La Tâche n'est pas terminée ....
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Post n°1
Auteur : Jagabamda
- Salutation, Messieurs, mesdames
Ayana Labreha, Administratrice du Sénat fait son entrée dans l’enceinte du bureau de la Chancelière. Et n’a pas l’air de s’inquiéter de voir poster en peloton les quelques agents laissés là quelques heures auparavant, sur l’ordre de leur supérieur ils n’avaient pas bougé d’un poil, ni d’un sourcil. En traversant sur ses salutations, elle se dirige droit vers le bureau de Jagabamda.
L’administratrice y pénètre, tandis qu'une main referme la porte sur son passage
- Bonsoir Arelya !!
Arelya surprise lève la tête de ses dossiers. Sur le point de se redresser
- Restez assise ! Fait aussitôt la nouvelle arrivée. Je viens vous apporter un peu de mon aide
- Excusez-moi, Madame ! Avez-vous des nouvelles de la Chancelière ! Demande-t-elle aussitôt. Car voyez-vous ...
- Rassurez-vous ! Jagabamda va bien !
- Oui ! Mais ...
- Je sais, je sais ! Mais il n’y a pas de quoi s’alarmer et s’inquiéter pour la Chancelière... Terminez ce que vous êtes entrain de faire. Nous avons encore quelques prérogatives à boucler.
Arelya essaie autant que possible terminer son fichier, tout en pianotant sur son clavier. Ne pas s’inquiéter, certes, mais cela faisait bien quelques heures déjà que Jagabamda avait suivi ces gardes et qu’ils sont tous confinés dans ces bureaux. De temps en temps, elle lève juste un œil en direction d’Ayana. Celle-ci s’était installé derrière le grand bureau et en quelques secondes, elle avait tapé son code d’accès afin d’ouvrir le processeur... Un laps de temps s’écroule, le silence n’est pas ressenti seulement grâce aux cliquetis des claviers, des consols, des pages qui s’ouvrent. Sinon, rien d’autres. Les deux femmes restent concentrées sur leurs tâches.
- Vous en avez encore pour longtemps ?
- Deux secondes, attendez ! ... Voila, c’est fait. J’ai terminé ! Dit-elle dès qu’elle appuie sur la dernière touche. Puis se lève et s’étirant légèrement et rejoint l’Administratif.
- Très bien. Nous avons encore quelques rapports à terminer. D’autres ont été bouclés et archiver.
- Oui ! Je viens d’enregistrer les derniers arrivés, Madame !
- Bien ! Bien ! Nous avons bien avancé !
- Tout à fait ! Et merci du coup de mains ! ... Et en ce qui concerne ces « impératifs » ?
- Nous pouvons nous y atteler maintenant. A condition que vous prenez votre pause, maintenant ? Fait-elle en regardant le dessus de son bras droit.
Une pause ? Mais, il ne fallait même pas y penser. Tant qu’elle pouvait occuper son esprit, ça l’évite de penser à son amie « Jaga », d’où elle n’avait toujours pas de nouvelle. Arelya n’était pas d’un tempérament inquiet d’habitude, mais la situation actuelle de la République l’inquiète. Ce silence devient pesant donc, il vaut mieux s’occuper et ça fait passer le temps. La pause viendra au moment opportun.
- Nous pouvons commencer dès que vous êtes prête, Madame !
- Alors, faisons ça !
Ensemble, côte à côte, les deux femmes se replongent de nouveau dans les dossiers, les rapports, les courriers. Les discussions vont bon train, les classements se font aussitôt. Certains sont retournés à l’envoyeur avec une note supplémentaire. D’autres sont mis de côté.
Puis viens le classement des planètes républicaines, plus particulièrement l’archivage de la liste de ses représentants
- Avons-nous des nouvelles de Tatooine ?
- Aux dernières nouvelles ! A part celles des commissions, nous n’avons rien d’autres.
- L’ambassadeur n’a pas pris de contact avec la Nouvelle République, encore ?
- On dirait que non, Madame !
- Humm !
- D’ailleurs d’après nos agents, le dît Ambassadeur n’est pas vu du tout dans ses bureaux. Pour être franche, Madame, il y paraît qu’il ne s’occupe pas réellement des affaires politiques de Tatooine.
- Il s’occupe de quoi, alors ?
- Nous ne savons rien, Madame !
- Le peuple dans tout ça ?... Bon remontons le dossier, il faudra s’y atteler rapidement. Jagabamda m’en avait fait part de ses doutes et craintes au sujet de certaines planètes Républicaines qui risquent de se sentir délaisser par .... Moi ...je dirai « incompétence », mais pour Jagabamda.... Elle préfère le terme "l’inexpérience" des ambassadeurs. Veuillez Noter, Arelya !
Arelya prend son datapad et commence à écrire- Faire une enquête approfondie sur l’activité de l’Ambassadeur de Tatooine. Envoie d’une délégation Républicaine pour contrôle de la Gérance de la planète, niveau population et niveau finance. Envoyer une équipe de la cour des comptes Galactique pour un contrôle fiscal.
- Nos agents de la Commission a fait le plus gros du travail et il y en a encore à faire. Les pacificateurs sont déjà sur place. Nous pouvons continuer. Pour le moment sujet Tatooine bouclée.... Et Mon Calamari ?
- Mon Calamari ! ... Mon Calamari ! Fait Arelya en cherchant le fichier sur l’écran contrôle... Voilà, j’ai trouvé ! ... Ha !
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Ben depuis que nous avons eu vent de ce que l’ambassadeur Shinigari Tayzen a appelé « sa Nouvelle Constitution » sur Mon Cal. Nous avons gardé un œil discret sur la planète. D’après Jagabamda et moi-même, nous ne savons pas s’il en a eu vent, mais il n’a plus réapparu sur Mon Cal depuis environ cette période. Dans nos dossiers, il a été noté qu’une nouvelle candidature a été posée.
- Oui ! Et ? Rien de spécial, c’est logique !
- Logique, oui. Le dossier n’a pas été fermé étant donné que nous attendions le résultat de cette nomination, mais je viens de voir ...
-Quoi ?
-C’est bizarre, il paraît d’après l’enregistrement, qu’il a été mentionné, un roi ...
- Un roi ? Quel roi ?
- Je n’ai pas tout compris... C’est
- Il n’y a jamais eu de roi sur Mon Calamari. Ca se saurait ! Ou sinon, il était vraiment bien caché !
- Un roi né dans une grange qui ne revient comme le sauveur que quelques années après ! Un ... Et sans aller plus loin, Arelya se mord la lèvre pour ne pas rire.
Ayana Labreha, aussi d’ailleurs. Mais elle se ressaisisse assez vite.
- Bref, ce n’est pas clair tout ça ! ... Et de la candidate ou du candidat ?
- Une candidate ! Mais a disparu des écrans. Pour le moment, son nom n’est mentionné nulle part.
- Bien ! Et qui présidait cet entretien ?
- Un Mon Calamarien, un certain Rix.
- A surveiller de près. Envoyer un message à Ackghal qu’il reste vigilent. Une enquête de plus à programmer. Donc du Taizen, personne n’a retrouvé sa trace.
- Non, Madame ! Nous avons envoyé un message à Dantooine, auprès de la Sénatrice, puisqu’elle avait été en contact en affaire au sujet d’un de ses vaisseaux, mais celle-ci n’a toujours pas répondu. Et concernant Dantooine c’est silence radieux depuis un moment. D’ailleurs, Madame, Dantooine ne répond plus à nos différentes requêtes...
- Ha ! Fâcheux ! ... Nous en reparlerons. Finissons avec les ambassadeurs. Si, vous avez tout noté pour Mon Calamari. Passons à l’autre dossier ... Voyons voir ! ... Metellos.
- Sur Metellos, les pacificateurs sont en place aussi à cause de l’augmentation récente des crimes et délits sur la planète... Mais, nous n’avons pas de retour de l’ambassadeur non plus...
- Sur Metellos aussi, l’ambassadeur a disparu ?
- Je ne sais pas, Madame ! C’est peut-être lié aux attentats. Ce qui est certain, c’est que personne ne l’a revu.
- Très bien ! Il faudra donc envoyer aussi, une équipe sur Metellos. Prendre contact avec le gouvernement sur place. Une enquête doit être faite, là aussi. Et faire rapidement le nécessaire afin de ne pas laisser la population dans l’incertitude.... Nous avons fait le tour ?
- Il y a aussi le rapport de la commission de la Diplomatie. Le dossier n’a pas été archivé, mais je l’ai sur le bureau. En résumé, l’ambassadeur d’Alderaan Jilo Youto a bien été livré sur sa planète par l’équipe.
- Bien, nous avons presque fini pour ces dossiers. Voyez-vous d’autres choses Arelya ?
- Peut-être de la traque des Terroristes sur....
- Nous sommes toujours dans l'attente du rapport. Je pense que cela ne saura tarder... S'il n'y a rien d'autres ?...
- Ben, il y avait des questions, des impératifs que Jagabamda voulait s’occuper rapidement. Certains lui tenaient à cœur...
- Alors, nous laisserons Jagabamda s’en charger. Fait-elle avec sourire. Si ça lui tient à cœur, c’est que le travail ne sera que Bénéfique. Puisque nous avons fini sur ces dossiers. Venez ma chère, nous avons bien mérité une petite pause.
- Nous avons du Chaï, si vous .... Dit-elle en montrant du doigt l’appareil
- Ho ! Non, merci sans façon. Ce breuvage est peut-être délicieux, mais ce n’est pas ce qui me tente, venez ! Fait-elle en prenant la direction de la porte.
- Mais les gardes..
- Ben quoi, nous avons le droit d’aller nous sustenter. Ne vous faites pas prier. Moi j’ai faim
Pour le reste, ce sera après la pause. L'heure est aussi à la détente. Bien nourrir son corps, pour nourrir son esprit. Reprendre des forces. Tant de travail à accomplir. -
Post n°2
Auteur : JagabamdaCombien s'installe à leur bureau en attendant le moment décisif ? Par où faut-il commencer ? Comment prendre les bonnes décisions ? Et tant de questions du même paramètre. Il est l'heure ? Il est trop tôt ? Pour faire le bon choix, il faut prendre son temps et bien réfléchir ? Faire une colonne avec les inconvénients d'un côté, les avantages de l'autre, et puis comparer les deux ?
"De toute façon, même si je voulais le faire, je n'en aurai pas le temps !" Se dit la jeune femme.
Au creux de son oreille, comme une voix rassurante, elle entend "Bien entraînée, la méthode intuitive est beaucoup plus efficace". Est-ce un conseil qu'aurait pu prononcer son Père ? Sa "Paatti" ? Ou même peut-être le défunt Chancelier.
Une idée saugrenue ?... Le recours à l'intuition pour prendre des décisions ? Pas vraiment.
Avant de rejoindre son assistante, la Telosienne se remémore les derniers évènements. Tant de choses de passé, tant de tristesse en son cœur qui doit laisser place à la raison.
Elle se souvient...
Après cette nouvelle, tragique, des émotions, des sentiments s'imposaient à elle. Elle s'était réfugiée, isolée dans un coin du couloir à l'extérieur de cette chambre. Laissant le défunt en compagnie de son ami Ilian Oldstein. Leur laisser ce moment d'intimité, mais pas que… La Chancelière avait pris un moment pour : ralentir le rythme, trouver du temps pour intérioriser la nouvelle. Doit-elle s'autoriser à pleurer, à être en colère, émue ou simplement le reconnaître, du moins, elle le devait pour gérer ce chagrin qui venait de la submerger, surmonter cette peine, afin de pouvoir gérer ce qu'elle ressentait. Pour y parvenir, elle devait reprendre ses esprits.
S’il y avait un « tictac » d’horlogerie, elle ne pourrait même pas dire si elle les avait entendus. Qu’importe, le temps écroulé, secondes, minutes, heures… Tout cela n’avait plus d’importance…. Elle se retourna, et vit le visage souriant, mais qui montrait une once d'impatience. Droit dans ses bottes, dans sa tenue bleue de garde du sénat, l'homme face à elle, n'avait pas émis un seul mot. Il lui avait tendu un petit appareil de communication portatif que certains norment "Comlink" ou "comtalk comme on peut parfois l’entendre chez d'autres. De toute façon, quel que soit le nom donné à ce petit instrument, le plus important c’est qu’il soit opérationnel pour la fonction qui la sienne. Jagabamda le prît de la main tendue. C'était à ce moment-là qu'elle pourrait dire qu'elle avait repris ses esprits ou presque.
Sur le fond de grésillement de l’appareille, une voix féminine se fit entendre, il s’agissait de Ayana Labreha, l’Administratrice du Sénat qui venait aux nouvelles et apporter les dernières arrivées sur le bureau de la Chancelière…. Jagabamda laissa un moment à sa collègue pour que celle-ci puisse reprendre la conversation. La Telosienne avait ressenti le chagrin émit par ce qu’elle venait de confirmer à l’autre jeune femme de l’autre côté de l’appareil. Le Chancelier était mort mais la République Fédérale était, elle, encore vivante. Alors des questions, des réponses, s’enchainèrent de nouveau à la suite….
Non !!! Fit la voix étonnée de l’autre côté du petit boitier…. Vous êtes certaine ?
Ce qui ôta la Telosienne de sa torpeur.
- Heu … !!! Désolée Ayana ! J’étais restée sur ta demande concernant Arelya… Vous dîtes ?
- Dantooine n’a toujours pas donné réponse à notre demande Nous ne savons pas si la présidente de la commission diplomatique prend en charge l’affaire CSI.
- Puisque c’est silence radio du côté de la Reine DOnOs concernant cette mission, demandez au sénateur Blokkus de s’en charger. Transmettez-lui le dossier complet.
- Le Hutt ? Vous êtes certaine ? Cette limace !
- Oui ! Il serait le plus apte de tous les sénateurs de la République pour cette mission
- On dit de lui qu’il est assez opportuniste, vous…
- Raison de plus. Et en plus, je ne pense pas qu’il se laissera marcher sur les pieds.
- Forcément, il n’en a pas.
- N’avons-nous toujours rien sur... Comment prendre contact avec une délégation ? Il serait bien de pouvoir demander leur aide.
- Les … Comment… ?
- Oui ! J’y tiens. Les Jedi étaient les gardiens de la paix et de la justice au sein de la République Galactique durant les siècles, cette place doit leur revenir.
- Bien ! Je note…. Un autre message est arrivé sur votre bureau, provenant de Cathar. Au sujet de ... Valiant.
- Ils n’ont pas reçu la bande enregistrée de la commission diplomatique ?
- Je ne sais pas. Je leur envoie la réponse adéquate ?
- Oui, faîtes le nécessaire et renvoyez-leur la bande au cas où. Au moins ils auront la réponse à leur demande qui répondra à leur question.
Et d’autres sujets furent évoqués. La situation de Dxun avec l’arrivée massive des Mandaloriens pour porter mains fortes à cette planète. La Chancelière s’était enquise de la présence de la milice Républicaine, aussitôt demandé, aussitôt une réponse rassurante de ce côté, une division de pacificateurs a été déployée. La situation d’Alderaan, qui paraissait aussi préoccupante que certaines planètes Républicaines. La capture des Terroristes sur le sol de Coruscant par un groupe armé de la Grande Armée Républicaine.
Au fur à mesure de la communication, la voix de l’administratrice du sénat changeait lentement à travers le petit appareil. D’une voix hésitante, elle demanda.
- Le Chancelier…. Le Chancelier Nocturna… Concernant … Sa mort…. Je veux dire …
- Je n’en sais pas plus Ayana ! Et… Et, je ferai un communiqué dans quelques heures….
- Bien, nous allons tout préparer dès que vous êtes prêtes, faîtes-moi signe.
- Merci Ayana.
- Ah !! … Avant de vous laisser… Chancelière. Un certain Rick Poole vous a fait envoyer un enregistrement, je l’ai mis sur votre bureau. Il paraît que c’est un « cadeau » de sa part.
- Je regarderai à mon retour qui ne serait tarder, je pense… Je crois qu’ici, ils n’ont plus besoin de moi.
Et c’est ainsi que la conversation s’était terminée. Jagabamda, comme elle l’avait dit n’avait plus grand-chose à faire dans ce couloir. Elle s’était levée, a rejoint Ilian Oldstein qui se tenait toujours debout auprès du corps de son ami. Elle lui fit part de son désir que ce soit lui qui fasse l’éloge funèbre lors des funérailles du Chancelier suprême. Qu’à ses yeux, ce droit lui revenait. Puis posant le regard sur le visage endormi du défunt dirigeant de la République Fédérale, elle s’est retenue pour ne pas porter ses doigts sur son visage glacial. Elle se contente juste de lui dire, comme s’il pouvait l’entendre, on pourrait même croire, pour s’excuser de partir en cet instant.
- ** Non, ce n’est pas fini Chancelier, et nous le savons tous les deux. Et il faut bien que quelqu’un remplisse la mission dont vous étiez chargé.
Et Jagabamda le laissa à ses proches, ses amis, ses collaborateurs. Elle les laissa à leur deuil, leur chagrin et leur dignité.
Sur l’avant-bras du garde, une étoffe légère d’un bleu clair y était posée, le Pallu de la jeune femme. Elle n’avait même pas remarqué qu’il avait glissé de son épaule, il lui rendit, elle le remit en place. Et c’est ainsi qu’elle quitta l’hôpital.**********************************************************************************************
Se remémorant ces heures passées dans l’hôpital central de Coruscant, après avoir laisser échapper un léger soupire, elle laisse aller sur ses lèvres ses quelques vers.
Ce n’est pas parce que le soleil a subitement, dans ta vie, cessé de briller … Que tu dois remplir tes yeux de larmes et te laisser par la peine inonder.
Elle a fait une promesse « Et il faut bien que quelqu’un remplisse la mission dont vous étiez chargé » …. Cette mission, la République Fédérale.
Après avoir pris connaissance des envois émis par Ayana, après réflexion, Jagabamda avait pris la décision de mandater Rick Poole membre de la commission diplomatique d’apporter le message auprès du sénateur Blokkus pour lui signifier sa mission au nom de la République. Puis, elle avait décidé soudain de différer la réponse à donner à Cathar. Sous la mine d’incompréhension de ses deux collaboratrices qui ont obéi sans chercher à en apprendre plus. Elles avaient pris cela comme un ordre
Son intelligence inconsciente sait quelle est la bonne décision. L’art de prendre de bonnes décisions, dans sa vie, n’est donc pas qu’une question de raison pure. Au contraire : cela demande d’abandonner quelques idées reçues et de suivre des chemins parfois inédits, surprenants même quelquefois, risqués. Par moment, il faut se dire « nous n’avons pas le temps de réfléchir pour prendre une décision. Nous agissons alors par "instinct", au "feeling", et aussi "avec ses tripes"…
Tapotant du bout des doigts le petit enregistrement laissé par ce Rick Poole, un agent diplomatique de l’équipe de la reine de Dantooine. Sa décision est prise. La voilà quittant son bureau...
Suite ici http://star-wars-rpg.soforums.com/t6409-Mission-L-effet-Papillon-Ch-1.htm?s… -
Post n°3
Auteur : JagabamdaLes yeux lourds, Jagabamda entreprend de terminer quelques dossiers. Mais force de constater que ses paupières ne résistent pas à cette tentation…. Par moment, ses paupières semblent se fermer toutes seules sans qu’elle puisse lutter contre le sommeil... à cette heure, on dirait bien que même la dernière tasse de Chai ne suffit pas. Alors, elle n’insiste pas et décide de remettre au lendemain, le dernier dossier à traiter. Même si elle n’aime pas laisser un travail inachevé, rien ne sert d’insister. Pourquoi s’obstiner, dans l’état de fatigue qu’elle se trouve à cet instant, elle sait qu’elle ne sera pas productive « Le manque de sommeil détériore les capacités de concentration ». Comme une petite voix, de bon sens, qui l’alerte sur son état actuel, elle décide de « capituler ».
** Demain, c’est un autre jour… ** Se dit-elle…. D’un pas rapide, elle se dirige vers ses appartements.
Un seul mot en tête qui tourne inlassablement … Dormir…. Dormir…Dormir ….
Les cieux déversent des trombes de pluies... Accélérant l'allure, elle trébuche et perd l'équilibre... Qui était-ce ? Par son accoutrement, par ces objets ceinturés à sa taille et bien fixés au dos, on pourrait penser qu’il s’agissait là d’une … Une chasseuse, peut-être ? Et l’image se dissipe…
Puis, soudain, la pluie qui devient plus persistante, une sensation que celle-ci lui ronge la chair. Secouant la tête, le souffle haletant, lui apparaît à présent une forme recourbée qui semble se dresser et se tordre comme un ver monstrueux. Une impression qu’un feu lui brule la peau. Malgré cela, elle se décide à regarder ses mains. Elles sont bien là intactes. Elle ferme les yeux et se lance vers le monstre.
Dans ce lieu qui n'arrête pas de changer, passant du chaos à une construction gracieuse, d'un rocher monstrueux à un immeuble aux courbes élégantes dont les tours, couvertes d'un rideau transparent, se transforment à nouveau en créatures de cauchemar, elle essaie de s’orienter.
Dans cette brume, il est impossible de voir clairement à plus de quelques mètres. Des Branches d'arbres, des lianes, des buissons et des fougères créent des formes étranges qui se découpent de temps à autre dans le gris du brouillard.
La "chasseuse", ferme les yeux pour essayer d'entendre l'imperceptible bruissement des arbustes, les faibles bruits de pas dans la terre meuble ou même de sentir les délicats effluves d'un parfum. Est-ce, elle, à présent, cette chasseuse ? Non ce n’est point possible, elle venait tout juste de la voir apparaître puis disparaître sous ses yeux…
- Dis, tu ne vas quand même pas l'emmener avec toi ? ... Dis, …. Quand même pas.... Dis ... Dis… Cette voix d'où vient-elle ? Pourquoi ? Qui est-ce ? Que se passe-t-il ? Peu importe ce qui a bien pu arriver... Poursuit la voix … Peu importe….
Mais qui donc peut parler dans cet endroit. La jeune femme, cherche du regard, à tâtons, elle se dirige vers la droite, vers la gauche... Hésitante, se retourne, se positionne de nouveau... Rien, plus rien, que le vent dans les cimes de l’arbre.
Une construction en dôme, que fait-elle sous ce dôme à présent ? N’était-elle pas à l’extérieur, il y a à peine quelques minutes ? Comment est-elle arrivée là ? Qu’importe… Il y fait presque chaud. Elle porte sa main à son front, humide mais sans sueur. Les épaisseurs de la végétation maintiennent une température et une humidité similaires. Est-ce que cet endroit est un refuge ? Son refuge ? L'a-t-elle choisi ? Qui l’a emmené là ? Un havre pour se reposer, se ressourcer ?
Elle souhaite ne plus avancer, mais ses jambes n’obéissent pas à cette simple volonté. Elles avancent sans prendre en compte ses envies, sa décision. Un pied devant, l’autre, elles n’obéissent pas, elles l’entraînent, mais vers où ? Pourquoi ?
« Stop !! » aurait-elle aimé crier, mais rien n’y fait… Puis, soudain la « chasseuse », puisque c’est ainsi qu’elle doit se faire appeler, surtout dans ce lieu… La « chasseuse » s'arrête au beau milieu du chemin. Une voix s’émet, toujours cette voix grave qui se met à résonner dans sa tête.
- "Où es-tu ? Ma sœur, où es-tu ? "... Puis, plus insistante, la voix se met à crier « Qu’en as-tu fait ?... Et se tait de nouveau…. Que signifie ce langage ? D’où viennent ces appels ?
- Où es-tu ? … Qui es-tu ?... Que veux-tu ? … Ces mots qui se présentent au bout de ses lèvres, elle veut les crier, elle aussi, mais rien ne sort de sa bouche… Aucun son…
- Tu dois être suffisamment grande pour te souvenir des différents lieux où tu as séjourné... Reprend la voix.
Elle n'est plus très sûre de ce qu'elle doit faire à présent, avancer, rebrousser chemin ? … Une chose était certaine, éviter à tout prix de rester dans cette sombre jungle. Il lui faut quand même retrouver sa route. Mais que peut-elle faire ?
- Concentre-toi ! Reprend la voix... Concentre-toi …
Me concentrer ? Déjà je ne comprends pas ce qui m’arrive… Qu’est-ce que je fais là ? …. Désorientée, dans tous les sens du terme… Perdue, en ce lieu, en son esprit … Une angoisse la submerge
- Affine tes propres sens, identifie les pas, identifie les respirations, les voix...
- « Mais qui es-tu ? Que se passe-t-il ? Où suis-je ? …. » Elle sait qu’elle émet ses questions, mais même ses propres oreilles ne les entendent pas … Ses lèvres bougent, mais aucun son ne s’y émet … Et dans un désespoir, elle hurle, hurle aussi fort qu’elle peut.
- « Qui es-tu ? … Que me veux-tu ? Réponds à mes questions ! » Insiste-t-elle. Et rien de sonore ne s’échappe, que le tambourinement dans son cerveau qui l’entraîne vers une lassitude. Plus qu’une angoisse profonde, qu’une peur, un sentiment indéfinissable l’envahit…
- Concentre-toi... Identifie ces sens. Et ... L'essence même de ce que sont les êtres...
- Foutaise ! CE QUE ….
Des formes apparaissent, émergeant des sombres fondations de pierre. Ce qu'elle voit la frappe plus que si on lui avait administré un coup violent dans la poitrine. Puis ces formes disparaissent aussi soudainement dans le brouillard... Elle suit, telle une automate, le son de pas et de voix...
Rien ne l’empêche d’avancer même cette sensation, l’impression qu'on lui transperce la peau avec des milliers d'aiguilles chauffées à blanc. Quelque chose se trame ici, bien plus qu'une chasseuse qui s'est égarée... Le brouillard engloutit la jeune femme... Le sol commence à s'élever. La brume s'épaissit et s'assombrit dans ces hauteurs. Par deux fois, des crevasses s'ouvrent devant elle... Comme se trouver face à un précipice, elle fait deux pas en arrière…
Et, la voilà, installée dans un engin, comme si on l’y a transporté. Un engin dont les parois couleur saphir paraissent plonger à perte de vue dans des ténèbres insondables... Une voix, encore une autre, proche et lointaine à la fois, jure, car elle doit piloter sur plusieurs centaines de mètres avant de pouvoir trouver un passage suffisamment étroit qui lui permettrait de traverser sans danger. La jeune femme ne veut émettre aucun bruit. Elle se fait silencieuse, retenant sa respiration pour qu’on ne découvre pas sa présence. A quoi bon pouvait-elle penser, même quand elle ne bouge pas, on savait qu'elle était présente... Soupire !!! Soupire-t-elle vraiment, ou est-ce encore le fruit de son imagination ? … Comme cette nouvelle interpellation !
- Allez ! Bouge ! Nous devons revenir vers le chemin emprunté par l'autre véhicule ... La voix cette fois est plus masculine, même si elle est émise par un autre genre féminin que la jeune femme ne connaissait pas plus que la première ... En espérant que les vents glacés n'en ont pas effacé les traces ... Lance-t-elle. Celle-ci son ton n’est pas plus posé. Elle a plus ou moins ordonné.
- Les autres.... Les survivants... savaient exactement ce qu'ils étaient en train de faire.
- De quoi parle-t-elle ? ** se demande la jeune femme
- Les as-tu finalement rencontrées ?
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- Rencontrées ? Mais, qui ? Elle n’ose poser la question à haute voix, sachant que de toute façon, l’autre ne l’entendrait pas. Du moins, c’est ce qu’elle suppose au vu de l’épisode de tout à l’heure.
- As-tu vu ce sentiment d'horreur dans leurs yeux ? …
Parcourant le regard dans cet atmosphère à la fois brumeuse, et par moment éclairé, elle essaie de chercher une silhouette, un spectre. Qu’importe, surtout mettre une image sur cette voix qui ne cesse de lui poser tant de questions qu’elle n’arrive pas à comprendre… Ni à déchiffrer, s’il était là un quelconque code. Cette situation n’avait ni queue ni tête …
- Difficile d'avaler que quelqu'un pouvait être suffisamment naïf pour croire en l'assurance de ces hommes quand il prétendait qu’ils n’allaient pas lui faire du mal...
Il n’y a pas que la situation qui n’a ni queue ni tête, cette conversation aussi. Conversation, ou monologue puisque l’autre n’ose prendre en compte ses demandes … Une fois de plus doit-elle encore reposer les questions. De qui parle-t-on ? De quoi, parle-t-elle ? Que doit-elle comprendre ? A qui ces paroles sont adressées ? Est-ce à elle ? Était-ce lié à … Elle ?
Soudain, une image apparaît sur une table de chevets. Deux femmes de rouge vêtue, une image dans un cadre. Une photo qu'elle avait déjà vue sur le bureau... Le bureau de son oncle.
- Cachées, nous avions dû... Cachées il a fallu l’être… As-tu la clé ?
- Quelle clé ? Va-t-on enfin me répondre ? Essaie-t-elle de prononcer… Que dois-je comprendre dans tous vos messages ? Tente-t-elle de nouveau
- Faut-il comprendre alors que Jagabamda de Telos a été élevée dans un environnement de mensonges, de contraintes et d'ignorances soigneusement entretenu.
Un froid glacial lui transperce les entrailles
- Quoi ? …. Comment ? Qu’est-ce ces masca……….
- Vas-tu enfin te réveiller ? Crie la voix
Un moment, une impression de suffoquer. Un manque d’air, alors qu’une brise légère caresse son visage. Un vent frais lui parcourt le corps et pourtant, elle a du mal à respirer comme si ses poumons ne veulent pas se remplir.
- Me réveiller ? Je voudrai bien me réveiller ! Je ne comprends rien à tout ce charabia … Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? Hurle-t-elle enfin.
- Enfin ! souffle doucement l’hallucination.
Cela ne peut être qu’une hallucination se dit la jeune femme. Lorsque celle qui parlait autour d’elle depuis ces quelques minutes se présente enfin devant ses yeux. Une ombre qui petit à petit devient son …. Double.
- Tu veux te réveiller ? Es-tu prête ?
Elle n’ose répliquer, la peur, le doute face à L’apparition… A-t-telle entendu ses mots, pourtant inaudible à ses propres oreilles.
- Que me voulez-vous ? Finit-elle par lâcher comme un dernier espoir… Quel que soit le « maléfice » dont vous jouez… Je ne vous écouterai pas… Laissez- moi !!! Partez !!! Allez-vous en …. Vous ne m’aurez pas … Vous ne m’intéressez pas !!! Ce cri enveloppe la masse brumeuse, en un écho, raisonne dans sa tête comme s’il allait percer son âme… « Respire ! Souffle ! Respire » C’est tout ce qu’elle trouve afin de faire descendre les battements affolés de son cœur…
- Si tu veux te réveiller, faut-il encore que tu t’ouvres plus …. Faut-il encore que tu acceptes … Faut-il encore que …. Ni le bien, ni le mal, n’a d’emprise sur toi … Tes mères t’ont fermé à tout obstacle … Tes mères t’aideront à revenir …. A nous faire revenir ….
Lorsque sa « doublure » prononce ces derniers mots, les yeux de la jeune femme s’écarquille. On aurait dit qu’une multitude de voix prononçait en cœur la même phrase.
Toute cette situation est ambiguë. Elle veut fermer ses paupières, mais ne peut. La voix reprend :
- Seule ! Tu as été ! … Seule, tu étais ! … Seule, tu es ! …. Seule tu resteras, si tu ne fais pas le bon choix
Elle allait de nouveau répliquer, et une fois de plus aucun son ne sort de sa gorge.
- Nous autres, savions exactement ce que nous étions en train de faire... Et toutes, avions ... Lorsque tu auras découvert la vérité. Reprend celle-ci … Nous aurions le courage d'en assumer les conséquences jusqu'au bout.
Seule, à présent, elle l’est… Plus de voix, plus de « réplique de soi », plus d’ombre…
Elle se surprend à cheminer. Vers où ? Elle ne sait. Elle se fraie un chemin jusqu'aux sommets accidentés des rochers. Était-ce une piste d'atterrissage ? Que pouvait-elle bien faire sur une piste d'atterrissage ? Elle poursuit. Dans quel but ? Elle ne sait. Était-ce un nouvel objectif ? Elle ne peut y répondre. Elle avance. Il faut qu’elle avance encore, un peu plus loin, elle le doit. C’est tout ce qu'elle ressent, et pourquoi elle le ressent, elle n'en sait strictement rien. Mais elle le perçoit comme si c'était une évidence.
Elle traverse le terrain rapidement. La pâle lumière du soleil pénètre à peine la couche nuageuse. Là où elle se rend, se trouve un simple "bunker" préfabriqué et encastré dans un rocher. Le petit Bunker est bien là, mais méconnaissable ... il se déploie de sinistres murs bas en métal comme dans un hangar abandonné. Des lianes, des ronces en ont pris possession des lieux.
Dans la tourmente et les hurlements du vent ! Ce hurlement, cette tourmente, viennent-t-ils du vent ou de son esprit ?
Son souhait c’est faire demi-tour, mais elle a du mal à s’y résoudre. Elle ? Est-elle encore en mesure de s’orienter ? Est-elle encore libre de commander son esprit, son corps, ses mouvements ? Abandonnant toute question rationnelle, elle se laisse entraîner.
En un instant, malgré le froid qui engourdit les mouvements de ses mains qu'elle découvre pourtant mystérieusement gantées, elle pousse le panneau qui fait office de porte. Celle-ci s'ouvre instantanément. Une suffocante bouffée d'air très chaud s'échappe lorsque la porte s'ouvre. La jeune femme y pénètre rapidement. De la neige crisse sous ses pieds. De la neige dans une cavité fermée de part en part ? Encore une bizarrerie, pense-t-elle sans plus vraiment en chercher le pourquoi du comment.
Le bâtiment est vide. Sa respiration fait de la buée dans la faible lumière du couloir qui relie l'annexe à la pièce principale. Dans la faible lumière des panneaux d'éclairage, « l’exploratrice » découvre des marques par terre. Des marques qui ne signifient rien à ses yeux. Elle ne comprend pas le sens, ni l'origine, ni la provenance... Poursuivant sa route...
"-Tous vous tuer !!! Ils se rassemblent. ... Ils sont là " Elle se fait stopper dans son exploration par une gamine d’à peine 4 ans toute de rouge vêtue, courant dans tous les sens en criant avec un certain affolement dans la voix. Elle la regarde courir dans cette pièce, toujours la même phrase prononcée, sans même faire cas de sa présence. Devrait-elle encore s’en inquiéter ? Non, elle attend que ça passe. Encore une « fantaisie » de plus, se dit-elle résignée.
Et la gamine disparaît comme elle est venue avec fracas …
Reprenant là où elle s’était arrêtée, elle avance en profondeur dans la pièce. Devant ses pieds, des séries de traces de pas différentes marquent la fine couche de neige qui couvre le sol. Quatre ont l'air d'appartenir à des humains adultes et la dernière, courte on aurait dit le pas d'un enfant. Elle se retourne, pas d’empreinte de pas derrière elle, ni la sienne, ni celle de la gamine.
Elle croise d'autres tunnels, passe des intersections, traverse des cavernes, s'arrête par moment pour écouter attentivement et reprend son exploration.
Pourquoi ? Elle ne sait... Il faut y aller... Elle doit avancer et elle trouvera. On dirait qu'une voix la guide de nouveau.
Puis, elle aperçoit un tunnel et ressent comme un écho. Un sixième sens ? Un frisson la parcourt, et cet écho qui lui dit " Ne t'aventure pas plus loin..."
Des panneaux lumineux hors service, des, ce qu'on pourrait penser à, des lits sont installés dans un coin.
Soudain, elle sent comme une masse poilue et puante qui se jette sur elle. Elle frappe sans penser, ses bras gesticulent dans le vide. La peur l'envahit de nouveau, se battre contre un être invisible, elle ne l'avait pas prévu. Était-ce prévisible ?
Elle frappe, encore, encore, et encore de toutes ses forces de toute sa rage, de toute sa peur et au bout d'un long, long moment, la "créature "hurle". Elle le sent à ses pieds comme si la bête s'y était écroulée. Puis rien ... Juste sa propre respiration aussi forte que le battement de son cœur. Elle déglutine. Ferme les yeux et respire un bon coup.
Qu'est-ce que c'était ? Elle ne sait bougrement pas. Veut-elle le savoir ? Elle s'en passe volontiers... Elle n'a qu'une envie, c'est que tout cela se termine.
A la proximité de l'abri, elle voit. Un refuge ! Elle s’y engouffre. Elle éprouve un certain apaisement. Une sensation qu'elle avait recherchée depuis... Fort longtemps.
De longues fissures dans les murs et le plafond attire son attention. Elle approche sa tête, pose son oreille sur une partie de la paroi. Qu’y a-t-il de l’autre côté ? L’air ambiant résonne de reniflements, de râles, elle entend des respirations haletantes et des mots incompréhensibles...
Reculant sa tête aussitôt, elle pose son attention, là, sur sa droite. Elle découvre un vaste hall très sombre. Elle laisse ses yeux s’habituer à cette nouvelle obscurité. De légers dépôts minéraux forment des rideaux naturels par endroits avec des stalactites délicatement ciselés. De l'autre côté de cette salle, se dessine des arches. C'est comme si on l'appelait par celle du centre. Dans le lointain, Elle a une fois de plus l'impression de voir et d'entendre des choses d'une époque révolue... Des voix d'enfants... La jeune femme traverse, attirée par l'ouverture centrale. Elle passe sous l'arche et entre dans une salle voûtée.
Sur une table, une sphère de cristal remplie d'un liquide rouge et or y est posée. La substance semble s'animer à la simple vibration de son souffle. Sans hésitation, elle retire ses gants, tend la main, touche la sphère contenant le liquide. Lorsque ses doigts effleurent le cristal, elle entend des rires d'enfants. Elle les ressent, même. On dirait qu’ils imprègnent la roche des murs. Les rires ne cessent pas, ils s’intensifient, des rires de bonheur. Comme une sorte de fascination, elle tend l’oreille.
D'autres objets que la jeune femme n'arrive pas à en saisir l’usage sont accrochés à des crochets sur un mur, des cordes et des barres suspendus au plafond.
A quoi pouvaient-ils bien servir ? on dirait des boules accrochées par ordre de taille ?
Ses yeux se reportent de nouveau sur cette boule. Quelque chose dans le reflet attire son attention. En quelques couches, des molécules se détachent de cette substance rouge sang et semble flotter comme des nuages virevoltant sur une piste de danse avec l’autre substance dorée dans cet espace confiné du récipient. Des mouvements incertains vacillent lentement et des molécules rouges en plus grand nombre dansent enlacées. Elle se concentre sur le liquide. L’or vient se placer sur le dessus et voilà que le rouge tombe vers le fond, ce rouge vif comme le sang.
Comme par instinct, une tension dans l'air l'alerte de nouveau. Elle essaie d'étendre son champ de vision. Une différence de pression dans la chaude et profonde atmosphère de la caverne lui apporte une odeur désagréable et la fait frissonner. Au beau milieu des poulies, des sphères installés le long du mur, elle pense entrevoir une forme familière. Elle saisit l’objet en question, un petit paquet couvert d'un résidu très particulier, mais elle n'arrive pas à se souvenir.
Une odeur de fruits décomposés, de déchets pourris, une répugnante saleté presque chimique qui lui donne la nausée. L'air semble s'épaissir, se figer, insondable, engloutie sous ce silence de mort qui vient une fois de plus prendre possession des lieux. Des formes se mettent à rouler les unes sur les autres comme une vague de fumée noire. Elle s'immobilise et retient sa respiration. Le sol se met à bouger.
Voilà qui est nouveau, se dit-elle. Elle remet le paquet là où elle l'a trouvé et se dirige rapidement vers la porte.
- Je vous conseillerais de ne pas bouger, Chancelière.
Un homme petit, pâle, d'allure fragile dans sa tunique couleur « corbeau » apparaît par l'ouverture sur sa droite. A côté de lui se tient un jeune garçonnet, cheveux noirs courts, tout de noir vêtu, lui aussi, semble aussi frêle et fragile que son aîné. Celui-ci se contente de faire un petit signe de la main et le gamin fait un bond pour couper la route à Jagabamda avant qu'elle n'atteigne la sortie.
- Allez ! commande le gamin
Elle s'oppose et lève son bras, d’où une matraque avait pris place. Le garçon s'arrête et la regarde, interloqué. Il ne doit pas avoir l'habitude qu'on ne se plie pas à sa volonté, immédiatement ou pas.
La jeune femme sent comme si on poussait une Force invisible contre sa main qui tenait l'arme. Elle raffermit sa prise en y apportant toute son énergie. Les yeux bruns du jeune homme s'agrandit sous le coup de la furie. La jeune femme sent une colère vicieuse monter en lui.
Il allait empoigner le sabrelaser qu'il portait au côté, lorsque soudain, Jagabamda se met à avoir du mal à respirer. Doit-elle lutter pour continuer à rester "consciente" ... ou alors, se laisser aller dans cette "inconscience", cela la ramènerait peut- être dans ... Son monde
- Te crois-tu vraiment capable de te déplacer, dans ton propre esprit par ta propre volonté ? lui souffle la petite voix
Elle ouvre les yeux …. Était-elle … ? Ho ! Non ! … Un Blaster pointé sur elle. Et au bout de ce blaster
- … Et pourquoi pas ? Demande le gamin insolemment. On aura les deux ! Elle et ... Sans elle, la République s'écroulerait aussitôt !
- Si nous la faisons disparaître, la République se contenterait d'élire un nouveau Chef D'état, répond calmement le nouvel arrivant, la cinquantaine, le visage rude.
La jeune femme ne supporte pas cette voix ; elle est répugnante de suffisance et de contentement. Il contourne ces deux acolytes pour passer devant la Telosienne qui sans réfléchir, comme si elle avait canalisé la force de ces adversaires pour la retourner contre eux au lieu de s’y opposer de front. Elle se redresse, les bras en position de combat, elle virevolte soudain, un bond sur ses jambes qui s’écartent et… frappent. Elle accomplit une prouesse acrobatique et leur assène des coups rapides et brutaux.
Le mouvement brusque lui fait gicler de grandes brassées d’eau sur le visage. Elle se redresse. La scène est cocasse. Elle est dans sa baignoire… Elle n’a pas la même sensation que les réveils précédents, de ses cauchemars d’autrefois. Elle s’était assoupie dans son bain. C’était donc ça, cette sensation de chaleur et d’humidité, l’eau du bain. Le dôme ? Le duracier du toit de sa salle de bain qui donne sur le ciel de Coruscant. À la vue des bougies à moitié consumées sur le rebord de la baignoire, et la bouteille, cette bouteille d’un grand champagne tout droit venu d’Alderran que lui a remis un de ses collaborateurs, vide… Jagabamda voit plus claire ….
- Ben, voilà ! Tout s’explique… Cela m’apprendra de goûter à ce genre de … Quand on n’a pas l’habitude de l’alcool… **
Une envie de rire la prend soudain
- Franchement se dit-elle … Un coup de pied … Si je raconte cette histoire à quiconque, il me dirait que je prends mes rêves pour de la réalité… C’est une plaisanterie … »
- Il est temps de se préparer, se dit-elle à voix haute.
En voulant se relever, la bouteille tombe sur le sol marbré de la salle de bain, et se brise en divers morceaux de verre. La Chancelière se coupe en voulant ramasser les morceaux.
- Rêve, réalité …. Réalité, rêve …. Ouvrez les yeux, Telosienne … Réveillez votre conscience !!! La voix ! Encore elle !
- Non, mais quel Cauchemar ! Ce n’est donc pas fini cette histoire abracadabrante … ** Un soupir, et cette fois elle le fait en réel, la Telosienne, sa main droite sur sa blessure, se met à crier : - Suffit ces balivernes ! !! … Si vous avez un message à me faire passer, venez me voir et donnez-le-moi, face à face… Sans toute cette mascarade de foire !!! Sinon …. Se surprenant à parler seule assise en tailleur sur le sol de cette pièce d’eau, elle finit par murmurer …. Lâchez-moi les … sandales …
Elle se relève d’un bond et se décide enfin de compte de prendre une douche rapide. Plus efficace pour se réveiller qu’un bain. Il est temps de retourner au bureau….*********************************************************************************************************
Lorsqu’une concertation s'impose qui nécessite un entretien, on se réunit dans une pièce, autour d'une table pour y travailler et rechercher une solution à ce problème et pour préparer et construire une décision.
Alors sans hésiter, la Chancelière se tourne vers son écran et rédige une note rapide à l’attention de l’Amiral Dawnstar.Amiral,
Si votre proposition de nous entretenir, loin des oreilles indiscrètes, tient toujours. Je vous propose de nous rencontrer dans quelques heures dans votre bureau. Je me mets en route immédiatement…
Jagabamda Dorf
Chancelière de la Nouvelle République Fédérale
Quand naissent des tensions, c'est encore à une réunion, que l'on aura recours pour découvrir, analyser, voir résoudre le problème, pour apaiser les inquiétudes, pour relâcher les tensions. Ce type de manifestation répond à des objectifs extrêmement variés. Si l'on souhaite obtenir des réactions spontanées face à un problème qui nécessite une solution rapide, c'est à ce genre de procédé qu'il faut faire appel pour réconcilier des points de vue divergents. Une "Réunion", c'est une sorte d'institution. Elle s'inscrit dans la vie de toute organisation.
De la réunion quotidienne de quelques minutes au congrès retentissant que l'on tient une fois par mois dans l'année, voir une fois l’an ou même d'une façon plus espacée. De la réunion soigneusement définie et préparée à la réunion qui peut être improvisée et impromptue.
Le message est surement déjà parvenu à son destinataire. Alors, Jagabamda quitte la console de communication pour rejoindre l'amiral. La traîne en soie blanc de son pallu virevolte délicatement derrière elle.
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Post n°3
Auteur : Jagabamdastyle="text-align: center">

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Post n°4
Auteur : JagabamdaIl y a eu un avant http://star-wars-rpg.soforums.com/t8145-Bureau-de-l-amiraut.htm#p88980
Puis vient .....
Me voilà sur le chemin du retour… Dans les couloirs, je déambule…
A l’intérieur de l’enceinte du bâtiment Militaire de la Nouvelle République, je ne hâtais pas le pas. Peut-être que je donnais l’impression de flâner. Je saluais chaque homme et femme œuvrant pour la sécurité des citoyens de Coruscant et de la Galaxie. Tous ceux qui croisaient ma route avaient le même salut. D’ailleurs, si le Général Breymens s’était présenté face à moi, il aurait lui aussi eu droit à la même salutation…
J’ignorerais combien de temps, j'avais arpenté les couloirs de cette bâtisse. Je savais juste que je me sentais bien … Je ressentais le sentiment d’un travail accompli. Contre toute attente, cette sensation me plaisait...
A un moment, je décidais quand même de rejoindre mon véhicule. Installée à bord, je pris la décision de ne pas me rendre tout de suite au bureau de la Chancellerie. Préférant me laisser porter vers une pause, une « liberté » que j’allais m’octroyer…
Seule, confortablement assise dans cet engin volant, je ne suis que seule à savoir qu’une douce lueur illuminait mon regard …. Tout est histoire de lueur !
Je ne pus m'empêcher de penser que depuis mon installation sur cette planète qu'est Coruscant, tout était surprenant.... Ma vie était ponctuée de nuits et de jours, tout comme celui de tout homme et femme. Mais non chose ennuyeuse au demeurant... Mes nuits sont des jours... Mes jours sont des nuits .... Je m'adapte.
« L’heure qui rode dans le vent
Emporte nuit et crépuscule
Sur ses ailes tissées d’argent
Le rêve devient libellule »
Lorsque le décollage se fit, prête à errer dans l’espace de Coruscant, mon esprit prit son envol en même temps que le véhicule…
Depuis le matin très tôt, un vent chaud et sec provenant du sud s'était levé et balayait la plaine. Une légère poussière brune tourbillonnait et formait de délicats nuages qui montaient vers un ciel embrasé. Dans une cuisine, une femme d’un âge bien avancé, alluma le gaz puis posa une casserole d'eau sur le feu. Sur le seuil de la porte, une jeune fille assistait à la scène. Et en quelques secondes, elle pénétra dans la pièce sans se faire remarquer. Elle souleva le couvercle de la boite en métal pour renifler d'un air satisfait l'odeur de ces petites feuilles et des bourgeons finement hachées. Le parfum léger et délicieux du précieux nectar envahit ses sens tout entier. Avec ravissement, elle touilla le breuvage à l’aide d’une petite cuillère puis la remplit pour la porter à ses lèvres...
Je referme soudain le couvercle hermétique de mon imagination et repose cette "rêverie dans le même placard et la même place où je l’avais trouvée. Comment pouvait-on « rêvasser » alors qu’il y avait encore du travail à accomplir ??
Revenez au temps présent Mademoiselle la Chancelière. Encore un songe ! N’y songez pas, ce serait pour plus tard. Là, vous n’en avez vraiment pas le temps. Surtout que ce matin, pas de vent chaud, et encore moins de ciel embrasé… C’était bien des gouttes de pluie qui s’écrasaient sur la Carling de votre « air-speeder » et non les larmes de votre âme… Une perception soudaine qu’une voix hantait mon esprit, me rappelant à l’ordre…. Revenir à mes priorités …
Pourtant Telos me manque, ma famille me manque… Par manque de temps, je n’ai pu me rendre par chez moi afin d’assister aux festivités organisées tous les ans sur ma planète… C’est la première fois que je n’y assiste pas… Mon père non plus d’ailleurs… Il me faut chasser ses souvenirs, je ferme les yeux et essaie de retrouver dans ….Quand la nostalgie se vêt d’un carcan
Je reste debout tel un somnambule
Qui écrit sans cesse le même roman
Des fenêtres claquent dans ma mémoire
Aussitôt, sans trop y réfléchir, je change les coordonnées du pilote automatique, direction le bureau de la Chancellerie…De leur main décharnée le temps s'écrie
De toutes les complaintes où se loge l’histoire
Pour se souvenir que rien n'est défini ...
Il est vrai que Coruscant s'éveille parfois sous de gros nuages remplis, laissant déverser sur la citée, quelques fois en gouttelettes discrètes, ses larmes de perles. Et par moment, la grisaille persiste et laisse tomber cette pluie torrentielle au gré des grains de rigueur, telles des lames d’eau se déversant sans ralentir toute leur ardeur…
Il est vrai pas cette fois, l'orage qui déchaînait ce matin s’est tari … Sur coruscant, tout comme à l'intérieur de moi …. Le soleil a repris ses droits, illuminant de toute sa clarté toute la citée …
Même si j’admets sans souci … Ce que je préfère de ma vie sur cette planète c’est que …
Dès la nuit tombée, je pouvais lever les yeux au ciel et voir cette voûte céleste aux étoiles brillantes. Il m’arrivait par moments, en regardant une étoile spécifique, l'étoile bleue qu'on nomme l'étoile du jour qui m’accompagne tout droit vers le "crépuscule, de me laisser aller dans cette découverte de lumière de la journée. Celle qui s'éveille, bien que le soleil soit encore au-dessous de l'horizon. "Ce point » du jour, moment où le ciel commence à s'éclaircir, un moment que je ne pouvais qu’apprécier dès l'aube …
L’aube, cette première lueur blanchissant timidement l'horizon, suivie de l'aurore brillante et rosée qui précède ce lever. Pour enfin, accueillir cette lumière qui vient, la rosée du matin, déposée sur ces gratte-ciels, scintille sur son pelage comme des milliers de diamants.
La lumière du soleil, le bleu du ciel, un bleu matinal, ce ton que le ciel revêt à la levée du jour quand les premiers rayons de soleil rougissent, là où un chacun aurait pu contempler la beauté, discernant un spectacle offert et orchestré non pas par les chimères, mais bien par la nature.
Chimère … Cette superbe esquisse qui provient uniquement de notre imagination.Sur les ailes des étoiles infuses
La rime repue d’encre et d’illusion
Et la poésie cherche encore sa muse
Quand les mots s’envolent de leur prison…
Je n'étais encore qu'une enfant, je me plaisais à cacher, dissimuler, bouleverser ou voir transformer tout ce que le ciel me déployait... Allongée dans l'herbe ... Rien ne restait, tout se modifiait... Un nuage blanc se transformait en un animal à grandes oreilles et d’autres à quatre pattes, des paysages inégaux déposant des îlots sur des lagons.
Je me rappelle le jour où …
Jour ? Plutôt nuit … Un soir où comme par mon habitude, insouciante, libre, jeune et rêveuse, je me baladais sur le territoire qu’était le mien entre frontière de l’imagination sur lit de tendre jeunesse… La lune pouvait devenir un soleil ardent, là où le voyageur verrait sa peau brûler sans même comprendre la raison. Je m’amusais à dire que « La folie s'emparait de tous êtres égarés qui devenaient des âmes souvent oubliées, et que c’est pour cela qu’ils avaient droit d'apparaître en des nuits noires scintillant comme des millions de lampions… », dès que mes yeux scrutaient la « coupole du ciel ». Tapie dans ces hautes herbes, de là où je me trouvais, sous la lueur de la lune, je percevais les branchages des arbres et plus bas la surface d'une lagune. Une lagune, opaque, aussi noire que le plumage d’un rawwk... Lorsque l'ombre de la branche de l’arbre la plus proche passa sur l'eau, elle se transformait ... Me subjuguant par sa perfection...
Des traits fins, un corps élancé, une démarche gracieuse et un regard enjôleur... Et cette beauté-là était sauvage, enveloppée de mystère... Sa peau couleur lunaire se reflétait au loin... Des yeux d'un gris clair, un nez à peine visible ...Une chevelure de jais qui descendait jusqu'au creux des reins en ondulations... Elle murmurait des paroles que je ne pouvais déchiffrer… lorsque le vent caressait les cimes. Si elle pouvait se faire « femme », j’étais certaine même au petit nombre d’années que j’avais, de mon jeune âge, que quiconque la croiserait se plairait à contempler les gouttes d'eau posées sur elle... Dans mon esprit "féerique", il n'était pas de créature plus belle.... Et c’est ainsi que naît dans mon imagination infantile la "Chimère"....Attisée par la résonance des souvenirs
Je remplace nostalgie par espoir
A même l’horizon qui ne veut pas blêmir…
Lorsque la secousse même minime mais brute que l’appareil volant dans lequel je me trouve me ramène au temps présent. Une réalité de mon existence me rappelle tout ce que je dois affronter… Le travail même accompli n’est pour autant fini…
Dans ma "carlingue" glacée de silence
Le verbe se dresse pour respirer
Près des grottes sombres de ma conscience
Les consonnes veulent bien conspirer …
J’accueille l’impuissance de la mémoire.***************
Assise derrière ce bureau qui m’a été confié, lui qui a eu pour devoir de me façonner, lui qui n’a cessé de me pousser sur le chemin de ma destinée, la tête levée mes yeux se posent sur celle qui vient de faire son entrée…
- Vous voilà enfin ! Ou étiez-vous passée ? Nous étions inquiets ! Fait aussitôt Ayana.
Je n’ai pas le temps d’apporter une réponse adaptée qu’Arelya apparaît avec une question bien placée, tout en accélérant le pas, elle dit :
- Excusez-moi de vous déranger mesdames, souhaitez-vous une tasse de Chai ? Ce que ne pouvait refuser l’administratrice du sénat.
Et en cette assistante dévouée, je retrouve bien là une amie…
Pendant cette dégustation de plusieurs tasses de Chai, l’une comme l’autre me fait un point sur les derniers événements, les dossiers arrivés et traités. Des holo-messages reçus et répondus.
Parlant d’Holo-message, j’ai toujours cette impression d’avoir bâclé celui que j’ai reçu pendant mon entrevue dans le bureau de l’amirauté. Cependant je reprends le cours de la conversation auprès de mes collègues.
Après ce bref moment de répit, il nous faut nous remettre au travail sans plus attendre… La récréation est finie …
Je m’étais promis que dès lors de mon retour au bureau j’allais faire rédiger un mémo concernant l’organigramme militaire détaillé par le Grand Amiral Dawnstan. C’est ce que je fais sans tarder. C’est au tour d’Arelya de jouer.
Chacune étant retournée à leurs occupations, une énième tasse de Chai entre les doigts, les yeux rivés sur l’écran de mon poste de travail, ce dernier Holo-message me rappelle de nouveau à son bon souvenir. La réponse hâtive émise au retour de l’holo-message du Vice-roi d’Alderaan ne me satisfait toujours pas. Certes, le moment n’était pas propice pour y apporter un retour et pourtant je l’ai fait. Assise autour d’une table de réunion, il est vrai que ce n’est vraiment pas le lieu pour apporter une lecture approfondie à un message Holographique surtout venant d’un dignitaire de renom qu’il soit depuis fort longtemps en place ou tout fraîchement nommé…
Je suis méticuleuse au point d'en être perfectionniste. Pour moi, marier la rigueur à la minutie dans mon travail était une qualité essentielle à laquelle je ne pouvais déroger. Même si, grands nombres de mes collègues ne m’admiraient pas à cause de cela ; bien au contraire. Certains admettaient même qu'ils subissaient constamment le contrecoup de mon caractère presque rigoriste. Puisque j’exigeais d'eux un travail constant et scrupuleux dont la ligne de conduite, ce que moi, j’appelle ma "méthodologie", était régie par des règles bien définies.
Il est vrai que j’ai toujours fait en sorte de me concentrer sur mes tâches du mieux que je pouvais, et j’exige, j’exigeais de même de mes "partenaires", même si ce n'était pas toujours de bon cœur.
Afin d'exécuter et de terminer les missions dans les meilleures conditions possibles, j’avoue que j’exigeais de ces hommes qu'ils se plient systématiquement à ces exigences avec une extrême parcimonie. Je retourne à l’écrit du dirigeant représentant d’Alderaan, cela me tient à cœur de vérifier de nouveau.
Et c’est ainsi qu’en un clic je fais apparaître le dît-message, relisant avec minutie chaque ligne rédigée.
Le Vice-roi Sebastian Melvar après avoir rappelé à ma mémoire en une ligne la séparation maladroite D’Alderaan et de la République, souligne dans le même paragraphe la main protectrice de cette même République envers ce monde dont il a la charge. En appuyant par l’acte secouriste dont la République a fait preuve auprès de ce dignitaire Aldéranien sur Kessel…
Je prends une gorgée de mon breuvage et me remet à la lecture…
Je relis, une, deux, voire même trois fois le deuxième paragraphe et je ne peux m’empêcher de me dire que la République ne s’est jamais sentie « désunie » d’Alderaan, malgré l’éloignement de celle-ci. Je ne trouvais rien d’autres à rajouter, même en relisant mot pour mot, aucune phrase, aucune réflexion se fait écho à l’intérieur de ma tête…
Muet. Mon esprit reste muet. S’il est muet à ce sujet, je ne m’empresse pas pour autant d'en conclure « qui ne dit mot consent ».
Je trempe de nouveau mes lèvres dans ma tasse…
Anne Darc ! un nom répété plusieurs fois afin de ne pas l’oublier, mais pour être certaine de retenir ce patronyme, je l’inscrits sur le premier bout de papier trouvé sur le bureau. J’ai pour idée que dans un avenir proche, je vais prendre contact avec cette dame. Je lui demanderai de me faire un bref résumé de ce sujet dont elle voulait s’entretenir auprès du représentant d’Alderan.
Le pense-bête annoté, je poursuis la lecture et m’arrête lorsque je tombe sur : « … envisager un avenir commun autour des valeurs qui nous ont toujours rassemblés … » a-t-il écrit…
Et je me dis à moi-même « Si ces valeurs rejoignent ces objectifs qui sont de défendre par tous les moyens les intérêts de son peuple, ce à quoi tout politicien doit y travailler, alors oui, il a vu juste dans nos valeurs. Cependant s’il ne s’agit là que défenseur de la paix et l’union, nos valeurs s’assemblent mais ne se ressemblent pas… » **
La dernière gorgée de Chai avalée, lorsque je termine le dernier paragraphe du « courrier » ….
Je ne m’attarde pas sur les premières lignes, mes yeux ne se posent que sur ces mots « J’ai ainsi donc l'honneur de vous inviter à discuter de la refondation de notre amitié réciproque... » Survolant les derniers écrits et revenant se poser que sur cette phrase, l'ultime, et ils ne s’y décrochent pas. Restant figés un bon moment, comme pour graver chaque syllabe dans mon esprit ….
Et c’est alors que …
Je me souviens. « …Je proposais au nouveau Vice-Roi de se rendre sur Coruscant, est-ce que cela serait compris » C’est ce que je m’étais dit lorsque j’avais appuyé sur le bouton de transmission Comment allait-il pouvoir saisir ainsi ma réponse, alors que lui-même de son côté m’invitait à venir sur Alderaan ?
Je me redresse de tout mon séant, droit sur mon siège…. Un laps de temps court pour rassembler mes esprits, peu m’en faut pour réagir. J’ouvre les archives de messages transmis, récupère celui adressé à Sebastian Melvar, le parcourt….
Soulagée ! Dans l’ensemble ma réponse était quand même en accord avec celui du Vice-roi… Mais pour ce point de rencontre, je sais ce qu’il me reste à faire.
C’est à ce moment, laissant glisser mes doigts sur le clavier, que j’invite en quelques mots simples le Vice-roi d’Alderaan pour une rencontre sur Coruscant…Vice-roi Sebastian Melvar.
Lors de notre dernière correspondance j’ai émis le souhait de vous exprimer à vive voix, tous mes vœux les plus ardents de réussite dans votre haute mission. Il me semble que ce moment se présente à nous. Si votre emploi du temps vous le permet, ce serait un grand honneur pour la Nouvelle République de vous recevoir sur Coruscant. Et comme la saison s’y prête, si vos impératifs vous laissent un moment de détente, ce sera un immense plaisir pour moi de vous faire visiter celle que la Galaxie nomme « Le joyau des mondes »
Jagabamda Dorf Chancelière de la Nouvelle République
Une chose de plus de faite. Le message est parti vers son destinataire avec espoir d’un retour positif à cette invitation. Je profite pour la même occasion, une seconde envoyée à destination de Anne Darc. Il me faut m’éclairer sur cette rencontre demandée concernant une échange sur un éventuel pacte de non-agression, même si j’ai une vague idée. Et en ce qui concerne de cette future relation cordiale entre la République et Alderaan, je pense que je pourrai sans souci me débrouiller.
Encore quelques dossiers verrouillés, une signature sur le déblocage de crédits pour l’acquisition des nouvelles flottes et le remaniement de l’Armée Républicaine, je peux dire que ma journée est terminée…
Il n’est pas tard. Il n’est pas tôt non plus, cependant pour la première fois depuis le début de mes fonctions au sein de cette infrastructure, je vais pouvoir rentrer bien plus tôt que les autres jours à mon appartement. Ce ne serait pas du luxe de m’accorder un sommeil bien mérité.
Un bon bain, un bon verre de vin millésimé, je me prépare pour un instant divin avant de poser ma tête sur l’oreiller…[Flash unavailable]
Me voici partie, ma main prend sur son passage un dernier document. Mes pas m’emmènent vers le petit chez moi que j’occupe ici-bas…. -
Post n°5
Auteur : JagabamdaSeuls les actifs, bon gré mal gré, sautent du lit dans la froideur du matin. Même si le réveil nous arrache et nous oblige à mettre fin à une certaine complaisance de ces nuits à la fois tourmentée et rassurante
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Ainsi que passent mes nuits. Ces nuits blanches peuplées de rêves étranges. Après avoir revêtu l’apparat de la parfaite « Chancelière » effleurer mes cernes brunâtres, je me dis qu’il est temps de reprendre le chemin du bureau.
Mais, le corps est vraiment surprenant. Comment peut-on faire avec si peu de sommeil au compteur ? Et pourtant, je le fais … Et même, pas si mal. … Avec même des éclats de lucidité qui me rappellent les résultats parfois inespérés des périodes d’examens passés avec un pas loin de quarante de fièvre. Malgré le cruel réveil, au meilleur moment de la nuit, il est vrai que je préfère travailler. Prendre un peu le large. Ces jours où l'on tient malgré tout le choc…
Qui sera la première à me parler de mes insomnies.
- Eh, ben dis donc, vous en faîtes une tête ? Vous avez fait la Rumba toute la nuit ?
Décidément, Arelya, elle me connaît mieux que moi-même. Rien ne lui échappe
- Sucre, plus caféine, la recette des lendemains qui baillent » Me fait elle
Certes, goûter toutes les sucreries qui traînent dans les tiroirs, pourquoi pas.
- On parle de nuits agitées, ici ? Ayana fait irruption dans le bureau et se sert un café… Les sommeils agités, je connais… Poursuit-elle en avalant la première gorgée de sa mixture fumante …
- Quand elles nous réveillent, dix, voire, vingt fois, jusqu'à ce que la nuit ne soit plus qu'une succession de somnolences. …
- Whaou ! Jagabamda ! Vous avez vu votre tête ? Vous êtes sortie avec vos copines cette nuit ? Me dit-elle aussitôt assise face à mon bureau, les yeux agrandis tel un Porg
- Les rêves éveillés, des nuits sans sommeil ! Quand ça m’arrive, j’ai l'impression de m'être réveillée sans avoir dormi.
Avant même d’y apporter une réponse à la question de l’Administratrice du Sénat, Arelya, comme par son habitude, reprend la parole afin de noyer le poisson. Je me dis qu’un de ces quatre, il va falloir que je la récompense pour ses bons et loyaux services… Même si à cet instant, ce n’est pas vraiment le débat matinal que j’attendais. Un simple sourire de ma part pourrait faire objet de réponse et de toute façon, Ayana a l’air d’oublier sa première question en enchaînant sur une seconde.
- Alors, comme ça, on teste la transhumance, Nocturne ?
- J’ai surtout essayé toutes les positions, pour ne pas rester là, allongée sur le dos. A défaut de compter les « Choreamnos »
Mes collègues sourient à mes mots balbutiants, à mes syllabes manquantes. Et, je mets vite fin au débat, car, comme c’est parti, j’ai bien peur de ne pouvoir les arrêter.
Je ne vais quand même pas conter mes soirées à mes collègues qui s'esclaffent de mes yeux de « Convor », même si, par grandeur d’âmes, une m’apporte des cafés réconfortants, tandis que l’autre me prodigue quelques paroles bienveillantes accompagnées de recette miracle qui pourrait être source de remède pour une nuit de sommeil comblé. Je fais mine d’y prendre note, car, il faut l’avoir connue pour l’appréhender, cette pesanteur qui suit les nuits sans sommeil.
Cependant, si je commence à accepter de lancer même que quelques phrases ici et là de ma ou mes soirées, de mes insomnies ou de mes épisodes nocturnes, les règles spécifiques concernant ces relations que j’ai instaurées risquent de se retrouver bien plus que « bouleverser ». Même si cette relation est fondée sur l'honnêteté et la coopération.
Mon défunt père avait habitude de dire « Les plus grands moments de la vie sont ceux que nous partageons avec les autres. » Ses paroles m’ont souvent paru sages. Toujours sage, même si la plus grande des sagesses ne suffisait pas. Toujours aimable, même si parfois l'amabilité ne menait à rien. Tel était ce père, Tel était Raichand de Telos , du clan des Dorf.
J’avoue que je préfère me souvenir cette phrase de mon oncle qui disait « : « Une trop grande proximité est un piège qui se referme vite sur soi ». C’est celle qui est plus en adéquation avec ce que je crois. Les relations de travail doivent rester des relations de travail et ne pas prendre le pas sur des relations personnelles. Je m’y tiendrai, de cette habitude à mettre de la distance avec l’autre : l'autre, c'est l'autre, et moi, c'est moi, pas de mélange.
Même si, il faut prendre en compte l’épisode de la nuit dernière. Je ne peux dire que le sommeil n’était pas au rendez-vous. Et que ce matin, ce n’est pas après une soirée d’insomnie, à proprement parlé, que j’entame cette journée.
Ce n’est pas le moment, non plus, d’attirer les autres à ce sujet « fumant ». Les autres, celles à qui je donnerai bien une mention spéciale. Celles qui auront la bonne idée de penser que ce sont mes soucis du boulot qui viennent parasiter mes nuits. Une nuit agitée, je conçois. Mais moins agitée que les précédentes. Je dirai même que …
C’est le fameux jour où la nuit était presque correcte, où le quotidien reprend des couleurs. J’ai l'impression de reprendre les choses là où elles étaient avant. L'impression d'être « mieux qu'hier » en ayant moins fermé les yeux. Enfin je crois.
Pour l’heure je mets un frein à cette conversation des plus « croustillantes » afin de me pencher sur l’instant des plus urgentes à mes yeux. C’est-à-dire, le travail à accomplir…
Juste avant de refermer la porte du bureau, Ayana, reprend son rôle d’Administratrice du Sénat et me dit
- J’ai convoqué tout le service pour demain dix heures. Ça vous convient ? …
D’un simple geste de la tête, j’acquiesce et la remercie à la fois. Elle nous laisse à nos labeurs quotidiens…***********************************Maintenant que le café du matin est pris, un bon fauteuil et moins de réunions inutiles, tel est, en substance, ma vie au travail. Chaque jour est différent, mais je dois demeurer efficace et organisée.
Le mot de passe sur ma console, tapé… Je prends connaissance de mes messages. Rapidité, efficacité, courtoisie… Tous les dossiers sont pressants ! Je les traite avec le même regard. « Le possible est déjà fait, l’impossible est en cours, pour les miracles, il faut demander quarante-huit heures de délais ! » Cette expression fait sourire tant il est tiré par les cheveux, et pourtant !
Je n’épilogue point sur ces instants, ni sur mes sentiments, j’avouerai que je n’ai vraiment pas le temps.
J’organise ma journée, mes priorités. Le premier message que je visualise avec urgence c’est la réponse obtenue de la part du Vice-roi d’Alderaan. Celui-ci me remercie de mon retour et me confirme sa venue prochaine. Je remets à plus tard.
Pour l’heure, encore tant de choses à faire, tant de dossiers à terminer. Comme « prendre contact avec Telos ».
Ah, oui ! Telos ! Il va me falloir trouver les mots pour convaincre les miens au sujet de ces IA que la République souhaiterait dans ses rangs.
Pour cette « mission », j’aurai bien aimé m’y rendre directement. Me retrouver pour une heure, une nuit sur ma planète natale. Même si Telos et Coruscant, ce n’est pas la porte à côté. Joindre l’utile à l’agréable ! Pour cela, il me faudrait prendre place à bord d’un engin qui pourrait parcourir cette durée, ce temps de vol direct d'un système à l'autre. J’ai cette possibilité, trouver un vaisseau spatial militaire équipé d'un hyper-propulseur de classe 1. Oui, sans problème on me le mettrait à disposition. Il me suffirait d’en demander un.
Cependant la distance physique entre ces deux planètes reste encore trop grande, et ce voyage dans l'hyperespace risque d’être bien trop long pour mon emploi du temps. L’occasion de revoir ma planète, sentir les odeurs, fouler cette terre, je ne peux l'envisager. Il me faut faire une raison. Ce ne sera pas pour cette fois.
Ayant conscience de cette impossibilité, je vais me rabattre sur un autre moyen. J’ai la solution toute trouvée, bien moins contraignante.La projection visuelle sera utilisée pour cette communication à très longue distance...
Sur Telos http://star-wars-rpg.soforums.com/t7364-S-r-i-s-t-i.htm#p89534 -
Post n°6
Auteur : JagabamdaDorénavant, la République pourrait compter sur les IA de Telos pour en faire des soldats. Un bon début, en tout cas, en attendant peut-être de trouver la solution adéquate du côté de Kamino.
L’entretien prend fin pour que chacun puisse reprendre le cours de leurs activités.
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Une chose de faite ! me dis-je lorsque l’image holographique d’Abaca s’éteignit. Dès lors que les dispositions seront prises, je me rendrai moi-même sur Telos pour signer ce contrat, cette convention… Organisé au préalable, je pourrai bien profiter de cette occasion...
Je jette un coup d'œil à la clepsydre. Cet instrument qui sert à mesurer le temps qui passe ou, devrais-je dire dans ce cas précis, le temps qui s'écoule. L’assemblage de ces petites sphères de verre et de tubes dans lesquels circulent des filets d’eau m’indique qu'il est temps de ... Me « secouer le coco »
Cette horloge à sa manière, me ramène les pieds sur terre. Pas le temps pour la nostalgie !
Il reste encore pas mal de choses à faire. Heureusement, dirai-je, autrement, je n'aurais plus qu'à me tourner les pouces et cela ne serait dans l'intérêt de personne.
Pour commencer, prenons le temps de reconnaître ce qui a été accompli.
A présent ! Me pencher de nouveau sur les commissions, peut-être ?
Le travail est déjà fait et qu'il ne reste au gouvernement qu'à mettre les choses en train pour en concrétiser l'objet. Il est temps, d'évaluer les résultats obtenus jusqu'ici et de réfléchir à ce qu'il reste à faire pour que cela devienne une réalité.
A l’idée de penser qu’il me faut mettre la tête dans les rapports, les chiffres, j’en ai presque la migraine. Non, vraiment, sans vouloir donner l’impression de remettre au lendemain, je ne me sens pas du tout apte à m’enfermer dans ce genre de dossier. C’est ainsi que tout ce qui est attrait aux commissions vont choir dans le panier de droite… Allez hop, dans la bannière en attente !!!
La console de communication se met à émettre un sifflement indiquant l'arrivée de rapport quotidien en provenance de quelques secteurs « sensibles » pour signaler quelques nouvelles planétaires ou indiquer les derniers mouvements connus du côté des impériales.
Tout en faisant défiler sur l'écran les résumés et sommaires des différents articles de ces rapports, j'arrive aux dernières pages, où les Services Secrets plaçaient les nouvelles de moindre importance. Je ne peux m’empêcher de me dire que les expériences « douloureuses » de ces mois passés, m'ont appris que la plus anodine des anomalies pouvait souvent être le bruit avant-coureur d'un désastre.
Une envie de Chai se fait sentir. Cependant, je souhaite terminer ici.
Après tout, je vais quand même me procurer cette pause bien méritée… -
Post n°7
Auteur : JagabamdaJe jette un coup d’œil sur l’horloge à eau. Comme le temps passe vite quand on s’amuse ? Dès qu’un « dossier » est accompli, il faut aussitôt passer au suivant.
Une pression sur le bouton placée sous mon bureau. La grande porte qui me sépare de la pièce où se tient Areleya s’ouvre. Un mouvement en direction de ma fidèle assistante. Celle-ci, telle la performance d’un ordinateur avec la rapidité d’un processeur, agit et réagit à mon geste.
Elle me rejoint. Il est à présent temps de se pencher sur le message holographique du représentant d’Alderaan.
Je lui restitue une partie du message qui fait mention de disposition et de programme à adresser à leur encontre.
- Une visite d’État ou une visite officielle ?
Pas le temps d’y répondre qu’en espace de quelques secondes, elle se lance dans quelques explications, pour m’apporter quelques précisions, me laisse-t-elle entendre.
De ce fait, elle m’énumère les différents types de visites du Protocole de la République Fédérale. En passant par la visite dite de « travail », à la visite privée qui consiste, pour le Chancelier, à recevoir la plus haute personnalité politique d’une planète étrangère. Elle met, aussi, un point d’honneur à qu’elle soit étudiée, cette différence entre une visite officielle et une visite d’Etat.
Une symbolique effectivement importante dans le cadre d'une visite d'État, un rendez-vous diplomatique au protocole très défini, très stricte, presque immuable. De cette classification découleront l'organisation de la visite et le type d'honneurs qui seront rendus au « visiteur ». Que je ne dois pas confondre avec une visite « Officielle » qui est moins fastueuse.
Fastueuse ? J’ose imaginer les « Fastes ».
Sans hésité, elle attrape la première chaise, et ...
- Voyez-vous … Fait-elle, en l’approchant jusqu’à mon bureau… Ça ce serait plus le domaine du Conseiller Eldahi… Et, je ne vais pas empiéter sur sa tâche… Mais, il faudrait inviter les médias galactiques… Les fastes de la République ainsi déployés sous les yeux des journalistes participent aux bonnes relations de la République avec la planète étrangère reçue
Houlà ! Le mot est lâché et cela me parait, un peu, beaucoup… trop…. Je l’avoue … Le Vice-roi n’a vraisemblablement pas envie de ce genre de … Le terme m’échappe. Il me reviendra, j’en suis certaine… Mais en cet instant, je me demande si nous ne devons pas nous pencher sur un Protocole modernisé et légèrement allégé. En limitant ce genre d’usages par exemple.
- Combien de jours le Vice-Roi compte-t-il rester sur Coruscant ? En avez-vous eu une info ?
Je la regarde, un peu « hébétée », je n’en sais strictement rien… Il ne l’a pas précisé… Peut-être que lors des échanges entre ses équipes et les nôtres la réponse y sera apportée.
Car pour l’heure, ce n’est pas cette question qui me pose souci. Je ne peux ôter de mon esprit sur ce que je ne veux surtout pas…
Ce que je ne veux surtout pas, c’est … transformer cette visite en une sorte de mise en scène du pouvoir. Cela m’est impossible de cautionner. Pourquoi autant d’apparat ?
- Alors, c’est une « Visite d’Etat » ? … Demande-t-elle … La première visite d’État par votre fonction de Chancelière pour le Vice-roi Sebastian Melvar… Si je peux me permettre…
Je hoche la tête comme signe de réponse positive. Sans omettre mon avis sur quelques consignes protocolaires à revoir, et une précision qui va de son importance
- … Et sans tout ce cérémonial théâtral… C'est compris !
Je donne l’impression d’insister, au moins c’est dit. J’y tiens tellement, que j’ai l’impression de me répéter. De toute façon, il vaut mieux trop que pas assez. Rien n’empêche que cette visite sera méticuleusement planifiée et organisée. Cependant, tout cet apparat ainsi déployé sous les yeux des journalistes, je trouve que cela en fait bien trop.
C’est peut-être un outil diplomatique essentiel destiné à asseoir la politique intergalactique. Toutefois, le facteur de ma décision de rendre hommage à mon homologue kuati, devenu par son élection « Alderaani d’adoption », rentre dans le prolongement de cette même ligne pacifiste que nous portons pour les peuples. Pour Alderaan, une ligne conservée qui remonte à plus des décennies et pour la République c’est sa raison même depuis sa création. Une façon de représenter les liens d’amitié entre la République et Alderaan.
Arelya prend note. En quelques phrases, je lui énumère mes attentes, le travail, l’organisation à apporter pour mener à bien cette rencontre.
La question se pose, faut-il rajouter dans le programme : la visite du Musée Galactique ? Un très grand édifice rassemblant des objets et des artefacts de quasiment toutes les planètes connues. Le temple Jedi ? Sans aucun doute le plus chargé d'histoire était certainement le Temple Jedi, mais, est-il apte à recevoir une visite, officielle ou non ? Et sans oublier le sénat, le centre politique de la capitale galactique
Pensant pouvoir m’apporter un éclaircissement de ce qui aurait à faire pour ce genre d’accueil, peut-être aussi à cause de ma mine indécise, elle me fait part de ce que le programme pourrait contenir
- Après une cérémonie d'accueil officiel à l’arrivée à l’astroport, du trajet en navette jusqu’au Palais Présidentiel, où une compagnie d’honneur de la Garde Républicaine présentera les armes, où aura lieu un entretien officiel avec vous Chancelière…. La soirée se déroulera également au Palais Présidentiel, avec un dîner d'État en l'honneur du Vice-roi sera organisé…
Je lui laisse cette partie, son savoir-faire dans ce domaine. Aussitôt les éléments en main, sans perdre de temps, elle file droit vers sa console afin d’en faire part à Eldahi
Tandis que moi de mon côté, je me penche sur la rédaction de la réponse à émettre au Vice-roi en retour à son message.Vice-Roi Melvar
Une visite qui se veut symbole de l'amitié entre deux chefs d'État et leurs « pouvoirs » respectifs.
Nous nous en réjouissons d’avance.
L’équipe d’Organisation se mettra prochainement en contact avec vos services afin de …
Seulement que quelques lignes de taper sur ce clavier et je me stoppe dans ma lancée. Devrai-je peut-être attendre l’avis d’Eldahi ?
Je laisse la phrase en suspens. J’hésite. Je tape quelques mots pour la terminer, j’efface. Un mot, j’efface de nouveau. Les doigts en suspension au-dessus des touches, l’index frôle la lettre. Celle-ci s’inscrit. Je reste à la regarder… Un moment, un long moment.
Je n’aime pas être indécise. Alors la décision est prise. La réponse lui sera adressée, il va de soi. Le moment venu, il l’aura reçu.
De plus, ce n’est pas la peine de se presser. Nous ne sommes pas non plus des citrons, on n’aime pas trop être pressées, et surtout, le jus qui en sort est au bout d’un moment, essoré, vidé, périmé … pas de bon goût, quoi…
Je me remets au clavier. Bon sang, il me faut quand même trouver la fin de cette phrase !!!« … communiquer du programme et des dispositions … » « prendra contact prochainement pour leur en informer de …» … « Prendront contact avec vous pour discuter des détails de notre rencontre »
Avant même de compter jusqu’à trois. … Envoyé ! … Oups !!! Mais laquelle des trois formules ???
Evidemment, les progrès technologiques n’y sont pas pour rien dans l’affaire. Trop facile « tu cliques là et tu cliques là » et HOP, magie, magie, ça part en 2 temps 3 mouvements et on en parle plus, bouclé, plié !!! C’est tellement si simple, non ?
Je pense qu’il est vraiment temps d’aller, une fois de plus, me servir une seconde tasse de Chaï, car je commence à délirer…. -
Post n°8
Auteur : Jagabamdahttp://star-wars-rpg.soforums.com/t8570-Retour-triomphal.htm#p90778
C’était bien la première fois qu’on me faisait ce coup-là !
J’attendais la visite d’un invité de marque en la personne du Vice-roi d’Alderaan et celui-ci n’avait rien trouvé de mieux que de ne jamais se présenter sans même prendre la peine de s’en excuser. La rumeur disait que la dernière fois que son vaisseau a été aperçu, vers le système corellien.
Pourtant pour Sebastian Melvar, j’avais mis les petits plats dans les grands, organisant un piquet d’honneur en ordonnant à ses gardes bleus de revêtir le plus bel apparat pour l’occasion. Le drapeau d’Alderaan flottant même au vent devant l’immense palais de la Chancellerie à côtés des autres drapeaux des planètes affiliées.
Pendant ce temps d’attente, la République ne chômait pas pour autant. Je relus les derniers rapports en provenance du système de Japraël. Finalement, grâce à l’intervention de l’Armée Républicaine conjuguée aux efforts des défenseurs locaux et de l’intervention opportun de l’Ordre Jedi, la situation sur la planète était revenue à la normale. Cependant, Dxun avait cruellement souffert.
La surface avait subi un bombardement planétaire dévastateur par les destroyers de la flotte républicaine. Il y avait un risque que la population éprouve du ressentiment à l’égard de ses libérateurs envoyés par Coruscant. C’était encore une situation que la commission diplomatique devrait désamorcée.
Concernant les dégâts naturels Je pourrais certainement faire jouer mes relations et mettre en contact la reine Amanoa avec les maîtres bâtisseurs ithoriens. Les mêmes qui avaient participé à la reconstruction de ma planète natale après la dévastation Sith.
Occupée par mes pensées, je ne vis pas tout de suite, le message qui illuminait l’écran de mon Datapad. Message qui m’annonçait l’arrivée du sénateur Blokkus de retour de ces négociations sur Géonosis.
Ah ! Géonosis !! Affaire CSI- République. Je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter à ce sujet
Je me souvins de ces doutes, lorsque j’ai demandé à Rick Pool de convaincre le Hutt de participer au pourparlers entre les deux super puissances Galactiques. A ce moment-là, il m’avait paru logique que le représentant de Mustafar, une planète jadis sous le joug séparatiste intervienne pour négocier une trêve entre la République et la Confédération des Systèmes Indépendants. Même Ayana avait émis des réserves sur la présence du Sénateur Blokkus pour une mission de cette importance. Pourtant j’avais persisté, guidée par mon instinct.
J’avais bien reçu un message laconique pour des raisons évidentes de sécurité m’annonçant la fin et la réussite des tractations, toutefois, je ne savais pas ce que le mustafarien considérait comme « réussite ».
J’avoue sans détour, j’attendais avec une certaine impatience que le « gros » sénateur se présente dans mon bureau. Pour créer une atmosphère, et, inconsciemment camouflé l’odeur naturelle du Hutt, je prends les devants en allumant une bougie parfumée.
Par chance le piquet d’honneur prévu pour le Vice-roi étant toujours en attente au spatioport, je contacte sans plus attendre le chef de patrouille, capitaine DeLégend pour accueillir en « grande pompe » et escorter le mustafarien jusqu’au dernier étage où je patiente les bras croisés.
La rencontre est imminente. Les portes du Turbo élévateur s’écartent. Derrière les gardes en armure bleue, je reconnais immédiatement la silhouette si particulière du diplomate.
Arrivés sur le palier, les membres de l’escorte se mettent tous en garde à vous devant la cheffe de l’Etat, que je suis, tandis que le Hutt tout sourire, me fait un semblant de révérence.
Afin de lui rendre ses salutations, j’exécute une légère inclinaison de la tête tout en amenant les paumes de mes mains vers le haut de ma poitrine, geste d’humilité, d’amitié et de respect à la mode télosienne. Et d’une voix exclamative, le « tête-tête » est lancé :
- Bienvenue chez vous, Sénateur ! Vous nous apportez des bonnes nouvelles, je l’espère…
Ce ton de toute spontanéité me surprend moi-même. Joignant le geste à la parole, je l’invite à prendre place dans mon bureau. -
Post n°9
Auteur : Blokkus"Se trop ériger en négociateur n'est pas toujours la bonne qualité pour la négociation."
Cardinal de Reitz
Enfin Blokkus avait droit à un accueil digne de ce nom, digne de son rang, n'était il pas celui qui avait ramené la Paix dans la Galaxie? à l'insu de son plein gré?
La commission diplomatique était venu le chercher lui, le sénateur Terriblik, représentant de Mustafar au Sénat, vice président de la commission du commerce et maintenant Grand Pacificateur devant l'éternel dans son ambassade, qui d'autre que lui pouvait négocier avec la terrible Confédération des Systèmes Indépendants? n'avait il pas jadis renvoyé le sanguinaire capitaine Gelmir à ses pénates alors que les séparatistes l'accusaient lui, l’honnête Hutt, d'une incursion dans une usine Géonosienne profitant la première bataille de Coruscant?
Oui, c'était encore et toujours lui! le sénateur de Mustafar, qui en avait plus fait pour sa planète que les sénateurs Yota Gin et Bens Malastare, ses illustres prédécesseurs, réunis.
Et voila, on lui déroulait enfin le tapis rouge, les hommes d'élite de la garde Sénatoriale lui avaient fait une haie d'honneur au spatioport avant de le conduire directement devant la chancelière.
Escortés par les gardes en armure bleue, Blokkus bombait le torse dans les couloirs de la chancellerie, jetant un regard avide sur les bustes d'obsidienne représentant les différents chanceliers de l'Ancienne République, Georg Lukas, Yumer Dooku, Gof et tant d'autres...Un jour peut être aurait il lui aussi sa statue mais il faudrait beaucoup plus de matière première pour rendre hommage à sa carrure surdéveloppée.
Enfin il arriva devant le bureau de Jagambanda, la Telosienne fidèle à elle même le salua à la mode de sa planète, tandis que le Hutt se contenta d'une simple révérence en baissant sa tête gélatineuse avant de s'assoir dans un fauteuil confortable, il nota du coin de l'oeil qu'une bougie parfumée avait été allumée en son honneur, du moins il en était intimement persuadé.
*Quelle belle intention de sa part!*
Elle lui souhaita la bienvenue en esperant que le sénateur lui apporte finalement de bonnes nouvelles et en effet c'était bel et bien le cas...-Merci de votre accueil chancelière.
Je peux vous l'annoncer en toute modestie, j'ai rapporté la Paix dans la galaxie et ramené nos braves soldats à la maison!
Le Hutt dandina du bassin pour mieux s'assoir dans le fauteuil, il n'aurait pas aimé être à la place du droid de ménage qui passerait après cette entrevue.-Bien évidemment j'ai du faire quelques concessions auprès du préfet Barrik et Sir Alan Joseph Mason III...
Un certain Demeci a été capturé sur Onderon, c'est un vulgaire déserteur séparatiste, leur état major voulait le récupérer, j'ai bien sur accepté cette demande qui me paraissait bien légitime.
Ils ont demandé aussi à juger la générale Lyzs, j'ai accepté à condition qu'elle soit jugée sur une planète neutre et qu'elle soit représentée et défendue par des juristes de la République.
Les séparatistes ont également accepté que nos enquêteurs du BFI mènent l’enquête sur place.
Assis confortablement dans son fauteuil, Blokkus faisait tourner ses pouces boudinés en regardant le plafond et ses moulures dorées, visiblement il y avait un point qu'il n'avait pas encore abordé avec Jagabamda.Il déglutit avant de poursuivre et de lâcher le morceau.-Vous ai je dit que j'ai accepté qu'on leur livre l'Omega en échange...
Le Hutt semblait soudain rapetisser dans son siège, durant le voyage, il avait envoyé la chef de section Maur sur les roses suite à ce compromis mais cette fois il faisait face à la chancelière suprême de la République Fédérale ce n'était pas vraiment la même chose.
Assis dans son fauteuil, Blokkus présentait maintenant un sourire gêné en face de son interlocutrice qui ne laissait rien paraitre mais qui ne devait en penser pas moins...
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Post n°10
Auteur : JagabamdaLe vice-roi Sebastian Melvar avait bien changé. Au lieu de trouver, en lieu et place, un bel aristocrate alderaani, la vice-chancelière, que je suis, avait à faire à ce gros Hutt. Et là, je me demandais bien pourquoi, n'avons-nous toujours pas de nouvel du représentant d'Alderaan.
En effet, alors que j'attendais la visite du diplomate Alderaani, je me trouvais face au sénateur Mustafarien tout juste de retour du pourparlers de Géonosis. J'avais décidé à mon corps défendant d’envoyer Blokkus pour négocier une trêve avec la confédération des systèmes indépendants afin de mettre un terme à cette guerre de « glace » entre les deux super puissances galactiques.
Dès l’annonce du retour de cette mission diplomatique, j'avais envoyé capitaine DeLégend, chef de la garde Sénatoriale l’accueillir à l’astroport.
Celui-ci, toujours éprouvé par la mort du chancelier Nocturna gardait précieusement la porte du bureau de la Vice-Chancelière Dorf.
Après l’avoir chaleureusement accueilli, Blokkus se vanta, ou s’éventa, voire se « venta » d’apporter la paix dans la Galaxie. A l’écouter, pour moi ce n’est que du vent. Pour l’avoir fréquenté au sénat, plus souvent que je ne l’aurai souhaité, j’avais bien cerné ce sinistre personnage.
Arrogant, bien trop sûr de lui, exubérant, manipulateur, sentant la fausseté née, la liste de ses défauts n’étant pas exhaustive, il était bien un digne représentant de son espèce malgré ses manières raffinées, je veux bien le reconnaître.
Confortablement assis dans ce fauteuil, il m’annonça fièrement avoir récupéré nos braves gardes républicains capturés en territoire séparatrice et détenus injustement dans un lieu tenu secret.
En contrepartie, le Hutt avait accepté quelques concessions qui se résumaient à l’échange d’un certain Blad Demeci, capturé sur Ondéron.
A l’annoncé de cette capture, je me rappelle pourtant m’être formellement opposée à l’offre confédéré d’envoyer des troupes pour pacifier la situation Que venait donc faire ce capitaine dans cet imbroglio ?
Je fais fît de mes questions tout en poursuivant l’écoute des nouvelles que ce sénateur est venu m’apporter.
Tout en grignotant les mets posés sur la table basse face à lui, il poursuit en m’évoquant le cas litigieux concernant la générale Lyzs Yvanol. M’étais-je trompée sur son compte ? Blokkus annonçait que l’ex cheffe de la Garde serait jugée en terrain neutre et défendue par nos propres juristes. Tandis qu’une commission d’enquête pourrait se rendre sur Utapau pour démêler le vrai du faux dans cette sombre accusation d’assassinat. Je reste neutre à ses annonces, sentant que tout n’est pas tout dévoilé. Je sens que quelque chose se cache derrière ce sourire de circonstance.
Ce sourire, est-il lié au plaisir de la dégustation des meilleurs plats mis à sa gourmande disposition ? Ou une dissimulation déguisée ?
La réponse ne se fait pas tarder.
De but en blanc, le sénateur m’avoue avoir accepté en échange de tous les compromis à ce que la République livre l’empereur Oméga à la CSI.
Quoi !!!! Me dis-je d’une voix intérieure
En l’espace d’une seconde, d’un visage de marbre, je sors de mes gongs. Je me redresse violemment, sous le bruit fracassant de la chute de mon siège sur le sol.
Debout sur mes séants, du coin de l’œil, je distingue le capitaine de la garde, intrigué, main sur son blaster, apparaître sur le pas de la porte. D’un signe sec de la tête, je le congédie et le renvoie à son poste.
Je me focalise sur le visage de cette limace devant moi qui semble se « rapetissir » dans son fauteuil…
Je me retiens pour ne pas imploser, repensant à mon mantra « Om… Om…Shanti … Om ». J’inspire et je respire… Je souffle et je m’essouffle… Je ne sais pas ce qui est le pire.
Mon regard enflammé, revient sur le Hutt, je ne comprends pas comment il a pu accepter cette requête. Ne se souvient-il pas de la cruauté de cet empereur Sith ? Ne se souvient-il pas des exactions de ces disciples obscurs ? Ne se souvient-il pas des terribles batailles auxquelles ont participé ses sombres soldats ? Ne se souvient-il pas de l’oppression du peuple Républicain et de la Galaxie ? Ne se souvient-il pas de la peur qui régnait au sénat et dans les chaumières ?
Non vraiment, je ne comprends pas comment il a pu accepter cela !!
- Vous êtes un ABRUTI !!! Je ne fais pas dans la demi-mesure, toute ma bienséance, ma politesse, mes bonnes manières se sont évanouies avec la mention de l’Oméga… Ma voix inonde le bureau comme un coup de canon… Comment avez-vous pu engager la République dans un tel procédé ? C’est IRRESPONSABLE ? C’est DANGEREUX, c’est DEMONIAQUE …. Je n’arrive pas à trouver les mots pour qualifier un tel acte, une telle proposition …, les mots fusent comme des tirs de blaster… Vous prétendez avoir apporté la Paix dans la Galaxie, vous nous apportez le Chaos…. Ce Chaos que nous avons tant bien que mal réussi à enrayer, vous proposez purement et simplement de le libérer… COMMENT AVEZ-VOUS PU ???
Je sens une chaleur qui monte à mon visage, je ne peux contenir ma colère tellement je suis outrée…
Pourtant ma position m’oblige à garder une certaine stature, contenance qu’à ce moment bien précis … Je ne peux obéir…. Souffle !! Respire !! Souffle !!! Me commande ma sagesse.
Je ne le lui laisse plus le temps de se goinfrer, de s’expliquer, il m’en a assez dit et trop dit, sans ménagement, je lui ordonne de se retirer.
- Sénateur ... ! SORTEZ ..! … Sortez, avant que je vous fasse exécuter !!!
Tandis que ce fils de Hutt rampe lamentablement vers la sortie, la queue basse, je reprends mes esprits, je retrouve mon calme…
Le fauteuil redressé, je me laisse aller sur l'assise et sans plus rien comprendre, la tête entre mes mains, j’essaie de réfléchir à l’avenir plus qu’incertain … -
Post n°11
Auteur : BlokkusC'était un scandale!
Blokkus était passé de grand libérateur à condamné à mort en moins de temps qu'il ne faut pour le dire...Il avait avalé un petit four de travers et avait failli es'étouffer quand la pourtant si sereine Jagambanda s'était levée de sa chaise si bruyamment avant de le traiter d'abruti.
Lui... Blokkus Terriblik... le représentant de Mustafar... un abruti! Cétait le monde à l'envers!
C'était ignoble indigne de son rang et de sa stature.
Bien sur que non, il n'avait pas oublié que l'Omega était un tyran, il était même aux premières loges au sénat quand les Sith avaient pris le pouvoir,tous les braves lanciers Mustafarien ou presque avaient péri sous le feu d'un bombardement orbital en attaquant courageusement l'enclave Sith.
Et il était encore et toujours la quand le Sith'ari avait refusé de laisser le pouvoir face aux sénateurs frondeurs mené par Shark'an Nocturna après la tristement célèbre bataille de la Forge Stellaire.
Elle l'accusait lui de déclencher le chaos, oubliait elle qu'il avait été le seul à s'opposer à l'envoi de gardes républicains en territoire Séparatiste c'est parce que la vice chancelière avait autorisé cette mission qu'on se retrouvait à deux doigts d'une guerre ouverte avec la Confédération des Systèmes Indépendants!
Mais ça il lui avait pas dit en face, non, il avait préféré garder le silence dans un premier temps avant de battre en retraite en entendant le mot fusiller, elle aurait été bien capable d'ordonner à un de ses gardes bleus de lui tirer un trait de blaster dans la couenne.
Manquait plus que ça...
Le Hutt avait quitté le bureau la tête baissée sous le regard noir du capitaine de la garde, celui ci avait tout entendu , et à ne pas douter il allait divulguer l'information et faire passer Blokkus pour celui qui avait libérer l'empereur fou, NON ce n'était pas possible , il allait passer du statu de héros planétaire à damné Républicain.
NON il ne se laisserait pas faire, il se redressa de toute sa hauteur, ce n'était pas son genre de baisser les yeux, il croisa le regards des gardes indigo, tous le dévisageaient , tous le jugeaient sans aucun doute.Il cria dans le couloir.-Qu'est ce que vous regardez???
Les soldats en armure bleue reprirent tous alors leur position initiale, il jeta un regard sur le bureau de la vice chancelière, oui Elle paierait pour ça, on humiliait pas un Terriblik comme ça!
Fou de rage, il s'adressa au seul garde qui bloquait l'élévateur.-Toi la! contacte mon ambassade, qu'on vienne me chercher sur le champs!
Le soldat regarda le sénateur quelques secondes, il était un soldat d'élite pas un droid protocolaire, dans le dos du Hutt, le capitaine Delégend fit signe à son subalterne d’obtempérer il était sans doute pressé que Blokkus débarrasse le plancher et en penchant la tête, il relaya le message aux administratrices de la chancellerie, celles ci accusèrent réception et le garde annonça au sénateur:
-Votre speeder vous attendra en bas sénateur.
Sans un remerciement ni un adieu, Blokkus monta dans le turboélévateur en grognant, maudissant intérieurement la Telosienne, durant la descente, il bouillonnait littéralement,qu'on vienne le chercher dans son ambassade, on serait bien reçu tiens! Finalement il arriva dans le hall, cette fois il ne s'attarda pas sur les bustes des héros Républicains, il n'avait qu'une hâte quitter ce maudit batiment et s'éloigner de la chancelière qui ne perdait rien pour attendre.
Il sortit du batiment, un peu d'air pur lui ferait du bien, enfin sur Coruscant rien n'était vraiment pur surtout pas l'air à cause de l'industrialisation à outrance.
Son speeder diplomatique se stationna rapidement devant lui ,son chauffeur Jay Statham avait fait vite au moins, la porte arrière s'ouvrit et un magnaguard en sortit pour protéger son sénateur, Blokkus le bouscula pour rentrer et se cacher à l'intérieur.-A l'ambassade et vite!
Le pilote ne lui demanda pas si le voyage s'était bien passé, il avait vite compris que le Hutt était contrarié et dans ces cas la y'avait qu'une chose à faire: Jay appuya sur un bouton et le minibar s'ouvrit pour dévoiler un bocal d'anguilles trempant dans un liquide verdâtre.
Le Hutt grogna plus fort et referma violemment la porte du minibar, faisant déborder le récipient et projetant un serpentiforme au sol, observant la scène dans son rétroviseur le chauffeur fronça les sourcils, c'était plus grave qu'il ne pensait, alors qu'il démarra, brusquement le Hutt ordonna.-Non! conduisez moi à l’entrepôt, vous savez lequel...
-Oui patron!
Oui Jay savait très bien ou son boss voulait aller, dans les bas fonds pour se défouler, il ne savait pas exactement ce qui se passait dans ce sombre batiment, le chauffeur devait toujours attendre à l'extérieur et garder le véhicule surtout dans ce secteur en particulier même si la présence de deux magnaguards décourageaient les petits voleurs, mais ce qu'il savait c'est que le Hutt en sortait toujours très enjoué, peut être avait il une maitresse?
Il fallait que le sénateur passe ses nerfs sur quelqu'un et lui pensait justement à quelqu'un en particulier... surtout en voyant l'anguille suffoquer hors de son bocal, il se régala devant la lente agonie de l'Anguillidé sous ses yeux globuleux. Petit à petit il reprenait son calme et ses esprits.
Oh que oui, on humiliait pas un Terriblik comme ça et toute la galaxie allait le savoir!
https://star-wars-rpg.soforums.com/t7573-Un-diner-presque-parfait.htm#p87489 -
Post n°12
Auteur : Jagabamda
La vice-chancelière se tenait toujours le visage au creux des mains … En intense réflexion, elle était !
Ces « affrontements » me dérangeaient … Je ne me reconnaissais plus.
Souvent seule face à moi-même. J’ai croisé des faiblesses, mes faiblesses, mais j’ai continué la lutte au plus fort du combat, car c’est là qu’il ne faut pas abandonner. Tout un peuple, qui espère avoir quelqu’un sur qui compter, un chef qui peut les guider sur ce chemin de liberté…
Par moment, on m’appelait Vice-Chancelière et d’autres Chancelière, comme le fait souvent Ayana, l’administratrice du sénat. Tant qu’il n’y ait eu de votes au sénat, qui suis-je exactement ? Un poste que beaucoup envie, mais combien y consacrerait leur vie ??? Leur existence ?
Me voici au centre d’un monde qui ne m’a pas complètement choisi. J’ai connu des politiciens qui mentent, mais je ne crois pas avoir jamais dit une chose qui fut fausse… J’avais pu parfois me tromper. Mais dans tout ce que je dis et dans tout ce que je fais, je cherche à ce que la République reste toujours fidèle à elle-même, à ses valeurs, à son histoire… Je ne me contenterai pas de me faire une certaine idée de la nouvelle République Fédérale. Je me battrai constamment pour elle dans la guerre comme dans la paix.
Tous ces affrontements me devenaient insupportables et me renvoyaient à mes faiblesses !
Ma tête entre mes mains, je ferme les yeux pour mieux respirer. Est-ce que je pleure ? je ne vous ferai pas ce plaisir et vous n’en sauriez rien… … Je me demande juste, si je m’arrêtai, je ne saurais jamais de quoi demain sera fait … C’est pour cela que sans cesse il faut lutter ? Je ne connais pas la distance et le temps de ce défi, mais il ne faut perdre le moral. Je souris, en espace de quelques secondes, devant cette vie, de façon à ne pas laisser les maux m’envahir. Ne pas perdre mon identité…
Je pose ma tête sur mes mains je ne me lamentais plus. … Je ne suis jamais tombée dans un désespoir profond. Je me suis retrouvé bien bas certes, je me suis relevé au fur et à mesure des événements. C’était une lutte quotidienne avec moi-même.
De ma courte existence, j’ai compris aussi que même en étant au plus bas, il faut toujours se battre, et avancer tout en franchissant les obstacles que la vie nous fait traverser. Et, occupant aujourd’hui ma fonction, ce n’est plus que jamais une réalité. C’est un parcours semé de difficultés, d’angoisses et de désespoirs... Mais c’est également un parcours rempli d’espoir. Une force psychologique qu’il faut avoir, pour tenir bon la barre. Une volonté de fer pour y arriver à tout faire…
Je cherche, désespérément une solution pour échapper à la situation dans laquelle le Hutt avait placé la République. L’ex-empereur Oméga… ce terrible tyran revenait sur le devant de la scène !
Depuis la fronde des sénateurs menée au sénat de main de maître du regretté Chancelier Nocturna, le Sith’ari avait été démis de ses fonctions. Après quelques jours placés en isolement dans son appartement, la cour suprême de justice l’avait condamné à rester plongé dans de la carbonite, en animation artificielle. Son lieu de détention était, et encore aujourd’hui, est un secret bien gardé. Peu de personnes dans la galaxie savaient où se trouvait ce sombre seigneur. Même moi je l’ignore…
Maintenant, afin de préserver la paix avec la Confédération des Systèmes Indépendants, il fallait sortir le diable de sa boîte.
Même si, pourtant, moi, Jagabamda jugeait que c’était mon devoir sacré de laisser Oméga là où il était, Blokkus ayant parlé au nom de la République. On ne peut reculer… Ce qui est fait, est fait ! Ce qui est dit, est dit ! Une parole donnée, ne doit être reprise !
Et dans ces temps difficiles, où le mal rôde et frappe dans notre galaxie, je souhaite que la « Providence » veille sur la République, pour sa grandeur, pour son bien, et pour son bonheur…
Une longue respiration involontaire. Involontaire ! Ce soupir est-il réellement involontaire ? Pas vraiment, oserais-je l’avouer ! L’impuissance face à ce qui nous arrive Et la crainte de devoir laisser ce « diable » entre d’autres mains …. A qui confier cette délicate mission ?
La Garde Républicaine ? – Non, ce ne serait pas opportun qu’ils retournent en territoire séparatiste.
Le Corps des pacificateurs ? – Ils avaient prouvé leur limite sur Ondéron,
Le contre-espionnage militaire ? – Non, plus ! Ce n’était pas là, le travail pour un espion
Les opérations spéciales ? – Un corps d’élite très compétent, mais ces soldats manquent de subtilité.
Que nous reste-t-il donc ? Je pourrais faire appel aux Forces Spéciales Télosiennes. Je me souviens avoir autorisé leur déploiement récent sur Tatooine.
Levant ma tête de mes mains, mon regard croise la photo de ma matriarche, sur le bureau. Et l’idée naît d’elle-même. Je fais appel à mes souvenirs, à mes origines.
Alors sans hésiter, je décroche l’appareil, je sais qui pourrait m'inspirer. Aujourd’hui, elle est à la tête de projets au centre industriel de Telos.
- Joyce ! c’est moi ! pourrais-tu me rappeler dès que tu as ce message !!!... Pas le temps de finir ma phrase, elle décroche :
- Jagabamda ! Quel plaisir d’entendre ta voix ! Le visage réjouit, s’assombrit avant même que je puisse ouvrir la bouche … Il y a-t-il un problème sur Tatooine ?
La planète des sables ! Je n’en savais rien, le grand Amiral m’avait juste informé que les hommes des sables menaient des raids sauvages et meurtriers au sein de la population civile et que la milice planétaire était dépassée. Je ne répondis que par ces simples mots :
- Non ! Tout va bien ! J’avais juste une question sur le programme Amazone… D’où t’es venue cette inspiration soudaine ?
Joyce se détend :
- « Tout comme moi Jaga, tu as été bercée par ces histoires des descendantes Echani, issues d’une union interdite entre un général et une Jedi… »
Les souvenirs se bousculent dans ma tête. Des souvenirs aussi proches et lointaines. Le son de la voix de mon père qui me racontait ces histoires pour m’endormir.
- Des histoires pour enfant, Joyce ! Qu’une légende ! …
D’un haussement de tête négatif, elle me détrompe :
- Non, les servantes Echani ont bel et bien existé. Il y avait même une enclave cachée dans le Pole arctique de la planète. Rappelle-toi, on y allait jouer étant petite !... Un général impérial l’avait détruite…
Je me remémore cette ancienne académie de guerrières où, parfois, j’accompagnais la sœur de ma mère.
Etonnement ? Déception ? …. Elles avaient vraiment existé ? Pour avoir le cœur net, je demande bien plus de précision :
- … Donc, tu veux dire qu’il ne reste plus de servantes encore vivantes ?
Ma question me surprend. Moi qui ne voulais jamais y croire, à ce un myte local. Joyce le pressent aussi, elle me précise :
- Pas à ma connaissance, mais, je crois qu’il y a eu une branche dissidente au sein des Echani sur leur planète natale.
Je songeais que tout n’était pas perdu alors, j'insiste :
- Il est donc possible qu’il reste des membres de ce culte encore en activité ?
La réponse ne vient pas de suite, quelques secondes de silence. De réflexion ? Je suis sur le point d’en demander plus, mais elle ne m’en laisse point le temps et me rétorque :
- La question peut être posée ! S’il est vrai qu’il en reste que quelques membres, les seuls qui pourraient t’éclairer à ce sujet, ce serait le Conseiller Dorf…. Encore mieux, celui qui pourra mieux t’en parler sera notre cher ministre Abaca …
Je sens que j’ai titillé sa curiosité, si c’est auprès de l’Ithorien de Telos que je trouverais mes réponses, je coupe court à la conversation :
- Je vais y réfléchir… Merci à toi… Namas..
Elle n’est pas prête à me laisser. Sourcils froncés, elle me demande :
- « Pourquoi cet intérêt soudain, sur ces contes et légendes ? »
A travers l’écran, je sens l’étonnement à toutes mes questions. Peut-être se rappelle-t-elle mon air sceptique, mes fous rire lorsqu’on abordait ce sujet dans mon enfance.
- Pour rien ! …. Un vague pressentiment… Prends soin de toi et à bientôt…
Je clos le sujet et sur les « on s’appelle bientôt », chacune va reprendre ses activités. Je mets fin à notre communication. Je quitte des yeux mon computer, la tête haute, le visage serein et content. Comme une impression de regarder le monde au-delà du temps. Mais on ne voit pas plus loin, que les choix que l'on ne peut pas comprendre. -
Post n°13
Auteur : JagabamdaChaque fois que je me pose la question, j’éprouve une sensation douloureuse. Le matin, j’essaie de me rappeler le rêve de la nuit, et il ne m’en reste que des lambeaux que je voudrais rassembler mais qui se volatilisent » … j’ai beau fouillé dans mes souvenirs… Je fouille, fouille, fouille encore et toujours dans cette mémoire qui me joue des tours…
J’essaye de trouver des indices, les plus lointains dans le temps. Vers douze ans, quand j’accompagnais ma mère … Ma tante ? … Plus tôt ? Plus tard ? J’y suis allée quelquefois, autrefois ! … J’y suis retournée dans ces parages en catimini, même lorsque l’endroit nous était interdit !
La voix de Joyce me harcèle : « … Rappelle-toi, on y allait jouer étant petite ! » Il me faut agir … Les réponses se trouvent là-bas… L’évocation d’un souvenir, d’un lieu précis permet de se rappeler a-t-on dit !
Ma décision est prise, et il ne me reste que quelques heures pour tout mettre en œuvre. Il me fallait tout organiser afin qu’on ne puisse apercevoir mon absence. Arelya ! Arelya sera mes yeux, ma tête, ma voix en ces lieux… Je la fis appeler aussitôt.
En attendant son arrivée, je tournais en rond comme un lion en cage. J’avais déjà préparé, en peu de temps pour le dire, différents hologrammes me mettant en scène, en habits variés pour chaque situation, une réponse, un monologue enregistré d’avance. Il lui suffirait juste de le lancer lorsque la situation l’exigerait.
A son arrivée, Je lui mis dans la confidence. Quand je dis « confidence », plus tôt une partie sans révéler les détails et l’exactitude de ce que je souhaitais entreprendre. La décision de me retirer quelques temps …
- Vous n’y pensez pas ?? …
- C’est un projet, longuement réfléchi ! Mentais-je une fois de plus
- Quel projet ? demanda vivement Arelya… Pour combien de temps ?
- Combien de temps ? Si je le savais moi-même ! Rapidement, j’espère !
- … Pourquoi ?
Je me redressais en détournant les yeux. Cette fidèle assistante me regardait fixement. Je laissais mon étoffe voiler mon visage afin qu’elle ne puisse voir la vérité que je lui cachais avec facilité.
- J’ai besoin de prendre un peu de vacances… De me retrouver… Avec tout ce qui s’est passé … la mort du chancelier… Le deuil de mon père Je n’ai pas pleuré la mort de mon père …
A l’évocation de ces évènements, je sentis qu’elle l’acceptait. Je ne savais trop si je devais me sentir satisfaite, déçue ou terriblement coupable à cette idée.
Et bien entendu, j’entendais ses réticences. … Et si on vous cherche ? S’il y a une urgence… ?.. J’essayais tant bien que mal d’apporter des réponses conformes, cohérents, adéquats… Je répondais à une question par une autre : Et vous que feriez-vous si vous étiez à ma place ? …
Quand l’exultation des questionnements fut un peu apaisée, je pus enfin lui répondre sans être interrompue. Je pris sa main dans la mienne
- Arelya ! Vous êtes à mes côtés depuis un certain temps déjà… En tant qu’assistante, combien de fois m’avez-vous secondé, conseillé ? Des conseils bien avisés, lorsque je devais prendre des décisions… Je pense que vous saurez quoi faire et comment les faire… Je n’ai pas de crainte là-dessus, et vous ne deviez pas l’avoir non plus… Et vous savez mieux que nous tous réunis, le fonctionnement de nos bureaux… Je ne vous laisse pas démunie, des dossiers sont bouclés, Je vous ai laissé des instructions… Tout est là, tout est prêt … Dis-je en montant les boîtes dans lesquels j’avais aussi glissé les boitiers des hologrammes … – J’en suis navrée, mais j’ai vraiment besoin de m’éloigner… Et j’ai vraiment plus que jamais besoin de votre aide…
Elle leva enfin les yeux vers le plafond. N’ayant plus d’argument afin de me faire changer d’avis. Elle me fit comprendre qu’elle accepterait à condition que je sois accompagnée.
- D’accord, vous êtes une femme exceptionnellement bien gardée. Je ne vais pas m’en faire pour votre sécurité… Il y a, en liste, un nombre de garde qui pourrait vous accompagner, mais je ne vous donnerai qu’un seul nom
- Non !! Surtout pas … Je souhaiterai juste me retrouver seule incognito à me prélasser sur un transat pour un repos bien mérité… Et un garde, reste un garde... Côté discrétion !! Vous voyez ce que je veux dire !
Je devais jouer au plus fin. J’aurai besoin de temps pour contourner ses défenses Car si jamais, on apprenait la vérité, si on découvrait ce que je mijotais… Mon plan tomberait à l’eau.
Elle m’avait crue …<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Dans le couloir, à l’approche de pas, je recule dans un renfoncement. Le visage dissimulé sous un masque et un capuchon noir, je me contraignais à me fondre dans le noir, à n’être plus qu’une partie de cette obscurité. Une jeune employée qui servait la chancellerie se dirigeait d’un pas traînant vers la fenêtre ouverte et la referma en grommelant. Un instant plus tard, elle avait disparu dans l’escalier au fond du couloir sans avoir remarqué ma présence…<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Elle se mobilisa et je fis autant… Gardant mon attention sur son prochain mouvement … Les gardes qui flanquaient l’entrée se redressèrent quand ces membres du personnel les saluèrent d’un signe de tête. Je reportais l’attention sur « l’autre » cachée dans l’ombre.
Lorsqu’elle se décida de bouger, je ne l’arrêtai pas. Quand elle se dirigea vers la sortie, je me glissais dans ses pas. Je n’étais pas censé m’interroger. Mon travail consistait à la protéger.
Elle s’approcha de la porte, le bas de son manteau balayant le sol. Ses bottes noires ne faisaient presque aucun bruit sur le sol de marbre derrière elle. La voilà, qui traverse d’un pas rapide les couloirs du bâtiment, le sac qu’elle tenait à la main oscillait au rythme de sa marche, heurtant régulièrement ses genoux. Bien que son visage fût presque entièrement dissimulé sous le capuchon de son manteau noir, je connaissais parfaitement son identité dont les yeux brun doré gardèrent une expression lointaine. Elle inspira, soudain oppressée, et je me préparais mentalement à ce qui allait suivre....<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Dès que les serviteurs furent sortis, je gagnais le boulevard qui était désert. Je reçois en plein visage la lumière d’un de ces véhicules qui n’arrêtent jamais de circuler, je parcours le chemin, j’en arrête un et pris place à bord, donnant d’un air détaché ma destination… Un immeuble de cinq étages, un autre avec 39, forment un bloc entouré par le boulevard. On débouche de la rue principale et une deuxième qui passe derrière les deux immeubles. Ceux-ci sont semblables. Là-voilà celle qui porte une inscription en forme de bouche, et, presque en face, celle de l’entrée de l’astroport. Celle-ci ouvre sur un assez long couloir. Tout au fond, l’escalier part vers la droite.
Cet astroport, n’avait jamais attiré mon attention, et pourtant, lorsque je suis venue m’installer dans cette partie de la Galaxie, je suis passé devant pendant des mois… D’hier à aujourd’hui. Avec le recul des années, les perspectives se brouillent pour moi, les mois, jours et heures se mêlent l’un à l’autre. L’hiver, l’automne, le printemps, l’été, ce ne sont que des saisons passées...<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Que faisait-elle ici ? …. Sans patrouille pour veiller à sa protection ? Elle avait ôter son masque... Si je reconnaissais ces traits parmi tant d’autre, beaucoup le pourraient aussi. Ma main effleura mon épée près à jaillir de son fourreau si besoin. Discret en me mêlant à la foule, je restais sur mes gardes. Je scrutais ses faits et gestes. Immobile et silencieuse tandis que ses yeux dissimulés dans l’ombre de son capuchon scrutaient les vas et viens de la file d’attente. Elle leva la tête…<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Il n’était pas trop tard pour faire chemin inverse, pensais-je… Et si j’étais démasquée ? Non, ça grouillait de monde, mais personne ne voyait personne … C'est troublant de se sentir invisible au milieu d'une foule… Je dus faire appel à toute ma volonté et à mon instinct de survie pour dissimuler mon identité. En me forçant à respirer régulièrement pour retrouver mon calme, je continuai à regarder droit devant, comme beaucoup autour de moi le faisaient.
- Un allé simple pour Telos, s’il vous plait … Voilà les crédits … Gardez la monnaie…
Je réprimais mon envie de baisser les yeux, lorsque les doigts gantés du guichetier effleurèrent les miens avant de lâcher le ticket...<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Je me raidis en entendant ces paroles. Sur un signe de l’employé, elle s’approcha du comptoir, le visage toujours aussi inexpressif, elle prit le ticket que la préposée aux transports lui tendit … Je la suivis des yeux … Puis, je me précipitais aussitôt au guichet afin d’obtenir moi-aussi un billet. Sans se mettre en frais de conversation, ce dernier regardait fixement mon insigne et me remit la pièce demandée … Aussitôt fait, je me dirigeais vers la porte ouverte par laquelle elle s’était éclipsée un instant auparavant
HRP : Suite ici https://star-wars-rpg.soforums.com/t8848-Sur-les-traces-des-Amazones.htm#p9…

