[Arkinnea] La recherche d'un foyer
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Post n°10
Auteur : Super PNJService de Renseignements Républicains
Arkinnea était une planète située dans la région d'expansion. Elle tomba rapidement sous le joug des séparatistes au début de la guerre des clones. Peu après la fin du conflit, la planète fut envahie par de nombreux réfugiés ayant soufferts de la guerre.
Larrivée massive des colons forcèrent les Yunus,un peuple primitif autochtone, à vivre reclus dans la forêt bien loin des troubles qui secouaient la planète aujourd'hui.
La milice locale avait bien du mal à ramener l'ordre, toutes les nuits étaient émaillées d'émeute, les insurgés barraient les routes avec des barricades improvisées, tous les batiments publics ou presque avaient été incendiés les principaux commerces incendiés, on comptait déja plus d'un milliers de morts coté manifestants et moitié moins chez les forces de sécurité.
Le jour tout revenait à la normal ou presque, les droids utilitaire tentant de nettoyer les dégâts de la nuit.
c'est sur cette planète trouble que l'agent N-410 avait été envoyé pour observer les événements et surtout les rapporter au Q.G des Renseignement, N410 était un ancien Marine galactique du corps expéditionnaire du maréchal Big hard, il avait combattu sur la Forge Stellaire et avait participé au rappel à l'ordre sur Kashyyyk affrontant les miliciens du sénateur Gryy Dee,
Ses brillants états de service lui avait permis de devenir un agent de terrain.
Cela faisait plusieurs mois qu'il observait les exactions nocturnes des révolutionnaires et la répression armée du système en place, il avait réussi à infiltré un groupe d'émeutiers baptisé "Justice pour Na'L" en hommage à un opposant politique assassiné en prison.
L'agent avait vite compris que quelqu'un d'expérimenté était à la tête de ce soulèvement , si tous les groupes d'émeutiers semblaient désorganisé, quelqu'un tirait les ficelles en leur donnant les cibles à abattre.
Peu à peu les force de sécurité étaient dépassées et tout ceci allait bientôt finir en guerre civile, la répression aveugle engrangeait de nouveaux sympathisants pour la cause jour après jour.
.Le Q.G avait pris la situation au serieux, on avait décidé envoyé un garde pour neutraliser ce fameux meneur...
Encore fallait il infiltrer le dernier cercle, ça n'allait pas être chose aisée, le meneur étant quelqu'un de prudent à la limite de la paranoia... tout ce qu'on savait de lui, c'est qu'il avait été incarcéré sur Kessel pendant de nombreuses années.
Le point de rendez vous avait été fixée dans une cantina, bien avant l'heure du couvre feu, assis dans une alcove 410 la vit entrée, il était déçu, il s'attendait à voir une armoire à glace, et c'est une jeune femme qui se présentait, elle commanda une bière au bar.
N attendit qu'elle soit servie pour aller s'assoir à coté d'elle son verre de whisky Correlien à la main et produire son plus beau sourire.
-Que fait une âme tourmentée sur une planète si troublée?
Äme tourmentée était le mot de passe pour s'identifier, comme ça Erys savait qu'elle n'avait pas affaire un harceleur de rue mais bel et bien à un agent du Renseignement.
-Tu me rejoints à ma table ma jolie?
Il fallait grossir le trait pour faire office de dragueur invétéré aux yeux des autres clients de la cantina, après tout on pouvait être un émeutier la nuit et un don Juan le jour.
Erys passerait pour la fille facile qui acceptait l'invitation, un verre dans un premier temps et plus si affinité.
Les deux Républicains s'installèrent donc à table à l'abri des oreilles indiscrète, 410 posa discrètement un brouilleur sur la table juste au cas ou en posant sa main sur la main de la jeune femme.
-C'est sécure.
Ici on m'appelle Kliff, un nom comme un autre.
J'ai déja infiltré un groupe d'émeutiers, je te les présenterai ce soir.
Autant te dire Arkinnea est un baril de rhydonium sur le point d'exploser, toutes les nuits c'est attentats, incendies et pillages, la milice est à cran, ça tire à vue il faudra être prudent.
Kliff n'était pas le vrai nom de l'agent évidememnt, c'était celui ci de sa couverture, il avait un petit appartement dans la capitale.
-Les groupes d'insurgés sont cloisonnés, on ignore qui fait quoi, parfois on se croise au détour d'une avenue mais c'est tout. Mais quelqu'un organise les raids, c'est lui que tu devras neutraliser.
Mais pour ça faudra faire tes preuves en tant que rebelle, t'en es capable? on connait tous le sens de l'honneur de la Garde Républicaine.
Maintenant Erys devait comprendre pourquoi c'était elle en particulier qu'on avait envoyé sur ce bordel couvré qu'était Arkinnea.
-On va aller à mon appart pour s'équiper pour cette nuit. Tenue noire et camouflage obligatoire.
Ensuite on ira au point de rendez vous rencontrer le groupe. C'est des idéalistes, des fils de bourgeois ou des étudiants pour la plupart , pas foncièrement méchant mais terriblement efficace pour apporter le chaos.
Ne perdons pas de temps, allons y tu pourras ranger ton engin dans mon sous sol!
L'agent termina son verre cul sec, c'était bientôt le moment de passer à l'action, ils se rendirent à l'appartement en question, un logement qui ne payait pas de mine et qui n'attirait pas l'attention.
On rangea le véhicule au sous sol, dissimulée sous une bâche pour ne pas attirer les convoitises, N se dirigea dans sa chambre, dans une fausse cloison il sortit son pistolet blaster DC-17 , sa vibrolame, une combinaison légère de combat sombre qu'il enfila sous ses vétêments et une cagoule.
Il jeta une simple tenue à capuche noire à Erys afin qu'ils soient tous assortis pour leur sortie nocturne.
-T'es prête? alors en route!!
Les deux néo émeutiers rasèrent les murs prenant soin d'éviter les patrouilles de sécurité, les passants étant indifférents, ils commençaient à être habitués aux troubles et surtout ils savaient ce qu'il arrivait à ceux qui trahissait la cause.
Au bout d'un moment, N frappa deux coups, puis trois à une porte cochère, un solide gaillard au crane rasé leur ouvrit la porte, une main dissimulée dans son dos, aucun doute boule à zéro tenait une arme, il observa Erys des pieds à la tête.
-C'est qui celle la? j'la connais pas!
-Elle est avec moi, c'est une résistante!
Le costaud l'observa quelques instants, il souffla et laissa entrer les deux Républicains, effectivement il tenait un pistolet blaster dans sa main dissimulée.
Erys et 410 entrèrent dans la pièce centrale éclairée à la bougie, une quinzaine d'émeutiers habillés de sombre patientaient autour d'une table, un comlink était posé au centre.
Tous les regards se tournèrent vers les nouveaux venus spécialement vers Erys qui était une inconnue au sein du groupe.
-Elle veut rejoindre la cause mes frères!Les émeutiers se détendirent par les propos de celui qu'il connaissait sous le nom de Kliff, au moment même ou le comlink se mit à grésiller, l'objectif allait donc être annoncé ce soir.
-KRRRRR La prison de Frêsne à la nuit tombée KRRRR
D'autres groupes se joindront à vous, frappez fort! KRRRR
Les émeutiers étaient surpris, c'était un objectif qui était bien défendu, des miradors, des gardes armés et des chiens Kath , le leader maximo était ambitieux, mais si plusieurs groupes étaient concernés c'était possible surtout que d'autres groupes allaient occuper la milice à l'opposé de la prison.
Le chef du groupe, une jeune Togruta posa un sac sur la table et distribua les cocktails Molotovs, grenades et quelques pistolets blaster.
-Frappons fort! que l'aube soit rouge!« Par la ruse tu fais la guerre »
Spoiler : HRP
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Post n°11
Auteur : Erys TalmarkA entendre le ton de ce type à mon oreille, je me tends d’un seul coup, mais son injection me calme immédiatement. Au moins, je n’ai pas à chercher pendant des heures. Je lui décoche mon plus beau sourire et je me tourne vers lui, bière à la main, repoussant une mèche de cheveux derrière mon oreille, tout en ânonnant la réponse attendue
-Simplement à soulager mon esprit.
Je comprends rapidement son petit jeu, même si ça me plaît moyennement de me faire prendre pour la catin étrangère… Non pas que je n’ai pas l’habitude, mais merde, un peu de changement ne ferait pas de mal des fois. Bon, cela étant dit, vu l’état des rues et de la planète, c’est pas plus mal de se fondre dans le décor comme ça, et au moins, je n’ai pas à me poser la question d’une identité annexe, puisque j’ai tout de suite mon contact en poche. Et moins je peux en dire, mieux je vais m’en porter, je ne tiens pas spécialement à m’éterniser ici. Je le laisse installer son matériel, tout en prenant une longue gorgée de bière, puis je l’écoute, tout en me retenant de lui mettre une salade de phalanges dans la tronche pour me toucher comme ça...
-Erys suffira, me concernant. J’ai cru comprendre que c’était une pétaudière, oui, mais à ce point, je suis surprise… J’avais lu que la milice avait les choses en main.
Je hoche à la suite et je ne peux pas m’empêcher d’avoir un rire, ce qui a en plus l’avantage de renforcer mon image de fille de joie un peu conne.
-L’honneur n’a jamais ramené quelqu’un en vie que je sache. Je suis pas formatée par le code de la Garde, ni par les enseignements prodigués. Je fais ce que je dois faire pour accomplir ma mission.
Froome se doutait-il de ce qui m’attendait en m’envoyant ici ? Probablement, et en même temps, j’ai du mal à l’imaginer me laisser me complaire dans une telle situation, vu qu’il est toujours en désaccord avec mes points de vue. Mais si c’est volontaire, c’est clairement clairvoyant de sa part, et il sait que je ne vais pas hésiter. Bon point pour lui. Je hoche à sa remarque.
-Vendu pour le speeder.
Quelque part, il y a un truc qui cloche avec ce type, je vais devoir le surveiller du coin de l’oeil. Pas que j’ai pas confiance… Enfin, si, j’ai absolument pas confiance en lui. Mais surtout, son histoire d’infiltration pue à des kilomètres, et je me dis qu’il y a peut-être autre chose qu’il cache. Mais je verrai ça en temps voulu, pour le moment, il me met sur le chemin de ma mission, et c’est tout ce que je dois savoir. Je le suis jusqu’à son appartement, et je ne perds pas de temps en ronds de jambe ni en pudeur déplacée, je m’habille en noir, comme demandé, tout en me demandant à quoi sert ma foutue armure… Le sabre-laser planqué avec les blasters, je me lance à sa suite la nuit venue dans les rues de la ville qui semblent déjà commencer à rougeoyer. Tout ça s’annonce bien mauvais, c’est sûr…
L’avantage, dans une situation comme celle-là, c’est que je suis bien incapable de dire qui a raison ou qui a tort, qui est dans son bon droit et qui est un tyran, qui fait n’importe quoi et qui réfléchit… Honnêtement, là, j’ai l’impression qu’absolument rien ne va et que peu importe le côté d’où se place la République, ça va mal finir pour nous. Du genre mauvaise réputation et tout le bordel. Alors bon… autant s’amuser un peu. Et ça, pour le coup, ça commence bien, puisque la caricature du videur de boîte nous menace à moitié de son regard de merlan frit. Vas-y mon gros, sors le, ton blaster, donne moi l’opportunité de me battre… Mais non, aucune trace de ******** dans ce gros tas, il faut vraiment tout faire soi-même de nos jours. Je les laisse s’organiser, ces incapables m’ont l’air bien infichus de remplir une mission d’envergure, mais ils sont nombreux, et suffisamment stressés pour ne pas faire plus que ça attention à ma présence. Si c’est ça leur sécurité, pénétrer le premier cercle sera d’une facilité… Je serais presque déçue.
J’écoute le briefing d’une oreille distraite, sans m’inquiéter outre mesure. Entre les émeutiers et la milice, je ne compte pas spécialement m’investir plus que ça dans les combats. Je me dis que si je dois me faire repérer, ce sera en accomplissant des exploits, des coups d’éclats, et pour ça, rien de tel que de se montrer aux moments les plus critiques. Mon plan se dessine déjà dans ma tête, je compte en garder sous la semelle pendant les émeutes et me mettre aux premières loges pour ouvrir la prison, dégager quelques gardes des miradors et infiltrer la sécurité. Rien de bien compliqué en somme. Je laisse les autres prendre les Molotov sans même y jeter un œil, de mon côté, je montre les deux blasters à ma ceinture. Le sourire sous mon masque en dirait long, mais puisqu’on est cagoulés, autant en profiter.
C’est étrange, un mouvement de foule pareil. Enfin, non, c’est pas étrange, c’est glauque. Quand ils sortent en criant, c’est déjà le bordel, et c’est encore pire dehors puisqu’on était manifestement attendus. Je n’arrive même pas à compter le nombre d’émeutiers, et encore moins ceux qui tombent, fauchés par des mitrailleuses lourdes dont le son est vite étouffé par le chantier ambiant. Chacun envoie ses salves, ses cocktails Molotovs, les barricades volent dans tous les sens, et moi, bien à l’abri au fond du groupe, je fais surtout en sorte de ne pas prendre de mauvais coup. Les blasters bien empoignés, sans trembler, je me contente de jeter des coups d’oeil à droite, à gauche, pour m’assurer que tout va bien pour moi. Dans l’agitation, j’ai perdu Kliff, mais je ne m’en inquiète pas. Pas plus que lui ne doit s’inquiéter. Tout ce qui m’intéresse, actuellement, c’est réussir. Alors pas question de m’émouvoir quand j’en vois deux devant moi qui tombent sous des coups de vibrolames. Cette milice n’a effectivement aucune envie de rigoler, et moi non plus.
Alors que le milicien responsable du double décès me fonce dessus, je souris sous mon masque. Après les entraînements de Froome et Jack, ça semble si simple, si facile… Je lève mon bras en opposition à son attaque aussi lente que prévisible et je pare directement au niveau de son poignet, bloquant avec mon blaster sans difficulté alors que le second vient dans ses côtes, déchargeant trois tirs dans son ventre et en le laissant s’effondrer au sol. Ca m’a pris à peine trois secondes, et pourtant, j’ai vu sa vie défiler dans ses yeux. Il n’était pas en colère, lui, il avait peur, peur pour sa vie. Tant pis. Je ne suis pas Garde pour pleurer les morts, mais pour sauver les vivants. Et de ce que j’ai compris, c’est en prenant cette prison, pour un objectif obscur, que j’y parviendrai.
La progression est rapide, violente. On incendie des monuments, des immeubles, on tire à vue et tant pis si celui qui courait était un civil. Je dois passer outre ce type qui profite de l’émeute pour piller une boutique. Je dois oublier la détresse de cette fille qui hurle quand on l’emmène dans une ruelle sombre. Je dois me focaliser sur mon objectif… Non…
J’ai envie de m’amuser…
Je dévie la route de ma douce Erys, le temps de voir et de comprendre. Je me faufile dans cette ruelle, un endroit parfait, j’aurais pris le même, puisque tous les cris de la demoiselle sont couverts par les hurlements de ces sauvages qui s’en prendraient au corps de ma belle si ils le pouvaient. Mais je ne suis pas comme cette fille, je ne suis pas désarmée. Je me rapproche tranquillement des trois émeutiers qui la tiennent alors que l’un d’entre eux a déjà baissé son pantalon. Ca, c’est typique des hommes… Je me rapproche et je le prends doucement par l’épaule pour murmurer à son oreille.
-On fait dans la nécrophilie, maintenant ?
Ma main libre saisit mon blaster et je tire directement dans la tête horrifiée de la jeune femme que je libère de ses tourments matériels et humains. Elle pourrait me remercier au moins ! Mais point de merci, uniquement des regards choqués, ces pitoyables idiots ne comprennent vraiment rien, et je vais leur apprendre. Je lâche mon blaster alors que mon bras part à ma ceinture récupérer ce sabre-laser. Oh, qu’il est doux au toucher, et je le brandis d’un seul coup. A peine une seconde, c’est tout ce qu’il me faut pour faire un mouvement rapide sur moi-même et le ranger immédiatement pour ne pas être vue. Devant moi, les trois cadavres se séparent chacun en deux parties, au niveau du tronc, que je regarde avec un sourire satisfait avant de repartir dans la rue où le cortège a bien avancé. Mh, ça fait du bien... Je regagne ma place et je m’évade, satisfaite.
Je m’ébroue lentement, en me rendant compte que j’ai perdu quelques mètres sur le reste de l’émeute. Je me passe une main sur le visage en me rendant compte que je transpire, sous la chaleur ambiante qui est largement montée avec les feux qui se propagent, et alors que nous nous rapprochons de la prison, de plus en plus d’escarmouches éclatent, et là, je suis bien obligée de me défendre. Oubliés les compagnons d’infortune, je m’en sers comme boucliers humains si je peux en plongeant de couvert de chair en couvert de chair. Mes armes ripostent à leur tour, et même si je fais en sorte de ne pas toucher trop de monde pour ne pas me dévoiler, je ne peux pas m’empêcher d’être précise. Ce type qui défouraille à la mitrailleuse lourde ? Décanillé. Cet idiot et ses deux vibrolames ? Abattu. Mais ça n’empêche pas les dizaines de morts, alors que tout le monde se rue sur les portes de la prison qui ne manquent pas d’être abattues, malgré le faible nombre de manifestants restant. Ca va être à moi de jouer.
Je ne perds pas de temps et je fonce en tête du cortège, cette fois, je n’ai plus à me cacher. J’ouvre le feu directement sur les miradors et les cris satisfaisants de mes victimes me parviennent dans le dos alors que je vais tout droit en laissant les gardes médusés et qui sont bien vite submergés par le reste. Je n’ai qu’un objectif, la sécurité. Ouvrir les cellules et mettre le boxon partout. Finalement, vu le chaos ambiant, je n’ai pas beaucoup de mal à me frayer un chemin, alors que j’ai quelques émeutiers sur les talons qui semblent se satisfaire de ce que je fais. Je trace mon chemin dans un sillon sanglant, d’acrobatie en acrobatie, roulade, saut, tout y passe de manière à être insaisissable, comme j’ai appris à le faire. Et de toute façon, mon instinct, ou la Force, allez savoir, m’aide à anticiper leurs coups. Ils n’ont aucune expérience, pas la moindre chance et je le sais, alors je redouble d’activité sans attendre que ces idiots derrière ne suivent la cadence. Je n’ai pas besoin d’eux, et je suis déjà surprise qu’ils survivent aussi longtemps.
D’un coup, je m’arrête, faisant signe aux autres de faire de même. Je sens tellement de choses que je sais que je suis arrivée.
Oh oui, tu es arrivée, ma douce Erys, mais là, c’est moi qui travaille, laisse moi faire ma grande, je te jure que tu ne le regretteras pas.
Quoi ? Qu’est ce que… Mais je…
Oui, je sais, c’est très désagréable mais tu verras, tu ne te souviendras de rien, je me charge du reste, je ne veux surtout pas qu’on abîme ton joli visage… Alors je me rue dans la pièce sans lui laisser le temps de réagir, dans un grand rire qui a l’air de prendre tout le monde de cours, je saute au milieu et je tire mon sabre-laser alors que s’abattent sur moi les premiers tirs. Bande d’idiots, ignorants, crétins, dégénérés, qui pensez-vous que je suis ? La lumière orange illumine la pièce alors que les projectiles détruisent tout et que je bondis de garde en garde pour leur asséner le coup de grâce. Oh oui, je me sens tellement bien, tellement forte, tellement désirée à cet instant. Lorsque le calme revient dans la pièce après mon œuvre, le sabre réintègre directement ma ceinture. Quelle arme splendide, comment Erys peut-elle ne pas l’aimer, ne pas vouloir se battre avec ?
Derrière moi, j’entends un glapissement alors que mon regard se pose sur le charnier et me tire un sourire. Les rares survivants qui accompagnaient Erys ont l’air de me regarder bouche-bée. Oh, c’est vrai… On avait dit pas de témoins. Je ne peux même pas en laisser un sur les trois pour conter mes exploits ? S’il te plaît ? Non, c’est non. Et voilà que pendant que je réfléchis, l’un d’eux part en courant et en criant. Je l’arrête immédiatement en levant la main et je l’attire doucement vers moi, tout en lui tirant un laser de blaster à mi-chemin avant de le laisser tomber au sol. Je souris aux deux autres. Comment vais-je faire ça, moi, hein ? Avec tout ce bazar, je n’ai même pas le temps de réfléchir… Rah, tant pis. Mon sabre se reforme et je le jette sur le second pour le couper en deux, puis je regarde le dernier en m’avançant lentement. J’ai l’air de le paralyser de peur, c’est amusant. Je retire lentement ma cagoule pour qu’il voie bien mes yeux noirs et mon visage, puis je le saisis aux joues, entre mes doigts.
Et de la Force, je brise sa nuque tout en l’embrassant. Le corps tombe à mes pieds. Mon œuvre est complète.
Qu’est ce que j’ai fait ? Où est-ce que je suis ? Je me secoue en regardant tout autour de moi, mais rien n’a l’air de vraiment coller, je ne comprends pas, je croyais que ce foutu médecin avait réglé mes problèmes de mémoire ? Ces pilules me rendent folle… Je serre les dents et je me rappelle ce que je suis venue faire, je trouve le panneau de commandes et j’ouvre les cellules pour rajouter encore plus de marasme. Mais je ne peux pas laisser ça comme ça… Alors je me décide, et je fais tout court-circuiter en détruisant tout sur mon passage avec mes blasters, déclenchant des incendies partout, avant de me ruer en dehors, au milieu de la foule qui semble s’éparpiller devant la prison qui prend feu et tout le monde qui s’égaye joyeusement dans la nature. Mission accomplie.
Enfin presque. Alors que je mets enfin le pied dehors après ce qui m’a semblé être une éternité, vu la chaleur et la fumée, malgré la cagoule, je me retrouve nez à nez avec un Rodien, un Sullustéen et un… je ne sais pas quoi qui me regardent alors que leur cellule n’est pas ouverte.
-Faut nous aider, bordel, on va cramer ici !
-Ouais, on va se faire griller comme des merguez.
Je soupire et je me rapproche en vitesse. Allez savoir pourquoi je suis prise d’un élan de compassion, mais je me décide à les sortir de leur trou au moment où une main se pose sur mon épaule.
-Qu’est ce que tu fous là ? Tout va cramer !
-Je les sors de là, d’abord !
-On a pas le t… merde, on les sort de là et on les ramène, le reste de la milice va rappliquer ! -
Post n°12
Auteur : Super PNJL'attaque de la prison s'était déroulée comme prévue, rapide et sanglante, les émeutiers étaient monté à l'assaut avec l'enthousiasme des révoltés et les gardes avaient tenté de les retenir à grand coup de rafales de mitrailleuse lourde.
Mais c'était le prix à payer pour prendre la bastille et libérer nombres de prisonniers qui iraient gonfler les rangs des insoumis.
Se séparant volontairement d'Erys, N-410 s'était joint à la masse grouillante de révolutionnaires en herbe mais il avait su rester en retrait des combats acharnées, il avait laissé les idéalistes servir de chair à canon, se protégeant derrière un poteau, un mur pour ajuster une cible ici ou la, c'était sa participation à la cause en quelque sorte.
Il s'était engouffré dans les couloirs de la prison dans un seul et unique but, les archives, il cherchait un prisonnier en particulier, quelqu'un en lien avec le bagne de Kessel qui pourrait le renseigner sur ce fameux meneur.
Tandis que 'Kliff' piratait la base de données dans le bureau du directeur, ce brave fonctionnaire ayant fui dès le début de l'assaut, deux insoumis entrèrent dans le bureau pour le mettre à sac, ils s'arrét7rent en voyant l'agent des Renseignements se brancher sur le datapad du dirlo.
-EH tu fais quoi toi?
-Ouais faut tout cramer! vive la liberté!!
Kliff s'empara discrètement de son arme, il ne voulait pas laisser de témoin, mais il aurait du mal à expliquer la présence de deux cadavres d'émeutiers, il tenta une ruse.
-J'envoie un virus dans le système! et après on pourra tout cramer camarades!!
Les deux rebelles sourirent , réjouis par cette pensée, 410 passait pour un cyberpirate anonyme du coup. Il obtint enfin le numéro de cellule ou était incarcéré son objectif ainsi que son dossier, un vulgaire trafiquant d'épice reconverti en guérillero, il en profita pour verrouiller la grille, dans tout ce bordel ambiant il ne pourrait sans doute jamais le retrouver mieux valait que le taulard reste au chaud.
Il s'empara du datapad et le fracassa contre un mur avant de renverser le beau fauteuil en cuir du directeur sous les Vivas des deux rebelles.
Ceux ci renversèrent le mobilier et tout ce qui se trouvait dans le bureau, tandis que 410 quittait la pièce pour se diriger vers l'aile Nord.
étrangement il trouva de plus en plus de cadavres sur son chemin, certains étaient coupé en deux et la plaie cautérisée, à sa connaissance il n'y avait qu'une seule arme pouvant expliquer ce genre de blessure: un sabre laser;
Kliff doutait qu'un sith ou Jedi se mêlent aux émeutes, par contre il connaissait une garde présente sur Arkinnea, cette idiote n'avait jamais entendue parler de discrétion? au lieu de lui donner une veste à capuche, il aurait du lui donner l'étendard de la République Fédérale!
Quelle idée avait eu le directeur de lui envoyer cette amatrice vraiment?
Il finit par la rejoindre devant la cellule de l'objectif , celui ci était accompagné d'un Rodien et d'un Sullustéen, Erys s'éfforcait de les libérer.
Déja au loin, retentissaient les sirènes des forces de sécurité, la diversion avait eu l'effet escompté, mais il était temps de plier bagage.
-On les embarque avec nous, suivez nous si vous voulez vivre!
Les trois taulards ne se posèrent pas tant de question trop heureux de sortir de leur trou, ensemble le groupe se dirigea en direction de l'appartement de Kliff en rasant les murs et évitant les patrouilles et les drones de sécurité qui survolaient la ville.
Ils arrivèrent à l'appartement, N' désactiva la sécurité et ils s'engouffrèrent dans le logement de fonction l'agent bricola son blaster discrètement en montant les escaliers; Le Rodien remercia ses libérateurs:
-Merci de nous avoir sorti de la!
-De rien!
Kliff dégaina son arme muni dorénavant d'un silencieux et logea un trait de laser dans la tête du Rodien et du Sullustéen, ne laissant que l'humanoide en vie qui écarquilla les yeux avant de demander:
-Mais que...
Pour le faire taire, il lui colla un coup de crosse violent sur la tempe, l'ex prisonnier tomba lourdement au sol, 410 se plaça immédiatement au dessus de lui pour lui lier les mains , le relever et l'attacher sur une chaise.
Il se tourna ensuite vers Erys qui devait se demander quel était l'intêret de libérer ces criminels pour mieux les tuer ici.
-Je vais faire le ménage, quand il sera réveillé fais parler celui ci.
Il était sur Kessel, il doit forcement connaitre le leader.
L'agent attrapa par les pieds les corps du Rodien puis du Sullusteen et les traina dans sa salle de bain, il balança les deux corps sans ménagement dans sa baignoire, puis il se rendit dans la cuisine.
Il en revint avec un masque avec un bidon d'acide pour dissoudre les corps et effacer toute trace tel un bon marmiton, c'est ce qu'on lui avait enseigné aux Renseignements.
Erys était maintenant seule avec sa proie dans le salon, allait elle réussir à obtenir des renseignements?Spoiler : Spoiler
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« Par la ruse tu fais la guerre » -
Post n°13
Auteur : Erys TalmarkJ’avais jeté un dernier regard en arrière en quittant les lieux de notre petite escapade. Derrière nous, la prison brûlait, ce qui effacerait grand nombre de traces et mettrait à mal le travail de l’autorité locale, ou ce qu’il en restait, pour comprendre ce qui avait bien pu se passer. Ce qui m’allait très bien, somme toute, puisque j’avais moi-même du mal à tout remettre en ordre dans mon cerveau. Mes pensées allaient dans tous les sens, et heureusement que l’autre a pris le relais, parce que n’ayant ni planque, ni recours, ni repli, j’aurais été bien dans la merde avec mes trois prisonniers sous le bras. Enfin, ex-prisonniers, qui le redeviendraient bientôt, même si ils n’en savaient rien. Si Kliff était arrivé dans mon dos, c’est qu’il avait sûrement une bonne raison. J’aurais fait comme lui, hors de question de tout révéler. Hors de question de lui dire qu’il était probablement l’un des prochains sur ma liste pour m’avoir parlé comme à une catin lambda.
En tout cas, alors qu’on se remet tranquillement de nos émotions au calme, voilà que mon pote le Républicain plombe le Rodien et le Sullustéen. Ah ben, ça m’évitera d’avoir à travailler, on va dire, et en même temps, je trouve ça un peu con, ça m’aurait permis de m’entraîner et de faire causer les autres… Mais alors que je regarde les corps s’affaisser devant mes yeux et le regard affolé du troisième se voiler sous le coup de crosse, je m’époussette tranquillement sans rien dire. Propre, bien amené, mais sans aucun style. Un mec, quoi. Mais il ne perd pas de temps, ça me plaît, et je l’aide rapidement à attacher le dernier survivant, tout en en profitant pour l’observer rapidement, tant qu’il se tait et qu’il dort.
Bon, déjà, je ne vais pas vous mentir, l’observation rapide et moi, ça fait deux. Voire trois. Sa peau verte claire, parsemée d’écailles, serait presque éclatante si elle n’était pas ternie par la chaleur, la fumée et sûrement un peu beaucoup la prison aussi. Ses joues sont creusées et pas franchement attirantes, et son crâne chauve et luisant n’arbore qu’une simple queue de cheval tirée en arrière, aussi noire que ma crinière, ou presque, donnant au tout une sorte de charme sauvage et belliqueux. Sauf que là, il est attaché sur une chaise, et je n’ai pas vraiment l’envie de faire durer le plaisir.Mais moi, oui…
Je le réveille d’une paire de baffes bien sentie en plus d’un verre d’eau vidé sur sa terre, le laissant s’ébrouer alors que je m’assois sur une chaise à l’envers, les bras croisés sur le dossier, blaster à la main, jouant nonchalamment avec. Inutile de lui dire que j’ai enlevé la sécurité et que je joue actuellement à la roulette russe, ça pourrait lui faire peur. Ou lui donner des idées. M’enfin. J’ai eu le temps de poser un peu mes pensées. J’ai vaguement entendu parler de Kessel et de ses mines, ainsi que de ses conditions de détention. Je suis curieuse de savoir comment il a pu s’enfuir, et comment le leader a fait aussi. Mais pour le moment, ce n’est pas vraiment ce qui m’intéresse le plus. Je le détaille un peu alors qu’il regarde lentement autour de lui pour essayer de comprendre où il est.
-Pas la peine d’essayer de défaire tes liens, tu vas te faire mal. C’est mon colocataire qui les a fait, et il n’est vraiment pas manchot quand il s’agit d’attacher les gens, si tu vois ce que je veux dire.
Je lui fais un clin d’œil suggestif qui a l’air de le mettre encore plus mal à l’aise. J’aime cette sensation de contrôle, de domination, que je peux exercer sur les autres. C’est comme si soudainement, je tenais la Galaxie dans ma main.Et vous devriez prier pour que ça n’arrive pas…
-Je t’explique rapidement la situation. Dans la vie, il y a ceux qui ont un blaster chargé et ceux qui répondent aux questions. Toi, tu réponds aux questions. Si une réponse ne me convient pas, tu prends une balle dans un endroit douloureux mais pas mortel, et je te laisse souffrir, puis je reviens te poser la question. Et si je tombe à court de membres à toucher, j’oublie le blaster et je passe aux couteaux de cuisine, et ainsi de suite. Pour information, j’ai une imagination débordante.
Pour appuyer un peu ce que je lui explique, je pointe le blaster sur lui et fait mine de tirer, histoire qu’il comprenne un peu que je ne rigole pas malgré mon sourire flamboyant.
-Il paraît que tu étais sur Kessel, dans les bagnes et les mines. On ne part pas d’un caillou perdu pour un autre sans une bonne raison, et encore moins pour faire une rébellion sur une planète paumée sans une bonne raison. Alors première question, pourquoi tu es là ?
-Je… Je ne comprends pas la question.
-Mauvaise réponse.
Je baisse le blaster et je lui tire dans le pied tout en me levant pour plaquer une main sur sa bouche pour étouffer son cri de douleur, toujours en souriant. Avec le temps, ce genre de cris ne m’atteint plus, trop longtemps ils sont venus de moi et il est temps que ça change…
-Alors ?
-C’est… c’est lui. Lui qui m’a fait venir.
-Lui, qui ?
-Lui, le leader.
-On avance. C’est pour ça que tu étais en prison ? Parce que tu as été amené ici ?
Il hoche la tête frénétiquement, comme un idiot.
-L’attaque… C’était pour me libérer ! Quand il le saura, il comprendra ce qu’il s’est passé !
Nouveau tir, nouvel étouffement, alors que son second pied se brise sous le laser rouge de mon arme, lui-même étouffé par les murs capitonnés, les bruits d’émeute, de bris de verre, de cris… Bref, rien d’anormal dans cette nuit étrange.
-Si c’est pour raconter tes âneries, autant te taire, ça m’évitera les migraines et on arrivera, toi et moi, au même résultat. Comment je peux le trouver, ce leader ? Tu dois le savoir, tu dois bien avoir quelque chose de particulier pour que l’on revienne te chercher ?
-Oui…
Au moment où il dit ça, je relève la tête. C’est étrange ce changement dans l’air, comme si quelque chose était différent, instantanément. Je ne comprends pas, puis je reporte les yeux vers lui, alors qu’il ne semble plus souffrir, mais il sourit. Je n’aime pas quand les prisonniers sourient, c’est souvent mauvais signe. Je lève mon blaster. Tout du moins, j’essaye, sans y parvenir.
-On ne t’a jamais expliqué pourquoi on ne retient pas captif un Falleen, petite Humaine ? Ta volonté est MA volonté. Je manipule les phéromones, et ton corps par extension. Ne t’en fais pas, je saurais en faire bon usage. Maintenant, détache-moi.
Contrainte et forcée, je m’exécute, sans vraiment comprendre pourquoi, coupant les liens qui le relient à la chaise pour le laisser se relever tranquillement et se masser les poignets.
-Et maintenant, tu vas m’expliquer comment tu as bien pu en arriver jusque là et ce que tu es. Ah, et me donner ton blaster aussi…
Je lui tends mon arme crosse en avant, toujours sans rien comprendre, alors que mes lèvres commencent doucement à se mouvoir.
-Je suis une Garde Républicaine… Je suis là pour le leader. Pour neutraliser… la révolte et la menace.
-Eh bien, eh bien… Et comment m’as-tu trouvé, moi ?
Je lui fais un signe vers la porte de la salle de bains alors qu’il vient se poster tout près de moi en enfonçant mon propre blaster dans mes côtes tout en me retournant.
-Lui. Il savait que tu étais là.
-Parfait… Puisque ta volonté est mienne, voilà ce que tu vas faire. Tu vas abattre ce type, puis tu reviendras vers moi et tu te noueras les poignets. Puis, je t’emmènerai vers le leader, je sais que tu pourras nous être utile. Il est capable de bien des choses, y compris d’utiliser quelqu’un comme toi. Ne t’en fais pas, tu auras largement le temps de prouver ta loyauté lorsque nous serons au campement. Il sera ravi de t’accueillir dans la plus haute tour de la ville...
-Oui… maître… Seulement, vois-tu… Je dois voir le leader… Par contre, penser pouvoir faire quelque chose de moi… Je vais l’abattre… Mais seulement parce que je l’ai décidé.
La plaisanterie a assez duré, et j’ai été plus que patiente. Erys est à moi, A MOI, et pas à un fichu Alien qui pense pouvoir jouer avec ses sentiments. Je me retourne d’un coup et l’agrippe au cou tout en lui explosant le nez d’un violent coup de tête qui le fait saigner abondamment et lâcher mon arme. Il se retrouve à genoux et j’en profite pour lui asséner un violent coup de pied à la tempe qui le fait s’effondrer au sol. Non mais. Sans rire. Puis mon regard se pose sur la porte de la salle de bains. Un frisson de dégoût parcourt mon dos quand je pense à sa main sur la mienne, et quand je repense à ses morts, j’ai comme une envie morbide. Alors lentement, je me rapproche de l’endroit, où une odeur immonde de chairs s’échappe, ouvrant la porte pour assister au carnage.
-C’est bon, il a parlé ?
-Oui. Il est dans « la plus haute tour de la ville ».
-Ce doit être le siège de la… Bordel. C’est la milice qui est là-bas. Ca veut dire que…
-Que le leader contrôle à la fois la milice et les révolutionnaires. Malin. J’aime l’idée.
Il a l’air bien occupé à faire fondre les corps dans la salle de bains. Doucement, je lève la main. Moi aussi, je veux m’amuser. Par la Force, je plie son corps à ma volonté, et je le fais se pencher lentement en avant tout en me rapprochant.
-Navrée, mais il ne peut pas y avoir de témoins. En fait non. Je ne suis pas navrée.
Et d’un coup sec, je le plonge tête la première dans le bain d’acide, ajoutant ses propres cris au mélange infernal d'odeurs, avec un sourire et un frisson de plaisir le long de ma colonne vertébrale. Je le sens essayer de se débattre sous mon emprise, pendant quelques ultimes secondes, alors que l'acide attaque sa peau, et s'infiltre dans son nez, sa bouche, ses yeux, rongeant rapidement ses chairs jusqu'à n'en faire plus qu'un pantin déformé. Aah, le doux plaisir du contrôle et de la manipulation. Ma pauvre et douce Erys n’aurait pas pu faire ça, elle, et je me charge d’exécuter cette sale besogne pour elle. Sans attendre, je me redirige vers le salon pour récupérer l’autre alien humanoïde que je rattache, muselle, et aveugle avant de le mettre dehors. Puis, pour être sûre de moi, je vais droit vers la cuisine où j’allume tous les gaz, tous les feux, et quelques allumettes en prime. Ca va faire un bien joli feu d’artifice, tout ça, je m’en réjouis d’avance. Sans attendre plus longtemps, je récupère mon prisonnier et je le tire jusqu’à mon speeder que je dévoile pour filer droit vers mon objectif alors que le jour commence à se lever : la tour de la milice. -
Post n°14
Auteur : Super PNJDepuis la tour principale du gouvernement, Despher observait la capitale par une grande verrière un large sourire aux lèvres.
"Ordre et chaos..."
Le cabinet Noir avait envoyé l'ex prisonnier pour déstabiliser la planète et la rendre plus instable pour une future annexion Républicaine, et on peut dire qu'il avait bien réussi son coup, mais après tout il avait été disciple du Cerberus , un groupe criminel ET terroriste.
Il avait été facile pour lui de s'infiltrer dans les groupes rebelles et leur enseigner l'art de la guerre civile, tout comme il avait été facile de s'engager dans la milice locale, les volontaires ne se bousculant pas au bureau de recrutement.
Officier des forces de l'ordre le jour et émeutiers la nuit telle avait été son activité dès les premiers mois sur Arkinnea, il avait fait assassiner les principaux officiers de la milice, le lieutenant Gurt avait été même étranglé de ses propres mains, il l'avait bien évidemment remplacé au pied levé avant de monter un à un les échelons de la hiérarchie de la milice jusqu'à en prendre la tête tout récemment.
Il réajusta sa cravate, il allait enfin rencontrer le gouverneur Relik, le dirigeant planétaire, celui ci l'attendait dans son bureau en compagnie de ses ministres.
-Vous avez demandé à me voir votre grandeur?
Le gouverneur, un humain d'un certain âge au crane dégarni et à l'imposante moustache blanche tapa du poing sur son bureau faisant sursauter un vieux conseiller au passage.
-Evidemment commandant! je viens d'apprendre que la prison a été attaquée, tous les prisonniers se sont enfuis!!
-Sauf ceux qui sont morts...Mes hommes se sont bien défendus, ils en ont payé le prix fort!
-Oui... oui mais c'est inadmissible! la capitale est à feu et à sang, je ne me sens même plus en sécurité dans la tour d'ivoire.
L'agent God sourit intérieurement, le gouverneur réagissait exactement comme il l'escomptait, la peur rendait les gens si prévisibles.-Je peux organiser un transport discret pour les territoires du Nord, avec votre ministère, vous y serez à l'abri de tout ce tumulte...Les territoires du nord étaient constituées de vastes forêts non exploitées, peuplés uniquement par les autochtones, les Yunus, sorte de primates géants.Et Despher savait exactement quel transport utiliser, un transport de minerai, au moment opportun un complice ouvrirait les soutes au dessus d'un ravin isolé qui servait jadis de charnier, provoquant une mort certaine et laissant les corps aux différents prédateurs de la planète.
Relik s'épongea le front et observa son conseil de ministres, ils validaient tous visiblement cette suggestion, ils sentaient bien que la situation leur échappait et que le peuple réclamait leurs têtes.
-Oui... oui! faites donc cela!-Il faudrait également proclamer l'état d'urgence pour que je puisse ramener l'ordre sur Arkinnea en votre absence.
-Je vais faire publier un décret dans ce sens immédiatement! merci commandant!!
Despher en était arrivé exactement ou il voulait , le gouverneur lui donnait finalement les pleins pouvoirs, il avait déja fait venir sur sa planète d'anciens détenus de Kessel en guise de garde rapprochée ils occupaient tous des postes importants au sein de la milice tous sauf son ami Falleen qui était porté disparu depuis l'attaque de la prison.
Mais God n'avait pas besoin d'ami après tout, il aurait bientôt une planète toute à lui.
Le gouverneur lui donna congé ,après tout il devait faire ses valises et se préparer pour son grand voyage, enfin le dernier pour lui et ses ministres mais cela, tous l'ignoraient..."Tout ce qui est fait dans le passé affecte l'avenir en conséquence et le passé par Rédemption"
Paulo Coelho
Spoiler : Spoiler
-A toi d'aller chercher Despher, il est dans sa tour protégée par la milice et sa garde rapprochée constitués de durs à cuir.
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Post n°15
Auteur : Erys TalmarkJe crois que c’est au moment où mon speeder s’est élancé sur la route que j’ai vraiment repris conscience. Un peu comme le matin qui se lève dans mon dos, et le soleil qui allait doucement commencer à chauffer ma nuque, j’ai la désagréable sensation de me réveiller d’un sale cauchemar. Quand je me retourne, je vois les immeubles brûler, et j’ai l’impression d’avoir un sale goût sur la langue, comme une saveur acide et amère à la fois. A nouveau, j’ai mal à la tête, j’ai le crâne en fusion et j’ai du mal à me concentrer… La mission… La mission… Trouver l’origine des troubles, régler le problème. Je sais que ce foutu Falleen qui roupille à côté de moi peut être une clé, mais est-ce que j’ai vraiment besoin de clé, quand tout ce que j’ai fait depuis mon arrivée ici, c’est défoncer des portes ? Malgré tout, je dois essayer de bel et bien comprendre ce qui se passe, et une fois de plus, c’est à grand renfort de gifles, après m’être garée, que je réveille l’alien vert tout en l’empoignant au col.
- Si tu retentes tes petits jeux, je t’arrache les joyaux de famille et je vais m’occuper de ta planète en les portant en ornement, c’est bien clair ? Maintenant, tu vas répondre à mes questions, et si tu essayes UNE fois de me rouler, je t’explose sans même y réfléchir.
Ses yeux roulent dans ses orbites alors qu’il essaye de se reculer. Il faut dire qu’il est déjà bien abîmé, et il le sait, ou plutôt il le sent… Les balles et les coups ne l’ont pas arrangé, c’est certain, mais il n’est pas question que je perde du temps outre mesure. Je lui remets une claque pour faire bonne mesure.
- La plus haute tour de la ville. Pourquoi là-bas ?
- C’est… le QG de la milice. C’est là-bas qu’il est.
Nouvelle gifle alors que je raffermis ma prise sur son col. Mes yeux doivent lancer des éclairs, je sens mon sang bouillir dans mes veines autant que mon coeur tape à mes tempes, je suis tendue comme jamais je l’ai été, mais cette fois, c’est le goût du sang que j’ai sur les lèvres, je n’ai pas le temps pour la diplomatie, pas plus que je n’en ai pour négocier. Alors ce sera par la force que je ferai ce que je dois. De toute façon, je sens bien que j’ai passé le point de non retour dans cette mission, et que mes actes ne feront qu’amener plus de sang si je me retiens. Il faut que j’en finisse au plus vite.
- C’est qui, « Il » ? Réponds, fumier, ou je t’arrache un bras !
- D… Despher. Despher, je te dis, arrête ! Raaaaah, @£!&% !
Je n’ai pas attendu qu’il réponde jusqu’au bout, mon poing s’abat sur son bras, brisant son radius en deux vu la force que j’y ai mis, ou la Force. Mon sourire s’agrandit alors que je l’entends crier, je sens que j’ai le contrôle sur lui, je sens que mon emprise va s’étendre. Je lève à nouveau mon poing, menaçante, l’air de montrer que je suis prête à recommencer malgré le craquement écoeurant que ça a pu donner la première fois. Lui, il pleurniche, c’est un criminel, ça ? Plutôt une poupée de chiffon que je vais jeter à la première occasion !
- Despher, @£!&% ! Je l’ai rencontré sur Kessel, c’est un ex-Cerberus, un agent de la Rép’… ARRÊTE !
Un agent de la république, hein ? Qui mettrait le boxon comme ça en ville ? Intéressant, dommage que je ne puisse pas vraiment m’encombrer d’un témoin… Je lui en recolle une pour faire bonne mesure et l’agrippe un peu plus fort par le col. Je suis certaine qu’il aimerait me cracher au visage, je vois la haine dans ses yeux, comme il doit voir la colère dans les miens, et il sait qu’il n’a pas l’avantage, surtout qu’il commence à avoir de moins en moins de membres valides. Mais peu importe. J’ai appris qu’un corps humain a 206 os, sur Coruscant. Un alien ne doit pas être très éloigné. Ce qui fait encore 205 fractures potentielles. Et tant que j’y suis… Je lui prends le poignet et le tord brutalement en le regardant essayer de suivre le mouvement. Je me délecte de ses souffrances, je les sens me faire vibrer au plus profond de mon âme et de ma chair, je me rappelle tout ces hommes qui ont un jour fait pareil avec moi, alors que je m’étais donnée à eux, consentante, et alors que j’étais prête à tout pour survivre, même aux pires humiliations. Je me rappelle très bien leurs visages de porcs, à tous, qui bavaient presque de pouvoir se taper une gamine à peine adulte, qui ne comprenait même pas ce qu’elle faisait. C’est pour ça que je suis née. Pour protéger Erys. Elle ne doit jamais savoir. Elle ne doit pas savoir par quoi son corps est passé. Mais moi, je le sais, et je vois dans ses yeux qu’il commence à comprendre, sa volonté flanche enfin, parfait.
Je le sors sans ménagement du speeder, et je l’emmène proche du moteur, toujours prisonnier de ma clé de bras. Un coup derrière le genou, et il s’effondre devant moi alors que j’ouvre le capot brûlant, l’attrapant par la base de la nuque et le rapprochant tout près de la carcasse qui n’attend plus que son visage.
- Si je dois encore te tirer les vers du nez, je te garantis que ça ne se fera pas sans douleur. J’étais gentille jusqu’ici, tu ne voudrais pas que je commence à m’agacer…
- ARRÊTE ! Je t’ai dit qui c’était, c’est lui qui commande la milice, maintenant, il a pris le contrôle de tout, la milice et les révolutionnaires, pour pouvoir être aux com… Non, non, NOOOOOON !
D’un coup sec, je rabat son visage sur le moteur brûlant, alors que les cris de douleur du lézard se mêlent à l’odeur de la chair et des écailles brûlées, ses mouvements erratiques pour essayer de se sauver font de lui un pantin désarticulé que je me plais à voir se débattre pendant quelques secondes. Mais je n’ai malheureusement pas le temps de jouer plus longtemps, une sirène s’annonce et je relâche le Falleen qui s’effondre en essayant de se tenir le visage, alors que deux motospeed foncent vers moi, gyrophares allumés. La milice, évidemment. Je relâche l’alien sans lui accorder un regard, alors que je pose les mains sur mes hanches et que les jets s’arrêtent devant moi.
- C’est quoi, ce merdier ? Vous êtes qui, vous ?
- Affaire conjugale. Ce sont des choses qui arrivent.
Bien sûr, ma réponse ne fait que les mettre mal à l’aise puisque je les vois descendre de leurs engins et empoigner leurs armes. Ca se voit sur leur visage qu’ils sont à cran, largement, et je les comprends vu la nuit qu’ils viennent de passer. Je les imagine bien vouloir rentrer dormir une heure ou deux avant de retourner en patrouille pour nettoyer le bordel qu’on a foutu. Leurs armes pointées sur moi ne laissent pas de place au doute quant à leurs intentions en tout cas.
- OK, ma jolie, on va doucement lever les mains et l’air et s’écarter de ce type, d’accord ? Pas de geste brusque.
Ca tombe bien, je ne compte pas faire de geste brusque. Uniquement très rapides et parfaitement contrôlés. Ma main glisse dans mon dos alors que tout semble se ralentir autour de nous. Je peux entendre leurs coeurs battre en désaccord, je peux voir la sueur perler sur leurs fronts salis par la poussière des incendies, je ressens presque leurs respirations sur ma peau, dégoûtantes et lourdes. Leurs doigts se crispent sur les gâchettes de leurs fusils blasters, les sécurités sautent et la détonation des lasers crépite dans l’air, les projectiles partant à une vitesse phénoménale. Pas assez. J’empoigne mon sabre alors que la lumière orange inonde mon visage, semblable au soleil levant devant moi. Je devrais être aveuglée et incapable d’y voir quoi que ce soit, mais il n’en est rien. Je sais parfaitement ce que j’ai à faire à cet instant. Je ferme les yeux. Je n’ai pas besoin de voir. Mon instinct me guide lorsque je plie un genou pour le mettre à terre tout en brandissant mon sabre devant moi tout en le faisant tourner. Je peux sentir le très léger recul de la lame contre les lasers. Une fois, deux fois, trois fois. Puis le silence alors que je me redresse et que je relève les yeux. J’ai déjà perdu trop de temps. Tout en rangeant mon arme, je me dirige vers mon prisonnier que je relève sans ménagement.
- T’es quoi, @£*!&% ?!
- Ton pire cauchemar si tu continues à l’ouvrir. Ecoute moi bien. Tu vas me faire rentrer dans le QG de la milice, tu as les autorisations pour les portes, j’imagine ? Après ça, je te libère et tu te démerdes. Vu ?
-V… Vu…
- Parfait.
Je le rebalance sur le siège passager et cette fois, je mets les gaz, mais pas question de me laisser griser par la sensation de vitesse. J’ai mon objectif en ligne de mire, et je commence lentement à percevoir les contours de la menace. Ce Despher est trop dangereux, vu le bordel qu’il met, pour le laisser libre. C’est mon travail de Garde que de l’arrêter. Pas de problème pour moi, peu importe ce qui se mettra sur mon chemin. Le speeder file sur la route sans plus rien rencontrer d’autre que les gémissements de douleur trop sonores à mon goût de l’humanoïde à côté de moi. C’est pas faute de lui mettre des claques pour le faire taire, mais rien à faire… Au moins, le voyage est de courte durée, et quand j’arrive au pied de la tour, je comprends ce qu’il voulait dire par « la plus haute tour ». Ce bâtiment est gigantesque comparé au reste, ça a encore dû être construit par un mégalo qui avait un truc à compenser…
Mais je m’en occuperai quand j’en aurai fini avec la racaille locale. Je sors l’autre du speeder et je le colle devant le scan rétinien pour ouvrir la porte blindée, le tenant toujours par le col pour éviter qu’il ne trébuche comme le type lamentable qu’il est. De toute façon, il ne pourrait pas aller bien loin dans son état, avec le visage ravagé et les jambes flageolantes.
- A’sharad ? Bordel, Despher t’attendait, t’étais où… Attends, c’est quoi ce bordel, c’est qui celle-là ?
Je jette un regard au dénommé A’sharad, manifestement mon prisonnier. C’est dommage. Si il n’avait pas hésité, peut-être que moi j’aurais hésité. Mais ce n’est pas le cas. La lame orange traverse son dos, puis son ventre, avant de remonter jusqu’à son crâne, laissant le cadavre à moitié coupé en deux s’effondrer définitivement sur le sol. Face à moi, les miliciens ont un mouvement de recul, tant pis pour eux. Je tire mon arme du corps et je fais quelques moulinets. De la piétaille, de la viande à hacher. Leurs tirs se révèlent peu précis, lents, et c’est vraiment sans difficulté que je les pare, bouchant la distance entre eux et moi sans aucune difficulté. Je tranche, je frappe, j’abats mon arme sans me mettre en danger, mettant à terre chacun d’entre eux. Aussi vite qu’elle a commencée, l’escarmouche s’arrête, laissant tout ce petit monde tomber.
Je crache par terre en contemplant la scène. Est-ce que je devrais avoir des remords ? Sûrement. Ces gens devaient avoir une vie de famille, des amis, des relations… Mais je n’en ai rien à faire, je dirais. J’ai du mal à éprouver la moindre compassion envers ces types qui m’auraient tuée sans se poser la moindre question si ils avaient pu. Ou pire, de ce que j’en sais et comprends. Cette planète n’est qu’une décharge humaine à purger, et je compte bien y mettre l’ordre qu’il faut, et peu importe le nombre de pourris que je devrais éliminer pour en arriver là. De toute façon, j’ai fait un pas dans le vide, je n’ai plus qu’à me laisser tomber, maintenant. Mais ça me va bien. Je sens l’appel du combat
monter en moi, l’adrénaline dans mes veines me faire oublier mon mal de crâne. Mon sabre à la ceinture, je me débarrasse de ma veste pour ne garder qu’un haut serré qui ne gênera pas mes mouvements. De ma poche, je sors des gants de cuir noir pour protéger mes mains, et j’attache mes cheveux en un chignon rapide. Je dirais que je suis prête. Et si je ne le suis pas, on va vite s’en rendre compte.
Qu’est ce qu’on devient ?
Comment on le devient ?
Pourquoi ?
Parce qu’il le faut. Parce que c’est eux ou nous, Erys, et ça l’a toujours été, depuis que je suis là. Tu sais que je suis là pour te protéger, parce que je t’aime plus que n’importe qui pourrait le faire.
Que fais-tu pour me protéger alors ?
Je fais ce qui doit être fait. Je fais ce qui est nécessaire pour toi. Je porte à nouveau la main à ma poche et gobe deux pilules. Presque mes dernières, après, ça deviendra compliqué… Mais je ne veux pas qu’elle soit témoin de ce que je m’apprête à faire subir à ces idiots qui pensent pouvoir m’arrêter. Elle a déjà eu son lot de souffrances, elle n’est pas assez forte pour ça… C’est à moi de le faire. Machinalement, je resserre légèrement les holsters à ma ceinture et recharge mes armes. La porte ouverte devant moi donne sur un hall où le silence règne. Un calme morbide qui ne me dit rien de bon. Des bureaux de réception vides, des impacts de balles qui résultent de l’échauffement précédent, et des ascenseurs qui font ding.
Et merde.
J’ai tout juste le temps de plonger à couvert derrière l’un des bureaux qu’une rafale de lasers s’abat sur ma position, ce qui m’aurait probablement coupée en deux. J’adore les accueils festifs, mais là, c’est peut-être beaucoup, non ? Hors de question de sortir comme ça, je n’ai pas envie d’y rester. Je risque un coup d’œil au dehors, juste ce qu’il faut pour voir une bonne dizaine d’andouilles en train de commencer à m’encercler. Bon. Quand il faut y aller, faut y aller. Je me concentre comme je peux avec les boute-en-train qui se mettent à me canarder, puis je lance mes mains vers l’arrière. Dans un grondement suffisamment puissant pour que ça fasse s’arrêter tout ce petit jeu, la réception s’arrache du durabéton pour s’envoler plusieurs mètres plus loin, stoppant net deux cris de terreur
délicats dans le bruit assourdissant du métal qui écrase avec ferveur de la chair humaine.
Profitant de l’avantage de la surprise durement gagné, je bondis, blasters en main, jusqu’à un nouveau couvert tout en canardant sur ma gauche. Je dois en avoir touché un mais je ne peux pas être certaine. Le feu du combat reprend de plus belle et je ne peux que tirer au hasard. Rah, tant pis pour eux, je prends mon sabre dans la main droite et je fonce comme une dératée vers ma gauche, là où j’aurais presque pu les avoir… Sauf que ce n’est pas un faible blessé qui m’attend, mais un énorme machin reptilien… un Trandoshan, c’est ça, qui m’attend avec une toute aussi énorme vibrohache levée et
prête à me trancher en deux. Sans attendre, je glisse sous les genoux en déviant de ma lame juste ce qu’il faut le tranchant de la hache qui manque de très peu mon épaule. Je souffle en me redressant et je profite encore de la confusion pour abattre l’un des miliciens qui accompagne le colosse, tout en le projetant en arrière par la Force. Couverte par l’ombre énorme du lézard qui me surplombe désormais, je suis au moins un peu à l’abri des tirs, mais ça ne va pas durer, ils sont rapides ces cons !
J’ai beau essayer de me rappeler des conseils et leçons de Froome et Jack, rien à faire, je suis constamment en train de reculer sous la force brute de ce gros tas de muscles. Fous moi la paix, grand machin ! Et pendant ce temps, il y a des tirs que je dois esquiver, dont quelques uns qui passent tout près de ma joue. Tiens, ça me donne une idée… Je me jette en arrière en criant de douleur, sur le dos, puis je me recroqueville. C’est aussi grossier que maladroit, mais ça a l’air de fonctionner puisque tous s’arrêtent de tirer. Inutile de parier ma chance plus longtemps, je me redresse d’un coup et je tends les mains vers eux pour agripper leurs armes et les tirer vers moi. Avec un cri de rage, je rejette mes mains en arrière pour accompagner le mouvement, certains suivent leurs fusils, d’autres se retrouvent le doigt arraché, ou simplement désarmés, et je laisse finalement tout tomber au sol. C’est épuisant ces merdes !
Je laisse tomber mon sabre au sol pour prendre mes deux blasters et cette fois, c’est à mon tour d’arroser comme une démente, je retrouve ma légendaire précision, celle qui m’a fait rentrer dans la Garde, j’en suis certaine. J’éclate de rire en les voyant tomber, un par un, mais je ne fais pas la même erreur qu’eux, et je leur en colle deux ou trois supplémentaires pour m’assurer qu’ils sont bien morts… Et pour faire bonne mesure. Tous sauf un, évidemment. Ce fichu Trandoshan se relève, il a le cuir dur l’animal… Tant pis, on va faire ça à l’ancienne. De toute façon, je n’ai plus de munitions, alors c’est ça ou rien. Je reprends mon sabre en main et le pointe vers lui, avec un air de défi. Ou de dégoût. C’est selon. Surtout parce qu’il a une vibrohache. Qui fait ma taille. Merde.
Heureusement, je n’ai pas le temps de réfléchir plus puisqu’il se jette sur moi sans même me laisser une seconde de répit, et je ne peux que me jeter sur un côté et rouler au sol. Impossible de parer ses coups, je finirais coupée en deux par ma propre arme, il va falloir la jouer fine. Je ne fais que dévier sa seconde attaque pour le forcer à continuer sa course. Son haleine immonde de viande putréfiée atteint mes narines, et le simple fait de l’avoir aussi proche me fait frissonner. Il a l’air de me balancer des insultes en sifflant, mais honnêtement, pourquoi je m’emmerderais avec un truc qui ne parle pas le basic ? Je profite de sa petite séance orale pour me jeter sur lui, ce coup-ci, ma lame percute le manche de son arme une fois, deux fois, j’essaye de tourner autour de lui mais il est rapide, l’enfoiré. Je grogne, je râle et je commence à fatiguer, d’ailleurs il le voit, et en profite : je prends le bout du manche dans le ventre, puis dans le menton quand il relève la hache, me projetant au sol.
Je vois trente-six chandelles et j’ai mal, ma gorge et ma mâchoire résonnent en coeur, mais ce n’est pas normal. Tout juste le temps de me remettre que je roule sur le côté pour éviter la hache qui s’enfonce dans le sol. Mon pied part dans le genou du Trandoshan pour il résonne contre ses protections et j’ai l’impression de m’être cassé le pied tant la douleur est vive. Je me tiens la cheville en criant, et il m’attrape à la gorge pour me balancer plus loin, au milieu des gravats du bureau que j’ai lancé précédemment. Mon dos crie de douleur, j’ai l’impression d’être brisée en deux. Je crache par terre : du sang. Pas bon. Pas bon du tout. Pourquoi faut-il que les méchants aient toujours des gardes bodybuildés ? Merde !
Et surtout, pourquoi ça tombe sur moi ?! C’est pas comme si je le méritais. Je me mets sur le ventre et je me redresse difficilement. L’autre n’a pas l’air pressé et il rigole, il doit être persuadé de gagner… Et en même temps, difficile de lui donner tort vu la branlée qu’il vient de me mettre. De toute façon, je n’arrive pas à passer sa garde… Lentement, toujours, je me relève et je crache à nouveau.
Puis je fais craquer ma nuque. C’est terminé. Je bondis sur lui tout en appelant mon arme à moi, l’allumant grâce à la Force. Sa hache s’abat sur mon épaule gauche, je hurle de douleur en sentant la lame pénétrer ma chair et mes muscles, mon sang gicle partout, et en même temps, mon sabre-laser pénètre sur dos, me permettant de le récupérer pour le décapiter finalement. Au lieu d’une réception classe, je me laisse tomber sur lui alors qu’il s’effondre. La pièce est un véritable carnage, et le fait que je saigne comme ça ne m’aide pas. Il n’y a que la rage de m’être fait avoir pour me garder éveillée. Lamentablement, je me traîne jusqu’à un de ces gardes et je déchire sa veste pour m’en faire un bandage. Ca suffira, le temps que j’en finisse. Et on oublie le style…
En traînant la patte, je me dirige vers les ascenseurs. Cette fois, pas de nouvelle fournée, et heureusement, je suis épuisée. Je ne sais déjà pas comment je vais faire pour Despher. Rapidement, j’espère. J’envoie la machine et mon destin au dernier étage et je me laisse tomber au fond de la cabine.
Nooooon ! Non, non, non, ma petite Erys, je t’aime, mais là, c’est ton travail, c’est à toi de le faire, je ne peux pas TOUT faire non plus. Allez, on se réveille, on oublie le noir devant ses yeux, on oublie la douleur et on évite de mettre du sang sur le parquet, ça tâche ! Allez, allez, debout, petite fleur.
Je me presse l’épaule pour ne pas crier et je me redresse quand j’arrive à bon port. Le ding de l’ascenseur m’annonce, et une voix l’accompagne.
- Il était temps. J’ai failli vous attendre.
J’aurais dû vous préciser que la voix s’est accompagnée d’un tir de blaster qui me cueille au ventre et me renvoie au fond de l’ascenseur. Je crie à nouveau de douleur et je me recroqueville.
- Tsk, tsk, tsk. Si on apprend plus aux assassins les bases, mon travail sera largement plus simple que prévu. Je ne sais pas qui tu es, ni ce que tu cherches, mais je le saurais bien assez tôt.
Je sens qu’on m’attrape par les cheveux et qu’on me jette par terre, ça devient une manie ! Mon épaule me fait vibrer de douleur, mon ventre aussi, je crache toujours du sang et je ne vois plus rien. En tâtonnant autour de moi, je trouve un bureau qui me permet de me redresser. Je commence à peine à voir le costume-cravate qui se dresse devant moi que je prends une gifle.
- Si j’en juge ton absence totale de style, tu dois être de la Garde… Qu’est ce que vous venez faire sur mes plates-bandes ? Mh. Ramener l’ordre, j’imagine, mais ça, je m’en occupe, bande de minables, et de toute façon, dans ton état, tu ne vas pas ramener grand-chose.
Nouvelles petites gifles, humiliantes cette fois, alors qu’il s’accroupit devant moi.
- En fait, ça n’a pas tellement d’importance. Comme d’habitude, la Garde est en retard. Tu vois ce vaisseau, à l’écran ? Il contient tous les dignitaires de ce trou perdu. Et quand j’en aurai décidé, il larguera tout ces idiots dans le vide en laissant un trou béant que je m’efforcerai de combler. Mais toi, tu ne pourras rien empêcher, qui que tu sois.
Il me plaît. On peut le garder ? Non, bien sûr, je ne sais pas trop qui il est, et puis il n’est pas très beau, il ne ferait pas une belle décoration d’intérieur. Ne t’en fais pas, Erys, je sais que tu vas y arriver, tu dois juste avoir confiance.
Je crache à son visage, ce qui résulte en un nouveau coup de poing qui achève de me réveiller, pour me rendre compte qu’il a mon sabre entre ses mains. C’est bien ma veine, surtout que maintenant, il l’allume et le pointe vers moi.
- Je te cuisinerais bien pour comprendre ce qu’il s’est passé, ma beauté, mais je crois que tu ne sais pas grand-chose, je me trompe ? Bref, je vais régler deux soucis en un : les dignitaires sautent, et les émeutiers ont tué un espion Républicain. Tout le monde est gagnant, personne ne sait ce qu’il s’est vraiment passé. Simple, efficace.
- Ou bien… Tu te rends… Tu évites de tuer les pontes… Et je te laisse en vie.
J’accompagne ça d’un rire mais honnêtement, le coeur n’y est pas. Enfin si, il y est, battant à mes tempes puisque je perds mon sang. Je le regarde droit dans les yeux en essayant de me redresser mais rien à faire, mes jambes ne m’obéissent plus. Lui, par contre, il éclate de rire.
- Pour les pontes, on peut oublier. Quant à me laisser en vie… Eh bien, je me demande comment tu ferais ç-.
La Force, espèce de sac à merde. J’ai compris comment ça s’utilise, maintenant, et j’ai bien vu que c’est la rage et le désespoir qui font de moi une sensitive. Je souris dans la douleur alors que ma main se serre lentement, appuyant sur sa trachée doucement, lentement, tout en le fixant droit dans les yeux.
- Balance les… dans le vide… Ca me va… Je m’occupe du reste.
Et d’un coup sec, je serre ma main pour lui briser la nuque, avant de me laisser retomber. Non, pas le noir, pas maintenant. J’use de mes dernières forces, je me tire jusqu’à l’holocom et j’enfonce l’appel d’urgence.
- Ici Despher. Besoin d’une unité de soin dans mon bureau. Vite.
Merde. Si c’est ça, mourir… Alors c’est vraiment pourri, et j’espère que ça ne m’arrivera pas encore. Alors que je sombre dans une semi-inconscience, je peux entendre le cliquetis mécanique typique d’un droïde médecin se rapprocher. Va savoir… C’est peut-être pas fini. -
Post n°16
Auteur : Erys TalmarkJe vous avais dit que mourir, c’était une expérience désagréable ? Bon, sûrement. Eh bien croyez moi, c’est encore pire quand on se sent mourir deux fois distinctement. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens comme aspirée en double… Enfin si, je sais pourquoi. C’est comme si moi et cette connasse d’autre Erys à sang froid étions avalées en même temps dans un tunnel sombre. Je sens nos pensées s’entrechoquer, il y a des flashs de mémoire dont je n’ai pourtant aucun souvenir, d’autres qui sortent de mes propres yeux. Parfois j’ai l’impression de me voir, loin au dessus de mon corps, dans une semi-inconscience, d’autres fois je me sens juste observée, le tout dans un délire atroce où tout se mélange sans aucun sens ni certitudes. Je me sens juste complètement abrutie par ce magma de sentiments, d’impressions et de jugements que j’ai du avoir de ci, de là, et c’est finalement avec une sorte de soulagement que je vais accueillir ma dernière nuit.
Sauf que celle-ci tarde à venir. J’ai mal partout, mon épaule me lance, mon ventre me brûle, mes jambes n’ont plus aucune force et mon agonie est à l’image de cette planète : lamentable ! Tuée par un foutu mégalomane maniaque, c’est une déroute totale ! Et puis, comme si tout mon corps refusait de céder et de sombrer, je me sens reprendre un souffle. Bon, il me fait mal pire que si j’avais reçu un sabre-laser dans les poumons, mais c’est à lui que je m’accroche. Hors de question d’y rester si on me donne le moindre espoir. Surtout que je commence à sentir l’air frais du matin sur ma peau, et l’odeur du brûlé dans mes narines, et aussi le métal froid sur ma poitrine… Une minute !
Mon crâne a beau résonner comme une cloche énorme et mes yeux me brûler, je parviens à les rouvrir. Merde, ça veut dire que je suis vivante ? Je porte la main à mon front, pas maintenant, je sens que l’autre gamine est en train de s’agiter, il faut que j’aie le contrôle de la situation, sinon, elle va faire n’importe quoi ! Despher mort, sans doute que les pontes aussi ! Je sens que le peu de forces qui me reste est dirigé vers mes organes internes pour éviter qu’ils ne se fassent la malle. Je me regarde rapidement, un énorme bandage à l’épaule et au ventre qui me rappelle que j’ai quand même pris de sacrés coups… Mais moins que l’autre naze qui est par terre, plus loin, dans son costume cravate… C’est bien beau, tout ça, mais j’en fais quoi ?
D’un geste, j’écarte le droïde penché sur moi… Ou plutôt, je l’envoie valser en ignorant ses pleurnicheries mécaniques, puis je me redresse pour aller m’asseoir sur le bureau de Despher, toujours en essayant de masquer que j’ai des larmes de douleur… Même si il n’y a personne pour voir ça. J’attrape l’holoécran de feu le commandant et je me mets immédiatement à la recherche d’enregistrements. Oh, c’est mauvais, ça. Décret sur les pleins pouvoirs donnés au chef de la milice, gouverneur déporté à l’abri… Bon, déjà, ça fait un souci de réglé, plus de gouvernement, et techniquement, le commandement est donc à la tête de la planète, sauf qu’il reste des émeutiers complètement timbrés dehors qui n’attendent qu’une chose, c’est de pouvoir mettre le boxon. Allez, Erys, réfléchis, réfléchis…
Pourtant, ce n’est pas compliqué.
Comment ça, ce n’est pas compliqué ?
Plus de gouvernement, le commandant mort, tout ce que tu as à faire c’est de prendre le contrôle de ce qu’il en reste !
Mais il ne reste rien !
Justement ! Rah, laisse moi faire !
Je ne sais pas ce qu’elle a fait, et honnêtement, je ne suis pas sûre de vouloir le savoir. C’est même mieux comme ça, finalement. Je sais que le leader des groupuscules rebelles était inconnu de tous, sauf d’un petit groupe qui est probablement entièrement crevé maintenant. Donc, il suffit purement et simplement de faire en sorte que les émeutiers comprennent qu’ils ont plus ou moins gagné leur liberté, et Despher m’a donné cette possibilité sur un plateau d’argent, tout ce que j’ai à faire, c’est de contacter les différents groupes ce soir, et d’ordonner au reste de la milice de rester en arrière, ou de liquider les quelques officiers qui restent pour m’assurer qu’il ne reste que la piétaille ! J’annoncerai que les dirigeants ont été tués dans des circonstances encore troubles et je rétablirai l’ordre à ma sauce, par le chaos. Simple comme bonjour. J’appuie sur le bouton du communicateur vers l’unité médicale.
- Envoyez moi le plus haut gradé possible. Les choses ont mal tourné ici.
Le temps que mon ordre soit accompli, j’essaye de me remettre en état. Je passe une veste par dessus mon haut déchiré, évidemment trop grande et me tournant en ridicule, mais tant pis. Je récupère mes armes et je tire le cadavre au centre de la pièce. C’est lui qui sera la plaque tournante de mon idée.
- Mais… Qui êtes-vous ? Que se passe-t-il, ici ?!
- Je suis la gouverneuse Talmark… Et vous ?
- L… Lieutenant Aster, mais qu’est-ce que…
Je lève la main pour lui faire comprendre qu’il devrait arrêter de parler. Un petit mensonge de plus ne fera de mal à personne… Et puis, il a l’air terrorisé, on dirait un chaton...
- Vous ne trouverez mon nom nulle part, Lieutenant, inutile de chercher. Votre commandant, Despher, était un traître à la solde d’une puissance encore indéterminée. Je me suis chargée de son cas, ainsi que de celui de ses acolytes. La milice était corrompue et compromise, et tout ceux qui trempent dans cette affaire subiront le même sort. Compris ?
- Je… Oui, mais…
- Pas de mais, lieutenant, l’heure est grave ! Nos dirigeants ont été tués par ce traître, et je compte bien trouver pourquoi. D’ici là, je me nomme commandante de la milice par intérim, et je prends les pleins pouvoirs, issus du décret publié par notre ancien gouvernement, est-ce clair ?
- Mais c’est…
- Est-ce clair ?
- … Oui, commandante.
- Bon, nous allons pouvoir avancer. Il était évident que l’ancien commandant n’avait aucune volonté de stopper les émeutes, et le bain de sang quotidien arrangeait ses affaires. Lieutenant, je veux que vous mettiez les hommes restants à l’abri, afin d’apaiser les tensions et de ne pas exciter les révolutionnaires. Je me charge du reste. Ah, et faites nettoyer le QG, et effacez les vidéos de surveillance. Rien ne doit filtrer. Si c’est le cas… Je le saurais.
Le tressaillement d’Aster ne peut pas passer inaperçu, mais au moins, je crois que pour l’heure, il a suffisamment peur pour ne rien dire. Et heureusement pour lui. -
Post n°17
Auteur : Erys TalmarkAprès quelques heures de recherches, je me rends compte du merdier ambiant. C’est un merdier ambiant. Je l’ai déjà dit ? Tant mieux. La douleur dans le ventre et l’épaule me tiraille et me rend chafouine, et je n’ai qu’une envie, c’est de m’allonger et de dormir douze heures. Sauf que bien évidemment, je ne peux pas, puisque dans ma glorieuse intelligence, je me suis autoproclamée sauveuse d’une planète. Soit je suis stupide, soit complètement folle. Oui, bon, je sais, les deux. Mais ce n’est pas de ma faute, ça ! Bon, si, aussi. Bref. Je parlais de pétaudière, c’est pire que ça, et en même temps, Arkinnéa semble en meilleure position qu’elle n’a jamais été. Avec Despher, alias Leader Maximo, sur la touche définitivement, je me retrouve à pouvoir prendre en main la milice qui est responsable du désordre. Les quelques documents sur lesquels j’ai pu mettre la main indiquent les transports de fret par lesquels ses hommes de main, tous issus des mines de Kessel, sont arrivés pour prendre des positions. Pour l’instant, de ce que je lis, il m’en reste deux sur quatre, puisque le Falleen et le Trandoshan sont portés « disparus ».
Restent un Rodien et un Humain. Le premier était manifestement le pilote désigné pour conduire en lieu sûr les gouverneurs locaux, paix à leurs âmes, il faudra donc que je le chope à son retour, prévu cette nuit. Quant à l’autre, il est semble-t-il infiltré dans la gronde, sans doute pour exciter tout ce petit monde. La question est simple : comment je les abats ? Déjà, il faut que je le fasse moi-même, et en tirant parti de leur mort. Relativement simple, en fait. En m’occupant du Rodien, je peux regagner la confiance des manifestants. Puis leur expliquer que je vais purger la milice moi-même, et donc que le calme peut revenir. C’est un jeu dangereux, mais il en vaut la chandelle. Le terrain est déjà prêt pour apporter un minimum de calme, et vu le chantier, de toute façon, la milice ne tiendra pas beaucoup plus longtemps.
-Redcask, rapporte mon armure du speeder, et branche moi à l’Holonet, que je prévienne Froome.
Que je le veuille ou non, il est mon supérieur hiérarchique, et il va bien falloir que je lui parle de la situation, un jour ou l’autre. Autant faire concis, je doute qu’il apprécie les grandes tirades.
-Chevalier, la situation sur Arkinnéa évolue. La tête de la révolte est coupée, je me charge de rétablir de l’ordre. Je demande autorisation de recevoir l’aide du soldat Nymeia. Talmark, terminé.
Techniquement, je n’ai pas menti. De là à dire que « rétablir l’ordre » est un euphémisme pour « je prends le contrôle », c’est autre chose. Mais c’est un problème pour plus tard, ça. Je me redresse du fauteuil dans lequel je suis vautrée avec une grimace de douleur. Les patchs sont efficaces, mais pas encore assez… Je vais avoir du mal à m’occuper de ce Rodien dans cet état-là, je n’ai pas le choix que de demander de l’aide. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai besoin de Lekkus, s’occuper de toutes les tâches ingrates, et elle avait l’air sacrément motivée à me revoir… Je finis par enfoncer le bouton de l’intercom’ pour appeler le Lieutenant qui arrive à peine quelques minutes plus tard.
-Commandante…
Au ton de sa voix, je devine qu’il a repris un peu de contenance. Il faut dire aussi qu’à présent que les locaux étaient un peu plus dégagés et débarrassés des corps, il était plus simple de se donner un air. Et ça sentait moins fort aussi. Comme quoi, les droïdes, ça n’a pas que du mauvais. A part que ça fait d’Aster quelqu’un d’assez peu content de me voir vu son ton traînant, son regard noir et sa tête d’empaffé qui ne me revient pas.
-Lieutenant. J’ai besoin que vous rassembliez une force de milice pour procéder à l’arrestation du Sergent Beerdo qui revient d’une expédition. J’en prendrai la tête personnellement, ce soir.
-Mais… Et les émeutes ? Nous avons besoin des miliciens pour…
Le regard noir que je lui lance suffit à le faire taire. Depuis quand les subordonnés se permettent de l’ouvrir ? Ce type commence à me courir sur le haricot, et il suffit que je me redresse pour qu’il se ratatine sur place, preuve en est que le courage et lui font deux, vu mon état lamentable et mon incapacité à ne serait-ce que lever le bras… Mais ça, il n’est pas obligé de le savoir.
-Les émeutiers ne seront pas un problème, Lieutenant. Pas ce soir. Rompez.
A force, j’ai fini par comprendre que l’assertivité est quand même plus efficace que le moindre grade. Toutes ces larves n’attendent qu’une chose, qu’on leur dise quoi faire, qu’on leur explique quel est leur rôle, afin de leur donner l’illusion qu’ils peuvent se rebeller. Milice, révolutionnaires, civils, militaires, ils ne peuvent pas se passer de nous, les leaders, c’est une certitude. Et Aster ne fait pas exception, il a besoin d’un modèle d’autorité pour pouvoir se rebeller un peu et lui mettre une claque sur la truffe quand il dépasse les bornes. Se donner l’impression d’être libre. Quand il repart, c’est tête basse, et je peux me concentrer sur ce qui est important. Dormir. -
Post n°18
Auteur : Erys TalmarkJ’aurais adoré faire une nuit de quinze heures, mais à la place, je dois me contenter d’un sommeil pas franchement réparateur d’une bonne demi-heure pendant laquelle mes blessures me font encore souffrir. C’est pour ça que je veux mon armure, aussi, ça m’évitera de grimacer. Même si je ne peux pas la porter ce soir, ce serait du suicide au milieu des manifestants et de la milice… Mais au moins dans le bureau, elle me soutiendra. Redcask me regarde avec son air niais pendant que je m’attelle à la remettre. Ca m’occupe un peu l’esprit et ça me sort des considérations politiques de la planète. De toute façon, j’ai mon idée en tête. En arrêtant Greedo et en mettant les manifestants devant le fait accompli, j’assois mon autorité sur tout ce petit monde. Ensuite, je propose une table ronde, et je m’identifie comme leader des deux factions de manière à remettre de l’ordre. Simple, élégant, efficace.
Afin de m’assurer de la bonne continuité des événements, je prends également le temps de m’assurer que tous les enregistrements qui pourraient m’incriminer soient effacés des bases de données officielles. Hors de question de jeter l’opprobre sur la Garde ou pire, sur moi. J’ai bien compris que je suis un rat d’égout et que je dois agir dans l’ombre si je veux survivre. Je ne resterai pas une moins que rien toute ma vie.
Lorsqu’on vient me chercher pour prendre la tête du petit bataillon, je suis prête, en tenue de commandant de milice. C’est plutôt simple à trouver, et honnêtement, ça me fait un peu peur, n’importe qui pourrait se prétendre officier et foutre le bazar dans le coin, d’ailleurs c’est ce qu’il s’est passé. La preuve… Sabre-laser dans le dos, blasters à la ceinture, je regarde le Lieutenant avec un petit sourire.
- J’espère que toutes les dispositions ont été prises, Lieutenant.
- Oui… Commandant…
Le ton lassé de sa voix me laisse comprendre que mon nouveau souffre-douleur préféré en a déjà marre de me voir. C’est parfait, je ne demande que ça. Dans le meilleur des cas, il va filer droit, dans le pire je le remplacerais facilement. D’ailleurs, je me demande si je ne devrais pas me presser pour amener Nymeia, elle au moins, elle me sera fidèle… Quoi qu’il en soit, la purge de cette milice se fera seule, et j’y participerai activement. En montant à bord du speeder, je me plonge dans mes pensées. Pourquoi une planète aussi vide intéresserait un criminel en puissance ? La simple envie de se proclamer maître dessus ? C’est totalement pourri comme ambition… Un trésor caché ? Pas besoin d’être chef… Je laisse mes pensées dériver jusqu’à ce que je sois conduite jusqu’au spatioport où la navette doit arriver. En descendant, je communique mes derniers ordres.
- Veillez à faire un cordon de sécurité, et laissez moi parler. Personne ne doit approcher, mais pas de gestes brusques.
La dernière chose que je veux, c’est me retrouver encore dans une émeute en étant pas totalement remise. Hors de question, même. Mes hommes se mettent en place, et j’attends la navette qui ne tarde pas à arriver, me postant devant la rampe d’accès, bras dans le dos, armes bien visibles à la ceinture. Lorsque Breedo descend, il n’a même pas l’air surpris de me voir, ce qui me déplaît. Souverainement même.
- Vous êtes en état d’arrestation pour complot, trahison et meurtre envers Arkinnea, « Sergent ». Déposez vos armes et tout ira bien.
- Je crois pas, ma belle. Les gars ?
Un rapide coup d’oeil autour de moi pour constater qu’effectivement, il y en a qui me pointent de leurs armes.
- Lieutenant. Mettez ces traîtres aux arrêts, ou vous y finissez tous… Non, finalement, j’ai changé d’avis.
La lame orange se produit, toujours aussi longue, et je la soulève au niveau de mon visage en fermant les yeux un instant. Cette bande d’enfoirés ne mérite rien d’autre. Ils veulent jouer ? On va jouer. Je m’élance vers le Rodien au moment où les tirs s’entendent et où les cris des rares civils déchirent le silence, mais je ne m’en soucie plus. Je suis concentrée. Ca a l’air trop facile. Trop lent pour moi. J’ai le temps de transpercer ce fichu Rodien, comme j’aurais dû le faire depuis le début, de sortir ma lame et de parer les tirs de blasters qui volent sur moi. J’ai juste à jeter un coup d’oeil à la scène pour me rendre compte que c’est un chaos… non un merdier sans nom. Il y a ceux qui me soutiennent, et ceux qui sont des foutus traîtres que je vais me charger de réduire en poussière.
Oooh, non, ma douce Erys… Laisse moi donc faire. Ces idiots ne sont rien comparés à nous, à ma puissance, ne t’en fais pas, tout ira bien. Mmh, que c’est bon de pouvoir prendre le contrôle ainsi. Mais retournons à nos petites affaires. De toute façon, ils sont en train de s’entretuer. Alors, lame bien en l’air, je me dirige tranquillement vers les survivants, et chacun aura droit à son petit coup bien placé. Je me délecte de leurs cris, de leurs frayeurs, de leur agonie si jouissive, je les entends hurler à la mort, littéralement, alors que mon sabre leur ôte leur dernière étincelle d’espoir, éliminant leurs misérables existences et les rayant de la carte. Ce petit jeu ne dure malheureusement pas longtemps, et c’est ce crétin d’Aster qui se tient à genoux devant moi. D’un coup de talon dans sa poitrine, je l’envoie au sol, puis je me mets à califourchon au dessus de lui.
- Qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de toi, mh ? A force de me défier, tu vas mal finir, mon petit.
Je pose mon index sur son nez avec un grand sourire, le pressant doucement, puis plus durement, jusqu’à lui faire mal. Sa grimace est amplement suffisante, et son silence ne me satisfait qu’à moitié.
- Tu vas dire à tout le monde que la commandante a été trahie par ses hommes, à la solde d’une puissance étrangère, d’accord ? Et surtout, tu vas t’assurer de bien rester à ta place. Je t’ai vu hésiter. Alors pour que tu te souviennes…
Je lui prends le poignet, et je souris encore plus largement, jusqu’à ce que je voie qu’il a compris. Mon sabre s’approche lentement de sa main, et après un signe de tête entendu, je lui tranche l’annulaire avant de le laisser retomber et crier de douleur. -
Post n°19
Auteur : Erys Talmark- Kliff est mort. Il s’est fait tuer lors de la dernière insurrection.
Devant l’appartement où tout a commencé, je me retrouve à me justifier quant à ma présence soudaine. Il faut reconnaître que la situation est des plus bancales, maintenant, avec le soulèvement qui a fonctionné au-delà des espérances des insurgés et l’absence totale d’ordres de leur leader, et de répression d’une milice sacrément amputée. Mais ça, pour le moment, ils n’en savent rien. Boule à zéro, le garde, finit par me laisser rentrer. En même temps, lui comme les autres a du se rendre compte que j’avais mis un sacré boxon en ville…
Lorsque je m’assois à table, je me rends compte que la plupart des yeux sont vides en face de moi. Ils sont tout usés et fatigués. Je les comprendrais si j’en avais quelque chose à faire, mais ce soir, j’ai moi aussi envie de retrouver mon lit. Enfin, si il y en a un à la tour du gouvernement. Je parviens à chasser mes pensées quand la petite Togruta prend la parole.
-Mes frères, cela fait plusieurs jours que nous n’avons pas de nouvelles du Leader. Nous ne savons pas ce qu’il en est, et si nous poursuivons comme ça, nous allons au devant d’une catastrophe face à la milice ! Nous devons reprendre les armes, et tant pis pour les ordres ! Je suggère…
Elle n’eut pas le temps de finir. Dans un grésillement désagréable, la voix modifiée du leader s’éleva. C’est quand même fou les coïncidences. Ou les plans super bien ficelés.
-Inutile de prendre les armes. Ecoutez la brune qui vous a rejoint, Erys.
Bon, forcément, là, j’ai l’impression que tout le monde est prêt à me sauter à la gorge, et j’aurais fait pareil. Sauf que moi, j’ai pris l’habitude de distribuer les raclées, ces derniers temps… Et pas que. La petite Togruta reprend la parole.
-Qu’est ce que ça veut dire ? Tu nous as trahi ?
-Oui et non. Déjà, je vous félicite pas pour la sécurité du groupe, on y rentre comme dans un moulin, ou un bordel à Twi’Lek. Ensuite, oui, je vous ai trahis, mais parce que je n’en avais rien à faire à la base.
Leurs têtes choquées face à ma blague me laissent dire qu’ils sont suffisamment étonnés que je balance des vacheries pareilles pour me laisser continuer.
-Le leader est mort. Comme ses sous-fifres, comme un bon paquet des types qui vous pourrissaient la vie. J’ai réussi en deux soirs ce que vous avez pas su faire en plusieurs mois. Prendre la place du leader et en même temps du chef de la milice.
Je souris en me redressant, et je me rapproche de la petite Togruta, pour poser une main sur son épaule, serrant doucement.
-Les autres groupes ne sont pas encore au courant de la situation. Vous êtes les seuls à savoir ce qu’il en est, et je compte sur vous pour me soutenir…
-Te soutenir dans quoi ?
-L’éradication pure et simple des parasites de cette planète. Les réfugiés, j’ai rien contre, j’en suis une moi-même. Mais les milices privées qui profitent, c’est non. C’est simple : soutenez moi face aux autres groupes rebelles, et vous avez ma parole que vous aurez une protectrice.
-On a pas besoin de protectrice ! On a pas besoin de toi ?
-Ah bon ? C’est pour ça que vous étiez autant à la ramasse ?
Je souris et je me rapproche de l’Humain qui m’invective, proche, tout proche. Il se met à loucher pour me regarder dans les yeux, jusqu’à baisser le regard alors que je me détourne pour poser un projecteur d’holocom sur la table, que j’active tranquillement pour montrer leur cher fumier de leader faire balancer les responsables de la planète dans le vide grâce à une navette.
-En deux jours, j’ai fait plus de ménage que vous n’en ferez jamais, les gars. Après, si vous préférez, je vous laisse en pâture à la CSI, l’Imperium, ou je ne sais quel système à la con prêt à vous exploiter. C’est vous qui voyez.
-… Et tu proposes quoi ?
Enfin quelqu’un de raisonnable. Elle me plaît cette Togruta. Je vais la garder. Comme Lekkus. Ca me fera un zoo, en plus, avec des aliens sympa et terre à terre dedans.
-Je finis de nettoyer cette planète, à ma manière. Milice et pourris, fumiers et connards. Vous me laissez faire et vous négociez avec les autres groupes pour me laisser les mains libres. Quand j’en ai fini, on se retrouve tous autour d’une table et on discute de ce qu’on peut faire pour qu’Arkinnéa soit autre chose qu’une boule de merde dans l’espace. Et je prends la place de gouverneuse parce qu’après tout, c’est grâce à moi qu’on en sera là. C’est plutôt équitable, non ?
- Kliff est mort. Il s’est fait tuer lors de la dernière insurrection.
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Post n°20
Auteur : Erys Talmark<a rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" rel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" href="http://Ailleurs.
Collaborer avec les Renseignements… Et puis quoi encore ?! Le message retour de Froome a un goût sacrément amer vu la manière dont il m’a tancé… D’accord, il m’autorise à récupérer Nymeia pour m’aider, mais à côté de ça, je dois me coltiner un autre agent des renseignements ? N, c’était pas assez ? Faut que je m’en cogne un second ? L’avantage, c’est qu’il ne risque pas de trouver grand-chose vu que tout a cramé. Bon, et si il trouve, il doit bien rester de l’acide quelque part. Encore que ça serait redondant comme méthode. Et donc, moyennement adapté.
Par contre, il y a un truc qui me chiffonne largement plus… C’est qu’il me demande de faire profil bas au moment même où j’ai réussi à garder juste assez de confiance de la part des rebelles pour les convaincre de ne pas profiter de l’absence de la milice pour mettre encore plus le boxon. Et du côté de la milice, ils ont tous reçu favorablement ma proposition (enfin, mon ordre) de ne plus bouger. Mais ça, je crois que c’est aussi parce que je les terrifie, ce qui me convient très bien.
Je laisse échapper un soupir à fendre l’âme après avoir reçu le message, qui me rappelle aussi que face à moi, j’ai la Togruta qui m’a rejoint dans mes bureaux. Et merde. Ma visiteuse me regarde droit dans les yeux et fronce les sourcils.
-Un souci ?
-Pas plus que d’habitude, mais c’est gentil. On peut reporter ? On a tous besoin d’une pause après tout ça. Si nous sommes d’accord, pas d’accès de violence jusqu’à nouvel ordre ?
-Je promets rien pour les autres. Pour notre groupe, c’est d’accord, mais tiens ta promesse, sinon, c’est toi qu’on vient chercher.
Je soupire et la congédie d’un geste de la main que j’aurais voulu autoritaire mais honnêtement, il est surtout las et mou. Comme moi à cet instant. Heureusement que Shayn’a (c’est son nom) ne s’en formalise pas et me laisse seule. Autant l’arrivée de Lekkus est une bonne chose, autant celle de l’agent m’ennuie. Officiellement et dans les registres, N fait partie des personnes qui ont disparu dans les incendies criminels qui ont émaillé la ville pendant la prise de la prison. Une enquête est officiellement toujours en cours, mais je n’ai pas d’enquêteur, de toute façon, alors j’attends de voir ce que cet agent dira. De toute façon, puisqu’il est des renseignements, ce n’est pas difficile d’imaginer que ce rapport sera négatif, alors que très objectivement, j’ai fait ce qui était pour le mieux : stabiliser une planète en proie aux flammes. On devrait me filer une médaille, pas enquêter sur moi et mes méthodes. Ca marche, c’est l’essentiel, non ? Ouuuh, que ça m’agace…
…
Mais je te rassure, ma belle Erys, moi aussi ça m’agace souverainement qu’on pense pouvoir te contrôler aussi facilement. Tu mérites tellement mieux, tellement plus, je t’aiderai, ne t’en fais pas, et si cet agent essaye de s’interposer, nous nous en occuperons, toi et moi, comme il se doit. Ne t’inquiète pas, surtout pas, tu verras je serai toujours là pour toi et pour te protéger, mon amour… Comment garder profil bas quand on est si douée et talentueuse, mh ? Tu mérites tout ce que tu obtiens par la force, puisqu’on ne veut rien te donner.
…
Voilà que les maux de crâne me reprennent. Je souffle profondément, pour essayer de chasser cette douleur infernale. Je fais passer les quelques ordres qui me restent : Nymeia doit avoir des appartements directement près des miens. Quant à l’agent, je veux être informée de son arrivée dès que possible… -
Post n°21
Auteur : Super PNJ-Services de Renseignements Républicains-
Mais le colonel Furax était un petit cachottier...
L'oeil de Coruscant comme il était surnommé au sein du SSR n'avait pas envoyé un agent mais deux...
Un duo d' espions formés au sein de la Confrérie de la Rose dans des ruines planétaires , "toujours par deux il vont" comme aimait le répéter le général Jon Elliot, leur formateur.
Et c'est à bord d'une navette de transport en commun que les deux agents étaient arrivés sur Arkinnea parmi les rares passagers à vouloir se rendre sur une planète en pleine guerre civile avec leur lot d'aventuriers, de profiteurs ou de rares pères de famille voulant récupérer leur progéniture.
On disait que la situation s'était légèrement améliorée dernièrement, on en était pas encore à un retour à la normal mais on s'en approchait, la preuve? aucun contrôle douanier à l'astroport! les faux papiers faisant plus vrai que nature s'avèreraient donc inutiles pour Abel et Kain.
Ils prirent le premier taxi speeder pour une planque anonyme, un souvenir de l'agent de terrain N-410, celui ci en avait loué plusieurs sous des faux noms à travers la capitale comme celui ci était injoignable depuis quelques temps.
Arrivé devant un immeuble ne payant pas de mine, les faux jumeaux entrèrent le code de déverrouillage SSR et pénétrèrent dans l'appartement l'arme au poing.
Bien évidemment l'intérieur était vide d'occupant, neutre et spartiate, un simple lit , quelques meubles, des vêtements de rechange, une combinaison de combat dissimulée dans le dressing.
Tandis qu' Abel découvrit rapidement de l'armement et des explosifs cachés dans une fausse cloison, Kain trouva des datapuces et des crédits dans un tiroir à double fond.
Les deux opérateurs se retrouvèrent dans le salon, il était temps pour eux de se répartir les taches et se séparer. Abel commença:
-Bon, je vais rencontrer cette fameuse garde.
-De mon coté, je vais voir la planque principale de 410 et essayer de découvrir ce qui lui est arrivé.
Furax leur avait indiqué que 410 avait émis des doutes sur la garde Talmark et qu'il fallait supposer que l'agent local était mort certainement.
Comme un seul homme les deux espions vérifièrent leur armes avant de les dissimuler sous leur habits, Abel rangeant son pistolet blaster DX-13 dans un holster et Kain son blaster Relby K23) dans un étui à sa ceinture.
Kain se rendit dans le quartier du logement de fonction de 410, il ne fut pas vraiment surpris de voir la maison en ruine, tout avait cramé, ou plutôt explosé, rien d'étonnant dans une ville en proie à la guérilla urbaine, il perdait son temps ici, il allait retourner à la planque et étudier les datapuces laissées sur place, il trouverait peut être une piste?
Abel lui se dirigea au Q.G de la milice, il savait qu'Erys s'y trouvait, il savait aussi qu'une recrue en particulier avait été demandée en renfort ,il avait pu étudier son dossier militaire avant le départ, ne restait plus qu'a la trouver pour qu'il puisse se présenter devant elle, et mettre les choses au point, l'oeil de Coruscant voulait tout savoir à défaut de tout voir...
Cela faisait un moment qu'il patientait devant la haute tour, quand il vit la Twi'leck arriver. Il la jaugea rapidement, elle n'avait pas l'air très sure d'elle.
Il s'en approcha, il ne fallait pas la brusquer, ni la faire paniquer, il s'essaya à son plus beau sourire de commercial avant de l'aborder.
-Excusez mademoiselle, savez ou se trouve le temple caché?
Une approche anodine et étrange, sous l'ancienne République un groupe de survivants Jedi avait construit un avant poste durant la grande purge Jedi. Nymeia se figea observant l'agent d'un regard noir, était ce une tentative de séduction d'un dragueur invétéré? si c'était le cas, il n'allait pas être déçu, mais avant qu'elle ne puisse l'envoyer bouler, il continua en faisant mine d'observer le ciel:
-Temps idéal pour une âme tourmentée non?
Voila, il avait balancé le mot de passe, le regard de la native de Ryloth s'illumina et elle se détendit, Froome l'ayant prévenu qu'elle devrait collaborer avec un agent du Renseignement.
-Allons rencontrer notre amie commune...
La Twil'eck acquiesça et les deux Républicains entrèrent dans l'immeuble placé sous bonne garde, le Q.G étant une cible évidente pour les rebelles, Nymeia se présenta à l'accueil, son arrivée avait été annoncée par Erys, on la laissa accéder librement au turboélevateur avec son accompagnateur sans problème.
Et c'est donc ensemble qu'ils se présentèrent au dernier étage devant le bureau de la nouvelle cheffe de la milice.
Abel était étonné, si la Garde avait réussi à se hisser jusqu'à ce poste prestigieux en si peu de temps, c'est qu'il ne faudrait pas la sous estimer, c'est peut être bien ce qui avait perdu l'agent N-410 d'ailleurs...Spoiler : Spoiler
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Post n°22
Auteur : Erys Talmark- Erys ? Erys !
C’est quand j’entends le son de la voix de Lekkus à travers la porte que je me redresse. Enfin, que je me réveille. Comme d’habitude, dès que j’ai le temps, j’essaye vainement de me reposer, mais je suis à chaque fois dérangée. Si on m’avait dit que c’était aussi chiant d’être commandante, j’y aurais pensé à deux fois avant ! A chaque fois, un nouvel emmerdeur, et gna gna gna on m’a volé une dent en or, et gni gni gni mon voisin est méchant, et gnu gnu gnu on a violé et massacré toute ma famille… Est-ce que je viens les emm… bêter avec mes petits soucis, moi ? Non, je règle ça personnellement à grands coups de blasters et de sabre-laser, c’est quand même pas compliqué !
Je prends le temps de respirer. Calme, Erys, calme, t’es plus la gamine des rues, tu ne peux plus agir comme ça, surtout maintenant que tu as promis à Shayn’a et aux autres que tu les aiderais. Ils comptent sur toi pour les guider, tu te rappelles ?
Oui, je me rappelle, mais je suis pas une bergère, moi, je suis une louve ! Je bouffe les moutons, je ne les guide pas !
Ah, mais je ne dis pas le contraire. Mais des fois, il faut prendre le temps de rentrer dans la bergerie et de gagner la confiance des moutons, ça pourra toujours servir plus tard. Et puis, oublions la métaphore : avec la République qui te remet des agents dans les pattes, tu ne peux pas te permettre d’avoir une nouvelle révolte sur les bras, autant essayer de garder Arkinnéa sous contrôle. Je ne dis pas que ça sera facile, mais c’est ce qu’on a de mieux à faire, d’accord ?
Rah, mais ces agents, ils m’ennuient, j’ai pas ENVIE de les recevoir, j’ai pas envie de les voir, j’ai pas envie de les entendre, j’ai pas envie de les sentir, ils viennent juste me casser les pieds parce que je ne suis pas les préceptes de leur République de merde ! C’est trop facile de me taper dessus alors que la situation avance enfin, on fait pas d’omelette sans casser des têtes de nœud ! Je suis pas une unité sacrifiable, je suis de la Garde, merde, et il fait quoi, Froome ? Il me laisse galérer ou il compte me filer un coup de main un jour ? Mentor à la mord moi le nœud !
CALME TOI ! Ca suffit, je prends le relais et je relègue Erys, cette fichue gosse, dans les limbes de son esprit. Je ne peux pas me permettre de prendre le risque de la voir tout faire échouer sur une phrase malencontreuse, même si je suis d’accord avec elle. Et comme, en plus, je ne peux que deviner et anticiper que la rencontre avec ces fichus agents finira par mal tourner, autant qu’elle se repose pour combattre. Il m’en coûte de l’admettre, mais elle est décidément plus douée que moi, sabre à la main, à croire que le Shii-Cho lui convient bien mieux. Ce n’est pas faute de m’entraîner, pourtant, mais c’est peine perdue, pour l’heure… Dans un soupir, je me redresse dans mon fauteuil. Mes blessures me font toujours un peu souffrir malgré les patchs de bacta, et je dois avoir une tête à faire peur actuellement, mais je dois faire bonne figure.
- Entre, Nymeia.
Dos droit, mains jointes, et on garde son calme et son souffle. A côté de moi, mon sabre-laser posé sur le bureau. A ma ceinture, malgré le costume gris anthracite, j’ai décidé de garder mes blasters. Après tout, même sans uniforme, je reste commandante de la milice, même auto-proclamée. C’est l’avantage des élections avec un candidat unique, je présume. Quitte à passer pour une fouteuse de merde ou une traîtresse, autant le faire avec un minimum de dignité. Lorsque Lekkus rentre, je me garde de sourire malgré le regard qu’elle pose sur moi, presque avide. Ca fait du bien au moral, et à l’égo, mais je ne vais pas le montrer tout de suite. Elle n’a pas changé, de ce point de vue…
Puis, mon regard se porte sur celui qui l’accompagne. Il fait bien partie des quelques passagers de la dernière navette, si j’en crois les descriptions. Plutôt grand, un peu basané, une petite moustache que j’ai déjà envie d’arracher et les yeux qui regardent partout avec un air de ne pas y toucher. Pas de doute : ce type est un emmerdeur et un casse-******** fini. Je le sais, je le sens. Tu vas finir comme N si tu mets ton nez où il ne faut pas, mon gars…
- Merci Nymeia. Tu peux rester, en ta nouvelle qualité d’aide de camp.
J’avais décidé ça au pied levé. Officiellement, elle reste un soldat, mais j’ai besoin d’elle pour être mes yeux et mes oreilles là où je ne peux pas aller. Et puis, j’espère que ça va faire tiquer l’agent des Services, ne serait-ce que pour avoir un premier hameçon et le destabiliser un peu. On verra bien, mais ça n’a pas l’air de fonctionner des masses.
- Ce n’est pas vraiment un endroit pour une âme tourmentée.
Je n’ai aucun doute sur ce qu’il était. Ni qui il était. J’attends qu’il me confirme son identité, puis je me redresse. Un peu trop difficilement à mon goût, mais au moins, je suis debout.
- Bienvenue sur Arkinnea, agent Abel. Je suis la Garde Eryk Talmark, mais ici, je suis commandante de la milice. J’ai été prévenue de votre arrivée et j’ai demandé à ce que le nécessaire soit fait pour que vous soyez reçu dans les meilleures conditions possibles. Ne vous attendez à rien, la situation est stable, mais précaire et dangereuse.
Je lui montre un siège où s’installer et j’accompagne le mouvement en grimaçant. J’aimerais vous dire que c’est du chiqué, mais non, je douille vraiment avec toutes ces plaies. Je sens que le médecin va être obligé de revenir dès la fin de cette entrevue. Concentre-toi, déjà, fais en sorte que tout se passe bien. N est mort, et rien ne peut le relier à toi dans ce tragique accident.
- Pour l’instant, je tiens la milice dans ma main droite, et les insurgés dans la gauche. J’essaye de les faire collaborer a minima pour que ça avance dans le bon sens, mais c’est toujours sur le fil. Si nous pouvions éviter d’ébruiter que la République envoie des agents secrets, ce serait une bonne chose. En tout cas, pour le moment, les leaders du chaos sont tombés, et autant attendre un peu avant de taper encore dans la fourmilière.
Là, au moins, pas de mensonges. Je sais que ça paraît dingue, mais c’est une réalité. Tant que je tiens tout ce petit monde éloigné les uns des autres, tout ira bien. Sauf si la République arrive avec ses gros sabots. J’ai déjà eu du mal à me faire accepter…
- Concernant la raison de votre venue, je ne peux pas vous avancer plus que ça. N et moi avons pris d’assaut la prison avec les émeutiers, nous avons sorti des prisonniers de là-bas qui étaient liés au Leader. Je suis partie en première pour confronter Despher, en laissant soin à N de nettoyer tout le reste. Sauf que les émeutes n’avaient pas arrêté, et ils étaient tellement enragés qu’ils ont cramé pas mal de bâtiments en ville. Dont celui où était N. Quand je suis retournée voir sur place, il ne restait plus que des cendres, et aucune trace de N.
Mon petit mensonge prenait de sacrées proportions. Normalement, j’avais fait le nécessaire. On ne pouvait pas me retrouver sur les caméras, les enregistrements avaient été supprimés soit par N, soit par mes soins. Mais bon. Est ce qu’un mensonge de plus me pèserait sur la conscience ? Sûrement pas.
Je finis par tourner la tête vers Lekkus. Loin d’être stressée, elle me regarde dans les yeux. Et avec un joli sourire.
- Erys ? Erys !
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Post n°23
Auteur : Super PNJEn entrant dans le bureau, Abel fut surpris par l'apparence de la jeune femme, elle aurait pu sembler svelte et vulnérable si deux blasters ne pendaient pas à sa ceinture , elle avait aussi laissé en évidence son sabre laser tout un symbole; c'était clairement une personne à ne pas sous estimer...
Pas comme la Twil'eck qui semblait plus une groupie qu'une soldat d'élite, il suffisait d'observer son regard quand elle était entrée dans la pièce pour s'en rendre compte. Peut être la mijaurée à lekkus s'avérerait utile finalement...
Erys lui souhaita la bienvenue en utilisant le code, elle se présenta comme membre de la garde mais aussi comme LA commandante de la milice locale, selon elle la situation était encore tendue sur Arkinnéa même si une certaine stabilité s'était finalement installée sur la planète troublée.
Elle fit une annonce encore plus surprenante, elle était chef de la milice et aussi parti prenante dans l'organigramme des révolutionnaires , elle jouait donc sur les deux tableaux, ce qui allait grandement faciliter la tâche des agents Républicains dans ce système.
Et si l'gent N s'était trompé sur son compte, en peu de temps elle avait su faire son trou dans les deux camps, les montant certainement les uns contre les autres avant de les faire collaborer.
Elle demanda également de la discrétion concernant la présence Républicaine sur la planète afin de ne pas pas remettre de l'huile sur le feu, comme si au Service Secret on avait l'habitude de se faire remarquer à une lointaine époque la devise du bureau n'était elle pas "seuls les morts ne parlent pas"?
Elle termina avec le sort de l'agent N, ils avaient du se séparer et finalement elle avait retrouvé sa planque en flemme, Kain avait confirmé la chose de son coté, on ne saurait sans doute jamais ce qu'il était advenu de l'agent de terrain Arkinnéen... son étoile serait gravée sur le mur des héros anonymes portés disparus a coté de tant d'autres au Quartier Général de Coruscant.
Mais Erys oubliait une chose, Abel n'était pas venu que pour enquêter sur la disparition de son confrère, il venait également le remplacer et suivre la situation de la planète en proie à la guerre civile. Il se devait de mettre les points sur les i:
-Je vois que vous n'avez pas chômé depuis votre arrivée adjudant.
Cependant votre mission était d'obtenir des renseignements sur les meneurs, avec la mort de Despher nous nous trouvons dans une impasse, il n'était qu'un intermédiaire, un simple pantin recruté pour l'occasion, le SSR veut des réponses et surtout trouver les commanditaires de ce coup d'état.
Vous a t'il appris quelque chose d'utile avant de mourir au moins?
Despher était bien plus qu'un pantin c'était un terroriste du Cerberus connu sous le nom d'agent God , membre de la cellule de Kessel, il avait organisé une évasion de prisonniers du bagne pour gonfler les rangs du groupe anarchiste avant de s'installer sur Nar Shadda. A la mort du Cerberus puis du 'Joker' et surtout l'arrivée au pouvoir du général Gelmir sur l'astre des contrebandiers, il avait préféré faire machine arrière et retourner sur Kessel ou il se pensait être en sécurité.
C'était avant qu'un mystérieux chasseur de tête en treillis camouflage vienne le recruter pour une dernière mission ici bas qui s'avérera fatale pour lui.
Ainsi c'était éteint l'agent God...Mais ce n'était pas une grosse perte pour la galaxie, au contraire aux yeux des renseignements Républicains.
Mais ce qu'ignorait le SSR c'était qui tirait vraiment les ficelles dans l'ombre et il avait compté sur Despher pour en apprendre plus, visiblement il faudrait recommencer à zéro...Spoiler : Spoiler
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Post n°24
Auteur : Erys TalmarkJ’écoute Abel et j’essaye de le regarder droit dans les yeux pour ne pas perdre une miette de ses expressions… Mais je suis nulle à ça. Je ne sais pas ce qu’il raconte, ni ce qu’il veut. Raaah, pourquoi tout le monde doit se cacher des choses. Il pourrait me dire ce qu’il veut vraiment, et repartir, non ? Maintenant que je suis là, il n’y a plus besoin du SSR, ce serait vachement plus simple si tout le monde ne restait pas dans mes pattes… Mais non, il me regarde bêtement, et ne me laissera pas agir comme j’en ai envie je crois. Pire que ça, je suis sûre qu’il va aller cafter à Froome… Alors autant lui donner du grain à moudre. J’inspire un grand coup quand il a fini sa tirade.
- Sans doute n’avais-je pas compris les ordres du Chevalier Topher dans ce cas. Il m’avait effectivement ordonné de trouver des renseignements sur les meneurs, chose que j’ai fait, mais je ne savais pas que ce Despher n’était pas en cavalier seul.
J’ai beau chercher dans ma mémoire, je ne trouve pas trace d’un souvenir concernant une organisation plus étendue que ça. Des anarchistes fidèles à l’ancien empereur, oui, une conspiration galactique, non…
- Quoi qu’il en soit, Agent Abel, je conçois votre déception, mais je suis une Garde Républicaine et à ce titre, je ne pouvais pas laisser autant d’innocents mourir. Despher cherchait à faire libérer ses amis afin de diriger cette planète, seul. Et surtout, il n’hésitait pas à user de la force. Quand je suis arrivée jusqu’à lui, il venait de mettre son dernier plan à exécution et de condamner les dirigeants planétaires. J’ai les enregistrements de cette exécutions.
J’ai bien conscience que c’est maigre, mais j’ai beau chercher dans mon esprit, je ne trouve pas… si. Il y a une chose.
- Il y a un détail que vous pourriez retracer. Le dernier homme qu’il voulait amener était également issu de Kessel, son nom était A‘sharad, un Falleen. Mais pour le sortir de Kessel, il fallait forcément une autorisation, non ? Si vous trouvez celui qui l’a signée, ou pour qui il l’a signée, vous aurez avancé.
Je finis par me rejeter en arrière dans mon siège en tambourinant des doigts sur la table. Je pense qu’il voit largement mon agacement et mon envie de régler ce souci. Je ne sais même pas comment j’aurais pu obtenir des informations de toute façon, je ne suis pas du SSR, moi… Quoique. Je tourne mes yeux vers Nymeia qui me sourit et me demande l’autorisation muette de parler, que je lui accorde d’un signe de tête.
- Agent, il y a autre chose. C’est ici même qu’Erys a combattu Despher. Aujourd’hui, et jusqu’à preuve du contraire officiellement, c’est l’Agent God qui en est sorti vivant. Personne ne l’a vue sortir du bureau, que je sache, et elle a passé une communication avec la voix modifiée… Aussi, beaucoup de monde n’est pas encore au courant, c’est sans doute le cas en dehors d’Arkinnea. Peut-être y a-t-il quelque chose à creuser de ce côté. Et enfin, il y a son second… Le Lieutenant Aster. Il est véhément à son égard. Je peux peut-être lui soutirer quelques informations, si il sait quoi que ce soit.
Lekkus me surprendra toujours, je crois. Mais ça me plaît. Et j’espère surtout que ça plaira à Abel. Je finis par me redresser pour me diriger vers l’écran géant qui a servi à Despher pour voir les autres se faire balancer dans le vide…
- Il y a une dernière possibilité, mais je n’y crois pas. Il faudrait demander à Shayn’a comment elle est arrivée en haut de la pyramide de sa cellule, et à quel point le Leader y était pour quelque chose. Avec un peu de chance, nous pourrions déceler des changements de pratiques entre Despher et un éventuel prédécesseur ?
Je me retourne vers Abel et Nymeia. Et maintenant ? Je peux aller dormir ?