C'est bien ce que je craignais, un Mynock !
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Post n°5
Auteur : Super PNJService de Renseignements Républicains
R-186, était en poste sur Kuat depuis peu, en fait depuis que le Service avait découvert que Mynock était surement était un agent double.
Après une carrière au sein du 123°Régiment de guérilleros de Moridebo sur Mettelos il avait été sélectionné pour suivre l'entrainement spartiate des agents du SSR puis il avait été infiltré en tant que simple agent de maintenance sur Kuat, et petit à petit il avait commencé à espionner discrètement le Togruta. Avec ce genre d'agent experimenté, il valait mieux être prudent, très prudent même, c'est pour cela qu'il avait privilégié une surveillance technique à l'aide de caméras , micro discrets et autres drones plutôt qu'une filature physique.
Et c'est donc à l'abri dans son logement de fonction dans l'anneau qu'il avait pu suivre les derniers déplacements du traitre. En dehors de ses horaires de travail, il s'était mis à fréquenter une cantina mais l'agent 186 n'avait pas pu découvrir pourquoi sous peine de se faire repérer, il n'était entré qu'une fois dans l'établissement, et n'avait pas vu le Togruta, ou il était dans une arrière salle ou alors il était monté à l'étage avec une fille de joie mais pour y faire quoi?
R' attendait sur le tarmac l'arrivée de la navette de transport public, il avait peu d'information sur l'équipe envoyée pour le seconder, un membre de la garde, un agent du SSR et une équipe de commandos. Cela devrait bien suffire pour arrêter un seul homme, même un ancien du Bureau de Sécurité Intérieure.
Les commandos tentaient de se la jouer discret, mais pas aux yeux de 186, d'un simple geste convenu il invita Rip à le suivre imité par ses hommes, ils prirent le métro circulaire sans échanger un mot jusqu'au secteur 10, les cales sèches, ou l'agent avait entreposé tout son matériel à l'abri des regards dans un local sécurisé.
Une fois tout ce beau monde dans la pièce , R_186 activa immédiatement un brouilleur afin que leur conversation reste secrète.
-Bienvenue sur Kuat, je suis l'agent R_186, pour cette mission je réponds au nom de Luthel.
Dans ces caisses, vous trouverez vos uniformes d'ouvriers, vos badges d'accès et vos outils , il faut maintenir les apparences.
Luthel, donc comme il se faisait appeler dorénavant, ouvrit quelques caisses verrouillées , et commença à distribuer les bleus de travail et autres casques dorés.
-Le climat local est tendu, les nobles Kuati craignant de nouvelles grèves ont renforcé la sécurité , vous croiserez certainement des vigiles du CNK armés de matraques, ils scanneront éventuellement vos badges mais pas de soucis, tout est en règle, vous remplacez une équipe intérimaires qui a fini à l'hôpital après une intoxication alimentaire.
Rien de tel qu'un peu de venin de mite de Draboon dans sa nourriture pour gagner un petit séjour en réanimation. 186 n'étant pas un psychopathe, il avait dosé suffisamment le venin pour que les pauvres ouvriers qui n'avaient rien demandé s'en tirent avec un simple lavage d'estomac et quelques jours de repos forcés.
-Concernant notre cible, vous connaissez le profil j'imagine, c'est quelqu'un d'armé et dangereux en plus d'être paranoiaque!
Pour sa capture on a plusieurs options:
A) son appartement de fonction
B) durant le trajet sur son lieu de travail, j'ai piraté son planning
C) la cantina ou il passe une partie de ses soirées, j'ai également les plans de l'établissement
Une fois capturée , j'ai une caisse de pièces détachées prêtes à partir avec toutes les autorisations, du matériel dit sensible, personne ne voudra la fouiller.
J'ai aussi des enregistrements holo de certains de ses déplacements si vous voulez vous faire une idée plus précise du personnage, j'attends vos suggestions messieurs...
Luthel avait été chargé de la surveillance, ce n'était pas à lui d'établir la stratégie et de passer à l'action, il n'avait qu'un rôle de soutien opérationnel pour cette mission.Spoiler
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Post n°6
Auteur : Ishiro ShinraJe récupérai le bleu de travail que Luthel me tendait, observant la coupe, le tissu, les finitions.
Fonctionnel. Discret. Pas de fioritures.
Exactement ce qu’il fallait.
J’enfilai la combinaison en silence, le badge d’accès bien visible sur ma poitrine. Le casque doré vint compléter la tenue, me faisant presque oublier l’arme dissimulée dans le holster intérieur de la manche.
Tout autour de moi, les membres de la Team Six se préparaient sans mot. Pas un geste inutile. Chacun savait ce qu’il faisait.
Et pourtant, je ne pouvais m’empêcher de sentir la tension grimper comme une lame froide le long de la colonne.
Nous allions opérer dans un environnement saturé de risques : sécurité privée, caméras locales, contrôle d’identité, et surtout… un espion vétéran qui connaissait parfaitement les procédures républicaines.
Je m’approchai des caisses restantes, effleurant les outils du bout des doigts. Trop propres. Trop alignés.
Je relevai les yeux vers R_186, ou plutôt Luthel, son alias local.
Ses yeux étaient secs, précis, sans illusion. Il avait fait son travail. À moi, désormais, de faire le mien.
« Surveillance passive. Bonne décision. Une approche directe t’aurait grillé dès la première tentative. Le genre de Mynock repère les prédateurs avant qu’ils ne sortent des fourrés. »
Je me redressai, croisant les bras. L’hologramme de Kuat projetait déjà nos options, froidement détaillées. Trois angles. Trois scénarios. Trois pièges potentiels.
« L’appartement est tentant. Contrôlé. Prévisible. Mais trop risqué. En terrain connu, il nous massacrera avant qu’on ait posé un pied dans le couloir. Ce serait un guet-apens parfait. »
Je fis un pas, fixant la trajectoire projetée de ses déplacements quotidiens.
« Le trajet est une opportunité. Mais c’est du mouvement. Une chance sur deux qu’il sente le piège. Il peut changer d’itinéraire, disparaître dans une bouche d’entretien, ou sauter dans un transport. Trop d’inconnues. »
Enfin, la cantina.
Je fixai la structure holographique du bâtiment. Plusieurs étages. Des salles privées. Un accès arrière. Du bruit. Des regards distraits.
Une foule qui cache.
Un endroit où se noyer à vue.
« La cantina est la seule faiblesse exploitable. Trop d’humains, trop de chaos, trop de variables… mais justement. Ce type de terrain crée des angles morts. Et lui, il en exploite un chaque soir. L’arrière-salle. L’étage. Des zones non répertoriées par tes systèmes de surveillance. »
Je tournai la tête vers Luthel.
« Soit il y monte pour négocier. Soit pour fuir. Ou pour préparer quelque chose. Mais il ne monte pas seul. Il rencontre. Il planifie. »
Je me tus un instant, regardant le reste du groupe, puis Sorran Vos’kir.
Le jeune Bothan gardait le silence. Trop bien. Trop propre. Trop calme.
Son matériel était parfaitement aligné. Ses scans actifs. Il faisait tout dans les règles.
« Vos’kir. J’espère que tu sauras prouver autre chose que de la discipline académique. »
Je m’approchai lentement.
« Analyse tout ce qu’il laisse derrière lui. Communications, signatures cryptées, empreintes de données. Ce qu’il poste. Ce qu’il efface. Ce qu’il évite de transmettre. Et surtout, ce qu’il répète. Les menteurs trahissent souvent leur logique en la reproduisant trop bien. »
Je lui laissai le champ. Mais pas le choix.
« Intervenez que si c’est important. »
Puis je me tournai de nouveau vers Luthel.
« Envoie les enregistrements. Je veux voir comment il se déplace. Comment il regarde les autres. Les mains, les yeux, la posture. L’ennemi révèle toujours quelque chose… dans le détail. »
Je marquai une pause. Le plan se dessinait dans mon esprit, fragment après fragment.
« Pour l’approche, j’envisage une infiltration douce. Deux à l’intérieur. Deux à l’extérieur. Un sur l’accès de secours. Moi, sur l’entrée. Si on doit intervenir, on crée une diversion — incendie simulé, bagarre contrôlée, surcharge énergétique… peu importe. L’objectif est d’isoler Mynock sans faire tomber tout le bâtiment sur nos têtes. »
Je posai ma paume sur la console métallique, sentant la tension statique dans l'air.
« Je ne veux pas de bavure. Pas d’improvisation non autorisée. On contrôle le rythme. On choisit le moment. Et on frappe sans avertissement. »
Je recevait les Holos de Minock et je commençait l'analyse de notre cible. Je veux avoir tout les atouts de notre côté et l'avis de tous avant de choisir le meilleur plan d'attaque. -
Post n°7
Auteur : Sorran Vos'kirLes mots d'Ishiro s’imposèrent dans la salle d'opération. “Discipline académique”, les oreilles de Sorran se contractèrent, un tic involontaire que peu d'espèces savaient décrypter chez les Bothan. L'Anzat avait visé juste, et cela l'agaçait plus qu'il ne voulait l'admettre.
Il se pencha sur sa console, les doigts sur la surface tactile. Les données de Mynock s'affichèrent en cascade, profils biométriques, historique de déplacements, analyse comportementale.
- Agent Shinra , commença Sorran d'une voix mesurée, relevant les yeux de ses écrans. Vous avez raison sur un point. Les procédures standard ne suffiront pas contre une cible de ce calibre.
Il fit pivoter l'holoprojecteur central, agrandissant les séquences de surveillance de la cantina. L'image se stabilisa sur une section particulière, l'accès arrière, mal éclairé, où des silhouettes floues apparaissaient et disparaissaient.
- Regardez ceci , dit-il en pointant une série de timecodes. 19h42, 20h15, 20h38. Mynock ne monte jamais à l'étage aux mêmes intervals. Mais il y a un pattern dans le chaos.
Luthel s'approcha, scrutant les données avec attention.
-Explique-toi, gamin.
Sorran sentit une pointe d'irritation, mais garda son calme professionnel. Gamin. Encore un qui le prenait pour un novice tout juste sorti de l'académie.
- Les variations temporelles ne sont pas aléatoires. Elles correspondent aux pics d'affluence du rez-de-chaussée. Plus il y a de monde en bas, plus il attend avant de monter. Il synchronise ses mouvements avec le bruit ambiant.
Le Bothan manipula les commandes, superposant les courbes d'activité acoustique aux déplacements de leur cible.
-C'est un professionnel. Il utilise le volume sonore comme camouflage naturel. Quand les conversations s'intensifient, quand la musique couvre les pas... c'est là qu'il bouge.
Un silence pensif s'installa. Sorran observa les visages autour de lui, concentration, calcul, méfiance. L'équipe jaugeait encore sa valeur. Il fallait leur prouver qu'il n’était pas un analyste de bureau...
- Il y a autre chose. Ces zones non répertoriées dont vous parliez, Agent Shinra. J'ai recoupé les plans architecturaux officiels avec les scans thermiques discrets que nous avons effectués.
L'hologramme révéla une superposition troublante, des espaces vides dans les blueprints qui montraient pourtant des signatures de chaleur.
- Chambres secrètes. Au moins trois. Une au deuxième étage, deux au troisième. Probablement des salles de négociation privées... ou des voies d'évacuation.
Luthel siffla entre ses dents.
- Pas mal, Bothan. Pas mal du tout.
Sorran sentit une satisfaction discrète, mais la tempéra aussitôt. Ce n'était qu'un début.
- Pour l'infiltration, continua-t-il en regardant directement Ishiro, Je suggère un ajustement au plan. Si nous positionnons quelqu'un dans ces salles cachées avant l'arrivée de Mynock, nous contrôlons ses voies de fuite. Mais il faut quelqu'un capable de passer inaperçu suffisamment longtemps. Je peux modifier les systèmes de surveillance internes depuis l'extérieur. Créer des angles morts temporaires. Trente secondes maximum avant que la sécurité locale ne remarque les dysfonctionnements. Mais c'est une fenêtre.
Les hologrammes continuaient de tourner lentement, projetant leurs ombres sur les visages tendus de l'équipe. Sorran sentait le poids de leurs regards, l'évaluation silencieuse de ses capacités.
- Une dernière chose , ajouta-t-il en se tournant vers l'ensemble du groupe. Mynock a un détail que les rapports n'ont pas relevé. Chaque fois qu'il entre dans la cantina, il commande la même boisson. Même marque, même dose. Jamais de variation.
Il fit apparaître une série d'images haute définition, Mynock au comptoir, la même gestuelle, le même verre.
- C'est soit une habitude... soit un signal. Si c'est un signal, alors quelqu'un l'attend. Quelqu'un qui sait reconnaître ce code.
Le silence se fit plus lourd. Sorran croisa les bras, fixant Ishiro avec une détermination nouvelle, seulement lui pourra approuver les idées qu’il venait d’exposer. -
Post n°8
Auteur : HivernusLe regard enflammé du seigneur de la guerre se pose sur la silhouette imposante du Hutt. Il l’observe attentivement, en silence, cherchant à deviner le fond de ses pensées alors qu’il se sustente bruyamment.
- Le cas particulier de Kuat m’intrigue, sénateur Blokkus. En fait, cette révolte armée des ouvriers n’est pas sans me rappeler certains événements… Des événements qui ont secoué de nombreux régimes, dont le vôtre. Mais je me dois d’être plus précis, n’est-ce pas ?
Le Chiss s’empare d’un bloc de données posé à côté de lui, tapote doucement sur l’écran tactile et fait ensuite glisser un doigt sur sa surface. Une projection holographique de la galaxie vient bientôt emplir l’entièreté du salon, la lueur vive de milliers de petits points venant éclairer la surface du mobilier et des murs. Une série de points, représentant actuellement des systèmes ou des planètes spécifiques, semble attirer son attention. Les orbes lumineux brillent un instant avant de virer au rouge. D’autres, moins nombreux, passent du blanc au bleu.
- Vous voyez ces points, sénateur Blokkus ? Il s’agit de mondes ayant été la cible d’attaques répertoriées au cours de ces dernières années… Attentats terroristes, insurrections armées, grèves violentes ou encore actions de guérilla. Explique l'humanoïde à peau bleue d’une voix parfaitement maîtrisée. La révolution ouvrière de Kuat n’a rien d’une exception. En fait, plusieurs chantiers navals impériaux ont déjà fait l’objet d’une agitation similaire… Selon mes sources, et elles sont fiables, Fondor et Eriadu auraient été la cible de grèves aussi soudaines que violentes. Les forces impériales ont rapidement repris le contrôle de la situation mais les faits sont là. Mais ce n’est pas tout. D’autres événements tout aussi significatifs ont retenu mon attention, sénateur Blokkus… Tout d’abord les insurrections armées sur Cathar et Raxus Secundus. Des groupes hostiles au régime ont tenu à exprimer leur mécontentement par la voie des armes sur ces mondes de première importance. Parlons également de Coruscant, Metellos et Naboo, où des terroristes se sont récemment fait une terrible réputation en causant la mort de centaines de civils. D’autres attentats ont eu lieu sur Base Vergesso, mon fief, et m’ont visé personnellement.
Hivernus marque un léger temps de pause. Son regard s’assombrit. La lueur enflammée de son unique œil rouge perd en intensité, comme happée par une noirceur qui ne trouve pour l’heure aucune explication.
- Le lien entre ces événements n’est pas facile à cerner lorsque l’on ne dispose pas de tous les éléments. Pourtant, il existe bel et bien. De manière subtile, certes... Mais il est là. Poursuit le Chiss. Les attentats qui m’ont ciblé ont laissé quelques victimes… Mais également des prisonniers. Ils ont révélé des choses particulièrement intéressantes mais également très inquiétantes… Car il existe un groupe secret de nostalgiques de l’Empire quand il était à l’apogée de sa gloire et de sa grandeur. Ce groupe se fait appeler l’Oiseau de Feu et il dispose d’un certain nombre de sympathisants au sein de l’Impérium. Ces parjures œuvrent en secret, infiltrent toutes les couches de la société, toute la structure militaire du rang le plus bas au poste le plus important. Ils recrutent anonymement, divisent volontiers les partisans du régime en les tournant les uns contre les autres… Et surtout, ils fragilisent volontiers le pouvoir de la Grande Moff Ashe par le biais de révoltes, de grèves et d’attaques diligentées dans le plus grand secret par leurs soins.
Le seigneur de la guerre lève une main, la dirige vers les points rouges.
- Cathar, Fondor, Eriadu, Base Vergesso… Garqi. Hoth. Voilà des exemples concrets de leurs actions. Nous avons suffisamment de preuves de leurs agissements sur ces mondes.
La main de l'humanoïde à peau bleue se porte ensuite vers les différents orbes brillants d’une lueur bleuté.
- Coruscant, Metellos, Naboo, Raxus Secundus ou encore… Kuat. Voilà d’autres planètes qui pourraient être leur terrain de jeu. Les méthodes sont similaires… Et les enjeux sont tout aussi importants. Continue Hivernus de son habituelle froideur. Je sais qu’il y a beaucoup d’informations à assimiler, sénateur Blokkus… Et que tout n’apparaît pas clair. Il faut dire que l’Oiseau de Feu tient à sa discrétion et il n’a pas été évident de rassembler des preuves suffisamment claires quant à son existence. D’autant plus quand on sait qu’il a des agents infiltrés partout et prêts à faire le ménage pour effacer toute trace de son implication. Et il se pourrait, de manière crédible, qu’ils aient réussi à planter leurs graines au sein de la République Fédérale ou de la Confédération des Systèmes Indépendants.
Le Chiss ouvre un dossier comprenant des données confidentielles puis tend son bloc de données au représentant de Mustafar. En décidant de partager ainsi des informations qu’il garde pour lui, le seigneur de la guerre montre qu’il accorde au Hutt une certaine confiance…
- Mais ils ont fini par commettre plusieurs erreurs. Voici une liste de tous les éléments que j’ai pu rassembler au cours de mon enquête… J’espère qu’ils pourront quelque peu vous éclairer, sénateur. Quoi qu’il en soit, il ne fait aucun doute que Kuat est très certainement l’un des derniers terrains d’opération de ce groupe secret. Le message que le consul Leto Lazarus a adressé à la communauté galactique m’oriente par ailleurs dans ce sens. Les révolutionnaires n’ont pas pour habitude de refuser de l’aide, d’où qu’elle vienne. Ils sont le plus souvent désespérés, nourrissent l’espoir d’un changement certain et cherchent de ce fait du soutien là où ils peuvent le trouver. Ils acceptent les armes, les vivres, les volontaires. Tout ce qui peut les aider à lutter contre leur ennemi, contre le régime. S’ils refusent le moindre soutien, c’est qu’ils ont quelque chose à cacher. Les conjurés leur fournissent probablement du matériel militaire, des fonds voire des conseillers. Et ils cherchent à dissimuler leur implication en forçant le comité révolutionnaire à refuser toute aide extérieure. Pas de représentants étrangers, pas de témoins potentiels. Je suis certain que des agents de l’Oiseau de Feu opèrent sur Kuat, sénateur Blokkus. Ils seront une preuve de plus, une nouvelle pièce de ce long puzzle, qui nous conduira vers la destruction de ce groupe dangereux qui nous menace tous. Mais je vous laisse encore vous faire votre propre avis sur la question…Spoiler
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Post n°9
Auteur : BlokkusHeureusement que notre bon Hutt avait fini de manger, les déclarations du Chiss auraient presque pu lui couper son appétit légendaire. Il s'enfonça encore plus dans sa couchette pour mieux absorber toutes ces informations tandis qu'une projection holo de notre galaxie lointaine illuminait son visage bouffi. Hivernus, attira l'intention du sénateur sur plusieurs points qui s'éclairaient au fur et à mesure selon son hôte, ils représentaient des planètes victimes d'attaques, l'humanoide insista, passant de Kuat, à Fondor, puis Eradiu, des chantiers navals impériaux, ou d'autres planètes séparatistes. la galaxie était violente? la bien belle affaire...
Puis le Chiss évoqua trois attaques sur des mondes Républicains , dont la planète capitale, Blokkus en avait vaguement entendu parler, mais vu qu'il sbriguait dorénavant le poste de chancelier suprême, sans doute devrait il faire appel au Service de Renseignement Républicain pour en savoir plus, il demanderait non! il exigerait plutôt audience auprès du directeur du SRR dès son retour.
Il enregistra tout de même mentalement que le Seigneurat de Bajic était axé autour d'une base Vergesso, un détail à ne pas oublier.
Le bleu cracha enfin la pilule, grâce à des interrogatoires sans doute musclé, sur des terroristes, il avait établi la certitude que toutes ces attaques étaient liées , et surtout l'oeuvre d'un seul et même groupe, nostalgique de l'Empire: un groupe baptisé l'Oiseau de feu.
S'il n'avait pas été confortablement assis, Blokkus en serait tombé de sa chaise, il existait donc encore des simplets croyant au bienfait d'un ancien Empire donc certains faisaient évidemment partie des fanatiques de l'Impérium ?
Ainsi c'était donc pour cela que le Chiss l'avait fait venir sur Kuat, non pas dans le cadre d'une alliance économique entre nos deux systèmes, mais pour parler terrorisme et sécurité, il était persuadé que des agents de l'oiseau de feu agissaient en ce moment même sur Kuat, d'ou la raison de sa présence.
Le borgne tendit un datapad contenant toutes les informations récoltées lors de son enquête, Blokkus passa son doigt boudiné sur l'écran pour lire en diagonal la plupart des points déja évoqués.
Toutes ces informations devaient être bien évidemment confirmées, avant que le Hutt n'en tienne compte, vers qui allait il se tourner? vers son ministre de la propagande qui avait un don inné pour détecter les mensonges, vers Jester, son chef du renseignement Mustafarien ou encore vers le colonel Nak Furax, le chef du SSR baptisé l'oeil de Coruscant?
Oh oui il était bien embêté, il n'était pas encore élu chancelier que voila déja qu'un complot semblait se dessiner à l'encontre de la République et la galaxie en général. Il reposa la tablette sur le coté et s'empara d'un fruit juteux qu'il macha à pleine dent tout en fixant son interlocuteur. Cet Hivernus devait bien avoir une idée derrière la tête, quel était son intérêt de partager de telles informations?
Après avoir reposé le trognon sur la table et essuyé sa bouche, il répondit;-Vous vous imaginez bien seigneur Hivernus, que je me dois de vérifier toutes ces affirmations avant toute chose.Je ne doute pas que tout cela soit véridique mais j'avoue ne pas saisir ce que vous attendez de moi exactement ici et maintenant.
Une simple et bonne question, Blokkus fixait le Chiss de ses yeux globuleux essayant de lire quelque chose en vain sur ce visage impassiblement bleu. -
Post n°10
Auteur : Super PNJLuthel avait dévoilé les différentes options et les renseignements à sa disposition, et l'officier de la Garde avait donc choisi de passer à l'action dans la cantina, un choix risqué certes mais toutes les opérations avaient un facteur risque.
Le lieutenant Shinra avait bien compris que l'appartement était le plus mauvais choix, la cible était sur son terrain et avait certainement préparé des systèmes de défense, durant le trajet était le moins sur, trop de variantes à prendre en compte lors de ses déplacements, tout compte fait la cantina, un lieu clos était le choix le plus logique.
Le Bothan avait eu également son utilité , fin analyste, il avait découvert que Mynock montait à l'étage quand l'établissement était au pic de sa fréquentation;
En étudiant les plans et différents scans, Sorran avait remarqué trois chambres secrètes qui n'apparaissant pas sur les registres officiels, il était certain que l'espion retrouvait quelqu'un ou quelque chose dans l'une d'entre elle la difficulté était que celle ci se trouvaient à deux étages différents, il faudrait donc séparer les commandos pour s'adapter.
Et enfin il avait constaté que l'agent double commandait toujours la même chose avant de monter à l'étage, c'était forcement un signal pour quelqu'un à proximité du bar ou alors le barman était dans la combine, rien n'était moins sur.
R-186 fit le calcul: 2 agents + 6 commandos pour couvrir 3 pièces et un éventuel vecteur de fuite, cela ne faisait pas assez de personnel, il allait devoir donner un coup de main et participer physiquement à la mission, ce qui n'était pas un problème en soi, il avait été entrainé pour cela, mais il ne voulait surtout pas griller sa couverture.
-Ce sera la cantina donc, je me joins à l'opération pour couvrir toutes les issues possibles, mais je resterai sur l'extérieur en soutien à bord du speeder faussement immatriculé.
Pour la diversion, je suis persuadé que notre ami à fourrure ici présent pourra pirater et couper le couplage d'alimentation en énergie de la cantina, pour plonger le bâtiment dans le noir, on pourra alors agir discrètement et efficacement en profitant de la pagaille provoquée.
Une fois la cible capturée et sédatée on la colle dans le coffre de mon engin et on fonce au spatioport pour le coller dans sa caisse, prête à l'envoi.
L'espion plongea la main dans une des caisses en bois et en sortit des lunettes infrarouge et des oreillettes qu'il distribua à toute l'équipe ainsi ils pourraient rester en contact et profiter de la vue, il donna également à l'Anzat une seringue contenant assez d'anesthésiant pour endormir un Rancor.
Ne restait plus qu'a Ishiro de distribuer les rôles et le mode d'action et de régler les derniers détails.Spoiler
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Post n°11
Auteur : Ishiro ShinraIl m’a appelé « agent Ishiro ».
Je lève les yeux. Pas tout de suite. Je les laisse finir. Mais je l’ai entendu.
Un silence. Court, maîtrisé. Puis je me redresse, lentement. Mon regard s’ancre dans le sien.
« Tu devrais apprendre les grades avant de distribuer les rôles, Vos’kir. Je suis lieutenant. Et toi, t’as encore tout à prouver. »
Pas de colère dans la voix. Pas besoin. Les mots font leur travail.
« T’as eu une bonne lecture, Vos’kir. Mais c’est pas encore toi qui donnes les ordres. »
Je laisse flotter la tension quelques secondes, suffisamment pour que les autres comprennent aussi. Une équipe, ça tient par l’ordre. Et aujourd’hui, l’ordre, c’est moi.
Je tourne lentement le regard vers le plan encore suspendu en hologramme.
Trois chambres. Trois anomalies dans la structure de la cantina. Cachées. Non répertoriées.
Je reste silencieux un instant, concentré.
Trois pièces fermées, à deux niveaux différents. Mauvais signe. Aucun espace clos ne se construit comme ça par hasard. Une planque, une issue… et peut-être un piège. La répartition est délibérée. Si j’étais à la place de Mynock, je m’en servirais pour me dissimuler, gagner du temps, ou faire diversion.
Et puis il y a le bruit. Celui qu’on ne voit pas sur les plans. Le signal de la commande. Trop régulier. Trop visible. Soit c’est un appel codé, soit un leurre. Et dans les deux cas, il guette une réponse.
Je glisse la seringue dans ma manche. Mon rôle est clair. Officiellement.
Mais les rôles… ça ment tout le temps.
Je recule d’un pas, les bras croisés. Les autres regardent encore le plan, persuadés que le plus dur est de franchir la porte, de tomber sur Mynock, de le sédater. Ce n’est pas là que ça dérape, pourtant. Les opérations ne déraillent jamais sur le front. Elles s’effondrent dans les angles morts. Les interstices. Les silences entre deux ordres.
Et cette mission en a trop.
Trois pièces secrètes. Trois. Ce n’est pas de la paranoïa, c’est de la statistique. Une planque, une réserve, une issue. Peut-être un piège. Peut-être un relais. Peut-être un complice.
Il y a trop de variables. Trop de points qu’on ne contrôle pas. Et je le sais, parce que c’est exactement comme ça que je monterais un contre-plan si j’étais lui.
S’il sent qu’on approche — et il le sent — alors il a déjà prévu plusieurs sorties. Peut-être même plusieurs visages. Un complice dans la foule ? Une diversion ? Ou pire… une chasse croisée. Un autre chasseur, pas de notre bord. Un troisième intervenant.
Et si on tombait dans un jeu qu’on n’a pas posé nous-mêmes ?
Un petit détail me revient, comme une morsure. Sa commande au bar. Toujours la même. Un signal ? Ou une distraction ? Trop évident. Trop propre. Et si Mynock n’envoyait pas un message… mais attendait un retour ? S’il n’appâtait pas… mais guettait ?
Quelqu’un peut très bien nous observer, en ce moment.
Quelqu’un qui attend qu’on se déploie. Qu’on se montre. Et qu’on se vide.
Je serre les dents.
Même l’équipe me dérange. Pas parce qu’elle est mauvaise — elle est trop bonne. R-186 est une machine de guerre calibrée. Vos’kir est un cerveau. Les agents ont des réflexes propres. Mais ça… c’est justement ce que Mynock anticipe. Il pense comme nous. Il calcule comme nous. Peut-être mieux. Il connaît nos méthodes. Il sait ce qu’un officier de l’Intelligence aurait fait.
Sauf que je ne suis pas cet officier. Je suis autre chose.
Je suis ce que personne ne prévoit.
Alors je dois sortir du plan. Pas l’abandonner, non. L’utiliser. L’envelopper autour de lui. Pendant que tous les regards sont braqués sur Sorran, pendant qu’il applique le rôle de chef… moi, je suis l’erreur dans l’équation.
L’ombre qui reste. Le doute qu’on ne calcule pas.
Mais pour ça, je dois rester libre. Hors circuit. Hors script.
Et garder dans un coin de mon esprit que, ce soir, peut-être que ce n’est pas Mynock le chassé. Peut-être que ce soir, c’est nous.
Je me redresse. Mon regard balaye le groupe. Froid. Maîtrisé.
« On avance. Voici les rôles. »
Groupe Alpha
Je fixe Sorran. Il attend l’ordre. Il ne sait pas encore qu’il en est la première diversion.
« Groupe Alpha. Vos’kir, tu prends la tête. Trois commandos avec toi. »
Je laisse une seconde passer.
« Tu rentres par la grande porte. Tu poses les consignes. Tu prends le commandement. Lentement. Calme. Observateur.
Pendant ce temps, tu notes tout ce qu'il se passe dedans. Tu repères Mynock. Tu confirmes l’étage. Et tu surveilles la commande suspecte.
Tu tiens ta ligne. Pas d’impro. Pas d’écart. »
Groupe Beta
Je désigne les agents. Puis deux commandos.
« Vous, avec eux. Deux agents, deux soldats. Deux groupes. Vous entrez discrètement. Chacun sa pièce.
Celle de l’étage supérieur, celle de l’arrière.
Neutralisation rapide, silencieuse. Si Mynock est là, il s’endort. Il ne crie pas. Il ne comprend pas. »
Moi ?
Je me détourne. Ma voix baisse encore.
« Je passe par le toit. »
Pas besoin d’en dire plus. Ceux qui savent, savent.
R-186
Je fais signe vers l’unité en couverture.
« R-186 coupe l’alimentation. Trente secondes de blackout. Pas plus.
Dans ce chaos, on agit. Il nous récupère ensuite. Speeder prêt, moteur lancé. »
Je sors la seringue, la fais tourner entre mes doigts.
« De quoi endormir un Rancor. On va tester ça sur un traître. »
Un silence. Puis je scelle.
« Ce soir, tout doit sembler normal. Jusqu’à la seconde où Mynock tombera. »
Je fixe Sorran une dernière fois.
« Tu as ton rôle, Vos’kir. Fais-le bien. Et n’oublie pas : quand le rideau tombe… ce n’est jamais l’acteur qu’on regarde.
C’est celui qui tire les ficelles. » -
Post n°12
Auteur : Sorran Vos'kirLe silence qui suit les ordres d'Ishiro frappe Sorran comme une gifle froide. Il sent le poids du regard du lieutenant qui est implacable. Les autres hochent la tête avec cette discipline de fer qu'il reconnaît trop bien. Mais lui ? Lui vient de comprendre l'ampleur de sa bourde.
Les mots résonnent encore dans sa tête comme une alarme de Venator. Comment a-t-il pu être aussi négligent ? Lieutenant. Ishiro a dit lieutenant. Et lui, dans son élan d'analyse tactique, a complètement occulté les protocoles de base. La hiérarchie, le respect, tous ces fondamentaux qu'on leur martèle depuis l'Académie.
Sorran serre ses mâchoires de félin discrètement. « Vos'kir, espèce d'idiot » se dit-il, première mission de terrain et sur la chose la plus simple, il vient de se planter devant toute l'équipe. Ishiro a eu raison de le remettre à sa place, il lui a rappelé sa position dans la chaîne de commandement sans même hausser le ton.
Le jeune agent fraîchement sorti de l’académie, baisse légèrement la tête, juste assez pour marquer le respect dû au grade d'Ishiro. Ses poiles de joues le brûlent encore, mais il garde sa contenance. Autour d'eux, les autres témoins échangent des regards, certains avec amusement, d'autres avec cette compassion polie qu'on réserve aux bleus qui viennent de se ridiculiser.
- Compris, Lieutenant, dit-il finalement, sa voix retrouvant une certaine aisance. Mes excuses pour cette... négligence.
Les mots ont un goût amer, mais ils sont nécessaires tout autant qu’ils doivent être sincères, aussi. Ishiro a raison sur toute la ligne, Sorran est encore là à faire ses preuves tandis que lui, il commande cette mission. Comme l’on dit, il n’a pas de plus grande école que celle de la vie…
Ishiro hoche à peine la tête, acceptant les excuses sans commentaire. Puis il reprend, distribuant les rôles. Groupe Alpha, Vos'kir à la tête.
Une partie de Sorran exulte malgré tout. Le lieutenant lui confie le commandement du groupe principal, la face visible de l'opération. C'est une marque de confiance, même après sa gaffe ou peut-être une façon de le tester sous pression.
- Compris, Lieutenant. Groupe Alpha, entrée principale, approche lente et méthodique. Repérage de Mynock, confirmation de l'étage, surveillance des signaux suspects.
Sorran paraphrase les ordres pour montrer qu'il a intégré. Pendant qu'Ishiro continue avec les autres groupes, il visualise déjà la séquence. La cantina va être bondée à cette heure, parfait pour se fondre dans la masse, mais moins parfait pour repérer une cible spécifique sans se faire remarquer.
Les instants qui suivirent, chaque groupe s’isola dans un coin pour s’assurer que tout était en ordre avant de prendre la route, chacun vérifie son équipement avec cette minutie obsessionnelle qui caractérise les opérations sensibles. Sorran règle son communicateur sur la fréquence sécurisée, blaster réglé sur paralysant, bien sûr.
Les trois commandos qui l'accompagnent s'appellent Bear, Colder et Khan. Bear est un Coruscanti massif, mitrailleur lourd de son état, dont les épaules semblent pouvoir porter une tourelle complète. Colder, originaire de Naboo, expert en explosif laisse un regard d’un homme ayant infligé bien plus que la mort à ces ennemis. Khan, commando marine, porte encore les stigmates d'une ancienne blessure au visage.
- Vos'kir , glisse Bear en vérifiant son pistolet paralysant d'une main qui pourrait broyer une noix, première mission de terrain ?
Sorran sent la pique, mais elle n'est pas méchante, juste de la curiosité professionnelle.
- Oui… j’ai fait mes classes. Juste... pas à ce niveau.
Colder ricane doucement.
- Relax, gamin. On a tous commencé quelque part. Et puis, le Lieutenant a l'air de te faire confiance. C'est déjà ça.
Khan lève ses yeux fatigués vers lui.
- S'il t'a mis à la tête d'Alpha, c'est qu'il a ses raisons. Fais-lui honneur, et tout ira bien.
Leurs paroles rassurent un peu Sorran, mais la pression reste là, compacte dans sa poitrine. Il finit de sangler son équipement quand Ishiro réapparaît, vêtu d'une combinaison le fait ressembler à une ombre. Il a troqué sa tenue d'officier contre cet uniforme de terrain qui lui va comme une seconde peau.
Le trajet vers la cantina se fait dans le silence. Sorran pilote son speeder avec Bear en passager, tandis que Colder et Khan les suivent dans un second véhicule. Dans son oreillette, les communications s'enchaînent avec un tempo rapide.
Après ce trajet, tout le monde arrive aux abords de la cantina, chacun connait son rôle ainsi que sa tâche. Le groupe Alpha se dirige vers la cantina, leurs pas résonnant sourdement sur le duracrete usé. La musique filtre par les fenêtres éclairées, un mélange éclectique de jizz et de cantiques corelliens, l'odeur de frite et d'alcool bon marché flotte dans l'air nocturne.
Tout le monde était prêt à rentrer à l’intérieur, pour le groupe Alpha, Bear prendrait le bar, Colder s’installerai proche du Jukebox, tandis que Khan et Sorran se fonderait au milieu parmi la petite masse en s’installant sur une petite table haute. Tandis que dans l’ombre quelque chose se produisait, aucun contrôle pour venir à la cantina, la CNK ne patrouillait pas à ce moment, la rue plutôt déserte pour cette heure, s’agissait-il d’un hasard ou bien Mynock avait-il toujours eu une longueur d’avance ? -
Post n°13
Auteur : Super PNJ
Mynock
Dans son appartement Mynock, réglait les derniers détails de sa future exfiltration, depuis plusieurs lunes standard il avait proposé des informations compromettantes sur de nombreux dossiers impérialo-Républicains, dans une vente aux enchères clandestines, comme les noms d'agents infiltrés, les coordonnés d'une cache d'arme des services secrets, l'emplacement secret d'un laboratoire clandestin, des enregistrements Holo de surveillance illégale d'hommes d'affaire, des preuves d'assassinats politiques ect ...c'est pour cela que chaque soir, il se déplaçait dans la cantina et c'est à l'abri des regards dans une chambre isolée à l'étage, qu'il contactait ses acheteurs anonymes, envoyant une partie des données petit à petit pour attirer le chaland.
Il savait qu'il jouait à un jeu dangereux, mais son intuition lui disait qu'il allait pas tarder à être découvert, sixième sens? que nenni, une source bien Informée au Services de Renseignements Républicains qu'il faisait accessoirement chanter, l'avait informé que l'Oeil de Coruscant avait découvert que Massiff était un agent double sur Tatooine donc ce n'était qu'une question de temps avant que l'on découvre que lui aussi.
Le maitre chanteur n'avait qu'une solution: disparaitre mais pour échapper aux espions qui seraient sans aucun doute lancés à ses trousses une fois finalement démasqué, il devait se mettre définitivement à l'abri et pour cela il lui fallait une montagne de crédits.
Ce soir c'était son dernier soir sur la planète chantier, déja un escamoteur, nom qu'on donnait aux contrebandiers spécialisés pour échapper aux autorités et autres chasseurs de prime l'attendait à bord de son cargo YT modifié avec pour destination le casino star Cluster de Nar Shadda puis une petite lune de l'espace sauvage.
C'était ça son plan retraite, se faire oublier quelques années sur un astre paumé qu'il allait acheter à son contact au casino.
Pour la première fois, le Togruta avait peur, il était si près du but, jamais il n'avait ressenti cela, ni pendant la formation sur Géonosis au sein des Unité de Combat en Environnement Hostile ni durant ses années d'infiltration au service au Bureau de Sécurité Impérial qui offrait beaucoup plus au simple mercenaire qu'il était.
C'était son dernier soir, il observa une dernière fois son appartement de fonction, simple neutre et spartiate, qui lui avait servi de foyer durant toutes ses dernières années, il avait fait le ménage en pulvérisant un gaz qui effaçait empreintes digitales et autres traces ADN sur les surfaces du mobilier, comme à son habitude il piégea la porte d'entrée avec une grenade incendiaire avant de sortir. Il soupira en vérifiant que la cellule d'énergie de son blaster était bien enclenchée et en réajustant la vibrolame dissimulée dans sa ceinture, les vieux réflexes avaient la vie dure chez les anciens espions.
Il plissa les yeux en observant le couloir vide de tout témoin de sa fuite, il avança d'un pas rapide toujours en vérifiant derrière lui s'il n'était pas suivi comme à son habitude, dans le métro volant il en profita pour envoyer un message à l'escamoteur pour vérifier qu'il avait bien envoyé le faux plan de vol au contrôle orbital, ce serait dommage d'être intercepté par les services de sécurités du CNK si près du but.
Voila qu'il se trouvait devant la cantina, tout semblait comme d'habitude, des clients éméchés sortaient bruyamment de l'établissement, un ouvrier ivre mort était allongé sur le bitume, une flaque de vomi à ses cotés; se pensant à à l'abri des regards, mais pas celui acéré du Togruta, un humanoïde s'enfilait discrètement un bâton de la mort, toujours les mêmes scènes , les distractions étaient rares au sein des chantiers Naval Kuati.
Mynock entra dans la cantina, aussitot la fumée, la musique du boys'band, qui performait sur scène, heurta ses sens si affinés, il observa la clientèle, des habitués pour la plupart quelques nouveaux visages aussi mais rien d'étonnant quand on connaissait le turn-over continu des équipes du chantier, mais personne ne lui paru vraiment suspect.
Il s'approcha du bar et commanda un verre de Jujuma auprès du barman, le Bith hocha la tête et quelques secondes plus tard, il déposa la boisson orangée sur le zinc du comptoir.
A l'autre bout du bar, un complice Twil'eck se dirigea vers l'arrière salle et alla déverrouiller une chambre à l'étage, cette chambre était louée depuis plus d'un mois par Mynock, personne n'avait le droit d'y pénétrer, comme à son habitude, la porte d'entrée était piégée par une grenade fumigène, il n'y avait qu'une chaise et un bureau dans cette pièce calfeutrée et le datapad posé sur le desk avait un système d'autodestruction programmé si on essayait de le hacker.
Après avoir bu quelques gorgées de son jus et payé son du, Mynock se décida de monter à l'escalier, sous les regards d'un Trandoshan et un Rodien qui avaient été recrutés pour être ses gardes du corps personnels et qui devaient l'accompagner aux dock une fois la vente aux enchères terminées.
Le chanteur du groupe se lança dans un solo vocal quand les lumières s'éteignirent soudain, aussitôt ne perdant rien de ses réflexes, Mynock, dégaina son pistolet blaster Sport Defender, tandis que le Doch, nyctalope par nature, se rapprocha rapidement de son employeur.Spoiler
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Post n°14
Auteur : Ishiro ShinraJe suis entré en plein après-midi.
Pas d’un pas décidé, non. Un pas lent, traînant. Comme si j’avais trop bu, ou pas assez dormi. Les gens voient ce qu’ils veulent voir. Un manteau froissé, des cernes creusées, le mutisme d’un homme seul — et ils détournent les yeux. Parfait.
La cantina était presque vide. Pas encore saturée par les vapeurs de sueur et les cris des soûlards. Juste l’odeur d’alcool bon marché et de friture rance. Quelques ouvriers tassés au comptoir, des chaises renversées, une table bancale. Une serveuse lasse, un droïde de nettoyage bloqué contre un mur.
Je me suis laissé tomber sur une banquette dans le fond, dos au mur, angle mort apparent… mais pas réel.
En réalité, j’avais tout. Le comptoir sur ma gauche, l’escalier au fond sur ma droite. Une vision dégagée sur l’entrée principale, les alcôves du milieu, et même la scène en contre-plongée, où viendrait plus tard se trémousser un boys’band pathétique. De là, je pouvais surveiller les va-et-vient, capter les regards, observer les mains, les postures, les tics nerveux. Aucun angle mort. Chaque reflet, chaque ombre, chaque clignement de néon était à portée de ma rétine.
Le choix de cette place n’était pas un hasard. Rien ne l’est jamais avec moi.
Je me suis tassé dans mon siège. Épaules relâchées. Tête penchée. Le verre à moitié vidé, une odeur acide sur le col. Un ivrogne en fin de course. Personne ne regarde ces types-là. Ils puent l’échec. Et pourtant, derrière mes paupières entrouvertes, j’étais déjà en chasse.
Le Bith derrière le bar gardait un rythme trop mécanique. Pas d’émotion dans les gestes. J’ai noté sa main qui effleure parfois le bouton discret sous le zinc. Un autre garde du corps jouait aux dés. Trop musclé, trop sobre pour être crédible.
L’accès aux chambres louées se faisait par l’escalier en colimaçon, fermé à clef par une serrure à empreinte. Mais plus haut, dans l’ombre du plafond, une grille d’aération bringuebalante dessinait déjà mon échappatoire ou ma porte d’entrée.
Je n’ai pas bougé pendant des heures.
J’ai regardé la lumière décliner à travers les vitres sales. J’ai vu les techniciens du groupe arriver, monter la scène, se plaindre de la sono. Les clients se sont faits plus nombreux. Les voix ont monté, les verres se sont entrechoqués, les mains ont commencé à glisser sous les tables.
Mais moi, je suis resté là.
Silencieux. Invisible. Dans la seule position d’où l’on pouvait tout voir… sans jamais être vu.
La lumière du soir s’est faite plus lourde. On sentait que le moment approchait. La routine s’installait. L’odeur de viande grasse et de sueur avait atteint son point de saturation. Et c’est là que je l’ai senti.
Pas vu. Pas entendu.
Senti.
Un frisson sur l’échine. Une variation de la tension ambiante. Un courant d’air minuscule que mon instinct a capté avant même que la porte ne s’ouvre.
Mynock.
Le Togruta est entré comme un homme qui connaît parfaitement l’endroit — et sait qu’il pourrait en mourir. Mouvements courts. Précis. Il ne regarde personne, mais il voit tout. Ses sens sont en éveil. Il joue la routine, mais son souffle est trop maîtrisé pour un habitué. Il garde son blaster dans l’ombre de sa veste. Il ne le touche pas, mais il y pense à chaque seconde.
Il s’approche du bar.
Le Bith ne dit rien. Juste un hochement de tête. Le verre de Jujuma est posé. Geste répété mille fois. Mais là, je le vois. Une pression du majeur du barman sur un point du zinc. Un autre signal. Le Twi’lek complice quitte le mur et monte à l’étage. La chambre est prête.
Rien n’est improvisé.
Mynock boit à peine, juste quelques gorgées. Il fait semblant de s’installer dans la routine, mais ses yeux glissent vers l’entrée. Puis l’escalier. Puis le miroir derrière le bar. Il sait que l’étau se resserre.
Mais il croit encore pouvoir s’en sortir.
Derrière lui, un colosse reptilien entre à son tour. Trandoshan. L’œil vif, les narines humides, la posture basse. Ce n’est pas un simple garde. C’est un traqueur. Il n’est pas là pour dissuader. Il est là pour tuer vite. Et bien.
Ses yeux passent lentement sur la foule. Une pause d’une seconde trop longue sur les musiciens. Un balayage sans effort sur les clients seuls. Il ne me voit pas.
Je suis là, à moins de dix mètres, et il ne me voit pas.
La Cape de l’Ombre fait son travail. Et moi, je fais le mien.
Un souffle dans l’oreillette. R-186. La voix d’un soldat qui ne tremble pas.
« Top dans cinq. »
Je ne bouge pas.
Je ne respire pas.
Ma main glisse vers ma manche.
« Quatre. »
« Trois. »
« Deux. »
« Un. »
Tout s’éteint.
Les lumières claquent.
Les instruments grincent.
La cantina plonge dans un noir dense, lourd, oppressant.
Je suis déjà debout.
À quelques mètres à peine du Trandoshan.
À portée de Mynock.
Invisible.
Le noir se répand comme un liquide tiède.
Et moi, je m’enfonce dans la Force.
Pas comme eux.
Pas comme les Jedi ou les fanatiques aux sabres étincelants.
Moi, je traque.
Je ressens le mouvement du sang. L’effleurement des pensées.
Je chasse.
Ma main se referme sur le manche froid de ma pique de Force, repliée contre ma cuisse.
Elle vibre doucement. Une pulsation ancienne. Une bête prête à mordre.
Je m’avance dans son dos. Précis. Silencieux.
Mais soudain, un bruit.
Un cri étouffé.
Le Rodien.
Il m’a vu. Juste une silhouette dans les ténèbres. Une vibration de trop dans l’air.
Il hurle, le Trandoshan pivote.
Je bondis de côté, esquive le coup large. Une table explose dans le noir derrière moi.
Plus de discrétion. Trop tard.
Je déploie la pique d’un claquement sec. Les segments s’imbriquent dans un éclair bleuté.
L’arme chante presque.
Elle reconnaît l’instant.
Moi aussi.
J’attaque.
La hampe pare un coup brutal. Je riposte.
Un balayage. Il saute.
Je tourne, le touche à l’épaule.
Pas assez. Il encaisse.
Je frappe dans le genou. Il chancelle.
Je glisse, me baisse, frappe encore.
Il tombe.
Je sors la seringue. Un clic rapide dans son cou.
Il grogne. Lutte. Puis s’effondre.
Silence.
Je n’ai que quelques secondes.
Le Rodien.
Il a disparu entre les caisses.
Je me fonds dans l’ombre. Je respire lentement.
Ma main serre la pique.
Une pulsation dans l’air.
Un viseur s’allume. Trop tard.
Il tire. Je roule. La décharge frappe le mur.
Je me relève derrière lui. Il ne m’a pas entendu.
Un seul pas. Un souffle.
La pique fuse, frappe l’épaule.
Il hurle. Chute.
Je le suis.
Il sort un couteau. Je frappe la main. Il lâche.
Je plaque. Un genou sur le torse.
La seringue se plante. Un battement. Deux.
Il s’éteint.
Silence.
Je me redresse.
Le noir va bientôt céder.
« Deux gardes du corps neutralisés. Zone dégagée. » -
Post n°15
Auteur : Sorran Vos'kir« Top dans cinq », résonne soudain la voix de R-186 dans les oreillettes.
Sorran se raidit imperceptiblement, ses doigts se crispant autour de son verre de corellien whisky. Autour de lui, la cantina bruisse de conversations insouciantes. L'odeur de tabac juma et de viande grillée flotte dans l'air confiné. Personne ne soupçonne ce qui va suivre.
« Quatre... Trois... Deux... Un... »
Le noir absolu engloutit la cantina comme une gueule de sarlacc.
Cris de surprise fusent de toutes parts. Le brouhaha familier se mue instantanément en chaos primordial. Dans cette symphonie de panique, Sorran se lève de sa table. Ses yeux, déjà accoutumés à scruter les ombres de la pénombre enfumée, lui confèrent un avantage crucial sur la clientèle désemparée.
Il entend des bruits de lutte féroce vers le comptoir. Des coups sourds, comme des poings qui s'abattent sur la chair. Un grognement guttural de douleur. Ishiro est en action, efficace.
« Bear, Colder, Khan ! », chuchote-t-il dans son micro tout en progressant à pas de loup vers la dernière position connue de Mynock. Ses bottes effleurent le sol sans bruit. « Sécurisez vos secteurs. Personne ne sort ! Répète : personne ne sort ! »
Un éclair aveuglant de blaster illumine brièvement la salle d'une lueur rouge sang. Quelqu'un tire à l'aveugle dans la foule paniquée.
Sorran avance à tâtons, chaque pas calculé, utilisant sa mémoire photographique de la disposition des lieux. Là où était assis Mynock il y a quelques secondes à peine, il ne trouve que le vide et une chaise encore chaude. Le Togruta a bougé dès la première seconde de la coupure. Futé, ce salaud.
Un bruit métallique caractéristique résonne dans l'obscurité. Comme une lame vibro qui se déploie dans un chuintement mortel. Puis un claquement sec et violent. Un combat au corps à corps vient de s'engager. Ishiro aux prises avec les gardes du corps, sans doute.
« Mynock en mouvement ! », annonce Sorran dans le communicateur, sa voix tendue. « Je le cherche ! Position inconnue ! »
Il perçoit un déplacement furtif vers l'escalier des pas légers mais précipités qui tentent de se fondre dans le tumulte ambiant. Une silhouette indistincte qui se faufile entre les tables renversées et les corps recroquevillés de clients terrorisés. Sorran s'élance dans cette direction, sa main trouvant automatiquement la crosse familière de son blaster réglementaire.
« Halte ! », crie-t-il dans le noir.
Une décharge d'énergie bleue siffle près de son oreille gauche en réponse, assez proche pour lui roussir quelques poils. L'odeur âcre de cheveux brûlés lui emplit les narines. Mynock est armé et manifestement prêt à mourir en combattant plutôt que de se rendre.
Sorran sort son arme et règle rapidement le mode paralysant. Pas question de tuer la cible. Dans l'obscurité oppressante, il entend des pas précipités qui martèlent les marches de bois de l'escalier.
« Cible en fuite vers l'étage ! », signale-t-il en haletant légèrement. « Je le suis ! Demande assistance ! »
Un nouveau bruit sourd résonne près du bar, suivi d'un râle d'agonie qui s'éteint rapidement dans un gargouillis sinistre. Puis la voix froide et professionnelle d'Ishiro crépite dans l'oreillette : « Deux gardes du corps neutralisés. Zone dégagée. »
Sorran grimpe l'escalier. L'étage est plongé dans la même obscurité impénétrable, mais il perçoit distinctement une porte qui claque violemment. Une des chambres secrètes identifiées sur les plans architecturaux récupérés par R-186.
Il s'approche de la porte blindée, chaque muscle tendu, l'oreille aux aguets. Un silence inquiétant règne de l'autre côté de la cloison. Trop silencieux pour être naturel. Mynock prépare forcément quelque chose, une embuscade, un piège, ou pire.
Sorran teste doucement la poignée de duracier. Verrouillée, évidemment. Mais il entend quelque chose d'étrange de l'autre côté... comme une mélopée, des mots murmurés dans une langue qu'il ne reconnaît pas.
Soudain, la porte explose littéralement sous la force d'une décharge de blaster industriel puis une fumigène se propage. Sorran plonge sur le côté, mais pas assez vite. Une décharge d'énergie lui lacère l'épaule droite comme du papier. La douleur fulgurante lui arrache un cri.
« Lieutenant ! » Sorran s’empresse de parler dans son communicateur. « J'ai besoin de renforts ! » -
Post n°16
Auteur : HivernusL’agent Laena est lasse. Trois semaines. Trois foutues semaines passées à servir des clients beurrés du matin au soir, des abrutis finis dont les mains pleines de cambouis viennent régulièrement lui tripoter les fesses. Cinq ans qu’elle bosse au Bureau de la Sécurité Impériale. Cinq longues années de bons et loyaux services pour le compte de l’Impérium. Et pour quoi ? Finir serveuse dans un taudis ? Elle en a connu des missions difficiles, des opérations ennuyantes… Mais celle-ci est de loin la plus humiliante. Elle ronge son frein en silence parce qu’elle sait que son boulot est important, que ce n’est que temporaire. Et son air las lui donne une certaine authenticité. Servir des ouvriers fauchés qui noient leurs peines dans l’alcool et les réflexions salaces n’a rien d’une partie de plaisir mais elle a au moins la satisfaction de pouvoir surveiller de près ce bon vieux Mynock sans éveiller les soupçons.
Il avait été certes difficile d’obtenir sa confiance. Le bougre est méfiant, nerveux. Il semble presque paranoïaque, cache assurément quelque chose. Mais les semaines passant, le Togruta a fini par s'habituer à la présence de cette serveuse lasse qui fait son travail par dépit plutôt que par réelle envie. On avait raison de craindre les intentions de Mynock là-haut, de le faire surveiller. L’agent sous couverture n’est pas clair. Ses rapports se font attendre. Il passe beaucoup de temps à traîner avec des gens louches et lorsqu’il daigne communiquer des informations à sa hiérarchie, il semble tout de même se montrer avare en détails. Il prépare un mauvais coup, pour sûr.
Et c’est à l’agent Laena, du Département Infiltration et Manipulation du Bureau de la Sécurité Impériale, de veiller à ce qu’il ne fasse rien de stupide, qu’il ne compromette pas la sûreté de l’Impérium d’une manière ou d’une autre.
L’infiltrée joue son rôle de petite serveuse dépitée à la perfection. Elle sert les clients, ignore les commentaires stupides, fait fi des odeurs suspectes, essuie les verres… Le train-train quotidien d’une employée de cantina. Une journée normale. Ou presque. Plusieurs têtes nouvelles se présentent dans ce bouge. Ils ont l’air tendu, pas du coin. Ils entrent ensemble mais se séparent. Laena soupçonne quelque chose, guette leurs faits et gestes du coin de l'œil, essuyant un verre derrière le bar.
Mynock entre à son tour. Il commande sa boisson préférée au barman Bith. Une sorte de code caché. Après des semaines passées à l’observer de près, l’impériale connaît les habitudes du Togruta sur le bout des doigts. Ses acolytes, des figures atypiques, jouent et rejouent la même scène à chaque fois. L’agent suspecté par le BSI de corruption ou de trahison boit quelques gorgées pendant que l’un de ses complices déverrouille une salle secrète. Il paie son ardoise puis disparaît dans un escalier surveillé par deux hommes de main pour mener à l’étage ses petites affaires dont il garde précieusement le secret.
Sauf que cette fois, rien ne se passe comme prévu.
Les lumières s’éteignent subitement. Les tirs de blaster se mettent à pleuvoir. Plusieurs corps s’écroulent lourdement sur le sol de la cantina. Le chaos se propage rapidement. Dans la cohue, plusieurs clients se bousculent, en viennent aux mains. D’autres se mettent à l’abri ou détroussent les morts. Des mains sont écrasées. Des verres sont jetés d’un bout à l’autre de la pièce. Les tables sont renversées. Et dans cette obscurité oppressante, seuls les blasters viennent illuminer de leurs traits laser les murs de la cantina.
Planquée derrière le comptoir du bar, Laena cherche à identifier l’origine des tirs, tente de mettre des visages sur les silhouettes qui lui semblent suspectes. Des ombres se glissent dans l’escalier, se dirigent vers l’étage. Et l’impériale comprend plus ou moins ce qui se passe. Mynock fait l’objet d’une attaque ciblée. Services secrets républicains, contre-espionnage séparatiste, tueurs du cartel… L’agente du Département Infiltration et Manipulation ne sait pas qui en veut à ce point au Togruta, ni dans quel merdier il s’est enfoncé. Mais elle sait qu’il n’est plus fiable, qu’il s’est compromis. Cet abruti a trahi la confiance de l’Impérium et il en paiera le prix.
Elle glisse sa main sous un tiroir, ouvre un compartiment caché, se saisit d’un comlink.
- Ici Laena. Cible compromise. Je répète : Cible compromise. Plusieurs assaillants armés. Nombre et profil indéterminé. Objectif non connu mais possiblement lié à la cible.
L’infiltrée se laisse retomber le long du comptoir, cache son appareil de communication dans l’une des poches de sa tenue. Pour l’heure, elle n’est qu’une pauvre petite serveuse apeurée par une attaque aussi brutale que soudaine. Et elle compte bien tenir ce rôle à la perfection.
L’alerte a été donnée. Dix commandos des Opérations Spéciales Impériales rejoignent une unité d’agents de sécurité Kuati qui vient de se déployer sur la zone. Les impériaux, portant l’uniforme, les insignes et l’équipement traditionnel des forces de l’ordre locales, sont méconnaissables. Ils se fondent parfaitement dans le décor, ont l’air plus vrai que vrai parmi les différents agents Kuati. Le sergent Davilsh, à leur tête, s’entretient avec le commandant du peloton de sécurité des CNK, un vieux briscard grassement payé par les impériaux pour fermer les yeux sur leurs agissements.
- On est en train de boucler le secteur. Mes gars se chargent déjà de bloquer les accès. Si quelqu’un cherche à fuir la zone, on le pince. Et dans le cas contraire… On s’assurera qu’il ne nous échappe pas vivant. Annonce l’officier corrompu, les mains posées sur son plastron de combat.
- Gardez une fréquence ouverte. Et si jamais vous croisez Mynock…
- Nous ferons ce qu’il faut.
- Très bien.
Le sergent Davilsh se tourne vers ses hommes. Ils vérifient une dernière fois l’état de leur armement, les attaches de leurs éléments de protection, puis se déploient au signal de leur supérieur en deux colonnes d’assaut, chacune formée de cinq opérateurs. Ils progressent lentement le long de la rue, longeant les murs, guettant les fenêtres et vérifiant les angles morts.
Plusieurs clients fuient l’établissement, hébétés par le bruit des tirs, l'alcool et la panique. Un corps sans vie est traîné par un ouvrier qui demande de l’aide à qui veut bien l’entendre. En tête de formation, le sous-officier donne ses ordres.
- Escouade Aurek, sécurisez l’arrière du bâtiment. Escouade Besh, avec moi. On passe par l’avant.
Les deux colonnes d’assaut se séparent. La première fait le tour du bâtiment afin d’entrer par l’arrière tandis que la seconde se positionne devant l’entrée principale. Le sergent Davilsh arme une grenade flash, qu’il lance dans la cantina. Lorsque la détonation retentit, les opérateurs se ruent méthodiquement dans la grande pièce, la lampe tactique de leurs armes venant éclairer (ou aveugler) tout ce qui se trouve devant eux. Par comlink, l’escouade Aurek confirme également son entrée au sein du bâtiment. La traque est lancée. Les impériaux, déguisés en agents des forces de sécurité de Kuat, tueront tout ce qui se met en travers de leur route.
Mynock est leur seule priorité. Et il leur importe peu qu'il soit récupéré mort ou vif... Tant qu'il ne parle pas.
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Post n°17
Auteur : Super PNJService de Renseignements Républicains
Top dans cinq!
Et cinq secondes plus tard ,R_186 coupait le courant dans l'établissement en déconnectant le transformateur qui fournissait l'énergie à la cantina, plus de son , plus de lumière, le moment idéal pour les commandos Républicains de passer à l'action.
Des cris, du bruit de mobilier qu'on écarte ou qu'on écrase, R' avait réussi la première partie de l'opération, il entendit également le bruit caractéristique de détonation de blaster et ça s'était pas prévu tout devait se passer en douceur et discrètement. 186 hésitait, devait il remettre le courant au bout de 30 secondes comme prévu, ou devait il laisser un peu plus de temps à ses équipiers? il avait peu de temps pour réfléchir, d'instinct, il laissa trente secondes de plus aux opérateurs.« Deux gardes du corps neutralisés. Zone dégagée. »
Des gardes du corps? c'était une première, après analyse de ses nombreuses surveillances, l'espion en avait déduit que Mynock était un solitaire, pourquoi avait il changé ses plans? qu'est ce qui avait changé? peu importait le Garde s'était chargé de deux invités surprise;Puis un autre message se diffusa dans l'oreillette:Mynock en mouvement ! Je le cherche ! Position inconnue ! »
Rien ne se passait comme prévu décidemment: une détonation puis encore un message du Bothan.Cible en fuite vers l'étage ! Je le suis ! Demande assistance !
Heureusement le groupe Beta devait être à proximité pour renforcer Sorran, les deux agents du SRR devaient déja être en route, il s'agissait d' Ikki et Seiya , deux agents désavoués à cause de leur méthodes brutales, exactement le genre de crapules qu'il fallait pour ce genre d'opération. Ikki avait un lance flamme miniaturisé dans son poignet et Seya deux vibro-poings d'acier.
Cette fois ce fut le bruit d'une grenade qui explose qui retentit dans la cantina, ça allait de mal en pis! explosion suivi d'un nouveau message.Lieutenant ! J'ai besoin de renforts !
Que faisait Beta, bon sang?? cette fois R remit le courant et retourna en courant à son speeder, cette opération partait à volo et pour rien arranger voila que l'on entendait au loin les sirènes des forces de sécurité locale!
Il devait absolument prévenir les autres équipes, il cracha ses instructions dans son micro dissimulé dans sa manche.-Ici Luthel, à toute les équipes, les forces de sécurité arrivent, accélérez le mouvement!
186 observait la ruelle, au premier signe de la milice locale, il mettrait les gaz et laisserait les commandos se débrouiller par eux même.Spoiler
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Post n°18
Auteur : Ishiro ShinraJe reste accroupi une seconde de plus, le souffle coupé par l’odeur du sang. Celui du Rodien est plus âcre. Celui du Trandoshan est lourd, presque huileux. Ma pique de Force ruisselle encore. Je la fais pivoter lentement, le temps de laisser l’écho de la dernière frappe mourir en moi.
Puis j’essuie la lame contre le col poisseux du Trandoshan. D’un geste net. Sans détourner les yeux.
Mon oreillette grésille.
Sorran. Essoufflé. Il parle d’escaliers, de fuite. Il mentionne Mynock.
Je me redresse. Pas précipitamment.
Je lève la tête, scrutant la salle désormais éclairée par des halos d’urgence et les retours de courant sporadiques. Le blackout est terminé. Les gens crient encore, paniquent. Mais moi, je suis déjà ailleurs.
Je désactive la cape.
Plus besoin d’invisibilité. Pas ici. Pas maintenant.
Le chaos est une couverture en soi. Et j’ai un fumet à suivre.
Je glisse la pique sous mon bras, sécurisée, et me fonds dans la foule comme si j’en faisais partie. Je longe les piliers, les bords du comptoir, les ombres projetées par les panneaux à moitié réactivés. Personne ne me regarde. Ou plutôt : personne ne sait qu’il faut me regarder.
Je grimpe les escaliers sans bruit. Deux marches à la fois, en silence.
Sorran est quelque part là-haut. Blessé ou non, il garde les yeux ouverts. Je le sais.
Je sens encore l’empreinte du Trandoshan sur mes bras. L’impact. La force. La résistance.
Je me recentre. L’instinct me guide. La proie a de l’avance, mais elle ne sait pas que je suis déjà sur ses traces.
Le haut des escaliers me projette dans une obscurité trouble. Un halo gris flotte encore dans l’air : résidu de fumigène artisanal. Trop dense pour avoir été lancé seul. Il voulait couvrir ses traces. Ou tendre un piège.
L’air est plus lourd, vicié. Les néons d’urgence diffusent un clignotement instable, rougeâtre, comme un battement cardiaque malade. Chaque pas que je fais avale un peu plus de silence, comme si le bâtiment retenait sa respiration.
Je ne bouge pas tout de suite.
Je laisse mes yeux s’accoutumer.
Mes narines filtrent les relents. Gaz, sueur, sang, alcool.
Mais au milieu de tout ça… un reste. Une traînée. Quelque chose de plus fin, plus ténu.
« Il est encore là… » chuchoté entre mes dents.
Je m’accroupis lentement, la pique de Force maintenue contre ma hanche, pointe basse. Mon regard suit les variations de poussière au sol. Une trace de pas. Deux. Une glissade maladroite. Il a trébuché. Il s’est rattrapé contre ce mur. Il est blessé. Ou simplement nerveux.
À ma droite, un couloir part vers les chambres fermées.
À ma gauche, une porte de service entrebâillée. Mais aucun souffle. Aucune pulsation derrière. Je l’écarte de mon esprit.
Je poursuis vers le fond, chaque pas pesé, chaque appui ancré.
Un éclat métallique sous mon pied : capsule de fumigène. Franchement lancée. Pas de dispositif. Jeté à la main. Il a improvisé.
Un craquement. Léger. Loin devant.
Je m’arrête.
Un bourdonnement grave pulse doucement dans les murs, comme un écho résiduel du blackout. Des câbles pendent dans certains angles, créant des silhouettes trompeuses. L’étage est une carcasse. Tout ici suggère l’abandon, le piège, la fuite précipitée.
Deux présences approchent. Discrètes. Calculées. Leurs signatures sont codées dans mon oreillette. Groupe B. Ils descendent. Ils balaieront le flanc est. Je reste à l’ouest.
On resserre l’étau.
Je me glisse contre une cloison, effleure le mur du bout des doigts.
Froid. Rugueux.
J’y repère une légère trace de chaleur. Une paume, posée en vitesse. Il a hésité. S’est arrêté. Écouté. Puis repris sa fuite.
« Tu respires trop fort, Mynock… » murmuré dans un souffle.
J’avance encore. Une chambre au fond. Fermée. Verrou manuel. Mais le loquet est griffé. Ouvert. Reposé.
Je tends l’oreille. Pas un bruit. Trop calme.
Je ne frappe pas. Je ne hurle pas.
Je me colle au chambranle, en silence.
À l’intérieur, quelque chose a bougé.
Le rythme s’accélère.
Il est là.
Il pense avoir gagné un répit.
Il se trompe.
Derrière moi, une respiration plus profonde.
Je jette un œil rapide.
Sorran, blessé, mais encore debout. Il a repris ses appuis, malgré la plaie à l’épaule. Son regard croise le mien. Il sait.
Je ne dis rien. Je n’ai pas besoin de le faire.
Un pas de plus. Mon ombre s’étire le long du mur.
Mynock est au bout du couloir.
« Et cette fois… je ne suis pas seul. » susurré, dans un sourire invisible. -
Post n°19
Auteur : Sorran Vos'kirSorran serra les dents, sentant le sang tiède qui continuait de s'écouler de sa blessure à l'épaule à travers sa fourrure. Chaque petit mouvement qui solliciter son bras réveillait la douleur, mais il ne pouvait se permettre de faillir maintenant; pas quand ils étaient si près du but. Il observa Ishiro se déplaçait dans l'obscurité, le lieutenant était expérimenté pour ce genre de mission, aucun douter là dessus. Lorsqu'il arrive à hauteur de la porte, là où la déflagration de l'explosion propulsa le Bothan, il lança un regard à se dernier. Aucun mots n'était nécessaire, pendant un cours instant c'était comme si les deux êtres vivants pouvait se communiquer uniquement à l'aide des yeux.
La respiration de Sorran est plus lourde, sous l'effet de l'explosion, en retrouvant ses appuis il vient à l'arrière de l'officier de terrain. L'air de l'étage de la cantina est vicié, venant même lui brûlait les poumons, résultat du mélange chimique de la grenade à fumigène. Le bruit du chaos regnait mais pour nos deux intervenants, leur concentration était si ultime que pour eux, il n'y avait qu'un silence magistrale.
Le Bothan ajusta sa prise sur son blaster, vérifiant machinalement le niveau de charge. Ses doigts étaient légèrement tremblant, l'adrénaline, la perte de sang, ou peut-être les deux. Il inspira profondément, cherchant à retrouver son calme. Mynock était rusé, mais il était acculé, et tout être vivant dépourvu ou non d'intelligence répliquait comme des animaux blessés, pris au pièges ils étaient souvent les plus dangereux.
Un froissement métallique résonna quelque part devant eux. Mynock tentait-il de forcer une fenêtre ? Ou préparait-il une dernière surprise ? Sorran resserra son étreinte sur son arme, tous ses sens en alerte. L'oreillette grésilla doucement, l'équipe B confirmait sa position et l'étau se resserrait méthodiquement. Mynock n'avait plus beaucoup de cordes à son arc...
Sorran sentit une goutte de sueur perler sur son front malgré la fraîcheur ambiante. Dans quelques minutes, tout serait terminé d'une manière ou d'une autre, la question était de savoir pour qui, car nul doute qu'avec le rabuge causé la police kuati débarquerais et alors R sera-il toujours là pour couvrir la fuite ou non ?
Il suivit Ishiro vers la chambre fermée, chaque pas l'amenant plus près de la confrontation finale. Le silence qui régnait derrière la porte était trop parfait, trop calculé. Sorran le sentait aussi puis pris d'un élan de zèle la nouvelle recrue du SSR enfoncant la porte avec son pied.
Trois tirs de blaster dans la direction de l'Anzath et du Bothan.
Les deux se plancèrent, Ishiro semblait jurer dans ses lèvres, sans doute devait-il se demander pourquoi Sorran avait agit ainsi. Puis ce dernier fit un plongeons sur le côté et tira le tir de blaster le plus précis qu'il n'avait jamais fait jusqu'à présent...presque trop parfait.
crash
Un fracas métallique au sol, et le Bothan vit une ombre s'éffondrait.
- Je l'ai eu Lieutenant, Mynock est au sol.
Sans même laisser l'occasion à Ishiro de répondre il se précipita vers le corps qui était tombé face sur le sol, le retourna pour confirmer la cible et à sa plus grande surprise il s'agissait d'un Nikto...pas Mynock
Puis il entendit un blaster se chargé.
- Dommage, le bleu
