Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #9

    Post n°9
    Auteur : Blokkus

    Heureusement que notre bon Hutt avait fini de manger, les déclarations du Chiss auraient presque pu lui couper son appétit légendaire. Il s'enfonça encore plus dans sa couchette pour mieux absorber toutes ces informations tandis qu'une projection holo de notre galaxie lointaine illuminait son visage bouffi. Hivernus, attira l'intention du sénateur sur plusieurs points qui s'éclairaient au fur et à mesure selon son hôte, ils représentaient des planètes victimes d'attaques, l'humanoide insista, passant de Kuat, à Fondor, puis Eradiu, des chantiers navals impériaux, ou d'autres planètes séparatistes.  la galaxie était violente? la bien belle affaire...

    Puis le Chiss évoqua trois attaques sur des mondes Républicains , dont la planète capitale, Blokkus en avait vaguement entendu parler, mais vu qu'il sbriguait dorénavant le poste de chancelier suprême, sans doute devrait il faire appel au Service de Renseignement Républicain pour en savoir plus, il demanderait non! il exigerait plutôt audience auprès du directeur du SRR dès son retour.
    Il enregistra tout de même mentalement que le Seigneurat de Bajic était axé autour d'une base Vergesso, un détail à ne pas oublier. 
    Le bleu cracha enfin la pilule, grâce à des interrogatoires sans doute musclé, sur des terroristes, il avait établi la certitude que toutes ces attaques étaient liées , et surtout l'oeuvre d'un seul et même groupe, nostalgique de l'Empire: un groupe baptisé l'Oiseau de feu.

    S'il n'avait pas été confortablement assis, Blokkus en serait tombé de sa chaise, il existait donc encore des simplets croyant au bienfait d'un ancien Empire donc certains faisaient évidemment partie des fanatiques de l'Impérium ?
    Ainsi c'était donc pour cela que le Chiss l'avait fait venir sur Kuat, non pas dans le cadre d'une alliance économique entre nos deux systèmes, mais pour parler terrorisme et sécurité, il était persuadé que des agents de l'oiseau de feu agissaient en ce moment même sur Kuat, d'ou la raison de sa présence.

    Le borgne tendit un datapad contenant toutes les informations récoltées lors de son enquête, Blokkus passa son doigt boudiné sur l'écran pour lire en diagonal la plupart des points déja évoqués.
    Toutes ces informations devaient être bien évidemment confirmées, avant que le Hutt n'en tienne compte, vers qui allait il se tourner? vers son ministre de la propagande qui avait un don inné pour détecter les mensonges, vers Jester, son chef du renseignement  Mustafarien ou encore vers le colonel Nak Furax, le chef du SSR baptisé l'oeil de Coruscant?
    Oh oui il était bien embêté, il n'était pas encore élu chancelier que voila déja qu'un complot semblait se dessiner à l'encontre de la République et la galaxie en général. Il reposa la tablette sur le coté et s'empara d'un fruit juteux qu'il macha à pleine dent tout en fixant son interlocuteur. Cet Hivernus devait bien avoir une idée derrière la tête, quel était son intérêt de partager de telles informations? 
    Après avoir reposé le trognon sur la table et essuyé sa bouche, il répondit;

    -Vous vous imaginez bien seigneur Hivernus, que je me dois de vérifier toutes ces affirmations avant toute chose.

    Je ne doute pas que tout cela soit véridique mais j'avoue ne pas saisir ce que vous attendez de moi exactement ici et maintenant.


    Une simple et bonne question, Blokkus fixait le Chiss de ses yeux globuleux essayant  de lire quelque chose en vain sur ce visage impassiblement bleu.

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #10

      Post n°10
      Auteur : Super PNJ

      Luthel avait dévoilé les différentes options et les renseignements à sa disposition, et l'officier de la Garde avait donc choisi de passer à l'action dans la cantina, un choix risqué certes mais toutes les opérations avaient un facteur risque.
      Le lieutenant Shinra avait bien compris que l'appartement était le plus mauvais choix, la cible était sur son terrain et avait certainement préparé des systèmes de défense, durant le trajet était le moins sur, trop de variantes à prendre en compte lors de ses déplacements, tout compte fait la cantina, un lieu clos était le choix le plus logique.
      Le Bothan avait eu également son utilité , fin analyste, il avait découvert que Mynock montait à l'étage quand l'établissement était au pic de sa fréquentation;

      En étudiant les plans et différents scans, Sorran avait remarqué trois chambres secrètes qui n'apparaissant pas sur les registres officiels, il était certain que l'espion retrouvait quelqu'un ou quelque chose dans l'une d'entre elle la difficulté était que celle ci se trouvaient à deux étages différents, il faudrait donc séparer les commandos pour s'adapter.
      Et enfin il avait constaté que l'agent double commandait toujours la même chose avant de monter à l'étage, c'était forcement un signal pour quelqu'un à proximité du bar ou alors le barman était dans la combine, rien n'était moins sur.
      R-186 fit le calcul: 2 agents + 6 commandos pour couvrir 3 pièces et un éventuel vecteur de fuite, cela ne faisait pas assez de personnel, il allait devoir donner un coup de main et participer physiquement à la mission, ce qui n'était pas un problème en soi, il avait été entrainé pour cela, mais il ne voulait surtout pas griller sa couverture.

      -Ce sera la cantina donc, je me joins à l'opération pour couvrir toutes les issues possibles, mais je resterai sur l'extérieur en soutien à bord du speeder faussement immatriculé.
      Pour la diversion, je suis persuadé que notre ami à fourrure ici présent pourra pirater et couper le couplage d'alimentation en énergie de la cantina, pour plonger le bâtiment dans le noir,  on pourra alors agir discrètement et efficacement en profitant de la pagaille provoquée.
      Une fois la cible capturée et sédatée on la colle dans le coffre de mon engin et on fonce au spatioport pour le coller dans sa caisse, prête à l'envoi.

      L'espion plongea la main dans une des caisses en bois et en sortit des lunettes infrarouge et des oreillettes qu'il distribua à toute l'équipe ainsi ils pourraient rester en contact et profiter de la vue, il donna également à l'Anzat une seringue contenant assez d'anesthésiant pour endormir un Rancor.
      Ne restait plus qu'a Ishiro de distribuer les rôles et le mode d'action et de régler les derniers détails.


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        #11

        Post n°11
        Auteur : Ishiro Shinra

        Il m’a appelé « agent Ishiro ».

        Je lève les yeux. Pas tout de suite. Je les laisse finir. Mais je l’ai entendu.

        Un silence. Court, maîtrisé. Puis je me redresse, lentement. Mon regard s’ancre dans le sien.

        « Tu devrais apprendre les grades avant de distribuer les rôles, Vos’kir. Je suis lieutenant. Et toi, t’as encore tout à prouver. »

        Pas de colère dans la voix. Pas besoin. Les mots font leur travail.

        « T’as eu une bonne lecture, Vos’kir. Mais c’est pas encore toi qui donnes les ordres. »

        Je laisse flotter la tension quelques secondes, suffisamment pour que les autres comprennent aussi. Une équipe, ça tient par l’ordre. Et aujourd’hui, l’ordre, c’est moi.

        Je tourne lentement le regard vers le plan encore suspendu en hologramme.

        Trois chambres. Trois anomalies dans la structure de la cantina. Cachées. Non répertoriées.

        Je reste silencieux un instant, concentré.

        Trois pièces fermées, à deux niveaux différents. Mauvais signe. Aucun espace clos ne se construit comme ça par hasard. Une planque, une issue… et peut-être un piège. La répartition est délibérée. Si j’étais à la place de Mynock, je m’en servirais pour me dissimuler, gagner du temps, ou faire diversion.

        Et puis il y a le bruit. Celui qu’on ne voit pas sur les plans. Le signal de la commande. Trop régulier. Trop visible. Soit c’est un appel codé, soit un leurre. Et dans les deux cas, il guette une réponse.

        Je glisse la seringue dans ma manche. Mon rôle est clair. Officiellement.

        Mais les rôles… ça ment tout le temps.

        Je recule d’un pas, les bras croisés. Les autres regardent encore le plan, persuadés que le plus dur est de franchir la porte, de tomber sur Mynock, de le sédater. Ce n’est pas là que ça dérape, pourtant. Les opérations ne déraillent jamais sur le front. Elles s’effondrent dans les angles morts. Les interstices. Les silences entre deux ordres.

        Et cette mission en a trop.

        Trois pièces secrètes. Trois. Ce n’est pas de la paranoïa, c’est de la statistique. Une planque, une réserve, une issue. Peut-être un piège. Peut-être un relais. Peut-être un complice.

        Il y a trop de variables. Trop de points qu’on ne contrôle pas. Et je le sais, parce que c’est exactement comme ça que je monterais un contre-plan si j’étais lui.

        S’il sent qu’on approche — et il le sent — alors il a déjà prévu plusieurs sorties. Peut-être même plusieurs visages. Un complice dans la foule ? Une diversion ? Ou pire… une chasse croisée. Un autre chasseur, pas de notre bord. Un troisième intervenant.

        Et si on tombait dans un jeu qu’on n’a pas posé nous-mêmes ?

        Un petit détail me revient, comme une morsure. Sa commande au bar. Toujours la même. Un signal ? Ou une distraction ? Trop évident. Trop propre. Et si Mynock n’envoyait pas un message… mais attendait un retour ? S’il n’appâtait pas… mais guettait ?

        Quelqu’un peut très bien nous observer, en ce moment.

        Quelqu’un qui attend qu’on se déploie. Qu’on se montre. Et qu’on se vide.

        Je serre les dents.

        Même l’équipe me dérange. Pas parce qu’elle est mauvaise — elle est trop bonne. R-186 est une machine de guerre calibrée. Vos’kir est un cerveau. Les agents ont des réflexes propres. Mais ça… c’est justement ce que Mynock anticipe. Il pense comme nous. Il calcule comme nous. Peut-être mieux. Il connaît nos méthodes. Il sait ce qu’un officier de l’Intelligence aurait fait.

        Sauf que je ne suis pas cet officier. Je suis autre chose.

        Je suis ce que personne ne prévoit.

        Alors je dois sortir du plan. Pas l’abandonner, non. L’utiliser. L’envelopper autour de lui. Pendant que tous les regards sont braqués sur Sorran, pendant qu’il applique le rôle de chef… moi, je suis l’erreur dans l’équation.

        L’ombre qui reste. Le doute qu’on ne calcule pas.

        Mais pour ça, je dois rester libre. Hors circuit. Hors script.

        Et garder dans un coin de mon esprit que, ce soir, peut-être que ce n’est pas Mynock le chassé. Peut-être que ce soir, c’est nous.

        Je me redresse. Mon regard balaye le groupe. Froid. Maîtrisé.

        « On avance. Voici les rôles. »

        Groupe Alpha  
        Je fixe Sorran. Il attend l’ordre. Il ne sait pas encore qu’il en est la première diversion.

        « Groupe Alpha. Vos’kir, tu prends la tête. Trois commandos avec toi. »

        Je laisse une seconde passer.

        « Tu rentres par la grande porte. Tu poses les consignes. Tu prends le commandement. Lentement. Calme. Observateur.  
        Pendant ce temps, tu notes tout ce qu'il se passe dedans. Tu repères Mynock. Tu confirmes l’étage. Et tu surveilles la commande suspecte.  
        Tu tiens ta ligne. Pas d’impro. Pas d’écart. »


        Groupe Beta  
        Je désigne les agents. Puis deux commandos.

        « Vous, avec eux. Deux agents, deux soldats. Deux groupes. Vous entrez discrètement. Chacun sa pièce.  
        Celle de l’étage supérieur, celle de l’arrière.  
        Neutralisation rapide, silencieuse. Si Mynock est là, il s’endort. Il ne crie pas. Il ne comprend pas. »


        Moi ?  
        Je me détourne. Ma voix baisse encore.

        « Je passe par le toit. »

        Pas besoin d’en dire plus. Ceux qui savent, savent.

        R-186  
        Je fais signe vers l’unité en couverture.

        « R-186 coupe l’alimentation. Trente secondes de blackout. Pas plus.  
        Dans ce chaos, on agit. Il nous récupère ensuite. Speeder prêt, moteur lancé. »


        Je sors la seringue, la fais tourner entre mes doigts.

        « De quoi endormir un Rancor. On va tester ça sur un traître. »

        Un silence. Puis je scelle.

        « Ce soir, tout doit sembler normal. Jusqu’à la seconde où Mynock tombera. »

        Je fixe Sorran une dernière fois.

        « Tu as ton rôle, Vos’kir. Fais-le bien. Et n’oublie pas : quand le rideau tombe… ce n’est jamais l’acteur qu’on regarde.  
        C’est celui qui tire les ficelles. »

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          a écrit sur dernière édition par
          #12

          Post n°12
          Auteur : Sorran Vos'kir

          Le silence qui suit les ordres d'Ishiro frappe Sorran comme une gifle froide. Il sent le poids du regard du lieutenant qui est implacable. Les autres hochent la tête avec cette discipline de fer qu'il reconnaît trop bien. Mais lui ? Lui vient de comprendre l'ampleur de sa bourde.

          Les mots résonnent encore dans sa tête comme une alarme de Venator. Comment a-t-il pu être aussi négligent ? Lieutenant. Ishiro a dit lieutenant. Et lui, dans son élan d'analyse tactique, a complètement occulté les protocoles de base. La hiérarchie, le respect, tous ces fondamentaux qu'on leur martèle depuis l'Académie.

          Sorran serre ses mâchoires de félin discrètement. « Vos'kir, espèce d'idiot » se dit-il, première mission de terrain et sur la chose la plus simple, il vient de se planter devant toute l'équipe. Ishiro a eu raison de le remettre à sa place, il lui a rappelé sa position dans la chaîne de commandement sans même hausser le ton.

          Le jeune agent fraîchement sorti de l’académie, baisse légèrement la tête, juste assez pour marquer le respect dû au grade d'Ishiro. Ses poiles de joues le brûlent encore, mais il garde sa contenance. Autour d'eux, les autres témoins échangent des regards, certains avec amusement, d'autres avec cette compassion polie qu'on réserve aux bleus qui viennent de se ridiculiser.

          - Compris, Lieutenant, dit-il finalement, sa voix retrouvant une certaine aisance. Mes excuses pour cette... négligence.

          Les mots ont un goût amer, mais ils sont nécessaires tout autant qu’ils doivent être sincères, aussi. Ishiro a raison sur toute la ligne, Sorran est encore là à faire ses preuves tandis que lui, il commande cette mission. Comme l’on dit, il n’a pas de plus grande école que celle de la vie…

          Ishiro hoche à peine la tête, acceptant les excuses sans commentaire. Puis il reprend, distribuant les rôles. Groupe Alpha, Vos'kir à la tête.

          Une partie de Sorran exulte malgré tout. Le lieutenant lui confie le commandement du groupe principal, la face visible de l'opération. C'est une marque de confiance, même après sa gaffe ou peut-être une façon de le tester sous pression.

          - Compris, Lieutenant. Groupe Alpha, entrée principale, approche lente et méthodique. Repérage de Mynock, confirmation de l'étage, surveillance des signaux suspects.

          Sorran paraphrase les ordres pour montrer qu'il a intégré. Pendant qu'Ishiro continue avec les autres groupes, il visualise déjà la séquence. La cantina va être bondée à cette heure, parfait pour se fondre dans la masse, mais moins parfait pour repérer une cible spécifique sans se faire remarquer.

          Les instants qui suivirent, chaque groupe s’isola dans un coin pour s’assurer que tout était en ordre avant de prendre la route, chacun vérifie son équipement avec cette minutie obsessionnelle qui caractérise les opérations sensibles. Sorran règle son communicateur sur la fréquence sécurisée, blaster réglé sur paralysant, bien sûr.

          Les trois commandos qui l'accompagnent s'appellent Bear, Colder et Khan. Bear est un Coruscanti massif, mitrailleur lourd de son état, dont les épaules semblent pouvoir porter une tourelle complète. Colder, originaire de Naboo, expert en explosif laisse un regard d’un homme ayant infligé bien plus que la mort à ces ennemis. Khan, commando marine, porte encore les stigmates d'une ancienne blessure au visage.

          - Vos'kir , glisse Bear en vérifiant son pistolet paralysant d'une main qui pourrait broyer une noix, première mission de terrain ?

          Sorran sent la pique, mais elle n'est pas méchante, juste de la curiosité professionnelle.

          - Oui… j’ai fait mes classes. Juste... pas à ce niveau.

          Colder ricane doucement.

          - Relax, gamin. On a tous commencé quelque part. Et puis, le Lieutenant a l'air de te faire confiance. C'est déjà ça.

          Khan lève ses yeux fatigués vers lui.

          - S'il t'a mis à la tête d'Alpha, c'est qu'il a ses raisons. Fais-lui honneur, et tout ira bien.

          Leurs paroles rassurent un peu Sorran, mais la pression reste là, compacte dans sa poitrine. Il finit de sangler son équipement quand Ishiro réapparaît, vêtu d'une combinaison le fait ressembler à une ombre. Il a troqué sa tenue d'officier contre cet uniforme de terrain qui lui va comme une seconde peau.
          Le trajet vers la cantina se fait dans le silence. Sorran pilote son speeder avec Bear en passager, tandis que Colder et Khan les suivent dans un second véhicule. Dans son oreillette, les communications s'enchaînent avec un tempo rapide.

          Après ce trajet, tout le monde arrive aux abords de la cantina, chacun connait son rôle ainsi que sa tâche. Le groupe Alpha se dirige vers la cantina, leurs pas résonnant sourdement sur le duracrete usé. La musique filtre par les fenêtres éclairées, un mélange éclectique de jizz et de cantiques corelliens, l'odeur de frite et d'alcool bon marché flotte dans l'air nocturne.

          Tout le monde était prêt à rentrer à l’intérieur, pour le groupe Alpha, Bear prendrait le bar, Colder s’installerai proche du Jukebox, tandis que Khan et Sorran se fonderait au milieu parmi la petite masse en s’installant sur une petite table haute. Tandis que dans l’ombre quelque chose se produisait, aucun contrôle pour venir à la cantina, la CNK ne patrouillait pas à ce moment, la rue plutôt déserte pour cette heure, s’agissait-il d’un hasard ou bien Mynock avait-il toujours eu une longueur d’avance ?

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            #13

            Post n°13
            Auteur : Super PNJ


            Mynock



            Dans son appartement Mynock, réglait les derniers détails de sa future exfiltration, depuis plusieurs lunes standard il avait proposé des informations compromettantes sur de nombreux dossiers impérialo-Républicains, dans une vente aux enchères clandestines, comme les noms d'agents infiltrés, les coordonnés d'une cache d'arme des services secrets, l'emplacement secret d'un laboratoire clandestin, des enregistrements Holo de surveillance illégale d'hommes d'affaire, des preuves d'assassinats politiques ect ...c'est pour cela que chaque soir, il se déplaçait dans la cantina et c'est à l'abri des regards dans une chambre isolée à l'étage, qu'il contactait ses acheteurs anonymes, envoyant une partie des données petit à petit pour attirer le chaland.
            Il savait qu'il jouait à un jeu dangereux, mais son intuition lui disait qu'il allait pas tarder à être découvert, sixième sens? que nenni, une source bien Informée au Services de Renseignements Républicains qu'il faisait accessoirement chanter, l'avait informé que l'Oeil de Coruscant avait découvert que Massiff était un agent double sur Tatooine donc ce n'était qu'une question de temps avant que l'on découvre que lui aussi.
            Le maitre chanteur n'avait qu'une solution: disparaitre mais pour échapper aux espions qui seraient sans aucun doute lancés à ses trousses une fois finalement démasqué, il devait se mettre définitivement à l'abri et pour cela il lui fallait une montagne de crédits.
            Ce soir c'était son dernier soir sur la planète chantier, déja un escamoteur, nom qu'on donnait aux contrebandiers spécialisés pour échapper aux autorités et autres chasseurs de prime l'attendait à bord de son cargo YT modifié avec pour destination le casino star Cluster de Nar Shadda puis une petite lune de l'espace sauvage.
            C'était ça son plan retraite, se faire oublier quelques années sur un astre paumé qu'il allait acheter à son contact au casino.
            Pour la première fois, le Togruta avait peur, il était si près du but, jamais il n'avait ressenti cela, ni pendant la formation sur Géonosis au sein des Unité de Combat en Environnement Hostile ni durant ses années d'infiltration au service au Bureau de Sécurité Impérial qui offrait beaucoup plus au simple mercenaire qu'il était.
            C'était son dernier soir, il observa une dernière fois son appartement de fonction, simple neutre et spartiate, qui lui avait servi de foyer durant toutes ses dernières années, il avait fait le ménage en pulvérisant un gaz qui effaçait empreintes digitales et autres traces ADN sur les surfaces du mobilier, comme à son habitude il piégea la porte d'entrée avec une grenade incendiaire avant de sortir. Il soupira en vérifiant que la cellule d'énergie de son blaster était bien enclenchée et en réajustant la vibrolame dissimulée dans sa ceinture, les vieux réflexes avaient la vie dure chez les anciens espions. 
            Il plissa les yeux en observant le couloir vide de tout témoin de sa fuite, il avança d'un pas rapide toujours en vérifiant derrière lui s'il n'était pas suivi comme à son habitude, dans le métro volant il en profita pour envoyer un message à l'escamoteur pour vérifier qu'il avait bien envoyé le faux plan de vol au contrôle orbital, ce serait dommage d'être intercepté par les services de sécurités du CNK si près du but.

            Voila qu'il se trouvait devant la cantina, tout semblait comme d'habitude, des clients éméchés sortaient bruyamment de l'établissement, un ouvrier ivre mort était allongé sur le bitume, une flaque de vomi à ses cotés; se pensant à à l'abri des regards, mais pas celui acéré du Togruta, un humanoïde s'enfilait discrètement un bâton de la mort, toujours les mêmes scènes , les distractions étaient rares au sein des chantiers Naval Kuati.
            Mynock entra dans la cantina, aussitot la fumée, la musique du boys'band, qui performait sur scène, heurta ses sens si affinés, il observa la clientèle, des habitués pour la plupart quelques nouveaux visages aussi mais rien d'étonnant quand on connaissait le turn-over continu des équipes du chantier, mais personne ne lui paru vraiment suspect.
            Il s'approcha du bar et commanda un verre de Jujuma auprès du barman, le Bith hocha la tête et quelques secondes plus tard, il déposa la boisson orangée sur le zinc du comptoir.
            A l'autre bout du bar, un complice Twil'eck se dirigea vers l'arrière salle et alla déverrouiller une chambre à l'étage, cette chambre était louée depuis plus d'un mois par Mynock, personne n'avait le droit d'y pénétrer, comme à son habitude, la porte d'entrée était piégée par une grenade fumigène, il n'y avait qu'une chaise et un bureau dans cette pièce calfeutrée et le datapad posé sur le desk avait un système d'autodestruction programmé si on essayait de le hacker.
            Après avoir bu quelques gorgées de son jus et payé son du, Mynock se décida de monter à l'escalier, sous les regards d'un Trandoshan et un Rodien qui avaient été recrutés pour être ses gardes du corps personnels et qui devaient l'accompagner aux dock une fois la vente aux enchères terminées.
            Le chanteur du groupe se lança dans un solo vocal quand les lumières s'éteignirent soudain, aussitôt ne perdant rien de ses réflexes, Mynock, dégaina son pistolet blaster Sport Defender, tandis que le Doch, nyctalope par nature, se rapprocha rapidement de son employeur.

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              Post n°14
              Auteur : Ishiro Shinra

              Je suis entré en plein après-midi.

              Pas d’un pas décidé, non. Un pas lent, traînant. Comme si j’avais trop bu, ou pas assez dormi. Les gens voient ce qu’ils veulent voir. Un manteau froissé, des cernes creusées, le mutisme d’un homme seul — et ils détournent les yeux. Parfait.

              La cantina était presque vide. Pas encore saturée par les vapeurs de sueur et les cris des soûlards. Juste l’odeur d’alcool bon marché et de friture rance. Quelques ouvriers tassés au comptoir, des chaises renversées, une table bancale. Une serveuse lasse, un droïde de nettoyage bloqué contre un mur.

              Je me suis laissé tomber sur une banquette dans le fond, dos au mur, angle mort apparent… mais pas réel.

              En réalité, j’avais tout. Le comptoir sur ma gauche, l’escalier au fond sur ma droite. Une vision dégagée sur l’entrée principale, les alcôves du milieu, et même la scène en contre-plongée, où viendrait plus tard se trémousser un boys’band pathétique. De là, je pouvais surveiller les va-et-vient, capter les regards, observer les mains, les postures, les tics nerveux. Aucun angle mort. Chaque reflet, chaque ombre, chaque clignement de néon était à portée de ma rétine.

              Le choix de cette place n’était pas un hasard. Rien ne l’est jamais avec moi.

              Je me suis tassé dans mon siège. Épaules relâchées. Tête penchée. Le verre à moitié vidé, une odeur acide sur le col. Un ivrogne en fin de course. Personne ne regarde ces types-là. Ils puent l’échec. Et pourtant, derrière mes paupières entrouvertes, j’étais déjà en chasse.

              Le Bith derrière le bar gardait un rythme trop mécanique. Pas d’émotion dans les gestes. J’ai noté sa main qui effleure parfois le bouton discret sous le zinc. Un autre garde du corps jouait aux dés. Trop musclé, trop sobre pour être crédible.

              L’accès aux chambres louées se faisait par l’escalier en colimaçon, fermé à clef par une serrure à empreinte. Mais plus haut, dans l’ombre du plafond, une grille d’aération bringuebalante dessinait déjà mon échappatoire ou ma porte d’entrée.

              Je n’ai pas bougé pendant des heures.

              J’ai regardé la lumière décliner à travers les vitres sales. J’ai vu les techniciens du groupe arriver, monter la scène, se plaindre de la sono. Les clients se sont faits plus nombreux. Les voix ont monté, les verres se sont entrechoqués, les mains ont commencé à glisser sous les tables.

              Mais moi, je suis resté là.

              Silencieux. Invisible. Dans la seule position d’où l’on pouvait tout voir… sans jamais être vu.

              La lumière du soir s’est faite plus lourde. On sentait que le moment approchait. La routine s’installait. L’odeur de viande grasse et de sueur avait atteint son point de saturation. Et c’est là que je l’ai senti.

              Pas vu. Pas entendu. 
              Senti.

              Un frisson sur l’échine. Une variation de la tension ambiante. Un courant d’air minuscule que mon instinct a capté avant même que la porte ne s’ouvre.

              Mynock.

              Le Togruta est entré comme un homme qui connaît parfaitement l’endroit — et sait qu’il pourrait en mourir. Mouvements courts. Précis. Il ne regarde personne, mais il voit tout. Ses sens sont en éveil. Il joue la routine, mais son souffle est trop maîtrisé pour un habitué. Il garde son blaster dans l’ombre de sa veste. Il ne le touche pas, mais il y pense à chaque seconde.

              Il s’approche du bar.

              Le Bith ne dit rien. Juste un hochement de tête. Le verre de Jujuma est posé. Geste répété mille fois. Mais là, je le vois. Une pression du majeur du barman sur un point du zinc. Un autre signal. Le Twi’lek complice quitte le mur et monte à l’étage. La chambre est prête.

              Rien n’est improvisé.

              Mynock boit à peine, juste quelques gorgées. Il fait semblant de s’installer dans la routine, mais ses yeux glissent vers l’entrée. Puis l’escalier. Puis le miroir derrière le bar. Il sait que l’étau se resserre.

              Mais il croit encore pouvoir s’en sortir.

              Derrière lui, un colosse reptilien entre à son tour. Trandoshan. L’œil vif, les narines humides, la posture basse. Ce n’est pas un simple garde. C’est un traqueur. Il n’est pas là pour dissuader. Il est là pour tuer vite. Et bien.

              Ses yeux passent lentement sur la foule. Une pause d’une seconde trop longue sur les musiciens. Un balayage sans effort sur les clients seuls. Il ne me voit pas.

              Je suis là, à moins de dix mètres, et il ne me voit pas.

              La Cape de l’Ombre fait son travail. Et moi, je fais le mien.

              Un souffle dans l’oreillette. R-186. La voix d’un soldat qui ne tremble pas.

              « Top dans cinq. »

              Je ne bouge pas. 
              Je ne respire pas. 
              Ma main glisse vers ma manche.

              « Quatre. » 
              « Trois. » 
              « Deux. » 
              « Un. »

              Tout s’éteint.

              Les lumières claquent. 
              Les instruments grincent. 
              La cantina plonge dans un noir dense, lourd, oppressant.

              Je suis déjà debout.

              À quelques mètres à peine du Trandoshan. 
              À portée de Mynock. 
              Invisible.

              Le noir se répand comme un liquide tiède.

              Et moi, je m’enfonce dans la Force.

              Pas comme eux. 
              Pas comme les Jedi ou les fanatiques aux sabres étincelants.

              Moi, je traque.

              Je ressens le mouvement du sang. L’effleurement des pensées.

              Je chasse.

              Ma main se referme sur le manche froid de ma pique de Force, repliée contre ma cuisse.

              Elle vibre doucement. Une pulsation ancienne. Une bête prête à mordre.

              Je m’avance dans son dos. Précis. Silencieux.

              Mais soudain, un bruit. 
              Un cri étouffé.

              Le Rodien.

              Il m’a vu. Juste une silhouette dans les ténèbres. Une vibration de trop dans l’air.

              Il hurle, le Trandoshan pivote.

              Je bondis de côté, esquive le coup large. Une table explose dans le noir derrière moi.

              Plus de discrétion. Trop tard.

              Je déploie la pique d’un claquement sec. Les segments s’imbriquent dans un éclair bleuté. 
              L’arme chante presque. 
              Elle reconnaît l’instant. 
              Moi aussi.

              J’attaque.

              La hampe pare un coup brutal. Je riposte. 
              Un balayage. Il saute.

              Je tourne, le touche à l’épaule. 
              Pas assez. Il encaisse.

              Je frappe dans le genou. Il chancelle.

              Je glisse, me baisse, frappe encore. 
              Il tombe.

              Je sors la seringue. Un clic rapide dans son cou. 
              Il grogne. Lutte. Puis s’effondre.

              Silence.

              Je n’ai que quelques secondes.

              Le Rodien.

              Il a disparu entre les caisses.

              Je me fonds dans l’ombre. Je respire lentement. 
              Ma main serre la pique.

              Une pulsation dans l’air.

              Un viseur s’allume. Trop tard.

              Il tire. Je roule. La décharge frappe le mur.

              Je me relève derrière lui. Il ne m’a pas entendu.

              Un seul pas. Un souffle.

              La pique fuse, frappe l’épaule. 
              Il hurle. Chute.

              Je le suis. 
              Il sort un couteau. Je frappe la main. Il lâche.

              Je plaque. Un genou sur le torse. 
              La seringue se plante. Un battement. Deux.

              Il s’éteint.

              Silence.

              Je me redresse.

              Le noir va bientôt céder.

              « Deux gardes du corps neutralisés. Zone dégagée. »

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                #15

                Post n°15
                Auteur : Sorran Vos'kir

                « Top dans cinq », résonne soudain la voix de R-186 dans les oreillettes.
                Sorran se raidit imperceptiblement, ses doigts se crispant autour de son verre de corellien whisky. Autour de lui, la cantina bruisse de conversations insouciantes. L'odeur de tabac juma et de viande grillée flotte dans l'air confiné. Personne ne soupçonne ce qui va suivre.

                « Quatre... Trois... Deux... Un... »

                Le noir absolu engloutit la cantina comme une gueule de sarlacc.

                Cris de surprise fusent de toutes parts. Le brouhaha familier se mue instantanément en chaos primordial. Dans cette symphonie de panique, Sorran se lève de sa table. Ses yeux, déjà accoutumés à scruter les ombres de la pénombre enfumée, lui confèrent un avantage crucial sur la clientèle désemparée.
                Il entend des bruits de lutte féroce vers le comptoir. Des coups sourds, comme des poings qui s'abattent sur la chair. Un grognement guttural de douleur. Ishiro est en action, efficace.

                « Bear, Colder, Khan ! », chuchote-t-il dans son micro tout en progressant à pas de loup vers la dernière position connue de Mynock. Ses bottes effleurent le sol sans bruit. « Sécurisez vos secteurs. Personne ne sort ! Répète : personne ne sort ! »

                Un éclair aveuglant de blaster illumine brièvement la salle d'une lueur rouge sang. Quelqu'un tire à l'aveugle dans la foule paniquée.
                Sorran avance à tâtons, chaque pas calculé, utilisant sa mémoire photographique de la disposition des lieux. Là où était assis Mynock il y a quelques secondes à peine, il ne trouve que le vide et une chaise encore chaude. Le Togruta a bougé dès la première seconde de la coupure. Futé, ce salaud.
                Un bruit métallique caractéristique résonne dans l'obscurité. Comme une lame vibro qui se déploie dans un chuintement mortel. Puis un claquement sec et violent. Un combat au corps à corps vient de s'engager. Ishiro aux prises avec les gardes du corps, sans doute.

                « Mynock en mouvement ! », annonce Sorran dans le communicateur, sa voix tendue. « Je le cherche ! Position inconnue ! »

                Il perçoit un déplacement furtif vers l'escalier des pas légers mais précipités qui tentent de se fondre dans le tumulte ambiant. Une silhouette indistincte qui se faufile entre les tables renversées et les corps recroquevillés de clients terrorisés. Sorran s'élance dans cette direction, sa main trouvant automatiquement la crosse familière de son blaster réglementaire.

                « Halte ! », crie-t-il dans le noir.

                Une décharge d'énergie bleue siffle près de son oreille gauche en réponse, assez proche pour lui roussir quelques poils. L'odeur âcre de cheveux brûlés lui emplit les narines. Mynock est armé et manifestement prêt à mourir en combattant plutôt que de se rendre.
                Sorran sort son arme et règle rapidement le mode paralysant. Pas question de tuer la cible. Dans l'obscurité oppressante, il entend des pas précipités qui martèlent les marches de bois de l'escalier.

                « Cible en fuite vers l'étage ! », signale-t-il en haletant légèrement. « Je le suis ! Demande assistance ! »

                Un nouveau bruit sourd résonne près du bar, suivi d'un râle d'agonie qui s'éteint rapidement dans un gargouillis sinistre. Puis la voix froide et professionnelle d'Ishiro crépite dans l'oreillette : « Deux gardes du corps neutralisés. Zone dégagée. »

                Sorran grimpe l'escalier. L'étage est plongé dans la même obscurité impénétrable, mais il perçoit distinctement une porte qui claque violemment. Une des chambres secrètes identifiées sur les plans architecturaux récupérés par R-186.

                Il s'approche de la porte blindée, chaque muscle tendu, l'oreille aux aguets. Un silence inquiétant règne de l'autre côté de la cloison. Trop silencieux pour être naturel. Mynock prépare forcément quelque chose, une embuscade, un piège, ou pire.

                Sorran teste doucement la poignée de duracier. Verrouillée, évidemment. Mais il entend quelque chose d'étrange de l'autre côté... comme une mélopée, des mots murmurés dans une langue qu'il ne reconnaît pas.

                Soudain, la porte explose littéralement sous la force d'une décharge de blaster industriel puis une fumigène se propage. Sorran plonge sur le côté, mais pas assez vite. Une décharge d'énergie lui lacère l'épaule droite comme du papier. La douleur fulgurante lui arrache un cri.

                « Lieutenant ! » Sorran s’empresse de parler dans son communicateur. « J'ai besoin de renforts ! »

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                  Post n°16
                  Auteur : Hivernus

                  L’agent Laena est lasse. Trois semaines. Trois foutues semaines passées à servir des clients beurrés du matin au soir, des abrutis finis dont les mains pleines de cambouis viennent régulièrement lui tripoter les fesses. Cinq ans qu’elle bosse au Bureau de la Sécurité Impériale. Cinq longues années de bons et loyaux services pour le compte de l’Impérium. Et pour quoi ? Finir serveuse dans un taudis ? Elle en a connu des missions difficiles, des opérations ennuyantes… Mais celle-ci est de loin la plus humiliante. Elle ronge son frein en silence parce qu’elle sait que son boulot est important, que ce n’est que temporaire. Et son air las lui donne une certaine authenticité. Servir des ouvriers fauchés qui noient leurs peines dans l’alcool et les réflexions salaces n’a rien d’une partie de plaisir mais elle a au moins la satisfaction de pouvoir surveiller de près ce bon vieux Mynock sans éveiller les soupçons.

                  Il avait été certes difficile d’obtenir sa confiance. Le bougre est méfiant, nerveux. Il semble presque paranoïaque, cache assurément quelque chose. Mais les semaines passant, le Togruta a fini par s'habituer à la présence de cette serveuse lasse qui fait son travail par dépit plutôt que par réelle envie. On avait raison de craindre les intentions de Mynock là-haut, de le faire surveiller. L’agent sous couverture n’est pas clair. Ses rapports se font attendre. Il passe beaucoup de temps à traîner avec des gens louches et lorsqu’il daigne communiquer des informations à sa hiérarchie, il semble tout de même se montrer avare en détails. Il prépare un mauvais coup, pour sûr.

                  Et c’est à l’agent Laena, du Département Infiltration et Manipulation du Bureau de la Sécurité Impériale, de veiller à ce qu’il ne fasse rien de stupide, qu’il ne compromette pas la sûreté de l’Impérium d’une manière ou d’une autre.

                  L’infiltrée joue son rôle de petite serveuse dépitée à la perfection. Elle sert les clients, ignore les commentaires stupides, fait fi des odeurs suspectes, essuie les verres… Le train-train quotidien d’une employée de cantina. Une journée normale. Ou presque. Plusieurs têtes nouvelles se présentent dans ce bouge. Ils ont l’air tendu, pas du coin. Ils entrent ensemble mais se séparent. Laena soupçonne quelque chose, guette leurs faits et gestes du coin de l'œil, essuyant un verre derrière le bar. 

                  Mynock entre à son tour. Il commande sa boisson préférée au barman Bith. Une sorte de code caché. Après des semaines passées à l’observer de près, l’impériale connaît les habitudes du Togruta sur le bout des doigts. Ses acolytes, des figures atypiques, jouent et rejouent la même scène à chaque fois. L’agent suspecté par le BSI de corruption ou de trahison boit quelques gorgées pendant que l’un de ses complices déverrouille une salle secrète. Il paie son ardoise puis disparaît dans un escalier surveillé par deux hommes de main pour mener à l’étage ses petites affaires dont il garde précieusement le secret. 

                  Sauf que cette fois, rien ne se passe comme prévu. 

                  Les lumières s’éteignent subitement. Les tirs de blaster se mettent à pleuvoir. Plusieurs corps s’écroulent lourdement sur le sol de la cantina. Le chaos se propage rapidement. Dans la cohue, plusieurs clients se bousculent, en viennent aux mains. D’autres se mettent à l’abri ou détroussent les morts. Des mains sont écrasées. Des verres sont jetés d’un bout à l’autre de la pièce. Les tables sont renversées. Et dans cette obscurité oppressante, seuls les blasters viennent illuminer de leurs traits laser les murs de la cantina. 

                  Planquée derrière le comptoir du bar, Laena cherche à identifier l’origine des tirs, tente de mettre des visages sur les silhouettes qui lui semblent suspectes. Des ombres se glissent dans l’escalier, se dirigent vers l’étage. Et l’impériale comprend plus ou moins ce qui se passe. Mynock fait l’objet d’une attaque ciblée. Services secrets républicains, contre-espionnage séparatiste, tueurs du cartel… L’agente du Département Infiltration et Manipulation ne sait pas qui en veut à ce point au Togruta, ni dans quel merdier il s’est enfoncé. Mais elle sait qu’il n’est plus fiable, qu’il s’est compromis. Cet abruti a trahi la confiance de l’Impérium et il en paiera le prix.

                  Elle glisse sa main sous un tiroir, ouvre un compartiment caché, se saisit d’un comlink.


                  - Ici Laena. Cible compromise. Je répète : Cible compromise. Plusieurs assaillants armés. Nombre et profil indéterminé. Objectif non connu mais possiblement lié à la cible.

                  L’infiltrée se laisse retomber le long du comptoir, cache son appareil de communication dans l’une des poches de sa tenue. Pour l’heure, elle n’est qu’une pauvre petite serveuse apeurée par une attaque aussi brutale que soudaine. Et elle compte bien tenir ce rôle à la perfection.








                  L’alerte a été donnée. Dix commandos des Opérations Spéciales Impériales rejoignent une unité d’agents de sécurité Kuati qui vient de se déployer sur la zone. Les impériaux, portant l’uniforme, les insignes et l’équipement traditionnel des forces de l’ordre locales, sont méconnaissables. Ils se fondent parfaitement dans le décor, ont l’air plus vrai que vrai parmi les différents agents Kuati. Le sergent Davilsh, à leur tête, s’entretient avec le commandant du peloton de sécurité des CNK, un vieux briscard grassement payé par les impériaux pour fermer les yeux sur leurs agissements.

                  - On est en train de boucler le secteur. Mes gars se chargent déjà de bloquer les accès. Si quelqu’un cherche à fuir la zone, on le pince. Et dans le cas contraire… On s’assurera qu’il ne nous échappe pas vivant. Annonce l’officier corrompu, les mains posées sur son plastron de combat.

                  - Gardez une fréquence ouverte. Et si jamais vous croisez Mynock…

                  - Nous ferons ce qu’il faut.

                  - Très bien.

                  Le sergent Davilsh se tourne vers ses hommes. Ils vérifient une dernière fois l’état de leur armement, les attaches de leurs éléments de protection, puis se déploient au signal de leur supérieur en deux colonnes d’assaut, chacune formée de cinq opérateurs. Ils progressent lentement le long de la rue, longeant les murs, guettant les fenêtres et vérifiant les angles morts. 

                  Plusieurs clients fuient l’établissement, hébétés par le bruit des tirs, l'alcool et la panique. Un corps sans vie est traîné par un ouvrier qui demande de l’aide à qui veut bien l’entendre. En tête de formation, le sous-officier donne ses ordres.


                  - Escouade Aurek, sécurisez l’arrière du bâtiment. Escouade Besh, avec moi. On passe par l’avant. 

                  Les deux colonnes d’assaut se séparent. La première fait le tour du bâtiment afin d’entrer par l’arrière tandis que la seconde se positionne devant l’entrée principale. Le sergent Davilsh arme une grenade flash, qu’il lance dans la cantina. Lorsque la détonation retentit, les opérateurs se ruent méthodiquement dans la grande pièce, la lampe tactique de leurs armes venant éclairer (ou aveugler) tout ce qui se trouve devant eux. Par comlink, l’escouade Aurek confirme également son entrée au sein du bâtiment. La traque est lancée. Les impériaux, déguisés en agents des forces de sécurité de Kuat, tueront tout ce qui se met en travers de leur route.

                  Mynock est leur seule priorité. Et il leur importe peu qu'il soit récupéré mort ou vif... Tant qu'il ne parle pas.

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                    #17

                    Post n°17
                    Auteur : Super PNJ

                    Service de Renseignements Républicains



                    Top dans cinq!

                    Et cinq secondes plus tard ,R_186 coupait le courant dans l'établissement en déconnectant le transformateur qui fournissait l'énergie à la cantina, plus de son , plus de lumière, le moment idéal pour les commandos Républicains de passer à l'action.
                    Des cris, du bruit de mobilier qu'on écarte ou qu'on écrase, R' avait réussi la première partie de l'opération, il entendit également le bruit caractéristique de détonation de blaster et ça s'était pas prévu tout devait se passer en douceur et discrètement. 186 hésitait, devait il remettre le courant au bout de  30 secondes comme prévu, ou devait il laisser un peu plus de temps à ses équipiers? il avait peu de temps pour réfléchir, d'instinct, il laissa trente secondes de plus aux opérateurs.
                    « Deux gardes du corps neutralisés. Zone dégagée. » 



                    Des gardes du corps? c'était une première, après analyse de ses nombreuses surveillances, l'espion en avait déduit que Mynock était un solitaire, pourquoi avait il changé ses plans? qu'est ce qui avait changé? peu importait le Garde s'était chargé de deux invités surprise;
                    Puis un autre message se diffusa dans l'oreillette:

                    Mynock en mouvement ! Je le cherche ! Position inconnue ! » 



                    Rien ne se passait comme prévu décidemment: une détonation puis encore un message du Bothan.

                    Cible en fuite vers l'étage !  Je le suis ! Demande assistance ! 



                    Heureusement le groupe Beta devait être à proximité pour renforcer Sorran, les deux agents du SRR  devaient déja être en route, il s'agissait d' Ikki et Seiya , deux agents désavoués à cause de leur méthodes brutales, exactement le genre de crapules qu'il fallait pour ce genre d'opération. Ikki avait un lance flamme miniaturisé dans son poignet et Seya deux vibro-poings d'acier.
                    Cette fois ce fut le bruit d'une grenade qui explose qui retentit dans la cantina, ça allait de mal en pis! explosion suivi d'un nouveau message.

                    Lieutenant ! J'ai besoin de renforts !  



                    Que faisait Beta, bon sang?? cette fois R remit le courant et retourna en courant à son speeder, cette opération partait à volo et pour rien arranger voila que l'on entendait au loin les sirènes des forces de sécurité locale!
                    Il devait absolument prévenir les autres équipes, il cracha ses instructions dans son micro dissimulé dans sa manche.

                    -Ici Luthel, à toute les équipes, les forces de sécurité arrivent, accélérez le mouvement!


                    186 observait la ruelle, au premier signe de la milice locale, il mettrait les gaz et laisserait les commandos se débrouiller par eux même.

                    Spoiler
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                      #18

                      Post n°18
                      Auteur : Ishiro Shinra

                      Je reste accroupi une seconde de plus, le souffle coupé par l’odeur du sang. Celui du Rodien est plus âcre. Celui du Trandoshan est lourd, presque huileux. Ma pique de Force ruisselle encore. Je la fais pivoter lentement, le temps de laisser l’écho de la dernière frappe mourir en moi.

                      Puis j’essuie la lame contre le col poisseux du Trandoshan. D’un geste net. Sans détourner les yeux.

                      Mon oreillette grésille.
                      Sorran. Essoufflé. Il parle d’escaliers, de fuite. Il mentionne Mynock.

                      Je me redresse. Pas précipitamment.
                      Je lève la tête, scrutant la salle désormais éclairée par des halos d’urgence et les retours de courant sporadiques. Le blackout est terminé. Les gens crient encore, paniquent. Mais moi, je suis déjà ailleurs.

                      Je désactive la cape.
                      Plus besoin d’invisibilité. Pas ici. Pas maintenant.

                      Le chaos est une couverture en soi. Et j’ai un fumet à suivre.

                      Je glisse la pique sous mon bras, sécurisée, et me fonds dans la foule comme si j’en faisais partie. Je longe les piliers, les bords du comptoir, les ombres projetées par les panneaux à moitié réactivés. Personne ne me regarde. Ou plutôt : personne ne sait qu’il faut me regarder.

                      Je grimpe les escaliers sans bruit. Deux marches à la fois, en silence.
                      Sorran est quelque part là-haut. Blessé ou non, il garde les yeux ouverts. Je le sais.

                      Je sens encore l’empreinte du Trandoshan sur mes bras. L’impact. La force. La résistance.
                      Je me recentre. L’instinct me guide. La proie a de l’avance, mais elle ne sait pas que je suis déjà sur ses traces.

                      Le haut des escaliers me projette dans une obscurité trouble. Un halo gris flotte encore dans l’air : résidu de fumigène artisanal. Trop dense pour avoir été lancé seul. Il voulait couvrir ses traces. Ou tendre un piège.

                      L’air est plus lourd, vicié. Les néons d’urgence diffusent un clignotement instable, rougeâtre, comme un battement cardiaque malade. Chaque pas que je fais avale un peu plus de silence, comme si le bâtiment retenait sa respiration.

                      Je ne bouge pas tout de suite.

                      Je laisse mes yeux s’accoutumer.
                      Mes narines filtrent les relents. Gaz, sueur, sang, alcool.
                      Mais au milieu de tout ça… un reste. Une traînée. Quelque chose de plus fin, plus ténu.

                      « Il est encore là… » chuchoté entre mes dents.

                      Je m’accroupis lentement, la pique de Force maintenue contre ma hanche, pointe basse. Mon regard suit les variations de poussière au sol. Une trace de pas. Deux. Une glissade maladroite. Il a trébuché. Il s’est rattrapé contre ce mur. Il est blessé. Ou simplement nerveux.

                      À ma droite, un couloir part vers les chambres fermées.
                      À ma gauche, une porte de service entrebâillée. Mais aucun souffle. Aucune pulsation derrière. Je l’écarte de mon esprit.

                      Je poursuis vers le fond, chaque pas pesé, chaque appui ancré.
                      Un éclat métallique sous mon pied : capsule de fumigène. Franchement lancée. Pas de dispositif. Jeté à la main. Il a improvisé.

                      Un craquement. Léger. Loin devant.
                      Je m’arrête.

                      Un bourdonnement grave pulse doucement dans les murs, comme un écho résiduel du blackout. Des câbles pendent dans certains angles, créant des silhouettes trompeuses. L’étage est une carcasse. Tout ici suggère l’abandon, le piège, la fuite précipitée.

                      Deux présences approchent. Discrètes. Calculées. Leurs signatures sont codées dans mon oreillette. Groupe B. Ils descendent. Ils balaieront le flanc est. Je reste à l’ouest.
                      On resserre l’étau.

                      Je me glisse contre une cloison, effleure le mur du bout des doigts.
                      Froid. Rugueux.
                      J’y repère une légère trace de chaleur. Une paume, posée en vitesse. Il a hésité. S’est arrêté. Écouté. Puis repris sa fuite.

                      « Tu respires trop fort, Mynock… » murmuré dans un souffle.

                      J’avance encore. Une chambre au fond. Fermée. Verrou manuel. Mais le loquet est griffé. Ouvert. Reposé.
                      Je tends l’oreille. Pas un bruit. Trop calme.

                      Je ne frappe pas. Je ne hurle pas.
                      Je me colle au chambranle, en silence.

                      À l’intérieur, quelque chose a bougé.
                      Le rythme s’accélère.
                      Il est là.
                      Il pense avoir gagné un répit.

                      Il se trompe.

                      Derrière moi, une respiration plus profonde.
                      Je jette un œil rapide.
                      Sorran, blessé, mais encore debout. Il a repris ses appuis, malgré la plaie à l’épaule. Son regard croise le mien. Il sait.

                      Je ne dis rien. Je n’ai pas besoin de le faire.

                      Un pas de plus. Mon ombre s’étire le long du mur.

                      Mynock est au bout du couloir.

                      « Et cette fois… je ne suis pas seul. » susurré, dans un sourire invisible.

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                        Post n°19
                        Auteur : Sorran Vos'kir

                        Sorran serra les dents, sentant le sang tiède qui continuait de s'écouler de sa blessure à l'épaule à travers sa fourrure. Chaque petit mouvement qui solliciter son bras réveillait la douleur, mais il ne pouvait se permettre de faillir maintenant; pas quand ils étaient si près du but. Il observa Ishiro se déplaçait dans l'obscurité, le lieutenant était expérimenté pour ce genre de mission, aucun douter là dessus. Lorsqu'il arrive à hauteur de la porte, là où la déflagration de l'explosion propulsa le Bothan, il lança un regard à se dernier. Aucun mots n'était nécessaire, pendant un cours instant c'était comme si les deux êtres vivants pouvait se communiquer uniquement à l'aide des yeux. 

                        La respiration de Sorran est plus lourde, sous l'effet de l'explosion, en retrouvant ses appuis il vient à l'arrière de l'officier de terrain. L'air de l'étage de la cantina est vicié, venant même lui brûlait les poumons, résultat du mélange chimique de la grenade à fumigène. Le bruit du chaos regnait mais pour nos deux intervenants, leur concentration était si ultime que pour eux, il n'y avait qu'un silence magistrale.

                        Le Bothan ajusta sa prise sur son blaster, vérifiant machinalement le niveau de charge. Ses doigts étaient légèrement tremblant, l'adrénaline, la perte de sang, ou peut-être les deux. Il inspira profondément, cherchant à retrouver son calme. Mynock était rusé, mais il était acculé, et tout être vivant dépourvu ou non d'intelligence répliquait comme des animaux blessés, pris au pièges ils étaient souvent les plus dangereux.

                        Un froissement métallique résonna quelque part devant eux. Mynock tentait-il de forcer une fenêtre ? Ou préparait-il une dernière surprise ? Sorran resserra son étreinte sur son arme, tous ses sens en alerte. L'oreillette grésilla doucement, l'équipe B confirmait sa position et l'étau se resserrait méthodiquement. Mynock n'avait plus beaucoup de cordes à son arc...

                        Sorran sentit une goutte de sueur perler sur son front malgré la fraîcheur ambiante. Dans quelques minutes, tout serait terminé d'une manière ou d'une autre, la question était de savoir pour qui, car nul doute qu'avec le rabuge causé la police kuati débarquerais et alors R sera-il toujours là pour couvrir la fuite ou non ?


                        Il suivit Ishiro vers la chambre fermée, chaque pas l'amenant plus près de la confrontation finale. Le silence qui régnait derrière la porte était trop parfait, trop calculé. Sorran le sentait aussi puis pris d'un élan de zèle la nouvelle recrue du SSR enfoncant la porte avec son pied. 


                        Trois tirs de blaster dans la direction de l'Anzath et du Bothan.
                        Les deux se plancèrent, Ishiro semblait jurer dans ses lèvres, sans doute devait-il se demander pourquoi Sorran avait agit ainsi. Puis ce dernier fit un plongeons sur le côté et tira le tir de blaster le plus précis qu'il n'avait jamais fait jusqu'à présent...presque trop parfait. 

                        crash

                        Un fracas métallique au sol, et le Bothan vit une ombre s'éffondrait.

                        - Je l'ai eu Lieutenant, Mynock est au sol.

                        Sans même laisser l'occasion à Ishiro de répondre il se précipita vers le corps qui était tombé face sur le sol, le retourna pour confirmer la cible et à sa plus grande surprise il s'agissait d'un Nikto...pas Mynock

                        Puis il entendit un blaster se chargé.

                        - Dommage, le bleu

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                          Auteur : Hivernus

                          IMPERIUM.


                          Le rez-de-chaussée de la cantina est rapidement sécurisé par les commandos impériaux. L’endroit a été presque entièrement vidé de ses occupants. Il ne reste désormais plus que les cadavres de quelques clients, les corps sans vie de plusieurs truands armés et une poignée d’ouvriers planqués derrière du mobilier, certains d’entre eux blessés lors des échanges de tir. De l’autre côté du comptoir, l’agent Laena fait discrètement signe à ses camarades que les assaillants se sont dirigés vers les niveaux supérieurs. Elle compte bien rester là en embuscade, prête à intercepter tout fuyard qui lui semblerait suspect après le passage des commandos, à informer ses collègues du moindre changement.

                          - Aurek. Évacuez les derniers civils puis revenez sur notre position. Commande le sergent Davilsh, dirigeant une main vers le comlink attaché à son plastron de combat. Unité d’intervention à Commandement de terrain. Rez-de-chaussée sécurisé. Plusieurs civils se dirigent vers vos patrouilleurs. Procédez à une vérification des identités.

                          « Bien reçu Unité d’intervention. »


                          Une procédure en apparence anodine. S’assurer qu’aucun forcené ne se soit dissimulé parmi les victimes est en effet une formalité lorsque l’on travaille dans une unité dédiée aux opérations de contre-terrorisme. Mais dans le cas actuel, la brève communication entre le sous-officier et le commandant du peloton de sécurité des CNK dissimule une vérité plus sinistre. Il s’agit de faire en sorte qu’aucun complice de Mynock ou agresseur présumé de ce dernier ne puisse échapper à la fureur des Impériaux opérant sous couverture.

                          Au-dessus d’eux, des échanges de tir et plusieurs détonations. Les combats se poursuivent. Et les mystérieux assaillants ne sont toujours pas identifiés. Le sergent fait discrètement signe à ses hommes de se déployer de chaque côté des escaliers tandis qu’il porte sa main vers le comlink, partageant une nouvelle information comme le voudrait la procédure.


                          - Unité d’intervention à Commandement de terrain. Plusieurs détonations ont été confirmées. Assaillants non identifiés toujours sur zone. 

                          « Bien reçu Unité d’intervention. De nouvelles unités convergent vers le secteur. Avez-vous besoin de renforts tactiques ? »


                          L’hésitation dans la voix de l’officier corrompu est presque palpable. Il sait qu’il ne doit pas empiéter sur le terrain d’action des commandos de l’Impérium, sous peine de se faire réprimander. Mais il sait aussi qu’il se doit de leur porter assistance car s’il devait arriver quoi que ce soit aux Impériaux, on viendrait le lui faire payer… Et pas de la manière la plus sympathique qui soit.

                          - Négatif, Commandement. Nous avons la situation sous contrôle.

                          Le message sous-jacent est limpide. Il se suffit à lui-même. Pas d’intervention extérieure. La lumière revient brusquement dans l’établissement. Les soldats éteignent les lampes accrochées à leurs armes, par pur réflexe. Davilsh signale à ses hommes de se préparer à monter. Il se place derrière le porteur de bouclier, lui tapote l’épaule comme pour lui donner le feu vert pour s’engager dans les escaliers. La colonne d’assaut progresse donc tout doucement, vérifiant les angles morts, s’assurant qu’aucun piège ne soit posé. Ils finissent par rejoindre le premier étage, se déployant méthodiquement dans le couloir avec une fluidité acquise par des années de pratique. Trois silhouettes sortent d’une pièce, armes en main. Un blaster crache ses salves meurtrières en direction des Impériaux qui doivent se mettre à l'abri, donnant le temps aux mystérieux assaillants de se redéployer pour confronter la menace. Les premiers tirs s’écrasent sur le bouclier, passent au-dessus des têtes des commandos pour finir leur course dans le mur situé derrière eux. Les impacts de blaster crépitent doucement, menaçant.

                          La réplique des soldats de l’Impérium ne se fait pas attendre. Des traits laser se mettent à pleuvoir de part et d’autre du couloir. Protégés par le bouclier, une rangée de trois hommes progresse peu à peu. Deux autres commandos, se protégeant dans les renfoncements de porte, effectuent des tirs de suppression pour permettre à leurs camarades d’avancer. À couvert derrière le porteur de bouclier, le sergent Davilsh tire trois fois. Les deux premiers tirs ratent leur cible, finissent leur course dans un mur en crépitant, le troisième vient toucher un assaillant au bras. L’Impérial parvient à identifier le profil type des attaquants entre deux salves de blaster.


                          - Unité d’intervention à Commandement de terrain. Trois assaillants engagés au premier étage. Profil humain ou proche-humain. Ils sont vêtus de tenues d’ouvrier. 

                          Le sous-officier serre la mâchoire. Des humains affublés de vêtements civils, ce n’est pas ce qui manque dans l’Anneau de Kuat. Les ouvriers qui travaillent au sein des chantiers navals se comptent par dizaines de milliers et les Kuati sont dans leur immense majorité humains. S’ils venaient à s’échapper, les retrouver parmi la population pourrait s’avérer plus compliqué que prévu. Il faut les éliminer ici et maintenant avant qu'ils ne causent plus d'ennuis.

                          « C’est noté, Unité d’intervention. Nous procédons actuellement à l’arrestation des civils que vous avez rabattu vers nous. »


                          Nouvel échange de tirs. Un trait laser vient toucher le sergent à l’épaule. L’impact est si violent qu’il recule, percute le mur en grognant. Une douleur soudaine vient engourdir son bras droit. L’épaulière de son armure de combat a encaissé le plus gros des dommages, un cratère fumant déformant le plastoïde. Davilsh remue le bras, comme pour s’assurer qu’il demeure opérationnel à cent pourcent de ses capacités, puis reprend sa position au sein de la colonne, qui poursuit sa manœuvre d’approche.

                          - Aurek, déplacez vous vers le deuxième étage. Recherche et élimination de cibles hostiles. Indique le sous-officier dans son comlink.

                          « Ici Aurek, affirmatif. On se redéploie. »


                          - Ces enfoirés sont des pro, sergent. Commente un commando devant lui. Ils ont une formation militaire, c’est certain.

                          - Raison de plus pour les neutraliser rapidement. Murmure le sergent en serrant les dents, la douleur se diffusant vers sa poitrine. Pas de pitié. Pas de prisonniers.

                          A son signal, la progression des impériaux se stoppe d’un coup. L’homme tire une grenade incapacitante de la ceinture utilitaire du soldat qui le précède, l’arme puis la jette dans la direction des assaillants. Il attend d’entendre la détonation avant de tapoter doucement l’épaule de son coéquipier qui, à son tour, donne le signal au porteur de bouclier. Les trois commandos progressent dangereusement le long du couloir tandis qu’à leur droite, deux autres impériaux maintiennent leur position, prêts à faire feu. Ils entendent bien éliminer la menace que représente ces foutus attaquants. Et lorsque leur compte sera réglé, viendra ensuite le tour de l’agent Mynock…


                          - HRP - Escouade Besh (5 commandos des Opérations Spéciales Impériales) engagée dans un combat contre le groupe Alpha qui s’est replié au premier étage. Escouade Aurek (5 commandos des Opérations Spéciales Impériales) progresse vers le deuxième étage. Je laisse volontairement de côté le groupe Bêta afin que vous puissiez le faire agir à votre convenance.








                          SEIGNEURAT DE BAJIC.

                          A lire avant.



                          - Azah Suutrar -
                          Première des lames d'Hivernus



                          Azah Suutrar et ses deux apprenties viennent de recevoir leurs ordres. Collaborer avec les forces loyalistes et capturer les assaillants, quels qu’ils soient. La régente de Kuat souhaite obtenir des réponses sur les raisons de cette attaque soudaine et il lui faut donc des prisonniers à interroger. L’Anzat fait la moue, déçue de ne pouvoir faire usage de ses multiples talents. Elle n’apprécie pas particulièrement l’idée de devoir se restreindre… Mais les désirs de son seigneur passent toujours avant tout le reste car s’il y a bien une chose qu’elle déteste par-dessus tout, c’est de décevoir son beau prince Chiss.

                          La tueuse en série vérifie nonchalamment l’état de son équipement. Deux dagues suspendues à sa ceinture, un blaster de poing glissé dans un holster de jambe, une vibrolame accrochée dans son dos… Tout y est. A ses côtés, Maurra et Jehena font de même, s’assurant que leur matos soit bien harnaché avant de partir au combat. Les trois lames d’Hivernus quittent ensuite leur poste d’observation pour se diriger vers le lieu des affrontements.

                          Autour du trio de femmes, l’agitation semble totale. Un couvre feu est imposé à la population et les forces de sécurité des chantiers navals de Kuat affluent en masse dans le secteur. Les véhicules de patrouille sont toujours plus nombreux à arriver dans les parages. Des barrages sont installés ici et là et plusieurs unités quadrillent déjà la zone, empêchant à quiconque d’entrer ou de partir. Dans un contexte de guerre civile où tout individu appartenant à la caste des ouvriers est considéré suspect par les autorités locales, la prudence est de mise et l’on préfère ne pas laisser fuir un potentiel sympathisant de la cause révolutionnaire. A l’heure actuelle, toute personne quittant le lieu de la fusillade ou se trouvant encore dans la rue malgré la mise en place du couvre feu est de fait mise aux arrêts. 

                          Azah et ses deux acolytes arrivent à hauteur d’une unité dont les hommes apparaissent plus crispés que la moyenne. A leur approche, les agents de sécurité resserrent l’étreinte autour de leurs armes, tendent les muscles, guettent la réaction des donzelles du coin de l'œil. Leur officier, un vieux gars qui en a probablement vu des vertes et des pas mûres, siffle doucement, appréciant vraisemblablement la vue de belles femmes dans les parages.


                          - Désolé les mignonnes mais personne n’entre. Déclare le commandant avant de poser son regard sur le matériel militaire. Faites demi-tour…

                          Il se raidit, apparaît soudainement nerveux en voyant l'équipement que trimballent ces jolies dames. A son signal, les soudards des forces de sécurité forment un arc de cercle autour de l’Anzat et de ses comparses. Ils ont dans le regard quelque chose de sinistre… Un je ne sais quoi que la tueuse en série ne connaît que trop bien. Ces hommes là sont des ordures dépourvues de morale, des détrousseurs et des tueurs. Un sourire amusé vient étirer les lèvres de la première des lames d’Hivernus.

                          - Qu’est-ce qui te fais marrer ? Demande un type, perplexe. T’as envie de te faire exploser le crâne ? Circulez. Vous n’avez rien à faire là.

                          - Au contraire… Nous avons reçu l’ordre d’intervenir sur le lieu de l’incident, d’intercepter les assaillants et de les livrer à la régente de Kuat. Explique calmement Azah Suutrar, son regard passant d’agent en agent.

                          Elle penche doucement la tête sur le côté, son sourire s’étirant jusqu’à devenir dérangeant. Elle laisse ses sens envelopper les représentants des forces de l'ordre d’une chape invisible. Elle ressent la peur qui s’insinue peu à peu en eux, écoute les battements de cœur affolés dans leur poitrine, entend le souffle rapide de leur respiration. Elle s’en amuse. Ils cachent quelque chose, cherchent à dissimuler leurs véritables intentions. Ce ne sont pas des bourreaux… Mais des victimes, des proies. Du bétail.

                          - Qui vous a donné cet ordre ? 

                          La question n’en est pas vraiment une. Le commandant du peloton de sécurité pose machinalement la main sur la poignée de son blaster, toujours attaché à sa ceinture. Il jauge la femme qui se tient face à lui, à la recherche d’une faiblesse exploitable.

                          - La régente Elisabeth Kuat elle-même… Mais vous le savez déjà, n’est-ce pas ?

                          - Mensonge. Nous n’avons reçu aucune notification de ce genre. Ce secteur vous est interdit. Dernier avertissement. Quittez la zone ou nous serons forcés de faire usage de la force. 

                          L’homme dégaine son blaster, le canon pointé vers le sol, comme pour donner du crédit à sa parole. Il semble sérieux, prêt à tout. Mais l’Anzat lit désormais en lui comme dans un livre ouvert. Elle se met à rire à gorge déployée en comprenant les intérêts cachés de l’officier.

                          - Le seul mensonge que je perçois est le vôtre, commandant… Vous avez connaissance des directives de la régente mais vous refusez de les appliquer parce que vous avez vos propres consignes… Devine-t-elle. On vous a demandé de ne pas interférer, de refuser toute intervention directe. C’est à moi de vous poser la question à présent. Qui vous a donné cet ordre ?

                          Le vieux briscard ne répond pas. Il se contente de mâchouiller nonchalamment, comme pour calculer ses options. Puis d’un coup… Un léger frémissement. Le mouvement de son bras armé est rapide. Mais pas assez. Il est projeté par une force invisible en arrière, son corps venant se fracasser brutalement contre un mur. Le cadavre retombe lourdement, glissant contre la paroi en laissant une traînée de sang. Autour de lui, les agents de sécurité s’agitent mais ils n’ont pas le temps de réagir correctement. Une dague est dégainée et l’attaque qui suit est aussi violente que rapide. D’un mouvement aussi vif que précis, la tueuse en série tranche la main d’un premier agent lui faisant face. Le second mouvement vient égorger le soudard se trouvant sur sa droite. Le troisième vient sectionner la jugulaire du bougre se trouvant à sa gauche. Le quatrième coup vient frapper le malotru ayant perdu l’usage de sa main, la lame venant s’enfoncer dans sa poitrine dans un craquement sourd.

                          Telle une artiste danseuse qui a derrière elle des années d’expérience et de pratique, Azah Suutrar dépeint en quelques gestes précis et grâcieux une scène macabre. Tout se passe si vite que même ses jeunes apprenties n’ont pas le temps de se joindre au massacre. 

                          Son attention se reporte alors sur le dernier membre du peloton de sécurité vivant qui, voyant ses camarades tomber comme des mouches autour de lui, lâche son arme et s’agenouille en joignant les mains devant lui.


                          - Pitié…

                          La belle et non pas moins dangereuse créature s’approche de lui doucement, une seconde dague venant quitter sa ceinture. Elle croise les deux lames contre la gorge de l’agent, qui se met à sangloter bêtement.

                          - J’ai une famille…

                          - Quel gâchis.

                          Le pauvre homme est décapité promptement lorsque les dagues de la tueuse en série viennent lacérer sa chair. Son corps tombe d’un coup, presque mollement, tandis que la tête roule sur plusieurs mètres en laissant sur son passage un sillon rouge.

                          - Les imbéciles. Maurra, contacte le seigneur Hivernus. Informe le qu’il avait raison, que les forces locales sont compromises. La loyauté du commandant de leur peloton d'intervention a été achetée.

                          - Oui, maîtresse.

                          Les appendices cachés de l’Anzat s’agitent doucement, venant essuyer le sang qui souille son visage pourtant si angélique en apparence. L’un d’entre eux vient porter à sa langue une goutte du précieux liquide pourpre qu’elle savoure délicatement. Les tueries ont toujours eu un certain impact sur son comportement. Elle a soif de carnage, en veut plus. Ses instincts de chasseuse impitoyable prennent le dessus. Ses sens sont à vif, excités par la vue du sang et la promesse d’une traque palpitante. On lui a demandé de retrouver ces assaillants et de les capturer vivants. Et c’est bien ce qu’elle compte faire… Sauf si sa nature sauvage prend le dessus sur tout le reste.

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                            a écrit sur dernière édition par
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                            Post n°21
                            Auteur : Super PNJ

                            A l'extérieur
                            Malheureusement pour les agents infiltrés un périmètre de sécurité avait d'ores et déja été établi tout autour de la cantina, les lumières des gyrophares des speeders de sécurité se reflétaient sur les murs des bâtiments avoisinants. R-186 serra les dents, il était trop tard pour fuir discrètement.
                            Les commandos n'avaient pas été assez rapides ou ils avaient été trahi, tout était possible après tout!

                            -A tous, position compromise! le secteur est bouclé par les forces locales.
                            Evacuation et chacun pour soi! 


                            Voila c'était fait, il avait donné ses dernières instructions, l'agent du SRR n'aimait pas abandonner une mission en cours mais il fallait savoir reconnaitre quand la situation était désespérée.
                            En soupirant, 186 abandonna son véhicule, laissant armes et comlink à l'intérieur, il prit tout de même soin d'actionner un minuteur, sur un engin explosif dissimulé sous son siège, le dispositif exploserait dans H+10, cela ferait une belle diversion et peut être que ça donnerait une chance de plus aux commandos pour échapper aux vigiles Kuati.

                            Ses faux papiers ID dans sa poche, il s'éloigna de la cantina alors que des colonnes d'assaut s'approchent du bâtiment, l'espion plisse les yeux en les observant dans l'ombre, ce protocole, ces armures, il ne s'agit pas de troupes Kuati clairement !
                            Qui donc pouvait être impliqué dans cette salle affaire? il finirait par le découvrir mais en attendant, il fallait qu'il rejoigne son appartement pour faire son rapport à ses supérieurs.
                            Ceux ci devaient savoir que Mynock n'avait pas été capturé, il espérait secrètement qu'un commando réussisse à le faire taire définitivement avant l'arrivée de ses mystérieux assaillants.
                            Des détonations se firent entendre dans la cantina, c'était une vraie fusillade maintenant, il accéléra le pas et au bout de quelques mètres en rasant les murs l'agent de terrain fut braqués par des policiers locaux, on illumina son visage à l'aide d'une lampe torche.

                            -Halte identifiez vous!

                            R' leva les mains en observant le canon du fusil blaster qu'on lui agitait sous le nez, il ne voulait pas être victime d'une bavure d'un policier trop zélé ou d'une jeune recrue. Il prit un air paniqué.

                            -Vous tombez bien! j'étais dans la cantina quand ça a commencé à tirer!! vous devriez aller voir!!!


                            -Ferme la! et mets les mains dans le dos!

                            La suite logique était qu'on menotte l'agent et il le savait très bien,  il observa les trois miliciens, peut être arriverait il à désarmer celui qui le braquait avec son fusil  pour ensuite éliminer le trio, il suffisait d'être plus rapide. Non, c'était trop risqué, il devait surement y avoir d'autres patrouilleurs dans ce secteur, ses faux papiers étaient en règle, après tout il n'était qu'un simple ouvrier des chantiers Navals venu prendre du bon temps après une dure journée comme tant d'autres, personne ne pourrait prouver le contraire.
                            Il allait sans doute subir un interrogatoire musclé, mais il en avait vu d'autres au 123e régiment de Moridebo et sans preuve on finirait par le libérer. Ce serait du temps perdu certes mais valait mieux cela que de griller sa couverture dans un acte insensé.
                            Il se laissa donc interpeller criant à l'injustice et on le dirigea vers un transport ou d'autres prisonniers patientaient...
                            Pendant ce temps dans la cantina, ça continuait à tirer.

                            Spoiler
                            HRP
                            -Républicains, je vous laisse gérer l'intérieur de la cantina. Vous pouvez interpréter les PNJs Rép'.

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                              #22

                              Post n°22
                              Auteur : Ishiro Shinra

                              Je savais que ce ne serait pas si simple.

                              Le Nikto n’était qu’un leurre. Une distraction. Et il a failli fonctionner.

                              Une salve m’a frôlé l’abdomen. Elle a entaillé la céramique de mon armure, chauffé mes chairs. La douleur est un rappel.
                              Je pivote sur le flanc, roule derrière le meuble éventré par l’explosion. Déjà, mes capteurs analysent les trajectoires.
                              Un souffle. Une pulsation. Il n’a pas fui. Il est encore là.

                              Mynock.

                              Il surgit de l’angle opposé, comme une lame sortie de l’ombre. Un mouvement trop précis pour un civil. Trop fluide pour un simple bureaucrate.
                              Tonfa de choc dans une main. Blaster court dans l’autre. Pas d’hésitation.

                              Je pare le coup descendant avec la hampe de ma pique, l’impact grésille dans mes os. Le tonfa arc électrique s’écrase contre le manche, une gerbe bleue jaillit.
                              Il tire. À bout portant.
                              Je bascule mon corps en arrière, chute sur l’épaule, le tir frôle ma joue.
                              Je contre. Ma lame fuse.
                              Il bloque. Juste à temps. Sa parade est précise, calculée. Il n’improvise pas. Il sait.

                              — Tu n’es pas une victime. Tu es un professionnel.

                              Ses gestes ne sont pas propres. Ils sont efficaces. Il se bat comme quelqu’un qui n’a plus rien à perdre.
                              Nous tournons dans la pièce comme deux prédateurs blessés.

                              Lui : blessé à la cuisse, sanglant mais rapide.
                              Moi : flanc ouvert, concentration intacte.

                              Il veut gagner du temps. Il me parle. Je ne réponds pas.
                              Il jette un tabouret entre nous. Je l’évite. Il tente de fuir par la fenêtre.

                              Je bondis.
                              Je l’attrape au col, l’écrase contre le mur. Il contre, m’envoie un coup de coude dans la mâchoire.
                              Je vacille. Une seconde.
                              Il tire encore.
                              Le tir me frappe à l’épaule. L’armure absorbe, mais la chair se tord.
                              Je grogne.

                              Ma pique traverse l’espace entre nous.
                              Il esquive, presque. Presque.
                              La lame effleure son flanc gauche, ouvre le tissu, entaille la peau.
                              Il hurle. Silencieusement.
                              Il recule. Boite. Mais continue de se battre.
                              Un revers de tonfa heurte ma tempe. Des étoiles dansent dans mon champ visuel.
                              Je bloque à l’aveugle. La pique remonte, blesse encore.
                              Il halète. Moi aussi.
                              Nous ne sommes plus des agents. Nous sommes des bêtes.

                              Puis il glisse sur une flaque de sang. Son propre sang.
                              Et c’est fini.

                              Je m’élance.
                              Un bond, un impact.
                              Mon genou écrase sa cage thoracique, mes doigts se referment sur son col.
                              Il essaie encore. Même au sol. Ses bras battent, cherchent à m’aveugler. Il frappe mon masque. Je ne cille pas.
                              Il hurle en silence. Ses yeux disent tout. La peur. La haine. L’échec.
                              Ma main trouve sa gorge. L’autre serre la pique de Force. Sa lame est immobile. Elle n’a plus besoin de frapper.

                              Le contact est établi.
                              Et la soupe s’ouvre.

                              C’est brutal. Désordonné. Son esprit est un tunnel effondré, des pans entiers dissimulés, volontairement enterrés. Mais certains fragments passent.
                              Un symbole. Une silhouette encapuchonnée. Un code d’accès. Un datapad effacé. Le nom d’un port spatial. Un regard croisé dans un miroir, fendu par la culpabilité.
                              Et… moi.
                              Vu à travers ses yeux. Comme une silhouette dans les ombres, celle qu’on redoute dans chaque recoin. Une légende qui saigne pour de vrai.
                              Puis… le vide.

                              Je me relève. Mon souffle est rauque. La gorge sèche.
                              Mynock ne crie plus.
                              Je ne l’écoute plus.
                              Sorran est là, accroupi contre le mur, tenant toujours son blaster. Il attendait mon geste. Il a vu sans juger.
                              Je le fixe. Un instant seulement.

                              « On se sépare. »

                              Je scanne les environs. Les pas impériaux montent l’escalier. Les radios saturent.
                              Ils vont verrouiller l’étage. Piège parfait… pour ceux qui n'ont pas prévu d’en sortir.

                              Je repère un conduit technique. Derrière une cloison fendue. Il mène vers les étages inférieurs — peut-être les caves ou le local de maintenance. Ce genre de passage oublié, seul un habitué ou un traqueur le remarquerait.
                              Je m’approche. Soulève la trappe. L’obscurité me happe.
                              Avant de disparaître, je tourne une dernière fois la tête vers Sorran.

                              « Sors par les toits. Tu connais la procédure. On se retrouvera au point Mu. »

                              Pas d’échange. Pas de confirmation.
                              Je disparais dans le conduit.
                              Le métal résonne à peine sous mes appuis. Je respire lentement. Les ténèbres m’avalent. Je redeviens une ombre.
                              Je laisse derrière moi un cadavre refroidi. Et un partenaire vivant.
                              C’est tout ce qui compte.

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                                Auteur : Sorran Vos'kir

                                Les rayons laser écarlates sifflent dans la cantina, visblement au premier étage c’est un vrai feu d’artifice qui prend lieu. Sorran sent l'odeur âcre de l'ozone brûlé envahir ses narines tandis qu'une rafale de tirs automatiques frôle dangereusement le lieutenant Ishiro, manquant de peu de carboniser l'officier du SSR. Les projectiles d'énergie viennent s'écraser contre le mur derrière eux, laissant des traces de fusion fumantes dans le métal. Le cœur battant, Sorran réalise qu'il a frôlé la catastrophe. Encore quelques centimètres et sa première affectation se serait soldée par un échec cuisant  et probablement sa mort. Sans perdre une seconde, ses réflexes de Bothan prennent le dessus. Il effectue une roulade sur la gauche, ses bottes militaires glissant sur le sol jonché de débris de verre. C'est alors que le lieutenant Ishiro entre véritablement en action et le combat qui s'ensuit est d'une efficacité glaçante. En quelques mouvements fluides, l'officier neutralise leur assaillant. Mais ce qui suit est tout bonement horrifique l’Anzath se prepare à aspirer Mynock. Sorran détourne le regard, nauséeux, tandis que le processus de consummation commence et en moins d'une minute, Mynock git sur le sol, vidé de toute essence vitale. Ishiro se relève, son visage ayant retrouvé une apparence parfaitement humaine.

                                On se sépare. Sors par les toits. Tu connais la procédure. On se retrouvera au point Mu.

                                Sans même laisser à Sorran le temps de poser la moindre question ou de formuler une objection, l'Anzati s'évapore littéralement dans les ombres du corridor, ses pas silencieux résonnant brièvement avant de disparaître complètement. Le Bothan reprend lentement ses esprits, sa blessure à l'épaule continuant de l'élancer. Le tissu de son uniforme est imbibé de sang, et il sent la douleur pulser au rythme de son cœur qui bat encore à tout rompre.

                                Merde... c'est quoi ce point Mu ? On n'en a jamais parlé durant le briefing ! Comment je suis censé le retrouver maintenant ? 

                                En quelques secondes, il fait le point sur la situation tactique. Au premier étage de la cantina, les gars des forces spéciales du groupe Alpha sont engagés dans un affrontement intense avec les autorités de Kuat. C'est triste à admettre, mais Sorran ne peut rien faire pour les aider. Il faut espérer qu'ils pourront s'en sortir par eux-mêmes...Les toits. Pour s'y rendre, il doit repasser par le couloir principal et se dépêcher d'atteindre l'accès de service. Si ses souvenirs du plan architectural sont exacts, une fois la porte ouverte, il lui suffit de sauter sur la droite pour atterrir dans le monte-charge à ordures du bâtiment adjacent. L'idée d'une échappatoire par les détritus n'a rien de glorieux, mais malheureusement, peu d'autres options s'offrent à lui dans l'immédiat. Sorran sort prudemment de la chambre, jetant un coup d'œil dans le couloir faiblement éclairé par les luminescents d'urgence. C'est alors qu'un tir de laser manque de peu de lui griller la fourrure du crâne, laissant une odeur de poil brûlé dans l'air. Sans réfléchir, il riposte de deux tirs précis de son blaster avant de se lancer dans une course effrénée vers les escaliers menant au toit. Ses bottes martèlent les marches tandis qu'il grimpe les étages quatre à quatre. Derrière lui, les ordres aboyés en Basic résonnent, accompagnés du bruit caractéristique des armures qui se rapprochent. Enfin, il atteint l'accès au toit. L'air nocturne de Kuat l'accueille, chargé des odeurs industrielles et des fumées des chantiers navals qui ne cessent jamais leur activité. Sorran repère rapidement sa cible, le monte-charge à ordures situé trois mètres plus bas sur le bâtiment adjacent. Il s'apprête à prendre son élan quand soudain, des faisceaux de projecteurs l'aveuglent.

                                HALTE ! Ne bougez plus ! Jetez votre arme et mettez vos mains derrière la tête !

                                L'escouade de sécurité a finalement atteint le toit. Tout leurs blasters sont tous braqués sur lui. Sorran tente désespérément d'attraper le sien, mais un tir précis l'atteint à l'épaule blessée.

                                La douleur fulgurante lui coupe le souffle. Déséquilibré, il bascule par-dessus le rebord du bâtiment. La chute semble durer une éternité, les lumières de la ville industrielle devenant floues tandis qu'il tombe vers le sol de duracier. L'impact est brutal. Sorran s'écrase lourdement mais miraculeusement sur des poubelles au sol qui ammortissent sa chute, sa vision se brouille progressivement. Alors que sa conscience s'efface peu à peu, la dernière image qu'il perçoit est celle de bottes militaires qui s'approchent lentement de lui.

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