Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

Aller directement au contenu
  • Accueil
  • Récent
  • Mots-clés
  • Populaire
  • Utilisateurs
  • Groupes
Habillages
  • Light
  • Brite
  • Cerulean
  • Cosmo
  • Flatly
  • Journal
  • Litera
  • Lumen
  • Lux
  • Materia
  • Minty
  • Morph
  • Pulse
  • Sandstone
  • Simplex
  • Sketchy
  • Spacelab
  • United
  • Yeti
  • Zephyr
  • Dark
  • Cyborg
  • Darkly
  • Quartz
  • Slate
  • Solar
  • Superhero
  • Vapor

  • Défaut (Aucun habillage)
  • Aucun habillage
Réduire
Logo

Star Wars RPG

KryannK

Kryann

@Kryann
À propos
Messages
8
Sujets
0
Shares
0
Groupes
4
Abonnés
0
Abonnements
0

Messages

Récent Meilleur sujets Contesté

  • Encore du new
    KryannK Kryann

    Oyez, populace !
    Suite à ce long RP, Kryann passe au niveau 3. Ce sera tout, stay tuned.

    L'administration

    News

  • L'Enfer sur Terre
    KryannK Kryann

    Sarina ne pouvait pas s’empêcher, malgré toute son expérience, tout son vécu, tout son entraînement, de ressentir la peine immense qui venait d’envahir le coeur de ses compagnons d’infortune. Que ce soit Riggs ou Himron, ils avaient le poids de cette perte sur leur conscience, comme elle aurait pu le ressentir à l’annonce de la mort de l’un de ses frères Jedi. Elle s’empêcha de leur parler de retour à la Force, de les retrouver plus tard, c’était inutile pour des soldats qui ne partageaient pas sa conviction. L’un comme l’autre ne comprendrait pas, pire, ils pourraient mal prendre la tentative d’atténuation de leur douleur. Ils étaient des hommes de terrain, des pragmatiques, terre-à-terre comme de juste pour des forces spéciales. Ils n’avaient pas besoin d’entendre parler de mysticisme. Alors elle se contenta de baisser lentement la tête en sentant que la peine laissait peu à peu place à une colère froide dont elle ne pouvait être que coutumière. Les paroles rejoignent les états d’esprit. La suite promettait d’être décisive, autant que sanglante… Mais elle ne pouvait pas se défaire d’un sentiment difficile : elle était, au moins en partie, responsable de ce qui se déroulait ici.

    -Non, Capitaine, votre sergent a raison. Il n’est pas question que nous jetions un voile sur le fragile équilibre que nous sommes parvenus à construire. Nous sommes ici pour collaborer, Impériaux et Jedi, et je ne me défilerai pas à la première difficulté venue. Vous pouvez compter sur notre soutien.

    Ce fut à ces mots que Kryann sortit de sa torpeur. Son esprit avait enregistré tout ce qui se disait, malgré la situation compliquée, malgré son âme tourmentée, malgré la fatigue accumulée. Elle se redressa difficilement, gémissant de douleur en se tenant le ventre. Ses abdominaux lui faisaient souffrir le martyre, et son cerveau cognait contre sa tête en même temps que son coeur suivait un rythme erratique. Mais tout ces troubles n’étaient rien face à ceux de ses alliés de circonstance. Leur colère ne faisait qu’attiser la sienne, celle qui bouillonnait au plus profond de ses tripes. Le duel face à cet homme modifié avait réaffirmé sa volonté de frapper fort, de faire du mal… Bien loin de son entraînement. Avec un couinement de douleur ridicule, elle surenchérit sur les mots de son Maître.

    -Nous sommes allées trop loin avec vous pour vous abandonner au dernier moment. Vous pouvez compter sur nous… Mais nous ne devons plus nous séparer, hormis urgence. Cette fois, nous affronterons la menace ensemble.

    C’était une évidence pour les deux Jedi, et sans doute aussi pour les Impériaux. Cette recherche séparée les avaient presque menés à leur perte commune. Mais ce n’était pas le seul paramètre. Si le piège des longs manteaux n’avait eu qu’un succès mitigé, il avait mis en lumière deux éléments qu’ils ne pouvaient plus oublier, maintenant. Premièrement, leurs ennemis, des soldats entraînés, disposait de matériel haut de gamme, de qualité militaire. Ils étaient du niveau d’Himron ou de Riggs, c’était une certitude. Et en second lieu, la trahison de Doll laissait à penser que rien n’avait laissé au hasard de leur côté. Tous leurs mouvements avaient été anticipés. Sans cette taupe, désormais, ils étaient nettement plus libres. Et donc… imprévisibles.

    -Récupérons déjà les corps de vos camarades. Quand tout sera fini, nous pourrons leur donner une sépulture décente, après les avoir vengés.

    La Padawan était en piteux état, mais pouvait-on le lui reprocher ? Certainement pas. Le regard que posa sur elle le Chevalier Darel l’exemptait de mots. Il y avait un peu d’inquiétude, mais beaucoup de fierté. Au-delà de tous ses enseignements, elle n’oubliait pas ce qu’elle était naturellement : une Jedi fière, sans doute un peu trop, et indomptable. Elle le prouvait, une fois encore. Sarina avait toujours l’intime conviction qu’il lui suffisait de passer outre sa colère, de s’en servir à bon escient, pour devenir la Jedi qu’elle était supposée être. S’en servir comme d’un moteur face à l’injustice, sans puiser dedans, pour se rappeler ce qui était nécessaire. En faire un point d’équilibre, sans perdre de vue la dangerosité de ce sentiment. Oui, c’était marcher sur un fil tendu. Mais si elle y parvenait, elle serait parmi les plus puissantes de leur temps.

    -Kryann a raison. Chaque chose en son temps, et l’heure est à un regroupement et à du repos. Nous aurons besoin de chacun dans les meilleures dispositions. Nous vous accompagnerons pour récupérer les corps des soldats Delurei et Rikaan. Puis, nous devrons trouver un endroit où échafauder un plan. Nous savons où ils se cachent, nous n’avons plus qu’à frapper en plein coeur.

    -Et le temps de la récupération, monsieur Tyne aura peut-être réussi à soutirer quelques enseignements précieux à notre prisonnier. Ne perdons pas de temps.

    Cantina

  • L'Enfer sur Terre
    KryannK Kryann

    Kryann était ailleurs. Le poil légèrement roussi sur le visage, les oreilles tombantes, la respiration difficile, son état n'était pas encore critique, mais il lui fallait du repos et de l'aide. Deux choses qu'elle ne pouvait pas obtenir à ce moment. Et malgré son inconscience, son esprit était encore parfaitement fonctionnel. Elle était ailleurs, un endroit qu'elle ne connaissait pas, à la frontière entre deux mondes. D'un côté, des armatures métalliques digne des plus gros vaisseaux qu'elle avait pu rencontrer, merveilles de technologie qu'elle ne pouvait pas comprendre dans son esprit étriqué, résultat net de la réflexion de certains des esprits les plus brillants de la Galaxie. Les bardages de duracier s'entrelaçaient dans des formes complexes qui ne faisaient qu'accroître la résistance des croiseurs républicains ou séparatistes, plongeant la jeune Padawan sous une montagne de progrès où elle se sentait parfaitement mal à l'aise, et hors de sa place. De l'autre côté, quelque chose de nettement plus simples, des arbres semblables à ceux qu'elle gardait en souvenir, les forêts luxuriantes de Cathar où elle avait grandi. Ces rares flashs de mémoire que les mauvais traitements des esclavagistes n'avaient pas réussi à effacer, malgré les très nombreux essais, lorsque son esprit était à deux doigts de sombrer dans la folie. Entre deux mondes, elle ne savait pas où se placer. Qui était-elle ?

    Deux mondes s'affrontaient dans son esprit. D'un côté, il y avait son devoir, ses pouvoirs, sa responsabilité. Sensitive et Jedi, elle se devait d'oeuvrer pour le bien commun, de guider la Galaxie et les individus sur un chemin plus propre, plus paisible. Le chemin que Sarina s'efforçait de lui faire emprunter, au gré de leurs trop rares entraînements. La voie du Jedi, qu'elle découvrait jour après jour malgré les épaisses couches de mystères, l'appelait chaque fois un peu plus fort. La Cathar sentait bien que ce faisant, elle renierait sa nature profonde. Celle qui aurait dû rester la sienne, dans les hauts arbres de Cathar, à vivre une existence bien plus simple, éloignée des tourments de la Force, du Côté Obscur, de la diplomatie... A vivre comme une espèce nettement plus primitive, finalement. A n'utiliser sa sauvagerie animale qu'elle déchaînait contre ses ennemis uniquement dans une optique de chasse. C'aurait dû être sa vie. Et maintenant, plongée dans l'inconscience, son esprit bataillait entre les deux visions. Entre Kryann la Jedi et Kryann la Cathare. Un choix cornélien qui, dans un monde parfait, n'aurait jamais dû exister. Elle aurait dû être repérée dès son plus jeune âge, elle aurait dû être dans le Sanctuaire auprès d'un Maître, qui aurait su concilier les deux. Mais depuis tout ce temps, les deux facettes de sa personnalité n'avaient fait que s'opposer, sans jamais être en harmonie.

    Surtout en ce moment. Dans son esprit, comme toujours depuis des mois, il sentait la présence de la sorcière Sith, de Xaequa, qui diffusait son influence en elle. La Jedi sentait sa puissance qui se mêlait à la sienne, qui venait lui offrir des forces supplémentaires tout en la perturbant encore plus qu'elle ne l'était déjà. La vision de Kryann, la séparation entre Côté Lumineux et Côté Obscur, devenait de plus en plus floue, dorénavant. La frontière entre mal et bien lui semblait difficile à percevoir, et elle le montrait au quotidien. Ses utilisations des pouvoirs les plus sombres, sa manière d'exister et de combattre, tout en elle clamait, à première vue, qu'elle se rapprochait des Sith. Mais elle faisait cela pour l'Ordre Jedi, elle faisait cela pour son Maître, qui la guidait chaque jour, et qui la comprenait. Cet équilibre précaire la définissait, dorénavant, mais... Qu'adviendrait-il d'elle si elle continuait de profiter des enseignements de la sorcière ? Que se passerait-il si elle continuait de puiser au plus profond des secrets obscurs des Sith, de s'en servir pour tracer sa route ? Ces questions, incessantes et inconscientes, tournaient encore et encore, perturbant le simili-sommeil de la jeune femme.

    Ballotée dans tous les sens, chargée à l'arrière du blindé à la manière d'un sac de patates, la respiration difficile, elle profite des soins rudimentaires du Sergent Riggs, qui semblent l'apaiser quelque peu, sans pour autant la ramener à la conscience. Elle entendait, nécessairement et inconsciemment, les mots inquiets de Valen Tyne qui auraient dû l'inquiéter à son tour. Mais ils ne faisaient que rejoindre le magma de pensées qui envahissait son esprit. Il lui aurait fallu un instant de répit, un moment où son cerveau s'éteignait, pour lui permettre de se régénérer. Mais la situation rendait cela impossible sans aide. Une seule personne pourrait aider Kryann, son Maître... Celle-ci les attendait, dans une ruelle sombre et humide, puante et rouillée. Adossée à un mur, ses yeux perçants posés sur Himron et Kephesh, elle réfléchissait autant qu'elle essayait d'établir le contact avec son élève. Elle la sentait se rapprocher. Mais il lui fallait un contact physique. Aussi, à peine le blindé stationné comme ils le pouvaient, la Savareen se précipita à l'arrière. Dents serrées et poings fermés, elle s'interdit de pousser un soupir de soulagement ou un râle de colère. Il fallait qu'elle maîtrise ses émotions pour guider son élève, qui n'en était pas encore capable. Bien entendu qu'elle était soulagée. Mais ils avaient trop à faire pour se le permettre. Tout ce qu'elle s'autorisa fut un bref mouvement de tête vers Riggs et Tyne pour leur signifier qu'elle serait à eux après.

    Avec la douceur d'une mère, elle s'agenouilla derrière sa Padawan, faisant de ses cuisses resserrées un support pour la tête de la Cathar. Lentement, ses mains se posèrent sur ses tempes, puisant dans la Force pour établir le contact entre elles. Les yeux clos, elle se laissa porter par la Force et par ses sensations. C'était un sentiment étrange pour les deux Jedi. Elles étaient presque intimes, avec le temps, la connexion entre eux étaient évidentes, la communication fluide. Il n'y avait qu'à laisser faire. Doucement, le Chevalier s'insinua elle aussi dans les pensées de son élève, repoussant par sa simple présence celle de Xaequa. Immédiatement, elle fut prise par la vision splendide de l'esprit de la Cathar. Ou ce qui se rapprochait d'une vision. Les oreilles de la Savareen étaient atteintes par la douce mélodie qui enveloppait continuellement l'esprit de Kryann. Pour une fois, elle était douce, et particulièrement calme. Une symphonie simple, à l'image de l'élève. Aidée par la présence de son Maître, la padawan s'apaisait enfin, et parvenait enfin à se reposer. Finalement, la voix de Sarina lui parvint.

    -C'est donc ainsi que tu ressens les choses, Kryann...

    Il y avait dans la simplicité de la mélodie toute la compréhension de la padawan. C'était ainsi qu'elle avait ressenti la Force, depuis le début : sous formes de variations mélodiques, allant de la douce musique de fond lorsque rien ne prêtait à l'agitation, à la cacophonie la plus brutale lorsque les Côtés Obscur et Lumineux s'affrontaient et rivalisaient d'influence. Et, au milieu, toute une panoplie de variations qu'elle avait appris à reconnaître. Pour au final ne laisser qu'une chose : la sensation d'un motif qui l'accompagnait à tout moment. Et qui, pour ceux qui voyaient plus loin que la surface, pouvait participer au comportement erratique de la jeune femme. Sans cesse agitée par cette musique, elle n'était pas réellement saine d'esprit, parfois débordée par les émotions autant que par les différents rythmes qui pouvaient s'enchaîner dans l'anarchie la plus violente.

    -Maître... Que faites-vous dans mon esprit ?

    -Je suis là pour t'aider, ni plus, ni moins. Mais... Je ne pensais pas trouver ce genre de choses. Tu ne m'en as jamais parlé en ces termes. Tu m'as beaucoup dit que tu ressentais la Force étrangement... Mais jamais ainsi.

    Le silence s'installa entre Maître et élève. Elles ne se voyaient pas, hormis sous forme de courants d'énergie qui se tutoyaient et se frôlaient. Même leur discussion se faisait sous forme de ressentis, de sentiments, de sensations, jamais par la voix réellement.

    -Je ne savais qu'en penser, Maître.

    -Je crois que je commence à comprendre des choses qui m'étaient inatteignables, Kryann. Merci de me laisser te découvrir. Je vais te soigner. Et te laisser te reposer. Lorsque tu reviendras à toi, nous parlerons de tout cela. Repose-toi, mon élève. La suite arrivera bien vite.

    Le contact fondit doucement. L'esprit abîmé de la Cathar était toujours bien présent, bien vivace. C'était ce qui faisait le plus peur à la Savareen, le trouver en lambeaux, encore plus dépecé que ce qu'il n'avait pu déjà être. Mais non. Elle était encore là, prudente et farouche, presque mutique. Peu importait le reste, désormais. Sarina se retira lentement de l'esprit de sa padawan, et s'ébroua en revenant à la réalité. Quelques poignées de secondes à peine s'étaient passées, mais l'échange lui avait paru durer une vie humaine entière. Rapidement, elle releva les yeux vers le groupe d'infortune, particulièrement vers Riggs qui attendait sans doute des nouvelles.

    -Remerciez monsieur Tyne et son acolyte d'avoir été là, Sergent. Sans eux, nous serions probablement morts, et vous seriez tombés dans une embuscade, vous aussi.

    Elle eut un lourd soupir.

    -Lorsque vos supérieurs sont revenus à eux, nous étions en train de débattre de la suite des événements. Kephesh est revenu à ce moment-là, avec cet étrange objet qu'il a remis au Lieutenant Doll. A partir de là, tout s'est enchaîné très rapidement. Doll s'est isolé pour l'étudier et demander des informations, mais... j'aurais dû être plus prudente, j'en suis la première fautive. J'imagine que c'est à cet instant qu'il a appelé ses renforts. Quelques minutes après, un monstre de métal a purement et simplement pulvérisé le mur de l'appartement.

    Son regard croisa celui des deux impériaux, en particulier Riggs.

    -Je suis désolée... Vos subordonnés, Delurei et Rikaan, n'ont pas survécu. C'est à peine si j'ai eu le temps de tirer mes armes pour défendre Kephesh et Himron... Nous avons battu en retraite dès que possible, faut de solution évidente ou de capacité à combattre. J'en ai honte, mais nous avons laissé les cadavres de vos amis là-bas, et je doute que nous soyons à même de leur offrir une sépulture décente, à moins d'y retourner.

    Elle secoua doucement la tête, venant poser une main sur la joue de son élève qui s'agitait en gémissant de douleur.

    -La situation est des plus désespérées de notre côté, et de ce que je vois, elle n'est guère plus brillante... Que s'est-il passé ?

    Cantina

  • L'Enfer sur Terre
    KryannK Kryann

    Inspirer. Expirer. Essayer de reprendre son souffle, de calmer l’adrénaline qui coulait dans ses veines depuis de trop longues minutes à présent, de faire redescendre la fièvre du combat qui l’animait. Elle le sait, elle le sent, son attitude la pousse un peu plus dans les bras du Côté Obscur. Chaque fois un peu plus loin. Mais peut-on l’en blâmer, alors que sans cela, elle serait déjà morte ? Elle aurait été attrapée par un fusil de blaster, ou par le Krykna, ou peu importe quoi. L’équilibre, la clé était l’équilibre. Elle savait pourquoi elle se battait, pour elle, pour Riggs, pour son Maître, pour se sortir d’ici vivante. Et si elle devait en passer par des extrémités regrettables, alors elle le ferait.

    Mais même la Cathar devait l’admettre : elle s’épuisait rapidement. Malgré le peu de contacts, et les escarmouches toujours choisies, sa condition physique toujours aussi frêle ne lui permettait pas de garder le front trop longtemps. Aussi accueillait elle avec une joie contenue ce répit, sans perdre de vue qu’il restait au dehors des ennemis. Mais rien, absolument rien, n’aurait pu la préparer à ce qui les attendait désormais. Alors que les battements de son cœur se calment enfin, elle sent le sol vrombir sous ses pieds, plus que de raison, et dans son oreille, elle entend la voix de Riggs, toujours mesurée, certes, mais laissant transparaître une certaine inquiétude.

    • Kryann, faites attention… Ce géant a l’air d’être spécialement entraîné et équipé pour combattre des Jedi. Evitez de le confronter de face.

    La Jedi n’avait pas encore eu de visuel sur leur ennemi, c’était désormais chose faite. Quelle monstruosité était-ce là ? Impossible de le comprendre. L’adversaire était formidable, et tenait de l’horreur plus que de la réalité. Toute harnachée et recouverte de métal, elle n’était certainement pas là pour capturer quoi que ce soit. Une machine de mort, prête à faire feu. L’instinct de chasseuse de Kryann se met en marche, son sang bouillit à nouveau, après un repos de trop courte durée. La machine sait. La machine voit et entend.

    • Il a du matos de pointe. Son casque est probablement bardé de capteurs et dispose probablement de différents types de vision… Soyez prudente. Ne vous approchez pas de trop près.

    S’approcher de trop près… Malheureusement pour elle, la Jedi n’aura pas le choix. Elle n’a plus assez de forces pour simplement écraser ce colosse. Même si la Force coule dans ses veines, le simple fait de s’exposer face à lui prendrait trop de temps et d’énergie. Et même si elle y parvenait, il lui faudrait beaucoup trop de temps pour s’en remettre. Cachée pour l’heure, elle attend une occasion, une idée lumineuse. Que ferait Sarina dans ce cas présent ? Quelle fourberie, quelle ingéniosité sortirait-elle de sa manche pour mettre à terre ce monstre ? Elle n’en avait aucune idée, et Sarina n’était pas là. Un soupir quasi-imperceptible s’échappe de sa bouche, qu’elle regrette aussitôt, sentant l’attention de son ennemi se braquer sur elle d’un seul coup. Au temps pour la surprise…

    • Jiiiii…daiiiii.

    Le son de la voix modifiée était si strident et inquiétant que les tympans de Kryann furent immédiatement agressés. Ses oreilles se plaquèrent en arrière et ses mains se serrèrent sur le manche de son sabre. Une telle horreur ne pouvait pas rester debout… Restait à trouver un moyen de la faire tomber à genoux. Bien cachée derrière une pile de caisses, elle aurait pu, elle aurait du avoir le temps de trouver un plan. Mais les capteurs de la machine étaient trop fins. Une rafale de lasers provenant de la gatling vient pulvériser son abri, la laissant en miettes, sans aucune trace de la Jedi.

    Mue par ses réflexes déjà affûtés, et renforcés par la Force, la Jedi avait sauté. En deux bonds à peine elle se retrouva derrière la machine qui se retourna d’un coup. Les deux ennemis se toisèrent. La lutte était inégale, les deux protagonistes le savaient. D’un côté, un renfort plein d’innovations technologiques, entraîné à tuer, conçu contre les sensitifs. De l’autre, une combattante au corps-à-corps épuisée, dont les poils collaient à cause de la transpiration, que les jambes lançaient atrocement et quémandaient un repos. Mais ce n’était pas envisageable. Pendant les quelques secondes qui défilèrent, dans cet affreux combat de regards, Kryann prit le temps d’analyser. Cette fois, il n’y avait plus de piège, plus de feintes, plus d’allié improbable, elle était parfaitement seule. Mais pas désarmée. Pas sans idées. Il y avait des failles dans l’armure.

    Les deux ennemis se lancèrent en même temps. Dans un saut acrobatique et une courbe maîtrisée, Kryann jaillit, en même temps que sa lame rouge sang, tendue vers l’arrière. Elle visait la tête, et uniquement la tête. Mais elle avait sous-estimé la vivacité du colosse qui se décala au dernier moment pour la laisser se réceptionner et faire une roulade. Ses genoux craquèrent de douleur. Rester en mouvement. C’était la clé. Elle entendit à nouveau le déclic de la gatling qui déversa un torrent de mort sur sa position, une demi-seconde trop tard. La padawan s’enfuyait déjà, poursuivie par le feu des lasers qui s’abattaient derrière elle, vaporisant des caisses, l’obligeant parfois à la parade, avant de s’éteindre.

    Au moment même où il dut baisser la mitrailleuse pour la laisser refroidir et recharger, elle changea de position. C’était sa chance. A nouveau elle bondit. Une technique employée des dizaines de fois, primitive et brutale, mais diablement efficace. Mais une nouvelle fois, elle avait sous-estimé l’adversaire, sans doute le plus imposant qu’elle ait jamais rencontré. Et sûrement le plus rapide. Alors qu’elle allait l’atteindre, sa main gantée de métal vint la balayer avec violence, la projetant plus loin, lui faisant lâcher son arme. Sous le choc, elle sentit son arcade exploser, et une douleur indescriptible envahit son flanc qui venait d’encaisser le coup. La chute ne fut pas contrôlée cette fois, bien au contraire, et ce ne furent que les frottements sur le sol qui l’arrêtèrent après bon nombre de roulés-boulés.

    Sa vision tâchée et embrouillée par les larmes et le sang ne l’empêcha cependant pas de voir que le commando se ruait sur elle, sans doute pour l’écraser. Dans la main qui venait de la faucher, elle perçut une lame, qui lui était sans doute destinée. En à peine quelques secondes, il fut sur elle. A nouveau, elle s’extirpa avec une vitesse folle, cette fois plus due à un quelconque instinct de survie qu’à une réelle capacité de vitesse. La violence des coups était telle qu’elle n’avait plus que ça désormais. Elle ne pouvait plus se permettre de prendre de coups, d’autant plus lorsqu’elle vit le poing s’abattre et faire s’affaisser le sol d’un seul coup.

    Le cerveau de la Cathar manquait furieusement d’oxygène, l’empêchant de prendre une décision. Combattre ou fuir ? La raison lui criait de s’échapper, le coeur lui hurlait de continuer. Y’avait-il vraiment une issue positive à ce combat, elle ne la voyait pas. Mais elle s’était engagée, il fallait qu’elle continue, dorénavant. En grognant, elle se releva, la langue pendue, haletante, usant même de ses mains sur ses genoux. Elle avait des douleurs dans tout le corps, il fallait faire avec. Mais sans sabre, qu’elle avait perdu de vue. La panique commençait à s’instiller au fond de son esprit, comme une lame de fond, lancinante… Puis, elle crut que sa tête allait exploser.

    -Sombre idiote. Tu vas rester là, pour mourir ? Peu importe ton arme, tu as la Force !

    Elle porta une main à sa tempe, grinçant des dents. Ce n’était pas le moment, d’autant plus que le colosse se tournait finalement à nouveau vers elle et rechargeait sa gatling.

    -Va-t-en ! Laisse moi !

    -Réfléchis, stupide Cathar ! Tu ne vois que l’acier, tu oublies l’essentiel !

    La violence des termes et de l’intrusion lui fit presque oublier la réalité de la situation et la douleur dans ses membres. Se rebiffer face à cette présence, comme toujours, lui faire comprendre qui était le maître à bord. Cela faisait si longtemps qu’elle ne l’avait pas ressentie qu’elle fut surprise, mais reprit finalement sa contenance. Elle ne pouvait pas ignorer ce qu’elle disait. Toute sorcière fut-elle, elle ne pouvait pas ne pas admettre qu’elle avait raison. Sous la chape de métal, sous l’armure, il y avait autre chose. Un coeur qui battait. Des nerfs, un cerveau, peu importe le niveau auquel il était drogué et manipulé. Elle feula.

    Regroupant ses forces, elle s’offrit un peu de répit. Quelques sauts calculés pour à nouveau échapper à la gatling. Agilement, elle passait de couvert en surplomb, grimpant dans la structure qui se retrouvait arrosée de de lasers, criblée de trous monstrueux, jusqu’à ce qu’elle atteigne enfin les poutres métalliques qui composaient la structure, au moment où le déluge s’arrêtait. Un sourire mauvais anima le visage de la padawan qui finalement commençait à n’en avoir que le nom. A nouveau, elle rassembla son énergie et laissa la Force couler au travers de ses veines, avant de tendre la main. Dans un cri, autant de rage que de souffrance, elle déploya sa colère et sa peur. Sous ses yeux, le métal commença à se disloquer au niveau de la mitrailleuse, alors que, sans en comprendre le fonctionnement ou la nature, la Jedi parvenait à la détruire.

    En quelques secondes à peine, la pièce tomba au sol, révélant un bras blanc comme la mort, piqué en plusieurs endroits de seringues qui semblaient injecter à intervalles réguliers des liquides de couleurs peu naturelles. Ce qu’elle avait face à elle était un véritable affront à la vie, à l’existence… et à elle-même. Sans jamais relâcher la pression de la Force, elle continua son entreprise de destruction. Après le bras, ce furent les jambes qui se retrouvèrent à découvert, faisant chanceler le colosse qui n’avait manifestement plus assez de technologie pour tenir debout.

    Ce fut le moment qu’elle choisit pour redescendre. En même temps qu’elle atterrissait souplement, son ennemi tombait à genoux devant elle, éructant des mots qu’elle ne pouvait ou ne voulait pas comprendre. La Force résonnait à ses oreilles, plus fort que tout, plus fort que la mort, plus fort que les bruits de combats au dehors. Rien d’autre ne comptait qu’elle, la Force et son ennemi qui ne tarderait pas à trépasser devant elle. A genoux, il était nettement moins impressionnant, et si son immobilité ne l’empêchait pas de vociférer des insanités, probablement, elle le laissait à la merci de la Jedi. Cependant, le coup de fouet octroyé par la colère envers Xaequa ne dura pas. Au contraire, elle l’abandonna même d’un coup.

    Des yeux, elle chercha son arme. Son ennemi n’avait plus de quoi se défendre, tant qu’elle restait loin. Sa respiration, lourde et sifflante, était masquée par les bruits environnants. Il fallait qu’elle se repose, enfin. Même se baisser pour ramasser son sabre était douloureux. Lentement, elle le fit tourner entre ses doigts fins. Tout dans ce sabre évoquait ce qu’elle était devenue. Une manipulatrice du côté Obscur. Elle le savait. Elle en avait pris son parti, et elle ne s’en détournerait pas. Alors, autant aller au bout des choses. Elle alluma la lame rouge et se rapprocha de son ennemi. Mais elle n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit. L’autre leva son majeur, au prix d’un effort conséquent. L’armure eut un soubresaut, que Kryann ne comprit pas. Tout à sa réflexion, elle n’eut pas le réflexe de sauter à l’abri.

    La charge explosa.

    Kryann fut projetée par le souffle de l’explosion au loin, son pelage brûlé par le feu. Dans sa main reposait son arme, alors qu’elle sombra, inconsciente.

    Cantina

  • Un naufrage
    KryannK Kryann

    Sans jamais baisser ni leurs armes, ni leur vigilance, le groupe de huit se déploie en même temps que la silhouette fait son apparition. Un homme seul, aux commandes d'un vieil Acclamator ? Ca leur semble totalement hors de portée, irréel, mais on leur a appris à ne pas croire leurs préjugés, à s'en défaire afin de garder un oeil objectif sur la réalité des faits. Et il le faut bien, tant la scène paraît surréaliste. L'accoutrement de l'inconnu semble tout droit sorti des plus sordides taudis de Coruscant ou Nar Shaddaa, déchiré et brûlé. Par le choc, ou avant ça ? Une question qui mériterait d'être posée plus tard. En tout cas, pas vraiment des habits riches, tant le tissu paraissait aussi rêche et ancien que le porteur.

    Sur la carlingue inutilisable, le groupe ne pouvait pas manquer le sigle de la République Fédérale, organisme honni comme tant d'autres, véritable frein à la liberté de tout un chacun. Le vaisseau avait beau être détruit, il était tout de même un symbole, et cet homme face à eux en revendiquait la possession. Austin sentit ses camarades se tendre à cette affirmation, les doigts se crisper sur les gâchettes. Mais après tout, on faisait tous des erreurs, n'est-ce pas ? Eux les premiers, non ? Et ils avaient eu la chance d'être ramassés, eux aussi, au point le plus bas de leur existence... Quel genre de combattants de la liberté seraient-ils, à laisser un homme abandonné sur une lune, dans les tréfonds des Régions Inconnues, probablement à mourir de faim ou de soif dans une lente agonie ?

    -Si vous êtes armé, lâchez vos armes. Lancez-les à nos pieds.

    Il attendit que l'autre ne s'exécute. La tension était palpable. Le groupe savait qu'ils ne devaient ni traîner, ni attendre, ni commettre d'impair, sans quoi, on aurait leur peau. Ils avaient demandé une excursion sans se douter qu'elle les mènerait à un tel niveau de stress. Ca se sentait, dans l'air. Il suffisait d'un rien, d'un mauvais geste, d'une maladresse, et les coups partiraient. Quelques secondes à peine, le temps nécessaire pour construire une animosité qui ne pouvait guère plus être désamorcée que par un mouvement de paix.

    -Baissez vos armes, les gars. Vous, l'ami. Vous avez un nom à nous donner ?

    Il se rappelait les maigres leçons de diplomatie qu'on lui avait données, à la va-vite, entre deux instructions sur comment tuer efficacement. Essayer de rendre la conversation amicale, faire le premier pas vers l'apaisement. Inconsciemment, il se doutait que cet homme allait avoir un rôle à jouer, plus tard, et qu'il pourrait en récolter au pire l'usufruit, au mieux les lauriers. C'était étrange de se dire ça, et pourtant... Et puis, restait dans sa tête la voix de sa conscience, de son humanité, qui lui rappelait qu'on avait sans doute tous droit à une seconde chance, et à se faire ouvrir les yeux.

    Régions Inconnues

  • L'horizon est bien loin
    KryannK Kryann

    -A l’origine de toutes choses…

    Étouffée, timide, comme au travers d’un linceul. La voix n’avait résonné que pour Dayimiyo, n’effleurant que ses tympans, lui laissant croire à un rêve, une illusion, une hallucination même. Pourtant, il ne pouvait pas manquer le souffle froid qui lui avait parcouru l’oreille, tel un souffle glacial d’un être en fin de vie qui murmurait là ses derniers mots. La voix aurait pu être apaisante, mais le ton, l’ultime souffle qui laissait entendre une agonie, rendait le tout des plus inquiétants, une sorte de présence sépulcrale qui s’accompagnait d’une chape de plomb qui était à même de faire tanguer le coeur le plus accroché et l’âme la plus solide. Il y avait en ces lieux quelque chose qui avait été éveillé.

    -A l’autre bout de la Galaxie…

    La voix, à nouveau, froide, macabre et lugubre, finalement, de celles qui pétrifient les muscles. A nouveau, uniquement audible par Dayimiyo. A nouveau, le silence qui s’abattit immédiatement ensuite était aussi effrayant que la sensation d’avoir été effleuré. Mais il y avait autre chose, sous-jacent, cette fois. Cette phrase, ce n’était pas la première fois, c’était même ce qui l’avait guidé ici. N’était-ce pas la première fois qu’il l’entendait, dans une bouche autre que la sienne, depuis qu’il l’avait entendue sur Coruscant, des mois en arrière ? Personne n’était avec lui. Pour autant qu’il le sache, en tout les cas…

    -Tu trouveras ce que tu cherches…

    C’est alors qu’il put le voir. Face à lui, dans une salle abandonnée comme le reste, délabrée comme le reste, un fantôme de Force. Une apparition rarissime pour quiconque, y compris les plus grands Maîtres Jedi. Mais cette fois, même Siphra pouvait le voir. Pourtant, c’était toujours Dayimiyo qui menait la marche, et c’était vers lui que le fantôme anonyme tournait son attention, lentement. Ses doigts se tendirent en même temps que son bras, paume vers le haut. La présence fantômatique était vêtue d’une lourde bure semblable à celles que Maître et Apprenti portaient. Les yeux vides de pupille semblaient pourtant darder toute leur attention sur le padawan, ajoutant encore à la frayeur qu’il pouvait provoquer. Sa bouche s’ouvrit, comme pour parler, mais aucun son ne sortit, alors pourtant que la même sensation de froid frappait Dayimiyo. Puis, il disparut, purement et simplement, laissant les Jedi dans le désarroi, et seuls. Au même moment, des cris stridents retentirent.

    [hrp]Tu te retrouves face à deux Laigreks isolés, perdus et désorientés. Bon courage !

    Enclave Jedi abandonnée

  • Un naufrage
    KryannK Kryann

    Austin détestait ces missions au bout de la Galaxie. Réellement. Ce qui était appelé essentiel et primordial ressemblait d’avantage à une punition infligée par son commandement, tant il ne voyait pas la nécessité de s’aventurer aussi loin dans les Régions Inconnues à bord d’un vieux YT. Tout ça pour quoi ? Pour aller directement sur une planète dont il n’avait même pas le nom, rencontrer des contrebandiers plus verreux qu’un séparatiste, récupérer une cargaison qui lui semblait ridicule, et repartir aussi vite qu’il était venu. Tout ce trajet pour à peine quelques caisses, c’était à la fois délirant et rabaissant. Surtout en venant à huit pour ça. C’était vraiment n’importe quoi. Ils étaient des résistants de la liberté, merde !

    Et le pire, c’est qu’à regarder ces foutues caisses qui n’avaient même pas l’air fragiles, il s’énervait, tout comme le reste de la fine équipe. Alistair, le pilote, était à deux doigts de tout arrêter. Althea, l’artificière, l’avait prévenu qu’elle était à deux doigts de tout arrêter. Heureusement, ils devaient se diriger vers l’une des bases principales, ce qui impliquait probablement de l’action. Ce n’était pas que sa petite équipe était incapable de se maîtriser, mais comme lui, ils trouvaient le temps long, et ils en avaient assez d’attendre, surtout qu’ils étaient tous conscients que la récompense qui les attendait au bout serait une tape sur l’épaule. Certes, ils ne se battaient pas pour le mérite ou les crédits, mais un peu des deux ne faisait pas de mal.

    En regagnant le cockpit, il eut droit à un regard ennuyé d’Alistair, auquel il ne répondit que d’un haussement d’épaules. Il n’allait certainement pas retourner le couteau dans la plaie, vu le temps qu’il leur restait à évoluer en hyperespace. Hasard ou coïncidence, ce fut à cet instant qu’une alarme retentit dans l’habitacle, tirant les deux hommes de leur léthargie.

    -C’est quoi, ce bordel ?

    -J’en sais rien… Attends, c’est du délire, un croiseur vient de s’exploser sur une lune pas loin.

    -Comment ça, un croiseur ?

    -A priori, selon ce que je vois, un vieil Acclamator… Dis, c’est pas rien, il doit y avoir des trucs à récupérer là-dedans…

    -Non, je te vois venir, pas question qu’on se fourre là-dedans ! La dernière fois, ça a mal fini !

    -Allez, là ! Ca fait des semaines qu’on s’emmerde, on a tous besoin d’action ! Un saut, on débarque, on regarde et on se casse ! Fais pas le rabat-joie, Austin, c’est pas parce qu’ils t’ont filé les clés de cette mission que t’es tout puissant !

    Austin pressa ses doigts contre ses yeux. On l’avait prévenu : pas d’incartade, pas d’écart avec le plan. Mais qui saurait ce qu’ils ont fait ici ? Personne, il suffisait de garder ça pour eux. Et puis, il était foncièrement d’accord avec son pilote.

    -C’est bon, t’as gagné, mais rapide. Je fais passer le mot aux autres de se préparer.

    La petite troupe profita du moment nécessaire à l’atterrissage pour s’équiper. Armures, armes, fusils et piques de force, ils n’étaient clairement pas là pour faire de la figuration. Ces mois passés au camp d’entraînement avaient porté leurs fruits, même si ils n’avaient pas effacés leurs tempéraments de jeunesse. Sur Coruscant, ils étaient des petites frappes indépendantes, que le destin avait réunis, rien de plus. Depuis qu’ils avaient été recrutés et entraînés, leur but avait changé et rejoignait celui d’un collectif plus grand.

    -On descend et on rembarque, les gars. Faut pas prendre trop de retard sur le planning.

    En ordre de marche, ils descendirent du vaisseau de contrebande, les fantassins devant les tireurs. Il fallait se rendre à l’évidence : ils étaient bien plus efficaces désormais. Devant eux, un tas de ruines, un cratère monstrueux créé par le crash du croiseur républicain, une antiquité au vu de l’état des pièces encore en état, mangées par la rouille spatiale et l’usure des voyages hyper-espace.

    -On fait le tour et on revient. Il doit plus y avoir âme qui vive, là-dedans…

    La petite équipe progressait lentement, aux aguets. Leurs capteurs avaient beau ne pas être de première jeunesse, ils fonctionnaient plutôt bien, ce qui leur permis d’éviter des écueils, jusqu’à un certain point. Althea, qui se tenait en retrait, attrapa Austin par l’épaule et lui montra ses machines, qui fit hausser des épaules le chef du groupe. Il ne comprenait rien à tout ces trucs-là, d’ordinaire, et ça n’allait pas changer aujourd’hui, mais la blonde avait l’air de l’oublier, comme à chaque fois.

    -Y’a un truc vivant, là-dedans.

    -File moi le mégaphone.

    Ce n’était pas vraiment prudent, mais il n’y avait que deux solutions : soit il y avait un survivant, et ils verraient bien ce qu’ils feraient, soit c’était juste une bestiole qui n’en aurait sans doute rien à faire qu’on crie à l’extérieur.

    -Qui que vous soyez, sortez de là, et mains en l’air !

    Régions Inconnues
  • 1 / 1
  • Se connecter

  • Vous n'avez pas de compte ? S'inscrire

  • Connectez-vous ou inscrivez-vous pour faire une recherche.
Powered by NodeBB Contributors
  • Premier message
    Dernier message
0
  • Accueil
  • Récent
  • Mots-clés
  • Populaire
  • Utilisateurs
  • Groupes