Séance Exceptionnelle. Fermée au Public
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Post n°11
Auteur : Kalahan DenvhalKalahan écoute, prend quelques notes, analyse et décortique les différents discours. Il apprécie la simplicité et la sobriété des énoncés de certains de ses confrères qui, selon lui, pose de bonnes et pertinentes questions. Puis vient le discourt de cette cher Jagabamda... Tout au long de cette défense d'elle-même, il ne peut s'empêcher de trouver qu'elle se justifie beaucoup trop et semble vouloir expliquer chacune de ses actions, de ses décisions. Son esprit critique s'affaire à détailler la jeune femme aux convictions fortes et à la langue aussi affutée qu'une lame en Beskar. Jouant de son stylo, le jeune ambassadeur se rend alors compte de l’ampleur de la tâche qui incombe à la république et a cette assemblée. Fixant chaque interlocuteur l'un après l'autre, le jeune Denvhal essaye de se faire une idée de ce à quoi il va avoir à faire dans cette sombre et triste histoire. Mais très vite, son attention se reporte sur la jeune maîtresse de cérémonie qui n'as de cesse de justifier ses actes et décisions, peut-être est-ce là une stratégie pour déstabiliser ses opposant ?
En out les cas, beaucoup de mots pour pas grand-chose selon lui.
< -De quoi a-t-elle si peur ? Se fait-elle si peu confiance pour en arriver à devoir se remettre en cause pour tout ? Elle semble pourtant bien à sa place là où elle est, mais bon, je lui laisse le bénéfice du doute.> Pense-t-il alors.
Le discourt enfin terminé, le calme a peu de choses près revenu, La nacelle du Métellosien se met en mouvement, se mettant bien droit, mains dans le dos, le jeune et assuré ambassadeur prend la parole du ton calme et doux dont il est coutumier.
- Cher confrères, chère consœurs. Il a été mentionné suffisamment de fois l'état actuel des choses et la situation délicate dans laquelle se trouve actuellement notre République. Aussi ne vais-je pas revenir sur les faits. J'ai eu l'occasion d'entendre vos dires, vos voix. Vous représentez toutes et tous les mondes dont vous avez la charge. Dans ce Sénat sont à la fois représenté les systèmes et monde majeur tel que Coruscante, Kamino et des mondes bien plus modeste comme Metellos que je représente à ce jour. Si la question de la nécessiter d’agir n'est plus à poser, tout le comment reste à débattre. Je me réjouis dors-et-déjà d'entendre cette Générale Yvanol afin de me faire une meilleur idée du déroulement des opérations et des faits qui lui son reproché. Je salue et avoue mon soutien à la décision de mademoiselle Jagabamda qui fût de mettre cette Générale aux arrêts le temps que la situation soit analysée. Dans son désir de protéger le plus grand nombre elle a, selon-moi, pris la bonne décision.
L'ambassadeur marque une pause, s'assurant ainsi qu'il a l'attention de son auditoire quelque peu intimidant. Il reprend ensuite sur le même ton.
- Vous n'êtes pas sans savoir que si la république entame dès maintenant des actions militaires à l'encontre de la CSI, elle devra choisir entre diviser ses forces pour assurer au mieux la sécurité de ses mondes ou choisir ouvertement et publiquement de laisser certain monde livré à eux même. Pour être parfaitement sincère, je ne pense pas que La République ne dispose des moyens militaires nécessaires à la protection de tous ses mondes membres. Aussi, je partage l'avis de laisser la commission des armées se préparer au pire, mais je suggèrerais également vivement à la commission diplomatique d'engager sur le champ des mesures diplomatiques et de prendre contact avec les hautes instances de la CSI afin d'éviter de mettre fin à cette trop courte période de paix.
Il marque un nouveau silence, place ses mains sur le rebord de sa nacelle avant de reprendre.
- La République se doit d'agir, mais pas en fonçant tête baissée sans prendre le temps d'analyser au moins un minimum toutes les options qui s'offre à elle, qui s'offre à nous. Je ne suis qu'un petit Ambassadeur d'un monde que certains d'entre vous ne connaissent même probablement pas, mais j'ai la fois de ce que j'avance quand j'annonce haut et fort que la République s’est montrée suffisamment patiente et conciliante jusqu'à maintenant et qu'il est temps qu'elle rappelle aux Confédérés qu'elle n'est pas un agglomérat de faibles et de lâches préférant ramper plutôt que de risquer l'affrontement.
Kalahan fixe la jeune vice chancelière un instant et sourit en coin, fendant ses lèvre d'un délicat rictus.
- Je rejoins également le Sénateur Sion Kumitomo quant au besoin de se renseigner d'avantage au sujet de cet ennemi qui, à lui seul, menace la fragile paix actuelle. La république a des services secrets ? Qu’ils fassent ce pourquoi ils ont été créé, et qu'ils fassent au plus vite.
La nacelle retourne à sa place, l'ambassadeur qu'elle porte restant songeur quant à son propre discourt. Ses collègues auront-ils compris où il désirait en venir ?
Il se rassoit calmement et reprend son stylo en main, attendant les prochaines réactions. -
Post n°12
Auteur : Kelisea NovagaS’il est normal que les questions fusent au sujet de la général Yvanol, il est cependant surprenant de voir malgré l’agitation ambiante le calme de certains. Plusieurs questions me viennent à l’esprit dont une qui n’a de cesse de revenir. Que justifie cette sérénité ? Pour Ori, ministre des affaires étrangères, c’est une situation assez inhabituelle, voir inquiétante. Si la coutume du mensonge règne, il en est tout autre chose lorsqu’il s’agit de guerre ou d’opération militaire. Rien de plus sûr, la première de mes séances au Sénat s’avérait être bien plus mouvementé que prévu.
Quoiqu’il en soit le sujet à l’ordre du jour était très troublant. La générale Yvanol devait répondre de ses actes devant le Sénat et même devant la République tout entière. Cependant, était-ce la une bonne chose à faire ? Diffuser des aveux pareils à tout un peuple ? C’était une pratique et une manière de faire bien curieuse. La manipulation de l’image, des mots par les journaux était quasiment certaines ce qui allait causer un séisme médiatique d’une magnitude supérieur à la normal. Honnêtement, peut-être aurait-il fallut régler cette histoire dans la plus grande des discrétions. Mais était-ce bien possible ?
Ce qui est dorénavant sûr, c’est que des conséquences allaient s’en suivre : et comme bien souvent on essaie de ne pas penser au pire quitte à déformer la réalité. Seulement voilà, maintenant que la lumière avait été mise sur cette situation encore fallait-il pour nous d’en comprendre toutes les subtilités. Comme partout, les crises de demain sont souvent le refus des questions d’aujourd’hui. Avec entrain je réfléchissais à tout cela sans bien me rendre compte que de nouveaux évènements se déroulait à ce moment même. Une des nacelles avoisinantes était parti à son tour avec semblait-il le délégué de Metellos à son bord. Celui-ci s’exprima clairement sur le sujet avant de disparaitre dans l’agglomérat restant des sénateurs.
Tour à tour, les déclarations défilaient et je me rendais bien compte que mon moment venait. A défaut, j’avais bien entendu mes propres positions, claires et nettes. Cependant ma stature nouvelle impliquait de prendre en compte les conséquences des deux camps et de peser le pour et le contre. Plus encore, il était de mon devoir de réfléchir aux intérêts économiques de Coruscant si une nouvelle guerre se préparait. Après la nationalisation du secteur de l’industrie lourde, un des fervents points que j’avais tenu à défendre, il devenait essentiel de trouver rentabilité à cette entreprise. Dans ce cas précis et ces circonstances seules, la guerre serait une bonne chose.
Pourtant sur l’aspect social, il n’en était rien. L’état de belligérance entraine indubitablement une fragmentation de la population : les plus nationalistes soutiendront ces actions et les approuveront sans broncher, de l’autre, ceux dont l’intégration au système est bancale voire inexistante imploreront assurément un arrêt définitif des actions militaires sous peine de manifestation (voir pire). Au plan politique, les frondeurs s’empareront de toutes les subtilités possibles pour mettre à mal la légitimité de l’Etat, surtout que la mise en valeur de Benota en tant que nouveau leader de l’opposition commence à s’accroitre.
Ces problèmes-là étant posés, je pris un dernier conseil auprès d’Ori qui, malgré nos quelques différents sur le plan personnel était toujours de bon conseil. C’est simple : elle ne prétendait aucunement au pouvoir et, comme Koako, ce genre de personne chérissait l’idée d’être le plus utile que possible. En d’autres termes des bourreaux du travail prêt à mourir pour une cause. Finalement peu de mot, quelques sourires d’approbation avant de lancer la machine allocutive. Mes fiches étant prêtes je lançais de vive voix les choses suivantes.
- Un jour quelqu’un a dit que la guerre était la guerre des hommes et que la paix, elle, était la guerre des idées. Cet homme de lettre que fut Ug’o et qui nous a hélas quitté aujourd’hui avait bien mis le point sur quelque chose d’essentiel : la non-homogénéité du monde et de ses composants. Chaque échelon franchis pose de nouvelles interrogations sur notre avenir et il nous a été aujourd’hui demandé de nous exprimer sur ce qui pourrait s’avérer être l’un des plus gros scandales de l’ère de la nouvelle république. Comprenons bien que c’est une chance incroyable que nous avons là de pouvoir en débattre malgré nos cultures et nos racines différentes bien que je regrette la décision de la publication de ses informations au grand public et que le Sénat n’ait encore moins pu prendre connaissance du discours de la générale en amont : mais je vais y revenir. Entendons-nous bien sur une chose : rien n’est figé dans le temps et les prises de positions d’aujourd’hui ne seront sans doute pas celle demain.
Ceci étant dit, je considère qu’un engagement militaire ne doit pas avoir lieu. Je propose cependant de lancer un plan d’état d’urgence généralisé dans tous les systèmes de la fédération républicaine afin que nous soyons, bien sûr, préparés au pire. A nous bien sûr dans établir les termes exacts.
Concernant les dires de la chancelière qui souligne l’affaiblissement de la gouvernance républicaine, je soutiens une demande faîtes par l’assemblée consultative de Coruscant concernant la tenue d’une nouvelle élection pour la chancellerie. En effet et pour revenir à ce que j’ai déjà précisé sur la non-connaissance du Sénat sur les propos du prochain discours de la générale, il en vient à mon sens de considérer la violation du principe de secret de réserve dans cette affaire. C’est pour cela et en adéquation du sentiment exprimé de résiliation par la chancelière, de sa position d’intérim, et de la décision d’une des chambres de mon gouvernement que je déposerai une motion de censure selon les informations divulguées par la générale.
J’exprime enfin les mêmes sentiments que le sénateur Blokkus sur les heures sombres vers lesquels nous nous aventurons. J’ai foi en la république et la démocratie et je pense que nous trouverons forcément la bonne solution à appliquer nous permettant d’éviter tout conflit. En dernier recours et au vu des avancements des enquêtes sur ce Sharkaran, je vous amène tout de même à réfléchir sur la possibilité de faire pression sur les investissements de la CSI au sein de la république. Si interdire le rapatriement des capitaux est un acte prohibé voir illégal par les conventions du commerce international, il serait cependant intéressant de se pencher sur le possible ajout d’une clause l’autorisant en cas de déclaration de guerre. Ajouter à cela un seuil permanant de non retrait total des sommes investis, je peux vous assurer que la CSI y réfléchira à deux fois si elle ne veut pas se mettre ses investisseurs à dos. Cet avis dois-je le rappeler n’engage à l’instant T seulement ma personne et non la commission dont je suis présidente.
Je vous remercie de votre attention.
Beaucoup de proposition venaient d’être faites et du coin de l’œil je cherchais bien sûr l’approbation de mes compères. A côté de moi, mes collaborateurs semblaient eux satisfaits, bien qu’Ori se garda de faire une remarque sur la pression de la motion de censure qu’elle avait jugée trop radicale. Seul le temps nous dirait sur quel pied nous allions danser. -
Post n°13
Auteur : LyzsLyzs est assise dans sa coupole. Accompagnée de deux gardes équipés, elle est en contrebas de la grande scène du sénat. Cette fois, elle ne prête pas attention à tout le spectacle politique. Pour la générale de la garde, les affaires récentes ont vite fait perdre leurs charmes à tous les prestigieux mécanismes de la république. Elle est présente en tant qu’accusée au milieu d’innombrables procureurs trop bruyants. Suffit-il vraiment d’un seul coup pour ébranler toute la contenance des sénateurs ? Pour faire trembler la république ? La jeune femme soupire, lasse.
Lorsque la chancelière s’exprime, sa voix couvre toutes les autres. Enfin, Lyzs apprend le plan de Dorf : enfermer pour mieux protéger. Pour protéger la chancelière, plus précisément. A ces mots, Lyzs serre les poings. Elle a envie de se lever, de protester, de crier plus fort que les autres. Mais, en serrant les dents, elle se retient. Qu’est-ce que c’est que ce plan ? Marcher sur les autres pour mieux se préserver ? Il est beau, le monde de la politique !
Et voilà qu’elle qualifie les gardes républicains de « petite troupe » ! Puis, elle l’accuse de ne pas avoir transmis de rapport personnellement ! Elle fait tout pour s’en sortir, cette peste. Tout, au détriment de l’image et de la réputation d’une des quatre généraux. C’est à la fois incroyable et décevant... Incroyablement décevant !
Sans prévenir un regard capte l’attention de Lyzs : il s’agit de Breymens qui, tout là-haut, se met à fixer la jeune accusée. Peut-il vraiment la voir d’aussi loin, dans cette pénombre ? Il a l’air si froid, mais cette attitude n’est pas destinée à sa consœur. Non, le regard qu’il lui lance est comme un appel, comme une demande. En faisant le point, Lyzs arrive presque à lire les pensées du grand homme sur son visage qu’elle devine à peine. Il lui dit de regarder, d’observer la grande machine républicaine à l’œuvre. Voilà ce que sert l’armée : ces personnes, ces sénateurs et, surtout, cette chancellerie.
Ces observations ne sont bien évidemment pas teintées d’admiration : Breymens est révolté. Pour respecter les idéaux républicains, il doit faire face à… ceci. A toute cette usine rouillée dans laquelle chaque pièce tente de déloger les autres pour gagner en influence, quitte à ce que toute la machinerie s’effondre. Voilà ce dont Lyzs faisait partie depuis le début. Elle n’est qu’une pièce qui ne demande qu’à être abandonnée pour mieux s’émousser elle aussi. Et, actuellement, la personne la poussant le plus vers le vide n’est autre que la chancelière suprême. Merveilleux, pense-t-elle.
Mélancolique, la générale baisse les yeux pour regarder ses mains tremblantes. Du stress ? Du trac ? De la peur ? Non. De la colère… Ou être pas. De l’indignation, oui ! Voilà tout ce que lui inspire la scène. Elle se tient la tête pour se calmer, pour s’accorder une trêve. Il ne faut pas céder, il ne faut pas se nuire plus que les autres ne nous nuisent déjà. Il lui faut garder son calme et jouer ses cartes dans le bon ordre. Alors pourquoi est-ce si dur ? Elle a l’impression que sa tête va exploser tant elle a envie de s’insurger ! Toutes ses valeurs, tout son professionnalisme et tout son travail, remis en cause par les paroles de la chancelière ! Quelle sale gar…
— Générale, tout va bien ? Demande le garde se tenant à la droite de sa supérieure aux arrêts.
Lyzs relève la tête, puis remet de l’ordre dans ses cheveux de quelques gestes rapides. Après un long soupir, son visage reprend doucement sa couleur naturelle.
— Oui, oui... Souffle-t-elle enfin en ajustant les manches de son manteau.
Il lui faut se reprendre. Alors, elle prend sur elle et lève les yeux pour mieux suivre le discours de Jagabamba Dorf. Elle parle maintenant de complot, de confidences. Elle tient des propos insoutenables, une fois encore. A chaque fois que Lyzs arrive à supporter un affront, elle doit en affronter un nouveau. Mais, cette fois, la générale n’a pas le temps de s’indigner. Une holotransmission est diffusée au centre de la pièce. Et là, devant ces images familières, Lyzs se fige. Ces droïdes, cet endroit : c’est l’un de ses précédents combats qui est diffusé ! Et les informations affichées à l’écran sont totalement erronées ! Là ! Il est là, le complot ! Mais la jeune femme ne peut rien dire : revivre ces instants est le dernier de ses souhaits. La perte de Blaum, la perte de ses hommes, la fuite, la perte du lieutenant Tericarax et enfin, la potentielle perte de sa crédibilité. Tout ici est une désagréable farce. Tout est un test voué à l’évaluation de la résistance de notre générale qui reste interdite devant une telle diffusion.
Durant tout le reste de la prise de parole de la chancelière, Lyzs n’arrive pas réfléchir tant elle est secouée par l’injustice et le complot que représentent ces images. Elle se trouve ailleurs, dans ses pensées et d’autres songes brouillons. Pourquoi tout se déroule ainsi ? Pourquoi elle ? Que ce serait-il passé si…
En la prenant par surprise, sa coupole se met en mouvement. Doucement, celle-ci quitte son dock. Autour de Lyzs, tous les autres sièges qu’elle dépasse semblent s’effondrer. En réalité, c’est elle qui s’élève pour rejoindre le centre de la scène. Qu’ont dit ceux qui l’on a accordé la parole ? Pourquoi l’agitation ne s’atténue-t-elle pas ? Que se passe-t-il ? Silencieuse, Lyzs essaie de raccrocher les wagons. C’est à elle de s’exprimer, maintenant ? Elle ne sait pas quoi dire, elle est bloquée dans les images qui ont été diffusées, bloquée dans son désir de se révolter contre la chancelière. S’énerver maintenant n’est sûrement pas la bonne chose à faire…
A la recherche de soutien, elle lève les yeux. Sa coupole est au centre, mais plus basse que celle de la chancelière ou du haut général. Sans prêter attention à cet important détail, elle arrive enfin à croiser à nouveau le regard de Stephen. Celui-ci, perspicace, comprend qu’il doit prendre la parole. Alors, au milieu du brouhaha incessant, son micro s’active. Il s’éclaire la gorge avant de réclamer le silence d’un puissant éclat de voix :Spoiler : Stephen Breymens - Général de l'armée régulière
— SILENCE ! Insiste-t-il.
Le charisme et la voix du militaire font leur effet, mais le silence n’est pas complet. On grogne, on continue à souffler ses demandes et ses opinions insensées. Mais, au moins, l’on peut entendre le haut général s’exprimer de sa voix surplombant toutes les autres :
— Il ne sert à rien d’être présent ici s’il ne s’agit que de s’écouter soi-même parler. J’estime que je dois répondre à certaines de vos questions avant de laisser la parole à la générale Yvanol. Ça vous épargnera la conception de vos scénarios catastrophe. Tout d’abord, sénatrice Novaga, l’état d’urgence est déjà déclaré et le contrôle de l’espace républicain est déjà en alerte. Les moyens déployés pour sa surveillance ont été renforcés. Sénateurs, sénatrices. Vous désirez la sécurité que la république vous promet chaque jour, et vous l’avez. L’armée prend les décisions nécessaires pour améliorer notre réactivité. Repositionnements, modification des approvisionnements, réassignation des unités, nous travaillons du mieux que nous le pouvons en prenant en compte les potentielles menaces, comme à notre habitude. CEPENDANT, il n’y aura aucun rassemblement de troupes à nos frontières spatiales. A moins que vous ne désiriez signaler à la CSI que vous ne souhaitez que la guerre. Notre but est de nous préparer au pire, pas de le déclencher.
Il jette un furtif regard à la sénatrice de Coruscant. La brève expression de Stephen montre d’ailleurs le peu d’importance qu’il accorde aux plans hors sujet de la jeune femme. Sans commentaire, il reprend :
— Aussi, comprenez que je ne peux pas discuter des affaires de nos services secrets ici. Je vous demande donc de faire confiance à l’armée qui vous soutient. Oui, « confiance ». Ce qui m’amène à un nouveau problème…
Il se tourne vers la chancelière pour lui jeter un regard plus assassin que jamais.
— Vous ! Vous m’envoyez un message, me signalez qu’il doit rester le plus secret possible, et vous le diffusez ensuite à toutes les personnes ici présentes ? Vraiment ? Avez-vous la moindre idée de ce que signifie le mot « secret » ? J’espère que tout le monde aura compris qu’il s’agit de vos décisions personnelles et que vos aveux ne font que vous desservir. M’avertir après avoir agi… J’espère pour vous que vous ne comptez pas sur moi pour cette affaire. Surtout quand vous osez dire que vous avez tu votre plan, même aux quatre généraux, dans l’unique but que celui-ci n’arrive pas aux oreilles de la CSI !
D’un vif geste du bras, il jette une poignée d’air devant lui, indigné. En se tournant vers la foule de politiciens, il reprend sur son ton de grand orateur : ses phrases sont théâtrales et ses mots sont choisis pour frapper fort.
— Alors quoi ? Les personnes les plus haut placée de l’armée ne sont pas dignes de confiance ? Dans vos actions, je vois surtout la peur d’être remise en question ! Car si j’avais su que vous souhaitiez surtout à vous défendre VOUS et non pas les intérêts de la république, j’aurais tout fait pour restaurer l’ordre ! Parce que c’est mon devoir. Et que mes devoirs, je les respecte plus que ma propre condition, moi ! Ce message, madame, est un tissu de mensonges. Et le pire, c’est que vous le pointez vous-même du doigt !
Toujours embrasé, mais calme, il se retourne vers l’assemblée qui, pour le coup, respecte un silence mortuaire.
— Voilà ! Sénateurs, sénatrices ! Vous avez devant vous votre chancelière suprême et deux des représentants d’une armée à qui vous ne pouvez pas faire confiance ! Décidément, elle est belle notre république ! Appuie-t-il, sarcastique.
Profitant du silence acquis, il reprend plus bas. Il parle presque dans sa barbe. Certains se penchent en avant pour mieux entendre…
— Alors… Vous le sentez, ce malaise ? Sentez-vous la situation de crise, maintenant ? Comprenez-vous la véritable origine du mal qui nous menace ? Comprenez-vous qu’il est là, notre problème ?
D’un coup, il reprend d’une voix plus forte encore qu’auparavant !
— Comprenez-vous que la république ne peut pas avancer sans confiance ?!
Certains sursautent ! Le changement de ton est drastique. Comme s’il en venait à faire la leçon à toutes ces élites, il les défigure un par un. Mais, étrangement, personne n’a encore trouvé la volonté de le contester. Vite, il reprend tant que l’assemblée est encore étourdie par ses propos :
— Qui devez-vous croire ? Des militaires, triés minutieusement en fonction de leurs capacités et de leur expérience, désignés par la plus haute des instances politique de notre république. Des hommes et des femmes qui vouent leurs carrières, leurs vies (que dis-je !), à votre protection. Des personnes qui ont la responsabilité de maintenir l’ordre, non pas sur une seule de nos planètes, mais sur des centaines d’entre elles ! Ou bien, quelqu’un qui est prêt à tirer dans le pied de la république pour préserver sa propre image ? Ou pire encore : croirez-vous en la propagande séparatiste ? Car s’il y a bel et bien un complot, c’est là qu'il se trouve !
Il respire un grand coup, solennellement. Toute l’émotion qu’il met dans son discours commence à l’agiter. Il sent bien tout le poids de ses propos peser sur ses épaules, mais la situation l’empêche de rester inactif : la république a besoin de bouger. Car bouger, c’est survivre.
— Personnellement, je choisis de croire en la république ! Je choisis de placer ma confiance en celles et ceux qui me font confiance à moi aussi. Car c’est une chose qui doit marcher dans les deux sens ! Et je choisis aussi de croire que la république a fait le bon choix en nommant ses généraux, Yvanol y comprit, aussi orgueilleux cela puisse-t-il paraître ! Alors, laissez-vous perturber par un message douteux, par des actions maladroites, par ce détail qu’est ce maudit rapport manquant, par des images interprétées par les séparatistes ! Laissez-vous happer par doute et à la discorde, et seulement là, les vrais problèmes arriveront. Et qui nous dit d’ailleurs que ces images ne sont pas trafiquées ? Selon la générale Yvanol, ce sont les droïdes de la CSI qui s’en sont pris au pau’an que l’on voit allongé sur la vidéo. Ce sont eux qui ont cherchés à les faire taire, elle et ce lieutenant Tericarax que vous avez pu voir. Vous voulez le rapport d’Yvanol, et vous l’aurez. Mais, ne le lisez pas en doutant. Lisez le en vous rappelant que l’armée, que la générale, sont là pour vous servir, pas pour vous nuire. Et si j’en viens à devoir parler de confiance dans un lieu où celle-ci devrait être omniprésente… C’est à cause de vous, chancelière !
Il se tourne vers elle. Bien qu’il ait l’air calme, il se veut mordant :
— Et je m’étonne d’ailleurs de ne voir personne d’autre s’exprimer sur vos dires et vos actions ! Alors voilà, maintenant que le sujet a été lancé, je le dis : je suis d’accord avec vous car il va falloir voter. Et là, et seulement là, je placerai ma confiance en celui ou celle qui sera à votre place. Même s’il s’agit de vous, car ce sera cette fois un choix fait par la république. Et, si elle vous juge digne de confiance, je ne pourrais que la suivre. En attendant... je fais avec.
Il hausse les épaules avant de les laisser tomber, comme après avoir accompli un travail éreintant. Ce n’est pas son rôle de garder la parole aussi longtemps dans la coupole, mais cette fois c’en était trop. Il a fallu agir.
— Maintenant, générale Yvanol, je pense que c’est à vous. Rejoignez-moi donc et parlons de ce rapport que, j’en suis sûr, vous avez déjà transmis à tous les intéressés.
La plateforme de Lyzs s’élève un peu plus, elle arrive au niveau du haut général auquel elle adresse un hochement de tête en se levant. Elle sait que ça va lui coûter, mais le discours de Breymens a bien préparé le terrain. C’est comme s’il avait fait en sorte d’éviter à Lyzs d’avoir à dire tout ce qu’elle avait sur le cœur, mais de manière bien plus adroite. Comme s'il avait profité de ce que sa réputation lui permet de faire pour dire ce que Lyzs aurait pu énoncer en ternissant la sienne. Plus confiante alors, libérée d'un poids, même, la générale regarde la chancelière d'un air neutre. Bien sûr, cette neutralité n'est qu'un masque pour dissimuler de nombreuses pensées négatives. La jeune femme n’a pas oublié à quel point cette dirigeante lui est désagréable… Mais tant pris, ce qui devait être dit a été dit. Donc, elle se tourne directement vers la grande assemblée avant de les saluer :
— Mesdames, messieurs. Comme l’a dit le général Breymens, vous avez depuis peu accès à mon rapport écrit et à sa synthèse. Je pense qu'il vous apportera de nombreuses réponses, mais je suis ici pour répondre à vos questions le concernant, si vous en avez.
Si elle était stressée lors de sa première apparition devant les sénateurs, la seconde est, elle, beaucoup moins impressionnante. Lyzs, ne remarquant pas vraiment l’absence de son malaise habituel, se tourne alors lentement vers l’autre côté de la coupole. Les mains dans le dos, très droite et sans agitation, elle continue en balayant d’autres sénateurs du regard :
— Cependant, je vois que l’intervention du haut général suscite tout autant votre intérêt. Je vais donc vous laisser la parole tout en vous laissant savoir que je reste à votre disposition. Annonce-t-elle avant de laisser son micro se couper.
Elle adresse ensuite un sourire à Jagabamba, qui se trouve à peine plus haut. Il s’agit d’une marque d’hypocrisie à peine voilée, car Lyzs sait bien qu’inciter les gens à revenir sur ce sujet ne fera pas de bien à notre chancelière suprême. Peut-être que ce ne sera finalement pas elle, l'accusée d'aujourd'hui ?
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HRP >Spoiler : Rapport extrait du topic "Nuages noirs" :
Ouip, j'en ai marre de faire répéter son rapport à mon personnage. ^^'
Aussi, et s'il vous plaît, prenez le temps de bien lire les posts de tout le monde et de vous répondre les uns aux autres en fonction de ce qui a été dit, ou au moins de prendre en compte que les autres annoncent. C'est peut-être très subjectif, mais j'ai l'impression que beaucoup écrivent leur truc de leur côté en tapant plus ou moins dans les sujets annoncés en début de séance... Un peu de cohésion, que diable ! On se renvoie la balle. C'est Star Wars, pas BFM-wars !
(Tout le monde n'est pas concerné, mais ceux qui le sont comprendront
)
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Post n°14
Auteur : BlokkusLes choses allaient de mal en pis, inutile d'être devin ou Jedi pour le voir, depuis Géonosis sa capitale, la confédération avait diffusé un holo du meurtre du dignitaire séparatiste, avec en toile de fond,l'assassin : ce fameux Tericarax et sa complice, la générale Yvanol. Quid de la présomption d’innocence? cela n’existait pas quand on parlait politique,on était forcément coupable...
La diffusion de cette vidéo accusatrice avait crée un beau bordel dans le coupole, tout le monde criait, hurlait, voulait la guerre, la paix, livrer la générale ou même bombarder Géonosis.
Du grand n'importe quoi!
La vice chancelière reprit la parole, tentant de ramener un peu de calme et de la cohérence dans les débats, bon courage! le mal était fait , le Hutt imaginait déjà nombre de ses confrères prêts à se terrer sur leur propre planète ou déserter la République au vu du conflit qui s'annonçait.
La Telosienne pensait que tout ça était un complot ourdi par les séparatistes depuis le début, la capture de Valiant, l'explosion sur Naboo , l'appel à l'aide de Tericarax exigeant la présence des forces d'élite Républicaine... et bien sur, les biens pensants étaient tombés dans le panneau et voila ou on en était maintenant...Le représentant Mustafarien trouvait aussi que 'ça puait' et il ne parlait pas de son hygiène corporelle ou de son odeur naturelle.
Tout espoir de régler cela pacifiquement et en toute discrétion était maintenant révolu au vu de cet bande vidéo diffusé sur tout holonet, on allait en parler jusqu'au noyau profond!
Mais Jagabanda avait raison, il fallait envoyer des émissaires Républicains de toute urgence auprès de la Confédération , histoire de noyer le poisson et de jouer la montre, le temps de se préparer au pire, car Blokkus en était convaincu, la CSI avait déjà aiguisé ses armes prêt a frapper les Républicains...-Mustafar soutient l'idée d'envoyer des membres de la commission diplomatique sur Géonosis afin de tenter de régler ce problème pacifiquement!
L'ambassadeur de Metellos semblait également abondé dans ce sens mais la sénatrice de Coruscant jeta un pavé dans la mare! proposant l'élection d'un chancelier ! le Hutt n'en croyait pas ses oreilles! on était au bord d'une crise militaire majeure et voila que cette Novaga, celle la même qui l'avait supplanté à la commission du Commerce proposait de voter... et pourquoi pas une partie de scrabble pendant qu'on y était?? On marchait sur la tête décidément! le Hutt passa du vert au rouge, cette arriviste exprimait les même sentiment que lui? mais n'avait elle pas compris ses derniers mots: il va falloir se décider et vite?-Pensez vous sérieusement sénatrice Novaga que le moment est bien choisi pour votre motion de censure? Ne comprenez vous pas la gravité de la situation? nous sommes déjà en mauvaise posture et vous voulez encore affaiblir la République Fédérale en nous passant d'un chancelier ne serait ce que par interim? Nous n’avons pas le temps ni les moyens pour cela, nous devons faire front tout ensemble chez confrères, montrons un front uni à la Confédération sinon nous verrons leur droids de combat envahir cette coupole en moins de temps qu'il ne faut pour le dire!
Montrons aux Confédérés ce qu'est le Front Républicains mes amis!
Il y eut quelques applaudissements timides après l'intervention du représentant de Mustafar mais la majorité des politiciens restaient dans l'expectative. Blokkus avait aussi une idée derrière la tête, si jamais cela tournait mal et qu'il fallait un bouc émissaire, on pourrait sans doute sacrifier la vice chancelière mais le moment n'était pas opportun. Il fallait prendre des mesures et paralyser l'organe exécutif n'était pas vraiment à l'ordre du jour.
L'idée d'une attaque économique par contre ,soulevée par la Coruscanti, était pas si dénoué de sens commun, effectivement comme l'avait souligné le jeune Denvhal , la République n'avait pas assez de troupes pour sécuriser tout ses mondes, et il faudrait frapper vite ou cela faisait le plus mal: aux comptes bancaires bien entendu! il faudrait sans doute cibler les planètes neutres qui commerçaient à la fois avec la CSI et la République et faire pression afin qu'ils cessent de ravitailler la Confédération, quitte à racheter leur stock au prix fort s'il le fallait pour priver les séparatistes de certaines ressources et sans doute faire des blocus planétaires ou même neutraliser des convois de ravitaillement aux frontières.Mais ça c'était le rôle de la commission aux armées et en parlant de militaire le général Breymens reprit la parole. Blokkus sursauta sur sa coupole quand il ordonna le silence, pensait il faire face à des recrues pour parler ainsi aux dirigeants planétaires?
Il faudrait sans doute lui remettre les idées en place un jour... et pourquoi pas aujourd'hui?
Mais il avait raison sur un point, on avait pas vraiment de raison de douter des militaires et le complot venait surement directement de Géonosis puis le général lança un diatribe et une attaque contre la chancelière perdant le peu de crédit que Blokkus lui accordait encore, mais pour qui se prenait il au juste? après avoir donné des ordres, le voila qu'il faisait la leçon aux sénateurs, comme s'il était à l'académie militaire devant des aspirants et en plus lui aussi sous entendait l'idée d'une élection pour remplacer la vice chancelière.On était à deux doigts du coup d'état militaire ou quoi? Le fis Terriblic décida donc de remettre les choses dans leur contexte:-Général Breymens: veuillez rester à votre place, la confiance est effectivement à double sens, mais laissez moi vous rappeler que selon notre Constitution c'est le sénat qui nomme les généraux et non l'inverse...
Voila qui devrait rabattre le caquet à ce vieux coq arrogant en attendant l'intervention tant attendue de la générale de la Garde.
Selon elle tout se déroulait selon le plan et elle allait interroger un témoin de l'attaque Sith, le Hutt tiqua quand elle parla d'interrogatoire avec usage de la Force, car c'est à ce moment que le nom de ce Sharkaran apparut et on ne svait toujours rien à ce sujet visiblement les renseignements n"étaient pas bien renseignés..S'en suivit un récit de bataille contre des droids, des Sith, et encore des droids et une fuite inespérée grâce a ce lieutenant Tericarax. Le problème étant qu'entre la mort du cyborg et du binôme républicain , la générale n'avait aucun témoin direct ou enregistrement pour étayer sa version.-Si je comprends bien générale , hormis votre témoignage nous n’avons aucun élément à décharge? je ne mets pas en doute votre parole rassurez vous, cependant je doute que cela suffise pour contenter l'opinion public ou les Séparatistes...
C'était une question purement rhétorique bien évidemment Blokkus avait bien compris que la République était au pied du mur mais il fallait que tous ses confrères le comprennent également afin d’accélérer les décisions.-Je propose donc d'envoyer des membres de la commission diplomatique sur Géonosis pour trouver une solution à ce dilemme. Cette commission devra être accompagné de membres du Bureau Fédéral d'Investigation qui devront étudier les preuves impliquant la générale dans le meurtre de ce Tarun Blum après accord des Csiens bien entendu.
Je m'interroge également sur l'opportunité de mêler les Jedi à cette affaire? peut être la présence d'émissaires neutres pourrait rassurer la Confédération et serait également une preuve de notre bonne foi.
C'était une guerre d'image avant tout, les Confédérés avaient ouvert les hostilités avec la diffusion de l'assassinat de Blum, mais il y avait peut être un coup à jouer et tout mettre sur le dos de ce Tericarax, peut être pourrait on semer le doute dans la tête séparatiste, faire croire à un complot effectivement mais venant du lieutenant pour mêler la République à la mort d'un de ses ennemis, après tout, si le récit d'Yvanol était exact, ce Tarun n'avait pas été tué à coup de sabre laser ce qu'une simple autopsie pourrait démontrer, peut être pourrait on même retrouver ce sniper ou des images de lui prenant position. On disposait déjà du message du lieutenant demandant l'appui de la garde Républicaine.
Après tout le Hutt ne s’intéressait pas à la vérité, ce qu'il voulait c'était surtout sortir la République de ce guêpier et de toute façon Tericarax était mort , il ne pourrait pas contredire cette version.
La fin justifie les moyens!
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Post n°15
Auteur : Sion KumitomoLe regard perdu, les yeux noyés dans un flot de pensées brumeuses que lui seul pouvait discerner, là, flottant juste devant son visage maintenant fermé. Sion restait interdit. Tout se confondait à présent dans un tourbillon de réflexions dont les subtilités faisaient écho à ses convictions profondes.
La situation actuelle paraissait ne tenir qu'au fil si instable de la volonté de chacun, volonté si volatile soumise à tant de facteurs extérieurs, objectifs et, les plus insidieux, subjectifs. Ces facteurs explosaient furieusement dans sa tête, déjà lancinée de questions insolubles. Rien ne semblait s'imbriquer dans le bon ordre. Convictions personnelles et professionnelles, intérêts personnels et intérêts d'un peuple duquel il avait alors les rênes.
Il replongeait dans ses souvenirs d'antan, d'une jeunesse si mouvementée, si pétillante. Il avait d'abord été, comme il s'était lui-même intitulé, un "oublié". Cette condition l'avait profondément touché, affecté et l'avait modelé sans ménagement. Il s'était d'abord senti passablement seul, ignorant le monde, centré sur sa propre personne. Puis, perçant difficilement cette carapace imaginaire, ses voyages lui permirent peu à peu de découvrir que d'autres personnes lui ressemblaient. Il avait réussi à surmonter son repli égocentrique "d'auto-pitié" avec le temps.
Il avait ressenti le peuple Kaminoan aussi isolé qu'il le fut et cette planète était maintenant sa patrie.
L'ambition imbibait pourtant chacun tel l'alcool. Le pouvoir, qui avait suivi, agissait comme ce doux arrière goût dont il était si difficile de se séparer. Sion lui aussi en avait été la première victime. Etait-il ainsi devenu manipulateur, égoïste et... malhonnête ?
Mais une pensée le mettait mal à l'aise par dessus tout... Il appréciait ce qu'il était devenu, pourtant si éloigné de ce qu'il était. Ce Sion qui contrôlait, ce Sion si sûr de lui. Lui-même qui s'était hissé dans cette si haute coupole... Après avoir été faible, rien ne lui procurait maintenant plus de plaisir qu'être puissant. Comme un pied de nez, une revanche méritée contre la vie qui fut la sienne.
Pourquoi avait-il tout ceci en tête, dans ce moment ou cela paraissait si peu relevant. Pourtant, c'était précisément ce qui lui permettrait de prendre une décision. Qu'est-ce qui serait le mieux ? Envers qui ?
Son regard s’abaissa vers ses chaussures cirées. Elles reluisaient avec une certaine prestance, ce qui n’était sans doute plus son cas. Il y avait bien longtemps qu’il n’avait pas osé se regarder dans un miroir de peur d’y découvrir un résultat qu’il attendait trop. Ainsi, Sion, songeur, arpentait les couloirs de son intégrité, sérieusement remise en question. Pouvait-il encore reprendre les choses en main ?
Le général Breymens brisait le brouhaha d’une voix forte et tranchante, avec une volonté toute militaire. Sa voix s’était faite si puissante qu’elle réussi là où de nombreux autres avaient échoué : ramener le calme et le silence. Un silence imparfait, mais un silence tout de même. Sion ne savait toutefois que dire de ses paroles. Où étaient les paroles sensées qu’il avait, si justement, prononcé plus tôt ? Où était ce Breymens si professionnel qu’il avait imposé le respect ? Il ne put réprimer un souffle, déçu. Ce général qui lui avait fait si belle impression s’emportait dans une vendetta personnelle contre la Chancelière, ce qui avait environ aucune chance d’aider au débat du jour, en soi si crucial. La partie sur la confiance, quoique qu’éloquente et juste, n’appuyait seulement que ses critiques envers la Chancelière. Le Sénateur n’était pas fondant de Jagabamda lui non plus, en témoignent avec réalisme leurs échanges à la Commission. Pourtant, ce « règlement de compte » lui apparu comme hors de propos, purement et simplement.
Sion tenta de récapituler mentalement les arguments et exigences de la CSI, si pauvrement furent-elles évoquées. Une vidéo de piètre qualité sur laquelle la Confédération basait son accusation et en venait à la conclusion non moins effarante de la culpabilité de la générale Yvanol. Il était impensable d’accéder à cette demande. Outre la perte personnelle, cela compromettait gravement la République concernant la sécurité de ses informations.
Quel était donc le meilleur plan d’attaque ? Le plus judicieux serait de réduire la crédibilité de la CSI en charpie, insidieusement. De faire douter si durablement les citoyens, qu’ils soient confédérés ou républicain, que cette demande ne serait plus fondée. Ou alors…
Avec lassitude, le Sénateur accédait à la vue de tous une nouvelle fois.
« Chers Sénateurs, chères Sénatrices, Générale, Général. » commença-t-il avec un nouveau signe de tête aux personnes concernées.
« Il m’est avis que la situation est autrement plus grave qu’elle ne vous offre pas l’occasion, quels que soient vos griefs, de régler vos comptes avec Mme la Chancelière, Général Breymens. Ceci ne saurait nous aider dans notre tâche, déjà ardue. Je ne saurais qu’approuver les propos du Sénateur mustafarien : gardez-votre place. Vous avez déjà notre confiance.
Il est temps de reprendre consciencieusement. La CSI, dans son communiqué évocateur, nous expose avec gravité cet enregistrement démontrant, quoique d’une qualité plus que discutable, les « méfaits » dont serait coupable Mme Yvanol. Actions que vous démentez totalement et, croyez-le Générale, nous sommes derrière vous sur ce point pour faire écho à la confiance évoquée par votre collègue.
La CSI paraît oublier que nous avons, tous ici présent, voté en notre âme et conscience, alors désireux de venir en aide à une population meurtrie face à une menace sérieuse, de combiner nos forces avec les leurs. Une insulte, qu’elle nous lance à la figure avec ces accusations infondées !
Nous pouvons toutefois admettre que le tort, si l’on peut appeler cela comme ça, de la Générale fut d’outrepasser la mission qui lui avait été confiée. Je salue quand même la volonté qui fut la vôtre, Mme Yvanol, d’effectuer votre mission avec entière intégrité.
Maintenant, le postulat intangible est que nous devons faire face à un apparent choix : remettre la Générale ou se voir déclarer une guerre aussi malvenue qu’opportune à la CSI. Passons maintenant la dialectique pour exposer des actions que je pense être bienvenues.
Tout d’abord, tel que je l’ai dit auparavant et que l’a confirmé mon confrère le Sénateur Blokkus, nous devons mettre notre réseau officieux à profit afin d’en apprendre le plus possible sur ce Sharkaran Eldjurath. Forçons-le à se dévoiler en l’accusant directement ! Si la CSI a une version des faits qu’elle n’a pas trainé à exposer à la face de la galaxie, nous pouvons faire de même avec la vôtre, Générale Yvanol. Toutefois, je ne pense pas qu’une énième délégation puisse apporter quoique ce soit au conflit. Que nous le voulions ou non, la guerre est déjà déclarée et la CSI n’agit que part intérêt.
Il m’est, par la suite, une question qui m’est venu également un peu plus tôt. Mme Yvanol, M. Breymens, vous pourrez sans doute y répondre. Nos soldats, ainsi que vous-mêmes lorsque vous êtes sur le terrain d’ailleurs, ne sont-ils pas équipés de caméras sur leurs armures ? Pardonnez mon ignorance en ce point malgré tout, mais ce petit détail pourrait jouer toute la différence et je ne souhaite écarter aucune piste qui serait à notre avantage.
Toutefois, il est aisé, en réponse, de demander des explications aux Confédérés. Ont-ils eu la facilité, eux, de tergiverser toutes sortes suppositions sur des images et inscriptions d’un droïde passablement décharné. Que s’est-il passé avant cette vision que nous avons du couloir ? Quelles sont les preuves que la Générale et le Lieutenant soient à l’origine de la mort de Tarum Blaum, autre que le tremblotant [menace] affiché ? Les deux personnes, identifiées comme je cite « Gne. Yvanol » et « Ltd. Tericarax » ne sont absolument pas identifiables de visu. Des preuves qui, à l’heure actuelle, me paraissent plus que discutables et dont la CSI ne saurait obtenir quoique ce soit sans y apporter des réponses correctes. Pour reprendre vos paroles, certes hors de leur contexte M. Breymens, nous avons ici tout intérêt à apporter cela au public ! Je ne parle bien sûr pas du message de la Chancelière mais des événements et des actions républicaines en territoire séparatiste. Garder tout cela secret nous desservirait. L’ombre d’un doute peut aisément être noyée dans un flot de vérité nue. A la différence de la CSI, nous avons tout à gagner en jouant la carte de la transparence n’ayant rien à nous reprocher.
Enfin, nous aurons le lourd choix de décider si, oui ou non, nous sommes prêts, « en cas que », à soutenir une guerre militaire ouverte contre la CSI. Choix qui, autant enfoncer une porte ouverte, ne sera pas sans conséquences, probablement phénoménales, autant humaines que matérielles, au travers de la galaxie.
Mais du coup, je porte à votre attention une idée, aussi stupide puisse-t-elle paraître. Si nous ne pouvons décrédibiliser la CSI, si nous ne pouvons discréditer ses accusations, si, enfin, nous ne parvenons pas à affronter de face ses arguments, j’ai peut-être une solution. Pourquoi ne pas détourner la Confédération de son but premier ? Si je ne m’abuse, la Générale Yvanol n’est pas la seule personne que la CSI souhaite récupérer. Et, il est d’autres personnes plus importantes, que nous détenons et qui ont joué un rôle autrement plus sérieux… »
Les dernières paroles prononcées par le Sénateur engendraient des froncements de sourcils interrogateurs. Le semblant de silence octroyé par Breymens, s’était mué. Sion attirait maintenant tous les regards de l’Assemblée et, à n’en point douter, les questions. Profitant de cet effet théâtral loin d’être déplaisant, il poursuivit d’un seul mot.
« L’Omega ».
Des murmures s’élevèrent dont il ne put comprendre le sens. Des murmures qui devenaient de plus en plus insistants, de plus en plus forts. Bientôt, le Sénat fut empli de paroles en tout sens d’où fusait des « c’est insensé ! », ou encore « L’Omega lui-même… » ou bien des paroles avec plus d’espoir. La question était : « Est-ce que cela pourrait marcher ? ». Passé ces quelques minutes, Sion décida de reprendre une dernière fois l’attention de l’auditoire.
« Ecoutez-moi… ECOUTEZ-MOI. ». Agissant comme une formule miracle, ces mots parvinrent à rétablir un faux air de calme au sein du Sénat. Après une rapide gorgée d’eau, le Sénateur reprit :
« Détournons l’attention de la CSI. Faisons-lui miroiter mieux que ce qu’elle demande. Agitons un os plus gros devant son nez. Prenez cette idée comme vous le souhaitez, mais je pense que ce peut être l’unique moyen d’éviter à la fois une guerre qui nous serait fatale ainsi la détention de notre Générale par la Confédération. J’ose le croire…
Merci de votre attention à tous. »
A la fin de cette tirade qui coûta autant de concentration que d’effort physique à Sion, celui-ci n’eut même plus le loisir de penser à quelque chose. -
Post n°16
Auteur : JagabamdaMon temps de parole terminé, je reprends la place qui est mienne. Mon assistante me fait comprendre que l’ordre a été donné afin que les petites caméras reprennent fonction. Et c’est à présent chose faite. La séance est à présent émise sur tous les écrans Républicains. L’intervention de chacun serait entendue et vue par tous les citoyens des planètes Républicaines. Sur mes remerciements, un soupir profond s'émet de ma bouche, rejetant cette rage qui m'avait envahie. Reprendre un souffle plus calme et serein afin de soulager mon esprit est de mise.
Maître-mot de ma décision, ne pas se laisser envahir par des attaques personnelles, ils vont dès à présent envahir la rotonde, pour accompagner ou peut-être couvrir le brouhaha, les craintes, les peurs, les revendications, les questionnements, tout comme toutes propositions qui sont à présent en train de se jouer au cœur de cette séance... Je ne suis pas la "Rotonde". Chaque intervenant prit la parole.
Les débats orageux vont bon train, jusqu''à ... L'intervention du jeune Kalahan Denvhal amène un peu de sérénité sur l'assemblée, qui en avait bien besoin.
La nacelle de la Sénatrice Kelisea s'avance, un point important de ce qu'elle propose, et celui-là ne m'échappe pas. Une pression économique ? Oui pourquoi pas ? Que toutes les planètes Républicaines ou Pro-Républicaines qui ont, un peu, recours aux différents marchés auprès de la CSI ou planètes "Pro-CSI stoppent ce commerce. Ce n'est pas si bête, une sorte d'embargo, suspendre des exportations de plusieurs produits, matières premières, denrées vers les États de la CSI.
- "Vous m’envoyez un message, me signaler qu’il doit rester le plus secret possible, et vous le diffusez ensuite à toutes les personnes ici présentes ? Vraiment ? Avez-vous la moindre idée de ce que signifie le mot « secret » ?" Les mots du général à mon encontre. Je pourrai lui rétorquer que ce qu'il n'a pas compris qu'à mes yeux, la Chancellerie et membre du sénat ne font qu'un... À quoi bon ! Pour moi, les Sénateurs et Ambassadeurs sont les porte-paroles des citoyens de leurs planètes, tout comme le Chancelier est celui des Sénateurs et des Ambassadeurs. Si les Gouvernements des planètes ne doivent pas avoir de secret pour leur peuple, la Chancelière, même par Intérim, ne doit l'avoir pour les représentants des planètes. Il est là un détail que je garde au fond de moi. Alors, je laisse le Général Breymens vider tout son "Fiel". Son venin ne m'atteint pas. La générale intervient à son tour, elle fait ce qu''il lui est demandé de faire. Elle croit donner ce que le Sénat attend.
Les débats orageux vont bon train, le sénateur Blokkus dans toute sa splendeur du représentant de Mustafar, suivi de l'intervention de Sion Kumitomo. Tous, sans exception, de leur intervention, m'apportent des éléments pour la suite du procédé des séances sénatoriales.
Je sens les regards braqués sur moi. Une petite voix au fond de moi me dit "« Rappelle-toi que tu es toujours à la bonne place, au bon moment et que ton action est toujours juste. »
Je me lève, et ...
" Bien, Chers Confrères, Chères Consœur... Il est temps à présent de délibérer de tout ce débat... "
Je n'ai nullement envie de débattre plus que je ne l'ai fait, alors je décide d'aller doit au but.
"- J'ai pris en compte vos remarques et nous prendrons choix. Et entre ce que vous avez exposé, proposé, m'a permis de faire une synthèse... et rajouter ce qui suit. ...Il faudrait, je pense... Mon avis, mais je suis sûre que vous êtes d'accord avec moi... De faire appel aux différents systèmes indépendants, Hapès, Mandalore, tout comme Alderaan, ainsi que toutes les planètes indépendantes de notre système galactique. Leur faire part de la menace CSI pour la liberté et la paix intergalactique. Si la Confédération du Système Indépendant est prête par mensonge et propagande aussi grotesque, à déclarer une guerre ouverte à la Nouvelle République Fédérale. Leur monde est au temps menacé pour le futur. Il faudrait les mettre en garde et demander aide et soutien de leur part.
Il est important qu'entre-temps, et, il est de devoir de tous Républicains, que ce soit du côté Politiciens, armées et autres réseaux de se renseigner d'avantage, comme il a été soulevé par tous et je reprendrai les mots du sénateur de Kamino « mettre notre réseau officieux à profit afin d’en apprendre le plus possible sur ce Sharkaran »
Mesdames et Messieurs, il est temps de passer au vote. Différentes propositions s'ouvrent à vous à présent, Sénateurs, Sénatrices, Ambassadeurs et Ambassadrices. Vous pouvez vous exprimer sur chaque proposition, en notant par ordre de priorité. Lorsque vous apporteriez votre vote.
1 - Demander à la commission des armées de communiquer une stratégie en cas d'attaque, de cette déclaration de guerre de la part de la CSI
2 - Entamer « Une pression économique ? »
3 - « Un envoi des membres de la commission diplomatique »accompagné de membres du Bureau Fédéral d'Investigation » À mon avis, la présence d'émissaires neutres comme les Jedi serait une bonne chose. Mais je crains qu’ils aient tant à faire de leur côté.
3b- Associer l'ordre Jedi à l'envoi des diplomates ?
4 - Échange ; - proposer l’envoi « d’Oméga » que la CSI n’a cessé de réclamer au Chancelier à la place de Lyzs Yvanol. En leur précisant qu’entre-temps, la générale doit répondre à nos questions... ** " Même si je sais qu’aux yeux de ces représentants Militarisés républicains, c’est de la foutaise de tenir ces propos aux membres de la CSI ... J’insiste et je signe que c’est la réponse la plus logique à donner à la Confédération des Systèmes Indépendants", surtout à ce Sharkaran " Ou, alors "livrer " la Général Yvanol à la demande de la CSI ?
Et enfin,
5 - La Générale Lyzs Yvanol doit-elle reprendre ses fonctions ou rester encore aux arrêts actuellement ?
Maintenant, la décision vous appartient à présent que le débat a pris fin.... Je profite pour annoncer que les caméras qui ont été mises en fonction lors de la prise de parole de la Générale de la Garde ont été aussitôt arrêtées dès la fin de son intervention. Donc tout ce qui a été dit avant et après n'ont pas été diffusés.
Le silence, mon silence me ramène à...
Je laisse les représentants de la Nouvelle République continuer d'agir et d'interagir, chacun parlant à la place de l'autre. Le chaos dans cette assemblée avant, pendant, après les discours. On est habitué aux séances houleuses,, mais là, on a atteint le sommet. L'ordre du jour n'était pas épais, mais il recelait un dossier chargé d'électricité.
Au milieu de ces Flux incessants, ces tons de voix à la fois criantes et hurlantes, mon cerveau n’arrête pas de générer un grand va-et-vient de pensées. J'entreprends de faire le silence en moi-même, par ces simples paroles que je me dis comme une petite voix me répétant ces quelques mots "Nourrir le cœur - Éveiller la conscience". Pendant ce temps, par inspiration profonde, je remplis mes poumons d'un grand bol d'air, je prends tout ce que je peux emmagasiner à l'intérieur puis les rejette lentement par mes lèvres entrouvertes. Je recommence le procédé "Calmer l'esprit... "Nourrir le cœur - Éveiller la conscience... Calmer l'esprit...", inspiration, profonde, expiration lente, vidant le plus possible mes poumons.. Ainsi de suite, voir trois, quatre fois ou plus. Je ne saurai les compter, je suis concentrée... Juste le temps "lâcher prise". La zénitude commence par le mentale.
Quiconque me surprendrait sur l'instant, dirait " Un lâcher prise", en plein milieu de débats si important ? ... Mais elle se fout de nous ?" On verrait là, un manque de respect, de courtoisie... .... Pourtant, je me l'accorde... C'est une habitude à adopter. Elle me plonge dans un état, dans un mode de vie. Elle me permet voir et agir sous un autre objectif avec plus de calme et plus de recul par rapport à chaque situation, à chaque problème qui se présente à moi. Elle me fait voir le côté de chaque situation comme une possibilité d’explorer et surtout d’exploiter.
"La paix n’est pas l’absence de guerre. C’est une vertu, un état d’esprit, une disposition à la bienveillance, la confiance, la justice.
Puisque la guerre commence dans l’esprit de l’homme, c’est dans l’esprit de l’homme qu’il faut construire des barrières de paix." . mon esprit vagabonde, et les paroles lointaines remontent à mon esprit comme venues d'outre-tombe "Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l'état d'apparent repos, porte en elle la guerre, comme la nuée dormante porte l'orage."...
Cette séance exceptionnelle fait apparaître avec plus d’acuité que jamais qu’entre le chaos ou l’insoumission, il n’y a qu’une alternative qui vaille. Sauf à ce que ce burlesque devienne une tragédie.
"Le courage du faible est d'une autre qualité, souvent meilleure, que celui du fort". Des paroles qui mènent à ce cri incessant "REvolucion"
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Post n°17
Auteur : BlokkusUn frisson parcouru l'échine de Blokkus Terriblik, un nom venait soudain de résonner dans l’hémicycle, un nom lugubre venant du passé, un nom qui jadis faisait trembler la galaxie, le sénateur Mustafarien inclus. Le jeune représentant de Kamino savait il qu'il menaçait d'ouvrir la boite de Pandore en parlant de livrer l'Empereur Sith, sans doute ne se souvenait il pas comment les choses se passaient sous le joug de l'Oméga? comment la démocratie avec été étouffée par le Sith'ari? comment les mots liberté ou justice avaient été bannie du langage courant.
Inclure l'ex empereur dans l'équation était dangereux, trop dangereux sans doute? si jamais il recouvrait sa liberté, nul doute que la République allait le payer et cher , non il était aussi bien dans sa prison cachée et hautement sécurisée, nul ne savait vraiment ou se trouvait l'ex seigneur Sith et c'était aussi bien . Blokkus ne s'était pas interrogé sur la question il avait préféré enfoncé Omega dans les tréfonds de sa mémoire même si des rumeurs parlaient de carbonite ou de Hoth. Mais hélas, Sion rafraichissait la mémoire collective.
Pourtant le discours du Kaminoen était bien parti, il avait appelé lui aussi au calme, sentant la tension entre la vice chancelière et le général Républicain , lui aussi avait appelé a avoir plus d'informations sur celui qui était à l'origine de cette crise séparato-Républicaine, ce mystérieux Sharkaran, Blokkus aussi se demandait si on pouvait le corrompre, le convaincre, faire pression sur lui ou sa famille ou carrément l'assassiner... des méthodes discutables mais "aux grands mots les grands remèdes" comme disait jadis Maitre Kapello ,un grand Jedi.
Mais le temps des mots était révolu, maintenant, finalement, ou enfin comme le pensait le Hutt, il fallait se décider, pendant qu'on perdait notre temps ici à débattre, on aiguisait sans doute ses armes dans l'espace Séparatiste.
Jaganbanda fit donc un résumé des propositions lancées par les politiciens de tout bord pour en faire un sorte de référendum, la manœuvre était habile et surtout cette fois le sénat aurait une marche à suivre.
Elle proposa également de tenter de rallier Alderaan, Mandalore ou Hapès et bien d'autres à la cause Républicaine, il est vrai qu'avoir des dragons Hapiens ou des guerriers Mandaloriens sous le coude serait certainement un atout dans la manche républicaine.
Blokkus observa les propositions défiler sur son écran, à l'aide de son gros doigt boudiné il cliqua sur les éventuelles options qui s'offraient à lui, il espérait que le Sénat, a son image ferait le bon choix.Sans doute faudrait il les encourager un peu, c'était dans ce genre de situation que le Hutt aurait aimer avoir des dons de persuasion Jedi.
Un talent bien utile pour un politicien!
Mais cette fois, il ne pouvait compter que sur lui, son éloquence et son charisme naturel: Il se leva donc drapé dans sa dignité et prit la parole devant toutes les coupoles:-Avant toute chose, je suis d'accord avec les suggestions de la vice chancelière, il nous faut établir des alliances avec des mondes neutres ou au moins conclure des pactes de non agression, en nous voyant ainsi fragilisé certains pourraient tenter d'en profiter.
Le moment n'est plus venu de palabrer mais d'agir en toute connaissance de cause.
Mes amis, souvenez vous des mes paroles, opposons à la Confédération, un front Républicain uni!
Code
1- Demander à la commission des armées de communiquer une stratégie en cas d'attaque,
de cette déclaration de guerre de la part de la CSI
C'était sans doute la question la plus facile, c'était même une évidence, la Commission des armées devait commencer les préparatifs pour une éventuelles guerre, organiser une mobilisation générale, appeler des réservistes, armer en urgence des vaisseaux de guerre , faire une liste des objectifs stratégiques et préparer des forces spéciales à frapper.-Pour la première proposition: Mustafar vote OUI , avec cependant le bémol suivant: n'alarmons pas nos concitoyens ou n'alertons pas la CSI sur nos intentions et faisons cela discrètement.
Code
2 - Entamer « Une pression économique ? »
Les entités CSI et République étaient toutefois bien séparées que ce soit économiquement et idéologiquement cependant la CSI ne pouvait s'auto satisfaire, elle devait bien importer des biens et des produits, il fallait cibler ses sources et tenter des rachats de produits ou des Offres Publiques d'Achats hostiles sur certaines firmes en utilisant des fonds secrets.Peut être l'Union de Stabilité Budgétaire, la socièté off shore de Blokkus y trouverait aussi son compte?-Pour la seconde proposition: Mustafar vote OUI, cette partie devrait sans doute être confié à la commission économique.
Code
3 - « Un envoi des membres de la commission diplomatique »
3b- Associer l'ordre Jedi à l'envoi des diplomates ?
Dans la vie il faut savoir ménager le chou et la chèvre, envoyer des émissaires permettrait sans doute de gagner un temps précieux aux Républicains pour trouver une solution à cette crise ou au moins à se préparer au pire.
L'idée de notre Hutt d'y adjoindre des enquêteurs et des Jedi était également soumise au vote, les Jedi étaient apprécies pour leur sagesse dans toute la galaxie et surtout ils étaient l'ennemi héréditaire des Sith, la CSI voudrait certainement les utiliser à leur tour.-Pour la troisième proposition: Mustafar vote OUI pour l'envoi de diplomates, d'agents du Bureau Fédéral et de médiateurs Jedi dans les plus brefs délais.
Code
4 - Échange ; - proposer l’envoi « d’Oméga »
Ou, alors "livrer " la Général Yvanol à la demande de la CSI ?
Voila, c'était la question épineuse du referendum, Blokkus était partagé et si les confédérés utilisaient l'Omega contre eux? un retour de bâton en quelque sorte sauf que le Sith'ari était plutôt un bâton d'explosif qui risquait de leur péter à la figure.
Pourtant comme le disait Sion, il fallait leur donner un os à ronger, quelque chose qui leur donnerait à réfléchir.-Pour la quatrième proposition: Mustafar vote OUI à la proposition d'utiliser Omega, cependant si la CSI accepte cet accord, il nous faudra en fixer les règles.
Bien évidemment je suis contre le fait de livrer notre générale.
Blokkus n'aimait pas spécialement cette Lyzs, cependant la livrer serait comme plaider coupable au tribunal et sans aucun doute les Confédérés utiliserait cet aveu contre la République.
Code
5 -La Générale Lyzs Yvanol doit-elle reprendre ses fonctions ou rester encore aux arrêts ?
On ne pouvait la livrer mais on ne pouvait la libérer pour autant, elle était tout de même accusé de meurtre en terre séparatiste, un meurtre filmé et diffusé sur l'holonet qui plus est. La République avait un idéal, il fallait s'y tenir, du moins en apparence.-Et pour la dernière proposition: Mustafar vote NON au retour en service actif de la générale Yvanol.
Mais étant toujours présumée innocente, elle doit pouvoir circuler librement au sein de la République à condition d'informer sa hiérarchie de ses mouvements.
Le Mustafarien avait bien insisté sur le mot "actif" même si la générale n'était plus officiellement aux commandes, elle pourrait tout de même participer officieusement aux décisions militaires, du moment que le sénat n'était pas courant.
Pas vu , pas pris!
Voila, Blokkus avait été le premier à prendre la parole, mais il n'avait jamais eu sa langue dans sa poche et c'était pas en ces heures sombres qu'il fallait encore perdre du temps en hésitation, au lieu d'être attentiste, il fallait que la République Fédérale prenne des initiatives! -
Post n°18
Auteur : Kalahan DenvhalSilencieux... Voilà l'adjectif qui convient le mieux l’ambassadeur Metellosien à ce moment là. De son estrade, il écoute les propositions, les plaintes, les arguments avec attention, mais ses avis sont plus ou moins déjà établis. Soudainement, un nom est prononcé... ''Oméga'', ses oreille tiquent, son cœur se serre et d'horribles images remontent a sa mémoire. Il se souvient de ce temps où il côtoyais Dam sur Dantooine, il était là le jour de l'attaque qu'ils avaient proféré...
<< Reprend toi Denval, c'est du passé, tu n'as aucune raison de t'inquiéter, après tout, l'ordre a été démantelé. Mais pour quel raison ces rats de la C.S.I Le veulent... C'est une autre histoire, concentre toi, reste objectif, pense logique, pense pratique... Ne laisse pas tes émotions t'emporter. respire un bon coup, lève toi et redresse toi. T'es a ta place et tu dois le prouver ! Alors debout, c'est ton tour.>>
Sur ses propre conseils, le jeune Ambassadeur se redresse quittant le confort de son siège pour se redresser noblement sur ses jambes, ce tenant droit. D'un geste machinal marquant sa réflexion, il caresse son menton soutenu par son pouce de son index. Son regard parcourt l'assemblée de long en large, observant ses collègues mais surtout la chancelière au centre de cet amas de politico...
Ses yeux d'un bleu changé par les lumières restent ainsi posés quelques secondes sur la jeune femme, il plisse un peu les yeux, dernière marque de réflexion, alors qu'il se rappelle de l'exposé de la générale qu'ils ont tous entendu et à la décision prise du Hutt de ne pas la remettre au commandement...
L'homme prend une profonde inspiration, retrouve son habituel sourire et place ses mains dans son dos avec une élégance qui lui est propre, d'un ton calme, posé et doux, tranchant avec celui pris par ses collègue, le jeune Kalahan entame alors son vote.
- Mesdames, monsieur les Ambassadeurs, Mademoiselle Jafabamda, voici le tour de Metellos d'apporter son vote au différents points sus-nommés.
L'ambassadeur accentue ses mots par un geste souple du poignet de sa main droite qu'il a ramenée devant lui. Il souffle un coup, sentant une légère pression s'emparer de lui, après tout c'est sa première fois...1 - Demander à la commission des armées de communiquer une stratégie en cas d'attaque, de cette déclaration de guerre de la part de la CSI.
-Pour le communiqué de la stratégie en cas d'attaque de la CSI, Metellos vote OUI.2 - Entamer « Une pression économique ? »
-Pour la mise en place d'une pression économique sur la CSI afin de les forcer à la négociation, Metellos vote OUI.3 - « Un envoi des membres de la commission diplomatique » et 3b- <>
-Je regroupe les deux partie du point trois car le vote est le même pour les deux, pour l'envoi d'un corps diplomatique composé de représentants Jedi, Metellos vote OUI. Nous pensons que les Jedi sont tout a fait aptes a ce genre de tache.4 - Échange ; - proposer l’envoi « d’Oméga »
-Bien que nous pensions que l'échange n'est pas des plus acceptable, nous refusons de voir une Générale de la république qui a prouvé sa valeur et son efficacité entre les mains de la CSI. Metellos vote donc OUI à l'envoi d'Oméga ...
Ces mots pèsent lourd sur le cœur et la conscience du jeune Metellosien. Cette décision sonne pour lui comme un échec, mais après avoir pesé le pour et le contre, il ne peut se résoudre a laisser Lyzs, enfin, la générale, livrée a la CSI.
Reprenant une profonde inspiration, il effectue un nouveau geste de mains avant de reprendre, comme chassant ses doutes.5 - La Générale Lyzs Yvanol doit-elle reprendre ses fonctions ou rester encore aux arrêts actuellement ?
-Faisant suite à mes précédents propos, Metellos estime qu'il serait idiot de renoncer a une générale qui semble aussi compétente que le montre ses états de services... Aussi, Metellos vote OUI pour la remise en fonction de la générale.
Le jeune homme marque un temps de pose, un arrête a cet instant, regardant les différentes réactions. Il pose son regard sur la vice-chancelière et sourit, inclinant légèrement le buste, il reprend.
-Ceci conclu mon temps de parole, merci de m'avoir écouté.
Il reprend sa place, attrape son crayon et reprend un dessin de la vis-chancelière qu'il avait commencé plus tôt, marquant autant que faire se peut, les détail qu'il a pu apprécier lors de se rapprochement, attendant la suite.
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Post n°19
Auteur : Dam DOnOsLa Délégation de la Couronne de Dantooine avait reçu par retour l’autorisation de représenter la reine de Dam DOnOs dans l’hémicycle du Sénat pour cette séance exceptionnelle.
Dans cette nacelle se tenait le premier ministre et le ministre de la Défense entouré de quelques membres du ministère. Le sujet du jour a fait l'effet d'une bombe. Ils assistent à la scène.Mister MOUFLE Le Gand« - L’heure est grave, d’après ce que j’entends. ».Rarement le Sénat n'avait connu telle agitation. ils l'ont toujours connu mouvementé, par moment assez, s’ils osaient le dire le mot, ronflant, mais là, ils assistaient quand même à un cataclysme.
« - J'ai l'impression que nous nous retrouvons avec des marchands de tapis sur le marché forain. »
« - Heureusement, que le jeu des nacelles ne se fait pas. Que chacun ne fasse pas avancer le leur en même temps que leur braillement. Car nous risquons d'assister à un joli carambolage. »
Le représentant des forces militaires se sentant accusé par quelque représentant planétaire d’avoir fait un « coup de force » provoque un mini cataclysme.
- " Cette crise » au sein de l’Assemblée, ils l'ont crée et à présent afin de l'alimenter, le Général en a renvoyé la responsabilité à la Chancelière par Intérim."
-« Ce n'est plus un sénat, c'est une foire. La foire de celui qui crie le plus fort, de celui qui râle le plus haut. »
La crise s’est doublée d’une forte tension entre oppositions. Mais combien écoute le mieux. Certains acquiescent les dires, d'autre protestent. Mais combien enregistre les propositions, les questions de ceux qui ont l'intelligence de prendre la parole et d'exposer leurs avis, leur ressentiment posément.
Les sénateurs, de Mustafar, Kamino, Coruscant, ainsi que Kalahan Denvhal, devenu à présent Ambassadeur de Metellos interviennent, chacun leur tour. Faisant abstraction des voix émis de part et d’autre des nacelles afin de se concentrer sur l’essentiel de la séance. Le sujet du jour est grave, il ne faut pas se laisser distraire. Il ne faut pas se disperser.
« -Ah !... Cette époque sous les jougs de l'Empire ayant à sa tête le Seigneur du nom d'Omega ! »
« - Ne m’en parle pas ! Je n’étais pas encore un politicien aguerri. Mais cette époque est révolue. Heureusement....
« -J'ai souvenir lors d'un des nombreux tête-à tête entre La reine et moi-même. Elle avait évoqué, cette époque où elle devait assister à une séance du sénat. C’était pour elle une activité des plus difficiles à réaliser.....On en a passé des longues heures à remémorer ce temps.... Ce temps, où elle a été "mise à cette place de reine".... Oui, c'est bien le terme qu'elle emploie souvent lorsqu'elle se remémore le temps de ses épisodes passées. Les fois où elle devait se plier à ce qui se disait et se faisait au sein de cette dictature, sans pouvoir revendiquer de peur des représailles pour les habitants de la planète dont elle est la représentante. Car, déjà, en ce temps-là, elle avait toujours sentiment qu'elle était la voix de son peuple.
Elle me disait, qu'en ce temps-là... Elle ressentait cette peur, cette atmosphère sombre qui lui avait toujours fait froid dans le dos... Un temps où personne n'avait droit à libre expression, si ce qui devait être dit allait à l'encontre des décisions de L'Empire.... Une ambiance où l'on pouvait ressentir le "chacun pour soi", aussi, où certain gouvernant alors pouvait en tirer profit pour ramener "la couverture à eux", profitait de ces séances sénatoriales pour s'octroyer notoriété et bénéfice, et ils ne pensaient qu'à leur "petite personne", plus d’autorité lorsqu'ils retournaient sur leur planète. Une manière d'asseoir leur "pouvoir" sur leur monde, mais jamais une pensée pour les habitants. J'entends encore la voix de ma souveraine, son ton, son timbre masquant la fragilité du sujet.
"- La dictature et la peur y régnaient, mais personne n'osait se l'avouer. Et pour d'autres cela était très arrangeant... Il fallait bien choisir ses mots. Ne pas froisser certains dirigeants... Tout comme ne pas aller à l'encontre de ce qu'avait été décidé ". Le tremblement de ses souvenirs ne laissait de place aux doutes. Et heureusement d'après ses dires, que j’acquiesçais d'ailleurs, dans le plus grand secret, des événements de révolte, de rébellion ont cheminé, se nourrissant de ce refus d'obéir à cette autorité d'oppression, faisant éclore un besoin de liberté, un monde que nous pensions aujourd'hui mériter, de le vivre. Est-il si loin ce jour où tous nous avons proclamé haut et fort, où nous avons festoyé pour une galaxie de " liberté et paix" ?
-« Oui, il a l'air d'être derrière nous, allons-nous vers ce temps révolu. A peine proclamé, à peine crié, chanté, idolâtré qu'on veut à présent l’assassiner.
-"Cette liberté, cette paix" n'a pas eu le temps de faire ses premiers pas qu'on veut la tuer dans l'œuf. C'est le sentiment que je ressens, assis dans ce lieu. Moi, Sir RAymond BArre'Toi, Premier ministre et Représentant de la Couronne de Dantooine.
« - Dommage que la reine DOnOs soit occupée par d'autres affaires aussi urgentes et prioritaires, son intervention aurait pu être intéressante en ce lieu. La position de Dantooine aurait été prise en compte, mais ainsi va la vie. Elle n'y est pas. »
« - Nous avons le privilège d'y assister en tant qu'observateur afin de pouvoir rendre notre rapport, faire un compte rendu à la Reine. »
« - Je surveille, j’écoute, j’analyse. Mais, il ne m'a pas été donné le droit d'intervenir. »
« - A moi non plus !
Alors pendant cette surveillance, cet écoute. On ne peut les empêcher de penser et d'avoir leurs propres opinions. Une opinion, qui rejoint celle de la Couronne de Dantooine. »
« - Connaissant si bien Ma Reine, je suis sûre qu'elle en aurait les mêmes. Ce n’est que notre analyse, de toute façon. Nous sommes, présents, nous voyons et nous entendons. »
Reprenant le cours des événements, les deux représentants Dantooiniens portent leur attention de nouveau sur ce qui se jouait de nouveau au sein de la Coupole.
Jagabamda Dorf, met fin au débat. Il est venu l’heure de se positionner. Elle veille à donner la parole à tous les sénateurs qui la demandent, tous sont traités de manière égale. Pour que les propositions ne mettent pas trop de temps à être votées, le temps de parole est limité. Elle énumère, une à une. Ce sont les points importants retenus de chaque intervention.
Il ne faut pas se leurrer, c’est tendu. C’est le Sénateur de Mustafa qui ouvre le bal, suivi de près par le nouvel Ambassadeur de Metellos.
« - Tien ! Il ne se débrouille pas mal ! »
« -Tais-toi donc ! Et écoute. »
1 - Demander à la commission des armées de communiquer une stratégie en cas d'attaque, de cette déclaration de guerre de la part de la CSI.-« Lui, aussi. Il vote pour. »
« - J’entends, j’entends ! Tout comme Blokkus avant. Je pense que si la Couronne de Dantooine devait interagir, elle aurait répondu oui aussi. D’ailleurs, j’avais noté que le Hutt avait proposé que ce soit fait avec discrétions et ne pas alarmer les concitoyens. »
« - En ce qui concerne ne pas alarmer les concitoyens... Là pour le coup, c’est un peu raté. Au vu de ce que nous venons de visionner. La panique est en sommeil, certes, mais elle doit être présente auprès des citoyens Républicains. Alors, oui ne pas la réveiller et surtout ne pas alerter la CSI. »
« - Ben de ce côté, ils ont intérêt de la surveiller cette armée. Vu déjà ce qu’ils ont fait la dernière fois. Côté discrétion ! Même des Wampas dans un magasin de cristaux seraient plus discret. Mais bon, faut-il encore que l’armée écoute les recommandations et lisent les petites lignes. S’ils font comme pour le dernier vote du sénat, voilà où on est aujourd’hui. »
Lorsqu’il a été sujet de la question 2, Le Hutt et le Metellosien avaient le même avis. Pourquoi pas et une fois de plus le sujet a été envoyé vers les commissions, cette fois, la commission Économique.
« - Comme on dit, toucher au porte-monnaie. C’est toucher son amour-propre. On verra bien ce qu’en penseront les autres. La CSI n’est pas en manque des grosses guildes commerciales, tout comme les industrielles et bancaires sous sa coupe. Même si elle a de quoi se satisfaire. Il y aura toujours une faille.
« - Tiens, concernant l’envoi diplomatique accompagné de Jedi a été répondu positivement, une fois de plus. Sa seigneurie va avoir encore du boulot. Quand est-ce que nous aurons le plaisir de profiter de sa présence au Palais ? Et les Jedi ? Comment les trouver ? Il en est où ce groupe qui devait aller à leur rencontre ?
« - D’après ce que j’ai appris les membres des émissaires diplomatiques sont tous en mission. Et pour l’heure, aucun groupe n’est de retour. Au sujet des Jedi, c’est, silence radio. Mais si c’est l’équipe de sa Seigneurie qui rentre les premiers, elle va accepter de s’y rendre, la connaissant. Elle ne va pas refuser. Et cela ne me rassure aucunement. »
Comme dans leur bulle, les deux politiciens continuaient leur analyse à chaque réponse donnée par chaque délégation précédente. Et ils entrecoupaient par quelques discussions plus personnelles, conversant au milieu des délibérations.
« - Ne t’en fais pas pour notre Reine. Il a été mis en place un contrôle de surveillance concernant ses déplacements. L'épisode de la rencontre avec Mel Tinor a poussé notre seigneurie à accepter l’exigence du Roi. Si elle persistait à courir la Galaxie, pour des entrevues, entretien ou quelques pourparlers, il acceptait à condition et uniquement si une organisation sécuritaire soit mise en place et l’accompagne, même dans l’ombre... Et, oui, il serait bien qu’une organisation Jedi puisse entendre l’appel de la Nouvelle République. Ce sont bien là, les hommes de la situation. J’aurai plus confiance en leur action que ceux de ces militaires. »
« - Et c'est un ministre de la Défense qui me dit ça ?
" Une raison de plus, pour me croire, vieux fou....On verra bien, ce qui va se passer. De toute façon, il va falloir attendre les résultats des votes. Et...
« - Attends, tais-toi deux secondes. On arrive à la question concernant l’échange. Envoyer « La générale Yvanol ou proposer « Oméga » à la CSI ? J’aimerais bien entendre la réponse de Kalahan.
-Bien que nous pensions que l'échange n'est pas des plus acceptable, nous refusons de voir une Générale de la république qui a prouvé sa valeur et son efficacité entre les mains de la CSI. Metellos vote donc OUI à l'envoi d'Oméga ...
« - Ha ! Ben la réponse est presque la même pour tous, jusque-là ! »
« - Oui, mais j’ai entendu lors d’une proposition qu’il faudrait en fixer les règles... Et ne pas oublier, envoyer un Forceux, escorté par d’autres Forceux. Parce qu’il n’est pas là aussi, un reproche. L’armée républicaine a gardé dans ses rangs des anciens soldats de l’Oméga. Sans oublier les nouveaux qui sont aussi Forceux. Si la CSI reproche à la Générale d’avoir fait un petit tour de magie sur son lieutenant ce Tericarax. La puissance d’Oméga n’est plus un secret pour personne. Si une petite Générale peut retourner le cerveau de ce Tericarax tout comme le cerveau de ses supérieurs ou de ses hommes. Sortir Oméga de sa « tour dorée » n’est-il pas là un danger supplémentaire ?
« - Ah... Mon petit, il ne faut pas raisonner comme-ça !
Ce sentiment d’indignation et de réprobation face à cette situation
« - Oui ! Bon! »Fait-il cyniquement... Déjà, Arrête de m'appeler "petit, tu sais que je n'aime pas ça .... Et si les forces armées n’ont pas confiance en ses politiciens... Je ne vois pas pourquoi les politiciens peuvent garder confiance, eux ! » Sur ces mots, il lance un regard au Général Breymens.
« - En tout cas, c’est rassurant de voir qu’il y en a qui dise qu’il est hors de question d’envoyer la Général Yvanol dans leur patte.
« - Ce n'est pas terminé. Je crois, même, que nous ne sommes pas les seuls à attendre des réponses concernant le dernier point »
« -Tu parles de celui qui demande si la Général Lyzs Yvanol doit reprendre ses fonctions ou rester encore aux arrêts ? »
« - Oui ! Celui-là même. »
« - Ben, il y a des oui comme des non, pour le moment, on ne sait pas qui va le remporter ».
L'homme et le Gand Lançant le regard vers les nacelles en simultané.
« - Oui, mais si certains arrêtaient de hurler de leur nacelle. On pourrait peut-être entendre les arguments qui me paraissent bien plus intéressant que leur mécontentement qui relève plus du brouhaha. »
« - Et je n’arrive pas à discerner de quelle délégation, elle est émise » Fait Mister Moufle en se tordant le cou dans toutes les directions.
« - Ce n’est pas le plus primordial. Mais bien de ce qui en résultera. Car chaque délégation est libre de voter comme elle veut. Ce n’est pas là, le plus important. Par contre j’aurai aimé voir si une délégation avait relevé quand même qu’il était là l’occasion pour la jeune Générale de se défendre lorsqu’elle avait la parole. Et je n’ai pas l’impression qu’elle l’ait fait. Le Général Breymens dans sa tentative, a tout fait pour enfoncer la jeune Chancelière. C’est tout ce que j’ai retenu. A mon avis, il serait bon condamner ce Général pour outrage, au sein du sénat. On sent bien qu’il veut la tête de la chancelière par Intérim. Mais à l’heure actuelle, elle est encore en fonction si je m’abuse»
« - Oui, oui, je suis d’accord avec toi. Dantooine a peut-être à sa tête une reine pacifiste, mais ce genre de propos de la part d’un supérieur de l’armée de Dantooine que ce soit son grade, ne ce serait pas passé. Il mériterait même la cour martiale. Je pense qu’il a de la chance de n’avoir eu qu’une petite tape sur la main. C’est lui qui devrait se retrouver à la place de cette jeune Yvanol ! Hahaha ! »
Les deux compères s'étant rapprochés pour continuer leur petit commentaire afin de ne pas attirer l'attention.
« - Arrête tes bêtises. Ce n’est pas le moment de rire. Même si ta remarque est des plus marrantes. »
« - Tu penses qu’ils vont faire quoi ? Ils vont voter pour sa libération ?»
« - Fais comme moi attend le verdict des votes. A mon sens, ceux qui votent oui. C’est pour plusieurs raisons, la première, ils veulent aussi la tête de la Telosienne. Donc c’est l’occasion de l’évincer car le pouvoir domine leurs actions et de deux, Ils sentent la peur.
« - Hein ! Pourquoi tu analyses ainsi ?» fait l'autre à travers son masque respiratoire.
« - Regardes la Représentante de Coruscant. Elle est toute fraîchement nommée et au lieu de rentrer dans le sujet grave que court la Galaxie. Elle préfère sauver ses petites fesses car la Garde demeure sur le sol de sa planète. Peur !... Pouvoir, elle l’a mentionné elle-même dans ses dires par ses mots « des chambres de mon gouvernement ». Ne sommes-nous pas tous Républicains, ici. Ne représentons pas la Nouvelle République dans son ensemble. »
« - Ah ! Je vois »
« - Et des comme elle, nous en avons d’autres sous cette coupole »
« - Et si, on fait obstruction ce serait très mal perçu ? »
« - "C'est un jour particulier. Mais nous, on travaille sereinement. On fait notre boulot". Ca ne change rien pour nous, faisons juste, pourquoi on est là. Et pour l'heure, attendons la réponse des autres sénateurs et nous serons fixés »
« - La guerre est inévitable. N’est-ce pas ? Et nous restons là à regarder des sénateurs qui se demandent comment minimiser le conflit. Et l'armée de cette Nouvelle République, au lieu de les guider et les rassurer, regarde pour voir quelle tête à faire tomber la première, puis dans quelle circonstance faire tomber les autres une à une. Et ils osent parler de confiance.
« - Tu sais ! Nous avons terminé, du moins ce que pense la Couronne de Dantooine du temps où chaque sénateur prêchait pour sa paroisse. Fédérer à la Nouvelle République n'est pas là seulement à écrire son nom dans une liste d'appartenances, mais sûrement plus pour travailler ensemble pour un monde de paix et de liberté. "Construire un autre avenir qui regarde les peuples de la Galaxie en face pour l'émergence de cette liberté et cette paix.... Et dans un climat de paix et de liberté, il n’y a pas de peur.... On se prend même à penser que quand il y a eu un tel ébranlement dans la liberté, la victoire de la dictature devient possible" Nous revenons donc à cette politique de terreur exercée imposées au nom de la libération de l’oppression et de l’exploitation. Des dictateurs peuvent être détruites, mais est-il possible d’empêcher que de nouvelles ne renaissent des cendres de celles qui sont tombées... C'est la peur des peuples qui rend possible l'existence de dictateurs. Peur suscitée, provoquée, entretenue. Il faut partir du principe que si la peur du peuple diminue, le pouvoir du dictateur aussi diminue... Si on souhaite détruire cette Nouvelle République Fédérée, l’occasion est bien choisie. Faire tomber des têtes et prendre le pouvoir pour asseoir sa supériorité, suscitons les craintes, les peurs... Et à cette peur s'ajoute aussi les mécanismes d'intimidation. »
Un regard vers le général Breymens, le ministre de la défense de dantooine, Mister Moufle le Gand dit
« - Il fait celui qui défend cette jeune Lyzs Yvanol et en même temps il essaie par sa carrure et sa position d’instaurer une atmosphère de crainte de peur et de désolation dans notre esprit. »
« - De qui tu parles ? »
« - Du Général Breymens ! Il n’a pas l’air d’avoir de la considération pour le peuple et pour ce que nous représentons.
« - En une phrase, tu as tout dit. Nous représentons le peuple. Le pouvoir de la Nouvelle République c’est le peuple. Pas l’armée, l’armée est au service du Peuple... Et je pense qu’ils sont trop digne pour l’accepter. »
« - Oui mais fait attention à ce que tu dis, quand même. tu sais à qui tu t'adresses quand tu dis ça ? Bref... Pour en venir à ce que tu disais... Après tout, l'idée qui veut que le pouvoir vienne du peuple est récente et assez jeune.
« - Oui, mais le peuple ne peut lui-même exercer le pouvoir et souvent, il retombe plus bas car il croit avoir changé les choses - alors que seul le pouvoir change de main - souvent sans changer de nature. Et pour changer de nature, le peuple doit d’abord avoir une parfaite lecture de la hiérarchie de ce pouvoir pour casser tous liens qui le tiennent captif pour rendre possible cette nouvelle modalité de pouvoir, plus libre et moins assujettie aux puissances de ce monde.
« - Oui, je te comprends bien. Je te suis dans ton raisonnement. Les politiques de terreur, quoi ! C'est la peur des peuples qui a rendu possible l'existence de dictateurs comme Oméga. Et aujourd’hui La CSI avec ce Sharkahan.
« - Nous ne savons rien de lui. Mais sa façon de faire y ressemble à s’y méprendre. Ca c’est sûr. C’est pour cela que les mondes neutres ne doivent pas tourner le dos à la proposition de la Nouvelle Chancelière. Faire front à cette dictature naissante que devient la CSI. Les Siths sont éjectés par la porte...La CSI nous attaque par la fenêtre. Ce qui nous arrive peut leur arriver et ils ont moins de défense que nous Républicains.
« - Lorsque Sa majesté aura connaissance de ce qui s’est passé ici. Et vers quoi nous allons »
« - Je pense que le choix de la Reine sera vite fait. Les blessures des victimes de l’Empire ne sont pas encore pansées. Si quelques sénateurs, ici présents suivent les pensées de ce Général Breymens. Je sais ce que la Reine en conclura. C’est que cette Nouvelle République là, Dantooine n’en fera plus partie.
"- Et pendant ce temps-là, notre délégation n'a pas le droit d'apporter son vote !"
" - Tu es Sénateur ?"
"- Ben ! Non !"
" - Alors, tu as ta réponse."
HRP :Spoiler : Spoiler
Pour les politiciens qui n'ont pas encore réagi.... Je vous laisse jusqu'à le week-end qui vient. A partir du lundi, je clôturerai avec Jagabamda -
Post n°20
Auteur : Sion KumitomoNormalement, ce moment avait une allure familière, comme une routine qui s’enchainait à chaque fois et qui, de sa présence, clôturait les débats. Aujourd’hui, la silhouette du vote avait une tout autre allure, imposante et sombre, ô combien sombre. Chaque intervention avait donné l’impression de l’éloigner, de fuir un peu cette responsabilité et d’un coup, d’un pas de géant, nous voilà au pied du même mur, si fin et pourtant si dur.
De sa précédente allocution, flottant encore pesamment dans l’ambiance, Sion trouvait l’arrivée du vote rédemptrice. Ainsi, les mises seraient scellés une bonne fois pour toute, pour le meilleur et pour le pire même si, en l’espèce, ça sentait plus le roussi qu’une bonne blanquette de veau. Outrepassons ces divergences culinaires futiles (mais loin d’être inutiles) pour se concentrer sur le vote.
Ne jouant pas d’originalité par rapport à ses confrères, Sion apportait donc point par point le vote kaminoan. Si les récentes interventions et propositions avaient installées tour à tour silence et confusion au sein du Sénat, les conversations personnelles avaient de nouveau repris leur brouhaha coutumier. Jouant de sa voix portante, Sion tenta donc, tant bien que mal, d’être entendu distinctement.
« Bien, je passe également au vote au nom du peuple kaminoan. Nous avons donc, proposition par proposition :
Je suis d’accord avec un appel aux mondes indépendantes. Si la position d’Alderaan est différente, je reste toutefois sceptique par rapport à Hapès et sa politique isolationniste qui ne lui donne aucune raison de nous aider ainsi que Kuat et sa magne industrielle qui me paraît tout aussi alléchante que volatile.
Je vote OUI à l’implication stratégie de la Commission des Armées. Cette décision tombe sous le sens. Celle-ci peut également mettre en place des mesures de surveillance contre Sharkaran.
La pression économique est une idée bienvenue, je vote donc également OUI. Même si cette action sera peut-être à relativiser dans son impact, nous pouvons tout à fait couper les échanges au niveau des routes interstellaires très utilisées. Nous pourrons bien évidemment vous faire passer les détails de sa mise en oeuvre via la Commission à l'Economie et au Budget.
Je vote OUI à l’envoi d’une délégation diplomatique. Je ne me leurre toutefois, nous savons tous que cette décision est plus vis-à-vis du grand public pour montrer la coopération républicaine. Je n’attends personnellement pas beaucoup de résultats, je ne parle bien évidemment pas des capacités de notre délégation mais plutôt de sa réception par la CSI dont les intentions se sont faites on ne peut plus claires. »
La puissance qu’apportait le Sénateur dans sa voix lui donnait véritablement chaud et il ne cessait de lorgner avec insistance sur le verre d’eau froide non loin.
« Toutefois, si l’idée d’une présence neutre est très acceptable, je vote NON pour associer l’ordre Jedi. Les Jedi n’ont, à l’heure actuelle, peut-être toujours pas d’avis positif envers de la République ce qui entacherait leurs actions, leur retour dans la République n'aurait été officialisé qu'au Sénat et non de leur parole.
De manière peu surprenante, je vote OUI à aux négociations pour l’envoi de l’Omega. Malgré tout, je note les très jutes propos de mon confrère Mustafarien. Il nous faudra en fixer les règles. Ce serait effectivement destructeur que ce que nous pensions être une diversion ne se retourne finalement contre nous.
Enfin, je vote OUI pour la reprise des fonctions de la Générale. En ces temps difficiles, nous ne saurions nous priver d’une telle personne. La présomption d’innocence doit jouer en sa faveur et nous n’avons aucune raison suffisante pour qu’elle en soit démise actuellement. Il va de soi par contre, que sa présence est requise sur Coruscant et que ses actions iront maintenant de pair avec le Sénat, dans un but de confiance si farouchement défendu par M. Breymens.
Je ne saurais retenir votre attention plus longtemps. Merci de votre écoute. »
Rassis et réhydraté, Sion était maintenant prêt pour la suite. -
Post n°21
Auteur : Kelisea NovagaLes forces démocratiques se déchainaient tour à tour dans une symbiose qui n’égale que la prose. Pourtant malgré ces mots simples, la dureté du ton et des décisions ne faisait qu’empirer. La chancelière se décida finalement à calmer le jeu et entama le vote de plusieurs décrets importants.
Un coup d’œil rapide vers Ori me décida à la laisser partir puisque d’autres obligations l’appelaient. De toute façon nous avions déjà suffisamment discuté de la prise de position à adopter. Comme un symbole de fierté, je décidais alors de redresser les épaules avant de m’adresser à mes confrères.
« Sénateur Blokkus j’aimerai avant tout vous répondre quant à vos accusations sur cette motion de censure que celle-ci n’émane pas de ma propre volonté mais de celle de mon Parlement. Je ne connais pas suffisamment le système politique de Mustafar pour pouvoir le comparer, mais sachez en tout cas que chez moi les choses se font démocratiquement. Je ne me permettrais pas de vous rappeler le fonctionnement d’une démocratie représentative où l’intérêt général dépasse mon simple avis.
Enfin, et pour en finir avec cet histoire, sachez au combien j’ai du respect pour la chancelière que j’avais déjà pu rencontrer avant d’être élue. Pourtant je maintiens toujours que cette situation devra être clarifié le plus tôt possible : loin de moi l’idée de précipiter les choses, mais la légitimité de la tête de la République est à mon sens ébranlée.
Encore une fois ce n’est pas à titre personnel que j’attaque, seulement sur le statut attribué. S’il est unanimement déclaré que nous soutenons le gouvernement actuel, alors il faudra ancrer ça dans le temps : nous avons besoin de nous unir effectivement derrière un homme providentiel ou une femme providentielle, car sur ce point je suis en accord avec vous sénateur Blokkus. Ne vous y méprenez pas.
Ceci étant dit, je passe directement aux votes, ne souhaitant pas intervenir sur la futilité des propos du général Breymens.
Sur la demande à la commission des armées de communiquer une stratégie en cas d’attaque, je réponds favorablement à ce projet puisqu’il n’engage en rien et qu’il serait effectivement plus qu’intéressant d’avoir l’avis de professionnel du corps militaire qui sont compétent dans CE domaine.
Rapidement, je jetais un regard grave vers le général, soulignant ainsi tout le mépris que je peinais à dissimuler.
J’espère tout de même que cet effort sera bien caché, car il en faudrait peu à la CSI pour nous désigner comme responsable si le pire devait arriver.
Concernant la pression économique je réponds bien entendu favorablement et j’invite le sénateur Kumitomo à réunir les membres de sa commission afin que nous puissions effectuer selon l’article 10 des commissions sénatoriales un sommet de crise.
La 3ème proposition sur l’envoi d’une commission diplomatique avec des membres de l’ordre Jedi est elle aussi intéressante. C’est donc un Oui, même si nous ne pouvons en rien les obliger.
Concernant l’Oméga, je trouve par contre assez dangereux de rendre une telle personne à la CSI, mais si cela peut nous permettre de résoudre le problème de la générale alors c’est aussi un oui.
Enfin je décide de m’abstenir sur la reprise de fonction de la générale Yvanol.
Je n’ai rien à rajouter, merci de votre attention. »
Alors que la nacelle repartait dans son coin, je décidais d’attaquer un peu de paperasse et notamment de finir de planifier le voyage vers Ord Mantell pour la commission du commerce. Un voyage qui allait probablement suscité de vieux souvenir, ou de vieux de démons. -
Post n°22
Auteur : JagabamdaCode- « Chancelière... Message concernant l’attaque terroriste que la planète Naboo a subi sur son sol... C’est toujours silence radio depuis... Même à cette heure nous n’avons aucun retour... Nos bureaux ont capté un message ... Message émis directement des News de l'Holonet de Naboo.... Faisant mention, toujours d’après ce message qu’au moment où la déflagration a été entendue dans le bâtiment, l'ensemble du cortège diplomatique se trouvait dans la salle du trône... Nous ne savons rien de plus et nous ne savons pas si le Sénateur O'lonell, la Reine Oliwia et la Princesse Kamilia et même les Jedi font parti de ces victimes... Oui, les Jedi, Chancelière, nous avons bien entendu...Si, nous nous basons sur les dires de ces News, il paraît, ils supposent, mais aucune source ne peut le confirmer, qu’une délégation Jedi était sur les lieux, qu’elle était présente, aussi dans le Palais lors de l’explosion. L'on sait juste qu'il y a plusieurs dizaines de morts et de nombreux blessés. »
......
2e envoi.....
- « Pour vous informer que le nécessaire a été fait Chancelière... Un groupe est à l’heure actuelle en route vers Naboo afin de se mettre au service de ces compatriotes et leur apporter aide et secours »....
Un soupir s’échappe de ma poitrine. J’éteins le Datapad. Je prends une grande respiration. Je visualise la coupole dans son ensemble. J’inspire profondément.
« RévoluCiOn », tape dans ma tête comme en un écho de ce qui se passe dans ce sénat... une envie de hurler de crier la hargne des mots entendus et que j’entends encore...« RévoluCIOn » chante en moi lorsque mon regard se pose sur ces représentants de l’Armée Républicaine... Et je ferme les yeux.... Sans abandonner la pratique de ma méthode de respiration, j'inspire, j'expire, tout en me concentrant sur les paroles de chaque intervenant.
- « Le ressentiment de chacun a été pris en compte par certain et balayé par d’autres. On Dirait bien que bon nombre de représentants planétaires profitent de l’intervention de quelque membre de l'Assemblée pour monter au créneau et dénoncer la situation dans laquelle se retrouve la Nouvelle République Fédérale. »
Les paroles d’Eldahi me laissent échapper un souffle. J’ouvre les yeux. J’aperçois à cet instant la moue songeuse qui se dessine sur le visage d’Arelya, l’assistante modèle comme j’aime l’appeler. L’une à ma droite, l’autre à ma gauche, deux têtes se penchent en même temps. Je m’attends à une réaction, une reprise de paroles. Mais il n’en est rien. Mon fidèle conseiller Eldahi, un Quermien de forte personnalité se tait. Il se contente d’émettre qu’un simple marmonnement. Un hochement de tête qui en dit long sur un regard de connivence lancé une fois de plus, l’un vers l’autre. Puis nous trois, à l’unisson, nous portons notre attention de nouveau sur ce qui se joue dans ce sénat....
- « La moitié de cette assemblée ne participera pas au vote, un quart votera pour, et un quart contre. » Rétorque Arelya
« - Notons les réponse, et les avis de chacun » Dis-je. Je reste concentrée sur ce qui se passe, gardant en tête mon rôle sur cette plate-forme.
-« Le sénateur de Mustafar est d’accord avec votre proposition Chancelière ! »
-« L’alliance avec les différents mondes neutres. Oui, je l’ai noté. »
« - J’ai aussi, relevé une de ses phrases qui sonne bien aux oreilles. Attendez, je l’avais noté.. C’est où...Ah, oui ... voilà.... « souvenez vous des mes paroles, opposons à la Confédération, un front Républicain uni! », j’aime bien...
- « Oui... mais combien de tous ceux qui sont ici gardent ce même objectif en tête ? »
- « Chut ! Ecoutons la suite ! » Leur chuchote-je
La voix du jeune Ambassadeur de Metellos me rappelle qu'il ne me faut pas quitter le fil de ce qui se jouait sous cette Coupole. Je retiens ses propos, tout comme sa position. Je relève à la fois qu'il rejoint les dires de quelques autres sénateurs, quelques autres représentants planétaires... Nos regards se croisent, le sourire bienveillant qui se dessine au coin de ses lèvres me redonne un peu du baume au cœur.
Je balaie du regard les nacelles de ce dôme. Lorsque je les vois gesticuler ainsi, ne laissant à peine celui qui parle de se faire entendre, je me dis que **"Celui qui, pour l'amour de la paix, quitte la voie de la paix, s'égare"**....Ho my God ! Je crois entendre la voix de la Reine DOnOs dans ma tête ! Cette phrase sortant tout droit de mon esprit, me surprend... Me surprend, car c'est bien là une parole qui aurait pu être prononcée par la reine de Dantooine, en personne, et non par moi. Soudain, je me demande si la délégation Dantooinienne se trouve parmi nous. Je n’ai vu personne se manifester jusqu'à maintenant. J'essaie de distinguer au milieu de cette foule, cherchant un mouvement dans la nacelle qui leur est réservée. Puis, je les aperçois. Ils se font discrets, mais ils sont bien présents.
Maintenant, il me faut me concentrer sur ce qui se dit sur le moment, et abandonner ce qui se passe dans mes pensées. Je suis certaine que j'ai dû rater la moitié du discours de certains représentants.
- « Ce type de questions diplomatiques devrait revenir à la présidence. »
- « Je plussoie. Car c'est au chef de l'Etat, qui est chef des armées et de la diplomatie, de prendre position.»
- « Je préférerais qu'on se prononce plus sur le fond plutôt que sur la forme » Il faut bien placer quelque chose au risque d’éveiller des soupçons au sein de mon équipe si je les laisse discuter sans interagir à leur conversation, l’inquiétude risque de s’emparer d’eux... Ils n’aiment pas me voir recourir à ma séance de méditation.
« - Plus radical, le Sénateur de Kamino ! ... Il s’oriente sur une position clairement défavorable »
« - A quoi ? »
« - A la participation des Jedi. D’après ce que j’entends »
- « Les Jedi ont toujours été vu comme gardiens de la paix et de la justice sur cette route Galactique durant les siècles qui précédèrent notre ère, en agissant comme diplomates ou médiateurs... Et pourquoi, il est contre ?»
-« C’est ce qu’il dit, et il rajoute même «Les Jedi n’ont, à l’heure actuelle, peut-être toujours pas d’avis positif envers de la République ce qui entacherait leurs actions, leur retour dans la République n'aurait été officialisé qu'au Sénat et non de leur parole. »
- « Où est le rapport ? »
-« Je ne sais pas, il fait le lien entre ce qui a été dit dans les séances précédentes, je suppose ! »
- « Il n’est pas là question de leur retour dans la République, puisque je pense que ce serait un sujet à débattre avec eux, le temps venu. Et là, il est plutôt question ..... Et vu le contexte ... Préserver l'ordre dans la galaxie, qui est aussi l’un de notre objectif, c’est pour cela que nous devions faire appel à eux. Les Jedi seraient l'équivalent du conciliateur pour ce conflit. Leur demander d’écouter les parties et d’analyser les points de vue, ils seraient à même de proposer une solution... Et qui mieux placés que les Jedi ? Pour aboutir, cela suppose un minimum de bonne volonté des parties, on en est conscient. »
- « Démontrer la bonne foi de la République ! Concernant la paix dans la Galaxie toute entière ... Mais celle de la CSI on en est moins sûre, je le crains. »
- «Le point de vue de la Nouvelle République Fédérale n’est plus à démontrer. La République n’a rien à cacher. Et elle n'a rien à minimiser non plus d’ailleurs... J’ai l’impression de me répéter, mais franchement qu’on me le dise... Qui mieux placés que les Jedi pour nous aider à trouver une solution à ce que ce conflit ?... Qui ?...»
Je les laisse se concerter, tout en continuant de ne pas y prendre part. Ce n’est ni l’heure, ni le moment, pour moi, de donner mon avis sur le sujet, mes oreilles captent quelques brides de leur conversation. Je m'efforce surtout de ne pas manquer les réflexions de chacun. La nacelle de la Sénatrice Kelissea s'avance.
- « Toujours la même rengaine, toujours la même excuse... » La petite voix d’Arelya. Elle se surprend, et nous surprend, Eldahi et moi, par cette phrase pensée tout bas et prononcée tout haut. Celui-ci se penche pour s’assurer d’avoir bien entendu, tout comme moi d’ailleurs.
- « Oups ! Excusez-moi » dit-elle... « Cela m’a échappé »
- « Il n’y a pas de mal ! Fait celui-ci... Tu as juste ôté de ma bouche ce que je pensais tout bas, moi aussi. »
« - L’heure est grave, et on ramène encore sur le tapis cette « motion de censure »... Ce n’est peut-être pas le moment ? »
« - Chacun leur priorité, ma chère ! »
« - On ne peut en vouloir à qui que ce soit d’avoir ce genre de pensées... Même et surtout en cet instant... » Je garde le silence, puis je reprends, au vu de leur regard insistant ... « Il est vrai qu’à l’heure actuelle, ce siège est occupé que provisoirement aux yeux de certain. A noter que j’occupe ce poste qu’en tant que Chancelière par Intérim. La question ne tombe pas au moment opportun ? ... Soit... » Je pose, une à une, mes mains sur le bras de mes deux compagnons. Au contact de leur peau, je tapote légèrement, de mes doigts. Un geste qui a pour but de les rassurer que j’accompagne par ces mots ... « Mais, il ne manque pas de sens, et faudra bien y répondre... Lorsque le moment sera venu, je peux leur rassurer, le sujet sera ouvert... Leur inquiétude est légitime à ce stade...Aussi laissons-les l’exprimer ! »
Mes yeux ne quittent pas la jeune Sénatrice de Coruscant. Lors de sa première intervention. Moi, je suis restée sur sa citation, celle d’un homme de lettre, une phrase qu'elle avait entendue ou étudiée. Je me vois encore à analyser et à me le commenter, dans le secret de ma mémoire. Et, oui ! C'est une question de philosophie. Tout comme La guerre qui est, elle aussi une question philosophique majeure car elle pose d’importantes questions sur la nature des êtres. Choisissent-ils la guerre ou bien est-elle inscrite dans leurs gènes, leur culture, leur raison d'être ? Comme s'ils n'ont pas d'existence s'ils ne sont pas continuellement en action guerrière.
Malgré ces voix émises de l’assemblée, plus fortes, plus abondantes, virulentes de la part de quelques uns, autoritaires, dictatoriales pour certain, soignées et intelligentes pour d’autres, il n’est vraiment pas si facile, au vu de la proximité, de ne pas entendre les échanges, les commentaires de mes deux assistants. Les cris de ces représentants galactiques, aussi bruyants les uns que les autres ne couvrent pas les chuchotements de mes collègues qui deviennent persistants. Souvent, lorsqu’on souhaite faire abstraction de quelque chose de précis, c’est à ce moment même que sans le vouloir, notre esprit nous y ramène, presque par insistance.
- « Il faudrait peut-être lui préciser que si Démocratie et République ont des sens étymologiques proches, ils recouvrent souvent une réalité différente. »
- « Tout à fait ! De nos jours l'utilisation du terme République dans la désignation de notre Etat, ne suffit pas à faire de celui-ci un état démocratique... La différence entre une république et une démocratie c’est que la république est une nation dirigée par un gouvernement, ayant à cette tête un chef d’Etat.
- « Un gouvernement présidé par la Chancelière par exemple... La démocratie est une liberté d'opinion, rien de plus, rien de moins »
- « La différence est minime ... Elle s’explique dans le mot « République », déjà... Ce qui signifie que « gouverner est une chose publique et non privée » tandis que la démocratie va plus loin, c'est le peuple qui gouverne. »
- « La différence, c'est que la république implique la transparence des dirigeants envers la population, tandis que la démocratie, c'est le peuple qui gouverne..... Une république n'est pas forcément une démocratie ... Tandis qu’une démocratie est forcément une république.... Et, maintenant... Si...Nous nous concentrons sur les interventions des politiciens, plutôt ! ... Au lieu de faire des commentaires ! » Dis-je à leur encontre.
Une façon de clore le sujet, je lance " J'ai vraiment l'impression de me retrouver auprès des Reporters Politiques, quand je vous entends"
Et aussitôt ils étouffent leur fou rire naissant conjointement...
Sans tarder, j’abrège cet aparté qui m’empêche de poursuivre mon écoute vers l’intervention de Kelissea Novaga. Elle qui, lors de sa campagne avait fait mention de ses ressentiments concernant tout ce qui avait de près ou de loin un lien avec tout ce qui touche le monde des médias. Ces paroles lors du Gala dans le District d'Aurora en étaient la preuve. Je me demande bien qu'elle est sa position, ** Mademoiselle, il y a- t-il une manipulation de l’image, lorsque la CSI diffuse sa vidéo de propagande pour faire passer "les Soldats Républicains" comme terroriste aux yeux de la Galaxie toute entière ? ... Vous n’en avez pas fait mention la dernière fois. Allez-vous en faire cette fois ? »**... Non rien concernant ces images, une fois de plus... Toujours rien... Ou peut-être ai-je raté une grande partie de son discours. J'en suis même presque sûre. En faisant taire pour quelques instants les deux acolytes à mes côtés, j’ai juste le temps d’intercepter les deux derniers points importants du vote.« Concernant l’Oméga, je trouve par contre assez dangereux de rendre une telle personne à la CSI »
Si beaucoup plus de la moitié se sont ralliés à la proposition d’autres ne voulaient pas en entendre parler...
« Enfin je décide de m’abstenir sur la reprise de fonction de la générale Yvanol. » Ainsi se termine le temps de parole de la Sénatrice de Coruscant.
« - La Générale Yvanol ou même le Général. Breymens, auraient pu répondre à la question du Sénateur de Kamino. Celle qui demandait si les armures des soldats n’étaient pas équipées de caméras.
« - Je l’ai noté aussi et à mes yeux, il n’a pas tort. On aurait eu de quoi pour faire dissiper tout malentendu et balayer ces accusations. Et puis.... Comme il le dit ce serait là l’occasion de démontrer la véracité des dires de la jeune Générale.
- « le Sénateur de Kamino a raison. Pourquoi écarter cette piste qui aurait été à leur avantage ? »
- «Vous avez conscience de ce que vous relevez Chancelière... Ni le Général Breymens, ni la Générale Yvanol n’y a répondu ! ... Et aucun autre sénateur ne l’a repris !... Donc, pas plus de questions que ça ? Elle serait libre de partir comme elle est arrivée ? Les Représentants Galactiques se contentent de si peu ? Saluant son travail, lui parlant d’une voix douce de peur de la froisser ?
- « A-t-elle peur qu’on la croie coupable ?... Qu’elle ne donne aucun autre détail qu’un rapport dicté mot pour mot ? Le sénateur a relevé un point essentiel que personne n’a pris en compte. Et même lui, il a balayé cette réponse non venue... N’oubliez pas quand même que la CSI ...
Ma main droite se dresse comme pour lui affirmer que j’ai compris... A quoi bon se poser la question, puisque les dés sont presque jetés.
- « Oui, je sais...J’ai vu les images comme vous... Aujourd’hui aux yeux de toutes les planètes, de la Galaxie entière, la Générale Lyzs Yvanol est coupable de meurtre sur un haut responsable de la Confédération »
- « Et aux yeux de nos citoyens ? Se sentir en sécurité est un besoin fondamental... C’est étrange, certains politiciens me laissent pantois... La Générale peut partir ainsi vaquer à ses fonctions, à ses occupations...Ha ! Oui, c’est sûre la population va garder confiance en cette armée qui est là pour leur apporter sécurité ! Après avoir vu et entendu ce nom placardé sur tous les écrans, rien ne leur est donné de plus pour leur prouver ce mensonge et ils pourront la voir gambader dans les ruelles ? »
- « Est-ce qu'on attend encore quelques minutes pour faire quelque chose? ... Lorsque la sécurité n'existe pas, la peur prend le relais ! ... Eldahi a raison.... Aux yeux de nos citoyens, nous donnons l’impression de la couvrir si nous ne lui réclamons rien de plus et si nous la laissons retourner dans ses fonctions...Et quand je dis Concitoyens, c’est d’un seul mot... Faut pas non plus prendre les gens pour... »
Je fais abstraction de sa dernière remarque. Certains restent sur leur position, d’autres ont l’air d’y réfléchir, ou de reprendre court à la réflexion. Je ne reste pas insensible et ne peux répondre que mécaniquement.
- « A la création de notre Nouvelle République Fédérale, nous avons promis de servir au nom de la liberté et de la justice... »
Je sens qu’il y a là des frustrations et des déceptions qui se font entendre. Tout comme dans l’assemblée et près de ces deux êtres assis à mes côtés. Des questions se posent, je le sais bien.
- « Si les représentants planétaires avaient fait eux-mêmes cette démarche, je n'aurais pu que l'approuver... Et nous devrions faire route commun en soutien... Une telle initiative ne peut que ... rallumer les braises... »
- « Justement, j’ai du mal à comprendre elle ne fait aucune allusion à cette accusation.... Moi, on m’accuse de meurtre, je ne reste pas passif... Puisque urgence, il y a... Il faut intervenir de nouveau... Sur ce point... »
... Cette séance va bientôt arriver à son terme....
Je reste marquée par les images d’un hémicycle en apparence divisé, en ébullition... Je pose ma main sur le bord de la nacelle. Je me lève. Celle-ci s’actionne et se met en mouvement.
- « Bien, Messieurs et Mesdames les Représentants de la Nouvelle République Fédérale... Je ne vais pas prendre une pose solennelle afin d’amener la conclusion de vos interventions respectives. Non, je n’ai nullement l’envie et vous n’en avez pas plus envie que moi.... Je ne vais pas m’époumoner, comme certains de nos collègues depuis le début de ces débats. Si vous souhaitez entendre mes paroles, je vous suggère de baisser le ton et de rester attentif... C’est tout ce que je vous conseillerai. Je n’élèverai pas ma voix plus haute que la votre... » Le ton est donné, je peux à présent terminer ce sujet.
Je ne souhaite pas entamer un discours, virulent, je laisse passer quelques moments afin que le calme reprenne au sein de cette rotonde. Ne voulant pas que mon discours prenne un caractère agressif, que mes dires ne soient interprétés comme mordant au milieu de sentiment très violent, je balaie la salle du regard et j’attends.
L’agitation des nacelles s’est affaiblie. L’excitation ambiante se calme, du moins en apparence. Si la grogne des représentants républicains a l’air de ne plus s’émettre avec tant de violence d’il y a quelques heures, quelques minutes, elle n’a vraiment que l’air. Car en réalité, elle reste palpable.
Me tournant vers les deux représentants de la Grande Armée Républicaine, je me lance :
- « Lorsque la Nouvelle République Fédérale a été proclamée, j’ai promis d'être une voix forte pour tous Républicains, tous ceux qui sont ici, en cette assemblée, parler d'une seule voix... A la fois en faveur des délégations planétaires éloignées qui ne peuvent se retrouver parmi nous en ce lieu ... autant pour les Citoyens Républicains que nous représentons ... ainsi que les Populations de la Galaxie dans son ensemble... et d'être à la hauteur pour prendre des mesures....Tous les mondes planétaires qui ont fédéré à notre symbole, à cette idéologie doivent aussi se faire entendre, cette communauté globale s’exprime d’une seule et même voix, unie. Il n’y a pas un vote, une parole d’un sénateur ou celle d’un autre qui a moins d’importance ou plus que celui de son confrère, tant que dans leur conviction, ils restent les garants de la souveraineté de leur planète, de l'indépendance de leur peuple. »
Un brouhaha monte de nouveau des nacelles... Je fais abstraction et poursuis.
- « Lorsqu’il m’a été demandé d’occuper ce siège, même par Intérim, il est vrai Mademoiselle Novaga... J’ai fait serment d’y veiller en évitant les divisions et les oppositions. Et tant que j’occuperai cette fonction, je m’y tiendrai... Suis-je ou non dans le vrai ? A cet égard, ma conviction est entière, et je suis persuadée que plus on examinera les motifs de ma croyance, plus elle fera de prosélytes. »
Les mécontents ont ravalé leurs protestations. Sans renoncer à exprimer leur sentiment. Quelques murmures moins persistants, plutôt des chuchotements, des revendications sous cape. Maintenant, nous y sommes. Je commence...
- « A l’instant, lorsque je note vos votes, Sénateurs, Sénatrices, chères Confrères...Certains proclament le « oui » pour que la Générale reprenne ses fonctions... Au même moment, j’ai relevé quelques arguments... Je n'en citerai que quelques uns...« une générale qui semble aussi compétente que le montre ses états de services »[... Et plus précisément, vos paroles Monsieur Kumitomo, vous dîtes : « En ces temps difficiles, nous ne saurions nous priver d’une telle personne. La présomption d’innocence doit jouer en sa faveur et nous n’avons aucune raison suffisante pour qu’elle en soit démise actuellement. Il va de soi par contre, que sa présence est requise sur Coruscant et que ses actions iront maintenant de pair avec le Sénat, dans un but de confiance si farouchement défendu par M. Breymens ».
- « Et oui ! La confiance défendue par le Général Breymens ! » Mon ton paraît chantant, presque théâtral pour quelques uns assis sous cette voûte républicaine....
- « Mais quand est-il de la confiance du peuple ? » ... Je ne m’arrête pas pour attendre une réponse, mais pour laisser le temps à ma question de faire route jusqu’au neurone cérébral de mes collègues.
- « Avez-vous pris en compte que des questions, des inquiétudes, des conclusions peuvent naître de l’esprit de vos administrés ? ... Oui ! Certes ! Le paysan de Dantooine, l’ouvrier de Metellos, le Mon Calamari au fond de son océan, Le Tusken du fin fond de son désert sur Tatooine et j’en passe... ne viendront pas sonner à la porte de votre ministère pour vous poser la question du genre « Alors quel a été le verdict ? Pourrions-nous avoir Confiance en cette sécurité que vous nous avez vantée ?»... Non, non ils ne viendront pas mais... Que direz-vous à ces administrés croisés au détour d’une rue, d’un couloir, de vos palais, de vos ministères, de vos appartements s’ils vous posent la question au sujet de ce personnage accusé qu’ils voient balader en pleine rue...Libre ? ... Et peut-être que... le père, le frère, l’époux est à l’heure actuelle emprisonné ou doit l’être, car il a du ôter lui aussi la vie à quelqu’un pour défendre sa propre vie, la vie d’un des siens, la vie d’un étranger dont il a pris la défense au coin d’une rue ou à la sortie d’une cantina. Quelle sera votre réponse ? »
Je fais abstraction de ce qui monte des nacelles, je devine et je ne veux pas me laisser distraire, je garde le cap. Les choses doivent être dites et si je ne les dis pas maintenant, je n’aurai plus l’occasion de le faire...Alors sans faiblir, j’énumère...
- « Il y a ceux qui ne prononcent pas.... Je peux comprendre ce n’est pas évident de se positionner... Ce soldat a quand même effectué son travail... Si la Générale s’était fait abattre comme ce Tericarax ou emprisonner comme ses compagnons... elle n’aurait pas pu revenir pour nous informer de ce piège qui se tramait dans l’ombre de la CSI envers la Nouvelle République, et quand je dis CSI, je pointe du doigt qu’une seule et unique personne... Je vous dirai qu’il est vrai, cela est difficile de trancher... Mais, on peut laisser la décision finale à la Chancelière par Intérim, ainsi, si on nous pose la question avec du recul, on pourrait peut-être trouver la réponse qui plaira à chacun...
Alors soyons logique ! ...Et restons logique... envers nous-mêmes... envers nos peuples... et ... envers la Générale Yvanol...
Je n’ai rien contre vous, ni contre le choix que vous avez dû prendre, mademoiselle Yvanol !! Vous ... vous êtes là devant nous, à vous demander si vous êtes en plein cauchemar ou si toute cette mascarade va enfin pouvoir prendre fin... Vous avez eu des ordres... On vous a affecté sur une mission... et vous y êtes allée faire ce pourquoi vous aviez été envoyée... Puis vous vous rendez compte que c’est un piège... Vous voilà marquée, tiraillée par le fait d’avoir été obligée d’abandonner vos coéquipiers... de ne pas avoir pu sauver celui à qui vous devez la vie sauve aujourd’hui.... A vos risques et périls vous faites le maximum afin de pouvoir venir nous apporter ce qui est une réalité de cette aide demandée à la République... Et comme récompense, pour tout ça.... Vous êtes là devant tous ces bureaucrates... ces gratte-papiers... ces politiciens que nous sommes, qui n’ont jamais mis le pied sur le terrain et qui osent juger vos actions... Votre sort est entre leur main.... Alors, vous faites Confiance à Votre Haut Général, lui il sait... lui il a les mots pour ... Il saurait parler en votre nom... Car Oui ! Générale Yvanol, je sais, votre blaster et votre laser s’expriment pour vous, tandis que les Politiciens, dignitaires, hauts fonctionnaires, ils manient les mots, c’est leur seule défense. »
Je sais que chacun se demande où je veux en venir... Je suis le fil de mes pensées et j’expose, encore et encore.
- « IL est vrai qu’un soldat est payé pour combattre, pour tuer... » Balayant de mes yeux chaque représentant Républicain en passant par les deux membres de l’armée, une voix plus grave et plus posée, je fais appel à leur conscience...
Le désir flagrant de ce Sharkaran de vouloir à tout prix vous mettre la main dessus, Générale, tout comme son empressement de vouloir déclencher une guerre entre nos deux factions, cache bien plus de ce qu’il avance... Cela ne fait aucun doute qu’il a bien plus à perdre et bien plus à cacher. Nous vous confirmons si cela n’a pas été bien compris qu’à nos yeux, que pour tous les Représentants planétaires ici présents, vous n’êtes pas coupables du crime qu’on vous accuse... Mais.... Il ne faut pas oublier qu’ouvertement Générale Yvanol, vous n’êtes pas seulement accusée d’un crime sur un représentant Confédéré, mais que vous avez fait usage de la Force pour y parvenir. Lorsqu’il vous a été demandé de venir nous donner votre version, votre supérieur a préféré que vous transmettiez votre rapport... Dans ce rapport, vous le dîtes, vous-mêmes... Je vous cite : - « Blaum ne souhaitait toujours pas parler, j’ai donc dû faire appel à la Force pour obtenir les informations »... Vous vous mettez dans une fâcheuse posture face à la population !... Il a été dit clairement dans cette vidéo que vous avez usé de ce pouvoir afin d’arriver à cet acte extrême. Vous soulignez que vous l’avez utilisé !... Certes, vous ne dîtes pas que cela l’a tué, mais vous précisez que vous en faites usage... Imaginez ce qui reste dans la tête de nos populations.... Elles pourraient se dire que leurs dirigeants ont été influencés par ce phénomène... Ils sont peut-être manipulés, eux -
Post n°22
Auteur : Jagabamdaaussi ! ... Alors que vont-ils en conclure ? Ils se voient de nouveau revivre au temps des Seigneurs Sith... Lorsqu’on n’y connait rien à ce pouvoir, ce mystère de la Force, on est crédule, et l’esprit fulmine d’hypothèse... »
D’une voix un peu plus grave, j’insiste
« Nos citoyens ont encore en mémoire une armée au service d’un dictateur comme Oméga pour asservir les peuples qu’ils étaient et contrer leur régime démocratique... Ils nous ont élus afin de leur apporter cette paix, cette sécurité tant proclamée... Le Peuple pense-t-il qu’un membre de l’armée Républicaine est vraiment innocent du crime qu’on l’accuse commis par un acte de Sensitif ? ... Pour cela il faudrait nous en assurer, et si c’est le cas, il faudrait les rassurer.... »
Un regard cette fois vers la nacelle de la délégation Kaminoenne, je m’adresse à son représentant
-« Vous avez Monsieur Kumitomo, pourtant, maintes fois, lorsque vous avez pris la parole dans cette assemblée, soulevé, exposé et proposé en votre point de vue, des questions pertinentes intéressantes et importantes... Et pourtant... Vous balayez les réponses non retournées à votre question... Peut-être que tous ces grondements, ces clameurs, ces hurlements émis de-ci de-là de la part de notre assemblée vous ont fait, sans doute, oublier qu’aucun retour vous a été fourni à votre interrogation ! Vous avez peut-être pensé qu’une réponse a été donnée ! Je ne sais pas... J’extrapole, vous voyez ! ... Et si nous avions là entre nos mains ce qui pourrait démontrer aux yeux de tous, son innocence ? Ne Devrions-nous pas en profiter pour nous en servir ? Voilà une faveur qui jouerait un rôle crucial, la présomption aurait été balayée aussi vite et la raison aurait été même plus que suffisante...
Le Général Breymens, lui-même l’a dit dans son intervention « si la générale Yvanol dit la vérité»[... Les yeux posés sur la jeune Générale de la Garde, je trace ...
Ce « si » de la part de votre supérieur, est de trop, mademoiselle, vous en conviendrez ... Je ne vous accuse pas ouvertement, aucun représentant planétaire Républicain a porté accusation sur vos dires... Nul ici, n’a mis en doute vos explications. Tous ont compris, sous cette coupole, tous ceux qui ont pris la parole l’ont bien dit... Cette vidéo ne pouvait être qu’un trucage.... Et pourtant ... il y en a eu qu’un... Un seul a soulevé cette supposition. Il n’a suffit qu’il l’ait été prononcé une seule fois, pour laisser échapper un doute, et celui qui le prononce n’est autre que ... le Général Breymens, en personne ... Votre supérieur... Un soldat qui sait ce qu’est l’urgence d’une décision lors d’une mission... Si de sa bouche, il nous dit ces mots.... Les citoyens de nos planètes, ces simples hommes et femmes ne le disent-ils pas ?
J’avais relevé un événement crucial lorsque vous avez diffusé votre rapport... Ne pouvons-nous pas nous appuyer là-dessus, aussi pour vous disculper aux yeux des populations ?
- « Puisque comme vous l’avez annoncé dans votre rapport..." Ne… sentant pas d’hostilité de la part de mes interlocuteurs, j’ai décidé d’envoyer le reste des effectifs à l’autre bout de la galaxie. Ils y ont été guidés par un officier séparatiste et ont reçu des ordres appropriés une fois sur le terrain. Ils sont maintenant sur le chemin du retour. Leur mission est un succès et nous attendons les rapports détaillés. "..... »
La lecture de l’extrait du rapport terminée, je la sollicite de nouveau de mes questionnements.
- « Ces effectifs sont-ils rentrés ? Peuvent-ils témoigner en votre faveur de la mission en incluant ces autres membres séparatistes ? De plus ce serait une preuve supplémentaire pour le reste du consulat... Tout comme il serait aussi de bonne foi de l’accepter... Cela leur permettrait de reconnaître qu’il y a quelque chose de pas très net au sein de leur groupe...Qu’ils n’en doivent pas accepter aveuglement les dires d’une seule et unique personne... »
- « Suite à toutes ces questions, Générale Yvanol, doit-on vous laisser, en notre âme et conscience, vaquer à vos occupations ou même vous laisser vous promener dans les rues de Coruscant ? Il n’y a-t-il pas de risque trop important ?... Puisque l’état d’alerte est au maximum concernant une éventuelle attaque de la CSI, allons-nous mettre dans les rues un état d’alerte de sécurité supplémentaire ?»
M’adressant au Général Breymens, l’envie de lui dire ** « Et oui Général si vous n’étiez pas obnubilé par qui se cache derrière sa fonction... Qui veut sauver sa peau dans cette histoire ? La Générale Yvanol aurait pu compter sur son supérieur pour parler à sa place et défendre ses actions, apporter les éléments. » ** Cela n’en vaut pas la peine, je ne commence que par ces mots
- « Générale Breymens, Vous avez fait mention de confiance lorsque vous avez débuté votre discours.... comme vous avez pu le constater pendant toute cette séance, la confiance des représentants Républicains face à son armée n’a jamais été à l’ordre du jour... Tout comme cette confiance n’avait pas l’air d’avoir été absente de cette cession... Vouloir recevoir la Confiance d’autrui, il faut savoir déjà donner la sienne... Vous êtes partisan du « Diviser pour mieux Régner »... Mes confrères politiciens et moi, nous sommes partisans du « L’union fait la Force »... »
Tournant le dos au Grand Général, je reporte mon attention face à mes collègues, cette séance leur est adressée, ce moment nous appartient. Dès la présentation du sujet de l’ordre du jour, certains représentants planétaires, Ambassadeurs, Sénateurs des mondes Républicains n’ont pas caché leur position. Tous ou presque se sont prononcé, il me faut conclure.
- « Chers Confrères, Consœurs, vous avez été appelée à vous prononcer sur 5 points qui vont de leur importance. D’après les résultats, il sera annoté dès à présent dans les registres ce qui suit :1 - Demander à la commission des armées de communiquer une stratégie en cas d'attaque, de cette déclaration de guerre de la part de la CSI
Le Oui est à l’unanimité, tout en restant discret, il va de soi... Général Breymens, nous vous laissons vous mettre en contact auprès de cette commission... Je pense qu’il n’est point besoin de vous préciser qu’il faudrait bien prendre note de ce qui a été voté ici dans son ensemble... Mais pas que les brides qui vous conviennent.2- Entamer « Une pression économique ? »
Il est aussi noté ici, que la décision est positive et comme l’a souligné Mademoiselle Novaga, étant en situation de crises, mettons l’Article.10 des commissions en vigueur à partir de ce jour.
"Cet article dit : Des groupes parlementaires peuvent se former afin de travailler au sein d'une même Commission."
Qu’il soit fait ainsi.3 - « Un envoi des membres de la commission diplomatique » accompagné de membres du Bureau Fédéral d'Investigation »
Une délégation de la commission diplomatique sera affectée aux membres du Bureau Fédérale d’Investigation afin de se rendre auprès des émissaires de la CSI.
N’oublions pas qu’à la déchéance de l’Empire la Confédération des Systèmes Indépendants a participé à la chute de ce régime à nos côtés. Aujourd’hui, il paraîtrait que ce Sharkaran qui a repris les rênes de cette Confédération ou du moins le désir, nous devons montrer aux membres de cette Confédération l’incrédibilité de cet individu, et démontrer les bienfondés des dires de la Générale. Lorsque, j’ai soulevé le dernier point de cette liste, je sais que lorsque j’ai exposé mon avis, ma position cela a été risqué et n’a pas plu à grand monde. Mais j’y reviendrai tantôt.
Pour l’heure, je vais terminer par ce point et plus précisément le3b qui stipulait d’Associer l'ordre Jedi à l'envoi des diplomates ?
- Mes Chers Confrères, j’ai noté quelques réactions de certains d’entre vous, ceux qui sont contre, ceux qui sont pour mais qui disent je cite « même si nous ne pouvons en rien les obliger. » ... Non certes, nous ne pouvions les obliger pour commencer. ... Et surtout, faisant suite à cette information que je vous transmets aussitôt sur vos écrans » En un clic, l’envoi est transmis... Ce message surprend, nous surprend tous... Des « Ho ! » de stupéfactions se font entendre.
« - Si cela est avéré exact, cette association risque d’être plus compliquée, il est certain... dans l’immédiat, nous ne savons pas si les Jedi étaient directement visés. Sans oublier qu’on ne sait pas non plus s'ils font partie des victimes à l'heure qu'il est. Ce n’est pas parce qu’il est dit, qu’il est supposé, qu’il faut évaluer comme un fait accompli... Néanmoins, ce que les Jedi représentent dans la Galaxie n’est plus à détailler, nul n’ignore leur rôle et comme il s’avère qu’une grande partie de l’assemblée a voté pour associer ces médiateurs aux diplomates ainsi qu’aux membres de la BFI... Il serait bon de prendre en compte, essayons de prendre contact et voir avec eux si possibilité de leur part... Comme l’ont signalé plusieurs d’entre nous, il y a urgence... cela doit se faire dans les plus brefs délais. »
Avant de poursuivre, je lance un regard à mes assistants comme pour me donner courage.4 - Échange : - proposer l’envoi d’Oméga à la place de Lyzs Yvanol. Ou, alors "livrer " la Général Yvanol à la demande de la CSI ?
- « OUI à la proposition d'utiliser Omega, et nous rajoutons les propos du sénateur Blokus, si la Confédération des Systèmes Indépendants accepte cet accord, nous devrions en fixer les règles... Je suis sûre que vous êtes tous d’accord avec cette décision.
J’ai pu relever dans certaine réaction, la crainte de cette transaction... Compte tenu que nous avons dans les rangs de notre armée, anciens soldats ayant combattu sous le règne de l’ancien Empereur et que nous avons aussi quelques membres de ce corps d’armée qui sont qualifiés de sensitif dans les rangs de notre armée Républicaine, afin de dissiper craintes, inquiétudes et j’en passe..... Aucun corps D’armée de la Nouvelle République ne sera affecté à cette mission, c’est aussi une autre exigence à prendre en compte... Cette tâche sera effectuée par le groupe CRS de Dantooine qui sera mandaté pour la prise en charge du prisonnier et sera à même d’effectuer la transaction.... Le Général Breymens y veillera j’en suis certaine.
- « Et enfin le cinquième et dernier point« 5 - La Générale Lyzs Yvanol doit-elle reprendre ses fonctions ou rester encore aux arrêts actuellement ? »
Laissant planer au cœur de l’hémicycle cette atmosphère électrifiée... Je m’avance
- « Avec tout ce que je viens de vous annoncer, mon vote peut se porter sur un NON, tant que l’une de ces deux conditions ne seraient pas tenue... Nous serions alors vers une égalité qui ne permettrait pas de trancher... Puisqu’ici, nous sommes et restons les voix du peuple, et que nous risquons de pas pouvoir conclure... J’oserai dire « Laissons le peuple en décider »....
Je pense, Générale Yvanol que vous avez hâte aussi de connaître le résultat à cette question qui vous concerne tout particulièrement.... Pour reprendre vos fonctions... Il faudra vous disculper aux yeux de la population de notre Galaxie et même au-delà... Nous avons bien pris notes de votre rapport officiel et purement militaire mais à aucun moment, je vous ai entendu nier les accusations de la CSI. Pour ce faire, deux solutions s’offrent à vous... à nous.
- La première a lien à la question du Sénateur de Kamino... Si la réponse est positive, récupérons les enregistrements et passons la retransmission via Holonet.
La deuxième : à défaut d'une preuve vidéo, il vous est demandé de faire une déclaration solennelle devant la République toute entière affirmant votre innocence des crimes dont on vous accuse....
La Confédération des Systèmes Indépendants a déclenché une guerre d’image en diffusant l’Holo de la mort du dignitaire Tarun Blaum. Il faut bien contre-attaquer et rien de telle qu’une déclaration publique pour rassurer le peuple....
... Ainsi les citoyens Républicains pourront reprendre foi en ceux à qui ils ont confié leur destin, leur vie... Ce sera l’une ou l’autre condition pour pouvoir reprendre vos fonctions... Le verdict du point 5 n’est donc pas fixé...
Quant aux autres 4 points que tout soit mis en place dès à présent... Nous rajoutons sur le procès verbal de cette séance qu'une organisation se mettra en relation auprès des mondes neutres et aura pour objectif de conclure des pactes de non agression, comme nous l’a signalé le sénateur de Mustafar, tout comme demander soutien si nécessaire... »
- « Mesdames et Messieurs, Générale Yvanol, je vous remercie de votre attention»
Je fais volte-face je me tiens droite dans mes sandales. Le front haut, les yeux posés sur ce grand dignitaire haussé de ses médailles, je termine
- « Que vous n’ayez pas confiance en moi Général, cela m’importe peu... Le plus important à mes yeux c’est que les Citoyens Républicains, le Peuple Galactique ait confiance en leur dirigeant... Ils m’accordent leur confiance afin que je puisse prendre les bonnes décisions en leur nom, c’est en cette confiance et seulement en elle que je ne dois pas faillir... »
Dans la vie on marche tous sur un fil...On commence par le début de ce fil et continue jusqu’à atteindre son extrémité... Tant que c’est toujours droit devant et qu’on n’en dévie pas... Cela restera ma logique quoique l’on dise.
- « Les sénateurs, Haut Général, auront le courage d’expliquer aux peuples qu’ils représentent leurs actes... L’image de la République est préservée. Les Représentants Républicains qui sont ici face à vous ont veillé à ce que l’image de Son armée soit aussi préservée... Avez-vous fait de même ?... Apparemment, vous aviez d’autre combat à mener... »
L’étincelle de la colère ne s’est pas éteinte, il suffirait d’un rien qu’un souffle de plus pour rallumer cette braise, ce feu de Violence verbale pourrait enflammer la Coupole. Je perçois, l’irascibilité, l’exaspération, l’inquiétude misent en veille. Cette ébullition qui les anime n'en finira pas de provoquer des remous.
A présent, c’est à la Générale Yvanol de jouer, sa liberté sera retrouvée dès lors qu’elle aura répondu à l’une des deux conditions énumérées... -
Post n°23
Auteur : LyzsLyzs laisse ses yeux bleus et las se frotter au gris terne de l'incroyable rotonde. Assise dans l'unique siège de sa coupole et encadrée par ses deux gardes masqués, elle sourire discrètement : le décor politique est lassant. Appuyée contre son dossier, les jambes croisées, une main posée sur l'autre, elle écoute sans écouter les discours qui se chevauchent. Il lui est simplement impossible de faire autrement car, comme un orchestre manquant d'une adroite direction, l'assemblée produit une irritante et inintelligible cacophonie que rien ne semble pouvoir arrêter. Les questions et les exigences de chacun fusent en tous sens sans jamais vraiment obtenir de réponses et certains aliens se lancent dans de ridicules crises gestuelles. Bien que parfois un sénateur plus imposant qu'un autre réussisse à s'exprimer, personne ne trouve la patience de laisser aux autres l'occasion d'en placer une.
Le sénat, en cet instant, est une véritable tempête de plusieurs milliers d'âmes agitées par l'incertitude et l'insécurité. Elle se déchaîne et ravage toutes notions de bon sens chez ces élites parfois au bord de la crise de nerfs. Puis, comme si l'orage passait enfin, elle s'apaise d'un coup d'un seul. Au cœur du silence naissant, la voix de Dorf s'élève pour affirmer sa position de chancelière suprême. En bonne politicienne, elle décide de faire semblant de ne pas ignorer les innombrables demandes comme une Déesse qui n'aurait que faire des prières de ses fidèles. Presque comme si elle avait pu entendre chaque requête une a une, la telosienne affirme que "l'on" prendra chaque remarques en compte et que des décisions seront prises. Peut-être s'adresse-t-elle particulièrement à ceux qui ont su s'exprimer plus clairement que le reste de cette extraordinaire assemblée ? Mais, qu'en est-il de ceux qui ont crié dans le vent ?
Ah… Bon sang ! Quelle mascarade ! A peine cette femme recommence-t-elle à parler que Lyzs a déjà envie de se boucher les oreilles. Nocturna, pourquoi n'êtes vous plus là ? Pourquoi laissez-vous une telle personne occuper votre place ? Une personne capable de provoquer ce sentiment de haine viscérale chez les plus hauts gradés que vous avez vous-même recommandés !
Lyzs, réalisant à quel point le simple son de la voix de Jagabamda lui est insupportable, tente tant bien que mal de se calmer. Il lui faut garder la tête froide pour préserver une image droite de l'armée républicaine et de ses dirigeants ! Alors, elle affiche un visage impassible. Elle se concentre sur son expression pour résister à son envie de détourner de regard, de froncer les sourcils et d’aplatir ses mains contre sa tête pour éviter ce son qui, pour elle, se rapproche de plus en plus de cette désagréable note que produit une fourchette en raclant trop fort contre une assiette en verre.
Etant presque à devoir en invoquer la Force pour garder la face, elle tapote machinalement et frénétiquement sa manche du bout des doigts pour évacuer son agacement...
Peut-être attiré par l’obsédant geste de sa générale, ou bien par les plis impeccables de son uniforme, ou bien par la finesse de ses doigts et par sa chevelure qu'il finit de en plus en plus par trouver envoûtante, l'un de ses deux gardes à du mal à quitter la jeune femme du regard. Le mouvement de celle-ci s'arrête en même temps que ses yeux se lèvent pour observer la visière opaque braquée sur elle. Le soldat au malaise masqué ne s'attendait pas à se que Lyzs ait des yeux dans son dos.
— Un problème ? Demande-t-elle, aimablement.
— Non, générale. A-aucun. Répond-t-il, en fuyant du regard.
— Parlez.
L'homme hésite un instant. Il lui faut trouver quelque chose de pertinent à dire.
— C'est que… Vous avez l'air de perdre patience, mais je vous comprend.
— Mais encore ?
— Vous savez…
D'un discret geste du casque, il désigne la chancelière. Le hasard aura fait qu'il s'agit du moment où elle emploie le mot "foutaise". La supérieure lui répond alors par un rire muet, presque nerveux.
— Peut-être. Révèle Lyzs, prise sur le fait.
Sans s'expliquer, elle place à nouveau son regard sur la grande scène pour observer la chancelière s'étaler inutilement. Dorf se donne des airs et grince de longues phrases sur tout ce qui pourrait nuire à la générale, comme si cela allait donner du crédit à ses actions trop peu réfléchies. Voilà qui met encore les nerfs de Lyzs à l'épreuve. Mais, savoir qu'elle n'est pas la seule sur cette coupole à vouloir souligner le comportement de la chancelière est très réconfortant. Agréable, même. Son rire a d'ailleurs laissé derrière lui un sourire sardonique qui trahit ses railleries intérieures. Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre... Pense-t-elle en hochant doucement la tête. Heureusement, la grande distance séparant les plateformes la protège des oreilles et des regards indiscrets.
Ah ! Lyzs se réjouit de voir que la chancelière a finit de lui massacrer les tympans pour enfin avoir droit aux opinions des sénateurs qui, pour une fois, ne se marchent pas trop les uns sur les autres. Quelques uns préfèrent s'exprimer à voix haute quand d'autres choisissent de timidement voter dans leur coin. La volonté générale de troquer l'Oméga contre la clôture de cette affaire étonne, mais les séparatistes l'apprécient aussi peu que les républicains. Et, si perdre la main sur un tel danger signifie risquer de le voir échapper à la CSI, pour Lyzs c'est plutôt l'occasion de pouvoir interroger et "étudier" le Sith'ari qui s'envole. L'ancien empereur n'est donc, là-dedans, qu'une simple marchandise… Mais quelle marchandise ! Devoir en arriver là est une véritable catastrophe...
Puis, c'est sans grande surprise que Lyzs observe le manque d'unicité quant à la question de sa remise en fonction. Et voilà que Jagadamba reprend la parole ! Par la Force, non ! Lyzs plisse les yeux le temps d'une seconde. Pour elle, c'est officiel : Dorf est nocive. Ses propos sont, plus que jamais, insultants et réducteurs...
Cette "chancelière" n'en finit jamais. Son raisonnement, qui conserve une certaine part de logique, est tout de même incroyablement révulsant. Son ton, ses mots, ses expressions, sa maladresse... Tout est là pour piquer les hauts gradés dans leur ego. Breymens et Yvanol, presque simultanément, s'échangent un regard complice entendu malgré la distance. Une nouvelle fois, Lyzs se pose cette question : cette personne est-elle réellement à la tête de la république ? Elle parle aux deux généraux comme s'ils étaient de simples serviteurs, des animaux. Alors montrer si peu de respect à ceux qui font rempart de leurs vies pour protéger les intérêts républicains et son peuple est donc une chose normale, selon elle ? Personne ne se révoltera contre son acerbe comportement ? Personne ?!
Agacée mais pas déstabilisée, Lyzs se lève et s'avance au centre de sa plateforme. Droite, comme une militaire se doit de l'être, elle garde ses mains immobiles dans son dos. Cette fois, nul besoin de se rassurer : elle contient très bien son énervement et son stress. La situation n'évoluera pas positivement si les généraux venaient à s'emporter. Et la Force sait pourtant que nombres de ces paroles auraient méritées que l'on se révolte contre elles. Cependant, le visage de Lyzs refuse d'afficher son sentiment de dégoût. Elle se contente d'observer Dorf et Breymens tour à tour, en se demandant si quelqu'un osera un jour lui collé la tarte qu'elle mérite.
Son homologue se montre d'ailleurs aussi peu expressif qu'elle, c'est à croire que sa véhémence passée n'était qu'un simple jeu. Ce n'est pas comme un certain général de l'armement qui aurait déjà sûrement perdu le contrôle… Et même si, cela va de soi, personne dans l'armée ne lui en aurait voulu, il en aurait prit pour son grade. Bref, Dorf ne comprend rien aux relations entre les politiciens et l'armée, c'est maintenant convenu entre les hauts gradés. Alors, sagement, passivement, Lyzs se contente de retenir tous les éléments qui l'ont faite tiquer dans l'espoir de pouvoir en faire quelque chose par la suite.
Au long de son irritant discours, la chancelière s'oppose à la reprise de fonction de la générale de la garde. Elle va même jusqu'à dire que laisser Lyzs en liberté serait risqué ! Cette pauvre folle ne se rend pas compte que tout ceci n'est que la conséquence de ses propres actes. Ou le comprend-t-elle ? Ce serait pire encore ! Elle serait l'ennemie de la république ! Il faudra la lui mettre dans le nez, celle-là. Et sans faute ! Et maintenant, la voilà qui tente de faire la leçon à Breymens en lui tenant des propos obscurs qui ne veulent pas vraiment dire grand chose. C'est sûrement le geste qui compte... Un geste qui mérite rétribution ! Mais, le haut général est assez grand pour s'occuper de ceci. Il saura gérer tout ce qui le concerne, Lyzs en est certaine.
De retour sur le cas de notre militaire, on lui présente deux options : apporter des preuves vidéo ou tenir un discours pour jurer son innocence. C'est n'importe quoi. Sans oublier que Dorf conclut sur des mots plus hautains et suffisants que jamais ! Si elle n'était pas chancelière, ce serait le moment idéal. Le moment où elle aurait eu droit à sa grande claque pour lui rappeler qu'elle est mortelle, elle aussi. Pourquoi attendre, après tout ? Mais, la jeune générale préfère décrisper son poing qui s'est serré de lui-même. Il faut être plus mature que cette snob assise sur son trône plaqué or.
La coupole de Lyzs se remet en position au centre de l'immense salle. Avant de prendre la parole, elle regarde les sénateurs qui s'étaient tus pour laisser la dirigeante de fortune s'exprimer. Elle inspire et fait le vide, il lui faut être calme. Ils attendent des réponses, il leur faut quelque chose... La garde ne réagit pourtant pas tout de suite. Elle prend quelques secondes pour se demander si la confusion a totalement désorienté les politiciens car après tout, on lui demande de répondre à une question à laquelle tout le monde devrait déjà avoir la réponse ! Cependant, elle ne les prendra pas de haut. Elle ne s'appelle pas Dorf ! Alors, sans cérémonie, la jeune femme passe aux réponses :
— Si nous avions des enregistrements vidéo, nous les aurions exploité depuis longtemps. Il en va de même pour les enregistrements audio.
Résiste, résiste… Pense la jeune femme. Il faut ignorer le comportement de Jagabamda, ne pas rebondir dessus pour mieux aller droit au but… Mais, en même temps, tout le monde est si calme, si prêt à écouter ce qu'elle à a dire...
— Pour répondre à cette question posée plus tôt : l'entièreté de l'effectif envoyé sur Félucia est de retour ici, sur Coruscant. Les rapports seront accessibles aux personnes accréditées. Dans les grandes lignes : un Sith a été abattu et un officier cyborg séparatiste a été sauvé.
Bien, bien. Elle arrive à garder un ton professionnel sans failles. Il lui faut continuer sur cette lancée. Il faut… Non ! Tant pis ! Lyzs, qui est ici en tant qu'accusée devant ces juges improvisés, n'a personne sur qui compter pour la défendre. Refusant de se laisser marcher dessus, elle inspire un grand coup avant de plonger. Sans un mot plus haut que l'autre, elle reprend :
— Par contre, Chancelière suprême, avec tout mon respect, je me dois d'apporter quelques précisions. Je me permets de revenir sur vos mots pour les corriger : les militaires ne sont pas de simples machines à tuer, madame. Nous vouons nos vies à...
Sentant Lyzs aller vers les sujets sensibles, Breymens se lève de son siège d'un seul coup. La position d'Yvanol est trop délicate pour tenir ce genre de discours à une telle autorité. Il faut l'arrêter !
— Yvanol ! Vous ne...
Interrompue, Lyzs adresse un regard au haut général et tend sa main droite pour lui signaler qu'elle a les choses en main. Surpris par la confiance de la petite militaire, Breymens s'arrête net. Puis, sans même hésiter, Yvanol reprend en se tournant à nouveau vers Dorf :
— Nous vouons nos vies à défendre la république et ses citoyens. Si quelque chose va mal pour ceux qui restent au chaud, ce sont nos hommes qui vont en première ligne. Et, j'estime que vous n'avez pas le droit de les réduire à de simples porte-flingues ou porte-sabres. Quant à moi, qui suis générale au même niveau d'autorité que le haut général Breymens, vous me dites que je m'exprime avec mon sabre et mon "blaster" ? Vous croyez sincèrement que j'ai dirigé la construction de la Garde Républicaine en "m'exprimant" ainsi ? Vous pensez vraiment qu'on peut être générale en ne connaissant que la violence ? Suis-je en train de m'exprimer avec mon sabre, en ce moment-même ? Demande Lyzs en résistant à l'envie d'afficher son indignation.
L'accusée secoue la tête, comme si elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle répétait elle-même. Ah, peut-être que s'exprimer ainsi n'est pas bon pour l'image des militaires, cela vaut aussi pour Breymens, mais qui a besoin de militaires passifs et endormis ? Et puis, cette pauvre femme mérite vraiment qu'on la bouscule un peu… C'est donc sans y mettre un semblant de l'énergie qu'y avait mis Breymens que Lyzs continue sur sa lancée :
— Vous comptez donc procéder ainsi pendant longtemps ? Envoyer au front des soldats dévoués à la république et les traiter comme des moins que rien dès que tout ne va pas dans votre sens ? Les prendre de haut ? Vous pensez que votre position vous donne le droit de traiter ainsi ceux qui vous servent loyalement ? Ou alors, est-ce parce que je suis accusée aujourd'hui que toute l'armée en pâtit ? Vous allez peut-être me dire que j'ai déclenché des tensions ? Que, par ma faute, une guerre pointe le bout de son nez ? Que je vous met en danger ? Vous savez que ce sont des manigances. Il se trouve juste que ma venue sur Utapau était l'occasion idéale pour ce tour de passe-passe que nous fait la CSI. Elle veut nous mettre à mal et tout porte à croire que ce Kilik, Sharkaran, fait partie de ceux qui tirent les ficelles.
Elle soupire et ses épaules se relâchent un peu. Sa lassitude prend le dessus sur son agacement. Rien ne l'empêche de montrer que cette histoire ne rime à rien… Alors, son regard blasé parcourt l'assemblée. De bas en haut, de gauche à droite...
— Et maintenant me voilà et on m'accuse de meurtre. Peut-être vous dites-vous que ce n'est rien, pour une militaire ?
Elle s'arrête de bouger et avance sa main droite devant elle pour mieux en regarder le creux. Pendant que son poing serré et immobile attend dans son dos, elle humidifie amèrement ses lèvres pincées. Ses souvenirs et ses conflits intérieurs lui font du mal, mais ce n'est pas le moment d'y penser.
— Oui, j'ai déjà du tuer, mais... pas Tarun Blaum. Avoue-t-elle avant d'inspirer un grand coup. C'était pour le bien de la république et aussi pour ma survie. Je ne vous ferai pas l'affront d'imaginer que vous ne savez pas ce qu'est la vie militaire, mais comprenez qu'il y a une limite entre défendre une cause juste et s'en prendre à un innocent. Et c'est une limite que je ne saurais franchir.
Lyzs ravale son air grave et ramène sa main dans son dos. Regagnant sa posture droite et fière, elle fait quelques pas sur le maigre espace que lui accorde sa coupole. Elle observe à nouveau la salle grise peuplée d'espèces arborant de nombreuses couleurs ternies par l'éclairage trop sobre. Elle tente de deviner les visages et les expressions de tous ces sénateurs qui respectent enfin un silence digne de ce nom. D'un geste de la tête, elle écarte une se ses mèches qui se rebellait contre sa joue. Le dos de son long manteau blanc, lui, finit de se balancer face à la chancelière...
— J'ai du me servir de mon pouvoir pour apaiser ce pau'an, pour tirer quelque chose de ses pensées désordonnées. Le pauvre homme n'était pas capable d'aligner deux mots après avoir assisté à la mort de son fils. Mais, contrairement à l'hypothèse de notre chancelière, jamais je serais allée jusqu'à le tuer pour obtenir ces informations. Ça aurait été inutile, en plus d'être horrible. Par ailleurs, les séparatistes, eux, mettent en avant des blessures par sabre.
Elle revient à la "juge suprême" pour poursuivre de tout son flegme :
— Je ne doute pas de vos intentions, mais vous vous égarez.
Elle marque une pause. Mais, avant que qui que ce soit n'ait le temps de prendre la parole, elle accroche les wagons :
— Vous vous égarez beaucoup, même. Soupire-t-elle. Vous dites que me remettre en service, que me laisser en liberté, sèmerait la crainte chez nos citoyens. Alors que tout ceci n'est que le fruit de votre maladresse.
Hochant la tête d'un air sévère, elle regarde la foule. Elle a osé dire que la chancelière était maladroite ? Aussi sereinement ? Au loin, on entend quelques protestations. Lyzs les ignore.
— Au lieu de prendre des mesures réfléchies, vous avez décidé de nuire à la crédibilité de l'armée en me mettant aux arrêts pour, ni plus ni moins, trahison. Pas étonnant que le peuple ait du mal à me faire confiance après que le gouvernement lui-même ait écrasé ma crédibilité. Après que vous ayez fait avoeu de ma soit disant culpabilité aux yeux de la galaxie entière.
Son regard, qui se veut accusateur dans la mesure du raisonnable, se pose à nouveau sur Dorf.
— Et, aujourd'hui, vous pensez simple démenti réglera l'affaire ? Non, chancelière. Vous serez celle qui rétablirez ma crédibilité. Vous vous excuserez auprès du peuple, de l'armée et (si le coeur vous en dit) de moi-même.
— Yvanol, il vaudrait vraiment mieux que vous me laissiez gérer ce sujet-là. Conseille Stephen.
— Non, général Breymens, pas cette fois. Notre chancelière suprême a amorcé la destruction de la crédibilité de notre armée. Soit disant pour nous protéger la république et moi. Et, maintenant que le mal est fait, on me convoque devant le sénat pour mener mon procès ? Je vous prie de m'excuser, sénateurs, sénatrices, mais je ne pense pas que nous soyons ici dans la maison de la justice. Je ne vois pas d'avocat. Je ne vois qu'une chancelière qui est à la fois juge et procureur ainsi que de nombreux membres d'un grand jury. Je m'excuse aussi d'insister aussi longuement sur ce sujet dont je suis actuellement au coeur, mais ils vous concerne tous. Vous vous inquiétez pour la sécurité de vos mondes et c'est l'armée qui se chargera de la maintenir. Cette même armée que la chancelière s'acharne à rabaisser.
Au loin, quelques voix s'élèvent et parviennent aux oreilles de tous alors que les micros ne sont pas activés :
— C'est bien vrai !
— La chancelière perd la tête !
Très vite, on entend une vague de murmures tourbillonner dans l'assemblée. Parfois, on s'exclame et on s'indigne contre les discours douteux de Dorf. Quelques uns s'indignent du comportement de la générale : comment ose-t-elle s'adresser ainsi au pouvoir ?! Ils grognent et appellent au calme. Amusée, rassurée, la générale affiche bref sourire avant de délier ses doigts. Des deux mains, elle demande elle aussi à retrouver le silence.
— Maintenant, vous voulez livrer l'Omega (un prisonnier incroyablement important et dangereux) à la CSI ? Soit, l'armée n'a pas son mot à dire sur le sujet. Cependant, chancelière, une fois encore vous nous montrez que la confiance est un sujet abstrait pour vous : vous refusez de confier cet échange à l'armée de la république. Vous prévoyez de laisser les CRS de dantooine, une équipe complètement détachée du protocole de détention de l'Omega, s'occuper du transfert ? Le haut général Breymens ne laissera jamais passer ça. Et je me dois de souligner que vous voulez confier la tâche de gérer des équipes propres à Dantooine au haut général quand vous insistez pour que l'armée ne s'en occupe pas. Je ne comprend pas votre logique.
Elle se tourne vers Stephen et le voit en train d'exagérer un hochement de tête. Il veut que tout le monde puisse le deviner et puisse voir qu'il soutient les mots d'Yvanol.
— Une fois encore, vous insinuez que l'armée n'est pas capable de gérer ces affaires. Une fois encore, vous marchez sur la confiance qui est censée nous unir. Vos demandes sont incohérentes. Vous ne semblez pas non plus connaître notre système militaire. Vous tentez de vous justifier en vous débattant maladroitement. Vous jouez sur les mots, vous jouez sur de malheureux "si" ! Ce n'est pas ce que nous attendons de la personne qui doit nous diriger !
Emportée par ses mots, elle se tourne vers les sénateurs qui s'animent plus encore. Les paumes tendues vers eux, elle les laisse s'exclamer un moment.
— Exactement ! Entend-t-on depuis les hauts étages.
— Scandale ! Blasphème ! Faites taire cette militaire ! Crie un aristocrate.
— La petite humaine a raison ! Lance une grosse voix depuis le bas de la rotonde.
Au milieu du tapis sonore provoqué par les plus convaincus et les plus scandalisés, Lyzs fait face à Jagabamda et la pointe du doigt. Cette fois, c'est Yvanol qui se place au-dessus d'elle.
— Alors, si vous tenez à la république, vous ferez ce que j'ai dit. Et peut-être qu'au lieu de confier la tâche à d'autres, vous vous déplacerez vous-même pour régler ce problème. Aussi, ce sera vous qui parlerez à nos citoyens et tenterez de regagner leur confiance pour l'armée. Vous vous excuserez de la manière déplorable avec laquelle vous avez géré cette affaire et, s'il vous reste un peu d'honneur, vous démissionnerez.
Les sénateurs s'agitent. Certains huent, crient au scandale tandis que Lyzs, toujours droite et professionellen, ne bronche pas. On entend des clameurs et autres protestations. Mais, l'on y entend aussi de timides applaudissements, de brèves acclamations et des bravos. On n'ose pas tout de suite se dresser contre le pouvoir en place. Mais, quand du haut de sa couple, Breymens lui-même amorce un applaudissement, tous ceux qui hésitaient se lancent enfin. On se lève, on applaudit, on acclame pour tenter de couvrir les protestations et les plaintes. Cette fois, c'en est trop. Dorf a trop parlé, trop craché, trop gaffé. Parfois, c'est au sein d'une même plateforme que les conflits éclatent. On en vient aux mais pour s'empêcher d'applaudir ou de huer. Ce qui n'a pour effet de ne laisser qu'entendre ceux qui ont compris qu'il était l'heure du changement. Les opposants à Jagabamda sont nombreux aujourd'hui, surtout après ses mots incroyablement mal choisis. L'heure de la fin de son règne antidémocratique a très probablement sonnée.
Au milieu des applaudissements, Lyzs apprécie le spectacle. Elle regarde Breymens inciter la foule à poursuivre les acclamations avec véhémence. Lors d'un instant, il sourit même à sa consœur qui lui rend la pareille. Peut-être que sa prise de fonction n'est pas pour tout de suite mais, avec ça, le soutien de Breymens lui est complètement acquis. Et, si le coup permet de se débarrasser de Jagabamda, c'est une grande épine que l'on retire du pied de la république... -
Post n°24
Auteur : JagabamdaUn semblant de silence se fit entendre dès que Lyzs Yvanol se met en place. Elle allait pouvoir enfin s'exprimer. Tous étaient dans l'attente.
"— Si nous avions des enregistrements vidéo, nous les aurions exploités depuis longtemps. Il en va de même pour les enregistrements audio"
"- Ha ! Quand même, on a droit à une réponse !
"- Tss ! On se tait !" Lancé aussitôt à mes deux partenaires.
Une façon de leur intimer de se taire. La Chancelière par intérim souhaitait entendre la Jeune Générale. Comment poursuivre l'écoute à la prise des explications ou des avis de celui ou celle qui avaient la Parole si chacun allait de ses petits commentaires de son côté, en même temps ? Déjà que l'hémicycle ne permettait pas de tout entendre. Il est vrai qu’un microphone se mettait en marche dès que la nacelle était en mouvement, mais... même... malgré ça... Il fallait tendre l'oreille pour pouvoir assimiler ce qui était dit de la part des intervenants. Pendant que d'autres, "politesse oblige", si l'on peut dire, préférait gesticuler aboyer sans prendre en considération les dires des uns et des autres. Ce n'était plus une assemblée de représentants planétaires, on dirait des bestioles des basses-cours criaillant, cacardant ... On ne s'entendait plus. ** « - Au lieu de rajouter des bavardages incessants. Il serait de bon goût ... Me dis-je...Que les membres de cette assemblée pensent, peut-être à l’avenir, puisque, aujourd’hui, le mal est fait...à garder une certaine civilité, courtoisies, à conserver une écoute attentive envers ceux qui s'exprimaient en ce lieu. » Si beaucoup n'en avaient à faire, au moins, il est du devoir de mes proches collaborateurs de donner l'exemple.
Le Général Breymens paraît inquiet. Moi, je reste passive sans réaction. Je sais qu'on peut tenter de chercher une réaction sur mon visage, mais peine perdue. Celui-ci ne révèle jamais rien. Cette figure fermée à toute expression ne trahira jamais ma pensée. Et ce que j'ai à dire, seule ma bouche pourra le formuler. C’est pour cela, qu’en cet instant, mon expression ne change pas. Je réalise, en espace d'une seconde ... Regards et gestes furtifs entre ces deux militaires m'éclairent, comme un « flash » soudain... Ce n'est pas lui qui mène la danse !
" — Par contre, Chancelière suprême, avec tout mon respect, je me dois d'apporter quelques précisions. Je me permets de revenir sur vos mots pour les corriger : les militaires ne sont pas de simples machines à tuer, madame. Nous vouons nos vies à..."
"- Je pense, Jaga, que vos mots n'ont pas été compris, de nouveau ! Ou alors, c'est un leurre, pour donner le change !" Fait Arelya
« - Je pense même que je n’avais pas continué ma phrase ! » Chose étonnante qui ne m’était pas arrivée depuis longtemps, j’ai envie de rire.
"- Voulez-vous que je le note pour que vous puissiez relever cette mauvaise interprétation de sa part ? " Renchérit-elle
"- Non ! Nul besoin de s'égosiller une fois de plus. Le ... "Vous dîtes que j'ai dit, alors que j'ai dit..." Cela n'aura rien de constructif et... C'est... très peu pour moi. On ne comprend bien la parole que si l'on comprend bien celui qui la prononce... Et je t'avouerai, que je préfère rester muette avec les mauvaises personnes, car seuls mes gestes leur suffisent amplement..."
Pendant cet échange avec mes acolytes, mes yeux ne quittent pas le petit groupe des militaires. Sur le mouvement de la jeune Générale, Breymens qui paraissait vouloir intervenir, ravale aussitôt ses mots... Cela permet de confirmer ma pensée, plus de doutes. Mon imagination ne m'a pas joué de tour. La jeune Garde poursuit son élocution sans se démonter, je fais autant en la fixant.
« - Ce discours démontre la mauvaise foi. Récupérer au milieu de cette agitation que les brindilles de mots qui alimenteront la poudre prête à embraser une fois de plus cette assemblée.»
" - Suis-je en train de m'exprimer avec mon sabre, en ce moment-même ?"
" - On ne vous aurait pas forcé la main pour intervenir, vous n'aurez même pas ouvert la bouche. Aimerai-je vous dire."
A chaque parole, une réplique fuse de la part de mes deux partenaires. Je peux y mettre fin, un son, un mot de ma part. Ce genre de comportement, en d’autres circonstances j’aurai mis un terme, mais là je n’avais pas envie, vraiment pas envie. Je reste imperturbable.
Le silence n'est jamais neutre. Se taire, ce n'est pas admettre, ni approuver...
Parlant de silence, ce répit à l'apparition de la "Générale de la Garde" au milieu de cette "scène" de la Rotonde est de courte durée. Ses premières phrases suffisent pour que le brouhaha reprenne de nouveau persistant. Chacun de par leur conviction, leur jugement, se retrouve dans leur propre certitude, gardant une position de révolté. Grand nombre de politiciens prouvent sous cette coupole qu'ils ne sont pas dupes. Comme sous un roulement de tambours, le grondement repart à l'unisson. Les clameurs d'une partie de cette assemblée n'ont pas de prise sur les représentants du corps de cette armée Républicaine.
"- Ne faut-il pas intervenir de nouveau, pour mettre fin à cette agitation ? Chuchote l’une
"- Chacun sa tambouille ! Si je puis dire... Lorsqu'on commande une armée, on a du coffre ! Alors, ils n'ont qu'à s'en servir ! " Rétorque l’autre
Sans me laisser déconcentrer, je maintiens mon attention sur la jeune brune qui continue son monologue... L'attaque est la meilleure défense, à ce que je vois... Pour certains militaires, si c'est ainsi qu'ils règlent les conflits, je comprends pourquoi la diplomatie n’est pas leur cheval de bataille.
Depuis quelques heures déjà certains responsables politiques, toutes tendances confondues, tout comme moi s’agacent de l’intervention jugée intempestive, voire contraire au devoir, de ces généraux habituellement silencieux.
« - C’est vous qui vous décréditez ? Ou cette générale auditionnée par les représentants de la nation de la Nouvelle République Fédérale, qui finalement se discrédite et manque à tous ses devoirs, par son ton condescendant et méprisant ? Il ne suffit pas de dire « avec tout mon respect ». Faut-il encore le marquer... Militaire, qui, ne l’oublions pas, est également, Citoyen. Comment peuvent-ils manquer de respect à ce point aux représentants du Sénat ? Sous prétexte qu’ils font partie de la Grande Armée Républicaine ? Qui, dit en passant n’a pas été mise en place par Ses Représentants planétaires mais bien ... »
« - De toute façon, faut pas se leurrer, anciens « Chevaliers Impériaux », ils sont. Ce n’est pas ton nouveau « costume » qui changera ce que tu es au fond de toi... Il faudrait... Si j’étais vous Chancelière. En reprenant la Parole, vous devriez en faire part à l’hémicycle de... »
« - Leur donner encore l’occasion de se tirer la couverture à eux... pavanant fièrement tels des coqs... Criant à tous ceux qui veulent les entendre « Voyez son incompétence, elle détourne le sujet, ... » ! Non, Non ! Je ne leur donnerai pas ce plaisir à Ces militaires !»
« -Vous ne voulez vraiment pas relever, laisser taire tout ressentiment lorsqu’on entend ce ton méprisant de ceux qui se nomment « Hauts gradés » ?
Je préfère ne pas relever, mettant fin à ses questions par un simple geste, ma main posée furtivement sur son genou.
Cet échange auprès de mes compagnons ne m’empêche pas de continuer à écouter la jeune femme. A l’ouverture de cette séance, je me souviens m’être dit par ces mots « interpréter leur rôle », à ce que je vois LA Générale Yvanol, souhaite en avoir le premier « Personnage Vedette » qui a endossé son uniforme de Militaire, celui qui espère être le meneur de l'intrigue, se croyant rusée, spirituelle mais n’a cesse de brouiller les cartes. Nous n’avons pas le même objectif, en ce lieu, à ce que je vois. Ces Généraux, plus particulièrement à ce que je constate, cette Yvanol, prenant tour à tour mes mots pour faire mouche dans sa revendication, en faisant fi de celle qui a compris les sens de ce que je voulais dire. Une façon de s'approprier les bénéfices de cette affaire, de leur action. Le but de « rivaliser avec vigueur », alors que le mien restera toujours tourné vers les Républicains.
Je constate avec tristesse que la détérioration de nos capacités d’échange a atteint un niveau critique mettant en danger la vie de nos soldats engagés en opérations, tout comme la vie de tous nos citoyens. Mes yeux distinguent quelques sourires en coin de contentement de sa part de ce qu’elle était venue créer sous cette coupole. Elle semblait fière de l’avoir réussi. Cette détérioration va d’ailleurs mener à une rupture extrêmement préjudiciable pour La Nouvelle République Fédérale et dangereuse pour la défense de nos intérêts dans la Galaxie. Tout comme la vie de nos citoyens. Dans de telles conditions, aucune des parties n'a à se tirer la couverture à elle. Force est de constater que nos Mondes ne sont pas encore apaisés gardant en mémoire les évènements du passé et ne le seront plus avant longtemps en raison de ce conflit qui lui est imposée contre son gré.
"- Ce n'est pas ce qu'on appelle un dialogue de sourd ? Ironise Eldahi
- "Nul n'est sourd que celui qui ne veut entendre ! Il nous faut admettre la validité de l'adage.
- Tout comme : " il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir."
Il y a aujourd’hui, incontestablement, un fossé qui s’est creusé et qui sépare l’approche des problèmes de la Galaxie, et par voie de conséquence des territoires Républicains, entre le militaire et le politique dont les logiques et les horizons sont par nature différents. Le politique voit au-delà du combat, de la bataille à emporter. Il détient le pouvoir après avoir gagné des élections l’exerce le plus souvent soumis au cours des événements qu’il ne maîtrise pas toujours, certes, mais qui le maintient dans une vision. Il voit la défense de sa Nation Républicaine et de sa planète. La sécurité et la protection de son peuple restent un tourment constant.
Ce n’est pas tout ça, mais ça en est où ? S’enquière ....
Mes yeux se portent sur ce que mon assistante avait déniché dans les archives.Séance n°1 de la Nouvelle République = Intervention du Sénateur du Système de Japraël, Atin Jnum : - « .... j’ai appris par votre Général Lyzs, anciennement membre de la garde Impérial il me semble...Votre général lors d’une déclaration qui est passé sur toutes les chaines de l’holonet ; ...que la garde républicaine existait et agissait .... Il me semble que cette garde n’avait pas été votée par le sénat et qu’elle était sujette à débat. Vous l’avez donc créé sans la permission du sénat....De plus, j’ai entendu les paroles qui vont suivre de la bouche de cette Général.... « Pour ce qui est des limites : j’ai les pleins pouvoirs sur la garde républicaine. C’est-à-dire que je peux agir sans contraintes »... Comment cette garde ne peut pas avoir de limite ? Comment pouvez-vous définir qu’ils n’iront jamais trop loin ?... Nous parlons, je tiens à le rappeler, de personne qui peuvent agir sans contrainte en usant de la 'Force'. ... En clair Chancelier Nocturna....Vous avez créé un corps armé, dangereux, qui peut agir à sa guise là où il le veut. Vous passez outre l'avis du Sénat. ... Sommes-nous revenus au temps sinistre de l'Omega et sa Garde Impériale. »
Je sais bien qu’Arelya aurait souhaité que je relève à voix haut, ces premières craintes émises lorsque cette Générale avait pris la première fois place face aux caméras de l’Holonet, à notre assemblée, mais je ne le ferai pas. Transcrites dans ces notes, gardées dans ces archives, « Comment cette garde ne peut pas avoir de limite ? Comment pouvez-vous définir qu’ils n’iront jamais trop loin ? » Mes yeux n’arrivent plus à s’y détacher, jusqu’à que ....
— Alors, si vous tenez à la république, vous ferez ce que j'ai dit. Et peut-être qu'au lieu de confier la tâche à d'autres, vous vous déplacerez vous-même pour régler ce problème.
Indignée, oui, c’est bien le mot, indignée de ce comportement. Voilà ce que je ressens. Nous avons sollicité cette générale pour obtenir des informations complémentaires et quelques précisions, sur l’avenir des planètes Républicaines suite à ce que son action a provoqué, je peux le dire. Ce qui lui a été demandé, elle l’a refusé... C’est donc à ça qu’elle veut jouer... Il va de soi que le Peuple de la Nouvelle République fédérale tirera ses propres conclusions quant à savoir si oui ou non les accusations proclamées par les Confédérés sont exactes ou non, vu que la personne concernée a préféré détourner l’attention de sa personne tout en pointant du doigt la maladresse d’une autre. Accusée d’une maladresse, est loin de porter préjudice par rapport à une accusation de meurtres. Vais-je le souligner ? Non... Chacun sera libre d’apporter son opinion...
Pour être respecté, il faut commencer par respecter les autres... Être capable de nouer une relation équilibrée avec eux, qui ne soit guidée ni par l’insolence ni par l’envie de les dominer. Chose qui échappe apparemment à certains d’après ce que je constate sous cette coupole. L’attitude et le comportement en disent tout aussi long sur soi ... Le respect est un apprentissage, il se gagne. Il faut savoir garder son calme et agir avec courtoisie. « Pour inspirer ce respect, il faut s’efforcer de rester courtois en toutes circonstances, Mademoiselle Yvanol »**
Je me redresse, le regard braqué sur la jeune femme. Sans expression, aucune, égale à moi-même. Il est temps de reprendre la parole... de ma voix posée... Je suis prête...
" - Tout d’abord Mademoiselle Yvanol, je vais vous le redire à vous, tout comme mes collègues précédemment auprès du Général Breymens.... Restez à votre place !... Notez que vous n’avez pas à me donner d’ordre... Tous corps d’armée de la Nouvelle République, la GAR n’est pas exemptée, sont placés sous l'autorité du Chef de l’Etat. Jusqu’à preuve du contraire, l’Etat ici c’est moi... Puisque vous n’échappez pas à cette règle, ne l'oubliez pas à l’avenir. Les « Ordres » qui doivent les donner et qui doivent les écouter..."
Inutile de crier pour en imposer à son entourage. L’autorité se construit au quotidien, en misant sur l’exemplarité et la maîtrise de soi.
" - Concernant l’escorte d’Omega, Mademoiselle Yvanol, il s’agissait là de mon avis... Il est vrai que j’ai été maladroite dans ma formulation. Sans oublier qu’il faudrait peut-être aussi se tourner vers les intéressés pour voir auprès d’eux si cette option est faisable... Cette proposition doit être faite auprès de la Couronne de Dantooine. Libre à eux d’accepter ou pas."
Ces sensitifs gardés par la République dans les rangs de son armée étaient vus d’un mauvais œil par certains nombres de la Population des planètes Républicaines, je ne pense pas que ça changera de sitôt... Ce n'est pas pour redorer leur blason. L’opinion de la population se fera d'elle-même. Si c’est son choix de ne pas vouloir démontrer sa bonne foi face aux citoyens qu’elle doit protéger, libre à elle. Quand on n’a rien à cacher, on ne fait pas ce genre de pirouette en forçant d’autres à parler à sa place.
« - Bien, puisque je pense que c’est là votre dernier mot, au vu de votre réponse, il nous faut conclure. Je prends acte de votre refus de plaider votre innocence aux yeux de toute la Galaxie. Puisque la majorité du sénat avait déjà voté pour votre retour dans vos fonctions. Qu’il en soit ainsi ! A noter toutefois que la Chancellerie gardera un œil attentif sur vos actions et vos décisions. Au moindre écart de conduite, nous saurons prendre les mesures adéquates... Vous pouvez disposer...Il est de votre devoir de vous rapprocher de la Commission des armées sans délai. »
A cette instant, le silence est complet... Plus un murmure, plus un son. On ne peut distinguer que le bruit motorisé de l’air conditionnée. Même les moteurs des petites caméras jaunes ne se font entendre....
Pause momentanée, le bruit de bottes nous signale que ces représentants militaires se retirent. Debout au centre de ma nacelle, je les regarde gagner le couloir. Les portes se referment. Il ne reste plus en présence que les Représentants planétaires de la Nouvelle République. Cette séance exceptionnelle se termine, je reste, là, face à mes collègues et j’annonce.
« - Sénatrice Novaga, vous avez mentionné au début de votre allocution,d’une motion de censure » et de la tenue d’une nouvelle élection pour la chancellerie. »... Il serait temps de s’y pencher et de le noter dans l’ordre de jour prioritaire à l’ouverture de la prochaine séance... Mes chères Confrères, cette séance est à présent terminée... Je vous remercie de votre présence. »


