Post n°55
Auteur : Tev
Nous avions réussis à nous frayer un chemin entre les sanyassans qui étaient obnubilés par le combat de maître Reez et du Renégat Sam. Tout deux étaient en train de puiser dans leurs dernières forces pour combattre l'autre. Je faisait somme toute de même pour marcher dans les galeries de la montagne à la recherche de la sortie. Prenant Pete sous mon bras, lui qui avait fait tellement pendant la bataille, je l'aidais à marcher car à ce moment là il était épuisé. J'ai laissé la force me guider, mes sens ne le pouvaient plus, ma vision était légèrement trouble, mon ouïe détérioré par tout les bruits amplifié par la grotte, il ne me restait que mon instinct et la force pour me montrer le chemin. Une fois la sortie trouvée, nous avons tout deux regardé en arrière, comme si nous attendions de voir maître Arakorn en sortir vivant mais pour seule vision nous avons eu un flash éblouissant de lumière blanche. Tout de suite après les murs s’effritèrent puis tombèrent obstruant à jamais l'entrée de la maudite grotte. Si Pete avait récupéré, je sentais un gros coup de sac me tomber dessus (expression d'Odryn pour dire fatigue ou coup de barre) et dû m'assoir contre l'arbre auquel on n'avait attaché nos chevaux. D'un coup tout remonta à la surface, le combat contre les sanyassans, le vison du coté obscur me dévoilant mon défunt frère et sa tentative de corruption, la mort de maître Vendar puis la traîtrise de Sam le combat qui s'en ai suivis. J'étais surtout attristé de la mort de mon maître, moi qui était là à peine depuis une semaine j'avais déjà souffert physiquement, et perdu celui qui avait cru en moi, qui avait eu confiance en moi , celui qui était devenu mon enseignant et mon mentor. Autant dire que j'étais littéralement abattu. Pete vint vers moi et me tendit de la nourriture, une quantité suffisante pour un humain mais tout juste nourrissante pour un Féeorin. Je l'ai tout de même accepté avec bonheur, c'est vrai que j'avais faim. Je lui ai proposé la moitié mais il m'a sourit et la refusé d'un signe de la main. Il me demanda ensuite comment je me sentais? Difficile de faire une réponse vu le chaos qu'il y avait dans ma tête. - Heu ... ça va. Je vais bien, du moins ça pourrait aller mieux mais ça va. Merci pour la nourriture. Puis j'ai baissé la tête. Ma réponse était approximative, désordonnée. Comment lui répondre avec honnêteté et franchise alors que je ne savais pas moi même comment j'allais? J’espérais toute fois que ma réponse le rassure je ne voulais pas l’inquiéter, surtout pas maintenant que tout était fini. L'espace d'un instant j'ai réalisé qu'il fallait chercher la lumière même au fin de l'obscurité. J'ai levé les yeux vers Pete et compris que j'avais perdu un maître mais que j'avais trouvé un ami. Quelqu'un qui avait été là pour moi dans mes mauvais moments, qui m'avait aider et qui se souciait de moi. Un homme sage, juste et courageux, tel le grand frère jedi que j'aurais tant voulus avoir. Dans la même minutes je me souvins de ce que j'avais caché dans ma tunique, et en sortis mon cristal. Il était épais et effilé, d'un jaune doré chaud qui me réconforta et me redonna du courage pour poursuivre mon chemin. Un rictus se dessina sur mes lèvres, je l'ai rangé là où je l'avais mis puis me leva près à partir. C'est à ce moment là que Pete me dit que notre mission n'était pas fini et qu'il fallait chevauché jusqu'au sanctuaire afin d'alerter les jedi sur ce qui s'était passé. Nous avons tout deux montés nos chevaux et sommes partis doucement nous engouffrant dans la forêt. Le voyage fut calme, les chevaux avançaient à allure régulière à petit trot. Pete et moi n'avions ni l'envie ni la force de parler, de toute façon je ne voyais pas trop ce qu'on pouvais se dire. Lui était perdu dans ses pensées, moi j'étais perdu dans les miennes. Je savourais l'air pur de la forêt, les rayons de soleil qui balayaient mon visage avec intermittence à travers les branches et feuilles des arbres. Mon regard se perdit au loin, content de revoir ce paysage vert, essayant d'oublier le contact froid de la roche, la chaleur étouffante de la montagne et l'obscurité qui y régnait. Au loin à travers les arbres, j'ai cru voir passé un cheval blanc, monté par deux personnes. J'ai cru y voir Arakorn et maître Faràn pendant moins d'une seconde mais cette vision disparut aussi vite qu'elle m'était apparue. Mes pensées étaient tourné vers l'avenir, je regrettais la disparition de maître Vendar, mais je m'imaginais déjà, un sabre à la main, pourchassant le mal et les serviteurs du coté obscur, un rêve utopique, moi qui n'était même pas encore un padawan. Bizarrement le faite d'être sortie vivant de se cauchemar, sans entrainement, sans armes ni connaissance de la force m'avait rendu optimiste pour ma futur et j’espérais prochaine formation. Ce tout petit moment de bonheur se stoppa brusquement, quand nous arrivâmes dans le village Naa'fru. Autant la forêt m'avait bercé de chaleur réparatrice ainsi que d'un réconfort bénéfique que la vision que j'avais devant moi me fit très mal. Le village était en fumé, plusieurs cabanons avaient été détruis, certains étaient encore en train d'être consumé par les flammes. Par terre gisait des ewoks mort, tombé au combat, lacérés à coup de lames tranchantes et transpercés par des lances. Je suis descendu de mon cheval et je suis allé voir l'un d'eux qui tenait dans ses bras l'un de ses congénères mort, s'agissant sûrement d'un ami ou de sa famille. J'ai regardé autour de moi et mon coeur ce rempli de tristesse. Le combat que nous avions mené n'avait pas épargné les ewoks, les sanyassans étaient quand même partis en guerre pendant que nous nous battions dans la montagne. Instinctivement j'ai levé les yeux au ciel et vu Lokke le chaman de la tribu. Il me regarda et mon regard se plongea dans le sien. L'un et l'autre pouvait lire la tristesse et le désarroi dans le regard de l'autre puis il partit s'occuper des siens. J'ai remonté sur mon cheval, jeta un derniers coup d'oeil sur ce paysage de désolation et partis en direction du temple.Le coeur lourd et l'esprit à nouveau torturé je suis arrivé avec Pete au sanctuaire Jedi. Il y avait des impacts de tirs, des flèches et des lances un peu partout. Je me rendais soudain compte que le combat était arrivé jusqu'aux portes du sanctuaire. Des soldats s’affairaient pour ranger, débarrasser, et emmener des corps. On nous arrêta et fit descendre de nos montures. Pete et moi avons dû nous expliquer sur notre présence ici et sur notre identité. L'un des soldats au loin entendit mon nom et vint vers moi? C'était l'un des deux clones avec qui j'ai eu l'occasion de discuter un peu à mon arrivé. Il nous expliqua ce qui c'était passé, l'attaque du village Naa'fru puis celle du sanctuaire. Il nous raconta comment les troupes clones et les jedi avaient repoussé l'attaque des sanyassans et nous dit que malgré tout il y avait eu des pertes jedi et militaires. On pouvait nettement sentir en lui qu'il avait lutter pour protéger notre demeure, et qu'il avait vu tomber à ses cotés des frères d'armes et des connaissances jedi. L'ambiance autour de nous était légère, extrêmement calme, comme après une bataille. Personne ne parlait vraiment, tout le monde s'occupaient les mains et l'esprit pour faire abstraction de ce qui s'était déroulé pendant notre absence. J'ai regardé Pete d'un air triste, lui faisant comprendre d'un regard que j'étais bouleversé. Même si physiquement j'avais récupéré je sentais que mon coeur et mon âme étaient meurtris de tout ce qui c'était passé ici et au village ewok en plus de ce que j'avais vécue dans la montagne. Mon envie de formation et de devenir jedi s'était presque éteinte en moi. La souffrance et la tristesse l'avait remplacé. J'avais mal, très mal ...