Yashuvhu
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Post n°29
Auteur : Rubis KiiraJe regarde à travers du feuillage ces êtres que je ne connais pas… dont je ne sais rien mais surtout je surveille l’endormie qui est la plus proche… notre première rencontre fit mouvementer… et surtout surprenante. Encore jamais personne ne m’avait surpris à ce point. Tout ce que j’eus le temps de me voir avant qu’elle m’immobilise au sol tout en me désarmant c’était ses deux yeux de démon. Et pourtant il y avait tant de gentillesse et d’amusement dans sa voie quand elle dégage d’un ton chantonnant ce mot si étrange… et qui ne voulait rien dire pour moi. M’enfin… Mon regard retourna celle qui me surveillait sans me voir… Une femme qui semblait déterminer à e que je ne sorte pas sans me faire voir… Enfin une femme… son aura était plus grande et dangereuse que celle de la petite. Il fallait que je m’en débarrasse si je voulais m’approcher, et je sentais que mon arc ne m’y aiderait pas.
Je rabattis donc ma capuche sur ma tête et attendis que les autres chasseurs se mettent en place. Mais tous se savaient repérer car quand le troisième de nos éclaireurs courut vers sa position de surveillance ils la réveillèrent en lui jetant un étrange cuir au visage qu’elle se dépêcha d’enfiler avant de mettre dos à l’être bleue arme à la main. Ils savaient tous qu’on était là? Comment et par quel miracle surtout? On était les meilleurs… Pas grave une branche craque sous moi… Les guerriers sont là, on allait pouvoir dire "coucou" aussi.
Je surveillais les alentours comme je pouvais… Plus le nombre de présences augmenter plus je stresser… et le manque de sommeil aidais pas… Je regardais plus inquiète que sur mes gardes les alentours, la lieutenante recula de quelques pas en regardant en dessous refermant sa prise sur son arme. Nous comprîmes immédiatement: "Ils" étaient là.
Je resserrai ma main sur la garde de mon couteau regardant droit dans mon champ de vision fessant confiance à Mirage pour l’autre côté, on fessait une bonne équipe toutes les deux et j’espère que ça allait durer, souriant doucement à cette pensée, je me concentrai plus et c’est là où le premier coup de somation fit tirer et de là tout s’enchaina rapidement. Je ne compris pas trop comment la lieutenante se retrouva dans les pommes mais je sus exactement ce qui suivit quand Mirage se mit en paralysant on venait de comprendre que s'ils voulaient vraiment nous tuer ça serait fait depuis longtemps, mais on savait aussi qu’on se laisserait pas faire.
La femme menaçante ne poserait plus problème avec le choc de ma flèche contendante qu’elle c’était prise dans la tête mais comme demander je n’avais pas assez tendu ma corde pour la tuer le chef les voulaient vivants et tous le respecter… même si il savait que vivant ne voulaient pas dire blesser. Elle n’aurait pas dû détourner le regard! Je laissai mon arc dans les branches et me sauta sur la plateforme de l’arbre terrasse en face.
Laissant doucement ma capuche se rabattre sur mon visage laissant uniquement mes décorations faire apparaitre mon visage sous le morceau de cuir tanné. Avançant tranquillement vers un des hommes du groupe d’étrangers pendant qu’il tenait à l’écart les guerriers je les laissais le soin de la garder dos à moi pour le prendre par surprise il avait beau être fort avec son objet démoniaque semeur de mort, il semblait faire attention à son nombre de flèches magiques rouges et brillantes. Une fois à son niveau je l’obligeai à ce mette à genoux d’un coup de pied dans l’arrière des genoux avant de lui planter ma lance dans la jambe pour l’immobiliser et jeter son objet démoniaque au loin.
Plus que trois! Je regardai autour de moi… Hum… Ils étaient de l’autre côté du tronc je me demande comment ça se passe.
Un hurlement… un mort? Aurions-nous perdu un homme? Houlà! Non pas le temps de penser à ça! On vérifiera plus tard… mais voilà il faut avouer que je ne voulais pas savoir ce qui s'était vraiment passé pour qu’il hurle de douleur comme ça… même si j’en avais déjà froid dans le dos. Armé de mon courage j’examinai les Autochtones. Ils ressemblaient à tout le monde enfin à des gens qu’on pouvait rencontrer dans toute la galaxie. Mais ce qui paressait bizarre c’était le fait qu’il semblait qu’ils soient retournés à l’état tribal.
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C’était plutôt surprenant… Comment un aussi grand nombre de personnes venuese des quatre coins de l'univers, pouvaient avoir régressé à ce point? Pourquoi j’étais si curieuse en plein combat aussi? Je levai vite mes deux mains dans la trajectoire d’une lance, mon couteau pour protéger mes poignets croisés entre eux, ce qui me permit d’encaisser le coup. Mirage quant à elle économisait ses balles paralysantes. Elle tirait uniquement sur les plus audacieux, les endormants pour un bon moment. S’ils voulaient vraiment nous capturer, on n’avait aucune raison de les tuer. Mais ont leurs fessait peur et ça se voyaient… Ils avaient plus peur que nous! Bref je regardai le second soldat de Kylo qui nous avait accompagné le pauvre, c'était fait piège dos au tronc et savait très bien que s'il tirait il se ferait sans doute blesser sérieusement par ses armes tribales aiguisées.
Puis d’un coup je mis genoux à terre… que se passait-il… ma tête… cette sensation bizarre de bien-être et de mort à la fois… cette sensation… comme si la mort elle-même s’adresser à moi… mais je n’eus pas le temps d’un entendre beaucoup que Mirage se retrouva à submerger, je la perdis de vu… L’une des Autochtones se pencha sur moi et vérifia mon pouls, avant de se relever mes lèvres bougèrent légèrement avant mais rien n’en sortis. Avant que je perde connaissance.
Je me réveille enfin… l'aube pointée à peine le jour, là où je me trouve… Il fait sombre et froid. Je n'ai toujours pas ouvert les yeux je suis inquiète de savoir ce qui se trouve de l’autre côté de mes paupières, mais j’ai toutes ses informations grâce au reste de mes sens. Je répète à nouveau ce que je n’ai pas réussi à dire la dernière fois… « Darth Malraas » voilà le nom du chef des ravageurs… Je le comprends très vite et surtout maintenant je sais à qui je dois une nouvelle vie. Mais si je voulais le rencontrer un jour il me faudrait ouvrir c’est paupière qui est restée figée le temps de ma réflexion. Je le fais!
Et voilà ma surprise… Elle est là sur un meuble à tailler de nouvelles flèches. Je ne bouge pas seule mon regard changé de cible regardant autour, le reste de l’équipe était là aussi tous vivant mais pas dans leur meilleur état de santé. Surtout pour le compagnon des Kylo plus loin un joli trou troue dans la jambe qu’on pouvait deviner sous un bandage de fortune en cuire… On l’avait pensé.
Je me redresse doucement sur un coude et je sens qu’elle bouge, notre surveillante me regarde. Je m’en fiche et je finis de m’assoir doucement avant de m’étirer un bras en le posant sur l’épaule opposé et tirant sur le coude. Fallait bien garder son squelette en place. Elle continue de me regarder, la force me dit qu’elle est tendue prêtée à me sauter dessus au moindre geste brusque, je devais rester calme.
M’armant de tout mon courage je tourne à peine la tête vers elle de nouveau mon regard de rubis défiant le sien de saphir. Je sais que je ne la comprendrais pas et elle aussi, tout devait passer par le regard. Je ne savais pas encore utiliser la force pour communiquer mais ça viendrait… enfin je pense… je ne la connais que trop peu. Bref je me concentre reflétant mes émotions dans ce regard, triste, fatigué et un peu timide voire fuyant. Je veux qu’elle sache que je ne lui veux aucun mal, et lui montrer mon ressenti.
Elle se détend… ça marche! Elle se lève et s’approche de moi plutôt craintive à son allure. Puis se met en face de moi en limite à quatre pattes pour me regarder dans les yeux à nouveau, Je me concentre et change de nouveau mon regard, toujours timide mais cette fois-ci curieux et hésitant, j’entre ouvre la bouche comme si je voulais parler puis la referme, me mordant la lèvre pour accentuer mon hésitation. Comprendra-t-elle que je veux savoir quelle langue elle parle?
Hé ben non cette fois je me suis loupé… elle met juste la tête de côté… en me regardant bizarrement de manière interrogative surtout, elle m’avait pas compris… bon… on va tester autrement! Je rouvris la bouche: « comment tu t’appelles? » Une question que je posais à chaque fois que je rencontrais une nouvelle personne pour tenter d’ouvrir la communication, enfin quand je n’étais pas trop timide pour ça. Ce qui… était extrêmement rare!
Elle ouvrit de grands yeux… comme je m’attendais elle ne comprenait pas… dommage. Je soupirai et la regardai de nouveau, avant qu’elle parle à son tour et là j’ouvris des yeux énormes à mon tour! « Qui êtes-vous? » c’était du kinetic! Ma langue natale! Je me dépêchai à me mettre en tailleur, en prenant appui sur un bras le reste de mon corps s’envolant légèrement.[Discussion en kinetic à partir d’ici]
« Tu parles ma langue natale! » Voilà les seuls mots qui sortirent de ma bouche tout heureuse dans le ton de ma voix. Elle eut en premier temps un moment de recul avant de venir se mettre en tailleur en face de moi toute étonnée. Et de là tout parti les questions l’une sur l’autre, surtout mais vraiment ce que j’appris c’est que ce peuple tribal nous avais pris pour des démons, je ne lui dis pas qu’elle avait partiellement raison, inutile de les effrayer davantage. Je tentai plus de la rassurer et lui faire comprendre pourquoi on était là surtout.
« Nous sommes un peuple venu des étoiles à la recherche d’un nouveau foyer, le nôtre est devenue trop dangereux pour nous… trop de prédateurs nous traquent. Et en cherchant celui-ci un membre de notre famille s'est perdue sur votre terre dans les montagnes. » Pointe la direction de celle-ci au loin. « Nous voulons le récupérer et le ramener près de notre chef, pour nous assurer de sa bonne santé. Mais je pense aussi que le chef à prévu de nous faire vivre ici sur votre monde… »
L’Autochtone demandé sûrement comment on pouvait venir des étoiles vues comment elle regarda le ciel. Bref… fallait pas qu’elle prenne de nouvelle peur surtout qui semblait que tout ce passe bien. Alors bon… qu’ait qui pourra se passer mal ? Surement le réveille de la lieutenante pas loin et qui se relève en se massant la tempe. Et nous deux comme des andouilles on la regardait faire sans rien dire. Et quand elle nous regarda on mit toute les deux notre capuche sur la tête pour se cacher avant de relever la tête pour se regarder et rigoler comme des enfants. -
Post n°30
Auteur : Darth Malraas╔═════════════════════════╗
VAISSEAU IRIDIUM
L'ARRIVÉE DE SHAYN
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A bord de l'Iridium l'effervescence est à son paroxysme, une barge C-9979 est démunie de ses transports multi troupes pour y accueillir six escouades de Marines et leurs équipements. Deux canonnières récemment acquises par le biais d'intermédiaires affiliés aux Ravageurs, sont montées à bord et scellées à des ancres magnétiques pour le voyage. Asari suivie par les trois autres membres désormais élus "Darth" se joint à la marche du Seigneur Noir et l'interpelle après avoir pris connaissance des intentions d'un vaisseau en approche.
-L'Ombre Furios apporte avec elle une recrue récupérée lors de sa mission sur Mygeeto. Elle est en approche du hangar. Explique-t-elle d'une seule traite.
Darth Malraas tourne son regard vers les boucliers atmosphériques du bâtiment de guerre et perce le voile mystique de la Force pour toucher les sens de l'Ombre et de son compagnon de voyage. LE but de cette manoeuvre est surtout de s'assurer qu'il est bien question d'alliés. Le cargo YT-1760 dépose ses patins stabilisateurs sur le sol en duracier de la plateforme, la passerelle de débarquement émet un grincement assourdissant, les gonds se tordent de douleur et de la fumée s'échappe des vérins pneumatiques surchargés par la contrainte. Le Seigneur Noir décide de ralentir sa course pour attendre les nouveaux arrivants.╔══════════════╗
Cargo YT-1760
A BORD
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Après que les effets de la surprise soient passés et sous les ordres de l'Ombre de Ravage, le pilote avait envoyé une suite de messages à la composition étonnante. Ce code n'était pas universel ni réversible puisqu'il disparaît des données une fois son utilisation effectuée. L'autorisation concerne alors l'Iridium, le vaisseau capital de la flotte de Ravage et bâtiment mère du Seigneur Gelmir. L'ancien copilote manipule son appareil avec une dextérité relative et une appréhension quasi palpable. Scrutant tour à tour la verrière du cockpit et les instruments de vol. Il récite alors à haute voix, ce qu'il peut lire sur les...
-...Bidules, ils disent quoi ? Reprend l'Ombre après une petite tape sur le haut du crâne du pilote.
-Pardon oui.. Attendez...
-Anémomètre à zéro.
-Variomètre idem.
-Altimètre en variation de synchro avec l'Iridium.
-Tachymètre.. Aucune idée Il cogne sur le petit écran. On va dire que oui.
-Systèmes de servitudes, Checkés. Il regarde Furios avec un sourire
-Avez-vous vraiment besoin de tout cela pour atterrir dans un hangar ? Demande-t-elle étonnée par la récitation maladroite des instruments.
-Non, on est en pilote automatique il va gérer tout seul.. Mais vous m'avez demandé. Souligne-t-il à mi voix.
L'Ombre se détourne du nouveau pilote dans un soupir significatif de mécontentement mêlant le soulagement. Au même instant où l'appareil débute sa progression d’atterrissage, sur la plateforme, elle examine la condition physique de Shayn.
-Même si tu n'es pas encore prêt à tout ça, tu vas devoir suivre la règle la plus élémentaire de survie, ici. Elle dépose une main amicale sur son épaule gauche. Force à chaque pas, fais toi des alliés.
Un petit clin d'oeil achève la conversation pendant que des sabots magnétiques arriment l'appareil. Le pilote ne détache pas son harnais de sécurité et se tord pour lorgner Shayn et Furios déjà prêts à quitter la pièce.
-Et moi je fais quoi ? Dit-il à voix haute, un peu inquiet. Vous avez promis de me laisser partir.
L'Ombre vérifie le fourreau de son arme et la lame par mécanisme, cette attitude pouvant être perçue comme menaçante n'est que la suite logique d'une longue expérience sur les mondes enneigés. La lame par le froid, pourrait coller au fourreau et rendre impossible le combat. L'ancien copilote l'observe faire, priant les dieux de ses lointains ancêtres de venir le secourir. Furios finit par lui sourire de manière amicale.
-La proposition a été réalisée avec l'ancien pilote. Assure-t-elle, confiante. Mais vous êtes libre... Vous ferrez un excellent pilote. Bienvenue dans les Marines.
Se détournant, L'Ombre invite Shayn à joindre sa marche mesurée vers l'extérieur.
Le hangar aussi vaste soit-il, est rempli de milliers d'appareils stockés au plafond, des DCACV Mark I alias "Droïdes Vautours" en majorité. Un ronronnement en provenance d'une barge d'invasion résonne comme un appel au mouvement. Un attroupement de soldats concentrés sur leurs tâches d'embarquement et plusieurs individus drapés de l'Obscurité de la Force, se tiennent à la base de sa plateforme. Une Sith s'approche, Furios hoche la tête.
-Je suis Darth Asari du Nouvel Ordre Sith. Dit-elle d'une voix mélodieuse, Darth Malraas réclame la présence de votre recrue pour la mission en cours. Quant à vous, votre rapport doit-être fait.
Sans dire un mot, l'Ombre agrippe une dernière fois l'épaule de Shayn comme un adieu sincère après une aventure tumultueuse. Désormais complètement seul, la nouvelle vie du Sith commence. -
Post n°31
Auteur : Shayn Beinlosi
Shayn écoutait de manière distraite le dialogue entre Furios et le copilote pendant que son regard inquiet était ancré sur le vaisseau amiral du Nouvel Ordre Sith. Le monstre de technologie approchait inexorablement et occupait de plus en plus son champ de vision, dévoilant à chaque seconde ses infinis détails, témoignant de sa toute-puissance et de sa nature de merveille dans le monde de la guerre. L'esprit du jeune homme vibrait, d'ailleurs, sous l'influence d'un regard invisible, incisif, au caractère presque divin. Il avait l'impression d'être observé par des yeux qu'il ne pouvait voir, et qui touchaient jusqu'aux plus sombres profondeurs de son psyché. Cela le rendit mal à l'aise, mais la voix de Furios le ramena à lui. L'air grave, il écouta en silence le conseil amical de celle qui lui avait sauvé la vie, bien décidé à appliquer tout ce qu'elle lui dirait. La main sur son épaule ne le gêna aucunement, et s'il était honnête avec lui-même, il aurait bien volontiers admis que de petits gestes de la sorte le rassuraient, en particulier dans ce moment critique où il plongeait dans l'inconnu. Au clin d'œil de l'Ombre il répondit par un simple mais franc sourire. Il était désormais temps de quitter le confort de ce cargo et de faire face à son destin... Shayn ignora sans vraiment le vouloir les derniers échanges entre les deux autres passagers : le stress était à son paroxysme, et partagé qu'il était entre la volonté de se cacher et celle de fuir, il n'attendait néanmoins que le dénouement. Furios ouvrit la marche ; ils quittèrent le cargo.
Le hangar dans lequel ils marchaient était déjà la preuve matérielle que le Côté Obscur de la Force était un concept bien plus imposant que tout ce qu'il avait pu connaitre dans sa courte et misérable vie. Le cœur du jeune homme battait vite et fort, comme jamais auparavant. L'ambiance dans cette pourtant minime partie du vaisseau semblait grave, teintée du poids de la guerre, elle-même outil - le jeune homme le devinait - de buts encore plus grands, et probablement difficiles à appréhender.
-Je suis Darth Asari du Nouvel Ordre Sith. Darth Malraas réclame la présence de votre recrue pour la mission en cours. Quant à vous, votre rapport doit-être fait.
Trop happé par la démonstration de force qui s'offrait à lui, le Beinlosi n'avait pas vu la Sith arriver... Ne sachant trop comment réagir - à son arrivée, et au fait qu'elle ne lui adressait pas la parole directement - il lança un regard en coin à Furios, et crut y voir une forme de respect dans ses yeux. Il comprit alors qu'il venait de contempler un cran supérieur de la hiérarchie des Sith. L'adieu en silence qui s'ensuivit ajouta un peu plus d'ampleur à l'anxiété déjà palpable du fugitif de Mygeeto... Seul. Il était à nouveau seul, plongé dans sa crainte du futur. Bien qu'il serait à jamais reconnaissant à Furios pour l'avoir sorti du vide dans lequel il était tombé. Un geste qui avait changé son destin à coup sûr, et qui allait sans doute façonner la manière dont il allait servir ce Nouvel Ordre des Sith... La poésie des Ombres l'attirait de plus en plus... Quelle meilleure revanche sur le passé que de faire rimer les futurs d'inconnus, et dans le Côté Obscur, les lier ?
- Mon nom est Shayn. A votre... service se décida-t'il à lancer pour briser le silence morbide qui s'était installé après le départ de l'Ombre. Il accompagna ses paroles d'un léger hochement de tête, aussi bref que possible pour ne pas tomber dans de l'ostentation. Je suis prêt à rencontrer le Seigneur Malraas... si vous voulez bien me mener à lui...
Un nouveau silence. Le regard du jeune homme se teintait d'une lueur nouvelle, exagérée pour combattre la peur : un air de défi qui, loin d'être irrespectueux, était néanmoins clairement visible. Sans lui répondre, la Sith à la peau pâle tourna les talons. Il la suivit. Traversant halls d'aciers et couloirs de métal, à travers les escadrons de combattants et les silhouettes singulières du côté obscur, ils arrivèrent, bientôt, à atteindre le Seigneur Noir du Sith. Pendant un laps de temps court, il eut le loisir effroyable de contempler la stature de celui qui était à l'origine de cette avant-garde obscure... Une enveloppe massive, légèrement plus grande qu'il ne l'était, arborant une armure prestigieuse qui le détachait du reste de l'Ordre... Darth Malraas. Enfin il le rencontrait. Et alors que Darth Asari s'apprêtait à le présenter, le Beinlosi maintint son regard ancré au sol. Son respect était palpable, tout autant que son stress... et son ambition nouvelle. -
Post n°32
Auteur : Arkane GrayAlors il fallait continuer dans cet enfer de végétation humide et sombre. Les deux siths avancèrent sans rencontrer de quelconque soucis de parcours jusqu'au reste d'un campement. Par chance ici, il n'y avait aucun signe de lutte à l'inverse du précédent. Elerina essaya de raviver les flammes d'un foyer éteint, mais c'était sans compter l'hydrométrie ambiante. Arkane essaya en vain de dénicher des indices mais il ne vit rien de plus que sa supérieure. Ils décidèrent donc d'attendre le reste de l'escouade en prenant leurs aises.
Cette petite pause, la recrue de ravage comptait bien s'en servir pour mettre en pratique ses talents. Il s'essaya donc à percevoir les formes de vies alentour. N'ayant eu aucune formation dans le domaine, il choisit donc de faire le vide dans sa tête et imagina le néant pour représenter l'environnement. Ce vide, il fallait l'animer, il se concentra plus afin d'identifier quelque chose ... mais rien. Ne se décourageant pas il réessaya encore et encore.
Par chance, ou malchance, l'escouade mettait du temps à rattraper les éclaireurs, l'apprenti sith avait du temps pour pratiquer.
Et ce temps fut mis en pratique, mais les échecs se succédèrent. Ce qui énerva de plus en plus Arkane, qui ne se laissa pas submerger par la colère. Au contraire il préféra la canaliser, la laisser de côté, elle ne ferait que le déconcentrer pour le moment. Il se remis en méditation.
Il entendit Elerina maudire les soldats qui apparurent comme invoqués subitement. Elle les sermonna rapidement et établit un nouveau plan. Arkane lui n'avait pas avancer dans son entreprise, mais au moins il avait fait le vide et maîtrisé sa colère. Avant de se relever il essaye une dernière chose : il plaça un petit caillou devant lui et se concentra sur sa destruction ... rien ne se passa. Puis il sonda l'intérieur de son être, se remémorant ses récents échecs de méditation, il chercha sa colère. Il la trouva, embrassa sa rage mais resta stoïque, il ne succomberai pas, il la dompterai, il l'affronta puis relâcha toute sa concentration en fermant le poing. Le caillou se fendit en deux.
Ce n'était qu'un caillou, mais le sith était fier, il commençait à manier son potentiel bien qu'il le savait, le chemin serait long. Il rejoignit sa supérieure.
- Votre timing laisse vraiment a desirer de plus votre temps de parcour se passe de commentaire… Bref inutile de perdre plus de temps que vous nous en avez déjà fait perdre… Voilà le camp, on répète la même opération que nous avons fait plus tôt, ce sont les même consignes… Nous manquons de temps alors je vous conseille de vous dépêchez… Rapportez moi tout indice que vous pourrez trouver, Exécution ! Arkane avec moi, il y’a un sentier qui mène sur un plateau surélevez, il y’a une petite chance qu’ils soient las bas pour tenter d’ouvrir un canal de communication… si on ne les trouve pas dans les deux heures qui suivent…la tempête et les autochtones ne seront plus leur seul problèmes… Garde la balise avec toi, on en aura peut-être besoin… Allez en avant !
Les deux siths partirent donc en premier laissant l'escouade en arrière, Arkane ouvrit la marche comme la dernière fois. Plus l'obscurité avançait sur la végétation, plus les bruits se faisaient oppressant comme si une vie nocturne s'éveillait. A nouveau les cris des prédateurs retentirent dans le lointain, mais ils semblèrent plus proche, du moins si l'imagination d'Arkane ne lui jouait pas des tours. Il n'était pas très rassuré avec son simple blaster, au moins sa supérieur disposait d'un sabre laser même si pour le moment il ne l'avait vu s'en servir que pour désherber ou allumer un barbecue éphémère. Mais nul doute qu'en situation de combat, cela s'avérerait très utile.
Les minutes passèrent et les deux éclaireurs progressaient toujours, plus ils prenaient de la hauteur, plus la végétation se faisait moins dense. Avec un peu de chance ils pourrait peut être utilisé la balise, si le climat s'améliorerait bien évidemment. Mais soudain quelque chose se passa ...
Arkane se sentit aspiré soudainement, plongé dans le noir le plus complet. Des phrases résonnent dans sa tête, des mots évoquant la noirceur, un sentiment de puissance qu'il n'avait jamais ressenti et un nom : Darth Malraas.
Il revient à la réalité aussitôt, comme si rien ne s'était passé, comme si une ellipse temporelle s'était formé soudainement sans altérer le présent. Il garda ses pensées pour lui et se remis en chemin la mine sombre. Tout cela était très étrange.
L'ascension en plus d'être longue, devenait de plus en plus pénible, cet exercice physique, le sith n'y était pas habitué, mais il redoubla d'effort pour continuer et cacher sa faiblesse. Soudain il entendit un bruit sourd et lointain, accompagné d'un reniflement très fort. Instinctivement il se plaqua contre un arbre et scruta les environs imité par Elerina. Le bruit s'intensifia, comme si quelque chose de massif et énorme martelait le sol en respirant fortement. Ils découvrirent rapidement l'origine du bruit qui émergea devant eux : un immense animal quadripèdes gris, jonché de plaques osseuse avec de larges pattes et une petite tête. Arkane essaye d'analyser l'animal sans se montrer, à en juger sa physiologie l'animal avait tout d'un herbivore, bien que blindé pour survivre dans un milieu hostile. Il déracinait les arbustes sur son passage et avalait chaque buisson qui avait le malheur d'être devant sa gueule.
Mais l'animal fut rapidement suivit d'un congénère, puis d'un autre et encore un bon paquet, il y avait tout un troupeau.
Restant caché, le sith scruta et aperçut quelque chose de troublant : des humanoïdes étaient au milieu et semblait guider le troupeau, il se retourna aussitôt évitant de révéler sa présence et demanda à sa supérieure :
"-Chef, il y a quelques autochtones qui semblent guider le troupeau, on procède comment ? Il serait peut être judicieux d'informer notre escouade ?" -
Post n°33
Auteur : Darth Malraas╔═════════════════════════╗
VAISSEAU IRIDIUM
DEPART POUR YASHUVHU
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Se détournant de la conversation lointaine de Darth Asari, le Seigneur Noir se perd dans ses réflexions, observant la planète Yashuvhu recouverte d'une vaste couche nuageuse. L'Ombre Harper est quelque part sur cette étendue planétaire, des nouvelles recrues ont été envoyée à sa recherche et désormais, la réussite de la mission est remise en cause. Le personnel au sol ne répond à aucune communication et des autochtones aux intentions non identifiées se rassemblent. Clignant des yeux pour reprendre sa concentration Darth Malraas trouve sur la trajectoire de son regard, celui de Darth Asari.
-Mon Seigneur. Dit-elle en levant sa main, paume vers le haut, en direction de la recrue. Voici Shayn.
-Bienvenue dans le Nouvel Ordre Sith, répond-il simplement. Nous partons pour la planète Beleriand, tu y feras tes preuves. Malraas fixe la Sith. Vous restez avec les autres Darth. Allons-y Shayn.
Sans aucune forme d'explication, Darth Malraas monte la passerelle d'embarquement de la barge C-9979 tout juste équipée de son lot d'armes. L'espace normalement étroit et confiné à cause des transporteurs, devient un peu plus large malgré les Marines présents. L'appareil une fois clos, s'élève de sa position et sort du destroyer pour plonger sur Yashuvhu à pleine puissance. De petites lumières vertes permettent aux passagers de se mouvoir dans les lieux. Les soldats vérifient leurs armes et les chefs d'escouades réalisent des briefings sommaires pour distribuer les ordres. Des membres de la maintenance des appareils se chargent d'armer les missiles des canonnières et vérifient une dernière fois la check liste. Les deux pilotes et les deux canonniers en combinaison, montent à bord de leur engin après un nom de baptême. Le Seigneur Noir sourit sous son masque de fer en entendant les noms peu singuliers de "Belle" et "Crasher", aux références tout à fait obscures ceci étant dit. Pleins d'entrains, l'équipage de ces deux "jouets" comme ils le disent eux-mêmes, déclenchent le fonctionnement des moteurs lorsqu'une alarme retentit pour l'entrée dans l’atmosphère de la barge. Les hommes chargent leurs armes et pour certains, des bardas sur leurs épaules.
Le Seigneur Malraas pointe son index vers un amas d'armes à l'intérieur d'une caisse transparente en Lommite. Celle-ci est garnie d'une mousse thermoformée et propose six modèles d'armes. Deux modèles de blasters de poing, trois modèles plus lourds, un fusil blaster longue portée et une vibrolame.
-Récupères ce qu'il te faut. Explique-t-il. Tu en auras besoin.
La barge entame sa descente vers la zone bombardée pour effectuer son atterrisage.
Le temps à Shayn de se procurer une ou plusieurs armes. -
Post n°34
Auteur : Elerina BraikeDe l’eau, de la boue et des kilomètres de jungle aux alentours. Voilà la situation du groupe de recherche des ravageurs. Cela devait faire maintenant plus de trois à quatre heures que le groupe s’enfonçait de plus en plus dans la jungle a la recherche des disparus mais toujours aucun signe d’eux. Plus le temps passait et plus la chef de l’unité commençait à ce faire à l’idée qu’ils étaient tous mort et si c’était le cas ils devaient retrouver leur cadavres… A moins que bien sûr ils ne se soient tous fait gober par un gros prédateur ce qui rendrait les choses encore plus difficiles.
Le groupe de soldats avançaient en file indienne avec leur senseur infrarouge d’activer. La nuit était tombe et c’était exactement à ce moment-là qu’il fallait redoubler de prudences pour survivre dans un endroit aussi hostile que celui-là. Personne ne savait rien de cette planète de qui y habitait et de quel type de prédateur y résidait. Le problème de cette opération était le manque cruel d’informations qui pourrait couter la vie de nombreux soldats, chose qu’Elerina voulait absolument éviter. Lors de la marche vers le plateau mentionner plutôt la vue de la sith se troubla et celle-ci tituba légèrement de gauches à droites discrètement. Il est vrai que depuis son arriver chez Ravage, Braike n’avait pas permis à son corps de se restaurer ni même de se reposer et ces kilomètres de marches sous la pluie aggravait son cas. D’une manière ou d’une autre il fallait absolument qu’Elerina trouve un moyen rapide pour se restaurer sinon la chute serait inévitable. La pénible marche continuait et toujours rien en vue à part un paradis de jungle a des kilomètres de vue. Les deux Siths pressaient le pas malgré la pluie et la boue qui collait à leurs bottes mais impossible d’aller plus vite avec ce manque de visions ça serait vraiment idiot de tomber nez à nez avec des contacts hostiles et de se faire tuer. De plus la fatigue et la faim d’Elerina rendait les choses plus compliquer celle-ci commençait à perdre sa concentration et commençait à sentir ses paupières s’alourdir jusqu’à ce que son acolyte lui fît une remarque qui la remise sur pied.
-Chef, il y a quelques autochtones qui semblent guider le troupeau, on procède comment ? Il serait peut-être judicieux d'informer notre escouade ?
Elerina acquiesça d’un simple geste de la tête et tapota l’appareil qui était coller à son oreille. Alors qu’elle tenta de contacter les escouades celle-ci chercha s’il y’avait d’autre autochtones autour du troupeau mais rien a affaire, elle ne put identifier que deux d’entre eux.
-Ici Braike à toutes les escouades, nous avons des contacts devant nous aux nombres de deux, n’engagez pas la cible, nous ignorons leurs effectifs, je vous transmets nos coordonnes … faites au plus vites. Terminer.
Braike, ressentant une poussée d'adrenaline, s’accroupit et pris la tête de la file tout en s’avançant lentement vers les autochtones. Après quelques pas elle fit signe a Arkane de la rejoindre avec discrétion. Malgré le fait que le temps soit invivable celui-ci donnait un certain avantage au duo Sith qui s’avançaient dans l’ombre. La pluie et le vent couvraient leurs bruits ainsi que leurs traces et la nuit leur donnait un camouflage quasiment parfait. Arkane et Elerina n’eurent aucun mal à s’approcher des deux autochtones. Enfin autochtones mais ils avaient tout l’air humains pour La Sith : deux bras, deux jambes, une tête, un torse, deux yeux, un nez, des oreilles tous les deux n’avaient pas de cheveux. Cependant après une rapide analyse, Braike remarqua que leur contact avait pour armes des lances et des pieux de bois ce qui confirmait que cette population locale n’était pas très évoluée comparer à la leur, qui sait peut-être qu’ils ne savent pas qu’on peut quitter cette maudite planète. Et pourtant, le temps n’a pas l’air de déranger, ils étaient tous les deux assis sur un rocher à discuter sous la pluie. Enfin discuter de quoi ? Les deux Sith l’ignoraient car la langue qu’ils parlaient n’était clairement pas du Basique et encore moins une langue parler dans la galaxie. Comment c’était excitant, Braike et Gray venaient tout deux de découvrir une toute nouvelle race d’humanoïdes, bon peut être arriérer mais ils pourraient montrer un certain potentiel dans d’autre domaines comme l’architecture ou tactiques militaire car il y’a une chose que Braike a retenu de cet univers c’est qu’il y’a toujours quelque chose à apprendre.
Et malheureusement, Elerina ne s’était pas trompée dans ses propos, alors qu’elle s’approchait lentement des deux humanoïdes, elle se heurta à quelque chose d’invisible sur son passage. Complètement confuse, elle retenta de passer mais cette fois ci les hautes herbes qui lui faisaient face se séparèrent et laissèrent apparaitre de nulle part un autre autochtone qui avait exactement la même physionomie des deux autres. D’un geste fluide et rapide, Elerina mit sa main à sa ceinture pour se saisir de son sabre laser. Alors qu’elle s’apprêtait à activer son arme, son instinct transmit à chacun de ses muscles un ordre d’immobilisation, un ordre de ne plus bouger quoi que ce soit d’un et pour cause un pieux fit son apparition juste en dessous de la gorge d’Elerina. Elle réprima sourire.
Braike compris rapidement ce qui s’était passé : les deux que Gray avait repéré n’étaient que des appâts et ils étaient protéger par des troupes furtives. Depuis le début, les Ravageurs n’étaient pas les chasseurs, mais les proies. Un à un les humanoïdes firent leur apparition tels des fantômes invoquer. Braike en compta une vingtaine au total un nombre au final insuffisant car dès que leurs troupes arriveraient, cet endroit ne serait rien de plus qu’un cimetière. D’un mouvement discret, Elerina poussa du coude Arkane et remua son index de gauches à droite lui ordonnant de ne rien faire pour l’instant. L’un d’eux arracha l’arme de la Sith et l’examina dans tous les sens, manifestement ces sous-êtres n’avaient jamais vu un sabre-laser de leur vie. L’humanoïdes tourna l’arme dans tous les sens dans le but de comprendre comment celle-ci fonctionnait, finalement après mainte manipulation, il trouva le canal d’émission de la lame et tenta de regarder à l’intérieur.
La sith ne put s’empêcher de laisser pousser un rire. Imbécile pensa-t-elle. D’une légère pulsation de la force, Braike pressa le bouton d’activation de son sabre-laser qui perça sans aucune difficulté la tête de l’autochtones observant l’intérieur de l’arme. Il mourut sur le coup laissant ainsi l’arme de la Sith tombe par terre. Finalement des cris rugissaient de partout, de colère et de tristesses, personne chez les forces locales ne comprenaient comment l’arme s’était activée. Un « homme » vêtu d’un casque d’os avec une gigantesque hache finalement apparut et aboya des ordres dans cette langue qui était encore inconnue. Tous se mirent en cercles avec au milieux les deux ravageurs. Les cris entendus plutôt se transformèrent en chants tribales puis tous tapèrent le sol avec leur lance en rythme. Enfin l’homme-à-la-hache s’avança dans le cercle et se mit en position de combats face au deux jeunes ravageurs. Braike regarda Arkane puis son arme avec beaucoup de quiétude. D’une manière ou d’une autre Arkane ou elle devait récupérer l’arme s’il voulait tous les deux s’en sortirent vivant. -
Post n°35
Auteur : Shayn BeinlosiL'urgence de la situation expliquait sans aucun doute la durée réduite des présentations entre recrue et Seigneur. A ce simple bienvenue, Shayn répondit par un "merci" qui l'était tout autant. Les ordres furent donnés, le natif de Mygeeto se força à ne poser aucune question, car ce n'était pas encore un privilège dont il disposait. Faire ses preuves, là était la priorité. Il suivit donc en silence le Seigneur Noir des Sith, à travers la passerelle, pour embarquer dans la barge qui les mènerait à leur destination ; à la guerre. Adossé à la paroi tremblotante, Shayn profita du silence du Seigneur Malraas pour prêter une oreille attentive aux conversations entre soldats et chefs d'escouades. De là il ne put en tirer que des bribes d'informations, notamment sur le contexte particulier de cette opération ; une mission de sauvetage de plusieurs groupes pris aux pièges dans la nature de cette planète, et menacés par les autochtones. En savoir plus était difficile car les consignes s'entremêlaient au milieu du vrombissement sourd des moteurs à poussée ionique. C'était toutefois mieux que rien. Une alarme retentit ; l'entrée dans l'atmosphère de Beleriand était imminente, provoquant parmi les soldats une vague de préparatifs de dernière minute. Les armes furent rechargées, les équipements rejoignirent chaque dos solide auxquels ils étaient attribués, le tout avec une rapidité qui laissait entendre que cette armée était bien plus qu'une simple troupe d'amateurs. Compréhensible ; il s'agissait là de l'armée du Côté Obscur, l'une des deux forces primordiales de la galaxie. Ce fut d'ailleurs à ce moment précis que Shayn prit conscience de sa tenue, et surtout, de son manque d'équipement. Il ne portait ni uniforme, ni protection, ni arme ; un vrai civil au milieu d'une armée. Cependant, le doigt pointé du Seigneur Malraas mit fin à ses doutes, comme un écho à ses pensées.
-Récupères ce qu'il te faut expliqua-t'il. Tu en auras besoin...
Le regard glacé du jeune homme rencontra le masque de fer à l'origine de cette injonction, et se plissa légèrement comme pour trahir une forme étrange de satisfaction. Laissant échapper un sourire, et après l'avoir remercié d'un simple hochement de tête, il traversa les quelques mètres qui le séparaient de ces merveilleux jouets, et s'agenouilla pour mieux les contempler.
A vrai dire, le choix était destiné à être rapide. Les blasters lourds et blasters longue portée étaient des armes qu'il ne connaissait que trop peu. Sa vie en ermite dans les plaines gelées de Mygeeto, loin de toute technologie, l'avait forcé à user d'armes de corps à corps - souvent fruits d'un bricolage hasardeux - pour s'en sortir. Au fil des années, cela lui permit malgré tout de devenir particulièrement meurtrier avec un simple bâton de métal. Son premier choix fut donc, tout naturellement, la vibrolame, bien qu'il n'en connaissait pas vraiment les propriétés. Quand il s'en saisit, il fut déjà surpris par sa légèreté comparé à tout ce qu'il avait pu bricoler ou dérober par le passé. Son regard glissa de la lame jusqu'à ce qui semblait être une sorte de générateur. Une main se posa alors sur son épaule, le tirant de son analyse brute. En tournant la tête vers la droite, il rencontra le regard d'un des soldats qu'il avait épié plus tôt. Ce dernier lui lança alors :
- C'est une vibro-épée l'ami. Avec ça tu coupes dans du métal comme dans du beurre. Fais gaffe à pas l'activer dans la barge, par contre.
- Merci pour l'info
Le soldat enleva la main de l'épaule de Shayn, s'apprêtant à regagner son groupe, mais il se retourna en laissant un dernier conseil.
- Vue ta carrure tu n'auras aucun mal à l'utiliser. Par contre, prends quand même le Westar avec toi. On sait jamais, si t'es désarmé... Voyant le doute du jeune novice quant à l'arme qu'il venait d'évoquer, il ajouta : L'arme de poing à côté du blaster longue portée.
Et il repartit comme il était venu. Les secousses de l'appareil gagnaient en intensité signifiant que l’atterrissage était proche. Conscient d'avoir perdu trop de temps, il se saisit du Westar, qu'il mit à la ceinture, et reprit la vibro-épée dans sa main. "Préparé" de la sorte, Shayn avait plus l'air d'un citoyen en colère que d'un soldat. D'ailleurs, les Marines ne se gênaient pas de lui lancer quelques regards un peu moqueurs - regards qui cessèrent aussitôt quand la recrue revint aux côtés du Seigneur Malraas. L'apparence rigide du Beinlosi cachait non sans mal les décharges d'anxiété que son for intérieur recevait face à l'imminence de son épreuve. Le visage crispé, les pupilles tremblotantes, il regardait droit devant lui.
- Quelles sont mes directives, Seigneur Malraas ? se risqua-t'il à demander aux derniers instants de l’atterrissage, ne serait-ce que pour compléter sa connaissance partielle des enjeux de la mission. -
Post n°36
Auteur : Darth MalraasLe Seigneur Noir montre une des canonnières à Shayn, celle nommée par l'un des pilotes comme "Belle".
-Nous allons traquer les signaux des coms de nos escouades perdues et aviser ensuite.
Si la tempête se lève les vaisseaux en orbite prendront le relais et nous aurons plus d'informations disponibles. Si la tempête persiste, nous ne pourrons compter que sur les canonnières et voguer de manière aléatoire pour trouver un signal viable. Dit-il en serrant les poings comme pour se dégourdir les membres. Nous allons mettre un terme à cette petite mascarade stratégique et s'il faut brûler les jungles de Beleriand sur milles hectares pour trouver tous nos hommes, nous le ferrons.
La C-9979 se pose sur ses patins, stabilisant via ses verins, l'ensemble de sa structure. La face avant se déchire naturellement pour ouvrir la barge et déverser son contenu. Les Marines sont les premiers à descendre et à s'organiser en plusieurs escouades sous les ordres d'un unique homme. Les deux canonnières allument sur projecteurs nocturnes, le signal pour le Seigneur Malraas et le novice Shayn, d'embarquer. A l'intérieur l'espace est étroit, mais assez large pour accueillir cinq passagers. Le Seigneur Noir retrouve sa vibrohache d'une taille tout à fait respectable et l'attaque derrière son dos via un instrument magnétique. La canonnière décolle légèrement, le temps aux deux passagers de s'agripper à des barres latérales pour se maintenir en place. Imitant sa soeur, la canonnière "Crasher" s'élève aussi et la rejoint en formation quinconce, à son bord une escouade réduite de trois membres sans compter la chef d'escouade El'Kerial, native d'Argos.
Darth Malraas tend à Shayn une com de petite taille dont l'emplacement intraoculaire permet à son utilisateur de se mouvoir tout en recevant des ordres. L'activation du micro se fait par pression sur l'appareil lui-même. Les engins se stabilisent à cent mètre au dessus de la cimes des arbres et rejoignent les coordonnées logiquement empruntées par les deux différentes escouades. La tempête paraît perdre en puissance mais est toujours assez forte pour produire des secousses notables sur les deux canonnières. La chaleur pesante contraste avec la pluie battante, les radars thermiques n'indiquent rien et les modules GPS des escouades restent toujours muets. Le Seigneur du Nouvel Ordre ordonne que l'on ouvre l'une des portes latérale pour contempler le paysage cataclysmique et naturel de Yashuvhu.
-Les escouades sont entraînées à faire face à ce genre de difficultés. Dit-il en se penchant en avant pour observer la jungle en contrebas. Je perçois des créatures sensibles à la Force mais mes sens sont brouillés par la faune. Pilote, où en est on ?
Le pilote en question active les radars périmétriques pour vérifier essentiellement la présence de signes civilisés. Cet instrument comprend toutes les sources émises par des instruments électroniques, de quoi viser spécifiquement les systèmes coms. Plusieurs points émettent des signaux lumineux actifs. Les coms cryptées sont marquées de l'emprunte des forces militaires de Ravage.
-On a quelque chose, dit le pilote, Canonnière C-356-RA à escouade au sol, répondez.
-Escouade une de Récup, on vous reçoit. Répond une voix saccadée par la tempête.
-Où en êtes vous Escoude de Récup ? Demande le pilote.
-On est en route pour retrouver les deux Sith piégés par des autochtones. Répond rapidement l'individu. Transmission des coordonnées, on marquera l'appuie d'ici cinq minutes.
Les Sith avaient pris de l'avance sur le reste du groupe. Les escouades s'étaient dispersées pour ratisser d'autres lieux et prévenir d'un quelconque signe des hommes envoyés en reconnaissance. Il est évident que l'appel d'Elerina Braike marquait l'arrêt de l'opération des unités militaires et leur convergence vers les coordonnées transmises. Les deux canonnières accusent réception de la transmission et gonflent leurs moteurs pour fuser vers la destination enregistrée. Sur les lieux, la végétation dense ne permet pas d'identifier les cibles ennemies et celles alliées.
-Descendez à moins de cinquante mètres du sol pour déposer Shayn et nos hommes. Précise le Seigneur Noir avant de bondir hors de l'appareil sous la pluie battante et les zébrures de l'orage encore actif.
Shayn et l'escouade d'El'Kerial devront attendre moins d'une minute avant de descendre en rappel. Le canonnier sort de son poste de commande, agrippe un câble fait d'un alliage d'acier et le serre grâce à un mousqueton sur une barre parallèle externe à l'appareil.
-A toi de jouer, dit le canonnier en montrant la cime des arbres. Essaies de ne pas te casser un truc. -
Post n°37
Auteur : Shayn Beinlosi-Nous allons traquer les signaux des coms de nos escouades perdues et aviser ensuite.
Si la tempête se lève les vaisseaux en orbite prendront le relais et nous aurons plus d'informations disponibles. Si la tempête persiste, nous ne pourrons compter que sur les canonnières et voguer de manière aléatoire pour trouver un signal viable. Dit-il en serrant les poings comme pour se dégourdir les membres. Nous allons mettre un terme à cette petite mascarade stratégique et s'il faut brûler les jungles de Beleriand sur milles hectares pour trouver tous nos hommes, nous le ferrons.
La voix tonitruante de Darth Malraas retentit à nouveau, dictant avec autorité la suite des événements qu'il désirait - et il semblait bien décidé à en faire une réalité. Shayn était rarement impressionné, mais il fallait dire que ce colosse en armure de fer, infini de puissance, encore plus que son apparence ne le laissait supposer, lui insufflait un sentiment de loyauté et de crainte. Ensemble, ils embarquèrent dans la canonnière, s'agrippant aux barres de métal pour garder l'équilibre face aux secousses que provoquait la tempête. Une tempête menaçante et aveuglante, que Malraas exposa aux yeux clairs du jeune homme en faisant ouvrir une porte latérale de l'appareil. Le spectacle qui s'offrait à eux était grandiose, et le Beinlosi songea avec ironie qu'il contemplait là comme un reflet de la puissance du Côté Obscur ; un tableau de tonnerre, de rafales et de torrents composé. Il s'en imprégna, s'en abreuva, comme un animal à une source d'eau convoitée depuis des heures, alors que le vent faisait trembler les poils de sa barbe et que la pluie humidifiait son visage chaud. Malraas reprit :
-Les escouades sont entraînées à faire face à ce genre de difficultés. Dit-il en se penchant en avant pour observer la jungle en contrebas. Je perçois des créatures sensibles à la Force mais mes sens sont brouillés par la faune. Pilote, où en est on ?
A l'opposé des anticipations de Shayn, un signal fut bel et bien détecté. Le pilote engagea la conversation avec les troupes de Ravage au sol. La situation venait de faire un bond en avant ; après l'errance allait venir la traque, et enfin - le natif de Mygeeto l'espérait - le sauvetage. Les moteurs des canonnières redoublèrent d'effort, propulsant les appareils plus en avant dans la tempête, à vitesse grand V. Dans cette situation, le temps était le plus grand ennemi, il ne fallait donc pas traîner. L'anxiété monta d'un cran supplémentaire pour Shayn. Ils arrivèrent à destination.
Le Seigneur Malraas, après avoir donné ses consignes, sauta hors de l'appareil, sous les yeux stupéfaits de sa recrue. Regardant autour de lui, et voyant bien qu'il était le seul choqué, il en conclut que là résidait un autre pouvoir des ténèbres. Cependant, il n'eut guère le temps d'être impressionné. Le canonnier avait déjà préparé les câblages, et attendait que la recrue se lance. Après avoir inspiré autant d'air que ses poumons pouvaient en contenir, cette dernière entreprit sa descente en rappel d'une valse bien peu gracieuse avec le câble. Rapidement, peut-être un peu trop, il toucha le sol, manquant de tituber. Des hauteurs au sol, l'ambiance était diablement différente. Le clapotis de l'eau sur la terre, les feuilles et les arbres composaient une mélodie entraînante, bien que légèrement inquiétante, qui suffisait à camoufler les bruits de pas normalement bruyants au vu du type d'environnement. A proximité immédiate, les hommes d'El'Kerial étaient rassemblés. Shayn les rejoint, et avec eux se rapprocha de l'objectif. Depuis les fourrées il put avoir une vision plus détaillée de la scène. Une vingtaine d'hostiles encerclant ce qui semblaient être les deux Sith recherchés. Une véritable cérémonie semblait être en cours, car le sol pourtant imbibé d'eau résonnait comme la plus solide des roches face aux percussions des lances sur sa surface. Au centre de l'attention, un autochtone plus massif, plus ostentatoire, qui éveillait les clameurs par sa position de combat face aux Sith qui semblaient bien inoffensifs, car visiblement désarmés. El'Kariel transmit la situation :
- Une vingtaine d'hostiles repérés autour de nos disparus. A toutes les unités, situation critique, pressez le pas.
- On doit gagner du temps, et vite chuchota Shayn dans sa propre réflexion, son regard passant de la scène d'imminente exécution au troupeau, puis aux arbres qui s'élevaient hauts dans le ciel.
Une idée germa dans son esprit, une idée bien peu orthodoxe, mais qui pouvait marcher. Il reprit, activant cette fois-ci son micro :
- On peut faire d'une pierre deux coups. Si on les tue tous, on manquerait l'opportunité d'avoir une piste jusqu'à leurs différents villages. Je vais faire fuir leur troupeau : ils sont sauvages, en aucun cas ils ne laisseraient fuir leur bétail. Certains d'entre eux chercheront à rattraper les bêtes. Quand ils seront à bonne distance, à mon signal, commencez à ouvrir le feu. Vos renforts devraient être arrivés. Les fuyards ne reviendront pas, et fuiront... droits à leur village. Moi je les suis.
- Et comment on te retrouvera toi ? lance l'un des soldats
- Suivez le signal de votre super gadget répondit-il en tapotant sa com. Au pire des cas, suivez les croix sur les arbres.
- Et comment on fait fuir le troupeau sans lancer les hostilités ?
- Mère-Nature est en colère, vous ne voyez pas ?
Lançant un regard appuyé à l'arbre qui se trouvait à ses côtés, Shayn chercha ensuite l'approbation d'El'Kariel. Après de longues secondes d'intenses réflexions, elle hocha la tête.
- Armes en joug. Si ça tourne mal, essayez d'abattre le chef en premier.
De ces paroles découla le craquellement du bois mêlé au vibrato de la lame de Shayn, laquelle infligeait au tronc ses dernières souffrances. Tranchant l'écorce et la sève en une savante diagonale - de manière à contrôler la chute de l'arbre entier - le jeune homme profita de ces quelques secondes pour prendre conscience de la motivation dont il faisait preuve à cet instant. Il espérait - non, rêvait, que son instinct de prédateur le mène au succès. Les craquellement cessèrent, le bois tranché quitta peu à peu son pied, maltraitant les branches des arbres aux alentours... et vint tomber comme prévu juste à côté du cercle formé par les autochtones, martelant le dos solide d'une des bêtes du troupeau qui, malgré la dureté de sa carapace, poussa un gémissement de douleur et de surprise à la fois. Ce cri interrompit temporairement le duel et affola les bêtes alentours qui se dispersèrent et fuirent dans les fourrées. Frustré et prit de rage par ce qu'il pensait sûrement être un caprice du climat, le chef lança une injonction colérique en une langue inconnue, et une bonne demi-douzaine de ses tribaux se lancèrent à la poursuite du bétail en fuite. Quand El'Kariel voulut se retourner vers Shayn, ce dernier n'était déjà plus là.
Les feuilles humides glissaient sur son visage. Marchant à pas de loup dans les fourrées, il suivait un duo d'autochtones qui semblaient relativement effrayés par la bête qu'ils étaient censés ramener, laquelle avait semblé bien plus agitée que les autres. Sur son chemin, chaque arbre fut taillé d'une croix à l'aide de sa vibro-épée. Un pas, puis l'autre, il gardait ses cibles en vue, ainsi qu'une bonne distance de filature. Cela faisait presque une minute qu'il les suivait. Alors, activant son micro, il chuchota simplement "feu". De la forêt émanèrent alors les sons meurtriers des blasters, ainsi que les cris de panique de ceux qui étaient visés. Puis au bout de plusieurs secondes, l'intensité de ces tirs augmenta, encore et encore. Les renforts devaient être arrivés. Avec un peu de chance, Arkane et Elerina étaient sains et saufs.
La mélodie ne fut pas si douce pour les oreilles des deux autochtones en face de Shayn, cependant. Les deux se jetaient des regards horrifiés, et leurs manières trahissaient - malgré la barrière culturelle et linguistique - une forme d'incertitude. Il était clair que leur devoir dictait de venir en aide à leurs compagnons... mais la multitude de tirs de blasters mêlés aux cris de morts étaient des arguments bien convainquant dans leurs envies de lâcheté. Pendant tout ce temps, la bête en avait profité pour les semer, et ce fut donc après un dernier regard qu'ils firent le choix de la survie. Le choix de la fuite. Faisant volte-face, ils se mirent à courir, contraignant le traqueur à lui aussi accélérer le pas, et diminuer la fréquence de marquage des arbres... Il jugea néanmoins que cela pouvait suffire. Et ce n'était qu'une solution de secours, au cas où la technologie faillisse...
- Ici Shayn. Je traque deux autochtones en fuite vers une destination inconnue. Si mon signal faiblit, vous savez quoi faire. Terminé. -
Post n°38
Auteur : Arkane GrayArkane n'arrivait toujours pas à comprendre comment et surtout à quelle vitesse les événements pouvaient s'enchaîner et se renverser d'une seconde à l'autre. Il aurait pu jurer qu'il n'y avait que deux minutes à peine, ils étaient bien camouflés, lui et Elerina en train d'épier ces deux autochtones, qui la seconde d'après s'étaient multipliés en sortant de nul part. Le temps de comprendre ce qui se passait, une des sauvages avait confondu le sabre laser (au préalablement subtilisé à Elerina) avec une longue vue. Sa bêtise engendra une profonde confusion dans les rangs ennemis et un colosse qui portait des attributs de chef, surgit de la troupe pour mettre au défi les deux siths. L'instant suivant, un arbre tomba sur un animal du troupeau, qui apeuré s'enfuit accompagné de tous ses congénères et quelque bergers. Ce qui suivit la chute de l'arbre fut tout simplement un massacre avec avantage aux ravageurs : des renforts étaient arrivés, suivis de près par le groupe d'éclaireur au complet. Résultat : Victoire.
Alors que la recrue de Ravage appréhendait comme il faut la situation, il tomba nez-à-nez avec le cadavre du colosse qui avait bien moins fière allure une fois baignant dans son sang. En voyant cela, Arkan eu subitement une idée. Une tribu de sauvages primitifs devait avoir des lois et une organisation des plus simple : le plus fort domine. Alors, le sith ramassa le casque en os du défunt chef, et le porta à sa tête. Il trouva également le sabre laser de Elerina qu'il lui restitua sans plus de cérémonie.
A la vue d'Arkane coiffé du casque, les rares autochtones encore vivants et n'ayant pas pris la fuite s’agenouillèrent au sol et parurent bien plus dociles. Le groupe d'éclaireurs et les renforts en profitèrent pour se rassembler et prendre une petite pause le temps d'expliquer la situation.
Apparemment, les groupes au sol avaient trop tardé, et des renforts furent envoyés pour en finir au plus vite. L'objectif restait inchangé : Retrouvé l'Ombre Tom Harper et rassembler toutes les troupes.
Il n'était que très peu probable, que l'Ombre ou les autres purent échapper à la vigilance des autochtones, qui bien que primitifs, se révélaient être de formidables traqueurs. Tout reposait donc sur une destination : le village des sauvages. Mais comment faire pour le trouver ? Une nouvelle idée germa dans l'esprit d'Arkane. Il s'avança vers les survivants du camp adverse, ramassa un bâton et dessina un tracé sur le sol. Il s'y appliqua du mieux qu'il put pour faire apparaître ce qui ressemblait à une hutte. Visiblement les talents d'artistes du sith firent mouche et un des indigènes se releva en désignant une direction et un geste universel avec sa main : suivre. -
Post n°39
Auteur : Darth Malraas╔═════════════════════════╗
CAGE DE BOIS
PATIENCE D'UNE OMBRE
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La patience est une vertu mais pour l'Ombre Harper, elle est désormais insoutenable. Depuis trois jours de rotation planétaire, dans une cage réalisée à l'aide de bois locaux, il attend sa libération. Les autochtones sont cléments, de la nourriture et de l'eau lui sont donnés pour deux repas quotidiens, mais ces mets dérangent à tel point que l'ancien soldat regrette les rations de survie de l'armée. Son royaume pour une barre chocolatée et nutritive... Depuis quelques heures ses geôliers se font moins présents et des conversations animées, des brouhahas dans une langue mêlant le basique et un dialecte local, laissent suggérer des problèmes. De quoi s'agit-il ? Le Corellien se couperait volontiers un doigt pour connaître la vérité. Il est fort à parier que leur petit Eden perdu dans la limite des mondes civilisés est aujourd'hui découvert. Une traduction certes maladroite mais bienfaitrice, révèle que des "Démons venus des cieux" sont arrivés en créant des "Landes délabrées" pour poser leurs "Oiseaux de pierres scintillantes". Une invasion ? Tom Harper sourit à cette délicate pensée, il est certain que les Ravageurs sont sur le point de s'emparer de la planète luxuriante. Plus tôt, peut-être était-ce dans la nuit, dans la mâtinée ou hier, qu'en sait-il ? Un vent glacial s'est infiltré au plus profond de lui et ce, même si la chaleur écrasante et tropicale ne cesse d'être pesante. L'Ombre sait que le Côté Obscur est à l'oeuvre, mais est-ce bien les libérateurs qu'il espère ? Sans ses armes, sans moyen de communication, sans possibilité de fuir cette cage en bois, Harper doit exercer son esprit à la patience. Il regrette quelque peu être descendu de la montagne culminant à plusieurs kilomètres, pour rejoindre le seul endroit où les équipages de sauvetage iraient le chercher en premier : Le lieu du crash. Stratégiquement c'était une erreur, mais pour garantir sa survie c'était nécessaire. Les autochtones sont apparus subitement et subtilement. Peut-être le traquaient-ils depuis sa sortie du vaisseau ? Avaient-ils attendus qu'il ne soit plus sur ses gardes ? Qu'attendent-ils d'un homme venu des cieux ? Harper secoue la tête en avalant une baie locale, les mauvaises pensées attendront que les combats s'étendent jusqu'ici.╔═════════════════════════╗
FORET DE SANG
COMBAT POUR LA SURVIE
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Les éclairs tombent à des lieux de l'impact, la pluie abondante escorte la chute libre du Seigneur Noir du Nouvel Ordre Sith. Darth Malraas ressent le besoin viscérale de s'abreuver de l'obscurité, pousser les limites de son corps, flanquer la porte à la logique naturelle de survie. En sautant de l'appareil, il ne s'attendait pas à une telle sensation de vide. Le vide que cause le plongeon, mais aussi celui des émotions. La peur n'a jamais été intime, toujours insufflée mais jamais ressentie. Sous le masque de fer, les yeux s'accoutument à l'ombre de la tempête et la foudre déchirant les cieux. Le Seigneur Gelmir y voit son reflet intérieur, la rage, la haine inassouvie. Le tonnerre gronde après l'écorchure lumineuse, il ressent l’opulence de la noirceur profonde et aperçoit le visage de Darth Malraas avant que la cime d'un arbre ne le rappelle à la réalité. Purifiant ses poumons en inspirant profondément, le Seigneur Noir exerce une poussée comparable à l'activation de répulseurs surchargés. La nature s'effondre sous le choc, un amas de rochers se morcellent, la végétation se courbe et des portions d'herbes se lacèrent au plus profond de leurs racines. Lorsque la réception est faite, Darth Malraas agrippe sa vibrohache soutenue par magnétisation, derrière son dos. Il active la cellule énergétique à l'aide d'une pression sur la garde, obligeant le générateur de vibration à s'activer. L'arme prête, les tresses de Force s'éparpillent de sa volonté, dans un large périmètre, découvrant une sentinelle camouflée dans les fourrées. Le regard de Malraas traverse alors l'horizon, cherchant à détecter visuellement l'individu. Comprenant que le temps de la survie est compté, il brandit sa main droite et se guidant de la sainte Force, la dirige à l'endroit précis où une flèche est tirée. Le projectile fulgurant achève sa course en suspension, pénétrant la paume de trois millimètres. Le crépitement de jets d'un bleu turquin, dérivant lentement vers l'électrique, proclament l'utilisation foudroyante du sort spécifique aux Sith. La sentinelle se met à découvert, une arme d'hast pourvue d'une lame grossière au bout de la hampe siège entre ses mains. Sentant le danger, la créature humanoïde s'élance vers son destin avec la fureur d'un chien Akk. La foudre bourdonne en griffant l'espace entre les deux adversaires, cherchant à atteindre le thorax de l'opposant. Elle n'y rencontre que le tronc d'un arbre lorsque aussi subitement qu'un battement de paupière, l'homme change de direction.
L'adversaire est de taille. Le Seigneur prend appuie sur sa jambe gauche étirée, pliant le genou droit pour se tenir prêt à l'affrontement. La charge est impérieuse, mais la technologie surpassant le rudimentarisme ironique, l'arme de l'autochtone est tranchée nette par la tentative de confrontation directe. La vibrohache pénètre la lame de métal et remplie sa fonction létale en s'enfonçant dans la clavicule droite, tranchant le trapèze au passage. Jouissant de cet effet de surprise, Darth Malraas agrippe son adversaire ensanglanté et hurlant sous le tonnerre applaudissant, par la gorge. Sa force physique dominant le poids du malheureux, le Sith le soulève à bout de bras. Pressant les deux jugulaires des flancs, le sang se retrouve sans possibilité d'irriguer le cerveau, préférant jaillir de la plaie béante, inondant le masque du Seigneur Noir. Le ravissement s'éteint lorsqu'un arbre chute sur le sol et qu'une confusion lointaine est créée à cette suite. La victime émet alors des convulsions de fin de vie, l'instinct immoral du Sith prend conscience de la tragédie et profite des dernières secondes de vitalité pour lâcher sa propre arme au sol. Il sort une flèche du carquois de l'infortuné pour lui plonger dans l'abdomen, contribuant à la souffrance dans les ultimes battement de coeur. Rejetant le moribond, Darth Malraas rejoint la native d'Argos tirant sans sommation sur les positions d'Elerina Braike et d'Arkane Gray. Les deux escouades de reconnaissance plus tôt rencontrée, ajoutèrent leurs armes au massacre. Comme tous unis d'un même accord muet, personne ne prit la peine de faire des prisonniers. L'absence de Shayn est notée dans le périmètre sécurisé de l'escouade. La tempête des tirs de blasters cesse après deux minutes interminables, la recrue de Mygeeto est définitivement déclarée absente. El'Kerial s'emploie à donner des ordres en tournant son bras dans plusieurs directions. Les canonnières restent en suspension au dessus de la zone du conflit, les armes prêtes à l'utilisation pour écarter d'éventuels ennemis animés par la représailles cinglante.~El'Kerial~
-Shayn est parti traquer des locaux en fuite. Explique la chef d'escouade en changeant la cartouche de gaz de son arme. Il marque les arbres pour le suivre.
La tempête perd son intensité, les éclairs tombent désormais au loin et la pluie plus tôt battante, descend par petites gouttes fines. Les nuages se strient d'une puissante lumière, ils se décomposent au rythme du vent et laissent entrevoir les rayons du soleil. Un arc-en-ciel se dessinne à l'horizon, oeuvre magnifique de la nature. L'arche de beauté s'étend au regard de ce monde pris dans une effluve sanglante, marquant le temps de son apparition, une pause angélique. Les Ravageurs réalisent la comptabilité des hommes valides et s'assurent que les Sith soient en pleine santé et prêts pour la suite. Un médecin militaire distribue des barres énergétiques et des boissons auto chauffantes. Il n'est plus question de laisser traîner cette mission de récupération.
-Ici l'Iridium, avec la dissipation de la tempête nous retrouvons les signaux des communicateurs. Explique une voix à l'oreille du Seigneur Malraas. Aucune trace de l'Ombre mais l'escouade de reconnaissance est plus à l'Est et semble encerclée par des formes de vies.... On me confirme qu'ils ne répondent pas.
-Les escouades de récupération se joignent à El'Kerial et poursuivent à l'Est, faites moi un rapport une fois sur place, ordonne Darth Malraas. Elerina et Arkane nous allons suivre la piste de Shayn.
Epoussetant sa veste des quelques feuilles d'arbres collées lors de sa chute vertigineuse, le Seigneur Noir distribue de nouveaux ordres aux canonnières.
-Montez jusqu'au signale de l'Ombre, récupérez la balise et cherchez Harper. Reprenons la mission.
Les cadavres des autochtones sont laissés sur place alors que la totalité des forces présentes se dispersent à leurs objectifs respectifs.╔═════════════════════════╗
VILLAGE PERDU
EVASION RISQUEE
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Le Lieutenant Livia se retrouve perturbée par la pièce lorsqu'elle émerge de la brûme causée par l'affrontement. La tête envahie par un affreux mal de crâne et le bourdonnement d'une oreille touchée par l'impact, la font dériver péniblement. Sentant la chaleur de l'environnement et sans ouvrir les yeux, elle sent les liens en fibre végétale, le poteau sur sa colonne vertébrale et sa tête penchée vers l'avant. Les yeux toujours clos, elle fait appel à la Force pour faconner le décor dans son esprit et sent la totalité des membres de l'escouade encore en vie, une bonne chose. Les vibrations électriques des cartouches énergétiques, les communicateurs en fonction, sont représentés. Une voix lointaine résonne, une voix grésillante condamnée par les interférences et le temps.
-Lieu...Via..sition...à..ou..ondez.
Le tonnerre gronde à des kilomètres mais les perturbations sont toujours présentes. La pluie à l'extérieur n'est plus fracassante et pour Shaera c'est une mésaventure supplémentaire pour une tentative de fuite. L'eau aussi abondante permet d'effacer les traces et de rendre impossible le pistage, par des animaux domptés pour cette fonction, sans cet élément la boue est un moule parfait pour traquer le chemin d'une proie. Désordre tactique ou non, la Lieutenant sait qu'elle doit intervenir par surprise, défaire ses liens et ceux de ses hommes, s'équiper et fuir au plus vite. Les esprits à peine retrouvée mais ayant la plus grande des volontés l'officier ouvre les yeux en restant figée. Se concentrant sur son objectif, elle lance une légère bourrasque de Force sur le soldat le plus proche, ayant pour effet de l'éveiller en lui intimant l'ordre par un hochement de tête, de se tenir prêt, une fois les regards croisés.
Evitant de s'attarder, sa lame sur une boiserie est lancée d'une façon fulgurante dans sa direction. En moins d'une seconde elle se tourne et se baisse, l'arme pénètre le poteau et déchire une partie des liens. Elle arrache la vibrolame et d'un geste précis et brusque, lacère les attaches de son camarade qui se précipite vers l'étalage des armes confisqués. En moins de cinq secondes, le blaster à répétition s'emballe, sa cellule énergétique ronfle et des rafales sont tirés vers l'autochtone concentrée sur la recrue Kiira.
La Lieutenant achève la libération, par la Force ou par l'arme sous le grondement sans mesure des tirs.
-Bougez-vous !
La vague de Force propulse un pan de mur et des morceaux de la charpente rustique, vers la jungle. La Lieutenant les yeux écarquillés par l'excitation presse le pas.Mise à jour du plan
La zone rectangulaire citée comme "point de départ" est le zone du conflit avec les autochtones liant Elerina Braike, Arkane Gray, Gelmir et Shayn Beinlosi. Au Nord donc, la zone où Shayn se dirige, à l'Est la zone où est Rubis. Les villages sont notés.
A vos plumes ! -
Post n°40
Auteur : Rubis KiiraJe devais déjà discuter depuis une bonne heure avec l’autochtone qui se prénommant Elelie de ce que j’appris à force de discuter avec elle, sur sa vie et son peuple. Ce que j’appris me fessais penser aux histoires de papa sur les vieux guerriers Massassi aujourd’hui disparue. Le peuple tribal d’Elelie vie entre communauté pouvant s’ignorer les uns les autres, ou se battre entre eux pour un territoire ou juste montrer qui est le plus fort… Enfin de ce que j’avais compris! Ceci me fit doucement sourire mais je préférais lui faire comprendre aux lieux de parler que de elle la situation des siths actuellement dans la galaxie… Enfin de ce que j’avais compris aussi, depuis ma planque isolé sur Lord. Un peuple pourchasser, traquer et séparer qui chercher à se regrouper… et surtout à se trouver un foyer où il pourrait enfin vivre en paix malgré leurs caractères belliqueux et colériques.
Elelie semblait comprendre et au lieu d’avoir peur elle tentait de comprendre. Curieuse et attentive elle guidait en toute légèreté la discussion sur ce qui manquait de détail pour éclairer les points encore un peu sombres dans son esprit. Nous discutions encore de nos peuples respectifs quand le couteau vola dans la salle. Ont le regarda étonnée suivant sa trajectoire, C’est à ce moment-là qu’on se rendit compte que Livia avait enfin repris pleinement connaissance. On n’eut à peine le temps d’entrevoir la suite que le garde tiré déjà sur Elelie qui esquiva la première salve avec un sourire avant de se courir vers la sortie.
Quant à moi je me dépêchai de rejoindre la lieutenante qui libérait le reste de mes camarades d’escouade. Et dans un « bougez-vous » des plus autoritaires je regardai le mur arrière qui vole en éclat sous la force. Etonnée je restai quelques secondes en place, le temps que Mirage me rejoigne et me pousse vers la sortie, une fois de retour de la récupération de ses blasters et de mon couteau. Nous nous mirent à courir derrière la lieutenante, Je lançai un dernier regard en arrière vers Elelie qui nous regardait fuir sans rien faire de plus… Tandis que certains guerriers s’armer pour nous poursuivre, elle les arrêta d’un bras avant qu’ils puissent s’élancer. Je hochai et avec un sourire je sus que ce village allait bientôt disparaître. Surement se délocaliser pour éviter certaines représailles des ravageurs… Nous verrons bien.
C’est au bout de quelques minutes à peine que nous vire la première flèche voler entre nos têtes. Mirage ne chercha pas plus loin et les autres non plus ils se mirent derrière un arbre chacun et en un regard partagé, ils se coordonnèrent. C’est ainsi que nous continua ma course, d’arbre en arbre, tandis qu’ils se couvraient mutuellement, tout reculant à tour de rôle, en tentant de les tenir hors de portée. Ce petit jeu continua un petit moment jusqu’au moment où ils commencèrent à tomber à court de munitions, les uns après les autres, malgré le fait, qu’ils les économisaient le plus possible. C’est à ce moment-là après une course qui nous avait duré une éternité surement pour tout le monde qu’on arriva dans une clairière. Et que je portai enfin attention au reste de l’équipe, les regardant un à un…
Mirage porte le blessé et la lieutenante et le soldat encore valide étaient essoufflés. On ne pourrait pas aller plus loin dans nos états car oui moi aussi je fatigué même sans le surpoids du sac de survie. Et Mirage aussi commencer à montrer des signes de faiblesse. Je soupirai et feront les yeux je me concentrant sur l’environnement alentour… tout ce que je détectai fut le groupe d’indigène qui nous fonçait dessus et un autre me dirigeant droit vers nous mais celui-là je ne pus le reconnaître j’étais encore trop faible… Et surtout si j’avais reconnu le groupe d’Autochtone c’était uniquement pour la raison qu’il était vers là où l’escouade regardait il n’y avait plus qu’une chose à faire! Prévenir la lieutenante, elle devait choisir.
« Madame… on a un second groupe que je n’arrive pas à distinguer correctement, qui approche rapidement par le sud-ouest… »
Ma voie était tremblante et un peu faiblarde, dû à la fatigue et le stress. Mais e tond y était! Respectueux et clair presque cérémonial. J’attendais sa réponse… et surtout ses ordres vus la situation seule elle pouvait savoir si ce qui se rapprochait était amie ou ennemie. Mais voilà n’importe ce qui approche je savais que la mort ne serait pas là aujourd’hui. Je savais aussi que je devrais changer et m’adapter à un nouvel environnement social et géographique. Je me demandais surtout ce qu’il adviendrait après la mission… enfin si on nous laissait la finir. Je n’avais aps peur de l’avenir je savais déjà que mon destin était tracé et que la mort je croiserais un jour. Bref… Une route s’ouvre devant moi et je savais qu’il me fallait avancer! -
Post n°41
Auteur : Shayn BeinlosiUn pas puis l'autre. Le sol trempé martelé sous les pas d'un traqueur et de ses inconscientes proies. Sur sa route vers l'inconnue, Shayn semblait prendre de plus en plus le contrôle de ses émotions. Comme une ode à sa détermination, les feuilles tombées craquaient en une douce mélodie imperceptible aux oreilles de ceux pour qui elle aurait été la plus inquiétante... Le jeune homme avançait, sans s'arrêter, sans réflexion autre que celle de la discrétion, et des marques laissées à intervalles réguliers sur le bois des arbres. Avec un peu de chance, ce chemin mènerait à la réussite. A Harper. Et à tous les disparus de cet enfer tropical. Dans le cas contraire, ce chemin mènerait à la dépouille d'une arrogance punie de mort.
Quoiqu'il en soit, et jusqu'à maintenant, tout se passait bien. Garder en vue les fuyards n'était pas tâche aisée, encore plus dans un environnement si hostile. Cependant, et de par son existence éprouvée par des terrains difficiles, Shayn était du genre persévérant. Alors il tint bon, et au bout de longues minutes qu'il ne savait plus quantifier, son ouïe fine fut taquinée de l'écho d'une civilisation, de plus en plus perceptible à mesure que la tempête se calmait. Un vent de panique soufflait sur ce qui devait être l'un des villages des autochtones. Un vent de panique qui risquait de devenir une tempête dangereuse pour les prisonniers si les fuyards arrivaient sains et saufs à leur destination comme annonciateurs de l'apocalypse à venir et du génocide passé. Un tel message risquait sûrement d'attiser la haine pour les envahisseurs venus du ciel, une haine pouvant verser le sang d'Harper et de tous ceux qu'il fallait garder en vie. Alors Shayn n'avait plus besoin de ses guides. Accélérant le pas, il réduisit rapidement la distance qui le séparait de ses cibles. Après avoir activé le générateur de sa vibrolame, il sprinta, gagna en vitesse, et sans autre forme de procès, logea le métal tremblotant entre les deux omoplates du premier homme. Cependant, il avait sous-estimé le temps de réaction du second, qui ne lui laissa aucun délai pour retirer son arme du geiser de sang. Il l'attaqua, l'assailla avec ses solides poings. Un duel violent s'engagea, où le natif de Mygeeto fut dans les premiers instants condamné à une posture défensive. Son jeu de jambes n'était pas le plus impeccable, mais il lui permit d'esquiver la plupart des infatiguables assauts de son adversaire - bien plus rapide qu'il ne l'était. Cependant, un crochet d'une violence inouïe passa outre les défenses du jeune homme et atterit droit sur son arcade sourcillière. Un craquement sinistre se fit entendre : la com du Beinlosi venait de voler en éclats, et s'éparpilla au sol. Un évènement inquiétant qui ne trouva aucune attention de la part de Shayn, lequel reculait et maintenait sa garde éprouvée dans l'attente d'un signe de fatigue de son opposant qui tardait à venir... Mais qui finalement arriva. Ses coups faiblirent, les braises de son ardeur s'éteignaient doucement... Shayn contre-attaqua, d'un savant uppercut dans la mâchoire qui fit reculer l'autochtone. Le regard empli de haine, le nez ruisselant d'un sang qui souillait barbe et bouche, il mit un terme à cette débacle en dégainant son Westar. Le dragon de technologie cracha son feu mystique dans le torse dénudé du pauvre homme, qui s'effondra au sol... mort. Tout cela avait été bien trop compliqué. Shayn cracha son dédain sanglant sur la peau carbonisée de sa victime, et - conscient que sa mission n'en était qu'au début - essaya de reprendre ses esprits, ainsi que son souffle. Il lui fallut une bonne minute pour arriver à contrôler sa frustration, et se défaire du sentiment que "tuer deux hommes ne devait pas être aussi difficle". Secouant la tête, il entreprit de dissimuler les cadavres dans les fourées, récupérant par la même occasion sa vibrolame qui cisaillait encore le torse dans lequel elle était logée. La com était foutue. Il allait devoir opérer seul, attendre des renforts n'étant sûrement pas avisé à en juger l'état d'agitation sonore du village... Si l'Ombre était ici, elle était probablement en danger. De mort, ou d'extraction vers un autre lieu.
Shayn s'essuya le visage avec une feuille d'arbre, passant sur les attributs de son faciès ensanglanté par la mêlée. Nez, sourcils, mâchoire... Il regarda derrière lui, puis devant lui, et après un long soupir, se dirigea vers l'origine du brouhaha.
C'était un village fondamentalement rustique, fait de bois, de bois, et encore de bois. Mais il était clair à en juger la conception qu'il était également fait pour être défendu : une palissade de trois mètres de haut entourait un groupement de bâtiments à l'architecture variable selon - Shayn l'imaginait - la fonction. Tout fouiller était littéralement impossible donc il fallait jouer de chance, et d'observation. Trouver l'équivalent d'une prison, ou à défaut, un bâtiment surveillé. La palissade bloquant le champ de vision, il fallut donc d'abord s'infiltrer à l'intérieur. Détaillant pendant une longue minute les patrouilles des gardes longeant le mur de bois, Shayn arriva bien vite à la conclusion qu'il devrait en éliminer au moins un. L'embuscade aurait lieu à l'extrême Nord du village, à l'opposé de l'entrée. Shayn s'y rendit d'un pas de loup, en prenant toujours avantage des fourrées et des arbres. De là, il lança son Westar bien à découvert, à une demi-douzaine de mètres de là où il se trouvait. Le garde allait-il mordre à l'hameçon ? Probablement. Cela ne devait pas être chose commune pour un autochtone de base de trouver une merveille de métal ainsi.
Une minute. Deux minutes. Le poisson approcha. Loin de se douter du danger, son attention fut immédiatement captée par cet objet brillant posé dans l'herbe. Le piège se referma alors. Sa jugulaire fut tranchée d'un ample mouvement qui ne laissa nulle doute quant à la fin de son existence. Le cadavre gagna les fourrées, le meurtrier put poursuivre sa route.
Après une astuce ingénieuse pour escalader la palissade glissante - qui en revenait, grossièrement, à creuser des prises pour les mains avec la vibrolame, à même le bois, sur trois niveaux - Shayn se retrouva au coeur du camp ennemi. Jamais il ne s'aventura en son centre, et se contenta de parcourir l'enceinte du village comme le bout d'une aiguille sur son cadran : des parcours circulaires qui par chance, ne prirent guère longtemps pour le mener à son objectif. Le coeur battant, la sueur se mêlant à la pluie pour couler sur ses tempes, le jeune homme évita de manière savante tout contact avec les locaux pour parvenir à localiser un semblant de "prison". Du moins, il le devinait : car de tous les bâtiments qu'il avait détaillés, c'était celui-là qui était le mieux gardé. Deux autochtones à l'entrée, et sans doute d'autres à l'intérieur. La situation ne pouvait être plus compliquée. Et comme un reflet de cette réflexion, tout empira. Un cri masculin, affôlé, paniqué, de ceux qui tirent leur source de barbaries passées ou à venir, retentit dans le village. Un autre rescapé du génocide ? Ou mieux encore... l'arrivée de la cavalerie. D'autres voix autochtones s'élevèrent en réponse, certaines plus fortes que d'autres, proférant sans doute des ordres. Les gardes de la prison, eux, répondirent aux évènements en s'armant de leurs lances. Ils entrèrent dans l'édifice.
Peu de doutes quant à leurs intentions : si Harper était là, ils allaient le chercher. Pourquoi ? Peut-être l'exécuter, ou le déplacer en bon argument de négociation - pour ne pas dire, otage. D'un geste symbolique, Shayn troqua la vibrolame pour son Westar. Furtivité n'était plus de mise. Il fallait se hâter. Il entra. Le temps sembla s'arrêter. Une, deux, trois dos qui lui étaient tournés. Pour chaque dos, trois pressions sur la gâchette. L'enfer fut déchainé avec la froideur insensible d'un hiver sans-fin. Du silence de mort émergea le cisaillement de la vibro-épée sur le bois de la cage. Harper était là. Harper était libre, et plus que jamais en danger. Car dehors, le bruit avait attiré les meutes autochtones.
- Gaffe, c'est chaud lança Shayn en jetant son Westar aux pieds de l'Ombre de Ravage On va devoir tenir la position ici. Tu vises, je découpe.
Il marqua une pause, les doigts de sa main fermement agrippés au manche de la vibro-épée. Il prit une grande inspiration, l'air frais gagna ses poumons et fut expulsé en un long soupir. Le Seigneur Malraas était proche. Cet endroit ne serait bientôt plus qu'un cimetière. Une simple question de temps. -
Post n°42
Auteur : Arkane GrayAlors, c’était ça le vrai pouvoir ? Une émanation si puissante, si singulière et si ... effrayante. Un seul mot pouvait définir tout cela : le respect. Oui le respect qu’en impose les maîtres de ce monde, ceux qui de par leur nature supérieur sont destinés à diriger les faibles peuplant cet univers. Le genre de personne, qui à elle seule, affecte des millions et des millions de vies ...
Et l’homme qui se tenait en face d’Arkane était de ceux là : Le terrible seigneur Darth Malraas, seigneur noir du Nouvel Ordre. Un sith.
La jeune recrue de Ravage était fasciné par la puissance de force qui se dégageait de ce seul homme, un simple novice dans l’usage de la force comme lui le ressentait si nettement que cela en était troublant. Arkane était admiratif, il n’y voyait pas qu’un chef puissant en cet être, mais une finalité. Oui, sa propre finalité, ce qu’il serait à son tour dans peu de temps : un être divin dans cette galaxie ! Il s’en fit la promesse.
Mais pour l’heure le sith en devenir se raccrocha à la dure réalité du présent : sa mission.
Le seigneur Malraas en personne donna les futures directives aux deux siths : ils partiraient tout les trois à la recherche d’un certains Shayn qui serait parti au devant des troupes, pendant que les soldats feraient le ménage en arrière afin de se rassembler.
Et sûrement afin de les tester, le seigneur sith leur intima d’ouvrir la marche.
Mais comment faire pour retrouver le sith ? Arkane aperçut au loin quelque chose de fort utile : un arbre marqué à l’aide d’une lame. Devançant un autre arbre marqué au loin, puis un autre et encore d’autres.
«-Il semblerait que ce Shayn soit un malin, il nous a tracé un chemin direct vers le village.»
Les trois siths s’engagèrent donc à la suite des marques. Arkane en profita pour jeter le casque en os du défunt chef.
«-De toute façon ça daube trop le sauvage, ajouta t-il pour lui même.»
A force de suivre la piste, les marques s’espacèrent de plus en plus, il semblerait que Shayn avait accélérer le rythme. Les sith décidèrent d’en faire de même.
Après une belle avance non troublée, ils tombèrent sur quelque chose d’intéressant : des marques de combats, de sang et les restes d’une COM éparpillée au sol. Les trois ravageurs présent n’eurent nullement besoin d’en dire plus pour comprendre ce qui s’était passé et qu’il fallait agir vite. Par chance, deux cadavres découvert plus loin laissés espérés que Shayn, était toujours en vie en ayant triomphé de ses adversaire.
Un fort tapage indiqua aux siths, que le village des sauvages n’étaient pas loin, ils s’y dirigèrent donc et tombèrent devant une palissade en bois. Bien que rustique elle avait l’air suffisamment solide et épaisse pour résister à certaines attaques. Alors, le seigneur Malraas décida quelque chose : ils devaient se séparer pour attaquer le village de trois points différents, ceci afin de diviser les forces ennemis. Après tout, ils n’étaient que trois contre une petite armée. Il ajouta que cela permettrait de jauger ses nouvelles recrues et que seul les forts deviennent sith. Il restat surplace tandis que Elerina et Arkane prirent chacun une direction opposée pour contourner le village.
C’était l’heure, l’heure de faire ses preuves. Arkane était seul, et en territoire hostile, il comptait bien s’en sortir, et indemne. Ce n’était pas une option, mais une obligation.
Le jeune sith se stoppa quand il lui sembla être à distance suffisante des ses congénères. et se mit à examiner la palissade. Elle avait beau être solide, elle demeurait relativement basse. Avec quelque ressources, il pourrait facilement l’escalader, ce serait plus simple que de chercher la porte d’entrée principale, et moins risquée.
Il avait déjà escaladé des entrepôts pour se faufiler à l’intérieur à Nar Shaddaa, avec l’aide de caisses. Mais ici, il n’y avait pas de caisses. Il se retourna pour chercher une idée. Et celle ci lui vint : le bois de la palissade ne résisterait probablement pas au feu. Arkane ramassa donc divers élément végétaux comme de la mousse et du bois mort dans la jungle derrière lui, et fit un tas suffisamment grand au pieds de la palissade puis dégaina son Q-2s5, il visa la base de son foyer et tira deux décharges. Par chance, les autochtones faisaient trop de bruits dans le village et les détonations disparurent dans la forêt. En revanche, le petit feu qu’il venait d’allumer aurait déjà eu du mal à griller un petit steak, alors en comparaison de la palissade, c’était peine perdue. Le sith eu alors une nouvelle idée.
Il n’avait nul besoin de technologies, ou d’armes, il avait la force et il était temps de s’en servir ! Arkane se plaça au devant du petit feu, leva les mains, ferma les yeux, inspira profondément et chercha au tréfonds de son être, au plus profond de ses pensées, là où tout n’était que noirceur et colère, là où était concentré son vrai pouvoir. Il laissa la haine le submerger, respira profondément à nouveau et canalisa sa colère. Il ressentit le pouvoir affluer dans ses mains qu’il leva en direction du foyer. A ce moment il avança sa main droite d’un geste rapide vers l’avant, et une légère bourrasque de force en jaillit et attisa le feu. Il réitéra la chose avec sa main gauche, puis à nouveaux avec la droite, et ainsi de suite ...
Le feu grandissait à vu d’oeil et ses flammes côtoyaient presque le sommet de la palissade.
Alors, Arkane décida donc d’élever ses mains et de donner vie au feu. Il le dirigea avec ses mains et sa pensées, décrivit des arcs de cercles dans le vide jusqu’à dominer complètement le feu. Il façonna ainsi une boule de taille suffisante en faisant voler diverses branches à l’intérieur pour la garder allumée. La chaleur lui piquait le visage mais la fierté défiguré ce dernier d’un sourire étrange. Le sith était heureux, il commençait à domestiques son potentiel. Mais le plus dur resta à faire, il recula tout en maintenant sa boule incandescente devant la palissade et puisa une nouvelle fois dans ses souvenirs. Cette fois si, il en chercha un bien particulier, le plus noir de tous : celui du meurtre de ses parents.
Mais à ce moment, la colère fut trop forte et dépassa le sith qui hurla, un désir de massacre et une rage inconnue venait de prendre le contrôle de son être. Il envoya un poussée de force, tel qu’il n’avait jamais réussit à produire à destination de la boule de feu et celle si heurta violemment la palissade. Cette dernière explosa sous l’impact et propagea le feu autour d’elle en créant un passage assez large pour que deux personnes côtes à côtes s’y engagent.
Arkane pénétra dans le village, à travers les flammes, revêtant un air des plus sinistres. Par la passion de la puissance, il avait eu le pouvoir.
Une demi douzaine d’autochtones accourue pour découvrir l’origine de ce brouhaha et ils découvrirent horrifiés un Arkane baignant dans les flammes et les débris qui furent autrefois leurs remparts contre l’extérieur. Le sith attira leur attention d’une voix posée :
«-Tremblez sauvages ! Je suis Arkane Gray, ma destinée est grande et vous n’êtes que de vulgaires obstacles à sa réalisation, je vais vous balayez d’un souffle !»
Il lança une nouvelle impulsion si forte que les débris embrasés de la palissades volèrent directement sur les natifs de la planètes, les écorchant et les brûlants de façon meurtrière. Leurs corps calcinés tombèrent un à un au sol. Seul subsista le sith, qui tomba à genoux, épuisé par cet usage inédit de la force. Mais il souriait, bien qu’affaibli. Car ça, c’était le pouvoir.
Par ce pouvoir il venait d’obtenir la victoire, et il le savait, le jeune sith venait de briser ses chaînes ! -
Post n°43
Auteur : Elerina BraikeLa Force était puissante sur cette planète… Non pas le Côté Obscur ni le Côté Lumineux … Mais la Force en elle-même était puissante…Anormalement puissante au point ou Elerina pouvait ressentir tout ce qui l’entourait dans un rayon d’une dizaine de mètres. Contrairement à ses accompagnateurs, la Sith, elle, ne s’était pas précipitée au combat, non car elle avait un autre objectif en tête qui était de s’approprier la technologie des autochtones qui leur permettaient de passer en mode furtif. Avec une telle technologie, les Ravageurs en tirerait un avantage plus que conséquent contre ses futurs ennemis. Une mission de premier choix pour la Sith mais aussi une occasion de faire une offrande pour Ravage dans le but de prouver que l’ex-apprentie de l’Omega lui était entièrement dévouée, a lui ainsi qu’à la cause des Ravageurs. Les Ravageurs … un culte obscur qui allait devenir quelque chose de plus gros, plus imposant ainsi que plus dangereux aux yeux de la Galaxie et Elerina voulait en faire partie cette fois ci.
Alors que la pluie c’était arrêtée, l’humidité était toujours présente et se faisait ressentir partout : non pas que dans l’air mais aussi sur le sol qui était boueux rendant ainsi les bottes lourdes et glissantes. Elerina se mit à sprinter à la direction oppose qu’avait pris ses deux accompagnateurs. Celle-ci se diriger vers ce qui semblait être l’arrière du village qui était tout aussi fortifier par des palissades de bois. Cet équipement furtif devait être ce que les autochtones avaient de plus cher et donc quoi de plus logique que de les garder à l’endroit le plus sécuriser du village c’est-à-dire a l’arrière. Braike s’arrêta devant l’une des colonnes de bois qui devait faire 3 bon mètres et posa sa main sur le bois pour voir à quel point leur « muraille » était dure. Le bois était étonnamment dur malgré son air défraichit mais bien sur rien d’insurmontable. Elerina recula d’un pas et leva sa main droite en direction de la palissade. Elle ferma les yeux lentement et tout en inspirant profondément, la Sith se connecta à la force déjà présente sur la planète pour identifier tout être vivant se trouvant dans les environs. Braike avait déjà pratiqué ce genre d’exercice sur Dathomir lorsqu’elle faisait partie du culte de Cypher… Cet exercice avec la Force lui avait permis de localiser toutes les embuscades de braconnier mais aussi permis d’apprivoiser un rancor. Cette fois ci, l’exercice était le même, localiser chacun des êtres vivants se trouvant à l’intérieur du village et localiser où se trouvait leur armurerie.
Bien que les études sur la Force aient été multipliées au fil des millénaires, aucune définition universelle n'a jamais pu en être donnée. Un grand principe était toutefois communément accepté, à quelques exceptions près, qui considérait la Force comme un champ d'énergie "qui nous entoure et qui nous pénètre, et qui maintient la galaxie en un tout unique". En d’autres termes, la Force est un élément vital a la vie : peu importe l’espèce, peu importe d’où elle venait la Force était présente et c’était ce “ champ d’énergie" qu’Elerina recherchait. D’une profonde respiration, Braike rentra dans une profonde concentration, le Côté obscure s’empara de chaque cellule du corps de la Sith assombrissant ainsi sa perception. Le vide, le froid, le noir complet, oui c’était exactement ce qu’elle voulait ressentir, ce sentiment que pouvait procurer le Côté obscur. De sa conscience plongée dans les ténèbres, Elerina pouvait commencer à apercevoir des lueurs bleues disséminer dans ce tableau noir qui représentait précisément la position de ces ennemies.
* Ils sont plus nombreux que je ne le pensais… Aussi impossible de dire si ce ne sont que des villageois ou des gardes … ça va être du quitte ou doubles…Encore une fois…
Dans un bruit déchirant le silence, la lame de feu Sith fit son apparition et se planta sans aucune difficulté dans le bois qui servait de barricade. Les lueurs émissent par la Force commencèrent à s’éparpiller dans tous les sens puis s’éteignit une à une : ils étaient morts. Alors qu’Elerina commençait à dessiner un cercle sur la muraille de bois avec son sabre, celle-ci ressentit la présence d’Arkane qui avait fait une entrée plus que fracassante.
« -Tremblez sauvages ! Je suis Arkane Gray, ma destinée est grande et vous n’êtes que de vulgaires obstacles à sa réalisation, je vais vous balayez d’un souffle !»
Une fois le cercle terminer, Braike tira avec la Force le morceau de bois couper avec son sabre et se fit un passage a l’intérieur des défenses des autochtones. Une fois a l’intérieur celle-ci essaya de comprendre ce qui s’était passée. Arkane, complètement épuisée était au centre du village … Il avait réussi à bruler les palissades de l’entrée du village mais plus importants il y’avait devant lui une dizaine de cadavres calcinées qui devaient être surement les gardes du village.
Cet imbécile ne s’est pas retenu… *
Braike se dirigea vers ce qui semblait être l’armurerie : un bâtiment fait d’un matériel complétement inconnu avec pour décoration des lances et des cranes à l’entrée. Une fois à l’intérieur de celui-ci, Elerina fit le tour du bâtiment d’un pas lent. Il était très étonnant de constater que ces indigènes possédaient un grand choix d’armes, un a un Braike fit le tour de leur arsenal : Lances, sabres, couteaux et arcs. Des armes d’un temps arriérer mais qui n’avaient plus besoin de prouver leurs létalités.
Alors que la Sith inspectait les armes, un des indigènes survivants a Arkane sortie de l’ombre et chargea la Sith armée d’un sabre. Alors que celui-ci sprintait dans sa direction, Elerina, avertit par ses sens, leva la main et arrêta net l’autochtone dans sa course avec la Force. Il se débattait mais sans succès, celui-ci était sous l’emprise de la Sith et lui interdisait tout droit bouger. Elle s’avança lentement vers lui et posa sa main sur son front. Elerina s’était immiscée dans son esprit et commença a fouillée la mémoire et les sentiments de sa victime. Les souvenirs de l’indigène s’affichaient comme une lecture vidéo avec une vitesse x2 quand Elerina jugeait l’information non importante. Il/Elle avait peur, il/elle n’était pas former au combat, l’autochtone cherchait seulement à se défendre… et par tout les moyens… triste et pathétique… soudain Braike s’intéressa à une certaine scène : l’indigène était dans une clairière à garder les bêtes avec un de ces semblables puis…. La Sith se voyait elle-même avec Arkane dans cette même clairière quand ils s’étaient faites prendre en embuscade par les assaillants invisibles… Soudain le villageois indigène porta un regard vers sa ceinture et appuya sur un bouton et se voyait lui-même transparent…
Braike arrêta sa fouille, elle avait trouvé ce qu’elle voulait. D’un mouvement circulaire fluide elle coupa les des mains de l’autochtone et le propulsa contre le mur avec une poussée de force. Inutile de faire plus de victimes, cependant hors de question qu’elle lui laisse une chance de s’attaquer a elle quand elle sera en train d’analyser les ceintures. Très excite par la découverte de ces ceintures, Braike s’avança vers un établit où étaient disposées des ceintures et des implants cybernétiques. Braike prit une de ces ceintures et l’analysa avec grande intention. Honnêtement elle n’avait rien de spécial au premier coup d’œil : elle était de couleurs blanches / noirs et possédait des capsules d’énergies, des capsules de nourritures, jusque-là rien d’anormal, ce qui la différenciait des autres ceintures c’est qu’elle possédait des boutons qui devaient être des déclencheurs. Sans attendre Elerina mit la ceinture sous sa bure, un petit bip retentit depuis la ceinture signifiant que celle-ci devait surement être fonctionnel. Finalement la Sith refit les mêmes manipulations que l’autochtones avait fait dans les souvenirs qu’elle avait fouille et se vit elle-même devenir transparente et ne faire qu’un avec le décor.
-Mission accomplie…
