Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #13

    Post n°12
    Auteur : Hivernus

    rousse de Gahéris.

    - Alors vieux débris, on tient toujours la route à ce que je vois ? Lance t-elle à l’attention de son frère d’armes. Tu es de loin le plus coriace d’entre nous !

    Le chevalier impérial sourit timidement. Elle tente vainement de lui remonter le moral. Mais il va falloir un peu de temps avant que les blessures ne cicatrisent… La jeune femme s’en rend compte et s’installe au bord du lit, venant prendre la main de son camarade. Via la Force, elle tente d’apaiser l’esprit torturé de Barristan. Le maître d’armes sent une partie de sa tristesse s’évanouir.

    - Je sais ce que tu ressens Barristan… Et je le comprends. Ajoute Gahéris.

    - Ne t’en fais pas pour moi. Répond simplement le commandant. Des nouvelles de l’état-major ?

    - Des renforts sont en route. On parle d’au moins un millier de soldats et d’une compagnie entière de transports blindés. Indique son interlocutrice.

    - Et bien… Nous aurons bientôt de quoi botter le cul à ces vieilles mégères… Commente le chevalier impérial, l’ombre d’un sourire aux lèvres.

    La jeune femme lâche un rire. Barristan n’a pas encore lâché l’affaire. Il compte bien remplir sa mission jusqu’au bout. Et le fait qu’il parvienne encore à faire de l’humour prouve qu’il y a toujours de l’espoir. Les Soeurs de la Nuit n’ont vu qu’un centième de la puissance des forces impériales…






    Précédemment.

    La navette de classe Lambda entre dans l’espace de Dathomir. Une flotte comprenant deux destroyers de classe Victoire, un croiseur de classe Acclamator et quatre croiseurs de classe Arquitens orbite autour de la planète pour y maintenir un blocus. Ce n’est là qu’une timide présence impériale, destinée avant tout à soutenir les troupes au sol et déployée pour intimider d’éventuels intervenants. Une patrouille forte de quatre chasseurs TIE approche la navette, suivie d’un message du vaisseau-amiral de la flotte. L’équipage du transport de classe Lambda donne ses codes d’authentification et le but de sa présence ici. L’autorisation d'atterrir sur Dathomir est rapidement donnée.

    Les commandos de la Task Force 333 font des vérifications de dernière minute sur leur matériel. L’agent Stan quitte son imperméable pour enfiler une armure adéquate. Le lieutenant Talion se contente d’un plastron de combat, préférant la mobilité à la protection. Lemsli Umbra, qui a été constamment maintenu dans un état second grâce à l’injection régulière de tranquillisants, semble à nouveau remuer. Un soldat se lève et s’approche du détenu pour lui remettre une dose, mais l’officier qui commande le groupe lui fait comprendre d’un geste de la main qu’il n’est plus nécessaire “d’endormir” le Cathar. De toute manière, avec la présence de l’Ysalamir, il n’est pas possible pour le déserteur de tenter quoi que ce soit.


    - Bon retour parmi les vivants. Commente simplement le lieutenant. Veuillez encore m’excuser pour tout ceci, mais comprenez bien que nous ne plaisantons pas avec les protocoles de sécurité… Surtout quand nous avons affaire à un sensitif.

    L’agent du Département Investigation et Interrogation humecte ses lèvres et consulte son datapad. Le temps de quelques battements de coeur, il en vient à oublier le prisonnier.

    - Ah oui. Revenons à nos… Moutons. Sur décision de vos supérieurs et des miens, vous avez été dégradé. Vous n’êtes plus digne de commander des hommes sur le champ de bataille. Vous n’êtes désormais plus qu’un simple chevalier impérial. Continue l’homme à la peau noire sans faire preuve de sympathie. Il a par ailleurs été décidé de vous envoyer sur Dathomir afin de faire vos preuves. Considérez ce petit détour comme un test destiné à nous montrer que vous êtes encore fidèle aux convictions impériales...

    D’un signe de tête, Talion donne un ordre. Un commando de la Task Force 333 enlève les liens qui serrent les poignets et les pieds du Cathar puis reprend sa place initiale.

    - Nous vous accordons une deuxième chance. Ne la gâchez pas. Poursuit froidement l’officier impérial, avant de donner une nouvelle directive. Remettez-lui son arme et son armure.

    Un soldat fouille un compartiment et en sort une armure pourpre toute neuve qu’il remet au chevalier impérial. Un autre détache le sabre laser qui pend à sa ceinture utilitaire et fait de même.

    - Nos ordres sont simples. Nous devons sécuriser une zone pour permettre à nos troupes de débarquer en toute sécurité sur la planète. Indique le lieutenant à l’ensemble des hommes présents dans la navette. Je vous préviens tout de suite, restez sur vos gardes et ne vous séparez pas. Selon les derniers rapports, la faune locale n’est pas amicale et les indigènes encore moins... Attendez vous à ce que nous soyons pris pour cible très rapidement.

    Une légère secousse indique l’entrée dans l’atmosphère de la planète. Dans le cockpit, le lieutenant commandant l’équipage annonce l’arrivée sur l’objectif dans trente-six minutes. Le feulement rauque de quelques chasseurs TIE déployés en escorte interrompt le silence pesant qui s’installe dans le transport de classe Lambda. Chacun se prépare à sa manière pour l’opération qui va suivre. Certains se contentent de méditer silencieusement, quand d’autres préfèrent évacuer la pression en effectuant une énième vérification de l’armement et de l’équipement. Le temps semble s’arrêter l’espace d’un instant. Les minutes qui passent semblent être des heures. Pourtant, le moment fatidique arrive lorsque l’officier de bord indique qu’on approche de l’objectif.

    Quelques battements de coeur plus tard, la navette se pose et la rampe d’accès s’abaisse. Le lieutenant Talion s’empare du blaster glissé dans son holster de jambe et sort le premier dans ce qui ressemble de près comme de loin à une vaste plaine. Les commandos de la Task Force 333 suivent son exemple et quittent le transport à leur tour, emportant avec eux le matériel destiné au bon déroulement de la mission. L’agent Stan attend sagement que le Cathar s’engage sur la rampe d’accès pour sortir. Il compte bien surveiller le chevalier impérial… Lorsque la navette de classe Lambda repart dans les airs, l’agent du Département Investigation et Interrogation donne ses ordres. Plusieurs soldats établissent un périmètre de sécurité. D’autres rassemblent le matériel, dont la cage contenant l’Ysalamir, puis aident leurs camarades dans la sécurisation de la zone. L’officier s’empare d’une paire d’électrobinoculaires et surveille les alentours.


    - Pas de mouvement suspect. Commente Talion, perplexe. Pas le moindre bruit… C’est calme. Beaucoup trop calme.

    L’homme à la peau noire semble particulièrement méfiant. Il vérifie une deuxième fois la lisière de la forêt qui jouxte la plaine, sans rien trouver d’intriguant.

    - Caporal, contactez le commandement impérial. Zone sécurisée et prête pour l’arrivée des renforts. Ordonne alors le lieutenant.

    L’opérateur du groupe prend réception de l’ordre et transmet les nouvelles via sa radio longue portée. L’agent Stan se rapproche de l’officier impérial qui a repris sa surveillance.

    - Je n’aime pas ça. On ferait mieux de se retrancher le plus rapidement possible. Fait remarquer le type du Département Infiltration et Manipulation à son collègue.

    - Se retrancher ? Mauvaise idée. Il est inutile de gaspiller notre énergie pour rien, surtout si l’on doit quitter en vitesse les lieux. Répond l’autre, les yeux collés dans les électrobinoculaires. Attendons d’abord les renforts avant de prendre une quelconque décision.

    L’agent Stan n’ajoute rien. Comme à son habitude, il sait garder le silence. Mais dans la forêt, quelque chose semble s’éveiller. Les arbres se mettent à bouger dans tous les sens. Les branches sont secouées et les feuilles tombent par dizaines. Le lointain et puissant cri d’un Rancor traverse la sylve pour venir jusqu’aux oreilles des impériaux installés dans la plaine.

    - Vous préférez ça Agent Stan ? Ajoute Talion, moqueur.

    L’homme qui a troqué son imperméable pour une armure de phrik se contente d’un infime grognement en guise de réponse. Il s’empare d’un DLT-20A laissé sur une caisse de provisions et grimpe sur une colline voisine. Le meilleur tireur de l’escouade le rejoint rapidement. Les autres soldats de la Task Force 333 prennent position autour de l’officier, s’embusquant dans les hautes herbes. L’individu à la peau noire qui commande le groupe se tourne vers Lemsli Umbra.

    - Restez près de moi. C’est un conseil.

    Des arbres jaillissent de nombreuses créatures ailées à peau bleue. L’officier compte au moins une trentaine de ces reptiles volants. Les impériaux mettent instinctivement le doigt sur la gâchette, prêts à tirer. Ils n’attendent que le bon moment…

    - Mon Lieutenant, certaines de ces bestioles sont montées par des femmes. Elles n’ont pas l’air amicales. Annonce un soldat.

    - Ne tirez que sur mon ordre. Réplique Talion, blaster au poing.

    Les hurlements guerriers des indigènes semblent confirmer la supposition du commando. Ces donzelles sont là pour combattre, pas pour une visite de courtoisie. L’agent du Département Investigation et Interrogation observe la progression rapide de la nuée qui fonce tout droit vers eux. Huit cent mètres… Sept cent mètres… Six cent mètres… Cinq cent mètres… Encore un petit effort… Quatre cent, trois cent…

    - Maintenant ! Feu à volonté ! Hurle alors le lieutenant.

    Des dizaines de traits laser se mettent à pleuvoir. Plusieurs bêtes tournoient dans les airs puis tombent en vrille, mortellement touchées. Mais il en reste assez pour décimer le groupe commandé par l’homme à la peau noire. Les blasters crachent leurs salves avec une cadence toujours plus rapide. Des rayons rouges viennent strier l’air. Quatre créatures ailées font une chute libre, le poitrail fumant. Une cavalière furieuse projette sa lance sur un soldat, qui s’écroule, touché à la jambe. Par chance, l’armure en phrik protège son porteur efficacement et le projectile improvisé érafle seulement la jambière. Le commando, sain et sauf, est simplement sonné. La guerrière n’a pas le temps de tenter une nouvelle attaque. L’agent Stan met fin à sa vie d’un tir dans la tête. Elle bascule sur le côté, lâche sa monture et tombe dans le vide.

    La phase de tir s’achève bientôt. Le corps-à-corps commence lorsque les créatures ailées et leurs maîtresses se jettent sur les impériaux. Ces derniers se rassemblent et forment un carré impénétrable. Quelques bêtes, pris d’audace ou rongées par la faim, s’approchent de trop près et finissent par goûter aux décharges mortelles des blasters. Une cavalière décoche un trait laser à l’aide de son arc à énergie. Un soldat de la Task Force 333 est touché à l’épaule et tombe à la renverse. Un autre est pris pour cible par deux reptiles particulièrement voraces. Il est emporté dans les airs et lâché dans le vide quelques mètres plus loin. Alors qu’il s’écrase au sol, plusieurs créatures ailées se jettent sur lui dans le but de se repaître. Le commando se débat comme un forcené, utilisant un poignard de combat pour tenter de repousser les assaillants. L’armure de phrik le protège plus ou moins des coups de griffes et de mâchoires mais ne l’empêche cependant pas de crier de douleur. Deux de ses camarades se portent à son secours, brisant la formation. Ils parviennent à repousser les bêtes et tirent leur frère d’armes au centre du dispositif défensif.

    Un autre reptile ailé tente de s’en prendre à la cage contenant l’Ysalamir. Le lieutenant Talion s’interpose et fait usage de son blaster. La créature s’écroule au sol, le crâne percé d’un tir. L’officier traîne la cage sur quelques mètres pour la mettre en sûreté et manque de se faire happer par les griffes acérées d’une bête volante. Malgré la résistance acharnée des impériaux et les quelques pertes subies, les dresseuses et leurs animaux de compagnie ne semblent pas vouloir abandonner le combat...

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      Post n°13
      Auteur : Korax Endatoménès

      Spoiler : Spoiler
      J'étais inspiré donc j'ai écrit une heure et demie pour me détendre, donc voilà un post d'une qualité... Disons relative.


      De retour dans son immonde cellule, l'humain fut débarrassé de ses fers. Il ne se souvenait pas de la dernière fois qu'il avait mangé ou bu. Le combat avait de plus rouvert sa plaie. Le monde semblait tourner autour de lui, bien qu'il n'en voie que des formes floues. La femme qui semblait diriger le menaça, et Korax se préparait à donner toutes les informations n'ayant aucun impact stratégique qu'il avait quand de grands bruits se firent entendre au dehors. La vielle peau sortit. Dans un ultime effort, il s’effondra sur sa banquette, tombant une nouvelle fois dans l'inconscience.




      À son réveil, terriblement affamé et assoiffé, il n'y a plus aucun bruit. Le même silence de mort que dans la forêt. La sensation de malaise qui l'avait pris à son arrivée revint de plus belle. Il se leva péniblement. Titubant il se dirigea vers la porte, pour tenter de crocheter la serrure. À son grand étonnement, la porte céda lorsque qu'il s'appuya dessus. Il sonda la charnière de la porte, elle semblait avoir été arrachée, comme s'il y avait eu un tremblement de terre. Il chercha les empreintes de ses geôliers autour de lui mais ne trouva rien, uniquement le silence et la mort. L'avait-on abandonné à son sort ? Sortant du boyau dans lequel se trouvait la prison, la Force lui montra l’étendue du massacre. Il y avait de nombreux cadavres qui jonchaient les rues et une grande partie de la forteresse s’était effondrée. Apercevant un marcheur impérial, il comprit, ses alliés avaient suivi son appel de détresse et ravagé la ville troglodyte ; mais on ne l'avait pas retrouvé. Son état et l’atmosphère saturée du lieu avaient dû cacher sa présence.
      À présent, il devait trouver de quoi se restaurer et, même s'il n'y croyait pas trop, trouver son masque. Il pénétra dans une des rares habitations encore debout. C’était une petite grotte, au mobilier tribal en bois comportant une chambre une salle d’eau et une cuisine. Il se mit en tête de piller la cuisine. Il y trouva une réserve d'eau potable pour quelques jours, quelques fruits locaux, qui semblaient frais et de la viande salée et séchée en assez grande quantité, provenant sûrement de la dernière chasse de l'ancien propriétaire. L’état des lieux semblait confirmer que la tribu avait combattu il y a peu. Les aliments avait un goût étrange, mais il ne pouvait pas s'en plaindre, au moins il avait de quoi se sustenter.
      Après ce repas, il lava son corps et ses vêtements, réduits à un maillot de corps déchiré dans le dos, son pantalon et ses bottes. Ensuite, il se reposa quelques heures dans la chambre. Dans un meilleur état, il sortit explorer un peu la ville fantôme.

      Il sonda en vain les cadavres des guerrières tribales qui jonchaient les rues avant de se rabattre sur le cadavre d'un soldat impérial, sûrement oublié lors du repli. Le pauvre homme avait été égorgé ; comme les hommes de son escouade, il n'avait eu aucune chance. Un peu honteux de ce qu'il faisait, il récupéra son casque, son maillot et son plastron. Il lava ses trouvailles, puis les ajusta à sa taille. Le stormtrooper était heureusement d'une corpulence similaire à la sienne, un peu plus petit mais plus massif. Il régla les macrolunettes du casque et put enfin prendre pleine conscience de son environnement, il y avait eu un véritable carnage dans la ville, le sol était aussi rouge que le ciel. Malheureusement le comlink de l'armure était hors service et l'humain n'avait pas les connaissances pour le réparer.
      Après une courte réflexion, il décida de partir deux jours plus tard, après s’être un peu reposé. Il profita de ces deux jours pour entraîner un peu son esprit à résister à l’atmosphère.




      Il prit la route avec une journée de vivres,-il ne pouvait guère en porter plus- une étoffe pourpre récupérée dans une maison qui n'avait pas été éventrée qui lui servirait de cape et de couverture si le voyage venait à être plus long que prévu, un bâton pour l'aider à marcher et une machette. Il suivait les traces des véhicules de reconnaissance qui le mèneraient au camp. Au bout de quelques heures, sa blessure se rouvrit, lui infligeant de fortes douleurs et l'obligeant à ralentir le pas et à faire de pauses de temps en temps.

      En fin de journée, il arriva à la clairière où il avait combattu les trois guerrières et leur monstruosité mangeuse d'hommes. Épuisé, il décida de bivouaquer. Il épuisa ses derniers vivres, sauvant un peu d'eau pour le lendemain puis grimpa à un arbre puis se reposer en hauteur, loin des bêtes sauvages. Il fut réveillé par le soleil rouge sang qui semblait chauffer au rouge le sol de la planète. Il se remit en route vers le camp. La faim lui tenaillait l'estomac et sa tête commençait à tourner ; mais ce n’était rien à côté de la douleur qui lui brûlait le dos. La progression fut pénible, heureusement il ne manquait pas d'eau.

      C'est en titubant qu'il parcourut les derniers kilomètres le séparant de son objectif. À la sortie de la forêt, un garde l’interpella. Mais le jeune homme ne l'entendit pas, il tomba sur le ventre, à bout de force, de retour dans les abysses…
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        #15

        Post n°14
        Auteur : Lemsli Umbra

        Umbra émergea péniblement de son sommeil artificiel. Il ne comprit pas bien ce que l’homme en noir lui racontait… En fait, il mit même une poignée de minutes avant de comprendre où il se trouvait. Passer son temps à être trimballé d’un point A à un point B en étant anesthésié n’était clairement pas l’ideal pour la santé physique ou mental, aussi, alors que l’officier lui parlait Lemsli s’asseyait péniblement en luttant avec son estomac pour ne pas vomir sur les pieds de l’impérial qui lui faisait face. Toujours dans le brouillard, il entendit quelques mots comme «dégradé », « dathomir », et « deuxième chance ». Pas besoin d’en avoir dans le ciboulot pour comprendre ce qu’il se passait. Lemsli avait complétement échoué et il payait sa mauvaise gestion au prix fort. On l’envoyait sur un front dégueulasse sans gloire et sans ses galons. Un soldat lui apporta une armure pourpre flambant neuve, et son sabre laser. Le cathar qui recouvrait lentement ses capacités l’attrapa sans un mot, et posa mollement le plastron sur ses genoux. Umbra se sentait vide. Ses doutes concernant l’Imperium revenaient, et cette armure, qui autrefois lui semblait être le symbole d’une paix brutale mais forte et durable lui semblait vide de sens. Apres un instant de latence, il enfila péniblement sa nouvelle armure, et à cause de ses jambes flageolantes, manqua de s’écrouler sur le lieutenant qui lui expliquait la situation. Un débarquement sur un trou paumé, des indigénes qui défendent leur planete contre des envahisseurs impériaux, encore une intervention qui semblait pleine d’éthique et de légitimité. Menfin, après tout, quand on est soldat, surtout quand on est dégradé, il ne fallait surtout pas réfléchir. Le haut commandement savait ce qu’il faisait, comme toujours… Bouclant sa ceinture, Lemsli se rassit à son poste, pas si loin que ca des deux officiers, et il attendit en fixant le vide devant lui. Il se sentait une fois de plus coupé avec la Force, et ca l’agacait particulièrement. Mais râler n’était clairement pas la bonne marche à suivre, surtout dans son cas. En prime, il appartenait à « la grande muette », alors, par soucis de cohérence, autant fermer son clapet.

        Au bout de plusieurs longues minutes, le signal d’atterrissage se leva, et tous se mirent en position de débarquement. Celui-ci ne mit qu’une poignée de secondes, aussitôt la rampe abaissée, le lieutenant noir ouvrit la voie. Lemsli ne put s’empecher de lever les yeux aux ciel. Ce type semblait être le chef de groupe, et il partait tête la première avec un vulgaire plastron de combat. Et si jamais il y’avait justement des indigènes « pas amicaux » en embuscade ? L’escouade impériale perdait son leader en deux temps trois mouvements, ce type aurait mieux fait de rester dans ses bureaux à chasser des sorcières plutôt que de faire le beau sur une zone de guerre. Umbra se fit la remarque que si c’était pour faire la tete et trouver à redire chaque fois qu’un impérial faisait quelque chose, il aurait pu aussi bien se débarrasser de son sabre il y’a fort longtemps, et travailler dans un ferme hydroponique. Car la, outre le fait qu’il risquait de « pourrir l’ambiance », ses pensées frisaient la véritable trahison sous certains aspect. Peut être, se répondit mentalement le chevalier en observant le commando débarquer à la suite de son chef, mais il était soldat, pas « happy manager », et même s’il ne l’était plus, son instinct d’officier ne pouvait s’empêcher de trouver tout ca ridicule. A la moindre embuscade, on perdait le chef et ca c’était regrettable.

        Umbra se rendit rapidement compte qu’il ne restait plus que lui et un agent, qui lui avait pris la peine de revêtir une armure de combat complète.
        « Honneur aux dames je présume » dit le chevalier avec un sourire forcé. Peu fier de sa blague, Umbra dégaina sa lame d’un geste rapide et s’engagea lentement et prudemment sur la rampe en surveillant les alentours. La coupure avec la Force affectait forcément ses performances, mais il n’avait que cette arme pour se défendre, autant l’avoir directement au clair. Scrutant les alentours, il lui semblait que tout allait pour le mieux. La lisière d’une foret à deux pas semblait être le seul endroit menaçant. Observant d’un œil la navette redécoller, il éteignit son sabre, et vint se placer directement aux cotés du lieutenant à la peau noire, retrouvant son instinct de prétorien. Alors qu’une petite discussion entre l’agent et le lieutenant, un monstrueux hurlement raisonne à travers la foret et la plaine. Suivant le lieutenant noir, le chevalier garda son sabre à la main sans toutefois l’allumer, ne réagissant pas à la recommandation de son supérieur.

        Soudainement, une nuée de créatures surgie de la foret en chargeant les impériaux. Umbra croit entendre une phrase intelligente comme « elles n’ont pas l’air amicales ». Lemsli ne put s’empecher de marmonner « Mais non voyons, c’est juste la culture sur cette planete. On charge les étrangers armés pour leur donner des colliers de fleurs en leur souhaitant « A l’eau… ah ». C’est juste une choregraphie la ». Le cathar ne sut dire si l’un des impériaux avait entendu sa raillerie, de toutes façons, tous avaient mieux à faire. L’officier avait décidé d’abattre ses créatures et celles qui les montaient à courte portée, surement par soucis d’économie des munitions et pour créer un choc psychologique à la vue de toute un ligne s’abattant soudainement. De toutes façons, ca ne concernait pas le chevalier impérial qui toutes manières ne pouvait se battre qu’au corps à corps. Il se mit en position, et attendit en faisant le vide dans son esprit. Ne pas penser à la peur, ni à la colère, ni rien. Juste se focalise sur l’instant présent. Ne pas redouter cette peur qui venait d’apparaitre alors qu’auparavant il…

        Il faillit se faire décapiter des les premiers instants de l’engagement. Sans l’ordre brutal du lieutenant, Lemsli se serait perdu dans ses pensées et n’aurait pas vu la serre tranchante qui filait droit vers sa gorge. Il avait prévu de faire surgir sa lame et d’éventrer l’espece de lézard piaf qui l’avait chargé, au lieu de ca, il ne put qu’esquiver en se baissant sous les quolibets et hululements de la cavalière. La deuxième chevaucheuse de lézard n’eut pas cette chance. Croyant profiter d’une proie facile et désarmée, elle fit une boucle dans les airs, et attaqua en rase motte le chevalier. Les mâchoires de la créature serait largement suffisante pour attraper et broyer à la volée le cathar en rouge. Mais même privé de la Force, Umbra n’était pas désarmé. Il avait toute confiance en son armure et surtout en la solidité des gantelets en cortosis. Levant son avant-bras gauche parallèle à son corps, le chevalier se décala sur le coté, s’éloignant ainsi de son supérieur. L’indigéne et sa bete allait vraiment très vite, et la fenêtre de frappe était très juste. Mais c’était manifestement une chasseresse et non une véritable guerrière, et on n’était pas durant une partie de chasse mais bien au cours d’une bataille. Sans crier gare, le bras droit de Lemsli se détendit violement et il expédia son sabre laser sur son assaillante. L’arme devint un cercle tournoyant qui découpa le crane du lezard ailé, et se planta dans le torse de la femme qui le chevauchait, la tuant instantanément. La créature poussa une plainte de douleur suraiguë, et amorça une chandelle, vidant au passage la cavaliere, mais une salve d’un des commandos d’élite mis un terme à son projet. Au sentiment de satisfaction d’avoir aussi facilement triomphé de son adversaire, s’ajouta un celui de la honte absolue. Umbra n’était armé que d’un sabre laser, et il avait envoyé celui-ci à 5-10 metres de lui. Et maintenant ? Soit il tentait le tout pour le tout, et il allait chercher son sabre, hautement hasardeux dans la mêlée chaotique dans laquelle il est impliqué, soit il se bat à coup de poings dans le museau de ses assaillants. Ca marche avec certaines créature marines, alors au fond pourquoi pas ? Par chance, une des furieuses fut abattu juste à ses pieds. Son arme, une lance énergétique, était désormais à portée de mains. Remerciant rapidement la Force, et toutes les divinités possibles et imaginables, le chevalier se jeta sur elle en espérant que la chute ne l’avait pas endommagée. Le crépitement de la pointe énergétique mit fin à ses craintes. Le cathar n’était donc plus désarmé, il bénéficiait désormais d’une arme d’hast. Quoi que d’aspect rudimentaire, l’arme restait fiable et menaçante, comme l’apprit bientôt un lézard volant. La pointe de sa lance crépitait, et ses brefs à-coups suffisaient à tenir temporairement le prédateur en respect. Néanmoins, il ne se faisait pas d’illusions, sa position était plus que précaire. Les impériaux reculaient afin de former un ultime carré, et si le chevalier ne voulait pas se retrouver isolé, la retraite s’imposait. Le lieutenant semblait déjà assez éloigné, combattant ailleurs. Formant un rempart impénétrable, le combat semble brièvement s’enliser. La phalange, quoique secouée, tient bon, et se permet même de rompre les rangs afin d’aller chercher les leurs. Néanmoins, cette accalmie, si toutefois on peut appeler ca comme ca, ne dure pas, et bientôt, les créatures visent le chef d’escouade et l’étrange créature qu’il protege. Voyant son chef d’escouade en difficulté, et ne parvenant à trouver une place efficace dans la phalange impériale, Umbra quitte discrètement le rang, afin de retrouver le chef d’escouade. Celui-ci semble lutter avec des volatiles qui tentent de l’enlever en attaquant en piqué.
        « Mon lieutenant, par ici » hurla le chevalier en distribuant furieusement des coups de lance. Soudain, sans comprendre pourquoi, le cathar se senti quitter brusquement le sol. Une des créatures, attiré par le bruit de Lemsli et par sa position de faiblesse avait jeté son dévolu sur lui, et avait décidé d’isoler l’imperial en le saisissant et en le jetant depuis le ciel. Se débattant comme un beau diable, le chevalier voyait la terre ferme s’éloigner de plus en plus, ils avaient déjà atteint 4 metres de hauteur avant que le soldat ne comprenne complétement la situation. Umbra mit un grand coup de lance dans l’abdomen du lezard volant. Celui-ci poussa une grande plainte et relacha le chevalier. Umbra n’eut pas le temps d’avoir peur de la chute, à peine il eut le temps de se rendre compte de sa chute, qu’il fut happé par les mâchoires d’une autre créature qui l’éloigna encore plus de ses frères d’arme. Le lezard l’avait saisi à la cheville, et il sentait bien sa protection couiner sous la pression, mais elle tenait bon malgré tout. Umbra était désarmé, il avait perdu sa lance, coincée dans un abdomen, et il n’avait que ses poings pour essayer de se battre. La créature le lâcha finalement dans le vide à 2 metres du sol. La chute fut lourde, mais malgré une importante douleur, Lemsli n’avait rien de cassé, son armure avait encaissé l’impact. Néanmoins, cela n’était pas fini. Comme précédemment, d’autres bêtes se jeterent sur lui et le jetèrent comme une vulgaire poupée de chiffon. Le chevalier impérial était complétement sonné. Il voyait rouge, littéralement. Les divers chocs et coups portés avaient du lui fendre une arcade sourcilière, il voyait du sang couler. Il avait mal au front, une déchirure de plus ? Umbra se leva calmement. Le temps semblait s’écouler de nouveau au ralenti, il se sentait incroyablement … Puissant…Son lien avec la Force était revenu. Il fut soudainement rebousculé vers l’arriere. Un lezard l’avait chargé, ergos droits sur ses épaules, et de sa gueule il s’apprêtait à égorger l’impérial. Mais cette fois, la situation avait changé.

        Lemsli provoqua la plus puissante poussée de Force qu’il avait jamais créé. Le « lézard piaf » fut juste complétement balayé , ses ergos, restant coincés dans l’armure du cathar, lui furent littéralement arrachés, amputant ainsi la pauvre bete. Restant au sol, mais tendant sa main, il attira son sabre à lui via la Force… Avant de rouler pour esquiver une décharge d’energie. Une des cavalieres, doté d’un arc ouvrait le feu sur lui. Le cathar roula plusieurs fois sur lui-même avant de se redresser en saisissant une pierre et de fixer son assaillante. Celle-ci foncait de nouveau vers lui en poussant un grand ululement, qui fut brutalement interrompu par le projectile d’Umbra. S’aidant de la Force, il avait propulsé à une vitesse mortelle cette pierre. Proofitant de la breve latence de la monture, Lemsli rappela définitivement son sabre à lui, et en un éclair, il ne put que décapiter d’un coup sec la créature qui lui foncait de nouveau dessus. Le poids lancé du lezard volant lui parvint néanmoins en pleine poire, et mit KO le chevalier pendant de précieuses secondes. Recouvrant lentement ses esprits, le cathar se servit de la Force pour dégager le cadavre qui le recouvrait. Et se remit lentement debout. Il était épuisé. Il s’était dépensé sans compter pour échapper à ces situations d’urgence. Son armure était légèrement enfoncée, et présentait quelques genes. La seule bonne nouvelle était que les créatures semblaient s’etre désinteressées de lui, le croyant probablement mort avec leur congénére. Les impériaux semblaient en mauvaise posture, il devait impérativement les aider… Le chevalier re saisi une pierre, et poussa un sifflement strident afin d’attirer l’attention deux bestioles, dont une montée, le chargèrent. Essouflé, le cathar se rapprocha, et envoya sa pierre, renforcée avec une impulsion de Force dans des prédateurs volants. Cette fois, la pierre ne fit qu’arracher un cri de douleur à la créature, mais ne lui causa nul dégat. Au contraire, elle semblait particulièrement énervée, et vola encore plus vite à la rencontre de l’impérial. Celui-ci ne se démonta pas, et attendit une seconde. Puis, il retenta son autre coup, il expedia son sabre sur la bete. Cette fois, son coup d’atteignit pas sa tete mais son aile, aussi, le reptile chuta violement au sol. Par la Force, le chevalier rappela de nouveau son arme. L’indigène cherchait toujours le combat, et attaqua soudainement en lui envoyant sa lance énergétique avec force. Lemsli ne put que se jeter au sol pour esquiver un coup qui se serait avéré mortel. La chasseresse redecolla en piqué, mais pris par la vitesse de sa monture, commit l’erreur de tourner le dos à l’impérial. Celui-ci la saisi par la Force, et la vita de sa monture afin de lui remettre les pieds sur terre. Le cathar se releva, se saisi de la lance energetique, et se dirigeat vers l’indigene. Il avait senti qu’elle était encore en vie malgré sa chute. Mais sa proie rodait encore et venait défendre sa maitresse. Umbra utilisa la lance comme une arme de jet, mais elle ne fit que traverser la membrane des ailes de la bete. Celle-ci se jeta vers le chevalier mais un coup rapide lui fendit le crane. Hélas, la encore, le chevalier ne put esquiver la masse de son opposant qui le mit au sol. Au bout d’une poignée de seconde qui lui semblerent interminable Umbra repoussa de nouveau le cadavre de l’animal. Les impériaux semblaient avoir définitivement pris l’ascendant. La diversion bien involontaire apportée par Lemsli avait soulagé le front, et l’entrainement des troupes d’élites et leur armement faisait le reste. Le cathar émit trois brefs sifflements d’autres « lezard piafs » cherchèrent à se diriger vers le chevalier en disgrace, mais furent impitoyablement abattus par les troupes d’élite. La bataille était manifestement gagnée.

        Lemsli se dirigea sans accorder plus d’attention à ce qu’il se passait derrière lui vers celle qu’il avait désarçonné. Il n’eut aucun mal à la trouver. Elle souffrait d’une sale fracture ouverte à la cuisse, et elle rampait péniblement vers la forêt.
        Umbra la fixa froidement et dit dans son communicateur

        « Knight 01, tout va bien de mon coté, j’ai une prisonnière salement blessée, demande instructions, à vous. »

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          Post n°15
          Auteur : Hivernus

          Le combat, aussi violent que bref, s’achève bientôt sur une victoire totale des impériaux. Les quelques bêtes rescapées fuient le champ de bataille avant d’être abattues par les soldats d’élite. Leurs maîtresses, ces indigènes combattant comme des furies, sont toutes neutralisées. Seule l’une d’entre elles respire encore… Et elle semble salement amochée. Le chevalier Umbra demande des instructions. Le lieutenant Talion, toujours sur le pied de guerre, ne perd pas de temps.

          - Prodiguez des premiers soins à notre “prisonnière”. Nous avons besoin d’elle vivante.
          Ordonne l’agent à la peau noire. Et tâchez de restreindre ses mouvements. Je ne veux pas la voir gambader dans les bois à la recherche d’aide.

          Dans la plaine, les commandos de la Task Force 333 font le tour des cadavres ailés, vérifient le pouls des guerrières gisant sur le sol et se prennent soin de leurs quelques blessés. Aucun mort à déplorer. Fidèles à leur réputation, les hommes de l’Agence de Contre-Terrorisme Universel n’ont pas cédé face à l’assaut brutal des indigènes. Les impériaux ramassent tout ce qui peut avoir une quelconque valeur et reprennent leurs positions défensives, se servant des carcasses fumantes des créatures comme barricades de fortune. Les blessés sont remis sur pied en moins de deux par l’infirmier du groupe, rejoignant leurs frères d’armes pour prendre part à la suite de l’opération. Tout combattant qui ne peut pas tenir sur ses deux jambes s’appuie sur le cadavre d’une bête sauvage. Au sein de cette élite, chaque homme encore capable de tenir une arme est un homme en mesure de se battre, qu’il soit blessé ou non.

          Livrés à un silence troublant, les soldats patientent. Il n’y a désormais plus qu’à attendre les renforts… S’ils viennent un jour. Car le vacarme causé par d’intenses minutes de combat risque de rameuter d’autres saloperies dans le coin, qu’elles soient bestiales ou proche-humaines.

          L’agent Stan, DLT-20A en main, se dirige vers le Cathar pour l’aider à transporter la prisonnière jusqu’aux positions “fortifiées” des impériaux. L’officier à l’uniforme gris observe avec mépris sa nouvelle acquisition, un sourire mauvais aux lèvres.


          - Voyez-vous ça… Une précieuse source de renseignements. Souffle Talion en s’acroupissant pour se mettre à la hauteur de la survivante.

          D’un signe de la main, il indique à l’infirmier militaire de l’escouade de se diriger vers lui. Le soldat, qui comprend qu’on demande son avis sur l’état de santé de la captive, se livre à quelques examens.

          - Elle vivra mon Lieutenant.
          Commente simplement l’homme en armure de phrik.

          - Bien… Bien… Murmure presque pour lui même l’agent du Département Investigation et Interrogation.

          Quelque chose, dans son regard ténébreux, indique qu’il se livre déjà, dans ses pensées, à quelques expériences cruelles sur la prisonnière. Ses lèvres s’étirent une fois de plus en un sourire malsain. Puis soudainement, comme si de rien n’était, l’individu revêtant la plaque de lieutenant sur son uniforme retourne à son observation des environs. Toute trace de sourire s’efface sur son visage, qui redevient aussi froid et rigide qu’auparavant.

          - Messieurs, restez sur vos gardes. Nous avons gagné la première manche mais il en viendra sûrement d’autres. Lance Talion à ses hommes, le regard fixé vers la forêt.

          L’officier à la peau noire dirige ensuite son attention vers Lemsli Umbra.

          - Chevalier Umbra, vous êtes responsable de la prisonnière jusqu’à nouvel ordre. Veillez à ce qu’il ne lui arrive rien.
          Continue sèchement l’agent. Je vous conseille de la garder au chaud, à proximité de notre petit animal de compagnie… Au cas où…

          Le lieutenant s’éloigne ensuite afin de donner des instructions au reste des soldats. L’opérateur du groupe est le premier à recevoir des consignes précises. Puis vient le tour des blessés, pour lesquels Talion prend le temps de s’informer sur leur état de santé et leur combativité, toujours intacte. L’inébranlable membre de la terrifiante police politique impériale sourit discrètement. Nombreux sont ceux qui pensent que Dathomir n’est qu’un bac à sable destiné à amuser les hauts dignitaires, ou un bourbier infâme que l’Impérium tente de s’accaparer pour étendre sa sphère d’influence. Mais de son avis, Dathomir est une opportunité.

          Une opportunité pour les officiers de sa trempe, qui peuvent voir leur carrière prendre une ascension fulgurante en cas d’actions éclatantes… Une opportunité, également, pour l’armée impériale, qui a l’occasion de redorer son blason en opérant avec professionnalisme sur un terrain hostile et inconnu. Dathomir est la promesse d’une victoire militaire et politique de première importance pour l’Impérium. Seuls les idiots sont incapables de comprendre les enjeux en cours. Le régime impérial est sur le point de s’affirmer sur l’échiquier galactique, une fois de plus.

          Un rapport interrompt le fil de ses pensées.


          - Mon Lieutenant. La cavalerie arrive.






          Les transports de troupes, en provenance de la flotte impériale en orbite, ne tardent pas à obscurcir le ciel de leurs silhouettes inquiétantes. Le cri cinglant de plusieurs chasseurs TIE d’escorte survolant la zone arrache un sourire à l’agent Stan. Quelques commentaires enthousiastes circulent au sein de l’escouade. L’Impérium débarque en force pour apporter l’ordre et la sécurité sur cette misérable planète. La prisonnière, dont le visage s’empourpre peu à peu, ne semble pas de cet avis.

          A la vue de ces canonnières TIO/BA se posant dans la plaine pour déverser leur flot de passagers en armure blanche, on peut aisément comprendre la colère qui habite l’indigène. Aux dizaines de soldats impériaux débarqués s’ajoutent également une poignée de ces imposants Renforts Tactiques Tout Terrain lâchés au sol par des transports TLO/BA. Vestiges d’une armée au sommet de sa puissance, ces véhicules terrestres et aériens sont l’héritage laissé par les contingents clones ayant combattu pour la République et ses successeurs impériaux. Depuis l’avènement de l’Impérium, ces engins de guerre toujours aussi efficaces ne sont plus qu’une goutte d’eau dans l’arsenal militaire mis à la disposition des troupes impériales… Ils représentent un témoignage du passé. Leur présence sur Dathomir est peut-être, en quelque sorte, leur baroud d’honneur… Un dernier combat avant une fin de service bien méritée.

          Cependant, les RT-TT et les troupes de choc impériales ne sont pas les seuls à débarquer dans cette vaste plaine. Les navettes de classe Lambda et Sentinelle, qui font leur apparition bien après la première vague, ou théoriquement la deuxième, se posent au sol et vomissent tout un tas de spécialistes. De nouvelles unités de reconnaissance sortent les speeders des transports et se rassemblent pour recevoir les instructions des officiers. Les hommes du génie et de la logistique déchargent d'innombrables caisses et mettent tout en oeuvre pour monter un camp le plus rapidement possible. La machine de guerre impériale, efficace dans ses moindres rouages, prouve une fois de plus la supériorité de son organisation.

          Les armures blanches sont si nombreuses dans la plaine que le soleil se reflète sur chacune d’entre elles avec une intensité saisissante. Les soldats sont visibles sur des kilomètres à la ronde. Et le va-et-vient incessant des navettes transportant les troupes et le matériel pourrait facilement attirer l’attention. Mais qu’importe. A moins de regrouper leurs forces, les indigènes n’auront aucune chance de l’emporter sur des centaines, si ce ne sont pas des milliers, de stormtroopers entraînés, motivés et soutenus par des véhicules blindés. Les commandos de la Task Force 333 sont rapidement relayés par leurs camarades des troupes régulières. Le lieutenant Talion leur accorde une petite pause bien méritée. Les blessés sont pris en charge par une équipe médicale afin de recevoir des soins plus approfondies. L’opérateur radio du groupe zigzague entre divers engins de guerre, navettes et sections de combat pour rejoindre l’officier à la peau noire.


          - Mon Lieutenant. Le Commandant Barristan a fait préparer une navette pour notre escouade et la prisonnière. Indique le soldat, casque sous le bras.

          - Hmm… Des précisions concernant la destination ?
          Demande alors le type en uniforme gris.

          - Affirmatif. La navette doit rejoindre l’avant-poste Tempête. Répond l’autre.

          - Très bien. Transmettez le message au reste de l’escouade.
          Ordonne l’agent du D2I après un court instant de réflexion.

          Alors que l’opérateur se met à courir dans tous les sens pour rallier les membres de la Task Force 333, Talion rejoint l’agent Stan, resté en compagnie du Cathar et de leur captive.

          - Messieurs, nous partons.


          L’homme à la peau noire tourne les talons sans même jeter le moindre regard à la jeune femme faite prisonnière. L’agent Stan, toujours protégé par son armure de phrik, relève d’un mouvement sec la détenue, s’assurant que ses liens ne soient pas endommagés ou rompus. Deux commandos se chargent de transporter la cage contenant l’Ysalamir. L’ensemble de l’escouade, après quelques minutes à déambuler dans ce qui ressemble de plus en plus aux prémices d’un campement militaire, finit par atteindre le transport qui leur est dédié. Un seul homme manqué à l’appel : Le commando ayant été projeté dans les airs par les bêtes ailées. Selon ses frères d’armes, il a été temporairement placé dans une cuve à bacta afin de recevoir des soins plus appropriés.

          L’officier de bord vérifie que tout le monde est bien installé avant de donner le feu vert à son équipage pour le décollage. La navette de classe Lambda quitte l’herbe grasse de la plaine pour rejoindre le ciel lumineux de Dathomir. En contrebas, les hommes du génie et de la logistique se chargent de faire de l’endroit un véritable campement retranché. Des soldats munis de pelles, de pioches et d’outils plus sophistiqués s’arment de patience et commencent à creuser des tranchées pour délimiter le périmètre du camp. Les traces du combat ayant opposé les commandos impériaux aux indigènes disparaissent rapidement. Les corps des guerrières sont transportés jusqu’à la lisière de la forêt où quelques hommes s’affairent déjà à creuser des tombes de fortune. Les créatures ailées domestiquées ont moins de chance. Un spécimen est gardé afin d’approfondir les connaissances impériales sur la faune locale… Un cadavre offert à la science. Les autres sont conservés dans un coin frais, au cas où la viande serait comestible.

          Le feulement rauque de deux chasseurs TIE d’escorte indique que la navette s’engage dans une zone à risque. Le transport survole en effet une forêt qui s’étend à perte de vue. Toute attaque surprise est à redouter en contrebas. Mais la présence des chasseurs semble garder à distance les créatures hostiles et leurs contreparties humanoïdes. Après un bon quart d’heure de vol, la navette arrive finalement à bon port, dans un campement fortifié déjà sur le pied de guerre...







          Quelques heures plus tard…

          L’avant-poste Tempête, au coeur de la forêt, bouillonne. Des dizaines de stormtroopers courent dans les allées afin de rejoindre leur section. Les équipages des TR-TT font d’ultimes vérifications sur les machines de guerre, assistés par quelques mécaniciens confirmés. L’escouade de la Task Force 333, pour sa part, bénéficie d’un instant de répit. Les hommes, casques sous le bras, discutent chaleureusement. Seuls le lieutenant Talion et l’agent Stan ne sont pas présents pour profiter d’un repos mérité. Les membres du terrifiant Bureau de la Sécurité Impériale se sont volatilisés avec leur mystérieuse prisonnière, laissant le chevalier impérial et les commandos seuls.

          L’agent Stan revient un peu plus tard, un petit air satisfait sur le visage.


          - Chevalier Umbra, vous êtes attendu dans la tente de commandement. Suivez-moi. Lâche l’individu d’un ton banal.

          Les soldats d’élite comprennent qu’ils retourneront bientôt en opération et commencent déjà à rassembler leurs affaires. A peine arrivés… Déjà repartis ! C’est là la phrase typique des unités militaires impériales. Pas le temps de niaiser comme on dit. C’est ce qui fait la différence entre l’Impérium et les autres régimes galactiques. L’Empire est peut-être mort deux fois, mais sa renaissance a permis aux impériaux de revenir en force. Leur motivation est à la hauteur de leur entraînement.

          L’agent Stan, qui se moque bien de savoir si le Cathar est dans son sillage, déambule dans l’avant-poste Tempête. Il zigzague entre les tentes parfaitement alignées, évite une ou deux sections de stormtroopers et s’enfonce finalement dans une tente bien plus large et grande que les autres. A l’intérieur, une véritable clique d’individus en armure pourpre et d’officiers en uniforme vert encerclent une table à projection holographique. Le lieutenant Talion, reconnaissable entre tous par sa peau noire et son uniforme gris, fixe Lemsli avec un éclat sinistre dans le regard.


          - Nous sommes tous présents ? Parfait !
          Débute le plus vieux des chevaliers impériaux, à la barbe grise hirsute. Lieutenant Talion, je vous laisse la parole.

          - Merci Commandant. L’indigène que nous avons capturé n’a pas mis longtemps à coopérer. Nous n’avons même pas eu besoin d’employer les méthodes fortes… Quoi qu’il en soit, notre prisonnière n’appartient pas au “Clan sous la Montagne” que les forces impériales affrontent déjà depuis plusieurs jours.
          Indique l’officier du D2I en balayant du regard l’assemblée. Elle appartient en fait au “Clan de la Montagne qui chante”.

          - Quelle est donc la différence entre les deux ? Demande un type arborant une plaque de capitaine sur son uniforme.

          - Le “Clan sous la Montagne” est un groupe de sorcières extrémistes appartenant à la base au clan des “Soeurs de la Nuit”, mais ayant décidé de suivre une voie plus radicale encore. Les sorcières de ces deux clans ont embrassé les arts obscurs et s’en servent pour réaliser de sinistres projets.
          Répond alors l’agent du BSI. Le “Clan de la Montagne qui chante” n’a rien à voir avec ces clans. Il s’agit plutôt d’un groupe de sorcières usant de la Force dans un but plus… Bienveillant. En harmonie avec la nature.

          - Il y a quelque chose que je ne comprends pas… Pourquoi donc son clan a t-il décidé de s’en prendre à l’une de nos escouades ? Intervient un autre, un lieutenant borgne.

          - L’occupation Sith de la planète et les conséquences qu’elle a eu sur Dathomir ont provoqué une sorte de traumatisme pour la population locale. Poursuit Talion, inquisiteur. Celles qui ne se sont pas soumises ont été impitoyablement massacrées. Je crois qu’elles voulaient éviter un deuxième épisode du genre...

          Tout comme l’Impérium cherche à éviter une deuxième opération “Chatbite” en s’affirmant comme puissance militaire de première importance. La fortification de certaines planètes impériales, la consolidation d’une marine de guerre en pleine expansion et la création d’académies militaires sur le sol impérial ne sont pas des choix pris à la légère par le haut-commandement… Rien n’est du au hasard. On apprend de ses erreurs ou l’on meurt. C’est la dure loi qui s’est imposée à la galaxie.

          - Est-ce que cela veut dire que l’on peut potentiellement trouver un certain soutien local pour combattre les Sith et leurs sympathisantes ? S’interroge Gahéris, une chevalière impériale à la crinière rousse.

          - N’attendez aucun soutien de la part des clans de Dathomir. Notre prisonnière a beau coopérer, elle reste toutefois fermement hostile à notre égard.
          Rétorque le lieutenant à la peau noire. Quelque chose me fait croire que les sorcières de Dathomir souhaitent conserver coûte que coûte leur indépendance...

          Cette dernière phrase teintée d’ironie est accompagnée d’un sourire révélateur. Du fait de l’implication des Sith sur la planète, l’indépendance de Dathomir est largement compromise. Les forces impériales ne sont pas là uniquement pour mettre un terme aux agissements de quelques sauvageons du Côté Obscur. Elles sont là pour agrandir la sphère d’influence de l’Impérium et sécuriser une planète dangereusement proche de la capitale impériale.

          - Par ailleurs, toujours selon notre précieuse source de renseignements, il n’y a plus aucun Sith sur cette planète. Ajoute le terrible représentant du D2I. Ils ont embarqué à bord de leur vaisseau un contingent de Soeurs de la Nuit et sont partis dans une énigmatique croisade.

          - Comment peut-on être sûr et certain qu’elle ne se moque pas de nous en balançant des info’ bidons ? S’agace alors un type moustachu arborant la plaque de colonel sur son uniforme.

          - Parce que cette énigmatique croisade a déjà eu lieu Colonel… Sur Korriban. Talion étire ses lèvres en un sourire mauvais. Cette expédition a échoué, repoussée par les forces séparatistes, mais tend à prouver que les Sith restent une menace malgré leur éparpillement aux quatres coins de la galaxie. Quoi qu’il en soit, nous nous assurerons d’affirmer les dires de notre “collaboratrice” afin de ne laisser aucun doute.

          - Je vous remercie pour ce briefing Lieutenant. Intervient Barristan. Notre mission ici n’est pas terminée. Certains clans sont ouvertement hostiles aux forces impériales et menacent de compromettre notre opération. Nous devons nous assurer de couvrir nos arrières. J’ai donc décidé, après une discussion avec notre prisonnière, de réunir les matriarches des clans les plus influents afin de négocier un accord. Notre captive a déjà été libérée, en route pour informer ses supérieures de la décision.

          Un silence pesant s’installe à la suite de cette annonce. Certains semblent contrariés, préférant peut-être une solution plus radicale. D’autres approuvent d’un hochement de tête timide. Les différents officiers et chevaliers présents dans la tente de commandement s’observent et se toisent du regard.

          - Lieutenant Talion, vos commandos ont prouvé leur valeur aujourd'hui. Je les veux avec moi pour la négociation. Et prenez votre bestiole avec vous. Korax, tu seras également de la partie avec tes hommes.


          Le vieux s’arrête un instant de parler. Il a failli prononcé des mots déplaisants. Relever l’échec de son écuyer en usant de termes tels “le reste” ou “les survivants” pour désigner l’escouade du natif de Yaga Minor aurait pu avoir un effet désastreux. C’est déjà un miracle qu’il se soit rétabli si vite. Quoi qu’il en soit, le commandant refuse de se séparer de son protégé depuis le tragique incident qui a failli lui coûter la vie.

          - Colonel Rakton, je veux vos deux meilleurs RT-TT en appui et les escouades de feu qui y sont rattachés. Il nous faudra établir un périmètre de sécurité solide autour du point de rendez-vous. Je ne veux pas d’attaque surprise dévastatrice. Termine le chevalier à la barbe hirsute. Le reste de l’Escadron Gris restera ici pour superviser la défense de l’avant-poste Tempête et de la Base Rancor. Nos ennemis ne vont sûrement pas rester les bras croisés. Attendez-vous donc à devoir agir. Messieurs, vous pouvez disposer.

          Les officiers font claquer leurs talons et disposent, selon les ordres. Les chevaliers impériaux s’attardent quelques instants auprès du vieux et de son écuyer, leur adressant sûrement quelques paroles fraternelles. Ils se séparent après s’être serrés les avant-bras.

          - Umbra, venez, on a pas de temps à perdre. Lance l’agent Stan.

          Talion a déjà disparu, probablement parti donner ses ordres aux soldats d’élite de la Task Force 333. A l’extérieur, tout le monde est sur le pied de guerre. Les officiers rejoignent leurs hommes et donnent des directives ou des consignes. Les sous-officiers se chargent de faire l’appel afin de vérifier qu’aucun homme ne manque. Plusieurs transports décollent ou se posent, embarquant ou déversant son flot de passagers et/ou de matériel. Les deux navettes de classe Lambda réservées pour l’escouade de l’écuyer impérial et les hommes de la Task Force 333 quittent le campement lorsque les troupes sont à bord. Bientôt, d’autres engins volants les rejoignent dans leur sillage, protégés par des chasseurs TIE déviés de leur patrouille pour assurer la protection du convoi volant.

          Après une bonne demie-heure de vol, le point de rendez-vous est enfin atteint. Une vieille et grande tente solitaire, dans une clairière, attire l’attention. Les chasseurs TIE d’escorte survolent la zone une première fois, donnant le feu vert pour l’atterrissage des troupes. Les navettes débarquent alors les escouades au sol, tandis que les deux imposants RT-TT sont largués dans un grondement assourdissant depuis les transports de classe TLO/BA. Après avoir effectué un second passage, les chasseurs s’éloignent avec les différents véhicules aériens. La petite force impériale est laissée à son sort dans un environnement inconnu et probablement hostile. Le commandant Barristan, le regard vide, sonde en fait les environs à l’aide de la Force. Talion, ses sens en alerte, garde la main sur le blaster glissé dans le holster de jambe.


          - Nous sommes arrivés les premiers. En avant.
          Commande alors le vieux chevalier impérial.

          Les hommes se mettent en marche. Les colosses d’acier qui s’engagent derrière eux font trembler le sol à chaque pas. Dans les bois, quelques oiseaux s’envolent en battant furieusement des ailes, leur repos troublé par ces géants bruyants. Soudain, le maître d’armes se retourne vers son apprenti.

          - Korax, je te laisse le soin d’organiser le périmètre de défense. Rien ne doit pouvoir nous surprendre. Que les hommes gardent leur calme toutefois, il est important de ne pas tirer à vue. Uniquement sur ce qui est dangereux. Je ne veux pas d’incident diplomatique. Bien compris ? Et prends Umbra avec toi. Profite de son expérience.


          Le vieux chevalier adresse au Cathar un regard qui veut tout dire, puis lance de nouvelles directives.

          - Lieutenant, Agent Stan, vous allez me suivre et assister sans rien dire aux pourparlers. Prenez votre Ysalmatruc avec vous.

          Les deux membres du Bureau de la Sécurité Impériale ne bronchent pas. Ils savent que ce grincheux à la barbe hirsute est le responsable des opérations sur Dathomir. Ils ne veulent sûrement pas le contrarier… Et il sera toujours plus facile de discréditer un homme qui décide de faire les mauvais choix, si besoin est… Les trois impériaux s’enfoncent dans la tête, disparaissant dans l’obscurité de celle-ci avec leur précieuse cargaison.


          Spoiler : Spoiler
          Korax, Lemsli, je vous laisse gérer les défenses autour de la tente. Vous disposez des forces suivantes :

          - 11 commandos de la Task Force 333.
          - 5 stormtroopers (survivants de l'escouade de Korax).
          - 2 Renforts Tactiques Tout-Terrain.
          - 48 stomrtroopers (rattachés aux RT-TT).

          Note : Du matériel, des caisses de munitions et des outils sont mis à disposition dans les RT-TT. Faites en bon usage. La dureté des assauts à venir dépendra de vos défenses.

          Bonne chance !

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            #17

            Post n°16
            Auteur : Lemsli Umbra

            Umbra s’avanca vers la sorciére meurtrie. Celle-ci avait un os qui lui sortait littéralement de la jambe, elle en était à se trainer en gémissant. Elle paraissait assez jeune, peut-être même plus que Lemsli… Et elle était déjà défigurée à jamais dans un conflit qui la dépassait. Elle devait se prendre pour une « combattante de la liberté » ou une autre bêtise du genre…L’indigéne dégaina un couteau, et poussa un vague rugissement en voyant l’impérial arriver. Celui -ci d’un vulgaire coup de pied dans le poignet la désarma aisément.

            « Madame, vous êtes prisonnière de l’imperium, dit le chevalier en sortant des bandages, ne tentez pas le moindre geste où je serai contraint de vous exécuter »

            Coup de bluff, la hiérarchie avait bien spécifié qu’il fallait qu’elle soit vivante. Alors que le chevalier s’agenouilla près de la blessée, celle-ci tenta une pitoyable attaque via la Force. Lemsli n’eut aucun mal à contrer, et à infliger une poussée de Force assez violente pour la sonner et faciliter le travail du chevalier. Celui-ci commença par lui lier les mains dans le dos à l’aide de sa propre bandoulière, avant de s’attaquer à de rapides soins. La blessure semblait assez grave et saignait beaucoup, et le cathar ne savait pas vraiment comment soigner ce genre de plaie. Après une rapide réflexion, il choisi de poser une compresse stérile sur la jambe meurtrie, et, en utilisant deux assez grosses branches rapidement retaillées pour faire une attelle de fortune. Sa prisonnière semblait dans un sale état, et parfaitement incapable de s’enfuir. Néanmoins, cela ne lui empêcher pas de pousser des espèces de hurlements et d’insulter son geôlier,enfin, c’est ce qu’Umbra présumait. S’il était particulièrement médiocre en langues, il ne fallait pas être un droide de protocole pour comprendre qu’une sorcière maugréant, et crachant aux bottes de l’impérial ne faisait pas preuve de respect. Rapidement, la patience du cathar du à bout, et il prit un instant pour bâillonner la chasseresse. Le temps de terminer son ouvrage, que le premier officier impérial, celui de Tatooine, un certain « Stan », arrivait pour lui filer un coup de main. Sans un mot les deux hommes transportèrent la sorcière auprès du lieutenant qui chapeautait l’opération.

              Aprèsun rapide examen effectué par un infirmier impérial, Umbra se vit confier la garde de la dathomirienne. Le lieutenant semblait éprouver une joie malsaine, un peu comme un chat trouvant une souris, et il ne faisait aucun doute que la « souris » allait passer un mauvais moment entre les griffes du BSI.


            « Bien recu mon lieutenant, dit sobrement Umbra »

            Puis il emmena à quelques mètres de la cage de la saleté anti forceuse la dathomirienne, dans un coin épargné par les luttes. Il ne tenait pas particulièrement à se tenir près de cadavres encore frais, et il se doutait que sa camarade ne devait pas forcément vouloir voir les corps de ses compagnonnes d’armes. Si se couper de la Force, était insupportable pour le chevalier, il savait qu’au moins il coupait tout lien télépathique qu’aurait pu développer la prisonnière. Il n’était pas forcément pour le fait qu’elle donne une alerte plus tot que prévu. S’adossant à une petite butte, il entreprit de penser ses propres plaies sans adresser un mot à la sorciere, qui semblait bouillonner de rage et de douleur. Fort heureusement, l’armure avait encaissée le gros des dégâts, et même si elle était dans un état aussi détériorée que peut l’etre une armure de vétéran, elle restait fonctionnelle, à l’exception des protections aux chevilles, et des deux failles aux épaules. Son armure n’était plus étanche, le combat dans un environnement hostile était désormais compromis. Il allait devoir corriger ca quand les renforts allaient arriver… Cela pouvait sembler anodin, les jedis et siths se battaient bien sans protections souvent, mais il était soldat, pas un moine, ou autre chose. Au bout d’une bonne demi heure, Umbra avait pu se passer les quelques bandages, tout en surveillant la prisonniére, dont il avait besoin, notamment à la tete. Un casque ou un masque allait s’avérer nécessaire par la suite, les blessures à la tete étant trop faciles à avoir, et trop nocive pour la santé. Umbra observa brièvement la jeune blessée. Le bâillon était peut être de trop, et c’était presque insultant. En plus, ca ne servait plus à rien… Il avait un léger doute sur ce qu’allait dire Stan. Cela pouvait être vu comme un acte dangereux pour la sécurité du camps… Et puis non, c’était juste une forceuse qui avait perdue ses alliées, avec une jambe en vrac et désarmée. Au pire elle serait désagréable, mais dangereuse, ca devrait aller…

            « Si je vous retire votre bâillon, vous me promettez de ne pas hurler comme un porc qu’on égorge ? »

            La jeune femme semblait avoir vraiment mal, sa blessure méritait quand même des soins. Mais elle fit un bref hochement de tête pour manifester son accord.

            « Parfait, dit le chevalier en libérant la bouche de la chasseresse, on va pouvoir discuter »

            Un sifflement strident interrompit le chevalier. Le bruit aiguë d’un moteur ionique, l’armée impériale débarquait.

            « Hum, m’est avis qu’on va pas s’éterniser dans la plaine » commenta sobrement le cathar. La sorciére, après avoir levé un moment les yeux au ciel pur observer le débarquement, se renfrogna et ne poussa qu’un grognement en guise de réponse. Le chevalier quant à lui observa le remue-ménage que le débarquement causé. Il ne pouvait s’empecher de trouver le spectacle épique, et la musique du bruit des bottes parfaitement cadencées lui donner des frissons. Il n’était peut être pas d’accord avec ce qui se passait, même si au fond, il s’en savait fichtrement rien, il se sentait de retour chez lui.

            Au bout d’une poignée de minutes, ou peut être était-ce plus long, le lieutenant noir vint annoncé qu’ils allaient lever le camp. Rapidement, ils embarquèrent presque tous dans une navette. Le voyage fut assez calme, et particulièrement rapide.

            Une fois arrivé, au camps, l’escouade eut quartier libre. Seul l’agent Stan, et le lieutenant noir disparurent avec la prisonnière. Umbra la regarda partir en éprouvant un peu de pitié. Il avait vu la lueur cruelle dans les yeux de « l’inquisiteur » du BSI, si elle restait à ne rien dire, ou à mentir, il ne faisait aucun doute que la sorciére allait en prendre vraiment plein la figure, et que l’impérial allait s’amuser… Néanmoins, c’était une ennemie. Et ils étaient censés être des pros… Le cathar espérait sincèrement que ca allait bien se passer pour elle, sinon… Au fond, il avait d’autres chats à fouetter sans mauvais jeux de mots. Il avait son armure à remettre en état, heureusement, ce n’était pas le cortosis qui avait le plus souffert. Trouvant au bout d’une grosse demi heure ce qui semblait être une armurerie, il pu refaire son armement plutôt rapidement. Même s’il était en disgrâce, l’armurier ne le savait pas forcément, et un chevalier restait prioritaire. Umbra pu donc avoir des pieces neuves, et retrouver ses compagnons d’armes. Ceux-ci profitaient de leur temps libre et discutaient sans remarquer le cathar. Celui-ci n’osa pas s’interposer dans les discussions, et préféra se poser dans un coin avec un magazine. Sa lecture fut finalement interrompue par l’agent Stan. Celui-ci semblait presque … Content ? Il avait abandonné son air neutre habituel.


            "Chevalier Umbra, vous êtes attendu dans la tente de commandement. Suivez-moi".


            C’était reparti. Reposant sa revue, Lemsli suivit sans un mot l’agent qui de toutes façons venait de disparaitre hors de la tente. Pas de temps à perdre. Au bout d’une petite marche, les deux impériaux entrerent dans une tente plus grande, contenant plusieurs personnes, dont le lieutenant noir, qui l’observait avec une morgue plus prononcée qu’a l’accoutumée, et … Des chevaliers impériaux…

            Les armures pourpres resplendissantes des troupes d’élite de l’Empire… Umbra ne reconnaissait pas une seule tete… A part peut être le doyen? Il n’en était pas sur… Umbra ne se sentait pas à sa place. Il avait l’impression d’etre un imposteur… Il avait également l’impression d’attirer toute l’attention sur lui… Que pouvait faire « le traitre » à une réunion d’état-major… Lemsli se tint parfaitement droit. Il ne voulait pas laisser paraitre son trouble.

            - Nous sommes tous présents ? Parfait !
            Débute le plus vieux des chevaliers impériaux, à la barbe grise hirsute.
            Lieutenant Talion, je vous laisse la parole.

            - Merci Commandant. L’indigène que nous avons capturé n’a pas mis longtemps à coopérer. Nous n’avons même pas eu besoin d’employer les méthodes fortes… Quoi qu’il en soit, notre prisonnière n’appartient pas au “Clan sous la Montagne” que les forces impériales affrontent déjà depuis plusieurs jours. Indique l’officier du D2I en balayant du regard l’assemblée. Elle appartient en fait au “Clan de la Montagne qui chante”.


            - Quelle est donc la différence entre les deux ?
            Demande un type arborant une plaque de capitaine sur son uniforme.

            - Le “Clan sous la Montagne” est un groupe de sorcières extrémistes appartenant à la base au clan des “Soeurs de la Nuit”, mais ayant décidé de suivre une voie plus radicale encore. Les sorcières de ces deux clans ont embrassé les arts obscurs et s’en servent pour réaliser de sinistres projets. Répond alors l’agent du BSI. Le “Clan de la Montagne qui chante” n’a rien à voir avec ces clans. Il s’agit plutôt d’un groupe de sorcières usant de la Force dans un but plus… Bienveillant. En harmonie avec la nature.


            - Il y a quelque chose que je ne comprends pas… Pourquoi donc son clan a t-il décidé de s’en prendre à l’une de nos escouades ? Intervient un autre, un lieutenant borgne.

            Vraiment ? pourquoi est-ce qu’un clan autonome a essayé de défendre son territoire ? Il faudrait une heure pour donner une réponse détaillée à cette question philosophique.

            - L’occupation Sith de la planète et les conséquences qu’elle a eu sur Dathomir ont provoqué une sorte de traumatisme pour la population locale. Poursuit Talion, inquisiteur. Celles qui ne se sont pas soumises ont été impitoyablement massacrées. Je crois qu’elles voulaient éviter un deuxième épisode du genre...


            Raté songea le chevalier cathar. Tirer sans sommation c’est bien quand on a une puissance de feu suffisante, ou qu’on est sur d’être intouchable…

            - Est-ce que cela veut dire que l’on peut potentiellement trouver un certain soutien local pour combattre les Sith et leurs sympathisantes ?
            une jolie chevalière impériale à la crinière rousse.

            Question intéressante, qui dénote quand même d’une méconnaissance du terrain, ou d'un manque de préparation… On aurait pu les faire se battre entre eux et soutenir nos alliés plutôt que de dépêcher l’armée impériale…

            - N’attendez aucun soutien de la part des clans de Dathomir. Notre prisonnière a beau coopérer, elle reste toutefois fermement hostile à notre égard. Rétorque le lieutenant à la peau noire. Quelque chose me fait croire que les sorcières de Dathomir souhaitent conserver coûte que coûte leur indépendance...


            - Par ailleurs, toujours selon notre précieuse source de renseignements, il n’y a plus aucun Sith sur cette planète. Ajoute le terrible représentant du D2I. Ils ont embarqué à bord de leur vaisseau un contingent de Soeurs de la Nuit et sont partis dans une énigmatique croisade.


            - Comment peut-on être sûr et certain qu’elle ne se moque pas de nous en balançant des info’ bidons ? S’agace alors un type moustachu arborant la plaque de colonel sur son uniforme.

            - Parce que cette énigmatique croisade a déjà eu lieu Colonel… Sur Korriban. Talion étire ses lèvres en un sourire mauvais. Cette expédition a échoué, repoussée par les forces séparatistes, mais tend à prouver que les Sith restent une menace malgré leur éparpillement aux quatres coins de la galaxie. Quoi qu’il en soit, nous nous assurerons d’affirmer les dires de notre “collaboratrice” afin de ne laisser aucun doute.


            Korriban… A ce nom, le visage d’Umbra se ferma. Le massacre des impériaux, les années passées dans les geôles séparatistes… Demeci… Umbra était prêt à sacrifier ce qu’il avait de plus précieux pour avoir la chance d’écorcher le mandalorien, et son foutu et hypothétique code d’honneur…

            -Je vous remercie pour ce briefing Lieutenant. Intervient Barristan. Notre mission ici n’est pas terminée. Certains clans sont ouvertement hostiles aux forces impériales et menacent de compromettre notre opération. Nous devons nous assurer de couvrir nos arrières. J’ai donc décidé, après une discussion avec notre prisonnière, de réunir les matriarches des clans les plus influents afin de négocier un accord. Notre captive a déjà été libérée, en route pour informer ses supérieures de la décision.

            Umbra leva un sourcil. L’opération lui semblait un peu risquée, si les sorcieres de dathomir voulait leur indépendance, n’était-ce pas la un moyen de créer une ligue contre un ennemi commun ? Qui méritait le plus la haine des autochtones, les siths, leurs sbires, ou les impériaux ? La solution est assurément noble et digne d’un chevalier, mais n’est-elle pas un brin naive ? Et voila. Une fois ce plus, Umbra se retrouva à se contredire tout seul… Une solution de paix est envisagée et il la critique intérieurement. Le plan du vieux chevalier était peut être risqué, mais il en valait clairement la chandelle. Il méritait qu’on se batte pour lui, et pas faire une extermination de masse qui aurait été plus simple, mais inhumaine.


            - Lieutenant Talion, vos commandos ont prouvé leur valeur aujourd'hui. Je les veux avec moi pour la négociation. Et prenez votre bestiole avec vous. Korax, tu seras également de la partie avec tes hommes. Colonel Rakton, je veux vos deux meilleurs RT-TT en appui et les escouades de feu qui y sont rattachés. Il nous faudra établir un périmètre de sécurité solide autour du point de rendez-vous. Je ne veux pas d’attaque surprise dévastatrice. Termine le chevalier à la barbe hirsute. Le reste de l’Escadron Gris restera ici pour superviser la défense de l’avant-poste Tempête et de la Base Rancor. Nos ennemis ne vont sûrement pas rester les bras croisés. Attendez-vous donc à devoir agir. Messieurs, vous pouvez disposer.

            A l’unisson, Umbra claqua ses talons. Il ne put s’empêcher une fois de plus d’avoir un gros pincement au cœur en voyant les chevaliers se regrouper entre eux. Il leur était complétement étranger désormais. Il ne se sentait plus vraiment des leurs… Nouveaux rites, nouvelles traditions, nouveaux visages, nouv…

            - Umbra, venez, on a pas de temps à perdre.

            Pas de temps à perdre… Oui… Clairement… Lemsli se dit presque à regrets que la personne qui se rapprochait le plus d’un ami dans ce camps était soit Stan, soit le lieutenant noir, Talion donc… Avec de tels amis, on n’a pas besoin d’ennemis… Le fait est qu’il avait le sentiment d’appartenir à autre chose désormais. Pas vraiment du BSI, plus vraiment de la chevalerie… Umbra posa par réflexe une main sur la poignée de son sabre. Il retrouvait en son arme favorite une douce quietude et une présence rassurante. C’était pas un truc que quelqu’un de sain d’esprit ferait, et ce genre de sentiment était anormal, et un peu déviant, mais son arme était le seul point fixe désormais. Reliquat d’une période où il était un modèle pour la chevalerie, l’armée impériale et un membre éminent de la bourgeoisie cathare et la noblesse impériale. Tatooine lui a laissé un certain cynisme, et une approche de paria…

            Prestement, le chevalier s’engouffre dans la navette lambda aux cotés des hommes de la TF 333, avant de s’enfermer dans un certain mutisme. La tension semble remonter petit à petit.

            Une demi-heure plus tard, le débarquement d’opéra avec l’efficacité habituelle des forces impériales. Il semblait que les étrangers étaient les premier sur le lieu de rendez vous. Lemsli dès son arrivée se mit à sonder les alentours afin de voir s’ils étaient seuls ou non. Si on pouvait éviter de nouveau un affrontement par surprise, c’était pas plus mal. Mais les résultats étaient peu concluants, et Umbra cessa son exercice à regret avant de se rapprocher vers les agents Stan et Talion. Ceux-ci étaient aux cotés du vieux chevalier impérial et d’un autre beaucoup plus jeune, peut être son apprenti, le dénommé Korax.

            - Korax, je te laisse le soin d’organiser le périmètre de défense. Rien ne doit pouvoir nous surprendre. Que les hommes gardent leur calme toutefois, il est important de ne pas tirer à vue. Uniquement sur ce qui est dangereux. Je ne veux pas d’incident diplomatique. Bien compris ? Et prends Umbra avec toi. Profite de son expérience


            A ces mots, le vieil impérial jeta un regard étrange au cathar, un regard que ce dernier ne sut interpréter.

            - Lieutenant, Agent Stan, vous allez me suivre et assister sans rien dire aux pourparlers. Prenez votre Ysalmatruc avec vous.

            A ces mots, les 3 hommes disparaisserent, laissant ainsi l’écuyer et l’ancien maitre de la Commanderie de Cathar… Et ce dernier était sous les ordres du plus jeune, ca avait un coté assez humiliant. Cela dit, Lemsli savait qui la valeur n’avait parfois que peu de rapport, et il était manifeste que son collégue semblait en avoir baver. Umbra dit claquer ses talons puisse tourna vers son camarade et planta son regard bleu acier dans les yeux de l’autre chevalier.

            « Monsieur, chevalier Umbra, au rapport. Si vous désirez mon avis sur la question, je pense qu’il faut penser notre défense sous deux aspects. Le premier en vu d’une attaque directe venant de l’exterieur, et potentiellement rapide et massive. Le deuxième, ce serait plus en vue de combattre un ennemi directement au corps à corps ».

            Voyant Korax froncer les sourcils, il reprit,

            « Je m’explique, si dans le premier cas, nous pouvons penser que nos adversaires sont hostiles et attaquer massivement et d’emblée en profitant du couvert des bois, il se peut également qu’ils jouent la méfiance . Une charge massive risquerait d’etre désastreuse pour eux grâce à notre puissance de feu supérieur. Nous leur avons montré des notre arrivée qu’un petit groupe pouvait tenir tete sans perte à leur guerrieres et leurs armes rudimentaires. Aussi, si j’étais une personne habituée à chasser au corps à corps qui sait que sa proie est presque invulnérable à distance, mais qu’elle m’attends sans vouloir me tuer, je crois que j’irai à lui en glissant une arme pour frapper au cœur directement quand il est à portée. »

            Umbra marqua une pause il était peut être parano, mais après tout, on lui avait demandé de faire part de son expérience.


            « Si jamais les sœurs de la nuit veulent nous tailler en piece, je pense qu’on peut s’attendre à une attaque sur deux fronts, à la fois à l’intérieur du camps avec les premières délégations, mais également à l’extérieur. Une fois que les sœurs auront sorti leurs couteaux, il n’y a aucune raison pour qu’elle ne soit pas soutenue par des troupes rapides, comme leur espèces de lezards piafs monté. Le probleme, c’est qu’en cas de trahison, l’utilisation des rt-tt en soutien, ou d’artillerie légère style e-web risque d’etre compromis, sans quoi, ils vont tirer sur nous également. »

            Umbra prit une seconde pour réfléchir et observer le terrain. La clairiére était assez grande et n’était pas trop accidentée. Si les filles de Dathomir voulait charger, elles mettraient plusieurs minutes avant d’atteindre les lignes impériales. Dans l’absolu, miner le terrain pourrait être un solution… Ca semerait la confusion dans les rangs des assaillantes, et les impériaux sauraient à l’avance quels seraient les couloirs d’acces à surveiller, et l’utilisation d’e-web et des rt-tt ferait des ravages, surement assez pour en terroriser certaines, ou au moins mettre un gros coup d’arret à leur offensive… Dans le même temps, les « lezard-piafs » ne seraient pas impactés par des mines, et pourraient fondre sur les fantassins… En plus, le vieux chevalier impérial ne voulait pas qu’on tire à vu… Les rt-tt étaient massifs… Et les sœurs semblaient monter des animaux…

            « Monsieur, je pense que vous devrions établir de petites unités de combats dispersé de part et d’autres, un peu comme des carrés, assez éloignés pour ne pas qu’ils se genent, mais assez proches les uns des autres pour permettre une assistance mutuelle en cas d’attaque. Je préconise également de conserver une troupe de réserve au centre, à envoyer en cas d’urgence pour soutenir les camarades, la TF 333 me semble idéale pour ce rôle. Par ailleurs, je pense qu’il y’a un risque non négligeable d’attaque aérienne, aussi je pense que nous pourrions monter plusieurs tentes, et placer certains « carrés », avec bien entendu un axe de visée pour soutenir les groupes en première ligne. Ces tentes, montées en nombre suffisant devraient dissimuler nos forces, car bien entendu, nous en laisserions des vides, ce qui pousserait l’ennemis à se découvrir pour déloger… et bien rien, un carré, ou un nid de mitrailleuse e-web. Notre première ligne pourrait s’équiper de lance grenade afin de causer le chaos en cas de charge terrestre, ca permettrait de ralentir la charge adverse, de rompre leur cohésion et d’impacter le moral. Les rt tt pourraient servir de soutien, et d’abri pour l’infanterie, qui se cacherait dessous. Notre garde, s’occuperait de « nettoyer » les potentielles traitresses si elles venaient à se retourner directement contre nous. Je me repete, nos carrés ne devraient pas être éloignés de plus de 300m sur le diametre , afin de permettre un redéploiement rapide et un soutien mutuel. Enfin, si nous avons le temps, nous pourrions cacher des détonateurs dans caisses ou autres assez loin des groupes en première ligne, mais assez prêt pour que ca ne soit pas perçu comme une menace, ou même mieux, que ce soit très discret. Je pense honnêtement que nous devrions garder un œil sur le ciel, c’est là où l’ennemis sera le plus en sécurité. Il va de soit que nous devrions laisser du champs entre la fin de la clairiére et nous pour que les groupes adverses soient contraints à une absence de couvert.»

            Lemsli se tut. Sa stratégie avait été élaboré rapidement et se basait sur une interdépendance et une multitude des groupes des combats, ainsi que sur un usage massif de l’artillerie pour disperser les assaillants, voir, faire un support anti aérien. L’ennemis était plus rapide, plus agile et très violent, mais les impériaux avaient de la ressource. Equipement, assez de matériel pour pouvoir feinter et des sacs de sable pour se protéger… Il ne restait plus qu’à savoir si Korax allait accepter cette vision des choses, où s’il avait une autre idée en tete.

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              Post n°17
              Auteur : Korax Endatoménès

              Lorsqu’il sortit des limbes de l’inconscience, l’écuyer était dans un lit de camp, dans un endroit ombragé. Une très légère brise lui caressait le visage. Son dos ne le faisait plus souffrir, cependant quelque chose lui rappela immédiatement la réalité. Il avait atrocement faim, même s'il sentait la perfusion dans sa main. Il devait se trouver dans la tente médicale du camp.

              Il était inutile qu'il tente de se lever. Dans son état, et sans lunettes, il n’aurait pas retrouvé la tente de la chevalerie. Il était donc coincé ici, inutile et impuissant. Il sentait à peine la présence oppressante et omniprésente de la Force sur cette planète. N’ayant rien de mieux à faire, il laissa son esprit à l’imagination riche vagabonder avant d’être interrompu par une présence, sûrement un des médecins de campagne. Ils n’avaient pas particulièrement bonne réputation, du moins durant l’Empire Sith; cependant, l'Imperium semblait se soucier un peu plus de la vie de ses soldats, n’ayant pas une réserve illimitée de soldats. La politique impériale semblait plus privilégier la qualité à la quantité, en améliorant les conditions d’entraînement. Le toubib lui dit de ne pas bouger et de se reposer pour que sa blessure ne se rouvre pas. Puis il partit lui chercher une ration.

              Peu après, deux autres présences, beaucoup plus fortes, se firent sentir dans la tente, où il semblait être quasiment seul.


              « Alors, on tombe dans une embuscade ? Lui adressa la première voix, dont le cynisme identifiait son propriétaire comme étant Sagamor.

              -Je ne pense pas que tu t'en serais sorti non plus dans la même situation, répliqua Gaheris.

              -Tu douterai donc de mes capacités ? Questionna Sagamor, feignant la vexation.

              -Je crois que tu auras besoin de ça, dit la rousse en posant ses lunettes sur le nez du natif de Yaga Minor et en ignorant son compagnon. Il faudra quand même que tu nous fasse un rapport détaillé, cette expérience nous aidera à en savoir plus sur ce monde, et évitera peut-être à nos troupes de tomber une autre fois dans le même piège. »

              Le médecin arrivant à ce moment là, lui donna une ration puis se dirigea vers la deuxième tente médicale, située en face de la première. Korax se décida timidement à parler :

              « Arrivés dans la zone de recherche, nous sommes tombés sur une clairière avec des traces de combat. À cet instant, une créature de plusieurs mètres de haut nous attaqua, j'ai réussi à limiter les pertes en attirant son attention, puis un tir chanceux a touché un de ses yeux, me permettant de sauter sur son dos et de planter ma lame entre deux plaques de sa carapace. Une fois débarrassé du monstre, nous avons trouvé un dispositif primitif de brouillage et la situation m'a rapidement échappé à ce moment ; trois guerrières ont commencé à massacrer mon escouade tandis que nous nous préparions à faire sauter le brouilleur. Mes hommes ne faisaient pas le poids, et, pour éviter plus de morts, je leur ai ordonné sans le faire réellement exprès de se replier. Mais même pour moi, ces sauvageonnes étaient invincibles et je me suis rapidement retrouvé désarmé, puis j'ai voulu utiliser le souffle de l’explosion de la bombe que le sergent avait posé au prix de sa vie pour me débarrasser d'elles, toutefois, c'est moi qui fut touché et je me suis évanoui. J'ai été emprisonné. Puis cette tribu matriarcale, m'a fait combattre dans les arènes du village. J'ai tué mon opposant, un des seuls mâles que j'ai perçu dans le village. Une fois de retour dans ma cellule, à cause de la faim et de la douleur, j'ai perdu connaissance. Lorsque je me suis réveillé, le village était ravagé et désert, au vu des armures présentes, les nôtres étaient passés par là. Je me suis ravitaillé et ai récupéré un semblant d'armure avant de repartir vers le camp. Je n'ai pas eu de soucis dans la forêt, et la suite, vous la connaissez. »




              Deux jours plus tard, sa blessure semblait suffisamment bien fermée pour qu'il puisse, sans forcer, recommencer ses activités normales. Il commença par aller chercher une armure à l’armurerie, n’ayant pas d'armure de rechange. Le responsable des stocks d'armes lui donna un plastron et un casque de stormtrooper ainsi que de la peinture de marquage rouge pour qu'il puisse indiquer son appartenance à la chevalerie, le temps qu'on lui amène une armure plus conventionnelle pour un écuyer. Il peint les gants et les brassards et une bande sur la gauche du plastron et du casque. Pour compléter l'armure, il récupéra le grand morceau de tissu ocre qui lui avait servi de cape dans la forêt et lui rendit son utilité en la refermant devant son épaule gauche avec un petit fermoir en forme de phénix doré.

              Il entreprit ensuite de prendre des nouvelles des survivants de son escouade. On lui indiqua leur tente et l’endroit où ils prenaient habituellement leurs repas. Comme le datapad qu'il avait récupéré lui indiquait l'heure du repas, il se dirigea vers ce dernier. Il y trouva ce qui restait de la petite équipe qu'il dirigeait : trois hommes : le premier était mince, la trentaine, les cheveux noir et la peau livide, il semblait avoir récupéré le rôle de sergent pour la petite unité, il s’agissait donc de Stan Kubis ; le deuxième était une armoire à glace, aux cheveux bruns, selon le datapad, il s’agissait de Piotr Tokarevitch et le dernier devait être à peine plus vieux que l’écuyer et avait une allure très militaire, il devait donc s'agir de Reinhart Gheist, le Boroskais de l’escouade, parce qu’il y avait au moins un Boroskais dans toutes les escouades impériales, tel que se plaisaient à dire les natifs de cette planète ; et deux femme : la première était petite, probablement un peu plus jeune qu’Endatoménès et avait de longs cheveux châtains ramenés en chignon, il devait s'agir d'Antje Dunkel et l'autre femme, il la connaissait déjà, elle avait hanté ses rêves et ses cauchemars lorsqu’ils étaient au lycée impérial ; Valentina Merinatopp, une blonde au cheveux mi-longs et aux terribles yeux gris métalliques qui fouillaient l’âme de ceux qui les regardaient avec la délicatesse d'un poignard. Il hésita à mettre son casque pour aller leur parler tant il redoutait la dernière nommée, mais il ne plia pas à sa timidité, comme à son habitude. Et alla les saluer. La réaction de Merinatopp ne se fit pas attendre :


              « Alors c’était toi l’écuyer, je me disais bien que je connaissais ce nom, Endatoménès… De son prénom Korax, pour ceux qui ne le sauraient pas. Il y avait donc une raison pour que tu caches ton visage derrière cet étrange masque. Dit-elle avec un sourire mauvais.

              -Un peu de respect pour ton supérieur ! La réprimanda Kubis.

              -Ce n’est pas grave, dit le natif de Yaga Minor feignant le calme alors que la panique avait pris possession de son cerveau. Si quelqu’un me l’avait demandé, j’aurais enlevé le masque susmentionné, masque qui n'est en réalité qu'une paire de macrolunettes agencée pour qu’elles me gênent le moins possible.

              -J'avais oublié que tu voyais aussi bien qu’une taupe des forêts Yagai. Répliqua la blonde sur un ton moqueur.

              -Je suis pas venu parler de cela, reprit sèchement le membre de l’escadron gris, je suis venu pour voir si la mort tragique des trois quarts du groupe ne vous avait pas trop secoué. J’admets être en partie responsable de ce fiasco, et de ce fait je comprends si vous m’en tenez responsable.

              -Vous n’êtes pas responsable d’avoir été envoyé dans un piège, le rassura le sergent, de plus, il est rare qu’un officier mette sa vie en danger pour sauver ses soldats. »

              Korax mangea donc sa ration avec sa petite escouade puis se dirigea vers la tente de commandement pour prendre ses ordres. Une fois le briefing terminé, il alla chercher les survivants de son groupe de combat pour les prévenir et faire embarquer tout le monde dans les transports.




              Une fois arrivés à destination, on lui confia le soin de fortifier du mieux qu'il pouvait la clairière et on mit donc toutes les troupes présentes sous son commandement ainsi que l’ancien et discret commandeur de la chevalerie Lemsli Umbra qui lui indiqua un plan simple reposant sur l’utilisation de différents groupes indépendants et de tentes pour prévenir les attaques aériennes.


              « Le « monsieur » n’était pas nécessaire, je ne suis pas votre supérieur. Lui répondit Korax. Cependant votre plan de retranchement paraît bon, mais, pour le minage du terrain, j'ai prévu de faire creuser une tranchée autour de la clairière, ne laissant que 4 accès qui serviront de goulot d’étranglement et seront gardés par de canons e-web qui feront un massacre si nos ennemis veulent passer rapidement. Sinon, ils seront ralentis par la tranchée, derrière laquelle seront placés les détonateurs thermiques, nous creuserons aussi d’autres trous derrière la tranchée pour ralentir encore plus leur progression et permettre aux unités assignées à ces périmètres de se mettre à couvert en-cas de feu nourri. Ces unités emporteront des stocks de grenades pour nettoyer rapidement la tranchée sans se mettre trop en danger. »

              Il se dirigea ensuite vers les sergents des différentes unités pour leur donner leurs instructions, répartissant entre le montage des tentes, le pelletage de la tranchée et le montage des armes lourdes avant de leur donner leur assignement pour la suite. Il réalisa des équipes de 5 à 10 chargées de gérer les différentes tâches comme utiliser l’artillerie e-web ou patrouiller aux abords de la tranchée. Il envoya les restes de son escouade servir un des canons et garda l’unité de commandos au centre comme lui avait conseillé Umbra qui avec lui formeront un deuxième groupe de renfort si il y a plusieurs brèches dans le dispositif. Il récupéra ensuite une pelle dans un des TR-TT qui lui servirait d'arme de fortune si la situation venait à dégénérer. On pourrait se demander la motivation du choix d'un tel outil, mais la pelle a de nombreux avantages, tels qu'un manche long rendant la parade plus facile et les coups plus violents, ou l’utilisation des bords de la pelle comme arme tranchante.

              Le terrain fut vite prêt et les impériaux se mirent en place. La tension était palpable dans la position mais quoi que les indigènes leur préparaient, ils étaient prêts.

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                Post n°18
                Auteur : Hivernus

                Nour reprend connaissance brutalement, réveillée par d’horribles douleurs. La jeune dresseuse de Rancors se redresse péniblement et cherche à se repérer. La voilà confortablement installée dans une tente, au beau milieu de la forêt si l’on en croit les divers bruits familiers qui l’entourent. Et elle n’est pas seule… Dehors, diverses silhouettes se déplacent le long de l’abri confectionné à partir de tissus et de peaux de bêtes. La sauvageonne du Côté Obscur reconnaît ses soeurs à travers la Force. Elle est donc en sécurité, parmi les siennes… Un pan de la tente est écarté. Deux guerrières se rendent au chevet de leur jeune soeur.

                - Tout doux Nour… Tout doux…
                Souffle la plus vieille des deux combattantes, une quadragénaire au visage couvert de tatouages tribaux et coiffée de tresses blanches.

                Elle force la dresseuse à se rallonger et vérifie l’état de ses blessures. Les divers onguents semblent faire effet. Mais la guérisseuse improvisée remarque tout de même que la jeune femme est fiévreuse lorsque sa main vient se poser sur le front chaud de cette dernière.

                - Zephyr… Que… Que… Que s’est-il passé ? Il y a si peu d’échos dans la Force… Tant de vide… Murmure Nour.

                - La horde blanche a rasé notre cité troglodyte… Il n’en reste plus rien. Nous avons perdu une bataille, et nombre de nos soeurs… Mais cette guerre n’est pas encore terminée. Répond la dénommée Zephyr en serrant la mâchoire.

                Le combat contre les forces impériales avait été violent. Face à la supériorité numérique et technologique des troupes de choc de l’Impérium, les Soeurs de la Nuit avaient été contraintes à la fuite. Le clan sous la montagne n’est aujourd’hui plus qu’un ramassis de rescapées nourries par l’idée d’une vengeance abominable… Une bande dont l’effectif s’est réduit à une quinzaine de guerrières. Zephyr se demande bien comment l’on peut vaincre une armée d’occupation forte d’un millier d’armures blanches et renforcée par la présence de machines de guerre sophistiquées avec un contingent aussi réduit. Tout espoir de victoire semble s’être évanoui…

                Mais doit-on s’avouer vaincu pour autant ? Non. L’ennemi sera combattu par tous les moyens possibles et imaginables. Piéger les sentiers pour réduire les effectifs adverses, déclencher des embuscades aussi meurtrières que brèves pour déstabiliser les envahisseurs, empoisonner les sources d’eau pour priver l’ennemi de ressources indispensables à sa survie sur la planète… Voilà autant de solutions différentes pour avoir le dessus sur ces maudites armures blanches.


                - Je te confie notre jeune soeur… Je dois m’entretenir avec Mère Esmsyl. Indique Zephyr à sa comparse.

                La quadragénaire quitte la tente pour en rejoindre une autre, plus grande et bien plus encombrée. A l’intérieur, la matriarche du clan sous la montagne est confortablement installée dans une chaise en bois. Ses mains de vieille femme sont posées sur les accoudoirs. Ses yeux roulent sous les paupières, signe d’une concentration intense. Son esprit est ailleurs… Le visage de la sorcière conserve les traces du combat acharné qui l’a opposé au soldat en armure pourpre. Il est plus marqué et plus ridé qu’auparavant. Le Côté Obscur a fait son oeuvre… Et il semble envelopper d’un linceul la matriarche, visiblement plus puissante que jamais. Les mains s’agrippent fermement aux accoudoirs. Une brise légère traverse la forêt et fait claquer la toile de la tente. Lorsqu’Esmsyl ouvre les yeux, Zephyr se prosterne à ses pieds en guise de respect.

                - Mère Esmsyl, nous sommes prêtes à reprendre les combats. Indique la quadragénaire, presque dans un murmure.

                - Vraiment ? Sommes nous vraiment prêtes ? Demande d’une voix rauque la matriarche. L’excès de confiance de nos soeurs a coûté très cher à notre clan Zephyr…

                - Je… Oui… Mère Esmsyl… Balbutie la guerrière.

                - Nous aurons notre revanche… Je peux te le promettre. Mais j’ai besoin de temps pour rassembler notre armée. Répond sur un ton glacial la vieille sorcière.

                Zephyr s’incline et quitte la tente, laissant Esmsyl seule avec ses pensées. La matriarche du clan sous la montagne esquisse l’ombre d’un sourire. Elle compte bien former la plus grande armée jamais rassemblée depuis la défaite de la mère Zimun et des siens. Ces étrangers en armure blanche n’auront pas la moindre chance…





                Dans la clairière, les impériaux s’impatientent. L’attente est longue. Et les hommes se sentent observés par tout un tas d’yeux dans une forêt qui ne manque pas de bestioles plus dangereuses les unes que les autres. Finalement, la délégation attendue par les forces impériales arrive. Une douzaine de reptiles ailés s’avance en direction de la clairière, sans présenter le moindre signe d'agressivité dans leur vol. Les guerrières qui les chevauchent n’ont pas non plus l’air d’envisager une quelconque attaque du campement monté à la hâte. Indigènes et montures se posent à distance respectable des positions impériales. Le groupe se dirige ensuite vers le camp sans intention hostile. Nul ne semble vouloir s’interposer. Servants des pièces d’artillerie et sentinelles se contentent de surveiller les moindres faits et gestes de ces femmes sauvages.

                C’est finalement les commandos de la Task Force 333 qui, parfaitement alignés de façon à former un ultime rempart, se chargent de réceptionner la délégation. Les filles de Dathomir n’iront pas plus loin sans le consentement du commandant Barristan, qui ne tarde pas à arriver. Le vieux chevalier sort de la tente, invite les indigènes à le suivre à l’intérieur et fait signe aux deux autres membres de la Chevalerie Impériale de le rejoindre. Mais la plus vieille femme du cortège refuse de faire un pas en direction de l’homme à la barbe hirsute.


                - Vous osez profaner nos terres sacrées en vous installant ici comme si vous étiez en territoire conquis. Vous souillez cet endroit par votre présence, vous salissez l’air que nous respirons par votre odeur infecte… Et vous répandez le sang de nos soeurs avec vos armes. Déclare celle qui semble avoir dépassé les soixante printemps. Sachez que je n’ai aucune sympathie pour vous. Je viens ici uniquement pour honorer la parole de l’une des miennes.

                - Je m’excuse par avance pour tous les désagréments que nous pouvons vous causer… Mais sachez que nous sommes ici uniquement pour trouver une solution. Nous ne voulons pas d’une guerre. Répond Barristan, avec douceur. Je suis Wilhelm Barristan, maître d’armes de la Chevalerie Impériale et commandant en chef des forces expéditionnaires impériales.

                - Et bien… Wilhelm Barristan de la Chevalerie Impériale, vous ne manquez pas de courage… Il faut être complètement fou pour oser se présenter en ces lieux avec si peu d’hommes… Intervient une autre femme, un peu plus jeune que la première. Je suis Thenel Ko, Matriarche du clan de la Rivière Folle. Et voici Alya Djo, Matriarche du clan de la Montagne qui chante.

                - Je suis honoré de votre présence, Mères… J’espère sincèrement que nous pourrons trouver un terrain d’entente. Le chevalier impérial incline respectueusement la tête. Les autres Matriarches ne se joignent pas à nous ?

                - Elles préfèrent rester loin de toute cette agitation. Elles ont bien raison. Votre présence sur Dathomir perturbe le fragile équilibre que nous tentons de maintenir… Reprend Thenel Ko, sur un ton accusateur. Qu’êtes-vous venu chercher sur Dathomir, Wilhelm Barristan de la Chevalerie Impériale ?

                - Des réponses. Les Sith ont lancé plusieurs attaques meurtrières sur divers mondes et ont failli plonger la galaxie dans une nouvelle guerre… Nous savons de source sûre qu’un contingent de Soeurs de la Nuit a soutenu l’initiative des Sith… Rapporte le vieux à la barbe hirsute. D’où notre présence ici.

                - Les Sith ont quitté la planète depuis longtemps. Vous ne trouverez rien ici. Alors partez. Siffle Alya Djo. Votre présence ici est une insulte que nous ne pouvons pas tolérer plus longtemps.

                - Je crains, hélas, que cela ne soit pas possible Mère Alya. Soupire Barristan. Même s’il n’y a aucune présence Sith sur Dathomir, nous sommes obligés de vérifier cette information… Il y a eu trop de morts. Nous ne pouvons pas vous croire sur parole.

                - Je commence à perdre patience, Chevalier Barristan. Votre persistance est suspecte. Que cachez-vous ? L’interroge alors la matriarche du clan de la Montagne qui chante, irritée.

                - Je n’ai rien à cacher Mère Alya. Répond avec sincérité le chevalier impérial.

                - Mensonge ! Je suis incapable de sonder ce qu’il y a dans la tente ! Que cachez-vous ? Quel est donc ce sort profanateur ? S’emporte alors la sorcière.

                Les soldats de la Task Force 333 pointent leurs armes sur la folle furieuse qui ose s’en prendre au commandant Barristan. Presqu’aussitôt, les guerrières accompagnant les deux matriarches dégainent leurs armes à leur tour. La tension est palpable. Un seul geste de travers et cette entrevue pourrait partir en massacre.

                - Doucement ! Doucement ! Je vous assure que je n’ai rien à cacher ! Ce vide dans la Force, c’est l’expression de la Force elle-même… Reprend le maître d’armes, tentant de calmer le jeu.

                A son signal, l’agent Stan et le lieutenant Talion ouvre un pan de la tente, laissant entrevoir une créature se prélassant paisiblement sur son support nutritif. L’officier du D2I, lisant l’incompréhension sur le visage des indigènes, se livre à une petite explication.

                - C’est un Ysalamir, une créature paisible vivant sur la planète Myrkr. Nous ne savons pas encore pourquoi, mais l’Ysalamir est capable de repousser la Force, d’annuler sa présence. Indique l’impérial à la peau noire. Certains pensent qu’il se sert de cette bulle protectrice pour éloigner ses prédateurs naturels.

                - Fascinant… Est-ce que l’effet est permanent ? Demande alors Thenel Ko.

                - Oui. Nous sommes privés de notre affinité avec la Force lorsque nous sommes dans la bulle de l’Ysalamir. Confirme Barristan.

                - Alors voilà donc votre petit secret… Vous comptez vous servir de cette créature contre nous Chevalier Barristan ? Est-ce là votre moyen de pression ? Votre façon de nous soumettre ? Enrage Alya Djo.

                - Mère Alya, je vous assure que nous sommes ici pour parlementer, pour trouver un arrangement… Pas pour vous tendre un piège. Insiste le chevalier impérial. Si nous voulions vous nuire, nous pourrions simplement raser vos villages et vos lieux sacrés depuis l’orbite, grâce à notre flotte. Et nous n’aurions pas cette conversation.

                - Mais pourquoi nous exterminer quand on peut nous forcer à rejoindre les rangs n’est-ce pas ? Vous n’êtes pas si différents de ces Sith que vous traquez ! S’emporte à nouveau la matriarche du clan de la Montagne qui chante.

                - Il suffit Alya ! Je…

                La sorcière du clan de la Rivière Folle a un moment de faiblesse. Elle est retenue de justesse par deux guerrières. Cette fragilité soudaine attise la colère des indigènes.

                - Vous ! C’est votre faute ! C’est votre créature de malheur qui a provoqué ça ! S’exclame celle qui a dépassé les soixante printemps.

                - Non… Vous vous trompez… Se défend Barristan, troublé. C’est… Je... Le Côté Obscur...

                - Vous le sentez vous aussi… ? Souffle alors Thenel Ko.

                Le maître d’armes de la Chevalerie Impériale acquiesce d’un signe de la tête. Le Côté Obscur se montre de plus en plus persistant. Un sombre rituel a débuté… Et tous les êtres sensibles à la Force peuvent le sentir. Quelque chose de grave se produit… Dans les ténèbres, une menace se dresse.





                L’armée du clan sous la Montagne est là, à ses pieds. Esmsyl marche entre les dépouilles momifiées des Soeurs de la Nuit qui ont péri au combat. Il y en a des centaines. La mère Zimun avait tenté de s’opposer à l’intrusion de l’Ordre Sith sur des terres sacrées. Elle avait réussi à unir plusieurs clans dans une lutte contre l’envahisseur. Hélas, cette coalition fut dissoute rapidement, après une série de défaites qui décima les troupes et éparpilla les survivants. Zimun elle-même avait péri durant les combats… La matriarche du clan sous la Montagne sent une profonde colère s'ancrer en elle. Il n’y aura pas de deuxième invasion, pas de deuxième incorporation. Aujourd’hui, les véritables filles de Dathomir comptent bien reprendre le dessus sur ces hordes en armure blanche.

                Ayant désormais rejoint le centre de cet immense charnier improvisé, la vieille sorcière ferme les yeux et prend une profonde inspiration. Elle se sert de sa haine des étrangers pour canaliser le Côté Obscur… Et devient peu à peu un réceptacle vivant. Alors qu’elle sent le Côté Obscur bouillonner en elle, Esmsyl débute son rituel macabre…


                - Choono slalem denni tay'lori olee-ay ! Lucheno vadem klavlane...

                La voix chantante de la matriarche se déforme peu à peu, devient de plus en plus monstrueuse. De petits filaments verts parcourent lentement les bras de la sorcière. La terre elle-même semble s’imprégner de cette sombre énergie qui vient peu à peu corrompre l’air et la nature environnante.

                - Blenay vedi nalem koreem... Blenay vedi nalem koreem ! Villos susko kono lamal ! Vlemon tagoo ! Poursuit la vieille femme avec ardeur.

                Les filaments verts deviennent de plus en plus épais, se mêlent les uns aux autres pour ne faire qu’un. Dans cette brume mystérieuse, les corps s’animent lentement lorsque des traits de fumée viennent effleurer la peau desséchée et les ossements exposés.

                - Levez-vous mes soeurs ! Levez-vous ! Ordonne d’une voix démente Esmsyl. Levez-vous mes soeurs… Et saisissez cette chance pour arracher à nos ennemis la victoire ! Saisissez cette opportunité pour venger l’affront qui nous a été fait !

                Le chant de la Résurrection est accompli. L’armée du clan sous la Montagne est en train de se réveiller… Grouillant de magie noire permettant de maintenir leurs os et leur chair en un ensemble cohérent, des centaines de cadavres ont retrouvé la vie et sont prêts à reprendre les armes. Sous le regard admiratif des dernières guerrières de son clan, la mère Esmsyl vient de réaliser un exploit. Mais le sort qu’elle vient de lancer est gourmand. La puissance du Côté Obscur est telle qu’il redessine une fois de plus le physique déjà disgracieux de la matriarche.

                - A LA GUERRE ! Beugle la vieille sorcière.

                Les corps réanimés s’élancent dans la forêt en poussant des cris démentiels. Dathomir… Dathomir semble avoir une dernière épreuve pour les forces impériales. Les combats promettent d’être furieux.




                L'armée des morts ne reculera devant rien pour accomplir les sombres desseins de la mère Esmsyl...


                Spoiler : Spoiler
                Une première vague composée d'un peu plus de cent Soeurs de la Nuit ressuscitées prend d'assaut le lieu de la réunion. Il ne s'agit pas de "simples zombies". Ces morts là sont capables de courir, de grimper aux arbres, etc... Ce sont des adversaires qu'il ne faut pas prendre à la légère.

                Les guerrières qui sont au camp avec vous n'ont aucune intention de combattre pour l'instant (sauf pour se défendre) et vont se contenter d'observer le temps qu'une décision soit prise par les matriarches.

                Si vous avez des questions, je reste disponible !

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                  Post n°19
                  Auteur : Lemsli Umbra

                  Umbra haussa légèrement un sourcil, mais ne réagit pas. Le chevalier face à lui ne devait peut-être pas connaitre sa situation et ou voulait traiter le cathar en égal. Un peu étonnant, le dénommé Korax devrait peut-être un peu plus s’affirmer… Ou alors, Lemsli surinterprétait peut être un peu ? Pourtant dans la navette Talion avait été clair, Lemsli n’était plus digne de commander… Ça lui faisait l’effet d’une gifle, surement méritée, mais quand même. Sans laisser son trouble s’éterniser, le cathar répondit par un bref signe de tête, et se mit au travail, le temps jouait contre eux.
                  Plus rapidement qu’il ne l’aurait cru, la défense impériale commençait à prendre forme. Grace à la Force, Umbra pouvait même se permettre le luxe de renforcer le système défensif en faisant des remblais de fortune derrière les fossés creusés. Cela formerait un obstacle supplémentaire, et offrirait un couvert aux hommes de l’Imperium en cas d’assaut. Ils auraient même le luxe de s’allonger, s’abriter et tirer pour se défendre. Le camp devrait pouvoir être à peu pres défendable, surtout si les sœurs de la nuit continuaient à rester invisibles. Leur absence couplée à la méfiance due aux rumeurs mettait une certaine tension dans le camp impérial. Recroisant Korax, il acheva sa tâche et vint à sa rencontre. L’impérial portait une pelle… Il ne comptait pas s’en faire une arme tout de même ? Les sabres ou piques de force étaient tout de même plus efficace que ce genre d’outils… Il avait surement du filer un coup de main aux hommes. Le cathar se racla la gorge, il était un brin gêné et s’il le pouvait, il serait surement rouge de timidité.


                  « Hum… Je m’excuse de vous poser la question, mais… Voila je voulais savoir quelle était la nouvelle doctrine de combat de la chevalerie… A une époque, elle était formée et entrainée pour opérer en « bande de frères » qui se protégeaient mutuellement, tout en combattant… Je voulais savoir ce qu’il en était désormais… Et… , Lemsli eut un léger flottement il se sentait comme un collégien qui demandait la main de la plus jolie fille du collège, Je voulais savoir si vous souhaitiez m’integrer à un groupe de combat de chevaliers, m’envoyer dans un peloton, ou si désormais les chevaliers se battaient individuellement… Et si du coup vous préfériez que j’agisse en électron libre… Ca fait assez bizarre mais j’aimerais juste pouvoir connaitre la conduite que j’aurais à tenir en cas d’attaque »

                  En fait, ce n’était même pas à Korax de le demander au fond, mais plus au vieux chevalier… C’est lui qui dirigeait les opérations… Mais c’était à Korax qu’on avait demandé de préparer et d’organiser la défense… Donc ce n’était pas hors de propos.


                  « Je sais vaguement me débrouiller avec un sabre, et avec la Force, et j’ai de l’expérience dans les trois configurations… »

                  Lemsli s’interrompit et écouta distraitement la réponse de Korax. Il sentait précisément une présence… Les sœurs de la nuit arrivaient. Approuvant d’un signe de tete la réponse de son camarade chevalier, Umbra croisa les mains dans son dos et se rapprocha, tout en restant à distance, du vieux chevalier impérial qui venait de sortir. Ce dernier fit signe aux deux forceux de les rejoindre sous la tente avec la délégation. Avec un immense déplaisir à l’idée de se sentir de nouveau coupé de la Force à cause de la saleté du BSI, Umbra se mit légèrement en retrait et croisa ses mains devant lui, de manière à masquer le manche de son arme, tout en gardant un visage parfaitement neutre et impassible. Il savait pertinemment que tout le monde serait armé, mais… Inutile d’afficher d’emblée une attitude hostile. La plus vieille des sœurs de la nuit prit la première la parole, d’un ton particulièrement agressif. La cheffe de la prisonnière qu’il avait fait au cours de l’embuscade qu’il avait subi apparemment. Barristan, ce nom évoquait quelque chose à Lemsli mais sans plus, répondit doucement en se présentant, et la deuxième mère de la nuit répondit. Beaucoup de paroles idéologiques et quelques menaces à peine voilées… Enfin au début, la tension déjà forte, monta encore plus quand la dénommée Alya Djo commenca à s’emporter. Les hommes de la TF333 braquèrent rapidement leurs armes sur l’espece de possédée qui vociférait après les impériaux. Les sœurs de la nuit ne furent pas en reste et menacerent à leur tour les forces régulières. Le cathar, sans se laisser le moindre trouble apparaitre sur sa face, n’eut pour réaction que de croiser ses mains dans le dos, laissant apparaitre le manche de son sabre laser. Menace un peu vaine, vu que privé de la Force, il mettrait vraisemblablement en danger tout le monde dans la tente, mais qui avait le mérite d’avoir un impact psychologique.

                  Soudain, un grand trouble envahit la pièce. Une chose horrible venait de se produire, le cœur d’Umbra se serra. Dathomir avait déjà une ambiance à faire frémir les cœurs les plus valeureux. Cette fois, c’était vraiment terrifiant… Lemsli avait le sentiment qu’un grave sacrilege venait d’etre commit, il en était étourdi. Et il n’était manifestement pas le seul. Barristan semblait troublé et l’une des mères venait de s’évanouir à moitié. Il se tramait bien quelque chose. Cette fois, Umbra posa clairement sa main sur son arme, et fixa d’un regard sévère Alya. Elle semblait être un peu moins choquée que les autres, et depuis le début était prompte à la colère et aux menaces. Si elle manigancait quelque chose, le cathar la couperait en deux avant qu’elle ne puisse dire « Dathomir ».

                  Une clameur sourde se fit entendre, des cris inhumains, des ordres aboyés et le claquement des rafales se mirent rapidement à raisonner dans la prairie. Umbra qui était proche de la sortie quitta en trombe la petite assemblée afin de voir ce qui se passait. Le spectacle le laissa sans voix pendant deux secondes. Des hordes de… Il ne savait même pas ce que ca pouvait être… On aurait dit des momies, sortaient des bois et courraient… Non, qui sprintaient plutot comme des dératés vers les lignes impériales, en poussant des hurlements stridents dans une étrange brume verdatre. Les forces impériales avaient déjà commencé à ouvrir le feu et un important tir de barrage accueillait les arrivantes. Néanmoins, malgré leur grand nombre et les pertes, l’élan des créatures ne faiblissait absolument pas, et elles se dirigeaient trop vite vers les lignes impériales. Le chevalier impérial pouvait sentir la peur dans les rangs des forces de l’Imperium, les hommes en blanc avaient l’impression d’affronter… De foutus morts-vivants… Et ca dépassait complétement l’entendement, et Lemsli ne voulait pas le reconnaitre mais il n’arrivait pas vraiment à retrouver leur lien à la vie… C’était assez perturbant… Et très hérétique. Il semblait y’avoir des dizaines, non, des centaines de zombies… Umbra se ressaisit assez rapidement. Les zombies étaient bien évidemment largement plus nombreuses que les troupes impériales, mais elles ne faisaient pas particulièrement preuve d’initiative. Les E-web parvenaient à couper aisément en deux les créatures qui avaient le malheur de s’attirer leur foudre. Le danger résidait dans leur endurance, leur vitesse et surtout, l’impact sur le moral qu’elles avaient sur leurs adversaires. Affronter un mort, ca avait de quoi dérouter, et ca affectait la qualité habituelle des troupes de l’Imperium. Celles-ci finiraient bien par retrouver leur aplomb… Enfin Umbra l’esperait. Sans attendre plus longtemps, il retourna dans la tente.


                  « Nous sommes sous le coup d’une attaque de… Je n’en suis même pas sur… On dirait des espèces de zombies qui sont en train de se ruer vers nous… Ces trucs se déplacent vite et semblent... » Umbra s’interrompit, un cri de douleur venait de se faire entendre au loin. Le cathar accéléra

                  « Ces zombies vont vites, mais le probleme semble plus être lié à la terreur qu’elles inspirent et leur immunité à la psychologie…Je me charge de redonner confiance aux hommes, mais … »

                  Le chevalier impérial hésita un instant… Malgré le briefing, il avait une confiance très limitée dans les sœurs de la nuit… Elles avaient beau être venues pour discuter, elles restaient armées… Et affreusement proche du commandement… Si elles venaient à trahir, elles décapiteraient la mission impériale dans le plus grand des calmes… Et même si elles étaient contre ce clan sous la montagne, elles pouvaient toujours faire une alliance de circonstance… Umbra continua donc en cathar, en espérant que ses collègues parlent la langue

                  « Franchement, leur attaque, quoique dangereuse me parait surtout effrayante, je suspecte une diversion... Je recommanderai de conserver la TF 333 et peut être un autre groupe en réserve pour faire face à une potentielle attaque, quitte à les faire intervenir après. Quand nos hommes perdront espoir, ou fatigueront, ou que le combat sera indécis, une force d’élite pourra faire la différence et gonfler le moral. Et puis… Peut on vraiment faire confiance à ces émissaires ? Ca peut être intéressant de profiter d’une garde pour éviter toute trahison… Au moins un RT TT doit pilonner les ailes de l’attaque afin de les forcer à concentrer leur assaut sur un front et empêcher un potentiel encerclement, n’hesitez pas à bombarder en profondeur, ils ont peut-être une reserve cachée, et à conserver un peu de mobilité pour qu’ils puissent bouger »

                  Lemsli s’interrompit. L’espace d’un instant, il avait oublié ce qu’il était devenu. Il avait repris ses galons de commandant, et ce n’était pas le chevalier Umbra, mais l’ancien commandeur qui avait parlé. Ca risquait de lui couter cher encore cette histoire…
                  « Navré, ce ne sont que des suggestions… Je monte au combat »

                  Sans vraiment attendre de réponse, Lemsli dégaina son sabre sans toutefois l’allumer, et se mit à courir à petite foulée vers le champ de bataille. Les zombies semblaient essayer de sauter par-dessus les fossés pour atteindre les lignes impériales. Les étaient vraiment fortes et représentaient un véritable danger. Umbra choisi de courir vers l’aile qui semblait la plus en difficulté. La chevalerie impériale représentait un corps d’élite, et n’avait pas vocation à faire dans la modestie. Il allait devoir se montrer aux yeux de tous et de la façon la plus… Clinquante possible. Lemsli prit une impulsion, un fit un bond de Force de quelques mètres de haut. Une fois à son apogée, il alluma, et lança son sabre vers des zombies un peu trop téméraires. L’arme devint un grand disque argenté qui faucha trois créatures infernales, avant de revenir dans la paume du cathar. Celui-ci, une fois son sabre en main, déchaina une puissante bourrasque forceuse pour faire voler et reculer la charge frénétique. Les trois premiers zombies, qui étaient déjà en train de sauter, furent violement projeté en arrière, et la « deuxième ligne », si toutefois on pouvait l’appeler comme ca, fut grandement destabilisée sans toutefois s’envoler. Un repos salutaire pour les fantassins impériaux qui redoublèrent d’efforts, motivés par la présence à leurs côtés du cathar. Conservant un œil sur le premier goulet d’étranglement, afin que l’artillerie légère ne se retrouve pas débordé, Lemsli combattait principalement en usant de la Force pour ralentir les possédées. Cette stratégie était précaire, mais pour le moment, l’expérience du chevalier, son habileté au sabre et à trancher tout ce qui s’approchait de trop pres et la qualité de l’infanterie et de l’armement impériale semblait parfaitement tenir… Au moins pour le moment…

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                    #21

                    Post n°20
                    Auteur : Korax Endatoménès

                    Korax passait dans les groupes pour vérifier le bon fonctionnement des armes lourdes quand la délégation arriva. Il modifia la portée de vue de son casque pour scruter les visages des femmes qui la composaient. Il ne reconnut pas la vieille sorcière qui lui avait parlé en prison, ce qui était déjà bon signe. Ça ne semblait pas être un piège, de premier abord du moins.

                    Il rejoignit l'ex-commandeur Umbra devant la tente de commandement. Il lui posa une question intéressante, il n’avait jamais véritablement combattu avec ses frères d’armes, toutefois, sa dernière expérience en terme de combat en solitaire lui avait presque coûté la vie, il opta donc pour un combat en groupe en cas d’attaque. Ils entrèrent dans la tente où l’atmosphère était électrique : les autochtones semblaient peu enclines à aider les impériaux à se débarrasser des utilisateurs du côté obscur présents sur la planète. Soudain tous se turent, quelque chose perturbait la Force qui saturait la planète, quelque chose de sale et corrompu souillait l’atmosphère. Il avait senti quelque chose, presque imperceptible qui lui donnait pourtant des sueurs froides quand des cris déchirants s’élevèrent de la forêt. Ce n’était pas des cris de bêtes, ni même d’êtres doués de conscience, il étaient différents, et étaient terrifiants en tout point.

                    Il sortit en hâte de la tente pour voir les premiers tirs fuser en direction de la forêt. Il en sortit peu après des créatures humanoïdes qui courraient en direction de la position fortifiée. Il ajusta les macrolunettes de son casque et eu un haut-le-cœur, le créatures était des cadavres en état de décomposition avancée. Il se prépara donc psychologiquement à aller combler la première brèche qui se formerait dans le dispositif impérial. Il devait se montrer prudent, ces… choses avaient sûrement été envoyées vers la position impériale pour affaiblir les défenses en prévision d'un assaut avec des troupes plus valeureuses. Sa pelle n’allait que peu lui servir, il comptait majoritairement utiliser la Force pour ralentir ses adversaires tandis que les soldats plus doués au combat les achèveraient. Alors qu'Umbra était rentré dans la tente de commandement, le jeune humain cherchait l’endroit où une brèche se formerait le plus rapidement.

                    Il se dirigea vers le Nord-Est du camp, à l’endroit où elles arrivaient en plus grand nombre. La position était sur le point d’être submergée. Il se concentra pour tenter de repousser les quelques cadavres ambulants qui avaient réussi à traverser la tranchée. Il tendit la main mais rien ne passa. Une sœur décédée en profita pour sauter à la gorge d'un des stormtrooper qui s’effondra sous le poids du squelette. La deuxième tentative fut la bonne et les trois zombies qui lui faisaient face allèrent s’écraser dans la forêt ; l'un, qui avait les os presque à nu eût même la colonne sectionnée par l’impact. Les soldats présents reprirent courage, débarrassèrent leur camarade de son agresseur et commencèrent à organiser leur tir de sorte à abattre les êtres corrompus tel un peloton d’exécution.

                    Suite à cela, il avisa un cadavre de sœur de la nuit inanimé, et ramassa la lame qu’elle portait. Il s’agissait d'un vieux glaive d'une conception visiblement artisanale, il devait être en bronze et sa poignée était enserrée d'une lanière du cuir d'un animal inconnu ; il faisait la taille d'un gros couteau de cuisine et sa lame émoussée était couverte de symboles dans une langue quelconque qu'il ne connaissait pas. Le jeune humain attacha sa pelle dans son dos et reprit son activité de surveillance. Des traits rouges fusaient dans toutes les directions et semblaient stopper les vagues d'assaut.

                    Il se dirigea vers la sortie Est du camp où le Cathar se débarrassait des nombreux cadavres qui avaient commencé à passer le goulot d’étranglement par la force du nombre. Il mit un violent coup d’estoc à un zombie qui chancela sous l'impact puis lui assena un uppercut qui le jeta au sol et enfin lui plongea dessus pour lui plonger le glaive dans la gorge. Il se releva rapidement et se concentrant, projeta les monstruosités qui lui faisaient face. Il en décapita une qui voulait lui sauter dessus et recula un peu pour examiner la situation.

                    La vague d’ennemis commençait à faiblir dans le secteur et les stormtrooper nettoyaient ce qui restait. Les laser fusaient toujours de partout mais on entendait moins d’explosions. Il savait que ça ne finirait pas comme ça, et que ce n’était que la première vague.

                    Il alla ensuite prêter main-forte à ce qu'il restait de son escouade qui peinait à retenir le flot immonde qui tentait de passer par l’entrée ouest. Sur les lieux, Korax ressentait un malaise plus profond encore que sur le reste de la planète. Prit d'un excès de paranoïa, il sonda à travers la Force les alentours. Il sursauta. Il avait cru voir les yeux de l'altière Merinatopp virer au jaune. Il resta paralysé pendant quelques secondes mais la présence du Cathar à ses côtés lui fit reprendre ses esprits. Il mit cela sur le compte du conflit au sein de la Force sur la planète. Il avait compris que le côté obscur guettait les moindres failles dans son esprit pour s'y infiltrer. Reprenant ses esprits, il allongea un coup de glaive qui se planta dans la chair d'une sœur réanimée qu’en fit pas grand en commença à tenter de mettre l’impérial au sol avec une de ses congénères. Il ne dit son salut qu'à la lame agile de l'ancien commandeur qui le débarrassa d'une des forcenées, ce qui laissa à l’humain l’ouverture pour se libérer de l'autre zombie d'un bon coup de botte avant de se concentrer pour envoyer valser les ennemis. Il retira son arme de fortune des côtes putréfiées du premier monstre et releva la tête pour voir Lemsli achever le dernier cadavre ambulant du secteur.

                    Les défenses impériales avaient tenu, mais le jeune homme se doutait qu'on avait envoyé ces choses pour déminer le terrain et affecter le moral des armures blanches. Toutefois, la tranchée était d’autant plus dure à traverser, ainsi jonchée de cadavres et derrière celle-ci se trouvait un terrain très inégal avec de nombreux trous et quelques mines qui n’avaient pas encore été activées. La défense impériale ne se laissera pas surprendre, pas cette fois. La deuxième vague sera accueillie convenablement. L’Impérium fera payer cher l’arrogance des adorateurs primitifs du côté obscur terrés sur Dathomir.

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                      Post n°21
                      Auteur : Hivernus

                      A l’extérieur, la bataille finale devant décider du sort de Dathomir vient de débuter. Les impériaux ne combattent pas uniquement pour leur survie. Ils se battent pour assurer à l’Impérium un avenir meilleur… Leur acharnement au combat, malgré l’effroi causé par des visions d’horreur, est digne de respect. Dans la tente, Barristan observe en silence les deux matriarches qui lui font face. Alya Djo semble indifférente au sort des soldats de choc impériaux. La mort de quelques étrangers n’est visiblement pas un problème à ses yeux. Thenel Ko, pour sa part, a l’air plus concernée par ce qu’il se passe à l’extérieur. Mais elle demeure silencieuse. Les guerrières qui les accompagnent s’agitent, se jettent des regards inquiets.

                      - Le destin de Dathomir… Il est entre vos mains. Indique le vieux chevalier, l’air grave. Nous pouvons oeuvrer ensemble pour la paix et une collaboration bénéfique pour nos deux peuples…

                      - Ou vous pouvez tout simplement raser notre monde dans un déluge de feu. Répond la sorcière du clan de la Montagne qui chante. Qu’attendez-vous d’ailleurs ?

                      - Alya, cesse donc de te montrer grossière avec ces étrangers ! Intervient sa partenaire. Les impériaux auraient pu se contenter de nous massacrer jusqu’au dernier. Ils auraient pu nous réduire en esclavage. Et nul doute qu’ils auraient réussi, du fait de leur supériorité technologique. Mais ils ont tenu à nous rencontrer pour discuter.

                      La matriarche du clan de la Rivière Folle pose son regard sur le commandant des forces expéditionnaires impériales. Ce dernier frissonne. Il y a quelque chose dans les yeux de l’indigène qui force le respect. Un lien invisible semble s’établir entre les deux individus. Que tente t-elle de faire ? Le maître d’armes de la Chevalerie Impériale n’en sait rien. Et curieusement, la présence de l’Ysalamir le rassure quelque peu…

                      - Les Sith n’ont pas eu cette politesse. Ils sont venus en conquérants, ont exigé que nous rallions leur bannière et leur fournissions un contingent de guerrières. Les clans récalcitrants ont été soumis ou décimés dans le sang. Poursuit Thenel Ko, d’une douceur presque déconcertante. Les impériaux ont l’air différents. Pour l’heure, ils n’ont pas demandé notre soumission.

                      - Cela ne saurait tarder ! Siffle alors sa congénère.

                      - Je suis un fervent défenseur de la paix. En aucun cas je ne suis venu ici pour soumettre les clans de Dathomir. Rétorque Barristan. Mais mes hommes sont actuellement en train de donner leurs vies pour que nous puissions poursuivre cette conversation stérile. Je me dois donc d’écourter la discussion. Croyez-vous que nous puissions trouver un terrain d’entente ?

                      - Oui. Je le pense sincèrement, Wilhelm Barristan de la Chevalerie Impériale. Affirme l’aînée du clan de la Rivière Folle. Pour l’instant, les guerrières du clan de la Rivière Folle combattront aux côtés des soldats impériaux. Lorsque la menace aura été écartée, nous pourrons reprendre notre conversation.

                      Elle dirige son regard vers sa partenaire. Alya Djo ne semble pas être aussi encline à aider les étrangers. Son visage s’empourpre, sous l’effet de la colère. Les soldats de la Task Force 333 restent sur leurs gardes, prêts à intervenir. Talion fronce les sourcils, la main posée sur le manche du blaster qui pend à sa jambe.

                      - Tu fais honte à tes ancêtres Thenel Ko ! Elles doivent maudire ton nom en ce moment même ! Vocifère la sorcière. Si tu veux mourir en combattant tes soeurs, c’est ton problème ! Je ne compte pas engager mon clan dans une lutte fratricide devant permettre à des étrangers de s’établir tranquillement sur notre planète !

                      Furieuse, la matriarche quitte la tente. Elle est suivie par les guerrières de son clan.

                      - Elle se rendra compte de son erreur… Laissez-lui du temps. Indique celle qui dirige le clan de la Rivière Folle. J’espère toutefois ne pas me tromper sur vos intentions…

                      - Vous pouvez me faire confiance Mère Ko. Répond le chevalier impérial. Tout comme je vous fais confiance…

                      Thenel Ko acquiesce doucement d’un signe de la tête. Un accord temporaire est conclu. Mais l’heure n’est pas aux réjouissances. Car dehors, le combat se poursuit. Les positions impériales tiennent bon, grâce à l’intervention de Korax et de Lemsli. La première vague d’assaut est repoussée, décimée. Mais le maître d’armes de la Chevalerie Impériale sait très bien qu’il en viendra d’autres… Un vent froid, vicié par le Côté Obscur, lui murmure quelque chose à l’oreille. La bataille ne laissera que trop peu de survivants si l’on reste ici. Il faut abandonner les lieux le plus rapidement possible.

                      - Lieutenant Talion, contactez la Base Rancor. Ils doivent impérativement mobiliser des transports de troupes pour que nous puissions évacuer la zone. Ordonne le commandant.

                      - A vos ordres.

                      L’officier ne bronche pas. Il sait très bien, comme son supérieur, que tenir cette position serait du pur suicide. On ne sait pas à quoi s’attendre. Il se pourrait même que l’ennemi encercle actuellement les impériaux, les empêchant ainsi d’établir le moindre plan de repli. Il s’empare de son comlink et transmet les ordres.

                      L’aînée du clan de la Rivière Folle observe, dans le lointain, le vol de quelques reptiles ailés. Sur le dos des bêtes, les représentantes du clan de la Montagne qui chante ne semblent pas s’intéresser à ce qu’il se passe derrière eux. Elles abandonnent les impériaux et leurs alliées d’un jour à leur funeste destin. Peu importe. Ce même destin leur jouera des tours ! Mais pour l’heure, il faut se battre jusqu’à ce que les renforts arrivent. L’alliance fragile qui a été établie entre les deux dirigeants ne pourra pas survivre sans l’un ou l’autre. Et pour Thenel Ko, il n’est pas question de laisser le chevalier impérial combattre seul.

                      Les soldats de choc de l’Impérium se préparent à recevoir la deuxième vague d’assaut. Ils sont prêts à réduire en miettes les monstruosités que Dathomir leur envoie. Et alors qu’ils réorganisent leurs positions de défense, les hurlements démentiels de créatures désarticulées traversent l’épaisse forêt, comme un avertissement. Les vivants n’auront pas plus de repos que les morts...

                      Barristan dégaine son sabre laser, patiente tranquillement, projette ses sens dans la forêt à la recherche des horreurs qui s’apprêtent à se jeter sur les impériaux. La lame argentée jaillit de l’arme lorsqu’il ouvre à nouveau les yeux. Elles sont là… Elles arrivent. Les guerrières du clan de la Rivière Folle se rassemblent autour de leur matriarche. Les cris inhumains qu’apportent les corps réanimés avec eux sèment le doute dans l’esprit des soldats impériaux. Des centaines de silhouettes décharnées se faufilent à travers les arbres.


                      - Soldats ! Tenez vos positions, n'abandonnez pas vos frères et vos soeurs d’armes ! Combattez pour retrouver vos familles ! Pour l’Impérium ! Hurle le commandant du corps expéditionnaire afin de galvaniser les troupes.

                      Autour de lui, les hommes en armure blanche semblent réceptifs et hurlent à l’unisson : "Pour l’Impérium !" La bataille pour Dathomir ne fait que commencer...


                      Spoiler : Spoiler
                      La deuxième vague comprend trois cent Soeurs de la Nuit ressuscitées.

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                        Post n°22
                        Auteur : Valiant


                         

                        Brigade Volontaire Cathar 
                         
                         


                         
                         
                         

                                  

                        En provenance d'Helska IV les deux transports  arrivèrent en orbite de Dathomir dans le système Quelii. A son bord le 12eme régiment de mêlée de la Brigade Volontaire, une unité de l'armée Cathar formée par des extragalactiques dont de nombreux réfugiés des Régions Inconnues qui en échange d'un service militaire obtiendraient un titre permanent de résident Cathar.Le colonel O'Mont, un extraterrestre de race inconnue dirigeait cette unité d'élite il rivalisait au combat au corps à corps contre des natifs de Cathar ce qui lui avait valu le commandement de cette légion un peu particulière.A bord des transports, les véhicules des sapeurs Volontaires, des camions A5 pour le transports des fantassins,  tout en les couvrant à l'aide de la tourelle blaster, trois Juggernauts véritable pavés roulant lourdement armé et un canon MZ8 qui restait en arrière pour utiliser la puissance de feu dévastatrice de son canon à plasma.Durant le trajet en hyperespace, le colonel avait débriefé ses troupes qui s'étaient tous endurcis sur Heska.





                        -Dathomir...une planète agréable avec des régions aux noms évocateurs, marais du sacrifice, falaises étranglées ou encore ruines du cauchemar, j'vous fais pas de dessin, c'est une planète hostile! Sans compter les Rancors qui pullulent qui ferait passer les jungles d'Onderon pour un petit paradis...
                        L'Impérium cherche et traque les adeptes du coté obscur qui auraient pu participer à l'attaque des territoires Séparatistes.
                        Et visiblement ils sont tombés sur du lourd...
                        Perfect Storm?






                        La main de Valiant qui portait la tenue de la Garde Élite fit un pas en avant.







                        -Les Troopers font face aux Sorcières de Dathomir, un groupuscule de descendantes Jedi utilisant le coté obscur. Elles montent les Rancors et utilisent essentiellement des armes blanches.
                            
                         
                         
                         

                        Voyant les sourires de dessiner sur le visage de certains sapeurs, elle sentit monter la colère en elle, et soudainement tous les sourires se transformèrent en grimace quand l'échanie utilisa l'étranglement de Force sur un extragalactique hilare qui commença à s'étouffer subitement à genoux en se tenant la gorge. Elle continua son briefing tandis que le brigadier reprenait difficilement son souffle.


                        -Ne vous y trompez pas, vos blaster ne feront pas le poids face au coté obscur. Et ce n'était qu'un petit échantillon des pouvoirs sombres.
                        Leur seul point faible est qu'elles sont obligées de prononcer des sorts verbalement pour utiliser leur pouvoir, il faudra donc les faire taire pour les neutraliser!
                            
                         
                         
                         

                        Cette fois plus personne ne souriait, tous avaient compris qu'ils allaient faire face à un adversaire féroce, la preuve en était que la Grande Moff avait fait appel à la Brigade pour suppléer les impériaux.





                        -Préparez vos armes et vos équipements vermine! on va se déployer au sol.
                            
                         
                         
                         

                        sur la passerelle de commandement du Transport le capitaine Azzora se chargea de communiquer avec les forces de l'Impérium sur place pour connaitre la stratégie à adopter et coordonner les déplacement.Ce Twil'eck était un ancien trafiquant d'épice sur Ryloth, condamné à mort dans plusieurs systèmes il avait décidé de s'engager dans la Brigade pour éviter la peine capitale et se faire oublier des autorités locales. 

                        -Frappe Noire, ici la Brigade Volontaire Cathar.
                        Demandons autorisation d’atterrir pour participer aux Opérations.
                        Terminé/


                        Le Twi'leck attendait la réponse des officiers Impériaux, pendant ce temps les sapeurs embarquaient dans leur véhicule pour être projetés immédiatement sur la zone de combat.
                        Perfect Storm contrariée par cette nouvelle tache, rejoignit le colonel dans le Juggernaut de Commandement qui lui attendait patiemment les ordres en aiguisant la pointe de sa lance shoni...
                            
                         
                         
                         

                               
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                        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                          Le ChroniqueurL Hors-ligne
                          Le Chroniqueur
                          a écrit sur dernière édition par
                          #24

                          Post n°23
                          Auteur : Rek'kar

                          Commandant Edel Rock

                          Spoiler


                          Dathomir. Quel trou paumé… ça m’a rappelé les opérations menées sur les territoires « sauvage » pendant la période de gloire de notre Empire, plusieurs années auparavant. En un sens, c’est bien de pouvoir à nouveau mettre le pied à l’étrier après autant de temps passé à attendre une opération d’envergure ! La CSI nous chaperonnant, nos liberté nous ont été prises, et notre puissance militaire cloisonnée à Cathar et quelques autres mondes, incapable de montrer à tous sa supériorité, bien au-delà des stupides droïdes de combat premier prix… J’ai pu voir tout cela à l’action ces derniers jours pendant l’installation de la base Rancor, au milieu d’une clairière dégagée, entourée en hémicycle par une forêt, avec un flanc protégé par un précipice ; le genre d’endroit rêvé pour planter un campement et le protéger.

                          On a rapidement pu installer une zone d’atterrissage pour sécuriser le déploiement de troupes, histoire que rien ni personne ne puisse venir nous surprendre sur cette partie là, au bord du vide, et pour pouvoir, en cas d’attaque, procéder à une évacuation rapide ; d’autant plus, ont a installé des batteries anti-aérienne aux abords de la piste, au cas où les primitifs auraient des bestioles volantes pour nous attaquer : les derniers rapport mentionnent notamment une attaque de la TF 333 par des sœurs chevauchant des saloperies volantes. Quel foutoir. J’ai esquissé un petit sourire en coin, dans ma tente de commandement.

                          J’étais seule depuis plusieurs heures, planchant sur la défense de notre camp. Dirigeant la 305ème compagnie de fantassins, j’observais avec attention la partie à laquelle nous avions été assignés ; j’avoue que j’ai été plutôt satisfaite de ne pas avoir à envoyer mes gars au casse-pipe, même si je sais que défense ne signifie pas relâchement. J’ai beaucoup de considération pour les soldats sous mon commandement, ayant le droit de vie ou de mort sur eux, et surtout le devoir d’essayer de les ramener vivant à leur famille… Autant dire, une sacrée foutue responsabilité. Mais bon, pour le moment, on se dégourdit les jambes, les vieux de la vieille – comme moi, finalement – racontent les histoires de leurs états de service, sous l’Empire sith – ou l’Empire démocrate, pour les plus vieux d’entre nous - : des missions complexes menées à bien, des anecdotes cocasses et parfois aussi de quelques drames.

                          Ça forge l’imaginaire des petits nouveaux, ça leur montre un peu qui on est vraiment, quelle est notre place dans la galaxie ; et puis de ces anecdotes, ont peut parfois en retenir quelques leçons de vie ou de stratégie pour le futur ! Ou au moins rire de l’infortune de certain et oublier l’appréhension de notre mission. M’enfin ça occupe, c’est sûr.

                          J’ai jeté un nouveau coup d’œil sur le relevé topographique de la zone, puis j’ai commencé à positionner des petits pions holographiques dessus, un peu à la manière d’un jeu d’échec, affectant au fur et à mesure mes unités à la défense du camp, essayant d’imaginer le genre de truc qui peut arriver sur une planète aussi malsaine. J’avoue que je suis loin d’être connecté avec la force à la manière d’un chevalier, mais là… Y’a des relents partout, mon sixième sens est tout le temps à l’affut ; quelque chose qui cloche, c’est sûr, on se sens mal dans le coin, comme si une force extérieure nous oppressait… Mais bon, au bout d’un moment, on s’y habitue, même si c’est toujours aussi désagréable.

                          Une fois mon placement d’unité satisfaisant, je suis parti en direction de ma garde robe, enfilant rapidement une armure aux couleurs de mon grade. J’avoue que je pourrais – ou je devrais, celons certain – revêtir l’uniforme gris caractéristique des officiers impériaux, mais je ne peux m’empêcher de me battre aux côté de mes hommes. Je dois être l’une des seule folle pour commander au plus près des troupes et pas me cacher dans une tente ; mais je n’imagine pas ma vie autrement. Si mes gars doivent mourir sur mes ordres, alors je dois pouvoir passer l’arme à gauche à leur côté si c‘est nécessaire. C’est ma philosophie ; c’est d’ailleurs celle de la compagnie : ensemble, quoi qu’il arrive, solidaire, uni et soudés. Mes gars me respectent parce que j’en fait de même avec eux ; ils savent que j’ai pas la langue dans la poche, ni le fusil blaster et que je suis une vétérante des différents régimes qui se sont succédés. Au moins, ça m’évite d’avoir à faire avec des connards mysogines qui considèrent que tu t’es « trompé de vocation dans l’armée » et qu’il vaudrait mieux que je reste en arrière pour « éviter de gêner pendant les combats ». Je vous jure que le type qui m’a dit ça, je lui ai tellement cassé la gueule qu’il a du investir des milliers de crédits en chirurgie pour se refaire la façade…

                          Je suis sorti de la tente, le casque sous le bras, puis je me suis dirigé vers l’aile ouest du campement, là où ma compagnie était stationnée, attendant les ordres. Quand je suis arrivé, plusieurs jouaient aux cartes à l’extérieur, pendant que d’autres s’entraînaient, lisaient, ou vaquaient à des occupations un peu moins manichéennes. Je me suis arrêté à distance, observant tous ces soldats, essayant de me rappeler de chacun de leur nom – ça impressionne toujours les nouveaux ! – puis j’ai regardé comment chacun s’occupait. J’ai aperçu un groupe de nouveaux, assis sur une petite bute, le regard vers la forêt, affichant une expression mélangeant à la fois peur et excitation. J’ai esquissé un sourire, puis je me suis approché, déboulant en plein milieu d’une partie de poker, lançant d’une voix forte :


                          « - Je vous ai manqué bande de tire-aux-flancs ? Allez, on se remue le popotin, briefing ici même dans 5minutes pétantes ! Et je vous préviens, si un seul d’entre vous est en retard, c’est tout le monde qui prend ! Et puis je veux que vos armes et armures soient prêtes au combat ! Et que ça saute ! »

                          Tous les soldats de l’unité se sont mis au garde à vous, puis sont parti en direction de leur tente. J’ai vu les vétérans esquisser un petit sourire, s’étant habitué à ma façon de fonctionner ; ils avaient d’ailleurs tous déjà l’armure complète ainsi que leurs armes, prêts à intervenir. Ce sont les premiers à s’être présenté. Le plus ancien d’entre tous, le sergent Ragalt, s’est tournée vers moi avec un petit sourire, casque sous le bras :

                          « - Vous avez pas honte de maltraiter nos pauvres petits nouveaux comme ça dès leur première mission ? demanda-t-il d’un air sarcastique, ils sont tout beau tout neuf, ça serait dommage de les abîmer avant le combat !
                          - Sergent Ragalt… ça doit vous rappeler de bons souvenirs de votre première mission ? Vous aviez eu presque dix minutes de retard sur l’ordre de rassemblement… je crois que vos camarades vont ont détesté ce jour-là… D’ailleurs, vous avez le record du retard le plus important dans la compagnie, si je ne m’abuse, Mr. dix minutes ?
                          , dis-je avec un sourire en coin, repensant aux multiples aventures vécues ces dernières années. On va voir si l’un de nos bleusailles se trouve à votre hauteur ! »

                          Finalement, le dernier des petits nouveaux n’eut que quatre minutes de retard. Quand il entra dans les rangs, il avait un air tout penaud, tous les regards braqués sur lui ; les anciens étaient plus souriants, même en sachant ce qui allait se passer, alors que les plus novices ne savaient sur quel pied danser. Le soldat, un jeune humain du nom de Rosvalt Tyrmon, commença à bafouille :

                          « - Je… je suis… je … je … suis… suis
                          - En retard. Vous êtes en retard soldat Tyrmon. Vous avez quatre minutes de retard. Laissez moi vous expliquer rapidement : imaginons que je vous ai rassemblé parce que nous étions attaqués par surprise ; à votre avis, qu’est-ce que ces minutes de retards auraient changé ?
                          - Je… Je
                          - Des morts, soldat. Des dizaines… des centaines de morts ! Pendant que votre inconscience vous joue des tours, des hommes auraient pu passer l’arme à gauche… A cause de quoi ? De quelqu’un qui s’est dit qu’on était suffisamment à l’abri dans notre camp pour ne pas avoir revêtu son armure intégrale ? Vous êtes conscient de ce que ça représente ?
                          - Je… je suis désolé
                          , dit-il d’un air tout penaud
                          - Pour terminer cette leçon de morale et pour montrer la solidarité de la compagnie, voilà votre punition de groupe : deux cents pompes et que ça saute ! Tout le monde ! Et en gardant toute l’armure et le paquetage ! Ici, on est tous est logé à la même enseigne ! Même moi. »

                          Je me suis mis au sol en position, puis j’ai commencé à compter, suivi de tous les soldats à l’unisson. Ça nous a pris un petit moment de faire la leçon, mais c’est désormais ancré pour tout le monde : ici, chacun est responsable des actes de chacun ; notre compagnie agit comme un seul Homme, fière, droite, prête à relever tous les défis.

                          Une fois terminé, je me suis assise, à peine essoufflée, regardant les soldats avec un petit sourire en coin en voyant les nouveaux fourbus par l’impitoyable exercice, puis j’ai sorti une boite de mon paquetage. Je l’ai ouverte et j’ai porté à mes lèvres un énorme cigare, l’allumant avec une allumette. Certes, ce mode de d’allumage reste particulièrement primitif, mais fait toujours son petit effet. J’ai tiré une bouffée, profitant des arômes pendant quelques instants, puis je me suis levé, lançant un garde-à-vous sonore à l’attention de la compagnie. J’ai commencé le briefing :


                          « - Bon mes gaillards, on est assigné à une mission palpitante : la défense de la zone ouest du campement ! Cela étant, même si je sais que c’est rien de très sexy, c’est plus qu’extrêmement important : d’après les rapports, des unités, dont la TF 333 ont déjà été attaqué par des indigènes locaux, qu’ils appellent ‘’sœur’’ et qui sont des natives du coin, luttant contre l’envahisseur blablabla… Bref, ce sont des tarées de la nature qui connaissent plus que très bien le terrain et qui, pour certaines, manipulent le côté obscur … Autant vous dire qu’on est face à de la grognasse de compétitions ; a côté, vos belles-mères vont pouvoir aller se rhabiller ! »

                          Des petits rires fusèrent des rangs, relâchant un peu la pression pesant sur les nouveaux depuis la remontrance générale. C’est toujours marrant de martyriser les nouveaux. J’avoue que je prends un malin plaisir à les voir comme ça, à croire que je vire au sadisme avec l’âge… Mais bon, ce n’est pas un si grand mal, au fond ! J’ai continué :

                          « - Pour revenir au concret, voilà comment on va s’organiser : Sergent Elon, Arthan, Myr, Gartos et Yssandre, vous serez en charge de tout ce qui va concerner l’artillerie, les munitions, les fortifications, l’installations, déploiement et ravitaillement de la compagnie ! Je veux toujours au moins 80% des effectifs en place, avec un roulement de maximum 20% réguliers, de manière à pouvoir vous reposer et toujours rester en forme !

                          Sergent Ynar, Dyagouara, N’kky, Saldomor et Sygyr, vous représentez notre force de frappe mobile ; vous serez donc en charge des patrouilles, de la protection des artilleries et vous formerez le rempart qui empêchera n’importe quelle saloperie de venir chatouiller notre camps de leur sales pattes ! Pour ce faire, vous adopterez une formation en plusieurs couches successives à différentes hauteurs, de façon a ce que ceux qui sont derrière puissent toujours couvrir ceux qui sont devant ! Vous avez aussi le champ libre pour rendre le couloir d’accès face au barricade comme un jour de célébration Impérial : mine, explosif, trappes, pièges, bref, tout ce qui vous passe par la main et qui est mortel ! De la même manière, 80%, 20% en repos.

                          Faites en sortes que les tours de garde ne soient jamais réguliers et fixes, de façon a ce qu’aucun observateur aguerri ne puisse trouver des horaires de relève; de la même manière, je veux en permanence que les soldats soient sur le canal 4, les sous-officiers sur le canal 4 et 5, les officiers sur le canal 4, 5 et 6. Le but, c’est de faire en sorte qu’on puisse vous communiquer rapidement toutes les informations et recevoir ce qui est nécessaire. Bien entendu, vous avez, même en tant que soldat, accès à ces fréquences spécifiques aux gradés ; cela signifie qu’en cas d’information critique, vous avez le droit de communiquer. Par contre, si il s’avère d’une anecdote sur le derrière de la twi’lek croisée en chemin, croyez moi que je viendrais vous enfoncer votre comlik dans un endroit qui ne vois jamais la lumière ! C’est bien compris mes chéris ?

                          De la même manière, maman sera la pour veiller sur vos gueules d’ange, histoire de limiter la casse, surtout chez les petits nouveaux, vu que les vieux ici se sont déjà fait salement amochés, on a envie de garder quelques beaux gosses parmi la compagnie ! Je serais donc sur le terrain. Croyez le ou non, mais je n’ai pas plus d’importance que n’importe qui ici ; si jamais la victoire vous demande de me laisser crever la gueule ouverte, alors abandonnez moi sans aucun remord. C’est bien compris ?

                          Une dernière chose, si jamais il s’avère que des rigolos se soient engagés dans ma compagnie et qu’a la première confrontation, vous vous enfuyez en pleurant votre mère et en vous faisant dessus, croyez-moi que je serais la première à vous loger un tir de blaster mérité entre les deux yeux ! Ici, on n’a pas de place pour les pleureuses ! Heureusement, j’ai encore jamais eu à faire a des déserteurs, alors ne me décevez, bordel !

                          Quelqu’un a que chose à ajouté ? »


                          Un garde-à-vous généralisé me répondit, le tout dans un claquement de bottes parfaitement orchestré : un délice pour les oreilles ! Je me suis armé d’un sourire, éprouvant une certaine fierté pour ces hommes qui se battront jusqu’à la mort pour protéger l’Empire, qu’importe les risques, suivant aveuglément mes ordres. De toute façon, quand on est dans le corps des fantassins, la mort n’est jamais loin et chacun sait dans quoi il s’est engagé… En même temps, on est là pour servir, pas pour faire des gâteaux ! J’ai terminé :

                          « - Alors tout le monde à son poste et maniez-vous le fion ! Je fais une inspection dans deux heures, vous avez intérêts à avoir mis en place une défense digne d’un destroyer stellaire si vous ne voulez pas que je vous éclate vos petites bouilles d’ange ! Au boulot les feignasses ! »

                          Je me suis assise à ma place, regardant les différents gradés donner les ordres aux unités, écoutant, comme un orchestre, le crissement des bottes marchant au pas, le bruit des armures en mouvement, le cliquetis des armes portée… ça forme toujours une somptueuse mélodie, résonnant dans mes oreilles. Je ne m’en lasserais jamais. J’ai terminé mon cigare, le regard dans le vide, oubliant tous les doutes, toutes les peurs, chassant de mon esprit les mauvaises pensées affluants. Ensuite, je me suis levé, et j’ai pris la direction de ma tente, revoyant une dernière fois mon modèle de déploiement, attendant d’aller pouvoir inspecter la défense mise en place par ma compagnie.

                          Au bout d’une heure, un soldat en faction devant ma tente passa la tête, m’indiquant que le commandant Bergson venez me rendre visite. Je lui ai fait un hochement de tête. Un homme d’une quarantaine d’année entra dans la tente ; il était plutôt grand et imposant, les cheveux grisonnants, une grand cicatrice traversant son visage, se tenant droit comme un « I », l’allure fière, torse bombé ; Quand le soldat ferma l’ouverture, il se détendit, remplaçant son habituelle expression de marbre pour un grand sourire, s’approchant de moi pour une accolade de franche camaraderie. Berg, c’est un ancien de la 305éme qui à pu devenir commandant d’une autre section quand il est monté en grade ; c’est avant tout un ami, même si il préfère montrer au reste du monde une coquille d’homme droit, fier et dur, pour je ne sais quelle raison. Il s’est assis face à mon bureau, puis a glissé sa main dans son sac, sortant une bouteille d’alcool, puis la posa la table :


                          « - Alors princesse, on est toujours aussi sadique avec les nouveaux ? J’ai cru que ta recrue aller mourir de honte pendant tes sempiternels sermons… Je suis sûr qu’au fond, ça te plaît, hein ?
                          - Je tiens à signifier à Mr le paon que j’ai toujours fait ça, et que, je l’avoue, j’apprécie les voir galérer un peu, ça forge le caractère, dis-je en nous servant deux verres. J’ai ensuite sorti ma boite à cigare, dans laquelle nous en avons prélevé deux. Alors, comment tu te porte depuis la dernière fois ? Ça fait un bon moment qu’on à pas foulé le sol d’une mission d’envergure ensemble ! Ça rappelle le bon vieux temps…
                          - Effectivement, tu vieillis ma pauvre, bientôt tu va radoter avec les « c’était mieux avant ! » dit-il, un sourire sarcastique aux lèvres
                          - On t’a jamais appris que parler de l’âge d’une femme c’était pas très poli le vioc ?
                          - Encore faudrait-il avoir la preuve que tu en es bien une…, répondit-il du tac-au-tac, provocateur
                          - Je ne vois pas ce qui te fait dire ça, je suis parfaitement féminine ! Dis-je en rigolant grassement
                          - Bon, pour revenir à des considérations plus terre à terre, je serais ton voisin, ma compagnie est en charge de la partie sud du campement ! On va profiter des prochains renforts pour mettre en place des équipes supplémentaires pour couvrir les zones entre chaque compagnie ; bref, je venais te saluer, t’informer et échanger un verre contre un cigare ! On va se battre cote-à-cote, mon amie ! Alors levons ce verre au prochain qu’on pourra trinquer sur un champ de bataille !
                          - Je le lève bien haut Berg, espérant toujours que ça ne soit pas le dernier ! Bon allez, sur ce, j’ai des hommes à aller traumatiser ! On ne se refait pas… »

                          Berg sourit, termina son cigare et son verre, se leva, reprenant sa moue impassible et son air de fierté si singulier, m’adressa un petit signe de la main, puis sorti. J’esquissais un sourire, repensant à mes début dans l’armée impériale avec un brin de nostalgie ; au moins, quelque chose perdure puis mon engagement : c’est la flamme qui brûle dans mon cœur pour l’Empire.

                          Je me suis levée, prenant mon casque sous le bras, me concentrant à nouveau sur la défense du camp et de ma compagnie. Sortant de ma tente, j’ai lancé un regard vers l’orée de la forêt. Quelle saloperie pouvait bien se trouver sur cette planète pour générer un malaise aussi perceptible ? Impossible de savoir… mais bon, peut importe ce qui se passe ici-bas, rien ne résiste à l’Empire.

                          Une fois arrivé sur les fortifications ouest, j’ai esquissé un sourire en voyant l’efficacité de la 305ème : des murs montés, des trous creusés, des buttes, un terrain en train en parti miné, des artilleries e-web prêt à semer la mort, des patrouilles au cordeau. Un des officiers est venu m’accueillir pour me faire faire un tour du campement, m’indiquant les travaux en cours, achevés, les patrouilles, le fonctionnement et les roulements attribués. Une fois le speech finis, je lui ai indiqué quelques ajustements à faire pour que tout soit parfait, puis je suis allé aider mes gars sur le terrain, prenant une pelle et les aidant à enterrer des mines et autres engins explosifs, ainsi qu’a creuser de tranchées, pour rendre l’accès difficile.

                          A la fin de la journée, tout semblait rouler comme sur des roulettes, laissant présager une défense difficilement prenable sur une attaque frontale de quelconques guerriers; j’ai réunis mes gars pour les féliciter, renouant avec un aspect de franche camaraderie l’espace d’un instant, puis je les ai laissé reprendre leur poste.

                          Je suis ensuite parti direction de la réunion des officiers, pour faire mon rapport. Arrivant pile à l’heure, un tour de table s’est fait pour donner un rapport de chacune des compagnies, permettant ainsi de centraliser les différentes informations et de synthétiser l’avancement de la fortification, mais aussi d’organiser les groupes entre eux. Quand la parole me fut attribuée, j’ai salué l’assemblé d’un garde à vous, puis je me suis exprimé :


                          « - Commandante Rock. La 305ème compagnie est placée sur des défenses ouest. Nous avons couvert le périmètre avec des murs, des tranchées, un champ de mine dont le couloir d’accessibilité a été renseigné sur les relevés topographiques communs. Nous avons déployé l’artillerie pour couvrir la zone d’un feu mortel en cas d’assaut. La principale problématique est de savoir quelle sera l’approche de ces indigènes en cas d’attaque ; j’ai cru comprendre qu’elles étaient pleines de ressources et qu’il est fort probable que leur attaque soit… hum… surprenante ?

                          Nous sommes en position pour défendre de manière efficace ; nous allons renforcer dans les prochains jours toute la logistique du côté ouest en profitant des unités du génie pour nous épauler sur les fortifications.

                          J’ai aussi demandé la mise en place de patrouilles aléatoires afin de ne pas créer de failles observables ! Nous sommes sur le pied de guerre et le premier hostile qui se pointera sera accueilli comme un steak dans une catina ! »


                          Une fois le point terminé, je suis retourné vaquer à mes occupations, profitant du repos avec les autres membres de la compagnie, participant à des tours de garde, dormant quand c’était nécessaire. Une petite routine s’installa, malgré les travaux sur la fortification du camp ; pour autant, je restais à motiver mes hommes pour éviter de tomber dans l’ennui et dans la défaillance survenant souvent après plusieurs jours d’attente.

                          Et puis le jour fatidique arriva. On était en pleine journée, les nuages couvraient partiellement le ciel, laissant une légère brume se former à l’orée de forêt. Dans l’air, tout semblait électrique. Quelque chose clochait. Enfin, plus que d’habitude. Soudain, le ciel s’assombrit et des cris lointains se firent entendre dans les bois. Plusieurs speeder revenaient en direction du camp lorsqu’ils furent un à un arrêté dans leur course par plusieurs choses que l’on n’arrivait pas à bien distinguer dans la pénombre ; on alluma les projecteurs, révélant alors, devant nos yeux ébahis, des toiles d’araignées dans la forêt.

                          Qu’est-ce que c’était donc que ce foutoir ? Des araignées ? On allait vraiment se faire attaquer par des foutues bestioles ? Etrange… très étrange… Impossible que des créatures prennent l’initiative d’attaquer un camp sans y être poussé par une éradication massive ou par un instinct de destruction ; mais normalement, rien qui permet de coordonner de tels pièges, pile dans le trajet de nos éclaireurs… Malheureusement, sans les rapports adéquats, difficile de profiler ce qui arrive à l’horizon…

                          L’alerte fut lancée, laissant les puissants haut-parleurs diffuser une alarme assourdissante. Des groupes armés étaient débarqués en continu par les canonnières de transport, venant renforcer les forces déjà en place, attendant le moment fatidique derrière les barricades. J’ai rapidement enfilé mon casque, puis je suis parti en grand enjambées vers la zone confiée à ma compagnie, arrivant rapidement. Tous les soldats étaient en poste, renforcé par plusieurs autres compagnies fraîchement débarquées.

                          Les projecteurs étaient en plein balayage de l’orée de la forêt, tentant de comprendre ce qui se passait et d‘identifier la taille de l’armée et l’envergure de l’attaque qui allait arriver. La tension de la bataille à venir était plus que palpable, laissant une atmosphère encore plus électrique et un silence de plomb où ne résonnait que la sirène d’alarme, prévenant tout le monde du danger encouru par la base Rancor.

                          Soudain, des projections de toiles partirent de la forêt, visant indéniablement les projecteurs, brisant les éclairages, dans le but de plonger l’Empire dans le noir ; ce fut globalement une réussite, la plupart des projecteurs furent ainsi détruits. Des centaines de lampes torches s’allumèrent alors, presque à l’unissons, laissant un fabuleux spectacle lumineux. J’ai repris ma concentration, donnant des ordres a divers groupes pour essayer d’organiser tout ça ; heureusement, les troopers ne sont pas des fillettes et personne n’a paniqué, malgré l’étrange attaque ; ou plutôt, devrais-je dire, la préparation de l’attaque.

                          Plusieurs secondes sont passées, quand des centaines de fils d’araignées sont venus se coller partout sur le sol, les tentes et parfois même sur des soldats ; ils étaient en diagonale, comme si… non, ce n’est pas possible… Comme des tyroliennes ? Ho bordel de merdre ! Les fils étaient tendus, puis se sont soudains mis à vibrer comme si des gens marchaient dessus … mais ce n’était pas des humanoïdes, mais des putains d’araignées ! J’ai lancé une alerte générale sur le canal des officiers :


                          « - Attention, ces saloperie d’arachnides sont en train de venir par les fils ! »

                          Les artilleries ont commencé à ouvrir le feu pendant que j’ordonnais aux soldats d’essayer d’enlever ce qui servait de support à leur invasion imminente ; malheureusement, c’était sacrément résistant ! On a eu a peine de temps d’en dégager la moitié que des centaines d’araignées de la taille d’un homme ont commencées à entrer derrière nos barricades, provoquant le chaos… Nous qui nous attendions à un assaut frontal ou aérien… rien ne pouvait laisser présager ça !

                          J’ai sorti mon fusil blaster, puis je me suis engagé dans la mêlée auprès d’un groupe de soldats en prise avec ces bestioles ; elles agissaient intelligemment : tenter d’abord d’engluer les troupes avant de les achever une fois immobile ! Plusieurs de mes soldats tombèrent sous les morsures de ces saloperies. J’étais moi-même en train d’en afuster une quand j’ai vu l’un de nos bleu se prendre une toile en pleine face, l’envoyant valser au sol. Je me suis immédiatement mis à courir dans sa direction pendant que l’araignée fonçait vers le soldat sans défense ; j’ai plongé dans une glissade boueuse pour lancer une rafale dans le ventre de la créature, mais j’ai pris une morsure qui a traversé l’amure et m’a arraché un grognement de douleur… sacré mâchoire la bestiole !

                          Je me suis ensuite tourné vers le jeune soldat qui se débattait au sol ; j’ai sorti une lame et j’ai commencé à cisailler la toile. Plusieurs soldats sont venus me couvrir, tout en profitant d’une formation espacée pour prévenir d’un entoilement collectif qui les aurait totalement desservis. Au bout d’une trentaine de secondes, j’ai pu relever le gars, m’assurer de son état, puis le confier au groupe qui nous avait couverts. Je me suis en suite relevé, contemplant l’étendu des dégâts de ce premier assaut : plusieurs corps de stormtrooper gisaient au sol ; parmi eux, des soldats de l’unité, des renforts, … Pour autant, la vague semble avoir été contenue ; c’est déjà pas mal, mais il est fort probable que les prochaines minutes soient décisives pour le camp, mais aussi pour la pérennité de l’Empire.

                          Le calme retomba au bout de plusieurs minutes de combat ; les pertes approximatives étaient d’une grosse centaine de stormtrooper, de plusieurs artilleries, des projecteurs. Heureusement, les barricades étaient toujours en bon état et les fils qui avaient été tissés n’existaient plus à l’heure actuelle.

                          Un médecin examina ma blessure, la pansa rapidement, me donnant un morceau d’armure pour remplacer celui qui avait été détruit juste avant. J’allais plutôt bien, au demeurant, mais je devais me ménager un peu pendant les quelques minutes de répits offert par nos adversaires… Ils venait de tester nos défenses, tout en affaiblissant notre puissance de feu ; c’était loin d’être bête…

                          Un silence de mort régnait à nouveau, marqué par le son des bottes, le transport des blessés et des cadavres, laissant de l’espace de manœuvre aux troupes encore debout. Nous avons perdus une dizaine de membre de la compagnie ; Six morts et quatre blessés, dont deux graves … Un bilan humain difficile, mais nécessaire pour défendre notre position. Mais il n’est pas encore l’heure de pleurer nos morts : la menace est loin d’être éliminée.

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                            Auteur : Hivernus

                            Les pièces d’artillerie principales des deux Renforts Tactiques Tout-Terrain se mettent à gronder. La terre, sous l’effet des puissantes détonations, se met à trembler. Les déflagrations qui viennent secouer les arbres et qui vont voler en éclat les corps réanimés des Soeurs de la Nuit est un spectacle grandiose, saisissant. Cela ne semble cependant avoir aucun effet sur l’armée des morts. Des centaines de cadavres gorgés d’énergies obscures poursuivent leur charge. Les hurlements démentiels et inhumains deviennent de plus en plus perceptibles au fur et à mesure que les silhouettes décharnées et désarticulées des Soeurs de la Nuit se rapprochent des positions impériales. Une deuxième volée de tirs part, fauchant quelques dizaines de morts supplémentaires. Mais la horde, qui ne cesse de courir, sautiller et grimper, poursuit sa progression sans se soucier des pertes.

                            Lorsque les abominations du Côté Obscur sont à portée de tir, les soldats impériaux déploient toute leur puissance de feu pour briser l’assaut. Des dizaines de corps s’écroulent, touchés à de multiples endroits. Mais à chaque fois qu’un mort-vivant est neutralisé, il en vient un autre pour le remplacer. Certains cadavres sont réanimés dès qu’ils tombent sur le sol. Le rituel obscur de la mère Esmsyl les empêche de mourir s’ils ne sont pas pulvérisés ou abattus d’un tir dans la tête. Face à cette interminable colonne de morts qui refuse toute notion de repos, la petite force impériale sera bientôt submergée sous le nombre… Barristan en est bien conscient.

                            Le chevalier impérial fait le tour du dispositif pour assister les soldats là où il y a besoin. Les escouades de stormtroopers sont obligées de se redéployer constamment afin de ne pas laisser une seule ouverture dans leur dispositif. Mais la défense des impériaux s’étire trop… Elle couvre trop de terrain. Et les munitions finiront vite par manquer vu la cadence de tir infernale des combattants en armure blanche. Sur le flanc droit, les impériaux sont désormais engagés dans un corps-à-corps furieux avec les corps ramenés à la vie des Soeurs de la Nuit. Seule l’intervention de Thenel Ko et des guerrières de son escorte permet de soulager les stormtroopers. Les représentantes du clan de la Rivière Folle repoussent les abonimations du Côté Obscur avec toutes les armes mises à leur disposition. Certaines se battent à la lance ou à l’épée, d’autres font usage d’arcs énergétiques. Les plus douées se servent de la Force pour tenir à distance les corps décomposés de celles qui furent autrefois des sœurs ayant emprunté un sinistre chemin…

                            La coopération entre impériaux et indigènes ne suffit cependant pas. Comme le maître d’armes s’en doutait, une percée s’opère au sein du dispositif, rapidement suivie par d’autres du genre. Les défenseurs sont submergés par le nombre et livrés à eux-mêmes. Le sabre laser du commandant fend l’air, tranche quelques têtes et lui revient en main. Il se jette dans la mêlée pour assister les soldats. Malgré la présence de deux Renforts Tactiques Tout-Terrain, de chevaliers impériaux et de sorcières, la horde gagne du terrain. Les combattants en armure blanche sont de plus en plus nombreux à tomber sous les coups des morts-vivants. Les transports de troupes tardent à venir… Sont-ils condamnés à mourir dans cette maudite clairière ? Non. Barristan refuse d’y croire. Et tant qu’il aura assez d’énergie pour se battre, il n’abandonnera aucun de ses camarades.


                            - Repliez-vous au niveau des blindés ! Ordonne le commandant en fendant en deux un énième cadavre ambulant à l’aide de son sabre.

                            Ce qu’il reste de guerrières et de soldats impériaux se regroupe rapidement à proximité des Renforts Tactiques Tout-Terrain. Ils sont couverts dans leur retraite par les chevaliers impériaux et les commandos de la Task Force 333 que le lieutenant Talion dirige avec beaucoup de ferveur. Dans la mêlée, Barristan se retrouve à combattre aux côtés de la matriarche du clan de la Rivière Folle.

                            - Mère Ko, vous devez partir !

                            - Non ! Dathomir est perdue si nous ne combattons pas ensemble ! Répond la matriarche, essoufflée par le combat.

                            Le sabre laser du maître d’armes de la Chevalerie Impériale s’abat sur un mort-vivant qui est ensuite repoussé d’un coup de botte. Le corps en décomposition s’écroule dans un râle perturbant, sectionné en deux au niveau du bassin. Bien qu’étant privée de ses jambes, l’abomination refuse de s’avouer vaincue et rampe vers le commandant en poussant de légers gargouillis de bouche. Un dernier coup de sabre laser dans la tête l’achève pour de bon.

                            - Partez avant qu’il ne soit trop tard ! Insiste Barristan. Si vous mourrez maintenant, notre alliance ne tiendra pas !

                            - Trop tard ! Lâche alors l’aînée du clan de la Rivière Folle. Nos montures ont été massacrées par ces horreurs !

                            En effet, les créatures ailées, bien décidées à défendre la vie des guerrières les ayant domestiquées, ont livré un combat féroce. Nombre d’entre elles gisent déjà sur le sol de la clairière, qu’elles soient mortes ou à l’agonie. Les quelques montures résistant toujours aux assauts furieux de l’armée des morts sont hors de portée du chevalier impérial et de son alliée, encerclées de toute part par les monstruosités de la mère Esmsyl. D’ici peu, les impériaux et les guerrières du clan de la Rivière Folle seront à leur tour cernés.

                            - Nous devons unir nos forces Wilhelm Barristan ! Vient l’avertir Thenel Ko. Aidez-moi à les tenir en respect !

                            - Reçu. Lieutenant Talion, couvrez-nous ! Lance le commandant à l’officier.

                            - A vos ordres ! Répond l’agent à la peau noire. Soldats, vous avez entendu le Commandant ! Arrosez-moi ces saletés !

                            Soldats de choc et commandos impériaux se déploient autour de la matriarche et du maître d’armes afin qu’ils puissent se concentrer sur leur objectif. Les tirs fusent dans tous les sens et fauchent de nombreux morts-vivants. Les corps qui s’écroulent sont rapidement enjambés ou contournés par des dizaines d’autres cadavres en putréfaction.

                            - Vous feriez bien de vous dépêcher Commandant… Il en vient toujours plus ! Indique le lieutenant. On ne pourra pas tenir cette position très longtemps !

                            Le chevalier impérial projette ses sens dans la Force. Son esprit effleure ceux des combattants impériaux. Il ressent leurs émotions. Peur… Désespoir… Rage... Détermination… Les soldats tentent de se maîtriser afin de rester concentrés sur leur objectif. Mais les créatures effroyables qu’ils affrontent font vaciller leur moral. Les sens de Barristan survolent ensuite la horde des morts et il est brutalement saisi d’horreur. Son corps est pris de tremblements intenses et incontrôlables. Le Côté Obscur qui anime les cadavres des Soeurs de la Nuit se répand dans l’air et corrompt tout ce qu’il rencontre. Des frissons viennent dresser les poils du vieux chevalier impérial. La sombre énergie qui émane du rituel malveillant de la mère Esmsyl s’infiltre tout au fond de son esprit et tente d’obscurcir ses pensées. Le commandant dresse rapidement une barrière mentale afin de se protéger de ce mal persistant. Mais autour de lui, les défenseurs commencent à céder une fois de plus du terrain.

                            - Ne fléchissez pas Wilhelm Barristan ! Pas maintenant ! Tente de l’encourager la matriarche du clan de la Rivière Folle. J’ai besoin de votre aide !

                            Thenel Ko ferme les yeux et tend ses mains devant elle en murmurant quelques mots à voix basse. Elle ne prête aucune attention à ce qu’il se passe autour d’elle, bien décidée à achever l’incantation qu’elle a commencée. La voix de l’aînée se met à chanter. A son commandement, la nature se dresse contre les forces abjectes de la mère Esmsyl. D’imposantes racines s'extirpant du sol s’en prennent aux morts-vivants, les clouant au sol ou formant une barrière qu’ils ne peuvent pas franchir. Barristan, qui voit où la sorcière veut en venir, s’exécute à son tour. Via la Force, il tente de visualiser les éléments qui l'entourent. Les combattants impériaux et les indigènes qui luttent pour leur survie… L’aura malfaisante et glaciale des corps réanimés par le rituel obscur… Et la matriarche qui tente de s’opposer aux abominations du Côté Obscur en mettant à profit son lien harmonieux avec la nature.

                            Le chevalier impérial se concentre, visualise plusieurs arbres et rochers dont il pourrait se servir pour ralentir la progression des cadavres puis tend une main devant lui. Dans la forêt, d’importants blocs de pierre et quelques troncs se mettent à remuer. Le maître d’armes prend une profonde inspiration et grimace. L’effort est conséquent. Le sang qui afflue à la tête du vieil impérial lui donne le vertige. Il décide d’ignorer son état de faiblesse apparent et resserre son emprise sur la Force afin de poursuivre son œuvre. Des craquements sourds, presque imperceptibles au beau milieu des détonations, cris et beuglements en tout genre, retiennent l’attention du commandant. D’un geste sec de la main, les arbres se déracinent d’eux-même et viennent s’écraser sur l’interminable armée des morts. Dans le même élan, de nombreux rochers s’élèvent dans les airs et sont projetés sur les corps en décomposition. Les efforts combinés de Barristan et Thenel Ko offrent une précieuse période de répit pour les défenseurs. Ces derniers réorganisent leurs positions et mettent leurs blessés à l’abri. Néanmoins, l’énergie déployée par les deux sensitifs est telle qu’ils commencent à montrer des signes de faiblesse.

                            L’aînée du clan de la Rivière Folle est la première à s’effondrer, inconsciente. Les racines qui se dressaient sur le chemin des Soeurs de la Nuit ressuscitées perdent toute vigueur et retombent mollement sur le sol. Le chevalier impérial vacille sur le côté, suant à grosses gouttes. Il est rattrapé de justesse par le lieutenant Talion.


                            - Commandant, vous allez bien ? Demande l’officier en soutenant son supérieur.

                            Le maître d’armes ne répond rien, luttant probablement pour reprendre ses esprits. L’assaut de la horde sans repos se poursuit, forçant les soldats impériaux et leurs alliées à se battre une fois de plus avec la rage du désespoir. Tout semble perdu cette fois-ci.

                            - Agent Stan ! Aidez-moi à les dégager de là. Commande l’impérial à peau noire en traînant le commandant sur plusieurs mètres. Restez avec moi Commandant…

                            Le dénommé Stan, blaster en main, court d’un bout à l’autre de la ligne de tir pour rejoindre le représentant du D2I. Son visage ensanglanté indique qu’il a reçu un sale coup sur la tête. Cela ne l’empêche néanmoins pas de poursuivre le combat. Les deux agents du Bureau de la Sécurité Impériale transportent donc les sensitifs dans un endroit plus sûr, à savoir à l’intérieur du premier Renfort Tactique Tout-Terrain. Les deux éléments clefs de la rencontre diplomatique étant mis à l’abri, Talion et Stan peuvent retourner assister leurs camarades. Dans cet enfer, il n’y a pas de place pour l’individualité...





                            Penché au-dessus de la carte tactique à projection holographique, le colonel Rakton enrage. Son poing s’abat sur la console de la table. Comment ces foutues créatures ont-elles pu enfoncer à ce point les défenses de Base Rancor ? Les rapports des officiers se multiplient. On signale des pertes sur l’ensemble du périmètre de sécurité. Inquiétant… Vraiment inquiétant. Ces araignées géantes ne sont pas venues là de leur plein gré. L’officier moustachu se persuade secrètement qu’il s’agit là d’un coup des clans de Dathomir. Ces maudites indigènes le paieront très cher… Il en fait le serment !

                            - Mon Colonel… Annonce un jeune lieutenant chargé des communications. Nous avons reçu un message de la part du Commandant Barristan. Il souhaite que nous mobilisions des transports pour qu’il puisse évacuer ses troupes. Apparemment, la zone est prise d’assaut par des… Des… Euh… Des choses.

                            - Bon sang… Rakton lâche un juron à voix basse, puis reprend. Quel genre de choses ?

                            - Des… Des morts…

                            Le jeune homme déglutit péniblement, conscient de dire quelque chose d’inconcevable… Mais sur cette planète, tout semble irréel. Même les éléments les plus insignifiants de la faune et de la flore locales semblent prendre des dimensions improbables, voire cauchemardesques. Dathomir n’a rien d’un lieu accueillant. Tout, ou presque, en ces lieux de malheur, souhaite la mort des impériaux. Cette satanée planète sera probablement située tout en haut de la liste si jamais l’on venait à faire un répertoire des horreurs subies par les troupes impériales dans les années à venir.

                            - Et donc Lieutenant ?

                            - Donc… ?

                            - Avez-vous fait le nécessaire pour envoyer au Commandant Barristan ce dont il a besoin ? Demande le colonel en laissant une pointe d’irritation s’exprimer dans sa voix.

                            - Euh… Non… Avoue le lieutenant en reculant instinctivement de quelques pas.

                            - Alors qu’attendez-vous pour le faire imbécile ? Remuez-vous le cul ! Et plus vite que ça ! Gueule Rakton. Si jamais j’apprends qu’on a perdu des hommes par votre faute, je vous expédierai moi-même en cour martiale pour incompétence et manquement à votre devoir !

                            Le jeune homme fait claquer ses talons, puis retourne vaquer à ses occupations en titubant légèrement, secoué par les beuglements de son supérieur. Autour de lui, les divers analystes, opérateurs et officiers du poste de commandement demeurent impassibles. Ils tentent de rester concentrés sur l’essentiel, à savoir les tâches qui leur sont attribuées. Mais il y a un soupçon de doute qui flotte dans l’air… Involontairement, le souvenir des défaites subies par l’Empire Sith semble persister dans l’esprit des impériaux.
                            L’Impérium a beau s’être débarrassé des rejetons du Côté Obscur, il n’en demeure pas moins affecté par les décisions de ces derniers… En emportant dans leur chute l’armée impériale, les Sith ont saigné à blanc les effectifs d’une institution qui était au sommet de sa gloire. Aujourd’hui encore, ces pertes se font cruellement ressentir sur le terrain. La chaîne de commandement n’a plus son efficacité d’autrefois. Le remplacement d’éléments expérimentés par de jeunes cadres fraîchement sortis des académies pose de nombreux problèmes… Et le colonel Rakton, en ce moment même, doit faire avec ce qu’il a sous la main pour gérer une situation de crise.


                            - Mon Colonel, les senseurs détectent une hausse d’activité dans les secteurs dix et onze…
                            Indique un officier chargé des senseurs. Attendez… Je reçois de nouveaux signaux… Hausse d’activité dans le secteur huit !

                            Les araignées reviennent donc à la charge. Pas étonnant. La première vague servait probablement à évaluer les défenses impériales. Maintenant qu’elles savent où frapper, elles vont s’en donner à coeur joie.

                            - Mon Colonel… Les communications avec l’Avant-poste Tempête ont été rompues. Vient l’informer un sergent de liaison posté devant une console. Nous essayons de rétablir le contact mais il semblerait bien qu’il soit attaqué.

                            - Trouvez-moi un transport, un appareil, ou quoi que ce soit d’autre capable d’effectuer une reconnaissance rapide. Ordonne Rakton en tentant de contenir sa fureur. Je dois savoir ce qu’il se passe !

                            - A vos ordres.


                            Ces sauvageonnes sont suffisamment déterminées, ou désespérées, pour lancer des assauts simultanés… Les supériorités numérique et technologique des impériaux ne semblent pas à elles seules réfréner les ardeurs des guerrières indigènes. Elles savent qu’elles ont pour elles l’avantage du terrain et de la surprise et s’en servent allègrement. De grosses gouttes commencent à perler sur le front du colonel. Ses mains sont prises de tremblements intenses. Il tente de les réprimer, tant bien que mal. L’officier moustachu ferme les yeux, prend une inspiration, puis se dirige vers la console des senseurs. Sur l’écran de contrôle, des centaines de petits points représentent les soldats impériaux. D’autres, en provenance de multiples directions, figurent les créatures hostiles.

                            - Passez-moi ça sur la table de projection.

                            - Oui mon Colonel.

                            Rakton fait le tour de la table à projection holographique, laissant son regard se perdre sur les petites silhouettes translucides qui se matérialisent devant lui. Quelques officiers et analystes, datapads en main et appareils de communication sur la tête, attendent patiemment qu’il donne ses ordres. Le colonel se penche au dessus la table, se livre à des estimations puis décide de donner ses instructions.

                            - Renforcez la 305ème compagnie avec les éléments de la 307ème compagnie. Donnez-leur deux Renforts Tactiques Tout-Terrain en soutien.
                            Commande l’officier en tentant de conserver son calme. Déployez trois unités supplémentaires dans le secteur sept et deux de plus pour le secteur treize. Donnez l’ordre à l’artillerie de mettre le paquet. Je ne veux pas voir une seule de ces choses se traîner jusqu’au camp. Et surtout, que quelqu’un se charge de demander un soutien aérien ! Allez on se remue !

                            Autour de lui, le personnel militaire s’active. Les ordres sont transmis à l’ensemble des unités. Rapidement, le grondement de l’artillerie se fait entendre. De l’avis de Rakton, il n’y a rien de plus jouissif qu’une série de détonations. Sur la table à projection holographique, de nombreuses silhouettes disparaissent, probablement happées par les explosions. D’autres les remplacent rapidement cependant. Certaines araignées représentées sur la carte stratégique sont particulièrement imposantes, avoisinant la taille des massifs blindés utilisés par l’armée impériale. Comment peut-on lutter contre des créatures pareilles ?

                            - Mon Colonel ! On nous rapporte que les hommes de la 212ème compagnie d’infanterie ont perdu le secteur quinze… Ils sont refoulés aux pieds des Transports de Reconnaissance Tout-Terrain du 11ème escadron blindé léger. Lance un énième officier des communications. Ils sont apparemment attaqués par des créatures volantes chevauchées par des guerrières.

                            Bon sang… Des morts-vivants, des araignées géantes… Et maintenant ça ! Il ne manquerait plus que ces foutues indigènes lancent des Rancors contre eux pour avoir l’ensemble des saloperies de cette planète sur le dos ! Sur la table, les formes translucides qui représentent les soldats de la 212ème compagnie d’infanterie semblent toutefois tenir leurs positions.

                            - Mettez-moi à jour cette foutue carte ! S’emporte le colonel en abattant son poing sur la table.

                            Un analyste se charge d’insérer les nouvelles données. La projection holographique du combat comprend désormais d'innombrables bêtes ailées qui survolent Base Rancor. Si certaines d’entre elles sont abattues par les défenses anti-aériennes du camp, d’autres déciment les rangs impériaux. Un TR-TT frappé par l’une de ces créatures s’écroule, puis disparaît de la table.

                            - Où est mon soutien aérien !? Vocifère l’officier moustachu.

                            - En route mon Colonel. Temps d’arrivée estimé : douze minutes ! Annonce un officier dans son dos.

                            Douze minutes… Douze longues minutes durant lesquelles le sang des fils et des filles de l’Impérium va couler à flot. Dehors, le grondement furieux de l’artillerie se poursuit. Les détonations des blasters de tout calibre s’ajoutent à cette mélodie guerrière. Le colonel Rakton, dont le regard s’est perdu sur les silhouettes de la projection holographique, se dit que la réputation du régime impérial se jouera assurément lors de cette bataille.

                            L’armée impériale doit vaincre ou périr. Il en va de l’avenir de l’Impérium.







                            Sur la passerelle du “Fierté de Cathar”, la tension est à son comble. Les divers rapports qui circulent entre les mains du commandant du destroyer de la classe Victoire ne sont pas rassurants. Les sauvageons du Côté Obscur opposent une résistance farouche. La puissance de feu des impériaux ne semblent pas les impressionner. Ce qui aurait pu être une campagne d’extermination rapide s’est transformé en véritable bourbier pour les troupes impériales. L’expédition s’enlise. On envoie toujours plus d’hommes et de matériel au sol, sans toutefois parvenir à mettre un terme aux agissements d’une poignée de sauvages. L’Opération Frappe Noire, lancée par la Confédération des Systèmes Indépendants et poursuivie par l’Impérium, prend donc une tournure d’autant plus angoissante aujourd’hui pour ceux et celles qui accomplissent leur devoir sur Dathomir. Les attaques simultanées qui visent les forces impériales sont, selon les rapports interceptés par les opérateurs, particulièrement violentes. Afin de soutenir les forces au sol, la moitié de la chasse impériale a été mobilisée. Reste à savoir si cela sera suffisant pour renverser le cours de la bataille...

                            - Commandant, deux transports non-identifiés viennent d’apparaître dans le système. Intervient alors un matelot dans la fosse bâbord.

                            - Attendez la réception des codes d’authentification. Indique l’officier impérial.

                            Après quelques minutes d’attente, une réponse parvient finalement à la flotte chargée du blocus de la planète.

                            - Les codes d’authentification sont impériaux Commandant. Annonce alors le marin. Il s’agit apparemment d’une brigade de volontaires Cathars. Ils demandent l’autorisation d’atterrir afin de participer aux combats.

                            Intéressant… Le commandant du “Fierté de Cathar” n’avait jusque-là jamais entendu parler d’une quelconque brigade volontaire. Laisser des “amateurs” se pointer sur Dathomir pour dézinguer du sauvageon, c’est tout sauf bon pour l’Impérium. Pour quoi vont passer les institutions armées impériales si l’on accepte n’importe quel clampin armé sur une opération militaire ? L’officier impérial ravale son mépris. Il avait bien entendu quelques rumeurs… Quelques bruits de couloir concernant le général Valiant… Selon certains, le désormais Moff de Cathar avait proposé d’envoyer quelques troupes pour soutenir l’effort de guerre impérial. Bien évidemment, un message en provenance des grands pontes du haut-commandement avait rapidement confirmé la chose… Cependant, le capitaine ne s’attendait pas à ce qu’on leur envoie des soldats de seconde zone. Est-ce donc tout ce que le grand héros de guerre impérial peut offrir à l’Impérium ? Quel manque de considération...

                            - Autorisez-leur l’accès. Et faites décoller quelques chasseurs TIE supplémentaires pour les escorter. Commande le commandant en soupirant.

                            - A vos ordres.

                            - Soyez courtois avec nos “invités”… Veuillez les prévenir qu’ils risquent de subir quelques… “Désagréments” à leur arrivée.

                            - Oui Commandant.

                            Autant jouer la carte de la sécurité… Celui qui commande le “Fierté de Cathar” ne veut pas se retrouver avec une enquête au cul et être déclaré responsable pour avoir envoyé au massacre une bande d’amateurs. Si Valiant veut envoyer à la mort ses propres “volontaires”, c’est son problème !

                            - “Fierté de Cathar” à la brigade volontaire Cathar, vous êtes autorisé à franchir le blocus. Veuillez rejoindre Base Rancor immédiatement pour y recevoir vos instructions. Communique le matelot à l’attention des transports de troupes. Nous sommes cependant dans l’obligation de vous informer qu’une attaque de grande envergure frappe actuellement le camp. Une escorte de chasseurs vous sera donc temporairement affectée le temps du trajet. Soyez prudents. Terminé.

                            Depuis la baie vitrée de la passerelle, le capitaine observe les transports s’éloigner de la flotte impériale. Quatre chasseurs TIE, lancés depuis le hangar du destroyer de classe Victoire, suivent rapidement les deux vaisseaux. Le feulement rauque des appareils impériaux fait frissonner l’officier impérial. Il ne se lassera jamais de ce son si atypique. Alors que les transports ne sont plus désormais que deux petits points dans l’horizon, le commandant se demande si les volontaires de cette brigade sauront briller par leurs actions.

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                              #26

                              Post n°25
                              Auteur : Valiant

                              Brigade Volontaire
                                


                              A bord du transport identifié comme le 'Camerone' de la flotte Cathar, on commençait à s'impatienter, O'Mont était sur la passerelle de commandement, il fixait cette obscure planète depuis la verrière, c'était donc la que sa brigade allait passer son baptême du feu.
                              Le colonel n'était ni inquiet ni spécialement impatient, ses troupes avaient été bien entrainées sur Cathar puis aguerrie sur Helka IV, ils feraient leur job, après tout c'était la condition pour devenir citoyen de Cathar et donc de l'Impérium.
                              Azzora se tourna vers son chef de corps, ils avaient le feu vert pour se poser sur la base Rancor, mais leur interlocuteur prit soin de rajouter qu'une menace pesait sur les troupes au sol.
                              O'Mont serra un peu plus sa lance Shoni, alors comme ça l'Impérium les lâchait directement en pleine bataille, c'était pas vraiment étonnant... l'extragalactique se doutait qu'il allait être confronté au mépris des aristocrates de l'état major.
                              Mais ses brigadiers allaient montrer aux troopers impériaux comment se battre!


                              Seul le 12eme régiment de mêlée allait participer à la bataille dans un premier temps, le deuxième transport resterait en orbite et ne serait déployé que si O'Mont l'ordonnait, il voulait déjà voir à quoi on avait affaire exactement sur Dathomir.
                              Les rapports qu'ils avaient lu sur les opérations sur place, reflétaient plus de la superstition que de la réalité du terrain, il se ferait une idée par lui même déjà.
                              Escorté par quatre chasseurs TIE, le transport se dirigeait en direction de la surface, arrivé dans l'atmosphère, Perfect Storm ressentit un trouble dan son esprit, c'était l'effet du coté obscur , elle ferma les yeux pour ce concentrer, un brigadier hilare, joua du coude avec son voisin, pensant que l'Echanie avait le mal de l'espace ou peur tout simplement.
                              Le colonel entra dans le juggernaut de commandement, il jeta un regard mauvais à tous les soldats qui patientaient dans leur tenue de combat serrant leur fusil blaster.
                              Il était temps de motiver ses troupes, le chef de corps s'adressa à l'ensemble du régiment via l'holocom de son véhicule.


                              -On arrive à destination les enfants, l'état major impérial nous a fait un beau cadeau, on se pose au cœur de la bataille de la base Rancor, pas le temps de réfléchir comme ça!
                              Car réfléchir c'est déjà désobéir!
                              Restez groupé et prêtez attention aux ordres de vos chefs d'unité. "Hooka Hey !"

                                 

                              Hooka Hey ! C'était le cri de guerre de sa planète natale, personne ne savait vraiment d’où venait le colonel, mais tous reprirent en cœur le cri ancestral venant des régions inconnues tandis que le pilote du Q-météor enclenchait ses moteurs de répulsion pour l’atterrissage, un bip strident se fit entendre, on déployait déja la rampe d'accès.
                              Le premier camion A5 descendit sans attendre que la rampe soit complétement ouverte, le sapeur Lino, conducteur et mécano du régiment avait modifié l'engin de tête en installant une lame en duracier renforcé à l'avant pour éliminer tout obstacle pour le reste de la colonne.


                              La base Rancor n'était qu'a quelques clicks de la zone d’atterrissage, les membres de la brigade volontaire n'auraient même pas le temps d'admirer le paysage désolé de cette planète maudite qu'ils se retrouveraient déjà au cœur du combat.
                              Déjà au loin on apercevait les lueurs des explosions et autres bombardements, ça avait l'air de chauffer dans le coin.
                              Dans son juggernaut de commandement qui occupait l'avant dernière place de la colonne de convois, O'mont fit contacter le chef de la base Rancor par un opérateur COM'. Il fallait qu'il sache comment déployer ses unités combattants.


                               



                              -Rancor: Ici le 12 régiment de mêlée nous venons en appui de votre position.
                              Quelles sont les instructions?




                              Sur la route d'accès, Lino écrasa une drôle de créature ressemblant de loin à une grosse araignée, le convoi filait à pleine vitesse et approchait de la base impériale et ça avait l'air animé ici bas...
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                                Post n°26
                                Auteur : Rek'kar

                                Commandant Edel Rock

                                Spoiler


                                Après que ces foutues bestioles aient testé nos défenses, une légère accalmie ne laissa rien présager de bon ; plusieurs communications furent envoyées sur le canal des officiers : un secteur de perdu, une compagnie acculée et l’arrivée de saloperies volantes, histoire de nous faire comprendre à quel point on n’était pas les bienvenues ici… C’est dommage, avec un peu plus de diplomatie on aurait au moins pu faire une p’tite bouffe avant de se tabasser cordialement… Je vous jure, les autochtones, c’est plus ce que c’était…

                                Un ordre me parvint : on rattachait la 307ème à notre secteur ; une bonne nouvelle en soi, on a souvent manœuvré conjointement, vu nos accointances avec ce cher Berg ! On est donc bien habitué à se couvrir l’un l’autre et à nous coordonner. Une trentaine de secondes après la confirmation de l’ordre, les petits gars de la 307ème sont arrivés, accompagné par deux beaux RT-TT. Les véhicules se sont placés de part et d’autres des deux compagnies, attendant les instructions ; mon ami le commandant m’a rejoint, lançant un garde-à-vous. Il est armé et vêtu comme moi, dans une combinaison impériale sur laquelle quelques couleurs permettent à nos hommes de nous différencier sur le champ de bataille. Je lui ai lancé, souriant derrière le casque :


                                - J’sais que tu as l’habitudes de me respecter en tant que chef, mais on est au même grade mon grand !
                                - Ho, tu sais, les vieux réflexes…
                                - Haha. Bon allez, trêve d’enfantillage, y’a de sacrée garces qui se tiennent prête à nous en faire baver. On protège la position principale du secteur, j’ai besoin de renfort sur mes unités dans la zone alpha, beta, gamma et epsilon. On va placer les véhicules tactiques légèrement en retrait ; j’ai remarqué qu’elles ne pouvaient pas lancer des toiles au-delà de cette distance, ça devrait les tenir au chaud, tout en pouvant éclater tout ce qui se pointera. J’ai aussi besoin que des gars aillent prendre quelques batterie anti-aérienne portables et qu’ils se séparent en triangle : deux unité de chaque bord et la troisième en arrière, pour couvrir au cas où elles décideraient de nous forcer dans l’arrière-train… Et dieux sait que c’est pas agréable !
                                - Entendu, je transmets les ordres !


                                En moins de cinq minutes, toutes les unités étaient en place, parfaitement synchronisées et habituées, les deux compagnies semblaient fusionnelles. Soudain, un étrange bruit provint de la forêt : il semblait que l’une de ces énormes bestioles s’avançait doucement en direction de notre position. Elle s’arrêta juste à la limite jalonnant notre portée maximum, puis se dressa sur ses pattes arrières, tendant son énorme appendice dans notre direction. Une gigantesque boule de toile partie dans notre direction, provoquant un engluement d’au moins un quart de nos effectifs, pris au piège dans une toile d’araignée aux dimensions gargantuesque.

                                Jurant, j’ai ordonnée à une unité flex – j’appelle comme ça les unités mobiles qui ne sont pas attribuées à un point fixe mais peuvent aller aider n’importe où si nécessaire – de commencer à libérer nos hommes, quand soudain, des bruissements d’ailes se firent entendre, ajoutant des variables volantes à ce nouvel assaut. Elles se mirent à viser en priorité les batteries anti-aérienne. Je me suis dirigé en courant vers l’une des positions attaquées par les airs, tirant des rafales sur les créatures autant que sur leur cavalière : la bataille reprend.

                                Entendant un bruit derrière moi, je me suis retourné pour voir l’une de ses saloperies fonçant sur moi ; mais au lieu de paniqué, j’ai sorti u détonateur thermique et au dernier moment, je l’ai lancé directement dans le gosier de la bestiole qui venait de tenter de le happer, roulant sur le côté pour éviter de justesse l’animal, qui explosa derrière moi quelques secondes plus tard, projetant un flot de sang et d’organes un peu partout sur le sol.

                                J’ai demandé un topo de la situation à mes gars :


                                - Observateur, topo de la situation
                                - Le secteur alpha étant englué, la grosse araignée progresse dans cette direction ; la flex Titan se dirige vers eux, ils devraient être sur site dans une vingtaine de secondes. L’araignée sera à portée de tir RT-TT dans une centaine de mètres environs. La flex Omicron est déployé en couverture de l’opération de sauvetage. On a perdu une batterie anti-aérienne et environs une vingtaine de soldats. L’assaut aérien a faibli, mais… ça parait trop facile…
                                - Entendu, contactez-moi en cas de nouvelles varia…


                                Je n’ai pas eu le temps de finir ma phrase que l’un des deux RT-TT explosa de l’intérieur, provoquant une surprise générale, détournant bon nombre de regards. Je me suis retourné d’un seul coup, tenant de savoir ce qui venait de se passer. Je me suis rapidement rendu compte de quelque chose que je n’avais pas aperçu auparavant : Il y avait des œufs au sol… et certains semblaient ouvert, comme si des trucs venaient d’en sortir… J’ai récupéré une unité avec moi, puis je me suis dirigé vers la carcasse du RT-TT, voyant avec effrois un grand nombre de cadavre de petites araignées calcinées dans l’explosion… mais qui semblait se trouver à l’intérieur de la carcasse du véhicule ! Je me suis alors mis à courir de toute mes forces vers le seconde RT-TT, bondissant sur l’écoutille du dessus, la trouvant ouverte. Je me suis enfoncé dedans, module infra-rouge activé, avant d’entendre de nombreux bruits de pattes sur le métal ; j’ai ouvert le feu sur un certain nombre d’araignées, faisant le ménage.

                                Au bout de plusieurs minutes de combat, j’ai enfin pu rejoindre le cockpit, qui semblait verrouillé. J’ai frappé contre la porte avant de crier :


                                - ICI COMMANDANT EDEL ROCK, VOUS ÊTES OK ?

                                La porte s’ouvrit au bout de quelques secondes dans un bruit sourd ; dedans, il y avait le cadavre de deux soldats, trois autres étant à couvert derrière des barricades de fortune ; quand ils me virent, l’un d’eux s’avança rapidement en claquant les talons :

                                - Commandant, pendant le raid aérien, des créatures ont infiltrées notre véhicule, coupant nos moyens de communication… Nous avons perdu deux hommes dans la confusion !
                                - Compris, j’ai nettoyé l’intérieur ; il semble que des œufs sont présents et libèrent ces petites saloperies… Je vous laisse une équipe au sol pour éviter de nouvelles déconvenues ! Remettait moi cet engin en marche et plus vite que ça, sinon la grosse bébête va nous refaire les fesses !


                                Une fois les instructions données, je suis sorti de l’engin, je tant un regard circulaire à la bataille qui faisait rage. La grosse araignée avançait prudemment sur le no man’s land ; elle sera à nos porte dans peu de temps… Les différentes artilleries faisant feu de tout bois sur celle-ci, mais elle ne semblait pas affectée par les tirs, comme si sa chitine était aussi solide que du duracier… Il faut de toute urgence notre véhicule tactique, sinon, ça risquerait de se compliquer sur notre front…

                                Des battements d’ailes furent sur nous, mais très en hauteur cette fois-ci, comme s’ils attendaient le bon moment pour agir… Mais la réalité fut tout autre, une pluie d’œuf accrochés à de grandes feuilles faisant office de parachute amorcèrent leur descente sur la base, couvrant le ciel de points gris-bleuté !

                                J’ai immédiatement envoyé un rapport de situation aux instances de commandement, signifiant la dangerosité des œufs ; j’ai ensuite demandé une éradication complète de tout ce qui tombait du ciel, sauf qu’au même moment, l’assaut était donnait de front : de nouvelles toiles tirées sur la base tentait de ramener à nouveau des araignées sur nos position rendant la situation particulièrement tendue : une grosse araignée qui causerait des dégâts monstrueux à la base si elle pouvait arriver jusqu’ici, des œufs remplis d’araignées parachutées sur nous et pour couronner le tout, une attaque de bestioles … Quelle saloperie de bourbier !

                                J’ai envoyé plusieurs ordres pour essayer de répartir au mieux mes hommes : du renfort sur les positions attaquées, un balayage sur la « livraison aérienne » et une demande sur le fonctionnement de ce foutu RT-TT, immobile depuis plusieurs minutes. Soudain, l’araignée géante est arrivée au niveau des fortifications, elle a levé une patte, puis a fracassé une partie du mur, avant de laissé un flot de petite araignée sortir de son abdomen. Comme pour répondre à l’assaut – et en même temps à ma question précédente – le canon du RT-TT se tourna vers notre souci principal, lui décochant un tir sur le flanc, créant un beau trou dans la carapace de la créature, qui hurla d’un cri strident, de rage. Elle se mit alors à avancer furieuse dans la base, subissant de nombreux tirs des batteries de défense fixe installée pour la défense de la seconde sonde. Elle savait bien que fuir n’était plus une option, mais au bout de quelques vingtaines de seconde, elle s’effondra au sol, inerte. Un point pour l’Empire !

                                Et puis le pot-aux-rose fut découvert. Des craquements apparurent sur le cadavre du gigantesque monstre ; puis ces fêlures s’ouvrirent, laissant déferler une marée de petites araignées telle un raz de marée sur une plage. Notre effectif fut rapidement amputé d’un certain nombre de soldat ne sachant pas comment réagir. Après un court laps de temps, j’ai pu envoyer des unités équipées de lance-flamme pour endiguer le flot de créature.

                                Au bout de plusieurs longues minutes, le cadavre du monstre géant brûlait, rependant une horrible odeur de chair calcifiée dans l’air « pur » de cette contrée. J’ai ensuite transmis mon rapport :


                                - Les grosses araignées transportent des centaines de petites, il faut absolument les abattre et prévoir des lance-flammes pour éradiquer le flot !

                                La bataille faisait rage. Cette fois, il ne semblait plus être question de tester nos défenses : toutes les grosses araignées à l’orée de la forêt se mirent à avancer à l’unisson, profitant du chaos ambiant pour essayer d’en finir…
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