Noir Annonciateur du Chaos
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Post n°1
Auteur : Anastasia de Valiesky“La censure pardonne aux corbeaux et poursuit les colombes.”Juvénal
L'odieux volatile s'était levé extrêmement tôt pour réaliser ses sombres desseins. Une juvénile excitation s'était éprise de lui de telle sorte qu'il avait non seulement eu du mal à trouver le sommeil mais également transpirer de manière à ce que s'on lit soit une réplique d'une petite mare humide. Toutefois, il en avait parfaitement conscience, l'erreur n'étais pas permise. Ses pairs lui avaient déjà fortement reproché son erreur dernière est un fort scepticisme s'était installé entre eux et lui. Par ailleurs, il trouvait que ce sentiment était terriblement injuste car si certes, son « coup de génie » comme il se plaisait à appeler sa périlleuse action les avaient tous mis en danger, au final la résolution de tout ces évènements fut plus que clémente.
Après tout, la manipulation, l'art qu'il maitrisait toujours selon lui le plus, usée sur Tyria avait était parfaitement effective et ce n'est que parce que cette sale garce était allait fouiner là où il ne fallait pas qu'elle avait découvert la seule et unique vérité ! Comme quoi, la fidélité ou l'amitié conduisait à la perte et que la vie n'était pas un simple conte de fée ou un shonen dans lesquelles le pouvoir de l'affection surpassait tout le reste bien au contraire... Rien que de penser à cette défunte Vice-Reine lui offrait un large sourire narquois aux lèvres.
Et dire qu'elle avait presque eu confiance en lui jusqu'au bout... Ohh ce n'est pas demain qu'il oublierait le visage de cette charmante nymphe suffoquer sous le coup d'un virulent poison. Toute cette mise en scène fut si grandiose que la face d'Alderaan ni vit que du feu. Une mort naturel quelle affreuse blague... Toutefois, la question restait de savoir qui avait eu l'audace d'outrepasser ce qu'il avait prévu. A vrai dire, ses soupçons s'étaient d'abord positionner sur l'ancien qui pouvait aisément avoir accès à une grande gamme de produits potentiellement mortels et au vu de ses nombreuses connaissances il eut été facile pour lui de choisir le poison adéquat. Cependant, cela ne ressemblait pas à ce vieillard de passer à l'action aussi promptement. Il était trop réfléchit pour agir sur le coup d'une impulsion, toutefois il avait pu offrir son soutien en connaissance à l'un de ses comparses. La question était de savoir lequel des trois autres étaient susceptibles de commanditer voir de commettre lui même un tel acte...
Et bien qu'il fut quelque déçu de s'être fait couper l'herbe sous le pied, le spectacle qu'il avait vu fut d'une telle jouissance... Une macabre danse de muses qu'il lui avait offerte une inspiration d'autant plus que la tragédie ne s'arrêtait pas là... oh non cela aurait été bien trop simple... Le destin s'était vilainement acharnée contre elle, même si elle ne le saurait jamais. Pour tous, son dernier message pour la République était une simplette demande d'aide dans une affaire diplomatique quelconque provoqué par un manque de jugeote « opnaesque » comme les détracteurs s'amusaient à le conter. S'il était effectivement vrai que le but explicite était un appel diplomatique, à l'instar des lunes, une face cachée existait. Et désormais celle-ci était tombée dans l'oubli.... définitivement !
Jubilant tel un enfant de quatre ans devant son gâteau d'anniversaire, il se leva et entama quelques médiocres mouvement aléatoires bien trop laid pour pouvoir être nommé danse... du moins c'est ce qu'elle en pensait ! Ce dernier ce dirigea dans sa chambre où il s'habilla avant de récupérer une sacoche faite de toile communément usité par nombre de personnes. Il enfila par suite un large blouson en cuir et se chaussa avant de finir par quitter son logis. Il se dirigea par suite vers l’ascenseur avant d'appuyer non sans violence sur le bouton. Le « tilt » de l'ascenseur arrivé au palier résonna dans la tête du comploteur. Pendant le laps de temps -pourtant court- qui le conduisait du sixième étage au garage, l'homme tentait d'imaginer une suite à la tragédie qu'il écrivait. Rectifiant sans cesse la phrase d'accroche de ce qui allait être un nouveau chapitre -et peut être même le prémisse du grand final-, il s’enivrait à hypothéser divers enchainement de faits plus fantastiques les uns que les autres. Il s'imaginait, lui qui avait tant souffert, touché par la grâce de Ploutos, être divin qui le conduirait à faire de son récit non, son œuvre gargantuesque non, son apothéose artistique une gracieuse corne offrant l'infinie abondance.
Il fallut que de nouveau que l'affreux bruitage de l'ascenseur résonne pour le sortir de sa lividité. Pendant quelque instants, il ne bougeait point. Puis il fixa sa propre image dans le miroir. Il discerna sous ses paupières d'affreuses cernes... mais si ce n'était là que l'unique horreur de ces traits... Un sentiment de dégout l'envahissait. Ruminant et soufflant un coup dans la barbe qu'il n'avait point, il sortit de l’exiguë pièce avant de rejoindre un hangar qui lui était familier. Il tapota un code à huit chiffres : 3-5-6-8-6-7-4-8.
Dedans il retrouva l'un des rares biens qu'il possédait et auquel il tenait, à savoir une motojet grise qui semblait avoir déjà bien vécue. Enfilant gant et casque, il poussa son fidèle animal placide hors du hangar avant de refermer ce dernier. Il chevaucha par suite, son fidèle destrier. Arrivé de la sortie qui le conduirait hors des sous-sols, la porte s'ouvrir à la vue du petit badge. Le cavalier apocalyptique quitta la résidence et suivit la route qui le mena hors d'Alderaa. La nuit régnait en maitresse et après environ une heure de trajet il arriva dans l'un de ces petits bourgs.Après une marche d'un bon quart d'heure dans les bois alderaanien, il arrivait dans une petite clairière. Ici, l'attendait un homme dégarni qui lui était bien familier.
- La colombe prise dans le verglas...
- Sauvée par le miséreux sera...
- Toutefois là n'était que la...
- Parade de l'odieux corbeau.
- Evitez de tout gâcher cette fois-ci je vous prie.
Il lui remis deux datapads. Le corbeau les regarda sortit sa besace et les rangea avec préciosité.
- Vous direz à votre supérieur que tous se passera comme prévu.
- Nous l'espérons pour vous.
Les deux hommes se quittèrent. Au tour du corbeau, les bois semblaient s'agitaient aux rythmes des battements d'une inconnue sorcellerie ayant autrefois conquise les esprits de civilisations primitives. Les conifères paraissaient se hater de se mouvoir sur l'homme pour empêcher son dessein. Le vent intimait aux branchages de bloquer le chemin du sieur tandis que la terre semblait se faire plus mouvante sous les pas du vilain. Pourtant tout ceci n'était pas. La seule chose ayant eu un tant soit peu fait acte de bravoure était une ronce qui s'était accrochée au pantalon du gaillard. Après un violent combat, celle ci fut arraché à sa mère la terre. Son action héroïque l'avait conduite à une lente agonie qui l'emmènerait tout droit au purgatoire.
L'homme monta de nouveau son cheval de fer et poursuivit sa quête, cette fois-ci, il retournait aux alentours de la capitale. Au dessus de lui, les étoiles semblaient pleurer de ce qu'il allait advenir pour la perle galactique. Elle connaissait l’innommable vérité, chaque nuit, elles avaient été les témoins des actes des intrigants, chaque nuit, elles étaient impuissantes, chaque fin de nuit, elles sombraient dans l'oubli. Les deux lunes, leurs reines, subissaient les plus grandes peines. Elles aussi étaient aux premier plan et elles aussi étaient incapables d'intervenir sur la destinée. Ensembles, elle éclairaient les cieux alderaanis découvert. Leurs lumières émises étaient leurs larmes ce soir. L'ascension de l'astre chatoyant arriverait bientôt. Sa lumière mensongère irradierait Aldera omettant expressément les lumières des étoiles qui tomberaient dans la pénombre. Le monde se tournerait naturellement vers celui qui avait le plus palabre, il oublierait tout ce qui existe autours pour se tourner uniquement vers l'ignominieux menteur.
Le corbeau agissait pour la Justice avec un « J », mais quelle Justice au juste ? Celle protégeant les faibles en attaquant directement les hauts corrompus ? Ou celle visant à soutenir l'absolutisme ? Savait-il au moins jusqu'où pourrait aller les conséquences de son acte ? Imbu de lui même et au nom d'un fallacieux objectif, il se berçait de douces illusions pour parvenir à supporter l'abject crime qui découlerait de son action. Il s'était condamnée dès lors qu'il avait pleinement accepté de vivre dans un monde régit par le mensonge, décalé de la réalité, des besoins du peuple. Justicier pour certains il serait, pour d'autres coupable... mais de quoi ?! Drogué de ces histoires, au fond de lui, il savait pourquoi il s’apprêtait à commettre l'irréparable. Il voulait faire tomber la dernière valeur qu'Alderaan pouvait encore véritablement pavaner.
Après avoir délaissé sa bécane dans un endroit approprié, il se dirigea vers un parc vide de toute présence humaine.... ou presque. Une femme l'attendait là, plantée sur un banc. Après quelques sourds échanges il lui remit un datapad. Les deux partirent chacun de leurs cotés aussitôt ceci fait. Après dix bonnes minutes de marche, il atteignit l'un de ces petits cafés de quartier dissimulé dans une petite ruelle de primes abords peu accueillante. Là, il commanda au bar un café noir bien serré avant de s'installer à coté d'un sullustéen à l'air mal dégrossi. Il échangea discrètement sa besace avec celle de l'extraterrestre qui ne manqua pas de le remarquer. Celui-ci laissa des crédits au patron et partit promptement.
Le corbeau s'enfila rapidement le noir breuvage et demanda au barman s'il pouvait remplir son thermos. Ce dernier accepta. L'affreux paya son dût et quitta les lieux. Il paya un ticket d'une navette citadine et puis alla se poser avec son breuvage dans un petit square au nord d'Aldera, là il sirota son breuvage qui brulait son être. La pression semblait s'évacuait au fil des secondes de l'heure bleue. Profitant de la vue dégagée sur la chaine du Juran, il observait l'astre chatoyant poursuivre irrémédiablement son ascension. Le ciel se teignait d'une teinte pêche.... encore sept minutes....
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Juge Suprême Sapori
Dans un tourbillonnement continu d'affolement, des dizaines voir des centaines de personnages virevoltaient aux grès des inquiétudes et des ordres des inspecteurs et juges. Le sang froid n'était maintenu dans la ruche que parce que la Reine Mère était arrivée. Elle qui voyait la fin de sa tâche entachée par l'affaire de l'ambassadeur alderaani et maintenant ceci... Devenue juge suprême il y a bientôt trois ans, elle avait siégeait pendant presque douze ans à la cour. Dans un mois elle retournerait dans le système pénale classique... Toutefois le pourrait-elle ?
Dans cet infernale chaos, elle prit la parole, son gobelet de café à la main, et le monde se tût comme s'il s'était figé. Elle avait étudié la question pendant le trajet, rapidement dans son bureau et elle n'avait pas le choix, il fallait agir vite avant que l’hémorragie ne s'aggrave.
- Ecoutez tous, dès maintenant, vous devez comprendre que votre vie est suspendue et que votre maison se trouve en ces bâtiments. Vous avez juré fidélité aux idéaux alderaaniens et à la justice et il est venu le temps de voir ce que vous avez dans le ventre. J'annonce dès à présent la mise ne place du protocole «MVA ». Vous recevrez prochainement vos directives. Les majors des équipes d'interventions ont normalement dû recevoir leurs ordres de missions et leur tuteur juge. Trèves de bavardages, en route !
La journée allait être longue.... les suivantes aussi... et dire que le soleil se levait juste....