Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Atréïs HelcarA

Atréïs Helcar

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  • Préparatifs de guerre.
    Atréïs HelcarA Atréïs Helcar

    Atréïs modifie son attitude dès qu'il termine ses observations. Sa tête bourdonne d'informations envoyées par son IA, tout en essayant de se focaliser sur son vis-à-vis, qui semble ne pas avoir la moindre réaction, pas le moindre sentiment. Mais le port de tête fier du Chiss ne ment pas, et bientôt ses paroles rejoindront les sensations du Gurlanin. Face à lui, c'est un redoutable adversaire qui se dresse... Ou un allié de grande valeur. Si il n'est pas encore capable de le situer sur cette échelle, Atréïs commence à cerner le personnage, sans aucun doute fidèle à la réputation à la fois des officiers impériaux et des Chiss. Patient, calculateur, observateur... Et à cet instant précis, c'est lui, l'agent séparatiste, qui est la cible de toutes ces qualités.

    Il sait qu'il dénote, qu'il amène une vision différente, moins brutale, plus sournoise. Oublié le bellicisme forcené de la Confédération, place aux opérations plus pensées. Pendant des années, le nombre faisait la force et compensait la médiocrité des officiers supérieurs séparatistes, des Neimoidiens ou Géonosiens pas vraiment rompus à l'art de la guerre. Ce qui, d'ailleurs, frappe le Gurlanin, c'est l'inversion des méthodes. L'Imperium, lui, semble décidé à frapper vite, fort et à de nombreux endroits en même temps. Ce qui convient parfaitement à Atréïs : cette guerre ne se fera pas seul, ni sans attrition. Quand les Impériaux faibliront, la Confédération pourra prendre le relais. Cette époque de guerre est cruciale, finalement, puisqu'elle pose les bases d'une réelle coopération militaire. L'Oiseau de Feu n'est qu'une étape. D'autres se présenteront, bien plus longues.

    Néanmoins, il reste stoïque, attendant la suite. Le plan semble bien ficelé, trop bien sans doute pour que tout se passe sans encombres. Il y aura des pertes, il y aura des couacs, et à un moment ou l'autre, la situation échappera sans doute à leur contrôle. Au moins pour un temps. Face à l'adversité et l'inattendu, comment réagira l'Impérium ? Il y a de multiples questions à se poser, de ce point de vue. Et surtout, où se positionner, en tant que Confédéré ? Le Seigneur de Guerre semble se délecter d'avance de cette victoire, et surtout, de pouvoir la revendiquer.

    -Un avantage certain, c'est un fait... Mais deux choses me viennent à l'esprit, et cela concerne directement nos deux systèmes. Premièrement, une telle victoire, ou un tel affront, risque de ne pas rester impuni. Il conviendrait de tenir nos troupes en alerte. Je ne serais pas surprise d'apprendre qu'à la suite de Nar Shaddaa, un monde impérial soit frappé.

    Le Gurlanin laisse sa phrase faire son effet, s'insinuer dans l'esprit du Chiss. Le ton n'est pas menaçant, mais l'intention est claire : redoubler de prudence face à un ennemi qui s'échappe depuis bien trop longtemps. L'Oiseau de Feu reste une menace majeure. Et tout ça lui semble bien trop facile à son goût. Certes, le régime Impérial a longtemps manoeuvré pour arriver à ce résultat, mais quelque chose le gêne. Une sensation, un instinct lui souffle que tout ça pourrait mal tourner.

    -D'autant plus que nous ne savons pas jusqu'où s'étend l'influence de ces parasites. Qu'adviendrait-il si des proches de la Grande Moff, si des officiers de cette flotte se retournent contre nous ? Le drame serait d'être vaincu sur Nar Shaddaa. Cette situation doit être évitée à tout prix. Quid de joindre nos forces pour cette tenaille ? Ajoutons les forces séparatistes pour assurer la victoire, ou, à tout le moins, empêcher la fuite des rebelles.

    Atréïs commence à prendre la mesure de son rôle. Toujours droit, toujours militaire dans l'attitude, il commence néanmoins à se détendre. Pour l'heure, lui et la CSI sont en position confortable, dans l'attente, mais il ne compte pas laisser passer sa chance lorsqu'il faudra frapper à leur tour. D'ailleurs, les idées commencent à germer dans l'esprit de la Commandante.

    -Toutes les options sont sur la table, Seigneur de Guerre. Mais vous n'avez pas encore répondu à la question initiale, celle qui m'amène ici non en tant qu'agent, mais en tant que plénipotentiaire. Quelle aide souhaitez-vous de la part de la Confédération ?

    Bordure Extérieure

  • Préparatifs de guerre.
    Atréïs HelcarA Atréïs Helcar

    Le Gurlanin laisse parler son hôte. De son côté, il emmagasine, range, trie les informations une à une au fur et à mesure qu’elles sont distillées. Le Chiss passe certainement sur nombre de détails, mais une chose semble évidente, c’est que les deux militaires sont résolument tournés vers le futur. Peu importe la manière dont s’est construit l’Oiseau de Feu, la priorité reste de mettre à bas cette ignominieuse conspiration qui touche les deux puissances galactiques. Et si, dans le process, ils tombent sur un historique de l’organisation terroriste, tant mieux. L’idée initiale d’Atréïs se trouve confirmée par le Seigneur Hivernus : une organisation tentaculaire, sans doute pyramidale et militaire, qui se cache sous des couvertures pratiques dans des recoins peu scrupuleux sur les habitants. Rien de bon, en somme.

    Lorsque la carte de la Galaxie s’étend sous leurs yeux, le séparatiste ne peut s’empêcher de poser les siens, une fraction de seconde, sur le secteur Qiilura. Son monde d’origine, bien abrité dans le bras de Tingel, pouvait-il être menacé par l’Oiseau de Feu, par Légion, ou par n’importe qui d’autre ? Son cœur se serra légèrement, comme un sursaut d’humanité qui venait l’habiter d’un seul coup, à la pensée de son monde baignant dans les flammes. Il était certain que les siens ne pourraient pas se défendre. Mais rapidement, la partie robotique de son cerveau reprend le dessus pour le reconcentrer sur l’essentiel. Les points lumineux et les explications de l’Impérial.

    A nouveau, il enregistre. Les locations. Les planètes concernées et potentiellement cibles. Les manières de procéder, que les services de renseignement ont recoupé à plusieurs reprises. Et surtout, la compromission du BSI. Si le Bureau, censé être la fine fleur du renseignement impérial, est tombé aux mains de terroristes, alors cela ne peut vouloir dire qu’une seule chose, mais il garde ça pour plus tard. Pour l’heure, il laisse son hôte en terminer. Ses premiers mots étaient révélateurs. Si il sait ce qu’il se passe, il ne peut pas se battre seul et a grand besoin du soutien confédéré.

    Lorsque l’exposé initial se termine, Atréïs se lève à son tour, sans toucher au verre d’eau posé sur la table basse. Il fait quelques pas dans le salon, observant et admirant les différents points indiqués, sa main touchant le cuir du canapé, comme pour s’ancrer dans le réel alors que ses pensées tournent à toute vitesse. Il sent les yeux rouges du Chiss sur lui. Il sent l’attente, l’impatience même affleurer. Il la comprend. Il est lui aussi homme d’action, et il est plus que temps de cesser de subir. Il est enfin temps d’arrêter ces criminels. Lorsqu’il prend la parole, c’est d’une voix tranquille et assurée.

    -L’homme stoppé sur Raxus Secundus et identifié comme un Impérial portait un signe distinctif. Un tatouage, reconnaissable entre mille, qui nous a amenés jusque ici. Pourtant, celui-ci se revendiquait d’un autre groupuscule. Légion. De deux choses l’une, pour ce cas. Ou Légion est une branche de l’Oiseau de Feu, ou la seconde finance la première. Dans les deux cas… nous avons une première porte d’entrée à exploiter de ce côté. Mais ce ne sera pas suffisant.

    Il croise les bras sous sa poitrine, laissant sa main visible lever l’index et le majeur à destination de son vis-à-vis.

    -De ce que j’entends et comprends, deux voies sont à exploiter. L’officielle et la criminelle. La seconde est assurément la plus simple à combattre, puisqu’elle n’attirera guère l’attention outre mesure. Décider d’une intervention militaire, conjointe ou non, dans ces secteurs, découlera d’une simple réaction aux attaques pirates. Bien sûr, cela ne peut être qu’une diversion, puisque vous conviendrez, Seigneur de Guerre, qu’envoyer une flotte dans la nébuleuse ne conduira qu’à une longue guérilla… Mais cela pourrait être un premier point de départ.

    Il reprend son souffle, fixant les nébuleuses Kalki et Maelstrom. Le manque d’habitude à prendre la parole, à structurer un propos, se fait ressentir. Si son ton n’est pas hésitant, il réfléchit en même temps et cela se reflète dans ses paroles.

    -Pour la première voie, celle-ci sera bien plus longue et délicate, malgré les démarches de la Grande Moff Ashe. Le BSI est implanté depuis longtemps, c’est une structure nébuleuse qui ne réagira sans doute pas favorablement à un démantèlement, fût-il construit, réfléchi et expliqué. Mais j’ai eu vent de cette désorganisation, en effet, et de l’installation des services Boroskais en lieu et place.

    Cette fois, il se tourne totalement vers le secteur Bajic, vers Vergesso. Ses yeux froids se posent sur la planète, sur cette hologramme, froide métaphore de la situation. Deux militaires qui tiennent dans le creux de leur main le destin de dizaines, de centaines de planètes. Des lieux d’habitations, des chantiers navals, des fermes hydroponiques géantes, autant de points d’intérêts centraux qui seront visés à la première frappe.

    -Néanmoins et pour revenir au sujet, remonter la conjuration par la voie impériale ne suffira pas. Couper la tête de l’hydre ne suffira pas non plus, au vu de l’organisation. Faites tomber leur chef, ou un chef, un autre prendra sa place, plus radical encore que le précédent. Il faut brûler et cautériser la plaie lorsqu’elle est faite, sans quoi, c’est un cycle sans fin. Mais là n’est pas la question. Anoat comme l’espace Hutt sont de bons moyens de départ. L’argent y règne en maître, si nous voulons trouver des noms ou des filiales, il y aura toujours quelqu’un à soudoyer ou à faire chanter. Bien sûr, cela implique de jouer pour un temps selon les règles des Hutts, mais ce serait pour le meilleur, in fine.

    Lentement, il revient au canapé et s’assoit, prenant le verre d’eau qu’il savoure un instant avant de laisser un léger sourire illuminer son visage. Fugace, mais bien présent. La chasse a repris ses droits. Restait à savoir par où commencer.

    -Je reviens à votre question. Pour l’heure, la Confédération a déclaré la loi martiale. L’armée prend le pas sur l’Assemblée, et la Générale Suprême décide des opérations en réponse aux actes terroristes menés sur son territoire. Notre première volonté est simple et diffère des méthodes usuelles. Passez moi l’expression, mais pour vivre heureux, vivons cachés. Plutôt que de procéder par des frappes disproportionnées en réponse à des soulèvements de population, nous souhaitons mettre un terme global à la menace qui pèse sur nous. Officiellement, donc, la Confédération ne s’engage pas dans ce conflit.

    A nouveau un silence, à nouveau le sourire carnassier sur le visage de la Commandante. Les mains libres et l’odeur du sang, tout ce qu’il fallait pour lui.

    -Officieusement, je ne serais pas ici sans garanties. La menace est prise en compte dans le haut commandement, et il n’est pas question de ne pas réagir, mais nous voulons être certains de notre plan. Nous tenons des flottes prêtes à frapper le moment venu, et les Services séparatistes soutiendront votre effort. Voici ce que je vous propose. Pour l’heure, tenons au secret cette entrevue. Le Seigneuriat de Bajic se rapproche de l’Impérium pour lutter contre l’Oiseau de Feu via Tenloss, la Confédération se défend maladroitement et brutalement face à Légion. Nous pourrions également décider d’une opération conjointe dans les nébuleuses, si cela peut vous rassurer sur notre intention de vous soutenir. En sous-main, commençons à procéder au démantèlement des structures connues, BSI en tête. Je suggère également de nous intéresser de très près à Nar Shaddaa. De manière personnelle.

    Ses yeux noirs viennent se braquer dans ceux du Chiss. Le ton ne laisse guère de doutes sur les intentions de la Commandante. Froide, déterminée, avec ce vibrato si particulier qui accompagne les ambitions et l’attente. Le Gurlanin sait qu’il n’a pas sa place derrière un bureau, et que sa place est dans le Secteur Hutt. Mais qui sait, peut-être que le Seigneur de Bajic a une autre idée derrière la tête.

    Bordure Extérieure

  • Préparatifs de guerre.
    Atréïs HelcarA Atréïs Helcar

    Le retour à bord du Prédateur avait été pour le moins silencieux. Atréïs n'était pas du genre à s'épancher sur ses pensées ou ses états d'âme auprès des droïdes. Parfois auprès de ses subordonnés. Et encore. Laissant Korriban derrière lui, le Gourlain y laissait également ses pensées. Une potentielle menace Sith ne le laissait pas de marbre, mais quel crédit y apporter ? Quelle importance lui conférer, dans une Galaxie aussi fracturée ? Il y avait ces attentats, ni les premiers, ni les derniers - la République sur le pied de guerre, l'Imperium, les Jedi... Les menaces étaient partout. Lui ou d'autres s'occuperaient de celle de Korriban le moment venu. Pour l'heure, il repartait. Sereinement, pourrait-on dire. Allant de mission en mission, l'agent de Valkoinen ne se posait jamais, ne s'attachait à personne et ne nouait aucune confiance. La situation parfaite pour un supérieur. La situation parfaite pour un agent. Venir sur une planète incognito, s'acquitter de sa mission en toute discrétion et comme il l'entendait, pour ne rendre de compte qu'à une personne.

    Ainsi allait la vie de l'agent du SIS. Et entre chaque mission, le retour sur son vaisseau. Repos, rapport. Et on recommence. Seulement, cette fois, il savait que quelque chose avait changé. Valkoinen semblait plus ennuyée que d'habitude. Plus distante, moins attentive. Elle avait sans doute déjà lu le rapport de Dovchenko, cela dit. Mais habituellement, elle avait tout de même des remarques acerbes à faire valoir. Cette fois, rien ne venait. Laissé comme un piquet, Atréïs attendait.

    -Laissons l'amiral gérer ce cas. Commandante, vous êtes attendue ailleurs pour l'heure.

    -Générale ?

    -Le Seigneur de Guerre Hivernus se rend disponible pour vous. Enfin, oserais-je ajouter. J'ai fait transmettre les coordonnées à votre vaisseau. Rencontrez-le... et réglez cette histoire de terroristes et d'Oiseau de Feu.

    L'entretien s'acheva aussi rapidement qu'il avait commencé, avec des coordonnées dans le secteur Bajic. Immédiatement transférées à l'ordinateur central du Prédateur, elles le projetteraient directement vers son destin, et sans doute celui de la CSI et de l'Imperium. Le peu qu'il connaissait du Seigneur de Guerre Hivernus l'incitait à la prudence. Son IA lui transférerait quelques dossiers issus de l'administration impériale complétant ses connaissances déjà acquises. Ancien lieutenant du BSI sous couverture, données effacées des archives, en place pour garder le contrôle du secteur, il avait tout de la “menace cachée". Mais il était, dans l'esprit des hauts commandements séparatistes et impériaux, l'homme idoine pour cette mission commune.

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    Tordant l'hyperespace avec violence, la frégate corellienne arriva sur les lieux de la rencontre programmée. Placé derrière les B1 pilotes, Atréïs observait l'espace à travers la large baie vitrée du cockpit. Les choses avaient bien changées depuis son départ de son monde natal, lui qui avait longtemps cru être inutile, surpassé... Il était désormais dans les hautes sphères, celles qui comptent réellement.
    Son regard se posa sur la flotte amassée dans l'espace. Une inutile démonstration de force, à son avis, mais chacun était juge. Un instant il s'interrogea sur un possible piège avant de se raisonner. L'Imperium n'avait pas de raisons de l'abattre. Valkoinen connaissait sa position. Il aurait même le temps d'envoyer un signal de détresse. Non sa paranoïa n'avait pas lieu d'être. Il devait se concentrer sur le réel et ce qu'il pouvait contrôler. Lui-même.

    Il ajusta son uniforme de cérémonie. Pas de médailles ou de décorations, juste les barrettes de Commandant, seules touches de couleur sur les habits bruns. Ses bottes noires impeccablement cirées luisaient légèrement. Pour une fois il laisserait son fusil à bord ainsi que son droïde. Contrarier son hôte n'était pas dans ses plans et depuis les derniers mois, l'Imperium n'était plus vraiment vu comme un vassal, mais un allié. Il était temps d'agir en fonction, de montrer patte blanche face à eux. La Générale ne lui pardonnerait jamais un affront ou un incident diplomatique.

    -Tregar. Préviens-les de mon arrivée.

    Le militaire qui accueillit Atreïs fut salué de la manière la plus officielle possible. En silence, la commandante se laissa guider dans les coursives du croiseur, notant les singularités des soldats. Des Khaleesh en tenue de stormtrooper, peu commun. Leurs armures striées de bleeu indiquaient leur appartenance à la garde rapprochée du Seigneur de Guerre. Des pilotes, des mécaniciens qui ne prêtèrent guère attention à la gradée. Savent-ils seulement qui ils reçoivent? Sans doute pas, et tant mieux. Puis, il devint difficile d'ignorer qu'ils approchaient du cœur du vaisseau. Son IA l'informe de la nature des plantons. Des gardes Dragon. L'élite de l'élite, avec de l'équipement de pointe, un entraînement poussé et surtout l'absence de peur de s'en servir. Vêtus de rouge et de noir, leurs yeux posés sur Afreïs pourraient le rendre nerveux, mais il n'en montre rien. Après tout, quoi de plus logique? Après la Légion Impera, la Garde Dragon.

    Il y était. Le plus haut commandant du Seigneurat se dressait face à lui. Deux espions, deux agents, qui se faisaient face et se jaugeaient. L'humanoïde semblait serein. Son unique œil brillait d'une intelligence rare. Un allié de poids... ou un ennemi de taille. Comme lui, Atreïs oublie les convenances militaires et le salue à son tour.

    -Seigneur Hivernus. Merci de m'accueillir à bord de votre vaisseau.

    *Il sourit en s'asseyant, comme le Chiss, se délecte de la situation. Tout en contrôle, il croise les jambes, le dos toujours droit. *

    -Si je suis ici, vous pensez bien que c'est pour procéder autrement qu'à l'habitude. Éviter les grands déploiements de B1, les démonstrations de force inutiles. En tout cas dans un premier temps. Ma supérieure, la Général Suprême Valkoinen, veut des résultats et surtout, des noms.

    Il s'arrête un instant, observe à nouveau les réactions du Chiss, avant de reprendre.

    -Nos services ont dû vous transmettre d'ores et déjà les rapports de Raxus Secundus. Il se trouve que nous sommes également aux prises avec un groupe nommé Légion. Faisons d'une pierre, deux coups.

    Bordure Extérieure

  • Une nuit au musée
    Atréïs HelcarA Atréïs Helcar

    Les deux militaires se rejoignent, finalement. Pas d'intérêt pour la question du pourquoi, du comment, et écouter Mersson et Rissk échanger sur des théories pourrait très bien assommer les deux gradés. Pourtant, la Force savait qu'ils avaient l'habitude d'attendre, d'être au garde-à-vous, mais écouter des discours universitaires qui n'intéressaient personne sauf ceux qui en parlaient... Il fallait de l'action et du concret, pour répondre au plus vite à une potentielle menace, voire déployer des forces dès que nécessaire, amener la Légion Amber si il le fallait. Tout ce qui avait trait à la Force et ses utilisateurs se devait d'être surveillé, encadré, et même contesté. Mais rien n'allait venir rapidement. Une attente interminable attendrait Atréïs, désormais... Les deux chercheurs allaient s'y pencher, certes... Mais à quel prix, dans quelles conditions ? Finalement, cette réflexion n'aurait pas cours bien longtemps.

    Lorsque les secousses viennent frapper le petit groupe réuni au musée, l'attention du Gurlanin s'éveille enfin. Alors que jusque là, ces discussions l'assommaient, là, il était stimulé. Le vrombissement des bâtons électriques des magne-gardes le met en alerte d'un seul coup. Tout comme l'amirale, il reste pourtant de marbre, n'affichant aucune émotion, regardant la militaire demander des feedbacks. L'IA d'Atréïs lui communique en temps réel et en même temps que Dovchenko les informations sur l'attentat. Trois explosions au palais préfectoral. Une attaque directe sur Korriban. Sur la CSI. Intolérable. Et l'amirale semblait être du même avis que l'agent, au vu des moyens qu'elle déployait. Simple, efficace, rapide. La loi martiale prononcée par Valkoinen avait ses effets positifs.

    Le regard de la Commandante croise rapidement celui du vieux Trandoshan qui ne semble définitivement pas inquiet. En fait, le seul qui est réellement transi de peur est le conservateur Mersson, qui n'a pas bougé depuis la première secousse, tétanisé, accroché à la table. A la seconde où le danger semble s'écarter, il remet immédiatement l'artefact sous cloche, le protégeant comme si c'était son unique enfant. Un geste qui ne manque pas de surprendre Atréïs, définitivement pas habitué à ce genre de comportements. Mais sa mission s'est arrêtée aussi vite qu'elle a commencé. En l'état actuel des choses, il ne peut rien faire de plus, et même si il doit avouer abhorrer l'attente, il n'a pas le choix. Ne reste donc plus qu'à repartir. Ce qui tombe plutôt bien, tant la situation actuelle lui tape sur le système.

    -Monsieur Mersson, je vous prierai de bien vouloir me transmettre TOUTES vos hypothèses, tout vos rapports sur cet artefact, peu importe l'idée, fut-elle farfelue ou non. Sous-préfet, j'espère pouvoir compter sur votre soutien inamovible. La situation est sous contrôle, dorénavant, aussi, je vais retourner à ma mission. Sous-préfet. Conservateur.

    Un simple salut militaire, et le Gurlanin repart. Rien ici ne lui permet d'affirmer ou d'infirmer une quelconque menace. Tout ce qui était certain... C'est qu'un mystère de plus épaississait le brouillard dans lequel était plongé la CSI.

    Korriban

  • Déluge de Feu
    Atréïs HelcarA Atréïs Helcar

    Le Lieutenant Rikker, en sa qualité de professionnel, aurait pu dire qu'il en a vu d'autres. Mais une attaque terroriste, dans le centre névralgique d'une planète, cela dépasse de loin ce que la grande majorité des officiers voient en une carrière. De fait, il doit improviser, mais il le fait bien, au mépris de ses cheveux et de certaines règles édictées par des bureaucrates qui n'ont pas réellement l'idée de ce qu'ils font. Mais au moins, les choses avancent. Dans le chaos, c'est bien souvent ce qui manque, un leader, capable de prendre les décisions difficiles, de montrer le chemin, afin que la masse n'ait plus qu'à obéir. Douce métaphore de la Confédération, finalement, de cette machine bien rodée, bien huilée, qui n'attend que les consignes venues de plus haut.

    Et, en l'occurrence, puisque les surprises ne viennent que rarement seules, une nouvelle attend Riiker. Sur son comlink personnel, il reçoit un appel de première importance, priorité numéro une. Les générateurs de secours sont à même d'établir et d'autoriser cette communication, ce qui n'est pas anodin. Et la voix qui lui parvient pourrait bien lui glacer le sang autant que celle de Dovchenko...*
    -Lieutenant Rikker.

    Une voix taillée à la serpe, qui trancherait n'importe quoi en deux, un ton légèrement aigu qui ne masque pas l'autorité. La Générale Suprême Valkoinen ne perd pas ses bonnes habitudes. Elle, Dovchenko, et d'autres officiers supérieurs sont taillés dans le même marbre, coulés dans le même moule. Celui de l'efficacité.

    -La nouvelle de l'attaque nous est parvenue. Je veux être avertie en temps réel de l'avancement des opérations. Où est l'amirale Dovchenko ?

    Le ton est presque accusateur, comment le responsable de la sécurité peut-il laisser la plus haute autorité militaire (et donc politique) s'occuper seule de la chasse aux terroristes. Le risque est trop grand, pas assez mesuré. Que ferait la CSI en cas de perte de l'un de ses plus brillants officiers, à la tête de l'une des plus grandes flottes séparatistes ? Rikker doit faire attention à ses réponses...


    Le Mon Calamari n'avait pas eu la foi. Il n'avait pas eu la force de conviction. Il n'avait pas eu le courage. Ses collègues de rebellion l'avaient eu, eux, et avaient fait sauter leurs bombes, croyant à une cause plus grande, croyant à une réussite collective qui nécessitait parfois des sacrifices. Mais lui n'avait pas pu. La mort était une perspective encore bien trop effrayante pour lui, bien trop difficile à imaginer. Il n'avait pas pu faire sauter son engin infernal. C'était trop tôt, il avait encore des choses à vivre, il s'imaginait pouvoir s'enfuir...

    Mais qui peut imaginer être pris en chasse par une Corellienne des forces spéciales et son escouade personnelle droïde sur-entraînée ? C'était impossible à concevoir. Et, de fait, à partir du moment où Dovchenko s'était mise en branle, le sort du terroriste avait été scellé. Son ultime hésitation, au moment de finalement faire sauter la bombe, lui coûte le plus cher, alors qu'il aurait pu emmener avec lui l'une des figures tutélaires de Korriban. Mais c'est trop tard. Lorsqu'il décharge son arme, il se rend immédiatement compte de son erreur. Une erreur qui le mènera sans doute à sa perte... Mais bien plus tard.

    Korriban

  • Déluge de Feu
    Atréïs HelcarA Atréïs Helcar

    Le plan initial se déroulait dans la nuit de Korriban. Mais les derniers événements avaient amené le petit groupe à prendre des dispositions différentes. Ce qui aurait dû être une opération commando dans le noir se transforma en opération camouflage en plein jour. En soi, les deux possibilités avaient été évoquées et donc anticipées. Mais il était usuel de considérer l’action nocturne pour leur parti. Une sorte d’évidence, eut égard du comportement de leur cible. Le sous-préfet Rissk n’était pas du genre à sortir du palais préfectoral, ou à voyager. Ce qui rendait la tâche d’autant plus compliquée au vu de leurs ambitions.

    Cela faisait longtemps qu’ils travaillaient à leur initiative. A force de corruptions, de chantages, voire de menaces, ils avaient fini par récolter toutes les informations dont ils avaient besoin pour réaliser leurs plans : des contacts au sein du palais, des visites régulières sous couvert d’incognito, des études de plans des lieux, de longues conversations au sujet de la sécurité, des prises de décision concernant la garde droïde. Des plans, des plans de secours, des plans de secours pour les plans de secours… Tout était calculé, jusqu’au recrutement. Quatre hommes, aussi déterminés que possible. Prêts à mourir pour la cause, pour leurs idées, pour ce qui était juste.

    L’après-midi avait vu le baron Rissk partir précipitamment pour une direction inconnue. Ca n’avait pas d’importance, en soit. Le vieux Trandoshan n’était pas spécialement la cible. Il n’était qu’un pion, comme tant d’autres, un vulgaire faire valoir. Ce qui comptait, c’était le signe, le symbole, l’idée même. C’était ce qui devait mourir. Les idées. L’idée même de Confédération Séparatiste, cette ignominie, devait tomber. Et pour cela, il y avait la légion de la liberté, ceux qui comprenaient pourquoi ils étaient prisonniers de ce système.

    Le plan était des plus simples. Chacun devait rentrer séparément dans le palais préfectoral, munis d’une fausse identité, et chacun portant une partie de leur machine infernale. Au point de rendez-vous indiqué, leur spécialiste en explosifs avait une poignée de secondes pour la reconstituer. Puis, la plus discrète se faufilerait jusqu’au point central, alors que les deux autres se concentreraient sur la distraction des quelques êtres sensibles présents. Après quoi, il leur resterait cinq minutes pour quitter les lieux, tous séparés à nouveau. Le plan avait été articulé pour contrevenir à tout accroc, et chacun savait ce qu’il devait dans quelle situation. Et si les choses tournaient mal, alors ils avaient tout ce qu’il faut pour répliquer.

    A l’heure dite, les quatre rebelles se rejoignirent. Les regards se faisaient fuyants et inquisiteurs, comme si la pression qui pesait sur leurs épaules se ressentait également physiquement. Leurs dos voûtés, leurs voix basses contribuaient à l’ambiance lourde de sens. Dans leurs gestes, on pouvait sentir toute la fébrilité malgré leur entraînement, malgré les répétitions. Ils procédaient à leurs obligations sans même y penser, mais ne pouvaient pas s’empêcher de vérifier plusieurs fois ce qu’ils faisaient.

    Dès leur travail terminé, le plan se mit en route. Rapidement, la Mirialan s’empara de l’engin, le cachant sous ses lourds vêtements. Le Twi’Lek et le Zeltron, eux, se dépêchèrent de se rendre à leurs postes, alors que le Mon Calamari commençait déjà à se diriger vers la sortie. Ils étaient sur les rails, tout se passait merveilleusement bien. Pas une parole ne filtrait à travers leurs comlinks, ils étaient en phase, et il n’y avait pas besoin de parler. Puis, l’alarme retentit. Dans leur auto-satisfaction, les intrus avaient oublié ce qui leur ferait toujours défaut : l’imprévisibilité des êtres conscients. Dans les comlinks, ils purent entendre des coups de feu, puis la voix de la Miraluka s’éteindre lentement.

    -Pour… Légion…

    L’explosion secoua le bâtiment avec violence. C’était désormais trop tard pour les terroristes, ils ne pouvaient plus rien faire. Rapidement, la sécurité se mettrait en branle. Tout plutôt qu’être attrapés, jetés dans des geôles ou des mines de sel. Ils n’avaient plus qu’une échappatoire. Au même cri que leur camarade tombée, deux autres explosions moindres retentirent, vaporisant leurs corps en même temps que celles d’innocents.

    Korriban
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