Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #33

    Post n°33
    Auteur : Darth Malraas

    ╔═════════════════════════╗
    VAISSEAU IRIDIUM
    DEPART POUR YASHUVHU
    ╚═════════════════════════╝




    Se détournant de la conversation lointaine de Darth Asari, le Seigneur Noir se perd dans ses réflexions, observant la planète Yashuvhu recouverte d'une vaste couche nuageuse. L'Ombre Harper est quelque part sur cette étendue planétaire, des nouvelles recrues ont été envoyée à sa recherche et désormais, la réussite de la mission est remise en cause. Le personnel au sol ne répond à aucune communication et des autochtones aux intentions non identifiées se rassemblent. Clignant des yeux pour reprendre sa concentration Darth Malraas trouve sur la trajectoire de son regard, celui de Darth Asari.

    -Mon Seigneur. Dit-elle en levant sa main, paume vers le haut, en direction de la recrue. Voici Shayn.

    -Bienvenue dans le Nouvel Ordre Sith, répond-il simplement. Nous partons pour la planète Beleriand, tu y feras tes preuves. Malraas fixe la Sith. Vous restez avec les autres Darth. Allons-y Shayn.

    Sans aucune forme d'explication, Darth Malraas monte la passerelle d'embarquement de la barge C-9979 tout juste équipée de son lot d'armes. L'espace normalement étroit et confiné à cause des transporteurs, devient un peu plus large malgré les Marines présents. L'appareil une fois clos, s'élève de sa position et sort du destroyer pour plonger sur Yashuvhu à pleine puissance. De petites lumières vertes permettent aux passagers de se mouvoir dans les lieux. Les soldats vérifient leurs armes et les chefs d'escouades réalisent des briefings sommaires pour distribuer les ordres. Des membres de la maintenance des appareils se chargent d'armer les missiles des canonnières et vérifient une dernière fois la check liste. Les deux pilotes et les deux canonniers en combinaison, montent à bord de leur engin après un nom de baptême. Le Seigneur Noir sourit sous son masque de fer en entendant les noms peu singuliers de "Belle" et "Crasher", aux références tout à fait obscures ceci étant dit. Pleins d'entrains, l'équipage de ces deux "jouets" comme ils le disent eux-mêmes, déclenchent le fonctionnement des moteurs lorsqu'une alarme retentit pour l'entrée dans l’atmosphère de la barge. Les hommes chargent leurs armes et pour certains, des bardas sur leurs épaules.

    Le Seigneur Malraas pointe son index vers un amas d'armes à l'intérieur d'une caisse transparente en Lommite. Celle-ci est garnie d'une mousse thermoformée et propose six modèles d'armes. Deux modèles de blasters de poing, trois modèles plus lourds, un fusil blaster longue portée et une vibrolame.

    -Récupères ce qu'il te faut. Explique-t-il. Tu en auras besoin.

    La barge entame sa descente vers la zone bombardée pour effectuer son atterrisage.
    Le temps à Shayn de se procurer une ou plusieurs armes.
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      #34

      Post n°34
      Auteur : Elerina Braike

      De l’eau, de la boue et des kilomètres de jungle aux alentours. Voilà la situation du groupe de recherche des ravageurs. Cela devait faire maintenant plus de trois à quatre heures que le groupe s’enfonçait de plus en plus dans la jungle a la recherche des disparus mais toujours aucun signe d’eux. Plus le temps passait et plus la chef de l’unité commençait à ce faire à l’idée qu’ils étaient tous mort et si c’était le cas ils devaient retrouver leur cadavres… A moins que bien sûr ils ne se soient tous fait gober par un gros prédateur ce qui rendrait les choses encore plus difficiles.

      Le groupe de soldats avançaient en file indienne avec leur senseur infrarouge d’activer. La nuit était tombe et c’était exactement à ce moment-là qu’il fallait redoubler de prudences pour survivre dans un endroit aussi hostile que celui-là. Personne ne savait rien de cette planète de qui y habitait et de quel type de prédateur y résidait. Le problème de cette opération était le manque cruel d’informations qui pourrait couter la vie de nombreux soldats, chose qu’Elerina voulait absolument éviter. Lors de la marche vers le plateau mentionner plutôt la vue de la sith se troubla et celle-ci tituba légèrement de gauches à droites discrètement. Il est vrai que depuis son arriver chez Ravage, Braike n’avait pas permis à son corps de se restaurer ni même de se reposer et ces kilomètres de marches sous la pluie aggravait son cas. D’une manière ou d’une autre il fallait absolument qu’Elerina trouve un moyen rapide pour se restaurer sinon la chute serait inévitable. La pénible marche continuait et toujours rien en vue à part un paradis de jungle a des kilomètres de vue. Les deux Siths pressaient le pas malgré la pluie et la boue qui collait à leurs bottes mais impossible d’aller plus vite avec ce manque de visions ça serait vraiment idiot de tomber nez à nez avec des contacts hostiles et de se faire tuer. De plus la fatigue et la faim d’Elerina rendait les choses plus compliquer celle-ci commençait à perdre sa concentration et commençait à sentir ses paupières s’alourdir jusqu’à ce que son acolyte lui fît une remarque qui la remise sur pied.

      -Chef, il y a quelques autochtones qui semblent guider le troupeau, on procède comment ? Il serait peut-être judicieux d'informer notre escouade ?

      Elerina acquiesça d’un simple geste de la tête et tapota l’appareil qui était coller à son oreille. Alors qu’elle tenta de contacter les escouades celle-ci chercha s’il y’avait d’autre autochtones autour du troupeau mais rien a affaire, elle ne put identifier que deux d’entre eux.

      -Ici Braike à toutes les escouades, nous avons des contacts devant nous aux nombres de deux, n’engagez pas la cible, nous ignorons leurs effectifs, je vous transmets nos coordonnes … faites au plus vites. Terminer.

      Braike, ressentant une poussée d'adrenaline, s’accroupit et pris la tête de la file tout en s’avançant lentement vers les autochtones. Après quelques pas elle fit signe a Arkane de la rejoindre avec discrétion. Malgré le fait que le temps soit invivable celui-ci donnait un certain avantage au duo Sith qui s’avançaient dans l’ombre. La pluie et le vent couvraient leurs bruits ainsi que leurs traces et la nuit leur donnait un camouflage quasiment parfait. Arkane et Elerina n’eurent aucun mal à s’approcher des deux autochtones. Enfin autochtones mais ils avaient tout l’air humains pour La Sith : deux bras, deux jambes, une tête, un torse, deux yeux, un nez, des oreilles tous les deux n’avaient pas de cheveux. Cependant après une rapide analyse, Braike remarqua que leur contact avait pour armes des lances et des pieux de bois ce qui confirmait que cette population locale n’était pas très évoluée comparer à la leur, qui sait peut-être qu’ils ne savent pas qu’on peut quitter cette maudite planète. Et pourtant, le temps n’a pas l’air de déranger, ils étaient tous les deux assis sur un rocher à discuter sous la pluie. Enfin discuter de quoi ? Les deux Sith l’ignoraient car la langue qu’ils parlaient n’était clairement pas du Basique et encore moins une langue parler dans la galaxie. Comment c’était excitant, Braike et Gray venaient tout deux de découvrir une toute nouvelle race d’humanoïdes, bon peut être arriérer mais ils pourraient montrer un certain potentiel dans d’autre domaines comme l’architecture ou tactiques militaire car il y’a une chose que Braike a retenu de cet univers c’est qu’il y’a toujours quelque chose à apprendre.

      Et malheureusement, Elerina ne s’était pas trompée dans ses propos, alors qu’elle s’approchait lentement des deux humanoïdes, elle se heurta à quelque chose d’invisible sur son passage. Complètement confuse, elle retenta de passer mais cette fois ci les hautes herbes qui lui faisaient face se séparèrent et laissèrent apparaitre de nulle part un autre autochtone qui avait exactement la même physionomie des deux autres. D’un geste fluide et rapide, Elerina mit sa main à sa ceinture pour se saisir de son sabre laser. Alors qu’elle s’apprêtait à activer son arme, son instinct transmit à chacun de ses muscles un ordre d’immobilisation, un ordre de ne plus bouger quoi que ce soit d’un et pour cause un pieux fit son apparition juste en dessous de la gorge d’Elerina. Elle réprima sourire.

      Braike compris rapidement ce qui s’était passé : les deux que Gray avait repéré n’étaient que des appâts et ils étaient protéger par des troupes furtives. Depuis le début, les Ravageurs n’étaient pas les chasseurs, mais les proies. Un à un les humanoïdes firent leur apparition tels des fantômes invoquer. Braike en compta une vingtaine au total un nombre au final insuffisant car dès que leurs troupes arriveraient, cet endroit ne serait rien de plus qu’un cimetière. D’un mouvement discret, Elerina poussa du coude Arkane et remua son index de gauches à droite lui ordonnant de ne rien faire pour l’instant. L’un d’eux arracha l’arme de la Sith et l’examina dans tous les sens, manifestement ces sous-êtres n’avaient jamais vu un sabre-laser de leur vie. L’humanoïdes tourna l’arme dans tous les sens dans le but de comprendre comment celle-ci fonctionnait, finalement après mainte manipulation, il trouva le canal d’émission de la lame et tenta de regarder à l’intérieur.

      La sith ne put s’empêcher de laisser pousser un rire. Imbécile pensa-t-elle. D’une légère pulsation de la force, Braike pressa le bouton d’activation de son sabre-laser qui perça sans aucune difficulté la tête de l’autochtones observant l’intérieur de l’arme. Il mourut sur le coup laissant ainsi l’arme de la Sith tombe par terre. Finalement des cris rugissaient de partout, de colère et de tristesses, personne chez les forces locales ne comprenaient comment l’arme s’était activée. Un « homme » vêtu d’un casque d’os avec une gigantesque hache finalement apparut et aboya des ordres dans cette langue qui était encore inconnue. Tous se mirent en cercles avec au milieux les deux ravageurs. Les cris entendus plutôt se transformèrent en chants tribales puis tous tapèrent le sol avec leur lance en rythme. Enfin l’homme-à-la-hache s’avança dans le cercle et se mit en position de combats face au deux jeunes ravageurs. Braike regarda Arkane puis son arme avec beaucoup de quiétude. D’une manière ou d’une autre Arkane ou elle devait récupérer l’arme s’il voulait tous les deux s’en sortirent vivant.

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        #35

        Post n°35
        Auteur : Shayn Beinlosi

        L'urgence de la situation expliquait sans aucun doute la durée réduite des présentations entre recrue et Seigneur. A ce simple bienvenue, Shayn répondit par un "merci" qui l'était tout autant. Les ordres furent donnés, le natif de Mygeeto se força à ne poser aucune question, car ce n'était pas encore un privilège dont il disposait. Faire ses preuves, là était la priorité. Il suivit donc en silence le Seigneur Noir des Sith, à travers la passerelle, pour embarquer dans la barge qui les mènerait à leur destination ; à la guerre. Adossé à la paroi tremblotante, Shayn profita du silence du Seigneur Malraas pour prêter une oreille attentive aux conversations entre soldats et chefs d'escouades. De là il ne put en tirer que des bribes d'informations, notamment sur le contexte particulier de cette opération ; une mission de sauvetage de plusieurs groupes pris aux pièges dans la nature de cette planète, et menacés par les autochtones. En savoir plus était difficile car les consignes s'entremêlaient au milieu du vrombissement sourd des moteurs à poussée ionique. C'était toutefois mieux que rien. Une alarme retentit ; l'entrée dans l'atmosphère de Beleriand était imminente, provoquant parmi les soldats une vague de préparatifs de dernière minute. Les armes furent rechargées, les équipements rejoignirent chaque dos solide auxquels ils étaient attribués, le tout avec une rapidité qui laissait entendre que cette armée était bien plus qu'une simple troupe d'amateurs. Compréhensible ; il s'agissait là de l'armée du Côté Obscur, l'une des deux forces primordiales de la galaxie. Ce fut d'ailleurs à ce moment précis que Shayn prit conscience de sa tenue, et surtout, de son manque d'équipement. Il ne portait ni uniforme, ni protection, ni arme ; un vrai civil au milieu d'une armée. Cependant, le doigt pointé du Seigneur Malraas mit fin à ses doutes, comme un écho à ses pensées.

        -Récupères ce qu'il te faut expliqua-t'il. Tu en auras besoin...

        Le regard glacé du jeune homme rencontra le masque de fer à l'origine de cette injonction, et se plissa légèrement comme pour trahir une forme étrange de satisfaction. Laissant échapper un sourire, et après l'avoir remercié d'un simple hochement de tête, il traversa les quelques mètres qui le séparaient de ces merveilleux jouets, et s'agenouilla pour mieux les contempler.

        A vrai dire, le choix était destiné à être rapide. Les blasters lourds et blasters longue portée étaient des armes qu'il ne connaissait que trop peu. Sa vie en ermite dans les plaines gelées de Mygeeto, loin de toute technologie, l'avait forcé à user d'armes de corps à corps - souvent fruits d'un bricolage hasardeux - pour s'en sortir. Au fil des années, cela lui permit malgré tout de devenir particulièrement meurtrier avec un simple bâton de métal. Son premier choix fut donc, tout naturellement, la vibrolame, bien qu'il n'en connaissait pas vraiment les propriétés. Quand il s'en saisit, il fut déjà surpris par sa légèreté comparé à tout ce qu'il avait pu bricoler ou dérober par le passé. Son regard glissa de la lame jusqu'à ce qui semblait être une sorte de générateur. Une main se posa alors sur son épaule, le tirant de son analyse brute. En tournant la tête vers la droite, il rencontra le regard d'un des soldats qu'il avait épié plus tôt. Ce dernier lui lança alors :

        - C'est une vibro-épée l'ami. Avec ça tu coupes dans du métal comme dans du beurre. Fais gaffe à pas l'activer dans la barge, par contre.

        - Merci pour l'info

        Le soldat enleva la main de l'épaule de Shayn, s'apprêtant à regagner son groupe, mais il se retourna en laissant un dernier conseil.

        - Vue ta carrure tu n'auras aucun mal à l'utiliser. Par contre, prends quand même le Westar avec toi. On sait jamais, si t'es désarmé... Voyant le doute du jeune novice quant à l'arme qu'il venait d'évoquer, il ajouta : L'arme de poing à côté du blaster longue portée.

        Et il repartit comme il était venu. Les secousses de l'appareil gagnaient en intensité signifiant que l’atterrissage était proche. Conscient d'avoir perdu trop de temps, il se saisit du Westar, qu'il mit à la ceinture, et reprit la vibro-épée dans sa main. "Préparé" de la sorte, Shayn avait plus l'air d'un citoyen en colère que d'un soldat. D'ailleurs, les Marines ne se gênaient pas de lui lancer quelques regards un peu moqueurs - regards qui cessèrent aussitôt quand la recrue revint aux côtés du Seigneur Malraas. L'apparence rigide du Beinlosi cachait non sans mal les décharges d'anxiété que son for intérieur recevait face à l'imminence de son épreuve. Le visage crispé, les pupilles tremblotantes, il regardait droit devant lui.

        - Quelles sont mes directives, Seigneur Malraas ? se risqua-t'il à demander aux derniers instants de l’atterrissage, ne serait-ce que pour compléter sa connaissance partielle des enjeux de la mission.

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          #36

          Post n°36
          Auteur : Darth Malraas

          Le Seigneur Noir montre une des canonnières à Shayn, celle nommée par l'un des pilotes comme "Belle".

          -Nous allons traquer les signaux des coms de nos escouades perdues et aviser ensuite.
          Si la tempête se lève les vaisseaux en orbite prendront le relais et nous aurons plus d'informations disponibles. Si la tempête persiste, nous ne pourrons compter que sur les canonnières et voguer de manière aléatoire pour trouver un signal viable.
          Dit-il en serrant les poings comme pour se dégourdir les membres. Nous allons mettre un terme à cette petite mascarade stratégique et s'il faut brûler les jungles de Beleriand sur milles hectares pour trouver tous nos hommes, nous le ferrons.

          La C-9979 se pose sur ses patins, stabilisant via ses verins, l'ensemble de sa structure. La face avant se déchire naturellement pour ouvrir la barge et déverser son contenu. Les Marines sont les premiers à descendre et à s'organiser en plusieurs escouades sous les ordres d'un unique homme. Les deux canonnières allument sur projecteurs nocturnes, le signal pour le Seigneur Malraas et le novice Shayn, d'embarquer. A l'intérieur l'espace est étroit, mais assez large pour accueillir cinq passagers. Le Seigneur Noir retrouve sa vibrohache d'une taille tout à fait respectable et l'attaque derrière son dos via un instrument magnétique. La canonnière décolle légèrement, le temps aux deux passagers de s'agripper à des barres latérales pour se maintenir en place. Imitant sa soeur, la canonnière "Crasher" s'élève aussi et la rejoint en formation quinconce, à son bord une escouade réduite de trois membres sans compter la chef d'escouade El'Kerial, native d'Argos.

          Darth Malraas tend à Shayn une com de petite taille dont l'emplacement intraoculaire permet à son utilisateur de se mouvoir tout en recevant des ordres. L'activation du micro se fait par pression sur l'appareil lui-même. Les engins se stabilisent à cent mètre au dessus de la cimes des arbres et rejoignent les coordonnées logiquement empruntées par les deux différentes escouades. La tempête paraît perdre en puissance mais est toujours assez forte pour produire des secousses notables sur les deux canonnières. La chaleur pesante contraste avec la pluie battante, les radars thermiques n'indiquent rien et les modules GPS des escouades restent toujours muets. Le Seigneur du Nouvel Ordre ordonne que l'on ouvre l'une des portes latérale pour contempler le paysage cataclysmique et naturel de Yashuvhu.

          -Les escouades sont entraînées à faire face à ce genre de difficultés. Dit-il en se penchant en avant pour observer la jungle en contrebas. Je perçois des créatures sensibles à la Force mais mes sens sont brouillés par la faune. Pilote, où en est on ?

          Le pilote en question active les radars périmétriques pour vérifier essentiellement la présence de signes civilisés. Cet instrument comprend toutes les sources émises par des instruments électroniques, de quoi viser spécifiquement les systèmes coms. Plusieurs points émettent des signaux lumineux actifs. Les coms cryptées sont marquées de l'emprunte des forces militaires de Ravage.

          -On a quelque chose, dit le pilote, Canonnière C-356-RA à escouade au sol, répondez.

          -Escouade une de Récup, on vous reçoit. Répond une voix saccadée par la tempête.

          -Où en êtes vous Escoude de Récup ? Demande le pilote.

          -On est en route pour retrouver les deux Sith piégés par des autochtones. Répond rapidement l'individu. Transmission des coordonnées, on marquera l'appuie d'ici cinq minutes.

          Les Sith avaient pris de l'avance sur le reste du groupe. Les escouades s'étaient dispersées pour ratisser d'autres lieux et prévenir d'un quelconque signe des hommes envoyés en reconnaissance. Il est évident que l'appel d'Elerina Braike marquait l'arrêt de l'opération des unités militaires et leur convergence vers les coordonnées transmises. Les deux canonnières accusent réception de la transmission et gonflent leurs moteurs pour fuser vers la destination enregistrée. Sur les lieux, la végétation dense ne permet pas d'identifier les cibles ennemies et celles alliées.

          -Descendez à moins de cinquante mètres du sol pour déposer Shayn et nos hommes. Précise le Seigneur Noir avant de bondir hors de l'appareil sous la pluie battante et les zébrures de l'orage encore actif.

          Shayn et l'escouade d'El'Kerial devront attendre moins d'une minute avant de descendre en rappel. Le canonnier sort de son poste de commande, agrippe un câble fait d'un alliage d'acier et le serre grâce à un mousqueton sur une barre parallèle externe à l'appareil.

          -A toi de jouer, dit le canonnier en montrant la cime des arbres. Essaies de ne pas te casser un truc.

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            #37

            Post n°37
            Auteur : Shayn Beinlosi

            -Nous allons traquer les signaux des coms de nos escouades perdues et aviser ensuite.
            Si la tempête se lève les vaisseaux en orbite prendront le relais et nous aurons plus d'informations disponibles. Si la tempête persiste, nous ne pourrons compter que sur les canonnières et voguer de manière aléatoire pour trouver un signal viable.
            Dit-il en serrant les poings comme pour se dégourdir les membres. Nous allons mettre un terme à cette petite mascarade stratégique et s'il faut brûler les jungles de Beleriand sur milles hectares pour trouver tous nos hommes, nous le ferrons.

            La voix tonitruante de Darth Malraas retentit à nouveau, dictant avec autorité la suite des événements qu'il désirait - et il semblait bien décidé à en faire une réalité. Shayn était rarement impressionné, mais il fallait dire que ce colosse en armure de fer, infini de puissance, encore plus que son apparence ne le laissait supposer, lui insufflait un sentiment de loyauté et de crainte. Ensemble, ils embarquèrent dans la canonnière, s'agrippant aux barres de métal pour garder l'équilibre face aux secousses que provoquait la tempête. Une tempête menaçante et aveuglante, que Malraas exposa aux yeux clairs du jeune homme en faisant ouvrir une porte latérale de l'appareil. Le spectacle qui s'offrait à eux était grandiose, et le Beinlosi songea avec ironie qu'il contemplait là comme un reflet de la puissance du Côté Obscur ; un tableau de tonnerre, de rafales et de torrents composé. Il s'en imprégna, s'en abreuva, comme un animal à une source d'eau convoitée depuis des heures, alors que le vent faisait trembler les poils de sa barbe et que la pluie humidifiait son visage chaud. Malraas reprit :

            -Les escouades sont entraînées à faire face à ce genre de difficultés. Dit-il en se penchant en avant pour observer la jungle en contrebas. Je perçois des créatures sensibles à la Force mais mes sens sont brouillés par la faune. Pilote, où en est on ?

            A l'opposé des anticipations de Shayn, un signal fut bel et bien détecté. Le pilote engagea la conversation avec les troupes de Ravage au sol. La situation venait de faire un bond en avant ; après l'errance allait venir la traque, et enfin - le natif de Mygeeto l'espérait - le sauvetage. Les moteurs des canonnières redoublèrent d'effort, propulsant les appareils plus en avant dans la tempête, à vitesse grand V. Dans cette situation, le temps était le plus grand ennemi, il ne fallait donc pas traîner. L'anxiété monta d'un cran supplémentaire pour Shayn. Ils arrivèrent à destination.

            Le Seigneur Malraas, après avoir donné ses consignes, sauta hors de l'appareil, sous les yeux stupéfaits de sa recrue. Regardant autour de lui, et voyant bien qu'il était le seul choqué, il en conclut que là résidait un autre pouvoir des ténèbres. Cependant, il n'eut guère le temps d'être impressionné. Le canonnier avait déjà préparé les câblages, et attendait que la recrue se lance. Après avoir inspiré autant d'air que ses poumons pouvaient en contenir, cette dernière entreprit sa descente en rappel d'une valse bien peu gracieuse avec le câble. Rapidement, peut-être un peu trop, il toucha le sol, manquant de tituber. Des hauteurs au sol, l'ambiance était diablement différente. Le clapotis de l'eau sur la terre, les feuilles et les arbres composaient une mélodie entraînante, bien que légèrement inquiétante, qui suffisait à camoufler les bruits de pas normalement bruyants au vu du type d'environnement. A proximité immédiate, les hommes d'El'Kerial étaient rassemblés. Shayn les rejoint, et avec eux se rapprocha de l'objectif. Depuis les fourrées il put avoir une vision plus détaillée de la scène. Une vingtaine d'hostiles encerclant ce qui semblaient être les deux Sith recherchés. Une véritable cérémonie semblait être en cours, car le sol pourtant imbibé d'eau résonnait comme la plus solide des roches face aux percussions des lances sur sa surface. Au centre de l'attention, un autochtone plus massif, plus ostentatoire, qui éveillait les clameurs par sa position de combat face aux Sith qui semblaient bien inoffensifs, car visiblement désarmés. El'Kariel transmit la situation :

            - Une vingtaine d'hostiles repérés autour de nos disparus. A toutes les unités, situation critique, pressez le pas.

            - On doit gagner du temps, et vite chuchota Shayn dans sa propre réflexion, son regard passant de la scène d'imminente exécution au troupeau, puis aux arbres qui s'élevaient hauts dans le ciel.

            Une idée germa dans son esprit, une idée bien peu orthodoxe, mais qui pouvait marcher. Il reprit, activant cette fois-ci son micro :

            - On peut faire d'une pierre deux coups. Si on les tue tous, on manquerait l'opportunité d'avoir une piste jusqu'à leurs différents villages. Je vais faire fuir leur troupeau : ils sont sauvages, en aucun cas ils ne laisseraient fuir leur bétail. Certains d'entre eux chercheront à rattraper les bêtes. Quand ils seront à bonne distance, à mon signal, commencez à ouvrir le feu. Vos renforts devraient être arrivés. Les fuyards ne reviendront pas, et fuiront... droits à leur village. Moi je les suis.

            - Et comment on te retrouvera toi ? lance l'un des soldats

            - Suivez le signal de votre super gadget répondit-il en tapotant sa com. Au pire des cas, suivez les croix sur les arbres.

            - Et comment on fait fuir le troupeau sans lancer les hostilités ?

            - Mère-Nature est en colère, vous ne voyez pas ?

            Lançant un regard appuyé à l'arbre qui se trouvait à ses côtés, Shayn chercha ensuite l'approbation d'El'Kariel. Après de longues secondes d'intenses réflexions, elle hocha la tête.

            - Armes en joug. Si ça tourne mal, essayez d'abattre le chef en premier.

            De ces paroles découla le craquellement du bois mêlé au vibrato de la lame de Shayn, laquelle infligeait au tronc ses dernières souffrances. Tranchant l'écorce et la sève en une savante diagonale - de manière à contrôler la chute de l'arbre entier - le jeune homme profita de ces quelques secondes pour prendre conscience de la motivation dont il faisait preuve à cet instant. Il espérait - non, rêvait, que son instinct de prédateur le mène au succès. Les craquellement cessèrent, le bois tranché quitta peu à peu son pied, maltraitant les branches des arbres aux alentours... et vint tomber comme prévu juste à côté du cercle formé par les autochtones, martelant le dos solide d'une des bêtes du troupeau qui, malgré la dureté de sa carapace, poussa un gémissement de douleur et de surprise à la fois. Ce cri interrompit temporairement le duel et affola les bêtes alentours qui se dispersèrent et fuirent dans les fourrées. Frustré et prit de rage par ce qu'il pensait sûrement être un caprice du climat, le chef lança une injonction colérique en une langue inconnue, et une bonne demi-douzaine de ses tribaux se lancèrent à la poursuite du bétail en fuite. Quand El'Kariel voulut se retourner vers Shayn, ce dernier n'était déjà plus là.

            Les feuilles humides glissaient sur son visage. Marchant à pas de loup dans les fourrées, il suivait un duo d'autochtones qui semblaient relativement effrayés par la bête qu'ils étaient censés ramener, laquelle avait semblé bien plus agitée que les autres. Sur son chemin, chaque arbre fut taillé d'une croix à l'aide de sa vibro-épée. Un pas, puis l'autre, il gardait ses cibles en vue, ainsi qu'une bonne distance de filature. Cela faisait presque une minute qu'il les suivait. Alors, activant son micro, il chuchota simplement "feu". De la forêt émanèrent alors les sons meurtriers des blasters, ainsi que les cris de panique de ceux qui étaient visés. Puis au bout de plusieurs secondes, l'intensité de ces tirs augmenta, encore et encore. Les renforts devaient être arrivés. Avec un peu de chance, Arkane et Elerina étaient sains et saufs.

            La mélodie ne fut pas si douce pour les oreilles des deux autochtones en face de Shayn, cependant. Les deux se jetaient des regards horrifiés, et leurs manières trahissaient - malgré la barrière culturelle et linguistique - une forme d'incertitude. Il était clair que leur devoir dictait de venir en aide à leurs compagnons... mais la multitude de tirs de blasters mêlés aux cris de morts étaient des arguments bien convainquant dans leurs envies de lâcheté. Pendant tout ce temps, la bête en avait profité pour les semer, et ce fut donc après un dernier regard qu'ils firent le choix de la survie. Le choix de la fuite. Faisant volte-face, ils se mirent à courir, contraignant le traqueur à lui aussi accélérer le pas, et diminuer la fréquence de marquage des arbres... Il jugea néanmoins que cela pouvait suffire. Et ce n'était qu'une solution de secours, au cas où la technologie faillisse...

            - Ici Shayn. Je traque deux autochtones en fuite vers une destination inconnue. Si mon signal faiblit, vous savez quoi faire. Terminé.

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              Auteur : Arkane Gray

              Arkane n'arrivait toujours pas à comprendre comment et surtout à quelle vitesse les événements pouvaient s'enchaîner et se renverser d'une seconde à l'autre. Il aurait pu jurer qu'il n'y avait que deux minutes à peine, ils étaient bien camouflés, lui et Elerina en train d'épier ces deux autochtones, qui la seconde d'après s'étaient multipliés en sortant de nul part. Le temps de comprendre ce qui se passait, une des sauvages avait confondu le sabre laser (au préalablement subtilisé à Elerina) avec une longue vue. Sa bêtise engendra une profonde confusion dans les rangs ennemis et un colosse qui portait des attributs de chef, surgit de la troupe pour mettre au défi les deux siths. L'instant suivant, un arbre tomba sur un animal du troupeau, qui apeuré s'enfuit accompagné de tous ses congénères et quelque bergers. Ce qui suivit la chute de l'arbre fut tout simplement un massacre avec avantage aux ravageurs : des renforts étaient arrivés, suivis de près par le groupe d'éclaireur au complet. Résultat : Victoire.

              Alors que la recrue de Ravage appréhendait comme il faut la situation, il tomba nez-à-nez avec le cadavre du colosse qui avait bien moins fière allure une fois baignant dans son sang. En voyant cela, Arkan eu subitement une idée. Une tribu de sauvages primitifs devait avoir des lois et une organisation des plus simple : le plus fort domine. Alors, le sith ramassa le casque en os du défunt chef, et le porta à sa tête. Il trouva également le sabre laser de Elerina qu'il lui restitua sans plus de cérémonie.

              A la vue d'Arkane coiffé du casque, les rares autochtones encore vivants et n'ayant pas pris la fuite s’agenouillèrent au sol et parurent bien plus dociles. Le groupe d'éclaireurs et les renforts en profitèrent pour se rassembler et prendre une petite pause le temps d'expliquer la situation.

              Apparemment, les groupes au sol avaient trop tardé, et des renforts furent envoyés pour en finir au plus vite. L'objectif restait inchangé : Retrouvé l'Ombre Tom Harper et rassembler toutes les troupes.

              Il n'était que très peu probable, que l'Ombre ou les autres purent échapper à la vigilance des autochtones, qui bien que primitifs, se révélaient être de formidables traqueurs. Tout reposait donc sur une destination : le village des sauvages. Mais comment faire pour le trouver ? Une nouvelle idée germa dans l'esprit d'Arkane. Il s'avança vers les survivants du camp adverse, ramassa un bâton et dessina un tracé sur le sol. Il s'y appliqua du mieux qu'il put pour faire apparaître ce qui ressemblait à une hutte. Visiblement les talents d'artistes du sith firent mouche et un des indigènes se releva en désignant une direction et un geste universel avec sa main : suivre.

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                Post n°39
                Auteur : Darth Malraas

                ╔═════════════════════════╗
                CAGE DE BOIS
                PATIENCE D'UNE OMBRE
                ╚═════════════════════════╝


                La patience est une vertu mais pour l'Ombre Harper, elle est désormais insoutenable. Depuis trois jours de rotation planétaire, dans une cage réalisée à l'aide de bois locaux, il attend sa libération. Les autochtones sont cléments, de la nourriture et de l'eau lui sont donnés pour deux repas quotidiens, mais ces mets dérangent à tel point que l'ancien soldat regrette les rations de survie de l'armée. Son royaume pour une barre chocolatée et nutritive... Depuis quelques heures ses geôliers se font moins présents et des conversations animées, des brouhahas dans une langue mêlant le basique et un dialecte local, laissent suggérer des problèmes. De quoi s'agit-il ? Le Corellien se couperait volontiers un doigt pour connaître la vérité. Il est fort à parier que leur petit Eden perdu dans la limite des mondes civilisés est aujourd'hui découvert. Une traduction certes maladroite mais bienfaitrice, révèle que des "Démons venus des cieux" sont arrivés en créant des "Landes délabrées" pour poser leurs "Oiseaux de pierres scintillantes". Une invasion ? Tom Harper sourit à cette délicate pensée, il est certain que les Ravageurs sont sur le point de s'emparer de la planète luxuriante. Plus tôt, peut-être était-ce dans la nuit, dans la mâtinée ou hier, qu'en sait-il ? Un vent glacial s'est infiltré au plus profond de lui et ce, même si la chaleur écrasante et tropicale ne cesse d'être pesante. L'Ombre sait que le Côté Obscur est à l'oeuvre, mais est-ce bien les libérateurs qu'il espère ? Sans ses armes, sans moyen de communication, sans possibilité de fuir cette cage en bois, Harper doit exercer son esprit à la patience. Il regrette quelque peu être descendu de la montagne culminant à plusieurs kilomètres, pour rejoindre le seul endroit où les équipages de sauvetage iraient le chercher en premier : Le lieu du crash. Stratégiquement c'était une erreur, mais pour garantir sa survie c'était nécessaire. Les autochtones sont apparus subitement et subtilement. Peut-être le traquaient-ils depuis sa sortie du vaisseau ? Avaient-ils attendus qu'il ne soit plus sur ses gardes ? Qu'attendent-ils d'un homme venu des cieux ? Harper secoue la tête en avalant une baie locale, les mauvaises pensées attendront que les combats s'étendent jusqu'ici.


                ╔═════════════════════════╗
                FORET DE SANG
                COMBAT POUR LA SURVIE
                ╚═════════════════════════╝


                Les éclairs tombent à des lieux de l'impact, la pluie abondante escorte la chute libre du Seigneur Noir du Nouvel Ordre Sith. Darth Malraas ressent le besoin viscérale de s'abreuver de l'obscurité, pousser les limites de son corps, flanquer la porte à la logique naturelle de survie. En sautant de l'appareil, il ne s'attendait pas à une telle sensation de vide. Le vide que cause le plongeon, mais aussi celui des émotions. La peur n'a jamais été intime, toujours insufflée mais jamais ressentie. Sous le masque de fer, les yeux s'accoutument à l'ombre de la tempête et la foudre déchirant les cieux. Le Seigneur Gelmir y voit son reflet intérieur, la rage, la haine inassouvie. Le tonnerre gronde après l'écorchure lumineuse, il ressent l’opulence de la noirceur profonde et aperçoit le visage de Darth Malraas avant que la cime d'un arbre ne le rappelle à la réalité. Purifiant ses poumons en inspirant profondément, le Seigneur Noir exerce une poussée comparable à l'activation de répulseurs surchargés. La nature s'effondre sous le choc, un amas de rochers se morcellent, la végétation se courbe et des portions d'herbes se lacèrent au plus profond de leurs racines. Lorsque la réception est faite, Darth Malraas agrippe sa vibrohache soutenue par magnétisation, derrière son dos. Il active la cellule énergétique à l'aide d'une pression sur la garde, obligeant le générateur de vibration à s'activer. L'arme prête, les tresses de Force s'éparpillent de sa volonté, dans un large périmètre, découvrant une sentinelle camouflée dans les fourrées. Le regard de Malraas traverse alors l'horizon, cherchant à détecter visuellement l'individu. Comprenant que le temps de la survie est compté, il brandit sa main droite et se guidant de la sainte Force, la dirige à l'endroit précis où une flèche est tirée. Le projectile fulgurant achève sa course en suspension, pénétrant la paume de trois millimètres. Le crépitement de jets d'un bleu turquin, dérivant lentement vers l'électrique, proclament l'utilisation foudroyante du sort spécifique aux Sith. La sentinelle se met à découvert, une arme d'hast pourvue d'une lame grossière au bout de la hampe siège entre ses mains. Sentant le danger, la créature humanoïde s'élance vers son destin avec la fureur d'un chien Akk. La foudre bourdonne en griffant l'espace entre les deux adversaires, cherchant à atteindre le thorax de l'opposant. Elle n'y rencontre que le tronc d'un arbre lorsque aussi subitement qu'un battement de paupière, l'homme change de direction.

                L'adversaire est de taille. Le Seigneur prend appuie sur sa jambe gauche étirée, pliant le genou droit pour se tenir prêt à l'affrontement. La charge est impérieuse, mais la technologie surpassant le rudimentarisme ironique, l'arme de l'autochtone est tranchée nette par la tentative de confrontation directe. La vibrohache pénètre la lame de métal et remplie sa fonction létale en s'enfonçant dans la clavicule droite, tranchant le trapèze au passage. Jouissant de cet effet de surprise, Darth Malraas agrippe son adversaire ensanglanté et hurlant sous le tonnerre applaudissant, par la gorge. Sa force physique dominant le poids du malheureux, le Sith le soulève à bout de bras. Pressant les deux jugulaires des flancs, le sang se retrouve sans possibilité d'irriguer le cerveau, préférant jaillir de la plaie béante, inondant le masque du Seigneur Noir. Le ravissement s'éteint lorsqu'un arbre chute sur le sol et qu'une confusion lointaine est créée à cette suite. La victime émet alors des convulsions de fin de vie, l'instinct immoral du Sith prend conscience de la tragédie et profite des dernières secondes de vitalité pour lâcher sa propre arme au sol. Il sort une flèche du carquois de l'infortuné pour lui plonger dans l'abdomen, contribuant à la souffrance dans les ultimes battement de coeur. Rejetant le moribond, Darth Malraas rejoint la native d'Argos tirant sans sommation sur les positions d'Elerina Braike et d'Arkane Gray. Les deux escouades de reconnaissance plus tôt rencontrée, ajoutèrent leurs armes au massacre. Comme tous unis d'un même accord muet, personne ne prit la peine de faire des prisonniers. L'absence de Shayn est notée dans le périmètre sécurisé de l'escouade. La tempête des tirs de blasters cesse après deux minutes interminables, la recrue de Mygeeto est définitivement déclarée absente. El'Kerial s'emploie à donner des ordres en tournant son bras dans plusieurs directions. Les canonnières restent en suspension au dessus de la zone du conflit, les armes prêtes à l'utilisation pour écarter d'éventuels ennemis animés par la représailles cinglante.

                ~El'Kerial~

                -Shayn est parti traquer des locaux en fuite. Explique la chef d'escouade en changeant la cartouche de gaz de son arme. Il marque les arbres pour le suivre.

                La tempête perd son intensité, les éclairs tombent désormais au loin et la pluie plus tôt battante, descend par petites gouttes fines. Les nuages se strient d'une puissante lumière, ils se décomposent au rythme du vent et laissent entrevoir les rayons du soleil. Un arc-en-ciel se dessinne à l'horizon, oeuvre magnifique de la nature. L'arche de beauté s'étend au regard de ce monde pris dans une effluve sanglante, marquant le temps de son apparition, une pause angélique. Les Ravageurs réalisent la comptabilité des hommes valides et s'assurent que les Sith soient en pleine santé et prêts pour la suite. Un médecin militaire distribue des barres énergétiques et des boissons auto chauffantes. Il n'est plus question de laisser traîner cette mission de récupération.

                -Ici l'Iridium, avec la dissipation de la tempête nous retrouvons les signaux des communicateurs. Explique une voix à l'oreille du Seigneur Malraas. Aucune trace de l'Ombre mais l'escouade de reconnaissance est plus à l'Est et semble encerclée par des formes de vies.... On me confirme qu'ils ne répondent pas.

                -Les escouades de récupération se joignent à El'Kerial et poursuivent à l'Est, faites moi un rapport une fois sur place, ordonne Darth Malraas. Elerina et Arkane nous allons suivre la piste de Shayn.

                Epoussetant sa veste des quelques feuilles d'arbres collées lors de sa chute vertigineuse, le Seigneur Noir distribue de nouveaux ordres aux canonnières.

                -Montez jusqu'au signale de l'Ombre, récupérez la balise et cherchez Harper. Reprenons la mission.

                Les cadavres des autochtones sont laissés sur place alors que la totalité des forces présentes se dispersent à leurs objectifs respectifs.

                ╔═════════════════════════╗
                VILLAGE PERDU
                EVASION RISQUEE
                ╚═════════════════════════╝


                Le Lieutenant Livia se retrouve perturbée par la pièce lorsqu'elle émerge de la brûme causée par l'affrontement. La tête envahie par un affreux mal de crâne et le bourdonnement d'une oreille touchée par l'impact, la font dériver péniblement. Sentant la chaleur de l'environnement et sans ouvrir les yeux, elle sent les liens en fibre végétale, le poteau sur sa colonne vertébrale et sa tête penchée vers l'avant. Les yeux toujours clos, elle fait appel à la Force pour faconner le décor dans son esprit et sent la totalité des membres de l'escouade encore en vie, une bonne chose. Les vibrations électriques des cartouches énergétiques, les communicateurs en fonction, sont représentés. Une voix lointaine résonne, une voix grésillante condamnée par les interférences et le temps.

                -Lieu...Via..sition...à..ou..ondez.

                Le tonnerre gronde à des kilomètres mais les perturbations sont toujours présentes. La pluie à l'extérieur n'est plus fracassante et pour Shaera c'est une mésaventure supplémentaire pour une tentative de fuite. L'eau aussi abondante permet d'effacer les traces et de rendre impossible le pistage, par des animaux domptés pour cette fonction, sans cet élément la boue est un moule parfait pour traquer le chemin d'une proie. Désordre tactique ou non, la Lieutenant sait qu'elle doit intervenir par surprise, défaire ses liens et ceux de ses hommes, s'équiper et fuir au plus vite. Les esprits à peine retrouvée mais ayant la plus grande des volontés l'officier ouvre les yeux en restant figée. Se concentrant sur son objectif, elle lance une légère bourrasque de Force sur le soldat le plus proche, ayant pour effet de l'éveiller en lui intimant l'ordre par un hochement de tête, de se tenir prêt, une fois les regards croisés.

                Evitant de s'attarder, sa lame sur une boiserie est lancée d'une façon fulgurante dans sa direction. En moins d'une seconde elle se tourne et se baisse, l'arme pénètre le poteau et déchire une partie des liens. Elle arrache la vibrolame et d'un geste précis et brusque, lacère les attaches de son camarade qui se précipite vers l'étalage des armes confisqués. En moins de cinq secondes, le blaster à répétition s'emballe, sa cellule énergétique ronfle et des rafales sont tirés vers l'autochtone concentrée sur la recrue Kiira.

                La Lieutenant achève la libération, par la Force ou par l'arme sous le grondement sans mesure des tirs.

                -Bougez-vous !

                La vague de Force propulse un pan de mur et des morceaux de la charpente rustique, vers la jungle. La Lieutenant les yeux écarquillés par l'excitation presse le pas.




                Mise à jour du plan



                La zone rectangulaire citée comme "point de départ" est le zone du conflit avec les autochtones liant Elerina Braike, Arkane Gray, Gelmir et Shayn Beinlosi. Au Nord donc, la zone où Shayn se dirige, à l'Est la zone où est Rubis. Les villages sont notés.

                A vos plumes !
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                  Post n°40
                  Auteur : Rubis Kiira

                  Je devais déjà discuter depuis une bonne heure avec l’autochtone qui se prénommant Elelie de ce que j’appris à force de discuter avec elle, sur sa vie et son peuple. Ce que j’appris me fessais penser aux histoires de papa sur les vieux guerriers Massassi aujourd’hui disparue. Le peuple tribal d’Elelie vie entre communauté pouvant s’ignorer les uns les autres, ou se battre entre eux pour un territoire ou juste montrer qui est le plus fort… Enfin de ce que j’avais compris! Ceci me fit doucement sourire mais je préférais lui faire comprendre aux lieux de parler que de elle la situation des siths actuellement dans la galaxie… Enfin de ce que j’avais compris aussi, depuis ma planque isolé sur Lord. Un peuple pourchasser, traquer et séparer qui chercher à se regrouper… et surtout à se trouver un foyer où il pourrait enfin vivre en paix malgré leurs caractères belliqueux et colériques.

                  Elelie semblait comprendre et au lieu d’avoir peur elle tentait de comprendre. Curieuse et attentive elle guidait en toute légèreté la discussion sur ce qui manquait de détail pour éclairer les points encore un peu sombres dans son esprit. Nous discutions encore de nos peuples respectifs quand le couteau vola dans la salle. Ont le regarda étonnée suivant sa trajectoire, C’est à ce moment-là qu’on se rendit compte que Livia avait enfin repris pleinement connaissance. On n’eut à peine le temps d’entrevoir la suite que le garde tiré déjà sur Elelie qui esquiva la première salve avec un sourire avant de se courir vers la sortie.

                  Quant à moi je me dépêchai de rejoindre la lieutenante qui libérait le reste de mes camarades d’escouade. Et dans un « bougez-vous » des plus autoritaires je regardai le mur arrière qui vole en éclat sous la force. Etonnée je restai quelques secondes en place, le temps que Mirage me rejoigne et me pousse vers la sortie, une fois de retour de la récupération de ses blasters et de mon couteau. Nous nous mirent à courir derrière la lieutenante, Je lançai un dernier regard en arrière vers Elelie qui nous regardait fuir sans rien faire de plus… Tandis que certains guerriers s’armer pour nous poursuivre, elle les arrêta d’un bras avant qu’ils puissent s’élancer. Je hochai et avec un sourire je sus que ce village allait bientôt disparaître. Surement se délocaliser pour éviter certaines représailles des ravageurs… Nous verrons bien.

                  C’est au bout de quelques minutes à peine que nous vire la première flèche voler entre nos têtes. Mirage ne chercha pas plus loin et les autres non plus ils se mirent derrière un arbre chacun et en un regard partagé, ils se coordonnèrent. C’est ainsi que nous continua ma course, d’arbre en arbre, tandis qu’ils se couvraient mutuellement, tout reculant à tour de rôle, en tentant de les tenir hors de portée. Ce petit jeu continua un petit moment jusqu’au moment où ils commencèrent à tomber à court de munitions, les uns après les autres, malgré le fait, qu’ils les économisaient le plus possible. C’est à ce moment-là après une course qui nous avait duré une éternité surement pour tout le monde qu’on arriva dans une clairière. Et que je portai enfin attention au reste de l’équipe, les regardant un à un…

                  Mirage porte le blessé et la lieutenante et le soldat encore valide étaient essoufflés. On ne pourrait pas aller plus loin dans nos états car oui moi aussi je fatigué même sans le surpoids du sac de survie. Et Mirage aussi commencer à montrer des signes de faiblesse. Je soupirai et feront les yeux je me concentrant sur l’environnement alentour… tout ce que je détectai fut le groupe d’indigène qui nous fonçait dessus et un autre me dirigeant droit vers nous mais celui-là je ne pus le reconnaître j’étais encore trop faible… Et surtout si j’avais reconnu le groupe d’Autochtone c’était uniquement pour la raison qu’il était vers là où l’escouade regardait il n’y avait plus qu’une chose à faire! Prévenir la lieutenante, elle devait choisir.

                  « Madame… on a un second groupe que je n’arrive pas à distinguer correctement, qui approche rapidement par le sud-ouest… »

                  Ma voie était tremblante et un peu faiblarde, dû à la fatigue et le stress. Mais e tond y était! Respectueux et clair presque cérémonial. J’attendais sa réponse… et surtout ses ordres vus la situation seule elle pouvait savoir si ce qui se rapprochait était amie ou ennemie. Mais voilà n’importe ce qui approche je savais que la mort ne serait pas là aujourd’hui. Je savais aussi que je devrais changer et m’adapter à un nouvel environnement social et géographique. Je me demandais surtout ce qu’il adviendrait après la mission… enfin si on nous laissait la finir. Je n’avais aps peur de l’avenir je savais déjà que mon destin était tracé et que la mort je croiserais un jour. Bref… Une route s’ouvre devant moi et je savais qu’il me fallait avancer!

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                    Post n°41
                    Auteur : Shayn Beinlosi

                    Un pas puis l'autre. Le sol trempé martelé sous les pas d'un traqueur et de ses inconscientes proies. Sur sa route vers l'inconnue, Shayn semblait prendre de plus en plus le contrôle de ses émotions. Comme une ode à sa détermination, les feuilles tombées craquaient en une douce mélodie imperceptible aux oreilles de ceux pour qui elle aurait été la plus inquiétante... Le jeune homme avançait, sans s'arrêter, sans réflexion autre que celle de la discrétion, et des marques laissées à intervalles réguliers sur le bois des arbres. Avec un peu de chance, ce chemin mènerait à la réussite. A Harper. Et à tous les disparus de cet enfer tropical. Dans le cas contraire, ce chemin mènerait à la dépouille d'une arrogance punie de mort.

                    Quoiqu'il en soit, et jusqu'à maintenant, tout se passait bien. Garder en vue les fuyards n'était pas tâche aisée, encore plus dans un environnement si hostile. Cependant, et de par son existence éprouvée par des terrains difficiles, Shayn était du genre persévérant. Alors il tint bon, et au bout de longues minutes qu'il ne savait plus quantifier, son ouïe fine fut taquinée de l'écho d'une civilisation, de plus en plus perceptible à mesure que la tempête se calmait. Un vent de panique soufflait sur ce qui devait être l'un des villages des autochtones. Un vent de panique qui risquait de devenir une tempête dangereuse pour les prisonniers si les fuyards arrivaient sains et saufs à leur destination comme annonciateurs de l'apocalypse à venir et du génocide passé. Un tel message risquait sûrement d'attiser la haine pour les envahisseurs venus du ciel, une haine pouvant verser le sang d'Harper et de tous ceux qu'il fallait garder en vie. Alors Shayn n'avait plus besoin de ses guides. Accélérant le pas, il réduisit rapidement la distance qui le séparait de ses cibles. Après avoir activé le générateur de sa vibrolame, il sprinta, gagna en vitesse, et sans autre forme de procès, logea le métal tremblotant entre les deux omoplates du premier homme. Cependant, il avait sous-estimé le temps de réaction du second, qui ne lui laissa aucun délai pour retirer son arme du geiser de sang. Il l'attaqua, l'assailla avec ses solides poings. Un duel violent s'engagea, où le natif de Mygeeto fut dans les premiers instants condamné à une posture défensive. Son jeu de jambes n'était pas le plus impeccable, mais il lui permit d'esquiver la plupart des infatiguables assauts de son adversaire - bien plus rapide qu'il ne l'était. Cependant, un crochet d'une violence inouïe passa outre les défenses du jeune homme et atterit droit sur son arcade sourcillière. Un craquement sinistre se fit entendre : la com du Beinlosi venait de voler en éclats, et s'éparpilla au sol. Un évènement inquiétant qui ne trouva aucune attention de la part de Shayn, lequel reculait et maintenait sa garde éprouvée dans l'attente d'un signe de fatigue de son opposant qui tardait à venir... Mais qui finalement arriva. Ses coups faiblirent, les braises de son ardeur s'éteignaient doucement... Shayn contre-attaqua, d'un savant uppercut dans la mâchoire qui fit reculer l'autochtone. Le regard empli de haine, le nez ruisselant d'un sang qui souillait barbe et bouche, il mit un terme à cette débacle en dégainant son Westar. Le dragon de technologie cracha son feu mystique dans le torse dénudé du pauvre homme, qui s'effondra au sol... mort. Tout cela avait été bien trop compliqué. Shayn cracha son dédain sanglant sur la peau carbonisée de sa victime, et - conscient que sa mission n'en était qu'au début - essaya de reprendre ses esprits, ainsi que son souffle. Il lui fallut une bonne minute pour arriver à contrôler sa frustration, et se défaire du sentiment que "tuer deux hommes ne devait pas être aussi difficle". Secouant la tête, il entreprit de dissimuler les cadavres dans les fourées, récupérant par la même occasion sa vibrolame qui cisaillait encore le torse dans lequel elle était logée. La com était foutue. Il allait devoir opérer seul, attendre des renforts n'étant sûrement pas avisé à en juger l'état d'agitation sonore du village... Si l'Ombre était ici, elle était probablement en danger. De mort, ou d'extraction vers un autre lieu.

                    Shayn s'essuya le visage avec une feuille d'arbre, passant sur les attributs de son faciès ensanglanté par la mêlée. Nez, sourcils, mâchoire... Il regarda derrière lui, puis devant lui, et après un long soupir, se dirigea vers l'origine du brouhaha.

                    C'était un village fondamentalement rustique, fait de bois, de bois, et encore de bois. Mais il était clair à en juger la conception qu'il était également fait pour être défendu : une palissade de trois mètres de haut entourait un groupement de bâtiments à l'architecture variable selon - Shayn l'imaginait - la fonction. Tout fouiller était littéralement impossible donc il fallait jouer de chance, et d'observation. Trouver l'équivalent d'une prison, ou à défaut, un bâtiment surveillé. La palissade bloquant le champ de vision, il fallut donc d'abord s'infiltrer à l'intérieur. Détaillant pendant une longue minute les patrouilles des gardes longeant le mur de bois, Shayn arriva bien vite à la conclusion qu'il devrait en éliminer au moins un. L'embuscade aurait lieu à l'extrême Nord du village, à l'opposé de l'entrée. Shayn s'y rendit d'un pas de loup, en prenant toujours avantage des fourrées et des arbres. De là, il lança son Westar bien à découvert, à une demi-douzaine de mètres de là où il se trouvait. Le garde allait-il mordre à l'hameçon ? Probablement. Cela ne devait pas être chose commune pour un autochtone de base de trouver une merveille de métal ainsi.

                    Une minute. Deux minutes. Le poisson approcha. Loin de se douter du danger, son attention fut immédiatement captée par cet objet brillant posé dans l'herbe. Le piège se referma alors. Sa jugulaire fut tranchée d'un ample mouvement qui ne laissa nulle doute quant à la fin de son existence. Le cadavre gagna les fourrées, le meurtrier put poursuivre sa route.

                    Après une astuce ingénieuse pour escalader la palissade glissante - qui en revenait, grossièrement, à creuser des prises pour les mains avec la vibrolame, à même le bois, sur trois niveaux - Shayn se retrouva au coeur du camp ennemi. Jamais il ne s'aventura en son centre, et se contenta de parcourir l'enceinte du village comme le bout d'une aiguille sur son cadran : des parcours circulaires qui par chance, ne prirent guère longtemps pour le mener à son objectif. Le coeur battant, la sueur se mêlant à la pluie pour couler sur ses tempes, le jeune homme évita de manière savante tout contact avec les locaux pour parvenir à localiser un semblant de "prison". Du moins, il le devinait : car de tous les bâtiments qu'il avait détaillés, c'était celui-là qui était le mieux gardé. Deux autochtones à l'entrée, et sans doute d'autres à l'intérieur. La situation ne pouvait être plus compliquée. Et comme un reflet de cette réflexion, tout empira. Un cri masculin, affôlé, paniqué, de ceux qui tirent leur source de barbaries passées ou à venir, retentit dans le village. Un autre rescapé du génocide ? Ou mieux encore... l'arrivée de la cavalerie. D'autres voix autochtones s'élevèrent en réponse, certaines plus fortes que d'autres, proférant sans doute des ordres. Les gardes de la prison, eux, répondirent aux évènements en s'armant de leurs lances. Ils entrèrent dans l'édifice.

                    Peu de doutes quant à leurs intentions : si Harper était là, ils allaient le chercher. Pourquoi ? Peut-être l'exécuter, ou le déplacer en bon argument de négociation - pour ne pas dire, otage. D'un geste symbolique, Shayn troqua la vibrolame pour son Westar. Furtivité n'était plus de mise. Il fallait se hâter. Il entra. Le temps sembla s'arrêter. Une, deux, trois dos qui lui étaient tournés. Pour chaque dos, trois pressions sur la gâchette. L'enfer fut déchainé avec la froideur insensible d'un hiver sans-fin. Du silence de mort émergea le cisaillement de la vibro-épée sur le bois de la cage. Harper était là. Harper était libre, et plus que jamais en danger. Car dehors, le bruit avait attiré les meutes autochtones.

                    - Gaffe, c'est chaud lança Shayn en jetant son Westar aux pieds de l'Ombre de Ravage On va devoir tenir la position ici. Tu vises, je découpe.

                    Il marqua une pause, les doigts de sa main fermement agrippés au manche de la vibro-épée. Il prit une grande inspiration, l'air frais gagna ses poumons et fut expulsé en un long soupir. Le Seigneur Malraas était proche. Cet endroit ne serait bientôt plus qu'un cimetière. Une simple question de temps.

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                      Auteur : Arkane Gray

                      Alors, c’était ça le vrai pouvoir ? Une émanation si puissante, si singulière et si ... effrayante. Un seul mot pouvait définir tout cela : le respect. Oui le respect qu’en impose les maîtres de ce monde, ceux qui de par leur nature supérieur sont destinés à diriger les faibles peuplant cet univers. Le genre de personne, qui à elle seule, affecte des millions et des millions de vies ...
                      Et l’homme qui se tenait en face d’Arkane était de ceux là : Le terrible seigneur Darth Malraas, seigneur noir du Nouvel Ordre. Un sith.
                      La jeune recrue de Ravage était fasciné par la puissance de force qui se dégageait de ce seul homme, un simple novice dans l’usage de la force comme lui le ressentait si nettement que cela en était troublant. Arkane était admiratif, il n’y voyait pas qu’un chef puissant en cet être, mais une finalité. Oui, sa propre finalité, ce qu’il serait à son tour dans peu de temps : un être divin dans cette galaxie ! Il s’en fit la promesse.
                      Mais pour l’heure le sith en devenir se raccrocha à la dure réalité du présent : sa mission.

                      Le seigneur Malraas en personne donna les futures directives aux deux siths : ils partiraient tout les trois à la recherche d’un certains Shayn qui serait parti au devant des troupes, pendant que les soldats feraient le ménage en arrière afin de se rassembler.
                      Et sûrement afin de les tester, le seigneur sith leur intima d’ouvrir la marche.
                      Mais comment faire pour retrouver le sith ? Arkane aperçut au loin quelque chose de fort utile : un arbre marqué à l’aide d’une lame. Devançant un autre arbre marqué au loin, puis un autre et encore d’autres.

                      «-Il semblerait que ce Shayn soit un malin, il nous a tracé un chemin direct vers le village.»

                      Les trois siths s’engagèrent donc à la suite des marques. Arkane en profita pour jeter le casque en os du défunt chef.

                      «-De toute façon ça daube trop le sauvage, ajouta t-il pour lui même.»

                      A force de suivre la piste, les marques s’espacèrent de plus en plus, il semblerait que Shayn avait accélérer le rythme. Les sith décidèrent d’en faire de même.
                      Après une belle avance non troublée, ils tombèrent sur quelque chose d’intéressant : des marques de combats, de sang et les restes d’une COM éparpillée au sol. Les trois ravageurs présent n’eurent nullement besoin d’en dire plus pour comprendre ce qui s’était passé et qu’il fallait agir vite. Par chance, deux cadavres découvert plus loin laissés espérés que Shayn, était toujours en vie en ayant triomphé de ses adversaire.

                      Un fort tapage indiqua aux siths, que le village des sauvages n’étaient pas loin, ils s’y dirigèrent donc et tombèrent devant une palissade en bois. Bien que rustique elle avait l’air suffisamment solide et épaisse pour résister à certaines attaques. Alors, le seigneur Malraas décida quelque chose : ils devaient se séparer pour attaquer le village de trois points différents, ceci afin de diviser les forces ennemis. Après tout, ils n’étaient que trois contre une petite armée. Il ajouta que cela permettrait de jauger ses nouvelles recrues et que seul les forts deviennent sith. Il restat surplace tandis que Elerina et Arkane prirent chacun une direction opposée pour contourner le village.

                      C’était l’heure, l’heure de faire ses preuves. Arkane était seul, et en territoire hostile, il comptait bien s’en sortir, et indemne. Ce n’était pas une option, mais une obligation.
                      Le jeune sith se stoppa quand il lui sembla être à distance suffisante des ses congénères. et se mit à examiner la palissade. Elle avait beau être solide, elle demeurait relativement basse. Avec quelque ressources, il pourrait facilement l’escalader, ce serait plus simple que de chercher la porte d’entrée principale, et moins risquée.
                      Il avait déjà escaladé des entrepôts pour se faufiler à l’intérieur à Nar Shaddaa, avec l’aide de caisses. Mais ici, il n’y avait pas de caisses. Il se retourna pour chercher une idée. Et celle ci lui vint : le bois de la palissade ne résisterait probablement pas au feu. Arkane ramassa donc divers élément végétaux comme de la mousse et du bois mort dans la jungle derrière lui, et fit un tas suffisamment grand au pieds de la palissade puis dégaina son Q-2s5, il visa la base de son foyer et tira deux décharges. Par chance, les autochtones faisaient trop de bruits dans le village et les détonations disparurent dans la forêt. En revanche, le petit feu qu’il venait d’allumer aurait déjà eu du mal à griller un petit steak, alors en comparaison de la palissade, c’était peine perdue. Le sith eu alors une nouvelle idée.

                      Il n’avait nul besoin de technologies, ou d’armes, il avait la force et il était temps de s’en servir ! Arkane se plaça au devant du petit feu, leva les mains, ferma les yeux, inspira profondément et chercha au tréfonds de son être, au plus profond de ses pensées, là où tout n’était que noirceur et colère, là où était concentré son vrai pouvoir. Il laissa la haine le submerger, respira profondément à nouveau et canalisa sa colère. Il ressentit le pouvoir affluer dans ses mains qu’il leva en direction du foyer. A ce moment il avança sa main droite d’un geste rapide vers l’avant, et une légère bourrasque de force en jaillit et attisa le feu. Il réitéra la chose avec sa main gauche, puis à nouveaux avec la droite, et ainsi de suite ...
                      Le feu grandissait à vu d’oeil et ses flammes côtoyaient presque le sommet de la palissade.
                      Alors, Arkane décida donc d’élever ses mains et de donner vie au feu. Il le dirigea avec ses mains et sa pensées, décrivit des arcs de cercles dans le vide jusqu’à dominer complètement le feu. Il façonna ainsi une boule de taille suffisante en faisant voler diverses branches à l’intérieur pour la garder allumée. La chaleur lui piquait le visage mais la fierté défiguré ce dernier d’un sourire étrange. Le sith était heureux, il commençait à domestiques son potentiel. Mais le plus dur resta à faire, il recula tout en maintenant sa boule incandescente devant la palissade et puisa une nouvelle fois dans ses souvenirs. Cette fois si, il en chercha un bien particulier, le plus noir de tous : celui du meurtre de ses parents.

                      Mais à ce moment, la colère fut trop forte et dépassa le sith qui hurla, un désir de massacre et une rage inconnue venait de prendre le contrôle de son être. Il envoya un poussée de force, tel qu’il n’avait jamais réussit à produire à destination de la boule de feu et celle si heurta violemment la palissade. Cette dernière explosa sous l’impact et propagea le feu autour d’elle en créant un passage assez large pour que deux personnes côtes à côtes s’y engagent.

                      Arkane pénétra dans le village, à travers les flammes, revêtant un air des plus sinistres. Par la passion de la puissance, il avait eu le pouvoir.

                      Une demi douzaine d’autochtones accourue pour découvrir l’origine de ce brouhaha et ils découvrirent horrifiés un Arkane baignant dans les flammes et les débris qui furent autrefois leurs remparts contre l’extérieur. Le sith attira leur attention d’une voix posée :

                      «-Tremblez sauvages ! Je suis Arkane Gray, ma destinée est grande et vous n’êtes que de vulgaires obstacles à sa réalisation, je vais vous balayez d’un souffle !»

                      Il lança une nouvelle impulsion si forte que les débris embrasés de la palissades volèrent directement sur les natifs de la planètes, les écorchant et les brûlants de façon meurtrière. Leurs corps calcinés tombèrent un à un au sol. Seul subsista le sith, qui tomba à genoux, épuisé par cet usage inédit de la force. Mais il souriait, bien qu’affaibli. Car ça, c’était le pouvoir.


                      Par ce pouvoir il venait d’obtenir la victoire, et il le savait, le jeune sith venait de briser ses chaînes !

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                        Auteur : Elerina Braike

                        La Force était puissante sur cette planète… Non pas le Côté Obscur ni le Côté Lumineux … Mais la Force en elle-même était puissante…Anormalement puissante au point ou Elerina pouvait ressentir tout ce qui l’entourait dans un rayon d’une dizaine de mètres. Contrairement à ses accompagnateurs, la Sith, elle, ne s’était pas précipitée au combat, non car elle avait un autre objectif en tête qui était de s’approprier la technologie des autochtones qui leur permettaient de passer en mode furtif. Avec une telle technologie, les Ravageurs en tirerait un avantage plus que conséquent contre ses futurs ennemis. Une mission de premier choix pour la Sith mais aussi une occasion de faire une offrande pour Ravage dans le but de prouver que l’ex-apprentie de l’Omega lui était entièrement dévouée, a lui ainsi qu’à la cause des Ravageurs. Les Ravageurs … un culte obscur qui allait devenir quelque chose de plus gros, plus imposant ainsi que plus dangereux aux yeux de la Galaxie et Elerina voulait en faire partie cette fois ci.

                        Alors que la pluie c’était arrêtée, l’humidité était toujours présente et se faisait ressentir partout : non pas que dans l’air mais aussi sur le sol qui était boueux rendant ainsi les bottes lourdes et glissantes. Elerina se mit à sprinter à la direction oppose qu’avait pris ses deux accompagnateurs. Celle-ci se diriger vers ce qui semblait être l’arrière du village qui était tout aussi fortifier par des palissades de bois. Cet équipement furtif devait être ce que les autochtones avaient de plus cher et donc quoi de plus logique que de les garder à l’endroit le plus sécuriser du village c’est-à-dire a l’arrière. Braike s’arrêta devant l’une des colonnes de bois qui devait faire 3 bon mètres et posa sa main sur le bois pour voir à quel point leur « muraille » était dure. Le bois était étonnamment dur malgré son air défraichit mais bien sur rien d’insurmontable. Elerina recula d’un pas et leva sa main droite en direction de la palissade. Elle ferma les yeux lentement et tout en inspirant profondément, la Sith se connecta à la force déjà présente sur la planète pour identifier tout être vivant se trouvant dans les environs. Braike avait déjà pratiqué ce genre d’exercice sur Dathomir lorsqu’elle faisait partie du culte de Cypher… Cet exercice avec la Force lui avait permis de localiser toutes les embuscades de braconnier mais aussi permis d’apprivoiser un rancor. Cette fois ci, l’exercice était le même, localiser chacun des êtres vivants se trouvant à l’intérieur du village et localiser où se trouvait leur armurerie.

                        Bien que les études sur la Force aient été multipliées au fil des millénaires, aucune définition universelle n'a jamais pu en être donnée. Un grand principe était toutefois communément accepté, à quelques exceptions près, qui considérait la Force comme un champ d'énergie "qui nous entoure et qui nous pénètre, et qui maintient la galaxie en un tout unique". En d’autres termes, la Force est un élément vital a la vie : peu importe l’espèce, peu importe d’où elle venait la Force était présente et c’était ce “ champ d’énergie" qu’Elerina recherchait. D’une profonde respiration, Braike rentra dans une profonde concentration, le Côté obscure s’empara de chaque cellule du corps de la Sith assombrissant ainsi sa perception. Le vide, le froid, le noir complet, oui c’était exactement ce qu’elle voulait ressentir, ce sentiment que pouvait procurer le Côté obscur. De sa conscience plongée dans les ténèbres, Elerina pouvait commencer à apercevoir des lueurs bleues disséminer dans ce tableau noir qui représentait précisément la position de ces ennemies.


                        * Ils sont plus nombreux que je ne le pensais… Aussi impossible de dire si ce ne sont que des villageois ou des gardes … ça va être du quitte ou doubles…Encore une fois…

                        Dans un bruit déchirant le silence, la lame de feu Sith fit son apparition et se planta sans aucune difficulté dans le bois qui servait de barricade. Les lueurs émissent par la Force commencèrent à s’éparpiller dans tous les sens puis s’éteignit une à une : ils étaient morts. Alors qu’Elerina commençait à dessiner un cercle sur la muraille de bois avec son sabre, celle-ci ressentit la présence d’Arkane qui avait fait une entrée plus que fracassante.

                        « -Tremblez sauvages ! Je suis Arkane Gray, ma destinée est grande et vous n’êtes que de vulgaires obstacles à sa réalisation, je vais vous balayez d’un souffle !»

                        Une fois le cercle terminer, Braike tira avec la Force le morceau de bois couper avec son sabre et se fit un passage a l’intérieur des défenses des autochtones. Une fois a l’intérieur celle-ci essaya de comprendre ce qui s’était passée. Arkane, complètement épuisée était au centre du village … Il avait réussi à bruler les palissades de l’entrée du village mais plus importants il y’avait devant lui une dizaine de cadavres calcinées qui devaient être surement les gardes du village.

                        Cet imbécile ne s’est pas retenu… *

                        Braike se dirigea vers ce qui semblait être l’armurerie : un bâtiment fait d’un matériel complétement inconnu avec pour décoration des lances et des cranes à l’entrée. Une fois à l’intérieur de celui-ci, Elerina fit le tour du bâtiment d’un pas lent. Il était très étonnant de constater que ces indigènes possédaient un grand choix d’armes, un a un Braike fit le tour de leur arsenal : Lances, sabres, couteaux et arcs. Des armes d’un temps arriérer mais qui n’avaient plus besoin de prouver leurs létalités.
                        Alors que la Sith inspectait les armes, un des indigènes survivants a Arkane sortie de l’ombre et chargea la Sith armée d’un sabre. Alors que celui-ci sprintait dans sa direction, Elerina, avertit par ses sens, leva la main et arrêta net l’autochtone dans sa course avec la Force. Il se débattait mais sans succès, celui-ci était sous l’emprise de la Sith et lui interdisait tout droit bouger. Elle s’avança lentement vers lui et posa sa main sur son front. Elerina s’était immiscée dans son esprit et commença a fouillée la mémoire et les sentiments de sa victime. Les souvenirs de l’indigène s’affichaient comme une lecture vidéo avec une vitesse x2 quand Elerina jugeait l’information non importante. Il/Elle avait peur, il/elle n’était pas former au combat, l’autochtone cherchait seulement à se défendre… et par tout les moyens… triste et pathétique… soudain Braike s’intéressa à une certaine scène : l’indigène était dans une clairière à garder les bêtes avec un de ces semblables puis…. La Sith se voyait elle-même avec Arkane dans cette même clairière quand ils s’étaient faites prendre en embuscade par les assaillants invisibles… Soudain le villageois indigène porta un regard vers sa ceinture et appuya sur un bouton et se voyait lui-même transparent…

                        Braike arrêta sa fouille, elle avait trouvé ce qu’elle voulait. D’un mouvement circulaire fluide elle coupa les des mains de l’autochtone et le propulsa contre le mur avec une poussée de force. Inutile de faire plus de victimes, cependant hors de question qu’elle lui laisse une chance de s’attaquer a elle quand elle sera en train d’analyser les ceintures. Très excite par la découverte de ces ceintures, Braike s’avança vers un établit où étaient disposées des ceintures et des implants cybernétiques. Braike prit une de ces ceintures et l’analysa avec grande intention. Honnêtement elle n’avait rien de spécial au premier coup d’œil : elle était de couleurs blanches / noirs et possédait des capsules d’énergies, des capsules de nourritures, jusque-là rien d’anormal, ce qui la différenciait des autres ceintures c’est qu’elle possédait des boutons qui devaient être des déclencheurs. Sans attendre Elerina mit la ceinture sous sa bure, un petit bip retentit depuis la ceinture signifiant que celle-ci devait surement être fonctionnel. Finalement la Sith refit les mêmes manipulations que l’autochtones avait fait dans les souvenirs qu’elle avait fouille et se vit elle-même devenir transparente et ne faire qu’un avec le décor.


                        -Mission accomplie…

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                          Auteur : Darth Malraas

                          ╔═════════════════════════╗
                          VILLAGE PERDU
                          EVASION RISQUEE
                          ╚═════════════════════════╝


                          La Lieutenant Livia elle aussi essoufflée, prend le temps de respirer lorsque les fugitifs se plient pour une pause méritée. Le fort taux d'oxygène dans cette jungle abondement fournie en végétaux divers, perturbe quelque peu la physionomie des individus peu habitués à ce monde luxuriant. Les arbres agglomérés, représentent une couverture atmosphérique idéale pour retenir les particules continuent dans l'air. De ce fait, la jungle peut étourdir les plus téméraires des survivalistes. Les munitions s'amenuisent depuis l'échappée tortueuse et bientôt, les soldats n'auront que leurs membres pour se défendre. Les cartouches sont soigneusement comptabilisées malgré la fatigue poignante. La recrue Kiira émet une affirmation inquiétante : il semblerait que les autochtones aient retrouvés leurs traces. Reprenant un rythme cardiaque idéal, Shaera active son communicateur après une inspiration mesurée.

                          -Escouade de Récupération... Nous sommes traqués par des autochtones et faisons... Elle observe les lieux, le lichen et la mousse sur les arbres... Route vers l'Ouest.

                          De longues secondes se passent sans que le communicateur n'envoie de réponse. Le désespoir se fige sur le visage à bout de la force de la Lieutenant qui finit par ranger l'appareil dans sa ceinture utilitaire. Mais le scratch à peine collé, l'engin grésille.

                          -Darth Malraas vous envoie des troupes commandées par la chef El'Kerial. Précise l'officier. En réalité ils sont déjà sur vous.

                          Une flèche en bois est tirée dans le dos d'un des soldats reprenant ses forces. Il hurle sous la pression mortelle et s'effondre, un filet de sang est recraché de sa bouche, signe entre autre de la perforation plausible d'un poumon. Dans une langue inconnue, des primitifs chargent l'escouade. Habillés comme des barbares et couverts de tatouages tribaux et de scarifications culturelles, les sauvages se heurtent à une pluie de tirs. Les étincelles percutent la première ligne des furieux sauvageons.

                          ~El'Kerial~

                          -Faites les reculer !

                          Nourris par la détermination des blasters à répétition, les détonations résonnent entre les arbres. Les primitifs baissent la tête, se jettent ventre au sol et se soumettent à la déflagration sans retenue. L'Argosienne debout sur un arbre centaine tombé il y a plusieurs années, fait de grands gestes à l'encontre de la Lieutenant.

                          -Allez-y !

                          Le malheureux soldat foudroyé par l'arme rudimentaire est laissé sur place, il n'est pas dans l'intérêt du groupe de traîner une victime inerte. La Lieutenant encourage les siens, membre de l' Escouade de Reconnaissance.

                          -On y va ! Dit-elle en invoquant un dernier effort.

                          Sous la couverture toujours détonante, les escouades maintiennent l'écart avec les antagonistes. Celui-ci se creuse assez pour faire taire les blasters enragés par la combustion du gaz et permettre à tous, de repartir à pas pressés par une zone plus dégagée. La route est longue, compliquée, les soldats se relaient la surveillance pas à pas, de leurs arrières. La voix dans les communicateurs grésille des explications.

                          -Les autochtones se sont arrêtés mais ils continuent de grossir leurs rangs. Une voix lointaine à peine perceptible semble faire le relais avec les scanners de la flotte. La flore empêche la comptabilité, on vous suggère un repli stratégique. La zone d'invasion vous est refusée par mesure de sécurité, gagnez vos chances de survie auprès des Sith. Harper a été trouvé, votre mission vient de changer. Des notes musicales loin de la mélodie dramatique se font entendre. Je vous transmets leurs coordonnées, bon courage.

                          ╔═════════════════════════╗
                          FLOTTE DE RAVAGE
                          INFORMATION DES TROUPES
                          ╚═════════════════════════╝


                          Spoiler : Avatar & Histoire des capitaines

                          Silven Soll (Capitaine du Turadium niveau 2)
                          Cette trentenaire a été recrutée sur Géonosis lors de l'instauration du gouvernement et ancienne membre des forces spéciales nommées "Irons Troopers" de la Confédération. Promue très tôt Lieutenant par le Colonel Hamer, elle n'a de cesse que d'accroître ses responsabilités en abattant de lourdes tâches et en s'imposant une vie personnelle inexistante. Cependant Silven ne doit sa situation hiérarchique qu'à ses talents de meneuse.

                          Ralph Hamer (Capitaine de l'Agonie niveau 2)
                          Membre de la prestigieuse famille Hamer, Ralph est le frère cadet de la fratrie. Trop académique pour ses supérieurs, il a néanmoins été élevé au rang de capitaine. Déployé sur plusieurs fronts depuis son recrutement, il n'en reste pas moins un combattant doué et un expert en explosifs rudimentaires. Il est très habile avec du Baradium.


                          Sir Artorius (Capitaine de L'éblouissante niveau 2)
                          Sir Artorius est un noble déchu de la maison Pelagia du secteur Tapani. La raison de son bannissement est floue mais quelques explications filtrent ci et là. Souhaitant retrouver son honneur qu'il juge perdu, il est un commandant infaillible et un bretteur de renom. Artorius est le descendant d'une lignée d'épéiste et peut avec aisance, croiser le fer avec un adepte de la Force. Des bruits de couloirs affirment même que l'un de ses frères est un Chevalier Jedi.


                          Ambre Estephen (Capitaine du Chant des Partisans niveau 2)
                          Née sur Artorias, Ambre s'est très tôt intéressée à la gestion économique de sa nation d'origine. Toute sa vie, elle s'est imprégnée d'une envie d'étude la conviant à un avenir prometteur. Néanmoins une carrière alternative s'est offerte à elle en rejoignant les convictions d'une armée aux idéaux nobles. Sincèrement intéressée par l'expansion des Ravageurs, sa promotion comme Capitaine est très récente.


                          Lied Tifo (Capitaine de Lueur guerrière niveau 2)
                          Un Nautolan à la peau dure. On ne sait que très peu de choses sur ses origines si ce n'est qu'il a été incarcéré fut un temps. Dur dans ses propos, il respecte néanmoins le même code que tous les capitaines. Quelque peu brusque et rustre il ne tolère pas l'existence de tire-au-flanc sous son commandement.


                          Barrac Obamask (Capitaine de L'étincelle niveau 2)
                          Il a été membre de la Douzième division des Lames durant le conflit CSI/République. Né sur Nar Shaddaa, il préfère la vit dans l'espace dans les entrailles d'un croiseur, plutôt que le confort d'une literie. Son équipage est sa seule famille et prend soin de ce fait, de tous ceux sous ses ordres. L'Etincelle est le seul bâtiment exclusivement composé de Marines.


                          Jen'ai Onn (Capitaine de L'Iridium niveau 2)
                          Guerrière de naissance, elle est née sur Iridonia. L'on prétend qu'elle est une Ombre de Ravage spécialement formée pour commander le vaisseau mère du Seigneur Gelmir. Il est même probable qu'elle soit douée de la Force. Très discrète sur ses origines, son histoire et sa vie passée, c'est une femme fermée. Il n'est pas rare de la voir côtoyer le Tuk'ata de son Seigneur.


                          Abandonnés par la hiérarchie principale, les capitaines des vaisseaux encore en activité se concertent via une cession holographique générale. Silven Soll à bord du Turadium, un Destroyer Stellaire Providence. Ralph Hamer de l'Agonie, une Frégate Stellaire Munificent. Sir Artorius de l'Eblouissante, un Vaisseau de Combat Droïde. Ambre Estephen du Chant des Partisans, une Frégate Stellaire Munificent. Lied Tifo de Lueur Guerrière, un vaisseau de Combat Droïde. Barrac Obamask de l'Etincelle, le dernier vaisseau de Combat Droïde. Pour finir, Jen'ai Onn de L'Iridium, le vaisseau mère de la flotte, un puissant Destroyer Stellaire Providence. Tous Les officiers supérieurs se tiennent sur leurs plateformes holographiques respectives et conversent des possibilités stratégiques et de l'emploie d'une chasse pour bombarder les positions ennemies. Bien que les locaux soient officiellement des primitfs armés de morceaux de bois taillés, ils restent une menace pour la sécurité des Ravageurs.

                          -L'invasion ne peut-être arrêtée, les ordres ont été donnés par Darth Malraas. Souligne le Capitaine Onn. Si des secours sont à fournir, c'est uniquement en employant les chasseurs droïdes.

                          L'hologramme d'Ambre Estephen vacille lorsque celle-ci secoue la tête pour signifier son refus.

                          -Utiliser les droïdes pour cette mission c'est augmenter les coûts de l'invasion. Il était question d'une récupération des escouades pas de l'emploie sans modération de nos ressources militaires. Elle croise les bras sur sa poitrine. Les Ravageurs au sol s'éparpillent pour se regrouper, tant que les autochtones se tiennent loin de nos effectifs, il n'est pas envisageable de déployer nos chasseurs.

                          -Sans compter que les chasseurs seront inefficaces au dessus de la jungle. La précision vient du capitaine Ralph Hamer, frère cadet du Colonel du même nom. Ils vont tirer à l'aveugle et même si nos senseurs parviennent à détecter la présence de l'ennemi pour aider aux frappes, c'est potentiellement manquer les cibles et peut-être, mettre aussi en danger nos hommes.

                          -Je suis du même avis, répond Artorius. Nous n'avons pas besoin d'intervenir si nos ordres précisent une aide orbitale et la gestion de l'invasion. De plus, tant que nos escouades et les Sith ne sont pas rassemblés en un même point, le déploiement de l'arsenal droïde serait une perte de temps inefficace en plus d'être dangereuse.

                          -C'est donc ça votre idée ? Silven Soll se joint à la conversation Patienter alors que nous savons qu'ils encourent un danger imminent ?

                          -Nos militaires sont formés pour cela, nous avons plusieurs escouades, deux canonnières sur place ainsi que plusieurs Sith. Nos hommes sont mieux armés que les primitifs et les officiers compétents pour satisfaire les besoins de l'opération, dans son ensemble. Je rejoins l'avis du capitaine Estephen, le coût serait exorbitant pour une mission aussi légère que celle-ci.

                          -C'est vrai que tirer sur la jungle pour débarquer nos troupes, c'est économiser des ressources. Le capitaine Obamask tire sur son cigare. Quoi qu'il en soit une chasse de vautour de l'Etincelle se tient prête à être déployée sur les lieux. Si cette mission tourne au vinaigre, il est de notre devoir de sauver nos hommes et notre leader.

                          En synchronisation avec l'ensemble des bâtiments de guerre, la transmission des communicateurs est relayée jusqu'à l'Iridium, centralisant les appels et l'effort de guerre. La balise de l'ER est activée, le contrôleur se lève de son siège et retransmet l'appel à l'officier de com. La voix du Lieutenant Livia est clairement perceptible, elle paraît essoufflée, au bout de ses forces. Lorsqu'elle s'exprime, les coordonnées GPS sont affichées en concordance avec celles des différentes escouades au sol.

                          -...mes traqués par des autochtones et faisons... Cinq secondes se passent... Route vers l'Ouest.

                          L'officier contrôle les dernières informations sur le journal de bord.
                          Les escouades ont été rassemblées et mises sous le commandement de la chef El'Kerial. Les Sith quant à eux, dépêchés pour suivre la recrue Shayn vers une destination inconnue. Les relevés du GPS de l'Argosienne, attestent de sa présence à quelques mètres. L'officier de com presse le bouton d’envoi audio.

                          -Darth Malraas vous envoie des troupes commandées par la chef El'Kerial. Précise-t-il. En réalité ils sont déjà sur vous.

                          A la suite, des détonations font vibrer le pont de commandement et le capitaine Onn arque un sourcil en se tournant vers la fosse. La conversation toujours en cours avec les autres officiers supérieurs, elle réagit instantanément.

                          -Nous avons le décompte des hostiles ? Demande-t-elle au responsable des scanners.

                          -Négatif capitaine, la forêt est trop dense. Il change d'écran en poussant adroitement sur sa chaise. Ceux que nous avions ciblés comme A-Hos-001 ne sont plus sur place.

                          -Attendez ! L'officier de com lève la main. L'Ombre a été trouvée, localisation du Seigneur Malraas.

                          -Reçu, il est au Nord, répond une voix lointaine de l'autre côté de la fosse.

                          -Transmettez un nouvel ordre aux Escouades, qu'ils rejoignent les Sith. La Zabrak Onn pince ses lèvres avant d'ajouter. Refus d'un repli vers la zone d'invasion afin de garantir la sécurité de nos hommes sur place. Avertissez les militaires de la zone.

                          Les images bleutées des officiers ne bronchent pas et confirment cet ordre par un hochement de tête. Les hologrammes disparaissent un à un, sauf celui du capitaine de l'Etincelle.

                          -Continuez de nous transmettre les relevés. Si la situation s'envenime, j'enverrais la chasse. Il n'est pas question que des Ravageurs se fassent tuer par des flèches en silex. Obamask, terminé.

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                          CAGE DE BOIS
                          PATIENCE D'UNE OMBRE
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                          La Force est une pâle alliée lorsque des murs séparent la contrainte de l'isolement, de la liberté. Seuls mes souvenirs bercent la monotonie et permettent une évasion mélancolique. Je perçois maladroitement le visage de ma bien aimée, ses traits m'apparaissent comme éloignés, embrumés dans un brouillard de tristesse. Lointains sont ses jours où j'humais son parfum délicat. Passées ces heures à border mes enfants un à un. Je ne suis plus que l'ombre d'un père... L'ombre d'une âme incomplète. Les sanglots se sont mués en une volonté d'aider les autres, les pères, à garantir la sécurité de leurs biens les plus précieux. A cheval entre la Force et les autres, à califourchon sur le fil bien loin d'être épais, de la vie et du trépas. Je ne suis de Tom Harper, que l'enveloppe physique tenue par les responsabilités. Si les Ombres représentent la pierre fondatrice des Ravageurs, je suis indéniablement le petit caillou dans le creux du durabéton. Mon initiation ne s'est faite que par une vision atroce de celle de mes pairs. Adouber une Ombre n'est pas chose anodine, mais contrairement aux bruits parlant de l'instruction des Sith, elle semble bien plus douce. Les barrières psychiques s'écroulent pour ne laisser que l'âme dénudée, libérée de ses possessions passés, de ses possessions futures. Une voix tortueuse pénètre vos pensées, écrase vos réflexions, votre logique. Le fil de votre histoire se tord et se coupe, elle est tranchée et modelée. La contrainte horrifiante est de devoir faire face à vos merveilles personnelles à vos envies succombées à vos plaisirs inavoués. Lord Vicious m'a autrefois dit qu'il avait perçu sa grandeur, son pouvoir quasi infini, sa domination, sa force, sa jouissance. Sa jouissance d'être plus qu'un homme, craint mais aussi adulé, glorifié. Soudainement, lui qui autrefois était si grand, devint vulnérable, une proie et un jouet. Sa soumission paraît ne pas avoir été rude lorsque ses lèvres narratives, expriment par fragments, sa propre initiation. Sa terre natale brûlée et abandonnée, n'est plus qu'un souvenir douloureux. L'homme qu'il fut autrefois, ce si fier Seigneur au si grand pouvoir, un fragment, un souvenir s'évaporant dans les brumes, dans les Ombres. Les Ombres... avons nous ce nom pour la destiné ? Est-ce l'humour de notre leader que de baptiser ses premiers soldat comme la finalité de leur propre vie ? Sommes nous tous liés par l'abandon de nos personnalités d'autrefois ? Après tout... Harper n'est plus. Nos préceptes parlent pour nous :

                          "L'ombre est notre seule dévotion
                          Des ombres, j'obtiens la vérité.
                          Par la vérité, j'ai la connaissance.
                          Par la connaissance, j'ai le pouvoir.
                          Par le pouvoir ma Force me libérera."


                          Enigme emblématique de notre Ordre, quel pouvoir ? Quelle est cette Force ? Au sens large et plus naturel, au sens propre et plus surnaturel ? Mon talent n'est pas celui d'être doué pour ces palabres, si tel aurait été le cas, je ne serais jamais devenu soldat. Baptisé par initiation, mon onction condamne mon âme aux ombres. Dévotion disent-ils ? Affection particulière et soutenue, seraient des mots mieux employés. Le fanatisme n'est pas pour les mortels bien ancrés dans leurs convictions. Ces mêmes croyances qui placent le blaster avant la Force et les détonations proches, le confirment. Si la sainte Force y est pour quelque chose, qu'elle soit louée ! La situation change à mon avantage, mon sauveur brave le bois de cette cage primitive et tranche ma condition avec habilitée. Comme si nous étions de vieux amis, il lance un blaster de poing de bonne qualité à mes pieds, qui est-il ? La réponse est évidente, la cavalerie est arrivée ! Pourtant pas de flammes, pas de combats acharnés, pas de cris horrifiés. Je décide de sortir de mon lieu d'isolement, ramassant dans le même élan, la brûlante arme.

                          -Chaude, c'est le cas.

                          Cet énergumène devrait songer à prendre soin du matériel, rustre personnage qu'il est. Surcharger une arme c'est potentiellement réussir à faire imploser la cellule énergétique. Adieu main préhensible ! Une vision terrible me vient pourtant... Un Westar-34 en alliage Dallorien en surchauffe ? Ce barbu est fou ? Le Dallorien est un dissipateur thermique hors pairs, comment une telle chose peut-être possible ? L'arme reprend quoi qu'il en soit, une température plus appropriée. Le brouhaha du début de mon évasion par ce charmant barbare n'est pas passée inaperçue. Des voix se lèvent dehors, elles font référence à une attaque. Passant l'étonnement et recouvrant la liberté, je place mon corps à l'angle de l'entrée de l'édifice, lieu de ma prison. Une odeur vient à nos narines et en glissant un oeil discret vers l'extérieur, j'aperçois une fumée s'élever à quelques pas. Certains des autochtones lèvent les bras au ciel, armés de leurs outils ridicules pendant que d'autres, puisent de l'eau dans des seaux en tissu végétal garnis de peaux de bêtes. Une délicate pression est exercée sur mon psychisme, une entité liée à la Force vient de confirmer ma présence. La sensation disparaît à l'instant où les flammes calcinent les derniers morceaux de barricades. Le mur devient une arme redoutable, il se fragmente en morceaux ardents qui condamnent plusieurs primitifs à l'étreinte redoutable de la mort. Comme si cela ne suffisait pas, des éclairs jaillissent du trou béant et percutent les survivants et les fuyards apeurés.

                          Des flèches sont décochées maladroitement dans la panique, à travers la brèche. L'une d'elle se fige en rythme dans la poutre de l'entrée de la prison. Mon sursaut d'étonnement confirme ma présence aux deux geôliers qui s'empressent de venir à ma rencontre. Loin de se douter que le grand gaillard, sauveteur secouriste à ses heures perdues, est là, prêt à en découvre. Afin de garantir une riposte digne, je brandis le Westar et tire trois coups sans précision avant de rejoindre ma cache contre la parois.

                          -Ils sont deux, de ce que j'ai vu.

                          Deux et complétement anéantis par l'attaque surprise à l'extérieure. Une question me vient alors : S'ils prennent le temps de venir jusqu'ici, est-ce pour me tuer ? Pour me cacher ailleurs ? Otage contre libération ? Quoi qu'il en soit, il est hors de question d'en arriver jusque là.

                          -Quel est ton nom ?

                          Simple formalité. Si mon héros décède sous les coups de ces braves habitants de cette jungle, autant que je sache son nom pour conter son histoire.

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                          VILLAGE FORTERESSE
                          HARPER EST LIBRE
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                          Baignés par l'obscurité, nourris par la présence de la Force elle-même, les novices brisent leurs chaînes. Le pouvoir inonde et certains talents, bruts, sont dévoilés. Darth Malraas envoie à travers les palissades de bois, des filaments de Force à la recherche d'Harper. Une minute de concentration et la présence de l'Ombre est avérée. Sans perdre un instant il ouvre le canal de son communicateur.

                          -Darth Malraas à la flotte, nous avons Harper.

                          Informatiquement, le communicateur envoie les coordonnées de la position du Seigneur Noir du Nouvel Ordre Sith. L'Iridium relais alors aux escouades commandées par El'Kerial dans l'optique de l'unification des groupes. Après confirmation, le Sith désactive l'appareil et rejoint Arkane sous couvert du crépitement des éclairs de Force.

                          -Belle initiative. lui lance-t-il en pénétrant la brèche causée par le feu. Harper et Shayn sont quelque part dans cet endroit.

                          Dans la confusion des flammes, de l'agonie des villageois, Elerina Braike manque à l'appel.

                          -Reprends tes esprits novice, trouve Elerina, Shayn et Harper.

                          Le Seigneur Gelmir étend son esprit vers la forêt, le rassemblement des autochtones est proche et le dernier combat pourrait s'avèrer sanglant. Si tous les Sith et toutes les escouades sont rassemblés, peut-être auront-ils une chance de survivre à cette mission.





                          HRP


                          Shayn et Elerina, vous posterez après Arkane.

                          Rubis => toujours hors catégorie, tu peux poster quand tu es prêt.
                          Tu dois juste prendre en considération que la fin de ton écrit doit déboucher sur l'arrivée dans notre village.

                          Shayn => Terminer le petit combat et donner suite au RP d'Arkane.

                          Elerina => Terminer ce que tu fais, donner suite au RP d'Arkane.

                          Arkane => Trouver Harper, Shayn et Elerina et rassembler tout le monde auprès de Gelmir.
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                          • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                            Le ChroniqueurL Hors-ligne
                            Le Chroniqueur
                            a écrit sur dernière édition par
                            #45

                            Post n°45
                            Auteur : Rubis Kiira

                            Tout ne se tien qu’à un fils... la vie comme la mort. Si un jour celle-là apparaît à mes yeux je serais prête à ne faire qu'un avec elle… qu’importe le prix. Tout comme la vie, sa némésis qu’est la mort, doit lutter pour exister, échanger ses adeptes avec l’autre pour assurer la paix entre ses deux entités. La mort à besoins de la vie, tout comme la vie à besoins de la mort pour exister. La mort et la vie ne font qu'un. Il forme un tout que nous nommons l'existence. Et de là nous pouvons en dire de même pour la lumière et de l'obscurité. Sans la lumière comment distinguer là l’obscurité? Et visée versa.

                            Les Jedi ont besoin des Siths pour exister et connaître leurs limites. Tout comme les Siths ont besoin des Jedi pour savoir comment ils ont basculé et faire de ceci une force, une voix à suivre. Les plus forts parleront d’extermination, d'autres de sentiment… moi je suis une sith, mais je ne suis pas comme les autres, pour déclencher ma rage il me faut une connexion directe avec la force obscure. Et rien de t’elle que la mort qui vient réclamer une âme pour trouver cette connexion et devenir celle qu’on attend de moi. Une guerrière.

                            On courait rapidement vers le nord, les lieux de rendez-vous avec les autres shits, et surtout vers l’objectif Harper. un peu plus tôt j’avais vu le soldat se faire transpercer le poumon par cette flèche, je l’avais vu agoniser longuement me liant à ce qui reste de sa vie avant de le voir s’éteindre… et de ce lien qui se briser le côté obscur en avait profité pour rentrer en moi. Je le laissai faire c’était mon invité après tout! La connexion était établie et amusait je suivais les ordres! Il n’y avait rien d’autre à faire pour l'instant que fuir les tirs de blaster en se rapprochant d’un endroit durement sûr.

                            Mais voilà, je savais qu’aux tréfonds de moi-même se cachait une vérité bien autre… Je voulais tomber sur un champ de bataille. Je savais que plus le chaos serait ambiant plus la mort -cette vieille amie- serait dans le coin plus je pourrais épanouir le lien avec mon invitée. Je savais aussi que plus ce lien serait grand moins j’aurais à me soucier du fait qu’il puisse se rompre à tout moment. J'avais hâte d’arriver là-bas du coup, surtout que plus je m'approchais plus je me sentais bien comme si une force attractive me disait d’aller, forçant presque mes sentiments, instincts et muscles à me faire perdre l’idée de survivre pour ne laisser que celle de courir droit vers le nord.

                            Enfin je me reconcentre sur mon entourage n’identifiant pas par l’aimant qui m’attirer car subitement sortie de mes pensées par le gros matou qui m’a sauté dessus, mais malheureusement pour lui je gardais encore quelque réflexe et je l'immobilise en l’air en l’étranglant comme si tout était normal, sur la chose l’animal se retrouve projeté en arrière retenue par le cou grâce à une main invisible contre un tronc d’arbre. J’ouvre de grands yeux en regardant la taille du machin.

                            Je n’eus que le temps de lâcher une seule phrase que déjà sa tête éclata sous la pression de mon poing, appartenant à ma seconde main, je n'avais pas le temps de le décrire en détail et je préférai reprendre ma course après quelques secondes où j’eus juste le temps de mettre la tête de côté avant de l’achever. Bref! j'avais du sang partout sur le visage et ça me dérange pas. Je continue à courir seule Mirage semblait avoir compris et me regarder avec des yeux bienveillants et carnassier en courant en fin de cortège... mon lien avec l'obscurité venait encore de grandir.

                            Au bout d’une demi-heure de course nous arrivâmes aux alentours d’un village “fortifié” qui y a pas longtemps devait abriter un peu plus de vie que ça. Tout ce que je détectais c’était cinq personnes elles aussi connecter avec le côté obscur. Dont un particulièrement puissant, ça m’intriguait, m’attirer… je voulais faire sa connaissance. C’est donc d’un pas assuré et curieux que j’avançai regardant un peu les alentours laissant le reste de l’équipe de reconnaissance reprendre de nouveau son souffle, quant à eux moi je paraissais fraîche comme une fleur malgré ma respiration rapide et saccadée.

                            Approchant doucement mon esprit fit peu à peu le lien entre l’homme au masque le moins archaïque et l’appel qui m’avait mis KO il y a moins de douze heures. Une fois à son niveau, je le regardai dans les yeux quelques secondes avant de détourner le regard: “Seigneur Malraas... “ furent les seuls mots qui sortaient de ma bouche avant de reculer de quelques pas ne sachant pas trop quoi faire… J’ai à la fois curieuse, timide et tétanise par sa puissance… Il pouvait à tout moment décider de me supprimer et je le savais. Face à lui je n’étais qu’un insecte, attendant que la botte tombe.

                            Je ravale ma salive range mon couteau à ma cuisse dans son étui accroché à ma ceinture. Et ne bougent plus tête basse et esprit ouvert à lui. Même si les quatre autres personnes autour regarder, je ne les calcules point, préférant me concentrer sur cet homme et lui prouver ma soumission, et surtout sur le fait que je savais qu’au loin j’avais surement amené les problèmes jusqu’à lui. Quel lamentable don que d’apporter un danger à son maître pour la première rencontre… j’en avale ma salive tellement j’avais honte.

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                              Auteur : Arkane Gray




                              L’odeur du brûlé et le crépitement des flammes ... L’appel d’une bataille, mais une bataille pas encore gagnée, il fallait se ressaisir pour voir la victoire et surtout, y participer. Être un instrument du triomphe, c’était le chemin de la gloire !
                              Arkane était exposé, sans adversaires mais les choses pouvaient vite tournées en sa défaveur. Par chance, une noirceur envahir l’air, une présence obscure en laquelle le jeune sith y puisa un regain d’énergie. Il se laissa envahir par cette noirceur absolue, celle du vraie pouvoir et fort bienvenue. Il ne fut par ailleurs guère étonné d’apercevoir le seigneur Gelmir apparaître non loin. Fier et droit, il annonça :

                              «-Belle initiative. Harper et Shayn sont quelque part dans cet endroit.»

                              Il se perdit dans l’observation des alentours.

                              «-Reprends tes esprits novice, trouve Elerina, Shayn et Harper.»

                              Des félicitations, venant du grand chef, c’était une récompense en soit, mais des ordres venaient de tomber, ils résonnaient comme une épreuve. Une épreuve qu’il fallait réussir, quoi qu’il n’en coûte !
                              Le jeune sith prit soin de puiser une nouvelle fois dans l’énergie du côté obscur et se remit en route. Il était temps de retrouver ses camarades et de mettre un terme à cette campagne. Mais dans quel ordre opérer ? De ce qu’il avait pu constater, Elerina avait déjà une connaissance des arts sith et ne devrait pas trop mal se débrouiller. En revanche il ne savait rien de ce Shayn mais il y avait fort à parier qu’il soit déjà aux côtés d’Harper.
                              Harper qui était l’objectif premier de toute cette expédition, trouver ce dernier c’était mettre un terme à tout cela, et accessoirement trouver Shayn. Ce qui devenait en conséquent, le choix le plus logique.

                              Arkane arpenta donc le village dans ce but précis, se mouvant avec discrétion afin d’éviter toutes rencontres délicates. Il s’étonna de ne croiser aucun indigène, visiblement ces derniers étaient bien trop occupés à autre chose. Mais quoi ? Une bonne question de l’avis du sith. Ce qui était tout indiqué pour s’essayer à un autre exercice de force. Le novice identifia un coin reculé derrière une hutte, loin du vacarme, il décida de s’y abriter. Après un dernier coup d’oeil aux alentours, Gray fit le vide dans ses pensées.

                              Il allait maintenant sonder son environnement, découvrir tout ce qui l’entoure afin de planifier un itinéraire et découvrir ou pouvait bien se trouver ses camarades. Le sith espérait de tout coeur, que cette nouvelle tentative serait plus fructueuse que son dernier essai. Il choisit donc une nouvelle approche. Au lieu de ressentir sont environnement, il décida de l’explorer, de se laisser porter ailleurs. Il sentit ainsi son esprit dériver, il entendait des battements de coeur, ses propres battements de coeur. Il avait conscience de sa présence, il se voyait nettement ... Mais si il ne pouvait que se détecter lui même, se pouvoir ne lui serai pas d’une grande aide.
                              Alors le sith redoubla d’effort, et imagine encore une fois, une nouvelle approche : s’imaginant être un pieuvre aux multiples tentacules, il allongea ces dernières dans diverses directions et se laissa porter. Il constata avec joie, que chaque appendice fantomatique lui permettait d’emmagasiner des informations sur son environnement.
                              Il ressentait à présent le pouls léger d’une étrange créature simiesque qui l’observait perplexe depuis un arbre proche.
                              Il ressentait le bourdonnement rapide d’un insecte aux couleurs criardes.
                              Il ressentait la puissance émanent de son seigneur, même de là où il se trouvait.
                              Il ressentait de la fureur et une envie de survie, se dégageant de deux personnes non loin, il sentait également la force couler en eux.
                              Il ressentait la peur, la peur suintant de toutes les pores de la peau, la peur viscérale qui contractait les tripes de l’indigène qui brandissait une lame dans son dos, prêt à terrasser le sith ...

                              D’un bond ce dernier se remis debout, esquiva adroitement la lame du sauvage et lui asséna un crochet à la mâchoire envoyant l’indigène au tapis et le couteau dans une direction opposé. Le sauvage était robuste il se mit aussitôt à quatre pattes et fit un bond en direction de l’instrument mortel qui, devant ses yeux médusés, s’envola directement dans la main de son adversaire. Le sith, venait d’attirer tel un aimant, la lame à lui, d’un simple geste de la main et avait ainsi inverser les rôles.
                              A cet instant, Arkane n’eu pas besoin de méditer pour ressentir la peur dans le regard de l’homme qui lui faisait face. Cette sensation était palpable, cette peur face à l’inéluctable, face à sa propre mort. L’indigène était condamné, il le savait et n’eut pas le temps d’esquisser le moindre geste quand le sith renvoya à l’aide de la force le couteau se ficher directement dans sa poitrine. L’homme s’effondra, inerte, sans vie.

                              Pourtant, Arkane décelait encore de la peur et une profonde tristesse. Il en devina l’origine en entendant les sanglots d’une personne qui le scrutait non loin de là, et quel ne fut pas sa surprise quand il aperçut, un enfant.

                              L’homme qu’il venait d’abattre, n’était pas un guerrier. Ses atours, son arme et la facilité avec laquelle Arkane avait put le défaire le prouvaient. C’était seulement un père de famille qui cherchait à protéger son enfant d’une mort certaine si ce dernier restait au village.

                              L’enfant, un petit garçon ne bougea pas, pétrifié devant la personne qui venait de détruire sa vie et qui à présent, s’avançait vers lui. Le sith s’accroupi à niveau de l’enfant, partageant sa tristesse. Il ne connaissait que trop bien ce que l’enfant pouvait ressentir. Il se revoyait nettement à la même place que lui, le jour où sa vie avait basculé. Et il était aussi le mieux placé pour savoir, que laisser l’enfant en vie pouvait causer sa perte, comme put le constater le défunt Andros, en l’épargnant sur Nar Shaddaa.

                              Pourtant, Arkane ne voulait pas agir, mais il le fallait. Il avança sa main et la posa sur les yeux du petit, afin qu’il ne voit rien venir. Le sith sorti son blaster et se sentit obligé de se justifier, même si l’enfant ne le comprenait pas. Il prit une voix douce pour ne pas l’apeurer.

                              «-Je suis ... désolé petit, mais ce sera plus simple ... pour nous deux.»

                              Il pressa la détente. Rattrapant l’enfant avant qu’il n’heurte le sol et déposa son corps délicatement aux côtés de celui de son père. Ne désirant point perdre plus de temps devant ce funeste spectacle, le sith reprit sa route en direction de la sensation qui avait émané plus tôt des deux sensitifs. Nul doute que ces derniers soient Shayn et Harper. Il fila dans leur direction ...

                              Plus il s’approchait, plus il entendait l’agitation, et plus il avait de mal à éviter les autochtones qui se précipitaient dans la même direction. Il en devina facilement la raison quand des détonations de blasters troublèrent les cris des sauvages. Le sith identifia clairement la source de cette émission. Un bâtiment bien renforcé bien que rudimentaire. A n’en pas douter, c’était la prison du village. Les autochtones pénétraient en masse par l’unique entrée de l’édifice. Inutile de passer par là et de foncer tête baissé contre une horde d’ennemis. Pire, de se retrouver coincé entre ceux présents et ceux qui pouvaient encore arriver.
                              Il fallait trouver une autre solution. Arkane inspecta donc plus minutieusement le bâtiment. Il était haut, et de nombreuses fenêtre en bois, visiblement fragile parsemait chaque mûr. Il était logique de penser que ces dernières ne donnaient pas directement dans les prisons mais dans les couloirs les jouxtant. A plusieurs reprises le sith aperçut des flash lumineux venant d’une d’entre elles. Quelqu’un derrière tirait au blaster, et il était facile de devinait que cela n’était pas les sauvages. Voilà donc le point d’évasion, le sith réfléchit maintenant à comment extraire ses collègues de la haut, car la chute à défaut d’être mortelle n’était clairement pas envisageable.

                              Un ruminement sonore le surprit. Arkane reconnut clairement le son des animaux du troupeaux précédemment croisés dans les bois. Ces derniers broutaient tranquillement dans un grand enclos tout proche. Rien d’utile à cela, mais le sith changea d’avis quand ces yeux tombèrent sur un genre de foin local, disposait en quantité non loin de là. Il venait de trouver la chose idéal pour réceptionner les deux ravageurs pris au piège. Il amassa tout le foin qu’il put trouver et le disposa au pied de la geôle. Quand la densité du «matelas» fut suffisante, Arkane songea qu’il était nécessaire maintenant de créer une diversion. Une fois encore, les ruminants lui donnèrent une réponse. Le sith ouvrit les portes del’enclos contenant les bêtes, pénétra à l’intérieur et tira deux salves de blasters en l’air. Les animaux apeurés s’enfuirent dans un mouvement de panique et écrasèrent tout sur leur partage. Le sith échappa d’ailleurs de justesse au immense pâte d’un des herbivores.

                              Cela étant fait, il retourna immédiatement au pied de la tour. Levant les mains au ciel et invoquant la force, il déchira les barreaux de la fenêtre qu’il avait repéré plus tôt et envoya un caillou à l’intérieur du trou nouvellement formé. Il hurla pour couvrir le vacarme fait par les animaux en fuite :

                              «-Harper ! Shayn ! Je me nomme Arkane Gray, je suis ravageurs. Le seigneur Malraas m’envoi vous sortir de là ! Faites moi confiance et sautez, nous n’avons pas beaucoup de temps !»

                              En effet, le temps leur faisait défaut et Elerina était encore introuvable, malgré la méditation du sith.
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                                Auteur : Shayn Beinlosi

                                Les canaux de sang qui parsemaient et composaient la masse de muscle de Shayn ne cessaient de voir leur courant s'accélérer. L'adrénaline montait, son cœur battait, s'accélérant à son tour sous l'effet de cette situation critique. Enfermés, piégés, traqués, le sauveur et le sauvé ne pouvaient compter que sur le temps pour leur venir en aide. Tenir, tenir au milieu des geysers sanguinolents et des corps calcinés, tenir jusqu'à l'aube suivant la nuit, et jusqu'à l'aube du Nouvel Ordre Sith. Jamais l'objectif n'avait été aussi clair, et jamais il n'avait semblé aussi inatteignable. L'Ombre de Ravage, maintenant libérée de ses chaines et de retour à la lumière, reporta l'attention de Shayn vers deux assaillants. Mais le vagabond savait bien que beaucoup d'autres étaient en route ; il se refusa cependant à poursuivre dans cette réflexion. A cet instant précis, il préféra la naïveté de croire au lendemain que la vérité de son dernier jour sur terre. Adossé au mur jouxtant l'entrée, il attendit. Les paupières violacées de fatigue se refermèrent sur ses pupilles lunaires. Un autre monde s'ouvrit, aux blêmes étendues et à la temporalité inexistante. Son esprit malade vint corrompre chaque parcelle du village. Les fleurs se fanèrent sous l'influence de son psyché. Le soleil se noircit et commanda à la pluie de s'arrêter. Les gouttes figées dans le temps et l'espace attendirent la fin de la parenthèse. Au milieu de toute cette désolation, de toute cette corruption, des étincelles de vie s'agitaient ; des cœurs battant aussi fort que la pluie de dix milles mondes réunis. Deux s'approchèrent, doucement, pas à pas. Plus loin, une dizaine d'espoirs accouraient. Shayn se focalisa sur l'immédiat. Aux yeux des prédateurs, il n'existait pas. Il n'était pas derrière ce mur de bois. Absent, inexistant, inoffensif. L'un des deux Yashuvhi prit place de l'autre côté du mur. Le Sith en devenir pouvait presque sentir les pulsations de son cœur qui s'accordaient à merveille avec la saccade de sa respiration.

                                Shayn rouvrit les yeux, sortant du monde sensoriel dans lequel il ne s'aventurait que très peu. Une étincelle de tristesse brillait dans son regard azur. Se décollant du mur, il fit volte-face, et dans le silence le plus mortel, transperça le bois et la chair du Yashuvhi avec sa vibro-épée. Ce dernier ne put même pas crier en voyant la lame découper son torse à la verticale et se scinder en deux. L'autre autochtone, figé par l'effroi, n'eut même pas l'occasion de se défendre. Sa tête roula au sol, détachée du reste. Le Beinlosi était sorti à une vitesse alarmante, comme une vipère dans les fourrées. Le visage recouvert du sang de ses victimes, il se retourna vers Harper qui n'avait pas eu le temps de tirer, et lança :

                                - Shayn.

                                Au même moment un boucan terrible prit possession de lieux, bien vite suivit par un bruit de bois arraché.

                                «-Harper ! Shayn ! Je me nomme Arkane Gray, je suis ravageurs. Le seigneur Malraas m’envoi vous sortir de là ! Faites moi confiance et sautez, nous n’avons pas beaucoup de temps !»

                                Entendant cela, il mit la main sur l'épaule d'Harper. A quelques dizaines de mètres, le sol était martelé des pas de nombreux Yashuvhi.

                                - Ils viennent pour toi, Ombre de Ravage. Fuis maintenant, je vais les retenir.

                                Ne lui laissant guère le choix, il saisit plus fermement son épaule et le poussa vers l'arrière de la prison, en direction de la sortie créée par cet "Arkane Gray".

                                - Garde le blaster. Et ne te retourne pas. Vive le Nouvel Ordre.

                                Dehors, les échos de la mort approchaient. Shayn alla à sa rencontre. Aux yeux de Harper, il agissait sûrement comme un homme se sacrifiant pour une cause plus grande. Mais ce n'était pas le cas. Shayn était rempli de haine. Son calme apparent n'était que colère. Il ne mourrait pas aujourd'hui, il le savait. Quand il était plongé dans le tourbillon de ses sens, il avait perçu la présence d'un cœur noir comme le sien. Un ou une Sith, qui attendait dans l'Ombre. Pour lui, l'heure n'était pas à la fuite. Non. L'heure était à la démonstration. A la création d'une légende. Une légende intemporelle qui s’implanterait dans la terre de Yashuvhu aussi profondément que les racines de sa jungle. Il en avait assez de fuir. Il en avait assez d'être un inconnu parmi les inconnus. Aujourd'hui, il mettait sa vie en jeu. Et avant même qu'il ait commencé à jouer, il se savait gagnant.

                                Les fines gouttelettes signant la fin de la tempête coulaient sur son visage teinté du sang de ses ennemis. S'abaissant pour saisir la tête roulante de l'un d'entre eux, il prit une grande inspiration. Quand il se releva, ses adversaires étaient là. Nombreux, alignés avec des arcs face à lui. Les cordes étaient tendues, les mains tremblantes. Ils le voyaient, là, droit et fier, tenant dans sa main droite une faucheuse d'âme, et dans sa main gauche, les vestiges osseux de ce qui était autrefois le centre d'un esprit. Les sauvages semblaient effrayés. Déjà par la singularité horrifique de la scène, mais aussi par le calme apparent de cet homme qui était comme l'incarnation de toute la violence dont ils avaient été victime. Ils hésitaient, hésitaient à tirer. Shayn se mit à rire, proférant alors un discours dans une langue que eux ne comprenaient pas :

                                - J'ai tué vos frères. J'ai moissonné leurs âmes comme du blé à la récolte. Et vous restez là, à hésiter, à craindre, la flèche encochée et le bras tremblotant. Vous êtes faibles.

                                La main fermement agrippée au crâne inanimé de sa victime, il le leva et l'exposa encore plus, comme si les Yashuvhi ne l'avaient pas assez détaillé.

                                - Lui-aussi était faible, et maintenant il est mort.

                                Il jeta la tête aux pieds des sauvages, et s'avança lentement. Son regard se noircit. Il tendit le bras. Deux doigts se levèrent. Une à une, les cordes des arcs se brisèrent sous la pression d'une force inconnue, laissant les flèches tomber mollement au sol.

                                - Douleur. Effroi. Chaos. Affrontez-moi, car je suis votre seul exutoire. La Mort m'accompagne.

                                - Nous sommes la Mort, femme dans l'ombre. Je sens ton souffle dans la nuit. Tu as brisé leurs cordes, maintenant aide-moi à les soumettre. Entre dans la lumière.

                                Shayn venait de s'adresser à Elerina par télépathie. Depuis plusieurs minutes, ils étaient comme connectés. Elle avait vu clair dans ses intentions, et Shayn n'avait même pas eu besoin de formuler de requête qu'elle avait brisé d'elle-même les cordes des sauvages. Pourtant, le Beinlosi ne connaissait ni son nom, ni son origine. Il l'avait juste sentie, comme un prédateur face à son égal. Et il venait de lui proposer, sans même que ses lèvres ne bougent, de chasser en meute.

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