TRANSACTIONS FINANCIÈRES :
État du compte Avril 2026 : 670 800 crédits.
Historique année 2026 :
+ 250 000 crédits (Mai 2026)
Actuel état du compte de Base Vergesso : 920 800 crédits.
Bienvenue sur SWRPG !
Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones.
Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga.
18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas,
un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.
Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine...
L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi,
gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs,
mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith...
Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale,
sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine,
vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.
Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République.
Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux,
les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup.
La Confédération des Systèmes Indépendants, elle,
résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut,
comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar.
La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith,
et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.
Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère.
Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe,
les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor,
bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.
Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique.
Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !
TRANSACTIONS FINANCIÈRES :
État du compte Avril 2026 : 670 800 crédits.
Historique année 2026 :
+ 250 000 crédits (Mai 2026)
Actuel état du compte de Base Vergesso : 920 800 crédits.
POSSESSIONS DE BASE VERGESSO (SEIGNEURAT DE BAJIC) :
Vaisseaux militaires :
Véhicules :
Droïdes :
Matériel cédé à des puissances étrangères :
Irons pose des questions pertinentes. Hivernus acquiesce en silence, reconnaissant la vivacité d’esprit de la commandante. Il est vrai qu’il ne faut pas vendre le cuir du Rancor avant de l’avoir tué. Nombre de généraux ont perdu leurs batailles, parfois même leur vie, en partant au combat la tête pleine de certitudes et d’optimisme. Le Chiss n’est pas aussi stupide. Il a pris en compte toutes les issues possibles, toutes les options envisageables. Anticiper tout ce qu’il peut l’être, parfois jusqu’à l’inimaginable ou l’impossible, permet de garder un coup d’avance sur son adversaire… Ou tout du moins d’être au même niveau que lui. C’est pour cela qu’on voit souvent en lui, au sein du cercle très restreint de la Grande Moff, un allié (ou un outil) redoutable qu’il faut toujours garder à l'œil. Le souverain de Bajic avale une gorgée d’eau, son unique œil flamboyant fixé sur son interlocutrice.
- Vos remarques sont justes, commandante Irons… Il faut se montrer prudent face à un ennemi aussi sournois que l’Oiseau de Feu. Un excès de zèle ou de confiance pourrait nous coûter cher. D’autant plus que sur un champ de bataille, les meilleurs plans ne survivent jamais plus de quelques minutes au premier contact avec l’ennemi.
Le seigneur de la guerre marque un léger temps de pause, une main venant doucement glisser sur sa jambe droite. Il feint l’indifférence mais souffre en réalité de douleurs fantômes qui viennent parasiter le flot tranquille de ses pensées.
- Le risque d’une mutinerie au sein des vaisseaux de l’armada personnelle de la Grande Moff est pratiquement nul. J’ai pu constater de mes propres yeux… L’expression fait presque sourire l'humanoïde à peau bleue. … que les équipages de cette flotte sont principalement constitués d’officiers loyalistes et de marins Boroskais. Ashe s’est entouré d’individus de confiance et c’est normal. Cette grande armada constitue l’une de ses nombreuses bases de pouvoir, peut-être même l'une des plus importantes, et demeure un outil de persuasion très efficace. Elle a donc personnellement trié sur le volet les figures d’autorité de sa flotte et a pris soin de recruter les équipages au sein des mondes qui lui sont favorables. Borosk en tête.
Le souverain de Bajic inspire doucement, poursuivant ses explications d’une voix parfaitement modulée.
- D’un autre côté, la probabilité d’une trahison venant de mes rangs est assez faible. Les officiers de la marine de guerre du Seigneurat de Bajic ont eu leur lot d’occasions pour me jeter en pâture à mes ennemis. De nombreuses batailles auraient pu être perdues sans l’obéissance et la discipline dont ont fait preuve mes équipages car bon nombre de mes stratégies reposent uniquement sur la confiance que je place en mes hommes. De toute manière, j’ai décidé pour cette opération de mettre en garnison sur mes vaisseaux de guerre les soldats de ma propre maison militaire. Toute tentative de mutinerie, aussi peu probable soit-elle, serait tuée dans l'œuf avant d’avoir un quelconque impact sur le cours de la bataille.
Une nouvelle gorgée d’eau finit par passer les lèvres bleues du Chiss. Lorsqu’il repose son verre, ses mains viennent doucement pianoter sur la surface de la table basse. De nouveaux points lumineux apparaissent sur la projection holographique de la carte spatiale. Des icônes présentant la forme distinctive de vaisseaux de guerre impériaux.
- Il est certain que nous obtiendrons une réponse des conjurés en attaquant l’une des plus importantes bases de l’organisation secrète de l’Oiseau de Feu. Ils voudront frapper fort pour venger l’affront, pour montrer qu’ils sont toujours en position de force. Mais nous allons retarder cet instant… Des vaisseaux se chargeront de bloquer les communications entrantes ou sortantes du système Y’Toub quand nos flottes seront prêtes à lancer leur opération en orbite de Nar Shaddaa. Nous aurons donc plusieurs heures d’avance sur nos adversaires au bas mot. Une fenêtre de manœuvre certes restreinte mais qui permet de garder un bref avantage crucial…
D’un geste élégant de la main, le seigneur de la guerre désigne ensuite les différents points lumineux représentant des flottes impériales de première importance : la neuvième flotte de système, protégeant Borosk de toute attaque externe, la première flotte d’intervention rapide, basée sur Yaga Minor mais déployée le long des voies hyper spatiales reliant les différents mondes impériaux du nord de la Bordure Extérieure, la deuxième flotte d’intervention rapide, stationnée sur Eriadu mais actuellement active dans différents secteurs du sud de la Bordure Extérieure.
- Plusieurs de nos agents et de nos vaisseaux éclaireurs tentent de localiser la position exacte des bases conjurées dans le secteur Anoat et les nébuleuses de Kalki et du Maelstrom. Des éléments de la neuvième flotte de système, ainsi que les bâtiments de ligne des première et deuxième flottes d’intervention rapide se tiennent déjà prêts à agir. Avec un peu de chance, nous obtiendrons les coordonnées de ces bases à temps pour frapper avant qu’ils ne puissent réagir correctement à notre attaque sur Nar Shaddaa. Déclare l'humanoïde à peau bleue, impassible. Droïdes de surveillance et réseaux d’informateurs sont sur le qui-vive et des unités spéciales sont déjà mobilisées sur les mondes impériaux pour contrer de potentielles actions clandestines. S’il se passe quelque chose qui sort de l’ordinaire, nous devrions être logiquement mis au courant. Ce qui nous amène au dernier point…
Hivernus se laisse doucement retomber dans son canapé, inspirant lentement.
- Il est certain que le plus gros des affrontements devra être dirigé par l’Impérium. La Grande Moff Ashe a besoin de victoires pour cimenter son pouvoir et fédérer l’opinion publique. Le régime impérial en sortira grandi et plus stable… Et la Confédération des Systèmes Indépendants aura dès lors un allié plus fort que jamais. Indique tranquillement le Chiss. Cependant, il n’est pas question d’écarter complètement les séparatistes d'un conflit qui touche l’ensemble de la galaxie. Certaines batailles vont requérir le soutien politique de la Confédération des Systèmes Indépendants et l’appui militaire de ses puissantes armées. Nar Shaddaa sera probablement l’une de ces batailles. Certains Kajidics Hutts ne sont pas assez puissants pour s’opposer à nous et se tiendront en retrait. L'un d'entre eux dépend d'ailleurs en partie de la protection du Seigneurat de Bajic et nous fournit actuellement de précieux renseignements. Mais les autres clans se joindront sûrement au Syndicat Tenloss et à l’Oiseau de Feu dans la défense de leurs intérêts communs… Ou tout simplement pour protéger leur réputation. Après tout, un seigneur Hutt qui ne répond pas de manière agressive à une attaque est un seigneur Hutt dont les jours sont comptés.
Le souverain de Bajic contemple en silence les différents astres qui tournent doucement dans l’air de la pièce. Il calcule peut-être les probabilités d’une intervention des clans les plus importants, cherche sûrement à déterminer les bases importantes des mondes sous domination Hutt ou les points d’entrée possibles pour de potentielles flottes du cartel.
- L’Impérium et le Seigneurat de Bajic mèneront l’assaut de front. Je suggère de déployer les forces séparatistes autour de la zone des combats, sur les voies hyper spatiales ou dans les systèmes environnants, afin d’interdire l’arrivée de renforts ennemis. Je vous propose également, commandante Irons, de vous joindre à nous dans cette opération. Vous pourrez ainsi servir d’officier de liaison entre nos armées et prendre une part active dans cette traque aux conjurés. Qu’en dites-vous ?
Keu, Loha et Rena-Ja combattent comme des forcenés. Tel un rempart inexpugnable, les deux chevaliers impériaux et leur jeune camarade tranchent tout ce qui passe à portée de sabre laser ou de vibrolame. Les corps s’entassent autour d’eux, témoins silencieux de leur défense acharnée. Ailleurs, la situation n’est pas aussi bonne. Le chemin de ronde est désormais complètement abandonné aux forces de la mère Esmsyl, submergé par un flot de corps réanimés et de Dathomiriens enragés. Ayant perdu les fortifications aux mains de l’ennemi, Gahéris et les siens se replient à présent en bon ordre, ralliant le tumulus pour se joindre aux autres chevaliers impériaux et défenseurs. On cède du terrain partout et les rares poches de résistance qui sont isolées du gros des troupes finissent par être englouties dans un raz-de-marée de guerriers, sorcières et morts-vivants.
Il faut dire que les combattants ramenés à la vie par le rituel sinistre de la matriarche du clan sous la montagne sont des adversaires coriaces qui ne se laissent pas abattre. Ils ne connaissent pas la peur et sont insensibles à la douleur. Ils se relèvent sans cesse dès lors qu’ils ne sont pas systématiquement décapités ou démembrés. Et tout individu qui tombe sous leurs coups finit par rejoindre les rangs de cet ost terrible. Au sein de cette horde monstrueuse, les stormtroopers sont par ailleurs les plus dangereux. Déjà redoutables de leur vivant, les soldats impériaux ressuscités par la volonté de la vieille sorcière sont d’autant plus mortels dans le trépas. Protégés par une armure imperméable aux coups de lance et aux tirs, ces cadavres-là ne bronchent pas quand on les frappe et se lancent à corps perdu dans la mêlée. Quelques-uns ont par ailleurs gardé leurs réflexes de soldat, conservant entre leurs mains un E-11 dont ils font usage avec une certaine létalité.
Malgré tous les efforts de Barristan et de ses camarades, l’ennemi s’approche toujours plus près du tumulus. Les rangs des défenseurs sont clairsemés. L’espoir s’étiole et la combativité de certains s’effrite. On s’épuise face à une armée qui n’a pas besoin de se reposer. On voit ses alliés tomber un par un sans pouvoir les aider. Tout semble perdu… Pour de bon.
Et pourtant, il suffit d’un seul acte de courage pour raviver la flamme.
Un son distinctif se fait bientôt entendre au milieu du fracas des armes et des détonations. Le feulement rauque de chasseurs TIE lancés à vive allure. Quatre appareils impériaux percent les nuages chargés d’éclairs pour arroser les positions des assaillants, balayant des dizaines d’adversaires en un passage très remarqué. Cette action salvatrice permet aux défenseurs de réorganiser leurs rangs de manière efficace tout en leur insufflant un nouveau dynamisme. On salue cette intervention en criant de joie ou en brandissant son arme en l’air puis on reprend le combat face à un ennemi qui menace toujours de vaincre.
« Yiiiiiiiiha ! Chevalier Sagamor à votre service ! Prêt à braver tous les dangers pour botter le cul d’une vieille mégère ! »
« Reste concentré sur l’objectif et arrête de fanfaronner. On a une clairière à dégager et un village à sauver. »
« Chef oui chef ! »
Barristan ne peut s’empêcher de jurer dans sa barbe.
- Sagamor, Tristen, qu’est-ce que vous faites là ?
« On ne pouvait pas rester les bras croisés à rien faire alors on s’est porté volontaire pour vous sauver les miches… Et on a réussi à embarquer dans notre délire deux pilotes de TIE au moins aussi ravagés du cerveau que nous. »
- Que la Force soit louée… Faites attention à vous là-haut. Ne commettez pas d’imprudence.
« Bien compris, commandant ! Vol Gris, avec moi ! »
Le ciel se met à gronder, de dangereux éclairs venant strier les nuages. Les chasseurs font un deuxième passage, fauchant encore du monde et facilitant le travail des défenseurs. Le vieux chevalier impérial ne peut pas se plaindre de l’intervention de ses frères d’armes mais il craint pour leur vie. Ce qu’il redoute arrive finalement lorsque le ciel se déchaîne contre les TIE. Les éclairs se mettent à pleuvoir de toute part, frappant sans distinction ennemis et alliés sur terre comme dans les airs. Un chasseur est foudroyé lors d’un impact. Il virevolte un instant, la carcasse en feu, avant de s’écraser quelque part dans les bois dans une explosion assourdissante. Au milieu de la tempête, un tourbillon sinistre au milieu duquel apparaît une silhouette flottante.
Esmsyl.
La vieille sorcière rit à gorge déployée, foudroyant quiconque ose se mettre en travers de son chemin. Villageois et guerrières du clan de la Rivière Folle font les frais de son horrible fureur. Nombre d’entre eux finissent carbonisés sur place. Gahéris cherche à s’interposer. Utilisant la Force, elle bondit vers la matriarche du clan adverse, son sabre laser prêt à frapper. Esmsyl la voit venir. Une série d'éclairs se dirigent vers la rouquine. L’impact est terrible. Dans un craquement sourd, l’impériale est projetée au sol, inconsciente et désarticulée.
- Gahéris !
Le cri de Barristan est semblable à un déchirement. En quelques mouvements violents, il tranche trois morts-vivants qui fondent sur lui. Son regard se pose sur le corps inanimé de sa camarade puis se dirige vers la vieille femme. Elle l’observe attentivement, un sourire amusé aux lèvres alors qu'elle descend pour poser pied à terre.
- Imbécile ! Vous êtes tous des imbéciles ! Vous pensiez pouvoir me vaincre ? Je suis Esmsyl, héritière de Gethzerion, matriarche du clan sous la montagne et future reine de Dathomir ! Subissez mon courroux !
Le commandant dresse une barrière mentale autour de son esprit dès lors que la sorcière se met à chanter. Il résiste à son sort. Autour de lui, d’autres ne sont pas aussi chanceux. Pris de terreur et envahis par des visions d’horreur, plusieurs soldats impériaux et défenseurs indigènes s’écroulent subitement, se tordant de douleur et sombrant dans une sorte de folie délirante. A l’aide d’une poussée de Force, le vieux chevalier envoie sa rivale cogner un arbre. Le hurlement qu’elle pousse est inhumain. L’effet de son sortilège cauchemardesque se dissipe d’un coup mais la rage qui anime la matriarche du clan sous la montagne ne fait que grandir.
- VERMINE INSOLENTE ! JE VAIS TE FAIRE SOUFFRIR POUR CET AFFRONT ! Lance Esmsyl, la voix déformée par les rituels obscurs et la colère.
Elle lève ses mains en direction du maître d’armes. Des filaments violets parcourent ses bras dans un crépitement menaçant. L’air se charge d’électricité et le ciel gronde de plus belle. Lorsque la sorcière lance son attaque, le sabre laser de Barristan est déjà prêt. La lame argentée absorbe le choc, canalisant la foudre dans une série de claquements assourdissants. Dans un geste parfaitement exécuté, le chevalier impérial renvoie les éclairs sur son expéditrice sans qu’ils ne puissent toutefois la toucher. D’un simple mouvement de l’index, la vieille mégère dirige la foudre dans une autre direction.
- Tu croyais pouvoir utiliser ce stratagème une nouvelle fois ? Imbécile arrogant. Je ne suis pas dupe !
Son ricanement effroyable s’accompagne d’un roulement de tonnerre.
- Je vais prendre beaucoup de plaisir à te faire souffrir. Et tu me serviras dans la mort dès que j’en aurai fini avec toi.
Le commandant ne répond rien à cela. Il a déjà affronté Esmsyl. Il sait de quoi elle est capable. Il sait qu’elle est puissante dans la Force et ses pouvoirs n’ont fait que grandir depuis leur dernière rencontre. Sa colère abreuve sa puissance et ses rituels obscurs l’ont rendu plus… Terrifiante encore. Le vieux maître d’armes refuse toutefois de se laisser impressionner. Il conserve son calme, se contente d’affronter du regard la terrible sorcière.
Autour d’eux, on se bat avec acharnement pour le sort de Dathomir.
Barristan n’y prête plus attention. Il se concentre uniquement sur sa rivale, sur sa respiration, sur son mental. Il ne voit plus qu’elle et lui. Il ne pense plus qu’au combat à mort qui doit décider de l’avenir de cette planète, de ses habitants. Et lorsqu’il est prêt, qu’il accepte la possibilité d’une mort horrible, l’homme lance sa première attaque.
L’assassin combat bien. Il a été à bonne école, c’est certain. Contre le commun des mortels, il s’impose sûrement comme un adversaire des plus redoutables… Mais pas face à une tueuse expérimentée qui a derrière elle des centaines d’années de pratique et des dizaines de contrats remplis à son actif. Lorsqu’il se rend compte qu’il ne fait pas le poids, qu’il n’est qu’un petit poisson dans ce bassin fermé où fraie un dangereux requin, l’Anzat rival ne cherche plus à fanfaronner. Il fait de gros efforts pour ne pas dévoiler son jeu, pour ne pas céder à la tentation. La faim le tenaille, il a du mal à contenir ses pulsions et son tempérament de tueur insouciant qui fonce au devant du danger menace de faire surface à tout moment.
Les frappes s’enchaînent. Les passes d’armes se poursuivent. Azah Suutrar contrôle le terrain. Elle s’amuse avec une facilité presque déconcertante tout en étant complètement concentrée sur le combat. Le fugitif s’en rend bien compte. Il s’adapte. Il cherche des solutions, tente de temporiser. La première lame d’Hivernus respecte cela. Son adversaire a au moins le mérite de lutter pour sa survie avec dignité. Il garde un esprit combatif qui plaît à notre sinistre tueuse en série.
De fait, l’Anzat laisse le combat durer plus longtemps que nécessaire, cherchant à pousser l’autre dans ses retranchements pour tester ses limites. Elle a le comportement d’une traqueuse curieuse, d’une créature perverse qui joue avec sa proie.
Et lorsque l’assassin mystérieux trouve un moyen de lui échapper, elle s’en amuse.
La structure de la passerelle cède soudainement sous leur poids. Le fugitif se laisse volontairement tomber dans le vide, disparaissant dans l’obscurité d’un gouffre sans fond. S’accrochant à la rambarde de sécurité pour ne pas chuter à son tour, Azah Suutrar suit des yeux la silhouette de son adversaire jusqu’à ce qu’elle soit complètement happée par les ténèbres. Un sourire se dessine naturellement sur les lèvres de la belle. Elle reste plantée là un instant, à moitié suspendue au-dessus du vide, à déterminer les chances de survie de son rival. Elle doute que quelqu’un puisse survivre à une telle chute… Mais croire et voir sont deux choses différentes.
Et un assassin Anzat qui se respecte ne se laisse pas si facilement mourir.
La première lame d’Hivernus doit donc constater en personne le décès de ce mystérieux tueur avant de faire un quelconque rapport à sa hiérarchie. Un travail bâclé est un travail qui déçoit… Et Azah Suutrar déteste décevoir son seigneur. Elle doit donc s’assurer que la proie est vaincue ou capturée. Il en va de sa fierté et de sa réputation. La belle fait donc appel à ses sens pour capturer le moindre son, le moindre frémissement, la moindre odeur. Il y a beaucoup d’informations à prendre en compte. Le grincement métallique de la structure qui a cédé, le souffle régulier de l’air qui circule dans les conduites, le clapotis de l’eau qui tombe au sol depuis des tuyaux percés… Et toutes ces odeurs d’huile, de moisissure et d’acier chauffé qui se mélangent sans distinction.
La tueuse en série se laisse à son tour tomber dans le vide, atterrissant avec grâce sur une conduite de canalisation située quelques mètres plus bas. Depuis ce nouveau point d’observation, l’Anzat cherche des indices à suivre. Rien en vue. Elle descend alors toujours plus bas, se servant tantôt d’une échelle de maintenance, tantôt d’un bond pour atteindre sa nouvelle destination. Après de nombreuses minutes de parcours au-dessus du vide, Azah Suutrar pense finalement avoir trouvé une piste intéressante à suivre. Un impact. Une trace qui a déformé l’acier en un endroit précis. Une empreinte laissée par un corps en pleine chute peut-être.
Des bruits de bottes qui martèlent le sol résonnent soudainement contre les parois en métal. Plus haut, des silhouettes armées commencent à se dessiner. Des faisceaux lumineux se braquent vers la passerelle brinquebalante puis viennent percer l’obscurité pour trouver la belle. Elle se contente de donner ses directives en communiquant une série de gestes précis puis s’enfonce dans l’ouverture sans se retourner. Les légionnaires du seigneur de Bajic savent désormais dans quelle direction chercher. Quelques-uns commencent déjà à préparer les cordes et les grappins pour descendre en rappel. D’autres se déploient pour sécuriser les niveaux annexes afin de couvrir le plus de terrain possible. Les terribles combattants de la légion Anooba opèrent toujours par groupe de trois ou quatre, adoptant une formation qui leur permet de couvrir tous les angles d’approche. Leur respiration est lente et discrète, leurs gestes sont méthodiques et leurs manœuvres sont parfaitement exécutées. Dès lors qu’ils ont besoin de communiquer avec les autres groupes, les légionnaires se contentent de faire biper un certain nombre de fois leur comlink afin de transmettre un message de manière cryptée. Le manque d’échanges par oral rend par ailleurs ces transmissions d’informations moins bruyantes.
Les Anzati n’ont que quelques minutes d’avance sur eux.
La première des lames d’Hivernus talonne l’assassin de près. Elle s'agenouille pour recueillir des informations. Des traces de bottes. L’autre a le pas lourd. Il commence à fatiguer. Une excellente nouvelle pour la traqueuse, qui sait dorénavant que l’assassin qu'elle poursuit est sur le point de craquer. La tueuse en série porte la main à son comlink.
- Tu t’es bien battu… Mais ta formation n’est pas complète. Il te reste encore beaucoup à apprendre. Rends toi. Rejoins moi.
Azah Suutrar marque un léger temps de pause afin d’écouter. Elle croit entendre l’écho de sa voix ailleurs, tente de localiser l’origine du son.
- Rejoins moi et je m’occuperai personnellement d’achever ton entraînement. Tu deviendras alors plus redoutable que jamais.
La diplomatie du destroyer. Un classique pour impressionner les locaux. La technique ? Envoyer quelques vaisseaux de guerre en orbite d’un monde que l’on souhaite conquérir sans effusion de sang. En temps normal, cela suffit à convaincre les habitants du coin à rallier son camp ou tout du moins à se plier à ses exigences. Et lorsque cela ne suffit pas, on tire quelques salves de turbolaser pour marquer les esprits et contraindre l’élite locale à se soumettre. Mais Prefsbelt IV n’est pas une planète classique et ses occupants ne se laissent pas facilement impressionner. Ils ont leur fierté, leur arrogance… Et leurs traditions. Des traditions militaires qui leur inculquent de ne dépendre de personne, de combattre corps et âme pour les idéaux et les intérêts du régime auquel ils ont prêté serment d’allégeance. En l’absence d’un Empire ou d’une République à défendre, c’est le conseil des grandes familles de Prefsbelt IV qui a servi de figure autoritaire durant ces dernières années.
Et les têtes dures qui siègent au sein du conseil ne sont pas prêts de laisser le pouvoir à qui que ce soit. Impérium, République, Confédération des Systèmes Indépendants… Nombreux sont ceux qui préfèrent le statu quo à une allégeance spécifique. Les Tremor en tête. Ces petits arrivistes préfèrent de loin l’idée de pouvoir manger à tous les râteliers sans avoir à en subir les conséquences. Ils font donc allégrement usage de leur fortune et de leurs relations pour maintenir Prefsbelt IV et son conseil sous leur influence néfaste.
Le haut amiral Viggo Roghiss soupire. Il pose doucement le bloc de données qu’il consulte depuis plusieurs heures, se vautrant dans son fauteuil afin de relâcher la pression. Il ferme les paupières afin de reposer ses yeux. Voilà bien trois semaines qu’il est coincé sur place à enchaîner entretiens privés, soirées mondaines et réunions officielles pour convaincre l’élite locale de rallier l’Impérium. Il a appris beaucoup de choses, a découvert de nombreux secrets et s’est fait de nombreux alliés. Mais le militaire demeure perplexe. Quelque chose cloche. Quelque chose lui échappe. Il n’arrive pas à mettre le doigt dessus et cela l’exaspère.
La porte glisse soudainement dans le mur, sortant l’officier de ses réflexions. Il reconnaît la silhouette qui s’engage dans la pièce sans prendre la peine de le saluer comme l’exige le protocole et esquisse l’ombre d’un sourire.
- Mon oncle…
- C’est un beau vaisseau que tu as là, cher neveu. Bien propre, bien entretenu… Et disposant de tout l’armement dont je rêve depuis des années.
Un soupir amusé quitte les lèvres de l’amiral.
- Tu auras ton propre destroyer stellaire, mon oncle. Bientôt. Et toute une flotte qui va avec.
- Je te crois, Viggo. Et pourtant, tu n’as pas l’air entièrement convaincu par ce que tu viens de dire…
Roghiss oncle n’est pas né de la dernière pluie. Il remarque en effet que son neveu semble troublé. Quelque chose le tracasse.
- Les Tremor ont le bras long... Bien trop long. Répond simplement Viggo, se frottant pensivement le menton.
- Et ça t’inquiète. Pour autant que je sache, les intrigues ont toujours fait partie du jeu. Les Tremor ont l’avantage mais ça ne durera pas. Rien n’est jamais éternel…
- Ce n’est pas qu’une question de politique, mon oncle. Il y a autre chose… Je le sens. Le haut amiral marque un temps de pause, songeur. Les agents de la Grande Moff m’ont rapporté que les Tremor font appel à des mercenaires pour assurer leur sécurité.
- Comme la moitié des grandes familles qui forment notre élite politique et militaire… Ce n’est un secret pour personne. Commente son oncle, s’installant en face de lui.
- Peut-être… Mais sais-tu seulement qu’ils se sont tous offerts les services du même groupe de mercenaires ? Tous ceux qui s’opposent au ralliement de Prefsbelt IV à l’Impérium, d’une manière ou d’une autre, sont protégés par un seul et unique groupe de soldats de fortune. Même les guildes marchandes qui étaient prêtes à se rallier à l'Impérium en échange d'une protection et qui ont soudainement fait volte face. Suspect non ?
- Intriguant en effet… Je n’avais pas fait le rapprochement. Tu crains que les Tremor se servent de ces mercenaires pour garder notre planète sous contrôle ?
- Je ne sais pas… Je ne suis pas certain. Pas encore.
Le militaire se relève doucement, se dirige vers le minbar pour prendre deux verres et une bonne bouteille d’alcool qu’il vient ensuite partager avec son oncle. Les deux hommes restent un instant à regarder dans le vide, sirotant leur verre en silence. Ils réfléchissent, cherchent une explication qui pourrait conforter le neveu dans son raisonnement.
- Tu as toujours eu un bon instinct, Viggo. Je sais que tu finiras par trouver ta réponse et je t’aiderai volontiers dans tes recherches. Remuer la merde et parler aux ordures, ça me connaît… Mais promis, je tâcherai de me montrer plus subtil qu’à l’habitude. Il ne faudrait pas alerter ces abrutis après tout.
La remarque fait sourire le haut amiral. Les deux hommes trinquent ensemble et les langues se délient doucement, loin des regards et des oreilles. Prefsbelt IV est trop proche de Borosk et de Yaga Minor pour que l’on puisse ignorer les agissements d’une troupe de mercenaires et les magouilles de quelques familles corrompues. Il faut savoir ce qu’il se cache derrière toutes ces machinations. Les Roghiss, aussi fiers que persévérants, feront tout ce qui est nécessaire pour faire la lumière sur cette histoire. Le devoir les appelle. Leur honneur est en jeu. Il en va de la survie de Prefsbelt IV et de la sécurité de l’Impérium.
Nul ne peut s’en prendre à l’un ou l’autre sans en subir les conséquences. Parole de Roghiss !
Hivernus écoute le Gurlanin sans l’interrompre, attentif et observateur. Le Chiss se contente seulement d’opiner du chef, notant dans un coin de sa tête tout élément ou détail qu’il juge intéressant. Il observe un changement de dynamique qui le laisse perplexe. Il fut un temps où la Confédération des Systèmes Indépendants réagissait au quart de tour dès lors qu’elle était attaquée. On envoyait alors des légions de droïdes et des flottes entières de vaisseaux de guerre en guise de représailles. Les messages adressés aux puissances voisines sonnaient comme des menaces ou des ultimatums et l’on réprimandait ses vassaux et ses partenaires militaires pour leur manque d’implication.
Aujourd’hui, la Confédération des Systèmes Indépendants veut agir autrement. Elle semble s’endormir sur ses lauriers. Elle manque de réactivité, préférant jouer la carte de la subtilité et présenter l’image d’un régime fragilisé pour parvenir à ses fins. Un choix intriguant et dangereux de la part de la première puissance galactique, qui s’expose volontiers en état de faiblesse sur la scène politique pour leurrer l’Oiseau de Feu et ses alliés dans un faux sentiment de sécurité.
A l’inverse, l’Impérium se démarque largement des séparatistes dans leur manière de procéder, déployant de vastes flottes et d’innombrables armées pour lutter contre tout type de dangers. Sa communication est très agressive et ses intentions sont claires : préserver la paix galactique, maintenir l’ordre et la sécurité dans sa sphère d’influence, détruire toute menace qui viendrait compromettre l’intégrité de ses territoires et ses intérêts en tant que puissance régionale. L’organisation nébuleuse qu’est l’Oiseau de Feu n’est jamais citée publiquement, que ce soit dans les sphères civiles ou militaires, mais il est certain que les conjurés sont au centre de cette guerre menée tant dans l’ombre que la lumière. Après des années de sommeil et d’attente, le Phénix impérial s’est enfin réveillé.
Pour autant, le seigneur de la guerre se méfie bien plus des intentions de la Confédération des Systèmes Indépendants que de celles de l’Impérium. Le régime impérial a beau se préparer à la guerre, il n’en demeure pas moins un partenaire fiable. Les séparatistes semblent en revanche bien plus difficiles à cerner parce qu’ils ont changé de tactique d’approche face à l’adversité. Un tel changement indique qu’il y a probablement une transition en cours au sein du commandement de la CSI… Et si les actuelles têtes pensantes sont remplacées par du sang neuf, il sera bien plus difficile de prévoir les réactions du régime séparatiste.
A l’avenir, il faudra suivre de très près ce qu’il se passe au sein de la Confédération des Systèmes Indépendants afin de voir dans quelle direction le vent souffle. Mais pour l’heure, il faut se concentrer sur le présent.
- Vous avez raison, commandante Irons… Nous devons nous intéresser à Nar Shaddaa car la lune des contrebandiers est une pièce importante dans le jeu de l’Oiseau de Feu.
Le Chiss marque un léger instant de pause, son unique œil flamboyant toujours dirigé sur son homologue séparatiste.
- Je n’ai pas attendu de vous en parler pour agir… Plusieurs milliers de mes soldats sont déjà sur place. Ils ont fortifié une enclave au sein des territoires Hutts, ont formé et équipé plusieurs cellules de sympathisants dans différents secteurs de la lune. Explique l'humanoïde à peau bleue d’une voix parfaitement modulée. Ces manœuvres ont forcé le Syndicat Tenloss et l’Oiseau de Feu à réagir en conséquence. Mes agents et informateurs sont formels. Ils ont commencé à mobiliser leurs forces et transfèrent des compagnies entières de soldats vers Nar Shaddaa pour renforcer leurs positions. De nombreux vaisseaux sont déjà en orbite. Ils seront bientôt en mesure de lancer leur offensive contre mes troupes…
L’expression stoïque du seigneur de la guerre se mue soudainement en un amusement à peine dissimulé. Un sourire sinistre se dessine doucement sur ses lèvres.
- Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’ils se précipitent tout droit dans la gueule du dragon. Nos adversaires s’attendent à une victoire facile. Mais ils seront les architectes de leur propre destruction. Poursuit Hivernus d’une froideur renouvelée. L’armada de la Grande Moff a passé ces dernières semaines à faire campagne dans l’Est de la Bordure Extérieure, ciblant les groupes pirates et les convois de ravitaillement de la pègre afin de priver l’Oiseau de Feu d’un quelconque soutien. Elle n’est qu’à quelques secteurs de Nar Shaddaa et elle attend patiemment le signal pour intervenir… Le moment venu, les conjurés et leurs alliés seront pris en tenaille, sans aucun moyen de fuir. Ils seront anéantis.
L'humanoïde à peau bleue laisse le silence retomber, appréciant sans doute cette perspective… Avant de conclure.
- Cette première victoire nous donnera un avantage certain face à l’Oiseau de Feu. L’unification du secteur Bajic sera à portée de main, le Syndicat Tenloss s’en trouvera fortement diminué et les conjurés auront perdu l’une de leurs plus importantes bases d’opérations… Avec tout le matériel et les hommes qui s’y trouvent.
Hivernus est avare en émotions. Il ne laisse rien transparaître et se contente d’écouter les explications de la séparatiste en silence, acquiesçant doucement.
- Un choix judicieux de la part de la générale Valkoinen… Une approche frontale n’aurait qu’un effet à court terme. Commente le Chiss, sa voix parfaitement modulée. J’ai eu vent des attaques sur Raxus Secundus et les rapports que votre hiérarchie a fournis ne font que confirmer mes soupçons. La guerre approche, commandante… Et nous en serons des acteurs majeurs.
L'humanoïde à peau bleue laisse ces mots imprégner l’esprit du Gurlanin afin qu’il comprenne la gravité de la situation. Il n’exagère rien parce qu’il n’a aucun intérêt à le faire. L’avenir de la galaxie dépendra de la volonté des grandes puissances à collaborer pour détruire l’Oiseau de Feu avant qu’il ne soit trop tard.
- La situation n’est toutefois pas entièrement hors de contrôle, nous pouvons encore faire pencher la balance en notre faveur. J’ai passé ces dernières années à affronter l’Oiseau de Feu et ses alliés, à récolter des informations qui doivent nous permettre de les combattre efficacement. Déclare le seigneur de la guerre, imperturbable. Nous avons identifié et neutralisé de nombreux agents conjurés, fait emprisonner plusieurs dizaines de leurs collaborateurs et sympathisants… Mais il reste encore beaucoup à faire, je le crains.
Hivernus se penche doucement en avant, faisant glisser ses mains sur la surface de la table basse qui sépare les deux canapés. L’interface s’illumine discrètement au contact des doigts bleus du Chiss. Une projection holographique d’une carte galactique vient bientôt englober l'entièreté de la salle. De milliers de petits points lumineux occupent à présent l’espace, flottant tout autour des deux militaires.
- Mes investigations personnelles et les renseignements fournis par mes agents de terrain et quelques alliés de confiance m’ont permis de cibler plusieurs zones où pourraient se trouver les bases d’opérations de l’Oiseau de Feu.
Plusieurs astres sont désormais en surbrillance, se démarquant des autres par des bordures aux contours colorés et un léger clignotement qui attire l’attention. Pour un œil averti, il est aisé de reconnaître l’emplacement de ces points lumineux et ce qu’ils représentent. Des zones. Des secteurs. L’Espace Hutt, Bajic, Anoat. Quelques territoires avoisinants. Mais également deux nébuleuses : celles du Maelstrom et de Kalki.
- Nous savons que l’Oiseau de Feu est une organisation secrète. Une organisation secrète qui n’opère de fait que par l’intermédiaire de groupes pirates et mercenaires et qui s’investit dans des alliances avec de nombreuses corporations sans scrupules et des cartels criminels peu regardants afin de couvrir ses agissements. Explique calmement le seigneur de la guerre. Le Syndicat Tenloss a une influence considérable dans le sud de la Bordure Extérieure. Ce puissant groupuscule criminel dispose de sa propre armée de mercenaires et de nombreuses bases militaires, d’une industrie lourde très compétitive et s’est implanté dans un grand nombre d’affaires officielles et officieuses de dizaines de mondes. Au centre de cet empire… Bajic.
Le dernier mot sonne comme une évidence. Ce n’est pas pour rien que l'humanoïde à peau bleue a décidé de s’implanter de manière durable dans ce secteur en particulier.
- Anoat est convoité par de nombreux conglomérats d’entreprises. Exploitations minières et industries en tout genre font la richesse de ce secteur. Nous soupçonnons plusieurs de ces grandes corporations de travailler avec l’Oiseau de Feu dans le plus grand des secrets mais, discrétion oblige, les liens ne sont pas encore avérés. Plusieurs groupes mercenaires et pirates opèrent également dans la zone et pourraient être associés à nos conjurés. Plusieurs pistes de réflexion vont dans ce sens en tout cas. Hivernus pointe ensuite du doigt l’Espace Hutt. Mes agents ont récemment découvert un centre d’activités très intéressant sur Nar Shaddaa. Les mercenaires du Syndicat Tenloss auraient quelques installations sur place, dont une station spatiale qui sert également de base de ravitaillement pour un autre groupe mercenaire : la division Raven. Une couverture solide pour l’Oiseau de Feu qui, par l’intermédiaire de cette organisation, a pu acquérir des portions entières des chantiers navals de la lune des contrebandiers. Quelques Kajidics Hutts semblent également associés aux activités de Tenloss et de Raven. Il se peut donc qu'il y ait d'autres bases au sein l'Espace Hutt.
Le regard enflammé du Chiss se pose à présent sur les deux nébuleuses.
- Kalki et Maelstrom sont des repaires de pirates notoires. Différents gangs sévissent depuis ces nébuleuses, attaquant convois de marchandises et patrouilles militaires le long des voies hyperspatiales. De nombreux indices tendent à prouver que l’Oiseau de Feu les emploie à son compte et il se peut même que les conjurés dissimulent une partie de leur flotte dans ces nébuleuses. C’est en effet l’endroit parfait pour cacher des choses qui ont tendance à attirer l'œil en temps normal…
Le seigneur de la guerre se laisse lentement retomber dans son canapé, une main posée sur l’accoudoir. Il observe silencieusement la commandante Irons, la laissant digérer ces informations avant de terminer ses explications.
- L’Oiseau de Feu s’est montré très malin jusqu’à présent. Il acquiert du matériel militaire par des moyens légaux en se servant d’entreprises et de mercenaires. Ce qu’il ne peut obtenir par les voies officielles, il le vole en faisant appel aux services de cartels criminels et de groupes pirates. Il ne s’implique jamais directement, passant toujours par des intermédiaires. De temps à autre, il teste les capacités de réaction des grandes puissances galactiques en armant des groupes rebelles et en incitant des révoltes comme ce fut le cas récemment sur Raxus Secundus, et construit dans l’ombre son armada sans que personne n’en sache quelque chose. Cette compartimentation des objectifs et des activités est typique de ce que l’on peut retrouver au sein des services de renseignements, ce qui me conforte dans l’idée que le Bureau de la Sécurité Impériale, à quelques exceptions près, est largement compromis. Les quelques agents conjurés que nous avons réussi à identifier et neutraliser ont par ailleurs tous été recrutés au sein du BSI.
L'humanoïde à peau bleue se redresse d’un coup, avec élégance, pour se diriger vers le minibar. Il en tire deux verres qu’il pose délicatement sur le dessus du meuble, sortant ensuite une carafe d’eau dont il se sert pour remplir les récipients.
- La Grande Moff a déjà commencé à faire le ménage dans les rangs… Et en temps voulu, le Bureau de la Sécurité Impériale ne sera plus qu’une page dans un livre d’histoire. Cependant, les traîtres qui gangrènent les rangs impériaux ne sont pas notre priorité. Il y a plus important à cibler. Déclare froidement Hivernus, venant poser les deux verres sur la table. L’Oiseau de Feu sera une menace tant qu’il aura des alliés pour le soutenir et des forteresses secrètes où prospérer. En le privant de ses collaborateurs et de ses installations, il perdra bien plus qu’une poignée d’hommes. Le Seigneurat de Bajic est en guerre contre le Syndicat Tenloss depuis plusieurs années. Nous nous sommes emparés de plusieurs de ses mondes et l’avons privé d’une partie de ses mercenaires et de ses ressources. Nous poursuivrons sur cette voie jusqu’à ce qu’il ne soit plus en mesure de soutenir les conjurés. L’Impérium est prêt à s’engager militairement et financièrement aux côtés du Seigneurat de Bajic. Il ne reste plus qu’à savoir quelle aide la Confédération des Systèmes Indépendants est prête à fournir…
Le silence retombe. Le Chiss contemple le temps d’un bref instant les astres qui ont fait l’objet de ses investigations, perdu (semble-t-il) dans ses pensées. Puis il porte son verre à ses lèvres afin de boire quelques gorgées d’eau. Son regard enflammé est désormais posé sur la silhouette de la commandante Irons.
Nouvelle commande de vaisseaux pour l'Impérium :
ISD : 1 250 000 x 10 = 12 500 000 crédits.
VSD : 750 000 x 4 = 3 000 000 crédits.
Arquitens : 125 000 x 36 = 4 500 000 crédits.
Coût total de la commande : 20 000 000 crédits.
Compte de l'Impérium avant transaction : 35 168 400 crédits.
Transaction : 20 000 000 crédits.
Compte de l'Impérium après transaction : 15 168 400 crédits.
TRANSACTIONS FINANCIÈRES :
État des comptes impériaux fin 2025 : 31 168 400 crédits.
Historique année 2026 :
+ 1 000 000 crédits (Janvier 2026)
+ 1 000 000 crédits (Février 2026)
+ 1 000 000 crédits (Mars 2026)
+ 1 000 000 crédits (Avril 2026)
- 20 000 000 crédits (Achat de vaisseaux)
+ 1 000 000 crédits (Mai 2026)
Actuel état des comptes impériaux : 16 168 400 crédits.
POSSESSIONS DE L'IMPERIUM :
Vaisseaux militaires :
Véhicules :
Armes :
Droïdes :
Matériel cédé à des puissances étrangères :

Secteur Bajic. Bordure Extérieure. Quelque part en marge de la mystérieuse nébuleuse du dragon…
L’antique croiseur de la classe Interdictor Esprit du Dragon, anciennement nommé Poing de Pandore, erre silencieusement dans le vide sidéral tel un prédateur en chasse. Derrière la silhouette intimidante et sinistre du terrible vaisseau-amiral de l’armada seigneuriale se dessinent les formes élégantes de quatorze croiseurs de la classe Nova. Planté derrière la baie en transparacier du pont de son bâtiment de guerre favori, le seigneur de la guerre contemple en silence les manœuvres de sa flotte, se laissant doucement bercer par le brouhaha étouffé des conversations de l’équipage et l’image grandiose d’intercepteurs TIE et de chasseurs Miy’til se livrant un combat féroce sur fond de nébuleuse. Force est de constater que le redoutable Hivernus ne se sent jamais aussi bien que sur le pont d’un vaisseau. C’est là qu’est sa vraie place. Il a passé des années complètes de sa vie à vivre dans les entrailles d’un destroyer impérial et aujourd’hui encore, son esprit a soif de conquêtes et de batailles spatiales en tout genre.
Le Chiss a été forgé dans les flammes de la guerre et ne vit donc pratiquement que pour ces instants-là. Le monde martial et ses horreurs ont quelque chose de réconfortant et lorsqu’il se trouve loin de son domaine de prédilection, l'humanoïde à peau bleue laisse volontiers son esprit vagabonder dans les souvenirs de vieux traités militaires et de jeux de stratégie en tout genre. Après tout, un cerveau vif est un cerveau qui se cultive dit-on… De fait, la tête du seigneur de la guerre n’est jamais vraiment au repos. Il peut réfléchir à plusieurs choses à la fois et se charger dans le même temps de tâches complexes sans jamais se tromper. Ou presque. Un esprit brillant certes mais qui souffre parfois de cette hyper activité débordante. Insomnies, migraines... Le seigneur de Bajic ne s’en soucie pas vraiment. Il s’agit de son fardeau et l’accepte volontiers.
Un sacrifice moindre selon lui… D’autant plus quand on sait ce qui se joue à une échelle galactique.
Des bruits de bottes qui viennent dans son dos attirent subtilement son attention. Il entend un raclement de gorge, une respiration profonde. Le Chiss se tourne doucement, dirigeant son regard enflammé vers la silhouette en uniforme de l’amiral Netbers. L’homme fait instinctivement claquer ses talons.
- Mon seigneur. Nous venons de recevoir la confirmation que la commandante Irons est en route. Déclare l’officier supérieur.
- Bien… Veuillez préparer mon salon pour son arrivée, amiral. Répond Hivernus, sa voix froide et sans émotion.
- Bien entendu, mon seigneur.
L’homme incline doucement la tête puis tourne les talons afin de remplir sa nouvelle mission. Le seigneur de la guerre s’en retourne pour sa part à son observation silencieuse des étoiles. Il a encore quelques réflexions à ordonner et une poignée de combats à étudier.
Tout est en ordre lorsque le Prédateur s’amarre finalement à l’Esprit du Dragon après en avoir reçu l’autorisation. De l’autre côté du sas, le capitaine Rafor, impeccable dans son uniforme, et deux stormtroopers Kaleesh aux armures blanches striées de bandes bleues patientent en silence. Une fois la commandante Irons en vue, l’officier effectue son plus beau salut militaire. Derrière lui, les deux guerriers font claquer leurs talons, venant plaquer leur blaster contre leur plastron.
- Commandante Irons. Bienvenue à bord de l’Esprit du Dragon. Annonce tout naturellement l’homme. Le seigneur Hivernus vous attend dans ses quartiers privés. Veuillez me suivre.
Les Kaleesh s’écartent pour laisser passer le capitaine et son invité, fermant la marche. Le trajet jusqu’aux appartements du Chiss se fait en silence. De temps à autre, une annonce sur haut parleur vient rompre la quiétude de ce moment puis le calme revient. Les couloirs sont étonnamment vides. Seul le passage de quelques marins et patrouilles de soldats portant la livrée bleue sur leur armure blanche apporte un peu de vie à ce vaisseau sinistre. Apparaît ensuite une file de pilotes qui, casques sous le bras et combinaison de vol sur le corps, s’engage dans une salle pour un briefing en règle en présence de chefs mécaniciens et d’officiers. Puis plus rien. Le silence retombe.
Rafor conduit le Gurlanin dans les entrailles du croiseur, œuvrant avec aisance dans ce dédale de couloirs qui se ressemblent. Au bout d’un certain temps, on prend un turbo-élévateur afin de monter dans les niveaux jusqu’à atteindre le pont situé juste en dessous de la passerelle de commandement. Les Kaleesh abandonnent les deux officiers sans faire de bruit, disparaissant au détour d’un couloir. Le capitaine poursuit sa route, s’assurant toujours d’avoir la commandante dans son sillage. On approche enfin des appartements du seigneur Hivernus. Il est aisé de le voir, de le constater. On passe devant un point de contrôle gardé par quatre soldats vêtus d’armures sombres. Des gardes dragons. Ils n’émettent aucun son, demeurent parfaitement immobiles. Ils se contentent d’observer Rafor et Irons, leur casque pivotant pour suivre des yeux leurs mouvements. Une porte plus loin, deux autres gardes dragons veillent en silence. On s’engage de l’autre côté, dans un nouveau couloir, et l’entrée des quartiers privés du Chiss apparaît finalement.
Quatre soldats de la Garde du Sang du Dragon, armés de piques laser et protégés par des armures de couleur sang et noir, sont de faction dans le couloir. L’officier entre un cylindre codé dans la console de la porte, qui glisse doucement dans le mur. Le salon du seigneur Hivernus est un véritable enchantement pour les yeux. Deux jardins miniatures installés sur deux murs opposés baignent la pièce dans une fresque de couleurs et d’odeurs. Les végétaux grimpants y côtoient ainsi de petits arbres fruitiers et une multitude de fleurs colorées. Le chant cristallin de l’eau qui s’écoule le long de fontaines murales ajoute à ce petit paradis une note de fraîcheur apaisante. Sur le mur du fond, quelques vieilles épées, lances antiques et blasters d’une autre époque trônent au-dessus d’une collection de pièces d’armures anciennes, rappelant que le puissant souverain de Bajic est avant tout un Chiss qui a dédié sa vie à la guerre et à son étude.
L'humanoïde à peau bleue campe d’ailleurs devant son improbable assortiment d’artéfacts guerriers, vêtu de son uniforme blanc de seigneur de la guerre. Il tourne la tête vers le capitaine Rafor et son invité lorsqu’il entend le chuintement discret d’une porte qui disparaît dans le mur. Son unique œil flamboyant se pose sur le Gurlanin, qu’il détaille sans animosité aucune.
- Vous pouvez nous laisser, capitaine. Indique Hivernus d’une voix parfaitement modulée.
L’homme incline doucement la tête puis quitte la pièce. La porte se referme derrière lui, laissant lrons seule face au Chiss. Le seigneur de la guerre se dirige vers les deux canapés luxueux siégeant au milieu de la pièce. Ses bottes en cuir noir se posent sur un tapis dont les motifs brodés représentent deux dragons dorés qui combattent au milieu de nuages chargés d’éclairs. D’un geste élégant de la main, l'humanoïde à peau bleue invite son homologue à s’installer en face de lui. Il attend que la commandante séparatiste fasse le premier pas avant de prendre place à son tour.
- Commandante Irons…
Hivernus inspire doucement.
- Il semblerait que nous ayons beaucoup de choses à nous dire. Nos hiérarchies ont organisé cette rencontre pour une bonne raison. L’Oiseau de Feu est un ennemi dont on ne se défait pas aisément et nous devons mettre nos ressources en commun. Une question se pose cependant… De quelle manière la Confédération des Systèmes Indépendants compte endiguer ce fléau ?
Les blessés s’entassent dans un coin, couchés sur des brancards de fortune et pris en charge par quelques femmes qui font usage de plantes médicinales et de remèdes de sorcière pour soigner les maux. A leurs côtés, une poignée d’infirmiers militaires au moins aussi consciencieux que les indigènes dans leur travail. Dathomiriennes et Impériaux échangent volontiers leurs connaissances médicales afin d’offrir les meilleurs soins à leurs patients. Ailleurs, on s’occupe de consolider les barricades, de combler les brèches avec des gravats, des troncs d'arbre et des bouts de bois ramassés ici ou là. Les fortifications ainsi réparées ne paient pas de mine mais l'essentiel demeure qu'elles ralentissent l'ennemi. On se félicite à voix basse pour se remonter le moral, on se réconforte comme on peut en pensant à autre chose… On rêve. On espère.
Mais la situation semble désespérée et l’optimisme s’érode rapidement dans les esprits fatigués de ceux et celles qui ont déjà beaucoup perdu. Preuve en est, la jeune Rena-Ja pense déjà à la mort. En face d’elle, Keu et Loha se contentent de sourire bêtement.
- Mourir ici, loin de tout ? Sans façon ! J’ai encore plein de belles choses à vivre… Plaisante le natif d’Eriadu avant de prendre un ton plus sérieux. Nous sommes des chevaliers impériaux, Rena-Ja, et les chevaliers impériaux ne se laissent pas facilement abattre. Nous sommes l’élite de l’Impérium et nous avons notre honneur à défendre. Qu’ils viennent. Je les attends de pied ferme.
Il pose ses mains sur ses hanches, bombant le torse tel un coq qui se sent blessé dans sa fierté. Sa comparse soupire doucement, levant les yeux au ciel.
- Que la Force nous vienne en aide… Le voilà reparti dans ses délires. La native de Brentaal IV lui claque l’arrière de la tête pour lui faire reprendre ses esprits. Keu a toutefois raison sur un point, jeune apprentie. Nous n’allons pas mourir ici. Je t’en fais la promesse.
- Barristan vaut bien dix chevaliers impériaux à lui tout seul. Les serviteurs de la mère Esmsyl n’ont aucune chance. Il commence tout juste à s’échauffer mais une fois bien lancé, plus rien ne l’arrête. Lance le bretteur, un grand sourire aux lèvres. On va le tenir, cet îlot. Et les forces obscures de cette vieille mégère vont se casser les dents contre nos défenses.
La réflexion semble amuser Loha. Keu joue souvent au petit aristocrate fier comme un paon mais il trouve toujours le moyen d’être optimiste ou blagueur pour remonter le moral de la troupe. Il est une sorte de grand frère qui abuse volontiers de sa position mais qui sait quand se montrer rassurant et protecteur quand il le faut. En cela, il est à la fois attachant et chiant. Attachiant quoi.
Barristan à toutes les unités. Il y a du mouvement dans la brume. Prenez vos positions et préparez vous au combat.
- Quand on parle du loup…
- Reste près de nous, Rena-Ja, et tout ira bien. Indique la jeune femme en posant une main sur l’épaule de la Voss.
Autour d’eux, on commence à s’agiter. Les soldats de choc impériaux et les villageois prennent position sur la muraille ou derrière quelques palissades en bois, armes en main. Ici et là, quelques sorcières et guerrières se mêlent au reste des troupes décimées. Malgré l’appréhension et la fatigue, tous sont décidés à combattre jusqu’au bout. Si le clan de la Rivière Folle doit s’éteindre, ce sera avec panache. Et pour chaque membre de clan qui doit tomber, dix ou vingt combattants adverses suivront. Ils s’en font la promesse. Il en est de même du côté impérial. Chevaliers et stormtroopers ne comptent pas dire adieu à la vie de sitôt et sûrement pas sans vendre chèrement leur peau.
Les tambours de guerre reprennent leur sinistre cadence, perçant la brume avec fracas. Les terribles chants rituels s’élèvent à nouveau dans l’air, déformés par des coups de tonnerre et des cris glaçants. D’étranges filaments verts se faufilent entre les restes embrasés de huttes, glissant dangereusement vers l'îlot et le tumulus. Ils viennent caresser la bulle de protection invisible dressée par Thenel Ko et ses acolytes, cherchant une faille à infiltrer en serpentant silencieusement autour du dernier bastion du clan de la Rivière de la Folle et de ses alliés. Dans le village en feu et ses alentours, des dizaines de silhouettes étranges commencent à obscurcir le brouillard. Ces dizaines de corps titubant se transforment bientôt en centaines. Il en vient tant qu’il semble que cette armée pourrait engloutir Dathomir toute entière. Barristan fronce les sourcils, serre doucement les poings.
Il ne sait que trop bien ce qui les attend. Il comprend à présent. Il sent l’obscurité effleurer son esprit et s’il résiste sans difficulté à cette attaque pernicieuse, le chevalier impérial entrevoit le temps d’un instant des visions d’horreur. Il sait ce que la terrible matriarche du clan sous la montagne s’apprête à envoyer sur eux.
Pendant qu’ils étaient occupés à panser leurs blessures et à renforcer leurs positions, la mère Esmsyl s’est constituée un nouvel ost effroyable, relevant par dizaines les cadavres des combattants tués au cours des affrontements. Le commandant se maudit en silence. Il aurait dû y penser. Cette satanée sorcière a pensé à tout. Elle se moque bien des pertes puisqu’elle peut commander à la Mort elle-même. Le vieux maître d’armes ne voit donc qu’une seule solution. Il doit la neutraliser... Et pour de bon cette fois-ci.
Des visages familiers commencent à faire surface. Les premières armures blanches apparaissent au milieu du flot de corps revenus à la vie. Les silhouettes mutilées de nombreux villageois et de quelques guerrières du clan de la Rivière Folle suivent bientôt. La horde avance doucement, encerclant les positions tenues par les impériaux et leurs alliés indigènes. Par endroits, plusieurs sorcières en robes rouges, guerriers indigènes et masses imposantes de Rancors se dessinent dans la brume. Esmsyl envoie sur eux toute sa force de frappe, bien décidée à en finir.
La barrière de protection dressée par Thenel Ko et ses sœurs s’effrite rapidement puis finit par céder. Au sein du tumulus, les incantations cessent. Les voix se taisent.
Les premiers tirs de blaster fusent depuis le chemin de ronde. Les morts fondent à présent sur les fortifications, s’écrasant contre la muraille de pierre et les palissades de bois avec fureur. Quelques Rancors s’approchent lourdement, prêts à charger à leur tour. Le rugissement des bêtes et les appels au massacre de leurs terribles maîtresses sapent le moral des défenseurs. Autour de Barristan, on perd à présent complètement espoir. On doute de survivre à une telle armée. Mais le chevalier impérial refuse de céder. Il attrape le manche du sabre laser pendu à sa ceinture, sa main se refermant doucement autour de l’arme.
- Soldats de l’Impérium ! Enfants du clan de la Rivière Folle ! Écoutez moi ! Vous tiendrez vos positions quoi qu’il en coûte, sans prendre en considération ce qui se tient de l’autre côté de ces murs, car il est de votre devoir de défendre votre honneur et votre vie face à cette horde qui menace d'engloutir ce monde dans un torrent d'obscurité !
L’homme lève le bras, activant son sabre laser. Une lame argentée jaillit au bout de l’arme, pointée vers ces sombres nuages qui déchirent le ciel de leurs éclairs. Un signe de défiance autant qu'un symbole de courage qu'il adresse tant à ses camarades qu'à ses ennemis.
- Aujourd’hui, nous obtiendrons la victoire ! Aujourd’hui, le règne de terreur de la mère Esmsyl prend fin ! Ensemble, nous allons ramener la lumière... Pour l’Impérium ! Pour Dathomir !
Et c’est ainsi que le vieux maître d’armes parvient à rallier autour de lui ceux et celles qui perdent espoir. Il ravive en eux la flamme du combat, la lueur d’un avenir encore possible. Il bondit hors de son perchoir sur le tumulus, atterrissant avec grâce au milieu d’une unité de gueules cassées qui en vient à scander son nom. De nombreux morts-vivants commencent à grimper ici et là, passant au-dessus des palissades et prenant d’assaut le chemin de ronde en pierre. Un villageois malchanceux tombe du haut du mur de pierre en criant, venant s’écraser quelques mètres plus bas après avoir été violemment frappé par une sorcière revenue à la vie. En de nombreux endroits, les morts s’en prennent aux vivants avec plus ou moins de succès. L’abominable horde de la mère Esmsyl grouille tout autour de l’îlot tel un raz-de-marée qui cherche à tout emporter sur son passage, à peine ralentie par l’eau et les obstacles. Quelques Rancors se joignent au massacre, fracassant palissades et bondissant au-dessus du mur pour écraser toute résistance à proximité du tertre.
- L’ennemi cherche à pénétrer au sein du tumulus. Keu, Loha, Rena-Ja, empêchez les de passer ! Ordonne le commandant. Je me charge du reste.
L’homme fauche plusieurs morts-vivants qui fondent sur lui avec son sabre laser puis se sert de la Force pour sauter droit vers un Rancor, bondissant prodigieusement au-dessus d’une poignée de guerriers indigènes et de villageois engagés dans un corps-à-corps furieux. Le chevalier impérial atterrit sur la tête de la bête, décapite d’un coup fluide sa cavalière puis enfonce la lame de son sabre laser dans le crâne de l’animal qui rend l’âme en poussant un hurlement terrible. Dans sa chute, le Rancor emporte avec lui plusieurs combattants dont les corps réanimés finissent écrabouillés sous son imposante masse.
Par sa simple présence, le vieux maître d’armes parvient à insuffler un vent de courage. Ceux qui combattent à ses côtés se trouvent investis d’une nouvelle énergie dès lors qu’un ennemi tombe sous ses coups furieux. Barristan tient à lui tout seul tout un front et cet exploit inspire les autres à donner le meilleur d’eux-mêmes.
Sur le chemin de ronde, la situation est extrêmement tendue. Sous le commandement dynamique de Gahéris, stormtroopers et villageois tentent de repousser les forces de la coalition menée par les survivantes du clan sous la montagne. Ils se battent férocement, défendant bec et ongles ces pans de mur qui tiennent encore debout. Mais l’ennemi est trop nombreux. Les morts-vivants investissent rapidement les fortifications, forçant la rouquine et ses camarades à reculer pour ne pas finir complètement encerclés. Ceux qui ne peuvent pas battre en retraite disparaissent dans la masse de corps réanimés et seuls leurs cris demeurent.
En contrebas, une brèche ouverte par un Rancor permet à un flot de guerriers et de cadavres de s’engouffrer furieusement dans les rangs des impériaux et de leurs alliés. Les corps tombent. Soldats de choc et combattants du clan de la Rivière Folle tentent de maintenir leurs positions face un ennemi supérieur en nombre. Quelques forcenés passent au travers, cherchant à s’attaquer au trio posté devant le tumulus.
Un stormtrooper ressuscité par la magie noire de la matriarche du clan sous la montagne bondit sur Keu, cherchant à le mordre au cou. Il est sectionné en deux au niveau du buste. Faisant usage de la Force, il repousse l’attaque de deux autres morts-vivants, laissant ses partenaires se charger d’eux. Une main se pose sur la jambe du natif d’Eriadu qui découvre avec effroi que le soldat impérial, désormais privé de la moitié de son corps, cherche toujours à se battre. Un coup de sabre laser dans la tête le neutralise pour de bon.
- Rena-Ja, Loha, visez la tête ! Ces machins refusent de crever…
Il vérifie d’un coup de botte que le pauvre homme est bel et bien mort avant de tourner son attention vers une autre cible, prêt à en découdre. On lui a demandé de protéger le tertre et ses occupants et c’est bien ce qu’il compte faire. Après tout, il est le meilleur bretteur de la Chevalerie Impériale !
Juste après Barristan bien évidemment.
- HRP - Acquisition de deux croiseurs de la classe Nova - HRP -
Croiseur Nova : 500 000 x2 = 1 000 000 crédits.
Compte avant transaction : 1 670 800 crédits.
Transaction : 1 000 000 crédits.
Compte après transaction : 670 800 crédits.
MàJ AVRIL 2026
Etat des comptes : 1 420 800 crédits.
Revenus du mois : 250 000 crédits.
Dépenses du mois : 1 000 000 crédits (achat de vaisseaux).
Nouvel état des comptes : 670 800 crédits.