Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
    a écrit sur dernière édition par
    #14

    Post n°14
    Auteur : Super PNJ

    Depuis la tour principale du gouvernement, Despher observait la capitale par une grande verrière un large sourire aux lèvres.
    "Ordre et chaos..."
    Le cabinet Noir avait envoyé l'ex prisonnier pour déstabiliser la planète et la rendre plus instable pour une future annexion Républicaine, et on peut dire qu'il avait bien réussi son coup, mais après tout il avait été disciple du Cerberus , un groupe criminel ET terroriste.
    Il avait été facile pour lui de s'infiltrer dans les groupes rebelles et leur enseigner l'art de la guerre civile, tout comme il avait été facile de s'engager dans la milice locale, les volontaires ne se bousculant pas au bureau de recrutement.
    Officier des forces de l'ordre le jour et émeutiers la nuit telle avait été son activité dès les premiers mois sur Arkinnea, il avait fait assassiner les principaux officiers de la milice, le lieutenant Gurt avait été même étranglé de ses propres mains, il l'avait bien évidemment remplacé au pied levé avant de monter un à un les échelons de la hiérarchie de la milice jusqu'à en prendre la tête tout récemment.
    Il réajusta sa cravate, il allait enfin rencontrer le gouverneur Relik, le dirigeant planétaire, celui ci l'attendait dans son bureau en compagnie de ses ministres.


     
     
    -Vous avez demandé à me voir votre grandeur? 

    Le gouverneur, un humain d'un certain âge au crane dégarni et à l'imposante moustache blanche tapa du poing sur son bureau faisant sursauter un vieux conseiller au passage.


    -Evidemment commandant! je viens d'apprendre que la prison a été attaquée, tous les prisonniers se sont enfuis!!

     
    -Sauf ceux qui sont morts...Mes hommes se sont bien défendus, ils en ont payé le prix fort! 

    -Oui... oui mais c'est inadmissible! la capitale est à feu et à sang, je ne me sens même plus en sécurité dans la tour d'ivoire.


    L'agent God sourit intérieurement, le gouverneur réagissait exactement comme il l'escomptait, la peur rendait les gens si prévisibles.


    -Je peux organiser un transport discret pour les territoires du Nord, avec votre ministère, vous y serez à l'abri de tout ce tumulte... 

     
    Les territoires du nord étaient constituées de vastes forêts non exploitées, peuplés uniquement par les autochtones, les Yunus, sorte de primates géants.Et Despher savait exactement quel transport utiliser, un transport de minerai, au moment opportun un complice ouvrirait les soutes au dessus d'un ravin isolé qui servait jadis de charnier, provoquant une mort certaine et laissant les corps aux différents prédateurs de la planète.
    Relik s'épongea le front et observa son conseil de ministres, ils validaient tous visiblement cette suggestion, ils sentaient bien que la situation leur échappait et que le peuple réclamait leurs têtes.


    -Oui... oui! faites donc cela!


    -Il faudrait également proclamer l'état d'urgence pour que je puisse ramener l'ordre sur Arkinnea en votre absence. 

    -Je vais faire publier un décret dans ce sens immédiatement! merci commandant!!


    Despher en était arrivé exactement ou il voulait , le gouverneur lui donnait finalement les pleins pouvoirs, il avait déja fait venir sur sa planète d'anciens détenus de Kessel en guise de garde rapprochée ils occupaient tous des postes importants au sein de la milice tous sauf son ami Falleen qui était porté disparu depuis l'attaque de la prison.
    Mais God n'avait pas besoin d'ami après tout, il aurait bientôt une planète toute à lui.
    Le gouverneur lui donna congé ,après tout il devait faire ses valises et se préparer pour son grand voyage, enfin le dernier pour lui et ses ministres mais cela, tous l'ignoraient...


    "Tout ce qui est fait dans le passé affecte l'avenir en conséquence et le passé par Rédemption"

    Paulo Coelho

     
    Spoiler : Spoiler

    -A toi d'aller chercher Despher, il est dans sa tour protégée par la milice et sa garde rapprochée constitués de durs à cuir. 

    1 réponse Dernière réponse
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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
      a écrit sur dernière édition par
      #15

      Post n°15
      Auteur : Erys Talmark

      Je crois que c’est au moment où mon speeder s’est élancé sur la route que j’ai vraiment repris conscience. Un peu comme le matin qui se lève dans mon dos, et le soleil qui allait doucement commencer à chauffer ma nuque, j’ai la désagréable sensation de me réveiller d’un sale cauchemar. Quand je me retourne, je vois les immeubles brûler, et j’ai l’impression d’avoir un sale goût sur la langue, comme une saveur acide et amère à la fois. A nouveau, j’ai mal à la tête, j’ai le crâne en fusion et j’ai du mal à me concentrer… La mission… La mission… Trouver l’origine des troubles, régler le problème. Je sais que ce foutu Falleen qui roupille à côté de moi peut être une clé, mais est-ce que j’ai vraiment besoin de clé, quand tout ce que j’ai fait depuis mon arrivée ici, c’est défoncer des portes ? Malgré tout, je dois essayer de bel et bien comprendre ce qui se passe, et une fois de plus, c’est à grand renfort de gifles, après m’être garée, que je réveille l’alien vert tout en l’empoignant au col.

      - Si tu retentes tes petits jeux, je t’arrache les joyaux de famille et je vais m’occuper de ta planète en les portant en ornement, c’est bien clair ? Maintenant, tu vas répondre à mes questions, et si tu essayes UNE fois de me rouler, je t’explose sans même y réfléchir.

      Ses yeux roulent dans ses orbites alors qu’il essaye de se reculer. Il faut dire qu’il est déjà bien abîmé, et il le sait, ou plutôt il le sent… Les balles et les coups ne l’ont pas arrangé, c’est certain, mais il n’est pas question que je perde du temps outre mesure. Je lui remets une claque pour faire bonne mesure.

      - La plus haute tour de la ville. Pourquoi là-bas ?

      - C’est… le QG de la milice. C’est là-bas qu’il est.

      Nouvelle gifle alors que je raffermis ma prise sur son col. Mes yeux doivent lancer des éclairs, je sens mon sang bouillir dans mes veines autant que mon coeur tape à mes tempes, je suis tendue comme jamais je l’ai été, mais cette fois, c’est le goût du sang que j’ai sur les lèvres, je n’ai pas le temps pour la diplomatie, pas plus que je n’en ai pour négocier. Alors ce sera par la force que je ferai ce que je dois. De toute façon, je sens bien que j’ai passé le point de non retour dans cette mission, et que mes actes ne feront qu’amener plus de sang si je me retiens. Il faut que j’en finisse au plus vite.

      - C’est qui, « Il » ? Réponds, fumier, ou je t’arrache un bras !

      - D… Despher. Despher, je te dis, arrête ! Raaaaah, @£!&% !

      Je n’ai pas attendu qu’il réponde jusqu’au bout, mon poing s’abat sur son bras, brisant son radius en deux vu la force que j’y ai mis, ou la Force. Mon sourire s’agrandit alors que je l’entends crier, je sens que j’ai le contrôle sur lui, je sens que mon emprise va s’étendre. Je lève à nouveau mon poing, menaçante, l’air de montrer que je suis prête à recommencer malgré le craquement écoeurant que ça a pu donner la première fois. Lui, il pleurniche, c’est un criminel, ça ? Plutôt une poupée de chiffon que je vais jeter à la première occasion !

      - Despher, @£
      !&% ! Je l’ai rencontré sur Kessel, c’est un ex-Cerberus, un agent de la Rép’… ARRÊTE !

      Un agent de la république, hein ? Qui mettrait le boxon comme ça en ville ? Intéressant, dommage que je ne puisse pas vraiment m’encombrer d’un témoin… Je lui en recolle une pour faire bonne mesure et l’agrippe un peu plus fort par le col. Je suis certaine qu’il aimerait me cracher au visage, je vois la haine dans ses yeux, comme il doit voir la colère dans les miens, et il sait qu’il n’a pas l’avantage, surtout qu’il commence à avoir de moins en moins de membres valides. Mais peu importe. J’ai appris qu’un corps humain a 206 os, sur Coruscant. Un alien ne doit pas être très éloigné. Ce qui fait encore 205 fractures potentielles. Et tant que j’y suis… Je lui prends le poignet et le tord brutalement en le regardant essayer de suivre le mouvement. Je me délecte de ses souffrances, je les sens me faire vibrer au plus profond de mon âme et de ma chair, je me rappelle tout ces hommes qui ont un jour fait pareil avec moi, alors que je m’étais donnée à eux, consentante, et alors que j’étais prête à tout pour survivre, même aux pires humiliations. Je me rappelle très bien leurs visages de porcs, à tous, qui bavaient presque de pouvoir se taper une gamine à peine adulte, qui ne comprenait même pas ce qu’elle faisait. C’est pour ça que je suis née. Pour protéger Erys. Elle ne doit jamais savoir. Elle ne doit pas savoir par quoi son corps est passé. Mais moi, je le sais, et je vois dans ses yeux qu’il commence à comprendre, sa volonté flanche enfin, parfait.

      Je le sors sans ménagement du speeder, et je l’emmène proche du moteur, toujours prisonnier de ma clé de bras. Un coup derrière le genou, et il s’effondre devant moi alors que j’ouvre le capot brûlant, l’attrapant par la base de la nuque et le rapprochant tout près de la carcasse qui n’attend plus que son visage.


      - Si je dois encore te tirer les vers du nez, je te garantis que ça ne se fera pas sans douleur. J’étais gentille jusqu’ici, tu ne voudrais pas que je commence à m’agacer…

      - ARRÊTE ! Je t’ai dit qui c’était, c’est lui qui commande la milice, maintenant, il a pris le contrôle de tout, la milice et les révolutionnaires, pour pouvoir être aux com… Non, non, NOOOOOON !

      D’un coup sec, je rabat son visage sur le moteur brûlant, alors que les cris de douleur du lézard se mêlent à l’odeur de la chair et des écailles brûlées, ses mouvements erratiques pour essayer de se sauver font de lui un pantin désarticulé que je me plais à voir se débattre pendant quelques secondes. Mais je n’ai malheureusement pas le temps de jouer plus longtemps, une sirène s’annonce et je relâche le Falleen qui s’effondre en essayant de se tenir le visage, alors que deux motospeed foncent vers moi, gyrophares allumés. La milice, évidemment. Je relâche l’alien sans lui accorder un regard, alors que je pose les mains sur mes hanches et que les jets s’arrêtent devant moi.

      - C’est quoi, ce merdier ? Vous êtes qui, vous ?

      - Affaire conjugale. Ce sont des choses qui arrivent.

      Bien sûr, ma réponse ne fait que les mettre mal à l’aise puisque je les vois descendre de leurs engins et empoigner leurs armes. Ca se voit sur leur visage qu’ils sont à cran, largement, et je les comprends vu la nuit qu’ils viennent de passer. Je les imagine bien vouloir rentrer dormir une heure ou deux avant de retourner en patrouille pour nettoyer le bordel qu’on a foutu. Leurs armes pointées sur moi ne laissent pas de place au doute quant à leurs intentions en tout cas.

      - OK, ma jolie, on va doucement lever les mains et l’air et s’écarter de ce type, d’accord ? Pas de geste brusque.

      Ca tombe bien, je ne compte pas faire de geste brusque. Uniquement très rapides et parfaitement contrôlés. Ma main glisse dans mon dos alors que tout semble se ralentir autour de nous. Je peux entendre leurs coeurs battre en désaccord, je peux voir la sueur perler sur leurs fronts salis par la poussière des incendies, je ressens presque leurs respirations sur ma peau, dégoûtantes et lourdes. Leurs doigts se crispent sur les gâchettes de leurs fusils blasters, les sécurités sautent et la détonation des lasers crépite dans l’air, les projectiles partant à une vitesse phénoménale. Pas assez. J’empoigne mon sabre alors que la lumière orange inonde mon visage, semblable au soleil levant devant moi. Je devrais être aveuglée et incapable d’y voir quoi que ce soit, mais il n’en est rien. Je sais parfaitement ce que j’ai à faire à cet instant. Je ferme les yeux. Je n’ai pas besoin de voir. Mon instinct me guide lorsque je plie un genou pour le mettre à terre tout en brandissant mon sabre devant moi tout en le faisant tourner. Je peux sentir le très léger recul de la lame contre les lasers. Une fois, deux fois, trois fois. Puis le silence alors que je me redresse et que je relève les yeux. J’ai déjà perdu trop de temps. Tout en rangeant mon arme, je me dirige vers mon prisonnier que je relève sans ménagement.

      - T’es quoi, @£*!&% ?!

      - Ton pire cauchemar si tu continues à l’ouvrir. Ecoute moi bien. Tu vas me faire rentrer dans le QG de la milice, tu as les autorisations pour les portes, j’imagine ? Après ça, je te libère et tu te démerdes. Vu ?

      -V… Vu…

      - Parfait.

      Je le rebalance sur le siège passager et cette fois, je mets les gaz, mais pas question de me laisser griser par la sensation de vitesse. J’ai mon objectif en ligne de mire, et je commence lentement à percevoir les contours de la menace. Ce Despher est trop dangereux, vu le bordel qu’il met, pour le laisser libre. C’est mon travail de Garde que de l’arrêter. Pas de problème pour moi, peu importe ce qui se mettra sur mon chemin. Le speeder file sur la route sans plus rien rencontrer d’autre que les gémissements de douleur trop sonores à mon goût de l’humanoïde à côté de moi. C’est pas faute de lui mettre des claques pour le faire taire, mais rien à faire… Au moins, le voyage est de courte durée, et quand j’arrive au pied de la tour, je comprends ce qu’il voulait dire par « la plus haute tour ». Ce bâtiment est gigantesque comparé au reste, ça a encore dû être construit par un mégalo qui avait un truc à compenser…

      Mais je m’en occuperai quand j’en aurai fini avec la racaille locale. Je sors l’autre du speeder et je le colle devant le scan rétinien pour ouvrir la porte blindée, le tenant toujours par le col pour éviter qu’il ne trébuche comme le type lamentable qu’il est. De toute façon, il ne pourrait pas aller bien loin dans son état, avec le visage ravagé et les jambes flageolantes.


      - A’sharad ? Bordel, Despher t’attendait, t’étais où… Attends, c’est quoi ce bordel, c’est qui celle-là ?

      Je jette un regard au dénommé A’sharad, manifestement mon prisonnier. C’est dommage. Si il n’avait pas hésité, peut-être que moi j’aurais hésité. Mais ce n’est pas le cas. La lame orange traverse son dos, puis son ventre, avant de remonter jusqu’à son crâne, laissant le cadavre à moitié coupé en deux s’effondrer définitivement sur le sol. Face à moi, les miliciens ont un mouvement de recul, tant pis pour eux. Je tire mon arme du corps et je fais quelques moulinets. De la piétaille, de la viande à hacher. Leurs tirs se révèlent peu précis, lents, et c’est vraiment sans difficulté que je les pare, bouchant la distance entre eux et moi sans aucune difficulté. Je tranche, je frappe, j’abats mon arme sans me mettre en danger, mettant à terre chacun d’entre eux. Aussi vite qu’elle a commencée, l’escarmouche s’arrête, laissant tout ce petit monde tomber.

      Je crache par terre en contemplant la scène. Est-ce que je devrais avoir des remords ? Sûrement. Ces gens devaient avoir une vie de famille, des amis, des relations… Mais je n’en ai rien à faire, je dirais. J’ai du mal à éprouver la moindre compassion envers ces types qui m’auraient tuée sans se poser la moindre question si ils avaient pu. Ou pire, de ce que j’en sais et comprends. Cette planète n’est qu’une décharge humaine à purger, et je compte bien y mettre l’ordre qu’il faut, et peu importe le nombre de pourris que je devrais éliminer pour en arriver là. De toute façon, j’ai fait un pas dans le vide, je n’ai plus qu’à me laisser tomber, maintenant. Mais ça me va bien. Je sens l’appel du combat
      monter en moi, l’adrénaline dans mes veines me faire oublier mon mal de crâne. Mon sabre à la ceinture, je me débarrasse de ma veste pour ne garder qu’un haut serré qui ne gênera pas mes mouvements. De ma poche, je sors des gants de cuir noir pour protéger mes mains, et j’attache mes cheveux en un chignon rapide. Je dirais que je suis prête. Et si je ne le suis pas, on va vite s’en rendre compte.

      Qu’est ce qu’on devient ?

      Comment on le devient ?

      Pourquoi ?


      Parce qu’il le faut. Parce que c’est eux ou nous, Erys, et ça l’a toujours été, depuis que je suis là. Tu sais que je suis là pour te protéger, parce que je t’aime plus que n’importe qui pourrait le faire.

      Que fais-tu pour me protéger alors ?


      Je fais ce qui doit être fait. Je fais ce qui est nécessaire pour toi. Je porte à nouveau la main à ma poche et gobe deux pilules. Presque mes dernières, après, ça deviendra compliqué… Mais je ne veux pas qu’elle soit témoin de ce que je m’apprête à faire subir à ces idiots qui pensent pouvoir m’arrêter. Elle a déjà eu son lot de souffrances, elle n’est pas assez forte pour ça… C’est à moi de le faire. Machinalement, je resserre légèrement les holsters à ma ceinture et recharge mes armes. La porte ouverte devant moi donne sur un hall où le silence règne. Un calme morbide qui ne me dit rien de bon. Des bureaux de réception vides, des impacts de balles qui résultent de l’échauffement précédent, et des ascenseurs qui font ding.

      Et merde.

      J’ai tout juste le temps de plonger à couvert derrière l’un des bureaux qu’une rafale de lasers s’abat sur ma position, ce qui m’aurait probablement coupée en deux. J’adore les accueils festifs, mais là, c’est peut-être beaucoup, non ? Hors de question de sortir comme ça, je n’ai pas envie d’y rester. Je risque un coup d’œil au dehors, juste ce qu’il faut pour voir une bonne dizaine d’andouilles en train de commencer à m’encercler. Bon. Quand il faut y aller, faut y aller. Je me concentre comme je peux avec les boute-en-train qui se mettent à me canarder, puis je lance mes mains vers l’arrière. Dans un grondement suffisamment puissant pour que ça fasse s’arrêter tout ce petit jeu, la réception s’arrache du durabéton pour s’envoler plusieurs mètres plus loin, stoppant net deux cris de terreur
      délicats dans le bruit assourdissant du métal qui écrase avec ferveur de la chair humaine.

      Profitant de l’avantage de la surprise durement gagné, je bondis, blasters en main, jusqu’à un nouveau couvert tout en canardant sur ma gauche. Je dois en avoir touché un mais je ne peux pas être certaine. Le feu du combat reprend de plus belle et je ne peux que tirer au hasard. Rah, tant pis pour eux, je prends mon sabre dans la main droite et je fonce comme une dératée vers ma gauche, là où j’aurais presque pu les avoir… Sauf que ce n’est pas un faible blessé qui m’attend, mais un énorme machin reptilien… un Trandoshan, c’est ça, qui m’attend avec une toute aussi énorme vibrohache levée et
      prête à me trancher en deux. Sans attendre, je glisse sous les genoux en déviant de ma lame juste ce qu’il faut le tranchant de la hache qui manque de très peu mon épaule. Je souffle en me redressant et je profite encore de la confusion pour abattre l’un des miliciens qui accompagne le colosse, tout en le projetant en arrière par la Force. Couverte par l’ombre énorme du lézard qui me surplombe désormais, je suis au moins un peu à l’abri des tirs, mais ça ne va pas durer, ils sont rapides ces cons !

      J’ai beau essayer de me rappeler des conseils et leçons de Froome et Jack, rien à faire, je suis constamment en train de reculer sous la force brute de ce gros tas de muscles. Fous moi la paix, grand machin ! Et pendant ce temps, il y a des tirs que je dois esquiver, dont quelques uns qui passent tout près de ma joue. Tiens, ça me donne une idée… Je me jette en arrière en criant de douleur, sur le dos, puis je me recroqueville. C’est aussi grossier que maladroit, mais ça a l’air de fonctionner puisque tous s’arrêtent de tirer. Inutile de parier ma chance plus longtemps, je me redresse d’un coup et je tends les mains vers eux pour agripper leurs armes et les tirer vers moi. Avec un cri de rage, je rejette mes mains en arrière pour accompagner le mouvement, certains suivent leurs fusils, d’autres se retrouvent le doigt arraché, ou simplement désarmés, et je laisse finalement tout tomber au sol. C’est épuisant ces merdes !

      Je laisse tomber mon sabre au sol pour prendre mes deux blasters et cette fois, c’est à mon tour d’arroser comme une démente, je retrouve ma légendaire précision, celle qui m’a fait rentrer dans la Garde, j’en suis certaine. J’éclate de rire en les voyant tomber, un par un, mais je ne fais pas la même erreur qu’eux, et je leur en colle deux ou trois supplémentaires pour m’assurer qu’ils sont bien morts… Et pour faire bonne mesure. Tous sauf un, évidemment. Ce fichu Trandoshan se relève, il a le cuir dur l’animal… Tant pis, on va faire ça à l’ancienne. De toute façon, je n’ai plus de munitions, alors c’est ça ou rien. Je reprends mon sabre en main et le pointe vers lui, avec un air de défi. Ou de dégoût. C’est selon. Surtout parce qu’il a une vibrohache. Qui fait ma taille. Merde.

      Heureusement, je n’ai pas le temps de réfléchir plus puisqu’il se jette sur moi sans même me laisser une seconde de répit, et je ne peux que me jeter sur un côté et rouler au sol. Impossible de parer ses coups, je finirais coupée en deux par ma propre arme, il va falloir la jouer fine. Je ne fais que dévier sa seconde attaque pour le forcer à continuer sa course. Son haleine immonde de viande putréfiée atteint mes narines, et le simple fait de l’avoir aussi proche me fait frissonner. Il a l’air de me balancer des insultes en sifflant, mais honnêtement, pourquoi je m’emmerderais avec un truc qui ne parle pas le basic ? Je profite de sa petite séance orale pour me jeter sur lui, ce coup-ci, ma lame percute le manche de son arme une fois, deux fois, j’essaye de tourner autour de lui mais il est rapide, l’enfoiré. Je grogne, je râle et je commence à fatiguer, d’ailleurs il le voit, et en profite : je prends le bout du manche dans le ventre, puis dans le menton quand il relève la hache, me projetant au sol.

      Je vois trente-six chandelles et j’ai mal, ma gorge et ma mâchoire résonnent en coeur, mais ce n’est pas normal. Tout juste le temps de me remettre que je roule sur le côté pour éviter la hache qui s’enfonce dans le sol. Mon pied part dans le genou du Trandoshan pour il résonne contre ses protections et j’ai l’impression de m’être cassé le pied tant la douleur est vive. Je me tiens la cheville en criant, et il m’attrape à la gorge pour me balancer plus loin, au milieu des gravats du bureau que j’ai lancé précédemment. Mon dos crie de douleur, j’ai l’impression d’être brisée en deux. Je crache par terre : du sang. Pas bon. Pas bon du tout. Pourquoi faut-il que les méchants aient toujours des gardes bodybuildés ? Merde !

      Et surtout, pourquoi ça tombe sur moi ?! C’est pas comme si je le méritais. Je me mets sur le ventre et je me redresse difficilement. L’autre n’a pas l’air pressé et il rigole, il doit être persuadé de gagner… Et en même temps, difficile de lui donner tort vu la branlée qu’il vient de me mettre. De toute façon, je n’arrive pas à passer sa garde… Lentement, toujours, je me relève et je crache à nouveau.

      Puis je fais craquer ma nuque. C’est terminé. Je bondis sur lui tout en appelant mon arme à moi, l’allumant grâce à la Force. Sa hache s’abat sur mon épaule gauche, je hurle de douleur en sentant la lame pénétrer ma chair et mes muscles, mon sang gicle partout, et en même temps, mon sabre-laser pénètre sur dos, me permettant de le récupérer pour le décapiter finalement. Au lieu d’une réception classe, je me laisse tomber sur lui alors qu’il s’effondre. La pièce est un véritable carnage, et le fait que je saigne comme ça ne m’aide pas. Il n’y a que la rage de m’être fait avoir pour me garder éveillée. Lamentablement, je me traîne jusqu’à un de ces gardes et je déchire sa veste pour m’en faire un bandage. Ca suffira, le temps que j’en finisse. Et on oublie le style…

      En traînant la patte, je me dirige vers les ascenseurs. Cette fois, pas de nouvelle fournée, et heureusement, je suis épuisée. Je ne sais déjà pas comment je vais faire pour Despher. Rapidement, j’espère. J’envoie la machine et mon destin au dernier étage et je me laisse tomber au fond de la cabine.

      Nooooon ! Non, non, non, ma petite Erys, je t’aime, mais là, c’est ton travail, c’est à toi de le faire, je ne peux pas TOUT faire non plus. Allez, on se réveille, on oublie le noir devant ses yeux, on oublie la douleur et on évite de mettre du sang sur le parquet, ça tâche ! Allez, allez, debout, petite fleur.


      Je me presse l’épaule pour ne pas crier et je me redresse quand j’arrive à bon port. Le ding de l’ascenseur m’annonce, et une voix l’accompagne.

      - Il était temps. J’ai failli vous attendre.

      J’aurais dû vous préciser que la voix s’est accompagnée d’un tir de blaster qui me cueille au ventre et me renvoie au fond de l’ascenseur. Je crie à nouveau de douleur et je me recroqueville.

      - Tsk, tsk, tsk. Si on apprend plus aux assassins les bases, mon travail sera largement plus simple que prévu. Je ne sais pas qui tu es, ni ce que tu cherches, mais je le saurais bien assez tôt.

      Je sens qu’on m’attrape par les cheveux et qu’on me jette par terre, ça devient une manie ! Mon épaule me fait vibrer de douleur, mon ventre aussi, je crache toujours du sang et je ne vois plus rien. En tâtonnant autour de moi, je trouve un bureau qui me permet de me redresser. Je commence à peine à voir le costume-cravate qui se dresse devant moi que je prends une gifle.

      - Si j’en juge ton absence totale de style, tu dois être de la Garde… Qu’est ce que vous venez faire sur mes plates-bandes ? Mh. Ramener l’ordre, j’imagine, mais ça, je m’en occupe, bande de minables, et de toute façon, dans ton état, tu ne vas pas ramener grand-chose.

      Nouvelles petites gifles, humiliantes cette fois, alors qu’il s’accroupit devant moi.

      - En fait, ça n’a pas tellement d’importance. Comme d’habitude, la Garde est en retard. Tu vois ce vaisseau, à l’écran ? Il contient tous les dignitaires de ce trou perdu. Et quand j’en aurai décidé, il larguera tout ces idiots dans le vide en laissant un trou béant que je m’efforcerai de combler. Mais toi, tu ne pourras rien empêcher, qui que tu sois.

      Il me plaît. On peut le garder ? Non, bien sûr, je ne sais pas trop qui il est, et puis il n’est pas très beau, il ne ferait pas une belle décoration d’intérieur. Ne t’en fais pas, Erys, je sais que tu vas y arriver, tu dois juste avoir confiance.

      Je crache à son visage, ce qui résulte en un nouveau coup de poing qui achève de me réveiller, pour me rendre compte qu’il a mon sabre entre ses mains. C’est bien ma veine, surtout que maintenant, il l’allume et le pointe vers moi.


      - Je te cuisinerais bien pour comprendre ce qu’il s’est passé, ma beauté, mais je crois que tu ne sais pas grand-chose, je me trompe ? Bref, je vais régler deux soucis en un : les dignitaires sautent, et les émeutiers ont tué un espion Républicain. Tout le monde est gagnant, personne ne sait ce qu’il s’est vraiment passé. Simple, efficace.

      - Ou bien… Tu te rends… Tu évites de tuer les pontes… Et je te laisse en vie.


      J’accompagne ça d’un rire mais honnêtement, le coeur n’y est pas. Enfin si, il y est, battant à mes tempes puisque je perds mon sang. Je le regarde droit dans les yeux en essayant de me redresser mais rien à faire, mes jambes ne m’obéissent plus. Lui, par contre, il éclate de rire.


      - Pour les pontes, on peut oublier. Quant à me laisser en vie… Eh bien, je me demande comment tu ferais ç-.

      La Force, espèce de sac à merde. J’ai compris comment ça s’utilise, maintenant, et j’ai bien vu que c’est la rage et le désespoir qui font de moi une sensitive. Je souris dans la douleur alors que ma main se serre lentement, appuyant sur sa trachée doucement, lentement, tout en le fixant droit dans les yeux.

      - Balance les… dans le vide… Ca me va… Je m’occupe du reste.

      Et d’un coup sec, je serre ma main pour lui briser la nuque, avant de me laisser retomber. Non, pas le noir, pas maintenant. J’use de mes dernières forces, je me tire jusqu’à l’holocom et j’enfonce l’appel d’urgence.

      - Ici Despher. Besoin d’une unité de soin dans mon bureau. Vite.

      Merde. Si c’est ça, mourir… Alors c’est vraiment pourri, et j’espère que ça ne m’arrivera pas encore. Alors que je sombre dans une semi-inconscience, je peux entendre le cliquetis mécanique typique d’un droïde médecin se rapprocher. Va savoir… C’est peut-être pas fini.

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        Post n°16
        Auteur : Erys Talmark

        Je vous avais dit que mourir, c’était une expérience désagréable ? Bon, sûrement. Eh bien croyez moi, c’est encore pire quand on se sent mourir deux fois distinctement. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens comme aspirée en double… Enfin si, je sais pourquoi. C’est comme si moi et cette connasse d’autre Erys à sang froid étions avalées en même temps dans un tunnel sombre. Je sens nos pensées s’entrechoquer, il y a des flashs de mémoire dont je n’ai pourtant aucun souvenir, d’autres qui sortent de mes propres yeux. Parfois j’ai l’impression de me voir, loin au dessus de mon corps, dans une semi-inconscience, d’autres fois je me sens juste observée, le tout dans un délire atroce où tout se mélange sans aucun sens ni certitudes. Je me sens juste complètement abrutie par ce magma de sentiments, d’impressions et de jugements que j’ai du avoir de ci, de là, et c’est finalement avec une sorte de soulagement que je vais accueillir ma dernière nuit.

        Sauf que celle-ci tarde à venir. J’ai mal partout, mon épaule me lance, mon ventre me brûle, mes jambes n’ont plus aucune force et mon agonie est à l’image de cette planète : lamentable ! Tuée par un foutu mégalomane maniaque, c’est une déroute totale ! Et puis, comme si tout mon corps refusait de céder et de sombrer, je me sens reprendre un souffle. Bon, il me fait mal pire que si j’avais reçu un sabre-laser dans les poumons, mais c’est à lui que je m’accroche. Hors de question d’y rester si on me donne le moindre espoir. Surtout que je commence à sentir l’air frais du matin sur ma peau, et l’odeur du brûlé dans mes narines, et aussi le métal froid sur ma poitrine… Une minute !

        Mon crâne a beau résonner comme une cloche énorme et mes yeux me brûler, je parviens à les rouvrir. Merde, ça veut dire que je suis vivante ? Je porte la main à mon front, pas maintenant, je sens que l’autre gamine est en train de s’agiter, il faut que j’aie le contrôle de la situation, sinon, elle va faire n’importe quoi ! Despher mort, sans doute que les pontes aussi ! Je sens que le peu de forces qui me reste est dirigé vers mes organes internes pour éviter qu’ils ne se fassent la malle. Je me regarde rapidement, un énorme bandage à l’épaule et au ventre qui me rappelle que j’ai quand même pris de sacrés coups… Mais moins que l’autre naze qui est par terre, plus loin, dans son costume cravate… C’est bien beau, tout ça, mais j’en fais quoi ?

        D’un geste, j’écarte le droïde penché sur moi… Ou plutôt, je l’envoie valser en ignorant ses pleurnicheries mécaniques, puis je me redresse pour aller m’asseoir sur le bureau de Despher, toujours en essayant de masquer que j’ai des larmes de douleur… Même si il n’y a personne pour voir ça. J’attrape l’holoécran de feu le commandant et je me mets immédiatement à la recherche d’enregistrements. Oh, c’est mauvais, ça. Décret sur les pleins pouvoirs donnés au chef de la milice, gouverneur déporté à l’abri… Bon, déjà, ça fait un souci de réglé, plus de gouvernement, et techniquement, le commandement est donc à la tête de la planète, sauf qu’il reste des émeutiers complètement timbrés dehors qui n’attendent qu’une chose, c’est de pouvoir mettre le boxon. Allez, Erys, réfléchis, réfléchis…

        Pourtant, ce n’est pas compliqué.

        Comment ça, ce n’est pas compliqué ?

        Plus de gouvernement, le commandant mort, tout ce que tu as à faire c’est de prendre le contrôle de ce qu’il en reste !

        Mais il ne reste rien !

        Justement ! Rah, laisse moi faire !

        Je ne sais pas ce qu’elle a fait, et honnêtement, je ne suis pas sûre de vouloir le savoir. C’est même mieux comme ça, finalement. Je sais que le leader des groupuscules rebelles était inconnu de tous, sauf d’un petit groupe qui est probablement entièrement crevé maintenant. Donc, il suffit purement et simplement de faire en sorte que les émeutiers comprennent qu’ils ont plus ou moins gagné leur liberté, et Despher m’a donné cette possibilité sur un plateau d’argent, tout ce que j’ai à faire, c’est de contacter les différents groupes ce soir, et d’ordonner au reste de la milice de rester en arrière, ou de liquider les quelques officiers qui restent pour m’assurer qu’il ne reste que la piétaille ! J’annoncerai que les dirigeants ont été tués dans des circonstances encore troubles et je rétablirai l’ordre à ma sauce, par le chaos. Simple comme bonjour. J’appuie sur le bouton du communicateur vers l’unité médicale.


        - Envoyez moi le plus haut gradé possible. Les choses ont mal tourné ici.

        Le temps que mon ordre soit accompli, j’essaye de me remettre en état. Je passe une veste par dessus mon haut déchiré, évidemment trop grande et me tournant en ridicule, mais tant pis. Je récupère mes armes et je tire le cadavre au centre de la pièce. C’est lui qui sera la plaque tournante de mon idée.

        - Mais… Qui êtes-vous ? Que se passe-t-il, ici ?!

        - Je suis la gouverneuse Talmark… Et vous ?

        - L… Lieutenant Aster, mais qu’est-ce que…

        Je lève la main pour lui faire comprendre qu’il devrait arrêter de parler. Un petit mensonge de plus ne fera de mal à personne… Et puis, il a l’air terrorisé, on dirait un chaton...

        - Vous ne trouverez mon nom nulle part, Lieutenant, inutile de chercher. Votre commandant, Despher, était un traître à la solde d’une puissance encore indéterminée. Je me suis chargée de son cas, ainsi que de celui de ses acolytes. La milice était corrompue et compromise, et tout ceux qui trempent dans cette affaire subiront le même sort. Compris ?

        - Je… Oui, mais…

        - Pas de mais, lieutenant, l’heure est grave ! Nos dirigeants ont été tués par ce traître, et je compte bien trouver pourquoi. D’ici là, je me nomme commandante de la milice par intérim, et je prends les pleins pouvoirs, issus du décret publié par notre ancien gouvernement, est-ce clair ?

        - Mais c’est…

        - Est-ce clair ?

        - … Oui, commandante.

        - Bon, nous allons pouvoir avancer. Il était évident que l’ancien commandant n’avait aucune volonté de stopper les émeutes, et le bain de sang quotidien arrangeait ses affaires. Lieutenant, je veux que vous mettiez les hommes restants à l’abri, afin d’apaiser les tensions et de ne pas exciter les révolutionnaires. Je me charge du reste. Ah, et faites nettoyer le QG, et effacez les vidéos de surveillance. Rien ne doit filtrer. Si c’est le cas… Je le saurais.

        Le tressaillement d’Aster ne peut pas passer inaperçu, mais au moins, je crois que pour l’heure, il a suffisamment peur pour ne rien dire. Et heureusement pour lui.

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          #17

          Post n°17
          Auteur : Erys Talmark

          Après quelques heures de recherches, je me rends compte du merdier ambiant. C’est un merdier ambiant. Je l’ai déjà dit ? Tant mieux. La douleur dans le ventre et l’épaule me tiraille et me rend chafouine, et je n’ai qu’une envie, c’est de m’allonger et de dormir douze heures. Sauf que bien évidemment, je ne peux pas, puisque dans ma glorieuse intelligence, je me suis autoproclamée sauveuse d’une planète. Soit je suis stupide, soit complètement folle. Oui, bon, je sais, les deux. Mais ce n’est pas de ma faute, ça ! Bon, si, aussi. Bref. Je parlais de pétaudière, c’est pire que ça, et en même temps, Arkinnéa semble en meilleure position qu’elle n’a jamais été. Avec Despher, alias Leader Maximo, sur la touche définitivement, je me retrouve à pouvoir prendre en main la milice qui est responsable du désordre. Les quelques documents sur lesquels j’ai pu mettre la main indiquent les transports de fret par lesquels ses hommes de main, tous issus des mines de Kessel, sont arrivés pour prendre des positions. Pour l’instant, de ce que je lis, il m’en reste deux sur quatre, puisque le Falleen et le Trandoshan sont portés « disparus ».

          Restent un Rodien et un Humain. Le premier était manifestement le pilote désigné pour conduire en lieu sûr les gouverneurs locaux, paix à leurs âmes, il faudra donc que je le chope à son retour, prévu cette nuit. Quant à l’autre, il est semble-t-il infiltré dans la gronde, sans doute pour exciter tout ce petit monde. La question est simple : comment je les abats ? Déjà, il faut que je le fasse moi-même, et en tirant parti de leur mort. Relativement simple, en fait. En m’occupant du Rodien, je peux regagner la confiance des manifestants. Puis leur expliquer que je vais purger la milice moi-même, et donc que le calme peut revenir. C’est un jeu dangereux, mais il en vaut la chandelle. Le terrain est déjà prêt pour apporter un minimum de calme, et vu le chantier, de toute façon, la milice ne tiendra pas beaucoup plus longtemps.


          -Redcask, rapporte mon armure du speeder, et branche moi à l’Holonet, que je prévienne Froome.

          Que je le veuille ou non, il est mon supérieur hiérarchique, et il va bien falloir que je lui parle de la situation, un jour ou l’autre. Autant faire concis, je doute qu’il apprécie les grandes tirades.

          -Chevalier, la situation sur Arkinnéa évolue. La tête de la révolte est coupée, je me charge de rétablir de l’ordre. Je demande autorisation de recevoir l’aide du soldat Nymeia. Talmark, terminé.

          Techniquement, je n’ai pas menti. De là à dire que « rétablir l’ordre » est un euphémisme pour « je prends le contrôle », c’est autre chose. Mais c’est un problème pour plus tard, ça. Je me redresse du fauteuil dans lequel je suis vautrée avec une grimace de douleur. Les patchs sont efficaces, mais pas encore assez… Je vais avoir du mal à m’occuper de ce Rodien dans cet état-là, je n’ai pas le choix que de demander de l’aide. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai besoin de Lekkus, s’occuper de toutes les tâches ingrates, et elle avait l’air sacrément motivée à me revoir… Je finis par enfoncer le bouton de l’intercom’ pour appeler le Lieutenant qui arrive à peine quelques minutes plus tard.

          -Commandante…

          Au ton de sa voix, je devine qu’il a repris un peu de contenance. Il faut dire aussi qu’à présent que les locaux étaient un peu plus dégagés et débarrassés des corps, il était plus simple de se donner un air. Et ça sentait moins fort aussi. Comme quoi, les droïdes, ça n’a pas que du mauvais. A part que ça fait d’Aster quelqu’un d’assez peu content de me voir vu son ton traînant, son regard noir et sa tête d’empaffé qui ne me revient pas.

          -Lieutenant. J’ai besoin que vous rassembliez une force de milice pour procéder à l’arrestation du Sergent Beerdo qui revient d’une expédition. J’en prendrai la tête personnellement, ce soir.

          -Mais… Et les émeutes ? Nous avons besoin des miliciens pour…

          Le regard noir que je lui lance suffit à le faire taire. Depuis quand les subordonnés se permettent de l’ouvrir ? Ce type commence à me courir sur le haricot, et il suffit que je me redresse pour qu’il se ratatine sur place, preuve en est que le courage et lui font deux, vu mon état lamentable et mon incapacité à ne serait-ce que lever le bras… Mais ça, il n’est pas obligé de le savoir.

          -Les émeutiers ne seront pas un problème, Lieutenant. Pas ce soir. Rompez.

          A force, j’ai fini par comprendre que l’assertivité est quand même plus efficace que le moindre grade. Toutes ces larves n’attendent qu’une chose, qu’on leur dise quoi faire, qu’on leur explique quel est leur rôle, afin de leur donner l’illusion qu’ils peuvent se rebeller. Milice, révolutionnaires, civils, militaires, ils ne peuvent pas se passer de nous, les leaders, c’est une certitude. Et Aster ne fait pas exception, il a besoin d’un modèle d’autorité pour pouvoir se rebeller un peu et lui mettre une claque sur la truffe quand il dépasse les bornes. Se donner l’impression d’être libre. Quand il repart, c’est tête basse, et je peux me concentrer sur ce qui est important. Dormir.

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            #18

            Post n°18
            Auteur : Erys Talmark

            J’aurais adoré faire une nuit de quinze heures, mais à la place, je dois me contenter d’un sommeil pas franchement réparateur d’une bonne demi-heure pendant laquelle mes blessures me font encore souffrir. C’est pour ça que je veux mon armure, aussi, ça m’évitera de grimacer. Même si je ne peux pas la porter ce soir, ce serait du suicide au milieu des manifestants et de la milice… Mais au moins dans le bureau, elle me soutiendra. Redcask me regarde avec son air niais pendant que je m’attelle à la remettre. Ca m’occupe un peu l’esprit et ça me sort des considérations politiques de la planète. De toute façon, j’ai mon idée en tête. En arrêtant Greedo et en mettant les manifestants devant le fait accompli, j’assois mon autorité sur tout ce petit monde. Ensuite, je propose une table ronde, et je m’identifie comme leader des deux factions de manière à remettre de l’ordre. Simple, élégant, efficace.

            Afin de m’assurer de la bonne continuité des événements, je prends également le temps de m’assurer que tous les enregistrements qui pourraient m’incriminer soient effacés des bases de données officielles. Hors de question de jeter l’opprobre sur la Garde ou pire, sur moi. J’ai bien compris que je suis un rat d’égout et que je dois agir dans l’ombre si je veux survivre. Je ne resterai pas une moins que rien toute ma vie.

            Lorsqu’on vient me chercher pour prendre la tête du petit bataillon, je suis prête, en tenue de commandant de milice. C’est plutôt simple à trouver, et honnêtement, ça me fait un peu peur, n’importe qui pourrait se prétendre officier et foutre le bazar dans le coin, d’ailleurs c’est ce qu’il s’est passé. La preuve… Sabre-laser dans le dos, blasters à la ceinture, je regarde le Lieutenant avec un petit sourire.


            - J’espère que toutes les dispositions ont été prises, Lieutenant.

            - Oui… Commandant…

            Le ton lassé de sa voix me laisse comprendre que mon nouveau souffre-douleur préféré en a déjà marre de me voir. C’est parfait, je ne demande que ça. Dans le meilleur des cas, il va filer droit, dans le pire je le remplacerais facilement. D’ailleurs, je me demande si je ne devrais pas me presser pour amener Nymeia, elle au moins, elle me sera fidèle… Quoi qu’il en soit, la purge de cette milice se fera seule, et j’y participerai activement. En montant à bord du speeder, je me plonge dans mes pensées. Pourquoi une planète aussi vide intéresserait un criminel en puissance ? La simple envie de se proclamer maître dessus ? C’est totalement pourri comme ambition… Un trésor caché ? Pas besoin d’être chef… Je laisse mes pensées dériver jusqu’à ce que je sois conduite jusqu’au spatioport où la navette doit arriver. En descendant, je communique mes derniers ordres.

            - Veillez à faire un cordon de sécurité, et laissez moi parler. Personne ne doit approcher, mais pas de gestes brusques.

            La dernière chose que je veux, c’est me retrouver encore dans une émeute en étant pas totalement remise. Hors de question, même. Mes hommes se mettent en place, et j’attends la navette qui ne tarde pas à arriver, me postant devant la rampe d’accès, bras dans le dos, armes bien visibles à la ceinture. Lorsque Breedo descend, il n’a même pas l’air surpris de me voir, ce qui me déplaît. Souverainement même.

            - Vous êtes en état d’arrestation pour complot, trahison et meurtre envers Arkinnea, « Sergent ». Déposez vos armes et tout ira bien.

            - Je crois pas, ma belle. Les gars ?

            Un rapide coup d’oeil autour de moi pour constater qu’effectivement, il y en a qui me pointent de leurs armes.

            - Lieutenant. Mettez ces traîtres aux arrêts, ou vous y finissez tous… Non, finalement, j’ai changé d’avis.

            La lame orange se produit, toujours aussi longue, et je la soulève au niveau de mon visage en fermant les yeux un instant. Cette bande d’enfoirés ne mérite rien d’autre. Ils veulent jouer ? On va jouer. Je m’élance vers le Rodien au moment où les tirs s’entendent et où les cris des rares civils déchirent le silence, mais je ne m’en soucie plus. Je suis concentrée. Ca a l’air trop facile. Trop lent pour moi. J’ai le temps de transpercer ce fichu Rodien, comme j’aurais dû le faire depuis le début, de sortir ma lame et de parer les tirs de blasters qui volent sur moi. J’ai juste à jeter un coup d’oeil à la scène pour me rendre compte que c’est un chaos… non un merdier sans nom. Il y a ceux qui me soutiennent, et ceux qui sont des foutus traîtres que je vais me charger de réduire en poussière.

            Oooh, non, ma douce Erys… Laisse moi donc faire. Ces idiots ne sont rien comparés à nous, à ma puissance, ne t’en fais pas, tout ira bien. Mmh, que c’est bon de pouvoir prendre le contrôle ainsi. Mais retournons à nos petites affaires. De toute façon, ils sont en train de s’entretuer. Alors, lame bien en l’air, je me dirige tranquillement vers les survivants, et chacun aura droit à son petit coup bien placé. Je me délecte de leurs cris, de leurs frayeurs, de leur agonie si jouissive, je les entends hurler à la mort, littéralement, alors que mon sabre leur ôte leur dernière étincelle d’espoir, éliminant leurs misérables existences et les rayant de la carte. Ce petit jeu ne dure malheureusement pas longtemps, et c’est ce crétin d’Aster qui se tient à genoux devant moi. D’un coup de talon dans sa poitrine, je l’envoie au sol, puis je me mets à califourchon au dessus de lui.


            - Qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de toi, mh ? A force de me défier, tu vas mal finir, mon petit.

            Je pose mon index sur son nez avec un grand sourire, le pressant doucement, puis plus durement, jusqu’à lui faire mal. Sa grimace est amplement suffisante, et son silence ne me satisfait qu’à moitié.

            - Tu vas dire à tout le monde que la commandante a été trahie par ses hommes, à la solde d’une puissance étrangère, d’accord ? Et surtout, tu vas t’assurer de bien rester à ta place. Je t’ai vu hésiter. Alors pour que tu te souviennes…

            Je lui prends le poignet, et je souris encore plus largement, jusqu’à ce que je voie qu’il a compris. Mon sabre s’approche lentement de sa main, et après un signe de tête entendu, je lui tranche l’annulaire avant de le laisser retomber et crier de douleur.

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              Auteur : Erys Talmark

              • Kliff est mort. Il s’est fait tuer lors de la dernière insurrection.

                Devant l’appartement où tout a commencé, je me retrouve à me justifier quant à ma présence soudaine. Il faut reconnaître que la situation est des plus bancales, maintenant, avec le soulèvement qui a fonctionné au-delà des espérances des insurgés et l’absence totale d’ordres de leur leader, et de répression d’une milice sacrément amputée. Mais ça, pour le moment, ils n’en savent rien. Boule à zéro, le garde, finit par me laisser rentrer. En même temps, lui comme les autres a du se rendre compte que j’avais mis un sacré boxon en ville…

                Lorsque je m’assois à table, je me rends compte que la plupart des yeux sont vides en face de moi. Ils sont tout usés et fatigués. Je les comprendrais si j’en avais quelque chose à faire, mais ce soir, j’ai moi aussi envie de retrouver mon lit. Enfin, si il y en a un à la tour du gouvernement. Je parviens à chasser mes pensées quand la petite Togruta prend la parole.


                -Mes frères, cela fait plusieurs jours que nous n’avons pas de nouvelles du Leader. Nous ne savons pas ce qu’il en est, et si nous poursuivons comme ça, nous allons au devant d’une catastrophe face à la milice ! Nous devons reprendre les armes, et tant pis pour les ordres ! Je suggère…

                Elle n’eut pas le temps de finir. Dans un grésillement désagréable, la voix modifiée du leader s’éleva. C’est quand même fou les coïncidences. Ou les plans super bien ficelés.

                -Inutile de prendre les armes. Ecoutez la brune qui vous a rejoint, Erys.

                Bon, forcément, là, j’ai l’impression que tout le monde est prêt à me sauter à la gorge, et j’aurais fait pareil. Sauf que moi, j’ai pris l’habitude de distribuer les raclées, ces derniers temps… Et pas que. La petite Togruta reprend la parole.

                -Qu’est ce que ça veut dire ? Tu nous as trahi ?

                -Oui et non. Déjà, je vous félicite pas pour la sécurité du groupe, on y rentre comme dans un moulin, ou un bordel à Twi’Lek. Ensuite, oui, je vous ai trahis, mais parce que je n’en avais rien à faire à la base.

                Leurs têtes choquées face à ma blague me laissent dire qu’ils sont suffisamment étonnés que je balance des vacheries pareilles pour me laisser continuer.

                -Le leader est mort. Comme ses sous-fifres, comme un bon paquet des types qui vous pourrissaient la vie. J’ai réussi en deux soirs ce que vous avez pas su faire en plusieurs mois. Prendre la place du leader et en même temps du chef de la milice.

                Je souris en me redressant, et je me rapproche de la petite Togruta, pour poser une main sur son épaule, serrant doucement.

                -Les autres groupes ne sont pas encore au courant de la situation. Vous êtes les seuls à savoir ce qu’il en est, et je compte sur vous pour me soutenir…

                -Te soutenir dans quoi ?

                -L’éradication pure et simple des parasites de cette planète. Les réfugiés, j’ai rien contre, j’en suis une moi-même. Mais les milices privées qui profitent, c’est non. C’est simple : soutenez moi face aux autres groupes rebelles, et vous avez ma parole que vous aurez une protectrice.

                -On a pas besoin de protectrice ! On a pas besoin de toi ?

                -Ah bon ? C’est pour ça que vous étiez autant à la ramasse ?

                Je souris et je me rapproche de l’Humain qui m’invective, proche, tout proche. Il se met à loucher pour me regarder dans les yeux, jusqu’à baisser le regard alors que je me détourne pour poser un projecteur d’holocom sur la table, que j’active tranquillement pour montrer leur cher fumier de leader faire balancer les responsables de la planète dans le vide grâce à une navette.

                -En deux jours, j’ai fait plus de ménage que vous n’en ferez jamais, les gars. Après, si vous préférez, je vous laisse en pâture à la CSI, l’Imperium, ou je ne sais quel système à la con prêt à vous exploiter. C’est vous qui voyez.

                -… Et tu proposes quoi ?

                Enfin quelqu’un de raisonnable. Elle me plaît cette Togruta. Je vais la garder. Comme Lekkus. Ca me fera un zoo, en plus, avec des aliens sympa et terre à terre dedans.

                -Je finis de nettoyer cette planète, à ma manière. Milice et pourris, fumiers et connards. Vous me laissez faire et vous négociez avec les autres groupes pour me laisser les mains libres. Quand j’en ai fini, on se retrouve tous autour d’une table et on discute de ce qu’on peut faire pour qu’Arkinnéa soit autre chose qu’une boule de merde dans l’espace. Et je prends la place de gouverneuse parce qu’après tout, c’est grâce à moi qu’on en sera là. C’est plutôt équitable, non ?
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                #20

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                Auteur : Erys Talmark

                <a rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" href="http://Ailleurs.

                Collaborer avec les Renseignements… Et puis quoi encore ?! Le message retour de Froome a un goût sacrément amer vu la manière dont il m’a tancé… D’accord, il m’autorise à récupérer Nymeia pour m’aider, mais à côté de ça, je dois me coltiner un autre agent des renseignements ? N, c’était pas assez ? Faut que je m’en cogne un second ? L’avantage, c’est qu’il ne risque pas de trouver grand-chose vu que tout a cramé. Bon, et si il trouve, il doit bien rester de l’acide quelque part. Encore que ça serait redondant comme méthode. Et donc, moyennement adapté.

                Par contre, il y a un truc qui me chiffonne largement plus… C’est qu’il me demande de faire profil bas au moment même où j’ai réussi à garder juste assez de confiance de la part des rebelles pour les convaincre de ne pas profiter de l’absence de la milice pour mettre encore plus le boxon. Et du côté de la milice, ils ont tous reçu favorablement ma proposition (enfin, mon ordre) de ne plus bouger. Mais ça, je crois que c’est aussi parce que je les terrifie, ce qui me convient très bien.

                Je laisse échapper un soupir à fendre l’âme après avoir reçu le message, qui me rappelle aussi que face à moi, j’ai la Togruta qui m’a rejoint dans mes bureaux. Et merde. Ma visiteuse me regarde droit dans les yeux et fronce les sourcils.


                -Un souci ?

                -Pas plus que d’habitude, mais c’est gentil. On peut reporter ? On a tous besoin d’une pause après tout ça. Si nous sommes d’accord, pas d’accès de violence jusqu’à nouvel ordre ?

                -Je promets rien pour les autres. Pour notre groupe, c’est d’accord, mais tiens ta promesse, sinon, c’est toi qu’on vient chercher.

                Je soupire et la congédie d’un geste de la main que j’aurais voulu autoritaire mais honnêtement, il est surtout las et mou. Comme moi à cet instant. Heureusement que Shayn’a (c’est son nom) ne s’en formalise pas et me laisse seule. Autant l’arrivée de Lekkus est une bonne chose, autant celle de l’agent m’ennuie. Officiellement et dans les registres, N fait partie des personnes qui ont disparu dans les incendies criminels qui ont émaillé la ville pendant la prise de la prison. Une enquête est officiellement toujours en cours, mais je n’ai pas d’enquêteur, de toute façon, alors j’attends de voir ce que cet agent dira. De toute façon, puisqu’il est des renseignements, ce n’est pas difficile d’imaginer que ce rapport sera négatif, alors que très objectivement, j’ai fait ce qui était pour le mieux : stabiliser une planète en proie aux flammes. On devrait me filer une médaille, pas enquêter sur moi et mes méthodes. Ca marche, c’est l’essentiel, non ? Ouuuh, que ça m’agace…

                …


                Mais je te rassure, ma belle Erys, moi aussi ça m’agace souverainement qu’on pense pouvoir te contrôler aussi facilement. Tu mérites tellement mieux, tellement plus, je t’aiderai, ne t’en fais pas, et si cet agent essaye de s’interposer, nous nous en occuperons, toi et moi, comme il se doit. Ne t’inquiète pas, surtout pas, tu verras je serai toujours là pour toi et pour te protéger, mon amour… Comment garder profil bas quand on est si douée et talentueuse, mh ? Tu mérites tout ce que tu obtiens par la force, puisqu’on ne veut rien te donner.

                …

                Voilà que les maux de crâne me reprennent. Je souffle profondément, pour essayer de chasser cette douleur infernale. Je fais passer les quelques ordres qui me restent : Nymeia doit avoir des appartements directement près des miens. Quant à l’agent, je veux être informée de son arrivée dès que possible…

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                  Post n°21
                  Auteur : Super PNJ

                  -Services de Renseignements Républicains- 

                  Mais le colonel Furax était un petit cachottier...
                  L'oeil de Coruscant comme il était surnommé au sein du SSR n'avait pas envoyé un agent mais deux...
                  Un duo d' espions formés au sein de la Confrérie de la Rose dans des ruines planétaires , "toujours par deux il vont" comme aimait le répéter le général Jon Elliot, leur formateur.
                  Et c'est à bord d'une navette de transport en commun que les deux agents étaient arrivés sur Arkinnea parmi les rares passagers à vouloir se rendre sur une planète en pleine guerre civile avec leur lot d'aventuriers, de profiteurs ou de rares pères de famille voulant récupérer leur progéniture.
                  On disait que la situation s'était légèrement améliorée dernièrement, on en était pas encore à un retour à la normal mais on s'en approchait, la preuve? aucun contrôle douanier à l'astroport! les faux papiers faisant plus vrai que nature s'avèreraient donc inutiles pour Abel et Kain.
                  Ils prirent le premier taxi speeder pour une planque anonyme, un souvenir de  l'agent de terrain N-410, celui ci en avait loué plusieurs sous des faux noms à travers la capitale comme celui ci était injoignable depuis quelques temps.
                  Arrivé devant un immeuble ne payant pas de mine, les faux jumeaux entrèrent le code de déverrouillage SSR et pénétrèrent dans l'appartement l'arme au poing.
                  Bien évidemment l'intérieur était vide d'occupant, neutre et spartiate, un simple lit , quelques meubles, des vêtements de rechange, une combinaison de combat dissimulée dans le dressing.
                  Tandis qu' Abel découvrit rapidement de l'armement et des explosifs cachés dans une fausse cloison, Kain trouva des datapuces et des crédits dans un tiroir à double fond.
                  Les deux opérateurs se retrouvèrent dans le salon, il était temps pour eux de se répartir les taches et se séparer. Abel commença:
                  -Bon, je vais rencontrer cette fameuse garde.
                  -De mon coté, je vais voir la planque principale de 410 et essayer de découvrir ce qui lui est arrivé. 
                   
                  Furax leur avait indiqué que 410 avait émis des doutes sur la garde Talmark et qu'il fallait supposer que l'agent local était mort certainement.
                  Comme un seul homme les deux espions vérifièrent leur armes avant de les dissimuler sous leur habits, Abel rangeant son pistolet blaster DX-13 dans un holster et Kain son blaster Relby K23) dans un étui à sa ceinture. 
                  Kain se rendit dans le quartier du logement de fonction de 410, il ne fut pas vraiment surpris de voir la maison en ruine, tout avait cramé, ou plutôt explosé, rien d'étonnant dans une ville en proie à la guérilla urbaine, il perdait son temps ici, il allait retourner à la planque et étudier les datapuces laissées sur place, il trouverait peut être une piste?


                  Abel lui se dirigea au Q.G de la milice, il savait qu'Erys s'y trouvait, il savait aussi qu'une recrue en particulier avait été demandée en renfort ,il avait pu étudier son dossier militaire avant le départ, ne restait plus qu'a la trouver pour qu'il puisse se présenter devant elle, et mettre les choses au point, l'oeil de Coruscant voulait tout savoir à défaut de tout voir...
                  Cela faisait un moment qu'il patientait devant la haute tour, quand il vit la Twi'leck arriver. Il la jaugea rapidement, elle n'avait pas l'air très sure d'elle.
                  Il s'en approcha, il ne fallait pas la brusquer, ni la faire paniquer, il s'essaya à son plus beau sourire de commercial avant de l'aborder.
                  -Excusez mademoiselle, savez ou se trouve le temple caché?


                  Une approche anodine et étrange, sous l'ancienne République un groupe de survivants Jedi avait construit un avant poste durant la grande purge Jedi. Nymeia se figea observant l'agent d'un regard noir, était ce une tentative de séduction d'un dragueur invétéré? si c'était le cas, il n'allait pas être déçu, mais avant qu'elle ne puisse l'envoyer bouler, il continua en faisant mine d'observer le ciel:
                  -Temps idéal pour une âme tourmentée non?


                  Voila, il avait balancé le mot de passe, le regard de la native de Ryloth s'illumina et elle se détendit, Froome l'ayant prévenu qu'elle devrait collaborer avec un agent du Renseignement.
                  -Allons rencontrer notre amie commune...


                  La Twil'eck acquiesça et les deux Républicains entrèrent dans l'immeuble placé sous bonne garde, le Q.G étant une cible évidente pour les rebelles, Nymeia se présenta à l'accueil, son arrivée avait été annoncée par Erys, on la laissa accéder librement au turboélevateur avec son accompagnateur sans problème.
                  Et c'est donc ensemble qu'ils se présentèrent au dernier étage devant le bureau de la nouvelle cheffe de la milice.
                  Abel était étonné, si la Garde avait réussi à se hisser jusqu'à ce poste prestigieux en si peu de temps, c'est qu'il ne faudrait pas la sous estimer, c'est peut être bien ce qui avait perdu l'agent N-410 d'ailleurs...
                  Spoiler : Spoiler
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                    #22

                    Post n°22
                    Auteur : Erys Talmark

                    • Erys ? Erys !

                      C’est quand j’entends le son de la voix de Lekkus à travers la porte que je me redresse. Enfin, que je me réveille. Comme d’habitude, dès que j’ai le temps, j’essaye vainement de me reposer, mais je suis à chaque fois dérangée. Si on m’avait dit que c’était aussi chiant d’être commandante, j’y aurais pensé à deux fois avant ! A chaque fois, un nouvel emmerdeur, et gna gna gna on m’a volé une dent en or, et gni gni gni mon voisin est méchant, et gnu gnu gnu on a violé et massacré toute ma famille… Est-ce que je viens les emm… bêter avec mes petits soucis, moi ? Non, je règle ça personnellement à grands coups de blasters et de sabre-laser, c’est quand même pas compliqué !

                      Je prends le temps de respirer. Calme, Erys, calme, t’es plus la gamine des rues, tu ne peux plus agir comme ça, surtout maintenant que tu as promis à Shayn’a et aux autres que tu les aiderais. Ils comptent sur toi pour les guider, tu te rappelles ?

                      Oui, je me rappelle, mais je suis pas une bergère, moi, je suis une louve ! Je bouffe les moutons, je ne les guide pas !

                      Ah, mais je ne dis pas le contraire. Mais des fois, il faut prendre le temps de rentrer dans la bergerie et de gagner la confiance des moutons, ça pourra toujours servir plus tard. Et puis, oublions la métaphore : avec la République qui te remet des agents dans les pattes, tu ne peux pas te permettre d’avoir une nouvelle révolte sur les bras, autant essayer de garder Arkinnéa sous contrôle. Je ne dis pas que ça sera facile, mais c’est ce qu’on a de mieux à faire, d’accord ?

                      Rah, mais ces agents, ils m’ennuient, j’ai pas ENVIE de les recevoir, j’ai pas envie de les voir, j’ai pas envie de les entendre, j’ai pas envie de les sentir, ils viennent juste me casser les pieds parce que je ne suis pas les préceptes de leur République de merde ! C’est trop facile de me taper dessus alors que la situation avance enfin, on fait pas d’omelette sans casser des têtes de nœud ! Je suis pas une unité sacrifiable, je suis de la Garde, merde, et il fait quoi, Froome ? Il me laisse galérer ou il compte me filer un coup de main un jour ? Mentor à la mord moi le nœud !

                      CALME TOI ! Ca suffit, je prends le relais et je relègue Erys, cette fichue gosse, dans les limbes de son esprit. Je ne peux pas me permettre de prendre le risque de la voir tout faire échouer sur une phrase malencontreuse, même si je suis d’accord avec elle. Et comme, en plus, je ne peux que deviner et anticiper que la rencontre avec ces fichus agents finira par mal tourner, autant qu’elle se repose pour combattre. Il m’en coûte de l’admettre, mais elle est décidément plus douée que moi, sabre à la main, à croire que le Shii-Cho lui convient bien mieux. Ce n’est pas faute de m’entraîner, pourtant, mais c’est peine perdue, pour l’heure… Dans un soupir, je me redresse dans mon fauteuil. Mes blessures me font toujours un peu souffrir malgré les patchs de bacta, et je dois avoir une tête à faire peur actuellement, mais je dois faire bonne figure.


                      - Entre, Nymeia.

                      Dos droit, mains jointes, et on garde son calme et son souffle. A côté de moi, mon sabre-laser posé sur le bureau. A ma ceinture, malgré le costume gris anthracite, j’ai décidé de garder mes blasters. Après tout, même sans uniforme, je reste commandante de la milice, même auto-proclamée. C’est l’avantage des élections avec un candidat unique, je présume. Quitte à passer pour une fouteuse de merde ou une traîtresse, autant le faire avec un minimum de dignité. Lorsque Lekkus rentre, je me garde de sourire malgré le regard qu’elle pose sur moi, presque avide. Ca fait du bien au moral, et à l’égo, mais je ne vais pas le montrer tout de suite. Elle n’a pas changé, de ce point de vue…

                      Puis, mon regard se porte sur celui qui l’accompagne. Il fait bien partie des quelques passagers de la dernière navette, si j’en crois les descriptions. Plutôt grand, un peu basané, une petite moustache que j’ai déjà envie d’arracher et les yeux qui regardent partout avec un air de ne pas y toucher. Pas de doute : ce type est un emmerdeur et un casse-******** fini. Je le sais, je le sens. Tu vas finir comme N si tu mets ton nez où il ne faut pas, mon gars…


                      - Merci Nymeia. Tu peux rester, en ta nouvelle qualité d’aide de camp.


                      J’avais décidé ça au pied levé. Officiellement, elle reste un soldat, mais j’ai besoin d’elle pour être mes yeux et mes oreilles là où je ne peux pas aller. Et puis, j’espère que ça va faire tiquer l’agent des Services, ne serait-ce que pour avoir un premier hameçon et le destabiliser un peu. On verra bien, mais ça n’a pas l’air de fonctionner des masses.

                      - Ce n’est pas vraiment un endroit pour une âme tourmentée.

                      Je n’ai aucun doute sur ce qu’il était. Ni qui il était. J’attends qu’il me confirme son identité, puis je me redresse. Un peu trop difficilement à mon goût, mais au moins, je suis debout.

                      - Bienvenue sur Arkinnea, agent Abel. Je suis la Garde Eryk Talmark, mais ici, je suis commandante de la milice. J’ai été prévenue de votre arrivée et j’ai demandé à ce que le nécessaire soit fait pour que vous soyez reçu dans les meilleures conditions possibles. Ne vous attendez à rien, la situation est stable, mais précaire et dangereuse.

                      Je lui montre un siège où s’installer et j’accompagne le mouvement en grimaçant. J’aimerais vous dire que c’est du chiqué, mais non, je douille vraiment avec toutes ces plaies. Je sens que le médecin va être obligé de revenir dès la fin de cette entrevue. Concentre-toi, déjà, fais en sorte que tout se passe bien. N est mort, et rien ne peut le relier à toi dans ce tragique accident.

                      - Pour l’instant, je tiens la milice dans ma main droite, et les insurgés dans la gauche. J’essaye de les faire collaborer a minima pour que ça avance dans le bon sens, mais c’est toujours sur le fil. Si nous pouvions éviter d’ébruiter que la République envoie des agents secrets, ce serait une bonne chose. En tout cas, pour le moment, les leaders du chaos sont tombés, et autant attendre un peu avant de taper encore dans la fourmilière.

                      Là, au moins, pas de mensonges. Je sais que ça paraît dingue, mais c’est une réalité. Tant que je tiens tout ce petit monde éloigné les uns des autres, tout ira bien. Sauf si la République arrive avec ses gros sabots. J’ai déjà eu du mal à me faire accepter…

                      - Concernant la raison de votre venue, je ne peux pas vous avancer plus que ça. N et moi avons pris d’assaut la prison avec les émeutiers, nous avons sorti des prisonniers de là-bas qui étaient liés au Leader. Je suis partie en première pour confronter Despher, en laissant soin à N de nettoyer tout le reste. Sauf que les émeutes n’avaient pas arrêté, et ils étaient tellement enragés qu’ils ont cramé pas mal de bâtiments en ville. Dont celui où était N. Quand je suis retournée voir sur place, il ne restait plus que des cendres, et aucune trace de N.

                      Mon petit mensonge prenait de sacrées proportions. Normalement, j’avais fait le nécessaire. On ne pouvait pas me retrouver sur les caméras, les enregistrements avaient été supprimés soit par N, soit par mes soins. Mais bon. Est ce qu’un mensonge de plus me pèserait sur la conscience ? Sûrement pas.

                      Je finis par tourner la tête vers Lekkus. Loin d’être stressée, elle me regarde dans les yeux. Et avec un joli sourire.
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                      Post n°23
                      Auteur : Super PNJ

                      En entrant dans le bureau, Abel fut surpris par l'apparence de la jeune femme, elle aurait pu sembler svelte et vulnérable si deux blasters ne pendaient pas à sa ceinture , elle avait aussi laissé en évidence son sabre laser tout un symbole; c'était clairement une personne à ne pas sous estimer...
                      Pas comme la Twil'eck qui semblait plus une groupie qu'une soldat d'élite, il suffisait d'observer son regard quand elle était entrée dans la pièce pour s'en rendre compte. Peut être la mijaurée à lekkus s'avérerait utile finalement...
                      Erys lui souhaita la bienvenue en utilisant le code, elle se présenta comme membre de la garde mais aussi comme LA commandante de la milice locale, selon elle la situation était encore tendue sur Arkinnéa même si une certaine stabilité s'était finalement installée sur la planète troublée.
                      Elle fit une annonce encore plus surprenante, elle était chef de la milice et aussi parti prenante dans l'organigramme des révolutionnaires , elle jouait donc sur les deux tableaux, ce qui allait grandement faciliter la tâche des agents Républicains dans ce système.
                      Et si l'gent N s'était trompé sur son compte, en peu de temps elle avait su faire son trou dans les deux camps, les montant certainement les uns contre les autres avant de les faire collaborer.

                      Elle demanda également de la discrétion concernant la présence Républicaine sur la planète afin de ne pas pas remettre de l'huile sur le feu, comme si au Service Secret on avait l'habitude de se faire remarquer à une lointaine époque la devise du bureau n'était elle pas "seuls les morts ne parlent pas"?

                      Elle termina avec le sort de l'agent N, ils avaient du se séparer et finalement elle avait retrouvé sa planque en flemme, Kain avait confirmé la chose de son coté, on ne saurait sans doute jamais ce qu'il était advenu de l'agent de terrain Arkinnéen... son étoile serait gravée sur le mur des héros anonymes portés disparus a coté de tant d'autres au Quartier Général de Coruscant.
                      Mais Erys oubliait une chose, Abel n'était pas venu que pour enquêter sur la disparition de son confrère, il venait également le remplacer et suivre la situation de la planète en proie à la guerre civile. Il se devait de mettre les points sur les i:


                      -Je vois que vous n'avez pas chômé depuis votre arrivée adjudant.
                      Cependant votre mission était d'obtenir des renseignements sur les meneurs, avec la mort de Despher nous nous trouvons dans une impasse, il n'était qu'un intermédiaire, un simple pantin recruté pour l'occasion, le SSR veut des réponses et surtout trouver les commanditaires de ce coup d'état.
                      Vous a t'il appris quelque chose d'utile avant de mourir au moins?


                      Despher était bien plus qu'un pantin c'était un terroriste du Cerberus connu sous le nom d'agent God , membre de la cellule de Kessel, il avait organisé une évasion de prisonniers du bagne pour gonfler les rangs du groupe anarchiste avant de s'installer sur Nar Shadda. A la mort du Cerberus puis du 'Joker' et surtout l'arrivée au pouvoir du général Gelmir sur l'astre des contrebandiers, il avait préféré faire machine arrière et retourner sur Kessel ou il se pensait être en sécurité.
                      C'était avant qu'un mystérieux chasseur de tête en treillis camouflage vienne le recruter pour une dernière mission ici bas qui s'avérera fatale pour lui.
                      Ainsi c'était éteint l'agent God...Mais ce n'était pas une grosse perte pour la galaxie, au contraire aux yeux des renseignements  Républicains.
                      Mais ce qu'ignorait le SSR c'était qui tirait vraiment les ficelles dans l'ombre et il avait compté sur Despher pour en apprendre plus, visiblement il faudrait recommencer à zéro...

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                        #24

                        Post n°24
                        Auteur : Erys Talmark

                        J’écoute Abel et j’essaye de le regarder droit dans les yeux pour ne pas perdre une miette de ses expressions… Mais je suis nulle à ça. Je ne sais pas ce qu’il raconte, ni ce qu’il veut. Raaah, pourquoi tout le monde doit se cacher des choses. Il pourrait me dire ce qu’il veut vraiment, et repartir, non ? Maintenant que je suis là, il n’y a plus besoin du SSR, ce serait vachement plus simple si tout le monde ne restait pas dans mes pattes… Mais non, il me regarde bêtement, et ne me laissera pas agir comme j’en ai envie je crois. Pire que ça, je suis sûre qu’il va aller cafter à Froome… Alors autant lui donner du grain à moudre. J’inspire un grand coup quand il a fini sa tirade.

                        - Sans doute n’avais-je pas compris les ordres du Chevalier Topher dans ce cas. Il m’avait effectivement ordonné de trouver des renseignements sur les meneurs, chose que j’ai fait, mais je ne savais pas que ce Despher n’était pas en cavalier seul.

                        J’ai beau chercher dans ma mémoire, je ne trouve pas trace d’un souvenir concernant une organisation plus étendue que ça. Des anarchistes fidèles à l’ancien empereur, oui, une conspiration galactique, non…


                        - Quoi qu’il en soit, Agent Abel, je conçois votre déception, mais je suis une Garde Républicaine et à ce titre, je ne pouvais pas laisser autant d’innocents mourir. Despher cherchait à faire libérer ses amis afin de diriger cette planète, seul. Et surtout, il n’hésitait pas à user de la force. Quand je suis arrivée jusqu’à lui, il venait de mettre son dernier plan à exécution et de condamner les dirigeants planétaires. J’ai les enregistrements de cette exécutions.

                        J’ai bien conscience que c’est maigre, mais j’ai beau chercher dans mon esprit, je ne trouve pas… si. Il y a une chose.

                        - Il y a un détail que vous pourriez retracer. Le dernier homme qu’il voulait amener était également issu de Kessel, son nom était A‘sharad, un Falleen. Mais pour le sortir de Kessel, il fallait forcément une autorisation, non ? Si vous trouvez celui qui l’a signée, ou pour qui il l’a signée, vous aurez avancé.

                        Je finis par me rejeter en arrière dans mon siège en tambourinant des doigts sur la table. Je pense qu’il voit largement mon agacement et mon envie de régler ce souci. Je ne sais même pas comment j’aurais pu obtenir des informations de toute façon, je ne suis pas du SSR, moi… Quoique. Je tourne mes yeux vers Nymeia qui me sourit et me demande l’autorisation muette de parler, que je lui accorde d’un signe de tête.

                        - Agent, il y a autre chose. C’est ici même qu’Erys a combattu Despher. Aujourd’hui, et jusqu’à preuve du contraire officiellement, c’est l’Agent God qui en est sorti vivant. Personne ne l’a vue sortir du bureau, que je sache, et elle a passé une communication avec la voix modifiée… Aussi, beaucoup de monde n’est pas encore au courant, c’est sans doute le cas en dehors d’Arkinnea. Peut-être y a-t-il quelque chose à creuser de ce côté. Et enfin, il y a son second… Le Lieutenant Aster. Il est véhément à son égard. Je peux peut-être lui soutirer quelques informations, si il sait quoi que ce soit.

                        Lekkus me surprendra toujours, je crois. Mais ça me plaît. Et j’espère surtout que ça plaira à Abel. Je finis par me redresser pour me diriger vers l’écran géant qui a servi à Despher pour voir les autres se faire balancer dans le vide…

                        - Il y a une dernière possibilité, mais je n’y crois pas. Il faudrait demander à Shayn’a comment elle est arrivée en haut de la pyramide de sa cellule, et à quel point le Leader y était pour quelque chose. Avec un peu de chance, nous pourrions déceler des changements de pratiques entre Despher et un éventuel prédécesseur ?

                        Je me retourne vers Abel et Nymeia. Et maintenant ? Je peux aller dormir ?

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                          #25

                          Post n°25
                          Auteur : Super PNJ

                          Des pistes mais rien de vraiment probant... c'est tout ce que la Garde avait à proposer à Abel, il soupira après tout à quoi aurait il du s'attendre, il était face à un membre de l'armée Régulière pas un agent confirmé des Services de Renseignements.
                          Elle ne savait pas qu'il y avait quelqu'un au dessus de Despher? c'était une hypothèse à laquelle elle aurait du réflèchir quel dommage que l'agent N n'avait pas été la pour la conseiller sur ses futures actions, non Talmark fonçait dans le tas et posait les questions ensuite!
                          Typique de ces soldats souffrant d'un complexe de supériorité se prenant pour des seigneurs Sith ou des maitres Jedi.
                          Elle avança un autre argument, elle devait faire cesser cette guerre civile et tous les dommages collatéraux qu'elle entrainait derrière elle. L'espion avait oublié le sacro saint idéal Républicain.
                          Ainsi elle avait conservé les holo enregistrements de l'exécution des dirigeants planétaires, bien... il faudrait les diffuser bien évidemment afin de placer des pions Républicains à la tête d'Arkinnea à la place du gouverneur Relik! mais il laisserait le soin de choisir un sympathisant fédéral au colonel Furax les jumeaux avaient une autre mission: remonter la piste de Despher.
                          Erys avait raison sur un autre point Kessel, pourrait être un point de départ pour faire sortir plusieurs détenus de l'astre pénitencier il fallait certaines connections.
                          L'agent observa le bureau de feu l'agent God , il allait surement y trouver quelque chose d'utile.
                          -Vous avez raison sur ce point, je vais fouiller le datapad de Despher, je trouverai certainement des informations sur ces complices.


                          L'adjudante précisa également qu'un certain subordonné direct de Despher au sein de la milice aurait peut être des informations ou alors un membre révolutionnaire bien placé: deux autres pistes.
                          Abel était tenté de procéder lui même aux interrogatoires musclés, il avait été formé en personne par l'agent Thrue à l'art subtil de l'interrogatoire au sein de la Confrérie de la Rose, l'académie secrète du SSR, il aurait sans doute des résultats , mais à quel prix?
                          Non, il valait mieux qu'il reste discret dans l'immédiat ces deux la seraient plus utiles vivants que morts, il allait déléguer ces tâches ingrates à Erys et Nymeia.
                          -Je vous laisse interroger discrètement Aster et Shain'a, vous me tiendrez au courant de vos avancées.


                          Mais Abel y croyait guère, on était face à un anarchiste et terroriste de premier ordre, il avait du cloisonner son réseau, mais le SSR avait un sacré avantage... grâce à Erys personne ne savait encore que l'agent God était bel et bien mort , on pourrait toujours utiliser ses connections pour dénicher ses éventuels complices puis les faire parler.
                          L'espion alla s'assoir au bureau de feu Despher , il consulta les divers papiers qui jonchaient le bureau en verre et se pencha plus particulièrement sur le datapad et tenta de l'allumer, bien évidemment il y avait un code de sécurité et les données seraient cryptées mais on avait assez d'hackers de talent au Renseignements capables de déchiffrer les informations contenues dans la mémoire vive de cet appareil. Il ramassa le datapad et laissa à la place un comlink rouge codé , ce serait le seul lien entre Erys et le SSR. Abel préferait éviter les intermédiaires et passer par le bureau du commandant de la Garde qui restait un homme plein de principes.
                          -Je vais retourner sur triple zéro étudier tout cela, vous pourrez me contacter avec ce comlink sécurisé.
                          Continuez à maintenir un semblant de paix sur cette planète, le temps que nous formions un nouveau gouvernement provisoire favorable à la République, je me charge de trouver les commanditaires de Despher.


                          Abel se leva, il allait donc contacter Kain, ils en avaient terminé sur Arkinnéa, la mort de l'agent de terrain N_410 resterait donc un mystère , Erys semblait avoir pour le moment la situation bien en main et elle semblait bien entourée mais Abel allait quand même demander à ce qu'un nouvel agent de terrain soit affecté sur cette planète afin de garder un oeil sur la situation et sur cette garde Talmark en particulier, il en était persuadé elle lui cachait des choses.
                          Mais il fallait lui faire croire qu'elle avait réussi à le convaincre.
                          -En tout cas bon travail adjudante, j'en ferais part au chevalier Froome...


                          Et c'est sur ce message faussement encourageant qu'Abel quitta le bureau de la nouvelle dirigeante planétaire , il allait retrouver son frère, faire le point puis quitter Arkinnea pour faire leur rapport à l'oeil de Coruscant, le colonel allait surement leur donner une autre mission à moins qu'il ne se décide à les affecter personnellement à la suite de cette enquête?


                          Suite pour Abel et Kain: Star Wars RPG :: Le prix de l'enfer (soforums.com)


                          Spoiler : HRP
                          -Les 2 agents quittent la planète et te laisse seule aux commandes... pour le moment...Comme tu l'as remarqué j'ai crée le sous forum;

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                            #26

                            Post n°26
                            Auteur : Erys Talmark

                            A peine Abel parti, je regarde Nymeia, puis je ferme les yeux en soupirant. Il se casse, enfin, me relâchant d’une pression énorme qui m’écrasait les épaules et le crâne. J’en profite pour me passer les mains sur le visage en étouffant un cri contre mes paumes qui ne manque pas de faire réagir mon acolyte. Ma fidèle Lekkus qui me regarde à présent en retour comme si je débarquais…

                            - Puisque tu as eu l’idée sur Aster, tu as carte blanche. Soutire lui les informations qu’il a, peu importe quoi. Il est officier, il a forcément quelque chose.

                            Elle n’a pas attendu la fin de ma phrase qu’elle s’est relevée avec un sourire, passant derrière le bureau et ma chaise, alors que je ne la quitte pas des yeux. C’est drôle, je n’avais jamais remarqué à quel point elle était… féline quand elle se déplace. Ses appendices ondulent en mouvements presque hypnotisant pour mes yeux fatigués, comme tout son corps est en fait en harmonie totale. C’est étonnant, je ne l’avais jamais vue comme ça. Lorsqu’elle pose une main sur mon épaule, je frémis un peu, et alors que je tends la main pour l’enlever, elle attrape doucement mes doigts entre les siens. Le contact de sa peau est… différent. Différent de tout ce que j’ai pu connaître. Entre les hommes sur Chandrila, puis Athéna sur Coruscant, puis tout ce qui a pu m’arriver, c’est la première fois que je sens une peau chaude, mais pas brûlante… D’instinct, je relève mon regard vers elle, et les muscles de mon bras se détendent lorsqu’elle me relâche la main. Le frémissement ne semble pas vouloir s’arrêter, du moins c’est l’impression que j’en ai, jusqu’à ce que sa voix me parvienne.

                            - Je le ferai, Erys. Mais avant ça, il faut que tu te reposes. Il faut que tu dormes. Viens…

                            Chance ou étude du terrain, je ne sais plus comment qualifier Nymeia qui m’emmène, comme guidée par un lien invisible, jusqu’à mes quartiers, proches de mon bureau, où je me dirige immédiatement vers mon lit, aussitôt arrêtée par la force de ma seconde. Que devrais je dire… Cela fait des jours maintenant que je joue à la commandante, l’adjudante, moi qui n’ait jamais été faite pour décider quoi que ce soit. Alors, je n’ai plus le choix que de rendre les armes, pour cette nuit. Entre les bras légers et ferme de la Twi’Lek, je sens que je peux à nouveau m’abandonner à ce qui m’a permis de survivre pendant toutes ces années. A l’instar du ciel crépusculaire au dehors, les derniers nuages de mon esprit et de mon corps disparaissent, puis je suis la course du soleil.

                            Je ne vous dirais pas ce qu’il s’est passé. Moi même, je ne sais plus exactement. Les changements constants avec l’autre Erys rendent la perception du moment compliqué, de même que les rêves qui ont succédé aux cauchemars dans une étreinte lancinante, mais reposante, pour une fois. Je ne parviens plus à distinguer l’onirique de la réalité, et finalement ça me va bien ainsi, surtout que j’ai bien du mal à croire que tout ça s’est réellement passé, puisque quand je me lève, je suis seule dans mon lit, sans bruit ni odeur pour m’entourer à nouveau. Mais je suis enfin prise d’une énergie que je n’ai pas ressentie depuis un moment, différente de la simple énergie du désespoir… Lorsque je me redresse, je me sens enfin bien. Enfin sereine. Pour une fois, je m’accorde le bénéfice d’une longue douche, puis le luxe d’un petit déjeuner, que je m’octroie dans le cadre de ma nouvelle fonction. Je finirais presque par m’y faire. Ma tenue civile sur le dos, nettoyée et repassée par les droïdes locaux, mes holsters bien cachés sous ma veste et le sabre-laser à ma ceinture, caché également, je suis prête. Prête à faire face à mon bourreau…


                            - Chevalier Froome, ici l’Adjudante Talmark. Je vous confirme que l’Agent Abel du SSR est reparti hier d’Arkinnéa en me laissant le soin d’interroger deux personnes. Shayn’a, de la résistance locale, et le Lieutenant Aster de la… milice locale. Cela ne devrait pas prendre longtemps, aussi, je souhaiterais connaître ma prochaine affectation.

                            Je lâche un soupir en éteignant l’holocom. J’espère qu’il me répondra rapidement, mais je n’espère pas grand-chose. Je n’ai aucune idée de ce que fait la République, ce qu’elle cherche, et ce qu’on peut bien vouloir de la Garde. Alors autant faire ce pour quoi on m’a missionnée. Sans attendre une réponse, je contacte immédiatement Shayn’a et lui demande un entretien immédiat. Sa voix ensommeillée me laisse penser qu’elle a encore fait des siennes la nuit, mais elle répond, et heureusement, ça m’évite de la retrouver et de retourner son lit.

                            ***


                            Lorsque je la retrouve un peu plus tard, elle est déjà attablée. Amusant. C’est le même bar où N m’avait retrouvée aussi. L’histoire qui se répète, quelques jours après, mais quels changements, quand même. Me voilà commandante de la Gade et quasiment de facto dirigeante de la planète. Des responsabilités sacrément difficiles à prendre sur mes épaules. Et la première d’entre elles concerne directement la République, ça promet…


                            - Alors, Erys, qu’est ce que je peux faire pour toi ?

                            - Répondre à une simple question. Comment t’en es arrivée… là ?

                            - Là où ? Au bar ?

                            - Non… Là, là.

                            - Oh, ça… Eh bien, ça s’est fait comme ça, au bon endroit au bon mo-.

                            Je l’attrape d’une main par les joues et je me penche sur elle doucement, un mauvais sourire sur le visage. Je sens mon esprit en ébullition qui s’affole un peu alors que je resserre lentement mon emprise sur la Togruta qui chouine un peu.

                            - Pas de ça avec moi, Shayn’a… Tu as beau avoir du talent, tu restes jeune et pas vraiment connue dans le coin. Alors qu’est ce qui t’a amenée aussi haut ?


                            - Ca va, ça va, arrête !

                            Elle a les yeux embués de larmes alors qu’elle essaye de se dégager, chose que je finis par accepter.

                            - Je t’écoute.

                            - Ok… Quand je me suis engagée dans la Résistance, contre la milice, c’est parce qu’ils nous opprimaient et faisaient n’importe quoi avec les réserves. C’est là que j’ai rencontré ce type, qui m’a dit qu’il voulait former une nouvelle cellule… Qu’il avait besoin d’aide. Alors je l’ai suivi, je suis rapidement devenue sa seconde et quand il a disparu… C’est là que j’ai pris la tête, et que j’ai commencé à recevoir des appels du Leader. Il voulait que j’unifie les différentes cellules, pour plus d’efficacité. C’est lui qui m’a dit comment faire, c’est lui qui m’a expliqué… Tout. Sur tout le monde. Mais je pouvais pas savoir…

                            - Savoir que tu étais utilisée par ton fameux Leader ? Il va me falloir plus que ça, Shayn’a.

                            - Qu’est ce que… Non, Erys, non, hors de question, je ne vais pas te donner les noms.

                            - C’est ça ou je t’assure que je brise toutes vos cellules. Je sais où vous trouver et quand, ne brise pas la confiance qui nous lie, tu le regretterais.

                            - D’accord ! D’accord, espèce de tarée ! Je vais essayer de le retrouver. Un Humain, qui s’appelle Amon… Il est arrivé tard mais il a tout de suite pris de l’influence, peut-être qu’avec lui, tu auras ce que tu veux. Maintenant si tu veux bien…

                            - Oui, oui, je t’en prie… Et pense à moi, surtout.

                            Je la regarde partir. Un jour ou l’autre, il me faudrait m’assurer soit de sa loyauté, soit de son silence. Qu’est ce qui pouvait bien passer par sa tête, je me le demande. Mais pour l’heure, au moins, j’ai ce que je veux.Ne reste plus qu’à attendre le retour de ma chère Nymeia.

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                              #27

                              Post n°27
                              Auteur : Super PNJ

                              Garde Républicaine 
                               


                              Depuis son bureau, le chevalier Froome avait lu les différents rapports en provenance d'Arkinnea, ceux d'Erys bien entendu mais aussi ceux du Service de Renseignement même si certaines parties restaient censurées.
                              Visiblement le SSR était satisfait de l'action de la garde sur la planète même si celle ci n'avait pas fait dans la subtilité, à défaut de pouvoir interroger Despher, il avait mis la main sur son datapad et Erys leur avait donné quelques pistes à étudier.
                              Ils étaient tellement satisfaits qu'il lui proposait une nouvelle mission "dans ses cordes" selon le message du colonel Furax. Que voulait il dire exactement?
                              La situation semblant en bonne voie sur Arkinnea, Froome ne voyait pas l'intérêt d'y laisser moisir la garde Talmark ou alors valait il mieux pas la rapatrier avant que celle ci ne déclenche une nouvelle guerre civile?
                              Cela tombait bien, après tout, elle demandait elle même une nouvelle affectation:



                               
                              -A l'intention de la garde Talmark-
                              Félicitation pour ton action sur Arkinnea
                              Rendez vous sur Malastare au 111eme corps céleste ou tu seras débriefée;
                              Que la Force soit avec toi!
                                                            Topher Froome





                              Aléa Jacta Est... Erys avait une nouvelle mission...


                              "Le sage ne dit pas tout ce qu'il pense, mais pense tout ce qu'il dit" 
                              Aristote 
                              Spoiler : Spoiler



                              -HRP-
                              -Crée le topic , tu te rends directement à la garnison;
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                                Post n°28
                                Auteur : Erys Talmark

                                @£!&% de Twi’Lek ! On peut pas leur faire confiance à ces crétins décérébrés mous du bulbe pas fichus de suivre une directive simple ! C’était quand même pas compliqué de prendre les renseignements et ensuite revenir me voir avec les informations, que je file à bouffer à mon supérieur pour qu’il voie que je ne me touche pas tranquillement en attendant ! Mais non, madame préfère fouiller alors que je ne lui ai rien demandé !

                                Calme-toi, bon sang, Erys ! Je suis sûre que Nymeia sait ce qu’elle fait… Lâche ce vase, bon sang… Merde… Erys, je t’en prie, écoute-moi, je sais que c’est difficile à entendre, mais je persuadée qu’elle sait ce qu’elle fait !

                                Elle sait ce qu’elle fait, mon cul ! Elle a surtout profité de la première opportunité pour se tirer et déserter, oui, elle n’a jamais aimé l’armée, et moi qui l’ai faite venir exprès…

                                Ne raconte pas de conneries, elle s’est beaucoup trop investie dans cette enquête pour abandonner maintenant, d’autant plus que…

                                Que quoi ? Elle resterait par affection en plus ? Arrête un peu ton char, tu vois bien qu’on s’est fait prendre jusqu’au trognon et qu’en plus on y est allées avec un grand sourire ! Ah, super la Garde Républicaine.

                                Vu ce qu’on a fait la nuit dernière, oui, Erys… Ecoute… Il y a encore une barrière amnésique entre toi et moi, mais… cette colère que tu ressens, ça vient aussi de ce que Nymeia et moi avons partagé la nuit dernière… C’est de la déception, pas de la haine, tu te sens trahie, je le sais, je le sens, mais je peux t’assurer qu’elle n’a pas d’intérêt à cela… Pas après ce que nous avons fait. C’était loin d’être un rêve, et loin d’être forcé… Laisse moi continuer de prendre le relais, et laisse moi te montrer ce qu’il en retourne, Erys, s’il te plaît.




                                Quand je rouvre les yeux, j’ai bien du mal à me fixer. Le conflit de personnalités tient plus de la dispute de couple qu’autre chose, mais se battre avec soi-même en partageant les pensées de deux personnes à la fois, c’est un challenge. La vache, j’ai mal au crâne et le vertige… Heureusement, ça ne dure qu’un temps, et je peux demander à Redcask de nettoyer la crise de l’Enfant… Ou plutôt, je devrais l’appeler l’Adolescente, à ce rythme. Je ne pourrais pas tout gérer tout le temps, mais c’est évident que pour l’heure, je vais devoir m’en contenter.

                                Evidemment, c’est toute à ma réflexion que je m’aperçois que Froome m’a enfin répondu. Quand je prends connaissance de son message, je ne peux pas retenir un haussement de sourcils. Malastare ? Le 111e corps céleste ? Qu’est ce que c’est que cette plaisanterie ? En même temps, c’est un ordre direct… Et ça me permettra de me reposer réellement. Autant laisser ça à Erys, ce sera nettement plus simple.

                                Je soupire en me dirigeant vers mon armurerie personnelle. J’aurais aimé revoir Nymeia une fois, passer à nouveau une nuit au creux de ses bras brûlants, mais je crois que ce ne sera pas pour cette fois. Je vais être obligée de lui laisser l’enquête. Tout en revêtant mon costume habituel et en chargeant Redcask d’emballer armes et armure, je réfléchis. Est-ce que Froome essaye de m’éloigner d’Arkinnea ? Ou est-ce pour autre chose ? J’ai la sensation de manquer de pièces, beaucoup. Mais pour le moment, mon devoir en premier.


                                - Nymeia, ici Erys. Je te confie la tâche de faire en sorte que mon absence passe inaperçue. Continue de cuisiner le Lieutenant Aster, et prend contact avec Shayn’a pour voir ce qu’il en retourne. Et, si tu le peux, commencer à dresser des profils de fantoches compétents. Je reviendrai vite.

                                Je coupe le communicateur. Nymeia recevra ce message à son retour à la caserne. Comme Erys, j’aurais aimé lui dire ça en personne, et sans doute la punir aussi pour son outrecuidance d’avoir essayé d’anticiper mes ordres. Je déteste quand les choses échappent à mon contrôle, et encore plus les gens. Elle ne perd rien pour attendre, j’aurais tout le temps de m’occuper de son cas à mon retour de Malastare. De lui faire comprendre qu’elle reste un soldat.

                                *


                                Il était temps ! Enfin l’autre connasse de grande Erys me laisse la place ! Depuis qu’on est sur Arkinnea, c’est à peine si j’ai eu le temps de passer une tête, et c’était toujours dans les moments les plus nuls, et ça me laisse à peine des flashes et des souvenirs, j’ai l’impression d’avoir raté tellement de choses ! Heureusement, cette fois, l’autre m’a laissé un petit carnet avec des notes que je peux consulter. C’est comme si j’étais loin d’être idiote, tiens.

                                …

                                Mais non, tu n’es pas idiote, ma belle, bien sûr que tu ne l’es pas, tu es aussi intelligente que sensible et belle, et moi, je comprends la colère qui t’anime, mais je sais aussi que le jour viendra où nous aurons toute latitude pour la laisser s’exprimer… Ne t’en fais pas, mon doux amour, je veille sur toi…

                                …

                                Malastare, donc… Un rapide tour sur l’Holonet et par les renseignements de l’armée me permet de comprendre. Alors comme ça, je vais aller chez des instructeurs de vol ? Un frisson de plaisir parcourt ma colonne. Le speeder, c’était déjà quelque chose, mais un vaisseau personnel… Alors là, ça commence à grandement me plaire. Bientôt, je pourrais voyager seule à toute vitesse ? J’aime cette idée. Je réajuste le col de ma veste en souriant. Même Froome commence à reconnaître mon travail. Parfait. A moi de lui faire passer un message, désormais.


                                - Chevalier Froome. Je vous remercie de vos félicitations. Soyez assuré que les intérêts de la République me tiendront à cœur dans le rétablissement de l’ordre sur Arkinnéa. J’ai chargé le soldat seconde classe Nymeia de continuer les investigations et de dresser les profils nécessaires à l’établissement d’un gouvernement fantoche. Le Docteur Tra’Leah pourrait être un atout ici, il est celui qui m’a suivie au quotidien.

                                Un sourire se dessine sur mes lèvres quand je finis ma phrase. Inutile de dire à Froome pourquoi je veux ce Bothan ici. Ce qui est sûr, c’est qu’en mettant le pied sur la navette qui va m’emmener jusqu’à Malastare, j’ai un très bon pressentiment. Arkinnéa deviendra ce qu’elle doit être sous mon commandement.

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