Bureau du Vice-Roi
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Post n°6
Auteur : IroeyVelana le vit enfin arriver dans toute sa grâce et sa noblesse, le nouveau vice-roi d’Alderaan. Celui-ci l’accueillis humblement dans le palais, puis se présenta, s’en suivit une révérence d’ont l’ambassadrice s’empressa de répondre de la même façon. La sienne n’était pas semblable à celle employer sur Kuat mais le respect est toujours présent. Inutile de rappeler les origines du jeune homme au pouvoir sur son monde adoptif. Monsieur Melvar est maintenant un enfant d’Alderaan maintenant. Celui-ci invita les deux pantorans à se rendre à son bureau, la chef de la délégation et son assistante suivant le cortège de la garde royale jusqu’au lieu de la rencontre.
Une foi dans le lieu de travail principal les deux demoiselles furent de nouveau envahies par la beauté des lieux, tout dans cette pièce représentant le savoir-faire Alderanien dans le domaine de l’artisanat. Des amuse-gueules, des breuvages et des majordomes sont présents. Tout ce quoi est ici représente le mieux du peuple paisible d’Alderaan.
Leur hôte les invita à prendre place sur de luxueux fauteuils, Vela et Liara se sentant presque couler à l’intérieur de ce siège confortable fait à la main. Une fois tous assis, le bel homme brisa le silence en leur avouant avoir été surpris se s’avoir fait contacté aussi vite voire même de recevoir un représentant. Cela fit sourire légèrement la femme à la peau bleu pastel qui hocha doucement de la tête. De son côté, son assistante prend en note sur son datapad, ses doigts tapant à la même vitesse que l’aristocrate parle sans faire trop de bruit. Néanmoins, celui-ci avoua être pour la paix et toujours être ouvert à avoir des alliés. Une question fut posée à l’ambassadrice qui prit un visage un peu plus sérieux, répondant à son interlocuteur.
-Avant de répondre à votre question Vice-Roi, laissez-moi vous remercier pour l’accueil que vous nous avez fait. Moi et mon assistante sommes renversés de voir la beauté de votre monde. Nous n’étions pas prêtes à un tel accueil. Ayant pour connaissance votre orientation pour la République fédérale, nous craignions qu’un froid soit perçu à notre égard vu les tensions extrêmes entre la confédération et la république. Aucun mot en basique ne peuvent exprimer comment nous nous sentons en ce moment… C’est pourquoi… Du fond de mon cœur et de l’alliance séparatiste, nous vous disons merci…
La voix de la demoiselle avait un accent particulier et exotique avec le basique, celle-ci se levant pour faire une révérence très prononcée, attendant un moment avant de se redresser lentement dans son siège. L’assistante avait aussi pris soin de prendre en note ce qui fut dit tandis que l’originaire de Pantora sortit son propre datapad puis se prépara à répondre à la question de M. Melvar.
-Pour répondre à votre question, la raison primaire de cette rencontre, établir des liens commerciaux. Le savoir-faire dans l’artisanat d’Alderaan a su attirer l’attention de l’état-major dû à la présence d’une officière originaire de votre monde. Mais nous cherchons aussi à améliorer les relations entre nos nations, puis de développer des relations durables entre Géonosis et Alderaan. C’est pourquoi le consulat offre par le biais de ma personne d’ouvrir des ambassades entre nos deux nations. Si vous acceptez cette offre, je me porterai moi-même volontaire pour cette tache visant à entretenir des discussions entre la capitale de la C.S.I et vous.
Une offre venait d’être proposée. La jeune femme croisa ses mains ensemble, espérant que la réaction du Vice-Roi soit positive. L’ouverture d’ambassades entre eux serrait un autre grand pas diplomatique entre le royaume d’Alderaan et la Confédération des Systèmes indépendants. Reste à savoir s’ils sont ouverts à dresser cette relation avec eux. Liara ne bougeait plus ses doigts, ceux-ci étend prêt à taper de nouveau une fois que Sebastian aura de nouveau pris la parole. -
Post n°7
Auteur : Sebastian MelvarMa tendance pro-républicaine étant manifestement connue, je ne m’expliquais pas la démarche de la Confédération en direction du Royaume d’Alderaan. Cet état de confusion, savamment dissimulé derrière une apparence que je voulais irréprochable, empirait en écoutant l’excès de reconnaissance exprimé par l’ambassadrice séparatiste. Qu’est-ce que la Confédération avait à craindre de mauvaises relations avec Alderaan ? Absolument rien, si ce n’était éventuellement une image un peu moins reluisante.
L’inverse n’était pas vrai. L’hostilité de la Confédération pourrait causer de grands torts au Royaume, particulièrement dans le contexte actuel de tension avec la République Fédérale. Comment, dans ce contexte, ne pas interpréter chaque mot de l’ambassadrice comme une forme de pression ? Cette dernière devait doser avec finesse son discours dont le ton ne devait être ni trop brutal pour respecter la souveraineté alderaanienne, ni excessivement révérencieux afin de ne pas être en décalage avec la réalité géopolitique. Or la musique de l’hyperpuissance galactique "soulagée" de la bonne opinion du petit Royaume à son égard ne sonnait pas très juste à mes oreilles. Je n’arrivais toutefois toujours pas à bien comprendre ce que la Confédération attendait précisément d’Alderaan. De l’artisanat ? Certes, mais ce n’était pas suffisant. Le commerce, malgré tous les bénéfices qu’Alderaan pourrait en tirer, servait ici de prétexte. La facilitation des transactions entrainerait une rentrée de devises, ce qui pouvait s’assimiler à une sorte de paiement. Si le Royaume était payé, il était impératif de savoir ce qu’il était en train de vendre.
La pantorane proposait la création d’ambassades, ce qui supposait l’officialisation de l’ouverture de relations permanentes entre la Confédération et le Royaume. Une telle manœuvre risquerait de compromettre mes discussions futures avec la République, et d’autant plus si le conflit larvé finissait par éclater. Velana Ish’Korray me plaçait ainsi bien vite dans une situation délicate.
- « Les tensions actuelles nous préoccupent tous, j’espère qu’une solution pourra être trouvée. La galaxie entière est anxieuse à l’idée du déclenchement imminent d’un conflit, mais j’ai décidé pour ma part de ne pas me rendre esclave de cette peur. Recevoir des représentantes de la Confédération malgré mes orientations républicaines est une manière de montrer, à ma petite échelle, que l’entente est toujours possible. J’espère que ce geste saura être compris des différentes parties et qu’elles sauront également s’en souvenir dans le cas où les voies diplomatiques n’auraient pas permis de préserver la paix. Je marquais à cet instant une pause. Je pouvais poser une condition à l’ouverture des relations diplomatiques que la CSI semblait désirer : épargner Alderaan du conflit. Ceux qui prônent la paix en temps de guerre sont souvent les premières cibles car on ne sait que trop bien à quel point les pacifistes sont faciles à envahir. Si la présence d’une ambassade confédérée sur le sol alderaanien est le gage du respect de notre neutralité, je serais disposé à ouvrir avec Géonosis des relations amicales et durables. Nouvelle pause, il fallait maintenant expliquer l’originalité de la position alderaanienne. Je me sens néanmoins le devoir de vous préciser que cela ne remet pas en cause mon intention d’entamer avec la République une discussion en vue d’une normalisation de nos relations, et d’une possible réintégration. Alderaan n’a pas fait ce choix au regard des tensions actuelles, elle l’a fait car il s’agit de renouer avec son histoire. Nous demeurons un monde fondateur de la République dont je crois qu’elle souffre autant que nous de ce déchirement. »
C’était du funambulisme diplomatique. Je voyais Alderaan comme un futur membre particulier de la République, un membre affranchi du dogmatisme qui semblait parfois pousser Coruscant vers les mauvaises décisions.
Ouvrir ainsi la porte à la Confédération n’était toutefois pas sans risque. La République Fédérale pourrait en effet s’offenser d’un tel rapprochement et ainsi opposer une fin de non-recevoir aux négociations futures. Mais une telle position ne ferait que conforter les plus sceptiques dans leur rejet de la République, et tendrait même à convaincre les hésitants que Coruscant n’était définitivement plus l’avenir d’Alderaan. Si la République elle-même fermait la porte des négociations, j’aurais tous les arguments en interne pour expliquer que ce n’était pas de mon fait. Je préservais ainsi mon intégrité politique car j’avais promis d’entamer des discussions avec la République Fédérale, pas de la réintégrer.
La neutralité que je désirais pour Alderaan était particulière à bien des égards. La réponse de l’ambassadrice me renseignerait sur les intentions de la Confédération, j’espérais enfin découvrir ce qui était véritablement attendu du Royaume d’Alderaan car je trouvais encore difficile à croire qu’il s’agissait simplement d’une recherche d’amitié. -
Post n°8
Auteur : IroeyAu moment précis où le nouveau Vice-Roi d’Alderaan se mit à parler, l’assistante de l’ambassadrice séparatiste se remise à écrire sur son datapad, ses doigts habiles ne montrant aucun signe de faiblesse, écrivant mot pour mot les paroles du noble assis à leurs côtés. Velana écouta avec toute son attention, son regard se faisant très sérieux et était visiblement très à l’écoute de son homologue alderaani. La pantoran hocha même de la tête lentement quand celui-ci parlât du fait que tout le monde soit anxieux des tournures de cette guerre froide. Le courage du chef d’Aldera toucha à nouveau la politicienne qui joins ses mains ensembles, celle-ci étend impressionner de son intelligence. Ne pas faire face à la peur en acceptant d’entrer en contact avec ceux qui ne sont appréciés par le parti qu’ils souhaitent rejoindre n’est qu’un exemple parmi d’autres.
Monsieur Melvar effectua une pause avant de reprendre, celui-ci parlant du fait que sa nation pacifique une cible facile en cas de conflit. Il continua en lui expliquant que si la présence d’une ambassade de la C.S.I peut épargner son monde du poing d’acier de la confédération, Alderaan sera ouverte à ouvrir de belle relation avec Géonosis. Cela rendit curieuse la demoiselle bleue pastellée qui se rappela dans ses notes de faire une telle offre en cas d’incertitude de la part de leurs hôtes. Le fait que Sebastian offre lui-même cet arrangement facilite un peu plus les choses, car l’état-major était déjà favorable à une telle approche. Attaquer Alderaan serait un signe de bellissime majeur et infâme, les peuples confédérés ont appris de Naboo et du fait d’attaquer un monde paisible, cette histoire tachant encore la réputation des séparatistes de nos jours.
Le bel homme ayant pris une petite pause qui lui avait permis de réfléchir à ses détails, elle dut de nouveau se concentrer sur la voix d’Alderaan celui-ci lui expliquant la raison de son approche pro républicaine. Renouer avec son histoire, une noble cause comme les paroles de du politicien. Bien entendu, Vela ne put s’empêcher de trouver un peu surprenant que le royaume d’Alderaan entame de telles manœuvres avec la République fédérale. Celle-ci n’a en commun que peu de chose avec l’ancienne république appart son sénat aux capacités douteuses, même planète capitale et système démocratique. Quoi qu’il en soit, la raison de la présence de la Confédération des Systèmes indépendants n’est en rien liée au fait de les dissuadés de reprendre contact avec les fédéralistes de Coruscant. Il était grand temps pour l’ambassadrice de répondre.
-Votre demande est juste et je sais déjà que le consulat est ouvert à une telle entente avec vous. C’est pourquoi au nom de l’alliance séparatiste que j’accepte votre offre. Si jamais conflit il y a lieux, Alderaan en serra tenu éloigner. Nous espérons de ce fait pouvoir entamer de belles relations durables avec vous… Un tel accord doit être écrit et signé vu son importance capitale.
La jeune femme détacha ses mains ensemble, celle-ci se faisant donner rapidement deux feuilles de papier et un stylo par son assistante ayant toujours tout pour chaque situation, celle-ci écrivant les conditions sur chaque feuille puis signa son nom de sa signature personnel. La demoiselle offrit les papiers au Vice-Roi, mais sans le stylo, pour des raisons de sécurité, il était plus valable que la signature de leur homologue, soit signé par sa propre plume. Bien entendu, tout était noté sur le datapad de Liara, mais l’importance d’un tel accord était capitale d’être signée et écrit. L’ambassadrice resta silencieuse le temps que la paperasse soit faite, celle-ci garda sa copie signée par sieur Melvar, celle-ci regardant sa signature avant de la remettre à son assistante. Le temps était cependant venu de faire son importante tache avec leurs venues en ce monde.
-Maintenant que nous avons entamé des relations, le consulat aurait une requête à vous formuler. Monsieur Melvar… Comme vous le savez, Alderaan a toujours été un phare de paix et c’est pourquoi nous aurions besoin de votre aide… Les tensions entre la République fédérale et la C.S.I ont malheureusement atteint un point critique… Nous sommes en ce moment même en train de négocier avec eux des termes pour la paix, mais cela prend plus de temps que prévu… Cela a grandement nui à nos précédentes tentatives de vouloir aider notamment la république qui fait face à une crise sur Ondéron. C’est pourquoi nous vous demandons humblement si vous pouviez lancer un appel à la paix et ainsi donner une chance aux tensions de s’atténuer dans la galaxie. Nous sommes convaincus qu’aucun de nous ne souhaite d’une guerre si tôt alors que la galaxie se remet du conflit précédent et que la chancellerie sera ouverte à vous écouter… Qu’en pensez-vous ?
Comment le Vice-Roi va-t-il maintenant réagir à une telle demande d’aide de la part des séparatistes ? -
Post n°9
Auteur : Sebastian MelvarIl n’est jamais tout à fait rassurant de voir quelqu’un céder aussi rapidement lors d’une négociation. C’était potentiellement l’indice d’une proposition trop généreuse et je me dis alors qu’il aurait été possible d’en demander davantage. Tirer sur la corde pouvait néanmoins s’avérer dangereux, c’était prendre le risque qu’elle cède et d’ainsi ne plus rien obtenir du tout.
Trop pressée d’officialiser notre accord, l’ambassadrice en coucha rapidement le contenu sur papiers avant de me les tendre afin d’obtenir une signature de ma part. Si je pouvais concevoir que le monde des affaires devait bouger vite, la diplomatie me semblait réclamer davantage de formes. Mais je ne devais pas heurter mon invitée. Je me saisis alors doucement des documents sans y apposer une signature immédiate. Le contenu était sommaire, il rappelait la teneur de nos brefs échanges et surtout l’acceptation de l’ambassadrice, au nom du Consulat, de respecter la neutralité alderaanienne en cas de conflit armé avec la République Fédérale. Prévoyante dans son efficacité, l’ambassadrice détailla bien dans ce protocole d’accord qu’un traité en bonne et due forme officialiserait les engagements réciproques de la CSI et du Royaume d’Alderaan.
Le document qui m’était présenté ne prévoyait finalement que peu d’obligations, tout au plus la promesse d’une discussion future, je signai donc avec l’espoir que la Confédération se sentirait contrainte par son existence et avec le projet résolu de communiquer au Consulat un projet de traité dans les délais les plus brefs.
« Voici, Madame, le modeste mais néanmoins important préambule de nos relations futures. Je communiquerai au Consulat, ou à vous-même si vous restez sur Alderaan ces prochains jours, un projet de traité qui permettra de donner à notre entente un caractère plus officiel. »
A peine les papiers rangés que l’ambassadrice aborda le point suivant. Ce nouvel empressement était étrange, mais je compris assez vite qu’il s’agissait probablement du point le plus sensible que Velana Ish’Korray avait pour instruction d’aborder avec moi.
Une « requête » ? Déjà ? La Confédération et la République étaient donc réellement au bord du conflit armé, la situation semblait tellement émouvoir les leaders confédérés qu’ils en venaient à demander à la petite Alderaan de militer pour la paix. Sans connaissance précise des forces en présence, il était de notoriété publique que le potentiel armé de la Confédération étaient considérable, sans doute plus important que celui de la République Fédérale dont les circuits de décision étaient plus lents, délibérations sénatoriales obligent. Mais dans ce cadre, pourquoi la Confédération craindrait une guerre ? Pourquoi éviter un conflit que l’on est sûr de gagner ?
Et si la Confédération en réalité sincèrement à éviter la guerre, et de façon totalement désintéressée… Je ne parvenais pas à totalement étouffer mon cynisme, je n’arrivais pas vraiment à croire qu’un puissant acceptait de se brider par pure bonté d’âme. Mais, par bonheur, ce puissant s’était tourné vers moi.
Au-delà d’une action diplomatique en faveur de la paix, je voyais dans cette situation l’opportunité de redonner au Royaume d’Alderaan un rôle à l’échelle galactique. C’était notamment dans ce but que j’avais envisagé un rapprochement avec la République, et les facéties de l’histoire avaient fait de la Confédération la puissance intergalactique qui permettrait peut-être à Alderaan de briller de nouveau. Il était donc impossible de refuser cette proposition formulée par l’ambassadrice, et je ne pensais presque plus à l’opinion que pourrait en avoir la République.
Le Royaume d’Alderaan ne pourrait toutefois réellement sortir grandi de cet épisode diplomatique qu’en cas de succès, et je devais en apprendre davantage sur les causes réelles des tensions et leur degré de gravité. Je devais en sommes savoir s’il était encore possible de maintenir la paix ou si les parties avaient déjà décidé de faire la guerre. Toutes les réserves du monde ne saurait en revanche autoriser à bouder la paix lorsqu’elle est sur la table, alors je devais commencer par une acceptation de principe.
« C’est un grand honneur que la Confédération fait à Alderaan, Madame, en estimant que notre voix est suffisamment écoutée dans la galaxie pour sauver un processus de paix en danger. Il va de soi que je ferai naturellement tout ce qui est en mon pouvoir pour éviter la guerre. Voilà pour la beauté du principe. Toutefois, je suis certain que personne ne tient un discours différent, et je suis par nature porté à croire les diplomates de la République comme ceux de la Confédération quand ils disent vouloir éviter la guerre. Je me faisais là plus alderaanien que l’alderaanien moyen en feignant une forme de naïveté. J’étais en réalité très méfiant par nature vis-à-vis des affirmations officielles, et ce pour en avoir formulé moi-même un nombre croissant depuis mon arrivée sur Alderaan. Vous me dîtes toutefois constater, que, malgré ces intentions exprimées, les tensions ne s’apaisent pas, au contraire. C’est inquiétant. Nouvelle pause pour insister sur ces derniers mots. Cela signifie qu’il y a des agendas obscurs qu’il faut absolument découvrir pour les déjouer si nous voulons éviter le pire.
Je dois avouer que les causes exactes des tensions ne sont pas très claires vues de l’extérieur. S’il s’agit de l’incident impliquant cette générale de la République Fédérale, et malgré toute la gravité de cette évènement que je ne cherche nullement à minimiser, cela me semble léger pour causer un conflit à l’échelle galactique. J’en déduis que les tensions actuelles sont le résultat d’une escalade qui doit trouver ses causes ailleurs… Peut-être pourriez-vous m’éclairer à ce sujet. »
Je n’étais pas médiateur de formation… Mais pour trouver l’issue d’un désaccord, il fallait en premier lieu avoir la suite des évènements en tête. Chaque partie tirait de ces évènements divers griefs à l’encontre de l’autre, griefs qu’il était important d’exposer. Si les partis désiraient vraiment éviter le conflit, chacune devait être disposée à des concessions. Connaître le bout de chemin que chacune était prête à parcourir en direction de l’autre était l’étape suivante de la résolution du désaccord. Le médiateur aurait enfin la délicate mission d’apporter un point de vue extérieur, et normalement considéré comme neutre par les parties afin de leur permettre de voir leur dispute, doux euphémisme, sous un angle plus favorable à la résolution.
Tout cela relevait bien sûr de la théorie et ne prenait que trop peu en compte les griefs anciens non résolus et, le cas échéant, les egos individuels blessés. Le mieux était sans doute de procéder par étape en écoutant d’abord ce que l’ambassadrice de la Confédération était prête à me révéler sur cette sombre histoire qui tient la Galaxie en haleine depuis tout ce temps. -
Post n°10
Auteur : IroeyLe chef d’Alderaan répondit positivement à la requête de la C.S.I, surprenant à nouveau la politicienne qui avait cru devoir fournir plus de détail au Vice-Roi. Celui-ci semble même leur faire plus confiance que la République fédérale a confiance en eux ! Velana écouta donc avec une attention toujours grande sieur Melvar, celle-ci souriant légèrement à la remarque que le royaume d’Alderaan est honoré d’une telle requête. Il lui fit même par de son opinion sur la situation, celui-ci trouvant inquiétant que malgré leurs tentatives pour garder contact avec la république malgré toutes les tensions, rien n’est pu être fait. Pire même, il y aurait peut-être des agendas sombres à l’œuvre et que pour le bien de la galaxie il faut les mettre à jour.
Cette remarque fit réfléchir Vela qui prirent son menton dans sa main, détournant le regard un moment, la jeune femme étant songeuse. Les services de renseignement séparatiste avaient noté il y a un moment des déplacements inhabituels dans le secteur d’Hypori. La voix spatiale la plus prête se dirigeant de Tatooine vers Kamino. Ces retracements ont été effectués depuis Siskeen, la route commerciale de Triellus ayant été reporter par des vaisseaux marchant de la fédération du commerce.
Elle fut sortie de ses pensées quand Sebastian continua, celui-ci lui disant que les tensions vues de l’externe ne sont pas très évidentes. Il devina bien entendu que cela est lié à la crise concernant la générale républicaine qui a assassiné un haut dignitaire séparatiste sur Utapau. Le noble lui demande donc de l’éclairer sur les détails qu’il a sans doute manqués. La pantoran hocha donc de la tête doucement puis ferma les yeux, prenant une bonne respiration pour rouvrir ses paupières, regardant le Vice-Roi dans les yeux.
-Il se trouve que la République fédérale est accusée l’alliance séparatiste d’avoir falsifié les preuves démontrant la culpabilité de ladite générale dans cette histoire. Depuis ce jour, les relations se sont de plus en plus dégradées au point qu’aucune présence séparatiste n’est acceptée dans leurs territoires. Nous commençons à douter de la bonne volonté de la république à vouloir vraiment faire la paix, préférant croire les démentis de cette officière déchue qui cherche à sauver sa peau dans toute cette histoire… Après tout… Qui ne voudrait pas laver sa réputation de telle accusation… Sauf que les preuves sont là, l’un des droïdes qui à assister à la scène et ses banques de donné ont survécu. Seul ce robot a pu fournir cette terrible nouvelle…
Elle fit une légère pause puis repris.
-Le pire dans cette histoire c’est que cette officière républicaine était sensible à la force et aurait contrôlé un officier séparatiste pour qu’ils lui servent d’allier là-bas… Celui-ci est mort sous les coups de nos propres fusils pour les empêcher de fuir… disparaissant dans une rivière en bas d’une crevasse… Une véritable tragédie… Le lieutenant Tericarax était une personne complètement dévouée à la cause séparatiste et n’aurait jamais fait ce genre de chose sauf sous l’influence d’une personne maîtrisant la force… Et de notre savoir, ce n’était pas a notre connaissance une technique utiliser par les Jedi lors de la guerre des clones… notre scientifique était un homme avec un puissant esprit et se faire manipuler par un sort de Jedi n’aurait fonctionner sur lui… Nous soupçonnons plutôt des arcanes plus sombrent, mais n’en savons pas plus à se détail… Tout cela pour vous dire que nous avions de bonne raisons de mettre aux arrêt les gardes républicain présent sur Utapau...
Miss Ish’Korray s’arrêta à nouveau, regardant Liara un moment voir si tout est en ordre de son côté, car beaucoup de choses ont été dites, ne laissant pas beaucoup de répits pour les doigts de son assistante. Voyant que celle-ci est bel et bien en état de continuer, la demoiselle bleue reprise la parole.
-Sinon comme je vous en avais signifié, la république à refuser notre aide concernant une crise qu’elle fait face sur Ondéron. Dans notre communauté, des mandaloriens ont des familles là-bas et nous souhaitions y envoyer des supports humanitaires pour aider les familles en misère là-bas. Chose qui nous fut refusée par la chancelière elle-même lors de communications holographiques. Depuis, peu de messages ont été envoyés entre nos deux nations sauf dans une situation toute récente ou un déserteur de notre armée aux origines mandalorienne qui à décider envers et contre tout de se rendre là-bas où il a été arrêter par les troupes républicaines sur place. Bien que cela a été une bonne nouvelle, car nous avions donné un mandat sur le déserteur en question, les tensions n’en restent pas amoindries. C’est pourquoi nous espérons que la paisible Alderaan pourra apaiser situation. Nous sommes malheureusement convaincus que la chancellerie ne nous fait plus confiance. Avec les négociations qui prennent une lenteur surprenante, nous ne pouvons craindre que le pire. Le déclenchement d’une guerre couvrira de nouveau de sang notre galaxie et ses futures générations… La C.S.I ne veut pas vraiment d’une guerre, mais réclame justice pour ce qui a été commis sur ses terres et contre son peuple. Bien sûr, nous avons dit être prêts pour la guerre si la république refusait de faire quoi que ce soit concernant la situation de cette générale… Ce qui peut être l’une des raisons de la dégringolade des relations, mais pourquoi s’attacher autant à une personne quand ont peu en sauver beaucoup plus d’autres ? Nous ne voulons pas la mettre à mort non plus, mais plutôt quel est un procès !
Visiblement, cette situation a mis en émois la belle demoiselle qui n’en dit pas plus, cherchant à se calmer. Mais au moins Alderaan était pleinement à jour sur la situation et le point de vue de la C.S.I sur la situation de la crise. Elle est prête à la guerre, mais n’en est pas intéressée vu le ridicule de ses origines. -
Post n°11
Auteur : Sebastian MelvarJ’écoutais le récit avec attention. Il était long, cette ambassadrice était visiblement très affectée au point de me livrer certains détails sans doute inutiles. Suite à sa demande de médiation, je sentais presque qu’elle attendait de moi une approbation. Je n’étais néanmoins pas en situation de la lui donner, et ce pour la simple raison que ma connaissance des évènements était encore parcellaire. Chaque camp pouvait bien se prétendre impartial, mon opinion définitive ne pourrait résulter que de la confrontation des différentes vues.
Il fallait toutefois répondre, et choisir un ton.
« Dans cette période de tensions, et maintenant que je commence à avoir une idée un peu plus claire de leur source, je peux aisément comprendre l’hésitation de la République à laisser la Confédération œuvrer sur son territoire. Je ne doute pas du caractère louable de vos intentions sur Ondéron, mais personne ne veut prendre le risque de nouvelles complications alors que les présentes sont encore loin d’être résolues.
Les derniers mots de l’ambassadrice raisonnaient dans ma tête. Ils ne collaient pas au reste du discours, très habité et d’une sincérité quasiment naïve. Velana Ish’Korray s’indignait presque de l’obstination de la République à vouloir protéger sa générale en dépit du danger que cela représentait pour le reste de la population galactique. En somme, la menace confédérée d’une guerre devrait contraindre la République à livrer sa générale… Refuser reviendrait à privilégier le sort d’une personne sur celui de milliards d’autres. Et la justice ? La manifestation de la vérité ne semblait plus préoccuper les potentiels belligérants, comment pourrait-il en être autrement après avoir ainsi montré les muscles ?
Il me semblait particulièrement extravagant qu’une affaire somme toute bénigne, à l’échelle galactique, puisse faire l’objet d’une menace de guerre globale. Cette crise représentait un bien petit casus belli, et la Confédération en retirait le rôle du puissant orgueilleux cherchant un prétexte pour écraser son faible rival. Les raisons de l’escalade m’échappaient encore, et sans doute personne ne pourrait vraiment les découvrir un jour tant elles devaient trouver leurs fondements dans l’intime ego de certains chefs.
Le refus catégorique de la République de monnayer sa générale, étant donnée sa faiblesse militaire face à la Confédération, m’était tout aussi mystérieux. Les grands principes ne ralentiraient pas longtemps les flottes confédérées, et il n’existait dans la galaxie aucune autre puissance susceptible d’exercer sur la Confédération une pression suffisante.
Il semble y avoir, à la base de tout ceci, un grave déficit de confiance entre la Confédération et la République. Dans la mesure où c’est une haute gradée de l’armée républicaine, si ce n’est la commandante en chef, qui est mise en cause, tout repose sur la crédibilité que chaque partie accorde aux preuves existantes. Demander à la République de s’en remettre aux preuves que vous leur présentez ne peut pas résoudre le conflit, pas en l’état, car vous constatez vous-même que la République n’a plus confiance en vous. On voit bien l’impasse dans laquelle nous nous trouvons.
J’entends que l’un de vos hommes est apparemment mêlé à cette histoire, mais son implication serait le fait d’une manipulation mentale, ce que nous ne pouvons pas vérifier, et ce d’autant moins qu’il est mort. Cette générale de la République est mise en cause, les preuves de sa culpabilité sont apportées par ses accusateurs, ceux-là même qui menacent la République d’une guerre en cas de refus d’extrader l’accusée.
Si je résume en simplifiant, la culpabilité de la générale établirait l’innocence de votre lieutenant et la culpabilité de votre lieutenant établirait l’innocence de la générale… Chaque camp a besoin de la culpabilité de l’autre.
Réaliser que la République et la Confédération se trouvent finalement dans une situation très comparable permettrait éventuellement de faire un pas vers l’apaisement.
Après avoir exposé cette vision sommaire du conflit, cherchant à exposer du mieux que je le pouvais tout l’absurde de cette situation mais aussi la lucidité des observateurs par-delà les postures, je devais assurer l’ambassadrice du concours alderaanien.
La Confédération a eu tort de mettre la guerre sur la table en pensant que cela contraindrait la République à obtempérer. En sortant les armes, on ne peut s’attendre qu’à voir celles de l’adversaire… Prétendre ensuite vouloir éviter le conflit ne peut plus vraiment convaincre. Je marquais une pause à cet instant. Mes mots pourraient décevoir l’ambassadrice qui devait s’attendre à des propos plus conciliants de ma part. Mais, paradoxalement, quel meilleur cadre que celui-ci pour mettre la Confédération face à ses responsabilités ? Ne vous inquiétez pas, Madame, ce ne sont évidemment pas des propos que je tiendrais dans le cadre d’une éventuelle médiation. C’est bien parce que nous sommes seuls que je me permets de vous dire ici et maintenant quelle part de responsabilité je pense être celle de la Confédération. Voyez-y la franchise que nous devons à nos amis. Une fois les choses expliquées, je reprenais le cours de mon intervention. Après le constat venait le moment de proposer des issues même s’il était difficile d’imaginer de solution miracle à un problème sur lequel beaucoup d’esprits s’étaient éreintés bien avant moi. Je m’efforçais de conserver le plus de recul possible, mais j’avançais résolument avec la force du regard neuf qui pourrait peut-être aider les acteurs des premiers jours à regarder à leur tour autrement la comédie dans laquelle ils étaient embarqués.
Dans cette situation, nous avons le choix. Nous pouvons demeurer dans l’engrenage qui nous mène vers une guerre absurde, dont personne ne semble vouloir et dont personne ne comprendrait réellement les causes et les éventuels gains. Nous pouvons sinon recentrer la discussion sur ce qui compte réellement : la justice.
À la base de toute cette affaire, il y a un acte que les lois répriment, tant celles de la République que celles de la Confédération. Avant d’exiger l’extradition pour juger dans l’enceinte de vos frontières, avez-vous envisagé la possibilité d’un tribunal mixte ? » -
Post n°12
Auteur : IroeyMalgré la longueur de son discours, le vice-roi d'Alderaan reste calme, écoutant son long monologue en faisait que très peu de commentaires lors de celui-ci. Il se montra très neutre concernant la crise d'Ondéron, ne prenant aucun parti en particulier, la laissant finir ce qu'elle avait à raconter. Malheureusement, elle avait oublié de parler de détails importants à cause de la perte de son sang-froid. La situation des crises a mis ses nerfs à vif et il lui fallait se calmer.
Sebastian prit alors la parole, celui-ci faisant part du fait du manque de confiance entre la République fédérale et la confédération des systèmes indépendants. Son raisonnement fut un peu éloigné de la réalité due à son erreur sur les détails oubliés, mais elle préféra entendre l'intégralité du monologue du bel homme. Celui-ci fit preuve d'honnêteté en lui donnant un commentaire à titre amical comme quoi il avait été une erreur de menacer d'entrer en guerre pour cette situation. Son dialogue continua vers l'importance de la justice dans cette affaire, vint ensuite une proposition de faire un tribunal mixte. Velana resta silencieuse un moment, mais répondit en toute franchise au leader d'Alderaan.
-J'ai commis une erreur en oubliant de vous donner certains détails cruciaux concernant la situation de crise qui explique pourquoi nous ne faisons pas assez confiance à la république pour faire un tribunal mixte... Cette générale a assassiné un haut dignitaire séparatiste avec l'aide de notre officier qui aurait pu avoir été manipulé mentalement par la force par celle-ci... Cette personne s’appelait Tarun Blaum, l’administrateur du port d'Utapau ainsi que ses gardes... Nos autopsies ont révélé la présence de blessure typique au sabre laser utiliser par la garde républicaine... Cette générale était le chef de cette faction militaire et aux dernières nouvelles, celle-ci s'est vu retirer ces fonctions... Je vous laisse voir cette déclaration publique qui avait été faite après que cette tragédie se soit passée sur Utapau...
Vela prit son datapad et fouilla un moment pour trouver un enregistrement de la conférence tenue par monsieur X'nal Tazrick, celle-ci tendant ensuite l'appareil vers son homologue pour qu'il puisse regarder le vidéo.
http://star-wars-rpg.soforums.com/t6925-Une-conf-rence-de-la-plus-haute-importance.htm
L'ambassadrice attendit un moment que le jeune homme regarde l'intégralité de la conférence, celle-ci prenant à nouveau la parole.
-Si un procès mixte est encore possible, il faudrait avant toute chose que la confiance soit rétablie entre nos deux nations... Sinon, tout effort serra en vain... Mais peut-être que cette position permettra de convaincre la république de notre volonté à vouloir mettre fin à cette guerre froide. Dans ces cas, il faudrait proposer que ce procès soit effectué sur un monde neutre qui ne prend aucun parti ou les membres mixtes de cette assemblée pourront travailler ensemble pour juger des preuves et de l'accusé... Je pourrai laisser un message au consulat concernant cette idée... Si jamais les négociations échouent, nous aurions cette idée pour empêcher un désastre...
La pantoran se tut un moment et réfléchi, regardant son partenaire de discutions avant de terminer et de dire :
-Au début il n'était pas question de menacer la république de nous lancer en guerre... Nous avions des exigences envers elle concernant la générale de la garde républicaine. Tout à dégringoler suite à cette déclaration publique... J'espère que les informations que je vous ai apportées vous ont été utiles.
Dit-elle en fermant les yeux, ne sachant comment monsieur Melvar allait réagir à tout cela. -
Post n°13
Auteur : Sebastian MelvarIl semblait que mon travail de médiation avait déjà commencé. L’ambassadrice était très soucieuse de me montrer que la Confédération était dans le vrai en portant des accusations contre la République et elle semblait même s’être préparée à ce sujet de conversation, contrairement à moi. Je ne pouvais pas laisser Velana sans réponse, mais j’étais dans l’incapacité de trancher ce litige très vieux et particulièrement noué.
Je regardais de bon cœur cet enregistrement que me présenta, une conférence de presse donnée par une officielle confédérée. Velana ne semblait pas saisir le problème : toute preuve présentée par une voix de la Confédération serait systématiquement sujette à caution de la part de la République, car le souci n’était pas la preuve elle-même mais la crédibilité apportée à l’autorité qui l’apportait. Je n’avais néanmoins, en tant que Vice-Roi, aucun préjugé de cette nature et tint pour vrai tout ce qui m’était présenté, du moins dans le cadre de cette entrevue. La notable confédérée avait présenté à la presse l’enregistrement d’un droïde mourant, pour peu qu’on considère qu’un droïde puisse vivre, ce même enregistrement dont Velana avait fait mention plus tôt. On y voyait la bataille entre, d’un côté, les silouhettes désignées par les systèmes du droïde comme les menaces Yvanol et Tericarax, et de l’autre les magnagardes supposés protéger un Tarun Blaum inanimé mais sans doute vivant car le programme du droïde aurait été capable de capter l’absence de signe de vie, et n’aurait plus désigné Tarun Blaum comme une cible à « protéger ». La bataille était épique, mais le meurtre lui-même de Tarun Blaum n’était pas enregistré. La responsabilité d’Yvanol était déduite par la notable confédérée de la présence d’une blessure au sabre laser, ce qui ne constituait pas a priori une preuve indiscutable. N’importe qui pouvait en effet manipuler un sabre laser le temps d’en enfoncer simplement la lame dans un corps inanimé. En somme, cet enregistrement jouait sur le sensationnel, et cela avait visiblement fonctionné, mais ne constituait pas, à l’issue de l’analyse extrêmement sommaire à laquelle j’étais en mesure de me livrer dans le cadre de cet entretien, une preuve indiscutable, et ce même en faisant abstraction des relations exécrables entre la Confédération et la République.
« Le caractère éminemment complexe de cette affaire n’est plus à prouver, je serais bien incapable, ici et maintenant, d’exprimer un point de vue véritablement pertinent. C’est un travail d’enquête qu’il faut mener, pour peu que cela soit encore l’objectif de la République et de la Confédération. Je marquais une pause, le temps de rendre à Velana son datapad. L’entretien était en train de dévier vers une affaire que je ne pouvais pas régler, et cela ne me plaisait que modérément. L’instant devait être jovial, la Confédération et Alderaan avaient décidé de se rapprocher et j’avais obtenu, au moins sur le principe, la protection de la neutralité alderaanienne en cas de conflit avec la République. Il fallait conclure et recentrer l’échange.
Si vous tenez toujours à ce qu’Alderaan joue un rôle de médiation, nous sommes disposés à héberger cet éventuel tribunal mixte. Je suis persuadé que des magistrats alderaaniens pourront en faire partie, et ainsi contribuer à ce que les enjeux politiques de cette affaire judiciaire soient le plus possible écartés. Toutefois, dans l’hypothèse où les parties accepteraient l’idée d’un tribunal spécial, il faut qu’elles acceptent en même temps l’idée que le jugement ne tranche pas nécessairement en leur faveur. Cette affaire commence à être ancienne, et si un tribunal ne dispose pas d’éléments suffisamment probant pour établir la vérité, il ne peut pas prononcer de condamnation. Si vous décidez d’avoir recours à la justice alderaanienne, et en l’absence de règles préalablement déterminées entre la République et la Confédération, il faudra se plier aux principes du droit alderaanien, notamment celui de la présomption d’innocence. Faire peser sur Alderaan la lourde tâche de trancher ce litige n’était peut-être pas une bonne idée, mais j’y posais de nombreuses conditions. La plus importante était l’application d’un droit déterminé par la République et la Confédération ou, à défaut, l’application du droit alderaanien. La crise actuelle prenait sa source dans la commission d’une infraction, je pensais donc que l’usage du droit pourrait aider à la résoudre. Il était néanmoins peu probable que la République accepte une telle issue, pas davantage que la Confédération. S’en remettre ainsi à un tiers impartial n’était pas toujours simple, et encore moins lorsqu’il s’agit des deux plus grandes puissances de la Galaxie.
Il fallait maintenant s’extraire de cet océan de supposition et revenir à des considérations plus concrètes, en même temps que l’entretien touchait à son terme. L’accord passé devait être formalisé dans un traité dont la rédaction prendrait quelques jours, il me semblait inutile de retenir l’ambassadrice plus longtemps, à moins qu’elle désire aborder un autre point.
Le Royaume d’Alderaan se tient donc à la disposition de la Confédération et de la République si d’aventure vous décidez d’avoir recours à nos services.
Je me réjouis, en tout état de cause, de l’accord que nous avons su trouver ensemble s’agissant de l’établissement de relations diplomatiques permanentes et de la garantie de la neutralité alderaanienne. La perspective d’un conflit à l’échelle galactique est inquiétante et je suis heureux que la Confédération ait accepté de nous en épargner les funestes conséquences. Elle se montre ainsi, à travers vous, sous un jour très favorable.
Je reviendrai vers vous dans les jours prochains avec un projet de traité que nous pourrons signer ensemble. J’espère que vous saurez apprécier, dans cet intervalle, les nombreuses distractions qu’offre la capitale du Royaume. » -
Post n°14
Auteur : Sebastian MelvarJ’arrivais dans mon bureau tout droit depuis la salle de réunion dans laquelle la commission constitutionnelle siégeait, laissant ainsi les experts échanger leurs arbitrages en mon absence. Il fallait en effet traiter en priorité la rédaction du traité qui devait être envoyé à Velana Ish’Korray en prévision d’une signature future. Alors que je pensais retrouver Ulrick, c’est Viktoria Syvanell qui avait été chargée de me communiquer le projet issu des travaux de son département du cabinet.
Elle se leva à mon arrivée, avec un air mi-sévère, et me tendit professionnellement une pochette de cuir dans laquelle se trouvait le précieux document. Malgré la modernité des sociétés du Noyau galactique, je valorisais encore ce vieux support pour les documents de travail. Le recyclage intégral en avait significativement limité l’emprunte écologique, le Palais pouvait ainsi continuer d’utiliser ce précieux matériau qu’avaient remplacé les froids datapads.
- « Voici le projet de traité, Monsieur le Vice-Roi.Spoiler : Projet de traité CSI / Alderaan
- Merci, vous avez été plutôt rapide.
- La plupart des dispositions concernent l’établissement des ambassades, ce n’est pas la première que nous ouvrons.
- C’est vrai, et sans doute pas l’aspect le plus délicat de cet accord. Je m’attardais sur la partie relative à la neutralité alderaanienne. Au stade des promesses et la conversation joviale avec l’ambassadrice Ish’Korray, tout me semblait pour le mieux. Mais maintenant qu’il était question de sceller l’accord dans le marbre, je ne pouvais m’empêcher de sentir le doute m’envahir. Mon silence inquiéta Viktoria, la jeune femme ne m’avait pas pratiqué aussi longtemps qu’Ulrick.
- Un problème Monsieur ?
- Je me demande à quel point cet accord risque de me poser problème dans mes discussions avec la République. Je marquais une pause pensive. J’avais toujours pris gare à ne pas promettre la pure et simple réintégration au sein de la République, mais tout le monde avait compris que c’était mon projet pour Alderaan. Je m’étais interdit de douter afin de garantir ma victoire électorale, mais le doute n’est pas démon que l’on peut sceller bien longtemps. J’avais en face de moi une conseillère diplomatique, alors autant demander conseil. Est-ce que la République est l’avenir d’Alderaan ? Viktoria était interdite, la pauvre. Ulrick ne l’avait pas préparé à des entretiens de cette nature avec moi, elle pensait probablement simplement déposer le projet de traité et quitter mon bureau.
- Alderaan a l’avenir que vous lui donnerez, Monsieur le Vice-Roi, c’est pour ça que vous avez été élu.
- Je demande votre avis d’experte, Madame Syvanell, pas votre avis de politicienne. Je menais l’entretien d’embauche qu’Ulrick m’avait épargné en choisissant seule cette collaboratrice. Dans la mesure où Viktoria Syvanell serait amené à parler en mon nom, et elle l’avait sans doute déjà à plusieurs reprises, c’était l’occasion de m’assurer que j’étais correctement représenté dans les rapports les plus complexes : ceux qui se déroulaient loin des regards extérieurs. Les arrangements de couloirs étaient nombreux et souvent particulièrement stratégiques, tant de crises se résolvaient au détour d’une conversation informelle, loin des grands sommets qui n’existaient en définitive que pour entériner des accords passés dans l’ombre. Puisque cette femme était ma voix officieuse, je devais m’assurer non pas tant de sa compétence, mais de sa communauté de vue avec moi et plus encore de sa capacité à mettre sa divergence au service de mes ambitions.
Viktoria prit quelques secondes avant de répondre, les secondes nécessaires pour estimer opportun d’exprimer une opinion qu’elle avait déjà depuis longtemps.
- Le plus important à court terme est de protéger Alderaan des effets de la guerre qui menace d’éclater. Je ne pense pas que le danger puisse venir de la République Fédérale, faire garantir notre neutralité par la Confédération était donc probablement la meilleure chose à faire. Elle est plus puissante, et c’est d’elle que nous avions tout à craindre.
- Je ne peux pas m’empêcher de penser que j’ai laissé entrer le loup dans la bergerie… Comment le collaborateur devait-il réagir aux incertitudes de son employeur ? Encore une épreuve, bien involontaire de ma part. La jeune femme n’eut pas à réfléchir bien longtemps.
- Il n’est pas encore à l’intérieur, disons plutôt que faites garder la bergerie par le loup. C’est un mouvement risqué, mais cela permet au moins d’éloigner les autres. Je voyais pourquoi Ulrick avait recruté cette jeune femme. Il lui avait suffit de quelques secondes pour se faire à mes exigences particulières.
- Et s’agissant de la République, vous pensez que j’ai rendu nos échanges futurs plus compliqués ?
- Je vous mentirai en vous disant le contraire. La République risque de ne pas comprendre pourquoi nous nous sommes ainsi rapprochés de la Confédération. Mais après quelques explications, elle devrait entendre sans trop de difficulté notre besoin de protection.
- C’est le moment où la République se proposera de garantir cette protection elle-même que je redoute un peu. Les prouesses de l’armée républicaine commencent à être tristement célèbres, au point de se demander s’il y a un réel leadership politique.Tous les hommes politiques seraient-ils ainsi condamnés à trahir leurs promesses électorales ? J’aimerais me donner le temps de voir à quel point la République est malade avant d’engager des discussions sérieuses sur la place que devrait y avoir le Royaume, j’aimerais déterminer dans quelle mesure la voix d’Alderaan y serait entendue.
- Ce traité nous fait gagner du temps, Monsieur le Vice-Roi. Vous avez été clair, je crois, quant aux intentions alderaaniennes lors de votre rencontre avec son Excellence Madame Ish’Korray. La Confédération sait que nous désirons nous rapprocher de la République, vous ne trahirez personne. Viktoria sentait que j’avais besoin d’être conforté, mais je ne pouvais pas dire si elle approuvait mes orientations diplomatiques. Vous protégez le Royaume d’Alderaan, cette mission surpasse de loin n’importe quelle promesse électorale. Je reconnaissais là le réalisme politique d’Ulrick, voire le cynisme pour ceux qui se pensaient habité de grands principes. C’était une qualité que j’estimais précieuse, à plus forte raison chez les collaborateurs de l’ombre dont j’attendais la plus grande efficacité.
- Sans doute… Il faudrait, lors de ma rencontre avec les autorités républicaines, obtenir de la République une garantie similaire de la neutralité alderaanienne. Je mettrai ainsi les deux grands à équidistance, une manière de montrer qu’Alderaan ne prends pas partie. Je fermai à cet instant la pochette de cuir dans laquelle se trouvait le projet de traité, marquant la fin de l’entretien. La neutralité est, pour le moment, la qualité dont Alderaan a le plus besoin. Si nous parvenons à jouer avec succès le rôle de médiation que la CSI pourrait nous donner, Alderaan récupèrera une voix à l’échelle galactique. C’était là ma promesse la plus importante en matière de politique étrangère.
Vous pouvez envoyer ce projet à Madame Ish’Korray, arrangez un entretien pour procéder à la signature officielle.
Merci de votre disponibilité, Madame Syvanell, Ulrick s’est bien entouré. »
Je confirmais ainsi, plusieurs mois après sa nomination, la place de Viktoria Syvanell au sein de mon cabinet. L’entretien avait été rapide et efficace, je prenais ainsi le temps de me détendre dans ce vaste bureau avant de me diriger vers l’une des terrasses du Palais. Elle offrait une vue particulièrement apaisante des massifs montagneux alderaaniens. Ils avaient traversé l’histoire, imperturbables, et nous rappelaient ainsi le caractère parfois futile de nos inquiétudes. République, Confédération, guerre ou paix… Je me dis qu’Alderaan serait toujours là. J’appréciais ce silence avant de retourner auprès de la commission constitutionnelle pour assister aux arbitrages à venir. -
Post n°15
Auteur : Sebastian MelvarNous étions trois, installés dans le salon de réception de mon bureau dont je me servais bien plus que le bureau lui-même. J’y avais pris mes habitudes et m’installais toujours à la même place, si bien que le personnel désignait ce fauteuil comme « le petit trône ». Le monde politique était baigné dans le sarcasme permanent, il était bien rare de trouver parmi ses collaborateurs des alliés sincèrement fidèles… C’est pourquoi nous n’étions que trois, c’est pourquoi je chérissais autant la relation que nous avions avec Ulrick. Je savais l’homme particulièrement sincère et pouvais ainsi me concentrer sur nos rapports professionnels et lui déléguer les rapports professionnels avec tous les autres membres du cabinet que je côtoyais finalement assez peu. Les plus sagaces des membres du cabinet désignaient Ulrick comme « le Vice-Vice-Roi » et les plus jaloux comme « le vice du Vice-Roi » ; le plus triste est que toutes ces personnes imaginaient que je ne savais rien de tout cela.
La réunion du jour était consacrée à la préparation de ma visite sur Coruscant. Les rencontres diplomatiques majeures se bousculaient en un temps particulièrement court. D’abord la Confédération avait souhaité un rapprochement, puis la Chancelière renouvela son invitation sur Coruscant. Je m’habituais ainsi à peine à l’idée d’être en bons termes avec la CSI que la République se rappelait à moi, le hasard sans doute. Je ne devais pas me présenter sur Coruscant sans avoir pensé aux thèmes que je voulais aborder. Ma visite n’était pas simplement courtoise, elle répondait à un agenda précis dans la mesure où il s’agissait maintenant de réaliser un pan entier de mon programme électoral. Viktoria commença par me tendre la désormais classique reproduction papier du message de la Chancelière.
- « Bien, il semble que le moment soit venu de me rendre sur Coruscant. Il s’agit de ne pas manquer cette opportunité, je vous écoute. Je posais le document qui ne méritait pas davantage d’attention sur une table en verre à côté de mon fauteuil. Viktoria et Ulrick échangèrent un regard, puis la jeune femme chargée des relations diplomatiques me répondit.
- Je vois trois séries de points à aborder avec la Chancelière, ce sont, par ordre de priorité, les questions relatives aux crises récentes pour lesquelles la République pourrait nous aider : Kessel et la crise électorale. De la manière dont la République répondra peut dépendre tout le reste.
C’est Ulrick qui réagit à l’entrée en matière de Viktoria, il tenait à montrer qu’il avait réfléchi à ces question même s’il ne s’agissait pas spécifiquement de son domaine d’expertise.
- Je suis optimiste pour Kessel, un peu moins pour la crise électorale. La République y ajoué un rôle positif dans le premier cas, alors que nous sommes susceptibles de porter des accusations dans le second. Ce n’est pas nécessairement la meilleure manière d’aborder ce nouveau chapitre des relations entre la République et Alderaan.
- J’entends cela, mais j’ai promis durant la campagne que la République répondrait de ses éventuelles responsabilités.
- En insistant quand même, rappelez-vous, sur le fait que la résolution de la crise se ferait avant tout en interne. Je me souviens bien de nos divers échanges à ce sujet : la République n’est tenue à rien vis-à-vis de nous, nous avons donc décidé de circonscrire cette promesse à l’évocation du problème pour amadouer les sceptiques sans prendre d’engagement farfelu. Ulrick, en bon directeur de cabinet, était le gardien de la cohérence de mes paroles, surtout dans le cadre de leur expression publique.
- Oui… Je commencerai donc pas Kessel. Nous avons besoin de savoir si la République dispose d’informations utiles à nos magistrats, autres que le rapport militaire de l’envahisseur. Ensuite Madame Syvanell ?
- Ensuite, Messieurs – Viktoria avait bien compris qu’elle s’adressait en réalité à deux personnes – , et toujours selon la réponse apportée par la République, nous pourrions envisager la conclusion d’un accord. Monsieur le Vice-Roi et moi-même avons parlé il y a quelques minutes, le rapprochement imprévu avec la CSI réclame que nous équilibrions nos relations extérieures. Pour l’instant, nous sommes plus engagés envers la CSI qu’envers la République. Comme on ne peut pas s’éloigner de la CSI, il faut nous rapprocher de la République pour replacer Alderaan dans une situation de neutralité.
En gardien du programme qui m’avait permis la victoire, Ulrick tenait à rappeler les orientation de politique étrangère exprimées durant la campagne électorale et desquelles il ne fallait pas excessivement dévier.
- Je vous rappelle quand même que nous avons envisagé la réintégration future d’Alderaan, enfin c’est ainsi que nous avons été compris durant la campagne électorale.
Viktoria répondit sans détour, me laissant penser que les deux membres du Cabinet en avaient déjà discuté entre eux car faire partie d’un même Cabinet n’interdisait pas les divergences de vue.
- Je m’en souviens, mais Monsieur Melvar m’a confié ses doutes. Ulrick afficha une mine perplexe à cet instant, comme s’il n’appréciait pas que Viktoria Syvanell et moi-même ayons pu avoir des rapports en dehors de sa présence, et surtout des rapports au cours desquels j’aurais pu exprimer mes "doutes". Avant d’envisager un rapprochement plus approfondi avec la République, il va falloir se familiariser avec ce qu’elle est, et non seulement avec le souvenir ou l’idéal que nous pouvons en avoir.
- Et quoi de mieux que cette guerre larvée pour légitimer ce moratoire ? Qui ne comprendrait pas qu’Alderaan désire rester neutre pour le moment ? Nous sommes une nation pacifique, et dans une certaine mesure pacifiste.
Cela permettra d’ailleurs d’expliquer à la Chancelière la teneur de l’accord que nous avons conclu avec la CSI : il ne s’agit pas d’une alliance, mais d’une garantie de la neutralité alderaanienne dans le cas où un conflit armé avec la République éclate. Quand je parlais d’équilibrage de notre position, je voulais dire que nous pourrions proposer à la République de garantir également notre neutralité.
- Et lorsqu’il sera temps d’envisager une réintégration ?
- C’est une neutralité circonstancielle que j’ai négociée, pas une neutralité absolue. J’envisage aucune intégration tant que les tensions actuelles demeurent, et c’est bien ainsi que je l’ai promis aux citoyens alderaaniens. Obtenir des deux grands la garantie de la neutralité alderaanienne dans le cas où ils viendraient à s’affronter ouvertement est la meilleure chose à faire pour notre protection, c’est la meilleure décision à court terme. Je continuais à essayer de m’en convaincre, mais comme toute décision lourde de conséquences, il n’était pas simple de rester absolument sûr qu’il s’agissait de la bonne. J’adoptais toujours dans ces situation, et de façon assez paradoxale, un ton très déterminé afin d’éviter que mes doutes ne remarquent. C’était utile dans le cadre des débats publics, un peu moins lorsque j’étais entouré de conseillers supposés m’aider à y voir plus clair dans les situations complexes. J’avais probablement involontairement fermé le débat puisque Viktoria Syvanell changea de sujet.
- Monsieur Melvar, vous avez évoqué un rôle de médiation que pourrait tenir Alderaan sans m’en dire davantage.
- Excellente transition. Madame Ish’Korray m’a confié son pessimisme quant à l’issue des négociations entre la République et la CSI, elle pessimiste au point de demander à Alderaan une forme d’appel à la paix.
- Pardon ? Ulrick avait le don des réponses très courtes mais néanmoins très lourdes de sens. S’il pouvait être diplomate en certaines occasions, il avait abandonné depuis longtemps tout formalisme en ma présence.
- Oui, j’ai été surpris également. Mais si la CSI elle-même voit encore Alderaan avec ces yeux là, nous avons un capital de notoriété à jouer pour permettre au Royaume d’Alderaan de briller à nouveau. Nous avons l’opportunité d’avoir un rôle dans une pièce qui se joue à l’échelle galactique, nous avons l’opportunité d’inscrire à nouveau Alderaan dans les livres d’histoire. Je ne sais pas vous, mais je suis impatient qu’on se souvienne d’Alderaan autrement que par son départ de la République ou la création de l’OPNA…
- Si la République accepte également de nous donner ce rôle, il n’est pas envisageable d’arriver à la table des négociations au seul appel de la CSI. Nous passerions pour son outil, et non pour un véritable médiateur.
- Exactement, c’est pourquoi je dois trouver le moyen d’évoquer ces questions avec la Chancelière.
- Il ne restera plus beaucoup de temps pour évoquer la potentielle réintégration d’Alderaan.
- Je ne suis pas convaincu qu’il faille en parler dès cette première rencontre car une fois ce ballon lancé, on ne pourra plus le contrôler. Si nous obtenons déjà la garantie de notre neutralité, je ne me serai pas déplacé pour rien.
- Et en parlant de déplacement, Monsieur Melvar, je me suis permis de contacter Son Excellence, Madame Ish’Korray. Elle a bien reçu le projet de traité, et peut se rendre au Palais Royal dans la fin de journée pour en parler de vive voix. Dois-je lui dire que vous êtes disponible ? »
Je regardais Ulrick pour obtenir de lui la confirmation tacite que nous avions abordé les points utiles. D’un rapide regard, je sus que mon emploi du temps était libre et que j’obtiendrais dans la soirée une note rappelant les points abordés durant cette réunion. Ulrick demeurait mon plus proche collaborateur, et s’il pouvait s’inquiéter parfois de me voir témoigner de la confiance à d’autres, cet échange conclusif sans aucun mot ne pouvait que confirmer sa place particulière.
Les deux membres du Cabinet quittèrent mon bureau, me laissant seul. Je décidai de rédiger une communication à Cruco Multo pour le tenir informé et, afin de respecter au mieux ses fonctions, de lui demander ses éventuelles observations. L’autre communication serait à destination de la Chancellerie pour confirmer ma visite prochaine sur Coruscant. -
Post n°16
Auteur : IroeyLa rencontre avec le Vice-Roi d'Alderaan avait été très surprenante. Après avoir eu cet entretien, les subordonnés de celui-ci la guidèrent elle et son associé vers une suite située dans un autre secteur de l'aile des cimes, sans doute le lieu où les ambassadeurs sont logés lors de leurs escapades sur ce monde du noyau. Encore là, la surprise fut totale pour la pantoran, la suite était d'un luxe incroyable, le mobilier les moulures des portes et plus encore laissant la demoiselle muette. Les gens de cette planète ont vraiment un savoir-faire en artisanat très poussé!
Se tournant vers Liara, Velana vu dire quelque chose, mais rien ne sortit de sa bouche, ses yeux étend simplement émerveillé par se qui l'entoure. Cela eu pour effet de faire sourire sa secrétaire qui regarda l’ambassadrice se laisser tomber de dos sur le lit, la femme bleue regardant le plafond le regard perdu dans tant de luxe. Maintenant qu'ils avaient eu les premières discutions avec le monsieur Melvar, il était temps pour eux de travailler avec un projet de traité. En gros, les choses avancent très bien, quoique Vela remisent les pieds sur terre, redressant son dos avant de demander à son assistante les notes qu'elle a prises lors des discussions.
Les yeux dorés de la pantoran parcoururent les nombreux échanges, celle-ci se sentant vraiment mal alaise quand elle lut le moment où elle s'est emportée. Du moins il semble que Sebastian n'en est pas fait un grand cas, mais tout de même... L'ambassadrice ferma les yeux un moment et annonça avec un sourire que d'ici un retour de message de la part du gouvernement local, elles auront la possibilité de visiter les alentours du palais et donc d'aller voir la fameuse boutique de soufflage de verre près de la résidence royale.
Quelques jours plus tard, alors que la jeune femme se préparait un matin, elle reçut un document de la tête du gouvernement , celle-ci regardant le datapad qui lui avait été fourni. Étend très sérieuse en se matin, ce document était là une copie conforme du traité qui devras être lu avec le Vice-roi puis signer entre l’ambassadrice de la C.S.I et le royaume d'Alderaan. Celui-ci avait en effet effectué un bon travail en bonne et du forme, la diplomate séparatiste confirmant qu'elle peut rencontrer monsieur Melvar dans les délais les plus courts. On lui notifia que Sebastian est particulièrement chargé donc que cette rencontre ne pourra qu'avoir lieu en fin de journée.
Cela permis aux deux femmes bleues de passer une bonne partit de la journée à faire du tourisme, achetant même quelques souvenirs en retournant chez l'artisan souffleur de verre, Velana ayant acquis un décanteur à vin fait de cristal miné dans des excavations avoisinant la cité d'Aldera.
Une fois de retour ce cette escapade, la jeune femme mit des vêtements plus adaptés à la rencontre à venir, une robe traditionnelle de Pantora couverte d'un châle. Quelques préparations se firent, maquillage, autre préparation pour qu'elle et son accompagnatrice puissent être à nouveau présentable en face du monarque. Vers la fin comme annoncer, mademoiselle Ish'Korray se présenta au bureau de Sebastian Melvar, s’annonçant aux gardes royaux gardant l'accès vers la pièce. La porte du bureau s'ouvrit lentement, le moment de discuter en détail de cet important document étend enfin arrivé. -
Post n°17
Auteur : Sebastian MelvarSeul dans mon bureau, je mettais ce temps à profit pour vagabonder dans mon esprit entre les divers dossiers en cours. Je relisais machinalement le projet de traité, mais en résistant à l’envie d’en modifier le contenu car, une fois proposé à l’ambassadrice Ish’Korray, toute modification devait recevoir son approbation avant signature.
Le communicateur intégré à mon bureau s’alluma, l’assistante chargée des entrées et des sorties m’informa de la présence de Velana Ish’Korray et de sa propre assistance. Le moment était donc venu d’acceuillir une nouvelle fois le couple confédéré.
La rencontre avec l’ambassadrice de la Confédération serait rapide, mais il faudrait s’habituer à cette modalité. L’intérêt, en effet, d’établir des relations permanentes était de rendre les échanges moins formels et plus efficaces.
L’occasion n’en était pas moins très importante car il s’agissait de finaliser la conclusion d’un traité fondateur. Je n’aurais jamais imaginé que ma première signature au nom du Royaume d’Alderaan le lie à la C.S.I, mais les hasards et opportunités de la politique internationale avaient balayé mes prévisions. À cet instant, mes doutes s’étaient évanouis car je pensais surtout à mon déplacement vers Coruscant.
« Bonsoir Mesdames,
Je suis navré de vous recevoir si rapidement, mais la brièveté n’enlève rien à la solennité du moment. Installez-vous, je vous en prie. J’indiquais aux deux jeunes femmes les fauteuils désormais familiers et m’installai à leur suite en face d’elles. Un table basse nous séparait sur laquelle se trouvaient deux versions du traité, imprimé sur papier afin de pouvoir y apposer une signature tout ce qu’il y avait de plus traditionnel.
Il me semble que vous avez bien reçu un exemplaire du projet de traité. Je suis naturellement ouvert à toute proposition de modification, mais si le contenu vous convient, nous pouvons d’ores et déjà procéder à la signature. »TRAITÉ
PORTANT
ÉTABLISSEMENT DE RELATIONS PERMANENTES ENTRE LA CONFÉDÉRATION DES SYSTÈMES INDÉPENDANTS ET LE ROYAUME D’ALDERAAN
ET
GARANTIE DE LA NEUTRALITÉ ALDERAANIENNE
Les Parties au présent traité ;
Respectivement représentées par son Excellence Velana Ish’Korray, ambassadrice plénipotentiaire de la Confédération des Systèmes indépendants – ci-après dénommée C.S.I – et son Excellence Sebastian Melvar, Vice-Roi d’Alderaan ;
Ont convenu ce qui suit :CHAPITRE I
Représentation permanente
Article 1 - La C.S.I et le Royaume d’Alderaan assureront leur représentation permanente auprès de l’autre Partie au présent traité par la désignation d’un ambassadeur. L’État qui envoie l’ambassadeur est ci-après désigné comme « État représenté » et celui qui reçoit l’ambassadeur est ci-après désigné comme « État hôte ».
Article 2 - Lorsque des actes sont requis de l’État hôte ou de l’État représenté dans le cadre du présent chapitre, ces actes relèvent des autorités que les législations internes de chaque Partie désignent comme compétentes. Ces autorités sont, par défaut, les chefs d’État, de gouvernement ou ministres chargés des relations extérieures.
Section 1 – Désignation et statut des ambassadeurs
Article 3 - L’ambassadeur est le représentant de droit commun de chaque Partie auprès de l’autre. Il est librement désigné par les autorités de l’État qu’il représente, mais il ne pourra exercer ses missions de représentation au sein de l’État hôte qu’après avoir été accrédité par ce dernier. Le refus d’accréditation doit être exprès et motivé.
Article 4 - Un État Partie peut signifier à l’autre son intention de révoquer une accréditation précédemment accordée, notamment dans le cas où des actes ou agissements imputables à l’ambassadeur s’avèrent, du point de vue de l’État hôte, incompatibles avec l’exercice de ses missions de représentation. L’intention de révoquer une accréditation doit être motivée.
Article 5 - L’État hôte accorde l’immunité diplomatique à l’ambassadeur de l’État représenté.
Article 6 - En vertu de son immunité diplomatique, l’ambassadeur de l’État représenté ne peut faire l’objet d’aucune action judiciaire ; il ne peut être requis de témoigner devant aucune autorité de l’État hôte ni faire l’objet d’aucune mesure privative de liberté.
Article 7 - L’immunité diplomatique couvre les activités que l’ambassadeur exerce dans le cadre de ses fonctions de représentation.
Article 8 - L’immunité diplomatique ne peut être levée que sur demande de l’État hôte et avec l’autorisation de l’État représenté. Les Parties conviennent ensemble, et au cas par cas, de la mesure dans laquelle l’immunité diplomatique est levée.
Article 9 - Un ambassadeur dont l’accréditation a été révoquée ne cesse pas d’être ambassadeur, mais il ne bénéficie plus de l’immunité diplomatique à l’extérieur de l’enceinte de l’ambassade mentionnée en section 2.
Section 2 – Établissement et statut des ambassades
Article 10 - L’ambassade est le lieu, incluant le bâtiment principal, les bâtiments annexes et dépendances, affecté aux services diplomatiques et administratifs de l’ambassadeur désigné en vertu de l’article 3.
Article 11 - L’État hôte doit faciliter l’acquisition ou la location par l’État représenté de son ambassade, il en garantit en outre la sécurité extérieure ainsi que la jouissance par l’État représenté.
Article 12 - Le choix des biens immeubles affectés à l’ambassade, ainsi que l’adjonction ultérieure de biens immeubles ou de dépendances supplémentaires, fait l’objet d’une décision commune entre l’État représenté et l’État hôte.
Article 13 - Les ambassades sont considérées pour toute la durée de leur affectation comme partie du territoire de l’État représenté. Les autorités de l’État hôte ne peuvent conduire leurs missions régaliennes dans l’enceinte de l’ambassade qu’avec l’autorisation de l’État représenté et dans les modalités conjointement déterminées.CHAPITRE II
Garantie de la neutralité alderaanienne
Article 14 - Par le présent traité, le Royaume d’Alderaan proclame sa neutralité dans l’éventualité d’un conflit armé entre la C.S.I et la République Fédérale.
Article 15 - La neutralité alderaanienne suppose qu’aucune ressource militaire ou économique du Royaume d’Alderaan ne sera utilisée au bénéfice de quelconque partie au conflit armé susceptible d’opposer la C.S.I et la République Fédérale. Dans l’éventualité d’un tel conflit, l’espace alderaanien sera fermé à tout trafic de vaisseaux militaires ou de vaisseaux civiles accomplissant une mission de nature militaire pour le compte des belligérants.
Article 16 - La neutralité alderaanienne ne s’oppose pas à ce que le Royaume d’Alderaan puisse accomplir des missions d’aide humanitaires à la seule destination des populations civiles et, en ce cas, après en avoir avisé les belligérants.
Article 17 - Par le présent traité, la C.S.I se porte garante de la neutralité alderaanienne dans le cas d’un conflit avec la République Fédérale. Elle ne pourra déployer de forces militaires dans l’espace alderaanien qu’à la demande exprès du Royaume d’Alderaan et dans l’unique but de permettre le respect des clauses du présent traité.Pour la Confédération des Systèmes Indépendants
Velana Ish'KorrayPour le Royaume d'Alderaan
Sebastian Melvar
La délégation Séparatiste n’avait formulé aucune remarque sur le contenu du projet de traité, c’est pourquoi je m’étais permis cette reproduction en double exemplaire. Je laissais toutefois à Madame Ish’Korray le soin de confirmer cette première impression, et d’éventuellement suggérer des amendements. -
Post n°18
Auteur : IroeyLa pantoran sourit au jeune homme en entrant dans le bureau, Liara faisant de même en baissant la tête, l’accueil du vice-roi se faisant tout aussi éloquent que lors de la première rencontre il y a quelques jours. On leur offrit des sièges, les mêmes que lors de leurs derniers passages, monsieur Melvar prenant son siège qui semble lui être attitré, à moins que cela ne soit que par pure habitude que celui-ci siège sur ce fauteuil? Quoi qu'il en soit, ce genre de détail n'est que très peu important. Les deux femmes bleues s'assirent à leurs tours, Velana écoutant de nouveau celui-ci parler, son assistante s'étant remise à pianoter sur son datapad pour noter ce qui sera dit lors de cette courte rencontre. Après quelques modalités, Sebastian leur présenta deux copies physiques en papier pour la signature du traité, une pour Alderaan et une autre pour la Confédération des Systèmes Indépendant. L'ambassadrice cachât sa surprise et relus cette copie officielle du document. Rares sont les personnes qui utilisent encore du papier pour y imprimer ce genre de document, ce qui montre le prestige que possède la paisible Alderaan.
Après plusieurs relectures du document tout en s'assurant de n'avoir rien sauté, elle offrit un sourire au représentant de la localité et dit :
-Tout semble en ordre. Je ne crois pas qu'il y est quoi que ce soit à ajouter à ce document. C'est pourquoi je vais y apposer ma signature et officialiser ce traité important entre l'alliance séparatiste et Alderaan.
Vela sortirent alors un stylo de sa veste, un crayon assez joli, sûrement dû au fait qu'il doit être peu utilisé dû à la rareté de la présence de document physique en circulation de nos jours. La pantoran apposa sa signature sur les deux papiers, tournant les feuilles vers Sebastian et lui permettre de signer à son tour.
-Avant que vous signiez... J’aurais une requête à vous formuler... J'aimerais porter ma candidature pour être l’ambassadrice de la C.S.I qui sera stationnée ici avec mon assistante. Ci cela vous convient bien entendu...
Dit-elle en baissant la tête respectueusement, ne sachant pas s'il allait accepter à cette demande. En ce qui concerne ses supérieurs confédérés, il n'y a aucun risque qu'on lui refuse une telle demande. Ayant réussi ouvrir des relations positives avec Alderaan est un fait à noter dans l'histoire pour les séparatistes. Se rapprocher après toutes ses années d'un monde important du noyau et avoir des relations amicales avec celui-ci en plus que ce monde en question n'est nul autre qu'Alderaan, l'un des membres fondateurs de l'ancienne république, un véritable monument de l'histoire de la galaxie.
La demoiselle releva ensuite sa tête, regardant sa signature sur les papiers en face du vice-roi. Allait-il sortir son crayon et officialiser le document ou bien a-t-il quelque chose à ajouter ? -
Post n°19
Auteur : Sebastian MelvarLa signature était un acte si simple et pourtant si lourd de conséquence. Par ce petit geste, le Royaume d’Alderaan se trouvait engagé envers la Confédération des Systèmes Indépendants, et c’est pourquoi les mots avaient dû être choisis avec une précaution toute particulière.
Nul doute que les commentateurs politiques alderaaniens trouveraient étranges que mon premier acte de politique étrangère soit un rapprochement avec la C.S.I, moi le pro-républicain qui avait été conduit à défendre cette position inattendue pendant le débat électoral. Un important travail d’explication serait probablement nécessaire. Il faudrait expliquer que la priorité était la protection d’Alderaan contre les effets d’un potentiel conflit et que cette protection nécessitait de retarder quelque peu mes plans initiaux. Je signais donc à mon tour sans remord, mais pas sans inquiétude, avant que Velana n’interrompît mon geste par une requête étrange.
Elle désirait devenir l’ambassadrice de la C.S.I sur Alderaan et me soumettait sa candidature. Si un ambassadeur désigné devait être accrédité par les autorités de l’État où il siègerait, ce n’était pas à moi d’accepter quelconque candidature. Refuser une accréditation était un acte grave dont je voulais qu’il soit possible, même si l’hypothèse d’un refus était hautement improbable. Je relevais ma tête du document que je signais avant de répondre et posai mon regard bienveillant sur celle qui deviendrait donc très probablement la première ambassadrice confédérée sur le sol alderaanien. Je ne voyais aucune raison de ne pas avoir des mots agréables en la circonstance, même si la requête me paraissait totalement dépourvue de sens.
- « J’en serai honoré, Madame. Je ne vois, à titre personnel, nulle autre personne que vous pour mener à bien cette mission. Et puisque vous deviendrez sans doute l’ambassadrice de la C.S.I auprès du Royaume d’Alderaan, je ferai en sorte que les services de Monsieur Cruco Multo, Édile aux affaires étrangères, prenne contact avec vous afin que ce dernier vous assiste dans la recherche d’une ambassade sur le territoire du Royaume. Je me levai pour signifier la fin de l’entretien. Ce fut un honneur, Madame. Je pense que nous serons rapidement amenés à nous revoir, lors de votre accréditation. »
Je n’estimais pas opportun d’aborder une nouvelle fois les tensions avec la République Fédérale et le rôle que la C.S.I voulait donner à Alderaan. Il ne fallait pas paraître trop « impatient » d’entrer en scène, d’autant que je n’étais pas absolument convaincu qu’il s’agissait de la meilleure chose à faire. Il était difficile de prévoir toutes les implications d’un tel mouvement sans avoir discuté avec les autorités de Coruscant, et c’était précisément l’objet de mon premier déplacement à l’extérieur des frontières du Royaume d’Alderaan depuis que j’y avais élu domicile.
