Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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La Régente, le Sénateur et le Seigneur de Guerre

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    #14

    Post n°13
    Auteur : Zaden Kryos

    Elisabeth observa l'hologramme de l'officier kuati qui venait de se matérialiser au centre de la table, son visage éclairé par la lueur bleutée de la projection. Ses traits s'étaient durcis, et toute trace de l'aristocrate raffinée avait disparu pour laisser place à la dirigeante impitoyable qu'elle était réellement. Elle s'approcha de la table d'un pas décidé, ses mains se posant fermement sur le rebord de marbre.

    — Officier, je suis la régente Elisabeth Kuat, je suis actuellement à bord du navire du Seigneur Hivernus accompagné par le Sénateur Républicain Blokkus.


    Elle attendit quelques secondes la réponse, ses doigts pianotant nerveusement sur la surface polie de la table. Son regard balaya rapidement ses deux invités avant de revenir se fixer sur l'hologramme.


    — J’ai pris connaissance d’une situation...dérengeante sur l’anneau, voici mes ordres, établissez immédiatement un périmètre de sécurité autour de la zone d'incident. Personne n'entre, personne ne sort sans autorisation expresse de ma part. Ensuite, vous allez coordonner vos actions avec les agents du Seigneur Hivernus qui sont déjà sur place. Ils agissent sous mon autorité directe, considérez-les comme des renforts spécialisés et par pitié prenez-en de la graine, il est inconceivable que nous arrivons après eux...et surtout ils ont carte blanche, alors apportez leur votre soutien.


    Elisabeth se tourna brièvement vers le Chiss, lui adressant un regard qui mêlait reconnaissance et détermination.


    — Seigneur Hivernus, vos recommandations sont judicieuses. Officier, instaurez un couvre-feu immédiat sur l'ensemble de l'Anneau de Kuat. Toute circulation civile est interdite jusqu'à nouvel ordre. Renforcez les contrôles aux spatioports, aux quais d'amarrage, et mobilisez nos patrouilleurs pour surveiller l'espace autour de la station.


    L’officier semblait visiblement troublé par la requête de la régente


    — Votre Excellence, je dois vous rappeler que cela n’est faisable que sur validation à l’unanimité du conseil en temps de régence.


    La régente fit quelques pas autour de la table, en gardant les yeux fixés sur l'hologramme. Son teint clair, semblait rougir pas colère.


    — Bon sang ! Allons-nous vraiment débattre de la loi, alors que notre système est en danger ? Cette attaque n'est pas un acte isolé, nous ne pouvons pas continuer d’être clément. Qu’importe le conseil, appliquez mes ordres immédiatement !


    Elisabeth s'interrompit soudainement, une pensée lui traversant l'esprit. Son visage se crispa légèrement, il était sûr que le conseil, en profiterait pour mettre son autorité à mal voire pire, la destitué et la remplaçait. Non cela ne pouvait pas arriver, tant pis il fallait agir maintenant pour le bien de Kuat et pour son bien à elle.


    — Officier, convoquer les  membres du conseil d'administration et demandaient une reunion dans une heure dans la salle de régence.  Assurez-vous qu’ils soient tous présent, ils valideront le couvre-feu, pendant ce temps appliquer le ! Sinon vous deverez répondre de votre insolence en tribunal militaire !


    — Bien, excellence je ferais ainsi...


    Puis l’image holographique s’estompa jusqu’à disparaître.


    Elisabeth devait trouver un moyen de s’assurer une pression sur le conseil, une idée lui vint en tête.


    — Seigneur Hivernus, j’ai peur de devoir encore abusé de votre aimabilité...dit-elle d’un ton feintant la pitié. Comme vous le savez, sous une période de régence, la voix du conseil à l’unanime à pour ainsi dire autant d’autorité que la mienne, le problème est que les members de ce dernier ne verront pas le problème de l’oiseau de feu sous le même angle que nous, et j’ai peur que leur decision n’influent négativement le système Kuat ainsi que vos agents au sols et tout les efforts combine pour trouver les agents de l’Oiseau de Feu. En ce sens, pourriez-vous dispatcher un groupe d’assault au plus vite au palais royal ? Mon assistant les accompagnera pour s’assurer qu’ils aient un passe-droit et de là s’assurer que le conseil...reste à sa place ? Bien sûr, cela ne durera que le temps que cette crise sois résolue...


    Elle laissa cette demande en l’air, impliquant d’importante retombé pour le système Kuat. Personne dans la pièce n’était dupe, et clairement bien que cela puisse être justifier, la régente tenter un coup de force auprès de son conseil, afin de s’assurer que l’oiseau de feu soit éliminé mais aussi que son pouvoir soit renforcé...


    La femme se tourna après vers le Hutt...quand bien même ce dernier fut-il un élu de la république et ses manières propres, la Kuati ne pouvait dissimuler complètement que la vue de cette espèce provoquait un certain haut-le-coeur à cette dernière.


    — Sénateur Blokkus, votre engagemment de votre garde personnelle est le bienvenue. Dans la situation actuelle, nous avons besoin de tous les renforts disponibles. Vos hommes pourront se coordonner avec nos forces ainsi que celles du Seigneur Hivernus. L'important est de présenter un front... uni face à cette menace.


    La régente se redressa, retrouvant momentanément sa prestance habituelle malgré la gravité de la situation, son regard se perdant momentanément vers les grandes baies vitrées qui donnaient sur le système. Qu’allait-il advenir de Kuat ? il semblait que cette question était désormais entre les mains d’un Chiss et d’un Hutt...

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #15

      Post n°14
      Auteur : Hivernus

      Tout semble se passer si vite… Confrontée à une situation qui lui apparaît urgente et désespérée, Elisabeth Kuat donne au Chiss de plus en plus de prérogatives, lui octroie de nombreux privilèges. Blokkus enrage silencieusement. Voyant l'humanoïde à peau bleue récupérer tous les honneurs, le Hutt cherche à jouer le tout pour le tout en proposant à la souveraine par intérim de déployer sa garde personnelle. Hivernus ne lui en tient pas rigueur. Il conserve cette attitude tranquille qui fait sa force.

      Trop occupé à sauvegarder son honneur et sa fierté, le sénateur de Mustafar ne voit pas les nombreux pièges qui parsèment le chemin sur lequel le seigneur de la guerre s’apprête à s’engager. Là où le représentant républicain voit des avantages et des faveurs, le Chiss entrevoit plutôt un cadeau empoisonné. La régente de Kuat lui demande d’intervenir en son nom pour rétablir l’ordre et en cela, on pourrait en effet croire qu’il a désormais beaucoup de pouvoir entre les mains. Pour autant, Hivernus n’est pas dupe. Dans ce monde impitoyable qu’est celui des politiciens, il arrive régulièrement que les alliances soient de circonstance. On accepte le soutien de quelqu’un tant qu’on y trouve un certain intérêt puis l’on joue la carte de la victimisation en dénonçant cette même aide, arguant qu’on s’est fait forcer la main pour bien se faire voir auprès d’une partie de son électorat. 

      Le seigneur de la guerre se méfie par ailleurs des intentions de la belle Elisabeth. Il devine non sans mal qu’elle voudra à moyen ou long terme se débarrasser du conseil de régence afin de revendiquer la couronne de Kuat. Peut-être que la régente ira jusqu’à éliminer la concurrence pour asseoir sa volonté de manière pérenne. Les crises de succession au sein des monarchies se règlent toujours de la même manière après tout… Dans les intrigues et le sang. Le fait que la temporaire Kuat de Kuat cherche le soutien du Chiss pour affermir son autorité sur le conseil en est la preuve même. 

      Pour l’heure, leurs intérêts convergent et Hivernus comprend donc la nécessité d’un recours à l’intimidation mais il redoute le pire pour l’avenir. S’il ne dit rien et n’exprime rien sur son visage, l'humanoïde à peau bleue n’en demeure pas moins perplexe. Une partie de son esprit envisage déjà les multiples scénarios et possibilités qui s’offrent à lui. Il sait qu’il aura à assurer ses arrières s’il ne veut pas se faire surprendre par une traîtrise.

      Peu importe. Pour l’instant, le seigneur de la guerre entend bien satisfaire les désirs de la belle si cela peut lui permettre d’accomplir ses propres objectifs. Le Chiss caresse du bout des doigts le textile soyeux de son canapé, plongé dans ses pensées le temps d’un court instant. Lorsque son regard enflammé se pose finalement sur le visage angélique de la terrible régente, Hivernus apparaît plus déterminé que jamais. Son unique œil brille d’une lueur sanguinaire, qui en dit long sur son envie d’en découdre.


      - Vos désirs sont mes ordres, Excellence. Deux bataillons partiront bientôt vers la surface de Kuat afin de sécuriser le palais. Permettez moi de leur adjoindre une escorte de TIE et vos couleurs personnelles. Indique le seigneur de la guerre d’une voix parfaitement modulée. Si vous le souhaitez, je peux par ailleurs vous conduire personnellement à la surface de la planète afin que votre volonté soit faite.

      L'humanoïde à peau bleue tourne ensuite la tête vers le Hutt.

      - Sénateur Blokkus, le soutien de votre garde rapprochée sera apprécié sur le terrain, je n’en doute pas un instant. Je vais demander à mes agents de coordonner leurs efforts avec vos hommes. Toute information qui entrera en notre possession sera partagée et j’espère qu’il en sera de même de votre côté. Poursuit Hivernus, toujours impassible. Si besoin est, un détachement de ma propre garde assurera votre sécurité en l’absence de votre unité de protection.

      Un nouveau bip sonore vient perturber le cours de la conversation. Il faut s’y attendre… Dehors, quelque part au sein de l’Anneau, se déroule un combat acharné et les rapports doivent probablement circuler d’une hiérarchie à une autre. Le Chiss se penche doucement en avant afin de presser une fois de plus le bouton de la console intégrée à la table.

      - J’écoute.

      « Mon seigneur… Nous avons un premier rapport de terrain de nos agents. »


      - Bien. Mettez moi en lien avec mes agents, capitaine.

      « A vos ordres, mon seigneur. »


      Un léger silence s’installe… Puis la silhouette holographique d’une jeune femme habillée en civil mais portant une veste tactique et quelques armes sur elle se matérialise finalement. L’image tressaute un instant puis se stabilise. La donzelle s’incline doucement.

      - Seigneur Hivernus.

      - Agent Maurra… Présentez moi votre rapport.

      - Nous avons pris contact avec une unité des forces de sécurité loyales au gouvernement de Kuat. Son commandant a refusé de coopérer, nous a interdit le passage à la zone des combats et nous a attaqué lorsque l’agent Suutrar a soupçonné un cas de corruption.

      - Des survivants à interroger ?

      - Aucun, mon seigneur. L’agent Suutrar…

      - L’agent Suutrar a eu la main lourde. Cela ne doit pas se reproduire. La régente a été très claire à ce sujet. Son Excellence souhaite avoir des prisonniers à interroger. Trouvez ces assaillants et capturez les. Vivants. Pas de désintégration. Pas d'éviscération. Me suis-je bien fait comprendre ?

      - Oui mon seigneur. 

      - L’unité de protection rapprochée du sénateur Blokkus sera bientôt sur place pour vous assister. J’attends de mes agents une coopération complète. Est-ce bien clair ?

      - Très clair mon seigneur.

      - Vous avez vos ordres, agent Maurra. Ne me décevez pas.

      La jeune femme s’incline doucement puis la transmission se coupe. Le seigneur de la guerre croise de nouveau ses mains, songeur mais pas vraiment surpris par cette annonce. Il avait déjà envisagé cette éventualité, après tout.

      - C’est malheureux à dire mais j’avais raison de craindre le pire. Vos forces de sécurité sont gangrenées par la corruption semble-t-il. Nous ne pouvons pas nous fier à vos officiers, Excellence. Soupire Hivernus sans la moindre once de sentiment dans la voix. Si il existe des hommes en qui vous placez une confiance aveugle, c’est le moment de vous mettre en contact avec eux, Excellence. Dans le cas contraire, je crains que le plus gros des efforts pour appréhender ces assaillants ne soit fourni par mes agents et ceux du sénateur Blokkus.

      L'humanoïde à peau bleue marque un temps de pause. Il contemple ses options, boit une gorgée de lait bleu, se laisse bercer par le doux murmure de l’eau qui coule en cascade depuis les fontaines murales.

      - Mon offre tient toujours, Excellence. Je peux déployer plusieurs bataillons sur l’Anneau afin de sécuriser les accès vitaux autour de la zone de l’attaque et faire décoller plusieurs patrouilles de TIE pour intercepter tout appareil cherchant à quitter le système.

      Et alors qu’il attend la réponse de la régente, le Chiss calcule déjà les différents vecteurs de fuite que pourraient prendre les assaillants s’ils parvenaient à quitter l’Anneau à bord d’un vaisseau. Les possibilités sont nombreuses et s’il veut être sûr d'interdire toute issue de secours à ces mystérieux attaquants, le seigneur de la guerre doit prendre en considération toutes les données dont il a connaissance… Et deviner celles qui lui échappent encore.

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        #16

        Post n°15
        Auteur : Blokkus

        Suite à la situation sur le chantier, la noble Kuati ne trouva rien de mieux qu'annoncer à un obscur officier la présence de notre bon Hutt sur un réseau sans doute non sécurisé, tant pis pour la discrétion donc! Elle fit preuve d'une autorité désarconnante envers son subalterne. Elle se reprit , se rendant sans doute compte de son autoritarisme soudain et proposa une réunion du conseil d'administration sans doute pour avoir une garantie constitutionnelle.
        De surcroit elle trouva les propositions de l'humanoïde bleu judicieux, dans ce jeu dangereux, Hivernus marquait des points, beaucoup de points, et Blokkus était à la traine et il n'aimait pas beaucoup cela, voila qu'elle proposait qu'une unité d'assaut du Chiss soit déployée au palais royal? Si ce n'était pas un coup d'état ça y ressemblait beaucoup quand même!
        Elle accepta tout de même l'aide du sénateur , d'employer sa garde personnelle, il commençait à regretter de ne pas être venu avec plus de garde, voila qu'il se retrouvait seul en compagnie de Bouton d'or son droid protocolaire, sans personne pour veiller sur son auguste personne.
        Et même si Hivernus proposait de lui allouer quelques gardes pour sa sécurité, il se sentait un peu nu et malheureusement il ne bénéficiait pas de soutien direct dans ce système, il allait devoir se débrouiller par lui même, à moins que.
        Il s'isola quelque peu et ordonna via son droid à son commodore des opérations spéciales de lui trouver quelques mercenaires dans le secteur, il préférait compter sur des gens payés par ses soins pour veiller à sa sécurité.


        -C'est fort aimable seigneur Hivernus mais on va me dépêcher une nouvelle escorte très rapidement, de tout façon en votre présence je pense que je ne risque rien.

        Mes hommes prendront contact avec les votres et bien évidemment nous partagerons nos informations.


        Pendant que Blokkus usait de flagornerie, du coté de Mustafar Hannibal cherchait dans son obscur répertoire des contacts  qui œuvraient du coté de Kuat en ce moment et qui pourrait être rapidement sur place. Il trouva un nom, un seul: Kalyn, un ex membre des forces de sécurité Kuati justement, reconvertie en chasseuse de prime qui travaillait en équipe , il envoya immédiatement une offre de contrat afin que celle ci se rende rapidement auprès du Hutt avec ses collègues, bien évidemment cette offre était accompagné d'un acompte.
        A bord du vaisseau du seigneurat de Bajic, les choses s'accéléraient, Hivernus recevait encore un rapport d'activité, ses hommes étaient décidément bien efficaces , a priori ils avaient eu affaire à des agents corrompus et ils avaient tous été exécuté, ce qui semblait déplaire au Chiss.
        Et sans doute à la Kuati, mais Hivernus ne comptait pas en rester la, voila qu'il proposait de déployer des bataillons et des vaisseaux pour bloquer toutes fuites des insurgés.
        Carrément!
        A ce rythme la, ce serait Hivernus qui dirigerait les chantiers navals de Kuat, Blokkus devait l'en empêcher à tout prix mais comment??

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          a écrit sur dernière édition par
          #17

          Post n°16
          Auteur : Zaden Kryos

          Elisabeth qui était resté bloti dans le canapé, laissa échapper un léger souffle, avant de se lever.

          — Seigneur Hivernus, j'accepte votre offre de déploiement. Deux bataillons pour sécuriser le palais, c'est judicieux. Cependant, je veux que vos hommes opèrent en coordination étroite avec le Commandant Korran de la Garde de ma Maison. Il connaît chaque couloir, chaque accès du palais. Sans lui, vos troupes seraient perdues dans le dédale architectural.


          Elisabeth marqua une pause, son regard se posant alternativement sur le Chiss et sur le Hutt. Elle les observa quelques secondes, évaluant leurs réactions, cherchant à deviner leurs pensées derrière leurs masques respectifs d'impassibilité et de politesse diplomatique. Ces deux hommes étaient dangereux à leur manière, elle le savait. L'un par sa froideur calculatrice et son efficacité redoutable, l'autre par son poids politique et ses connexions au sein de la République. Et pourtant, elle n'avait d'autre choix que de s'appuyer sur eux, de leur faire confiance alors même qu'elle venait de réaliser à quel point la confiance pouvait être trompeuse.


          — Concernant les patrouilles de TIE pour bloquer les issues spatiales, je donne mon accord, déclara-t-elle enfin d'une voix ferme qui ne laissait transparaître aucune hésitation. Mais pas plus de deux patrouilles, malgrès la situation, je ne peux me résoudre à accepter qu’une seul et unique force étrangère est le poids complet militairement sur mon sol. En ce sens Sénateur Blokkus, un contingent de la république sera le Bienvenue sur Kuat dans les plus bref délais si cela est possible.


          Elisabeth se massa les tempes d'un geste las, fermant brièvement les yeux. Les dernières heures avaient été épuisantes, émotionnellement et mentalement. Chaque nouvelle révélation était comme un coup de poignard, chaque décision qu'elle devait prendre pesait sur ses épaules comme un fardeau de plus en plus lourd. Elle sentait la fatigue s'insinuer dans ses os, mais elle ne pouvait pas se permettre de montrer sa faiblesse.


          — Voici donc ce que je propose, annonça-t-elle finalement auprès de ses compères. Nous travaillons sur deux fronts simultanément, militaire et diplomatique. Sur le terrain, vos forces opèrent avec toute l'efficacité et la discrétion dont vous êtes capables. Vous traquez ces terroristes, vous démanteler leurs réseaux, vous faites ce pour quoi vous êtes venus ici. Pendant ce temps, sur le front politique, je gère le conseil, j'obtiens leur aval en les bloquant au palais, je transforme cette crise en opportunité de renforcer ma position plutôt que de l'affaiblir. C'est la seule manière de gagner cette guerre sans perdre la paix qui suivra, la seule façon de sauver Kuat sans me détruire moi-même dans le processus.


          Elle se permit la libreté de faire quelques pas dans la pièce avant de s'arrêter devant une relique très probablement acquise par le seigneur Hivernus.


          — Timing. Tout est une question de timing dans cette affaire, murmura-t-elle presque pour elle-même, puis elle se tourna à nouveau vers le Chiss et le Hutt. Si je convoque le conseil trop tôt, avant que nous ayons des résultats tangibles sur le terrain, ils me percevraient comme paniquée, désespérée. Ils sentiraient ma faiblesse comme des prédateurs flairant le sang. Mais si j'attends trop longtemps, si des rumeurs commencent à circuler sur la présence de forces étrangères sur Kuat, je perds l'initiative et le contrôle du récit. Dans deux heures, ce sera le moment parfait. Assez de temps pour que vos hommes établissent leur présence et peut-être même obtiennent des premiers résultats, mais pas assez pour que les nouvelles se répandent de manière incontrôlée.


          La régente se tourna vers ses invités, croisant les bras dans un geste qui trahissait à la fois sa détermination et son besoin de se protéger émotionnellement.


          — Je leur expliquerai que face à une menace sans précédent, une conspiration qui a infiltré nos propres forces de sécurité, j'ai pris la decision, difficile mais necessaire, de solliciter l'aide temporaire d'alliés de confiance et de suspendre l’autorité du conseil. Je soulignerai que cette coopération se fait sous stricte supervision kuati, que nos officiers les plus loyaux coordonnent toutes les opérations, et que cette présence étrangère cessera dès que la menace sera neutralisée.


          Elle inspira profondément, comme pour se donner du courage.


          — Le Baron Thul s'opposera, c'est certain. Il s'oppose à tout ce que je propose par principe. La Comtesse Ardana aussi, probablement, bien que ses motivations soient plus mercantiles que politiques, elle craint que cette coopération lui coûte des contrats lucratifs. Mais j'ai mes propres alliés, Devron Krane me soutient généralement, tout comme Lady Vesta. Et plusieurs membres du conseil sont pragmatiques avant tout, ils comprendront que nous n'avons guère le choix dans les circonstances actuelles.


          Elisabeth retourna cette fois près de la grande baie vitrée, contemplant une fois de plus l'immensité de l’espace qui s'étendait devant elle.


          — Vous savez ce qui est ironique dans tout cela ? demanda-t-elle d'une voix plus douce, presque mélancolique. Il y a quelques mois à peine, j'aurais tout fait pour éviter précisément cette situation. J'aurais refusé toute aide étrangère, par fierté, par conviction que Kuat devait résoudre ses problèmes seule. J'aurais vu dans votre présence, Seigneur Hivernus, une menace plutôt qu'une opportunité. Et dans la vôtre, Sénateur Blokkus, une ingérence républicaine plutôt qu'un soutien nécessaire.


          Elle se retourna vers eux, un sourire amer aux lèvres.


          — Mais le pouvoir m'a enseigné l'humilité. Ou peut-être est-ce la réalité qui s'est chargée de me l'enseigner, souvent de manière brutale. J'ai appris que parfois, la vraie force consiste à reconnaître ses limites et à accepter l'aide quand elle est offerte. Ma mère aurait été déçu de me voir ainsi, elle qui prêchait l'indépendance de Kuat à tout prix. Mais elle n'est plus là, et c'est moi qui dois faire face aux conséquences de décennies de complaisance et de négligence en matière de sécurité intérieure.


          Elisabeth retourna dans près du canapé, puis avec toute la délicatesse de la noblesse s’asseye, tout en récupérant son verre, puis le tendit à ses homologues.


          — Messieurs, je vous propose un toast. Non pas à notre succès, ce serait présomptueux alors que nous n'avons encore rien accompli. Non pas à notre alliance, ce serait prématuré alors que nous savons tous que nos intérêts ne convergeront pas éternellement. Mais plutôt à notre détermination commune face à une menace qui nous dépasse tous. À notre volonté de faire ce qui doit être fait, même quand c'est difficile, même quand c'est dangereux, même quand cela va à l'encontre de nos instincts ou de nos préférences.


          Elle leva son verre, la lumière se reflétant dans le liquide ambré et créant des reflets dorés sur son visage.


          — À la fin de l'Oiseau de Feu. Et puissent nos chemins respectifs, une fois cette menace éliminée, nous mener vers un avenir où de telles alliances de nécessité ne seront plus requises.
           
          Après avoir trinqué elle reprit la parole.


          — Maintenant, messieurs, nous devons descendre au palais dans les trente prochaines minutes pour préparer cette réunion cruciale du conseil, reprit-elle en reposant son verre. Je vous propose de voyager ensemble dans ma navette personnelle, c'est le vaisseau le plus sûr du système, et son blindage nous protégera de toute tentative d'interception ou d'écoute, bien sûr Seigneur Hivernus libre à vous de nous faire escorter par un escadron. Cela nous donnera également le temps de finaliser notre stratégie commune, de nous assurer que nous présentons un front uni devant le conseil. Cependant je comprendrais si vous souhaitez rester en sécurité à bord de ce navire


          Elle marqua une pause, son regard se posant alternativement sur le Chiss et sur le Hutt.


          — Je sais que je vous demande beaucoup. Je vous demande de risquer vos hommes, vos ressources, votre réputation pour un monde qui n'est pas le vôtre. Je vous demande de respecter mon autorité alors que vous pourriez facilement la contourner ou l'ignorer. Je vous demande de me faire confiance alors que nous nous connaissons à peine et que nos intérêts divergent sur tant de points. Mais en échange, je vous offre ma loyauté, ma reconnaissance, et l'assurance que Kuat se souviendra de ceux qui l'ont aidée dans son heure la plus sombre.


          Elisabeth Kuat se redressa de toute sa hauteur, retrouvant cette prestance aristocratique qui la caractérisait. La vulnérabilité qu'elle avait montrée quelques instants auparavant s'effaça derrière le masque de la dirigeante déterminée. Elle était prête. Prête à affronter le conseil, prête à défendre ses décisions, prête à mener cette guerre contre un ennemi invisible mais terriblement réel.

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            Post n°17
            Auteur : Blokkus

            Décidément la République Fédérale s'enfonçait sur Kuat, au même rythme que Blokkus s'enfonçait dans son siège, Elisapbeth acceptait bien volontiers le déploiement de soldats de Bajic au cœur même du palais tout comme les patrouilles de chasseurs TIE dans l'espace Kuati, elle annonça tout de même qu'elle comptait bien sur une arrivée de troupes Républicaines rapidement. Le sénateur se tourna vers Bouton d'Or, son droid protocolaire qui d'un simple geste de son menton mécanique confirma l'envoi de troupes. Le représentant Mustafarien choisit de la rassurer.

            -Des agents Républicains sont déja en route, madame.


            Elle proposa donc de convoquer le conseil dans deux heures ,estimant ce temps suffisant pour neutraliser les terroristes ou au moins glaner quelques informations afin de convaincre les conseillers du bien fondé de l'intervention de troupes étrangères.
            Enfin elle tenta de prédire les réactions de principaux conseillers d'opposition mais elle avait des atouts dans sa manche et des alliés pour convaincre les plus réticents.
            Elle termina son propos par une remise en cause personnelle, dorénavant elle voyait en Blokkus et Hivernus des alliés contre un ennemi invisible alors que par le passé elle se serait opposée à tout ingérence extérieure.
            *Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...
            Le Hutt lorgna sur son verre, il était temps de porter un toast à la fin de l'oiseau de Feu.
            Hivernus et Elisabeth devraient ensuite se rendre ensemble au palais, le sénateur avait préféré ne pas les accompagner, comme à son habitude préférant rester dans l'ombre à l'écart du conseil Kuati, on ne sait jamais peut être que la noble aurait une mauvaise surprise de la part des conservateurs, il saurait réapparaitre au moment opportun.
            Cependant, il ne pouvait décemment laisser le Chiss seul avec la noble , et à cet instant il n'avait pas beaucoup d'option ses yeux globuleux fixèrent le droid doré.

            -Vous avez toute ma confiance madame, mais si cela ne vous dérange pas, je resterai à bord de ce vaisseau, je dois accueillir la délégation Républicaine pour leur expliquer personnellement les enjeux de cette opération sensible. Toutefois je propose que mon secrétaire personnel, ce droid de protocole ici présent, se joigne à vous pour me représenter, je vous rejoindrai ensuite.


            Bouton d'or bipa, non pas pour protester mais pour annoncer au sénateur l'arrivée de sa nouvelle garde personnelle, il s'agissait de huit chasseurs de prime recrutés par le commodore Hannibal pour l'occasion, par chance ceux ci œuvraient déja dans le système de Kuat en ce moment même et leur meneuse était justement une ancienne membre de sécurité du CNK.

            -On m'annonce également que mes nouveaux gardes du corps sont arrivés, pouvez vous les autoriser à me retrouver seigneur Hivernus. Je rejoindrai ensuite le vaisseau Républicain quand celui ci entrera dans le système.



            Ainsi à l'abri et en toute sécurité , le Hutt pourra toujours tirer les ficelles et grâce au droid, il aura des yeux et des oreilles dans le palais pour voir comment les choses se déroulaient.

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              #19

              Post n°18
              Auteur : Hivernus

              Hivernus se contente d’écouter en silence les interventions du Hutt et de la régente, constatant sans grande surprise qu’il est bien vain de chercher à raisonner avec des personnes qui sont avant tout intéressées par la sauvegarde de leur réputation. Le Chiss s’empare donc de son bloc de données personnel, consultant tranquillement divers fichiers pendant que la charmante mais non pas moins manipulatrice Elisabeth et le très hypocrite Blokkus dépensent leur énergie à tirer la couverture vers eux de la manière la plus politique qui soit.

              Tout ceci exaspère le seigneur de la guerre. Il n’a jamais eu le goût des palabres. Mais il s’avère suffisamment intelligent pour ne pas montrer la moindre once d’agacement sur son visage, présentant à ses invités de marque une façade de calme et de sérénité parfaitement maîtrisée. L'humanoïde à peau bleue est après tout assez courtois pour ne pas offenser ses convives, comprenant qu’il a tout intérêt à jouer le jeu avec les cartes qu’il a en sa possession. Pour autant, il n’est pas entièrement satisfait par la situation. Curieusement, le sénateur de Mustafar apparaît avoir plus de ressources qu’il ne veut bien le faire croire et il redoute à juste titre les intentions du Hutt.

              De fait, lorsque la jeune femme se permet de porter un toast en l’honneur de leur collaboration, Hivernus se contente simplement d’acquiescer en silence, levant son verre et gratifiant l’intervenante d’un hochement de tête approbateur.

              Il laisse d’abord au représentant républicain le soin de présenter sa réponse, cherchant à y trouver un quelconque indice sur ses objectifs cachés. La réplique de Blokkus est loin de convaincre le Chiss, qui voit plutôt en ces paroles bien choisies une façon détournée d’échapper au contrôle qu’on pourrait exercer sur lui. Craint-il à ce point d’être otage de la Kuat de Kuat par intérim ou d’un seigneur de la guerre de la Bordure Extérieure ? Une fois encore, la fierté et l’ambition du sénateur de Mustafar parlent pour lui et l'humanoïde à peau bleue ne peut s’empêcher de penser que le Hutt prépare quelque chose de mauvais. Sinon, pourquoi chercher à fuir le “Poing de Pandore” alors qu'on ne cherche pas à faire pression sur lui d'aucune sorte qui soit ?


              - J’apprécie ces paroles élégantes et pleines de gratitude que sont les vôtres mais il n'est nul besoin de parler de reconnaissance et de loyauté, Excellence. Je me permets de le répéter mais je ne requiert qu’une seule chose : la mise en échec des plans de l’Oiseau de Feu au sein de ce système. Le reste m’importe peu. Déclare froidement le Chiss, impassible, avant de se tourner vers Blokkus. Sénateur, je comprends bien évidemment votre envie de demeurer en sécurité le temps que la délégation et les troupes républicaines arrivent sur place. De fait, je vais autoriser vos hommes à vous rejoindre mais j’attends d’eux qu’ils respectent les règles de bienséance à bord de mon vaisseau. Pour ce qui est du reste, soyez assuré qu’en tant que représentant officiel de votre volonté, votre droïde de protocole fera l’objet d’une protection particulière.

              Hivernus marque un léger temps de pause afin de boire une gorgée du précieux lait bleu qu’il affectionne tant. Son regard de feu se dirige tout naturellement vers la belle Elisabeth une fois sa soif étanchée.

              - Excellence, je vous rejoindrai à bord de votre vaisseau d’ici quelques instants. Je dois d’abord regagner le pont pour donner mes ordres. Je vais demander à plusieurs membres de ma garde personnelle de vous escorter jusqu’à votre vaisseau. 

              Le seigneur de la guerre se relève doucement, avec la grâce d’un dirigeant qui est habitué à l’exercice des entrevues politiques, afin de s’incliner devant ses invités. Il glisse son datapad sous son bras, récupère délicatement ce qu’il reste de son Shuura, fruit particulièrement juteux et sucré, afin de le porter à sa bouche. Savourant le dernier morceau de ce fruit qu’il semble tant apprécier, l'humanoïde à peau bleue quitte alors ses convives d’un pas assuré et disparaît dans le couloir lorsque la porte se referme derrière lui.








              Hivernus a donné ses ordres. A bord du “Poing de Pandore”, l’effervescence est complète. L’équipage est sur le pied de guerre, prêt à accomplir son devoir. Des dizaines de légionnaires rejoignent au pas de course le hangar afin de s’assembler en bataillons aux rangs impeccablement alignés. Les pilotes de TIE procèdent aux vérifications d’usage avant le décollage. Tels les rouages d’une machine parfaitement rodée, chaque soldat, chaque marin, chaque officier sait ce qu’il doit faire sans qu’on lui en donne l’ordre. 

              Lorsque le Chiss apparaît finalement dans le hangar, il ne revêt plus l’uniforme blanc qui fait de lui le souverain du Seigneurat de Bajic. Il arbore à présent une armure de confection impériale (avec quelques pièces d’origine Mandalorienne) dont les éléments de protection sont peints de manière à évoquer les écailles d’un dragon. Le casque de scout trooper, pièce maîtresse de l’armure, est décoré de sorte à représenter la tête du mythique animal, une gueule bardée de dents monstrueuses venant occuper le bas du casque tandis que deux yeux flamboyants aux sourcils bien fournis trônent au-dessus de la visière. Voyant la silhouette de leur seigneur se profiler dans le hangar, les officiers font claquer leurs talons, se tournant comme un seul homme vers les troupes.


              Hivernus ! Csahot bah to rcati ! Ran'cust Bta Bsivi !

              (Hivernus ! Souverain des étoiles ! Dragon Bleu Immortel !)

              Hawan ! Hawan ! Hawan !


              Des centaines de voix scandent à l’unisson et au moins autant de légionnaires brandissent blasters et vibrolames au-dessus de leurs têtes casquées. Les commandants d’unité attendent la fin de l’ovation avant de reprendre de plus belle leur incantation.

              Hivernus ! Nah vin'cibi can veo nuhn ! Sir veo htusi cart ran'cust !

              (Hivernus ! Nous chantons en ton nom ! Car ta gloire est éternelle !)

              Hawan ! Hawan ! Hawan !


              L'humanoïde à peau bleue remonte lentement les rangs de son armée, saluant ses troupes comme il se doit : avec fierté et honneur. Suivi de près par deux dizaines des guerriers Kaleesh de sa garde personnelle et d’un mystérieux garde du corps à l’uniforme sinistre, Hivernus rejoint sous les acclamations de ses soldats le transport de la régente. Il s’arrête devant le vaisseau alors qu’un officier vient vociférer au travers du vocabulateur de son casque la question qui doit cimenter la loyauté de ceux et celles qui combattent au nom du seigneur de Bajic.

              - Rutbici ! Csarcican't vah bicit sir Hawan k'ihn ? Csarcican't vah ch'uscah sir veo to ren'mur ?
              (Soldats ! Combattrez vous pour la famille Hawan ? Mourrez vous pour votre seigneur ?)

              A cet appel, les légionnaires brandissent leurs armes de plus belle, scandant le nom de leur illustre souverain d’une telle dévotion qu’ils en auraient presque rugi à la manière d’un puissant fauve. Ils sont tous prêts à mourir pour le Chiss, c’est un fait. Un vœu. Un serment gravé dans la chair et l’acier. Et l'humanoïde à peau bleue, dissimulé sous son imposante armure qui lui donne l’allure d’un dragon impitoyable, en a bien conscience. Il se tourne une dernière fois vers ses troupes, un poing fermé plaqué contre son plastron de combat.

              - Rutbici ! Hah cart ch'eo vun'ur ch'at viz vah tar ch'eo k'tin'v. Nah csarcican't ch'atvun'bovah g'esban vim tis ch'at csei s tuv veah hah cart neo baz ch'at k'ir cseo ! Vosihn vim vun'ur !
              (Soldats ! C'est un honneur pour moi de vous avoir à mes côtés. Nous apporterons l'ordre et la paix en ce lieu comme il est de notre devoir de le faire ! Courage et honneur !)

              Vosihn vim vun'ur !

              (Courage et honneur !)


              Hawan ! Hawan ! Hawan !


              C’est donc sous les ovations furieuses de ses soldats, bercé par le martèlement militaire des bottes et la liturgie guerrière des légionnaires, que le seigneur de la guerre pénètre à bord du vaisseau personnel de la régente de Kuat, accompagné de son seul garde du corps tandis que ses troupes s’embarquent au sein des navettes d’assaut.

              Lorsque le Chiss, auréolé de gloire, arrive finalement à hauteur de la jeune femme, il retire son casque et s’incline doucement.


              - Excellence, permettez moi de vous présenter mon garde du corps, G'ecnsi Ch'uscehah. Il a reçu l’ordre de donner sa vie pour protéger la vôtre si besoin est. 

              Derrière lui, l’énigmatique protecteur se penche respectueusement en avant, les mains jointes le long du corps, afin de présenter ses hommages à la Kuat de Kuat.



              - Excellence, c’est un honneur de mettre ma vie au service de la vôtre en ces heures sombres.

              Hivernus se tourne ensuite le droïde de protocole du sénateur de Mustafar, son regard enflammé se posant sur les photorécepteurs de l’automate tel un avertissement silencieux. L'humanoïde à peau bleue n’est pas dupe. Il sait que le Hutt est trop lâche pour s’exposer au danger, qu’il préfère le confort d’une bonne couche et la sécurité d’un vaisseau bien gardé. Et il devine sans mal que le représentant républicain profitera de l’absence de la régente et du seigneur de la guerre pour manœuvrer dans l’ombre, utilisant son interprète personnel pour épier les faits et gestes de ses homologues.

              Mais il se garde bien de le dire, sachant pertinemment qu’il risquerait d’offusquer le droïde de protocole et son terrible maître…


              - Bouton d’Or, lorsque nous aurons foulé le sol de Kuat, je vous conseillerai de ne pas perdre de vue mon escorte personnelle. En tant que représentant du sénateur Blokkus de la République Fédérale, je ne voudrai pas créer un incident diplomatique en vous laissant à la merci de potentiels agresseurs.

              Au-dessus d’eux, le vrombissement des moteurs ioniques vient faire vibrer les parois du transport de la régente. Un par un, les TIE/IN quittent les rails du hangar pour se jeter dans le vide spatial afin d’exécuter leur mission. Le Chiss s’installe en face de la belle Elisabeth, son garde du corps se tenant silencieusement à ses côtés. L'humanoïde à peau bleue apparaît déterminé, une lueur flamboyante dans l'œil, mais également serein, son visage affichant une tranquillité d’esprit déconcertante en de telles circonstances.

              Vient finalement l’heure du départ. Le vaisseau personnel de la Kuat de Kuat par intérim est le premier à quitter le ventre du “Poing de Pandore”, bientôt suivi dans son élan par plusieurs navettes des classes Lambda et Sentinelle ainsi qu’un escadron entier d’intercepteurs TIE dont les ailes sont ornées de stries bleues. Les appareils du Seigneurat de Bajic adoptent naturellement une formation serrée, observant toutefois une distance stricte afin d’éviter les collisions lors des manœuvres.


              - Si vous me permettez, Excellence, j’aimerai vous exposer la situation avant que nous ne débarquions sur Kuat. Deux de mes escadrons de TIE/IN, les escadrons Moire et Harpie, se dirigent en ce moment même vers l’anneau orbital afin d’intercepter tout vaisseau qui tenterait de fuir. Les pilotes de ces unités ont reçu la consigne stricte de ne tirer qu’en cas de nécessité absolue et doivent relayer toute information utile au commandement afin qu’elle soit transmise aux forces de sécurité de Kuat pour une meilleure coordination des efforts. Un troisième escadron, l’escadron Fantôme, assure actuellement l’escorte des transports de troupes comme vous aurez pu le constater par vous-même. Il doit se retirer du théâtre d’opération une fois sa tâche effectuée afin de respecter votre souhait de ne pas déployer plus de forces que nécessaires.

              Hivernus marque un temps de pause, son mystérieux garde du corps venant lui remettre un bloc de données qu’il consulte un instant avant de tourner l’écran vers la régente. Il trace différents motifs à l’aide de son index, dessine des zones afin de projeter sur le datapad le plan qu’il a décidé de mettre en place.

              - Nous allons débarquer avec des éléments du bataillon Caracal dans la zone la plus au nord du palais, sur une esplanade où il sera plus aisé de faire déployer mes troupes sans craindre d’embuscade. L’officier à la tête du bataillon Caracal se mettra en relation avec le commandant de votre garde de maison afin d'organiser la sécurité au sein du palais. Le bataillon Howlrunner aura pour sa part la tâche difficile d’occuper les jardins et les entrées du palais afin d’en protéger les accès. Notre sécurité sera pour l’heure assurée par un détachement de ma propre garde rapprochée, détachement constitué de vingt guerriers Kaleesh.

              Constatant que le transport s’approche doucement mais sûrement du palais, dont les contours se détachent désormais de l’horizon, le seigneur de la guerre déroule sa silhouette en armure afin de se redresser, enfile son casque, vérifie que ses deux blasters Westar-34 sont parfaitement sanglés dans leur holster de jambe. La visière du heaume se pose sur le visage angélique de la régente, le regard flamboyant du Chiss désormais remplacé par les yeux furieux du dragon représenté à la surface du plastoïde.

              - Mes troupes arriveront par vagues successives. Quatre vagues, pour être plus précis. La manœuvre devrait prendre en trente minutes et une heure. Je suggère de brouiller temporairement les communications du palais et des alentours afin d’empêcher qu’un vent de panique se répande dans la capitale. Mes navettes sont équipées pour ce genre d’opérations, Excellence, mais la décision d’appliquer une telle mesure vous revient.

              La voix parfaitement modulée de l'humanoïde à peau bleue s’éteint, happée par le feulement rauque des intercepteurs TIE de l’escadron Fantôme. Alors qu’il attend la réponse de la redoutable Elisabeth, Hivernus ne peut s’empêcher de penser qu’il ne se lassera jamais de ce son si distinctif… Le visage dissimulé sous un casque à l’apparence singulière, le seigneur de la guerre se laisse bercer par les sons de moteurs des appareils de son escorte. Il semble tout à fait dans son élément, c’est certain.

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                #20

                Post n°19
                Auteur : Zaden Kryos

                Elisabeth observa le départ d'Hivernus avec un mélange de soulagement et d'appréhension. Le Chiss était efficace, redoutablement efficace même, mais cette efficacité même la mettait mal à l'aise. A sa proposition, elle approuva son plan pour le brouillage des communications puis elle se tourna vers Bouton d'Or, le droïde protocolaire de Blokkus, dont les photorécepteurs dorés reflétaient les lumières du vaisseau.

                — Eh bien, il semblerait que nous soyons désormais liés par les circonstances, dit-elle au droïde avec un sourire las. J'espère que votre maître comprend les risques qu'il prend en restant en retrait. Le conseil n'appréciera pas son absence, même si je la justifie par des raisons diplomatiques.


                Elle s'installa dans un des sièges confortables de sa navette personnelle, sentant le poids de l'armure cérémonielle qu'elle portait peser sur ses épaules. Dehors, par les hublots, elle pouvait voir les chasseurs TIE d'Hivernus se déployer en formations serrées, leurs panneaux solaires caractéristiques découpant des silhouettes menaçantes contre la lueur bleutée de Kuat.


                Elisabeth se massa à nouveau les tempes, fermant brièvement les yeux. Dans quelques heures, elle devrait affronter le conseil. Baron Thul avec ses objections prévisibles, la Comtesse Ardana et ses calculs mercantiles, et tous les autres qui guetteraient le moindre signe de faiblesse pour la déchirer comme des vautours.


                — Bouton d'Or, dit-elle soudainement en rouvrant les yeux, son ton redevenant celui d'une dirigeante habituée au commandement. J'aimerais que vous transmettiez un message au Sénateur Blokkus. Dites-lui que j'apprécie sa... prudence, mais que j'aurais besoin de sa présence au moins en hologramme lors de la réunion du conseil. Un soutien républicain visible renforcerait considérablement ma position. Les conservateurs du conseil ont beau détester l'ingérence étrangère, ils craignent encore plus de se mettre à dos la République.


                Le droïde émit une série de bips affirmatifs, ses circuits de traduction s'activant immédiatement pour relayer le message. Elisabeth se leva, marchant vers l'avant de la cabine où une console holographique affichait en temps réel les mouvements des forces d'Hivernus. Deux escadrons se dirigeaient vers l'anneau orbital. Le troisième escortait les transports de troupes. Tout se déroulait avec une précision militaire qui était à la fois rassurante et inquiétante.
                Elle s’avanca vers les pilotes de sa navette pour s’adresser au second.


                — Préparez un canal sécurisé avec le Commandant Korran, je veux qu'il soit briefé sur l'arrivée des troupes de Bajic avant qu'elles ne posent le pied dans mon palais. La dernière chose dont j'ai besoin, c'est un incident entre mes propres gardes et les légionnaires d'Hivernus par manque de coordination.


                La console s'illumina, et quelques instants plus tard, l'hologramme du Commandant Korran se matérialisa devant elle. L'homme était dans la cinquantaine, le visage buriné par des années de service loyal à la Maison Kuat. Ses cheveux grisonnants étaient coupés court, à la militaire.


                — Excellence, votre appel était attendu, déclara-t-il d'une voix grave. Nous avons détecté l'approche de multiples vaisseaux non-identifiés se dirigeant vers le palais accompagné du votre. Mes hommes sont en état d'alerte maximale et j’ai appris de la part du commandement de l’anneau que vous aviez déclaré un couvre-feu ainsi que préparer une réunion du conseil extraordinaire.


                — Commandant, ces vaisseaux sont alliés, répondit Elisabeth avec une autorité qui ne laissait place à aucune contestation. Il s'agit de forces du Seigneurat de Bajic, commandées par le Seigneur Hivernus en personne. Ils viennent nous assister dans la traque de l'Oiseau de Feu. Et oui tels ont été mes ordres, le conseil est-il réunit ?


                Elle vit le commandant se raidir imperceptiblement, sa mâchoire se contractant légèrement. Korran était un homme de tradition, un pur Kuati qui avait consacré sa vie à protéger la famille régnante. L'idée de troupes étrangères opérant au sein même du palais devait lui être profondément répugnante.


                — Excellence, avec tout le respect que je vous dois, permettez-moi d'exprimer mes... réserves quant à cette décision. Des forces étrangères au cœur même du palais ancestral ? C'est sans précédent. Le conseil...oui est réunis mais ils sont remonté…certains parlent de vous destituer pour avoir enclencher un couvre-feu sans leur accord…


                — Le conseil sera bientôt sous contrôle, Commandant, coupa Elisabeth d'un ton qui ne souffrait aucune réplique. Pour l'instant, votre devoir est de coordonner vos efforts avec l'officier à la tête du bataillon Caracal. Le Seigneur Hivernus a été très clair : ses troupes opèrent sous supervision kuatie. Vous connaissez chaque couloir, chaque accès du palais. Sans vous, ils seraient perdus. Je compte sur vous pour être mes yeux et mes oreilles, Commandant. Pour vous assurer que nos... invités respectent les limites de leur mission.


                Le message implicite était clair. Korran devait surveiller les troupes d'Hivernus autant qu'il devait coopérer avec elles. Le commandant sembla comprendre, son expression se détendant légèrement.


                — Compris, Excellence. Mes hommes seront prêts à les accueillir. Dois-je faire évacuer certaines sections du palais ?


                Elisabeth réfléchit un instant. Le palais était immense, un dédale de corridors, de salles de réception, d'appartements privés et d'ailes administratives. Des centaines de personnes y vivaient et y travaillaient en permanence : serviteurs, secrétaires, gardes, membres mineurs de la famille élargie Kuat.


                — Non, pas d'évacuation. Cela créerait une panique inutile et alerterait nos ennemis. Mais je veux que vous établissiez un périmètre de sécurité renforcé autour des zones sensibles : mes appartements privés, les archives, et les centres de communication. Et bloquez le conseil dans leur salle, personne n'entre ou ne sort de ces zones sans autorisation explicite de ma part ou de la vôtre.


                — À vos ordres, Excellence. Autre chose ?


                — Oui. Le Baron Thul. Où est-il actuellement ?


                Korran consulta brièvement un datapad hors du champ de l'hologramme.


                — Dans ses appartements privés de l'aile ouest, Excellence. Il n'a pas quitté ses quartiers depuis ce matin. Amlgrès la réunion, il a décidé de ne pas s’y rendre. Dois-je le faire surveiller ?


                Elisabeth sourit légèrement, un sourire qui n'atteignait pas ses yeux.


                — Oui emmenez-le de force rejoindre les autres conseiller.


                — Compris, Excellence.


                — Bien. Je serai au palais dans moins de dix minutes. Préparez l'esplanade nord pour l'atterrissage des transports de Bajic. Et Commandant ? Faites en sorte que vos hommes gardent leur calme. Je sais que la vue de légionnaires étrangers dans notre palais sera difficile à accepter, mais je compte sur leur professionnalisme.


                — Mes hommes sont des soldats de la Maison Kuat, Excellence. Ils feront leur devoir.


                L'hologramme disparut, laissant Elisabeth seule avec ses pensées. Elle se tourna vers les hublots, observant la planète qui grandissait rapidement sous la navette. Kuat la Belle, avec ses océans turquoise et ses continents verdoyants, ceinte par les anneaux orbitaux massifs des chantiers navals qui faisaient sa richesse et sa puissance.


                La porte de la cabine principale s'ouvrit soudainement dans un sifflement pneumatique, révélant la silhouette imposante d'Hivernus dans son armure. Le Chiss se déplaçait avec une grâce surprenante malgré le poids évident de son équipement, son garde du corps silencieux sur ses talons. Même à travers la visière de son casque, Elisabeth pouvait sentir l'intensité de son regard.


                —     Seigneur Hivernus. J'ai également pris mes dispositions. Le Commandant Korran attend votre arrivée et celle de vos troupes. Il coordonnera avec votre officier pour assurer une intégration fluide de nos forces.


                Elle s'installa dans le siège face à lui, croisant élégamment les jambes dans un geste qui trahissait une noblesse innée. Bouton d'Or se tenait légèrement en retrait, ses photorécepteurs passant alternativement d'Elisabeth à Hivernus, enregistrant sans doute chaque détail de l'échange pour son maître.
                La navette commença à vibrer légèrement alors qu'elle entrait dans l'atmosphère de Kuat. Par les hublots, Elisabeth pouvait maintenant distinguer les détails de la surface : les tours élancées de la capitale, les jardins suspendus qui faisaient la fierté de l'architecture kuatie, et au loin, la masse imposante du palais ancestral qui dominait la cité depuis des siècles.


                Le palais de la Maison Kuat était une merveille d'architecture, un mélange harmonieux de tradition et de modernité. Ses tours blanches s'élançaient vers le ciel, couronnées de dômes translucides qui captaient la lumière et la diffusaient dans des jeux de couleurs changeants. Des jardins en terrasses descendaient en cascade le long de ses flancs, créant des oasis de verdure suspendues entre les niveaux. L'esplanade nord, leur destination, était une vaste plateforme de marbre blanc capable d'accueillir plusieurs vaisseaux de grande taille, normalement réservée aux visiteurs de marque et aux cérémonies d'État.


                — Regardez, Seigneur Hivernus, dit Elisabeth en désignant le palais par le hublot. C'est ce que nous défendons. Plusieurs milliers d’années d'histoire, de pouvoir, de tradition. Chaque pierre de ce palais a été posée par mes ancêtres, chaque jardin planté par les mains de la famille Kuat. L'Oiseau de Feu veut détruire tout cela, réduire en cendres des siècles de construction et de progrès. C'est pour cela que j'accepte votre aide, malgré les risques. C'est pour cela que je suis prête à prendre des décisions qui pourraient me nuire.


                La navette amorça sa descente finale, les répulseurs s'activant dans un vrombissement sourd. Par les hublots, Elisabeth pouvait maintenant voir l'esplanade nord en détail. Le Commandant Korran était là, entouré d'une compagnie de la Garde de la Maison en grande tenue : armures blanches rehaussées des armoiries Kuat, blasters E-11 tenus au port d'armes, rangs parfaitement alignés. C'était une démonstration de force autant qu'un accueil officiel.

                Derrière les gardes, elle distinguait d'autres silhouettes : des membres du personnel du palais, des officiels de rang mineur, et même quelques nobles curieux attirés par l'activité inhabituelle. Le secret ne tiendrait pas longtemps. Dès que les premiers légionnaires de Bajic poseraient le pied sur le marbre de l'esplanade, les rumeurs commenceraient à se répandre comme une traînée de poudre.

                La navette toucha finalement le sol dans un sifflement doux de répulseurs, les trains d'atterrissage se déployant avec un claquement métallique. Elisabeth sentit son cœur s'accélérer légèrement. Le moment était venu. Dans quelques instants, elle allait descendre de cette navette avec un seigneur de guerre de la Bordure Extérieure à ses côtés, et tout Kuat saurait que la régente avait fait appel à des forces étrangères.


                Elle se leva avec grâce, lissant les plis de sa robe d'État, ajustant le diadème qui marquait son rang. Son reflet dans une surface polie lui renvoya l'image d'une femme au visage déterminé, aux yeux brillants d'intelligence et de volonté. Elle ressemblait à sa mère dans ces moments-là, cette même prestance aristocratique, cette même capacité à projeter une autorité absolue.


                La rampe hydraulique commença à s'abaisser dans un sifflement de pistons, révélant progressivement l'esplanade nord baignée de la lumière dorée de Kuat. L'air frais de sa planète natale envahit la cabine, portant avec lui les parfums des jardins suspendus, jasmin, roses de Kuat, et l'odeur subtile d'ozone qui accompagnait toujours les grands centres urbains.


                Elisabeth prit une profonde inspiration, se redressant de toute sa hauteur. C'était le moment. Le moment où tout basculait, où le cours de l'histoire de Kuat prenait un tournant irréversible.
                 

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                  Post n°20
                  Auteur : Blokkus

                  A bord du poing de Pandore, la nouvelle garde rapprochée du sénateur se dirigeait vers son employeur sous bonne escorte, Kalynn, l'ancienne membre des forces de l'ordre Kuati, démissionnaire suite à des soupçons de corruption menait la marche.
                  Derrière elle,  une équipe hétéroclite de mercenaires composée de ARW_4 un droid mercenaire dont les bras dissimulaient des blasters, Brokar, un  Zabrak du genre brutal ,Giroju était un Weequay ayant travaillé longuement sur Tatooine, Lekk , un Gotal aux capacités cognitives, Rhoma, un sadique venant de Rodia, Moy était un Abyssin spécialiste en survie et Lenzav était un ancien policier reconverti en tueur à gage.
                  Blokkus qui patientait une coupe à la main, vit avec soulagement ses gardes du corps arrivé, il était quelque peu déçu par ces guerriers déparéillés, quand il songea à la démonstration de force des soldats du seigneur de Bajic.
                  Mais la fin justifiait les moyens disait on sur Nal Hutta, le commodore Hannibal avait su répondre rapidement et efficacement à sa demande de protection et c'était bien la l'essentiel.
                  La jeune Kuati au crane rasé s'approcha pour se présenter auprès de son nouveau patron.

                  -Mes respects sénateur, je suis Kalynn, chef de votre nouvelle équipe de protection.

                  Le Hutt observa l'hunaine de ses yeux globuleux, elle semblait frêle et fragile mais il ne fallait pas se fier aux apparences, il le savait très bien si elle avait été recruté par le commodore c'est qu'elle devait être efficace, enfin, il fallait l'espérer.


                  -Salutations, j'attends l'arrivée prochaine d'un vaisseau de Républicain, vous serez chargé de m'y escorter.


                  -Puis je vous demander à qui appartient ce vaisseau de guerre? les uniformes des membres d'équipage me sont inconnus tout comme le marquage de ce destroyer.

                  Blokkus hésitait, devait il renseigner la jeune femme?  après il devait lui faire confiance, à minima en tout cas, elle allait assurer sa protection rapprochée après tout.

                  -C'est un vaisseau du seigneurat de Bajic, en ce moment le seigneur et dame Elisabeth se rendent au palais, Kuat est menacé par un complot ourdie par d'anciens impériaux.


                  Un seigneur inconnu, des comploteurs pro Empire , dans quel guêpier s'était elle fourrée en acceptant l'offre de Mustafar? songea la mercenaire, sans doute devrait elle demander une augmentation ou une prime de risque dès son retour sur la planète volcanique.

                  -Très bien sénateur , je prends note de ces nouvelles données.

                  Pendant ce temps d'échange, les mercenaires s'étaient positionnés aux quatre coins de la pièce pour protéger leur nouveau patron. Ils devraient sécuriser cette salle, le temps que le vaisseau de la République arrive dans l'espace Kuati, ce qui ne devrait pas tarder...


                  A bord de la navette

                  Bouton d'or ne comprenait pas vraiment ce qui se passait et ce qu'il faisait la exactement, il avait l'impression de faire partie d'un groupe d'assaut, alors qu'il n'était qu'un simple droid protocolaire. Il appartenait au seigneur Hutt depuis une décennie et celui ci l'avait trainé à travers la galaxie dans des affaires plus ou moins louche mais toujours à l'écart des conflits.
                  Il accusa réception des instructions du sieur Hivernus et des recommandations de Dame Elisabeth, s'il avait pu le droid protocolaire aurait récité une prière au grand concepteur...

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                    #22

                    Post n°21
                    Auteur : Hivernus

                    Le seigneur de la guerre écoute la jeune femme sans l’interrompre. Il contemple en silence la magnificence de Kuat, la beauté de ses jardins, la puissance de son architecture et l’harmonie de ses couleurs lorsque la navette personnelle de la régente survole la capitale. Elisabeth a raison de vouloir défendre ce que ses ancêtres ont bâti durant des générations. Si Kuat s’est imposé comme un fleuron de l’industrie galactique, c’est par l’intermédiaire de sa monarchie, de ses grandes maisons. Aujourd’hui, l’ordre naturel des choses est menacé par une organisation criminelle et il est du devoir de chacun, Kuati, Bajicien ou républicain, de mettre un terme à cette menace avant qu’elle ne sème la mort, le chaos et la destruction dans la galaxie.

                    De fait, le Chiss se contente d’acquiescer en silence, comprenant ce qui est attendu de lui. A ses côtés, son garde du corps s’anime doucement, s’exprimant pour son seigneur sans avoir été invité à le faire.


                    - Le Dragon de Bajic traquera les terroristes de l’Oiseau de Feu où qu’ils soient, Excellence. Vous pouvez en être assurée. Nous ne les laisserons pas corrompre et détruire ce qui a été bâti par des mains et des esprits plus nobles que les leurs. Mon seigneur a traversé des océans d’épouvantes, il a bravé la mort plus d’une fois et a toujours su triompher de ses ennemis, quels qu’ils soient. Il en sera de même avec ces conspirateurs. Nous les livrerons à la justice.

                    La faveur de ces quelques mots transpire au travers du vocabulateur du casque à tête de démon. G'ecnsi Ch'uscehah montre, par le biais de cette intervention, qu’il est entièrement dévoué à son maître et qu’il le porte en très haute estime. 

                    Hivernus fait cependant preuve d’humilité et de modestie, balayant d’un geste de la main les éloges et les promesses de son mystérieux protecteur. Il se contente de quitter son siège alors que la navette de la Kuat de Kuat par intérim amorce sa manœuvre d'atterrissage. Nombre de soldats voient en lui une sorte de surhomme, de divinité, parce qu’il a affronté par trois fois la mort, parce qu’il est sorti victorieux face aux pirates de la Bordure Extérieure, aux mercenaires du Syndicat Tenloss et aux assassins de l’Oiseau de Feu… Et quelques-uns, parmi ses plus proches collaborateurs, savent qu’il a survécu à un affrontement face aux Sith. De fait, ses partisans les plus fidèles l'appellent le Dragon Bleu Immortel, Celui qui Commande à la Mort parce que rien ne semble pouvoir le terrasser.

                    Mais l'humanoïde à peau bleue n’est rien de tout cela. Il n’est ni un dieu, ni un héros. Juste un Chiss doué de logique et de raison. Et pas l’un des meilleurs selon ses propres pensées. Un frisson vient le saisir brusquement et une douleur vive lui rappelle sa condition de simple mortel. Son regard se pose silencieusement sur sa jambe. Il sent sa chair, pourtant disparue en cet endroit, frémir et respirer. La sensation est désagréable, lui rappelle sans cesse que ses fantômes sont là, à guetter dans son ombre. Le seigneur de la guerre déroule les muscles mécaniques de sa prothèse pour chasser cette souffrance, sans pour autant y parvenir. 


                    Non. Il n'a rien d'un dieu.

                    Il inspire doucement, ferme doucement ses poings, ignorant la douleur et les démangeaisons pour se concentrer sur l’instant présent. Il garde le contrôle, ne montre aucune faiblesse. Et lorsque la navette se pose finalement, que la belle se lève pour patienter à ses côtés, Hivernus tourne sa tête casquée vers elle.


                    - Je tâcherai de me montrer digne de votre confiance et de vos attentes, Excellence.

                    Il lâche ces mots dans un murmure qui filtre à peine au travers de son vocabulateur. L’instant d’après, la rampe d’accès s’abaisse lentement. Les fleurs accueillent le retour de leur régente en répandant leur douce odeur, tandis qu’un vaste cortège de gardes, de servants et de nobles de la cour piétine déjà sur place.

                    Le seigneur de la guerre attend de voir Elizabeth quitter l’intérieur de la navette avant de s’engager à son tour sur la rampe d’accès. Puis vient ensuite le tour de son étrange garde du corps et du droïde protocolaire républicain. Hivernus se contente de rester dans l’ombre de la Kuat de Kuat par intérim, manière comme une autre de montrer qu’il respecte l’autorité de la belle, qu’il n’est pas là pour imposer la sienne. Autour d’eux, divers transports de troupes, des navettes impériales de la classe Lambda ou Sentinelle portant les armoiries du Seigneurat de Bajic, se posent sur l’esplanade en soulevant un nuage de poussière. 

                    Des dizaines d’hommes, combinaisons de combat immaculées, armes de mêlée ou blasters la main, se déploient au pas de course puis viennent s’aligner rangs par rangs en présentant une discipline impeccable. Pas un seul pas de travers, une seule parole en l’air, pas d’insultes ou de remarques. Les légionnaires de Bajic se contentent de former les rangs en silence, les bruits de bottes martelant sur le sol et le feulement rauque des TIE/IN passant au-dessus de leur tête s’exprimant pour eux. Ils attendent là qu’on leur donne un quelconque ordre, le visage dissimulé sous un casque, la respiration lente et rythmée. Un soldat déploie un drapeau au-dessus de sa compagnie et les couleurs de la maison Kuat flotte désormais à la tête des hommes de la Légion Anooba.

                    Courtoisie du seigneur de Bajic qui, une fois encore, rappelle qu’il se présente comme un allié de la belle Elizabeth, non pas comme un quelconque envahisseur.

                    Les légionnaires acclament la Kuat de Kuat, scandant son nom à plusieurs reprises alors qu’elle passe à côté d’eux pour se diriger vers ses propres gardes. L’officier à la tête de ce premier détachement lève doucement sa main et les voix se taisent. Le commandant d’unité pivote afin de faire face au seigneur Hivernus et à la régente, faisant claquer ses talons. On ne distingue qu’un vague visage humain pourvu d’une moustache derrière la visière de son casque.
                     

                    - Le capitaine Ris du bataillon Caracal est prêt à se placer sous les ordres du commandant Korran, Excellence. Indique le Chiss. Le capitaine Dern du bataillon Howlrunner se présentera bientôt avec ses hommes pour sécuriser les jardins.

                    Le son distinctif d’une nouvelle navette de la classe Lambda qui vient se poser sur la piste d’atterrissage improvisée attire l’attention de l'humanoïde à peau bleue, qui détourne un instant le regard. Des silhouettes aliens vêtues d’anciennes armures de stormtrooper blanches striées de bandes bleues descendent tranquillement la rampe d’accès. Les vingt guerriers Kaleesh débarquent avec la même discipline et efficacité que celle démontrée par les légionnaires.

                    - Ma garde personnelle vient d’arriver. Fait simplement remarquer le seigneur de la guerre en tournant de nouveau sa tête casquée vers la régente. Nous sommes à votre disposition, Excellence. Ordonnez et nous obéirons.

                    Les transports de troupes décollent bientôt un par un. D’autres suivront. C’est un fait. Et le Chiss constate déjà sur les visages des officiels et des gardes Kuati une certaine appréhension. Ils n’apprécient pas vraiment les étrangers, se méfient de la présence de soldats armés dont ils ne savent rien. Une telle inquiétude est tout à fait normale en l’état. D’autant plus en prenant en considération la situation tendue avec les rebelles qui se sont emparés d’une bonne partie de l’Anneau. 

                    Néanmoins, Hivernus n’a rien en commun avec ces insurgés. Il n’est pas venu ici pour conquérir ou détruire. Il n’a guère l’intention de renverser la monarchie, de mettre à mort sa noblesse. Bien au contraire… Il sait qu’il aura à se montrer digne de confiance, qu’il devra prouver qu’il est là pour agir au nom du bien commun. Et pour l’heure, celle qui détient les rênes de cette confiance se trouve juste à ses côtés.

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                      #23

                      Post n°22
                      Auteur : Zaden Kryos

                      Elisabeth descendit la rampe d'accès de sa navette avec toute la grâce aristocratique qui caractérisait sa lignée. La lumière dorée de Kuat caressait les plis de sa robe d'État, faisant scintiller les fils d'argent tissés dans le tissu bleu profond. Son diadème, symbole ancien du pouvoir de sa Maison, captait les rayons du soleil et projetait de subtiles lueurs sur son visage aux traits fins. Chaque pas était mesuré, calculé pour projeter l'image d'une dirigeante en parfait contrôle de la situation, même si son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine.

                      L'esplanade nord s'étendait devant elle, vaste étendue de marbre blanc veiné d'or qui avait accueilli pendant des siècles les plus grands dignitaires de la galaxie. Mais jamais, dans toute l'histoire millénaire de la Maison Kuat, cette plateforme cérémonielle n'avait vu se poser autant de transports militaires étrangers. Les navettes Lambda et Sentinelle du Seigneurat de Bajic formaient maintenant une présence imposante, leurs coques grises et blanches contrastant avec l'élégance architecturale environnante. Au-dessus de sa tête, le vrombissement caractéristique des chasseurs TIE résonnait comme un rappel constant de la gravité de la situation.


                      Le Commandant Korran s'avança vers elle, son visage buriné affichant une expression soigneusement neutre qui ne parvenait pas tout à fait à masquer sa désapprobation. Il avait servi sous trois régents différents, survécu à deux tentatives de coup d'État, et Elisabeth savait qu'il considérait le palais comme son propre domaine. La présence de légionnaires étrangers devait lui être aussi douloureuse qu'une blessure physique.


                      — Excellence, dit-il en s'inclinant profondément, ses décorations militaires tintant légèrement contre son plastron d'apparat. La Garde de la Maison est à vos ordres. Vos... invités sont les bienvenus au palais ancestral.


                      Le mot « invités » avait été prononcé avec une inflexion particulière, pas tout à fait hostile, mais certainement pas chaleureuse non plus. Elisabeth nota mentalement qu'elle devrait avoir une conversation privée avec Korran dès que possible. Elle ne pouvait pas se permettre que le commandant de sa garde personnelle sabote cette alliance par ressentiment ou par attachement excessif aux traditions.


                      — Commandant Korran, répondit-elle d'une voix claire qui porta à travers toute l'esplanade, je vous présente le Seigneur Hivernus du Seigneurat de Bajic, et ses forces qui viennent nous assister dans notre lutte contre l'Oiseau de Feu. Je compte sur vous pour coordonner vos efforts avec le capitaine Ris et assurer une intégration harmonieuse de nos troupes respectives.


                      Derrière Korran, elle pouvait voir les rangs impeccables de la Garde de la Maison, leurs armures blanches rehaussées des armoiries Kuat brillant sous le soleil. Cent hommes et femmes triés sur le volet, l'élite de l'élite, qui la regardaient avec un mélange de loyauté et d'inquiétude. Combien d'entre eux approuvaient sa décision ? Combien la condamnaient en silence ? Elle ne le saurait probablement jamais.


                      Autour de l'esplanade, d'autres visages l'observaient. Des nobles de rang mineur, attirés par l'activité inhabituelle. Des serviteurs du palais, bouche bée devant le déploiement militaire. Des officiels administratifs, déjà en train de chuchoter entre eux, alimentant la machine à rumeurs qui ferait bientôt trembler toute la capitale. Elisabeth pouvait presque entendre leurs pensées : La régente fait venir des troupes étrangères. La régente perd le contrôle. La régente trahit les traditions de Kuat.


                      Mais elle n'avait pas le temps de se préoccuper de l'opinion publique pour le moment. D'abord, survivre à la crise. Ensuite, gérer les conséquences politiques.


                      Une nouvelle navette Lambda se posa. La rampe s'abaissa, révélant les silhouettes imposantes des guerriers Kaleesh dans leurs armures de stormtrooper blanches striées de bleu. Même à distance, Elisabeth pouvait sentir l'aura martiale qui émanait de ces combattants d'élite. Les Kaleesh avaient une réputation galactique de férocité au combat et d'honneur intransigeant. Avoir vingt de ces guerriers comme garde rapprochée témoignait du statut d'Hivernus, mais aussi de sa prudence.


                      Le grondement sourd d'une nouvelle vague de transports approchant tira Elisabeth de ses observations. Le ciel au-dessus du palais s'assombrissait progressivement alors que d'autres navettes entraient dans leur descente finale. Quatre vagues, avait dit Hivernus. Trente minutes à une heure pour déployer entièrement ses forces. Le spectacle était impressionnant, presque intimidant, et Elisabeth se demanda fugacement si elle n'avait pas commis une terrible erreur.


                      — Excellence.


                      La voix venait de derrière elle. Elisabeth se retourna pour découvrir Lady Vesta Anar, l'une des rares alliées sur lesquelles elle pouvait compter au sein du conseil. La femme approchait de la quarantaine, ses cheveux noirs relevés en un chignon complexe typique de la haute noblesse kuatie. Ses yeux verts brillaient d'intelligence et d'une pointe de malice. Contrairement à beaucoup d'autres nobles, Lady Vesta n'avait jamais caché son ambition de voir Kuat se moderniser, même si cela signifiait bousculer quelques traditions séculaires.


                      — Lady Vesta, la salua Elisabeth avec un sourire sincère, un rare moment de chaleur dans cette journée glaciale. Vous êtes venue m'accueillir ?


                      — Plutôt vous avertir, Excellence, répondit Lady Vesta en s'approchant suffisamment pour que leur conversation reste privée. Le Baron Thul est dans une rage folle. Il a refusé de se rendre à la réunion du conseil et lorsque vos gardes sont venus le chercher de force, il a hurlé à la tyrannie, au coup d'État, et à je ne sais quoi d'autre. La Comtesse Ardana n'est guère plus calme. Elle a passé la dernière heure au communicateur avec ses alliés commerciaux, essayant probablement de mesurer l'impact de cette... situation sur ses contrats.


                      — Et les autres ? demanda Elisabeth d'une voix basse.


                      — Divisés, comme toujours, répondit Lady Vesta avec un haussement d'épaules élégant. Devron Krane vous soutient publiquement, ce qui n'a surpris personne. Lord Syndaris semble attendre de voir comment le vent tourne avant de prendre position. Quant à Dame Mirell, elle est trop occupée à gérer ses propres problèmes familiaux pour s'impliquer activement dans les affaires du conseil, mais elle votera probablement avec la majorité par commodité.


                      Elisabeth hocha la tête, absorbant ces informations cruciales. Le conseil comptait quinze membres au total, représentant les principales familles nobles de Kuat. Pour valider officiellement le couvre-feu et les autres mesures d'urgence qu'elle avait décrétées, elle avait besoin d'au minimum huit voix. Avec Lady Vesta et Devron Krane fermement de son côté, cela lui en donnait deux. Dame Mirell ferait probablement trois. Elle devait en trouver cinq autres parmi un groupe de nobles conservateurs, méfiants, et souvent plus préoccupés par leurs intrigues personnelles que par le bien commun de Kuat.


                      — Lady Vesta, dit Elisabeth après un moment de réflexion, j'ai besoin de votre aide pour rallier les indécis. Concentrez-vous sur Lord Varen et Lady Shiva. Ce sont des pragmatiques avant tout. Expliquez-leur que l'Oiseau de Feu représente une menace existentielle pour Kuat, que sans cette intervention, nous risquons de perdre non seulement nos chantiers navals, mais notre indépendance même. Faites-leur comprendre que cette alliance temporaire est le seul moyen de préserver notre souveraineté à long terme.


                      — Je ferai de mon mieux, Excellence, promit Lady Vesta. Mais je dois vous prévenir, les rumeurs circulent déjà. Certains parlent d'invasion déguisée. D'autres murmurent que vous cherchez à vous emparer du pouvoir de manière permanente en utilisant cette crise comme prétexte. Et puis... il y a la question de votre sœur.


                      Elisabeth se raidit imperceptiblement. Bien sûr. Elle avait planté cette graine lors de sa conversation avec Hivernus et Blokkus, suggérant que Marie Euphrosyne pourrait être impliquée avec l'Oiseau de Feu ou du moins sympathiser avec leurs objectifs. Une accusation calculée, destinée à éliminer sa principale rivale pour le trône. Mais maintenant que cette insinuation commençait à se répandre dans les couloirs du pouvoir, elle réalisait qu'elle jouait un jeu encore plus dangereux qu'elle ne l'avait anticipé.


                      — Qu'est-e qu'on dit exactement à son sujet ? demanda-t-elle, essayant de garder sa voix neutre.


                      — Que vous l'accusez de trahison. Que vous utilisez cette crise pour l'écarter de la succession. Que toute cette affaire avec l'Oiseau de Feu n'est qu'un prétexte pour consolider votre propre pouvoir.


                      La franchise brutale de Lady Vesta était l'une des raisons pour lesquelles Elisabeth l'appréciait, même si parfois, la vérité était difficile à entendre.


                      — Et que pensez-vous de ces accusations, Lady Vesta ?


                      La noble sourit légèrement, un sourire qui ne révélait rien de ses véritables pensées.


                      — Je pense, Excellence, que la politique est un art complexe où les motivations sont rarement pures. Je pense que vous êtes sincère dans votre volonté de protéger Kuat, mais qu'il serait naïf de croire que vous n'avez pas également des intérêts personnels dans cette affaire. Je pense que votre sœur Marie est peut-être innocente, peut-être coupable, mais que dans les deux cas, sa position dans la course à la succession en souffrira considérablement. Et je pense que si vous réussissez à résoudre cette crise, personne ne se souciera vraiment de savoir si vos motivations étaient entièrement altruistes.


                      Elisabeth ne put s'empêcher de sourire à son tour. C'était précisément ce genre d'analyse froide et pragmatique qu'elle appréciait chez Lady Vesta. Pas de jugement moral, pas d'indignation feinte, juste une évaluation claire de la réalité politique.


                      — Très bien, dit-elle simplement. Allez travailler les indécis. Je veux au moins dix voix favorables lors du vote de ce soir. Utilisez tous les arguments nécessaires, promesses, menaces voilées, appels au patriotisme kuati. Faites ce qu'il faut.


                      Lady Vesta s'inclina gracieusement et s'éloigna, sa robe bruissant sur le marbre alors qu'elle se dirigeait vers un groupe de nobles qui chuchotaient entre eux près de l'une des colonnes de l'esplanade.


                      Elisabeth se retourna vers la scène qui se déroulait devant elle. Les légionnaires de Bajic continuaient à se déployer avec une efficacité militaire impressionnante. Déjà, le capitaine Ris était en grande conversation avec le Commandant Korran, les deux hommes penchés sur un datapad holographique qui projetait probablement les plans détaillés du palais. C'était bon signe. Si Korran coopérait malgré ses réserves, cela signifiait qu'il plaçait son devoir au-dessus de ses préférences personnelles.


                      Elisabeth releva la tête, son regard balayant l'esplanade. Les légionnaires de Bajic continuaient leur déploiement méthodique. Hivernus se tenait non loin, sa silhouette imposante dans son armure de combat, incarnation vivante de la puissance militaire sur laquelle elle devait maintenant s'appuyer. Le droïde protocolaire de Blokkus, Bouton d'Or, restait en retrait, ses photorécepteurs enregistrant sans doute chaque détail pour son maître hutt.


                      Tant de pièces en mouvement sur l'échiquier, pensa-t-elle. Tant d'alliances fragiles, tant d'ennemis cachés. Mais elle n'avait pas le luxe du doute ou de l'hésitation. Elle était la régente de Kuat, et quelles que soient les difficultés, quels que soient les sacrifices personnels requis, elle ferait ce qui devait être fait.


                      Elle se redressa de toute sa hauteur, ajustant son diadème, lissant les plis de sa robe. L'image de la dirigeante confiante et maîtresse de la situation. C'était cette image qu'elle devait projeter maintenant, même si intérieurement, elle sentait le poids écrasant de toutes ces responsabilités menacer de la broyer.


                      — Commandant Korran, appela-t-elle d'une voix forte qui porta à travers l'esplanade. Escortez-moi jusqu'à la salle du conseil. Il est temps que j'explique à nos nobles exactement ce qui se passe et pourquoi mes décisions, aussi difficiles soient-elles, étaient nécessaires pour la survie de Kuat. Puis se tournant vers Hivernus. Si vous souhaitez me suivre Seigneur Hivernus, c’est le moment.


                      Elisabeth avança d'un pas résolu, son escorte se formant autour d'elle. Elle ne connaissait pas encore toutes les réponses, mais elle savait une chose avec certitude : quoi qu'il arrive, elle ferait face. Avec courage, avec ruse, avec toute la détermination que sa lignée lui avait transmise.


                      La salle du conseil l'attendait. Et avec elle, le jugement de ses pairs.

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                      • HivernusH Hors-ligne
                        HivernusH Hors-ligne
                        Hivernus
                        a écrit sur dernière édition par
                        #24

                        La peur. L’appréhension. Le doute. Hivernus peut lire tout cela et plus encore sur les visages des individus rassemblés là sur l’esplanade. Nobles, personnel de maison et gardes font de gros efforts pour ne pas se trahir. Le commandant de la garde est le premier à lutter contre son instinct. Il maintient un semblant de professionnalisme tout à fait admirable mais il y a une lueur dans son regard qui ne trompe pas. Quelques-uns cèdent cependant à la tentation et commencent à échanger à voix basse le sujet de leurs préoccupations. Le seigneur de la guerre s’attendait à de telles réactions. Il l’avait prévu. Et c’est pour cette raison qu’il a conseillé à la régente de faire brouiller les fréquences locales afin d’éviter qu’un vent de panique ne se répande dans la bonne société de Kuat.

                        Conscient que la jeune femme est dans une position délicate et que certaines décisions sont difficiles à prendre, le Chiss a pris ses dispositions en amont. Quand on mène des opérations militaires, on apprend à concevoir des plans qui peuvent être modifiés ou remplacés à tout moment. Dans le cas présent, l'humanoïde à peau bleue a demandé à ce qu’une navette se charge d’intercepter les communications entrantes et sortantes du palais dès lors qu’il posera le pied sur Kuat. A l’heure qu’il est, le palais est coupé du reste de la galaxie, enfermé dans une cage virtuelle que le seigneur de la guerre a soigneusement mis en place. Et s’il doit rendre des comptes pour cet acte, ce sera auprès de la régente de Kuat uniquement.

                        Une dame de la cour vient requérir l’attention de la belle Elizabeth. Hivernus se tient à distance, son attention avant tout dirigée vers les manœuvres impeccables de ses troupes et les mouvements de foule autour du palais. Il surveille au moins autant qu'il récolte des informations, fidèle à lui-même. Il n’entend de fait que quelques bribes de discussion entre les deux femmes mais en devine aisément le sujet principal… La politique et les soutiens qu’elle nécessite. Le Chiss croit comprendre vaguement que la régente par intérim cherche des alliés parmi les puissantes maisons nobles de Kuat. En tant que souverain du secteur Bajic, l’humanoïde à peau bleue ne comprend que trop bien les enjeux liés à la prise de position des uns et des autres au sein d’un système politique complexe. Lorsqu’il s’est emparé de Base Vergesso, le seigneur de la guerre a eu fort à faire avec la pègre locale. Il a dû nouer des alliances de circonstance, faire des concessions et fermer les yeux sur certaines activités illicites pour obtenir le soutien des grandes familles du crime organisé. Et lorsque ces vautours ont décidé de trahir sa confiance, il a fait ce que la logique impose… Purger les rangs, exécuter les traîtres et confisquer leurs biens.

                        Kuat n’est pas Base Vergesso cependant. Et si les manigances sont à peu près les mêmes que l’on soit criminel de haute volée ou représentant d’une grande lignée, les méthodes pour se débarrasser de ses rivaux divergent quelque peu. En cela, les nobles kuati ont probablement plus en commun avec les grandes familles de l’Ascendance Chiss. Assassinats déguisés, exil forcé, chantage, manipulations en tout genre et dessous de table sont des méthodes plus acceptables dans une société qui se veut supérieure à la norme… Et Hivernus, en bon agent de renseignement qu’il est, se demande bien quelle approche la belle compte employer à son avantage. Une partie de son esprit se penche alors sur les éventualités qui se présentent et les différentes issues possibles à ce conflit politique.

                        Mais le Chiss n’a pas le temps d’aller très loin dans ses nouvelles réflexions. Elizabeth vient de terminer son entretien et expose désormais ses intentions au commandant de la garde. Elle s’estime enfin prête à confronter la noblesse de Kuat et se tourne vers le seigneur de la guerre afin de savoir quelle sera sa réponse. Il y a, dans le regard de la régente, une lueur qui veut tout dire. Elle est déterminée à obtenir des résultats, prête à en découdre. L'humanoïde respecte cela et il incline doucement son casque comme pour saluer la témérité de la belle.

                        - Excellence. Je suis avec vous.

                        Et c’est avec ces quelques mots que le puissant Hivernus suit la régente de Kuat et ses gardes sur les marches menant au palais, sa propre escorte s’animant silencieusement derrière lui. Alors qu’il commence son ascension, le Chiss pivote son casque une dernière fois vers l’esplanade, son regard se perdant entre les rangées de légionnaires parfaitement alignés. Devant les sections au garde-à-vous, quelques officiers qui discutent avec différents soldats de la maison Kuat achèvent leur conversation par un salut militaire exécuté avec finesse puis se tournent vers leurs troupes afin de distribuer les consignes. Les hommes de la légion Anooba prennent réception des ordres en silence, le claquement de leurs bottes sur le sol pavé étant la seule réponse audible. Tout est en place.

                        Et comme pour sublimer ce moment, un rapport des opérations de terrain sur l’Anneau lui parvient désormais aux oreilles. L’humanoïde à peau bleue murmure quelque chose au travers de son casque puis rejoint Elizabeth en tête de file pour lui faire part des dernières nouvelles.

                        - Excellence, mes agents annoncent suivre la piste de deux fugitifs. Ils indiquent avoir pris le commandement des opérations de terrain et coordonnent leurs efforts avec les forces de sécurité de l’Anneau pour mettre la main sur ces dangereux individus. Plusieurs indices ont été prélevés par mes agents et sont d’ors et déjà en route vers mon vaisseau pour analyse. Une description des deux fugitifs nous a par ailleurs été fournie : un espion Bothan et un assassin Anzat. Deux espèces reconnues pour leurs aptitudes spéciales dans le domaine du renseignement et des opérations clandestines. Il reste encore beaucoup à découvrir et à déterminer mais nous progressons, Excellence… Et vous pouvez compter sur mes agents pour vous apporter des réponses.

                        Cette dernière phrase tombe comme une sentence. Elle sonne comme une promesse. Et Hivernus tient toujours ses promesses.

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                        • BlokkusB Hors-ligne
                          BlokkusB Hors-ligne
                          Blokkus
                          a écrit sur dernière édition par Blokkus
                          #25

                          Blokkus avait été finalement transféré à bord d'une navette Républicaine, et il était déçu, il pensait que la République Fédérale enverrait un vaisseau digne de sa stature comme un destroyer par exemple , mais que nenni, les Services de Renseignements avaient préféré la jouer discrets et envoyer une simple navette lambda, certes modifiée, mais ça restait qu'une simple navette.
                          Une fois à bord, il avait débriefé immédiatement  la section E, l'équipe déployée par le Bureau Fédéral d'Investigation.
                          Le chef de section n'avait pas non plus impressionné le Hutt, un colosse avec un oeil cybernétique, mais malgré la prothèse osculaire, le sénateur avait bien lu du dégout dans son regard, mais il en avait l'habitude tout comme le fait d'être sous estimé.
                          Bon il est vrai que la réputation de sa race ajoutée à son escorte dépareillée de chasseurs de prime faisaient tache parmi les commandos de la République mais on avait du faire avec les moyens du bord.
                          Le représentant Mustafarien avait bien insisté sur un point: la discrétion, il ne fallait pas qu'on apprenne que la République Fédérale agissait officiellement et ouvertement en territoire neutre et c'est bien pour cela qu'il avait envoyé son fidèle droid protocolaire doré à sa place au palais.
                          Maintenant le reste des opérations était hors de son contrôle, c'était au Chiss et la noble Kuati de jouer, lui se contentait d'être un simple témoin.
                          Pourtant quelque chose gênait le candidat à la chancellerie, son ventre grognait, il avait encore faim! Il se tourna vers un des hommes d'équipage.

                          -Serait il possible d'avoir un petit encas mon brave?

                          L'enseigne écarquilla les yeux, à tout les coups il n'avait jamais préparé de repas pour un natif de Nal Hutta. Pourtant il prit son courage à deux mains et se dirigea vers la cuisine de l'appareil.
                          Blokkus lui continuait d'afficher son plus beau sourire...

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                          • Zaden KryosZ Hors-ligne
                            Zaden KryosZ Hors-ligne
                            Zaden Kryos
                            a écrit sur dernière édition par
                            #26

                            Les portes massives de la salle du conseil s'ouvrirent dans un grincement solennel, révélant une vaste pièce circulaire dont le dôme de verre translucide laissait filtrer la lumière déclinante de Kuat. Quinze sièges disposés en arc de cercle faisaient face à un trône surélevé, symbole du pouvoir de la Maison Kuat. Mais ce trône était vide depuis la mort de Victoria, et Elisabeth, en tant que régente, devait se contenter d'un siège légèrement moins imposant sur le côté.

                            Les membres du conseil étaient déjà présents, certains debout, d'autres affalés dans leurs fauteuils avec une nonchalance calculée. L'atmosphère était électrique, chargée de tension et de ressentiment. Dès qu'Elisabeth franchit le seuil, tous les regards convergèrent vers elle, puis, avec une fascination mêlée d'horreur, vers la silhouette imposante d'Hivernus dans son armure de combat.

                            Le Baron Thul fut le premier à réagir, comme elle s'y attendait. L'homme se leva brusquement de son siège, son visage rubicond trahissant une colère à peine contenue. Il était corpulent, vêtu d'une tenue traditionnelle kuatie ornée de trop de décorations, comme s'il cherchait à compenser par l'ostentation ce qui lui manquait en influence réelle.

                            — C'est une outrage ! tonna-t-il, sa voix résonnant sous le dôme. Vous osez vous présenter devant ce conseil avec... avec des mercenaires étrangers à vos côtés ? Vous osez nous convoquer de force, nous traiter comme des prisonniers dans notre propre palais ?

                            Elisabeth ne répondit pas immédiatement. Elle traversa lentement la salle, ses pas résonnant sur le sol de marbre poli, laissant le silence s'installer et peser sur l'assemblée. C'était une technique que sa mère lui avait enseignée, ne jamais répondre dans la précipitation, laisser l'adversaire s'épuiser dans sa propre fureur.

                            Elle s'installa finalement dans son siège, croisant élégamment les jambes, son regard balayant l'assemblée avec une autorité tranquille. Hivernus se plaça légèrement en retrait, sa présence silencieuse mais imposante rappelant à tous la nouvelle réalité du pouvoir sur Kuat.

                            — Baron Thul, commença-t-elle d'une voix glaciale, je comprends votre... émoi. Mais avant de hurler à l'outrage, peut-être devriez-vous écouter ce que j'ai à vous dire. Vous tous, d'ailleurs.

                            Elle fit un geste, et Veren Shale, son secrétaire, s'avança pour distribuer des datapads à chaque membre du conseil. Sur les écrans s'affichaient des rapports détaillés, des interceptations de communications, des images holographiques de l'attaque sur l'Anneau.

                            — Voici la réalité à laquelle nous sommes confrontés, poursuivit Elisabeth. L'Oiseau de Feu, une organisation criminelle composée de nostalgiques impériaux, a infiltré nos forces de sécurité. Leurs agents ont orchestré les troubles sur l'Anneau, armé les rebelles, et planifient de transformer Kuat en base d'opérations pour leurs futures actions terroristes dans toute la galaxie.

                            La Comtesse Ardana, une femme élégante aux cheveux gris argenté, leva les yeux de son datapad, son expression sceptique.

                            — Et c'est pour cela que vous faites venir des troupes étrangères ? Pour combattre une menace hypothétique ? Régente, avec tout le respect que je vous dois, cela ressemble fort à une manœuvre politique pour asseoir votre propre autorité.

                            Elisabeth s'était préparée à cette objection. Elle se pencha légèrement en avant, ses yeux bleus fixant intensément la Comtesse.

                            — Hypothétique ? Il y a trois heures, nos propres forces de sécurité ont ouvert le feu sur des civils dans le secteur 7-Delta de l'Anneau. Des officiers que nous pensions loyaux se sont révélés être des agents de l'Oiseau de Feu. En ce moment même, quarante pour cent de nos effectifs sont confinés en attendant des interrogatoires parce que nous ne pouvons plus faire confiance à notre propre appareil sécuritaire. Vous appelez cela hypothétique, Comtesse ?

                            Un murmure parcourut l'assemblée. Plusieurs membres du conseil échangèrent des regards inquiets. Elisabeth vit avec satisfaction que ses paroles faisaient mouche.

                            Devron Krane, un homme dans la cinquantaine au regard intelligent, prit la parole d'une voix posée

                            — La régente a raison. J'ai moi-même reçu des rapports troublants de mes propres sources. Des armes sophistiquées apparaissent dans les mains des rebelles, des armes que de simples ouvriers ne pourraient jamais se procurer. Quelqu'un les finance, les équipe, les organise.

                            — Précisément, acquiesça Elisabeth. Et pendant que nous débattons des protocoles et des convenances, cette organisation resserre son emprise sur notre système. Le Seigneur Hivernus...

                            Elle fit un geste vers le Chiss.

                            — ...a déjà perdu des hommes en combattant l'Oiseau de Feu. Il possède des renseignements, des preuves concrètes que je vous ai transmises. Il a offert son assistance, et j'ai accepté parce que contrairement à certains d'entre vous, je place la survie de Kuat au-dessus de ma fierté personnelle.

                            Le Baron Thul frappa du poing sur l'accoudoir de son fauteuil.

                            — Belle rhétorique ! Mais cela ne change rien au fait que vous avez violé tous les protocoles ! Un couvre-feu décrété sans l'accord du conseil ! Des troupes étrangères dans notre palais ! C'est de la tyrannie déguisée !

                            Elisabeth se leva brusquement, sa patience enfin épuisée. Sa voix, lorsqu'elle reprit la parole, était chargée d'une autorité qui ne souffrait aucune contestation.

                            — De la tyrannie ? Vous voulez parler de tyrannie, Baron ? Alors parlons-en. Parlons de votre opposition systématique à toute réforme, même les plus sensées. Parlons de vos alliances douteuses avec des factions qui profitent du chaos actuel. Parlons de votre refus obstiné de voir la réalité en face parce que vous êtes trop occupé à jouer vos petits jeux politiques !

                            Le Baron pâlit, mais Elisabeth ne lui laissa pas le temps de répondre.

                            — Ce conseil va voter maintenant sur trois mesures : premièrement, la validation rétroactive du couvre-feu et des mesures d'urgence que j'ai décrétées. Deuxièmement, l'autorisation officielle pour les forces du Seigneurat de Bajic d'opérer sur notre territoire sous supervision kuatie stricte. Troisièmement, l'octroi de pouvoirs élargis à la régence pour la durée de cette crise.

                            Un silence stupéfait accueillit ses paroles. C'était un coup de force en bonne et due forme, et tout le monde dans la salle le savait.

                            Lord Syndaris, un homme prudent qui avait passé sa vie à éviter de prendre position, leva une main tremblante.

                            — Régente... ces mesures sont sans précédent. Vous nous demandez essentiellement de vous accorder un pouvoir quasi-absolu...

                            — Je vous demande de faire votre devoir, coupa Elisabeth. Je vous demande de placer Kuat au-dessus de vos intérêts personnels. Et je vous rappelle que si vous refusez, si vous bloquez ces mesures par pur entêtement, vous serez tenus pour responsables lorsque l'Oiseau de Feu frappera à nouveau. Lorsque nos chantiers navals tomberont entre leurs mains. Lorsque notre indépendance sera perdue à jamais.

                            Lady Vesta se leva, son timing parfait comme toujours.

                            — Je vote en faveur des trois mesures. La régente a raison. C'est le moment d'agir, pas de tergiverser.

                            — Je seconde, ajouta immédiatement Devron Krane.

                            L'un après l'autre, les membres du conseil se prononcèrent. Certains avec enthousiasme, d'autres avec réticence, mais le poids de la situation et la présence silencieuse mais menaçante d'Hivernus faisaient pencher la balance. Dame Mirell vota en faveur, comme prévu. Lord Varen et Lady Shiva suivirent, convaincus par les arguments de Lady Vesta.

                            Lorsque vint le tour du Baron Thul, l'homme était cramoisit de rage. Il regarda autour de lui, cherchant du soutien, mais même ses alliés habituels détournaient les yeux.

                            — Je... je vote contre, cracha-t-il finalement. Et que l'histoire se souvienne de ce jour comme celui où Kuat a vendu son âme !

                            La Comtesse Ardana hésita longuement, ses doigts pianotant nerveusement sur son datapad. Finalement, avec un soupir résigné, elle murmura

                            — En faveur. Mais que cela soit clair : cette coopération doit être temporaire et strictement encadrée.

                            Au final, le décompte fut de onze voix pour, quatre contre. Une victoire écrasante pour Elisabeth, bien au-delà de ce qu'elle avait espéré.
                            Elle se rassit lentement, s'autorisant un bref moment de soulagement avant de reprendre son masque d'autorité implacable.

                            — Bien. Le conseil a parlé. Les mesures sont approuvées. Commandant Korran, veuillez faire consigner ce vote dans les archives officielles.

                            Elle se tourna vers l'assemblée, son regard balayant chaque visage.

                            — Mesdames et Messieurs du conseil, je sais que cette décision a été difficile pour beaucoup d'entre vous. Mais je vous promets que lorsque cette crise sera résolue, lorsque l'Oiseau de Feu sera écrasé et que Kuat sera à nouveau en sécurité, vous comprendrez pourquoi ces sacrifices étaient nécessaires.

                            Elle se tourna vers Hivernus, son expression redevenant plus formelle.

                            — Seigneur Hivernus, vous avez entendu le vote du conseil. Vous avez officiellement l'autorisation d'opérer sur Kuat. Mais je vous en prie, souvenez-vous de ce que je vous ai dit, cette coopération doit être perçue comme une alliance entre égaux, pas comme une occupation. Mes compatriotes sont fiers, et leur fierté blessée pourrait se transformer en ressentiment si vos troupes se montrent trop... présentes.

                            ZADEN KRYOS · NIVEAU III

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                            • HivernusH Hors-ligne
                              HivernusH Hors-ligne
                              Hivernus
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                              #27

                              Les voix s’élèvent dans la salle du conseil. Les représentants de la noblesse kuati sont outrés. On remet en question les choix de la régente. On s’interroge. On s’inquiète. Hivernus écoute sans intervenir, se tenant en retrait. Il observe. Il analyse. Il étudie. En bon agent des renseignements qu’il est, il lui suffit de quelques minutes passées en compagnie de ces charmants individus pour deviner les pensées des uns ou des autres. Le Chiss cerne rapidement la personnalité des intervenants, détermine avec aisance qui se rangera derrière la belle Elisabeth et qui cherchera à tout prix à s’opposer à elle. Les quelques figures de l’opposition mènent un combat perdu d’avance.

                              Car le débat est tronqué… Influencé par la présence de troupes étrangères autour du palais, par le ralliement de la Garde à la régente, par les nombreux soutiens de la Kuat de Kuat par intérim.

                              Certains contestent uniquement par fierté, pour ne pas passer pour des lâches ou des vendus. Dans les faits, la plupart des aristocrates savent déjà qu’ils soutiendront les décisions de la jeune femme, que les quelques doutes et accusations qu’ils lancent à tout va ne sont là que pour préserver les apparences. Après tout, il vaut mieux soutenir un pouvoir fort pour obtenir privilèges et faveurs… Et éventuellement se rallier à l’opposition dès lors que le pouvoir en place s’effrite et que les faiblesses se dévoilent au grand jour. Les joies de la politique… Hivernus méprise l’exercice. Il préfère de loin les conversations portées sur l’art de la guerre et les manœuvres de troupes qu’il conduit avec ses officiers. Mais on ne mène pas une nation comme l’on mène une armée. De fait, supporter la vue et les plaintes constantes de quelques politiciens corrompus font partie de ses attributions, qu’il le veuille ou non.

                              Quoi qu’il en soit, et comme il fallait s’en douter, le conseil finit par trancher en faveur de la régente. La belle sort de ce débat plus forte que jamais et le Seigneurat de Bajic a obtenu le droit de déployer ses troupes sur Kuat. Une victoire pour le seigneur de la guerre et la régente qui consolident par ce vote du conseil leur alliance de circonstance. Pour autant, la guerre n’est pas gagnée. Il reste encore beaucoup à faire et la première bataille que le Chiss doit actuellement mener concerne la conquête des cœurs et des esprits de l’élite kuatie.

                              - Mes troupes agiront dans le respect le plus strict des lois locales, Excellence. Toute infraction sera sévèrement punie. Vous avez ma parole.

                              Hivernus s’approche doucement de l’assemblée, sa silhouette en armure se postant à côté de la régente. Les bras croisés dans le dos, le casque passant d’une figure à une autre, le Chiss demeure calme et mesuré.

                              - Je comprends votre hostilité à mon égard, vos inquiétudes et vos doutes. Je les respecte. L’autorité de Kuat sera préservée. Ses lois et ses règles seront appliquées.

                              L'humanoïde à peau bleue marque un temps de pause, la visière de son casque s’arrêtant sur la silhouette du baron Thul.

                              - Comprenez bien, cependant, que la présence de mes troupes est nécessaire. N’y voyez là aucun signe d’arrogance ou d’autorité de ma part… C’est un simple constat. Vous voulez maintenir votre indépendance et sauvegarder votre image. Je l’accepte. Mais vous ne pourrez pas continuer sur cette voie sans aide de l’extérieur. Les rebelles qui se sont emparés d’une partie de l’Anneau reçoivent en ce moment même l’aide de l’organisation secrète de l’Oiseau de Feu. Ces insurgés sont entraînés, équipés et renseignés par des conspirateurs qui disposent de ressources très étendues. Ils ont infiltré vos rangs, compromis vos systèmes de sécurité. Sans mon soutien, cette rébellion s’étendra bien au-delà de l’Anneau. Elle atteindra Kuat même.

                              Hivernus laisse ses paroles retomber sur l’assemblée. Le silence des conseillers est une réponse qu’il accepte pour ce qu’il est… Un aveu d’échec, un signe de faiblesse. Ils sont pris au dépourvu, démunis face à une menace dont ils ne savent rien. Le baron Thul remue dans son fauteuil, prêt à en découdre. Mais le seigneur de la guerre ne lui laisse pas le temps de répondre quoi que ce soit. Il lève doucement une main, comme pour chasser sa protestation.

                              - Je vous propose de définir les conditions de notre coopération, de signer un traité de sécurité qui doit inscrire ces obligations dans un cadre juridique que nul ne pourra renier ou enfreindre sans craindre les répercussions.

                              Et il en fut ainsi. Les heures suivantes sont passées à débattre, à définir les contours d’une coopération militaire entre les troupes du seigneur de Bajic et les autorités de Kuat. Quelques voix s’élèvent toujours contre l’idée d’une alliance, menées par le terrible baron Thul. Mais la majorité s’accorde à accepter les enjeux pour ce qu’ils sont. Les négociations sont âpres mais s’achèvent finalement sur un résultat qui semble satisfaire toutes les parties présentes. C’est donc sous l'œil prudent des membres du conseil et le regard épieur du droïde protocolaire du sénateur Blokkus que le seigneur Hivernus et la régente Elisabeth signent finalement le premier traité de sécurité de Kuat.


                              Premier traité de sécurité de Kuat :

                              Le gouvernement du Seigneurat de Bajic, par la voix de son Excellence, le seigneur Hivernus de la Maison Hawan, et le gouvernement de Kuat, représenté par son Excellence, la régente Elisabeth de la Maison Kuat, ont accepté les dispositions suivantes.

                              Article 1

                              Le gouvernement de Kuat accorde au Seigneurat de Bajic le droit de stationner des forces terrestres et spatiales dans les territoires qu’il contrôle. Ces forces peuvent être utilisées par le gouvernement de Kuat pour contribuer au maintien de l'ordre et de la paix, à la lutte contre le terrorisme et dans le cadre d’une défense face à des attaques venues de l’extérieur s’il en fait la demande expresse au Seigneurat de Bajic.

                              Article 2

                              Le gouvernement du Seigneurat de Bajic s’engage à ce que ses forces armées, stationnées sur le territoire de Kuat avec le consentement du gouvernement local, opèrent dans le respect le plus strict des règles et lois imposées par les autorités civiles et militaires de Kuat. Tout membre civil ou militaire du personnel envoyé par le Seigneurat de Bajic qui serait surpris à commettre un crime sur le territoire de Kuat se trouverait donc coupable en égales mesures devant la justice bajicienne et la justice kuatie.

                              Article 3

                              Les conditions qui doivent régir le déploiement des forces armées seigneuriales dans les territoires contrôlés par le gouvernement de Kuat seront déterminées par des accords administratifs et militaires entre les autorités kuati et seigneuriales. Afin de permettre une meilleure communication entre les deux parties contractantes, le gouvernement de Kuat et le gouvernement du Seigneurat de Bajic s’engagent à établir des ambassades dans les territoires contrôlés par l’un ou l’autre.

                              Article 4

                              Le gouvernement de Kuat s’engage à informer le Seigneurat de Bajic de tout droit de garnison, droit de passage ou traité de sécurité accordé et/ou signé avec une puissance tierce pour ses forces armées. Le Seigneurat de Bajic s'engage en contrepartie à partager avec le gouvernement de Kuat toute information susceptible de concerner la sécurité de Kuat.

                              Article 5

                              Dans le cas où l’une des deux parties contractantes se retrouverait à manquer à ses obligations telles qu’elles sont indiquées dans le présent traité, l’autre partie peut invoquer cet article pour la forcer à tenir lesdites obligations. En cas de refus, la partie lésée peut utiliser cet article pour mettre fin au traité.

                              Article 6

                              L’une des deux parties contractantes peut mettre fin à tout moment au présent traité si elle considère que les conditions ne sont plus réunies pour le maintenir en état de manière satisfaisante. Des dispositions alternatives peuvent éventuellement être mises en place si les deux gouvernements estiment ce choix nécessaire au maintien dudit traité.

                              Article 7

                              Le traité entre en vigueur dès sa signature pour une durée indéterminée. Le gouvernement de Kuat et le Seigneurat de Bajic peuvent se mettre d’accord pour modifier la durée dudit traité après sa signature s’ils estiment trouver un quelconque intérêt à le faire.

                              Signataires du traité

                              Au nom du gouvernement de Kuat, Son Excellence, Dame Elisabeth de la Maison Kuat.

                              Au nom du Seigneurat de Bajic, Son Excellence, Seigneur Hivernus de la Maison Hawan.

                              1 réponse Dernière réponse
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                              • BlokkusB Hors-ligne
                                BlokkusB Hors-ligne
                                Blokkus
                                a écrit sur dernière édition par Blokkus
                                #28

                                Cette brave enseigne Républicaine avait finalement trouvé de quoi préparer un encas à notre bon Hutt, un sandwich avec deux cuisses de Gizka, c'était léger, mais c'était un bon début.
                                Il espérait que dame Elisabeh à l'issue de ses négociations au palais offrirait un bon gueuleton pour fêter la néo alliance Republico-Kuati.
                                En attendant, sur un holo écran, Blokkus suivait les discussions dans la salle du conseil grâce à la retransmission en direct de son droid protocolaire.
                                Evidemment certains membres du conseil n'avaient pas apprécié ce déploiement de force extérieures dans l'enceinte, un baron semblait plus irrité que les autres, un certain Thul, le sénateur nota mentalement son nom dans un coin de sa tête , les mécontents faisaient toujours de bons alliés d'après sa longue expérience politique.
                                Avec onze voix contre quatre Elisabeth réussi finalement à faire voter sa résolution de faire appel aux troupes du seigneurat de Bajic pour maintenir l'ordre dans l'anneau, il y avait donc quatre réfractaires dans l'assemblée, c'était toujours bon à savoir.
                                Ce fut au tour du Chiss d'entrer en scène et après quelques propos se voulant rassurant, voila qu'il énonçait les termes d'un traité liant Kuat et la maison Hawan.
                                Le Hutt faillit s'étouffer en l'écoutant! cet humanoide avait vraiment réponse à tout et avait déjà tout calculé laissant la République sur le carreau.
                                Mais Blokkus n'avait pas dit son dernier mot, pour le moment les Fédéraux devaient rester dans l'ombre mais il comptait bien tirer la couverture à soi une fois que les choses se seraient calmées ici bas.
                                Il se tourna vers l'aspirant Jispon, l'enseigne qui lui servait dorénavant de domestique particulier.

                                -Des nouvelles de nos soldats mon ami?

                                -J'ai bien peur que non monseigneur. Selon leur dernier rapport, on leur avait demandé simplement de garder un périmètre le temps que les forces spéciales interviennent.

                                -Quoi? C'est inadmissible! que le chef , comment il s'appelle déja?

                                Le sénateur avait déja oublié le nom du colosse, responsable de la section E. L'enseigne déglutit avant de répondre.

                                -Heu...C'est Graver sénateur.

                                -Oui celui la! qu'il prenne les choses en main! il nous faut des prisonniers, des renseignements, des cadavres de terroristes a exhiber! On les paye pas pour enfiler des perles Mon Cal!

                                L'aspirant rougit en dégrafant son col, il semblait visiblement gêné par les propos outranciers du politicien.

                                -Mais monsieur ça va l'encontre des ordres donnés par Coruscant!

                                Le Hutt recracha un morceau de pain toasté, ses yeux globuleux fixait le jeune soldat, il explosa de rage.

                                -Comment osez vous contredire mes ordres!! je suis sénateur Républicain, vice président de la commission du Commerce et prétendant à la chancellerie suprême! faites ce que je vous ordonne, ou vous irez trier du duracier dans les volcans Mustafariens pour le reste de votre misérable vie!

                                La menace fit son petit effet, le sous officier s'essuya le front et opina du chef et il prit rapidement la direction de la soute de la navette ou son officier traitant, le capitaine Brendon, suivait les rapports d'activité des troupes au sol. Après un échange tendu entre les deux militaires, Brendon n'avait pas non plus spécialement envie de gouter à la chaleur Mustafarienne et c'est à contrecœur qu'il retransmis les nouvelles directives à Mat Graver, et il était intiment persuadé, celui ci n'allait pas apprécier ce contrordre soudain...

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