Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Le Nautonier Yashuvhi

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Orion Staven

    Les embrassades sont courtes, on ne peut plus courtes.
    Un engin des Ravageurs se tient devant les barrières en bois des Lagons. Sa teinte noire carbone fait frémir l'échine du Nautonier. La portière avant gauche s'ouvre. Le pilote desserre la ceinture de sécurité et descend de l'appareil. Il réajuse alors ses gants, épouste sa tenue civile et agrippe le bois des Légendaires Attols, en position d'attente. Orion tend une dernière fois la main vers sa mère, comme une offrande pour rester auprès des siens. Elle le gratifie d'un sourire forcé et en lui tapotant le dos de la main, la repousse vers la sortie du village. Le baptisé Staven souffle plusieurs fois, renifle afin de ravaler les larmes salées de la Mer des Songes et fait volte-face. Ses pas déterminés cessent devant le militaire arborant le blason de la Compagnie de Reconnaissance Avancée. Les Nautoniers ainsi que toutes les tribus qui vivent sur les côtes de la Mer des Songes, connaissent ces hommes. Coupables de petits massacres à peine camouflés, ils ont récemment été pris en embuscade par la Tribu de la Dent de Pierre, à la pointe Est du Grand Yashuvhar. Criblés de flèches, six Ravageurs sont morts. Orion sourit de cette mésaventure, même si personne n'apprécie la Dent de Pierre, ces barbares se sont détournés de leurs assauts répétitifs sur les autres tribus des Terres, pour se focaliser sur les conquérants. Les Chasseurs d'étoiles parlent même d'une alliance pour repousser les Démons du Keisari, mais à défaut, la Tribu des Sources se veut être une hideuse amante. Certains autochtones croient en effet que le Seigneur des Ravageurs est le Keisari d'une vieille légende, celle racontée par la voyageuse venue des étoiles, des milliers d'années avant cette ère.

    Orion reprend ses esprits, se rendant compte qu'il est face à la barrière de sortie du village.
    Ses yeux remontent jusqu'au regard inquisiteur du militaire.

    -Je m'appelle Spencer Velve, dit-il d'une voix parfaitement amicale, tu es Orion ?

    -Orion baptisé Orion Staven. Préfère souligner le Nautonier, de peur de passer pour un sauvage. Enchanté Spencer baptisé Velve.

    -De même. La politesse est appliquée une fois encore, par un sourire tirant sa source de l'amusement. Mais appelle moi Spencer. On va pas s'éterniser, tu es toujours sûr de vouloir partir ?

    Orion d'une moue à peine perceptible, réfléchit. Il est vrai que la proposition émane des Ravageurs, mais les anciens sont responsables de son exile. Tous se sont concertés et ont pris la résolution de l'envoyer auprès des conquérants, les Démons venus des étoiles. Au delà du fait qu'il soit un bon pêcheur, son célibat est vu comme néfaste, plus encore pour quelqu'un approchant la trentaine car il est dit qu'un membre des Nautoniers sans descendance, peut attirer le mauvais oeil. Cette idée saugrenue vient d'une légende -oui encore-, intimement liée à celle de sa tribu.

    Les Nautoniers sont les descendant des Passeurs- Nautoniers-, des êtres légendaires ayant pour seule fonction, de conduire les morts rejetés par le Grand Yashuvhar, vers les rivages des Laves Eternelles. Il est dit que le fleuve promet à ses enfants la préservation de leurs pouvoirs, seulement s'ils consentent à s'accoupler avant l'âge mûr. Si tel n'est pas le cas, la bienveillance du Yashuvhar sera muée en une malédiction et la Mer des Songes sera bondée d'âmes rejetées et égarées que même les Orions ne pourraient contenir. Une légende à faire sourire les êtres civilisés, mais les autochtones eux s'y attachent.

    -Oui. Répond simplement Orion.

    Le Nautonier monte à bord du Courrier V-35, dans la cabine principale tout juste à côté du pilote. En observant Spencer réaliser son office pour le redémarrage de l'engin de fer, Orion ne peut s'empêcher de croire que la technologie est bien trop compliquée pour le commun des mortels. Une pression sur un bouton, tirage de levier, vérification d'une jauge et contrôle de divers appareils... De quoi donner la nausée pour un Yashuvhi. Les bêtes sont tellement plus simples. Le véhicule s'élève à quelques centimètres au dessus du sol, sous un coussin invisible rappelant à s'y méprendre, une barque sur une mer calme. Orion jette un oeil par la fenêtre et lève une main timide vers ses semblables. Ses parents sourient et lui rendent un salue, tirant plutôt vers l'adieu. Le Yashuvhi ravale ses sanglots silencieux et se concentre sur la route devant lui, lorsque enfin, l'engin par d'une allure mesurée. Lorsque le ciel bleu, le sable chaud, la mer et le village disparaissent à l'horizon, Orion sent une étreinte effroyable sur son coeur. Cette nouvelle vie n'est ni plus ni moins qu'un abandon des siens, un rejet qui le peine mais qu'il comprend tout de même. Du moins le croit-il.

    ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣


    Au bout d'à peine une heure, le Courrier V-35 pénètre un chemin tracé par les Ravageurs, à travers la jungle dense de cette partie de la région. Le Littoral Ouest est désormais très loin et le Centre des terres ouvre ses bras au Nautonier, méditant déjà sur ses possibilités. Ils croisent un convoi militaire de soldats armés jusqu'aux dents. Mortiers, Lanceurs de roquettes, Blindés et plusieurs véhicules à chenille en lieu et place des répulseurs convoités par la technologie. Spencer Velve s'arrête au milieu de la caravane, descend la fenêtre et penche sa tête vers le pilote à l'autre bout.

    -Lieutenant, du mouvement dans le coin ? Questionne-t-il alors, les mains toujours agrippées aux commandes.

    -Pas dernièrement. Répond le fameux officier dans l'autre engin. Attention à vous, ils utilisent de l'huile pour enflammer la carlingue et nous cuir comme des oeufs en cocotte à l'intérieur.

    Après un hochement de tête d'approbation, le soldat Velve enchaîne.

    -La Dent de Pierre ?

    -Non, ils utilisent une monture entre le Keffi et le Kybuck, pelage brun, quatre pat...

    Orion se penche vers Spencer, les yeux terrifiés à l'idée d'interrompre cette conversation.

    -Se sont les Cavaliers du Nord. Explique-t-il d'une voix à peine audible.

    Le Lieutenant arque un sourcil à l'encontre du Nautonier.

    -Tu es de la Mer des Songes ? Sa voix autoritaire, devient soudainement amicale.

    -Oui Monsieur le Lieutenant, je m'appelle Orion, Orion baptisé Staven. Annonce le Yashuvhi en souriant. Les Cavaliers du Nord occupent les terres au-delà du grand Yashuvhar, ils ne viennent jamais par chez nous. On commerce avec eux tous les trois mois, surtout pour la graisse de baleine. Il avale sa salive et poursuit. Ils utilisent les bêtes que vous décrivez, se sont les seuls à en avoir parce qu'elles vivent sur les plaines bien plus au Nord.

    -Tsah ! Le Lieutenant grince des dents et fusille Spencer du regard. T'as plus qu'à le questionner là dessus, va falloir arrêter ça. Les indigènes qui se trimballent avec des bombes incendiaires et une plume dans l'oignon ça commence à me courir sur le haricot... Bon, attention sur la route.

    -Vous aussi Lieutenant. La fenêtre remontée, le militaire reprend sa route en soupirant. T'as d'autres trucs à dire sur ces Cavaliers du Nord ?

    -Ils croient que leurs urines amadouent leurs chevaux. Une moue désapprobatrice se dessine sur son visage. Ils ne sentent pas très bon. En croisant les yeux ronds de son pilote, Orion se souvient d'une chose. Les Cavaliers du Nord n'aiment pas la Tribu de la Dent de Pierre, comme nous.

    -Tout le monde déteste la Tribu de la Dent de Pierre, mais vos tribus sont assez intéressées à l'idée de s'allier pour cribler nos corps de flèches.

    -Pas nous. Le Nautonier observe la lisière de la jungle, défilant devant ses yeux. Ceux du Littoral ne sont pas comme ceux des terres. Nous on veut vivre, pas faire la guerre.

    -Comment vous faites pour éviter de vous faire attaquer ? La question est belle et bien intéressante. Les tribus du Littoral sont décrites comme totalement neutres et il semblerait que les même les Tribus les plus belliqueuses, se refusent à guerroyer contre eux. Vous ne semblez pas craindre les autres.

    -On est les descendants des Passeurs et le grand Yashuvhar est notre protecteur. Explique Orion, le front contre le verre de la vitre passager. Ils ne veulent pas finir noyés et puis nous apportons des choses qu'ils ne possèdent pas. Des grands poissons, des coquillages et des perles, c'est précieux.

    Les langues se délient au fur et à mesure de la route, Orion expliquera pourquoi les Nautoniers et les autres tribus de la Mer des Songes sont craintes. Pourquoi les perles lunaires sont aussi précieuses, tandis que Spencer Velve racontera comment il est arrivé sur Yashuvhu et pourquoi il croit que l'arrivée sur cette "baptisée Bélériand" est un renouveau pour tous. La route fut ainsi, plus supportable et bien moins froide.

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      Post n°2
      Auteur : Orion Staven

      A moins d'un kilomètre de la cité, le pilote Velve freine brusquement, se cramponnant sur les commandes de l'appareil comme s'il évitait un obstacle invisible. En effet pour Orion Staven, rien ne transparaît. La route serpente entre les arbres gigantesque de l'allée, pourtant le soldat agrippe son blaster et animé par un tracas flagrant, ouvre la porte de son engin mécanique pour descendre.

      -Reste à l'intérieur, lui conseille son ami du moment, je dois voir quelque chose

      Depuis sa place de passager, Orion voit clairement Spencer Velve avancer avec prudence devant le nez du courrier V-35. Il s'agenouille un instant pour toucher quelque chose du bout de son arme en acier. Il grommelle, se redresse brusquement et remonte dans l'appareil, sans relancer les moteurs.

      -Y'a une mine, c'est pas normal. Sa voix est percée d'étonnement.

      -Les mines sont sur le flanc des montagnes de l'Est Spencer baptisé Velve. Répond Orion amusé.

      -Non, non, une mine c'est un explosif au sol qui te saute à la tronche quand tu passes dessus avec tes pieds ou avec un véhicule. Il décroche le comlink du tableau de bord. Spencer Velve à bord du V-35 en provenance des tribus du Littoral, j'ai une mine sur le terrain, kilomètre deux et je ne peux la contourner.

      Les hauts parleurs de l'appareil se déclenchent et une voix s'élève dans l'habitacle.

      -Centrale à Velve, il n'y a aucune mine sur cette voie, lui indique le responsable de communication, vous êtes sûr de vous ?

      -C'est une @£*!&% de mine à plasma du con, bien sûr que je suis sûr. Grogne Spencer, avant d'appuyer sur la gâchette pour communiquer. Aussi sûr que les sabres lasers des Sith sont rouges.

      De l'autre côté, le responsable com -dans le jargon- semble avoir une discussion avec quelqu'un.

      -Nous n'avons pas de démineurs disponibles, faites là exploser. Lui conseille-t-il pour seule réponse.

      Spencer fronce les sourcils, le doigt suspendu à la gâchette.

      -Le temps est sec, y'a du vent, si tu veux que toute la forêt s'embrase et brûle la moitié de la région, viens toi-même la faire sauter. Son agacement est perceptible. J'ai hâte de te voir sauter dessus à pieds joints.

      Des voix crachent des paroles incompréhensibles, mais à l'accent menaçant, du côté de la centrale. Le vérin pneumatique du fauteuil de son interlocuteur, chuinte par deux fois, preuve sonore qu'une nouvelle personne vient de s'asseoir.

      -Spencer, je suis le Major Tharan Yorcot, Division Aéroportée du 1er Corps de Défense. La présentation glace l'échine du frère de Lloth. Faisons simple, un convoi a été attaqué par la Dent de Pierre hier, six de nos hommes sont morts et sept portés disparus. Ils transportaient des armes blasters mais aussi des mines. Vous avez certainement croisé le convoi militaire du Lieutenant Tycho Tahlee, il est parti il y a une heure et il n'a jamais fait la mention d'une mine au kilomètre deux, ni même ailleurs.

      Le soldat Velve tourne la tête vers Orion, le visage devenu soudainement pâle.
      Ses pupilles se dilatent à la fois par l'effroyable réalité mais aussi par la peur.

      -Major... J'ai un blaster de poing et un RT97C dehors.

      -Ils attendent que vous sautiez avec la mine. Jusqu'à preuve du contraire, ils ne savent pas utiliser les blasters. Tous les modèles transportés sont crantés, les chargeurs retirés et les canons cloisonnés pour éviter l'enrayement. La voix du Major murmure quelque chose de rassurant, avant d'intervenir à nouveau. On ne peut pas rappeler le convoi, mais on vous envoie Darth Exitium et une Escouade Aéroportée, ils sont sur vous dans cinq minutes. Restez en communication.

      -Qu'est-ce qui se passe ? Naturellement, Orion observe la lisière de la forêt sur sa droite. La Dent de Pierre est ici ? Mais ! On va mourir ! Ils vont nous tuer ! Par le Grand Yashuvhar, je ne veux pas mourir Spencer baptisé Velve ! Prit de panique, il déverrouille la porte et se retrouve à l'extérieur.

      -Mais quel... OH ! Spencer descend lui aussi pour agripper le Nautonier par l'épaule. Il lui fourre son propre blaster dans l'abdomen, l'obligeant à le prendre. Rentres là dedans et tu fermes ta grande gueu... Une flèche percute la carlingue du V-35, frôlant de peu le soldat. Rentre ! Rentre !

      Tout en poussant Orion dans l'habitacle, Spencer se penche sur le flanc de l'appareil et appose sa main sur un pad, en dessous de l'engin. Des lumières clignotent et un trappe s'ouvre découvrant un Fusil Blaster Lourd, modèle RT 97C sans optique et avec trois cellules énergétiques de 400 coups chacune. L'homme bascule son buste et tire à l'instant ou un autochtone saute des broussailles en hurlant à la mort, hache levée vers les nuages. Le natif est percé en quelques secondes, de pas moins de vingt tirs. Trois de ses camarades à l'arrière sont fauchés par la sulfateuse, grondant comme mille tonnerres. Mais de l'autre côté, des haches plus légères sont envoyées sur l'appareil, bondissant sur l'engin au rythme des cris d'Orion.

      Totalement à découvert et dans l'incapacité de savoir si d'autres ennemis arrivent, Spencer contourne l'arrière du V-35 et tire sans sommation jusqu'à ce que les haches cessent de pleuvoir. Profitant du calme, une petite foulée lui permet de rejoindre l'habitacle et de verrouiller toutes les portes.

      -Ca là ! Une main féroce maintient le blaster dans la main droite d'Orion. Tu pointes et tu presses la détente pour tirer !

      Par la panique, le stress et certainement parce que les dieux de Yashuvhu le décident ainsi, un trait énergétique fuse du canon jusqu'au tableau de bord. Le vrombissement du V-35 disparaît au profit des ordres aboyés par les Yashuvhis.

      -MAIS SUR EUX ! Hurle Spencer, maudissant ses supérieurs pour l'occasion.

      -Ils attaquent, ils attaquent, ils attaquent ! Piaille Orion, comprenant parfaitement les propos des autochtones. Avec du feu !

      Des flammes lèchent déjà le pare brise de l'appareil civil. De l'huile glisse sur le capot et dévore la peinture tout en faisant fondre les joints. Spencer souffle plusieurs fois et sort de l'engin en tirant le Nautonier par le col. Des dizaines de tirs couvrent la sortie du speeder qui s’affaisse déjà au sol, les répulseurs succombant aux assauts du feu. Le pilote lâche le pêcheur et conduit la marche jusqu'aux ennemis, en tirant sans jamais cesser. Ils rejoignent la forêt et les broussailles après la mort de trois tireurs embusqués. Spencer prend conscience qu'il ne peut ni être sur la route principale, ni se trouver là où les ennemis attaquent, c'est à dire de chaque côté. Il change la cellule énergétique de l'arme et l'échange contre une nouvelle. Des perles de sueurs traversent son visage, ses lèvres bougent comme si, totalement indépendantes du reste, elles se permettaient d'encourager le propriétaire.

      Orion se plaque contre un arbre centenaire et une main lui déchire le visage.
      Un ennemi blessé s'est rué sur lui comme une furie mortelle et le menace de son coutelas.
      Malheureusement le blaster s'écroule au sol sous l'effet de surprise.
      Le Nautonier se débat et hurle en Yashuvhi

      <-Je suis un Nautonier ! Je suis un Nautonier !> Revendique-t-il en repoussant l'arme s'approchant de son visage.

      <-Tu rejoindras pas le Grand Yashuvhar, pêcheur ! C'est le prix pour les amis des Démons !> La lame s'enfonce sur quelques millimètres au niveau de la tempe.

      Le sang jaillit mais le petit Nautonier use de sa force pour rejeter l'arme qui poursuit sa route, déchirant la peau jusqu'à la gorge. Des cris se répercutent, prouvant que le soldat Velve était lui aussi la proie d'un autochtone. Il découvre bien assez tôt le triste sort de pauvre Orion et envoie sa crosse dans la nuque de l'opposant, la lui brisant au passage. Orion maintient sa gorge et les larmes de la Mer des Songes, s'écoulent de ses yeux. Il bascule dans l'inconscient alors que les moteurs de la canonnière éclatent au dessus de leur tête. Des tirs éclatent dans le ciel, en accord avec la descente en rappelle des hommes de la Division Aéroportée.

      La lame rouge de Darth Exitium revient auprès de son propriétaire, après avoir tranché le buste d'un membre de la tribu de la Dent de Pierre. Le Sith pointe des zones différentes aux soldats d'ores et déjà au sol, qui se déploient tel un escadron de la mort en faisant feu. De son côté Velve hurle à l'aide en tenant la gorge ensanglantée du Nautonier, basculant inévitablement vers une mort certaine. Un soldat décroche un kit de soin et place dans la précipitation une bande opaque autour du cou du malheureux.

      -On a un blessé. Affirme-t-il au pilote de la canonnière via son comlink à l'oreille. On le transporte d'urgence à la capitale. Vous venez avec nous.

      Spencer Velve hoche la tête et aide son camarade à porter le Nautonier jusque dans le ventre de la canonnière. Sans prendre le temps d'un décollage de sécurité, l'engin militaire fuse sur la route conduisant à la majestueuse ville, prenant de la hauteur au fil des mètres avalés.

      -Ces enfoirés ! Eclate Spencer. A deux kilomètres de chez nous !

      -Ils sont de plus en plus belliqueux. La voix du Major Tharan Yorcot -celle du pilote-, grésille dans le casque mit sur les oreilles de Spencer. L'Etat Major prévoit une offensive massive sur le Mont de la Dent dans les prochains jours.

      En posant son regard vers le sol, Spencer se rend compte que la forêt, cette jungle atroce, fait place aux murs de la capitale.

      -On vous dépose à l'hôpital central et on repart. Conclut le Major. Ici le Major Yorcot à bord de la canonnière "Crasher", nous avons une blessure importante à la gorge. Il s'adresse de nouveau à ses passagers. Préparez vous.

      En se posant sur la plateforme du toit de l’hôpital, la canonnière est rapidement prise d'assaut par des infirmiers talonnés par des droïdes. Orion Staven est brusquement mis sur un brancard et disparaît derrière la porte de l'ascenseur. Son pronostique vital étant engagé, sa vie est désormais entre les mains des Démons venus des Cieux.

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        Post n°3
        Auteur : Orion Staven

        -Bistouri. Annonce le chirurgien.

        Son assistante lui transmet l'instrument, tandis qu'une autre vérifie les signes vitaux du patient. Bien sûr un Droïde médical de modèle FX-6 fait parti de cette escouade médicale et se charge de la gestion de la pharamineuse panoplie d'outils et de moniteurs. L'opération se déroule sans problèmes bien que plusieurs poches sanguines soient nécessaires pour maintenir la malheureuse victime en vie. Par chance, appartenant au groupe sanguin AB+, Orion Staven se trouve dans la tranche des donneurs universels, chez les humains. Le chirurgien, au bout d'interminables heures, réussit ses travaux et donne au Nautonier, une chance de vivre à nouveau. Mais avant de pouvoir gambader à nouveau dans les près, le Yashuvhi est plongé dans une cuve de bacta, au moins pour trois jours.

        Le soldat, Spencer Velve, contemple la cuve dans laquelle baigne paisiblement l'homme natif de ce monde conquit. La Générale Alinéor Ferra et le Ravageur Dagos, se positionnent sur chacun de ses côtés. Un peu surpris, le militaire effectue un salue martiale à sa supérieure et serre la main du Sith qui étrangement, la lui tend en premier.

        -Vos péripéties font le tour de la Capitale, soldat. Lui confie le Sith. Darth Exitium vous confirme six victimes, de quoi faire pâlir la Black Helm.

        Spencer sourit plus par politesse que fierté. Il avait vu sa mort, sa vie s'écouler avec une rapidité extraordinaire et rien ne saurait le terrifier plus encore. Cette journée si ordinaire, était devenue une horrifiante épreuve.

        -Mais notre recrue a été blessée. Son visage s'assombrit en repensant à la souffrance d'Orion. Nos ennemis retournent nos armes contre nous.

        -Plus pour longtemps, coupe la Générale qui avait gardé le silence jusqu'alors. Nous mènerons une attaque contre la Tribu de la Dent de Pierre dès demain à l'aube.

        -Tant mieux. Cette fois son sourire est celui de la satisfaction. Dites moi Générale, pourquoi êtes vous là ? La question vaut pour les deux.

        -A vous l'honneur Dagos. Articule l'officier.

        Le Sith sort une feuille plastifiée et tend le document à Spencer.
        En observant le papier, le soldat comprend qu'Orion Staven est bien plus qu'un Nautonier.

        -Vous me montrez ça à moi, mais je ne vois pas le rapport. D'ailleurs 3 500 midichloriens ça veut dire quoi au juste ?

        -3 500 midichloriens par cellule signifient qu'il est viable pour l'Ordre des Ombres. Le Sith interpele un Droïde médical et lui tend aussitôt le document. Vous avez été en contact avec lui, qu'en pensez-vous ?

        Spencer fronce les sourcils, doutant que son avis soit pris en compte.
        Il a déjà entendu dire que d'anciens soldats ont été formés par les Ombres et sont morts par la suite. Le mystère de cet Ordre repose probablement sur des spéculations.

        -Sincèrement... C'est une Yobcrevette. Il rit en observant Orion en apesanteur dans son aquarium. Il était à deux doigts d'uriner sur place quand ces Wagyx, pardonnez l'expression, sont arrivés. Je ne lui confierais pas ma vie dans un combat... Bien que c'était le cas tout à l'heure.

        La Générale tire ses traits pour afficher un sourire élégant mais quelque peu moqueur.

        -Vous voyez, dit-elle en se penchant pour voir le Sith, les Yashuvhis ne sont pas des hommes pour l'Ordre des Ombres, ni même pour l'Armée.

        Derrière la visière teintée du casque, les yeux du Sith rougeoient.

        -Avec des arcs et des hachettes primitives, les sauvages de la Dent de Pierre arrivent à tuer vos soldats, tous les jours et ce depuis le début de l'invasion. Se moque-t-il en riant. Pardonnez moi de croire qu'ils sont aptes, Générale Ferra.

        L'humaine se racle la gorge, ses pommettes teintées d'un rose tout à fait charmant.

        -Il me semble que Shaera Livia était une Sith de Ravage. Réplique-t-elle brusquement. Pourtant sa jugulaire a été avalée par un barbare de la Dent de Pierre. Mes excuses Dagos, mais ils tuent aussi les Sith.

        -Ne confondez pas un soldat formé par une Ombre pour servir Ravage et un Sith de Shinbone, ma chère. La plaisanterie n'est plus, pour le Ravageur Sith.

        -Ca alors ?! Elle hausse le ton. Voilà maintenant que les prisonniers torturés d'une planète minière se vantent d'appartenir à une élite ! Elle applaudit. Bravo Dagos, n'oubliez pas que le gratin auquel vous appartenez est en ce moment même sur le point de brûler ! Mais vous savez comment les Sith brûlent n'est-ce pas ? Ah non c'est vrai ! Vous avez échappé aux fours de Shinbone !

        Alors que le Sith réalise un pas dans la direction de la Générale, le soldat Velve lève les bras.

        -Oh OH OH ! Hurle-t-il. Sans vouloir vous emmerder, je suis là ! Y'a pas assez du bain de sang des sauvages que vous voulez vous entretuer ? Ok ! Il fusille du regard la Générale Ferra. Faites pleuvoir des missiles sur lui ! Il se tourne aussitôt vers Dagos, et faites lui griller ses beaux atouts ! Mais dehors, ici c'est un hôpital et y'a des blessés partout ! Et si mon ton..., il bascule directement vers l'humaine, ne vous plait pas madame, vous aurez ma démission demain matin !

        Furieux et surpris de sa réaction, Spencer tourne les talons et part à grandes enjambées vers la sortie. Laissant derrière lui le Sith et la Générale, totalement abasourdis par la réprimande... d'un simple homme. Une seule phrase viendra aux lèvres de la femme :

        -Mes beaux atouts ?

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          Post n°4
          Auteur : Orion Staven

          Les yeux d'Orion peinent à s'ouvrir. Plusieurs battements de paupières plus tard, ses yeux fixent le plafond d'un blanc éclatant. Le tambourinement de son coeur retentit dans une machine à un rythme régulier. Il se redresse laborieusement et appuie sa colonne vertébrale sur un coussin plutôt moelleux. Il tourne la tête et voit au-delà de la petite vitre, une animation soutenue de va-et-vient. Des individus dans des blouses aussi blanches que l'écume de la sainte Mer des songes, côtoient des machines métalliques pourvues de différentes formes. Il déglutit, ce monde n'est pas le sien et le terrifie.

          -Staven ? Orion Staven ? Prononce une voix angélique.

          Perdu dans sa rêverie, le Nautonier n'a pas vu entrer cette jeune femme dans une robe unie, au col en V, dont le tissu est maintenu par des anneaux en fer. Une tenue dans les standards classiques et fashion pour les personnes civilisées. Pour Orion, cette robe est plutôt particulière mais les perles lunaires qui siègent sous la forme d'un pendentif, au dessus de sa poitrine, ne trompent pas le raffinement de la demoiselle. Des petites pierres percent ses oreilles pour agrémenter et embellir le visage. Seul tâche sur cette superbe créature, un tatouage imposant sur son bras, dessinant une fleur inconnue pour le Yashuvhi. Orion répond mécaniquement à la question, ses cordes vocales laissant échapper péniblement ses mots.

          -Oui... c'est moi. Baragouine-t-il en se tenant la gorge.

          -Je suis Lesa Hisgo, chargée de liaison. Elle croise le regard interrogateur de son interlocteur. Je m'occupe des Yashuvhis qui rejoignent la Capitale. Comment vous sentez-vous ?

          -Ca va... Je suis pas mort. Il grince des dents sous la douleur.

          Lesa Hisgo s'approche du lit médical et dépose sur ses genoux, une petite boîte rectangulaire. Curieux, Orion l'ouvre et y trouve plusieurs cartes magnétiques ainsi que divers documents. La chargée de liaison lui sourit.

          -Votre Carte Nationale d'Identité a été réalisée, vous êtes désormais citoyen du Protectorat. Vous avez aussi une clé, celle de votre appartement sur la principale avenue. Elle s'empresse de reprendre la boîte, l'arrachant des mains du Nautonier pour la déposer une table de chevet. Je vous expliquerais tout ceci dès que vous serez mis sur pied. Vous sortez demain matin d'après les médecins.

          A la sortie de la ravissante jeune femme et sous l'effet des sédatifs, Orion replonge dans un agréable sommeil sans rêves.

          ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣


          Le lendemain, le puissant soleil de Yashuvhu perce les stores et dépose ses rayons chauds sur le visage d'Orion. Se tirant de son sommeil, le Nautonier ouvre les yeux par petits mouvements et finit par croiser les photorécepteurs d'un homme de métal. La surprise le fait sursauter et l'unité PO s'excuse dans un Yashuvhi parfait, bien que trop artificiel.

          <-Mille excuses !> S’esclaffe-t-il en se reculant.

          <-Trop tard.> Orion s'éclaircit la voix, pour évacuer les derniers restes dérangeant.

          <-Je manque à tous mes devoirs, je suis FT-36, droïde protocolaire 3PO.> La machine semble ravi de sa propre réponse. <Je suis au service de l'Administratrice Lesa Hisgo, c'est elle qui m'envoie.>

          Orion Staven détourne le regard et tombe sur sa tenue parfaitement intacte.
          Pas la moindre tâche de sang en vue, le droïde réagit immédiatement.

          <-Oui, vos affaires ont été lavées. Vous devez vous habiller, nous partons dans trente minutes.>

          Obéissant, le Yashuvhi se lève, renifle ses affaires d'où émane des saveurs fruitées et commence à enfiler son pantalon en toile. Il est rapidement interrompu par FT-36.

          <-Une vapodouche avant.> Son bras très peu mobile, pointe une porte coulissante. <Les infirmières ont été débordées, vous n'avez pas été toiletté depuis au moins cinq jours.>

          Orion s'arrête, dépose son pantalon sur sa pile de vêtements et pénètre la petite pièce exiguë où se trouvent une cabine en verre ainsi que des toilettes. Plusieurs choses sont à sa disposition, sèche main, trois types de serviettes, des outils et des consommables à usage unique. En croisant un miroir, il se fige stupéfait. Une gigantesque cicatrice lui barre le visage, prenant sa source sur sa tempe gauche, s'écoulant jusqu'à sa bouche pour plonger en partie, sur sa gorge. Il se souvient de sa défense misérable contre le membre de la Tribu de la Dent de Pierre, mais pas d'une telle blessure. Sa mémoire lui fait défaut, probablement le traumatisme de cette sanglante confrontation. Il ne doit sa vie qu'au soldat Spencer Velve, une dette qu'il espère payer un jour. Nu, il s'installe dans la cabine de vapodouche et réalise une observation sommaire de cette étrange chose. Il finit par analyser les conduits extérieurs, des tubes boulonnés et des boutons de deux couleurs : Un rouge, un bleu. Il enfonce son poing contre le rouge et une vitre qui semblait décorative, devient le summum de la technologie. Des chiffres et des degrés sont représentés sur une barre graduée. Orion plisse les yeux et finit par appuyer sur quelque chose, ne sachant pas du tout lire tout ces symboles étranges.

          Une douche glacée lui tombe sur les épaules, son hurlement assourdissant fait vriller le cerveau droïde de FT-36. Un garde probablement posté devant la porte pour accompagner le Yashuvhi à l'extérieur, enfonce celle-ci au lieu de l'ouvrir. Il bouscule le pauvre droïde protocolaire, pose un genou sur le sol et entrouvre la porte de la salle d'eau en ordonnant en Yashuvhi.

          <-Tête sur le toit ! Tête sur le toit !> Crie-t-il dans un accent improbable.

          Dans la cabine, Orion lève les mains vers le ciel, dans un signe absolu de paix, grelotant de froid.
          Le soldat secoue la tête, baisse le canon de son arme et peste contre l'homme nu.

          -Pourquoi tu hurles comme ça ?! Il s'avance vers la vapodouche et ouvre la partie mobile en comprenant la situation. Tu fais ça, ça et ça. Lui explique-t-il alors en mettant la vapodouche en mode autonome. Elle sera à 38 degrés en auto... Dépêches toi, t'as plus que dix minutes.

          -Mer... merci. Expire-t-il en tremblant.

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            Post n°5
            Auteur : Orion Staven

            Une fois la vapodouche terminée et ses vêtements remis aux endroits précis de son corps, le Nautonier baille à en perdre sa mâchoire. Les jets massant de cette étrange fontaine lui donneraient envie, pour quelques heures, de s'endormir à nouveau.

            -Je suis prêt. Affirme-t-il au droïde, en croisant ses yeux lumineux.

            L'interface homme-machine, occupée à assembler péniblement des ustensiles dans une petite valise en bandoulière, se détourne de sa tâche pour admirer son interlocuteur, propre comme un sous neuf.

            -Une bonne chose ! S'exclame le machine. Nous ne parlons plus votre langue ?

            -Cette langue est la mienne, au même titre que celle des autres tribus. Il s'approche de la porte de sortie. Les démons venus des cieux ne sont pas encore prêts à le parler correctement.

            Orion Staven fait référence à l'intervention du soldat, quelques minutes plus tôt, ayant confondu plusieurs mots donnant ainsi une phrase médiocre. Les anthropologues de Ravage constatent que le Yashuvhi est une langue unique, composée de plusieurs dérivent en fonction des tribus. Les accents diffèrent en effet, ainsi que la prononciation même de certains mots et mieux encore, certains sont remplacés par d'autres. Les tribus les plus sociables (grâce au commerce ou aux mariages par exemple) s'unissent sur des mêmes critères linguistiques. Quant aux zones géographiques les plus éloignées, la langue devient un mélange tout à fait singulier. Le Yashuvhi de la Tribu des Sources, pour exemple, possède tous les attributs grammaticaux du Zabraki mais sa phonétique normative et sa phonologie la rendent impraticable. A l'inverse, la langue des Chasseurs d'Etoiles est définie comme la base même de tous les dialecte et autres dérives de ce même langage, à travers le continent.

            La grosse majorité des scientifiques, toutes disciplines confondues, s'inquiètent de la traduction correcte de la langue, rebondissant sur l'histoire même du basic galactique. Adoptée et validée par l'Etat Major, le "Yashuvhi" que les futurs écoliers apprendront, sera celui des "Chasseurs d'Etoiles"... Encore faut-il qu'elle soit utile pour l'Armée.

            Le droïde répond alors à Orion.

            -Les "démons"... Oh oui Monsieur Staven ! J'admets que les soldats de Ravage ne sont pas tous expérimentés dans l'art d'apprendre d'autres langues. Vous savez... Les soldats sont pour la plupart limités à l'usage d'armes mortelles, ils utilisent rarement leurs capacités cognitives. Le droïde ouvre la porte devant le Yashuvhi Mais c'est sans nul doute l'expérience de la dernière conquête planétaire. Les sourcils d'Orion se froncent d'incompréhension, le droïde réagit. Il n'y a pas besoin d'apprendre une langue lorsque toute une population est annihilée.

            -FT, t'es encore en train de foutre les boules aux Yashuvhis ? Le soldat derrière la porte ayant entendu toute la conversation, mâche une pâte naturelle comme un herbivore. Je te signale que t'es neuf, t'as connu qu'un débarquement et c'est quand ta caisse de transport a été livrée ici. Oubliant la réaction peut intéressante du droïde protocolaire, le soldat se tourne vers Orion. L'écoute pas, il a un problème et c'est de série, tous les FT ont été mis à jour sauf lui...

            -Je ne comprends pas. Avoue le natif.

            -Il est débile. Rétorque le soldat avant de prendre un air sérieux. Tes papiers de sortie sont réglées, on a trois heures avant ton premier rendez-vous. Il vérifie l'heure sur son micropad au poignet. Y'a une interdiction de circulation de deux heures, dans trente minutes pour les civils. Comme j'ai pas d'information sur le transport des Nouveaux Citoyens... Je ne m'amuserais pas à traverser la rue quand le CDOT sera en déploiement. Il rit. On a trois heures d'avance, mais on aura du retard... On va se dépêcher d'aller à ton logement. Ok ?

            L'interdiction a été décrétée quelques jours plus tôt.
            Deux interdictions régissent la vie de Yashuvhu :

            Article Exceptionnel N°1, Couvre-feu N°1 : Entre la plage horaire de 14H00 à 16H00, les civils sont confinés sur leurs lieux de travail/à leur domicile. Pour le personnel travaillant en extérieur :

            BTP : Obligation d'être regroupés à des chantiers de moyenne envergure et sous la protection d'une escouade militaire du CDOT (Corps de Défense Opérationnelle du Territoire). Aucune dérogation ne peut-être signée pour réaliser des petits et gros chantiers. Aucun membre du personnel ne peut se détacher des limites du périmètre défini par le/les chef(s) d'escouade(s) du CDOT.

            Agriculture : Les milices des villages agricoles seront soutenues par plusieurs escouades du CDOT et ce, en fonction du nombre de personne et de la superficie des terrains agricoles. Aucune restriction vis-à-vis du travail ne sera prise, sauf cas exceptionnel.

            Règle Générale : Les corps de métiers/civils qui ne figurent pas sur cette liste, sont dans l'obligation de se soumettre à ce devoir de confinement. La violation délibérée de cet Article Exceptionnel N°1 entrainera l'arrestation immédiate des concernés, quel qu'en soit le motif. Des dérogations seront néanmoins accordées au cas par cas et devra faire l'objet d'une demande auprès de l'Administration de l'Etat Major, au minimum un mois avant le début des travaux.


            Article Exceptionnel N°1, Couvre-feu N°2 : Entre la plage horaire de 23H00 à 06H00, les civils sont confinés à leur domicile.

            Règle Générale : Le Couvre-feu N°2 ne prend en compte aucun corps de métier, ni les travailleurs de nuit. Aucune dérogation ne sera accordée, quelque soit le motif. Les risques encourus seront les mêmes que pour le Couvre-feu N°1.


            -Je... je vous fais confiance. Baragouine Orion pour seule réponse.

            Le militaire fait signe au droïde de sortir de la pièce, laissant la possibilité à notre héros Yashuvhi, de sortir de cellec-i. Une fois dans le couloir, la porte laissée grande ouverte, le soldat inconnu pianote sur son micropad.

            -Appartement 25, 3 Avenue du Yashuvhar. Il toise alors Orion. Ces logements viennent d'être finis, tu es plutôt chanceux, t'auras tout le confort de départ.

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