Une mission dans le secret
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Post n°16
Auteur : Azel Kyone'eJ'avais dit qu'il me tardait de savoir à quoi ils ressemblaient en version intégrale ? Je l'ai dit oui. Le gros droïde a enfilé une super cape de la mort qui tue avec un insigne dessus - celui de la CSI, si je me rappelle bien. Ouais, bon, c'est pas faute de l'avoir vu sur tous les data de la bibliothèque et flottant au vent au-dessus d'un camp pendant trois semaines ! Bref. Je me fais la réflexion qu'il tient vraiment à montrer de quelle boîte il est sorti, celui-là ! Le borgne à la main de beskar, lui, fait dans la sobriété. Il a juste changé de tenue. Il faut que je me souvienne qu'on est en mission secrète et pas en assaut frontal. En parlant d'assaut, j'enregistre Anato-Bill' qui sort des fourrés, délesté de ses froufrous d'époux transit. J'aimais pas sa tenue bien plus que la mienne, mais je cache pas ma surprise devant son choix. Genre, la crevette, tu vas dans la jungle armé d'un legging et d'un stylo ? J'aime ça ! Mais je crois que c'est un peu prématuré, dans notre cas, hein. M'en veut pas. Billy a jamais preuve d'une grande attirance pour les armures lourdes, il est plutôt du style à courir vite et en silence. Ok, pourquoi pas, mais vu l'environnement qu'on nous sert, j'ai bien peur que ce soit pas non plus hyper judicieux... Je ne fais aucun commentaire. Pourtant, c'est pas l'envie de sortir une petite raillerie qui me manque ! J'dois devenir sage, je crois bien !
Les chefs ne perdent pas une seconde en politesses malvenues : ça, très bon point. J'avoue que j'avais été mal habituée ces derniers temps ! On est content de retrouver la bonne vieille franchise du troupier. J'aurais pas été très enthousiaste à l'idée de me coltiner un coincé du fondement ou un passionné des protocoles. Si l'énorme boîte de conserve reste parfaitement stoïque - faut dire que ses moyens d'expression sont assez limités - son camarade m'est déjà plus sympathique. D'ailleurs, je le préfère en guide touristique qu'en gros lourd pique-assiette, ça lui va mieux ! Je ne manque pas de le détailler derrière ma visière : c'est bizarre, cette armure légère m'en rappelle une autre... Elle ne porte pas d'insigne, contrairement à la cape du cyborg.
" A partir de là on ne se quitte plus! On continue d'utiliser nos noms malgré tout, on ne sait jamais qui nous pouvons croiser dans le coin. Zigg passe devant, il nous dégagera le chemin et effrayera les bestioles, je doute que son scan ne soit très fiable plus loin dans la forêt cependant. Vu la tronche du ciel il faut s'attendre à ne plus voir grand-chose d'ici moins d'une heure. Anatole, tu es en charge de la console informatique, alors fais gaffe à bien la protéger de l'humidité dans ton paquetage. Gladys, tu seras responsable du radar, vérifies régulièrement si quelque chose approche et fais part de tes rapports au reste du groupe de vive voix. Je fermerai la marche, ok ? En avant ! "
Cool ! Un truc qui fait bip ! J'aime bien quand ça fait bip-bip. Surtout quand ça fait boum après ! Mais là, ça fait juste bip... C'est pas si mal. Je tourne le radar de poche dans tous les sens, très intéressée. Eh puis faire part de mes rapports de vive voix, c'est parfaitement dans mes cordes... vocales ! Ahah, ouais, j'dois être la seule à me trouver drôle ! Bon, comment ça marche, ce truc...
" Y a pas moyen de couper le son ? C'est pas discret des masses, vot'machin. "
En désespoir de cause, j'appuie sur le bouton off. Je suppose que je peux pas espérer mieux : le boîtier m'a surtout l'air d'avoir été conçu pour être solide, pas discret. Bon, moi je m'en fiche après tout, j'ai jamais affirmé être un bon agent. Juste un agent, parce qu'on m'a pas vraiment donné le choix. Je me mets en marche en première ligne avec le colosse du groupe. On va servir de débroussailleuse à l'avant, pendant que les yeux et oreilles guettent à l'arrière. C'est une bonne stratégie - de ce que je connais de la stratégie, en tout cas, eh. N'ayant pas quatre bras contrairement à Jean-Charles le Besalisk, je trouve chemin faisant le moyen d'attacher le radar à ma ceinture, avec un lacet piqué sur une guêpière de Gladys. C'est sûr, ça résistera pas indéfiniment, mais le tissu a l'air d'être d'assez bonne qualité pour faire l'affaire. Je me balade donc aux côtés de Zigg-zag (bravo 'tsel, t'es trop forte) avec mon bipbip sur le devant, orienté dans le sens de la marche, et mes deux haches à la main. J'exécute de grands moulinets en rythme pour faucher devant nous les fougères, racines, ronces et toutes sortes d'horribles choses végétales qui barrent la route. De temps à autre, ça gicle, ça crache des spores et des choses non identifiées... Une tâche d'acide crépite contre mon gantelet : sympa, ces petites plantes ! Je devrais en cultiver, dans mon appart'... Enfin, si un jour j'ai un appart'. Bwerk !
" Vraiment pas mal, le terrarium géant. J'comprends mieux pourquoi les tours opérators en font la pub. " je grince, entre deux notes d'un rire désabusé.
C'est le moment que choisit un premier visiteur pour jaillir d'un buisson et passer sur nos têtes en hurlant. J'ai manqué de lui tailler un short, mais la chose est bien trop agile pour s'inquiéter de mes mouvements de petite chose clouée au sol ! On reste sur le qui-vive, au cas où d'autres visiteurs moins farouches. Mais le radar continue de biper calmement, n'affichant rien d'autre que nos quatre points. Le chemin devient pénible, le sol mou et collant nous empêche de progresser aussi vite qu'on le voudrait. Mais, surtout, un autre problème fait surface, un problème d'origine insectoïde, cette fois !
Bien sûr, c'était trop beau, un voyage sans anicroche ! Ennuyeux, même ! Parce que les marais et les jungles, c'est pas suffisamment amusant tout seul, non. Un nuage bruyant s'est formé peu à peu autour de nous. Je suppose que la chair fraîche a dû les attirer : voilà c'que c'est de ne porter qu'une tunique Je les avais pas remarqué, ces petites fiottes, jusqu'à ce que l'un d'entre eux parvienne - l'Invincible sait comment - à rentrer dans le mince espace libre entre ma visière et mon nez. L'enflure commence à bourdonner comme un perdu et je lâche un hurlement furieux.
" Espèce de... !!!! "
De quoi ? De... de... de MOUSTIQUE ! Ouais, parfaitement ! C'est suffisamment insultant aux yeux de n'importe quelle autre espèce !
Après avoir titubé sur quelques mètres, je balance mon casque et mon crâne contre le tronc massif d'un vieil arbre. ZBLANG. Dans tes dents - si t'en as. Ce qui m'étonnerait. Bon, par contre j'avoue que j'y suis peut-être allée un p'tit peu fort... Le monde bouge tout seul et je sens que mon sens de l'équilibre n'a pas apprécié. Mais je m'en fiche : j'ai escarbouillé - verbe du premier groupe, si si - l'intru sans tarder. Il aurait dû faire comme ses petits camarades et rester à l'extérieur. La curiosité, ça paye pas tant que ça !
" Héhé... J'l'ai eu, le saligaud ! "
Alors, on fait moins le malin, en deux dimensions entre le métal et ma zygomatique gauche ! Haha ! Eh bam, la branche que j'avais pas vue en plein sur le front. Vous inquiétez pas les mecs, je gère. Olé ! Je rattrape Colonnel Cling-clang qui continue son œuvre de bulldozer devant Anatole et Teach. D'une main, je reprends mon travail de taille de haies. J'comprends pas pourquoi les jardiniers se donnent autant de mal, c'est très simple en fait. Inlassablement, je continue mon boulot. Tchic-Tchac.
Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac.
La fatigue commence à raidir mes bras et mes jambes. Chaque nouvelle branche devient plus dure que la précédente, et mon esprit s'enlise dans le vacarme qui me semble grandir de minute en minute. Le vent qui souffle, les moustiques qui bzeu-bzeutent et le radar qui bip-bipe, j'ai les oreilles en dentelle. Mon enthousiasme est douché, comme mon corps qui vient subitement de se voir déverser quelques litres d'eau quand éclate un orage de tous les Dévaroniens. Manquait plus que ça. C'est bon ! Quine ! Les oiseaux au loin me donnent l'impression de se payer notre tête.
" Quelle planète débile. "
La flore se fait moins dense par ici. En général, ça veut dire qu’on est pas très loin du bout !
Devant nous, un énorme gouffre que traverse un pont de corde. Ah, ben tiens ! Faut dire, ça m'aurait paru bizarre qu'ils nous construisent un joli pont de permabéton et de transparacier au beau milieu de nulle part ! Je jette un regard à la construction brinquebalante. Y a bien moyen que ce truc lâche le jour où il devrait servir ! Mais finalement, le chemin indiqué par Zigg ne passe pas par-là : on doit descendre. De là où on est, je sais pas dans quoi il va nous faire atterrir, mais c’est lui qui a la carte. Bien obligée de suivre… C’est glissant, humide et plein de brume. Rien de bien anormal donc ! On est rassuré : c’est aussi moisi en haut qu’en bas ! Quoique…
Je réactive mon radar bip bip. Rien, que nos trois pauvres points sur un écran vide. Je sais pas si c'est une bonne nouvelle : ils sont où, tous les bestiaux des bois ? Ils ont décimé toute la forêt ou quoi ? C'est louche. Devant, un canyon qui descend, et de chaque côté, des falaises perdues dans la brume. Les lisières d'un nouveau pan de forêt se dessinent derrière les nuages gris. Grâce à la flore plus rase, on peut enfin avancer à un rythme décent, et bientôt, on touche au pied d’un premier mur de roche. Selon le plan donné par Zigg, on devrait être arrivé. Le problème ? Je vois que des cailloux, moi. Rien qui ressemble à un truc construit ou une ouverture.
Comment ça ? Pas de labo ?!
Nan... Z'êtes sérieux là ? On s'est fait avoir comme des chauves-faucons ?! Oh la misère... Je reste les bras ballants, un sourcil levé. C'est pas possible. On a fait quatre heures de marche à travers cette chienlit pour se retrouver face à... rien du tout ? Le pire, c'est que tout le monde a l'air aussi déboussolé et frustré que moi. Teach se retourne en se grattant la tête. J'en aurais bien fait de même. C'est la meilleure : alors si même les renseignements de la CSI savent plus où se trouvent les bâtiments de la CSI... on est bien, tiens ! J'oscille entre l'envie de rire et la consternation. Pour donner un juste milieu, je plante mes mains sur mes hanches et j'attends. C'est quand même un comble. On est sensé faire quoi si on sait même pas où on va ? On tourne dans ce trou paumé pendant des jours jusqu'à ce qu'un truc trouve le moyen d'avoir très faim et essaye de nous bouffer ? J'pensais avoir atterri dans une armée, un truc bien organisé, quoi. Je reste un peu sur ma faim.
" Une idée les gars ? "
Punaise, si même le gradé a plus d'idées, comment moi je suis sensée en avoir ? Comme Anatole reste muet comme une carpe, je décide de donner le change, à tout hasard...
" Un pique-nique ? J'ai faim... "
Ouais, j'ai bien compris que mon humour était un humour particulier, hein.
" J'dec. Nan, mais, à bien y repenser, si j'voulais planquer un labo, je le ferais pas à flanc de falaise, et pas non plus en haut d'une colline, quoi... Plutôt là où ça se voit pas depuis l'atmosphère : sous terre, au beau milieu d'la forêt, ou dans une grotte... "
Les Mandaloriens connaissent bien l'astuce : les caches d'armes enterrées, c'est l'une des spécialités locales, avec quelques épices explosives. Radical pour cacher tout ce qui doit être caché ! Pas de repérage possible sans matériel ultrasophistiqué, pas de risque d'être vu par inadvertance... M'enfin, j'ai pas la prétention de savoir comment raisonnent les cellules grises de l'élite CSIenne. Si la carte est complètement fausse, on peut très bien se trouver encore à des kilomètres. Ou bien s'il s'agit juste d'une petite erreur, bah y a qu'à fouiller la zone... Après, c'pas moi la spécialiste du "on fait quoi maintenant". Demande plutôt à Anato-bill, c'est lui le cerveau ! Eh pis c'est quand même pas à moi de prendre une initiative, hein ! Je suis la recrue, dans l'histoire, faut pas l'oublier. Bon. Pas vraiment le choix, si j’ai bien compris : faut rebrousser chemin. Je mentirai en disant qu’je saute d’enthousiasme à cette idée. Demi-tour... droite ! Et la ritournelle recommence, tous derrières et nous devant.
Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac. Tchic-Tchac.
On finit par déboucher sur un coin plutôt sympa en bord de rivière. Petite plage de sable, un peu d'air, on en profite pour faire une pause. Ouais : UNE PAUSE ! Ah ! Excellent, ça, les pauses. Casse-croûte time. J'espère juste qu'un machin sauvage va pas trouver nos sandwich trop à son goût. J'ai pas envie de me battre pendant ma pause déjeuner : la graille, c'est sacré.
Bien fait de prendre mon temps d'ailleurs, parce que la petite séance du matin se prolonge toute l'après-midi. On doit avoir parcouru la moitié du continent à pieds, et on est toujours pas rendu. Ce coin de forêt là nous paraît d'ailleurs de moins en moins sympathique.
Retour à la case départ : on grimpe en sens inverse tout ce qu’on s’est carré de monter quelques heures plus tôt. J’te raconte pas le gâchis. Moyennant quoi, arrivés en haut, c’est le climat qui se met à faire des siennes. Tu me dirais, vu la tronche du ciel, fallait bien que ça nous tombe dessus à un moment ou à un autre. Mais à un autre j’aurais préféré, quand même, parce que traverser cette chose mal rafistolée en pleine tempête, je trouve ça pas terrible. Je pianote rapido sur le data confié par la CSI. J'ai vu Billy faire de même plusieurs fois : ça doit pas être sorcier. J’atterris sur la page "Géographie et climatologie". Allez, Cato, Cato... Voilà. Dis-moi ce que tu sais là-dessus, le génie ! Un enregistrement de piètre qualité me raconte d'une voix professorale que la planète est régulièrement soumise à des orages et pluies diluviennes... Gnagnagna, non sans blague, j'l'aurais pas deviner toute seule ! J'suis déjà trempée jusqu'aux os à avoir passé deux minutes sans l'abri d'un arbre !
" Mais elles durent combien, ces pluies, nunuche ?! Allez ! "
Pas possible : l'enregistrement est coupé. On est vraiment pas aidé... D'un geste de rage, je flanque le datapad dans l'une de mes poches. Je me demande pourquoi j'ai espéré que ce truc m'aiderait : on est jamais mieux servi que par soi-même. Il n’y a pas grand-chose à faire : au signal, on se lance, et advienne que pourra. J’ai l’impression que ça va mal tourner. En même temps, vu la situation, je vois pas comment ça pourrait tourner autrement que mal ! Billy passe devant, je lui emboîte le pas, suivi par Teach et Zigg qui ferme la marche. Mon pied tâche de la planche : c’est pas bon. Vraiment pas bon. Mais quoi, il est pas né celui qui me fera faire demi-tour pour une planche un peu pourrie.
J'aurais pas cru que des minutes puissent être aussi longues... Si seulement le jet pack d'Eyan avait encore été vaillant ! On aurait pas eu à se tarter ce pont de malheur. Quel est l'architecte débile qui a dessiné ça ? J'comprends pourquoi Fenn dit que "architecte" est une véritable insulte. Pas de doute. Le bois est pourri - pas étonnant vu le climat - les cordages grincent plus que de l'acier rouillé et m'écorcherait les mains si j'avais pas été sauvée par mes gants. Rien ne va : mes pieds glissent, mes mains glissent, je suis portée à droite et à gauche à cause de ces foutus rafales... Y a encore du progrès avant de devenir acrobate, c'est sûr ! Arrivés au trois quart du kilomètre qui nous sépare de l'autre falaise, une rafale emporte les cordages et notre poids fait se tordre le pont. Zigg doit bien peser son petit quintal, et moi pas beaucoup moins avec mon barda, sans compter les deux autres. Résultat : une belle torsade, et tout le monde se retrouve suspendu la tête en bas avec un pont à l'envers. On finit le trajet en regardant une rivière plus de cent mètres en contrebas. Mes mains tremblent sous l'effort, chaque parcelle de mon corps refuse de se laisser attirer par le vide. Je peux pas me retourner pour savoir ce que sont devenus les officiers : je risque de déporter mon poids et de basculer. Dans le bruit, impossible de communiquer davantage que par quelques cris. Belle galère ! Mais allez, 'tsel, t'es pas arrivée jusqu'ici pour crever... T'as vu pire. Concentre-toi et lâche rien.
Je me mords la lèvre jusqu'au sang pour parvenir à ne pas lâcher, à me hisser de toutes mes forces jusque sur la terre ferme. Dès que mon deuxième pied est au sol, je bascule en avant et m'écroule avec un soupir de soulagement. Tous mes crédits contre une serviette.
Allez, souriez quoi ! On est en vie ! Hein ? Bon, pas le temps de passer trois heures à se remettre d'un petit voyage renversant, hélas. Faut que je trouve le souffle d'en lancer une, juste pour la forme. Je parviens à me redresser, et j'éclate de rire. Le stress, sans doute, ou un truc comme ça. Mon camarade de chambrée a pas l'air mieux en point que moi, au moins.
" C’était plutôt pas mal. On le refait ? "
A condition d’abord qu’on se refasse une p’tite pause aussi, avec casse-dalle et coup de séchoir. Ce serait pas plus mal, compte tenu que j'ai plus d'eau que de métal sur le dos, en ce moment. Du coup, quarante kilos plus trente, ça commence à faire lourd, pour courir dans la boue. Je vous le cache pas. Le vent doit avaler la moitié de mes mots, et mes oreilles ont du mal à capter ceux des autres. On cherche un coin pour échapper à ces rafales à la noix : là-bas, des arbres assez costauds. La forêt semble reprendre, après avoir été interrompue par la rivière et ses marais. Avec un peu de chance, le vent va chasser le brouillard et on pourra enfin savoir où aller dans cet enfer. Non parce que c’est pas qu’j’aime pas le tourisme, mais bon. Parfois, faut savoir s’arrêter.
Soudain, mon radar s'agite.
BIP BIP BIP BIP BIP !
Un truc fonce sur nous à toute allure, son point se rapproche à vitesse grand V des quatre autres. Je bondis sur mes guiboles : enfin un peu d'action ! Le problème, c'est que je suis séchée. Pas sûr que mon bras me lâche pas en pleine action. Dans la pénombre entre les plantes, impossible de savoir ce que c’est : seul le point sur mon écran me presse de crier à mon arrière-garde :
" INTRUS A TREIZE HEURES !!! " -
Post n°17
Auteur : IroeyIro reçut alors une torche à plasma de teach, celui-ci acquiesçant en prenant note des faiblesses de l'appareil avant que le quatuor ne se mette finalement en route.
Bien que le cyborg soi en majeur partit peu contrarié par la mauvaise température, il y a bien une chose que son corps à de la difficulté sur quelque chose que les autres : la boue. Le sol peu meuble sous ses pieds rend la tache plus contraignante pour le séparatiste, car son poids, malgré le fait que son nouveau corps est plus léger que l'ancien est très lourd. À chaque pas que fait le robot, ont peu voir ses pieds couler jusqu'à environs sa cheville, ses muscles hydrauliques grinçant sous ses efforts répétés, rendant la marche oins discrète que prévu. Suivant son plan, Zigg marche et marchent encore, surveillant par moment ses coéquipiers pour être sûres que le temps ne les gêne pas, leurs natures organiques les rendant plus fragiles au froid que lui sans compter le vent et l'orage qui guette au loin.
Une chose est sure : Iroey n'aime pas trop cet environnement. Il se croit comme sur Felucia, mais en pire! En regardant dans le ciel, il put voir l'étoile sacrée de son monde natal. Les déserts de Géonosis lui manquent grandement comparés à cette avancée sinueuse dans des régions forestières peu praticables. Le géant de fer regarda brièvement Blad, se rappelant leurs affrontements brefs dans les déserts lors d'une simulation de combat dans une petite ville. C'était le bon vieux temps. Quand il était encore un bleu et se sentait invulnérable dans son corps ridiculement lourd et son blindage super épais. Se comportant comme un officier supérieur en plein milieu des combats qui fond rage. Une cible parfaite pour un tireur embusqué. Quoi qu'il en soi, il semble que la biodiversité environnante soi plus actif que les grands déserts de la planète capitale de la C.S.I. Des créatures herbivores se cachant dans la végétation et des créatures volantes survolant leurs têtes par moment, attirant la curiosité du droïde, se surprenant à être intéressé par des créatures primitives et organiques. Jamais par le passé il n'aurait été capable d'un tel exploit.
Mais après la pluie le givre et la boue ce fut quelque chose d'autre qui se mit à harceler ses frères d'armes. Les moustiques locaux semblent affamés et se battent pour pouvoir obtenir le Précieux Sang des deux mandalorien et de l'homme en leurs présences. Bien que peu touché par ces créatures, le bruit agaçant de leurs ailes se mit à énerver peu à peu le sergent, celui-ci se mettant à taper du doigt sur son blaster, la commotion semblant faire perdre les esprits d'Azel car celle-ci en écrasa un contre un arbre avec un coup de boule. Assez impressionnant cela sans dire, mais pour un être fait d'organe comme elle, le mal de crane dois être présent maintenant.
Après encore un bon moment ennuyeux à endurer ces créatures vampiriques, ils arrivèrent devant un grand gouffre avec un pont. Un pont en bois et de corde qui semble vouloir s'arracher à chaque brise parcourant la crevasse profonde avec une rivière au fond. Heureusement pour eux, ils n'auront pas à prendre ce chemin, se contentant de descendre par un chemin de terre vers le bas, le confédéré se dirigeant vers l'endroit ou devrais se trouver l'entrer secret du bunker. Quand ils furent arrivés, ce fut la déception totale. Rein du tout. Même après plusieurs revérifications de son plan, ils sont tous au bon endroit au mètre près. Alors que le commandant Unforgiven discute avec les autres sur la démarche à suivre, la machine se met à tâter les pierres dans un dernier espoir d’enclencher un mécanisme servant à découvrir une porte derrière un faux mur de pierre, mais en vin. Ses plans sont bel et bien faussés. Les plans étant les premiers concepts de la base, ceux-ci ayant pu être modifiés depuis le temps. Faute d'idée spontanée, le groupe se reposa sur le bord de l'eau, la machine regardant les alentours avec un autre œil, surveillant sans arrêt l'orage qui menace le ciel de ces noirs nuages encré. Mais ce fut de courte durée, car une créature aux proportions titanesques fit voir son dos, la troupe se remettant en route vers les hauteurs pour éviter d'être le repas de cette créature.
Une foies remontée, ce fut le dilemme que l'officier aurait voulut éviter à tout prit : la traversé du pont aux apparences si fragiles. Mis les choses étaient rendues compliqué, car l'orage que surveillais Iroey depuis un moment les avait rejoins lors de la remonter, le pont étant balancé de gauche à droite sur les forts vents de cette tempête, la pluie et la bruine masquant littéralement l'autre rive. La demoiselle les accompagnant eu pour idée d'écouter son datapad concernant les pluies, les nouvelles ne s’annonçant pas du tout bonne, le groupe étant donc forcé de traversé le pont ici et maintenant. Iro arriva pour suggérer qu'une personne à la fois traverse le pont, mais il semble que ses coéquipiers soient rendus à bout de patience à cause de la température, ceux-ci s'étant déjà lancés sur le pont... Zigg n’eut d'autres choix que de suivre lentement, se tenant fermement aux cordes et mâchant dans les endroits qui semble le plus solide sou ses pieds, mettant surtout tout son poids sur les cordes fragiles. Près de la fin du pont, une bourrasque intense fit alors basculer le pont et ses occupants, le prototype et le reste de l'escouade se retrouvant à lutter pour leurs vies en se tenant au cordage et à se qu'ils ont sous leurs mains, rejoignant difficilement l'autre côté de la rive, se tirant hors du gouffre une fois la traversé enfin terminer. L'archétype se redressa alors péniblement en s'éloignant du bord, offrant son aide à Blad et Ansikt pour les aider à rejoindre le plancher des vaches. Mais ce fut alors qu'il cru qu'un peu de repos serrait de mise, le détecteur de la mandalorienne s’activa, celle-ci criant qu'un intrus arriver vers treize heures. Iroey attrapa son E-5 à ça taille et le brandit dans cette direction, une mains sur vers son lance-roquette au cas où. -
Post n°18
Auteur : Blad DemeciLe soldat Azel montrait des signes de bonne volonté durant cette mission. La Mandalorienne fit part de son avis sur l'entrée supposée du laboratoire tant recherché. Blad continua de réfléchir silencieusement quelques secondes, concluant intérieurement que les scientifiques séparatistes n'auraient probablement pas fonctionné de la sorte pour cacher leurs précieuses expérimentations. Cependant, l'idée de la "camionneuse" n'était pas impertinente. Iroey et le jeune Billy restaient muets, à cogiter dans leurs coins. L'aîné Demeci siffla la fin de la pause après un petit quart d'heure et ouvrit la marche jusqu'à un pont suspendu, donnant sur une jungle semblable à celle que le groupe venait de quitter. La route à suivre était claire à présent, selon le flair de l'expérimenté Commandant. Ce pont était sûrement là "juste pour faire joli". Si la CSI avait implanté son si confidentiel laboratoire de l'autre côté, nulle doute qu'une passerelle ou un quelconque moyen de traverser bien plus pratique était dissimulé quelque part. Là encore, impossible de vérifier, l'escouade devait donc se lancer dans cette seule piste, qui ne pouvait être plus mauvaise qu'une autre de toutes façons.
Le vent eu la bonté d'écarter les insectes volants, au détriment de l'équilibre des quatre compagnons et de la stabilité du pont. Les secondes semblaient être des minutes sous ce souffle glacial. L'eau déposée sur les planches du vieux pont rendait l'exercice glissant et forçait les militaires à jauger chacun de leurs pas. Blad s'efforça de s'agripper au mieux aux cordages encore intactes pour s'aider dans cette avancée laborieuse. Le Commandant priait également pour que le poids cumulé de l'escouade ne fasse pas céder la structure suspendue. Sur ce point, les séparatistes s'étaient un peu trop hâtés et auraient dû s'y prendre autrement. Comme quoi, même avec les années d'expérience on pouvait se laisser aller à l'aventure et s'emballer quelque peu face aux défis. Trop tard, maintenant qu'ils y étaient il fallait terminer le boulot.
Une fois arrivé au bout, Blad relâcha la pression et souffla un bon coup. Cette épreuve lui rappelait les exercices que son père lui infligeait durant son enfance. Comme cette fois où Blad avait marché sur trente mètres de corde tendue, au-dessus d'un sarlac affamé. Il n'avait que dix ans, inutile donc de souligner le fait que la bouche béante du monstre faisait bien huit à dix fois sa taille. L'éducation Mandalorienne était dure, d'autant plus dans un environnement aussi hostile que celui proposé par le désert de Tatooine. Et voilà que l'officier se retrouvait dans ce genre de situation, remerciant finalement son père pour ces entraînements si difficiles. Blad se redressa après avoir resserré ses bottes et constata que le groupe était toujours entier, tout comme le sens de l'humour d'Azel.
Les infiltrés n'eurent malheureusement pas le temps de se remettre davantage de leur route : une créature puissante filait droit sur eux, depuis les fourrées. Le radar d'Azel s'affola comme un astro-mécano en panique ; la vitesse de l'animal était impressionnante. Les soldats s'armèrent vivement en vue du combat à venir, chacun optant pour son propre style. Blad, lui, empoigna de sa main organique son fidèle DC-15S, ce flingue qui l'avait sauvé tant de fois au cours de sa carrière. Son bras en beskar était légèrement en avant, prêt à protéger un minimum le Mandalorien en cas de choc frontal. La bête surgit de la jungle d'un bond incroyable, fondant sur le Commandant de tout son poids. Ce dernier tira plusieurs fois avec son pistolet blaster avant d'être emmené sur plusieurs mètres au sol par le coup. Le monstre était en fait un narglatch, un habitué des mondes tempérés et humides. Blad en avait croisé plusieurs quand il chassait avec ses frères ethniques. Il ne s'attendait pas vraiment à en croiser particulièrement par ici, néanmoins cela n'avait rien de bien surprenant non plus. L'animal semblait avoir été blessé par les tirs du Commandant, hurlant terriblement à son encontre, une plaie fumante sur les côtes. Le descendant de Mandalore, toujours au sol, commença à se secouer la tête et à s'aider difficilement de ses bras et de ses jambes pour se relever.
Le coup puissant du narglatch avait bien faillit sonner le vétéran, qui n'était d'ailleurs pas tout à fait revenu à 100% de ses capacités depuis sa convalescence récente. Nulle doute que cette mission allait le remettre en jambe, encore fallait-il y survivre. Alors que la bête tournoyait en rugissant autour de sa proie, hésitant désormais à se ruer sur elle, le radar d'Azel se remit à biper vivement, dévoilant deux autre points rapides non loin. Cette créature avait probablement amené sa petite famille, peu accueillante, jusqu'aux séparatistes. Ce qui allait, entre autre, empêcher les autres soldats de venir en aide à leur officier.
"Dispersez vous!"
Scanda Blad à ses hommes, plus qu'un genou à terre. L'homme fixait la créature mécontente qui s'apprêtait à l'attaquer de nouveau, comme si ce duel se passait aussi entre leurs regards. Parfaitement immobile, Blad tenait toujours fermement son arme de poing dans sa main, déterminé à se sortir de ce pétrin. Sans crier gare, le narglatch blessé se décida à enfin redonner l'assaut pour, cette fois, tenter d'abattre sa cible. Le Mandalorien se releva complètement en même temps, d'une puissante poussée sur ses jambes, bras mécanique en avant, le poing serré. La manœuvre eu pour effet de frapper violemment le sternum de l'animal. Celui-ci parvint tout de même à griffer le torse du guerrier cyborg, partiellement protégé par sa tenue de combat légèrement renforcée. Les griffes lacérèrent seulement la surface de la peau finement halée du Commandant Unforgiven, puis la bête fit un bond en arrière de deux mètres, pour se remettre du coup de poing furieux qu'elle venait de se prendre. Blad en profita pour pointer son arme à nouveau sur elle et lui infliger une salve de lasers meurtriers.
A cette distance, n'importe qui aurait été capable de viser juste, mais seul un vétéran de guerre aurait eu la lucidité de le faire, du moins après être passé aussi près de la mort. Blad plongea au sol après ça, glissant jusque dans des buissons non loin, afin d'observer à couvert si ses camarades s'en étaient également sortis. Il remarqua d'ailleurs qu'il ne restait plus que quelques mètres derrière lui avant de retrouver le vide tant redouté précédemment, sous le pont fragile suspendu. Heureusement que le Mandalorien avait pu mettre un terme à son combat, ce piège mortel aurait très bien pu finir par le tuer sur le long. -
Post n°19
Auteur : Ansikt
Nous progressons à rythme correct sur le pont, malgré les forts balancements de ce dernier à chaque pas. Le cordage et les planches tanguent, tanguent encore, si fort que le pont se retourne. Je ne dois mon salut qu’à mes réflexes, qui me font agripper fermement les cordes. Un éclair de douleur traverse mes muscles sur le coup, mais je tiens. Ce corps est relativement léger, et les muscles que j’ai développé me permettent de tenir. Avancer, par contre, va être une autre paire de manches… Je vois ceux devant avancer avec difficulté, mais avancer quand même. Je les imite, une main après une autre. Nous arrivons finalement au bout de notre traversée. Je vois Teach et Azel se hisser, à la suite de Zigg. J’essaie de les imiter. Je me balance, prends mes appuis… et manque de tomber. La roche est trop glissante. Le cyborg remarque que j’ai manqué de tomber, et m’offre sa main. J’accepte sans broncher et il me hisse comme si je ne pesais rien. Au moins, je n’ai pas à utiliser mes capacités raciales pour me sortir de là. C’est déjà une occasion en moins de me faire découvrir.
A peine avons nous le temps de nous remettre de cette épreuve qu’un autre problème arrive, signalé par les “bips” répétitifs du petit boîtier en possession d’Azel. Je me redresse, me place un peu sur le côté. Je n’ai ni l’armement ni le gabarit pour confronter un ennemi en face-à-face. Je serai bien plus utile en soutien sur le côté, à prendre l’adversaire à revers. Cependant, il se révèle qu’il n’y pas un ennemi, mais trois. Un gigantesque félin bondit des fourrés et fond sur l’autre humain. Sans pouvoir réagir, deux autres individus surgissent des fourrées. Le plus imposant tacle Azel et ils roulent un peu plus loin dans la végétation. Le moins imposant porte son attention sur moi, et je recule par réflexe. Ce n’est qu’à ce moment que je remarque sa stratégie de me séparer du groupe. Mais trop tard, il me barre la route. J’arrive néanmoins à remarquer qu’un ombre bondit à son tour sur Zigg, non signalé par le radar, peut-être car en retrait par rapport à sa “meute”. Pourvu qu’ils se débrouillent tous bien…
Ne faisant pas attention à cet élan de compassion de ma part, je me concentre de nouveau sur mon opposant. Il est légèrement plus petit que celui qui s’est jeté sur Azel, mais possède de grandes sortes d’épines, formant comme une crinière au dessus de sa tête. Peut-être une différence mâle/femelle ? Ou alors est-il le plus fragile de la troupe, et m’a-t-il choisi car il me considère comme une proie plus facile ?
Profitant que je réfléchisse, le prédateur attaque, me saute dessus. Je réagis trop tard pour esquiver et lève mon bras droit, dans lequel il plante ses griffes. Faisant fi du mieux que je peux de la douleur, j’essaie de le tenir en place, mais les assauts répétés de sa mâchoire vers ma gorge me font perdre du terrain. Il faut que je bouge, ou il se fera un festin de ma jugulaire.
L’animal décide d’appliquer tout son poids sur moi, et c’est à ce moment que je réagis. Je fais rétrécir mon bras, ce qui le déséquilibre, et me désiste de mon manteau. Je profite de son instant de confusion pour soulever mon tissu sur son visage et frapper au niveau de son museau pour l’étourdir, avant de fuir un peu plus loin. Je vois un arbre robuste, et commence à grimper, changeant mes doigts en griffes pour mieux m'agripper à l’écorce. Mon bras droit saigne, me fait mal sous l’effort, mais l’adrénaline me fait continuer.
A distance respectable, je cherche à formuler un plan. Je suis trempé et avec un peu de boue dans le dos. Foutue pluie, je vais attraper la mort… Et encore, je suis ici à peu près protégé par le feuillage dense de la jungle. J’ai l’avantage de la hauteur, c’est déjà ça.
Allez… Réfléchis… C’est un prédateur. Un félin. Il peut grimper aux arbres. S’il me remarque, il sera plus vif que moi. Rester discret, noté. Mais il ne sait pas où je suis, et j’ai l’avantage de la hauteur. L’environnement est à mon avantage également. Qu’est-ce que je peux faire…
Je remarque des branchages, plus bas, à côté de grosses roches. Depuis mon arbre, je peux rejoindre un arbre voisin si les choses se corsent, même si la branche que je convoite semble frêle. Je remarque également des fruits mous sur mon arbre, peut-être utiles en tant que projectiles ?
Des déclics se font dans ma tête alors que le prédateur approche de ma position. Très bien, voyons qui va être le prédateur et qui va être la proie.
Je prends délicatement un fruit jaune et le lance avec force vers le félin. Le projectile fait mouche, déversant son jus sur le visage du félin, qui secoue la tête violemment. Enervé, il se tourne vers moi, et grogne avec fureur. D’un bond agile, il saute au pied de l’arbre et commence son escalade. Mince, il est plus rapide que je n’avais pensé.
Entre pression et semi-assurance, je change d’arbre et renvoie un fruit sur le félin, qui cette fois l’évite. Il saute pour me rejoindre, mais la branche se brise sous nos poids combinés, le faisant chuter en dessous de moi. Il essaye de me griffer, mais se rendant compte qu’il lui manque quelques centimètres de portée, il entreprend de retomber sur ses pattes. Il atterrit au sol sans grands dommages, mais il ne réagit pas assez vite pour m’éviter. Ma cinquantaine de kilos tombe sur son dos, vers ses reins, et il ploie sous le choc. Tous les deux sonnés, je reprends mes esprits plus vite, et frappe sa nuque. Il gémit un instant, se débat, mais j’essaie de garder prise. Je lui porte un nouveau coup avant de lâcher ses épines. Derrière lui, juste avant de toucher le sol, j’attrape sa queue et tirer. Le choc avec le sol est dur, douloureux, mais je suis mon idée et prends une des roches que j’avais noté précédemment.
Boitillant, la bête se retourne, prête à attaquer, mais ne reçoit qu’un caillou de taille moyenne dans la figure, suivi de griffe de ma main transformée dans le museau. Sur les rochers mouillés, il glisse et tombe sur le côté, ce qui l’entrave suffisamment longtemps pour que je le frappe une dernière fois dans la mâchoire et qu’il tombe inconscient. Remarquant qu’il ne se démène plus, je laisse échapper un grand soupir. J’ai de la chance. C’était quitte ou double. S’il se relève, je suis sans défenses. La pluie glaçante bat contre mes cheveux et ma gorge. Il faut que je retrouve mon manteau.
Je me relève avec difficulté, transi de froid, un filet de sang coulant de mon avant bras droit et avec des douleurs dans les muscles abdominaux suite au contact violent avec le sol rocheux. Mais je peux me rassurer en me disant que je suis en vie. Je reviens sur mes pas, retrouve mon manteau. L’intérieur est trempé, l’extérieur est boueux. Et merde. Je l’enfile tout de même, me disant que c’est mieux que rien.
Intrigué, je retourne voir la bête vaincue. Elle respire. Faiblement, avec un rythme irrégulier, mais elle est en vie. Sa truffe saigne, et elle est certainement blessée au niveau des jambes, vu sa perte en vivacité suite à ma chute sur elle. Qu’est-ce que je fais ?
Je pourrais l’abandonner, mais ça serait certainement du gâchis. Elle finirait certainement proie d’un prédateur quelconque. Non, non. Pas question.
Je peux essayer de la ramener au groupe, après avoir vérifié s’ils sont sains et sauf. Peut-être qu’ils sauront quoi en faire. Avoir sa viande et sa fourrure serait mieux que rien, même si je ne me vois pas la tuer. Ou alors, il y aurait une autre solution, même si les conditions ne s’y prêtent pas. Elle est diminuée, bien moins dangereuse que précédemment. Y aurait-il moyen de l’éduquer, de l’adopter ? Cette pensée est presque intrusive, étrange de ma part, mais je me dis qu’un animal de ce genre pourrait être un bon compagnon, à défaut d’être un animal de compagnie ou un bout de viande dans l’assiette d’un quelconque prédateur.
Décidant qu’il vaudrait mieux en discuter avec le reste du groupe avant, je traîne l’animal inconscient dans un petit abri naturel, un monceau de terre et de roche l’abritant de la pluie. Il est assez en contrebas pour que l’animal soit dissimulé et qu’il ait des difficultés à en sortir avec sa jambe blessée. Mais de toute façon, il est inconscient, et certainement pour un bon moment. La bête n’est pas trop lourde, peut-être six, sept kilogrammes, mais mes muscles endoloris ne sont pas suffisants dans l’instant pour la déplacer longtemps. Je retiens l’endroit, et revient vers le groupe. Je leur exposerai la situation, et nous reviendrons le chercher s’il s’ont d’accord. Je n’aime pas l’idée de le tuer, mais je ne pourrai pas nier que ça serait une source de viande et de fourrure utile. Et s’ils ne sont pas d’accord, je pourrai au moins me dire que j’ai laissé sa chance à ce prédateur, même si c’est plutôt hypocrite au vu de l’endroit où je l’ai laissé et l’état dans lequel je l’ai laissé.Spoiler : HRP
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Post n°20
Auteur : Azel Kyone'eAh ben j'la voulais, ma bestiole, eh bah je l'ai !
" Osi'kyr ! "
Beau morceau, tiens. Et véloce, avec ça ! J'ai à peine le temps de rouler dans les fougères que je sens un souffle me raser les oreilles. Les quatre pieds énormes font trembler le sol. C'est Teach qui est visé... va savoir, il a peut-être une odeur plus attirante ?
" Dispersez-vous ! "
J’me fais pas prier. Rester dans le champ de tir, c’est s’exposer à se faire aplatir la face par une tonne de muscle déterminée à nous en faire voir. Quand je peux enfin me redresser pour voir distinctement ce qui nous fonce dessus, je réalise que j’ai déjà vu des trucs comme ça quelque part. Impossible de retrouver le nom, mais je suis certaine d’avoir déjà croisé des mastodontes pareils. Le premier de la file s’en est pris à Teach : il devait avoir une bonne tête, faut croire !
Le radar en profite pour s’affoler de plus belle : pépère est pas tout seul, il a ramené la belle-famille avec lui ! Génial ! Je me rue au milieu du chemin et je gesticule : quitte à se choisir une cible, autant qu'ce soit moi, eh !
" Hey, tu t'es pris une porte pour avoir la tronche aussi plate ?! "
Impossible de savoir si l'animal à piter un mot de ce que je viens de dire, mais ça lui plaît pas. Tant mieux, c'était l'but ! L'un des suiveurs décide que je ferais un repas convenable et bifurque. C'est qu'c'est agile, ces machins ! Le félin rugit pour me laisser une chance de comprendre qu'il n'est pas content. Ok, c'est cool, mais faudrait aussi expliquer pourquoi, nan ? Bref, pas l'temps d'niaiser, j'évite d'une roulade les pieds qui tentent de m’aplatir. Je contourne les babines et abat une première fois ma hache de droite sur le cou massif. SCHLACK ! La lame pénètre profondément dans la couche de poils et de graisse qui protège ces muscles tendus. Comme on s'y attend, pépère apprécie pas des masses ! Je roule sur le coté pour esquiver encore, cette fois une patte qui tente de me renverser d'un coup en traître. Je me relève. SBLAM, la queue que j'avais pas calculé me fauche au niveau des genoux. Retour au sol, cette fois pas vraiment contrôlé. Mince, va falloir corriger un p'tit peu les réflexes, là !
" ROOOOOOOOAAAAAAAAAAARRRR !!! "
Pépère - en fait, c'est p'tet mémère, j'en sais rien - s'est retourné et me saute dessus. Pas l'temps de réfléchir, faut agir. Je pare son coup avec ma hache gauche et envoie la droite sur son coude. SCHLACK ! Et bim, une papatte en moins ! Enfin presque : le coude part en vacances et l'animal va devoir danser sur trois jambes. J'ai peut-être ma chance. La mâchoire se referme sur le métal vibrant, avec un bruit étrange. J'voudrais pas être à ta place, mon p'tit père, tes dents vont pas aimer !
" Lâaaaaaaaaache çaaaa !! "
Je tire, à droite, à gauche. Les yeux m'assassinent et un grondement sourd me signale qu'il n'est pas question de donner des ordres. Alors toi, tu m'connais pas : si tu veux un concours de fortes têtes, tu vas en avoir un ! Ma deuxième hache s'abat à trois reprises sur la tête hideuse. J'ai du sang plein les mains, mais en face, ça ne lâche rien non plus. Il me tire en avant. Je plante mes talons dans la boue et je m’arque-boute pour ne pas bouger. Et là, cette enflure relâche tout, me ballotte sur son flanc, toujours agrippée à mon arme. Je grogne sous le choc. Je sens que je me fais traîner sur quelques mètres, quand je parviens à planter ma deuxième arme dans les côtes et à découper un bon morceau de peau. Sans trop comprendre, je me retrouve à cheval sur le dos de mon adversaire. Je suis pas sûre d'avoir bien compris ce qu'il a trafiqué dans sa colère, mais c'est assez délirant ! Ou alors, c'est aussi parce que ma tête commence à souffrir des aller-retour qu'elle fait dans mon casque. Pas très content du résultat de son tour cette fois, je me découvre des talents pour le rodéo...
Je plante ma hache droite dans la chair dure et sèche du dos : une poignée improvisée. On galope comme deux bons copains sur une portion de forêt, avant que je ne me fasse éjecter manu militari contre un tronc. Eh allez, encore un bon effort de compression ! A croire que je fais finir en deux dimensions. Mais, bizarrement, la bête a l'air d'avoir perdu de sa superbe ! Faut croire que les hémorragies c'est pas très bon pour la santé. Je prends pas le temps que compter mes bosses et mes plaies, je préfère rester concentrée sur les crocs et les griffes qui rôdent encore autour de moi.
" RAAAAAOOOOOOOOAAAAAAAAAAAARR !!! "
Face-de-mur essaye de se la raconter encore un peu, histoire de ne pas avoir à dire aux rejetons qu'il s'est fait découper par le repas de midi. Je le chasse, avec quelques moulinets en guise de mise en garde.
" RaaaAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH !!! "
Moi aussi, je sais rugir, tête-de-pioche ! Allez, arrive, qu'on se marre ! Le monstre me répond, furieux, et me charge derechef. Cette fois, j'suis prête, plus que prête même ! Mes doigts trouvent les boutons d'activation des vibreurs et j'entends le furtif sifflement qui caractérise ce genre d'arme. Il est temps de voir ce que ce petit séjour à la CSoche a fait à mes avant-bras !
Le choc me propulse en arrière et je sens l'écorce craquer dans mon dos, de concert avec mes vertèbres. J'ai une galaxie à la place du cerveau. Mais c'est pas comme si je pouvais continuer d'injurier quelqu'un les quatre membres coupés.
" Ben quoi ! T'en as pas assez eu ?! Allez, viens m'chercher ! "
Un rugissement furieux accueille ma bravade, mais le bestiau s'estime trop amoché pour revenir encore à la charge. Il caracole en zigzaguant comme un twi'lek ivre entre les arbres et sort de mon champ de vision. Je le suis, sans beaucoup plus de grâce cependant. Faut dire qu'il m'a pas loupé, le bougre. Impossible de le rattraper, il est déjà loin, et j'y vois pas grand chose avec toutes ces plantes qui font des mètres de haut ! Avec un peu de chance, il ira raconter à ses copains qu'essayer d'ouvrir des boîtes de conserve, c'est une mauvaise idée.
" Ohé ! Y a des gens en vie par ici ? "
Bon. Azel toute seule au milieu d'une jungle, c'est pas terrible. Ils sont où, les agents tout terrain ? Je titube un peu jusqu'à l'arbre le plus proche, et je tente un coup de gueule aux feuillages, au cas où.
" Qu'es'tu fous, 'tole ? Eh ! Oh ! "
Impossible de savoir où il est allé ! Tu parles d’un travail d’équipe ! Je vais encore devoir utiliser mon... eh, où j'ai flanqué le radar ?! Il a dû partir pendant mon rodéo. Vas-y 'tsel, cherche ce fichu bip-bip dans la fange ! Je jure à voix basse. C'est pas mon mal de crâne et ma collection de courbatures qui vont m'aider... Toutes ces péripéties m'ont un peu désorientées.
Résultat : je sais plus où on est. Enfin, c'est pas comme si je l'avais su avant ! Juste que du coup, avec ces arbres au-dessus de la tête, pas possible de savoir où est le nord. Tout en écartant les branches et les feuilles, je baisse le nez pour pas me prendre les pieds dans les racines qui trainent. Puis, d'un coup, je m'arrête : bingo. Les garçons, tatie 'tsel a trouvé quelque chose ! Viendez !
" Hey, les mecs ! Matez-moi ça. M'étonnerait que cette variété-là pousse sans un peu d'aide ! "
A mes pieds, une manivelle de vanne à la peinture écaillée. Et en-dessous, complètement mangée par la verdure, la silhouette trapue et massive d'une tuyauterie. Mon regard suit le tuyau qui s'enfonce ici pour reparaître là, serpentant discrètement dans la forêt. Je suis peut-être pas aussi futée que Billy, mais j'pense qu'on aurait plutôt intérêt à suivre ce truc-là. Qui sait, y a peut-être un labo au bout ? Ou une fosse. Dans ce cas j'aurais juste eu l'air débile, une fois de plus.
Mon regard se porte vers les feuillages qui s'écartent : voilà Anatobill'. Il fait une drôle de tête. -
Post n°21
Auteur : IroeyIroey attendit alors silencieusement, une bête sauvage sortant alors des buissons en rugissant fortement, le cyborg le regardant alors foncer vers Blad qui eu un court échange avec lui, la bête se reculant blesser avant de finalement se faire rejoindre par le reste de sa troupe de danse, le bipeur d'Azel s'affolant quand chacun de ses monstres s'en prit à l'un d'entre eux. Suffit de savoir qui serra le malheureux qui lui tombera dessus... Pour des raisons évidentes pour rester discret, le robot ne prit pas son lance-roquette et garda la créature dans sa mire, celle-ci le regardant, reniflant l'aire curieuse, mais essayant tout de même de se faire menaçante.
Contrairement à ses amis organiques, il ne sent pas la chair fraîche et la bête sauvage semble hésiter à savoir si ce qu'il est est bien une proie ou non. Voyant que la créature se décida enfin à charger vers lui, le prototype esquiva vivement, son adversaire passant à côté griffe vers le devant. Le sergent réfléchi un moment aux nouvelles manières de combattre avec ce nouveau corps, devant complètement changer sa manière de se battre avec ce nouveau corps qui est moins axé sur la défense, mais plus sur la mobilité. Le séparatiste se mit alors en position de combat, comptant affronter cette chose avec son nouveau corps pour faire un vrai baptême du feu, fonçant vers le prédateur, ses pieds faisant éclater la pierre sous ses muscles hydrauliques puissants alors qu'il s'élance, sautant au dernier moment pour attraper la gorge du monstre, se faisant tournoyer et tomber assied sur le dos de cette bête sauvage, le coup reçu avec la force centrifuge et son poids tombant directement sur la colonne vertébrale du monstre causant de lourds dégâts au félin qui tomba sur le sol, Iro descendant de son dos pour l'inspecté. Toutefois, cette créature était encore vivace et lui donna un puissant coup de griffe sur son torse blinder et d'un autre, faisant reculer l'ancien humain de quelques causant des étincelles et des rayures sur le blindage en alliage de l'archétype.
Le militaire regarda alors sa carlingue puis de nouveau son adversaire avant de lui donner un bon coup de poing sur le côté de la tête en plein sur la tempe, l'officier confédéré sentant quelque os se fracturer sous son coup. Cela eu pour effet de sonner la bestiole qui bava un peu en regardant chancelante autour d'elle, le droïde relevant alors son bras droit qui tien son fusil E5, déposant la bouche du canon sur le front du monstre avant d’appuyer trois fois, le prédateur s'écroulant mollement sur le sol, une fumée noire s'échappant du front de la bête alors que les yeux du narglatch eux semblent avoir roulé dans leurs orbites suite aux impacte contre son cerveau qui est maintenant détruit. Malgré cette victoire, une sorte de honte gagna la conscience de l'être cybernétique. Ci cet adversaire avais été quelqu'un comme un seigneur sith, il serrait de nouveau en pièce... Des améliorations doivent être apporté à ses techniques de combats et sur ce, il devra se procurer une arme fiable.
Suite à ce combat, Iroey se mit à la recherche de ses compagnons, utilisant sa vision thermique pour scanner les environs, voyant généralement l'emplacement de ses alliés qui sont maintenant séparés. Le robot se mit alors à marcher dans la direction du plus près de lui,quand soudainement, la voix d'Azel se fit entendre, la machine se dirigeant directement vers elle et put voir un long et grand tuyau. Iro la regarda puis attendit les autres sur ce point de ralliement. Une fois la troupe de nouveau réunie, le sergent prie la parole et dit :
-Si vous avez besoin de reprendre des forces, je vous l'accorde... Je propose que l'ont suive ce tuyau qu'Azel à trouvé ici qui monte dans la montagne...
Dit-il, chacun ayant des blessures suite au combat avec les chats sauvages. Même si pour certains elles sont plus minimes, les entailles de griffes du monstre restent taillées dans l'acier du devant du corps du cyborg. -
Post n°22
Auteur : TericaraxMalgré les péripéties du groupe, le temps semblait insensible à leur situation. Le ciel et la végétation formaient un humide cachot où s'étendaient en d'incessantes traînées une pluie bruyante et glacée. Une risée sinistre faisait onduler les feuilles verdies et luisantes des fougères en bouquets - grises dans le jour morose. Loin était la nuit, mais l'obscurité n'avait pas eu la même patience; elle s'extirpait de l'horizon lointain, se déversait comme un poison dans les nuages bas et filandreux, rongeait la lumière, tuait le jour, avalait la couleur. Sous un linceul apathique imbibé de morosité, gluant de lassitude et d'une pointe d'incertitude, l'équipe progressait.
Ils suivaient un long bras de fer qui s'arc-boutait dans le sol. Comme un serpent de légende, il plongeait puis bondissait inlassablement dans puis hors d'un océan terreux; entre des vagues inertes d'une boue glacée et mouvante, à travers un bosquet d'herbes épaisses et visqueuses, ou se noyant dans une mare vaseuse à la surface grise, trouble comme un miroir brisé sous l'incessant martellement de la pluie. Comme le cyborg Iroey l'avait indiqué, il s'agissait bien d'une montagne où ils s'engageait; plus correct aurait été le terme de haut plateau. Entre les arbres, une épaisse brume apparut graduellement; simultanément le dénivelé devenait plus important, et le sol ruisselait, à l'image des cieux. Des cascades boueuses dévalaient gaiement les rares points chauves de végétation.
Un grondement, soudain un des nuages éclatait. L'air vibrait alors d'un roulement profond et grave qui rampait dans le ciel, et un éclair déchirait l'horizon, accompagné d'un blanc cataclysme qui irisait toute l'eau dans l'air, puis on replongeait dans l'obscurité et l'assourdissant silence tapissé d'humide pourriture. Loin d'être muette, la forêt murmurait des messes basses. Mais de sons d'oiseau comme de lézards on ne voyait plus; seuls les éléments s'exprimaient. Le reste de la nature s'était tut.
La montée ne fut pas de tout repos. À plusieurs endroits, des glissements de terrain obstruaient la voie, forçant à de longs et fastidieux détours. Mais ils avaient une indication, une confirmation que leur piste était la bonne; les boussoles tournaient furieusement dans toutes les directions. L'aiguille du nord effectuait des tours de cadran frénétiques; et le matériel électronique lui-même semblait étrangement affecté. Ils avaient pénétré la zone de fort magnétisme indiquée par l'amirale Zan'nta. Si, par chance, le corps du cyborg Iroey ne semblait pas affecté, les composants de communication, eux, étaient hors course et complètement fous. Au milieu de la végétation, il fallut déployer de nombreux efforts pour retrouver le seul et véritable guide de cette expédition: une grosse pipe d'acier gris. C'était ce tuyau le maître véritable de l'expédition, le point de repère impérieux et fiable que le groupe s'était engagé à suivre. En lui reposait tous les espoirs de l'expédition. Sur ce cylindre courbé et ondulant de fer clouté industriel on avait misé le succès de l'opération. C'est donc tout naturellement qu'au milieu de l'ascension d'une pente périlleuse, déserte de toute végétation, il choisit de s'éclipser. Disparu, le guide.
Envolé, car pourquoi aurait-il mené des intrus non conviés jusqu'à son origine? Ils étaient des étrangers...Et maintenant, des étrangers égarés.
Naufragés dans l'océan d'une immensité plantureuse et humide, les quatre auraient pu s'entretuer. Il est vrai, ils ne se connaissaient, somme toute, que depuis moins d'une journée. Ils avaient perdu leur étoile du berger et naviguaient en eau trouble; si la tempête menaçait à tout instant de frapper le mât de leur navire, c'était bien leur discorde qui pouvait définitivement les couler. Le commandant Demeci et le sergent Iroey avaient sous leur garde deux soldats fraîchement formés. Et ils devaient, contre vents et marées, localiser le laboratoire. Mais à présent, ils étaient arrivés sur un plateau qui ne grimpait plus; le groupe s'était retrouvé dans un labyrinthe d'arbres aux troncs serrés et aux feuilles épaisses; entre les silhouettes millénaires des pères forestiers et leurs barbes de lierre, la brume s'agglutinait - comme par paquets...
Oui, comme des loups, ils auraient pu se dévorer. S'abattre froidement pour voler sur les cadavres encore chauds une provision supplémentaire, un matériel de plus. Rebrousser chemin, annoncer à l'état major l'échec. Un animal sauvage, une embuscade, une catastrophe...Le temps que de nouvelles équipes viennent, la forêt aurait depuis longtemps englouti dans ses méandres sombres et pourris les preuves...Une sorte de paranoïa générale s'installa. Un agacement soudain, une mésentente intérieure. Un malaise. Etait-ce la fatigue? Etait-ce le stress? Inexplicable en était la cause, mais indiscutables les effets. Pervers, discrets, une dissension subtile et l'envie de ne pas s'attacher à ceux qui nous entourent. Cet effet s'étendait, invisible, comme une toile mortelle autour du quatuor; dans chaque esprit, organique comme cybernétique, flottait le capiteux parfum d'un soudain égoïsme et le besoin d'une individualité farouche - une existence jalouse et unique. Et il suffisait juste d'un petit effort...Un petit acte, un petit sacrifice de deux inconnus...
Ils passèrent - encore tous vivants et sans effusion de sang - à travers un mur blanc et moutonneux de nuage qui les trempa jusqu'à l'os. Et derrière...
Une vaste clairière. Les arbres reculaient en cercle large, n'osant s'approcher plus loin. Un éclair zébra le ciel, avec un hurlement grave et impérieux; les cieux éclatèrent d'une formidable étincelle qui bondit comme un dragon entre deux nuages; mais son panache de blanc tomba sur les arêtes rudes d'une haute muraille. Derrière se dressait une silhouette noire et menaçante, un roc qui surplombait les murs eux-mêmes. Quand le faux jour reprit ses droits de gris, la forme se révéla plus précisément.
Il s'agissait d'un complexe. C'était un bâtiment empli d'un air rigide d'industrialisation. Forteresse de technique, il trônait au centre de la forêt, imposant, inerte à en devenir menaçant. Si l'on devinait des fenêtres dans le bâtiment principal, elles n'émettaient aucune lumière. Une gigantesque porte d'acier interdisait autrefois l'entrée dans ce complexe, couplée à des barrières électriques au-dessus des murs. Mais la porte gisait à bas, brisée. L'entrée vers l'enceinte était libre - déserte même.
Devant le seuil de titane et de pierre de ce qui tenait lieu de citadelle, le quatuor pouvait à nouveau réfléchir l'esprit libre; le poison de la discorde semblait les avoir abandonné sitôt entrés dans le périmètre de ce laboratoire. Devant eux, l'ultime obstacle: la porte qui menait vers les profondeurs, vers les équipes de recherches. Malheureusement, si les murailles n'avaient offert aucune résistance, tel ne semblait pas être le cas de cette porte. Car elle était obstinément fermée et seul un panneau d'authentification y donnait accès. Qui aurait pensé, vraiment, que l'équipement prévu par l'amirale pourrait se révéler si précieux et utile en cette situation?
***
En exceptant quelques complications, l'ouverture de la porte ne fut pas si difficile qu'escompté. Enfin, nos séparatistes purent poser le pied à l'intérieur de leur objectif...
Noir. Nulle lumière n'éclairait cet étage; excepté les rares éclairs de l'horizon, par l'entrée. Mais cette lumière s'arrêtait quelques mètres après l'embrasure de la porte, engloutie par l'abysse du silence et de l'immobilisme. Aucun interrupteur ne fonctionna dans l'entrée. Les panneaux d'alimentation devaient être plus bas; et l'alimentation générale avait aussi bien déserté les lieux que ses anciens occupants...
Pour progresser, il fallut allumer une torche électrique. Dans le disque limité qu'elle produisait, on distinguait des portes, fermées. C'était un couloir, un vestibule après la porte principale. La pluie s'était également arrêtée sur le perron, abandonnant à un mutisme pesant.
Dans le noir insondable, le disque lumineux de la torche était le seul point visible. Il fallait fouiller chaque salle séparément. La porte principale, restée ouverte, donnait vers la forêt sauvage - mais sa lueur ne fut bientôt plus qu'un lointain souvenir, englouti par la nuit d'encre du laboratoire.
Les quatre compagnons se heurtèrent à trois portes, qui scindaient le couloir en autant de directions. Elles disparurent avec un sifflement voilé dans le plafond. Derrière l'une d'elles, des leds grésillantes illuminèrent les murs. Les autres demeuraient plongées dans les ténèbres sans son et figées où chaque pas semblait éveiller des démons invisibles et une raidissante malveillance.
Le passage éclairé était un ilôt au milieu de l'abîme. Mais, un vétéran comme un novice aurait su pertinemment que se tenir dans cette lumière trop longtemps eut été du suicide. Aussi haïssables et terrifiantes fussent les ténèbres totales, l'inconnu absolu était peut-être préférable à se tenir sur un maigre radeau de lumière; car cela signifiait de se révéler, faible et vulnérable, à tous les yeux qui guettaient depuis la nuit. Et c'était peut-être même l'obscurité qui avait avalé les équipes de recherche...
On déboucha dans une salle - enfin, adieu aux couloirs. Elle était étonnamment ordonnée. Des tables de verre y étaient disposées, des établis. Et dans le noir, on distinguait des armoires ferreuses adossées aux murs, et des conduits d'aération au plafond pour des hottes chimiques; sur les tables, du matériel coûteux de recherche était organisé avec soin. Mais un objet, tout particulièrement, attira l'attention du quatuor. C'était une petite caméra, de celles employées pour filmer les protocoles et que les chercheurs affectaient tout particulièrement pour pouvoir revoir leurs manipulations lors de leurs réflexion. La présence de cet objet n'était-
Un bruit dans les conduits.
Silence.
Dans le champ de la torche, une vive ombre!
Une simple étagère...
Les nerfs étaient mis à rude épreuve.
Avec toutes les précautions du monde on finit par se résoudre à observer le contenu de la caméra. Sa cassette enregistreuse était toujours présente et pouvait être lue sur un datapad classique. Il ne fallut pas longtemps pour la faire fonctionner.
Un hologramme grésillant se projeta dans la pièce, bruyant et parasité. L'image qui se projeta au mur: 4 / 9 / 9 ABM.
Les chiffres en lettres spectrales et tremblantes indiquaient la date qui correspondait à cinq jours auparavant. La projection demeura figée pendant plus de trente secondes. Trente longues secondes, où les chiffres restèrent, apeurés, à flotter dans l'air.
Soudain, le visage d'un humain apparut. Il portait des lunettes et une blouse. L'air jeune mais les traits cernés, c'était probablement un jeune, rasé de près et aux yeux profonds. Son visage - gris et décoloré dans la projection - fixait droit derrière le quatuor, vers un interlocuteur invisible.
- R...Réallocation? Vous n'êtes pas sérieux j'espère disait-il.
- / Ordre direct de l'Etat Major, professeur./ lui répondit une voix saturée et monocorde. / Le major Steinberg et son équipe arriveront bientôt./
L'homme battit des cils, secoua la tête.
- Le m...major? Et...Et nos recherches? Nous avons des manipulations en cours, vous ne voulez pas que nous interrompions tout. C'est de la folie.
- / Vous vous expliquerez avec le major. /
Le professeur fronça les sourcils.
- Le lieutenant ne laissera pas une telle chose se produire...
- / Le lieutenant a été démis de ses fonctions. Vous répondrez directement au major à partir de maintenant./
L'humain se décomposa sur place.
- D...Démi...H...Hey, attendez!
Il sortit précipitamment du champ de la caméra, main tendue dans la direction où se trouvait son présumé interlocuteur. Avec son départ s'arrêta l'enregistrement. Sitôt l'hologramme disparu, la seule source de lumière redevint le disque blanc de la torche, au milieu de la salle noire...Spoiler : HRP
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Post n°23
Auteur : Blad DemeciLe monde sauvage avait affronté les soldats de la CSI, symboles du progrès et de la technologie. Les créatures qui avaient attaqué l'escouade étaient soit mortes, soit suffisamment diminuées pour ne pas repointer le bout de leurs truffes. Blad avait prudemment analysé visuellement la situation de ses partenaires, puis il s'était décidé à sortir finalement de sa cachette, voyant bien que les hostilités avec la petite meute de narglatchs étaient terminées. Les quatre compères étaient donc à nouveau réunis, sans trop de bobos. Le jeune homme du groupe annonça qu'il avait laissé une des bêtes grièvement blessée dans un lieu sûr. Il proposait de la garder sous le coude, soit comme réserve à steak, soit comme nouveau compagnon de route. La seconde idée demeurait la plus farfelue aux yeux du Commandant, qui se voyait mal prendre le temps d'apprivoiser un tel prédateur. Nulle doute qu'il aurait fallu plusieurs semaines à un dresseur qualifié pour parvenir à un tel but, alors pour des tâcherons comme l'équipe qu'il avait devant lui...
Le Mandalorien expliqua à l'agent Bill que la mission n'attendait pas, et que le narglatch blessé était sûrement déjà en train de se faire dépecer par une autre créature, si bien cachée dans les fourrées qu'elle fût. C'est à la fin de cette brève conversation que la voix d'Azel se fit entendre à quelques mètres de là, malgré la pluie et le vent qui ne s'arrêtaient pas. La guerrière avait trouvé une piste à suivre : des veines de métal serpentant dans les flaques boueuses de la forêt. Au moins l'opération avançait, car Blad commençait à douter sérieusement de son achèvement depuis plusieurs minutes. Iroey suggéra logiquement de suivre cette unique piste, le Commandant se contenta donc de quelques mots pour mobiliser le groupe entier :
"Espérons que ces tuyaux soient de meilleurs guides que les cartes de l'Etat-Major alors..."
De nouveau en route pour une marche difficile, un voile sombre semblait s'être soudain abattu sur l'équipe militaire séparatiste. Alors qu'Iroey était à nouveau placé en tête de file, les trois autres soldats infiltrés restaient en alerte, pour éviter de se faire surprendre à nouveau par un danger quelconque. Plus ils avançaient, plus la pente se faisait sentir dans les mollets des organiques. Blad ignorait si son collègue cyborg pouvait ressentir ce genre de choses, emprisonné dans son armoire de fer, cependant son allure s'était également faite moins vive et plus prudente. Il fallait dire qu'entre la boue et les racines, il valait mieux faire attention. Brusquement, un puissant éclair déchira les cieux, faisant sursauter même les plus éprouvés. L'ambiance commençait légèrement à devenir oppressante, quelque chose d'anormal se passait par ici, Blad en avait le pressentiment.
C'était comme si les pierres épiaient le groupe, comme si les arbres murmuraient des menaces vicieuses. Tout autour, le Mandalorien ne voyait que du danger, oubliant presque qui il était et à quoi il aspirait. Il devait tout de même mener cette bande de bras cassés au bout d'une mission incroyablement vague et mal préparée, ses soupirs se faisaient de plus en plus lourds et pesaient sur l'ensemble du groupe. Ce n'était pas de la lassitude qu'exprimait l'aîné Demeci, mais plutôt de l'exaspération. Dans sa tête, il se repassait les briefings des officiers, les grands mots des têtes pensantes. Rien de tout ça ne lui semblait agréable, sa colère enfouie contre les hauts représentants de la CSI n'allait pas tarder à éclater. Et puis il y avait ces deux clampins sortis tout frais de l’œuf, à côté. Pourquoi lui avait-on coller deux gusses inexpérimentés pour cette opération? L'Etat-Major se foutait de lui, voila la vérité. Le Mandalorien jeta un œil derrière lui pour vérifier si personne de mal intentionné ne s'y trouvait, toujours muet mais l'air grognon. La paranoïa commençait à le gagner par-dessus le marché.
"Qu'est-ce qu'il se passe?"
Iroey s'était arrêté, l'aîné Demeci lui passa devant pour constater la disparition du tuyau dans la terre. la piste s'arrêtait là, apparemment. Déterminé, le vétéran de guerre prit la tête de la marche, se créant un chemin entre les branchages serrés et inhospitaliers qui se présentaient devant lui. Il n'allait quand même pas se laisser abattre par trois bouts de bois! Il était l'héritier de Mandalore après tout! L'équipe reprit son avancée, guidée par le seul instinct de son meneur. Enragé, Blad abattait les obstacles à tour de bras, oubliant sa fatigue accumulée jusqu'ici. Animé par cette colère profonde, il ne prêtait plus guère attention aux autres, s'évertuant à avancer coûte que coûte.
L'espace d'un instant, alors que sa lame découpait frénétiquement ce qui se présentait au devant, Blad eu l'envie d'égorger le petit Anatole. Il n'avait jamais compris pourquoi des gars aussi frêles que lui s'enrôlaient dans l'armée. Pour le Commandant Unforgiven, seuls les hommes et les femmes entraînés, optimisés musculairement méritaient de se confronter au terrain à haut risque. Et si l'escouade se débarrassait de cette crevette inutile? Personne ne le pleurerait de toutes façons, et puis cela éviterai qu'il pollue les réflexions de l'officier avec ses idées saugrenues... Non, quand même... Quoi que...
Les pensées noires de l'officier se dissipèrent lorsqu'il constata que la densité de la jungle se faisait de moins en moins importante. Il ne rêvait pas non, il avait finalement mené le groupe à destination. Une clairière se révéla sous les coups lassés de Blad, qui prit un instant pour reprendre son souffle cette fois-ci. Le complexe scientifique se présentait au bout de la brume, comme s'il était fier d'avoir observé le calvaire des soldats jusqu'ici. Blad s'épongea le front avec sa manche, ne faisant qu'échanger une humidité contre une autre, puis il déclara à ses pairs, victorieux :
"Enfin!"
Oui, enfin, la vraie mission pouvait commencer, mais pas avant de reprendre quelques forces. Blad s'assit sur un tronc d'arbre à l'orée de la maudite forêt, certainement couché par une tempête récente, puis commença à attaquer une de ses rations de survie. Il invita les autres à en faire autant.
"On se repose un peu, puis on infiltre ce foutu labo. Après avoir vérifié nos armes, je pense que l'on devrait étudier les possibilités d'entrées, maintenant qu'on a la bête devant nous. Vu que les plans ne sont pas fiables, vaut mieux établir une bonne expertise sur le terrain."
Les ordres étaient donnés dans ce moment de calme bienvenu, Blad savait que cela ne durerait pas alors il fallait en profiter au maximum. -
Post n°24
Auteur : Ansikt
Revenant sur mes pas, je retrouve Azel, puis le cyborg, Zigg. La première semble un peu désorientée mais pas trop blessée. Enfin, je ne remarque pas de nouveau cabossage sur son armure. Notre “leader” décide de nous rejoint également. Il n’a pas l’air d’avoir eu trop de mal contre son opposant… Suis-je le seul à avoir éprouvé quelques difficultés ? Et encore, c’est sans compter la chance qu’il agisse comme je le souhaitais… En parlant de prédateur, j’expose mon idée au groupe. L’homme à l’oeil bionique me répond que la mission n’attend pas, et que la bête que j’avais caché était certainement en train d’être le festin d’un autre animal. Soit. Je peux saisir la logique de sa réflexion, et je ne me vois pas me lancer dans un débat ici, dans cet environnement pesant et inhospitalier. De plus, je me rends compte de l’absurdité de ma seconde proposition, et surtout du manque de rentabilité de la manoeuvre : la bête apporterait, je pense, trop peu de nourriture pour l’effort qu’il faudrait faire pour l’emmener avec nous. Tant pis, donc.
Azel nous fait part de sa découverte : un tuyau, serpentant dans la verdure, commençant sa course à nos pieds pour se dissimuler ensuite dans la jungle. D’un côté, je suis sceptique : c’est sûr, un élément de ce genre ici est atypique. Sa présence pourrait confirmer la présence d’un laboratoire, oui, mais ce n’est qu’une possibilité parmi tant d’autres… Quoique… Nous sommes tellement loin de la ville… Je doute qu’un excentrique aurait osé s’installer si loin. La piste est valable, à défaut d’avoir une alternative. La première localisation donnée par le cyborg avait été un coup d’épée dans l’eau. Peut-être que celle-ci sera fructueuse ?
Nous voilà repartis dans la fôret. Le colosse ouvre la marche comme à l’accoutumée. La végétation est dense, entrave nos mouvements, ralentit notre avancée. La boue, l’humidité, le froid sont autant de facteurs qui rendent la tâche plus difficile, plus fatigante, surtout au vu de mon manteau trempé et boueux à cause de mon escarmouche avec le félin. Il a un peu séché, certes, mais reste plus inconfortable et perméable qu’avant. Le terrain devient plus pentu, également, ponctué de cascades de boue forçant arrêts et détours. Misère…
Et la fatigue susdite ne se limite pas à ma condition physique. Oh, non. Tout cela commence gentiment à me taper sur les nerfs. J’ai l’impression que tout ce qui est environnant a été placé ainsi pour rendre l’ascension difficile. Mais en même temps, je me doutais bien que, si le scientifique avait placé son laboratoire aussi loin de tout, le chemin pour l’atteindre n’allait pas être une promenade de santé. Mais tout de même.
Un éclair zèbre le ciel, me surprend. Mécanique, j’étais en train de suivre le groupe, et le tonnerre m’a sorti de ma somnolence monotone. J’étais la proie parfaite. J’avais baissé ma garde. J’essaie de vérifier que nous suivons toujours le tuyau, mais la corpulence imposante des membres du groupe devant moi diminuent la visibilité. Je n’arrive pas à récupérer l’information que je cherche. Et s’ils l’avaient quitté ? Nous serions perdus, perdus dans cette jungle. J’aimerais les prévenir, mais j’ai le sentiment que si quelque chose sort de ma bouche, quelque chose de terrible va arriver. Peut-être un prédateur en embuscade, qui nous piste ? Et si ma somnolence précédente était due aux phéromones d’une plante ou d’un animal nous attirant dans un piège ? C’est comme si toute cette jungle avait été créée par une entité supérieure dans le but de nous tourmenter. Et elle avait été très douée dans cette tâche…
Comme si cela n’était pas suffisant, c’est à ce moment que le tuyau décide de disparaître. Comme ça, d’un coup. Et si ça avait été une fausse piste ? Rah ! A cet instant, mon esprit hurle intérieurement. J’aurais pu réagir n’importe comment : crier, hurler, frapper le sol du poing, courir… Mais cette pensée est bloquée par un genre de stoïcisme apathique extérieur. Comme si, à cet instant précis, mon corps s’était détaché de mon esprit, comme un droïde. Comme si quelque chose s’était brisé. Peut-être une once d’espoir, cachée derrière ma neutralité habituelle ?
Je reprends mes esprits quelques temps plus tard. Teach fauche avec énergie la végétation devant nous. Je les ai suivi, mon corps en pilote automatique. Un certain malaise me prend. Qu’est-ce nous avons fait ? Nous avons continué ? Ils veulent continuer ? Mais… Pourqu… Rah ! Bordel ! Bordel ! BORDEL ! Non ! Non...! Reste calme. Respire. Pense… L’air vicié rentre dans mes poumons, apportant une petite douleur qui remet mes idées dans l’ordre. Peut-être pas le bon ordre, mais un ordre quand même. Que puis-je faire ? Ils semblent tous déterminés à continuer, tout droit, aveuglément. Inutile de raisonner avec eux, ils sont perdus. Ou peut-être pas ? Non ! Je ne dois pas supposer qu’ils puissent accepter d’abandonner. Ils l’auraient déjà fait, sinon. Non ? Oui. Continuons.
J’ai encore quelques rations. De quoi tenir un petit peu. J’ai à peu près retenu le trajet, si toutefois nous n’avons pas fait trois tours sur nous même quand j’ai arrêté d’être attentif. Je pourrais théoriquement revenir à l’hôtel. Nous n’avons pas dormi. Une journée de trajet semble correct à refaire. Et là-bas, je saurai me débrouiller : un animal pour frauder dans une navette, une nouvelle identité, un nouveau départ… J’en suis capable. Je l’ai déjà fait un nombre incalculable de fois. Je peux profiter de ma place en queue de file : discrètement, je ralentis, puis disparais, les laisse à leur sort. Oui, ça serait possible. Ils mourraient, certainement, mais je serai sauf. Ca serait dommage, pour Azel, mais c’est un sacrifice nécessaire. Je ne peux pas m'encombrer de scrupules. Peut-être, avec un peu de chance, je pourrai retrouver mon compagnon de voyage. Ou une autre personne à manipuler. Mmmhhh...
Mon cheminement de pensées noires s’arrête brutalement, comme chassé par une lumière purificatrice. Je reviens à la réalité : devant nous, une clairière. Beaucoup plus claire que toute la forêt précédente. Beaucoup plus ouverte. On se sent enfin respirer, je n’ai plus mal aux poumons. Peut-être que l’air est plus pur, ici ? Ou alors c’est juste une impression, permise par un retour d’espoir ? Car oui, en face de nous se dresse un gigantesque complexe. Enfin, le laboratoire ! Dans un élan de naïveté, je me dis que le pire est passé. Nous avons en face de nous un laboratoire séparatiste, pas la salle de jeu d’un scientifique fou.
Teach propose une pause et j’accepte sans broncher. Cependant, je ne prends pas part à l’établissement d’un feu de camp ou d’un campement. Je préfère observer la façade devant nous, chercher une entrée. Je remarque des fenêtres, cachant un océan d’obscurité. Ansikt pourrait les atteindre. Billy, non. Tant pis.
Je m’approche de la porte blindée. Impossible de passer en force. Néanmoins, j’arrive à remarquer un boîtier d’identification, dissimulé derrière du lierre. Impossible de passer sans les bonnes données biométriques. Quoique… ?
Je ressors la console programmable qui m’avait été confiée. Par chance, elle a été relativement épargnée de l’humidité. Mmhh… Oui, ça pourrait peut-être fonctionner. Mais je ne préfère pas le faire seul. Je sais que mes connaissances en la matière sont limitées. Et je doute que mes bases en informatique me permettent d’outrepasser les sécurités présentes ici. Même si l’accès a été un enfer à traverser, je doute qu’ils aient lésiné sur la sécurité du complexe en lui-même. Préférant ne pas faire de mauvaise manipulation pouvant nous coûter le boîtier, je reviens vers le groupe qui a déjà commencé à revoir l’équipement à disposition, et expose mon idée :
— La porte est blindée, on ne pourra pas passer en force. Cependant, je me dis que la console programmable nous permettrait peut-être de contourner le boîtier d’identification. J’ai préféré ne pas commencer seul, vu que mes connaissances à ce sujet se limitent aux bases. Quelqu’un a des qualifications à ce sujet, ou je dois me débrouiller seul ?
Je décide de m’asseoir à leur côté, attendant une réponse. Un peu de repos ne fait pas de mal, surtout après l’épreuve que nous venons de traverser. -
Post n°25
Auteur : Azel Kyone'eJe ne sais pas si je suis sensée être fière de moi ou trouver ça bigrement louche. J’ai un peu l’impression que les hasards n’en sont pas, dans cette jungle. Sous cette pluie qui n’arrête pas, communiquer même à un mètre de distance est pas une sinécure. Ça faisait longtemps que je m’étais pas pris autant de flotte sur le coin de la figure ! Nos pas sont alourdis de boue et les odeurs de putréfactions sont décuplées par l’humidité ambiante. Un régal ! Et nous, dans tout ça ? Eh bah on suit la piste ! On est comme une meute suivant la trace d’une proie : snif, snif… où es-tu, petit tuyau ? Par-ici ! Ah non, par là ! Combien de kilomètres fait ce machin ? C’est dingue. Peut-être sert-il à pomper la flotte de la rivière ? Ou à y rejeter on ne sait trop quoi… En tout cas, ils ont mis le paquet. Il y a peu de chance que quelqu’un d’autre ait eu l’idée d’installer un tuyau sur une zone tenue par la CSI. Donc… Enfin, je me méfie quand même avec les donc. La logique me fait parfois des farces. Les officiers reprennent leur rôle de guide et on file entre les arbres, à la recherche du prochain éclat métallique au travers de l’humus boueux. Par là, ça commence à grimper sévère. On fait encore quelques kilomètres, et le terrain prend une allure nettement montagneuse. Les cartes du cyborg étaient peut-être pas si moisies, en fin de compte… Les plantes se font rases, on peut enfin y voir à plus de deux mètres : maintenant, c’est à la verticale que notre parcours va se faire ! Génial, j’ai déjà plus de bras. C’est ma journée, c’est certain !
Interminable. Combien de tours, de détours, ce truc nous fait faire ?! J’ai arrêté de compter. Mais derrière mon humeur massacrante, je me rends compte que ce machin de métal me fait éprouver une certaine fierté. On aurait pu tourner éternellement en bas si j’avais pas buté dessus. Au moins, on a une piste, même s’il y a des chances qu’elle soit foireuse.
Au hasard d’un rocher, mon cher tuyau fait un coude a angle droit dans la montagne… pour ne jamais réapparaître. Terminé ! Je continue de chercher pendant de longues minutes, avant de me rendre à l’évidence : le reste se trouve sous terre, inutile d’espérer aller plus loin ! C’est à croire qu’un dieu mal intentionné nous joue des tours.
" C’est bon, c’est la totale. C’est quoi, la prochaine étape ? La grêle ? Un canon sol-sol ? Non, parce qu’il faudrait qu’on prévoit, quoi… "
Mes nerfs me lâchent, j’ai envie de hurler à m’en casser la voix – et les tympans de tous par la même occasion. Histoire de faire profiter mes « camarades » de la colère qui me déchire les veines – je suis pas si égoïste, faut croire ! La fatigue finit par m’atteindre plus sérieusement que je ne l’aurais cru. Quoi, je suis faible à ce point ? Même pas capable de crapahuter une petite journée dehors ? Un long soupir m’échappe. Punaise, c’est pas une vie. Où est-ce que ça a foiré ? Comment j’en suis devenue à dégringoler à ce point ? J’ai peur d’entendre la réponse. Mes doutes reviennent à la charge, alors que je ne les attendais plus. J’pensais avoir laissé toutes ces réflexions stupides au placard : un soldat, ça pense pas. Mais c’est terrible, on dirait un chien qui gratte à la porte… J’ai beau faire un effort pour ignorer, plus la pente se fait raide, et plus les pensées parviennent à s’immiscer. Mon regard accroche le reflet blafard de l’armure du cyborg, juste devant moi.
Qui sont ces types ? Qu’est-ce que j’en sais ? Rien. Rien du tout. Ils pourraient tout aussi bien être les pires pourritures de la galaxie recyclées en agent de terrain. Au final, je retombe toujours sur mes pattes, toujours je reviens au même constat. J’ai beau me cacher derrière mon petit doigt en me disant qu’j’avais pas le choix, je n’y crois pas moi-même. J’aurais pu tous les envoyer paitre et mourir avec un minimum d’honneur. Là, je vais juste servir comme un Dewback jusqu’à atteindre l’âge de la retraite, si je trouve pas quelqu’un pour me faire la peau avant. C’est ça, ton destin, la fille des fonds ? Une vraie comète. Bravo. A quoi sert de collectionner les cicatrices si c’est pour mourir avant d’avoir pu transmettre un peu de son expérience ? Et tes idéaux ? T’en a fait des torchons ? Regarde-toi un peu : à haleter comme un soufflet de forge sur une pente fangeuse en compagnie de troufions sales et mal assortis ! Si tu crèves, y en aura pas un pour se souvenir de toi. Pas un qui pourra donner ton casque à Fen. Une fin minable pour une minable. Logique.
J’ai pas choisi. C’est pas mon choix, je ne suis plus libre ! Bon sang, ‘tsel, comment t’en est venue à te renier à ce point ? T’as pas honte ? Que penserait le clan de toi ? Une petite fiotte, voilà c’que t’es devenue. Si t’étais vraiment une Kyone’e, tu leur ferais la peau sur-le-champ et tu abandonnerais ces bêtises pour revenir à de vraies préoccupation, une vraie vie de Mando'ade. Tu arrêterais de jouer le jeu de marionnettistes calfeutrés dans leurs bureaux, pour reprendre la lutte que les tiens mènent depuis toujours : celle de l’indépendance, quel qu’en soit le prix.
Mon cerveau se met à tourner. Sur le moment, je trouve ça bizarre : j’ai pas l’habitude de mijoter des trucs dans mon coin de cette manière. C’est même carrément contraire à ma morale. Mais je laisse une sorte d’instinct étrange et inconnu parler à ma place. Je ne savais même pas qu’un coin de ma tête pouvait être aussi retord. Je me mets à calculer mes chances d’abattre les trois autres sans y laisser mes plumes. Je connais à peu près les performances de la crevette, mais ça m'étonnerait que les deux autres soient de la même trempe. La CSI semble pas décorer ses officiers à la loterie. Si je frappe le premier mastodonte devant, celui de derrière m’abat. Si je m’en prends d’abord à celui de derrière. Il ne faut pas rater son coup : il me faut repérer un point faible, un endroit qui devrait me permettre de faire un one-shot suffisamment rapide et inattendu pour que la surprise les prenne de court… Plus loin sur la pente, des rochers : une avalanche est vite arrivée, non ? Si j'arrive à doubler le Zigg sur un prétexte quelconque et me retrouver là-haut avant eux... il y a une possibilité.
Et Billy. Il faut l’abattre aussi. A cette pensée, j’ai une sorte de réticence. Bah, lui non plus, je le connais pas. Quels secrets pas nets peut-il cacher, hein ? T’en sais rien, ‘tsel, t’en sais rien. La prudence avant tout : ils y passeront tous. D’ailleurs, il faudrait peut-être que je songe à l’abattre en premier, histoire de m’épargner les « pourquoi t’as fait ça ».
Et après ? Après, ils pourront toujours courir pour m’attraper. Fini Azel le soldat ! Retour à l’état sauvage. Mes mains se referment davantage sur le manche de mes armes. Elles sont encore poisseuses de mon précédent combat : un peu plus ou un peu moins…
" Qu'est-ce qu'il se passe ? "
Plongée dans mes plans sanguinaires, j’ai même pas remarqué que Teach s’est arrêté. Sortie de la brume, j’ai l’impression de revenir sur terre. Comme si j’avais plané à trente mille pendant tout ce temps. Je bats des paupières derrière ma visière, pas très sûre de comprendre ce qu’il vient de se passer. On est arrivé ? Où ? Quoi ? Je tourne la tête dans tous les sens, un peu désorientée.
Devant nous se dresse un bâtiment : le labo ! Allez, ça fait de nouveau tilt dans ma caboche. Il était temps, tu me diras ! Pas le genre de bicoque qui te donne envie d’entrer, cela dit. On se doute qu’on y fabrique pas des tartes à la fraise. Il règne une atmosphère bizarre, dans le coin. J'ai pas de mots assez précis pour décrire la sensation, mais mon instinct d'animal mal léché tire la sonnette d'alarme. Cet endroit pue, au sens propre comme au figuré. Le silence est trop pesant, trop parfait. J'aime pas les "trop".
" On se repose un peu, puis on infiltre ce foutu labo. Après avoir vérifié nos armes, je pense que l'on devrait étudier les possibilités d'entrées, maintenant qu'on a la bête devant nous. Vu que les plans ne sont pas fiables, vaut mieux établir une bonne expertise sur le terrain. "
Je me la boucle et je dépose mon bardas comme tout le monde. J’avoue que ce petit trajet m’a donné matière à réfléchir… Ouais, dis-donc, cette mission devient vraiment louche. Manquerait plus qu’elle fasse de moi une ermite philosophe ! J’ai juste besoin de me poser, de comprendre d’où ces idées dégueulasses et franchement lâches me sont venues. Je pose mon fessier dans l’herbe et je retire mon casque, laissant ma tignasse me retomber sur la figure. J’ai les cheveux collés de sueur et un goût de sang séché sur les lèvres. Je remarque à peine la silhouette menue de Billy qui s'éloigne. Je suis concentrée sur mes pieds. Mes bottes sont immondes, et je doute qu'un coup de flotte suffise à les remettre en état après ce séjour prolongé dans la fange. Dans le silence de la clairière, la crevette finit par revenir, avec un air encore plus sombre qu'au départ.
" La porte est blindée, on ne pourra pas passer en force. Cependant, je me dis que la console programmable nous permettrait peut-être de contourner le boîtier d’identification. J’ai préféré ne pas commencer seul, vu que mes connaissances à ce sujet se limitent aux bases. Quelqu’un a des qualifications à ce sujet, ou je dois me débrouiller seul ? "
Je mets un moment à relever la tête. Boaf, ça me ressemble pas d'être aussi peu réactive, mais ça ne me ressemble pas non plus de jouer les agents secrets, ni d'envisager de trucider les gens par derrière, donc tout est relatif. Mon regard s'attarde un peu sur ses traits tirés. Est-ce que je dois vraiment lui avouer que j'ai sérieusement envisagé de le crever, lui et les autres avec ? Nan, mauvaise idée. C'est pas la première ânerie que je garde pour moi. J'enfile de nouveau mon casque et je me lève comme si j'avais cent ans. Je suis percluse de la tête au pied, un vrai droïde. Même Zigg doit être plus souple que moi à l'heure qu'il est.
" T'es sûr qu'il n'y a aucune autre entrée ? Un conduit d'aération ? Une bouche d'égoût ? Un truc pas bien vissé ? On va perdre un temps fou à pirater cette chose alors qu'un bon coup de pied dans une grille mal fixée pourrait suffire. "
Voilà, l'adepte du tout tout de suite a parlé. La patience, j'en ai assez joué pour le restant de la semaine. Qu'on en finisse avant qu'un pirate neurologique n'ait encore l'idée de me transformer en assassin improvisé. Je suis le groupe jusqu'à l'interface dégotée par Billy. L'informatique, c'est pas trop ma sauce, mais je m'y connais toujours plus qu'en cuisine ou en géopolitique. Du temps où j'avais encore le loisir de traficoter l’Épine et tout le matos récolté lors de nos escales, je pouvais manier le fer à souder avec une précision intéressante. Mais maintenant ? Bah, on verra bien ce qu'il en reste.
" On peut toujours essayer de démonter le carter et de shunter les interfaces en forçant l'entrée du signal du montage élec'. Enfin, on peut toujours espéré qu'ils aient pas tout mis dans une fichue puce..."
Ou alors on peut essayer la méthode Azel et donner un bon coup de hache, aussi. Mais je propose pas : je le soupçonne d'avoir compris que j'ai compris qu'il a compris. Mmh. L’endroit empeste le salpêtre et les produits chimiques non identifiés. J'en ai plein le nez, même avec ma visière devant : je sais vraiment pas ce qu'ils trafiquent ici, mais ça risque de pas me plaire. Et quand ça me plaît pas, ça se règle à coup de hache.
Je le dépasse et je prends sur moi : le peu de patience qui me reste va passer dans une tentative de "démontage pacifique" d'un boîtier à la noix. Je mérite une auréole, vraiment.
" Voyons voir cette m... "
Pas de vis, déjà, ça commence très mal. Le blindage est relativement léger. En même temps, c'est juste une console, 'tsel, pas un bouton d'activation d'un canon planétaire. Donc, peut-être qu'en
"J'aurais besoin d'un coup de torche, chef. "
En même temps, je sais même pas comment je suis sensée l'appeler, boîte-à-patte. Je laisse les commandes au cyborg fort en torche : on découpe gentiment le blindage tout autour et on parvient à retirer les caches sans déclencher l'hystérie d'un circuit de sécurité. Une carte à circuits intégrés est enfoncée dans le mur. Seuls cinq fils sont . C'est pas terrible. Je préfère encore les bons vieux systèmes qu'on dégote encore dans la Bordure : tu peux trafiquer ça tant que tu veux. Alors qu'avec ces fichues cartes miniatures, faut se trimbaler le matos de maintenance pour espérer arriver à quelque chose. Autant dire que là, sans rien connaître des manies de la CSoche en matière de microprocesseurs, c'est quitte ou double. Heureusement, personne ne peut le lire sur ma tronche. Allez, on tente un truc, et si ça pète, eh bah... Eh bah on tentera la méthode Azel. Mes doigts comptent les entrées et les sorties sur la carte. C'est pas cohérent avec ce que je connais. Alors, au pif, on tire celui-là. Puis celui-là. Et on met celui-ci à la place de celui-là, on rebranche ça ici, pour envoyer un p'tit coup sur l'entrée et...
Rien.
" Mmh. Echec. "
On recommence.
Rien. Juron, juron, et re-juron. Tu m'étonnes que personne n'ait réussi à rentrer : s'ils sont aussi fort à monter des circuits électroniques qu'à fournir des plans corrects à leurs officiers... On a qu'à essayer à l'envers. En général, c'est le truc à pas faire.
" Ah. "
Bon, on évitera d'avouer que c'était une erreur... Si le truc avait été fait selon les standards galactiques, j'aurais tout fait sauter. Mais faut croire que l'intelligence des mecs de la CSI fait parfois faire des miracles aux plus maladroits.
" Je crois qu'on aura pas besoin de défoncer la porte, en fin d'compte. "
Ce qui est plutôt navrant de mon point de vue, mais bon. -
Post n°26
Auteur : IroeyUn temps de merde... Non vraiment !!! Depuis son arrivé dans se monde Iroey est confronté depuis le début de la mission à des conditions pénible, devant toujours fonctionner au ralenti dans son avancer pour éviter de s'enliser, glisser ou encore tomber. Bien sûr, son corps arrive à tenir la cadence sans effort apparent, agaçant simplement de plus en plus son esprit qui déteste de plus en plus ces régions tropicales lui rappelant la boue collante de Felucia. En se rappelant cette planète, le cyborg serra un peu des poings, se rappelant le sacrifice qu'il a offert et les efforts soutenu pour sauver le plus de vie civile tout en donnant sa vie pour ralentir un seigneur Sith et permettre aux hauts dignitaires séparatistes survivants de se sauver. Trois sur une dizaine ont péri sous le seigneur noir, mais ce fut en soi un succès en ne comptant aucune perte civile importante... seulement quelques travailleurs lors de l'infiltration ennemie dans une centrale d'épuration d'eau. Mais bien sûr, la destruction totale d'un bâtiment pour emprisonner un fou aux pouvoirs magiques est considérée dans les paramètres de mission comme un échec ! Lui coûtant de se fait une promotion tant méritée, le laissant au grade de sergent ! Le robot se mit à marcher sous l'effet de la colère plus vite, regardant vaguement devant lui en suivant le pipeline.
L’ascension des futs de plus en plus abrupte, la raideur de la colline qu'ils montent à chœur et joie dans la vase et la roche les mettant tous à rude épreuve. Puis le tuyau disparut sous terre... Iro resta grandement silencieux, regardant droit devant lui pour alors regarder ses coéquipiers. Sa colère grandissante le fit regarder en premiers lieux Blad. Ancien rival plus haut gradé que lui. Il se rappelle encore leur brève rencontre dans le scénario de combat élaboré par le haut commandement dans les déserts géonosien. Il avait presque réussi à le piéger avec un tire de barrage de B1, mais l'avais contrecarré et poussé à utiliser une carte piège et faire exploser un mur avec des mines pour le piéger temporairement sous des décombres, lui permettant de battre en retraite et aller aider le commandant de son escouade de l'époque. L'envie de se venger le gagna de plus en plus, regardant l'homme blesser qu'il est aujourd’hui. Ses propres compétences pour en convenir que les chances de l'abattre ici et maintenant sont bonnes. Profiter d'une ascension plus rude pour aller derrière lui et transpercer d'un vif mouvement le dos du commandant Unforgiven et lui arracher le cœur… Pour ce qui est des témoins... Il regarda brièvement Billy. À en considéré ce bleu, sortir son E5 et lui donner gentiment quelques salves dans le corps pour le tuer serait efficace... Finissant par Azel, la seule femelle humanoïde qu'il est passé autant de temps en mission... Une pulsion sauvage refoulée au fond de lui lui indique de la pousser contre le sol et de retirer ses habits pour faire des choses obscures. Il pourrait par la suite lui laver le cerveau et la transformer en sorte de servante personnelle pour lui... Quelqu'un qui prendrait soin de lui...
Le prototype sortit alors de ses idées terrifiantes pour regarder Teach, celui-ci semblant en colère, coupant la végétation avec vigueur devant lui et finalement, le centre de recherche fut visible devant eux, couvert par la végétation. À en juger par le sol devant eux, personne n'est venu ici depuis des lustres par la voie terrestre. Le commandant Demeci leur dit de prendre une pause pour reprendre des forces et mieux planifier ce qui est à venir. Pour cette foi, l'archétype accepta volontiers sans vraiment le démontrer. Repensant aux horribles pensés qu'il a eu il y a peu. Comment de telles horreurs ont-elles peu lui venir à la tête? Les conséquences pour de telles actions lui auraient valu la peine de mort et une exécution exemplaire devant le haut commandement lui-même... Le sergent resta silencieux et regarda chacun des membres de l'équipe avec honte, le jeune Billy leur faisant un rapport de situation concernant la porte. Un contretemps encore. Azel sembla se proposer pour l'aider, la machine la regardant se diriger là bas un bref moment avant de regarder si son équipement modeste était toujours en état. Quelque minutes après la mandalorienne l'appela et il arriva, l'officier coupant machinalement et précisément le boiter pour la laisser travailler sur le dispositif, la regardant faire un petit moment avant de se diriger vers la porte, la demoiselle arrivant à ouvrir la porte sans trop de difficulté, le géant de fer pénétrant dans les entrailles du laboratoire en premier en activant sa vision nocturne, disparaissant peu à peu de la lumière avec ses alliés...
Les ténèbres... Le confédéré avance devant le groupe en les guidant, ses alliés allant allumer une torche pour mieux voir. Ils se mirent donc à fouiller pièce par pièce, le droïde restant froidement silencieux, guettant autour de lui tout les éventuels dangers. Comme un couloir un peu éclairé par les lumières clignotant en faisant des bruits démontrant leurs défectuosités. La longue marche les mena finalement à une pièce qui semble être un laboratoire. En recherchant des évidences sur la situation, le quatuor tomba sur ce qui semble être une caméra. En allant pour la regarder il eut un moment de tension quand on entendit quelque chose bouger soudainement dans les conduits de ventilation et une ombre effrayant soudainement certains d'entre eux. Ce fut une fois le silence revenu que l'enregistrement dans l'appareil datant apparemment d'il y a cinq jours...
Après le visionnement, Iroey resta silencieux et décida de garder sur lui la caméra. Une impression sournoise comme quoi il se trouve actuellement dans l'ancien laboratoire de son supérieur le défunt Tericarax. Mais il est encore trop tôt pour aller à cette conclusion. Peut-être s'agit-il d'un autre lieutenant... Car dans le cas contraire, qui sait se qui les attends dans les ténèbres de se laboratoire. Son mentor ayant beaucoup de secrets et s'ils se trouvent à être dans son laboratoire et que les expériences ont été mit en arrêt de manière forcé... Celles-ci ont du mal tourné et de lugubres secrets se trouvent actuellement en liberté dans ses murs. La machine dit alors à voix basse :
-Regroupez-vous... J'ai un mauvais pressentiment à propos de cet endroit...
Dit-il simplement sans vouloir dire ses hypothèses encore incertaines pour ne pas alarmer ses équipés d'avantage qu'ils ne le sont en se moment. -
Post n°27
Auteur : Blad DemeciPendant que l'escouade s'était attelée à faire céder les sécurités du labo, Blad surveillait le monde extérieur et s'évertuait à garder son équipe en totale sécurité. Son arme de poing prête à faire feu sur le premier danger approchant, il se mit à réfléchir quelques instants sur ce qu'il venait de vivre. Sa perte de sang froid de tout à l'heure, ces idées relativement sombres à l'égard de ses collègues, tout ça ne lui ressemblait clairement pas. A la limite, qu'il s'énerve par rapport à la situation passe encore, mais l'envie de se débarrasser de ses frères d'armes n'avait aucune bonne raison d'émerger dans son esprit. Blad avait acquis, après toutes ces années, une vision des choses qui lui permettait de prendre un peu de recul, et de relativiser face aux difficultés. Jamais, au grand jamais, il n'aurait mis en danger directement un camarade, un bleu qui plus est. Bref, cette histoire l'inquiétait vraiment, car s'il avait été manipulé il s'agissait d'une force qui le dépassait peut-être. Le Mandalorien avait, bien sûr, entendu parler de certains effets de ce que les Jedi ou les Sith appellent la Force. Cependant, cela pouvait être lié à d'autres choses également, plus étrangères encore au vétéran de guerre.
Les mots d'Azel captèrent soudainement l'attention de l'aîné Demeci. La porte venait de s'ouvrir, enfin. Le Commandant retourna auprès du groupe pour donner les prochaines directives, constatant au passage l'obscurité des couloirs du complexe. Il jeta un œil rapide à l'état des troupes, remarquant la mouvance de moins en moins à l'aise d'Azel, sans doute dû à des courbatures dont Blad commençait également à être sujet. Le guerrier cyborg s'avança d'un mètre dans l'entrée inhospitalière du laboratoire, puis commença à expliquer la marche à suivre.
"Les choses sérieuses commencent, Messieurs-Dames. Je passe devant, l'obscurité me pose moins de problèmes que la plupart d'entre nous."
Blad pointa du doigt son œil borgne, tout en enlevant son bandeau qui dissimulait le bijou technologique désormais incrusté dans son orbite. Cet œil n'avait rien d'industriel, contrairement aux composants d'Iroey par exemple. Il s'agissait tout à fait d'une fabrication artisanale, créée des mains du génie méconnu qui avait rafistolé le chef Demeci sur Mandalore. Inestimable, cette amélioration apportée au corps du séparatiste réservait sans doute d'autres surprises, en plus de sa faculté d'adaptation à la pénombre. Blad, lui-même, n'avait pas encore conscience de tout ce que ses membres bioniques pouvaient faire, bien qu'il en ai fait déjà l'usage pour mater quelques recrues un peu trop impétueuses sur Géonosis...
"Je mène la danse, contentez vous de suivre pour l'instant, restez alertes."
Les couloirs métalliques s'étendaient donc devant le commando, son charismatique meneur en tête de file, parfaitement sûr de lui. Puis un imprévu frappa Blad : son œil bionique se trouva comme brouillée par quelque chose. La vision si pratique qu'il lui octroyait n'était plus, voila qui était bien fâcheux. Le Commandant Unforgiven fit part de la nouvelle à ses camarades, tout en restant de marbre.
"Cela ne pouvait pas être aussi facile, évidemment... Je ne vois plus rien, quelque chose brouille ma vision bionique. J'allume une torche les amis, redoublez de vigilance."
L'éclaireur affûté que Blad savait être, en tout cas avant son terrible accident, illumina d'un bien mince halo ses pas à venir. Ce laboratoire paraissait comme hanté par quelque chose, ou quelqu'un, sans doute une simple impression causée par l'obscurité oppressante. Le prétendant au trône de Mandalore poursuivit son avancée dans le sillage noir qui se présentait devant lui, moins rapide qu'auparavant tout de même. Les dédales donnaient l'impression de faux choix au groupe, qui s'activa petit à petit comme une troupe de papillons désespérés en manque de lumière. Blad suivait son instinct et prenait les décisions qui paraissaient les plus sûres, pour le bien de la mission. Ainsi, les soldats parvinrent à une pièce qui ressemblait classiquement à un laboratoire. Pas de présence des rats en blouses blanches néanmoins, ni de quoi que ce soit d'autre. Cette idée fût toutefois ébranlée par des bruits suspicieux derrière les murs, ou plutôt dans les murs. Le Mandalorien s'était raidit à ce son inquiétant et à la vision de cette ombre éphémère,, parue moins d'une seconde dans la lumière de la petite torche. Attendant le retour au silence avec impatience, le Mandalorien restait solide sur ses deux jambes. Le néant avait du bon finalement, plus qu'une créature imaginaire aux dents acérées en tout cas.
"Regardez moi ça."
Se permit-il en approchant d'un bureau faiblement illuminé. Un hologramme semblait balbutier entre les récipients étranges. Blad s'empara de l'enregistrement pour le diffuser à travers son datapad sans plus tarder. Le vétéran ne parvenait pas encore à comprendre ce qu'il s'était passé ici. Il était clair qu'il y avait eu une sorte de passation de pouvoir, peut-être perçue comme mauvaise par certains membres du labo. L'un des deux protagonistes était éventuellement bionique, vu son ton de voix uniformisé. Rien de certain, et cette information n'avait sans doute pas grande importance. Le leader du groupe regarda les réactions de ses collègues pour essayer de capter autre chose. Seuls les mots d'Iroey vinrent briser le silence qui se réinstallait. L'armoire de fer mettait en garde ses équipiers. Avait-il comprit quelque chose que Blad n'avait pas perçu? Le regard de ce dernier balaya les alentours à la recherche d'autres réponses, ou d'autres questions.
"J'ai hâte de rencontrer la chose à l'origine du boucan de tout à l'heure..."
Ironisa le Commandant, son blaster prêt à répandre la mort à tout instant. -
Post n°28
Auteur : Ansikt
Je regarde Azel batailler avec le boîtier électronique et n’ose pas intervenir. Elle tente des choses, mieux vaut ne pas la déconcentrer. J’en profite pour regarder notre environnement, essayer de remarquer un détail important.
Le bâtiment est gigantesque, et l’impression de grandeur est encore renforcée quand on est à son pied. Un monolithe d’acier dans la jungle. Ladite jungle, d’ailleurs, semble beaucoup plus hospitalière vue de l’extérieur que de l’intérieur. On aurait dit une grande entité végétale, accueillante, mais qui engloutit les créatures vivantes assez curieuses pour l’approcher pour ne jamais les relâcher. C’est une étrange sensation, de la voir de l’extérieur.
Mon attention se focalise de nouveau sur le groupe. Je n’avais pas remarqué que les gradés nous avaient suivi. Je mets mon inattention sur le compte de la fatigue. Nous n’avons pas dormi, relativement peu mangé, et beaucoup marché, principalement dans des zones peu praticables… sans parler de l’affrontement contre les prédateurs félins quelques heures plus tôt. La seule pensée de tout notre trajet réveille des douleurs dans tous les muscles de mon corps. Ma modeste agilité va en pâtir.
La porte ouverte, notre groupe s’engouffre dans les ténèbres. Comme à l’accoutumée, l’humain prend la tête du groupe. Au début, j’aurais contesté intérieurement cette décision. Mais après une telle randonnée, je me dis que c’est peut-être le plus apte à cette tâche. Peut-être.
Dire que l’intérieur du bâtiment est sombre serait un euphémisme. Pas une once de lumière ne traversait les fenêtres. La seule source de luminosité est l’entrée derrière nous, que nous allons abandonner dans quelques instants. Par réflexe, je fais s’adapter mes yeux à la luminosité ambiante. Deux prunelles ambre, d’or même, fendues en leur centre par un liseré noir, remplacent mes iris habituelles. Puis, je réfléchis un instant et me rends compte de l’idiotie de l’opération. Et si j’étais vu ? Mes yeux brillent presque dans le noir ! Trop tard, ils partent déjà. Je détourne le regard tant que nous sommes dans notre oasis de lumière, et me place tout à l’arrière du groupe pour limiter les risques.
Pendant le cours laps de temps suite à notre plongée dans les ténèbres, j’essaie d’analyser l’environnement autour de moi. Des portes fermées… On dirait un couloir. Peut-être un endroit reliant les salles ? Je suis interrompu dans ma réflexion par une lumière aveuglante provenant par la tête du groupe. Ils ont allumé une torche ! J’essaie de me couvrir les yeux comme une personne normale, mais un oeil attentif pourrait trouver la réaction légèrement disproportionnée. Et encore, je me fais violence ! Mes yeux me brûlent un instant, puis se calment. J’aurais dû m’y attendre, ils ne voient pas dans le noir, eux !
Je me hâte à faire revenir mes yeux “à la normale”, justifiant les possibles questionnements en me frottant fort les yeux, marquant que la lumière m’a surpris. Quand je retire mes mains de mes paupières, tout est revenu “à la normale”. Mes yeux sont de nouveaux des yeux standard d’humain, qui ne voient plus que le mince halo offert par la torche. Il nous permet de voir nos alentours proches, mais sa portée reste limitée. Je me questionne tout de même en voyant le faible grésillement de leds en hauteur : depuis combien de temps cet endroit est-il abandonné ?
Il y a quelque chose d’oppressant. J’essaie de trouver quoi, puis tombe sur une réponse. Le bruit. Tout est silencieux, trop silencieux. Bien qu’agaçant au départ, je m’étais habitué au bruit de fond produit par la pluie, dehors. Mais ici, rien. Du vide. Et ce manque ne désirant qu’être comblé, je considère un instant la possibilité de changer mes oreilles afin de capter les bruits plus facilement. Mais je me calme et me raisonne : des oreilles anormales sont autrement plus difficiles à dissimuler que des yeux du même type. Ce serait du suicide. Alors, je reste attentif, dans les limites de mon corps humain.
Quelque chose ne va pas. Comme si on nous observait depuis l’obscurité. L’atmosphère est pesante. Oui, savoir que nous disposons d’un halo de lumière est rassurant et plutôt utile (quoique !), mais cela nous rend également très détectable. Si mes quelques mois en vadrouille où j’ai dû voler et magouiller, faute de moyens, m’ont appris quelque chose, c’est qu’il faut éviter la lumière quand on s’infiltre quelque part. Et j’ai le sentiment que nous ne sommes pas les bienvenus ici.
Nous arrivons enfin dans une salle ouverte, et en bien meilleur état que toutes les précédentes. L’ordre à l’intérieur est presque familier, rafraîchissant. On croirait à un retour temporaire à la civilisation. Les installations présentes font penser à un laboratoire. Enfin, un endroit pour expérimenter, dans le complexe. Cependant, quelque chose contraste avec le reste : une petite caméra. En soi, la présence de la caméra n’est pas si surprenante. C’est surtout la façon dont elle est posée, presque de travers à contrario du reste bien rangé.
Avant que quiconque puisse tenter quoi que ce soit, un bruit se fait entendre dans les conduits. La tension monte d’un coup, tout le monde est en alerte. Qu’est-ce que c’était ? Je ne sais pas, et je n’ai au final pas vraiment envie de savoir. Enfin, je n’ai pas envie de finir entre ses pattes ou griffes, si c’est belliqueux.
Dans les quelques secondes qui suivent, je crois remarquer une ombre dans le coin de mon oeil droit. Je me retourne vivement, espérant obtenir une image de la chose, mais je ne vois qu’une étagère. Ce n’était qu’une impression… ? Etrange… Non…
Il y a quelque chose dans ce laboratoire. J’en suis certain.
Cette supposition vient ajouter une peur sous-jacente à mes nerfs déjà bien éreintés par tout notre trajet dans la jungle. Le temps semble s’être figé depuis cette intervention, mais on se décide enfin après plusieurs secondes de silence de vérifier le contenu de la caméra. L’homme s’empare du dispositif et diffuse ses secrets grâce à son datapad.
Une image s’affiche dans l’obscurité. D’abord des chiffres… On dirait une date… Mais… Nous sommes le… Non… Cet enregistrement date de quatre, cinq jours ? Et notre mission nous a été donnée il y moins de trois jours... J’ai un peu perdu la notion du temps, mais je suis à peu près sûr de cette estimation. Donc, ce qui se passe dans la cassette s’est passé juste avant la décision d’envoyer une équipe sur le terrain des autorités séparatistes. Peut-être que l’hologramme va receler des indices sur la raison de notre venue ?
Un scientifique dans le champ, un interlocuteur hors champ. Peut-être un droïde, vu le ton de sa voix. Enfin, quelque chose qui n’est pas totalement organique. On dirait que des militaires sont venus pour déloger les scientifiques. Peut-être une délocalisation ? Des choses me font tiquer, cependant. Il y a mention de “manipulations en cours”. Qu’est-ce que cela peut dire ? Des expérimentations sur des armes ? Sur des créatures ? Qu’est-ce qui pourrait être si sensible qui ne pourrait pas être interrompu immédiatement ?
Je repense aux bruits dans les conduits et à la forme que j’ai cru voir dans la lumière de la torche. Non, c’est trop improbable. Les savants fous qui créent des monstres n’existent que dans les histoires pour enfants. Mais mon instinct de survie, mon anxiété et ma peur ne m’autorisent pas à balayer cette hypothèse.
Il y a également mention d’un lieutenant. Ca me fait penser au lieutenant décédé dont ils parlaient, ce matin, sur Shadownet - enfin, je suppose que c’est un lieutenant au vu de la dénomination Lt. Ils parlaient d’un officier, plutôt. Mais cette association d’idée n’est qu’un biais cognitif, purement artificiel. Ce n’est pas parce que je connais le nom D’UN lieutenant séparatiste que CE lieutenant a forcément un quelconque rapport avec cette mission. Ou alors, ça serait une coïncidence franchement étrange et improbable. Aucun intérêt de penser dans ce sens.
L’enregistrement se stoppe alors, laissant d’un côté la salle dans l’obscurité de nouveau, et de l’autre me laissant avec plus de questionnements que de réponses. Rah ! Mieux vaut ne pas y penser pour l’instant. Je suis sûr qu’on en apprendra plus, d’une manière ou d’une autre.
J’entends le cyborg et le chef d’escouade, remarque qu’ils sont prêts à en découdre. Je n’ai pas d’arme pour avoir l’air menaçant, mais je reste aux aguets, prêt à réagir, soit pour les prévenir, soit pour fuir. -
Post n°29
Auteur : Azel Kyone'eC'était facile. Trop facile. Le genre de choses qui doit immédiatement te faire comprendre qu'un truc cloche. En général, tu en baves des heures avant de trouver une solution. Et là, paf, tout cuit dans le bec ? Nan, faut pas déconner... Cet endroit sent mauvais dans tous les sens du terme. Pfou, j'aurais dû ajouter un filtre à mon casque, punaise !
"Les choses sérieuses commencent, Messieurs-Dames. Je passe devant, l'obscurité me pose moins de problèmes que la plupart d'entre nous."
Sur le moment, je me laisse à sourire, toute fiérote, comme une vraie gamine. Puis, le temps que les silhouettes trapues des chefs s'enfoncent dans la pénombre qui occupe la gueule béante du complexe, mon jugement fait demi-tour et se barre avec ma fierté. En fait non, je suis pas fiérote du tout, j'ai même l'impression d'avoir ouvert une boîte pleine de scorpions. Je grimace toute seule dans mon coin. Encore une fois, j'aurais peut-être dû m'abstenir. Faut toujours que tu veuilles jouer la maline, hein 'tsel ? Mais tu sais même pas ce qu'il y a là-dedans ! Fracasser une bébête à poils c'est une chose. Mais la galaxie renferme des trucs qui parfois ne se laissent pas si facilement taper dessus. Des trucs vicieux, empoisonnés, ou qui sait, des choses du type un peu trop légendaires pour que mon nez se plisse de dégoût. Bon, le point positif, c'est que Teach-my-tralala a l'air de savoir où mettre ses pattes. Et vu qu'il porte les galons, autant respecter la tradition militaire et lui laisser l'honneur de mesurer, même si mon petit ego personnel en prend un coup dans l'histoire. J'ai jamais eu l'âme d'une suiveuse, et c'est pas faute d'en avoir pris plein la figure tout au long de ma courte existence. Certaines personnalités sont comme les barres d'acier un peu trop trempées : elles préfèrent casser avec un bruit de tonnerre que de ployer sous le marteau qui les frappe. Tiens, je deviens poète, moi. Il se passe vraiment des choses bizarres ici...
Nos pas résonnent dans les couloirs vides. Sans moufter, on file en rang d'oignon, empruntant les pas de notre prédécesseur pour éviter de se prendre les pieds dans tout ce qui traîne. Impossible de savoir où on va, et ça, j'aime pas. J'ai déployé les deux manches de toute leur longueur, prête à frapper à l'aveugle tout ce qui ferait mine de vouloir jaillir de cette ombre félonne. Mais rien. C'est déroutant, presque. Il n'y a que nous. Je me retiens de briser ce sarcophage de silence en gueulant un bon "Eh, oh, y a quelqu'un" ? J'ai comme l'intime impression que ça aiderait pas des masses. Dommage.
D'un seul coup, la file s'arrête. On dirait que notre commandant n'a plus de piles.
" Cela ne pouvait pas être aussi facile, évidemment... Je ne vois plus rien, quelque chose brouille ma vision bionique. J'allume une torche les amis, redoublez de vigilance. "
Bah, heureusement que mes yeux à moi ne bugguent pas ! J'aurais pas l'air fine, tiens. Mes paumes se resserrent encore sur mes armes malgré la fatigue. Je ne lâche rien, surtout pas quand tout paraît si calme. C'est toujours quand c'est trop calme que ça part en sucette. Teach fouille, trouve, et fait jaillir la lumière dans notre direction. FLASH ! Bouf, eh, vas-y molo, coco, bobo neu-neuil ! Je cligne des mirettes pour éviter le trop plein de photons. Dans la traînée de poussière réfléchie par le faisceau de la torche, j'enregistre la tête de la crevette. Visiblement, la lumière lui fait autant d'effet que l'ombre. Lorsque Billy se retourne, la seule chose que je capte dans ce noir, ce sont... ses yeux ? Mince, je me souvenais pas que ses prunelles aient eu un tel reflet ! J'ai l'impression de me retrouver face à une sorte d'animal nocturne. Juste le temps que ses paupières se referment.
" Wow. "
La vision ne dure qu'un instant, et je suis pas sûre de ne pas l'avoir rêvé. je deviens vraiment limite, niveau parano, là... Je dois taper, détruire un truc histoire de me détendre, et ça ira mieux. Ouais, on va faire comme ça !
Guidés par le faisceau dans ce monde d'outre-tombe, on déambule de longues minutes en faisant craquer nos semelles blindées sur tout un fatras, à l'affût du moindre mouvement, comme les prédateurs qu'on est sensé être. Avec, ceci dit, la forte impression que c'est pas tout à fait le cas. Quand je commence à me demander s'ils ont jugé bon de faire une fin à ces couloirs, Teach nous fait déboucher sur une large salle. Une demi bonne nouvelle ! Il y règne un ordre surprenant comparé au bazar ambiant, qui conforte tout le monde sur le fait qu'on est pas venu ramasser des épis de blé mûr et se tresser des couronnes. Je m'écarte de quelques pas de la trajectoire du guide, attirée par le reflet étrange d'une vitre : j'ai vu quelque chose. Quoi ? Vu la luminosité, impossible à dire. Mais l'impression d'être épiée depuis l'autre côté se renforce. C'est assez terrible, comme impression : tu es vu sans pouvoir voir. Enfoiré, si tu crois pouvoir te cacher derrière une vitre sale... Je pose ma main sur la surface, et instantanément, la pression autour de moi disparaît. Quoi ? C'est tout ? Je secoue la tête : faut vraiment se calmer 'tsel. Calme. Couchée ! Eh, non, p'tet pas. Je me baisse pour ramasser l'objet sur lequel je viens de buter : une seringue vide aussi grosse que mon bras. C'est quoi cette horreur ? Me dis pas que c'est pour les vaccins ! Même un Wookie voudrait pas d'une infirmière armée d'un truc pareil. En me redressant, un bruit infime passe à ma droite. Je tourne la tête, par un bête réflexe. Mes yeux aveugles guettent en vain quelque chose. Punaise, je comprends mieux pourquoi certains finissent par devenir cinglés dans ce genre d'endroit. Vive la paranoïa, quoi !
"Regardez moi ça."
Une lueur émane de l'un des bureau. Je me penche par dessus l'épaule de Billy et voit un hologramme vaciller sur le bureau. En silence, j'essaye de comprendre, comme mes camarades, ce que c'est que ce machin. On dirait que l'enregistreur est resté allumé malgré la coupure générale.
" / Ordre direct de l'Etat Major, professeur. Le major Steinberg et son équipe arriveront bientôt./
- Le m...major? Et...Et nos recherches? Nous avons des manipulations en cours, vous ne voulez pas que nous interrompions tout. C'est de la folie.
- / Vous vous expliquerez avec le major. /
- Le lieutenant ne laissera pas une telle chose se produire...
- / Le lieutenant a été démis de ses fonctions. Vous répondrez directement au major à partir de maintenant./
- D...Démi...H...Hey, attendez ! "
Et "schrouic". Fin de la mémoire. Voilà ce que c'est de laisser tourner des enregistreurs sans vérifier les mémoires ! Faut dire que si le machin tourne depuis cinq jours, c'est pas étonnant. M'enfin, résultat des courses, ça ou rien, c'est du Hutt ancien, pour moi. "Ordre direct de l'Etat Major. C'est donc que nos deux zouaves doivent quand même avoir une vague idée ? Ou alors, on nous a vraiment pris pour des tartes aldéraanes, jusqu'à nous couper les pommes en quartiers !
" Regroupez-vous... J'ai un mauvais pressentiment à propos de cet endroit... "
Rester groupir, leçon numéro une. Mais avant d'avaler encore quelques couloirs, je ne peux pas m'empêcher de demander d'une voix sourde et grave, dubitative :
" Ok. J'veux pas avoir l'air de me mêler de ce qui me regarde pas, mais ce serait pas mieux si on en savait un peu plus sur ce qui se passe ici ? Parce que j'ai comme l'impression que c'est de la pièce détachée qu'on va retrouver, en place et lieu d'équipe. J'sais pas quoi, une sorte d’intuition..." je fais, en levant la tête pour contempler le plafond d'un air faussement absent.
Si quelqu'un de vivant et de sensé se terrait ici, avec le boucan qu'on fait, il nous aurait déjà repéré. Nan, j'pense plutôt qu'on va devoir rapatrier quelques cadavres. Pas que la tâche soit réjouissante, mais faudrait surtout comprendre le pourquoi des cadavres : ça, c'est le boulot d'un guerrier. Sauf si la cause en question est déjà loin.
CLONG.
Ah, en fait non, elle est encore là.
Silence. Plus personne ne bouge : on a tous capté le truc. J'ai rarement subit une tension pareille : je suis clairement pas en terrain favorable, et pas équipée pour un combat en milieu clos sans aucune visibilité. Autant me battre avec un bandeau sur les yeux !
"J'ai hâte de rencontrer la chose à l'origine du boucan de tout à l'heure..."
Le commentaire est suivi du bruit caractéristique d'une arme prête à tirer. Enfin, c'est pas trop tôt ! J'ai bien cru devenir un Bantha, avec ces histoires de silence et d'ombre ! Allez, on fait tout péter et on sort de là. J'arme mon bras droit et garde le gauche en position basse, la tête de la hache parallèle au sol, muscles tendus. Je ne les laisse pas lâcher, malgré les tremblements que génère la fatigue. Ne rien lâcher, jusqu’au bout. Les tireurs s'avancent, prêt à mettre en joue la moindre ombre suspecte.
Attendre. Guetter. Plus de bruit, juste un silence qui devient lourd, lourd... Bon sang que ma Beskar' me paraît légère à côté d'un tel silence, c'est dingue. A croire que le permabéton se pare de propriétés isonorisantes ! J'entends mon propre souffle sur ma visière, mon coeur qui tambourine contre mes côtes. Alors... tu viens, ou bien quoi ?! J'enrage, je fulmine... Je ne peux rien faire qu'attendre... Et-j'ai-ho-rreur-de-ça !
Le bruit venait clairement du fond, un bruit métallique. Alors, bordel de Hutt, pourquoi mon cerveau me hurle que ce truc est derrière moi ?!
Retourne-toi 'tsel.
RETOURNETOIBORDEL
"...KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHRRRRRRRRRR !! "
SCHKLANG !
Ma hache s'abat sur le sol et le choc me remonte jusque dans le crâne.
Un rat !
Je viens de sectionner un rat en deux. Un misérable rat gris ! Bon ok, il était plutôt gros. Mais...
Juron. Juron. Juron.
" Désolée. " -
Post n°30
Auteur : Iroey[justify]Le silence dura encore un moment, Billy et les autres se regroupant comme il l'à suggéré, la femelle mandalorienne quant à elle semblant sur les nerfs, ses signes vitaux semblant s'affoler vu la situation, se qu'elle dit par la suite confirmant l'analyse du cyborg. Le commandant unforgiven fit alors une blague rapide concernant la situation, Iro qui sortit alors son datapad et regarda les plans fournis par le haut commandement et l'analysa avec attention. Il regarda particulièrement les chemins parcourus par le groupe dans les entrailles du laboratoire. D'après se qu'il voit, les chemins emprunter semble les même indiqué sur les plans, se qui signifie que le laboratoire dois avoir sûrement un bureau pour le responsable des installations. Les optiques du robot cherchèrent rapidement sur la datapad, trouvant finalement la réponse à son questionnement. Situé au plus profond niveau du bâtiment se trouve le bureau du chef des projets. Le prototype regarda alors de possibles chemins à emprunter pour se rendre au fin fond du laboratoire secret et trouva plusieurs alternatives en comptant les conduits de ventilations. Ce fut alors que ses recherches furent stopper net par une Azel qui hurla haut et fort et frappant vers le sol avec l'une de ses haches, celle-ci semblant vraiment désolé et embarrassé de la situation. Toutefois, Iroey ferma son datapad et lui dit alors ferment :
-Recule-toi immédiatement de ce rat...
Dit-il alors prenant la place pour se pencher et regarder la bête qui alors se remit à bouger de son haut du corps, le rongeur plus gros que nature grognant étrangement. Devant ce spectacle étrange et terrifiant, l'archétype garda un sang-froid de marbre, regardant la bête se changer peu à peu, perdant ses poiles et de muter,le séparatiste décidant finalement de lui écraser le crane d'un coup de poing bien placé qui lui fit éclater le crane et sa cervelle. Le géant de fer se redressa alors lentement avec du sang vert sur la main coulant avec des bouts de cervelles de la créature et dit en tournant la tête :
-C'est ce que je craignais... C'était un rat de laboratoire et visiblement il avait été injecté Je ne sait quoi... Vu la situation j'ai regardé les cartes du bâtiment et celle-ci semble en général correspondre avec les infrastructures actuelles... Je prends les devants de la marche... Blad en tant que Mandalorien je te suggère de partager ton savoir sur se genre de situation à Azel et aussi à Bill vus la situation... Car malheureusement nous sommes sur le point d'aller plus en profondeur dans ce merdier pour trouver des informations cruciales dans le bureau de l'ancien responsable des lieux... Sur notre chemin les risques son a plus de 80% probables que l'ont tombe sur des sujets d'expérience comme celui-ci lors de notre traversé... Au fait Azel, bon réflexe... Si ce rat vous avait mordu, vous auriez été exposé à de grave problèmes...
Iroey ne voulait pas paraître comme étant un monstre lui-même, mais la situation avait grandement changé. Ils reprirent donc leurs marchent dans les installations, arrivant rapidement devant une porte d'ascenseur que le droïde s'empressa d'ouvrir à deux mains sans problème, regardant en bas puis en haut, celui-ci montrant l'exemple en sautant sur les câbles devant et faire une descende à rappelle de plusieurs étages, arrivant finalement au plus bas niveau, ouvrant l'autre porte plus basse, une fumée grise planante dans les lieux. Ne prenant pas de change, la boite de conserve activa le filtreur d'air pour ses poumons artificiels, disant à ses collèges descendant sur les câbles un a un :
-L'air est peu respirable en bas... Si vous n'avez pas de masque à gaz, ramper sur le sol pour éviter la fumée...
Il attendit ainsi donc que le groupe soi enfin réuni de nouveau pour ouvrir de nouveau la marche, suivant les indications de son datapad relié dans son HUD, arrivant finalement au bureau qui se trouve derrière une lourde porte blindée. Il ne regarda pas les autres et analysa la porte à main nue, celle-ci ayant semblé avoir reçus des assauts comme si ont avait essayé de la forcer. Iro tenta par la suite de regarder le panneau de la porte, mais aucun courant. Essayer d'ouvrir ces lourdes portes blindées est une perte de temps, mais la structure de celle-ci semblent avoir été grandement fragilisé par ont ne sait quoi, le sergent sortit alors ça torche et se mit à couper une entaille entre les portes pour couper les serrures de la porte, celui-ci ouvrant la porte lourde avec difficulté sur le côté, pénétrant enfin dans le bureau. Suivi de ses équipiers, il se mit à fouiller et tomba finalement sur une console principale éteinte vue l'évidente perte de courant dans le secteur. Ne voulant pas perdre plus de temps à chercher une génératrice, il brancha donc la console sur sa propre batterie rechargeable, la console holographique s'allumant alors en grésillant, l'hologramme affichant alors :
-Un message non lu.
Le confédéré regarda ses coéquipiers et appuya sur l'icône du message et celui-ci débuta...