Poison d'effroi - La traque
-
Post n°16
Auteur : John HarveyLes débris jonchant le sol et les peintures murales rappelaient la jeunesse de Harvey sur Nespis VIII. Toutefois, le tireur d’élite ne se laissa pas aller dans cet élan nostalgique et se contenta d’observer d’un oeil méfiant chaque ruelle sombre, près à réagir au moindre imprévu. Rapidement, Hohn avait du développer ce sens aigu de l’observation, afin d’éviter de finir une vibrolame dans le dos, éborgné par un tir ou tout simplement refroidi par l’un de ses homologues rivaux. Visiblement, le même type d’activité semblait animer la vie de ce quartier de Metellos.
John s’était contenté d’un acquiescement suite aux conseils de leur guide. À vrai dire, il se moquait un peu des sautes d’humeur éventuelles de leur point de contact. Le mercenaire voulait régler cette affaire au plus vite, comme tout le monde. Ils entraient, négociaient et ressortait. C’était tout aussi simple que ça. Bon, même lui ne croyait pas à l’efficacité de ce plan d’action. Mais il y avait fort à parier que le Johnny était d’aussi mauvaise humeur que le parrain qui les attendait. Ça aurait au moins le mérite d’écourter les négociations, quitte à les rendre plus explosives.
Harvey fut le dernier à entrer dans le speeder-van. Il y avait plusieurs raisons à cela : la galanterie, tout d’abord. Il n’allait pas se permettre de rentrer avant Liloo. Dans le monde de la pègre, les bonnes manières étaient quelque chose de rare et, par conséquent, de valeur. La deuxième raison était que le Besalisk avait vu juste, John s’était vu confier la mission. C’est pourquoi il voulait s’assurer que tout le monde était bien présent. Enfin, il appréciait être le plus proche de la sortie. Non pas pour prendre les jambes à son cou en cas de pépin, mais parce que ça lui permettait de voir le paysage et, donc, de vérifier les environs. Harvey passa d’ailleurs le trajet à observer la ville défiler derrière eux.
Enfin, voilà la cantina. L’ensemble de sons stridents et insupportables fait office de musique. Ça faisait longtemps que John n’avait pas entendu une si douce mélodie. Mais peu importe, il était concentré sur sa mission. Laissant les autres s’arranger pour faire entrer ou non le bête de Liloo à l’intérieur de la cantina, Harvey préfère s’y engouffrer immédiatement. Inutile de perdre un instant de plus avec l’égo surdimensionné d’un subordonné. Il est temps de parler affaire. Avant même qu’il ait le temps de dire “ouf”, voilà que le guide et Bragg avaient disparu. Maintenant, harvey se retrouvait au milieu d’une horde de danseurs (pas très clean). Lui, dans son imperméable et avec son corps rigide, contrastait fortement avec son environnement. Néanmoins, les gens ne faisaient pas attention à lui. Il avait droit à quelques regards courroucés mais, rapidement, les indignés retournaient à leurs transes, se contentant alors d’ignorer le rabat-joie, impassible et immobile. Le chasseur de primes essayait tant bien que mal à traverser cette foule pour trouver celui qui était sensé être leur contact. Quelles informations avait-il à son sujet ? Aucune, si ce n’est son tempérament sanguin. Enfin, il ne devait pas être le seul, ici. Pensif, Harvey glissa un nouveau cure-dent dans sa bouche, tout en continuant son enquête. Il se contentait de passer entre les ivrognes, les drogués et les danseurs et d’observer d’un regard neutre la faune hétéroclite dans laquelle il venait de se plonger.
Jusque-là, il restait bredouille. Ses collègues, qui avaient disparu dès leur entrée dans la cantina, étaient-ils plus chanceux que lui ? Non. S’ils avaient trouvé le contact, John le saurait déjà. Il ne serait pas surpris que leur rencontre avec lui se fasse de manière légèrement remarquée. Bon, aux grands mots les grands remèdes. S’ils ne parvenaient pas à venir jusqu’au contact, c’était à ce le faire venir jusqu’à aux chasseurs de primes. Alors que John s’appêtait à tirer dans l’enceinte la plus proche pour faire descendre un peu le niveau sonore (et alerter toute la populace que les envoyés de la Guilde avaient daigné pointer le bout de leur nez), ce fut un autre tir de blaster qui retentit.
Ah, voilà le petit urluberlu qu’ils étaient venus rencontrer. C’était donc un dug hargneux et aussi éloquent que les voyous de son niveau. Petit et sonore. Restait à voir si l’animal mordait aussi violemment qu’il aboyait.
La question du dug n’en était pas réellement une. Mais au vu du blanc qui suivit sa dernière remarque, il attendait visiblement une réaction de la part des chasseurs de primes. John, au centre de la cantina, était le plus proche du sac de nerfs. Il se contenta d’observer les environs, son regard balayant la petite troupe armée jusqu’aux dents, les badauds avides de savoir s’ils devaient prendre leurs jambes à leurs cous, prendre part à la rixe à venir, ou si tout allait bientôt rentrer dans l’ordre. Il localisa également deux des membres de l’équipe, Bragg et Ash, devant un box VIP. Voyant que ni l’un ni l’autre ne s’apprêtaient à répondre, Harvey constata que la tâche lui revenait. Or, il n’avait aucune idée de la réponse. Il n’y avait jamais de bonne réponse à ce type de question. Las et aucunement inspiré pour commencer les formalités d’usages (car il s’agissait-là d’un simple “Bonjour, comment allez-vous?” version barons du crime), John se contenta de jouer une carte qui avait déjà fait ses preuves plus tôt dans la soirée. Il retira lentement son cure-dent de la bouche, planta son regard dans celui du petit agité et répondit :
- Le vornskr.
Le nom de l’animal entraîna un murmure de terreur dans l’assemblée. Le dug, jusque là agité, sembla se figer d’effroi, peu rassuré. Sentant que sa réplique manquait d’explications, Harvey leva les yeux au ciel avant d’ajouter :
- Si vous nous liquidez tous, qui pourra calmer la bête ?
Un lourd silence s'installa. Inébranlable, Harvey dévisagea longuement le dug et, lentement, remis le cure-dent dans sa bouche.Spoiler : HRP
-
Post n°17
Auteur : Bragg StormdaneAlors que Bragg semblait occupé à fouiller les cabines, en compagnie de Ash, un tir traversa les airs et vint se planter au plafond, faisant sursauter le jeune chasseur de primes. Il se tourna, et regarda de droite à gauche, tandis qu'il régnait un silence de mort. Il baissa finalement les yeux et remarqua une créature, petite, et hargneuse ; un dug. Il fronça les sourcils, visiblement perplexe. Il avait beau être un dug, il semblait vraiment énervé.
« Alorrrs... C'est vous. »
Sous son casque, les yeux du mandalorien s’écarquillèrent.
« Non, non, non ... Attendez, c'est ... vous la personne qu'on doit trouver ? D'Esko ?»
Il semblait réellement étonné. On dirait bien qu'il avait suffit de faire un peu de raffut pour accomplir en un rien de temps leur objectif. Il n'allait pas s'en plaindre ...
« Vous n'faites pas que de manquer le timing, vous venez aussi foutre le bazar dans mon club... Ah… ahah. Donnez moi une seule bonne raison de ne pas vous saigner là, tout de suite ! »
Bragg haussa les épaules. Il s'apprêta à répondre, mais son chef d'équipe fut plus rapide. Il leur expliqua clairement que vornskr deviendrait un réel problème si on les tuait, « là, maintenant » comme dirait l'autre. Celui-ci prit ensuite le relais d'une tout autre manière. Bragg leva prestement son blaster en direction du dug, prêt à appuyer sur la gâchette, ignorant les larbins qui avaient certainement réagi.
« Parce que vous mourrez si vous en donnez l'ordre.»
Il sourit derrière sa visière teintée.
« Nous sommes venu discuter. Je n'ai pas l'humeur pour me faire tuer dans un endroit tel que celui-ci, et je hais particulièrement les personnes dans votre genre, prêtes à imposer leur petite autorité aux autres. Alors, vous allez dire à vos hommes de baisser les armes, sinon je vous troue de part en part, et je vous apporte à la bête dehors. Je suis sûr qu'elle se fera un plaisir de déchirer votre chair jusqu’à ce qu'il ne reste qu'un tas d'os luisants. Ou peut-être se contentera-t-elle simplement de votre petit coeur de ... dug.»
Bragg semblait réellement sur les nerfs. Il savait sa réaction puérile et dangereuse, mais il s'en foutait ; il n'aimait pas que l'on le menace.Spoiler : HRP
-
Post n°18
Auteur : Ash McFlyJe me tenais non loin de Bragg, en train de fouiller les divers box dédiés aux VIP. On était toujours à la recherche du ''boss''. Quand, sortie de nulle part, un tir de blaster se logea au plafond. Bragg et moi, nous nous retournâmes. Et nous vîmes, un dug, qui d'après ce qu'il disait devait être ce ''boss'' que nous recherchions. Il nous tenait en joue avec son blaster et nous menaçait de nous saigner. Alors, John qui avait ENFIN arrêté de mâchouiller son cure dent, et rappela au ''boss'' que nous n'étions pas venu seul : le vornskr. Personnellement, j'avais oublié que Liloo avait en effet amené son ''animal de compagnie''. Juste après, ce fut Bragg qui répondit au Dug. Le dug était pétrifié de peur depuis que John avait mentionné le vornskr. J'en ai profité pour me placer sur son flanc droit en passant à ras des invités et après voir dégainé mon blaster, je braqua mon arme sur sa tempe. Celui-ci tourna ses yeux dans ma direction. Je lui ai dit alors :
«Fais le moindre mouvement brusque et mes gentils camarades que tu menace te transforme en passoire. Et ton corps sera donner à notre vornskr, à mon avis, il fera bonne chair.»
Je finis par un ricanement sarcastique. Alors que le dug essayait de comprendre la situation dans laquelle il était, je lui dis, en veillant à ce que les autres ne m'entendent pas ou très mal :
«Ou ce sera moi qui profiterait de ton cœur, je me demande quel goût peut bien avoir le dug.»
Pétrifié de peur, le dug semblai baisser son pieds tenant son arme et il semblait vouloir dire quelque chose. -
Post n°19
Auteur : LyzsEsko tremble, oui, mais il tremble de colère. A l'intérieur de cet être si petit, une immense boule de rage ne demande qu'à éclater. Il n'aurait qu'à presser la gachette pour que tout le monde y laisse la peau. Peut-être que mourir ici pour emporter ces salauds avec lui en vaudrait la peine ? Certainement ! Le dug n'a pas peur de la mort. S'il était si froussard, il ne serait pas là où il en est aujourd'hui. Mais il doit agir sagement : ces abrutis ont amené un vronsk. Cette sale bête pourrait tuer un paquet de monde avant d'enfin mordre la poussière. Et ces abrutis, aussi en retard soient-ils, pourraient faire fleurir le business du dug en le débarassant d'Yjal.
Furieux, il baisse son arme et fait signe aux autres de faire de même. Il lève alors le menton pour désivager celui qui sert de boss aux imbéciles qui se trouvent devant lui.
— Bah alors ? Baissez vos flingues aussi ! J'ai pas que ça à faire ! Lance le boss Esko.
Celui-ci rumine pendant que ses sous-fifres soupirent, soulagés. La dernière discussion de ce genre avait fini en un véritable bain de sang !
Après quelques secondes passées à recoller les morceaux, Esko explique :
— J'pense que vous avez raté le coche. Les types que vous voulez chopper sont sur un gros coup et devaient quitter leurs planques pour un transfert. Là, vous aurez pas le temps de les chopper pendant le trajet. Et une fois qu'ils sont chez eux, c'est plus ou moins foutu pour vous.
Du poing, il frappe le sol.
— Si vous vous êtiez bougé le cul, on n'en serait pas là ! Maintenant, je sais pas où ils vont aller poser tous leurs explosifs.
Il regarde les chasseurs un instant. Le temps d'inspecter leur équipement, il caresse son menton tombant. Il observe et devine que sont des gros bras : ils sont probablement de ceux qui tirent avant de réfléchir, comme tous ceux de leur espèce ! Ils n'auront sûrement pas de quoi défaire l'organisation d'Yjal, mais ils pourront peut-être frapper un coup dans la fourmillière. Autant les envoyer à leur mort, ça leur apprendra à gonfler Esko.
— Bon, par contre, je sais justement où Bur'en et le twi'lek se trouvent. Du coup, si vous avez ce qu'il vous faut dans le slip, vous pouvez toujours tenter d'aller faire sauter leur planque. Ah, ah !
Le dug s'esclaffe pour mieux railler les retardataires. Il est important pour lui de bien leur montrer à quel point il n'a pas confiance en leurs capacités. Autour de lui, tous ses sous-fifres hésitants sourissent doucement. Ils ne savent pas vraiment s'ils doivent rire de concert ou non, mais certains se permettent un gloussement avant que le dug lève la main pour faire taire l'assemblée. Puis, celui-ci reprend comme si de rien n'était :
— Ca sera bien gardé, ce ne sont pas des branquignoles et ils sont du genre à être à l'heure, eux.
Il les sonde un instant. S'ils refusent, ils feront perdre du temps à tout le monde et terniront la réputation des chasseurs de primes. Cette mission est peut-être dangereuse, mais sûrement pas aussi dangereuse que d'avoir toute la guilde sur le dos. Tout sourire, il leur propose alors :
— Je vous file un datapad remplit de quelques données bien juteuses (du genre à vous dire où aller et comment y entrer). On vous passe de quoi foutre le camp, le van de Dogian par exemple. Ensuite, vous faites votre boulot. Ca vous va ?
Sans attendre, le dug se tourne vers le besalisk qui se tenait dans la foule, derrière lui.
— File tes clés, toi !
— Mais… mon van !
— Les clés, tout de suite ! Avant que j'te plombe !
Tirer sur des chasseurs de primes est risqué, mais flinguer ses propres marionettes est bien plus aisé. En déglutissant de peur, le reptilien tend une petite carte que le dug saisit d'un geste vif.
— Alors ? Relance-t-il en agitant la petite carte qu'il tient entre ses orteils.
---
HRP : Si vous prenez la carte, un sbire vous passe un datapad qui vous donnera la localisation de la planque (essayez de vous donner une bonne heure de route, mais laissez libre court à votre imagination pour le trajet/la base). La seule restriction pour cette planque, c'est que foncer = mourir. Et ça doit être évident !
Sinon, vous faites demi-tour et la mission vous passe sous l'oreille ! Fallait pas être en retard ! (regardez qui parle :p). -
Post n°20
Auteur : John HarveyMais dans quel merdier s’était-il fourré ? Tout, de A à Z, sentait la mouise. Ça sentait tellement fort les emmerdes que John, sans même s’en rendre compte, avait plissé le nez. Déjà, il était accompagné par une bande de survoltés, qui démarraient au quart de tour. Harvey n’était pas fan des brutes épaisses, même si le numéro de Ash à la sortie de la navette avait quelque chose de divertissant. Mais cette fois, il allait trop loin. Même si la diplomatie faisait partie de la longue liste de compétences dans lesquelles John avait abandonné l'idée d'exceller, il en savait suffisamment pour savoir que c’était plutôt mal vu de castagner son hôte, lorsqu’il avait la bonté de vous recevoir.
Heureusement, le dug était moins stupide qu’il n’en avait l’air. Cette boule de nerf, que Harvey détestait déjà par ses jérémiades, avait eu le bon goût de calmer ses troupes. D’un geste du menton, le tueur à gages intima à ses coéquipiers de baisser leurs armes à leur tour. Le long regard noir qu’il lança à Ash en dit long sur ses impressions.
Et voilà qu’on leur faisait encore payer leur retard. Bon sang, si ces bougres avaient été fichu de donner le lieu exact du rendez-vous, ils n’en seraient pas là. Et puis, sur le moment, peut-être que cette grande gueule de Ket Jarell aurait pu calmer les tensions ? Comment avait-il pu être aussi stupide pour se laisser coincer dans sa dernière mission ? Son air décontracté et sûr-de-lui aurait certainement débloqué la situation. John Harvey se surpris à avoir ce fil de pensées. Il n’aimait pas trop le gaillard, et n’aimait pas trop l’idée, non plus, de le considérer comme indispensable. En près de vingt ans de carrière, le natif de Nespis VIII s’en était très bien tiré sans lui ! Enfin, « très bien » n’était peut-être pas le terme approprié. Disons qu’il avait roulé sa bosse. Et, encore une fois, il allait s’en tirer sans lui. En fait, il allait tout simplement se tirer.
Ouais, c’est vrai que la mission était bien tentante. Mais Harvey devait voir les choses en face. Là, c’était une mission suicide. Et il avait déjà beaucoup donné, à ce niveau-là. Même, ça commençait à le gonfler, ces missions impossibles que lui confiaient le Gand. John était ravi d’avoir enfin pu échanger avec lui mais, visiblement, il fallait encore remettre les pendules à l’heure. Si le Gand voulait toujours de lui, il lui laissera la prochaine fois choisir la mission ou, au moins, constituer l’équipe. Parce que, se retrouver à chaque fois avec des brutes épaisses, ça conduisait toujours au même résultat : l’échec. Bien sûr, il fallait son degré de muscles de temps en temps. Mais là, un vornskr, et deux mandos fous de la gachette, c’était un peu comme laisser entrer un rancor chez un vendeur de droïdes protocolaires. Bon, d'accord, Bragg partait peut-être moins au quart de tour qu'Ash. Mais, pourquoi s’encombrer d’une équipe ? John regrettait les missions d’un autre temps, où il avait juste à exécuter des barons véreux ou des mafieux locaux. Rien de tel qu’un petit nettoyage, tranquille, depuis un immeuble délabré.
Ce n'était pas tout. Le dug expliquait clairement que, là, c’était cuit. Les chasseurs auraient du intervenir avant le transfert. Là, ça allait être tendu. Bien sûr, ils pouvaient toujours aller faire un tour pour confirmer les infos du chef de gang. Mais à quoi bon risquer sa peau pour une mission qui était perdue d’avance ?
Enfin, il n’était pas dit que John Harvey allait se rendre sans combattre ! Ils pouvaient toujours tenter un round d’observation afin de vérifier ce qu’il en était. Tous comptes faits, Harvey préférait s’assurer de lui-même des dires du dug. Après tout, il ne le connaissait pas et celui-ci pouvait très bien chercher à les rouler dans la farine. Un malfrat de cette trempe avait très certainement des intérêts placés dans toutes les affaires.
- Merci, fit John en se saisissant de la carte, dans un ton qui voulait dire tout le contraire.
Un des hommes de main se détacha du groupe de badauds pour lui remettre le fameux datapad que le dug avait évoqué. Le mercenaire s’en saisit, confia la carte à l’un de ses coéquipiers et, sans la moindre salutation, prit le chemin de la sorite. Déjà, il pianotait sur le datapad pour en récupérer les informations essentielles. Il s’installa à l’arrière du van, en espérant que l’équipe le suive sans faire trop de grabuge. Le tueur à gages transmit l’itinéraire au pilote, celui qu’il avait dessiné afin d’éviter les éventuelles sentinelles. Malgré l’animation nocturne et la dangerosité du lieu vers lequel ils se dirigeaient, aucun incident ne vint perturber le trajet. C’était suffisamment rare pour que John prenne la peine de le souligner intérieurement. La petite troupe prit soin de garer le véhicule à quelques centaines de mètres du campement supposé, afin de parcourir la fin du parcours en étant plus discret. Ainsi, ils auraient la possibilité de se séparer pour épier les environs. Car il était hors de question de foncer tête baissée !
John s’assura que tout le monde dispose de son comlink, avant de laisser le groupe se séparer pour étudier des abords différents du terrain. Liloo resta prêt du van avec son compagnon à poils. Ash et Bragg partirent d’un côté et John de l’autre. Le tueur à gages préférait les savoir ensemble : peut-être que l’un pourrait empêcher l’autre de faire des bêtises. Quant à Liloo, il valait mieux que le vornskr attire trop l’attention. Et, de ce qu’elle avait dit un peu plus tôt, il avait l’air d’avoir besoin de compagnie.
Harvey s’engouffra dans une ruelle moins bondée, devant déboucher sur le quartier général de leurs cibles. À peine eut-il posé le pied dans cette ruelle qu’il pivota sur lui-même et fit demi-tour, comme si de rien n’était. Il marcha d’un pas pressé, pour s’éloigner le plus possible de la base. En un coup d’oeil, il avait constaté que l’équivalent d’une patrouille semblait stationner devant une simple porte métallique. Même en réunissant tous les chasseurs de primes, ce ne serait pas possible d’entrer par là sans donner l’alerte. Une fois suffisamment éloigné, John sortit de nouveau le datapad pour vérifier les données. Doté d’une excellente mémoire, il en avait déjà enregistré bon nombre dans son esprit. Une rapide revue de ce qu’il avait déjà appris de lui avait pas suffit à voir de points faibles particuliers dans la structure. Il éplucha donc le contenu du datapad, sans rien trouver de concluant. Il retenta sa chance en allant examiner d’autres entrées mais, là encore, elles étaient trop bien gardées. Le chasseur de prime devait se rendre à l’évidence : il n’était pas prêt d’entrer dans la base de leur cible. De leur côté, Bragg et Ash n’avaient pas rencontré plus de succès.
John n’était pas du genre à abandonner. Mais il avait construit sa réputation autour d’une chose simple : sa capacité à refuser les cas désespérés. Et là, de toute évidence, c’en était un. Si les autres voulaient s’amuser à se faire rôtir la cervelle par un Twi’leck mal luné, qu’ils y aillent ! Mais Harvey prévoyait de retourner à Dantooine. Il préférait encore affronter la colère du Doyen qu’une horde de malfrats retranchés dans une citadelle impénétrable.
Ne pouvant cacher sa déception, le meneur du groupe reprit le chemin du van. D’un ton déçu, il annonça dans son comlink:
- On décolle. -
Post n°21
Auteur : Bragg StormdaneMalgré tous les reproches qu'on aurait pu lui faire, notamment sur ses tendances suicidaires -qui ne faisait pas bon ménage avec son métier- et son impulsivité, on ne pouvait pas nier que le jeune homme avait un certain talent pour intimider les "petites personnes". Néanmoins, le chasseur de primes ne se faisait pas d'idée. Son armure y était pour beaucoup ; menaçante et quelque peu imposante. Sans cela, il aurait eu beaucoup plus de mal pour exercer son petit numéro, que aucuns auraient certainement dit puéril. Il ne pouvait pas le nier. Pour revenir au moment présent, le garçon accueillit la réponse de leur hôte avec satisfaction, baissant son arme au même moment que les hommes de main qui les braquaient encore quelques secondes plus tôt. Il garda cependant son pistolet laser contre sa cuisse, au cas où la situation devrait s'envenimer de nouveau. Alors, il serait prêt pour trouer des têtes, et brûler quelques impudents. S'ensuivirent quelques explications sur leur mission. C'est d'ailleurs à ce moment-là -comme tout le monde- qu'il apprit qu'ils avaient manqué de peu leurs cibles, et le convoi qui venait avec, comme quoi c'était de leur faute. Bah ! Qu'il aille se faire foutre le nabot ! On put voir le jeune homme secouer la tête de droite à gauche. Dire que c'était sa deuxième mission, et qu'ils l'avaient déjà échoué, alors qu'elle n'était même pas encore commencée ! Mais il y avait encore un peu d'espoir. Si leurs cibles étaient bien rentrés dans leur planque, ils pouvaient toujours faire une petite descente, et procéder à une extraction, rapide et efficace. Tant qu'il y avait une paye derrière, il y avait toujours moyen ...
Leur chef d'équipe s’avança alors pour saisir la carte que leur tendait le dug. Une carte qui leur permettrait, d'après cette petite merde ambulante, de rentrer dans la base des malfrats. Bien que cette mission semblait maintenant, un peu hum ... dure -doux euphémisme-. Il préférait presque rentrer dans une planque, et potentiellement se faire canarder jusqu'à ce que toute sa chair se détache de ses os, plutôt que d'avoir la guilde sur le dos, et ternir sa réputation de chasseur de primes, par la même occasion. Après, s'il n'y avait vraiment -absolument- aucun moyen de remplir le contrat, alors il n'hésiterait pas à rentrer à la base, une excuse bien trouvée en tête, en compagnie de ses coéquipiers. Ainsi ils quittèrent les lieux. Ils prirent le van qui leur avait été prêté, et commencèrent leur trajet vers la planque. L'atmosphère dans le véhicule sembla alors bien sombre, à l’œil de Bragg.
Le groupe se posa à une centaine de mètres de la cachette de leurs cibles. Chacun vérifia s'il avait son comlink, avant de se séparer dans les rues de Metellos, sans plus de cérémonie. Le jeune homme fut suivi de près par Ash, avec lequel il faisait équipe. Il soupçonnait fortement qu'on les avait mis ensemble pour leur capacité physique, et leur caractère commun. Ils traversèrent plusieurs ruelles, cachés dans les ombres que leur procuraient les piètres bâtiments du quartier. Une poignée de minutes plus tard, ils purent apercevoir une porte blindée -tout comme leur meneur, à un tout autre endroit- gardée par une flopée de gardes, pour la plupart bien armés. Toujours caché par les ombres, il se mit en quête d'une autre entrée. Ils pourraient potentiellement s'infiltrer par le toit, et trouver une bouche d'aération, un conduit, n'importe quoi. Ils pouvaient aussi faire exploser une partie du toit, et procéder rapidement. Cela comportait son lot de difficultés, mais il n'y avait pas vraiment d'autres choix. Alors qu'il comptait continuer son inspection, afin de trouver un endroit peu surveillé sur la structure de l'édifice, là où il pourrait grimper à l'aide de son grappin, il entendit une voix sortir de son comlink ; "On décolle."
Le mandalorien poussa un long soupir, qui en disait long sur ce qu'il ressentait, avant d'approcher sa bouche de son comlink.
"Attendez, Harvey. J'aimerais tenter un truc. Je tiens simplement à inspecter le toit. Si on ne trouve rien de concluant, alors nous partirons. Venez me rejoindre. Je vous transmets mes cordonnés."
Et il attendit, son regard vaquant d'un endroit à l'autre. Quoi qu'on puisse en dire de cette mission, il allait tenter de s'infiltrer. S'il ne réussissait pas, tant pis ; ils seraient simplement des boulets pour la guilde. -
Post n°22
Auteur : John HarveyJohn retint un soupir d’agacement. La voix de Bragg venait de retentir dans son comlink. Voilà qui n’arrangeait pas son humeur déjà morose. Juste devant lui se trouvait le van du Besalisk. Le mercenaire interrompit son mouvement, le bras tendu vers le véhicule, symbole de sa délivrance. Il n’était plus qu’à quelques centimètres de l’engin qui allait le ramener jusqu’au vaisseau qui allait le ramener jusqu’à Dantooine qui allait le ramener jusqu’à… jusqu’au bureau de DOnOs. Harvey émis un bref son, toujours le bras tendu, alors qu’il poursuivait sa réflexion. Cela en valait-il réellement la peine ? Il était resté en vie en étant suffisamment malin pour éviter les guêpiers comme celui-ci. Il n’allait certainement pas céder parce qu’un gamin lui disait que, peut-être, avec un peu de chances, ils auraient moyen de berner les gardes. En plus, John avait appris à ne pas se fier aux apparences. Et les apparences montraient que Bragg n’avait pas l’air d’un abruti. Même s’il avait un côté brut de décoffrage, il paraissait un peu plus raffiné que l’autre tête-brûlée, Ash. Peut-être avait-il réellement une piste ? Peut-être était-il parvenu à déjouer les apparences et qu’il disposait d’un tuyau solide sur les toits ?
Les yeux clairs du mercenaires contemplèrent, quelques instants, le van délabré. Le vieil engin, à moitié rouillé, était attrayant pour la première fois. Jusque là, John y avait à peine prêté attention, ne se demandant même pas s'il allait parvenir à les traîner jusque là où il devait emmener la petite troupe. Mais, maintenant, alors que Harvey s'approchait de la sortie, alors qu'il amorçait son départ de la planète, le véhicule regagnait toute sa splendeur. C'est lui, bringuebalant, qui était sensé ramener tout ce beau monde loin de cette forteresse regroupant des individus armés jusqu'aux dents. Dans sa coque cabossée, le van avait quelque chose d'inspirant, de réconfortant. Le véhicule ne payait pas de mine, mais il avait déjà fait ses preuves. Et John savait éperdument que l'engin pouvait les trainer jusqu'à leur vaisseau. Il était là, immobile, et n'attendait plus qu'eux. Il suffisait juste de mettre le contact et de...
Dans un grognement contenant un cri de frustration, John serra le poing, qu’il orienta vers le ciel, dans une revendication quasi-muette. Il sentait qu’il allait regretter ce choix mais, après tout, ils avaient été dépêchés ici pour une mission. Il aurait dû la refuser dans le QG de DOnOs ! Sans même prêter attention à Liloo et sa bête féroce, Harvey fit demi-tour sans mot dire. Il examina son datapad afin d’enregistrer les coordonnées du point de rendez-vous. Il murmura dans son comlink: « J’arrive ».
Chemin faisant, John s’interrogeait sur le plan que pouvait bien avoir Bragg. Avait-il vu quelque chose de particulier ? Harvey réfréna sa curiosité : il préférait aborder les détails techniques en face à face. On n’était jamais trop prudent, dans ce métier.
Malgré l’heure tardive, les rues restaient bondées. Ce n’était peut-être pas le quartier le plus fréquenté de Metellos (loin de là), mais y avait quand-même pas mal de personnes. John devait jouer des coudes pour progresser. Il voulut ranger dans l’une des poches de son manteau le datapad que lui avait remis le dug mais une idée lui traversa l’esprit. Si Bragg avait vu quelque chose que Harvey avait raté, c’était certainement parce que le tueur à gages avait passé trop de temps le nez rivé sur son écran. Peut-être n’en avait-il plus besoin ? C’était risqué, en effet, car peut-être le datapad allait-il s’avérer utile pour la suite. Peu importe, il avait une bonne mémoire, de toute façon ! Il avait pris soin de retenir l’architecture du bâtiment et les effectifs habituels. Alors que sa main s’apprêtait à lâcher le datapad pour le laisser soigneusement se faire piétiner par la foule, John se ravisa au dernier moment. Bragg avait une idée derrière la tête et peut-être aurait-il besoin d’informations complémentaires que le mercenaire n’avait pas pensé à rechercher. Il sera toujours temps de détruire le datapad plus tard.
Jouant des coudes, Harvey accéléra de nouveau le pas, pour rejoindre Bragg. Quel était son plan ? Passer par le toit était une idée tellement classique que John ne prenait plus vraiment la peine de l’envisager. Désormais, la plupart des systèmes de sécurité considéraient les systèmes de ventilation et autres dispositifs en hauteur comme de possibles voies d’intrusion. Le tueur à gages avait faillit en faire les frais sur Ondéron, lorsque des gaz toxiques s’étaient répandus dans le système de ventilation où il se trouvait. Heureusement, il avait eu le réflexe de déguerpir en vitesse.
Et puis, supposons que l’on accède aux toits. Quelle serait la suite ? Heureusement, les bâtiments du quartiers étaient étonnamment bas. Le grappin de son S-5 devrait permettre à John de se hisser là-haut. Mais comment faire pour agir en toute discrétion ? Là encore, Harvey ne serait pas surpris de découvrir des systèmes de sécurité.
Le meneur du groupe arrivait enfin au niveau de Bragg. Il espérait que son coéquipier allait lui fournir des éléments satisfaisants. Car s’il avait fait l’aller-retour pour rien, ça allait barder. Ils avaient déjà perdu assez de temps comme ça !Spoiler : Après
-
Post n°23
Auteur : Ash McFlyNous voilà dans de beaux draps ! Cela n'est que ma première mission et celle-ci prenait doucement une odeur de défaite ! Nos cibles nous ont échappé et nous devons réparer cela ! Si seulement nous n'avions pas été en retard ! Je ne pense pas que c'est de la faute de notre pilote mais plus des mauvais indications de nos commanditaires. Et voilà qu'ils nous mettent la faute sur le dos ! Sale petite vermine de dug je devrais t'abattre sur le champ ! Tu as de la chance que je ne dois pas faire de vague pour me faire bien voir du doyen !
John qui pourrait s'apparenter à notre « chef », récupère la carte et un datapad. Nous grimpons dans le van en direction de notre cible. L'itinéraire choisi par John nous permet d'éviter tout ennuis qui pourrait survenir.
Une fois arrivé, nous vérifions si tout est en ordre avec nos comlink. Il ne faudrait pas que nous n'arrivions pas à communiquer à distance ! Déjà qu'on est suffisamment dans la ***** !
Selon les conditions générale d'utilisation de votre datapad intégré dans ce casque M-42 de la firme TechHill, l'IA se permet de censurer les passages grossiers de votre journal de bord. Merci de votre compréhension ! Merci d'utiliser les produits de TechHill.
-EK qu'est-ce que c'était ?
Monsieur, ceci est un message d'information automatique. C'est la seule fonction que j'ai réussi à récupérer en me connectant à la base de données de TechHill.
-Tu n'es pas en train de me dire que tu envoie mes données personnelles à cette firme ! Au moins !
Non monsieur la connexion à la base de données ne se fait que dans un sens et la firme TechHill possède une politique sur la vie privé très stricte qui lui permet de figurer parmi les firmes les plus sécurisées et discrètes. Même si la république demanderait de fournir des données vous concernant, la firme ne fournirait qu'une réponse négative. Vos données sont accessible au public que si vous en faite la demande ou quand vous mourrez. Sauf si vous signez une close de confidentialité post-mortem disponible sur...
-C'est bon EK, veille juste à ce genre de message n'apparaisse plus. Ok ? Cela peut me déconcentrer et me coûter la vie.
Bon pendant que je réglais ce petit problème, il semblerait que John veuille qu'on se séparer pour analyser les environs et les possible manière d'intervenir. Liloo restera près du van avec son vornsk et John fera cavalier seul pendant que moi et Bragg partiront de notre côté. J'avoue que j'apprécie de plus en plus Bragg, sa manière de tenter le diable sans cesse me rappelle mon vieil ami dont je porte le casque actuellement dont j'ai adopté le même mode de conduite. Ce doit être pour cela que John nous met ensemble.
Alors que Bragg et moi examinons les moindres recoins de cette base. Nous entendons ce message provenant du comlink de John :
-'' On décolle !''
Quoi ?! Je ne peux accepter cela ! C'est ma première mission et je dois faire forte impression ! Et je ne peux donc pas laisser cette mission se finir. Mais là, par chance Bragg dit qu'il y a peut-être moyen d'intervenir en passant par le toit. Après que John est accepté, j'ajoute :
-'' John, imagine ce que va dire le doyen et surtout ce que va devenir notre réputation si nous abandonnons cette simple mission d'assassinat. Nous devons réussir et ceux par tout les moyens possible. Je sais que vu la base ça à l'air d'être compliqué et si ça se trouve ça l'est vraiment. Mais dis-toi que si l'on réussi on va pouvoir être connu et donc gagner plus de respect et de primes ! Penses-y John !''
J'espère que cela va marcher sinon j'ai de fortes chances à ce que la guilde me rejette ! -
Post n°24
Auteur : Bragg StormdaneQuelques secondes après avoir communiqué avec Harvey, Bragg s’appuya contre un mur et commença à vagabonder sur son comlink, regardant les nouvelles du jour, en attendant l’arrivée de son coéquipier. Son regard passa sur plusieurs nouvelles, plus ou moins intéressantes, alors que son apprenti semblait se démener avec son équipement. Il passa quelques minutes, et le regard du jeune homme passa finalement sur une phrase qui attira son attention ; « … arrivée des forces de la république sur Metellos … » Attiré par cette information, Bragg passa en revue l’article. Le chef d’équipe arriva sur les lieux au moment même où il terminait de lire. Voyant l’impatience dans les yeux de Harvey – et surtout son agacement - il se dépêcha d’exprimer l’idée qu’il venait à peine de germer dans son esprit.
« Il est clair que nous ne pourrons pas prendre cette base à nous trois. Nous n’avons pas les armes, ni les effectifs pour. Je pensais au départ passer par le toit, mais en y réfléchissant, c’est une solution totalement stupide et imprudente. » Il se tut un court instant avant de reprendre « Néanmoins, je peux nous apporter une solution qui nous évitera d’entrer dans ce trou à problèmes. Je viens à peine d’apprendre la venue de troupes républicaines sur le sol de Metellos. Vous pourrez vous-même en constatez … en regardant les Holonews. Je vais donc les contacter et leur expliquer ce problème. » dit-il en pointant la base des malfrats à une centaine de pas. « C’est donc mon plan. » Sans attendre de réponses, le jeune homme les contacta, comme il avait qu’il ferait. Il s’occupa de composer un court texte, se faisant passer pour un citoyen qui craignait pour sa vie, et qui avait besoin de l’aide de personne compétente afin de débarrasser son quartier de terroristes qui depuis peu s’était établis dans les environs, causant de nombreux troubles. Il envoya ensuite les coordonnées.
Espérons qu’ils viendraient.Spoiler : HRP
-
Post n°25
Auteur : Super PNJce message désignant une cible était tombé au bon moment, en esperant qu'il ne s'agissait pas d'un piège.Mais les images satellites avaient effectivement démontrée qu'il se passait des choses pas cathodiques dans ce batiment, des gardes armées, des mouvements incessants, quelqu'un se livrait à un trafic quelconque. Et ce quelqu'un allait avoir des problèmes...Suite à un énigmatique message anonyme, la surintendante Gabrielle avait décidé de passer à l'action.Son unité manquait de renseignement de la part de force de sécurité de Metellos concernant la criminalité en surface de la planète, les autorités préférant sécuriser les cités flottantes ou vivait l'aristocratie.
La surintendante avait donc décidé de frapper sur deux front, avec son unité, elle passerait par les toits, descendant les étages, tandis qu'une colonne d'assaut frapperait l'entrée principale.
Sur les toits environnants, les snipers avaient déjà pris position, et tous les gardes qui se trouvaient à extérieure étaient déjà ciblés.
A quelques clicks de las, une colonne d'engin blindés se préparait à prendre position autour du batiment, tandis que les hommes colonne d'assaut au sol se tenaient prêtes à foncer une fois les sentinelles neutralisées...
Un peu plus loin, les speeder volants de la surintendante maintenant leur vol stationnaire tous feux de position éteints.
Un message résonna dans tous les casques audio des troupes d'assaut.
H-2Les speeders se mirent donc en route, en volant à basse altitude, slalomant entre les buildings.
La colonne blindée démarra à son tour pour encercler le batiment tandis que les troupes de réserves bloquaient tous les accès du secteur.H-1
Les snipers tirèrent quasiment tous en simultanés, et la dizaine de gardes furent éliminés proprement sans même avoir le temps de se rendre compte qu'ils étaient attaqués.
Action!
Sur le toit, Gabrielle fut la première à débarquer, épauler par sa garde rapprochée, un Rodien se servit d'une pince coupante hydraulique pour faire péter la chaine qui bloquait l'accès au toit, on avait pas le temps de fouiller les cadavres à la recherche de la clé du cadenas.
Tous les blasters étaient munis de silencieux, la porte grinça légèrement, mais aucun mouvement venant de l'escalier, pour le moment ils n'étaient pas encore repérés...
Au sol, Parker protégé derrière un bouclier lourd avançait avec une vingtaine de miliciens sur ses talons, il devait laisser trente seconde à l'équipe du toit avant de faire exploser la porte blindée, ensuite ce serait terminé de l'effet de surprise.
Le Duro posa les explosifs sur les gonds de la porte, les pacificateurs reculèrent, et la porte explosa, l'homme de t^te fusil à pompe PCA entra et dégomma un humanoide surpris par l'explosion. Déjà des cris retentirent, dans les étages les gangsters se réveillaient et prenaient leur arme en hurlant des ordres contradictoires.
-Protégez la marchandise!
-Les Rép's! Fuyez!!
-Butez les!!
Les speeders volant tournèrent autour du batiment arrosant d'un feu lourd le deuxième étage avant que les pacificateurs n'y accèdent. Les snipers abattirent également les imprudents trop près des fenêtres.
La surintendante se trouvait au troisième niveau quand elle entendit la porte voler en éclats.
*C'est parti!*
Devant elle un pacificateur au casque lourd ouvrait la marche, il tomba quasi nez à nez avec un gangsters qui voulait accéder au toit, un tir entre les deux yeux et le criminel resta sur la première marche définitivement.
Puis ils commencèrent à encaisser des tirs et les premiers pacificateurs furent touchés, on jeta quelques grenades Flash pour neutraliser les poches de résistance.
Parker encaissait derrière son bouclier, le pacificateur au fusil à pompe gisait au sol maintenant et il devait prendre la tête.
Dans l'intercom on l'informait qu'un véhicule avait forcé un barrage avant de s'encastrer dans un des véhicule blindés, les trois occupants ayant été tués sur le coup.
Petit à petit la zone était nettoyée, certains gangsters préféraient se rendre plutôt que mourir sous les traits de laser Républicain.
Malheureusement les pacificateurs, mais quelques criminels avaient réussi à s'enfuir grâce à un réseau souterrain garni de tunnel, évidemment des pacificateurs étaient sur leur trace, mais c'était un vrai labyrinthe.
Gabrielle tomba sur une pièce remplie d'explosif, de quoi faire sauter le batiment , au mur il y avait des plans des cités flottantes, en plus d'être des gangsters, cette bande jouait dans la cour du terrorisme...
*Une bonne prise!*
Elle dépêcha les artificiers pour qu'ils neutralisent les quelques bombes déjà assemblées, bras sur les hanches , elle observait les démineurs agir alors qu'a coté on rassemblait les prisonniers.
Une explosion secoua soudain le batiment! Gabrielle dut s'appuyer contre le mur avant de reprendre ses esprits.
Une voix grésillante et lointaine lui répondit.
-Les fuyards ont fait sauter le tunnel! on les a perdu chef!-Troupe de réserve: quadrillez le secteur, empêchez quiconque de quitter le quartier!
l'interrogatoire des prisonniers allaient sous doute renseigner les pacificateurs sur le but de ce réseau et sur l'identité des meneurs et la cible des attentats.
Déjà on scannait les empreintes des cadavres des gangsters avant de rassembler les corps dans un speeder benne de la voirie.
Des miliciens commençaient aussi la triste besogne de placer dans les sacs mortuaires leur camarades tombés pendant l'assaut alors qu'on prodiguait les premiers soins aux blessés.
23 gangsters abattus
7 prisonniers
6 pacificateurs Kill in Action
et 19 blessés, la 3eme division s'en sortait pas si mal...
Gabrielle ordonna une dernière fouille du batiment des chiens Kath renifleurs d'explosif assistaient les artificiers.
Les documents furent appréhendés, ainsi que les explosifs neutralisés et quelques caisses de bâtons de la mort, les prisonniers pieds et poings liés, un sac sur la tête seraient transférés au Quartier Général.
La surintendante Gabrielle n'aurait plus qu'a faire son rapport à la commission de la sécurité...Spoiler : HRP
"La paix nourrit, le trouble consume"


-Fin de la mission pour la Guilde.