants ! Si quelqu'un a une idée géniale, c'est maintenant ou jamais. "

                      Et le premier qui chouine, il va aller dire bonjour à la tempête avec une paire de claques en guise de bagage. Mais ça, je pense pas qu'ce soit nécessaire de le préciser. Allez, en route. Je passe devant, tournant le dos au vent qui hurle de plus belle.

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                        Auteur : Ansikt

                        J'aperçois finalement une forme volante dans le brouillard de sable autour de moi. La forme grossit et je distingue l'armure de l'humaine, flottant au dessus de moi, un peu à l'écart, casque sur la tête et visière baissée.
                        Elle reste stationnaire quelques instants. Elle semble m'avoir repéré, mais ne semble pas réagir. J'entends finalement des bruits étouffés venant de sa part, atténués par son casque et le vent violente.


                        - Méchant ! Ne mange pas les gâteaux !

                        J'hausse un sourcil, surpris, circonspect même. Il est très peu probable qu'elle ait cherché à me dire ça, mais c'est ce que je comprends. Foutu vent.
                        Ses gestes prennent le relais sur sa parole. Elle me pointe avec son bras, puis me montre un endroit en contrebas. J'aperçois alors un petit plateau avec un fissure proche. Je comprends vite. J'amorce ma descente alors qu'elle repart là où elle nous avait laissé précédemment.

                        La descente est compliquée. La pente n'est pas prévue pour ce genre d'acrobaties, et le vent n'arrange rien. Les roches sont instables et je manque à deux fois de glisser vers ma mort. Suite à une bourrasque, je manque de m'empaler sur un pic particulièrement pointu. Cherchant à ne pas être avance pour mon rendez-vous avez la Faucheuse, je décide de redoubler de précautions, mais une autre bourrasque me rappelle que la tempête approche à grande vitesse. Je suis trop lent, mais continue toujours de descendre, espérant que j'irai assez vite pour arriver à l'abri.

                        J'entends tout d'un coup un léger sifflement derrière moi. Sans avoir le temps de me retourner, je suis empoigné au niveau de la ceinture. Sa prise est ferme et assurée. Elle a l'air de savoir ce qu'elle fait. Enfin, c'est ce que j'espère.
                        Le décollage se fait sans grands accrocs, étonnement. Je commence à prendre de l'altitude. Ce serait grisant, si je n'étais pas en danger de mort.

                        Cette fois, j'entends clairement ça voix et ses paroles. Retour à la terre ferme, donc. Je la sens piquer vers la falaise et gagner de la vitesse. Suite à une énième bourrasque, nous virons sur le côté, mais elle nous remet "droit". Elle semble avoir une certaine maîtrise de l'engin. Je ne peux pas lui enlever ça. Je serais mort à l'heure actuelle sinon.
                        Nous plongeons alors que je l'entends proférer quelques mots.


                        - T'arrêtes surtout pas !

                        De quoi elle parle ? Je n'ai pas le temps d'analyser ses paroles que je sens son étreinte se relâcher autour de ma taille. Je chute. Ma vision se concentre en face de moi. A peu près trois mètres entre moi et le sol. Non, deux mètres cinquante. Ou deux mètres ? Le temps semble se ralentir autour de moi. Ca va faire mal, c'est indéniable.

                        Par réflexe, je me recroqueville, plie mes jambes et mes bras, et blottis ma tête entre ces derniers. Je sens la dureté du sol contre mon dos et roule. Par chance, je ne suis pas mort sur le coup. Je ne compte pas mon nombre de tours, mais décélère progressivement. Après quelques secondes, je heurte un mur dans un bruit sourd, en soulevant un nuage de poussière mélangée à du sable.

                        Mon corps entier criant de douleur, je me relève avec difficulté. Elle n'y est pas allé mollo, dis donc. J'étire mes muscles endoloris et fais craquer mes doigts. Encore étourdi, j'arrive à voir à peu près où je suis. Dans la fissure. Juste à l'entrée. Une pierre a bloqué mon avancée. Derrière moi, la tempête de sable fait rage. Devant moi, un tunnel biscornu s'enfonce dans l'obscurité. Je m'agenouille et vérifie le contenu de mon sac. Tout est en bazar, mais à peu près en bon état. L'écran du datapad est fissuré, mais il fonctionne toujours. A une exception près. Mon bâton électrique est un peu plié. J'essaie de faire jaillir l'électricité. Elle ne sort que d'un côté. m****.

                        Finissant ma fouille, j'extirpe une lampe de poche basique. Le verre est fissuré mais la lampe fonctionne encore. C'est bien ma veine.
                        J'entends l'humaine crier et me retourne. Mon rayon de lumière braqué vers la sortie, je vois une armure ensablée tenir debout devant moi. Je me retiens de faire une remarque cynique et hoche simplement la tête vers elle, signalant que je n'ai rien de cassé, même si je suis certainement couvert de bleus.

                        La Kaleesh arrive alors que j'essaie d'épousseter mes vêtements. Elle est couverte de sable, mais n'a pas l'air blessée . Cependant, mon expression neutre du visage cache mon énervement. Je lui ai demandé une chose, et elle ne l'a pas appliqué. Je me redresse et l'accoste d'une voix étonnement grave pour mon gabarit apparent.


                        - Pourquoi et dans quelles conditions as-tu laissé les autres seuls ? Ils sont à l'abri, j'espère ? Ils ont au moins un datapad ?

                        Ma tête fourmille de questions, de réflexions et de contre-réflexions. Si elle s'est bien débrouillée, un groupe a deux datapads, et l'autre en a un seul. C'est mieux que rien, mais c'est très mauvais si on a besoin de recouper les informations des trois datapads ensemble. Je n'ai aucune garantie de la sécurité des trois autres, et l'Umbaran était plutôt inquiétant tout à l'heure. C'est une situation très défavorable. Fais chier.

                        L'humaine reprend la parole. J'acquiesce à son idée d'un discret hochement de tête, et me mets à la suivre de près dans le tunnel étroit, lampe de poche à la main.

                        Nous marchons longtemps dans ce cauchemar pour claustrophobes. J'entends toujours la tempête hurler au loin derrière nous. Du sable continue d'être acheminé à nos pieds, signifiant que nous devrions continuer d'avancer jusque trouver un endroit plus spacieux où s'installer.

                        La monotonie s'installe. Le silence est pesant. J'essaie de penser à ce que l'on pourrait faire une fois sortis de ce trou à rats, mais je suis distrait soudainement par un petit craquement, presque imperceptible, devant nous. Par réflexe, je prends l'épaule de la mandalorienne et tire vers moi. Elle recule et j'avance, mais c'est trop tard. Le sol sous moi d'effondre et je roule en bas d'une pente dans un vacarme énorme. En bas, je me relève précipitamment et regarde autour de moi. Je suis dans une grande grotte, couverte de sorte de minéraux brillants. Jamais vus, mais ils éclairent la "pièce" d'une faible lueur bleutée. Des stalactites et stalagmites ornent les parois de la grotte. Dans mon dos, la pente sur laquelle j'ai réitéré mon expérience de roulé-boulé. Devant moi, plusieurs gros stalagmites qui pourraient faire une bonne cachette. Certains grimpent même jusqu'au plafond pour faire des sortes de piliers. C'est assez artistique, mais cela ne m'empêche pas de me demander comment je vais sortir d'ici.

                        Je reprends ma lampe et fais le tour de la pièce. Dans le mur opposant la longue pente se situe un trou, plutôt haut et très large, mais surtout très sombre. Curieux, je braque mon faisceau lumineux à l'intérieur. Rien, mais je suis surpris par la longueur du tunnel.
                        Tout à coup, j'entends un bruit. Mais pas un craquement. Quelque chose de plus gros, plus inquiétant. Je recule de quelques pas et me cache derrière un des piliers proche de la pente. Le gros bruit se rapproche. Je me risque un rapide coup d'oeil quand je le sens près de moi.
                        Un frisson parcourt mon échine. Un Acklay. Pas très grand comparé à celui de l'arène ce matin, mais certainement tout aussi teignant. Il est d'un vert kaki et fait plusieurs mouvements de tête autour de lui. Je remarque qu'il lui manque deux de ses trois yeux, mais cela ne change pas grand chose à ma situation. S'il me trouve, je suis foutu. Je n'ai pas grand chose pour me défendre.

                        J'hésite à changer d'apparence. Je connais plusieurs espèces volantes qui pourraient me permettre d'échapper d'ici incognito. Mais le risque serait de me faire voir par les deux autres en haut. Je suis dans une impasse.
                        Profitant des angles morts de la bête et du fait qu'elle n'ait pas encore trop bougé, je vise le haut de la pente avec ma lampe et clique plusieurs fois sur la bouton. Plusieurs flashs lumineux atteignent le plafond, beaucoup plus haut, au dessus de mes deux compagnonnes d'infortune. Supposant que je possède désormais leur attention, j'écris de façon très hasardeuse les mots "Aide" "Acklay" "Chut". Espérant qu'elles comprennent, je commence une partie de cache-cache avec le monstre pour ne pas qu'il me trouve. Une partie de cache-cache mortel.

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                          Post n°19
                          Auteur : Kaalia

                          Au milieu du sable soulevé par un vent de plus en plus volent, kaalia commençait à regretter son entreprise ; après tout, si elle avait trouvé un endroit où s’abriter, eux aussi certainement.
                          Et justement, voilà la boite de conserve qui gesticule en contrebas

                          - HEY ICI !

                          Kaalia se dépêcha de la rejoindre en descendant la pente escarpée. A l’aide de ses griffes, ce ne fut pas trop un problème.

                          On rentre là-dedans, et on trouve un passage qui nous permette de passer les prochaines minutes ici sans se faire enterrer vivants ! Si quelqu'un a une idée géniale, c'est maintenant ou jamais.

                          Se faire enterrer vivant ? Ce n’est pas une perspective très sexy en effet, et Kaalia en est bien consciente, seulement, la fameuse crevasse semblait plus profonde qu’elle en avait l’air au premier coup d’œil, à l’intérieur se tenait Ansikt qui semblait surpris de voir Kaalia. A peine entrée à l’abri qu’elle se fait déjà apostropher :

                          - Pourquoi et dans quelles conditions as-tu laissé les autres seuls ? Ils sont à l'abri, j'espère ? Ils ont au moins un datapad ?

                          Elle le regarda longuement droit dans les yeux avec un regard qui exprime tout l’inverse de la tendresse.

                          "- Tu ne nous en as donné qu’un, et je leurs ai laissé. Tu as les autres je présume. Et pour ce qui est de l’abris… et bien… je les ai mis à contribution pour leur propre survie, c’est un juste retour des choses je trouve."

                          Dans cette caverne, pendant que le petit groupe avançait, le temps semblait s’étirer ; le calme qui régnait en ce lieu contrastait totalement avec l’extérieur. Ça en devenait presque gênant, et lorsque le silence en arrivait à être lassant, un fin craquement vint chambouler tout ça.
                          En quelques secondes à peine et dans un grand fracas, le sol céda sous Ansikt qui dégringola le long d’une petite pente et s’échoua contre un pilier naturel. Une douce lueur bleutée se rependait dans la cavité rocheuse, s’en est presque hypnotisant. Mais d’un coup, Ansikt semblait paniqué et se cacha à toute vitesse derrière un pilier ; quelques petites secondes plus tard il essaya de communiquer quelque chose à Kaalia et Azel après avoir obtenu leurs attention grâce à plusieurs flash lumineux ; Un aclay.
                          Tout ce que Kaalia avait appris sur les Mumuus lui revint en un éclair : si les aclays agissent comme eux, les faibles et les anciens restent auprès des petits pendant que les plus forts partent chasser. Dans tous les cas le petits groupe est mal barré : ils pourront bien évidemment tuer un aclay, au vus de la disposition de la salle, le déborder ne sera pas trop difficile à trois mais que se passera il si les autres reviennent ? Ou si les petits sont en âge de chasser ? Un prédateur miniature est moins fort mais beaucoup plus rapide.

                          "- je vais descendre le rejoindre, il faut absolument vérifier s’il y a des petits. Et si c’est le cas, on en verra d’autre."

                          Sur ce, elle se laissa glisser tout doucement contre un pilier à côté de celui contre lequel était appuyé son compagnon d’infortune.

                          Pourquoi je fais ça au juste !


                          Elle se saisit d’une pierre et la lança dans un coin. L’aclay, comme n’importe quel animal partit s’enquérir de ce mystérieux bruit, ce qui laissa le temps à Kaalia de s’approcher du fond de la dite caverne en longeant les piliers.
                          Et comme elle le craignait, il y avait bel et bien des minis aclays. Elle se rapprocha assez d’Anskit pour pouvoir lui chuchoter :

                          "- Il y a des petits ! On doit partir vite !"

                          Seulement, l’Aclay n’est pas sourd et se rapprochait dangereusement de Kaalia. Et pour ne rien arranger, sa jambe commençait à la faire souffrir…

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                            #20

                            Post n°20
                            Auteur : Azel Kyone'e


                            On peut pas dire que notre situation soit très brillante. Mais bon. Chaque chose en son temps, on est en un seul morceau, c'est déjà pas mal quand on voit le bazar là dehors. Je jette un regard rapide aux deux des lascars qui restent avec moi : ils sont intacts, ou presque. Donc pas la peine d'épiloguer sur ce qui vient de se passer, on doit se mettre en route. Vers où ? Mais je t'en pose des questions ?! J'en sais rien et je m'en fiche. Faut dégager la place. On verra bien après.

                            Je vérifie l'état des sangles, le contenu de mes poches, et c'est parti. D'abord, doucement pépette, parce que le fond de l'entaille est pas bésef large. Je manque de rester coincée, avec mon attirail. La suite est plus qu’exiguë. C'est une succession ininterrompue de dénivelés glissants, de roches saillantes et de boyaux distordus. On y voit tellement que-dalle que je suis obligée de sortir mes lunettes de vision nocturne. J'aurais pas pensé à devoir les utiliser en plein jour, celles-là.

                            On descends en silence, laissant le vent derrière nous. Je commence à douter de trouver un fond à cette brèche. Où va-t-on bien pouvoir déboucher ? Certainement à des parsecs de notre but initial. Gé-nial. Quant à recevoir un foutu signal sur un pad à trente kilomètre sous terre, faut pas rêver. Seuls au monde, comme des grands. C'est quand on débouche enfin sur une grotte que je comprends qu'on est dans la mélasse jusqu'au nombril : du bruit en face. Genre, tu croyais être seul pénard dans le pire trou paumé de la pire planète paumée de la galaxie, au beau milieu d'une tempête... Eeeh bah c'est raté pépère ! Rendez-vous dans une autre vie : celle-là est plutôt mal barrée. Devant moi, le Kid s'est arrêté comme si on avait appuyé sur le bouton off. C'est mauvais signe. Courbée en deux, je pose une main sur un rocher, les lunettes tenues devant les yeux de l'autre pour voir la tronche de l'origine de ce bruit dantesque. Et je n'ai pas à attendre plus d'une poignée de secondes avant qu'une silhouette énorme déboule dans notre champ de vision.

                            Un Acklay. La bestiole de l'arène ! Bordel de Hutt, il est si près que je peux voir les stries autour de ses mâchoires... Je ne bouge plus d'un millimètre, fascinée par cette machine à tuer. Si ce truc te chope un bras, il te prend le reste avec, pour sûr ! Je revois encore le gladiateur de ce matin. Je me souviens de la vélocité dont l'Acklay fait preuve : rien à voir avec l'allure de mastodonte pataud qu'il laisse paraître. Même si le corniaud a l'air d'avoir déjà bien pris cher pour son âge... Un vrai challenge : j'ai déjà le sang qui bout dans les vaisseaux. Avant de me rendre compte que j'ai rien qui pourrait faire office d'arme sur moi. Hm. Quoique : le jet pourrait bien se transformer en lance-flamme si besoin. Je m'assure une bonne prise sur la manette des gaz, au cas où. Je reste à ma place : on s'imprègne du terrain. Trop débile de tomber dans un trou parce qu'on regarde pas où on met les pieds. Je pourrais facilement rejoindre l'autre côté de la grotte, mais ça signifierait lâcher mes joyeux potes et nous faire repérer dans l'instant. J'ai du mal à me dire que c'est une mauvaise chose, sauf que je me souviens des consignes. Au moins ça. L'autre vieux veut qu'on s'en sorte tous, donc planter le groupe au milieu d'un nid de prédateur, c'est pas la meilleure chose à faire pour remplir la mission.

                            " Je vais descendre le rejoindre, il faut absolument vérifier s’il y a des petits. Et si c’est le cas, on en verra d’autre. "

                            La Kaleesh a l'air de savoir ce qu'elle fait. Perso, je m'y connais pas en Acklay. Autant laisser mesurer les autres. Si le gros machin décide qu'il a un creux, je suis mieux placée ici pour le prendre à revers. Des trois, je suis certainement la moins furtive. Faut bien le reconnaître quoi. Les passages incognito, c'est pas ce que je sais faire de mieux. Je suis plus utile en mode "diversion".

                            " Il y a des petits ! On doit partir vite ! "

                            Ben voyons... Un seul, c'était bien sûr pas suffisant. Tiens, et si on piquait un petiot ? On pourrait peut-être l'élever et s'en faire un beau char d'assaut... Non, 'tsel, c'est une très mauvaise idée. Oublie-la. Dommage... Et on part par où ? Impossible de faire demi-tour. Il faut avancer. Je tourne la tête de tous côtés. Si seulement j'avais un radar en état de marche. Là, c'est système D et rien que ça. Allez, 'tsel, s'il te reste quelques neurones, c'est le moment de les mettre à cuire. La réussite est pas assurée. Pour faire simple, en général mes plans incluent toujours quelque chose de foireux. Quant à savoir quoi, là, c'est la surprise du chef. Je sais que la voie empruntée par la Kaleesh mène droit dans le piège. J'arrive plus à localiser l'autre oiseau. Calcul grosso modo : je vais essayer droit devant. Au moins ça, je suis sûre de savoir faire.

                            Mais au moment où je tente ma chance, la bestiole revient sur ses pas et grogne : pas idiot le machin, il a certainement d'autres sens que ses yeux pour chercher sa pitance dans le noir ! Je serre les dents, furieuse. Si j'avais un bon flingue, je lui en aurais certainement collé une entre les deux derniers, d'yeux. Même si au fond, j'ai rien contre lui - je suis même carrément d'accord pour laisser les bestioles proliférer tranquille, ça fait toujours de la bonne chasse... - là, il m'embête plus qu'autre chose. Je perds du temps, donc, ma patience. Je recule et me plaque de nouveau contre le mur. On se fixe, un temps qui me paraît incroyablement long. J'ai même le temps d'envisager une centaine de solutions toutes plus bêtes les unes que les autres avant que l'animal ne se détourne. Faut dire que l'odeur du métal chaud, ça doit pas être super attirant pour lui. Plutôt cool pour moi. En revanche, s'il me voit bouger, il risque de comprendre certaines choses. Dooonc, pas de bêtise, on se souvient des consignes de pépé fusil et on avance gentiment. Une fois l'Acklay repartit dans l'autre sens, je bondit au milieu de la grotte, roule sur moi-même pour venir me jeter derrière un amas de stalagmites, le plus loin possible du trou contenant les rejetons de Madame/Monsieur/cochez la mention inutile. Le bruit a pas dû passer inaperçu, sauf que le temps que le monstre revienne sur ses pas, je suis déjà à une bonne dizaine de mètres. Au mieux, ça laisse le temps à mon acolyte reptilienne et l'associé de trouver une sortie... Je me détourne de l'Acklay qui tourne en rond pour explorer à mon tour mon coin de grotte.

                            Cul-de-sac. J'étouffe un juron. J'ai pas le choix : si l'Acklay se pointe, je suis coincée. Si les coordonnées X et Y sont une impasse, reste que le Z. On grimpe ! Je m'accroche aux pointes de roche qui parsèment la paroi en espérant qu'elles ne cèdent pas sous mon poids. Je parcours ainsi, à la verticale, un chemin qui me paraît dix fois plus long qu'il ne l'aurait été à pieds. Je passe au-dessus de l'animal, de telle sorte que je m'aperçois que je ne respire plus depuis deux bonnes minutes quand je redescends de l'autre côté, près du tunnel où les deux autres parviennent laborieusement. Allez, plus que quelques mètres... Mon pied droit fait craquer tout un pan du plafond, et je me sens partir, attirée par cette foutue gravité de mes deux. Activer le jet à une hauteur de moins de cinq mètres, c'est impossible. Autant déployer un parachute. Je chois de toute ma masse au beau milieu du passage. L'atterrissage me laisse un arrière goût métallique des plus désagréables : j'ai beau avoir les articulations rodées, j'en prends pour mon grade, une fois n'est pas coutume. Le souffle coupé, je redresse la tête : rien de cassé, mais plus à découvert, tu meurs. Le temps que je reprenne mes esprits, l'autre s'est rendu compte qu'il n'était plus seul dans sa maisonnette. Coucou, salut, moi c'est Azel, et toi ? Casse-croûte ? Naan, j'crois pas.

                            " Oups. "

                            C'était quoi, déjà ? Ah ouais, une formation militaire. Tu parles d'un merdier... Un hurlement retentit dans mon dos et je détale au quart de tour. Je dépasse mes deux coéquipiers en trombe tout en leur lançant :

                            "CHAAAAUD DERRIÈRE !"

                            ... en guise de salut. C'est parti pour un petit sprint des familles !


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                              Post n°21
                              Auteur : Super PNJ


                              Major Jane Fawchester



                              Après dix minutes, l'intensité de la tempête avait diminuée. Sous la lumière grésillante d'un néon à peine fonctionnel, le major surveillait les données de son datapad: la vitesse des vents n'était plus qu'à 75 km/h. Ayant trouvé refuge dans une cave aménagée à la base de la tour de garde, il avait patienté tranquillement, inspectant son équipement alors que les bourrasques démentielles faisaient grincer l'acier et la pierre au-dessus de lui, surveillant l'évolution des conditions climatiques. À présent, il était prêt à sortir. Il avait troqué ses médailles et son uniforme richement décoré contre une tenue bien plus pragmatique, et était actuellement en train de tapoter sur son datapad militaire : il avait accès aux transmissions sur la base d'entraînement et l'une d'elles avait retenu son attention.
                              S'il n'avait pas lu ce message, il serait resté tranquillement dans son abri, et aurait repris la surveillance des recrues. Mais le fait était, elles avaient besoin d'être plus soigneusement encadrées.
                              Sur la base de cette unique communication, ce message intercepté par hasard, il avait décidé qu'il devait agir à son tour. Ayant fini sa petite procédure, il rangea son précieux appareil, et réfléchit pendant quelques secondes.

                              Peut-être que Jane s'était trompé sur le compte des novices. Peut-être n'étaient-ils que ça, finalement ? Des débutants qui jouaient aux durs ? La bande ne devait pas en mener large à présent, perdus dans un environnement hostile, avec des indications éparses et un équipement sommaire. Le séparatiste allait falloir réparer son erreur, en bonne et due forme. Fort heureusement, il n'était pas trop tard – loin de là. Jane enfila un masque respiratoire, qu'il enclencha avec un « pssshh » vaporeux. L'air artificiel produit était plus frais que celui de la cave où il était, ses poumons mirent quelques secondes à s'habituer. Après avoir testé différents rythmes de respiration – lents puis saccadés, satisfait de son équipement toujours fonctionnel, il enfila une paire de lunettes hermétiques ; une petite diode lumineuse s'alluma sur le verre droit. De la mallette, il sortit un épais sac de tissus blanc : c'est là qu'il mit toutes ses affaires, avant de passer ledit sac en bandoulière. Pour finir, il passa un manteau plus habitué au climat désertique : l'habit était lui couleur sable – pour des raisons de camouflage - confectionné dans un tissus épais et ample, à la façon de ces peuples du désert sur Tatooine ; c'était un vêtement fait pour protéger chaque parcelle de peau sous des couches et des couches de tissus, tant pour garder son porteur des ravages d'une tempête que pour le protéger du mortel Soleil. Le terme de manteau était très réducteur ; il descendait jusqu'aux chevilles à la façon d'une robe, dissimulait les bras à la façon d'un pancho, et des épaisseurs au niveau de la nuque donnaient l'impression d'une écharpe, tandis qu'une capuche venait perfectionner la protection contre les éléments.

                              Ne restait de tout son équipement qu'une chose qu'il n'avait pas encore rangée ou enfilée : un long fusil noir à lunette. Son baril étiré ne laissait aucun doute sur sa classification : c'était un sniper. Le major Fawchester ajusta sa capuche, puis prit sa fidèle arme. Avec de la chance, il n'en aurait pas besoin. Après avoir bien contrôlé qu'il n'avait pas oublié de matériel derrière lui, il avança vers une volée de marches, qui menait à une trappe : la sortie de la cave. Il éteignit le vieux néon, qui claqua sous le choc, puis poussa la trappe, se jetant vers les vents et les sables furieux.


                              ***

                              Guidé par son datapad, Jane avait traversé la tempête, traquant les datapad de ses recrues. Le signal était faible, mais c'était du matériel militaire, étudié pour se rire des éléments. Il fallait juste savoir s'en servir. Ainsi, il s'était enfoncé dans un dédale de tunnels naturels, des boyaux creusés par des millénaires d'intempéries – et sans doute aussi une ancienne rivière souterraine. La petite loupiote sur le côté des lunettes de Fawchester l'aidait à progresser dans ce dédale, car le sol était hautement irrégulier ; des virages en épingle succédaient à des trous soudains, parfois un faux plat était suivi d'une brusque pente – et la pierre était humide, glissante, couverte d'une mousse puante. Il se baissa sur cette pestilence, la tâta de ses gants. La substance était épaisse, une sorte de liquide morveux et verdâtre. Il plissa les yeux. C'était caractéristique d'un prédateur qui sévissait depuis quelques années maintenant – grâce aux arènes qui l'avaient exporté ici – dans le désert géonosien : l'Acklay.

                              Et si les recrues avaient été dévorées par l'Acklay ? Il se remit en marche, son sniper en mains, alerte. Ses yeux furetaient partout, chaque trou noir dans le mur, chaque bosse sur le sol, chaque stalactite au plafond, tout semblait suspect à ses yeux experts, rien n'était omis car chaque ombre pouvait être médisante, traîtresse, mortelle. Soudain, des bruits de pas ! Il se figea. Devant lui, à l'autre bout du tunnel, un trio courait dans sa direction. Trois humanoïdes, dont en tête une armure mandalorienne. Derrière eux venait un monstrueux insectoïde, qui commençait à les rattraper. L'Acklay. Le major inspira, se mit en position pour tirer. Il mit en joue le prédateur, puis retint son souffle. Il ne pouvait pas tirer immédiatement : la mandalorienne lui gâchait l'angle. Il stabilisa son souffle patient. La créature n'était que quelques mètres derrière eux ! Il se fixa sur l'armure qui courait dans sa direction. Trois mètres...Deux mètres...Un mètre...Elle passa à côté de lui. Sans hésiter, il pressa alors la gâchette.
                              Un bang sonore ; le tir frappa le prédateur en pleine tête. Avec un cri douloureux, la bête perdit l'équilibre. Le major rechargea. Clac clac fit le fusil, alors que la cartouche usagée tombait au sol avec un cliquetis cristallin. Il fit un pas pour s'approcher de l'Acklay agonisante, agitée de convulsions, battant futilement l'air de ses pattes mortelles.
                              Lentement, presque cérémonieusement, il posa le canon de son arme contre la tempe sanguinolente de l'infortunée créature. C'était une fin injuste...Mais c'était comme ça. Boom. Le tir fit sauter la tête démesurée comme une affreuse pastèque.

                              Il se tourna alors vers ses recrues, qui s'étaient immobilisées quelques mètres plus loin. Il ôta la capuche de son visage, ainsi que ses lunettes et son masque respiratoire – ultimes précautions pour la tempête de sable. Son regard était neutre. Il n'affectait aucune déception, mais n'était guère plus satisfait :


                              - J'ai intercepté une communication qui devrait vous intéresser. Le reste de votre équipe a été capturé par une patrouille de l'armée bleue – l'un des deux camps qui combat sur ce terrain.


                              Il laissa quelques secondes aux novices, pour qu'ils impriment l'information.


                              - Vous avez échoué à rester groupés, et en raison de cela, la moitié de votre équipe a été capturée. L'endroit où se trouvent les prisonniers est un camp militaire hautement gardé, où fourmillent les troupes. L'armée qui garde le camp traitera les prisonniers comme les intrus qu'ils sont, et va chercher à en extraire un maximum d'information, particulièrement sur la raison de leur présence. En d'autres termes, votre couverture dans la zone est compromise. D'ici ce soir grand maximum, des patrouilles seront à votre recherche – car vous pourriez être des espions de l'armée adverse.


                              Il les regarda tour à tour.

                              - Première leçon : vous êtes une équipe, une équipe agit ensemble et ne se sépare pas en territoire ennemi. La survie de l'équipe, c'est la survie de l'individu.


                              Quelques secondes à nouveau, où il s'abstint de dire quoi que ce soit pour que ses paroles s'imprègnent bien dans l'esprit des séparatistes en devenir.

                              - Vos petits camarades seront formés par l'armée bleue : ils resteront dans leur geôle pour un temps, puis on leur inculquera convenablement toutes les notions qu'il leur sera bon de savoir – pour ne plus être capturés à l'avenir, ou ne rien dire s'ils venaient à être attrapés quoi qu'il en soit. Vous resterez avec moi pour une formule plus...Classique. La tempête est bientôt terminée. Lorsqu'elle sera terminée, nous remonterons à l'endroit où la navette vous avait laissés. Vous aurez droit à une douche, des vêtements propres, le reste de la journée pour vous reposer, et même à un repas ce soir. Et demain, nous entamerons l'entraînement. La formule sera simple – académique : le matin, vous entamerez par de la course à pied au réveil, pour vous tonifier. Le reste de la matinée sera dédié à l'étude, où vous seront enseignées les valeurs séparatistes, et les informations que vous auriez pu manquer, géopolitique, armements séparatistes, procédures d'intervention...L'après-midi sera dédiée aux exercices physiques et à la manipulation des armes. Garde-à-vous recrues ! Un brillant futur vous attend.



                              Spoiler

                              J'annonce ici le reste de votre formation pour une raison simple: ceci peut (à votre convenance et selon vos préférences) se faire toujours en "bullet time" comme actuellement, ou passer en narration longue et/ou ellipsée.


                              Teri.
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                                Le Chroniqueur
                                a écrit sur dernière édition par
                                #22

                                Post n°22
                                Auteur : Ansikt

                                Nota bene : ne plus jamais prendre de travail illégal sur une planète séparatiste.

                                Je suis la Kaleesh avec un pas allongé, rapide. L'humaine est derrière nous et essaye également d'échapper à la tonne de muscle qui nous poursuit avec envie. Le tunnel s'assombrit progressivement. Au bout de quelques secondes, des yeux normaux ne peuvent plus rien y voir. Inconsciemment, les miens se changent. Ils se font plus félins. Une fente se dessine alors que la pupille se jaunit. Je recouvre une vision en noir et blanc, mais je peux au moins voir ce qui se trouve devant moi.
                                Nous avons de la chance : aucun virage à l'horizon. Le tunnel semble s'étendre indéfiniment. Un tournant aurait été fatal, mais nous ne sommes pas tirés d'affaire pour autant. Le monstre derrière nous gagne lentement du terrain. Notre seule chance serait de le confronter, mais comment ? Aucun de nous ne possède d'arme à distance, et il serait suicidaire d'aller au contact de la bête.

                                Dans mon tourbillon de pensées, je ne remarque qu'au dernier moment une forme humanoïde devant nous. Impossible de la reconnaître, et elle armée d'un long fusil. Un sniper ? Allié ou ennemi ? Il va falloir faire sans cette information. Il porte son arme à l'épaule et vise. Il semble concentré. Je continue ma course jusqu'à entendre une détonation proche. Surpris, le bruit m'assourdit légèrement. Je m'arrête et regarde derrière moi, essayant de masser mes tympans un peu endoloris. L'Acklay est à terre et l'inconnu s'apprête à lui porter le coup fatal. Une deuxième détonation. La monstre ne bouge plus. L'inconnu se retourne et revient vers nous.

                                Ce dernier enlève une partie de son équipement facial. Le Major. Que fait-il ici ? Enfin, je ne me plains pas. Il vient de nous éviter une mort douloureuse. Mais comment a-t-il su ? Les datapads ?
                                Il finit par allumer une lampe torche pour que l'on puisse le voir. La lumière m'agresse la rétine. Je suis obligé de fermer les yeux et de me retourner quelques secondes pour changer de nouveau mes yeux. J'ai l'impression qu'ils sont en feu. Je me les frotte quelques instants, et reprend une position à peu près normale. J'espère n'avoir éveillé aucun soupçon.

                                Le Major nous informa que l'autre partie de l'équipe avait été capturée. Merci la Kaleesh. Je tâcherai de m'en souvenir. Le militaire nous informe qu'ils ont été pris par une des deux armées, et que de ce fait des patrouilles vont se mettre à parcourir la zone pour voir s'il reste d'autres "indésirables". Logique.
                                Il continue alors son sermon sur l’importance de l’esprit d’équipe. Il va continuer longtemps ? Je peux comprendre que c’est sa priorité en tant qu’instructeur, mais nous matraquer ça à chaque rencontre ? Pitié…

                                Apparemment, le reste de “l’équipe” va être formée par une des deux armées qui se bat sur cette zone. Mais… Pourquoi ? J’ai loupé quelque chose ? Ils vont être conditionnés pour changer de camp, ou il y a un truc ? Le Major nous expose la suite de la journée et de notre “formation”. Des vêtements propres et une douche, quelle délicate attention. Je préférerais me barrer de cette planète, refaire une vie autre part, mais je doute avoir le choix pour l’instant. Je vais devoir me fondre dans la masse, pour l’instant…

                                Nous suivons les instructions et demandes du militaire. Le voyage jusque la navette se déroule simplement. Nous reprenons à pied le même chemin que tout à l’heure. Tant de complications pour pas grand chose. Et un Acklay mort en plus. Son cadavre nourrira certainement ses petits, tiens. La navette arrive et nous emporte. Je m’installe le plus à l’écart possible et reste muet. Je réfléchis au potentiel incident avec mes yeux. J’espère ne pas avoir merdé. S’ils ont vu quelque chose, il faudra qu’ils gardent le silence, ou que je disparaisse plus tôt que prévu. Je ferai mieux de ne pas donner trop d’informations sur moi. Encore une fois. Ca fait combien de temps que je n’ai pas eu un logement sûr avec un entourage en qui j’ai confiance ? Depuis Avinash ? D’ailleurs, je n’ai pas revu Alduin depuis que je suis parti de l’arène… Je ne sais pas si je dois espérer qu’il ne me retrouve pas, pour être tranquille, ou espérer qu’il me retrouve, pour qu’il m’aide à me sortir de ce coin. J’espère également qu’il ne va pas faire un carnage et attirer l’attention… Mais il reste généralement discret. Je n’ai pas de soucis à me faire.

                                La navette atterrit après un long moment. Nous sommes dépêchés en dehors du véhicule et guidés à travers le complexe. Baie d’atterrissage, champ de tir, armurerie, dortoirs… Les salles s’enchaînent. J’essaye de les retenir. Ça pourrait être utile, au moins le temps de mon séjour ici. Ou alors si jamais j’ai besoin de revenir ici sans y être invité.

                                Le soir arrive. Nous sommes assignés dans un dortoir un peu à l’écart des autres militaires et recrues présentes dans la base. Nous prenons une douche chacun à notre tour, nous changeons, et partons manger. Le repas se passe… normalement. Enfin, je n’allais pas m’attendre à une révolte dans une base militaire. Cependant, les autres militaires et recrues portent des regards furtifs sur nous. Ils semblent surpris par notre présence. Ou alors est-ce du dédain ? Ou de la pitié ? Je ne cherche pas à démêler le vrai du faux et finis mon repas dans le calme. Je retourne ensuite dans notre dortoir et m’allonge sur mon lit, pensif. Dois-je garder une vie de fugitif, ou faire une carrière ici ? D’après le Major, ce serait possible… Mais est-il vraiment objectif ? Est-il vraiment honnête ? De plus, je ne me vois pas être soldat. Je suis plus doué pour l’infiltration. Mais le suis-je vraiment ? Ou est-ce que je me base beaucoup sur mes attributs raciaux ? Je m’endors finalement dans mes réflexions.

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