Salut et merci pour le poisson
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Post n°1
Auteur : MufusLe Damoclès venait de quitter l’hyperespace pénétrant dès lors dans le système voisin à Corellia : le territoire Cato Neimoidien. A quoi bon le nier ? C’était vraiment moche … Autant à prononcer qu’à écouter… « Cato Neimoidien » non mais franchement ?... C’est à ce demander sérieusement si les habitants de cette planète sont pas un peut sourd ? Mais c’était pour cela que d’ordinaire les gens préféraient dire : « le système, le territoire de Cato ». Une petite contraction qui malheureusement entrait de plus en plus dans les mœurs et une seule question venait dès lors à l’esprit ! Combien ?! Combien de temps encore le langage basic allait-il tenir face à la montée grandissante du langage SMS ?! C’était une question qui s’était posée à l’esprit de Mufus tout au long du trajet… Et si on devait parler du voyage on pouvait retenir qu’il avait été des plus bref à bord du terrible mastodonte de fer et d’acier qui avait pourtant été habitué au court de la Grande Guerre à d’éprouvant voyage en vitesse lumière d’une part à l’autre de la galaxie.
Cette époque était actuellement révolue mais cet engin de guerre par excellence n’en restait pas moins une machine faite pour tuer, et pour cela elle excellait. Véritable flueront de la flotte séparatiste le Damoclès appartenait au Général Mufus depuis maintenant de lointaines années si l’on comptait le temps à la manière des Jawas. Ce petit homme savait que là ou il allait la population l’aimait, il était en effet reconnu tel que le petit père du peuple de la confédération et il était adulé par une majeure partie de la population de l’organisation. Figure paternelle et bienveillante des planètes sous l’égide Confédéré, il manqua de verser une larme à la lecture d’une carte de vœux faite par des petits orphelins à son égard pour lui fêter une bonne année.
Nouvellement rebaptisé ce destroyer de classe providence modifié avait été des années durant utilisé seulement comme cible de choix visant à faire diversion dans les tactiques militaires tout au longs des sanglants conflits de la Grande Guerre, le Jawa ayant toujours préféré les Destroyer Léger Recuscant pour son transport lors des combats. A présent il avait pris l’initiative de s’afficher dans son vaisseau officiel qui avait subit une large rénovation dans les chantiers navals Corellien en vue d’un futur qui s’annonçait sous le joug d’une nouvelle guerre totale.
A son bord les 1,5 millions de droïdes désactivés, les 160 TMT ainsi que les 280 Véhicules Blindés Droidés attendaient patiemment l’heure ou ils seraient de nouveau déployés en vue de participer aux opérations militaires et secouristes. En attendant cette date fatidique ou le sang coulerait de nouveau seul les 600 membres d’équipages et les chasseurs étaient sur le pied de guerre prêt à tout moment à faire pleuvoir le feu sur leurs ennemis. De part et d’autres du Damoclès se trouvaient là l’Hermione et le Hadès, deux Recusant qui escortaient le vaisseau capital du général. La flotte était des plus imposante pour une visite diplomatique surtout lorsque l’on connaissait la puissance de feu dévastatrice de ses appareils, il suffisait de quelques uns pour assurer des dégâts majeurs sur les foyers de populations entièrement dépourvue de boucliers. Mais contrairement à ce que l’on pouvait pensé les temps n’étaient pas à la guerre et la venue du petit homme était purement diplomatique.
Sur la passerelle de commandement se tenait là Mufus. Les mains dans le dos le petit être contemplait l’astre qui s’offrait à ses yeux avec une certaine nostalgie. Ceci faisait maintenant des années qu’il avait autrefois lancé une opération militaire sur la capitale de la fédération du commerce après l’ancienne traitrise du vice roi qui avait tenté de mettre en péril le futur de toute l’organisation. La mission séparatiste avait été à cette époque un succès et la planète c’était officiellement re-affiliée auprès de la confédération. Alors que le petit Jawa était nostalgique des guerres passées ou son fidèle Gelmir avait fait appliquer d’une poigne de fer ses stratégies militaires son vaisseau et les escorteurs arrivèrent en atmosphère. Le président Corellien demanda à son équipage de transmettre un message au gouvernement Neimoidien.
« - Mes hommages et mes plus sincères félicitations pour ces élections madame la préfète. Il est heureux de constater que la politique se démocratise enfin de nos jours laissant dorénavant place à d’autres individus que des mâles humains aux postes à responsabilité. Mon nom est Mufus, je suis actuellement un des deux présidents à la tête de Corellia, planète majeure galactique voisine à la votre. Vous me voyez navré de venir ainsi à l’improviste à votre rencontre si peut de temps après votre nomination mais il est des affaires politiques des plus urgentes à régler pour un chef d’Etat. Je sais que c’est une chose que vous comprendrez. Aussi ma demande sera des plus simples : auriez-vous l’amabilité de me permettre de m’entretenir avec vous au sujet des raisons qui m’amènent à votre rencontre si votre emploi du temps vous le permet ? »
Le Damoclès se trouvait dors et déjà au dessus de Pak Neimoidia avec sur ses côtés les deux récusant. Leurs vastes ombres de plus d’un kilomètre chacune s’étendaient sur la capitale l’obscurcissant par endroit bien que la chose n’était pas voulue. Une grande partie de la population avait été depuis longtemps habitué à voir tout un tas de vaisseaux séparatiste aller et venir sur leur planète mais bon nombre reconnurent en cette journée le célèbre Destroyer anciennement nommé la Main Invisible. Ceci ne pouvait dire qu’une chose la venue du Général Mufus en personne sur Cato Neimoidia. De part et d’autre de Pak Neimoidia les plus folles rumeurs commençaient à se répandre. -
Post n°2
Auteur : Maar ShaneLa petite fête improvisée sur la place s'était terminée dans la joie et la bonne humeur.
Maar s'était éclipsée assez rapidement, en prétextant la fatigue de ces derniers jours, et en laissant ses partisans poursuivre les réjouissances à leur guise.
La Clawdite et sa "conseillère" avaient pris leurs quartiers dans l'aile réservée du palais royal.
La nouvelle se répandait probablement dans toute la galaxie. Le visage humain de Maar, déjà célèbre sur Cato, allait faire le tour de tous les mondes connus.
Mais Maar ne pensait à rien de tout ça. Après les événements du Palais de Sucre et la précipitation de sa formation écourtée et des élections, elle n'aspirait qu'à une bonne nuit de sommeil.
Elle gagna donc immédiatement l'appartement de fonction du préfet. Un leiu impersonnel, vidé de tous ses meubles par son prédécesseur, et où le personnel du palais avait simplement installé le strict nécesaire.
La nouvelle préfète se dit qu'elle aurait tout le temps de s'occuper de la décoration plus tard, et que c'était bien la première fois de sa vie qu'elle bénéficiait d'un tel espace pour elle seule.
Elle alla directement à sa chambre et s'y enferma. Elle reprit son apparence originale et se laissa tomber sur le lit. Dans la minute qui suivit elle dormait profondément.
Une première séance de travail avec Ivory et quelques experts du palais était prévue pour le lendemain.
Maar tenait à faire bonne impression pour ce premier jour.
Elle arriva en compagnie de Pamela en avance dans la salle de réunion.
Maar regarda autour d'elle. Le lieu était très froid, presque déprimant. Maar se promit aussitôt d'y travailler le moins possible. Elle avait traversé un petit salon bien plus accueillant en chemin, et elle espérait que son bureau le serait aussi. Sinon, elle ferait changer tout ça...
Les trois experts convoqués arrivèrent enfin, un peu en retard et comme surpris de la trouver déjà là.
Peut-être que l'ancien préfet ne les avait pas habitués au respect des horaires...
Aujourd'hui, ils devaient étudier la situation économique de la planète, les différents domaines qu'on pouvait développer, les mesures à prendre...
Maar décida de s'adresser brièvement aux conseilliers avant de commencer.
-Madame, messieurs, je tiens à préciser quelques petites choses en mon premier jour de mandat. J'ignore totalement comment le travail se faisait lors du mandat précédent, mais je veux qu'il soit clair que les choses doivent désormais tourner, et de façon efficace. Lorsqu'une une réunion est prévue, j'entends que chaque participant soit à l'heure, et en ayant préparer le sujet.
Maintenant, sachez que je suis novice en politique, et que je n'ai qu'une vague notion de la gestion d'une planète. Je pense malgré tout que le travail et votre aide me permettront de faire progresser Cato.
Sur ce, je vous écoute.
Les conseillers marmonnèrent des paroles d'assentiment, mais parurent un peu déçu de la fermeté de leur jeune préfète. S'ils espéraient profiter de son iexpérience pour tirer au flanc, ils déchantaient déjà.
La réunion commença enfin. Les discours et informations des conseillers étaient assez compliqués, et donnèrent rapidement le tournis à Maar. Elle s'accrochait pourtant, ayant à coeur de bien tenir son nouveau rôle.
C'est alors qu'une alarme se déclencha dans la salle, faisant sursauter les trois conseillers. Maar et Ivory daignèrent à peine lever la tête, sans montrer d'autres signes de surprise.
Depuis le terminal de l'ordinateur, un hologramme se dessina au milieu de la pièce. C'était un des membres de la sécurité du palais. Il paraissait assez nerveux.
-Préfet Shane! Trois vaisseaux de guerre viennent de quitter l'hyperespace dans notre secteur. Ils se dirigent par ici. Que devons-nous faire?
Maar sentit son pouls s'accélérer. Une agression? Impossible! Elle garda un calme apparent, quoi qu'elle pense en son for intérieur.
-Gardez votre calme soldat. Il faut avant tout savoir à qui sont ces vaisseaux et s'ils sont hostiles. Il peut simplement s'agir de vaisseaux en transit, ou d'une visite de courtoisie.
-Bien Madame.
L'image du soldat s'effaça. Ivory s'était approchée du terminal, elle pianota un moment et les images de surveillance planétaire s'affichèrent, montrant les trois vaisseaux en approche. Ivory haussa les épaules.
-Ce sont les vaisseaux du président Mufus, de Corellia. Ce n'est pas une menace.
Le soldat réapparut juste après, et confirma les dires de la cerbérienne. Il annonça par la même occasion un message du fameux jawa.
Maar indiqua qu'on lui passe le message immédiatement et écouta la déclaration du président corellien.
Elle eut un petit sourire. Elle n'aurait jamais pensé avoir des visites officielles si rapidement.
Après, c'était peut-être inquiétant. Que pouvait bien lui vouloir ce Mufus, qui soit si urgent?
-Faites préparer des rafraichissements dans un des salons, le plus chaleureux. Voyez avec Miss Mallow pour les modalités d'accueil du président.
Et préparez vous à transmettre ma réponse.
Maar enregistra le message suivant, qui fut aussitôt transmis au Damoclès:
-Monsieur le président, je vous remercie chaleureusement de cette marque d'estime.
Vous êtes vous-même la preuve que la politique n'est plus une affaire de mâles humains, mais qu'elle s'ouvre aux autres.
Je dois avouer que cette visite impromptue me surprend, et qu'elle a eu le don d'effrayer certains de mes collaborateurs. Mais ainsi va la politique n'est-ce pas?
Vous serez le bienvenu sur Cato Neimoidia. Un de mes conseillers vous attendra à l'astroport pour vous conduire jusqu'au palais.
J'attends avec impatience de savoir ce qui justifie votre venue, en personne et si tôt.
Une réponse courte et courtoise. Avec peut-être quelques légères pointes, juste pour montrer qu'elle n'était pas à mépriser. Maar n'avait aucune idée de la raison qui amenait le président Mufus sur sa planète, et elle ne pouvait s'empêcher de se méfier.
Ce qui ne transparaissait pour ainsi dire pas dans son message. L'ancienne artiste devenue préfète savait à la perfection jouer la carte du charme. Elle avait depuis longtemps constater que dans les milieux dits "d'hommes" c'était souvent le meilleur moyen d'obtenir ce qu'on voulait. Encore fallait-il éviter de trop en faire aussi.
En attendant l'arrivée du président, Maar se renseigna sur ce qui se passait en ville. Comment les gens avaient réagi à l'arrivée des vaisseaux, ce qu'ils disaient du visiteur, etc.
L'opinion publique était souvent un bon indicateur au sujet des personnalités.
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Post n°3
Auteur : MufusLes deux nations se complaisaient toutes deux dans la plus pure tradition des codes déontologiques de la diplomatie. Chaque mot était rigoureusement choisit et valait son pesant en polysémie. Tout ceci fut pourtant vite abandonné au profit des véritables négociations qui devaient commencer lors de la rencontre en cher et en os des dirigeants. De part et d’autre on s’affairait à la rencontre historique, s’informant sur les dernières nouvelles et potins susceptible d’avoir une importance… Rien ne devait être laissé au hasard tant l’omission d’éléments importants pouvaient faire à tout moment pencher la balance d’un bord ou de l’autre. Chose qu’il se fallait à tout prix d’éviter. Si le temps de la préfète était précieux, celui du petit bonhomme l’était tout autant. Il avait été rapidement donné autorisation au Général d’atterrir à Pak Neimoidia, capitale de la planète. Et c’était pour tout dire une chose qu’il attendait depuis un petit moment avec impatience.
Cela faisait maintenant plusieurs mois qu’il n’avait pas foulé de sol autre que celui de Corellia, et même s’il aimait sa planète, les voyages lui manquaient... Mufus regardait la capitale non pas sans une certaine nostalgie, à l’époque ou il tenait encore la C.S.I d’une poigne de fer il avait planifié et lancé une opération militaire sur Pak Neimoidia pour empêcher l’ancien vice roi de trahir la cause séparatiste. L’attaque avait été menée à l’époque par son fidèle Gelmir à ce jour nouveau général de la confédération. Et pourtant, malgré ce semblant de guerre (en réalité c’est tout sauf un semblant mais la fin justifie les moyens et l’histoire et écrite par les vainqueurs), la confédération était parvenue à accroitre son image auprès de l’opinion publique Cato Neimoidienne dans l’affaire, ils s’étaient depuis la construction du séparatisme vraiment sentit peuple séparatiste et la confédération, même lors de cette courte guerre avait agie en s’affichant comme un rempart contre l’Empire et la menace croissante de l’anarchie.
La flotte lourdement armée changea alors de cap avec une légèreté toute surprenante étant donné la taille si imposante de ces engins. Il était compréhensible, à les voir manœuvrer ainsi dans les airs, que de tels bâtiments, étaient certes surprenant en temps de paix, mais qu’en temps de guerre leur présence était vue par les alliés comme providentielle tandis que pour les ennemis la chose était annonciatrice de mauvaise augure si ce n’était pas tout simplement du glas. Après ce qui ne dura en tout et pour tout que quelques minutes les appareils se situèrent alors en vol stationnaire à une certaine distance de la capitale. Le choix avait été fait de les mètres à cet endroit en raison de la nature paranoïaque du petit Jawa. La crainte d’une avarie des moteurs ou d’une attaque surprise Imperiale pouvant provoquer le crash d’un tel engin sur la ville, et donc : sur lui lorsqu’il y serait l’inquiétait grandement. Ainsi il préférait s’assurer qu’aucun incident de ce genre n’aurait lieux quand il serait sur place tout en préférant ne pas les faire atterrir pour ne pas les rendre vulnérables.
Un petit transport déposa le Général au semblant d’astroport Cato Neimoidien (la planète ne disposant pas encore d’une véritable infrastructure astro-portuaire). Mufus aux commandes d’un antique jouet de la bordure extérieure connut sous le nom barbare de trottinette descendit la rampe du petit transport sans toucher aux freins. Un speeder du gouvernement était venu le récupérer tandis que de part et d’autres des Neimoidiens et autres espèces de la planète se pressaient pour l’apercevoir et soit l’insulter ou lui adresser des félicitations. Bien qu’aimé en majorité par les séparatistes, il y avait et resterait, des gens qui le coïncideraient peut être à juste titre comme un gros connard. Mufus appréciait être à la limite même d’une certaine vénération par le peuple séparatiste pour qui il était la figure bienveillante du petit père du peuple, chose qu’il avait encouragé par la propagande durant la Grande Guerre et qui continuait même aujourd’hui à se propager encore et toujours.
Pourtant rapidement un bon nombre de curieux venu voir l’arrivée du président Corellien se turent. En effet, une grande forme se tenait là terrière le petit Jawa. Silencieuse, grande et fière, ses contours ne laissaient aucune erreur possible quant à l’identité de cette personne : Brackus … Véritable icône séparatiste lors de la Grande Guerre ce capitaine de Division U.C.E.H était littéralement connu pour être une des faces les plus sombres de la confédération sous le règne de Mufus. Entièrement loyal et dévoué, ce militaire de légende se caractérisait par un génie stratégique dont seule sa cruauté pouvait l’égaler. Cette créature avait été le supérieur du général Gelmir tout au long des débuts du Zabrack dans la confédération. Et à vrai dire Brackus ressemblait sur bien des points au petit protégé du Jawa. Si le petit être était une personne de nature patience et enjouée Brackus pouvait être considéré comme diamétralement opposé. Il n’aimait pas la politique, chose qu’il considérait comme une perte de temps préférant la diplomatie au turbo laser et la torpille à proton.
Tout deux montèrent (avec la trottinette) dans le speeder avant que le véhicule ne prenne la direction du Palais Royal.Brackus
[…]
Le palais était à première vue un endroit assez austère. Du moins actuellement tout laissait comprendre qu’ils étaient en ce moment même en pleine réhabilitation et aménagement suite à l’élection de la nouvelle préfète. C’était assez vide pour ainsi dire et Mufus n’était pas du genre à trouver la chose déplaisante, bien au contraire ceci lui permettait de zigzaguer à sa guise le long des couloirs sur sa trottinette. Bien que gérant du steak comme il se plaisait à le dire Mufus peinait toutefois dans les escaliers et il manqua finalement de se rompre le cou en tentant d’exécuter un périlleux wall ride... Mais finalement le petit groupe arriva enfin à destination.
C’était une sorte de salon de taille importante. De part et d’autre se trouvaient un amoncellement de richesses et de denrées les unes plus rares que les autres. Le tout rappelait en un coup d’oeil aux visiteurs que Cato Neimoidia était une planète riche, prospère dont ce palais reflétait à merveille le luxe et la coquetterie des Neimoidiens. Là, Mufus et Brakus attendaient la préfète qui ne devait pas tarder. Buvant une bière le Jawa rappela à son ancien capitaine de division les directives qu’il lui avait donné, ne pas parler s’il ne lui donnait pas l’autorisation et veiller à ce que l’on ne les dérange pas. Brakus acquiesça. Le petit homme souhaitait s’entretenir avec mademoiselle Shane et non avoir affaire à un intermédiaire. Si tel était le cas Brakus était aussi là pour rappeler de manière physique les attentes du président Corellien... Enfin la préfète pénétra dans la pièce, Mufus attendit qu’elle se présente devant lui, là il s’inclina devant-elle avec toute la galanterie qui lui était possible d’avoir et attendit qu’elle daigne s’asseoir pour qu’enfin ils puissent discuter de la raison de sa venue.
« - Mlle Shane c’est un plaisir que de vous rencontrer en personne. Ses derniers temps j’ai entendu bon nombre de personnes ne tarissant pas d’éloge au sujet votre beauté, et pourtant ils étaient en deçà de la réalité ! Mais je parle, je parle … j’ai conscience que votre temps et précieux, vous avez toute une nation à lancer dorénavant… aussi tenterais-je d’aller droit au but en vous expliquant la raison de ma venue.
Mais avant toute chose je suis d’avis que dans une relation l’élément prédominant est, et reste, la confiance. Sans confiance c’est tout le système que l’on tente d’instaurer qui est voué à l’échec. Autant sur le plan national, international que personnel. C’est pour cela que je serais honnête avec vous : je souhaiterais avant toute chose clarifier certains éléments bien que je sois certain que vous en êtes déjà consciente. Voyez cela comme un conseil de l’ami et du ‘’parrain’’ de votre peuple, faisant suite à une arrivée brutale pour votre personne dans le monde de la politique.
Voyez vous je ne souhaiterais pas que vous vous fassiez avoir, voire même manipuler par quelques conseillers malhonnêtes qui vous pousseraient à agir sans connaitre les aboutissants véritables à toutes actions Cato Neimoidienne. C’est pour cela que je vous conseille de bien veiller à toujours agir dans vos prérogatives. En effet, vous n’êtes pas sans ignorer étant donné de votre position actuelle et de la nature de votre planète certains éléments au sujet de la C.S.I. Historiquement Cato Neimoidia appartient légitimement à la Fédération du Commerce et cela depuis bien des temps, elle-même est constituante de la Confédération des Systèmes Indépendants. Vous et votre population êtes nés sous l’égide de la Fédération du Commerce puis en vue de ses engagements vous êtes officiellement devenus des séparatistes. Non pas les militaires comme nous le fûmes lors de la Grande Guerre pour protéger nos idéaux communs sous la bannière du Séparatisme, mais bel et bien des civils et des politiques. Partie inhérente du peuple de la confédération !
Dans le passé l’action de l’ancien vice roi fut un de ces actes hors prérogatives, sa volonté de suivre des objectifs plus personnels tels que la collaboration avec l’Empire et la trahison a été cessée par les forces armées au service du Séparatisme. Les choses que fit cet homme sont contraires aux droit et devoir d’un civil séparatiste, ceci qui plus est pouvant avoir des répercutions néfastes sur le peuple et la confédération. Rappelez-vous toujours qu’il n’y à pas vous et la C.S.I, VOUS, êtes la C.S.I, VOUS êtes séparatistes.
Mais trêve de bavardages inutiles, j’ai conscience de vous endormir en vous annonçant des choses que vous savez éperdument. Venons en donc aux faits : la Confédération c’est actuellement engagée dans une nouvelle entreprise d’ordre privée. Elle c’est en effet affiliée auprès d’un organisme du nom d’ O.C.D qui permet de consolider un groupe unis de planète en vue d’une stratégie commune. Tout comme elle, diverses planètes et personnalités Galactiques sont membre de cette entité, Corellia en est l’exemple. Il va sans dire que lorsque la Confédération s’engage, celle-ci inclue inexorablement son territoire et ses possessions. Cato Neimoidia étant un territoire séparatiste elle est avec ou sans votre consentement intégrée à l’affaire. Vous êtes séparatistes et savez donc que vous êtes dans l’obligation de servir votre nation dans ses intérêts. Alors pourquoi je viens vers vous en ce jour ?
Comprenez que toutes les planètes séparatistes ne disposent pas d’un siège de décision au sein de l’organisation. Ce que je vous propose en ce jour est la marque même de la confiance dont je vous parlais précédemment. Il faut savoir donner pour recevoir et prendre pour donner. L’offre qui vous est faites est unique, c'est-à-dire que vous êtes tout à fait libre de la refuser mais jamais plus elle ne vous sera proposée. Autant vous que la confédération elle même avez à gagner dans votre intégration dans l’O.C.D. Acceptez et vous participerez en tant que confrère et véritable membre de cette entité économique, financière, militaire. Si vous refusez alors vous vous apparenteriez plus à un pion qu’un véritable membre de la confédération. »
Mufus était franc, il n’avait aucunement envie de flouer la jeune femme qui se trouvait devant lui mais il avait préféré bien expliquer les règles qui s’appliquaient à la confédération. Peut-être, pensait-il, que s’il avait fait la chose avec l’ancien vice roi sa trahison aurait pu être évitée… Laissant le passé au passé il sortit de sa poche un holo-projecteur. Il le donna à la préfète avant de conclure.
« - Cet holo-enregistrement pourra sans doute vous aiguiller dans le choix difficile qui s’offre devant vous. Un choix qui doit être fait autant pour la Confédération que pour son peuple. Vous comprendrez aussi pourquoi nous souhaitons, nous Corellien un rapprochement commun entre nos deux nations. Membres de la « porte Sud »… Tout ça est expliqué dans ce document. Il va sans dire que l’affaire est confidentielle. »
Restait à présent à Mlle Shane de lire l’enregistrement puis de faire un choix. La jeune femme si rapidement arrivée en politique se devait dors et déjà d’agir en chef d’Etat et prendre une décision. Elle pouvait dors et maintenant activer l’holo-projecteur et prendre connaissance de la stratégie commune O.C.D et les raisons pour laquelle Cato Neimoidia était considérée comme importante. Mufus avait joué là la carte de la confiance et de la franchise, autant le petit jawa pouvait être sympathique et jovial, autant une trahison pouvait s’avérer fatale. Maar Shane allait à présent découvrir le fond de l’affaire et faire un choix.
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Post n°4
Auteur : Maar ShaneMaar était encore dans la salle de réunion, elle écoutait le rapport d’un agent sur les derniers on-dit de Cato. La population avait plutôt bien pris l’apparition des vaisseaux corelliens. C’était sans doute lié au passé séparatiste du président Mufus
En même temps, la préfète suivait sur les écrans la progression de la navette qui menait le grand petit homme à terre.
L’agent Neimoidien finissait son rapport au moment même où la navette touchait le sol.
Parfait, cela laisserait à Maar un peu de temps pour se « ressourcer », elle savait que des rumeurs commençaient déjà à courir le palais gouvernemental sur les problèmes de la préfète et son habitude de se retirer régulièrement. Drogue ? Maladie ? Liaison secrète ? Les bruits de couloirs les plus fous circulaient, mais tant qu’ils ne quittaient pas le palais, Maar les laissait courir. Ils ne faisaient pas grand mal, et ils occupaient les petits esprits de ses collaborateurs.
Tout cela pour dire que la Clawdite s’enferma seule dans la salle de réunion et s’accorda cinq minutes de pause sous sa forme naturelle.
Après cela, un peu reposée, et plus détendue, elle prit la direction du salon, en espérant qu’elle ne se perdrait pas dans le labyrinthe qu’était le palais pour elle pour l’instant.
Elle avançait d’un pas vif. Se faire attendre était une chose, être vraiment en retard en était une autre.
Soudain, au détour d’un couloir, elle vit apparaître une secrétaire, qui accourait visiblement affolée.
La Neimoidienne arriva à hauteur de sa préfète, et prit la parole, le souffle court :
-Madame le Préfet ! Madame le Préfet ! Le président Mufus, il… il fait de la trottinette… dans les couloirs !
-Oui ? Et alors ?
-Mais, Madame ? De la trottinette ! Dans les couloirs du Palais ! Le PRÉSIDENT corellien! La pauvre semblait au bord de l’apoplexie, et elle avait presque crié les derniers mots.
-Justement, c’est le président corellien… S’il avait envie de faire des claquettes sur les tables, il serait libre de le faire… Reprenez votre calme, cessez de m’ennuyez avec ce genre de détails sans importance, et retournez à votre travail… Et n’élevez plus la voix en ma présence…
-Je… Bien Madame.
La modeste employée gouvernementale repartit sans un mot. Maar avait pris grand soin de ne pas être cassante, et de garder un ton doux, pour ne pas donner l’impression de réprimander la secrétaire, pourtant, ça avait bien été une réprimande… La jeune Neimoidienne avait pendant un moment oublié où elle se trouvait, et les règles du jeu subtil de la politique.
Maar repartit à son tour, songeuse.
Une trottinette ? Seigneur ! Qu’est-ce qu’il me réserve cet énergumène ?.... bien, ne pas oublier : sourire et bonne humeur, et un masque imperturbable sur le visage. Ne rien laisser voir.
Une maxime que Maar avait appliquée durant toute sa carrière, mais qui fonctionnait aussi bien dans le domaine politique qu’artistique.
Elle atteignit enfin le salon où Mufus l’attendait.
Elle entra sans frapper, et le trouva en train de siroter une bière en compagnie d’un individu pour le moins… déplaisant.
Le rapide coup d’œil qu’elle jeta à la pièce ne lui plut pas beaucoup. Elle allait devoir lancer un programme de réaménagement bien plus cadré… oui… elle s’en occuperait plus tard…
Elle gagna le siège qui faisait face à celui du jawa et le salua gracieusement, sourire aux lèvres. Un sourire qui se teinta légèrement d’amusement devant le salut du président Corellien.
Elle s’installa confortablement dans son fauteuil, invita son invité à en faire autant, et attendit tranquillement qu’il en vienne au fait.
Après tout, c’était lui qui voulait la voir, à lui de s’expliquer.
Ce qu’il fit.
Le début de son discours, très flatteur, amusa la jeune femme. Une lueur étrange passa dans son regard, qu’elle effaça bien vite.
Elle était ici en tant que préfète, elle avait un rang à tenir.
Elle écouta la suite du discours, sans rien dire, elle n’en notait pas moins des points qu’elle voudrait éclaircir par la suite. Mais elle laisserait le président finir avant de prendre à son tour la parole.
Elle ne se privait pas pour autant de réagir intérieurement à certains passages. En prenant toujours soin de ne rien laisser paraître.
« Mais avant toute chose je suis d’avis que dans une relation l’élément prédominant est, et reste, la confiance. Sans confiance c’est tout le système que l’on tente d’instaurer qui est voué à l’échec. »
Moui… sans doute… Mais ça ne veut pas dire que je vais faire confiance au premier venu…
Le laïus sur Cato et la CSI la laissa perplexe.
Je sais tout ça… Pourquoi revenir là-dessus ?
La pensée de sa situation d’agent de Cerberus lui revint alors en mémoire. Il était vrai qu’elle risquait d’être parfois tiraillée entre sa loyauté envers l’association criminelle et sa loyauté envers les Séparatistes. Mais après tout, danser sur la corde raide était un exercice plutôt réjouissant… tant qu’on ne tombait pas bien sûr…
Mufus en vint enfin au cœur du problème. A la vraie raison de sa venue.
L’OCD ? Je n’en ai jamais entendu parler ?... Qu’est-ce que c’est au juste ?... Mais comme il le dit lui-même, la CSI s’est engagée dedans, et ça engage de facto, Cato… alors pourquoi ?... Ah… on y vient… Un siège de décision ? Voila qui est intéressant. Mais ça veut dire que Cato les intéresse d’une manière ou d’une autre… Qu’est-ce qu’on peut leur apporter au juste ?
Maar était maintenant très attentive, mais elle n’apprécia que moyennement la fin de la proposition.
En somme, c’est une proposition que je ne peux pas refuser… Un pion… et puis quoi encore…
Le président corellien avait presque fini. Il conclut en lui tendant un holo-projecteur, qui contenait les informations complémentaires.
Maar s’en saisit, le fit tourner pensivement pendant un moment dans ses mais avant de se lever.
-Si vous voulez bien m’excuser, je vais le visionner à l’écart, tranquillement. Profitez des rafraîchissements sur la desserte derrière vous. Je vous donnerai ma réponse aussitôt après.
Elle gagna un coin du salon et déclencha le projecteur.
Son contenu la laissa sans voix. Elle comprenait maintenant les précautions du président.
Et elle comprenait aussi pourquoi ils faisaient appel à elle.
Avant même d’avoir vu ce document, elle comptait accepter de toute façon. Elle y avait tout intérêt. Mais maintenant, elle n’en était que plus décidée.
Elle rejoignit son invité, lui rendit l’holo projecteur et se rassit.
Elle prit tout son temps pour s’installer confortablement, replaçant soigneusement sa robe assez simple (elle n’avait pas eu le temps de passer ses vêtements de cérémonie après tout) mais malgré tout luxueuse.
Elle était consciente que la petite créature qui lui faisait face attendait sa réponse, et qu’elle jouait avec le feu en adoptant cette attitude. Mais c’était lui qui était venu la solliciter, elle pouvait bien s’accorder ce petit privilège après tout.
Et puis, si on ne prenait pas de risques en politique, à quoi bon ?
Maar reprit enfin la parole :
-Vous pouvez compter sur Cato Neimoidia, et sur moi-même, président Mufus. Ce sera une joie et un honneur d’intégrer l’OCD.
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Post n°5
Auteur : MufusDans un demi-sourire arborant une once de scepticisme les douces lèvres de la préfète Maar Shane laissèrent échapper quelques mots. Le tout était posé, simple et courtois mais non dénué d’un certain charme tant la beauté de cette si belle femme apaisait et amadouait les cœurs. (Du moins mis à part celui de Brackus qui en plus de ne pas posséder une once d’humanité avait toujours eut une profonde aversion pour ce qui avait un attrait à la beauté, la considérant comme inutile et source de faiblesses). Le petit Jawa avait une vision bien différente de la chose. Il n’avait pas eut à se plaindre des répartitions des taches du pouvoir Corellien. Alors que son collègue et ami Jinn Fear traitait des affaires avec les politiques des bas fonds tel Dark’an Zellus, lui, rencontrait les plus belles créatures de la galaxie dans le cadre de son boulot. C était là une chose dans son travail qu’il appréciait grandement et qu’il n’était pas prêt à échanger. Le pauvre ignorait malheureusement la sinistre réalité et là bien affreuse face caché qui se terrait derrière le visage d’ange de son interlocutrice.
Mais revenons-en aux propos de la jolie préfète si vous voulez bien. C’était là une phrase succincte mais qui engendrait par son approbation de lourdes répercutions quant à l’avenir. L’O.C.D était dors et déjà formée et les organismes constituants établis. Le Jawa à l’écoute de la réponse positive esquissa un large sourire laissant apparaitre dans l’obscurité de sa capuche de grandes et belles dents blanches. (Et oui Mufus avait une hygiène buccodentaire I-M-P-E-C-A-B-L-E ! Principal actionnaire de l’Union Galactique de la Sécurité et la Protection Buccodentaire le petit Jawa apportait une importance quasi fanatique à sa propreté buccale. S’en suivait bien entendu des dépenses dans le secteur pour le moins importantes.). Le tout lui donnait là l’image d’une petite bête bien plus puissante qu’elle ne l’était au premier abord, un stratège et un politique hors pair (oui je suis très modeste dans ce post), un truc qu’il valait pas faire chier. Durant un instant l’impression d’être en face de celui qui avait été le fier dirigeant séparatiste du passé, l’individu qui avait été responsables des plus sanglantes opérations militaires du siècle ne fit plus de doute.
Mufus récupéra l’holo-projecteur. D’un geste rapide il le déposa à terre avant de le dézinguer avec son DL44 tout fraichement sortit de son holster. L’objet explosa en plusieurs morceaux dans un bang significatif. La facilité avec laquelle la petite créature venait de faire usage de son arme amenait à se demander s’il lui était possible de réitérer la chose face à un être vivant… Restait l’espoir qu’il préférait les pigeons d’argile à des êtres fait de chair. Dors et déjà, les seules preuves de la situation n’étaient plus et son attitude laissait à montrer que les témoins gênants ne l’étaient généralement pas très longtemps.
De ces petits yeux brillants il félicita l’intéressée pour son choix judicieux.
« - Vous avez faite le bon choix Miss Shane. Vous comprenez dors et déjà en quoi la coopération entre nos deux planètes est un élément important dans notre politique commune. L’ « Argonath » détermine grandement notre réussite et les évolutions à venir quant à nos objectifs. »
Le reste de l’entrevue s’avéra plus détendu. Les deux dirigeants parlèrent de tout et de rien se complaisant dans des discussions des plus légères. Les sujets fusèrent sur l’art, la politique et bien d’autres thèmes encore. Mufus était une personne qui aimait débattre et parler. Des débats non pas en visant à donner sa vision du monde, mais bel et bien de la partager avec autrui et d’en apprendre plus sur les connaissances qu’il pouvait emmagasiner. Lui, le petit être qui dans sa folle jeunesse avait été des plus intolérants et raciste était devenu à travers le temps et les conflits une petite boule pleine de nuance. Mais cette nuance n’était qu’apparente, derrière une image posée et sympathique, le Jawa avait des idées bien avérées sur le séparatisme et les sensitifs à la force. Des sujets que les deux interlocuteurs évitèrent au possible. A la fin de cette journée et du repas qui s’en suivit au palais il fut décidé d’un commun accord d’établir le petit être dans les logements de l’édifice prévue aux invités. Un lieu fort beau. Brackus ne quitta pas son supérieur de toute la durée de ces vacances, Durant les nuits il veillait tel une statue macabre, gargouille implacable et immobile devant la porte du Jawa.
[..]
Après quelques semaines passées sur Cato Neimoidia il fut enfin le temps du retour. Mufus avait grandement apprécié la planète et particulièrement le palais. Lieu d'une retraite tranquille mais toutefois très proche de sa nation. Enchainant tourisme, visites, discussions, et conférences le petit homme termina sa dernière journée sur Cato Neimoidia par une réunion avec les dignitaires de la confédération du commerce. En fin de matinée, suite à un message crypté l’’ayant avertit de la fin dans les temps du projet Icare et de la présence de Gelmir sur Corellia, le Jawa fut dans tout ses états et annonça son départ. Mufus considérait le général séparatiste comme son digne héritier et son fils. L'idée de le revoir le rendait particulièrement jovial. Le petit être, sur sa trottinette faisait face à ses 3 vaisseaux. La préfète Shane à ses côtés lui avait annoncée sa volontée de se rendre sur Corellia, c'était à croire que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Mufus rentrait chez lui revoir son fils, accompagné d'une femme magnifique et ayant été informé de l'aboutissement de plusieurs mois de traveaux pour le projet Icare.
Les moteurs rentabilisèrent. Ils partaient sur Corellia. -
Post n°6
Auteur : Maar ShaneMaar avait donc fait part de sa décision au président Corellien, il en prit bonne note, et l’entretien se poursuivit, mais sans enjeux désormais, et donc sans pression aucune.
Puis, le jawa ayant émis le souhait de passer quelques temps sur Cato, Maar donna les ordres nécessaires pour qu’il soit installé dans le logement d’apparat, réservé aux invités de marque.
Enfin, l’entrevue s’acheva. Maar abandonna Mufus à son tourisme et vaqua à ses occupations de préfète. Des occupations dont la liste s’était allongée pendant qu’elle discutait chiffon avec son invité inattendu.
Elle expédia rapidement deux réunions concernant le réaménagement planétaire, une centrée sur la capitale, l’autre concernant le développement et la pérennisation d’espaces naturels protégés, un projet tout récent mais qui lui tenait à cœur. Maar savait pouvoir compter sur des experts compétents dans les deux cas, et ne s’attarda donc pas. Elle ne put par contre pas couper à une rencontre avec les principaux notables de Pak Neimoidia, inquiets (comme ils le sont toujours) pour leur petit confort. La préfète passa deux grosses heures à les rassurer, réalisant un nouveau numéro de charme de grand standing. Les quelques petites pauses qu’elle avait pu se ménager au court de cette journée n’étaient pas suffisantes, et arrivée à la fin de cette dernière rencontre, Maar n’en pouvait plus. Elle dut remettre au lendemain ses derniers projets, plus secrets ceux-là, concernant le Cerberus. Elle se réfugia dans son logement sans se soucier des gens qu’elle pouvait croiser sur sa route. Elle ignora ainsi totalement le chevalier d’Eon qui voulait lui faire un rapport sur les mesures de sécurité prises pour le séjour de Mufus. Pamela Mallow, l’agent Ivory de Cerberus, qui suivait Maar comme son ombre, l’excusait en même temps auprès des délaissés.
Maar entra en trombe dans son appartement et alla s’enfermer dans sa chambre, plantant Pamela au milieu du salon.
La porte ne s’était pas refermée qu’elle avait repris son apparence réelle, avec un grand soulagement. Elle se laissa tomber sur son lit, s’efforçant d’oublier la sensation de brûlure qui l’assaillait depuis quelques temps déjà et qui n’avait fait qu’augmenter.
Il lui fallut une heure encore, avant de surmonter cette douleur, et finalement, elle s’endormit, épuisée.
Le programme du lendemain s’annonçait encore chargé. Même si elle ne devait pas revoir le président Corellien avant son départ, elle préférait garder un œil sur cet énergumène, et avait demandé une surveillance discrète et des rapports réguliers. Elle devait voir son chambellan pour un point général de leur action, visiter l’Hôpital et deux écoles, en compagnie des ministres concernés évidemment.
Mais avant toute chose, elle devait se décider une bonne fois pour toute à envoyer son rapport au mystérieux Cerberus. Ivory avait déjà fait plusieurs remarques discrètes, mais l’agent de l’organisation risquait de devenir plus insistante si Maar traînait trop.
Le lendemain donc, à une heure bien trop matinale pour une artiste (et pour toute personne normale d’ailleurs, tellement matinale que ce serait indécent de la dire), Maar s’occupa donc de rédiger, via son datapad, un bref résumé de ce qui s’était passé depuis son élection. Les deux points importants étaient le prêt accordé par la CSI, et la venue de Mufus. Elle passa assez vite sur le reste, qui ne concernait pas vraiment Cerberus, mais le prêt de la CSI, ou plutôt les remboursements qu’il impliquait obligeaient Maar à remettre à plus tard ses versements à Cerberus. Elle aurait bien aimé les remettre à jamais, mais ça, elle se garda bien de le dire. Elle devait peser soigneusement ses mots. Elle était reconnaissante à l’organisation pour tout ce qu’elle avait fait, mais elle entendait bien garder une certaine indépendance, et la perspective de l’OCD pourrait bien y servir. Elle s’était prise au jeu de la politique, et, étant sincèrement attachée à Cato, elle entendait tout faire pour la progression de la planète. Et ce n’est pas en reversant une bonne part de ses revenus à Cerberus qu’elle y arriverait… Maar exposa tranquillement ce qu’elle avait à dire à ce sujet.
-Suite au prêt consenti par la CSI, j’ai pu doter Cato Neimoidia en infrastructures nécessaires bien plus vite que prévu, les revenus de la planète ont donc augmenter de façon très satisfaisante. Pour l’instant, les remboursements du prêt mobilisent toutes les ressources de la planète, mais je devrais bientôt pouvoir verser certaines sommes à l’organisation. Malgré tout, je me heurte là à un autre problème, pour lequel je n’ai pour l’instant trouvé aucune solution satisfaisante. D’abord, j’ai bien peur que vingt pourcent des revenus planétaires ne représentent une trop grosse somme à verser chaque mois. Mes projets pour Cato risquent d’en souffrir, et cela risque d’attirer l’attention. Ce qui serait préjudiciable à Cerberus presque autant qu’à moi. Il faudrait donc revoir à la baisse les exigences de l’organisation. Mais surtout, je ne vois pas comment effectuer le plus petit versement sans que cela apparaisse dans les comptes et soit remarqué. Si cela était, je risquerais probablement ma tête, je ne pense pas que le Général Gelmir apprécie ce genre de choses. Mais le Cerberus y perdrait aussi. L’organisation peut sûrement me proposer des solutions satisfaisantes à ce problème, après tout, c’est votre spécialité. Je continue d’en chercher de mon côté, mais j’ai peur que mes compétences en ce domaine soient assez limitées.
Agent Mirror, fin de transmission.
Elle ne savait pas trop à qui elle s’adressait par l’intermédiaire du datapad, probablement pas directement Cerberus, le chef anonyme du réseau criminel, peut être Snatch, l’agent qui l’avait recrutée. De toute façon, ça n’avait pas beaucoup d’importance. Elle jouait avec le feu, devant accommoder aussi bien les Séparatistes que le Cerberus.
Et à choisir entre les deux, elle préférait se fâcher avec Cerberus qu’avec la CSI.
Une fois cette tâche terminée, elle rejoignit l’agent Ivory et lui signala qu’elle avait fait son rapport. Puis le marathon quotidien commença.
Et il recommença le lendemain, et les jours suivants.
Quelques semaines passèrent ainsi. Puis le président Corellien annonça son départ.
Maar demanda à l’accompagner sur Corellia. Elle voulait observer un peu la façon dont les choses se faisaient sur la planète indépendante, mais surtout, en vue d’une proche réunion de l’OCD, elle entendait profiter du vaisseau de Mufus. Cato n’avait pas encore eu l’occasion, et les moyens de se doter en vaisseaux propres, et la préfète jugeait indigne de sa fonction d’emprunter la navette. Elle saisissait donc l’occasion de se faire conduire là-bas par une tierce personne, en l’occurrence, un tiers jawa.
Même si cela signifiait supporter les lubies de l’étrange petit être. Qui jouait d’ailleurs avec sa trottinette en attendant l’embarquement…
Et bien… ma nouvelle vie est définitivement lancée, et sur les chapeaux de roues… Reste à savoir ce qu’elle me réserve… ça risque de ne pas être facile tous les jours…