Poison d'effroi - La traque
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Post n°10
Auteur : Liloo Daïkoo- C'est pas comme si je m'en étais pas doutée... J'aurais dû refuser... Deux missions qu'il se fait mettre sur le banc de touche.grommela la Farghul à elle-même
Liloo regarde ses partenaires et les reptiles. Elle garde une main sur son animal qui fixe l'agitation, les réactions agressives des reptiles lui on fait redresser la tête, déjà qu'il déteste la muselière, si en plus on le braque alors qu'il n'as rien fait... La musculature puissante du canidé se contracte, il se tend clairement. Ses pattes ses raidissent et un crissement se fait entendre alors que les griffe de l'animal se clampe au sol métallique du hagard.
Les pattes arrières de l'animal se relève clairement, il amène le poids de son corps sur ses pattes avants, les écartant à peine, la posture n'est pas celle d'attaque, mais bien une posture défensive, prêt à intervenir et à esquiver si l'ordre lui en est donné.
Azuran hume l'air alentour, il sent la peur... La crainte... Il plisse légèrement d'avantage les yeux, évaluant ses adversaires. Pour lui, toutes ses formes ne sont que d'autant plus de jouets possible... Peut-être tiendront-ils plus longtemps que les derniers ? Il garde ensuite son attention sur la féline qui l'accompagne.
Il sait que tant que la main est posée, il ne doit pas agir, que temps que les mots, les son, les gestes et les phéromones ne sont pas bonne il ne doit pas bouger. Néanmoins, à cet instant... Son instinct le pousserait à bondir. En fait, si sa Farghul de partenaire n'était pas à ses côtés, il aurait sans doute déjà attaqué ces gros jouets moches et écailleux.
Anya sent rapidement la tension qui gagne son animal, le connaissant, elle prend immédiatement les mesure qui s'impose pour en garder le contrôle. Elle commence à masser la nuque de son ami avec une certaine fermeté. Elle tourne la tête vers lui et émet un claquement de langue.
Azuran tourne ses oreilles, le claquement, c'est le signe qu'il doit la regarder, l'annonce qu'elle souhaite lui parler, communiquer avec lui autrement que directement par un mot.
Et en effet, en plongeant son regard dans celui de la féline, en analysant les expressions sur son visage, il entrevoit ce qu'elle veut qu'il fasse. Seulement, pour lui, ces gros lézard immondes sont autant de menace qui pèse sur sa ''sœur'', sa gorge laisse échapper un petit grognement de protestation, il ne cache pas à la féline qu'il jouerait bien avec ces drôles de bipède...
Souriant doucement, la chasseuse de prime réprimande sans violence mais d'un ton ferme son compagnon. Elle plaque un peu ses oreilles en arrière, signe qu'elle a bien compris sa protestation.
Mais ses traits restent très doux à l'égard du canidé, ses lèvres s'entrouvre a peine alors que le sifflement du mot lui demandant de se coucher retentit.
- Kshen... lâche faiblement la jeune CDP sur un ton doux mais sec.
La queue du prédateur tique, se balançant de droite a gauche en saccade. Il a entendu le ton, la voix, le mot... Il comprend ce qu'elle attend de lui. Elle l'a toujours protégé et défendu des grands bipèdes aux armes qui brûlent... Si elle lui demande... C'est surement pour son bien.
Conforté par le massage sur sa nuque, l'animal obtempère et se couche rapidement sur ses pattes dans un mouvement fluide. Il garde ses yeux sur la boule de poils qui l’accompagne. Il aperçoit un sourire qui se dessine sur le visage de celle-ci. Ses oreilles se tournent légèrement. Elle est satisfaite apparemment, alors il reste couché...
- IL est dressé et si vraiment il vous pose un problème, j'ai de quoi ajouté une sécurité supplémentaire afin de garantir son contrôle. Lui et moi avons grandi ensemble et nous ne nous quittons presque jamais. J'ai déjà dû le laisser dans le vaisseau lors de la dernière mission... Le boss sait que je travaille avec et que nous avons passé les tests d'entrée tous les deux... Maintenant, Harvey, je m'en remets à toi... C'est toi le chef de l'expédition. Si tu veux qu'il reste ici, je le laisserais au vaisseau, j'ai pas de cage, c'est le meilleur moyen de le rendre fou.
Donc s’il doit rester plus d'un jour seul dans le vaisseau... Ce serait mieux que je reste avec. Je me vois mal lui mettre ses entrave et le laissé attacher à une chaine dans un coin du vaisseau. Si on le prend avec, il pourra être un atout, non seulement de par la crainte qu'il peut susciter, mais aussi pour ses capacité de traque... Pour le speeder, c'est un détail, j'en trouverais un qui ai un siège et le payerais de ma poche, ce ne sera pas la première fois...
Liloo marque une pause. Elle laisse quelques secondes à Harvey pour assimiler ce qu'elle vient de dire avant de reprendre.
- Donc tu décides, mais si on part pour deux jours, je devrais rester avec lui, sinon pas sure que le vaisseau décolle encore à notre retour.
Anya croise les bras. Elle à garder un ton calme et posé durent son énoncé, elle sait que son animal guette le moindre signe de tension ou de stress chez elle à cet instant. Il n’a pas compris tous les mots compliqués qu'elle a utilisé, mais le ton lui indique qu'elle n'as pas de crainte, qu'elle n'est pas tendue, alors il garde lui aussi son calme.
C'est en ça que réside le secret de ce duo pas comme les autres. Ils se connaissent si bien, le changement de posture, de ton, les sons, ils savent ce comprendre dans ce langage que seul eux parlent. Mais ils ont un défaut qui est à la hauteur de leur avantage... Tant qu'ils sont ensemble, Azuran se calque sur sa partenaire, imitant, obéissant... Mais quand ils ne sont pas ensemble, quand elle le laisse plus d'une journée, l'animal commence à stresser de ne pas savoir, il commence à tourner en rond.
Il se met a s'ennuyer, il entame à ce moment une cession de masticage compulsif des surfaces atteignables avant de finir par chercher tous les moyens possible pour sortir la rejoindre...
Le canidé reste allongé, attentif, ses oreilles bougeant au gré des bruissements qui l'entourent. Il ne fixe plus les blasters, il s'en est désintéressé. Il essaye de comprendre ce que sa sœur fait et exprime aux peaux lisses qui l’accompagnent. Il sent que quelque chose se prépare, mais ignore simplement quoi.
Liloo reste immobile, un œil sur les reptiles et Harvey, l'autre sur l'animal. Elle respecte l'autorité. C'est son chef qui va décider... -
Post n°11
Auteur : John HarveyEt voilà que tout ce petit monde se braquait à nouveau. Pourquoi Harvey avait-il affaire à des sacs de nerfs pareils ? Qu’est-ce qu’ils étaient émotifs, à réagir ainsi à la vue d’un gros matou ! John n’y connaissait absolument rien aux Vorsnkrs, mais celui qui les avait accompagnés depuis le début du trajet n’avait pas eu l’air très dangereux jusque là. Enfin, les années dans le métier avaient enseigné au mercenaire que les apparences étaient bien trop souvent trompeuse.
Quoi qu’il en soit, Harvey se retrouvait avec une crise à gérer. Une crise diplomatique, même. D’un côté, une armada de blasters braqués sur eux. La relation était plutôt mal entamée avec les lézards et les chasseurs de primes feraient certainement mieux de mettre de l’eau dans leur vin. Faire une effort et remettre la bête en cage (ou, par la force des choses, dans le vaisseau) serait un gage de bonnes volonté très apprécié des Huraloks. Les employés de la Guilde étaient là pour faire affaire, et étaient en situation de demande. Ils avaient tout intérêt à jouer le jeu des locaux. De l’autre côté, il y avait la féline qui, comme simple justification de la présence d’une telle créature dans l’équipe, s’était sentie obliger de raconter sa vie. John n’était pas très fleur bleu et ne trouvait aucun intérêt dans son histoire, celle selon laquelle les deux compagnons avaient grandi ensemble et ne pouvaient vivre l’un sans l’autre.
- Hm, fit Harvey, plongé dans son intense réflexion.
Il mâchonnât son cure-dent, avant de le saisir entre le pouce et l'index de sa main droite, pour le retirer de sa bouche. Il commença ensuite à le trifouiller mécaniquement entre ses doigts, sans même s'en rendre compte. John ne cessait de ressasser le pour et le contre de la décision qu'il avait à prendre. Il fallait reconnaître que la solution la plus sage était la coopération. Mais de qui avait-il besoin de se faire bien voir, dans l’immédiat ? Anya mettait la balle dans son camp et c’était également l’occasion pour Harvey de prendre une décision allant dans le sens de sa coéquipière. John avait bien besoin de ses talents furtifs et combatifs, qui pourraient se montrer plus qu’utiles le moment venu.
Voilà qu’il se mettait à réfléchir comme un politicien. Ce n’était certainement pas pour ça qu’il était entré dans le métier ! Il préférait laisser ça à d’autre et se contenter d’effectuer les missions pour lesquelles on le payait. Là, il commençait à en avoir ras-le-bol de cette réflexion (qui leur faisait à tous perdre leur temps) et qui ne menait rien. Néanmoins, c’est d’une voix calme qu’il s’adressa aux reptiles :
- Vous nous avez dit avoir une piste. La miss a dit que c’était un pisteur. Quoi de plus logique à ce qu’il nous accompagne ?
Puis il s’adressa directement à la féline, en baissant le ton, de façon à ce qu’uniquement elle puisse l’entendre :
- Ajoute ta sécurité. On les a déjà bien chauffés comme ça. Et tu es responsable de ta boule de poil, je ne veux pas le moindre carnage.
Sa réponse avait également été motivée par des choix pragmatiques. Sur le terrain, les capacités de la bête pourraient être utiles à bien des égards. Premièrement, les chasseurs de primes marquaient un peu plus leur territoire en imposant sa présence à leurs hôtes. Ensuite, elle pourrait se révéler réellement utile pour traquer et retrouver leurs cibles. Ces deux avantages compensaient le manque de discrétion que pourrait entraîner pareille créature dans une planète aussi bondée que Metellos. Il était probable que l’équipe se sépare par la suite, ce sera à Anya de gérer son matou. Et, par la suite, Harvey ne savait pas ce qui les attendait. Il valait mieux se préparer au pire : la bête pourrait être utile pour une diversion, ou pour jouer les gros bras en cas de besoin. En bref, John lui trouvait tout une panoplie d’intérêts qui compensaient largement les défauts de sa présence. Il espérait ne pas tromper dans son jugement.
Et puis, il fallait reconnaître qu’il restait un argument de poids. DOnOs avait insisté : il ne valait mieux pas que Harvey ramène la carlingue avec les sièges bousillés. -
Post n°12
Auteur : LyzsLe besalisk est crispé comme jamais. En voyant la créature prête à bondir, il écrase un peu plus ses doigts contre ses gâchettes. Il jette un rapide coup d’œil aux trois huraloks qui, eux, sont sur leurs appuis aussi. Puis, l'humanoïde poilue reprend le contrôle. D'un mot inconnu, d'un geste, elle apaise l'animal. Mais, ça ne suffit pas à convaincre les locaux. La propriétaire du vornskr a beau dire qu'elle peut le contrôler et utiliser d'autres moyens pour éviter les débordement, l'exposé sur les potentiels dégâts du vaisseau à vite fait de balayer tout les arguments de la farhul ! Cependant, l'humain au long manteau (celui qui a l'air d'être l'homme en charge) marque un point : la créature pourrait leur servir à pister le troublé. Evidemment, qu'une telle bête pourrait être utile ! Mais, si c'était si facile de les domestiquer, tout le monde en aurait !
L'imposant reptile ne sait plus quoi penser... De sa main libre, il caresse les quelques plumes perchées à l'arrière de son crâne pointu. A nouveau, il croise le regard avec ses collègues agités. Puis, il relâche un long et bruyant soupire similaire à ceux que les humains lancent lorsqu'ils se résignent à faire quelque chose qui ne leur plaît pas. Son gros corps se tasse sur lui-même à mesure que ses muscles se décontractent et qu'il souffle : il a pris sa décision. Il baisse donc ses trois blasters, les range, et fait signe aux huraloks de faire de même. Il n'a pas envie de se lancer dans un débat qui ferait perdre du temps à tout le monde.
— Ok, ok… La bête vient avec vous si vous pouvez la restreindre, mais elle ne rentre pas dans le club. A cette heure, le boss est forcément en train de calmer ses nerfs comme il peut. Si votre animal voit ça, ou que le boss voit la bête, ça va forcément tourner au vinaigre. Il aurait fallu vous pointer plus tôt !
Les trois autres reptiles, un peu moins à l'arrêt, regardent le gardien du hangar comme s'il était un fou. Le plus teigneux montre les crocs :
— Tu es un demeuré, toi !
— La ferme, vermine. C'est pas toi qui conduit. Et foutez le camp, ça vaut mieux !
Sans même leur accorder une seconde de plus, le grand trapu agite ses deux mains droites pour faire signe aux chasseurs de le suivre. La féline n'aura qu'à attacher son animal en route. Ses deux mains gauches, elles, attrapent un gros appareil gris démodé pour écraser l'un de ses boutons. La porte du hangar, bien plus large que haute, commence alors à se refermer.
Pendant que le bruit des vieux moteurs de la barrière secoue les tympans de tout le monde, le guide amène le groupe à un long couloir dont l'entrée était presque cachée par d'épais câbles et d'autres restes de vaisseaux qu'il faut enjamber pour passer. L'endroit n'est pas très bien entretenu et les bords rouillés des plaques qui composent le mur en sont témoins.
— J'vous pose et j'aurais fait ma part… Ah, et au fait, j'imagine que c'est vous le patron dans votre groupe ?
Il tourne ses petits yeux vers Harvey tout en continuant d'enjamber et d'éviter quelques caisses à outils qui traînent là.
— Faites attention à ce que vous dites au boss Esko. Je ne sais pas ce qui vous est arrivé, mais montez un truc solide pour votre retard. Il vous attendait avec impatience et, à l'heure qu'il est, il doit penser que vous avez lâché. J'espère pour vous qu'il n'a pas buté quelqu'un que je connais à cause d'un coup de colère.
Le guide, qui ne s'est pas présenté, accélère un peu plus. D'un pas plus lourd encore, il déplace sa graisse qui fait danser son épaisse peau verte. Il guide les chasseurs dans un long couloir. Par terre, de nombreux caissons ouverts servent à entreposer des pièces de vaisseaux et de speeders en vrac. On en trouve partout au sol, le besalisk en écarte parfois en les poussant du pied quand il ne marche pas simplement dessus ou ne les enjambe pas. De temps en temps le groupe arrive à des croisements, mais le guide les fait aller tout droit.
Aux endroits les plus éclairés du passage roussi par la rouille, le groupe peut voir à quel point l'endroit ne fait pas bon vivre. Dessins, graffitis, gravures vulgaires, marques de brûlures, traces de tirs blaster, des griffures et peinture jetée au hasard. Ou, est-ce du sang ? On s'y perd, avec toutes ces couleurs. Il faut dire que tous les aliens n'ont pas le sang rouge. En tous cas, c'est séché et au milieu de traces de combats qui ne datent pas de la veille.
Enfin, au fond du long et inquiétant couloir dont les lumières font à peine leur travail : l'extérieur. Sur une petite plateforme, un speeder attend. Il est massif, à l'imagine de son propriétaire. c'est une sorte de van volant dont la carrosserie fait plutôt peine. Il donne même l'impression de sortir tout droit de la casse ! Pourtant, le véhicule ne flanche qu'à peine quand l'imposant chauffeur saute à son bord. Ses répulseurs sont très puissants et le doux son de son moteur qui s'allume laisse entendre qu'il ne faut pas se fier aux apparence… La grande porte arrière s'ouvre.
— Allez, on n'fait pas plus attendre sinon c'est moi qui vais prendre.
A peine tout le monde à bord, le besalisk met les gaz, mais... tout doucement. Sa conduite, qui d'habitude est tout sauf tranquille, se retrouve bridée par un certain sentiment d'insécurité. Après tout, il y a vornskr à l'arrière ! Son moteur qui, en temps normal rugit comme un choeur de mille rancors, souffle à peine sur la voile pour faire avancer le rafiot volant. Filant à toute lenteur à travers les buildings, passant parfois à des endroits que peu oseraient emprunter tant ils sont étroits pour sa carrosserie, l'engin amène les retardataires à un niveau plus bas encore. Son trajet est comme un roller coaster qui ne remonte jamais... mais que l'on emprunte cette fois avec toute la délicatesse de la galaxie.
Plus tard, les portières s'ouvrent d'une une nouvelle plateforme, au milieux d'autres véhicules. Le chauffeur attend que tout le monde descende avant de lâcher le volant. Sa seconde main gauche quitte la crosse du blaster qu'il tenait pendant tout le voyage : la bête n'a pas attaqué, c'est déjà ça. Mais il ne laissera pas une seule occasion aux chasseurs de voler son fier speeder, on ne la lui fait pas ! Enfin, il descend et verrouille le véhicule.
— J'viens avec vous pour vous faire entrer.
Devant la petite troupe se trouve une grande allée creusée dans l'acier. Elle mène à l'entrée d'un bâtiment. D'ici, ils peuvent entendre les basses d'une musique bien plus agressive que celle que l'on passe dans les cantinas.
Arrivé devant la large porte placée sous une enseigne lumineuse à moitié éteinte, le besalisk frappe de tout son poing pour signaler qu'il est enfin là. Un petit judas d'ouvre pour présenter une paire d'yeux au groupe qui attend là. Sans avoir à échanger un mot pour se faire, l'entrée d'ouvre en son centre. D'un coup, la musique monte en volume.
Le guide prend bien soin de voir que l'on ne tente pas d'infiltrer le vornskr à l'intérieur avant de rejoindre les autres. On ne s'entendrait pas parler ici, mais il fait quelques signes au portier qui s'empresse de filer. Les lumières rouges et bleues tapissant l'endroit laissent voir de nombreux aliens écrasés à plusieurs endroits de la salle. Quelques danseuses encore sobres continuent d'amuser la galerie tandis que d'autres créatures dorment carrément par terre.
Dans l'un des blocs VIP de l'endroit se trouve un dug, le boss Esko, mais plus personne n'est là pour les guider au grand patron : le besalisk, qui n'a pas envie d'affronter la colère Esko, a disparu en traversant un petit groupe de danseurs en transe...
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HRP > Bonne chance pour trouver Esko, le besalisk a oublié de vous donner les détails et il a mystérieusement disparu.
Liloo j'imagine que tu restes sur le palier, pour le coup ! -
Post n°13
Auteur : Bragg StormdaneBragg regarda, impassible, l'altercation. Les reptiles s’excitant à la vue du compagnon de leur coéquipière, il eut le réflexe de passer sa main sur la crosse de son blaster. Leur réaction était en soi normal, mais au point de les menacer ... C'en était un peu trop. Et pour être parfaitement honnête, Bragg ne savait pas du tout ce qu'était vornskr. Non pas qu'il ne possédait aucune culture, mais sa connaissance sur les espèces de la galaxie était très moindre, chose qu'il essayerait de régler une fois la mission terminée. Du moins, s'ils étaient encore en vie et que le temps le lui permettrait. Il réfléchit, pensant qu'il faudrait peut-être intervenir avant que cela ne dégénère en bain de sang, mais il se ravisa au dernier moment, voyant Liloo s'expliquer. Néanmoins, il semblait un peu sceptique à l'idée qu'une bête puisse les accompagner durant leur mission. Surtout que, jusqu'à maintenant, le vornskr avait causé plus de mal que de bien. Pauvre Bragg, toujours dans les pires situations.
À son grand soulagement, les reptiles baissèrent leur arme, acceptant la présence de la bête en ces lieux, bien que réticents. Comme cela avait été prévu depuis le début, l'un des reptiles, qui semblaient être leur "meneur", les guida à l'intérieur du hangar, refermant la porte derrière eux en appuyant sur un bouton qu'il sortit d'on ne sait où. Leur guide - après avoir discuté avec Harvey - les mena dans un couloir dont le sol était jonché de caisse et de pièce de speeder en tous genres. N'y prêtant pas grande attention, Bragg se contentait la plupart du temps de les enjamber. C'est en avançant au fur et à mesure que le jeune homme prit conscience de l'état général des lieux. Sang - ou peinture - recouvrait les murs, et on voyait régulièrement apparaître des taches noires, couleur suie, sur lesdits murs. Bragg soupçonna - et non à tort - que ces impacts tiraient certainement leur provenance de blasters. Outre les graffitis disparates, le reste n'était que peu digne d'intérêt.
Ce fut finalement après quelques minutes à parcourir ce long couloir que le groupe déboucha sur une plateforme. En son milieu, un modèle de speeder aux allures d'un van attendait patiemment qu'on le monte. Bragg fut surpris qu'il ne flanche pas sous le poids de son conducteur, mais celui-ci se passa de tout commentaire pour ne pas vexer qui que ce soit. Ce serait malavisé de sa part. Ce tas de ferraille les emmena - non sans emprunter des chemins osés - dans un niveau plus bas encore de la planète noyau. Ils atterrirent finalement sur une nouvelle plateforme, au milieu d'autres véhicules. Les portières s'ouvrirent, laissant descendre les chasseurs de primes, tandis que le lézard verrouillait son précieux speeder. Une fois chose faite, on les guida vers une allée creusée entièrement dans l'acier qui elle-même les guida vers une cantina - ou du moins quelque chose qui s'en rapprochait.
On les fit inspecter par quelques coups d’œil par le biais d'un judas, avant de le faire rentrer, sans le vornskr et peut-être Liloo. Il n'avait pas vérifié. Sur le coup, toute son attention fut attirée par le chaos ambiant qui régnait dans la salle. L'endroit puait l'alcool et la sueur, odeur auquel il était habitué, mais ce fut surtout les nombreuses danseuses - couchés ou encore en fonction - qui firent naître en lui un certain embarras. Il se félicita intérieurement de s'être munis de son casque avant d'entrer, sans quoi, on l'aurait vu rougir. Et il n'y a rien de plus compromettant pour lui que cela. Avant qu'on ne puisse leur donner le temps de demander des indications, leur guide s'était déjà éclipsé, essayant certainement d'échapper au courroux de son patron. Visiblement un peu frustré de ce retournement de situation, Bragg - sans attendre ses camarades - s’enfonça dans la foule afin d'aller frapper à la cabine VIP la plus proche, tout en gardant une certaine forme de précaution; c'est-à-dire la main droite sur son blaster et l'autre prêt à déclencher un torrent de flamme. -
Post n°14
Auteur : Ash McFlyJournal de bord :
Je me trouve actuellement dans le speeder d'un des lézards de la dernière fois. Il nous conduit vers le ''boss Esko''. Je ne sais pas du tout qui cela peut-il être, surement un de ces petits mafieux que j'avais rencontré en prison, ceux qui profitent du marché de la chaire ou des denrées addictives et psychotropes. Des personnes admirablement perfides, des gens à qui je suis sur que mes services plairont. Il faudrait que je laisse mes coordonnées à quelques un de ces filous, ce serait le meilleur moyen de construire mon réseau de clients. Peut-être que l'un d'entre eux vends même de la viande qui satisfait mon palais !
Avant tou cela, nous avons du suivre ce gros lézard qui après avoir débattu avec ces partenaires écaillés à propos de l' ''animal de compagnie'' de Liloo. Cet animal pour moi est un atout, plus facile de repérer nos cibles mais un poids vu sa taille. Mais je voulais quand même que nous le gardions. Par chance, Harvey a réussi à les convaincre et ainsi nous avons pu continuer notre chemin vers no cibles.
On est passé dans un couloir rempli de caisses et de pièces détachées venant de divers vaisseaux. Les murs témoignaient de présence d'escarmouches, entre les traces noires de carbones des tirs perdu de blaster ou les petites tâches de sangs par ci par là. Ces murs sont rempli de graffitis, ces graffitis, eux, témoignent d'une lutte de quelques clans locales affirmant leur propriété sur ce territoire. Cela se voit surtout vu la calligraphie de certains que je pense avoir déjà vu sur des avants bras de prisonniers. Que l'univers est petits !
Je reviens donc à mon point de départ. Le speeder piloté par le lézard flotte allègrement au milieu des autres speeders. Étonnant vu l'apparence de ce véhicule qui paraît n'avoir jamais connu l'éponge d'un pompiste de station de lavage. Mais apparemment le lézard sais piloter un vieux coucou pareil. Je regarde ces quatres bras se baladaient sur le tableau de bord, tout en écoutant les petits cliquetis de l'engin volant, je trouve ce genre de son très relaxant.
Enfin, nous arrivons devant une allée de métal où nous pouvons entendre le boum boum reconnaissable des night club des grandes mégalopoles de l'univers. Nous entrons dans ce bâtiments après avoir été fouillé du regard par les vigiles de la boîte de nuit. Je balaye mon regard à travers la salle, je vois des lithoriens boire tranquillement, ou les danseuses twi'leks satisfaire le regards des mâles et femelles de la salle. Moi compris, je l'avoue, surtout la petite bleu à qui je n'aurais pas hésité à la payer pour satisfaire mes vices. La musique est infernalement forte, on s'entend à peine, impossible d'entendre vos ennemis dégainer et donc d'éviter la mort. Nous suivons le guide mais nous le perdons de vue après avoir traversé un groupes de danseurs. Je remarque que Bragg sans faire attention à nous va frapper à une cabine VIP. Sans réfléchir je fonce vers lui en écartant quelques danseurs. Il atteint un box VIP et je lui demande en faisant en sorte qu'il m'entende sans que les personnes autour de nous ne m'entendent:
''Tu crois qu'il est là cet Esko?''
HRP : je n'utilise plus le vert pour le bonheur de vos petits yeux ^^ -
Post n°15
Auteur : LyzsEntre quatre fines cloisons blanches à travers desquelles la musique n'est qu'à peine filtrée, un petit balosar au visage crasseux entre en panique. Là, tout un petit groupe d'aliens sursaute. En son milieu, un dug lève doucement le menton avant que ses yeux ne jettent des éclairs.
— Qu'est-ce que tu fous là ?! Hurle-t-il pour se faire entendre par dessus la musique.
N'osant pas crier au même niveau que son patron, le Balosar panique un peu. Il ferme les yeux et se résigne, comme s'il s'attendait à se prendre un gnon.
— Il y a des types qui fouillent partout ! Je crois qu'ils vous cherchent !
Le dug recule la tête, surpris. Puis, d'un geste de la main, il fait signe à tout le monde de se lever des petites banquettes. Dans le même geste, chacun semble sortir une arme de nulle part. Ce qui était il y a encore quelques secondes un petit carré VIP tranquille se trouve maintenant être une chambre d'execution.
— Bougez ! Ordonne le chef.
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Autour des chasseurs de primes à l'étrange comportement, on s'écarte doucement. Quand, d'un coup, c'est carrément la main d'un gros besalisk et celle d'un trandoshan qui écartement tout le monde. Ils font la place pour le petit groupe d'Esko.
Celui-ci s'avance et tente de capter l'attention des retardataires, mais le dug est petit. Enervé car on l'ignore, il lève son pied au ciel et appuie sur la gâchette. Un tir de blaster s'écrase contre le plafond : la musique s'arrête d'un coup et les derniers danseurs font de même.
— Alorrrs... C'est vous. Grogne le boss.
Il a l'air déçu, mais il refait vite preuve de hargne.
— Vous n'faites pas que de manquer le timing, vous venez aussi foutre le bazar dans mon club... Ah… ahah. Donnez moi une seule bonne raison de ne pas vous saigner là, tout de suite !
Tout le monde se regarde en silence, les murmures se taisent. On sait qu'Esko ne menace jamais à la légère.
Au fond du club, on peut entendre un ivrogne tomber de son tabouret. Le bruit surprend et crispe toute l'escouade d'aliens qui a bien failli appuyer sur la gâchette... -
Post n°16
Auteur : John HarveyLes débris jonchant le sol et les peintures murales rappelaient la jeunesse de Harvey sur Nespis VIII. Toutefois, le tireur d’élite ne se laissa pas aller dans cet élan nostalgique et se contenta d’observer d’un oeil méfiant chaque ruelle sombre, près à réagir au moindre imprévu. Rapidement, Hohn avait du développer ce sens aigu de l’observation, afin d’éviter de finir une vibrolame dans le dos, éborgné par un tir ou tout simplement refroidi par l’un de ses homologues rivaux. Visiblement, le même type d’activité semblait animer la vie de ce quartier de Metellos.
John s’était contenté d’un acquiescement suite aux conseils de leur guide. À vrai dire, il se moquait un peu des sautes d’humeur éventuelles de leur point de contact. Le mercenaire voulait régler cette affaire au plus vite, comme tout le monde. Ils entraient, négociaient et ressortait. C’était tout aussi simple que ça. Bon, même lui ne croyait pas à l’efficacité de ce plan d’action. Mais il y avait fort à parier que le Johnny était d’aussi mauvaise humeur que le parrain qui les attendait. Ça aurait au moins le mérite d’écourter les négociations, quitte à les rendre plus explosives.
Harvey fut le dernier à entrer dans le speeder-van. Il y avait plusieurs raisons à cela : la galanterie, tout d’abord. Il n’allait pas se permettre de rentrer avant Liloo. Dans le monde de la pègre, les bonnes manières étaient quelque chose de rare et, par conséquent, de valeur. La deuxième raison était que le Besalisk avait vu juste, John s’était vu confier la mission. C’est pourquoi il voulait s’assurer que tout le monde était bien présent. Enfin, il appréciait être le plus proche de la sortie. Non pas pour prendre les jambes à son cou en cas de pépin, mais parce que ça lui permettait de voir le paysage et, donc, de vérifier les environs. Harvey passa d’ailleurs le trajet à observer la ville défiler derrière eux.
Enfin, voilà la cantina. L’ensemble de sons stridents et insupportables fait office de musique. Ça faisait longtemps que John n’avait pas entendu une si douce mélodie. Mais peu importe, il était concentré sur sa mission. Laissant les autres s’arranger pour faire entrer ou non le bête de Liloo à l’intérieur de la cantina, Harvey préfère s’y engouffrer immédiatement. Inutile de perdre un instant de plus avec l’égo surdimensionné d’un subordonné. Il est temps de parler affaire. Avant même qu’il ait le temps de dire “ouf”, voilà que le guide et Bragg avaient disparu. Maintenant, harvey se retrouvait au milieu d’une horde de danseurs (pas très clean). Lui, dans son imperméable et avec son corps rigide, contrastait fortement avec son environnement. Néanmoins, les gens ne faisaient pas attention à lui. Il avait droit à quelques regards courroucés mais, rapidement, les indignés retournaient à leurs transes, se contentant alors d’ignorer le rabat-joie, impassible et immobile. Le chasseur de primes essayait tant bien que mal à traverser cette foule pour trouver celui qui était sensé être leur contact. Quelles informations avait-il à son sujet ? Aucune, si ce n’est son tempérament sanguin. Enfin, il ne devait pas être le seul, ici. Pensif, Harvey glissa un nouveau cure-dent dans sa bouche, tout en continuant son enquête. Il se contentait de passer entre les ivrognes, les drogués et les danseurs et d’observer d’un regard neutre la faune hétéroclite dans laquelle il venait de se plonger.
Jusque-là, il restait bredouille. Ses collègues, qui avaient disparu dès leur entrée dans la cantina, étaient-ils plus chanceux que lui ? Non. S’ils avaient trouvé le contact, John le saurait déjà. Il ne serait pas surpris que leur rencontre avec lui se fasse de manière légèrement remarquée. Bon, aux grands mots les grands remèdes. S’ils ne parvenaient pas à venir jusqu’au contact, c’était à ce le faire venir jusqu’à aux chasseurs de primes. Alors que John s’appêtait à tirer dans l’enceinte la plus proche pour faire descendre un peu le niveau sonore (et alerter toute la populace que les envoyés de la Guilde avaient daigné pointer le bout de leur nez), ce fut un autre tir de blaster qui retentit.
Ah, voilà le petit urluberlu qu’ils étaient venus rencontrer. C’était donc un dug hargneux et aussi éloquent que les voyous de son niveau. Petit et sonore. Restait à voir si l’animal mordait aussi violemment qu’il aboyait.
La question du dug n’en était pas réellement une. Mais au vu du blanc qui suivit sa dernière remarque, il attendait visiblement une réaction de la part des chasseurs de primes. John, au centre de la cantina, était le plus proche du sac de nerfs. Il se contenta d’observer les environs, son regard balayant la petite troupe armée jusqu’aux dents, les badauds avides de savoir s’ils devaient prendre leurs jambes à leurs cous, prendre part à la rixe à venir, ou si tout allait bientôt rentrer dans l’ordre. Il localisa également deux des membres de l’équipe, Bragg et Ash, devant un box VIP. Voyant que ni l’un ni l’autre ne s’apprêtaient à répondre, Harvey constata que la tâche lui revenait. Or, il n’avait aucune idée de la réponse. Il n’y avait jamais de bonne réponse à ce type de question. Las et aucunement inspiré pour commencer les formalités d’usages (car il s’agissait-là d’un simple “Bonjour, comment allez-vous?” version barons du crime), John se contenta de jouer une carte qui avait déjà fait ses preuves plus tôt dans la soirée. Il retira lentement son cure-dent de la bouche, planta son regard dans celui du petit agité et répondit :
- Le vornskr.
Le nom de l’animal entraîna un murmure de terreur dans l’assemblée. Le dug, jusque là agité, sembla se figer d’effroi, peu rassuré. Sentant que sa réplique manquait d’explications, Harvey leva les yeux au ciel avant d’ajouter :
- Si vous nous liquidez tous, qui pourra calmer la bête ?
Un lourd silence s'installa. Inébranlable, Harvey dévisagea longuement le dug et, lentement, remis le cure-dent dans sa bouche.Spoiler : HRP
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Post n°17
Auteur : Bragg StormdaneAlors que Bragg semblait occupé à fouiller les cabines, en compagnie de Ash, un tir traversa les airs et vint se planter au plafond, faisant sursauter le jeune chasseur de primes. Il se tourna, et regarda de droite à gauche, tandis qu'il régnait un silence de mort. Il baissa finalement les yeux et remarqua une créature, petite, et hargneuse ; un dug. Il fronça les sourcils, visiblement perplexe. Il avait beau être un dug, il semblait vraiment énervé.
« Alorrrs... C'est vous. »
Sous son casque, les yeux du mandalorien s’écarquillèrent.
« Non, non, non ... Attendez, c'est ... vous la personne qu'on doit trouver ? D'Esko ?»
Il semblait réellement étonné. On dirait bien qu'il avait suffit de faire un peu de raffut pour accomplir en un rien de temps leur objectif. Il n'allait pas s'en plaindre ...
« Vous n'faites pas que de manquer le timing, vous venez aussi foutre le bazar dans mon club... Ah… ahah. Donnez moi une seule bonne raison de ne pas vous saigner là, tout de suite ! »
Bragg haussa les épaules. Il s'apprêta à répondre, mais son chef d'équipe fut plus rapide. Il leur expliqua clairement que vornskr deviendrait un réel problème si on les tuait, « là, maintenant » comme dirait l'autre. Celui-ci prit ensuite le relais d'une tout autre manière. Bragg leva prestement son blaster en direction du dug, prêt à appuyer sur la gâchette, ignorant les larbins qui avaient certainement réagi.
« Parce que vous mourrez si vous en donnez l'ordre.»
Il sourit derrière sa visière teintée.
« Nous sommes venu discuter. Je n'ai pas l'humeur pour me faire tuer dans un endroit tel que celui-ci, et je hais particulièrement les personnes dans votre genre, prêtes à imposer leur petite autorité aux autres. Alors, vous allez dire à vos hommes de baisser les armes, sinon je vous troue de part en part, et je vous apporte à la bête dehors. Je suis sûr qu'elle se fera un plaisir de déchirer votre chair jusqu’à ce qu'il ne reste qu'un tas d'os luisants. Ou peut-être se contentera-t-elle simplement de votre petit coeur de ... dug.»
Bragg semblait réellement sur les nerfs. Il savait sa réaction puérile et dangereuse, mais il s'en foutait ; il n'aimait pas que l'on le menace.Spoiler : HRP
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Post n°18
Auteur : Ash McFlyJe me tenais non loin de Bragg, en train de fouiller les divers box dédiés aux VIP. On était toujours à la recherche du ''boss''. Quand, sortie de nulle part, un tir de blaster se logea au plafond. Bragg et moi, nous nous retournâmes. Et nous vîmes, un dug, qui d'après ce qu'il disait devait être ce ''boss'' que nous recherchions. Il nous tenait en joue avec son blaster et nous menaçait de nous saigner. Alors, John qui avait ENFIN arrêté de mâchouiller son cure dent, et rappela au ''boss'' que nous n'étions pas venu seul : le vornskr. Personnellement, j'avais oublié que Liloo avait en effet amené son ''animal de compagnie''. Juste après, ce fut Bragg qui répondit au Dug. Le dug était pétrifié de peur depuis que John avait mentionné le vornskr. J'en ai profité pour me placer sur son flanc droit en passant à ras des invités et après voir dégainé mon blaster, je braqua mon arme sur sa tempe. Celui-ci tourna ses yeux dans ma direction. Je lui ai dit alors :
«Fais le moindre mouvement brusque et mes gentils camarades que tu menace te transforme en passoire. Et ton corps sera donner à notre vornskr, à mon avis, il fera bonne chair.»
Je finis par un ricanement sarcastique. Alors que le dug essayait de comprendre la situation dans laquelle il était, je lui dis, en veillant à ce que les autres ne m'entendent pas ou très mal :
«Ou ce sera moi qui profiterait de ton cœur, je me demande quel goût peut bien avoir le dug.»
Pétrifié de peur, le dug semblai baisser son pieds tenant son arme et il semblait vouloir dire quelque chose. -
Post n°19
Auteur : LyzsEsko tremble, oui, mais il tremble de colère. A l'intérieur de cet être si petit, une immense boule de rage ne demande qu'à éclater. Il n'aurait qu'à presser la gachette pour que tout le monde y laisse la peau. Peut-être que mourir ici pour emporter ces salauds avec lui en vaudrait la peine ? Certainement ! Le dug n'a pas peur de la mort. S'il était si froussard, il ne serait pas là où il en est aujourd'hui. Mais il doit agir sagement : ces abrutis ont amené un vronsk. Cette sale bête pourrait tuer un paquet de monde avant d'enfin mordre la poussière. Et ces abrutis, aussi en retard soient-ils, pourraient faire fleurir le business du dug en le débarassant d'Yjal.
Furieux, il baisse son arme et fait signe aux autres de faire de même. Il lève alors le menton pour désivager celui qui sert de boss aux imbéciles qui se trouvent devant lui.
— Bah alors ? Baissez vos flingues aussi ! J'ai pas que ça à faire ! Lance le boss Esko.
Celui-ci rumine pendant que ses sous-fifres soupirent, soulagés. La dernière discussion de ce genre avait fini en un véritable bain de sang !
Après quelques secondes passées à recoller les morceaux, Esko explique :
— J'pense que vous avez raté le coche. Les types que vous voulez chopper sont sur un gros coup et devaient quitter leurs planques pour un transfert. Là, vous aurez pas le temps de les chopper pendant le trajet. Et une fois qu'ils sont chez eux, c'est plus ou moins foutu pour vous.
Du poing, il frappe le sol.
— Si vous vous êtiez bougé le cul, on n'en serait pas là ! Maintenant, je sais pas où ils vont aller poser tous leurs explosifs.
Il regarde les chasseurs un instant. Le temps d'inspecter leur équipement, il caresse son menton tombant. Il observe et devine que sont des gros bras : ils sont probablement de ceux qui tirent avant de réfléchir, comme tous ceux de leur espèce ! Ils n'auront sûrement pas de quoi défaire l'organisation d'Yjal, mais ils pourront peut-être frapper un coup dans la fourmillière. Autant les envoyer à leur mort, ça leur apprendra à gonfler Esko.
— Bon, par contre, je sais justement où Bur'en et le twi'lek se trouvent. Du coup, si vous avez ce qu'il vous faut dans le slip, vous pouvez toujours tenter d'aller faire sauter leur planque. Ah, ah !
Le dug s'esclaffe pour mieux railler les retardataires. Il est important pour lui de bien leur montrer à quel point il n'a pas confiance en leurs capacités. Autour de lui, tous ses sous-fifres hésitants sourissent doucement. Ils ne savent pas vraiment s'ils doivent rire de concert ou non, mais certains se permettent un gloussement avant que le dug lève la main pour faire taire l'assemblée. Puis, celui-ci reprend comme si de rien n'était :
— Ca sera bien gardé, ce ne sont pas des branquignoles et ils sont du genre à être à l'heure, eux.
Il les sonde un instant. S'ils refusent, ils feront perdre du temps à tout le monde et terniront la réputation des chasseurs de primes. Cette mission est peut-être dangereuse, mais sûrement pas aussi dangereuse que d'avoir toute la guilde sur le dos. Tout sourire, il leur propose alors :
— Je vous file un datapad remplit de quelques données bien juteuses (du genre à vous dire où aller et comment y entrer). On vous passe de quoi foutre le camp, le van de Dogian par exemple. Ensuite, vous faites votre boulot. Ca vous va ?
Sans attendre, le dug se tourne vers le besalisk qui se tenait dans la foule, derrière lui.
— File tes clés, toi !
— Mais… mon van !
— Les clés, tout de suite ! Avant que j'te plombe !
Tirer sur des chasseurs de primes est risqué, mais flinguer ses propres marionettes est bien plus aisé. En déglutissant de peur, le reptilien tend une petite carte que le dug saisit d'un geste vif.
— Alors ? Relance-t-il en agitant la petite carte qu'il tient entre ses orteils.
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HRP : Si vous prenez la carte, un sbire vous passe un datapad qui vous donnera la localisation de la planque (essayez de vous donner une bonne heure de route, mais laissez libre court à votre imagination pour le trajet/la base). La seule restriction pour cette planque, c'est que foncer = mourir. Et ça doit être évident !
Sinon, vous faites demi-tour et la mission vous passe sous l'oreille ! Fallait pas être en retard ! (regardez qui parle :p). -
Post n°20
Auteur : John HarveyMais dans quel merdier s’était-il fourré ? Tout, de A à Z, sentait la mouise. Ça sentait tellement fort les emmerdes que John, sans même s’en rendre compte, avait plissé le nez. Déjà, il était accompagné par une bande de survoltés, qui démarraient au quart de tour. Harvey n’était pas fan des brutes épaisses, même si le numéro de Ash à la sortie de la navette avait quelque chose de divertissant. Mais cette fois, il allait trop loin. Même si la diplomatie faisait partie de la longue liste de compétences dans lesquelles John avait abandonné l'idée d'exceller, il en savait suffisamment pour savoir que c’était plutôt mal vu de castagner son hôte, lorsqu’il avait la bonté de vous recevoir.
Heureusement, le dug était moins stupide qu’il n’en avait l’air. Cette boule de nerf, que Harvey détestait déjà par ses jérémiades, avait eu le bon goût de calmer ses troupes. D’un geste du menton, le tueur à gages intima à ses coéquipiers de baisser leurs armes à leur tour. Le long regard noir qu’il lança à Ash en dit long sur ses impressions.
Et voilà qu’on leur faisait encore payer leur retard. Bon sang, si ces bougres avaient été fichu de donner le lieu exact du rendez-vous, ils n’en seraient pas là. Et puis, sur le moment, peut-être que cette grande gueule de Ket Jarell aurait pu calmer les tensions ? Comment avait-il pu être aussi stupide pour se laisser coincer dans sa dernière mission ? Son air décontracté et sûr-de-lui aurait certainement débloqué la situation. John Harvey se surpris à avoir ce fil de pensées. Il n’aimait pas trop le gaillard, et n’aimait pas trop l’idée, non plus, de le considérer comme indispensable. En près de vingt ans de carrière, le natif de Nespis VIII s’en était très bien tiré sans lui ! Enfin, « très bien » n’était peut-être pas le terme approprié. Disons qu’il avait roulé sa bosse. Et, encore une fois, il allait s’en tirer sans lui. En fait, il allait tout simplement se tirer.
Ouais, c’est vrai que la mission était bien tentante. Mais Harvey devait voir les choses en face. Là, c’était une mission suicide. Et il avait déjà beaucoup donné, à ce niveau-là. Même, ça commençait à le gonfler, ces missions impossibles que lui confiaient le Gand. John était ravi d’avoir enfin pu échanger avec lui mais, visiblement, il fallait encore remettre les pendules à l’heure. Si le Gand voulait toujours de lui, il lui laissera la prochaine fois choisir la mission ou, au moins, constituer l’équipe. Parce que, se retrouver à chaque fois avec des brutes épaisses, ça conduisait toujours au même résultat : l’échec. Bien sûr, il fallait son degré de muscles de temps en temps. Mais là, un vornskr, et deux mandos fous de la gachette, c’était un peu comme laisser entrer un rancor chez un vendeur de droïdes protocolaires. Bon, d'accord, Bragg partait peut-être moins au quart de tour qu'Ash. Mais, pourquoi s’encombrer d’une équipe ? John regrettait les missions d’un autre temps, où il avait juste à exécuter des barons véreux ou des mafieux locaux. Rien de tel qu’un petit nettoyage, tranquille, depuis un immeuble délabré.
Ce n'était pas tout. Le dug expliquait clairement que, là, c’était cuit. Les chasseurs auraient du intervenir avant le transfert. Là, ça allait être tendu. Bien sûr, ils pouvaient toujours aller faire un tour pour confirmer les infos du chef de gang. Mais à quoi bon risquer sa peau pour une mission qui était perdue d’avance ?
Enfin, il n’était pas dit que John Harvey allait se rendre sans combattre ! Ils pouvaient toujours tenter un round d’observation afin de vérifier ce qu’il en était. Tous comptes faits, Harvey préférait s’assurer de lui-même des dires du dug. Après tout, il ne le connaissait pas et celui-ci pouvait très bien chercher à les rouler dans la farine. Un malfrat de cette trempe avait très certainement des intérêts placés dans toutes les affaires.
- Merci, fit John en se saisissant de la carte, dans un ton qui voulait dire tout le contraire.
Un des hommes de main se détacha du groupe de badauds pour lui remettre le fameux datapad que le dug avait évoqué. Le mercenaire s’en saisit, confia la carte à l’un de ses coéquipiers et, sans la moindre salutation, prit le chemin de la sorite. Déjà, il pianotait sur le datapad pour en récupérer les informations essentielles. Il s’installa à l’arrière du van, en espérant que l’équipe le suive sans faire trop de grabuge. Le tueur à gages transmit l’itinéraire au pilote, celui qu’il avait dessiné afin d’éviter les éventuelles sentinelles. Malgré l’animation nocturne et la dangerosité du lieu vers lequel ils se dirigeaient, aucun incident ne vint perturber le trajet. C’était suffisamment rare pour que John prenne la peine de le souligner intérieurement. La petite troupe prit soin de garer le véhicule à quelques centaines de mètres du campement supposé, afin de parcourir la fin du parcours en étant plus discret. Ainsi, ils auraient la possibilité de se séparer pour épier les environs. Car il était hors de question de foncer tête baissée !
John s’assura que tout le monde dispose de son comlink, avant de laisser le groupe se séparer pour étudier des abords différents du terrain. Liloo resta prêt du van avec son compagnon à poils. Ash et Bragg partirent d’un côté et John de l’autre. Le tueur à gages préférait les savoir ensemble : peut-être que l’un pourrait empêcher l’autre de faire des bêtises. Quant à Liloo, il valait mieux que le vornskr attire trop l’attention. Et, de ce qu’elle avait dit un peu plus tôt, il avait l’air d’avoir besoin de compagnie.
Harvey s’engouffra dans une ruelle moins bondée, devant déboucher sur le quartier général de leurs cibles. À peine eut-il posé le pied dans cette ruelle qu’il pivota sur lui-même et fit demi-tour, comme si de rien n’était. Il marcha d’un pas pressé, pour s’éloigner le plus possible de la base. En un coup d’oeil, il avait constaté que l’équivalent d’une patrouille semblait stationner devant une simple porte métallique. Même en réunissant tous les chasseurs de primes, ce ne serait pas possible d’entrer par là sans donner l’alerte. Une fois suffisamment éloigné, John sortit de nouveau le datapad pour vérifier les données. Doté d’une excellente mémoire, il en avait déjà enregistré bon nombre dans son esprit. Une rapide revue de ce qu’il avait déjà appris de lui avait pas suffit à voir de points faibles particuliers dans la structure. Il éplucha donc le contenu du datapad, sans rien trouver de concluant. Il retenta sa chance en allant examiner d’autres entrées mais, là encore, elles étaient trop bien gardées. Le chasseur de prime devait se rendre à l’évidence : il n’était pas prêt d’entrer dans la base de leur cible. De leur côté, Bragg et Ash n’avaient pas rencontré plus de succès.
John n’était pas du genre à abandonner. Mais il avait construit sa réputation autour d’une chose simple : sa capacité à refuser les cas désespérés. Et là, de toute évidence, c’en était un. Si les autres voulaient s’amuser à se faire rôtir la cervelle par un Twi’leck mal luné, qu’ils y aillent ! Mais Harvey prévoyait de retourner à Dantooine. Il préférait encore affronter la colère du Doyen qu’une horde de malfrats retranchés dans une citadelle impénétrable.
Ne pouvant cacher sa déception, le meneur du groupe reprit le chemin du van. D’un ton déçu, il annonça dans son comlink:
- On décolle. -
Post n°21
Auteur : Bragg StormdaneMalgré tous les reproches qu'on aurait pu lui faire, notamment sur ses tendances suicidaires -qui ne faisait pas bon ménage avec son métier- et son impulsivité, on ne pouvait pas nier que le jeune homme avait un certain talent pour intimider les "petites personnes". Néanmoins, le chasseur de primes ne se faisait pas d'idée. Son armure y était pour beaucoup ; menaçante et quelque peu imposante. Sans cela, il aurait eu beaucoup plus de mal pour exercer son petit numéro, que aucuns auraient certainement dit puéril. Il ne pouvait pas le nier. Pour revenir au moment présent, le garçon accueillit la réponse de leur hôte avec satisfaction, baissant son arme au même moment que les hommes de main qui les braquaient encore quelques secondes plus tôt. Il garda cependant son pistolet laser contre sa cuisse, au cas où la situation devrait s'envenimer de nouveau. Alors, il serait prêt pour trouer des têtes, et brûler quelques impudents. S'ensuivirent quelques explications sur leur mission. C'est d'ailleurs à ce moment-là -comme tout le monde- qu'il apprit qu'ils avaient manqué de peu leurs cibles, et le convoi qui venait avec, comme quoi c'était de leur faute. Bah ! Qu'il aille se faire foutre le nabot ! On put voir le jeune homme secouer la tête de droite à gauche. Dire que c'était sa deuxième mission, et qu'ils l'avaient déjà échoué, alors qu'elle n'était même pas encore commencée ! Mais il y avait encore un peu d'espoir. Si leurs cibles étaient bien rentrés dans leur planque, ils pouvaient toujours faire une petite descente, et procéder à une extraction, rapide et efficace. Tant qu'il y avait une paye derrière, il y avait toujours moyen ...
Leur chef d'équipe s’avança alors pour saisir la carte que leur tendait le dug. Une carte qui leur permettrait, d'après cette petite merde ambulante, de rentrer dans la base des malfrats. Bien que cette mission semblait maintenant, un peu hum ... dure -doux euphémisme-. Il préférait presque rentrer dans une planque, et potentiellement se faire canarder jusqu'à ce que toute sa chair se détache de ses os, plutôt que d'avoir la guilde sur le dos, et ternir sa réputation de chasseur de primes, par la même occasion. Après, s'il n'y avait vraiment -absolument- aucun moyen de remplir le contrat, alors il n'hésiterait pas à rentrer à la base, une excuse bien trouvée en tête, en compagnie de ses coéquipiers. Ainsi ils quittèrent les lieux. Ils prirent le van qui leur avait été prêté, et commencèrent leur trajet vers la planque. L'atmosphère dans le véhicule sembla alors bien sombre, à l’œil de Bragg.
Le groupe se posa à une centaine de mètres de la cachette de leurs cibles. Chacun vérifia s'il avait son comlink, avant de se séparer dans les rues de Metellos, sans plus de cérémonie. Le jeune homme fut suivi de près par Ash, avec lequel il faisait équipe. Il soupçonnait fortement qu'on les avait mis ensemble pour leur capacité physique, et leur caractère commun. Ils traversèrent plusieurs ruelles, cachés dans les ombres que leur procuraient les piètres bâtiments du quartier. Une poignée de minutes plus tard, ils purent apercevoir une porte blindée -tout comme leur meneur, à un tout autre endroit- gardée par une flopée de gardes, pour la plupart bien armés. Toujours caché par les ombres, il se mit en quête d'une autre entrée. Ils pourraient potentiellement s'infiltrer par le toit, et trouver une bouche d'aération, un conduit, n'importe quoi. Ils pouvaient aussi faire exploser une partie du toit, et procéder rapidement. Cela comportait son lot de difficultés, mais il n'y avait pas vraiment d'autres choix. Alors qu'il comptait continuer son inspection, afin de trouver un endroit peu surveillé sur la structure de l'édifice, là où il pourrait grimper à l'aide de son grappin, il entendit une voix sortir de son comlink ; "On décolle."
Le mandalorien poussa un long soupir, qui en disait long sur ce qu'il ressentait, avant d'approcher sa bouche de son comlink.
"Attendez, Harvey. J'aimerais tenter un truc. Je tiens simplement à inspecter le toit. Si on ne trouve rien de concluant, alors nous partirons. Venez me rejoindre. Je vous transmets mes cordonnés."
Et il attendit, son regard vaquant d'un endroit à l'autre. Quoi qu'on puisse en dire de cette mission, il allait tenter de s'infiltrer. S'il ne réussissait pas, tant pis ; ils seraient simplement des boulets pour la guilde. -
Post n°22
Auteur : John HarveyJohn retint un soupir d’agacement. La voix de Bragg venait de retentir dans son comlink. Voilà qui n’arrangeait pas son humeur déjà morose. Juste devant lui se trouvait le van du Besalisk. Le mercenaire interrompit son mouvement, le bras tendu vers le véhicule, symbole de sa délivrance. Il n’était plus qu’à quelques centimètres de l’engin qui allait le ramener jusqu’au vaisseau qui allait le ramener jusqu’à Dantooine qui allait le ramener jusqu’à… jusqu’au bureau de DOnOs. Harvey émis un bref son, toujours le bras tendu, alors qu’il poursuivait sa réflexion. Cela en valait-il réellement la peine ? Il était resté en vie en étant suffisamment malin pour éviter les guêpiers comme celui-ci. Il n’allait certainement pas céder parce qu’un gamin lui disait que, peut-être, avec un peu de chances, ils auraient moyen de berner les gardes. En plus, John avait appris à ne pas se fier aux apparences. Et les apparences montraient que Bragg n’avait pas l’air d’un abruti. Même s’il avait un côté brut de décoffrage, il paraissait un peu plus raffiné que l’autre tête-brûlée, Ash. Peut-être avait-il réellement une piste ? Peut-être était-il parvenu à déjouer les apparences et qu’il disposait d’un tuyau solide sur les toits ?
Les yeux clairs du mercenaires contemplèrent, quelques instants, le van délabré. Le vieil engin, à moitié rouillé, était attrayant pour la première fois. Jusque là, John y avait à peine prêté attention, ne se demandant même pas s'il allait parvenir à les traîner jusque là où il devait emmener la petite troupe. Mais, maintenant, alors que Harvey s'approchait de la sortie, alors qu'il amorçait son départ de la planète, le véhicule regagnait toute sa splendeur. C'est lui, bringuebalant, qui était sensé ramener tout ce beau monde loin de cette forteresse regroupant des individus armés jusqu'aux dents. Dans sa coque cabossée, le van avait quelque chose d'inspirant, de réconfortant. Le véhicule ne payait pas de mine, mais il avait déjà fait ses preuves. Et John savait éperdument que l'engin pouvait les trainer jusqu'à leur vaisseau. Il était là, immobile, et n'attendait plus qu'eux. Il suffisait juste de mettre le contact et de...
Dans un grognement contenant un cri de frustration, John serra le poing, qu’il orienta vers le ciel, dans une revendication quasi-muette. Il sentait qu’il allait regretter ce choix mais, après tout, ils avaient été dépêchés ici pour une mission. Il aurait dû la refuser dans le QG de DOnOs ! Sans même prêter attention à Liloo et sa bête féroce, Harvey fit demi-tour sans mot dire. Il examina son datapad afin d’enregistrer les coordonnées du point de rendez-vous. Il murmura dans son comlink: « J’arrive ».
Chemin faisant, John s’interrogeait sur le plan que pouvait bien avoir Bragg. Avait-il vu quelque chose de particulier ? Harvey réfréna sa curiosité : il préférait aborder les détails techniques en face à face. On n’était jamais trop prudent, dans ce métier.
Malgré l’heure tardive, les rues restaient bondées. Ce n’était peut-être pas le quartier le plus fréquenté de Metellos (loin de là), mais y avait quand-même pas mal de personnes. John devait jouer des coudes pour progresser. Il voulut ranger dans l’une des poches de son manteau le datapad que lui avait remis le dug mais une idée lui traversa l’esprit. Si Bragg avait vu quelque chose que Harvey avait raté, c’était certainement parce que le tueur à gages avait passé trop de temps le nez rivé sur son écran. Peut-être n’en avait-il plus besoin ? C’était risqué, en effet, car peut-être le datapad allait-il s’avérer utile pour la suite. Peu importe, il avait une bonne mémoire, de toute façon ! Il avait pris soin de retenir l’architecture du bâtiment et les effectifs habituels. Alors que sa main s’apprêtait à lâcher le datapad pour le laisser soigneusement se faire piétiner par la foule, John se ravisa au dernier moment. Bragg avait une idée derrière la tête et peut-être aurait-il besoin d’informations complémentaires que le mercenaire n’avait pas pensé à rechercher. Il sera toujours temps de détruire le datapad plus tard.
Jouant des coudes, Harvey accéléra de nouveau le pas, pour rejoindre Bragg. Quel était son plan ? Passer par le toit était une idée tellement classique que John ne prenait plus vraiment la peine de l’envisager. Désormais, la plupart des systèmes de sécurité considéraient les systèmes de ventilation et autres dispositifs en hauteur comme de possibles voies d’intrusion. Le tueur à gages avait faillit en faire les frais sur Ondéron, lorsque des gaz toxiques s’étaient répandus dans le système de ventilation où il se trouvait. Heureusement, il avait eu le réflexe de déguerpir en vitesse.
Et puis, supposons que l’on accède aux toits. Quelle serait la suite ? Heureusement, les bâtiments du quartiers étaient étonnamment bas. Le grappin de son S-5 devrait permettre à John de se hisser là-haut. Mais comment faire pour agir en toute discrétion ? Là encore, Harvey ne serait pas surpris de découvrir des systèmes de sécurité.
Le meneur du groupe arrivait enfin au niveau de Bragg. Il espérait que son coéquipier allait lui fournir des éléments satisfaisants. Car s’il avait fait l’aller-retour pour rien, ça allait barder. Ils avaient déjà perdu assez de temps comme ça !Spoiler : Après
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Post n°23
Auteur : Ash McFlyNous voilà dans de beaux draps ! Cela n'est que ma première mission et celle-ci prenait doucement une odeur de défaite ! Nos cibles nous ont échappé et nous devons réparer cela ! Si seulement nous n'avions pas été en retard ! Je ne pense pas que c'est de la faute de notre pilote mais plus des mauvais indications de nos commanditaires. Et voilà qu'ils nous mettent la faute sur le dos ! Sale petite vermine de dug je devrais t'abattre sur le champ ! Tu as de la chance que je ne dois pas faire de vague pour me faire bien voir du doyen !
John qui pourrait s'apparenter à notre « chef », récupère la carte et un datapad. Nous grimpons dans le van en direction de notre cible. L'itinéraire choisi par John nous permet d'éviter tout ennuis qui pourrait survenir.
Une fois arrivé, nous vérifions si tout est en ordre avec nos comlink. Il ne faudrait pas que nous n'arrivions pas à communiquer à distance ! Déjà qu'on est suffisamment dans la ***** !
Selon les conditions générale d'utilisation de votre datapad intégré dans ce casque M-42 de la firme TechHill, l'IA se permet de censurer les passages grossiers de votre journal de bord. Merci de votre compréhension ! Merci d'utiliser les produits de TechHill.
-EK qu'est-ce que c'était ?
Monsieur, ceci est un message d'information automatique. C'est la seule fonction que j'ai réussi à récupérer en me connectant à la base de données de TechHill.
-Tu n'es pas en train de me dire que tu envoie mes données personnelles à cette firme ! Au moins !
Non monsieur la connexion à la base de données ne se fait que dans un sens et la firme TechHill possède une politique sur la vie privé très stricte qui lui permet de figurer parmi les firmes les plus sécurisées et discrètes. Même si la république demanderait de fournir des données vous concernant, la firme ne fournirait qu'une réponse négative. Vos données sont accessible au public que si vous en faite la demande ou quand vous mourrez. Sauf si vous signez une close de confidentialité post-mortem disponible sur...
-C'est bon EK, veille juste à ce genre de message n'apparaisse plus. Ok ? Cela peut me déconcentrer et me coûter la vie.
Bon pendant que je réglais ce petit problème, il semblerait que John veuille qu'on se séparer pour analyser les environs et les possible manière d'intervenir. Liloo restera près du van avec son vornsk et John fera cavalier seul pendant que moi et Bragg partiront de notre côté. J'avoue que j'apprécie de plus en plus Bragg, sa manière de tenter le diable sans cesse me rappelle mon vieil ami dont je porte le casque actuellement dont j'ai adopté le même mode de conduite. Ce doit être pour cela que John nous met ensemble.
Alors que Bragg et moi examinons les moindres recoins de cette base. Nous entendons ce message provenant du comlink de John :
-'' On décolle !''
Quoi ?! Je ne peux accepter cela ! C'est ma première mission et je dois faire forte impression ! Et je ne peux donc pas laisser cette mission se finir. Mais là, par chance Bragg dit qu'il y a peut-être moyen d'intervenir en passant par le toit. Après que John est accepté, j'ajoute :
-'' John, imagine ce que va dire le doyen et surtout ce que va devenir notre réputation si nous abandonnons cette simple mission d'assassinat. Nous devons réussir et ceux par tout les moyens possible. Je sais que vu la base ça à l'air d'être compliqué et si ça se trouve ça l'est vraiment. Mais dis-toi que si l'on réussi on va pouvoir être connu et donc gagner plus de respect et de primes ! Penses-y John !''
J'espère que cela va marcher sinon j'ai de fortes chances à ce que la guilde me rejette ! -
Post n°24
Auteur : Bragg StormdaneQuelques secondes après avoir communiqué avec Harvey, Bragg s’appuya contre un mur et commença à vagabonder sur son comlink, regardant les nouvelles du jour, en attendant l’arrivée de son coéquipier. Son regard passa sur plusieurs nouvelles, plus ou moins intéressantes, alors que son apprenti semblait se démener avec son équipement. Il passa quelques minutes, et le regard du jeune homme passa finalement sur une phrase qui attira son attention ; « … arrivée des forces de la république sur Metellos … » Attiré par cette information, Bragg passa en revue l’article. Le chef d’équipe arriva sur les lieux au moment même où il terminait de lire. Voyant l’impatience dans les yeux de Harvey – et surtout son agacement - il se dépêcha d’exprimer l’idée qu’il venait à peine de germer dans son esprit.
« Il est clair que nous ne pourrons pas prendre cette base à nous trois. Nous n’avons pas les armes, ni les effectifs pour. Je pensais au départ passer par le toit, mais en y réfléchissant, c’est une solution totalement stupide et imprudente. » Il se tut un court instant avant de reprendre « Néanmoins, je peux nous apporter une solution qui nous évitera d’entrer dans ce trou à problèmes. Je viens à peine d’apprendre la venue de troupes républicaines sur le sol de Metellos. Vous pourrez vous-même en constatez … en regardant les Holonews. Je vais donc les contacter et leur expliquer ce problème. » dit-il en pointant la base des malfrats à une centaine de pas. « C’est donc mon plan. » Sans attendre de réponses, le jeune homme les contacta, comme il avait qu’il ferait. Il s’occupa de composer un court texte, se faisant passer pour un citoyen qui craignait pour sa vie, et qui avait besoin de l’aide de personne compétente afin de débarrasser son quartier de terroristes qui depuis peu s’était établis dans les environs, causant de nombreux troubles. Il envoya ensuite les coordonnées.
Espérons qu’ils viendraient.Spoiler : HRP