Bureau du Vice-Roi
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Post n°12
Auteur : IroeyMalgré la longueur de son discours, le vice-roi d'Alderaan reste calme, écoutant son long monologue en faisait que très peu de commentaires lors de celui-ci. Il se montra très neutre concernant la crise d'Ondéron, ne prenant aucun parti en particulier, la laissant finir ce qu'elle avait à raconter. Malheureusement, elle avait oublié de parler de détails importants à cause de la perte de son sang-froid. La situation des crises a mis ses nerfs à vif et il lui fallait se calmer.
Sebastian prit alors la parole, celui-ci faisant part du fait du manque de confiance entre la République fédérale et la confédération des systèmes indépendants. Son raisonnement fut un peu éloigné de la réalité due à son erreur sur les détails oubliés, mais elle préféra entendre l'intégralité du monologue du bel homme. Celui-ci fit preuve d'honnêteté en lui donnant un commentaire à titre amical comme quoi il avait été une erreur de menacer d'entrer en guerre pour cette situation. Son dialogue continua vers l'importance de la justice dans cette affaire, vint ensuite une proposition de faire un tribunal mixte. Velana resta silencieuse un moment, mais répondit en toute franchise au leader d'Alderaan.
-J'ai commis une erreur en oubliant de vous donner certains détails cruciaux concernant la situation de crise qui explique pourquoi nous ne faisons pas assez confiance à la république pour faire un tribunal mixte... Cette générale a assassiné un haut dignitaire séparatiste avec l'aide de notre officier qui aurait pu avoir été manipulé mentalement par la force par celle-ci... Cette personne s’appelait Tarun Blaum, l’administrateur du port d'Utapau ainsi que ses gardes... Nos autopsies ont révélé la présence de blessure typique au sabre laser utiliser par la garde républicaine... Cette générale était le chef de cette faction militaire et aux dernières nouvelles, celle-ci s'est vu retirer ces fonctions... Je vous laisse voir cette déclaration publique qui avait été faite après que cette tragédie se soit passée sur Utapau...
Vela prit son datapad et fouilla un moment pour trouver un enregistrement de la conférence tenue par monsieur X'nal Tazrick, celle-ci tendant ensuite l'appareil vers son homologue pour qu'il puisse regarder le vidéo.
http://star-wars-rpg.soforums.com/t6925-Une-conf-rence-de-la-plus-haute-importance.htm
L'ambassadrice attendit un moment que le jeune homme regarde l'intégralité de la conférence, celle-ci prenant à nouveau la parole.
-Si un procès mixte est encore possible, il faudrait avant toute chose que la confiance soit rétablie entre nos deux nations... Sinon, tout effort serra en vain... Mais peut-être que cette position permettra de convaincre la république de notre volonté à vouloir mettre fin à cette guerre froide. Dans ces cas, il faudrait proposer que ce procès soit effectué sur un monde neutre qui ne prend aucun parti ou les membres mixtes de cette assemblée pourront travailler ensemble pour juger des preuves et de l'accusé... Je pourrai laisser un message au consulat concernant cette idée... Si jamais les négociations échouent, nous aurions cette idée pour empêcher un désastre...
La pantoran se tut un moment et réfléchi, regardant son partenaire de discutions avant de terminer et de dire :
-Au début il n'était pas question de menacer la république de nous lancer en guerre... Nous avions des exigences envers elle concernant la générale de la garde républicaine. Tout à dégringoler suite à cette déclaration publique... J'espère que les informations que je vous ai apportées vous ont été utiles.
Dit-elle en fermant les yeux, ne sachant comment monsieur Melvar allait réagir à tout cela. -
Post n°13
Auteur : Sebastian MelvarIl semblait que mon travail de médiation avait déjà commencé. L’ambassadrice était très soucieuse de me montrer que la Confédération était dans le vrai en portant des accusations contre la République et elle semblait même s’être préparée à ce sujet de conversation, contrairement à moi. Je ne pouvais pas laisser Velana sans réponse, mais j’étais dans l’incapacité de trancher ce litige très vieux et particulièrement noué.
Je regardais de bon cœur cet enregistrement que me présenta, une conférence de presse donnée par une officielle confédérée. Velana ne semblait pas saisir le problème : toute preuve présentée par une voix de la Confédération serait systématiquement sujette à caution de la part de la République, car le souci n’était pas la preuve elle-même mais la crédibilité apportée à l’autorité qui l’apportait. Je n’avais néanmoins, en tant que Vice-Roi, aucun préjugé de cette nature et tint pour vrai tout ce qui m’était présenté, du moins dans le cadre de cette entrevue. La notable confédérée avait présenté à la presse l’enregistrement d’un droïde mourant, pour peu qu’on considère qu’un droïde puisse vivre, ce même enregistrement dont Velana avait fait mention plus tôt. On y voyait la bataille entre, d’un côté, les silouhettes désignées par les systèmes du droïde comme les menaces Yvanol et Tericarax, et de l’autre les magnagardes supposés protéger un Tarun Blaum inanimé mais sans doute vivant car le programme du droïde aurait été capable de capter l’absence de signe de vie, et n’aurait plus désigné Tarun Blaum comme une cible à « protéger ». La bataille était épique, mais le meurtre lui-même de Tarun Blaum n’était pas enregistré. La responsabilité d’Yvanol était déduite par la notable confédérée de la présence d’une blessure au sabre laser, ce qui ne constituait pas a priori une preuve indiscutable. N’importe qui pouvait en effet manipuler un sabre laser le temps d’en enfoncer simplement la lame dans un corps inanimé. En somme, cet enregistrement jouait sur le sensationnel, et cela avait visiblement fonctionné, mais ne constituait pas, à l’issue de l’analyse extrêmement sommaire à laquelle j’étais en mesure de me livrer dans le cadre de cet entretien, une preuve indiscutable, et ce même en faisant abstraction des relations exécrables entre la Confédération et la République.
« Le caractère éminemment complexe de cette affaire n’est plus à prouver, je serais bien incapable, ici et maintenant, d’exprimer un point de vue véritablement pertinent. C’est un travail d’enquête qu’il faut mener, pour peu que cela soit encore l’objectif de la République et de la Confédération. Je marquais une pause, le temps de rendre à Velana son datapad. L’entretien était en train de dévier vers une affaire que je ne pouvais pas régler, et cela ne me plaisait que modérément. L’instant devait être jovial, la Confédération et Alderaan avaient décidé de se rapprocher et j’avais obtenu, au moins sur le principe, la protection de la neutralité alderaanienne en cas de conflit avec la République. Il fallait conclure et recentrer l’échange.
Si vous tenez toujours à ce qu’Alderaan joue un rôle de médiation, nous sommes disposés à héberger cet éventuel tribunal mixte. Je suis persuadé que des magistrats alderaaniens pourront en faire partie, et ainsi contribuer à ce que les enjeux politiques de cette affaire judiciaire soient le plus possible écartés. Toutefois, dans l’hypothèse où les parties accepteraient l’idée d’un tribunal spécial, il faut qu’elles acceptent en même temps l’idée que le jugement ne tranche pas nécessairement en leur faveur. Cette affaire commence à être ancienne, et si un tribunal ne dispose pas d’éléments suffisamment probant pour établir la vérité, il ne peut pas prononcer de condamnation. Si vous décidez d’avoir recours à la justice alderaanienne, et en l’absence de règles préalablement déterminées entre la République et la Confédération, il faudra se plier aux principes du droit alderaanien, notamment celui de la présomption d’innocence. Faire peser sur Alderaan la lourde tâche de trancher ce litige n’était peut-être pas une bonne idée, mais j’y posais de nombreuses conditions. La plus importante était l’application d’un droit déterminé par la République et la Confédération ou, à défaut, l’application du droit alderaanien. La crise actuelle prenait sa source dans la commission d’une infraction, je pensais donc que l’usage du droit pourrait aider à la résoudre. Il était néanmoins peu probable que la République accepte une telle issue, pas davantage que la Confédération. S’en remettre ainsi à un tiers impartial n’était pas toujours simple, et encore moins lorsqu’il s’agit des deux plus grandes puissances de la Galaxie.
Il fallait maintenant s’extraire de cet océan de supposition et revenir à des considérations plus concrètes, en même temps que l’entretien touchait à son terme. L’accord passé devait être formalisé dans un traité dont la rédaction prendrait quelques jours, il me semblait inutile de retenir l’ambassadrice plus longtemps, à moins qu’elle désire aborder un autre point.
Le Royaume d’Alderaan se tient donc à la disposition de la Confédération et de la République si d’aventure vous décidez d’avoir recours à nos services.
Je me réjouis, en tout état de cause, de l’accord que nous avons su trouver ensemble s’agissant de l’établissement de relations diplomatiques permanentes et de la garantie de la neutralité alderaanienne. La perspective d’un conflit à l’échelle galactique est inquiétante et je suis heureux que la Confédération ait accepté de nous en épargner les funestes conséquences. Elle se montre ainsi, à travers vous, sous un jour très favorable.
Je reviendrai vers vous dans les jours prochains avec un projet de traité que nous pourrons signer ensemble. J’espère que vous saurez apprécier, dans cet intervalle, les nombreuses distractions qu’offre la capitale du Royaume. » -
Post n°14
Auteur : Sebastian MelvarJ’arrivais dans mon bureau tout droit depuis la salle de réunion dans laquelle la commission constitutionnelle siégeait, laissant ainsi les experts échanger leurs arbitrages en mon absence. Il fallait en effet traiter en priorité la rédaction du traité qui devait être envoyé à Velana Ish’Korray en prévision d’une signature future. Alors que je pensais retrouver Ulrick, c’est Viktoria Syvanell qui avait été chargée de me communiquer le projet issu des travaux de son département du cabinet.
Elle se leva à mon arrivée, avec un air mi-sévère, et me tendit professionnellement une pochette de cuir dans laquelle se trouvait le précieux document. Malgré la modernité des sociétés du Noyau galactique, je valorisais encore ce vieux support pour les documents de travail. Le recyclage intégral en avait significativement limité l’emprunte écologique, le Palais pouvait ainsi continuer d’utiliser ce précieux matériau qu’avaient remplacé les froids datapads.
- « Voici le projet de traité, Monsieur le Vice-Roi.Spoiler : Projet de traité CSI / Alderaan
- Merci, vous avez été plutôt rapide.
- La plupart des dispositions concernent l’établissement des ambassades, ce n’est pas la première que nous ouvrons.
- C’est vrai, et sans doute pas l’aspect le plus délicat de cet accord. Je m’attardais sur la partie relative à la neutralité alderaanienne. Au stade des promesses et la conversation joviale avec l’ambassadrice Ish’Korray, tout me semblait pour le mieux. Mais maintenant qu’il était question de sceller l’accord dans le marbre, je ne pouvais m’empêcher de sentir le doute m’envahir. Mon silence inquiéta Viktoria, la jeune femme ne m’avait pas pratiqué aussi longtemps qu’Ulrick.
- Un problème Monsieur ?
- Je me demande à quel point cet accord risque de me poser problème dans mes discussions avec la République. Je marquais une pause pensive. J’avais toujours pris gare à ne pas promettre la pure et simple réintégration au sein de la République, mais tout le monde avait compris que c’était mon projet pour Alderaan. Je m’étais interdit de douter afin de garantir ma victoire électorale, mais le doute n’est pas démon que l’on peut sceller bien longtemps. J’avais en face de moi une conseillère diplomatique, alors autant demander conseil. Est-ce que la République est l’avenir d’Alderaan ? Viktoria était interdite, la pauvre. Ulrick ne l’avait pas préparé à des entretiens de cette nature avec moi, elle pensait probablement simplement déposer le projet de traité et quitter mon bureau.
- Alderaan a l’avenir que vous lui donnerez, Monsieur le Vice-Roi, c’est pour ça que vous avez été élu.
- Je demande votre avis d’experte, Madame Syvanell, pas votre avis de politicienne. Je menais l’entretien d’embauche qu’Ulrick m’avait épargné en choisissant seule cette collaboratrice. Dans la mesure où Viktoria Syvanell serait amené à parler en mon nom, et elle l’avait sans doute déjà à plusieurs reprises, c’était l’occasion de m’assurer que j’étais correctement représenté dans les rapports les plus complexes : ceux qui se déroulaient loin des regards extérieurs. Les arrangements de couloirs étaient nombreux et souvent particulièrement stratégiques, tant de crises se résolvaient au détour d’une conversation informelle, loin des grands sommets qui n’existaient en définitive que pour entériner des accords passés dans l’ombre. Puisque cette femme était ma voix officieuse, je devais m’assurer non pas tant de sa compétence, mais de sa communauté de vue avec moi et plus encore de sa capacité à mettre sa divergence au service de mes ambitions.
Viktoria prit quelques secondes avant de répondre, les secondes nécessaires pour estimer opportun d’exprimer une opinion qu’elle avait déjà depuis longtemps.
- Le plus important à court terme est de protéger Alderaan des effets de la guerre qui menace d’éclater. Je ne pense pas que le danger puisse venir de la République Fédérale, faire garantir notre neutralité par la Confédération était donc probablement la meilleure chose à faire. Elle est plus puissante, et c’est d’elle que nous avions tout à craindre.
- Je ne peux pas m’empêcher de penser que j’ai laissé entrer le loup dans la bergerie… Comment le collaborateur devait-il réagir aux incertitudes de son employeur ? Encore une épreuve, bien involontaire de ma part. La jeune femme n’eut pas à réfléchir bien longtemps.
- Il n’est pas encore à l’intérieur, disons plutôt que faites garder la bergerie par le loup. C’est un mouvement risqué, mais cela permet au moins d’éloigner les autres. Je voyais pourquoi Ulrick avait recruté cette jeune femme. Il lui avait suffit de quelques secondes pour se faire à mes exigences particulières.
- Et s’agissant de la République, vous pensez que j’ai rendu nos échanges futurs plus compliqués ?
- Je vous mentirai en vous disant le contraire. La République risque de ne pas comprendre pourquoi nous nous sommes ainsi rapprochés de la Confédération. Mais après quelques explications, elle devrait entendre sans trop de difficulté notre besoin de protection.
- C’est le moment où la République se proposera de garantir cette protection elle-même que je redoute un peu. Les prouesses de l’armée républicaine commencent à être tristement célèbres, au point de se demander s’il y a un réel leadership politique.Tous les hommes politiques seraient-ils ainsi condamnés à trahir leurs promesses électorales ? J’aimerais me donner le temps de voir à quel point la République est malade avant d’engager des discussions sérieuses sur la place que devrait y avoir le Royaume, j’aimerais déterminer dans quelle mesure la voix d’Alderaan y serait entendue.
- Ce traité nous fait gagner du temps, Monsieur le Vice-Roi. Vous avez été clair, je crois, quant aux intentions alderaaniennes lors de votre rencontre avec son Excellence Madame Ish’Korray. La Confédération sait que nous désirons nous rapprocher de la République, vous ne trahirez personne. Viktoria sentait que j’avais besoin d’être conforté, mais je ne pouvais pas dire si elle approuvait mes orientations diplomatiques. Vous protégez le Royaume d’Alderaan, cette mission surpasse de loin n’importe quelle promesse électorale. Je reconnaissais là le réalisme politique d’Ulrick, voire le cynisme pour ceux qui se pensaient habité de grands principes. C’était une qualité que j’estimais précieuse, à plus forte raison chez les collaborateurs de l’ombre dont j’attendais la plus grande efficacité.
- Sans doute… Il faudrait, lors de ma rencontre avec les autorités républicaines, obtenir de la République une garantie similaire de la neutralité alderaanienne. Je mettrai ainsi les deux grands à équidistance, une manière de montrer qu’Alderaan ne prends pas partie. Je fermai à cet instant la pochette de cuir dans laquelle se trouvait le projet de traité, marquant la fin de l’entretien. La neutralité est, pour le moment, la qualité dont Alderaan a le plus besoin. Si nous parvenons à jouer avec succès le rôle de médiation que la CSI pourrait nous donner, Alderaan récupèrera une voix à l’échelle galactique. C’était là ma promesse la plus importante en matière de politique étrangère.
Vous pouvez envoyer ce projet à Madame Ish’Korray, arrangez un entretien pour procéder à la signature officielle.
Merci de votre disponibilité, Madame Syvanell, Ulrick s’est bien entouré. »
Je confirmais ainsi, plusieurs mois après sa nomination, la place de Viktoria Syvanell au sein de mon cabinet. L’entretien avait été rapide et efficace, je prenais ainsi le temps de me détendre dans ce vaste bureau avant de me diriger vers l’une des terrasses du Palais. Elle offrait une vue particulièrement apaisante des massifs montagneux alderaaniens. Ils avaient traversé l’histoire, imperturbables, et nous rappelaient ainsi le caractère parfois futile de nos inquiétudes. République, Confédération, guerre ou paix… Je me dis qu’Alderaan serait toujours là. J’appréciais ce silence avant de retourner auprès de la commission constitutionnelle pour assister aux arbitrages à venir. -
Post n°15
Auteur : Sebastian MelvarNous étions trois, installés dans le salon de réception de mon bureau dont je me servais bien plus que le bureau lui-même. J’y avais pris mes habitudes et m’installais toujours à la même place, si bien que le personnel désignait ce fauteuil comme « le petit trône ». Le monde politique était baigné dans le sarcasme permanent, il était bien rare de trouver parmi ses collaborateurs des alliés sincèrement fidèles… C’est pourquoi nous n’étions que trois, c’est pourquoi je chérissais autant la relation que nous avions avec Ulrick. Je savais l’homme particulièrement sincère et pouvais ainsi me concentrer sur nos rapports professionnels et lui déléguer les rapports professionnels avec tous les autres membres du cabinet que je côtoyais finalement assez peu. Les plus sagaces des membres du cabinet désignaient Ulrick comme « le Vice-Vice-Roi » et les plus jaloux comme « le vice du Vice-Roi » ; le plus triste est que toutes ces personnes imaginaient que je ne savais rien de tout cela.
La réunion du jour était consacrée à la préparation de ma visite sur Coruscant. Les rencontres diplomatiques majeures se bousculaient en un temps particulièrement court. D’abord la Confédération avait souhaité un rapprochement, puis la Chancelière renouvela son invitation sur Coruscant. Je m’habituais ainsi à peine à l’idée d’être en bons termes avec la CSI que la République se rappelait à moi, le hasard sans doute. Je ne devais pas me présenter sur Coruscant sans avoir pensé aux thèmes que je voulais aborder. Ma visite n’était pas simplement courtoise, elle répondait à un agenda précis dans la mesure où il s’agissait maintenant de réaliser un pan entier de mon programme électoral. Viktoria commença par me tendre la désormais classique reproduction papier du message de la Chancelière.
- « Bien, il semble que le moment soit venu de me rendre sur Coruscant. Il s’agit de ne pas manquer cette opportunité, je vous écoute. Je posais le document qui ne méritait pas davantage d’attention sur une table en verre à côté de mon fauteuil. Viktoria et Ulrick échangèrent un regard, puis la jeune femme chargée des relations diplomatiques me répondit.
- Je vois trois séries de points à aborder avec la Chancelière, ce sont, par ordre de priorité, les questions relatives aux crises récentes pour lesquelles la République pourrait nous aider : Kessel et la crise électorale. De la manière dont la République répondra peut dépendre tout le reste.
C’est Ulrick qui réagit à l’entrée en matière de Viktoria, il tenait à montrer qu’il avait réfléchi à ces question même s’il ne s’agissait pas spécifiquement de son domaine d’expertise.
- Je suis optimiste pour Kessel, un peu moins pour la crise électorale. La République y ajoué un rôle positif dans le premier cas, alors que nous sommes susceptibles de porter des accusations dans le second. Ce n’est pas nécessairement la meilleure manière d’aborder ce nouveau chapitre des relations entre la République et Alderaan.
- J’entends cela, mais j’ai promis durant la campagne que la République répondrait de ses éventuelles responsabilités.
- En insistant quand même, rappelez-vous, sur le fait que la résolution de la crise se ferait avant tout en interne. Je me souviens bien de nos divers échanges à ce sujet : la République n’est tenue à rien vis-à-vis de nous, nous avons donc décidé de circonscrire cette promesse à l’évocation du problème pour amadouer les sceptiques sans prendre d’engagement farfelu. Ulrick, en bon directeur de cabinet, était le gardien de la cohérence de mes paroles, surtout dans le cadre de leur expression publique.
- Oui… Je commencerai donc pas Kessel. Nous avons besoin de savoir si la République dispose d’informations utiles à nos magistrats, autres que le rapport militaire de l’envahisseur. Ensuite Madame Syvanell ?
- Ensuite, Messieurs – Viktoria avait bien compris qu’elle s’adressait en réalité à deux personnes – , et toujours selon la réponse apportée par la République, nous pourrions envisager la conclusion d’un accord. Monsieur le Vice-Roi et moi-même avons parlé il y a quelques minutes, le rapprochement imprévu avec la CSI réclame que nous équilibrions nos relations extérieures. Pour l’instant, nous sommes plus engagés envers la CSI qu’envers la République. Comme on ne peut pas s’éloigner de la CSI, il faut nous rapprocher de la République pour replacer Alderaan dans une situation de neutralité.
En gardien du programme qui m’avait permis la victoire, Ulrick tenait à rappeler les orientation de politique étrangère exprimées durant la campagne électorale et desquelles il ne fallait pas excessivement dévier.
- Je vous rappelle quand même que nous avons envisagé la réintégration future d’Alderaan, enfin c’est ainsi que nous avons été compris durant la campagne électorale.
Viktoria répondit sans détour, me laissant penser que les deux membres du Cabinet en avaient déjà discuté entre eux car faire partie d’un même Cabinet n’interdisait pas les divergences de vue.
- Je m’en souviens, mais Monsieur Melvar m’a confié ses doutes. Ulrick afficha une mine perplexe à cet instant, comme s’il n’appréciait pas que Viktoria Syvanell et moi-même ayons pu avoir des rapports en dehors de sa présence, et surtout des rapports au cours desquels j’aurais pu exprimer mes "doutes". Avant d’envisager un rapprochement plus approfondi avec la République, il va falloir se familiariser avec ce qu’elle est, et non seulement avec le souvenir ou l’idéal que nous pouvons en avoir.
- Et quoi de mieux que cette guerre larvée pour légitimer ce moratoire ? Qui ne comprendrait pas qu’Alderaan désire rester neutre pour le moment ? Nous sommes une nation pacifique, et dans une certaine mesure pacifiste.
Cela permettra d’ailleurs d’expliquer à la Chancelière la teneur de l’accord que nous avons conclu avec la CSI : il ne s’agit pas d’une alliance, mais d’une garantie de la neutralité alderaanienne dans le cas où un conflit armé avec la République éclate. Quand je parlais d’équilibrage de notre position, je voulais dire que nous pourrions proposer à la République de garantir également notre neutralité.
- Et lorsqu’il sera temps d’envisager une réintégration ?
- C’est une neutralité circonstancielle que j’ai négociée, pas une neutralité absolue. J’envisage aucune intégration tant que les tensions actuelles demeurent, et c’est bien ainsi que je l’ai promis aux citoyens alderaaniens. Obtenir des deux grands la garantie de la neutralité alderaanienne dans le cas où ils viendraient à s’affronter ouvertement est la meilleure chose à faire pour notre protection, c’est la meilleure décision à court terme. Je continuais à essayer de m’en convaincre, mais comme toute décision lourde de conséquences, il n’était pas simple de rester absolument sûr qu’il s’agissait de la bonne. J’adoptais toujours dans ces situation, et de façon assez paradoxale, un ton très déterminé afin d’éviter que mes doutes ne remarquent. C’était utile dans le cadre des débats publics, un peu moins lorsque j’étais entouré de conseillers supposés m’aider à y voir plus clair dans les situations complexes. J’avais probablement involontairement fermé le débat puisque Viktoria Syvanell changea de sujet.
- Monsieur Melvar, vous avez évoqué un rôle de médiation que pourrait tenir Alderaan sans m’en dire davantage.
- Excellente transition. Madame Ish’Korray m’a confié son pessimisme quant à l’issue des négociations entre la République et la CSI, elle pessimiste au point de demander à Alderaan une forme d’appel à la paix.
- Pardon ? Ulrick avait le don des réponses très courtes mais néanmoins très lourdes de sens. S’il pouvait être diplomate en certaines occasions, il avait abandonné depuis longtemps tout formalisme en ma présence.
- Oui, j’ai été surpris également. Mais si la CSI elle-même voit encore Alderaan avec ces yeux là, nous avons un capital de notoriété à jouer pour permettre au Royaume d’Alderaan de briller à nouveau. Nous avons l’opportunité d’avoir un rôle dans une pièce qui se joue à l’échelle galactique, nous avons l’opportunité d’inscrire à nouveau Alderaan dans les livres d’histoire. Je ne sais pas vous, mais je suis impatient qu’on se souvienne d’Alderaan autrement que par son départ de la République ou la création de l’OPNA…
- Si la République accepte également de nous donner ce rôle, il n’est pas envisageable d’arriver à la table des négociations au seul appel de la CSI. Nous passerions pour son outil, et non pour un véritable médiateur.
- Exactement, c’est pourquoi je dois trouver le moyen d’évoquer ces questions avec la Chancelière.
- Il ne restera plus beaucoup de temps pour évoquer la potentielle réintégration d’Alderaan.
- Je ne suis pas convaincu qu’il faille en parler dès cette première rencontre car une fois ce ballon lancé, on ne pourra plus le contrôler. Si nous obtenons déjà la garantie de notre neutralité, je ne me serai pas déplacé pour rien.
- Et en parlant de déplacement, Monsieur Melvar, je me suis permis de contacter Son Excellence, Madame Ish’Korray. Elle a bien reçu le projet de traité, et peut se rendre au Palais Royal dans la fin de journée pour en parler de vive voix. Dois-je lui dire que vous êtes disponible ? »
Je regardais Ulrick pour obtenir de lui la confirmation tacite que nous avions abordé les points utiles. D’un rapide regard, je sus que mon emploi du temps était libre et que j’obtiendrais dans la soirée une note rappelant les points abordés durant cette réunion. Ulrick demeurait mon plus proche collaborateur, et s’il pouvait s’inquiéter parfois de me voir témoigner de la confiance à d’autres, cet échange conclusif sans aucun mot ne pouvait que confirmer sa place particulière.
Les deux membres du Cabinet quittèrent mon bureau, me laissant seul. Je décidai de rédiger une communication à Cruco Multo pour le tenir informé et, afin de respecter au mieux ses fonctions, de lui demander ses éventuelles observations. L’autre communication serait à destination de la Chancellerie pour confirmer ma visite prochaine sur Coruscant. -
Post n°16
Auteur : IroeyLa rencontre avec le Vice-Roi d'Alderaan avait été très surprenante. Après avoir eu cet entretien, les subordonnés de celui-ci la guidèrent elle et son associé vers une suite située dans un autre secteur de l'aile des cimes, sans doute le lieu où les ambassadeurs sont logés lors de leurs escapades sur ce monde du noyau. Encore là, la surprise fut totale pour la pantoran, la suite était d'un luxe incroyable, le mobilier les moulures des portes et plus encore laissant la demoiselle muette. Les gens de cette planète ont vraiment un savoir-faire en artisanat très poussé!
Se tournant vers Liara, Velana vu dire quelque chose, mais rien ne sortit de sa bouche, ses yeux étend simplement émerveillé par se qui l'entoure. Cela eu pour effet de faire sourire sa secrétaire qui regarda l’ambassadrice se laisser tomber de dos sur le lit, la femme bleue regardant le plafond le regard perdu dans tant de luxe. Maintenant qu'ils avaient eu les premières discutions avec le monsieur Melvar, il était temps pour eux de travailler avec un projet de traité. En gros, les choses avancent très bien, quoique Vela remisent les pieds sur terre, redressant son dos avant de demander à son assistante les notes qu'elle a prises lors des discussions.
Les yeux dorés de la pantoran parcoururent les nombreux échanges, celle-ci se sentant vraiment mal alaise quand elle lut le moment où elle s'est emportée. Du moins il semble que Sebastian n'en est pas fait un grand cas, mais tout de même... L'ambassadrice ferma les yeux un moment et annonça avec un sourire que d'ici un retour de message de la part du gouvernement local, elles auront la possibilité de visiter les alentours du palais et donc d'aller voir la fameuse boutique de soufflage de verre près de la résidence royale.
Quelques jours plus tard, alors que la jeune femme se préparait un matin, elle reçut un document de la tête du gouvernement , celle-ci regardant le datapad qui lui avait été fourni. Étend très sérieuse en se matin, ce document était là une copie conforme du traité qui devras être lu avec le Vice-roi puis signer entre l’ambassadrice de la C.S.I et le royaume d'Alderaan. Celui-ci avait en effet effectué un bon travail en bonne et du forme, la diplomate séparatiste confirmant qu'elle peut rencontrer monsieur Melvar dans les délais les plus courts. On lui notifia que Sebastian est particulièrement chargé donc que cette rencontre ne pourra qu'avoir lieu en fin de journée.
Cela permis aux deux femmes bleues de passer une bonne partit de la journée à faire du tourisme, achetant même quelques souvenirs en retournant chez l'artisan souffleur de verre, Velana ayant acquis un décanteur à vin fait de cristal miné dans des excavations avoisinant la cité d'Aldera.
Une fois de retour ce cette escapade, la jeune femme mit des vêtements plus adaptés à la rencontre à venir, une robe traditionnelle de Pantora couverte d'un châle. Quelques préparations se firent, maquillage, autre préparation pour qu'elle et son accompagnatrice puissent être à nouveau présentable en face du monarque. Vers la fin comme annoncer, mademoiselle Ish'Korray se présenta au bureau de Sebastian Melvar, s’annonçant aux gardes royaux gardant l'accès vers la pièce. La porte du bureau s'ouvrit lentement, le moment de discuter en détail de cet important document étend enfin arrivé. -
Post n°17
Auteur : Sebastian MelvarSeul dans mon bureau, je mettais ce temps à profit pour vagabonder dans mon esprit entre les divers dossiers en cours. Je relisais machinalement le projet de traité, mais en résistant à l’envie d’en modifier le contenu car, une fois proposé à l’ambassadrice Ish’Korray, toute modification devait recevoir son approbation avant signature.
Le communicateur intégré à mon bureau s’alluma, l’assistante chargée des entrées et des sorties m’informa de la présence de Velana Ish’Korray et de sa propre assistance. Le moment était donc venu d’acceuillir une nouvelle fois le couple confédéré.
La rencontre avec l’ambassadrice de la Confédération serait rapide, mais il faudrait s’habituer à cette modalité. L’intérêt, en effet, d’établir des relations permanentes était de rendre les échanges moins formels et plus efficaces.
L’occasion n’en était pas moins très importante car il s’agissait de finaliser la conclusion d’un traité fondateur. Je n’aurais jamais imaginé que ma première signature au nom du Royaume d’Alderaan le lie à la C.S.I, mais les hasards et opportunités de la politique internationale avaient balayé mes prévisions. À cet instant, mes doutes s’étaient évanouis car je pensais surtout à mon déplacement vers Coruscant.
« Bonsoir Mesdames,
Je suis navré de vous recevoir si rapidement, mais la brièveté n’enlève rien à la solennité du moment. Installez-vous, je vous en prie. J’indiquais aux deux jeunes femmes les fauteuils désormais familiers et m’installai à leur suite en face d’elles. Un table basse nous séparait sur laquelle se trouvaient deux versions du traité, imprimé sur papier afin de pouvoir y apposer une signature tout ce qu’il y avait de plus traditionnel.
Il me semble que vous avez bien reçu un exemplaire du projet de traité. Je suis naturellement ouvert à toute proposition de modification, mais si le contenu vous convient, nous pouvons d’ores et déjà procéder à la signature. »TRAITÉ
PORTANT
ÉTABLISSEMENT DE RELATIONS PERMANENTES ENTRE LA CONFÉDÉRATION DES SYSTÈMES INDÉPENDANTS ET LE ROYAUME D’ALDERAAN
ET
GARANTIE DE LA NEUTRALITÉ ALDERAANIENNE
Les Parties au présent traité ;
Respectivement représentées par son Excellence Velana Ish’Korray, ambassadrice plénipotentiaire de la Confédération des Systèmes indépendants – ci-après dénommée C.S.I – et son Excellence Sebastian Melvar, Vice-Roi d’Alderaan ;
Ont convenu ce qui suit :CHAPITRE I
Représentation permanente
Article 1 - La C.S.I et le Royaume d’Alderaan assureront leur représentation permanente auprès de l’autre Partie au présent traité par la désignation d’un ambassadeur. L’État qui envoie l’ambassadeur est ci-après désigné comme « État représenté » et celui qui reçoit l’ambassadeur est ci-après désigné comme « État hôte ».
Article 2 - Lorsque des actes sont requis de l’État hôte ou de l’État représenté dans le cadre du présent chapitre, ces actes relèvent des autorités que les législations internes de chaque Partie désignent comme compétentes. Ces autorités sont, par défaut, les chefs d’État, de gouvernement ou ministres chargés des relations extérieures.
Section 1 – Désignation et statut des ambassadeurs
Article 3 - L’ambassadeur est le représentant de droit commun de chaque Partie auprès de l’autre. Il est librement désigné par les autorités de l’État qu’il représente, mais il ne pourra exercer ses missions de représentation au sein de l’État hôte qu’après avoir été accrédité par ce dernier. Le refus d’accréditation doit être exprès et motivé.
Article 4 - Un État Partie peut signifier à l’autre son intention de révoquer une accréditation précédemment accordée, notamment dans le cas où des actes ou agissements imputables à l’ambassadeur s’avèrent, du point de vue de l’État hôte, incompatibles avec l’exercice de ses missions de représentation. L’intention de révoquer une accréditation doit être motivée.
Article 5 - L’État hôte accorde l’immunité diplomatique à l’ambassadeur de l’État représenté.
Article 6 - En vertu de son immunité diplomatique, l’ambassadeur de l’État représenté ne peut faire l’objet d’aucune action judiciaire ; il ne peut être requis de témoigner devant aucune autorité de l’État hôte ni faire l’objet d’aucune mesure privative de liberté.
Article 7 - L’immunité diplomatique couvre les activités que l’ambassadeur exerce dans le cadre de ses fonctions de représentation.
Article 8 - L’immunité diplomatique ne peut être levée que sur demande de l’État hôte et avec l’autorisation de l’État représenté. Les Parties conviennent ensemble, et au cas par cas, de la mesure dans laquelle l’immunité diplomatique est levée.
Article 9 - Un ambassadeur dont l’accréditation a été révoquée ne cesse pas d’être ambassadeur, mais il ne bénéficie plus de l’immunité diplomatique à l’extérieur de l’enceinte de l’ambassade mentionnée en section 2.
Section 2 – Établissement et statut des ambassades
Article 10 - L’ambassade est le lieu, incluant le bâtiment principal, les bâtiments annexes et dépendances, affecté aux services diplomatiques et administratifs de l’ambassadeur désigné en vertu de l’article 3.
Article 11 - L’État hôte doit faciliter l’acquisition ou la location par l’État représenté de son ambassade, il en garantit en outre la sécurité extérieure ainsi que la jouissance par l’État représenté.
Article 12 - Le choix des biens immeubles affectés à l’ambassade, ainsi que l’adjonction ultérieure de biens immeubles ou de dépendances supplémentaires, fait l’objet d’une décision commune entre l’État représenté et l’État hôte.
Article 13 - Les ambassades sont considérées pour toute la durée de leur affectation comme partie du territoire de l’État représenté. Les autorités de l’État hôte ne peuvent conduire leurs missions régaliennes dans l’enceinte de l’ambassade qu’avec l’autorisation de l’État représenté et dans les modalités conjointement déterminées.CHAPITRE II
Garantie de la neutralité alderaanienne
Article 14 - Par le présent traité, le Royaume d’Alderaan proclame sa neutralité dans l’éventualité d’un conflit armé entre la C.S.I et la République Fédérale.
Article 15 - La neutralité alderaanienne suppose qu’aucune ressource militaire ou économique du Royaume d’Alderaan ne sera utilisée au bénéfice de quelconque partie au conflit armé susceptible d’opposer la C.S.I et la République Fédérale. Dans l’éventualité d’un tel conflit, l’espace alderaanien sera fermé à tout trafic de vaisseaux militaires ou de vaisseaux civiles accomplissant une mission de nature militaire pour le compte des belligérants.
Article 16 - La neutralité alderaanienne ne s’oppose pas à ce que le Royaume d’Alderaan puisse accomplir des missions d’aide humanitaires à la seule destination des populations civiles et, en ce cas, après en avoir avisé les belligérants.
Article 17 - Par le présent traité, la C.S.I se porte garante de la neutralité alderaanienne dans le cas d’un conflit avec la République Fédérale. Elle ne pourra déployer de forces militaires dans l’espace alderaanien qu’à la demande exprès du Royaume d’Alderaan et dans l’unique but de permettre le respect des clauses du présent traité.Pour la Confédération des Systèmes Indépendants
Velana Ish'KorrayPour le Royaume d'Alderaan
Sebastian Melvar
La délégation Séparatiste n’avait formulé aucune remarque sur le contenu du projet de traité, c’est pourquoi je m’étais permis cette reproduction en double exemplaire. Je laissais toutefois à Madame Ish’Korray le soin de confirmer cette première impression, et d’éventuellement suggérer des amendements. -
Post n°18
Auteur : IroeyLa pantoran sourit au jeune homme en entrant dans le bureau, Liara faisant de même en baissant la tête, l’accueil du vice-roi se faisant tout aussi éloquent que lors de la première rencontre il y a quelques jours. On leur offrit des sièges, les mêmes que lors de leurs derniers passages, monsieur Melvar prenant son siège qui semble lui être attitré, à moins que cela ne soit que par pure habitude que celui-ci siège sur ce fauteuil? Quoi qu'il en soit, ce genre de détail n'est que très peu important. Les deux femmes bleues s'assirent à leurs tours, Velana écoutant de nouveau celui-ci parler, son assistante s'étant remise à pianoter sur son datapad pour noter ce qui sera dit lors de cette courte rencontre. Après quelques modalités, Sebastian leur présenta deux copies physiques en papier pour la signature du traité, une pour Alderaan et une autre pour la Confédération des Systèmes Indépendant. L'ambassadrice cachât sa surprise et relus cette copie officielle du document. Rares sont les personnes qui utilisent encore du papier pour y imprimer ce genre de document, ce qui montre le prestige que possède la paisible Alderaan.
Après plusieurs relectures du document tout en s'assurant de n'avoir rien sauté, elle offrit un sourire au représentant de la localité et dit :
-Tout semble en ordre. Je ne crois pas qu'il y est quoi que ce soit à ajouter à ce document. C'est pourquoi je vais y apposer ma signature et officialiser ce traité important entre l'alliance séparatiste et Alderaan.
Vela sortirent alors un stylo de sa veste, un crayon assez joli, sûrement dû au fait qu'il doit être peu utilisé dû à la rareté de la présence de document physique en circulation de nos jours. La pantoran apposa sa signature sur les deux papiers, tournant les feuilles vers Sebastian et lui permettre de signer à son tour.
-Avant que vous signiez... J’aurais une requête à vous formuler... J'aimerais porter ma candidature pour être l’ambassadrice de la C.S.I qui sera stationnée ici avec mon assistante. Ci cela vous convient bien entendu...
Dit-elle en baissant la tête respectueusement, ne sachant pas s'il allait accepter à cette demande. En ce qui concerne ses supérieurs confédérés, il n'y a aucun risque qu'on lui refuse une telle demande. Ayant réussi ouvrir des relations positives avec Alderaan est un fait à noter dans l'histoire pour les séparatistes. Se rapprocher après toutes ses années d'un monde important du noyau et avoir des relations amicales avec celui-ci en plus que ce monde en question n'est nul autre qu'Alderaan, l'un des membres fondateurs de l'ancienne république, un véritable monument de l'histoire de la galaxie.
La demoiselle releva ensuite sa tête, regardant sa signature sur les papiers en face du vice-roi. Allait-il sortir son crayon et officialiser le document ou bien a-t-il quelque chose à ajouter ? -
Post n°19
Auteur : Sebastian MelvarLa signature était un acte si simple et pourtant si lourd de conséquence. Par ce petit geste, le Royaume d’Alderaan se trouvait engagé envers la Confédération des Systèmes Indépendants, et c’est pourquoi les mots avaient dû être choisis avec une précaution toute particulière.
Nul doute que les commentateurs politiques alderaaniens trouveraient étranges que mon premier acte de politique étrangère soit un rapprochement avec la C.S.I, moi le pro-républicain qui avait été conduit à défendre cette position inattendue pendant le débat électoral. Un important travail d’explication serait probablement nécessaire. Il faudrait expliquer que la priorité était la protection d’Alderaan contre les effets d’un potentiel conflit et que cette protection nécessitait de retarder quelque peu mes plans initiaux. Je signais donc à mon tour sans remord, mais pas sans inquiétude, avant que Velana n’interrompît mon geste par une requête étrange.
Elle désirait devenir l’ambassadrice de la C.S.I sur Alderaan et me soumettait sa candidature. Si un ambassadeur désigné devait être accrédité par les autorités de l’État où il siègerait, ce n’était pas à moi d’accepter quelconque candidature. Refuser une accréditation était un acte grave dont je voulais qu’il soit possible, même si l’hypothèse d’un refus était hautement improbable. Je relevais ma tête du document que je signais avant de répondre et posai mon regard bienveillant sur celle qui deviendrait donc très probablement la première ambassadrice confédérée sur le sol alderaanien. Je ne voyais aucune raison de ne pas avoir des mots agréables en la circonstance, même si la requête me paraissait totalement dépourvue de sens.
- « J’en serai honoré, Madame. Je ne vois, à titre personnel, nulle autre personne que vous pour mener à bien cette mission. Et puisque vous deviendrez sans doute l’ambassadrice de la C.S.I auprès du Royaume d’Alderaan, je ferai en sorte que les services de Monsieur Cruco Multo, Édile aux affaires étrangères, prenne contact avec vous afin que ce dernier vous assiste dans la recherche d’une ambassade sur le territoire du Royaume. Je me levai pour signifier la fin de l’entretien. Ce fut un honneur, Madame. Je pense que nous serons rapidement amenés à nous revoir, lors de votre accréditation. »
Je n’estimais pas opportun d’aborder une nouvelle fois les tensions avec la République Fédérale et le rôle que la C.S.I voulait donner à Alderaan. Il ne fallait pas paraître trop « impatient » d’entrer en scène, d’autant que je n’étais pas absolument convaincu qu’il s’agissait de la meilleure chose à faire. Il était difficile de prévoir toutes les implications d’un tel mouvement sans avoir discuté avec les autorités de Coruscant, et c’était précisément l’objet de mon premier déplacement à l’extérieur des frontières du Royaume d’Alderaan depuis que j’y avais élu domicile.
